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00:00Générique
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT à la une.
00:19Ce soir, débat autour de l'immigration économique, moins de régularisation en France l'an dernier,
00:24quand l'Espagne en annonce 500 000 à venir.
00:26Pourquoi ces différences d'une autre politique chez nous est-elle possible ?
00:29On en parle dans un instant.
00:31Que vont faire les Etats-Unis en Iran frappés militairement ou bien discutés ?
00:35Toutes les options sont sur le bureau de Donald Trump alors que le nombre de victimes de la répression en Iran
00:40se compte désormais en dizaines de milliers d'après plusieurs ONG.
00:43Et puis, quand des créateurs de contenu sur Internet se lancent dans la traque de pédophiles présumés
00:48en les piégeant grâce à l'intelligence artificielle, lanceurs d'alerte ou perturbateurs pour la police
00:53et la justice extrait à suivre du choix de France Info.
00:56Le spécialiste des questions de cybersécurité, Damien Mankal, nous rejoindra pour en parler en fin d'émission.
01:02Nos informés de ce mardi soir, Tam Tranui, bonsoir.
01:06Bonsoir Victor.
01:06Directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat à vos côtés, Cédric Clerin.
01:10Bonsoir Cédric.
01:11Bonsoir.
01:11Rédacteur en chef de l'Humanité Magazine, Christophe Jacubizine est avec nous.
01:15Bonsoir.
01:15Bonsoir.
01:16Directeur de la rédaction des Echos et Juan José Dorado.
01:19Bonsoir.
01:20Buenas tardes.
01:20Correspondant à Paris pour différents journaux espagnols.
01:25Un nombre de titres de séjour délivrés en hausse, moins de régularisation et une légère diminution des demandes d'asile.
01:33Le ministère de l'Intérieur a dévoilé aujourd'hui les chiffres de l'immigration en France pour l'an dernier.
01:38Sur les près de 385 000 premiers titres de séjour délivrés, quelques 51 000 le sont pour motif économique.
01:44C'est un recul de 13% sur un an.
01:46Explication avec Didier Leschi, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration habité de France Info.
01:52Quand vous avez des secteurs économiques qui ne vont pas très bien malheureusement, on peut penser aux bâtiments, à la construction de logements, ou actuellement par exemple aux faillites malheureuses dans le secteur de la restauration, eh bien vous avez moins de demandes si vous voulez.
02:05C'est cela qui est important. Et en ce qui concerne les saisonniers, vous avez une demande de saisonnalité agricole, et puis vous avez par exemple une baisse des demandes du côté des stations de ski.
02:16Par exemple, vous avez moins de saisonniers anglais, moitié moins, alors qu'ils viennent habituellement dans les stations de ski.
02:23Voilà, moins de demandes de la part des employeurs, chiffres publiés en France, alors qu'en Espagne, le gouvernement de gauche, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, s'apprête à adopter un plan de régularisation des sans-papiers,
02:34qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes, afin, dit le gouvernement, de soutenir la croissance économique du pays.
02:40Juan Trossé Dorado, c'est complètement un rebours de ce que font les autres pays, dont la France en Europe.
02:44Tout à fait, tout à fait, complètement à ce qu'ils font les autres pays. Mais vous avez bien compris que l'Espagne, depuis quelques années, est parmi les pays où le pays qui a la plus forte croissance.
02:53Et cette croissance vient justement de la main d'œuvre immigrée qui arrive en Espagne. N'oublions pas que déjà en 2024, l'Espagne a signé quand même des accords avec la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie,
03:04justement pour faire venir des travailleurs temporaires, autour de 900 000 travailleurs, pour rebuster l'économie espagnole.
03:12Et c'est vrai que cet accord qui a été trouvé entre le gouvernement de Pedro Sánchez, les socialistes, et la gauche radicale des Podemos,
03:21qui n'est plus au gouvernement, va permettre, en un espace de trois mois, de régulariser autour de 500 000 étrangers en situation irrégulière,
03:30sachant quand même qu'aujourd'hui, l'Espagne, on calcule autour de 840 000, à peu près, le nombre de travailleurs ou de irréguliers qui sont dans le pays.
03:40– Ils surprennent ces chiffres, Christophe Jacubizine, quand on regarde la situation en France ?
03:44– C'est vrai, en fait, tout est très politique dans le traitement de l'immigration dans les différents pays européens.
03:48Juste pour ajouter sur l'Espagne, quand même, les accords avec l'Afrique dont vous parlez sont exacts,
03:51mais 91% de l'immigration irrégulière est d'origine sud-américaine en Espagne.
03:56Donc effectivement, la très grande…
03:58– Les Vénézuéliens notamment.
03:59– Oui, les Colombiens aussi, 288 000, les Péruviens, 107 000, et effectivement, 50 000 immigrés d'origine africaine.
04:06Et effectivement, d'abord, l'Espagne va mieux, le taux de chômage est tombé en dessous de 10%, ça faisait longtemps en fait.
04:11Je vous rappelle qu'au moment du Covid, on est monté jusqu'à plus de 20% en Espagne, dont l'économie espagnole va mieux.
04:17Il y a des besoins de main-d'œuvre, il y a des secteurs, notamment le transport, la logistique, la santé aussi,
04:21où l'Espagne a besoin de main-d'œuvre, et quand une économie va bien, elle fait appel à de la main-d'œuvre immigrée.
04:27Il y a aussi le contexte politique que vous mentionniez, d'ailleurs, on voit arriver émerger aussi en Espagne
04:33des formations d'extrême droite qui sont très hostiles à cette régularisation massive.
04:38La différence, effectivement, avec d'autres pays, on pourra parler du Royaume-Uni, on peut parler de la France,
04:41c'est qu'à chaque fois, de plus en plus, ce débat est 100% politique.
04:44On est incapable d'avoir un vrai débat sur l'utilité d'une main-d'œuvre immigrée,
04:49sur l'utilité des besoins des différents secteurs de l'économie.
04:53En France, il y a des besoins chez les ouvriers agricoles, dans le transport, dans la logistique,
04:57il y a besoin, plus le chômage en France est quand même tombé à 7,4%,
05:01donc il y a des tensions dans certains secteurs, et comme vous le savez,
05:06la démographie européenne n'est bonne dans aucun pays,
05:08et donc il y aura forcément besoin d'immigration dans les années qui viennent.
05:13Le problème, c'est qu'on ne peut pas aborder ce sujet de manière sereine et de manière un peu rationnelle.
05:17Comment s'est accueillie d'ailleurs en Espagne, Juan José Dorado, cette annonce ?
05:19Alors cet accord, la partie de gauche du gouvernement,
05:23que ce soit Soumar, qui est au gouvernement aujourd'hui,
05:25que ce soit Podemos, ont négocié cet accord pendant des mois,
05:29mais c'est vrai ce que vous disiez, parce que, en fait,
05:32le problème aujourd'hui, c'est que l'Espagne, on est plutôt rationnel là-dessus,
05:36on a besoin des mains d'œuvre, démographiquement parlant,
05:38il n'y a pas de naissance en Espagne,
05:41et puis, c'est tout simple, il faut aussi payer les retraites de demain,
05:44l'Espagne a besoin de mains d'œuvre, et cette main d'œuvre, malheureusement,
05:48ou heureusement, ça va être la main d'œuvre immigrée,
05:50et c'est vrai aussi que 90% des immigrés illégaux aujourd'hui en Espagne,
05:55ce sont essentiellement des latino-américains.
05:58Cédric Lerrin baisse les naissances aussi en France,
05:59et pourtant, on n'adopte pas la même politique.
06:01Ben oui, c'est assez frappant de voir que de l'autre côté des Pyrénées,
06:05on a un débat complètement différent,
06:07il y a un chiffre qui nous a tous un peu choqués,
06:09c'est effectivement le fait que les décès soient passés au-dessus des naissances,
06:13donc on a une réalité démographique qui nous rattrape.
06:15Pendant longtemps, on se gargarisait un peu d'être le bon élève de l'Europe
06:19en termes de natalité, ce qui permettait peut-être d'avoir un autre débat sur l'immigration.
06:24Aujourd'hui, il y a une réalité qui s'impose à nous,
06:26c'est que démographiquement, on n'arrive plus à suivre.
06:29Donc, l'immigration est une partie de la réponse aux problèmes d'emploi,
06:35et d'ailleurs, si on est pragmatique,
06:37on voit bien que les résultats économiques en Espagne sont réels,
06:40et toutes les études en France, d'ailleurs, montrent que l'immigration a un impact positif
06:44sur le marché de l'emploi, sur la croissance, etc.
06:48Or, le débat public est plutôt organisé autour d'un épouvantail de l'immigré.
06:53D'ailleurs, les chiffres qui ont été révélés aujourd'hui
06:55sont le résultat des politiques menées par Gérald Darmanin et M. Rotaillot,
07:01puisqu'il y a plus d'expulsions, moins de régularisations, etc.
07:04Donc, ça, c'est le résultat de politiques concrètes,
07:06mais qui vont, en fait, à rebours et des besoins concrets de l'économie,
07:11mais aussi, derrière les chiffres qu'ont été révélés aujourd'hui,
07:12il faut le rappeler, ce sont des hommes et des femmes
07:15avec des parcours de vie qui, aujourd'hui, sont instrumentalisés politiquement
07:20par une bonne partie des chiquiers politiques.
07:22Madame Tranhuy, Christophe Jacubizine disait,
07:24impossible en France de parler sereinement d'immigration,
07:27et on n'en parle que par le versant politique.
07:29Oui, il faudrait pouvoir raisonner sur l'immigration,
07:31c'est-à-dire injecter de la raison dans le débat sur l'immigration.
07:34Ça avait commencé à être fait, rappelez-vous,
07:37lors du dernier projet de loi sur l'immigration.
07:40Alors, ça avait été dit hyper simplement à l'époque,
07:43d'ailleurs, c'était par Gérald Darmanin qui avait dit,
07:45il faut être gentil avec les gentils, méchant avec les méchants,
07:47et qui faisait valoir qu'on avait notamment besoin d'une immigration de travail.
07:52Et dans ce contexte-là, on avait eu notamment la prise de parole,
07:55déjà, de Patrick Martin, qui avait dit que d'ici 2050,
07:58on aurait besoin de réinventer notre modèle social,
08:02et on allait avoir besoin de 3,9 millions de salariés étrangers,
08:06on l'a dit, il y a notamment toutes ces raisons démographiques,
08:10on vit plus vieux, on fait moins d'enfants,
08:12il y a de moins en moins de personnes en âge de travailler,
08:15et donc, on a cet absolu besoin de main-d'oeuvre.
08:17Et donc, je trouve que c'est particulièrement ironique
08:20de voir que ce discours, qui s'est donc tenu en 2023,
08:23dans la bouche de Gérald Darmanin,
08:25s'est transformé, alors que nous sommes à à peu près un an
08:28de l'élection présidentielle, avec un Gérald Darmanin
08:31qui est garde des Sceaux, mais qui semble être encore resté
08:33un petit peu ministre de l'Intérieur,
08:34et sans doute candidat à 2027,
08:37en un discours beaucoup plus radical,
08:39où il appelle désormais, on l'a entendu le week-end dernier,
08:42un moratoire complet sur l'immigration,
08:45donc complètement à rebours de positions qu'il avait pu avoir.
08:47– Mais ce qu'il dit, l'actuel garde des Sceaux,
08:49ce serait de suspendre l'immigration légale,
08:52en parlant de l'immigration légale, pendant 2-3 ans.
08:53– Pendant 2-3 ans, le temps en fait de dérégulariser, d'absorber,
08:57et ensuite de mettre en place une politique de quota,
08:59et il a dit, exception faite pour quelques médecins,
09:03quelques chercheurs, quelques étudiants,
09:06voilà, donc c'est vrai qu'on se demande
09:08où est la cohérence politique par rapport à ce qu'il avait mené à l'époque.
09:12– Est-ce qu'il paraît impossible en pratique, Christophe Jacobizine ?
09:14– Oui, mais c'est quand même intéressant ce que dit Gérald Darmanin,
09:16parce que c'est malin, c'est-à-dire qu'il y a de la politique,
09:19on gèle pendant 2-3 ans,
09:20mais on sait que la réalité va vous rattraper,
09:22et que donc on prévoit d'avoir à nouveau recours à l'immigration,
09:26mais sous la forme des quotas politiques chers à Nicolas Sarkozy,
09:31dont s'inspire en partie Gérald Darmanin.
09:33Mais la réalité vous rattrape toujours,
09:34c'est intéressant de prendre l'exemple italien,
09:36Georgia Melody, depuis qu'elle est au pouvoir,
09:38elle aura régularisé 500 000, d'abord,
09:40puis 500 000 récemment,
09:421 million d'immigrés en situation irrégulière.
09:45Alors, c'est compliqué en Italie,
09:46il y a un système de quotas, il faut faire la queue,
09:48que ce sont les employeurs qui vont chercher
09:50les titres de séjour des migrants,
09:55dont ils veulent s'offrir les services en tant que salariés.
09:58C'est compliqué, mais quand même, au total,
09:59c'est quand même 1 million de personnes
10:00qui auront été régularisées sous Georgia Melody,
10:03alors que ce n'était pas forcément le discours
10:05qu'elle avait pendant la campagne.
10:06Donc on voit bien que...
10:06Le blocus, on se rappelle, à l'époque, contre l'immigration.
10:09Exactement.
10:09Point-tracé.
10:10Il y a juste le volet politique qui est très intéressant
10:13et qui est différent aussi par rapport à la France.
10:15Là, l'extrême droite, effectivement, est contre ce type de régularisation massive.
10:18Mais de toute façon, il ne faut pas oublier
10:19que la dernière régularisation massive, c'était en 2005.
10:23Et donc, depuis, il y a eu quelques régularisations,
10:25mais jamais aussi grandes que celles-ci, des 500 000 personnes.
10:28Mais le volet politique est intéressant
10:29parce que la position du parti de droite,
10:31dans les premières déclarations,
10:33elle ne s'est pas montrée contre.
10:35Elle a juste dit, c'est de la poudre aux yeux,
10:38c'est juste pour détourner l'attention
10:40des problèmes politiques du gouvernement.
10:41Mais elle n'a pas dit, parce qu'elle est consciente aussi,
10:44que l'Espagne a besoin de cette main d'œuvre
10:46qui va arriver dans les prochains mois,
10:48dans les prochaines années,
10:49qui, en fait, est déjà là
10:51et qui, pour la plupart, est en train de travailler,
10:53mais sans aucune assurance et sans aucune protection.
10:56On l'a dit, 500 000 personnes en passent
10:58d'être régularisées en Espagne.
10:59Cédric Lerat, on pourrait imaginer la même chose en France
11:01ou pas du tout ?
11:02– Du point de vue pragmatique,
11:05c'est-à-dire, d'ailleurs, qu'on se place
11:08du point de vue économique,
11:10comme pour le faire une partie de la droite,
11:12ou du point de vue humain,
11:13comme pourrait le faire une partie de la gauche,
11:15il y a une rationalité qui dit,
11:16oui, aujourd'hui, il y a un besoin,
11:18à divers titres, de régulariser.
11:20Après, la question, c'est,
11:22à un an des présidentielles
11:23et avec le débat politique tel qu'il est organisé
11:27autour de l'immigration,
11:28c'était rappelé tout à l'heure
11:28avec la position de Gérald Darmanin,
11:30mais on voit, ça nous rappelle aussi,
11:32qu'il y a des choses qui ont changé
11:33dans le pays ces dernières années,
11:35qu'il y a aujourd'hui d'autres chaînes
11:36d'information en continu
11:37qui parlent de cette thématique
11:39de manière péjorative
11:40à peu près de 8h du matin
11:41à 8h du soir
11:42et que ça imprime dans l'opinion,
11:44sans qu'il y ait un débat forcément
11:45argumenté sur les apports de l'immigration.
11:48Donc, est-ce qu'on pourrait avoir
11:49une situation comme l'Espagne ?
11:51Évidemment, oui,
11:51s'il y avait une volonté politique.
11:54On voit bien qu'aujourd'hui,
11:54ceux qui se positionnent les uns et les autres
11:56sur cette thématique-là
11:57vont plutôt essayer de chercher à droite,
11:59comme le fait Gérald Darmanin,
12:01à tel point que, pour le volet politique,
12:02on peut se demander,
12:04sur les 2 mètres carrés politiques
12:06sur lesquels tout le monde
12:06essaye de grappiller des voix,
12:08pas sûr que ça soit très utile.
12:11– Tame Tranui.
12:11– Oui, c'est vrai qu'on assiste
12:12à un débat très polarisé sur des chiffres
12:15et ce qui m'intéresse aussi,
12:16je trouve, aujourd'hui avec ces chiffres,
12:18c'est qu'est-ce que vous leur faites dire ?
12:19Les chiffres, en tant que tels,
12:21n'ont pas, comment dire, de signification.
12:24On a bien vu,
12:26je vais prendre par exemple les titres de presse.
12:27J'ai trouvé ça quand même assez intéressant aujourd'hui.
12:30Le Figaro, qui, avec les chiffres qu'on avait aujourd'hui,
12:33titrait sur « Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers ».
12:37Je vais citer un très bon article des Échos,
12:40qui, lui, au contraire,
12:42commence son article en mettant en avant
12:43les effets du durcissement de la circulaire Retailleau,
12:46je rappelle cette circulaire du 23 janvier 2025,
12:49qui a durci les conditions de régularisation,
12:52et l'objectif était de réduire le nombre d'étrangers
12:54en situation irrégulière sur le territoire.
12:55Donc, qu'est-ce que vous voyez ?
12:56Vous voyez plutôt le durcissement des régularisations ?
12:59Vous voyez plutôt les titres de séjour en rose ?
13:01Vous voyez plutôt les chiffres sur l'immigration économique en baisse ?
13:06Comment vous l'expliquez ?
13:07Est-ce que vous l'expliquez parce qu'on a accueilli moins de personnes,
13:10parce qu'on avait moins de besoins,
13:11ou parce qu'on est moins attractifs ?
13:13Vous voyez, il y a toutes ces questions que ça pose,
13:15et ça n'appelle pas du tout un débat tout noir, tout blanc,
13:18l'immigration c'est mal, etc.
13:20C'est pas du tout ça le sujet.
13:22Mais je pense qu'il faut quand même essayer d'être assez précis
13:26dans ce qu'on raconte, de mettre les chiffres à leur juste place.
13:31Et effectivement, dans la période dans laquelle nous sommes,
13:34dans la période très politique et très polarisée dans laquelle nous sommes,
13:37malheureusement, ce genre de discussions sont assez difficiles à avoir.
13:39On évoquait cette circulaire Retailleux, Christophe Jacubisine.
13:42On se souvient qu'à l'époque, il y a un an,
13:44pas mal d'acteurs du monde économique, justement,
13:46avaient appelé à ne pas durcir, autre mesure,
13:48les conditions de régularisation,
13:49sous peine de voir certains secteurs péricliter.
13:52C'est ce qui s'est passé, d'ailleurs, parce qu'on regarde les chiffres,
13:54effectivement, alors si vous voulez ne rien comprendre
13:56aux vrais chiffres de l'immigration,
13:57vous ouvrez le rapport du ministère de l'Intérieur.
14:00Évidemment, il mélange tous les chiffres, on ne comprend rien.
14:02Après, ce qui est vrai, c'est qu'il y a un durcissement.
14:04Il faut lire les échos, c'est ça ?
14:05Ou d'autres journaux de qualité, ils sont tous autour de la table.
14:07Mais vous voyez, par exemple,
14:09on a effectivement baissé
14:11le nombre de régularisation de 10%.
14:13Les expulsions ont bondi de 11%,
14:15donc il y a vraiment un durcissement indéniable.
14:17Et c'est la circulaire, effectivement, Rotaillot.
14:20En même temps, on a délivré plus de titres de séjour,
14:23mais ce sont des titres de séjour humanitaires.
14:25Ce qui n'est peut-être pas une mauvaise chose.
14:26On est au total à plus de 11%.
14:28Mais quand vous regardez les titres de séjour
14:30pour des raisons économiques,
14:32voilà, pour le travail,
14:33il y a une baisse de mémoire de 12%
14:37par rapport à l'année précédente.
14:39Ce qui montre bien que les craintes
14:41des chefs d'entreprise
14:42étaient bien légitimes et justifiées.
14:44Ça, c'est quand même tradit par une baisse
14:46de l'immigration économique
14:48avec des contrats de travail à la clé.
14:49Juan Trossé Dorado.
14:50Il y a juste, sur l'aspect économique,
14:52on est tous d'accord,
14:53on a besoin des mains d'œuvre,
14:54que ce soit en France,
14:55que ce soit en Italie,
14:56que ce soit en Espagne,
14:57que ce soit en Allemagne,
14:58etc., etc.
14:59Mais il faut regarder aussi les chiffres.
15:02Comme vous voyez que le pourcentage d'étrangers
15:05en France par rapport à la population
15:07est inférieur à la moyenne de l'Union européenne,
15:10vous savez, l'Espagne double
15:11au nombre d'étrangers en pourcentage
15:12par rapport à la population.
15:14On est à pratiquement 17%
15:16de la population espagnole aujourd'hui
15:18est étrangère.
15:19En France, je crois,
15:19une terre 8, 9, 10%.
15:21Donc on est vraiment au-dessus de la France.
15:25Après, le problème qui se pose,
15:26ce n'est pas un problème économique,
15:27c'est un problème d'intégration.
15:28Mais ça, c'est autre chose.
15:30Et ça, c'est là où les politiques
15:31doivent faire son travail,
15:32ce qui a été fait dans d'autres pays,
15:34plus ou moins bien.
15:35Mais en France, ça reste à faire.
15:36Sur le plan politique, justement,
15:38Tam Tranu, on a assisté aujourd'hui déjà
15:39à une passe d'armes
15:40après la publication de ces chiffres
15:41entre le Rassemblement national
15:42et Bruno Retailleau,
15:44le parti de Jordan Bardella
15:45qui a tenu l'ancien ministre de l'Intérieur
15:47responsable de la hausse
15:48de ces 11% de plus de titres de ces jours.
15:52On a dit que ça va être
15:53un des sujets de la présidentielle
15:55l'an prochain.
15:56Est-ce que c'est un sujet
15:56pour les municipales aussi qui arrive ?
15:59Pour les municipales,
16:00je ne sais pas si ce genre de sujets
16:02sont si fondamentaux.
16:02Enfin, il y a quand même
16:04un certain nombre d'enjeux locaux.
16:05Mais c'est vrai qu'on voit
16:06qu'en plus des enjeux locaux,
16:08aujourd'hui, on est dans un moment
16:10de nationalisation des enjeux.
16:13Il y a des inquiétudes,
16:14même internationales.
16:16Il y a le sujet du budget.
16:17Donc, sans doute qu'on peut tenter,
16:19en tout cas, d'inscrire politiquement
16:22ce sujet de l'immigration
16:23au sein des élections municipales.
16:25Mais bon, sincèrement,
16:26je ne suis pas sûre que ce soit ça
16:28le premier critère que regardent
16:29les Français quand ils votent
16:30réellement pour leur...
16:32maire.
16:33Mais oui, on l'a dit,
16:35c'est un sujet politiquement
16:37qui va enflammer.
16:39D'ailleurs, nous, on a essayé
16:41de demander beaucoup de réactions
16:43sur ces chiffres,
16:44notamment au groupe LR,
16:45à Bruno Rotaillot,
16:45qui est redevenu sénateur aujourd'hui.
16:47Pour l'instant, c'était difficile
16:48d'avoir une réaction de leur part.
16:50Ils voulaient d'ailleurs
16:51voir les chiffres de plus près,
16:53parce que c'est quand même
16:53assez compliqué à analyser.
16:55Cédric Clerin,
16:56vous voulez rajouter quelque chose ?
16:57Oui, ces chiffres nous disent quand même,
16:59contrairement à ce que
16:59dit le Rassemblement national aujourd'hui,
17:01il y a une baisse du demande d'asile.
17:03Donc on n'est pas du tout
17:04dans le narratif qu'on entend
17:05tous les jours
17:06quand on regarde les chiffres
17:07sur l'invasion migratoire.
17:08Les chiffres, donc évidemment,
17:09c'est pris par rapport
17:09à l'année dernière,
17:10mais le niveau total
17:12d'entrée sur le territoire
17:13est à peu près stable
17:14ces dernières années
17:15à quelques variations près.
17:17Là, on est comme en 2021,
17:20grosso modo.
17:20Donc il n'y a pas d'augmentation
17:22de ce point de vue-là.
17:22Sur les chiffres quand même
17:23de demandes d'asile,
17:24Cédric, le nombre de titres
17:25de séjour délivrés
17:26pour un motif humanitaire,
17:27ça veut dire que le monde
17:27ne va pas très bien,
17:28je ne vais pas citer de là,
17:29a augmenté quand même
17:30de 65 %.
17:30Oui, tout à fait.
17:31Dans cette catégorie-là,
17:32mais globalement,
17:33le nombre de demandes d'asile
17:34a baissé.
17:36Effectivement,
17:36mais ça, d'ailleurs,
17:37c'est une des questions
17:38qui est totalement éludée
17:39dans le débat sur l'immigration.
17:41Quand il y a des gens,
17:42là, les Afghans notamment,
17:43demandent beaucoup.
17:44Les Afghans et les Ukrainiens
17:45ont beaucoup augmenté
17:46ces deux dernières années.
17:47Donc, est-ce qu'on considère
17:48que les Afghans et les Ukrainiens,
17:49aujourd'hui,
17:50n'ont pas besoin
17:51de notre solidarité ?
17:52Le débat sur l'Ukraine,
17:53ce n'est pas seulement
17:53les armes et le militaire,
17:56c'est l'aide concrète.
17:57Les Afghans n'en parlent plus beaucoup.
17:58S'il y a une chose
17:59qu'on peut faire au moins pour eux,
18:00c'est peut-être
18:00d'accueillir des gens.
18:02C'est encore une fois
18:03des vies humaines derrière.
18:06Mais juste aussi
18:06sur ce que disait Darmanin
18:08du point de vue économique,
18:09l'arrêt de deux ans,
18:10on l'a essayé
18:11pendant quelques mois,
18:13pendant la pandémie.
18:16Et en réalité,
18:16on s'est aperçu
18:17qu'il y a certains secteurs
18:17qui n'arrivaient plus
18:18à tourner
18:19parce qu'il n'y avait plus
18:20d'immigration.
18:20Tout était fermé
18:21à ce moment-là
18:22et que ça a posé
18:22des gros problèmes.
18:24Et que c'est des secteurs
18:24où on ne peut pas transvaser
18:26des travailleurs français
18:27à la place.
18:28Ça ne veut pas dire
18:29que l'immigration
18:29résout tous les problèmes
18:30du marché de l'emploi.
18:31Il y a des problèmes
18:32de formation,
18:32d'orientation, etc.
18:34Mais ça veut dire
18:34qu'effectivement,
18:35l'immigration zéro,
18:37malheureusement,
18:37ça n'a pas grand sens.
18:38Un dernier mot juste
18:39pour dire qu'effectivement,
18:40on a beaucoup parlé
18:40de l'utilité
18:41de l'immigration.
18:42Mais l'immigration,
18:43évidemment,
18:43ce n'est pas que ça.
18:44Et puis pour la France,
18:45c'est autre chose.
18:46On parle aussi,
18:47quand on parle par exemple
18:48d'ouvrir notre pays
18:49à des étudiants étrangers,
18:51on parle aussi
18:51de notre rayonnement,
18:53de passage de culture.
18:56On parle aussi français.
18:57Les étudiants,
18:58c'est la première catégorie.
19:00C'est la première catégorie
19:00de l'immigration.
19:01Et rappelons qu'on a aussi
19:02beaucoup d'étudiants français
19:03qui vont à l'étranger.
19:04Donc on n'a pas le souhait,
19:06je pense,
19:07que nos enfants
19:07ne puissent pas aller
19:08à l'étranger.
19:09Ce qui pourrait être le cas
19:10si vous fermiez
19:11toutes les frontières
19:13de la France
19:14aux étudiants étrangers.
19:15Est-ce que vous arrêtez Rasmus ?
19:16Est-ce que vous arrêtez
19:17le secteur du tourisme ?
19:18Qui souvent sert quand même
19:20pour certaines personnes
19:21pour venir ensuite
19:22s'installer.
19:23C'est aussi l'idée
19:23de tout couper
19:25et à ce moment-là
19:25de se recroqueviller
19:26sur soi-même.
19:27Ce débat,
19:27oui, c'est vrai qu'encore un mot.
19:28Quand on s'installe à l'étranger,
19:29on est des expatriés.
19:30Alors que quand ils viennent,
19:31c'est des immigrés.
19:32Voilà, ce débat sur l'immigration
19:33en France.
19:34Et en Espagne,
19:35on aura bien sûr
19:35l'occasion d'en reparler
19:37dans les informés.
19:39Notre deuxième thème
19:40à présent,
19:40les Etats-Unis
19:41vont-ils intervenir
19:42militairement en Iran ?
19:44Une flotte militaire
19:45est désormais positionnée
19:46au large du pays
19:46avec notamment
19:47le porte-avions
19:48USS Abraham Lincoln
19:49dans le golfe Persique.
19:51Le flou domine
19:52puisque la menace
19:52d'une intervention
19:53plane toujours
19:54mais que dans le même temps
19:55Donald Trump
19:56dit que Téhéran
19:57est prêt au dialogue.
19:58Beaucoup d'incertitudes aussi
19:59sur le bilan
19:59de la répression
20:00de ces dernières semaines
20:01en Iran.
20:02Le photojournaliste
20:02franco-iranien Reza
20:03était ce matin
20:04l'invité de France Info.
20:06Malheureusement,
20:07le bilan
20:08ça va être encore
20:09plus lourd.
20:10Ça dépassera certainement
20:12les 50 000
20:13par des informations
20:14que moi je reçois
20:15parce qu'ils sont
20:16en train de d'une part
20:18tuer tous les gens
20:19qui étaient arrêtés
20:21en disant
20:22que c'était des gens
20:22qui étaient tués
20:23dans les manifestations.
20:25C'est un régime criminel.
20:26C'est un régime
20:27qui tue son peuple.
20:28Il ne va pas tomber
20:29par les manifestations.
20:31Ça c'est impensable.
20:32Donc oui,
20:33il faut une ingérence
20:34internationale.
20:35Il faut une coalition
20:36internationale
20:37parce que ce peuple
20:38est comme une prison.
20:41L'Iran
20:41est une grande prison.
20:43Bonsoir David Rigoleroz.
20:45Bonsoir.
20:45Chercheur
20:46à l'Institut français
20:47d'analyse stratégique
20:48rédacteur en chef
20:48de la revue
20:49Orient stratégique
20:50auteur de ce livre
20:51L'Iran pluriel
20:52regard géopolitique
20:54c'est aux éditions
20:54L'Armatan
20:56jusqu'à 50 000 morts
20:57d'Ireza
20:58sur notre antenne
20:59encore plus
20:59que le nombre
21:00de victimes
21:00annoncées
21:01par de hauts responsables
21:02du ministère iranien
21:03de la Santé
21:04qui avancent le chiffre
21:04de 30 000
21:05plus aussi
21:06que les estimations
21:07de la plupart
21:08des ONG.
21:08Comment savoir
21:09ce qu'il en est
21:09aujourd'hui réellement ?
21:12Ce qui est sûr
21:14c'est que ça a été
21:15sous-évalué
21:16depuis le début
21:17tout simplement
21:18parce qu'on n'avait pas
21:18accès,
21:19on n'avait pas les données.
21:20Internet était coupé
21:21et donc il n'y avait pas
21:22la possibilité
21:23de faire remonter
21:24les données
21:26des deux jours
21:278 et 9 janvier
21:29du massacre à huis clos
21:30qui s'est produit.
21:31Donc effectivement
21:32il y a la face
21:34émergée de l'isberg.
21:35On commence
21:35à prendre la mesure
21:37de l'ampleur
21:37de ce qui s'est passé
21:39ce qui est terrifiant
21:40c'est probablement
21:41sans précédent
21:43en matière
21:43de répression
21:44de manifestations
21:45même plus
21:45que la place
21:46tienne elle-même
21:47ça pourrait se rapprocher
21:48de ce qui s'était passé
21:49en Syrie
21:50avec le massacre
21:51de Hamas
21:52en 1982.
21:54Donc c'est sans précédent
21:55et évidemment
21:56ce n'est pas l'épilogue
21:58même si la répression
21:59semblante
22:00a fait son œuvre
22:02hélas
22:02en terrorisant
22:04la population
22:04la messe est dite
22:07pour le régime
22:08iranien.
22:09Il ne pourra pas tenir
22:10dans ces conditions
22:11de toute façon
22:11parce qu'aujourd'hui
22:13dans la tête
22:14des Iraniens
22:14c'est fini.
22:15David Rigolero
22:16vous restez bien sûr
22:17avec nous
22:18Christophe Jakubizine
22:19un régime iranien
22:20extrêmement affaibli
22:21il ne l'a sans doute
22:21jamais été à ce moment-là.
22:23Affaibli
22:23mais si on en croit
22:24les témoignages
22:24la plupart sont
22:25effectivement réels
22:26s'il y a eu
22:27entre 30 000
22:27et 50 000 opposants
22:29qui ont été
22:30tués
22:31exterminés
22:32avec des procédés
22:34absolument terrifiants
22:35d'armes automatiques
22:36depuis le toit des immeubles
22:37ou d'armes de guerre
22:38depuis le toit des mosquées
22:39ça réduit beaucoup
22:41d'abord
22:41ce sont des gens
22:44les plus militants
22:44qui sont dans la rue
22:45et donc vous en tuez 50 000
22:47vous vous rendez compte
22:47dans quel état le pays
22:48il y a des Iraniens
22:49qui racontent
22:49en fait
22:50ils sont en situation
22:51de survie aujourd'hui
22:52en fait
22:52après avoir perdu 50 000
22:53de leurs concitoyens
22:55donc
22:55je pense qu'on a affaire
22:58effectivement
22:58c'est pas un régime politique
22:59c'est une sorte de
23:01de mafia
23:01oligarchique
23:03après on va sans doute discuter
23:09de la capacité des américains
23:11ou d'une force internationale
23:11d'intervenir
23:12c'est aussi très compliqué
23:13parce que vous visez quoi
23:13vous allez tirer sur quoi
23:14l'armade américaine
23:15elle va viser quel type
23:16de bâtiment
23:18de respect politique
23:21c'est quand même
23:22effectivement on a longtemps cru
23:24qu'à un moment donné
23:25on aurait une résistance
23:26du peuple iranien
23:26qu'on a eu
23:27mais on ne s'attendait pas
23:28à la violence
23:29de la répression politique
23:30David Rigouleros
23:31effectivement il y a
23:32cette incertitude
23:33autour de ce que vont décider
23:34les Etats-Unis
23:35intervention militaire
23:36ou discussion
23:37est-ce que les Iraniens
23:38dans leur majorité
23:39souhaitent aujourd'hui
23:40une intervention des Etats-Unis ?
23:42Les Iraniens sont désespérés
23:44ils sont dans une situation
23:45de sidération
23:46de tétanique
23:47et effectivement
23:48un certain nombre d'entre eux
23:50mais c'est très difficile
23:51d'évaluer
23:51parce que
23:52il y a la variable
23:53du nationalisme iranien
23:54qui est à prendre en compte
23:56dans tous les cas de figure
23:57elle s'était déjà manifestée
23:58lors de la guerre
23:59des 12 jours
24:00l'été dernier
24:01certains Iraniens
24:03qui ont le régime
24:05qui vouent aux gémonies
24:09le régime actuel
24:10sont réticents quand même
24:12mais en même temps
24:13la situation est telle impasse
24:14qu'effectivement
24:15il y a une multiplication
24:16semble-t-il
24:17de demandes
24:18d'une ingérence extérieure
24:19pour aider
24:20à faire chuter le régime
24:22qui de toute façon
24:24ne tombera pas
24:24uniquement
24:25avec une ingérence extérieure
24:26la solution
24:27de toute façon
24:27ne pourra venir
24:28que de l'intérieur
24:29ce qui n'exclut pas
24:30une aide extérieure
24:31effectivement
24:32sous diverses formes
24:33mais la solution
24:34de toute façon
24:35ne pourra venir
24:35que de l'intérieur
24:36avec un grand point
24:37d'interrogation
24:38effectivement
24:39compte tenu
24:40de l'outil répressif
24:42dont
24:42que n'a pas manqué
24:43d'utiliser
24:44le régime en place
24:45Juan Trossé
24:46de Radeau
24:46dans ces conditions
24:47à quoi servirait
24:48une intervention américaine ?
24:49Mais on se pose la question
24:50parce qu'une intervention américaine
24:51pourquoi faire ?
24:52Pour faire comme ils ont fait
24:53au Venezuela
24:54c'est ça
24:56ce qu'il faut faire
24:57c'est certainement pas
24:58la façon
24:59de faire
25:00après effectivement
25:01qui
25:01à l'intérieur
25:02du pays
25:03va pouvoir
25:04reprendre le flambeau
25:05et ça c'est très compliqué
25:06ça allait
25:07aujourd'hui
25:08au Venezuela
25:09imaginez en Iran
25:10où la plupart ont été tués
25:11sont incarcérés
25:13et donc
25:13ce n'est pas
25:15le chat
25:16qui va venir
25:17après 50 ans
25:17rétablir
25:19l'ordre de la démocratie
25:20du côté
25:20de l'Iran
25:22donc la question
25:23effectivement
25:23c'est à quoi
25:24ça va servir
25:25et comment nous
25:26l'Europe
25:27notamment
25:28va pouvoir aider
25:29l'Iran
25:30après le conflit
25:32avec
25:32l'énergie
25:34atomique
25:35ça devient très compliqué
25:36de pouvoir porter
25:37notre aide
25:38parce que d'ailleurs
25:38les Américains
25:39les Iraniens
25:41est-ce qu'ils veulent
25:41vraiment
25:42l'aide
25:42des Américains
25:43dans ce conflit
25:44en sachant que
25:44les Iraniens
25:45pour la plupart
25:46sont très anti-américains
25:47depuis 50 ans
25:48on l'a dit
25:49à une très nuit
25:49attaque ou pas
25:50des Américains
25:51il y a en tout cas
25:52cette flotte
25:52qui est désormais
25:53positionnée
25:54au large de l'Iran
25:55oui c'est une des
25:56plateformes navales
25:56les plus puissantes
25:57au monde
25:59un porte-avions
26:00qui est gigantesque
26:02avec 90 aéronefs
26:04pétroliers ravitailleurs
26:06des destroyers
26:07des missiles
26:08de longue portée
26:08un coup
26:10faramineux
26:11quand même
26:11par heure de navigation
26:14pour l'USS
26:16Abraham Lincoln
26:16donc c'est vrai
26:17qu'on se dit
26:17que si les Etats-Unis
26:18nous disent
26:20qu'effectivement
26:20il y a cette armada
26:21américaine
26:22qui est sur place
26:23c'est quand même
26:23une pression
26:24qui a un certain
26:25coup
26:25et ça peut laisser
26:27penser effectivement
26:27à l'intervention
26:28on va quand même
26:28rappeler
26:29ce qui s'était passé
26:30depuis plusieurs jours
26:32on avait eu
26:32un Donald Trump
26:34qui avait d'abord
26:36encouragé les manifestants
26:38réellement
26:39à se révolter
26:40puis il a dit
26:42le régime
26:43me dit
26:44les massacres
26:45ont cessé
26:46et puis encore
26:46un changement de pied
26:47quand il nous a dit
26:48finalement
26:49que l'armada
26:50était en train
26:51de se rendre sur place
26:52donc avec Donald Trump
26:54on n'est jamais
26:54à l'abri
26:55d'un revirement possible
26:56après la question
26:57qui se pose
26:57et on se la pose tous
26:58c'est la question
26:59de pourquoi
27:00pour quels jours d'après
27:01Donald Trump
27:03on pense bien
27:03que ce n'est pas
27:04pour instaurer
27:06un gouvernement
27:07démocratique
27:08qu'il pourrait
27:09intervenir en Iran
27:10de même que
27:11ce qu'il a fait
27:11au Venezuela
27:12a abouti finalement
27:13à mettre la main
27:14sur le pétrole vénézuélien
27:15mais avoir la vice-présidente
27:16qui prenne la présidence
27:18par intérim
27:19et donc là
27:20on peut penser
27:20que ça serait
27:20pour les mêmes objectifs
27:21pétrole, influence régionale
27:23nucléaire iranien
27:24et pas tellement
27:25pour le bien-être
27:26de la population
27:26La question démocratique
27:27la question des droits
27:28de l'homme
27:29du bien-être des Iraniens
27:30elle semble un peu
27:30avoir disparu
27:31du discours américain
27:32Cédric Lérin
27:32Des droits de l'homme
27:34iraniens
27:35vénézuéliens
27:36et américains
27:38même
27:39pourrait-on dire
27:40c'est vraiment pas
27:40la préoccupation
27:41de Donald Trump
27:43mais là
27:43on est quand même
27:45dans une période
27:46très compliquée
27:48parce qu'à la fois
27:49on a cru
27:51on a vu
27:51même ces derniers mois
27:52que le régime iranien
27:54était quand même
27:55très infiltré
27:55y compris par
27:56les services secrets
27:57israéliens
27:58les américains
27:59ont fait des frappes
27:59quand même assez
28:00impressionnantes
28:01l'an dernier
28:02donc un renseignement
28:03étranger en Iran
28:04qui paraissait être
28:05au top
28:06et puis là
28:07un blackout
28:08où on ne sait pas
28:10ce qui se passe
28:10dans le pays
28:10sur les chiffres
28:12on est tous
28:13assez terrifiés
28:14parce qu'on entrevoit
28:15mais on est très embêtés
28:17pour savoir
28:17exactement ce qui se passe
28:20et ça traduit aussi
28:21une hésitation stratégique
28:23de la part de Trump
28:24qui à la région
28:26c'est assez compliqué
28:26effectivement
28:27est-ce que les États-Unis
28:28ont vraiment intérêt
28:29à faire tomber
28:30le régime iranien
28:31est-ce que les voisins
28:32iraniens ont intérêt
28:33à faire tomber
28:34le régime iranien
28:34c'est pas sûr non plus
28:35donc on est
28:37face à un régime
28:38qui tape très fort
28:39et en face
28:40les États-Unis
28:41sont un acteur
28:42mais la communauté internationale
28:43on y reviendra peut-être
28:44qui pour l'instant
28:45est presque muette
28:46face à tout ça
28:47et on poursuit la discussion
28:48le débat dans un instant
28:5020h32 sur France Info
28:52la suite des informés
28:58dans un instant
28:59d'abord l'info
28:59Stéphane Milhomme
29:00et c'est maintenant
29:01au Sénat de se prononcer
29:02mais le budget 2026
29:04est bel et bien adopté
29:05ce soir par l'Assemblée Nationale
29:06avec le rejet
29:07des deux nouvelles motions
29:08de censure
29:09déposées par le Rassemblement National
29:11et avant lui
29:12la gauche
29:13sans les socialistes
29:14pour cette dernière
29:15ça s'est même joué
29:16à 21 voix
29:17après et maintenant
29:18jeudi
29:18ce sera donc
29:19au sénateur de voter
29:20le Premier ministre
29:21devrait engager le lendemain
29:23la responsabilité
29:24de son gouvernement
29:25pour la troisième fois
29:26c'est quelque part
29:28en lien avec le budget
29:29le bénéfice net
29:30du groupe LVMH
29:31baisse de 13%
29:32en 2025
29:33il s'établit
29:34à 10 milliards
29:35900 millions d'euros
29:36mais ces résultats
29:37du groupe de luxe
29:38sont affectés
29:38notamment par la surtaxe
29:40sur les entreprises
29:41surtaxe exceptionnelle
29:42imposée
29:43au grand groupe
29:44au nom du redressement
29:46des finances publiques
29:47français
29:47baisse également
29:49sur les ventes
29:50de vins et spiritueux
29:51le jugement attendu
29:52ce soir à Paris
29:53dans le procès
29:54de Joël Guériot
29:55l'accusation a requis
29:56cet après-midi
29:57une peine de 4 ans
29:58de prison
29:58dont 3 ans fermes
29:59à l'encontre
30:00de l'ancien sénateur
30:01pour avoir drogué
30:02la députée
30:03Sandrine Jossot
30:04en vue de la violer
30:05Israël frappera l'Iran
30:07avec une force
30:08jamais vue
30:09en cas d'attaque
30:09de Téhéran
30:10c'est Benjamin Netanyahou
30:12soutien des Etats-Unis
30:13qu'il annonce
30:14ce soir
30:14un responsable
30:16des gardiens
30:16de la révolution
30:17menace lui
30:18l'Iran considérera
30:20les pays voisins
30:20comme hostiles
30:21si leur territoire
30:22est utilisé
30:23pour des frappes
30:24alors que le porte-avions
30:25américain
30:25Abraham Lincoln
30:26est depuis hier
30:27dans le golfe Persique
30:28sans croire
30:29une réplique américaine
30:30face à cette répression
30:32en Iran
30:32la campagne de vaccination
30:34en France
30:34contre la grippe
30:35et le Covid-19
30:36est prolongée
30:37jusqu'au 28 février
30:38décision de la direction
30:39générale de la santé
30:41devant ce constat
30:42les deux virus
30:43continuent de circuler
30:44dans l'hexagone
30:45comme les Outre-mer
30:46et depuis la rentrée
30:47du mois de janvier
30:47l'an dernier
30:49la grippe a tué
30:5017 600 personnes
30:51en France
30:52France Info
30:5420h
30:5621h
30:57France Info
30:58les informés
30:59Victor Matthe
31:00avec ce soir
31:01Tam Tranui
31:02directrice adjointe
31:03de la rédaction
31:04de Public Sénat
31:05Cédric Clerin
31:05rédacteur en chef
31:07de l'Humanité Magazine
31:08Christophe Jacubizine
31:09directeur de la rédaction
31:10des Echos
31:11Juan Rosé Dorado
31:12correspondant à Paris
31:13pour différents journaux
31:15espagnols
31:15et toujours avec nous
31:16également
31:16David Rigoleroz
31:17chercheur à l'Institut français
31:19d'analyse stratégique
31:20et rédacteur en chef
31:21de la revue
31:22Orient Stratégique
31:23cette question
31:24les Etats-Unis
31:24vont-ils intervenir
31:26militairement en Iran ?
31:28On entendait tout à l'heure
31:29le photoreporteur
31:30franco-iranien Reza
31:31parler d'ingérence internationale
31:33et de coopération
31:34peut-on imaginer
31:35une autre puissance
31:35que les Américains
31:36intervenir en Iran ?
31:38Qu'en est-il aussi du droit
31:39ou du devoir d'ingérence ?
31:41Il n'est plus à la mode
31:42c'est ce que dit sur France Info
31:43le géopolitologue
31:44Dominique Moisy
31:45Il l'était à la fin
31:47des années 90
31:48au tout début
31:50des années 2000
31:51parce qu'il y avait eu
31:53bien entendu
31:55les terribles massacres
31:56dans l'Afrique
31:57des Grands Lacs
31:58et on avait reproché
31:59à la communauté internationale
32:01d'être intervenue
32:02trop tard
32:04et trop peu
32:05il y avait eu
32:06le massacre
32:06de Zbrenica
32:07pendant la guerre
32:09des Balkans
32:11et puis il y a
32:12la tragédie
32:13du 11 septembre 2001
32:15donc il y a
32:16cette idée
32:17il faut réparer
32:18les fautes commises
32:20il faut intervenir
32:22mais on voit
32:23que l'intervention
32:24en Afghanistan d'abord
32:26en Irak ensuite
32:27donne des résultats
32:29pour le moins
32:30incertains
32:30David Rigoli-Rose
32:32vous partagez
32:33cette analyse
32:34sur le droit
32:35ou le devoir
32:35d'ingérence ?
32:37Oui
32:37il y a une séquence
32:38qui s'éclose
32:39même si le principe
32:41du R2P
32:43c'est-à-dire
32:43Restore to Protect
32:45a pu être encadré
32:47au niveau onusien
32:48de manière
32:49plus ou moins
32:49formalisée
32:50mais c'est vrai
32:51qu'il y a de plus en plus
32:52de réticences
32:53et puis on a changé
32:53le monde
32:54avec Donald Trump
32:55Vladimir Poutine
32:56et Xi Jinping
32:57donc l'idée
32:58même d'ingérence
32:59intérieure
33:00sur des critères
33:01humanitaires
33:02aujourd'hui
33:03paraît dépasser
33:05par rapport
33:06aux prérogatives
33:08stratégiques
33:08que s'assignent
33:09les nouvelles puissances
33:10en revanche
33:11ça n'exclut pas
33:12des ingérences
33:13tout court
33:13alors sur des critères
33:15effectivement
33:15qui peuvent combiner
33:16un certain nombre
33:17de choses
33:17avec là
33:19en l'occurrence
33:20une situation
33:20très particulière
33:21dans le cas de l'Iran
33:22parce que c'est
33:23un élément central
33:24de l'équilibre régional
33:26voire mondial
33:27justement
33:28parce qu'il y a
33:29la question nucléaire
33:30la question du traité
33:31non de prolifération
33:32qui est en toile de fond
33:33et donc dans le cas
33:34effectivement
33:35de l'exécutif américain
33:37on a vu qu'il y avait
33:38des hésitations
33:39parce que Donald Trump
33:41n'a pas été élu
33:41de toute façon
33:42pour relancer des guerres
33:43il a dit qu'il était
33:44au contraire le président
33:44qui sortait
33:45les Etats-Unis
33:46des guerres
33:46mais en même temps
33:47les Etats-Unis
33:48sont une puissance mondiale
33:49essentielle
33:50qui ne peut pas se permettre
33:51de s'extraire
33:52des enjeux stratégiques
33:53et en l'occurrence
33:54l'Iran
33:55en fait partie
33:56sans parler du fait
33:57qu'il y a un passif
33:58particulier entre Téhéran
33:59et Washington
34:00depuis la révolution
34:01de 1919
34:01donc pour l'instant
34:03effectivement
34:03on a le sentiment
34:04d'une temporisation
34:05mais qui est de façade
34:07parce que
34:08l'armada qui a été envoyée
34:09ce n'est pas pour faire
34:10des ronds dans l'eau
34:11compte tenu du coût financier
34:12et de ce qu'implique
34:13effectivement
34:14la mise en place
34:15d'un tel dispositif
34:16qui est probablement
34:17sans précédent
34:18depuis 2003
34:18c'est-à-dire
34:19l'invasion de l'Irak
34:20donc il y aura
34:22quelque chose
34:22mais effectivement
34:23Donald Trump
34:24n'est pas pour
34:24un changement de régime
34:26sur le modèle
34:27de l'Irak de 2003
34:28certainement pas
34:29son principe
34:30c'est
34:30no boots on the ground
34:31pas de troupes au sol
34:33mais à partir
34:34de cette ligne rouge
34:35il y a plusieurs options
34:37qui peuvent s'ouvrir
34:37pour lui
34:38Christophe Jacubizine
34:39vous pensez
34:40qu'à terme
34:40forcément
34:41les américains
34:42vont attaquer
34:43militairement l'Iran
34:44c'est difficile à dire
34:45parce qu'on disait
34:46tout à l'heure
34:47quelles cibles
34:47déjà ils sont intervenus
34:49il y a quelques mois
34:50on peut imaginer
34:50des frappes ciblées
34:51c'est ce qui s'était passé
34:52pendant son premier mandat
34:53en Syrie
34:53et puis il y a eu
34:54des frappes ciblées
34:55il y a quelques mois
34:56pour atteindre
34:57le dispositif nucléaire
34:59de l'Iran
35:01frappe dont on ne connait
35:01pas exactement
35:02le degré de succès
35:05sur la destruction
35:06du stock
35:06notamment d'uranium
35:07enrichi iranien
35:08donc là effectivement
35:09on imagine que
35:11plus en plus
35:12comme on connait
35:13un peu Donald Trump
35:14il a eu un premier succès
35:15comme en tout cas
35:16l'opération d'exfiltration
35:17de Maduro
35:18ayant réussi
35:19on peut imaginer
35:20qu'il soit tenté
35:21d'utiliser une partie
35:22de la force déployée
35:23notamment dans le golfe Persique
35:25pour frapper l'Iran
35:26mais il ne faut pas
35:27que ce soit
35:28un coup d'épée dans l'eau
35:29je pense que
35:30les mots là
35:31et sont suffisamment
35:32voilà
35:34ce qu'on a vu
35:35au Venezuela
35:36c'est qu'il y avait
35:36des complicités internes
35:37peut-être même
35:38très proches
35:39du président Maduro
35:39et que finalement
35:42la passion de pouvoir
35:43avec la vice-présidente
35:44s'est faite
35:44de manière
35:45curieusement
35:46très facile
35:48donc là
35:49il faut voir
35:49si les américains
35:51et les israéliens
35:52parce qu'ils sont
35:52très infiltrés en Iran
35:53ont pu peut-être
35:55réussir
35:56à retourner
35:58certains dirigeants iraniens
36:00et dans ce cas là
36:00on aurait une opération
36:02qui pourrait ressembler
36:04à l'opération vénusielle
36:05c'est-à-dire
36:05d'avoir identifié
36:06des cibles potentielles
36:07grâce à des complicités
36:08au sein du régime iranien
36:09et d'avoir assuré
36:11une forme de transition
36:12interne
36:14au système iranien
36:16je ne vois que ça
36:17parce que
36:17les cibles militaires
36:18elles ont déjà été
36:19ou alors à moins
36:21une deuxième salle
36:21peut-être qu'il y a
36:22peut-être des choses
36:23qui n'ont pas été visées
36:23la première fois
36:24mais on ne peut pas
36:25exclure des complicités
36:26au sein du régime
36:28même si le régime
36:29on l'a vu
36:29est extrêmement bien protégé
36:30il n'y a que les américains
36:32qui peuvent aller frapper
36:33en Iran
36:34on peut imaginer
36:35d'autres pays
36:35on entendait Reza
36:36tout à l'heure
36:36parler de coopération
36:37internationale
36:38on peut imaginer
36:38que d'autres pays
36:39y aillent
36:39on peut l'imaginer
36:41mais je vois mal
36:42au-delà des Etats-Unis
36:44voire Israël
36:45d'autres pays
36:46qui vont s'embarquer
36:47dans cette histoire
36:48sachant que
36:49un certain nombre
36:50des pays
36:51comme les Émirats Arabes Unis
36:52ont des doutes
36:53sur le fait
36:54de pouvoir attaquer l'Iran
36:55on est d'accord
36:57pour Israël
36:58qui serait tout à fait
36:59d'accord pour le faire
37:00mais je vois mal
37:00les Européens
37:01s'embarquer
37:02dans une histoire
37:03dont on ne connait pas
37:04le lendemain
37:04et ça c'est essentiel
37:05pour les Européens
37:06et puis qu'est-ce qu'on fait
37:07du droit international
37:08parce qu'on parle
37:09du droit d'ingérence
37:10mais qu'est-ce qu'on fait
37:11du droit international
37:12ce droit international
37:13qu'on a dénoncé
37:13par rapport
37:14à l'Ukraine
37:16par rapport à la Russie
37:16pour Donald Trump
37:18il l'a dit il y a quelque temps
37:19oui pour lui
37:20mais pour nous les Européens
37:21les restes des pays occidentaux
37:23qu'est-ce qu'on fait
37:24de ce droit européen
37:24alors là il y a un petit bémol
37:25quand même
37:26c'est que ce à quoi on a assisté
37:27sur la répression iranienne
37:29depuis le mois de janvier
37:30on a parlé du droit d'ingérence
37:32on s'est interrogé
37:33est-ce qu'on était lâche
37:34alors qu'on ne l'était pas
37:35il y a quelques années
37:36il y a une petite fenêtre de tir
37:37j'ai envie de dire
37:38morale
37:40juridique
37:41pour Donald Trump
37:42parce qu'effectivement
37:42personne ne lui reprocherait
37:43d'intervenir contre un régime
37:44qui a massacré son peuple
37:45personne ne lui reprocherait
37:48peut-être formellement
37:50mais ça pose une énorme question
37:52et qu'est-ce qui se passe derrière
37:54parce que si on laisse systématiquement
37:55dès qu'il y a un problème
37:57Donald Trump décider
37:58s'il faut intervenir
37:59ou pas intervenir
37:59et les modalités
38:00on a quand même un énorme problème
38:01oui mais il y a 10 minutes
38:02on se disait aussi
38:03qu'on se sentait quand même
38:04assez mal à l'aise
38:04sur le fait de rester impuissant
38:07face à ce qui s'est passé
38:07oui mais entre l'impuissant
38:08parce que ce qui est frappant
38:09aujourd'hui
38:09c'est qu'effectivement
38:10la communauté internationale
38:11l'Europe etc.
38:12semble avoir accepté
38:14les règles de Donald Trump
38:15c'est-à-dire lui décide
38:16qu'est-ce qu'on va faire
38:16etc.
38:17dans un cas comme ça
38:18il y a 10 ans
38:18il y aurait eu
38:20réunion de l'ONU
38:21discussion
38:21négociation
38:22avec la Russie par exemple
38:24qui est un allié de l'Iran
38:26comment
38:26quelles sanctions
38:27peut-être même
38:29soyons force d'interposition
38:31etc.
38:32il y aurait des choses
38:33sur la table
38:33des discussions etc.
38:34aujourd'hui
38:35rien
38:35c'est pas le nouvel ordre mondial
38:37effectivement
38:37il n'y a pas
38:38l'ONU
38:40et Trump d'ailleurs
38:41joue avec ça
38:42c'est moi qui vais décider
38:43et donc je ne joue plus
38:45le jeu de
38:45et c'est là que l'Europe
38:47aurait un rôle à jouer
38:48pour dire
38:49non il faut que
38:50les institutions
38:51nationales jouent
38:52leur rôle
38:54peut-être que ça
38:54n'aboutira pas forcément
38:55sur quelque chose
38:56de très concret
38:57mais peut-être que si
38:58parce qu'il y a des leviers
38:59l'Iran
39:00ils sont quand même pas
39:01dans une position
39:01très très forte
39:03par rapport à il y a
39:04quelques années
39:04leur principal soutien
39:06encore une fois
39:06la Russie
39:07n'est pas non plus
39:07dans une forme
39:08éblouissante
39:08donc il y a quand même
39:09des leviers
39:10politiques et économiques
39:12qui aujourd'hui
39:12ne semblent pas être actionnés
39:13en tout cas pour grand jour
39:14de sujet
39:15d'une part
39:16le droit d'ingérence
39:16ça reste quand même
39:17un droit plus que
39:18controversé
39:19sans fondement
39:20en matière de droit
39:21international
39:22avec l'idée
39:23quand même
39:23derrière un prétexte
39:25humanitaire
39:25on le verrait
39:27avec Donald Trump
39:27sans doute
39:28il peut y avoir
39:28des motivations
39:29politiques
39:30impérialistes
39:32économiques
39:33etc
39:33bon ça c'est la première chose
39:34la deuxième
39:35c'est que
39:35au niveau
39:36du débat européen
39:38j'ai l'impression
39:39qu'on est quand même
39:40plutôt sur le sujet
39:41des sanctions
39:42et pas sur le sujet
39:43de l'intervention
39:44il y a des grandes discussions
39:46qui gagnent du terrain
39:47dans l'Union Européenne
39:49sur le fait d'inscrire
39:49les gardiens de la révolution
39:50sur la liste
39:51des organisations
39:52terroristes
39:53et déjà
39:54ça serait quand même
39:54quelque chose
39:55si on arrivait
39:55à se mettre d'accord
39:56là-dessus
39:56rappelons tout de même
39:58que la France
39:59là-dessus
40:00n'est pas d'accord
40:02pour l'instant
40:02avec cette inscription
40:04c'est aussi lié
40:05à notre situation
40:07actuelle
40:08avec deux otages
40:09Cécile Colleur
40:11et Jacques Paris
40:11qui certes
40:12sont à l'ambassade
40:13à Téhéran
40:13mais ne sont pas
40:14revenus sur le territoire
40:15français
40:16donc on a senti
40:16notamment
40:17du côté de la France
40:18une certaine prudence
40:19et la semaine dernière
40:22d'ailleurs
40:22au Sénat
40:23il y a eu toute une séance
40:24de questions au gouvernement
40:25avec des parlementaires
40:27de tous les groupes
40:28qui ont appelé
40:28à y aller
40:29quand même
40:29beaucoup plus franchement
40:30et à estimer
40:31que la position
40:32de la France
40:33était trop faible
40:34mais qui ont été
40:36finalement
40:37cantonnés
40:37à des actions
40:40plutôt symboliques
40:41voilà
40:41notamment déroulant
40:43une banderole
40:44pour dire
40:44que la France
40:46et que les parlementaires
40:47français sont tout à fait
40:48solidaires avec le peuple
40:49iranien
40:49mais c'est vrai que ça
40:49paraît assez faiblard
40:51dans les circonstances actuelles
40:52David Rigolero
40:53sur l'éventualité
40:53de discussions
40:54on l'a dit
40:55le contact n'est pas rompu
40:56entre Washington
40:56et Téhéran
40:57sur quoi
40:58elles pourraient porter
40:58les négociations ?
41:00Le problème
41:01c'est que
41:01effectivement
41:02dans l'affichage
41:03Donald Trump
41:04fait mention
41:05d'ailleurs
41:05de contacts
41:06qui ont été
41:07maintenus
41:08et que
41:08l'Iran
41:09souhaiterait négocier
41:10et donc lui
41:11sa position
41:12de base
41:13c'est la diplomatie
41:14par la force
41:14et donc
41:15effectivement
41:15que le dispositif
41:17américain
41:17c'est dans le dessin
41:19de faire pression
41:20sur
41:21effectivement
41:23les autorités iraniennes
41:24avec un objectif
41:25déclaré
41:26mais c'est sous
41:27la forme
41:28d'un ultimatum
41:28c'est-à-dire
41:29premièrement
41:30renoncer à l'enrichissement
41:31sur le sol iranien
41:33et faire sortir
41:35les 450 kilos
41:37enrichis à 60%
41:38revenir sur le soutien
41:40aux proxys régionaux
41:42et donc
41:43c'est perçu
41:45de toute façon
41:45par l'Iran
41:46comme inaudible
41:47et le problème
41:48c'est qu'on ne voit pas
41:49très bien
41:49comment on pourra
41:50faire l'économie
41:51d'une confrontation
41:51parce qu'aucune
41:52des deux parties
41:53n'est prête à reculer
41:54et donc
41:55dans un premier temps
41:56il est vraisemblable
41:58qu'il n'y a pas forcément
42:00une imminence de frappe
42:01sauf si ça a été
42:02planifié déjà
42:03mais il peut y avoir
42:05une logique de blocus
42:06pour étouffer
42:07parce que le président
42:07Donald Trump
42:08n'est pas sur
42:09une logique classique
42:10de régime change
42:11avec occupation du pays
42:12il est plutôt
42:13dans une logique
42:14une modalité
42:15de régime collapse
42:16c'est-à-dire
42:17faire que le régime
42:18s'effondre
42:18implose de l'intérieur
42:19avec éventuellement
42:22un coup de pouce
42:23entre guillemets
42:24externe
42:25mais justement
42:26pour éviter
42:26d'avoir
42:27à mettre le doigt
42:28dans un engrenage
42:29mais de toute façon
42:30effectivement
42:31il y a l'idée
42:32de faire céder
42:33Téhéran
42:34or le régime iranien
42:35ne peut pas céder
42:36parce que c'est
42:36dans son ADN
42:37Encore un mot
42:38David Rigoleroz
42:39assez rapide
42:40si vous le voulez bien
42:40il y a une solidarité
42:41régionale
42:42qui peut surprendre
42:43ce soir le président
42:43iranien
42:44dit s'être entretenu
42:45au téléphone
42:45avec le prince héritier
42:47saoudien
42:48l'Iran
42:48qui avertit
42:49je cite
42:49de l'instabilité
42:50causée par les menaces
42:52américaines
42:52cela veut dire quoi
42:53en clair
42:53si on tombe
42:54on ne tombe pas tout seul
42:55oui
42:56de toute façon
42:56ça a été dit
42:57de manière très explicite
42:58il y a des bases américaines
42:59dans beaucoup
43:00des pétro-monarchies
43:01elles ont été désignées
43:02comme des cibles légitimes
43:04en cas d'une agression
43:04justement
43:05contre l'Iran
43:06et le message
43:08a été reçu
43:095 sur 5
43:10ça explique d'ailleurs
43:11que les saoudiens
43:12les qataris
43:13sont allés
43:14à Washington
43:16pour justement
43:17il y a une dizaine de jours
43:18pour demander
43:18de suspendre
43:19une éventuelle frappe
43:20mais d'une certaine manière
43:22ça sera reculé
43:23pour mieux sauter
43:23dans la mesure
43:24où on ne voit pas très bien
43:25quelles transactions
43:26au sens trumpien de terme
43:28pourraient être effectives
43:29Merci beaucoup
43:30David Rigolero
43:31d'avoir été avec nous
43:32ce soir dans Les Informés
43:33chercheur à l'Institut
43:34français d'analyse stratégique
43:36rédacteur en chef
43:37de la revue
43:37Orient Stratégique
43:38et auteur de ce livre
43:40L'Iran pluriel
43:41regard géopolitique
43:42chez l'Armatan
43:44notre troisième
43:45et dernier sujet
43:46ce soir dans Les Informés
43:47quand des créateurs
43:48de contenu sur internet
43:49traquent des pédophiles
43:50présumés en ligne
43:52en se faisant passer
43:52pour des adolescentes
43:54grâce à l'intelligence artificielle
43:55c'est le choix
43:56de France Info
43:57une enquête inédite
43:58de Farida Noir
43:59notre journaliste
43:59premier extrait
44:00de ce reportage
44:01long format
44:02un chasseur
44:03de pédophiles présumés
44:03qui explique le profil
44:05de l'adolescente
44:06de 14 ans
44:06qu'il a créé
44:07en ayant recours
44:08à l'intelligence artificielle
44:10c'est une fille
44:10qui a redoublé à l'école
44:11qui manque de confiance
44:12en elle
44:12un profil
44:13qui peut être manipulable
44:14en somme
44:14pour un prédateur
44:15qui verrait là
44:16quelqu'un de fragile
44:17alors généralement
44:18je la génère toujours
44:19dans sa chambre
44:19qui peut être
44:20un petit peu en désordre
44:21on y voit directement
44:22donc Linda
44:23en pull
44:24avec un léger sourire
44:25avec un petit plaid rose
44:26exactement
44:27avec un petit plaid rose
44:28c'est assez bluffant
44:29alors voilà pour le profil
44:30place ensuite
44:31à la pratique
44:32Mister Fox
44:32c'est le pseudo
44:33de ce streamer
44:34qui a donc piégé
44:35un pédophile présumé
44:37Farida Noir nous raconte
44:39on y voit
44:39monsieur Fox
44:40sur une partie de l'écran
44:41sur l'autre
44:42le prédateur
44:43qui pense donc
44:44parler avec une jeune fille
44:45de 14 ans
44:46il n'y a plus qu'une voix
44:46attention
44:46certains extraits sont
44:48à quel âge
44:4937
44:49moi j'ai 14
44:50tu portes quoi
44:51sous ton eau
44:51en dessous
44:52mais il n'y a rien
44:53de faux à voir
44:54j'adorerais voir
44:55je peux te poser
44:56une question perso
44:57oui
44:57est-ce que ça t'arrive
44:58de te caresser
44:59oula
45:00non
45:01j'adore
45:02le sexe
45:03moi j'ai jamais rien fait
45:04donc je sais pas
45:04justement c'est pour ça
45:06que ça veut dire
45:07mais si toi
45:07tu serais open
45:08avec une fille de mon âge
45:10oui
45:10voilà le tracker
45:12qui va ensuite prévenir
45:13la plateforme de signalement
45:14officiel
45:15Faro
45:16ce problème
45:17ces enquêtes individuelles
45:18compliquent le travail
45:19des policiers
45:20c'est ce qu'explique
45:21toujours dans cette enquête
45:22Aurélie Besançon
45:23la chef de l'office
45:24mineur de la police judiciaire
45:26le système légal français
45:28est strict
45:29et encadré
45:29et il prévoit
45:31l'impossibilité
45:32de provoquer
45:32à l'infraction
45:33ce que risque
45:35ces chasseurs
45:36de pédocriminels
45:36qui ne sont pas
45:37évidemment formés
45:38pour se faire
45:39comme les policiers
45:40et les gendarmes
45:41le fait de converser
45:43avec des pédocriminels
45:44pour un citoyen
45:46n'est pas prévu
45:47dans les textes
45:49et court le risque
45:50d'alerter
45:51ces mêmes pédocriminels
45:52Aurélie Besançon
45:53chef de l'office mineur
45:54de la police judiciaire
45:55le choix de France Info
45:56l'enquête de Farida Noir
45:57a retrouvé en intégralité
45:59sur franceinfo.fr
46:00bonsoir Damien Bancal
46:01bonsoir
46:03vous êtes journaliste
46:03spécialiste des questions
46:04de cybersécurité
46:05fondateur du site
46:07Zataz.com
46:08quel regard
46:08est-ce que vous portez
46:09sur ces trackers
46:10de prédacteurs sexuels
46:11en ligne
46:12ce qui m'inquiète le plus
46:14c'est qu'on met
46:15lanceurs d'alerte
46:16et en même temps
46:17réseaux sociaux
46:18et streaming
46:19je m'explique
46:20c'est des gens
46:21qui font du contenu
46:22c'est un contenu
46:23qui attire
46:23donc qui attire
46:24la publicité
46:25qui attire les abonnés
46:26et donc du coup
46:27ça incite
46:28et ça oblige
46:29à fabriquer du contenu
46:31sur je vais chasser
46:33parce qu'il y a
46:33certains utilisent
46:34vraiment ce terme là
46:35je vais chasser
46:36des pédopornographes
46:38en tout cas présumés
46:39et donc du coup
46:40ça peut tomber
46:41sur des travers
46:42qui moi
46:43très honnêtement
46:44ça m'inquiète
46:44c'est pas une nouveauté
46:46pourquoi ça vous inquiète
46:47parce que maintenant
46:47ça m'inquiète
46:48parce que justement
46:49ça va perturber
46:50nos gendarmes
46:50ça va perturber
46:51nos policiers
46:51parce qu'ils peuvent
46:53eux faire des infiltrations
46:54ils peuvent travailler
46:55sur un sujet
46:55qui est justement
46:57cibler un pédopornographe
46:58c'est potentiellement
47:00aussi s'intéresser
47:01à une équipe
47:02autour de ce genre
47:03de monstruosité
47:03des gens qui produisent
47:05qui vendent
47:05qui achètent
47:06des plateformes
47:06il y a quelques semaines
47:08une plateforme
47:09avec plus d'un million
47:10et demi
47:11de personnes
47:12consommant ce genre
47:12d'immondices
47:13a pu être stoppée
47:15grâce à des infiltrations
47:16donc que des gens jouent
47:17par le nom du terme
47:19un peu à Zorro
47:20connaissant pas la loi
47:21connaissant pas aussi
47:22les dangers
47:22que ça va mettre en place
47:24pour nos autorités
47:25qui sont en train
47:26de travailler sur le sujet
47:26c'est là où c'est inquiétant
47:28c'est vraiment inquiétant
47:29avec parfois des dérives
47:30une monétisation aussi
47:32finalement
47:32de cette traque
47:34pour ceux qui se présentent
47:35comme des justiciers
47:36ça a été le cas en Espagne
47:37Juan José Torado ?
47:38c'est le cas aujourd'hui
47:39en Espagne
47:40il y a un youtuber
47:40parce que moi j'ai du mal
47:41à l'appeler lanceur d'alerte
47:43effectivement
47:43qui va à la recherche
47:45des pédocriniels
47:47et puis qui va les enregistrer
47:49qui va parler avec eux
47:50et qui va monétiser ça
47:51sur sa chaîne YouTube
47:52et donc c'est pour ça
47:53que j'ai vraiment du mal
47:54à l'appeler
47:54et ça des lanceurs d'alerte
47:55en sachant aussi que l'Espagne
47:56a une loi depuis 2023
47:58sur les lanceurs d'alerte
47:59pour les protéger
48:00et en fait
48:01ce type d'action
48:02qui va gêner effectivement
48:03les forces de l'ordre
48:05va aussi gêner
48:07tous ceux qui sont vraiment
48:08des lanceurs d'alerte
48:09même s'ils ne cherchent pas
48:11effectivement
48:11des pédocriniels
48:12mais c'est un danger
48:13qui est réel aujourd'hui
48:14Damien Bancal
48:15il faut les voir effectivement
48:16plus comme des lanceurs d'alerte
48:18ou comme des électrons libres
48:19qui agissent
48:19pour eux-mêmes
48:21Ah non il a complètement raison
48:22on va te inviter
48:23non non on a affaire
48:24à des électrons libres
48:25on peut comprendre
48:26qu'on veuille aider
48:27les autorités
48:28on peut comprendre
48:29que le lanceur d'alerte
48:30va aider la société
48:31mais pas pour cette situation-là
48:33alors je me permets
48:34d'en parler
48:34ça fait 30 ans
48:35que je suis entre guillemets
48:37plus un cyber citoyen
48:38qu'un lanceur d'alerte
48:39j'ai aidé plus de 100 000
48:40entreprises francophones
48:41bénévolement
48:42à leur indiquer
48:44qu'il y avait des problématiques
48:45face à des pirates informatiques
48:46mais là on parle de choses
48:47beaucoup plus graves encore
48:49d'autant plus que
48:50le fait de s'appliquer
48:52et d'infiltrer
48:53sous cette forme-là
48:54et encore
48:55on peut vraiment mettre
48:56des parenthèses
48:56sur cette infiltration
48:57un pédophile
48:58va être alerté
48:59d'autant plus
49:00qu'on a certaines vidéos
49:01certains rendez-vous
49:02où clairement
49:02ensuite on dit
49:03ah ben voilà
49:04on sait qui tu es
49:04on sait où tu habites
49:06non non
49:07ça veut dire qu'il va tout effacer
49:08il va tout détruire
49:09il va disparaître
49:10non il faut le faire
49:11avec réflexion
49:12et pareil en France aussi
49:13on a des lois
49:14sur les lanceurs d'alerte
49:15là on n'est pas à faire
49:17on n'a clairement pas à faire
49:18à des lanceurs d'alerte
49:18on a des gens
49:19qui ont pris
49:20une situation sociétale
49:22et ils font des vidéos
49:24parce que
49:24ça se monétise
49:25Sam Tranuil
49:26Oui en revanche
49:27ce qui pose toujours
49:29la question
49:30des moyens
49:31des autorités policières
49:32et judiciaires
49:33pour combattre
49:34les pédophiles
49:35sur internet
49:36avec effectivement
49:37un dark web
49:38que l'on voit
49:39comme une espèce
49:40de puissant fond
49:41de pédophiles
49:42et on se dit
49:43qu'on a quand même
49:44un véritable problème
49:45de moyens
49:46on voit aussi
49:47un certain nombre
49:47d'associations
49:49par exemple
49:49qui tentent de faire
49:50ce genre de choses
49:51sans sujet
49:52de rémunération
49:53qui effectivement
49:56tentent d'appâter
49:57un certain nombre
49:57de pédophiles
49:58donc moi ma question
49:59la question que je pose
50:00là pour le coup
50:01c'est qu'est-ce que vous pensez
50:02de ce type d'initiative
50:03lorsque ça n'émane pas
50:04pour le coup
50:05de youtubeurs
50:06mais on voit
50:07un certain nombre
50:08de aujourd'hui
50:09réseaux
50:10citoyens
50:11militants
50:12qui s'organisent
50:13parfois même
50:14en arrivant
50:15à se coordonner
50:15avec certaines
50:17gendarmeries
50:18et même
50:19on entend
50:20un certain nombre
50:20de services de police
50:21qui s'interrogent
50:22sur faudrait-il
50:23justement
50:23les former
50:25pour justement
50:26ne pas entraver
50:27la marche
50:28de la justice
50:29et par exemple
50:30entraver certaines preuves
50:31ce qu'on a vu
50:32notamment en Angleterre
50:33ces dernières années
50:34avec des sortes
50:34de milices citoyennes
50:35qui allaient directement
50:36dans les maisons
50:37il y avait plusieurs reportages
50:38qui ont été consacrés
50:38à ce phénomène
50:39pour dénoncer
50:41montrer le fameux
50:42name and shame
50:43tous ces prédateurs
50:45Damien Mancal
50:46question très pertinente
50:48mais il faut savoir
50:49qu'en France
50:49quelqu'un qui veut aider
50:51qui veut aider les autorités
50:52il peut devenir réserviste
50:53que ce soit réserviste
50:55de la gendarmerie nationale
50:56que ce soit réserviste
50:57auprès de la police nationale
50:58l'OFAC
50:59ou alors le C3N
51:01de la gendarmerie nationale
51:02font appel à des réservistes
51:04on veut aider sa société
51:06on veut aider la société
51:07on veut aider son pays
51:07et bien il y a des structures
51:09clairement
51:10formées
51:11éduquées
51:12totalement licites
51:13et qui vont en plus
51:14permettre
51:15d'arrêter véritablement
51:17des gens
51:17voilà on a ces structures là
51:18alors effectivement
51:19il existe aussi des associations
51:20mais quelqu'un
51:21qui veut aider
51:22qui veut infiltrer
51:23qui veut un peu jouer
51:24aux policiers
51:24ou aux gendarmes
51:25je pense aux gendarmes
51:26du C3N
51:26ou de l'OFAC
51:27de proposer vos services
51:29envoyer un CV
51:30et croyez moi
51:31si les autorités
51:32considèrent que vous avez
51:33ces capacités
51:34qui vont être humaines
51:35intellectuelles
51:37sociétales
51:37ils vont vous recruter
51:39sans aucun problème
51:40bien sûr
51:40Cédric Clerin
51:41Oui
51:42nous aussi
51:42l'humanité
51:43on s'est intéressé
51:44au phénomène
51:44des auto-justiciers
51:45parce qu'il y a quelque chose
51:46qui est en train
51:46de grossir dans la société
51:49autour de ça
51:49pour le meilleur
51:51et pour le pire
51:51et je pense qu'on est
51:53effectivement
51:53il y a un abus de langage
51:54autour du lanceur d'alerte
51:55il y a une problématique
51:56de monétisation
51:57mais il y a aussi
51:58des risques
52:00d'autos de justice
52:02on parle en Angleterre
52:04mais c'est arrivé
52:05l'an dernier
52:05on a plusieurs personnes
52:08qui ont été condamnées
52:09pour avoir donné rendez-vous
52:11à des pédocriminels
52:12et les avoir passées
52:13à tabac
52:13etc.
52:14donc là on n'est même pas
52:15dans la dénonciation
52:16à la police
52:16etc.
52:17on est dans la justice
52:18de se faire justice
52:21soi-même
52:21et puis c'est arrivé
52:22dans d'autres domaines
52:24avec dans des quartiers
52:25des gens qui s'organisent
52:26et qui lingent des gens
52:28pour un oui
52:29pour un non
52:30donc il y a un phénomène
52:30autour de ça
52:31qui est assez inquiétant
52:33et qui mêle
52:34beaucoup de choses
52:36qui sont parfois
52:36aussi instrumentalisées
52:37politiquement
52:39on sait qu'il y a
52:39des réseaux
52:40de droite extrême
52:42qui essayent aussi
52:42d'organiser
52:43les citoyens comme ça
52:44et font monter
52:45l'idée d'une justice
52:46qu'il faudrait faire
52:47face à une justice
52:48et une police
52:48qui ne ferait pas
52:49leur travail.
52:50Pour conclure le débat
52:51Damien Bancal
52:51est-ce que la police
52:52se sert déjà
52:53de l'intelligence artificielle
52:55elle dans ces cas-là
52:56ou est-ce qu'elle peut
52:57y être formée ?
52:59Elle y est formée
52:59ça paraît évident
53:00dans tous les cas
53:01l'adversaire en face
53:02qu'il soit pirate
53:03pédophile
53:04escroc
53:04il utilise l'IA
53:05ça paraît évident
53:06que nos autorités
53:07comme les chercheurs
53:08comme tous citoyens
53:10on utilise l'IA
53:11donc il y a de fortes chances
53:12en tout cas
53:12que nos autorités
53:13pourront ou doivent
53:14ou utilisent
53:15peut-être aujourd'hui
53:16une IA
53:16pour changer sa voie
53:17changer potentiellement
53:19des images
53:19en tout cas
53:20faire un vrai travail
53:21licite.
53:23Merci beaucoup
53:23Damien Bancal
53:24d'avoir été avec nous
53:25journaliste spécialiste
53:25des questions de cybersécurité
53:27et fondateur
53:28de ce site
53:29zataz.com
53:30c'est déjà la fin
53:31de ces informés
53:32à la une
53:33de l'humanité
53:34Cédric Quérin
53:34Demain numéro
53:35de l'humanité
53:36exceptionnel
53:36puisque vous savez
53:37que le festival
53:38d'Angoulême
53:38n'aura pas lieu
53:39cette année
53:40pour la BD
53:40suite aux révélations
53:41de l'humanité magazine
53:42l'année dernière
53:43sur le management
53:44du festival
53:45alors demain
53:45l'humanité
53:46sera entièrement
53:47dessinée
53:48par des dessinatrices
53:49de la collective
53:50Girl Cut
53:51qui vont illustrer
53:52tous les sujets
53:53et à la une
53:54ça sera sur
53:55l'utopée brisée
53:56du Rojava
53:57puisqu'on n'en a pas parlé
53:58ce soir
53:58mais à côté de l'Iran
53:59il y a la Syrie
54:00où les Kurdes
54:01sont en train
54:01de se faire massacrer
54:02et on a des milliers
54:03de djihadistes
54:04qui sont
54:04dans la nature
54:06à la une des échos
54:07Christophe Jacubizine
54:08on est en phase avec vous
54:09parce qu'on va parler
54:10de l'Europe divisée
54:11face à l'immigration
54:11comment on traite l'immigration
54:13est-ce qu'il faut l'arrêter
54:14ou au contraire la relancer
54:15on a parlé de tous ces pays
54:16qui ont des approches différentes
54:18la France
54:19l'Espagne
54:19l'Italie
54:20le Royaume-Uni
54:20et puis quand même
54:21n'oubliez pas
54:22qu'on a beaucoup parlé
54:23du Mercosur
54:23mais c'est drôle
54:24on ne parle pas tellement
54:24de l'accord de livre-échange
54:25entre l'Inde et la France
54:26c'est un accord gigantesque
54:28l'Inde c'est 1,4 milliard
54:30de consommateurs
54:31l'Europe 450 millions
54:32ce sont deux grandes démocraties
54:34qui font affaire
54:35à lire dans les échos
54:36merci
54:37Roi-Anne-Rossé-Dorado
54:38merci Tam Tranui
54:39merci à tous ceux
54:40qui ont préparé
54:41et réalisé ces informés
54:42qui reviennent demain matin
54:43à 9h
54:44très bonne soirée
54:44sur France Info
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