Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 23 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:19À la une, les députés qui se prononcent ce soir pour la fin des ZFE,
00:23ces zones à faible émission réservées aux voitures les moins polluantes,
00:27batailles politiques, recul écologique, on en débat dans les prochaines minutes.
00:31Nous reviendrons dans les informés sur le blocus imposé par Donald Trump dans le détroit d'Hormuz en Iran.
00:37La France appelle à la réouverture sans condition de ce détroit Emmanuel Macron
00:41qui réunira de nombreux pays vendredi à Paris.
00:44C'est aussi le début ce soir des négociations entre le Liban et Israël.
00:48Les deux pays n'ont plus fait la paix depuis plus de 40 ans.
00:51Et puis c'était une promesse du nouveau maire de Paris.
00:53Emmanuel Grégoire a fait adopter son plan d'action contre les violences sexuelles dans le périscolaire.
00:59Nos informés de ce mardi soir.
01:01Bonsoir Valérie Gass.
01:02Bonsoir.
01:03Chef du service politique de RFI.
01:05Avec nous aussi Guillaume Fariol.
01:06Bonsoir Guillaume.
01:07Bonsoir.
01:07Et merci d'être avec nous spécialiste des questions d'environnement à France Info.
01:11Bonsoir Christophe Jacubizine.
01:12Bonsoir.
01:13Directeur de la rédaction des Echos.
01:15Cédric Clerin, bonsoir.
01:16Bonsoir.
01:16Rédacteur en chef de l'Humanité Magazine.
01:19Bonsoir et bienvenue Benjamin-Louis.
01:21Bonsoir Victor.
01:21Correspondant en France pour la RTS et la Radio-Télévision Suisse.
01:27Un mot d'abord des conséquences économiques en France de la crise au Moyen-Orient.
01:31Le gouvernement n'envisage toujours pas de mesures directes sur les prix des carburants.
01:35Mais la piste d'un plafonnement des marges des distributeurs est à nouveau sur la table.
01:40Étudiée mais pas tranchée.
01:42En attendant, seules les aides cibles restent en vigueur.
01:44Maude Bréjon, la ministre en charge de l'énergie cet après-midi à l'Assemblée Nationale.
01:49Nous adapterons ce dispositif autant que nécessaire dans les jours et dans les semaines à venir,
01:53fonction d'une situation qui nous dépasse, en tout cas qui dépasse le cadre purement franco-français.
02:00Maude Bréjon lors de la séance de questions au gouvernement tout à l'heure.
02:03La situation nous dépasse, dit Maude Bréjon.
02:06Valérie Gass, c'est quoi ? Une sorte d'aveu d'impuissance face à l'incertitude de la situation internationale
02:11?
02:11C'est une manière de dire que ce n'est pas de leur faute.
02:15Et que si ces prix augmentent et impactent le pouvoir d'achat des Français,
02:19c'est parce que la situation internationale est ce qu'elle est et que le gouvernement fait ce qu'il
02:23peut sans argent.
02:24Alors à défaut d'argent et de marge de manœuvre, ils cherchent des idées.
02:27Et là, ce soir, on a eu cette idée d'un plafonnement des marges des distributeurs
02:33pour essayer d'envoyer au moins un signal qu'on est sur le coup et qu'on cherche à faire
02:38quelque chose
02:38là où les Français attendent vraiment qu'il y ait des mesures pour les aider à mettre de l'essence
02:45ou du gasoil dans leur voiture.
02:47Mathignon avait déjà évoqué cette piste il y a un mois, Christophe Jacubizine.
02:51Qu'est-ce que ça veut dire jouer sur les marges comme ça ?
02:53Ça veut dire qu'on ne subventionne pas le prix de l'essence,
02:55donc on ne va pas plafonner, ni subventionner ni plafonner le prix de l'essence
03:00parce qu'on sait que le plafonnement pourrait entraîner des pénuries.
03:03En revanche, on va quand même contrôler comment les marges des distributeurs évoluent.
03:07Pourquoi ? Parce qu'on s'est quand même aperçu qu'il répercutait plus vite à la hausse le prix
03:13du baril
03:13qu'il ne le répercutait à la baisse.
03:15Et donc, surveiller les marges, c'est la bonne idée, mais c'est très très compliqué.
03:18Ça veut dire que c'est station par station, c'est ce que dit le projet de décret en Conseil
03:22d'État.
03:22C'est-à-dire qu'on va regarder sur les derniers mois quelle était la marge telle ou telle station
03:27de service
03:27et on va voir par rapport au prix de Rotterdam
03:31si c'est bien la même marge qui est appliquée maintenant, il y a une semaine ou dans une semaine.
03:36Très compliqué, ça veut dire infaisable en pratique ?
03:38Ça veut dire que là où c'est intéressant, je pense que ça peut permettre,
03:40quand on a ciblé des stations où on voit qu'ils exagèrent,
03:43c'est-à-dire qu'ils montent trop vite les prix et ils ne les baissent pas assez rapidement,
03:46là d'aller voir leur compte.
03:47Mais il faut des armées d'inspecteurs, je ne sais pas comment ils vont faire.
03:49Après, on peut faire des exemples avec ce décret.
03:53Après, vous l'avez dit, le gouvernement n'est même pas sûr qu'il fera ce décret.
03:56Il consulte pour l'instant le Conseil d'État pour avoir son avis, pour voir si c'est légal et
04:00si ça passe.
04:01Mais il a précisé aujourd'hui qu'il ne sait pas encore si, une fois que l'avis aura été
04:05rendu, il prendra ce décret.
04:07C'est juste une manière aussi de dire, on ne fait pas rien.
04:10On ne fait pas grand-chose, mais on ne fait pas rien.
04:11Cédric Clarin, c'est une manière de temporiser à nouveau pour le gouvernement ?
04:15Oui, il y a évidemment une question de communication dans tout ça,
04:18d'autant que le dispositif choisi est extrêmement compliqué à mettre en œuvre techniquement.
04:24Alors qu'un blocage des prix peut avoir des conséquences, peut-être.
04:28Mais en tout cas, ça aurait le mérite d'être clair et en plus d'agir fort.
04:36Parce que là, le gros problème du gouvernement, c'est qu'il fait essentiellement de la communication.
04:41Si le dispositif se met en place, ça va prendre du temps.
04:43Or, la facture, elle commence à être très très lourde pour les Français,
04:47qui attendent quelque chose de concret, parce que ça devient très difficile.
04:50On sait que c'est un sujet très inflammable, c'est le cas de le dire.
04:54Et donc, le gouvernement a besoin d'agir.
04:56Et le petit signe intéressant, c'est qu'il décide de s'attaquer aux marges.
05:00Or, depuis quelques temps, une des caractéristiques de ce débat depuis quelques semaines,
05:03c'est que personne ne gagne de l'argent.
05:05Quand on écoute les spécialistes, Total, etc., ça augmente de 70%,
05:10mais personne ne gagne de l'argent, les marges ça n'existe pas, etc.
05:13Donc là, le gouvernement dit quand même, si, si, il y a de l'argent à aller chercher.
05:15Est-ce qu'on voulait rajouter quelque chose ?
05:16Non, alors, ce n'est pas complètement faux.
05:19C'est-à-dire qu'en fait, il y a des gens qui gagnent de l'argent,
05:21ceux qui ont gagné beaucoup d'argent.
05:22On commence à le voir dans les résultats des banques d'affaires
05:24ou des compagnies pétrolières, c'est les traders.
05:27Ceux qui, effectivement, ont joué...
05:28Total fait 1 milliard au mois de mars.
05:29Ah oui, non, mais exactement.
05:30Mais en revanche, sur la raffinerie, on sait que les marges sont négatives aujourd'hui.
05:33Pourquoi ? Parce que le prix du pétrole est beaucoup plus cher
05:35que ce qu'on voit sur les marchés.
05:42On paye plutôt le baril à 130.
05:44Parce qu'il y a un effet de pénurie, déjà, sur les mers mondiales.
05:48Et donc, on se enchère les bateaux.
05:50Donc, les Asiatiques, qui sont en pénurie, pour le coup,
05:53font des sires enchères.
05:54Et donc, le pétrole n'est pas à 100.
05:56Il est à 130, voire 140 dollars le baril, aujourd'hui.
05:59Et en revanche, ceux qui ont gagné de l'argent, effectivement, c'est les traders.
06:01On voit être complet, Christophe, pardon.
06:02Le pétrole qu'on va chercher à la pompe,
06:05il a été importé avant le début de la crise.
06:08Donc, il a été acheté à 70 dollars.
06:10Non, c'est à peu près 3 semaines.
06:11On est à 45 jours.
06:12Là, on est encore à 6 jours de marge.
06:15Non, on est à 45 jours de guerre.
06:16Et donc, ça fait 45 jours.
06:17Et là, pour le coup, on a consommé tous les...
06:19Bon, en tout cas, le fait...
06:21On avait 3 mois au départ.
06:23Je ne sais pas, je ne vais pas aller...
06:23On avait 3 mois au départ.
06:25C'est sûr que ce n'est pas fini.
06:26Ça va s'amplifier et ça va devenir plus grave.
06:28Ça, c'est sûr.
06:29Benjamin Louis, je voulais vous interroger sur le fait
06:30que le gouvernement français reste,
06:32on entend des mots de Bréjon,
06:34sur ses aides ciblées,
06:36pas d'aides directes sur les carburants à la pompe.
06:38On a vu hier l'Allemagne, par exemple,
06:40passer à son tour à ses aides.
06:42La France se retrouve de plus en plus isolée
06:44à tenir cette position.
06:45Oui, mais comme le disait tout à l'heure Christophe,
06:48l'important pour l'instant,
06:49c'est de montrer qu'on fait quelque chose.
06:51C'est de donner le signal politique
06:52pour éviter un embrasement,
06:54comme on l'a connu avec les Gilets jaunes,
06:56parce qu'on sait maintenant qu'en France,
06:57la question du prix à la pompe,
06:58c'est vraiment un déclencheur
07:00de colère sociale extrêmement dangereux.
07:03Donc, voilà, l'idée,
07:04c'est de montrer que l'on fait quelque chose.
07:06Encore une chose de ce que disait Christophe à l'instant,
07:10effectivement, ce qui gagne énormément d'argent en ce moment,
07:12c'est les grandes entreprises de négoce
07:14qui sont en grande partie, en Europe en tout cas,
07:16basées à Genève.
07:17Et pour l'anecdote,
07:18ces dernières heures,
07:20la fêtière des entreprises de négoce à Genève
07:24a alerté sur l'insécurité grandissante
07:27des patrons de ces grandes entreprises de négoce de pétrole,
07:30parce qu'ils ont fait de tels profits ces derniers mois
07:33que certains se sont achetés de grandes maisons
07:35et leur richesse est devenue apparente.
07:38Et malheureusement, ça attire la convoitise
07:40de cambrioleurs et de gens qui les agressent dans la rue
07:42ou qui tentent de les kidnapper.
07:45Et donc, il y a maintenant un appel aux autorités genevoises
07:47à renforcer la sécurité de ces personnes-là.
07:49Donc, effectivement, il y a beaucoup de perdants,
07:51mais il y a quelques gagnants quand même dans cette crise.
07:52Voilà, je rappelle que vous connaissez bien la situation
07:55car vous travaillez à la RTS,
07:56la radio-télévision suisse,
07:58à l'heure où l'on parle justement de notre dépendance
08:01au pétrole et au gaz.
08:02Et alors que le gouvernement cherche d'autres pistes
08:04pour électrifier notre économie,
08:06notamment à travers les voitures électriques,
08:08revoilà un sujet qui mêle économie et écologie
08:11par 275 voix pour, 225 contre.
08:14Les députés ont approuvé ce soir,
08:16le Sénat se prononcera lui demain,
08:18la suppression des zones à faible émission,
08:20ces zones dans lesquelles les voitures les plus polluantes
08:23ne sont pas autorisées à rouler.
08:24La mesure s'était invitée un peu en dernière minute
08:26dans le projet de loi de simplification
08:28de la vie économique qui a été adoptée ce soir.
08:31Guillaume Fariol, spécialiste des questions d'environnement,
08:33je le disais, avec nous ce soir dans le studio de France Info.
08:36Comment on en est arrivé à cette suppression des ADFE ?
08:39Alors on en est arrivé, vous l'avez dit,
08:40dans ce projet de loi de simplification de la vie économique.
08:43Au départ, il n'était pas du tout question
08:44de supprimer les zones à faible émission.
08:47En fait, ce sont des amendements en commission,
08:48il y a quelques mois maintenant,
08:50qui ont été introduits par le Rassemblement National
08:54et les Républicains
08:55pour supprimer ces zones à faible émission
08:57parce que ces ADFE,
08:59elles sont quand même la cible du Rassemblement National
09:01en particulier depuis un bon petit moment maintenant
09:04et même une bonne partie de la droite.
09:06Et il se trouve que le gouvernement aujourd'hui
09:08a essayé de sauver ces zones à faible émission
09:10en mettant un amendement pour dire
09:11« Allez, on ne les supprime pas toutes,
09:12mais on laisse la liberté aux collectivités
09:14de pouvoir faire des restrictions de circulation
09:17si elles le veulent ».
09:18Bon, finalement, cet amendement rejeté,
09:19le projet de loi adopté
09:21et les zones à faible émission supprimées
09:22par l'Assemblée Nationale.
09:23Demain, c'est le Sénat.
09:25Ces ADFE, on peut rappeler peut-être
09:26en quoi elles consistent ?
09:27Elles concernent particulièrement Lyon et Paris ?
09:29Alors, elles concernent en théorie
09:30une vingtaine de villes en France,
09:32mais en réalité, elles ne s'appliquent vraiment
09:35et encore, vous allez voir, pas totalement.
09:36Elles ne s'appliquent vraiment que dans deux agglomérations
09:39où les seuils réglementaires de la qualité de l'air
09:41sont régulièrement dépassés,
09:42ça veut dire Lyon et Paris.
09:44Là, les vignettes critères,
09:46les fameuses vignettes critères 5, 4 et 3
09:48sont interdites en théorie,
09:50mais en fait, il n'y a pas de portique
09:52pour regarder automatiquement les voitures
09:53qui rentrent et qui sortent.
09:55Il y a très peu de contrôle
09:56et il y a aussi beaucoup de dérogations.
09:57Vous pouvez venir tant de week-ends,
09:59même si vous avez une vieille voiture
10:00dans ces zones à faible émission,
10:01ce qui fait qu'en réalité,
10:02elles existent,
10:03mais elles ne sont pas réellement appliquées
10:05parce qu'il y a eu beaucoup de dérogations,
10:07parce qu'on voit qu'en fait,
10:09les ménages, les personnes qui sont
10:10en dehors de ces zones à faible émission
10:12ou même à l'intérieur,
10:13si elles n'ont pas les moyens
10:13de prendre leur voiture,
10:15c'est pour ça qu'il y a une très grande tolérance
10:16qui a été instaurée au fur et à mesure.
10:18Enjeu politique énorme, Valérie Gass,
10:21c'est à peu près tout ce qui restait,
10:23ces ZFE, ces zones à faible émission
10:24de la Convention citoyenne sur le climat
10:26qui avait réuni à l'époque
10:28150 citoyens tirés au hasard ?
10:30Oui, c'est vrai que là,
10:31finalement, petit à petit,
10:33ça a été largement dépouillé.
10:34D'ailleurs, les écologistes
10:36ou tous ceux qui sont sensibles
10:36à la cause environnementale
10:38l'ont dénoncé de nombreuses fois.
10:39C'est vrai que le bilan
10:40de ce point de vue-là du gouvernement
10:42s'est réduit comme peu de chagrin.
10:44C'est peut-être pour ça, d'ailleurs,
10:45que le gouvernement a essayé
10:47de réintroduire un amendement
10:48pour, en effet, sauver ces ZFE
10:51et essayer de sauver un peu le bilan
10:55et de calmer.
10:56Et puis, finalement,
10:57ça n'a pas fonctionné
10:58parce que du côté de la droite
10:59du Rassemblement national,
11:00il y a comme une espèce
11:01d'enjeu social aussi.
11:02C'est-à-dire que c'était le symbole
11:04de l'exclusion de ces gens
11:06qui n'ont pas les moyens
11:06d'acheter une voiture électrique
11:08ou une voiture avec une essence
11:10qui pollue moins.
11:12Et donc, il y avait quelque chose
11:13de symbolique.
11:14qui est dans le contexte actuel,
11:15eh bien, voilà,
11:15on en est arrivé à cette suppression
11:18dans le vote qui a eu lieu tout à l'heure.
11:20Christophe, ces ZFE,
11:21c'est un marqueur très important
11:22ou c'est du premier quinquennat
11:23d'Emmanuel Macron ?
11:24Oui, clairement,
11:24c'était quand même un marqueur important
11:26d'Emmanuel Macron.
11:27Il y a quand même deux choses à dire.
11:29Un, c'est quand même
11:29le deuxième échec
11:31de Le Cornu
11:32en deux jours quand même.
11:33Il a essayé d'imposer
11:35un souplissement du droit du travail
11:36sur le 1er mai,
11:37de sécuriser d'ailleurs la situation
11:39certaines professions
11:40qui déjà avaient des dérogations
11:41mais qui avaient été un peu
11:43repris par la Cour de cassation.
11:45Il fallait sécuriser
11:46et ça, c'était un échec total.
11:47Et là, deuxième échec,
11:48effectivement,
11:50Sébastien Le Cornu
11:51a essayé de réintroduire,
11:52effectivement,
11:54de supprimer cet amendement
11:55à ce texte
11:56sans y réparvenir.
11:58Alors, il y a quand même peut-être,
11:58il y a une troisième mi-temps,
12:00c'est quand même
12:00le Conseil constitutionnel
12:01parce que cet amendement
12:03de suppression
12:04des zones à faible émission
12:06dans un texte
12:07sur la simplification
12:07pénutrative,
12:08il y a débat juridique.
12:09Il est possible que le Conseil constitutionnel
12:10qu'on appelle un cavalier législatif.
12:11Un cavalier.
12:12Et donc, il est possible
12:12que dans un mois,
12:13le Conseil constitutionnel
12:14dise que ça n'avait rien à faire
12:15dans ce texte
12:15et donc, on maintient les ZFE.
12:17Il y a encore un espoir.
12:18Cédric Léin.
12:19Oui, ça, c'est sur l'aspect juridique,
12:23effectivement,
12:23il peut y avoir,
12:24ça peut revenir par la fenêtre
12:25mais il y a évidemment...
12:26Je pense que le Sénat
12:27doit se prononcer aussi demain.
12:28Bon, le Sénat,
12:29bon, vu la position des Républicains,
12:31il y a assez peu de doutes
12:32sur le fait que...
12:33Je vais remplir, simplement.
12:34Il peut y avoir des jeux
12:35de textes pas identiques
12:36qui font que ça ralentisse
12:37ou ça change la loi.
12:38Mais sur le fond,
12:39il y avait une opération politique
12:40de la part du Rassemblement National
12:41qui avait enfin trouvé
12:43un os arrongé
12:44pour dire qu'il se préoccupait
12:47des classes populaires
12:47puisque sur le SMIC,
12:49c'était raté,
12:50sur la taxe Zuckman,
12:50c'était raté,
12:51sur un certain nombre de choses,
12:52c'était raté.
12:53Donc, le jour, en plus,
12:55ou dans la période
12:56où on parle beaucoup
12:58de Jordan Bardella
12:58et du patronat
12:59et du Nouveau Lien,
13:00c'était pas mal d'afficher ça,
13:01sauf qu'il y avait une autre façon,
13:02évidemment, de s'en sortir.
13:04C'est une façon
13:04moins climato-sceptique
13:06qui était proposée par d'autres.
13:07C'est de donner les moyens
13:08à ceux qui ont des véhicules
13:09très polluants
13:11de ne plus en avoir
13:12parce que le problème
13:13reste entier.
13:14Et d'après
13:14Santé publique France,
13:15c'est 40 000 décès
13:16prématurés par an
13:18dû à la pollution atmosphérique.
13:19Et ça, ce soir,
13:21le problème reste entier.
13:22Et ça, c'est un vrai recul
13:24environnemental
13:24au-delà des enjeux politiques.
13:25Il y a un enjeu
13:26de transition écologique,
13:27avec un vrai recul
13:29impulsé par le Rassemblement
13:30National et les Républicains.
13:31Parce que c'est vrai
13:31qu'on parle beaucoup
13:32de climat-scepticisme
13:33ou de climat.
13:34Mais en fait,
13:35c'est vrai que ce qui se joue
13:36dans ces ZFE,
13:37c'est pas quelques centaines
13:39de milliers de voitures
13:39qui vont inverser
13:40totalement la courbe
13:41des émissions de CO2
13:43de la France.
13:44C'est une question de santé.
13:45Et vous l'avez dit,
13:45ce chiffre,
13:45c'est 40 000 morts par an
13:47à cause de la pollution de l'air
13:48selon Santé publique France.
13:50Benjamin-Louis,
13:53Oui, en tout cas,
13:55ce que je trouve surprenant,
13:56c'est qu'on parle énormément
13:58de voitures,
13:59mais toutes les questions
14:00des transports du quotidien
14:03ont totalement disparu
14:05du débat public
14:07depuis des mois,
14:08voire des années.
14:09Je vérifiais les chiffres,
14:10il y a une explosion
14:11de l'utilisation des TER en France,
14:13donc des trains régionaux,
14:14et ce qu'on appelle
14:15le train du quotidien.
14:16Et pourtant,
14:17il y a un sous-investissement
14:19chronique
14:20dans les petites lignes de train.
14:22Il y en a plein en France
14:23que l'on pourrait réhabiliter
14:24ou que l'on pourrait
14:25en tout cas essayer de sauver
14:26parce qu'elles sont sous perfusion
14:28pour donner aussi
14:29une alternative aux gens
14:30par rapport à l'utilisation
14:32de la voiture.
14:33C'est quand même un pays
14:33qui est encore,
14:34et je le vois un peu
14:34de l'extérieur,
14:35c'est quand même encore
14:36un pays qui est très,
14:37très, très bloqué
14:38sur la voiture,
14:39mais parce qu'il n'y a pas
14:40d'alternative.
14:41Moi, je vais partout en France.
14:42Beaucoup plus qu'en Suisse ?
14:44Beaucoup plus qu'en Suisse,
14:45bien entendu,
14:45parce qu'en Suisse,
14:45on peut se rendre
14:46à peu près partout en train
14:47si on le souhaite.
14:48En France,
14:49moi, je me déplace
14:50dans tout le pays
14:50en tant que correspondant
14:52en France
14:52et il y a plein d'endroits
14:54où je ne peux pas aller
14:55si je ne loue pas une voiture,
14:56même en ayant pris,
14:57par exemple,
14:58un TGV
14:58pour faire une partie
14:59du trajet.
15:00Alors qu'on voit
15:02qu'il y a partout
15:03des petites lignes de train
15:04qui sont là,
15:05qui existent,
15:05qui ont été démantelées
15:06ou qui ont été
15:08sous-entretenues
15:09et qui aujourd'hui
15:09ne sont plus,
15:11prétendument,
15:11plus rentables.
15:12Alors qu'on voit bien
15:13qu'il y a une explosion
15:14de l'utilisation du TER
15:16quand les gens le peuvent,
15:17quand les lignes
15:18sont disponibles,
15:19quand elles sont fiables,
15:20quand elles roulent
15:21plus ou moins à l'heure.
15:22Donc il faudrait aussi
15:22essayer de surfer
15:23sur cette vague-là.
15:24Autre recul,
15:25Guillaume Fariol,
15:26autre promesse
15:26d'Emmanuel Macron,
15:27il concerne cette fois
15:29le ZAN,
15:30zéro artificialisation nette,
15:31le dispositif
15:32qui conduit en clair
15:33à une plus grande
15:34bétonnisation des sols.
15:35Ça aussi,
15:35c'était dans ce projet de loi.
15:36Voilà,
15:36le zéro artificialisation nette,
15:38donc c'est 2021 aussi,
15:40c'est la loi
15:40Climat et Résilience
15:42qui a été écrite
15:44après la Convention citoyenne
15:45sur le climat.
15:46Avec un objectif en 2050.
15:47Voilà, objectif en 2050.
15:48Bon, pour résumer,
15:50tout ce que je bétonne,
15:51je dois renaturer à côté
15:52pour arriver
15:53à zéro artificialisation nette.
15:54Le but,
15:54c'est d'arrêter
15:56l'étalement urbain,
15:57ne plus bétonner,
15:58parce que ce n'est pas bon
15:59évidemment pour la biodiversité,
16:00parce que ce n'est pas bon
16:00aussi quand il y a
16:01des inondations.
16:02Plus on a mis de béton,
16:03plus l'oile ruisselle,
16:04elle ne s'infiltre pas
16:05dans la terre.
16:06Et on l'a vu
16:06ces derniers mois,
16:07c'est un gros enjeu
16:08et c'est un enjeu du futur.
16:09Et donc,
16:10dans ce projet de loi
16:11de simplification
16:12de la vie économique,
16:13il y a des souplesses
16:14sur cet objectif.
16:16En gros,
16:17on pourra faire
16:17finalement 20% de plus.
16:19Donc,
16:19ce n'est pas plus vraiment
16:19totalement zéro artificialisation nette.
16:22Et puis,
16:22il y aura des projets
16:23qui pourront être retirés
16:24du calcul,
16:25des projets qui sont considérés
16:26comme intérêts publics majeurs.
16:27Ça peut être des sites industriels,
16:28des mines,
16:29des infrastructures routières.
16:30Donc,
16:30c'est pareil.
16:31Ça,
16:31c'est une mesure
16:32qui est en partie
16:34détricotée.
16:35Christophe Jacubizine,
16:36on voit avec les ZFE,
16:37avec le ZAN,
16:38on n'est pas vraiment
16:39dans le sens de l'histoire
16:40en quelque sorte.
16:42Cette loi de simplification
16:44administrative,
16:45elle est quand même utile.
16:46En fait,
16:46elle n'est pas ce qu'on veut.
16:47Après,
16:48évidemment,
16:48ces objectifs
16:50de transition énergétique,
16:52ces objectifs
16:52de frugalité écologique
16:54qui sont nécessaires.
16:55Mais il y avait quand même
16:56des choses
16:56qui étaient sans doute excessives.
16:59En tout cas,
17:00le message
17:00qu'on fait passer
17:01les entreprises,
17:02notamment par rapport
17:02à d'autres zones géographiques
17:04où c'est super
17:05que l'Europe fasse des efforts,
17:06où je pense que l'Europe
17:07doit être effectivement
17:08en avance
17:08sur le reste de la planète.
17:09Mais si on est trop,
17:10en fait,
17:11on est en train
17:11de faire disparaître
17:12l'industrie automobile
17:13complètement
17:13parce qu'on est sans doute
17:14allé trop vite,
17:15on a sans doute posé
17:16des règles extrêmement contraignantes.
17:18Le leasing social
17:18qui a été relancé quand même.
17:19Oui, bien sûr,
17:20mais en plus là,
17:21c'est pour ça que je suis
17:22contre-subventionné
17:23le prix des carburants.
17:24Je trouve que c'est
17:24une formidable opportunité
17:25de montrer qu'effectivement,
17:27la voiture électrique,
17:28c'est de toute façon
17:29l'avenir.
17:29Évidemment,
17:30il faut l'aider,
17:30il faut faire du leasing,
17:31évidemment,
17:32il faut aider les populations
17:34les plus défavorisées
17:35qui ont du mal
17:35évidemment à acheter
17:36des voitures électriques,
17:36mais objectivement,
17:38c'est le sens de l'histoire.
17:39Après,
17:40que dans certains domaines,
17:42les réglementations
17:42soient trop strictes,
17:44trop excessives,
17:45trop bureaucratiques,
17:46ça c'est certain.
17:46Donc la loi a été utile,
17:47mais c'est devenu
17:48un grand fourre-tout
17:48où effectivement,
17:49on enregistrait des reculs.
17:51Cédric Cléin.
17:51Oui,
17:52il y a toujours
17:53dans ces problèmes
17:54de simplification,
17:56aussi derrière,
17:57des problèmes de normes
17:58qui protègent
17:59un certain nombre de choses.
18:01Qui protègent
18:01et qui étouffent.
18:02Vous avez raison,
18:03il faut protéger
18:03mais il ne faut pas étouffer.
18:04Souvent,
18:05ça protège.
18:06On a un bon exemple
18:07sur la santé,
18:08mais il y a une des raisons
18:09pour lesquelles
18:09le gouvernement
18:10a fait sauter
18:11sur l'artificialisation,
18:13c'est la question
18:13des data centers,
18:14dont vous pouvez lire
18:15un excellent dossier
18:16dans l'Humanité Magazine
18:17jusqu'à demain soir.
18:18Il se trouve
18:18qu'on l'a fait
18:19la semaine dernière
18:19et c'est une énorme question.
18:22Le gouvernement,
18:23il voit un moyen
18:24de développement
18:25pour les données,
18:26l'intelligence artificielle,
18:27etc.
18:27Mais aujourd'hui,
18:28on est à un développement
18:28complètement fou
18:29des data centers.
18:30Donc là,
18:31grâce à cette loi,
18:32on va pouvoir en mettre
18:33un peu partout.
18:34Rendez-vous compte
18:34que d'ici un an,
18:36on aura 700 data centers
18:38en France,
18:38je ne sais pas
18:38si on se rend compte,
18:40et c'est en train
18:40de créer des conflits
18:42d'usage d'électricité,
18:43d'eau, etc.
18:44sans qu'il n'y ait
18:45de pouvoirs publics
18:45qui se disent
18:46où est-ce qu'on met la barre.
18:47Aujourd'hui,
18:47on est déjà à l'équivalent
18:48de 10 réacteurs nucléaires
18:49pour alimenter ça.
18:50Donc demain,
18:51comment est-ce qu'on va faire
18:52pour ça ?
18:52Il n'y a pas de discussion
18:53sur quelle énergie
18:55on va mettre en face.
18:56Donc là,
18:57il y a une loi
18:57qui va permettre
18:58le développement de ça
18:58et après,
19:00à quoi va servir l'électricité ?
19:01On a déjà d'autres pays
19:02qui sont aujourd'hui
19:02dans des conflits
19:03assez sévères.
19:03Après, on a un programme
19:04d'investissement
19:05dans l'énergie nucléaire
19:06qui va nous permettre
19:07d'avoir une sorte
19:08de leadership européen.
19:09Très peu de pays
19:10peuvent, comme la France,
19:11attirer d'investissement
19:11dans les data centers
19:13parce qu'on a beaucoup d'énergie.
19:14Vous savez que EDF,
19:15en ce moment,
19:16se restreint,
19:17réduit et module
19:18ses réacteurs nucléaires.
19:19C'est comme un idiot
19:19parce qu'en fait,
19:20ça les abîme.
19:21Et donc,
19:22on a un excédent électrique
19:24et pour le coup,
19:25c'est un avantage
19:25que beaucoup de pays n'ont pas,
19:27ni l'Allemagne
19:28ni l'Italie
19:29de pouvoir attirer
19:30ce type d'investissement étranger
19:31créateur de beaucoup d'emplois
19:33dans les data centers
19:34et de pouvoir utiliser
19:35notre énergie
19:36qui est une énergie décarbonée.
19:37Est-ce qu'on est trop
19:38concentré ?
19:38On devrait être d'accord là-dessus ?
19:39Non, mais sauf que le problème
19:40c'est qu'il n'y a pas
19:41le pouvoir public.
19:42Là, c'est là où on a
19:43souvent des accords.
19:44Donc, c'est le marché
19:45qui décide.
19:46Mais là, les pouvoirs publics
19:46devraient dire
19:47voilà, notre puissance électrique
19:48elle est de temps.
19:49On a besoin de temps
19:50pour alimenter les citoyens,
19:52pour alimenter
19:52notre stratégie électrique
19:54sur l'autonomobile.
19:56Là, on a un secteur
19:59qui se développe,
19:59qui bouffe,
20:00pardon, il n'y a pas d'autre terme,
20:02une part de l'énergie
20:02sans que ça soit régulé.
20:03La CGT électricité
20:04est tout à fait favorable
20:05au développement des EPR
20:06et à l'augmentation
20:07de l'énergie nucléaire.
20:08Oui, mais encore une fois,
20:09il y a une dissonance
20:09entre le développement
20:10du nucléaire
20:11qui se joue à 20, 30,
20:1340 ou 50 ans
20:14et les data centers
20:15qui là,
20:16dès qu'ils sont produits,
20:18consomment une énergie folle.
20:20Donc, bientôt,
20:21on va avoir des conflits
20:22assez compliqués.
20:23Pour tous ceux
20:23qui nous rejoignent
20:24et qui n'ont pas forcément
20:25l'habitude de nous écouter
20:26ou de nous regarder le mardi
20:27ou d'assister
20:28au match habituel
20:29entre les échos
20:30et l'humanité,
20:31Guillaume Fariol,
20:32je voulais vous demander
20:32si l'exécutif,
20:34finalement,
20:34ce n'était pas
20:35la démonstration
20:36de la politique
20:36de l'immédiat
20:38à défaut de regarder
20:38à long terme.
20:39C'est vrai que là,
20:40ce qu'on voit
20:40sur ce projet de loi
20:41de simplification économique
20:42sur les ZFE
20:43et sur le zéro artificialisation net,
20:44c'est symptomatique
20:46de ce qu'on voit
20:46en matière d'écologie
20:48depuis 5 ans.
20:50Il y a eu
20:50le moment écologie,
20:51il y a eu la Convention citoyenne
20:51pour le climat,
20:52il y a eu les marches
20:53de la jeunesse,
20:54il y a eu
20:55la loi climat et résilience
20:57et puis tout ça
20:58s'est étiolé
20:58face à une urgence économique
21:00qui est évidemment certaine,
21:01la guerre en Ukraine,
21:02maintenant,
21:03c'est cette guerre
21:05au Moyen-Orient
21:06et évidemment,
21:07c'est le court terme
21:09face au plus long terme
21:10mais le plus long terme,
21:11il ne faut pas oublier
21:12qu'il est de moins en moins loin
21:13et qu'on voit
21:14de plus en plus,
21:16je peux en témoigner
21:16en tant que...
21:17Voilà,
21:18c'est les sujets
21:18que je suis tous les jours,
21:19on l'en voit de plus en plus
21:20et ce plus long terme,
21:21à un moment,
21:21il va finir par arriver
21:22et je n'en sais rien,
21:24peut-être que regrettera-t-on
21:25de ne pas avoir agi plus tôt.
21:27Et on verra d'ici là
21:28si le Sénat confirme
21:29la suppression de ces zones
21:30à faible émission
21:32et puis ensuite,
21:32le Conseil constitutionnel,
21:34on en parlait.
21:34Merci Guillaume Fariol
21:35d'être venu ce soir
21:36dans les informés spécialistes
21:38des questions d'environnement
21:39ici à France Info.
21:40Les questions de l'énergie
21:41qui sont également centrales,
21:43vous le savez,
21:43dans la crise au Moyen-Orient,
21:44cela fait bientôt une semaine
21:46que le cessez le feu
21:46entre l'Iran et les Etats-Unis
21:48a été décidé.
21:49Depuis,
21:49les discussions ont échoué,
21:51discussions au Pakistan,
21:52Donald Trump impose désormais
21:53un blocus dans le détroit d'Hormuz,
21:56blocus aux navires iraniens
21:57ou en provenance
21:58des zones portuaires du pays.
22:00Malgré ce blocus,
22:01au moins deux navires
22:02en provenance de ports iraniens
22:03ont franchi le détroit
22:04depuis hier,
22:05ce que contestent les Etats-Unis.
22:07On a bien du mal,
22:07Benjamin Lewis,
22:08à savoir quelle est
22:09la réalité du chose,
22:10si ce blocus
22:11est réellement ou non respecté.
22:12Il y a une chose
22:14qui est un fait,
22:15c'est que l'on peut observer
22:17les mouvements des bateaux
22:18via des applications
22:19et des trackers.
22:20C'est des données publiques
22:22et il semblerait que,
22:24je crois que c'est un navire chinois
22:25qui a pu traverser
22:27sans problème,
22:28qui a entre guillemets
22:29brisé ce blocus
22:30pour les deux navires iraniens
22:32en provenance d'Iran.
22:33En provenance d'Iran.
22:34Je ne sais pas
22:35si ça a été prouvé
22:37par les données
22:39du groupe Kepler.
22:41Ce sont eux, effectivement,
22:42qui donnent ces données.
22:43Effectivement.
22:44Alors, est-ce que ça veut dire
22:45que le blocus
22:46n'est pas en action ?
22:47Est-ce que ça veut dire
22:48que les Américains
22:50restent relativement flexibles
22:51par rapport à ça ?
22:52Est-ce que, pour l'instant,
22:53l'idée, c'était surtout
22:54de faire un effet d'annonce
22:56et de voir quel effet
22:57ça peut avoir
22:58sur les prochaines négociations ?
22:59Parce qu'il y a ça aussi
23:00qui rentre en jeu maintenant.
23:01C'est qu'on apprend que,
23:02de toute évidence,
23:03les négociations
23:03qui se sont tenues au Pakistan
23:04la semaine dernière
23:05ne sont pas rompues
23:07et qu'elles pourraient reprendre
23:08à partir de, peut-être,
23:10dimanche, peut-être samedi.
23:12Voilà.
23:13Encore une fois,
23:14on se le disait tout à l'heure
23:15avant l'émission
23:15avec Cédric Clérin,
23:17c'est que faire du journalisme
23:19sous Trump,
23:19c'est vraiment quelque chose
23:20à très, très courte échéance.
23:21Parce qu'au moment
23:22où je suis en train de vous parler,
23:23il est très possible
23:24que la situation
23:24ait radicalement changé.
23:26Donc, je ne sais pas exactement
23:27quoi vous dire de plus.
23:28Et on essaye de la surveiller
23:29de très près,
23:30cette situation.
23:31Emmanuel Macron,
23:31aujourd'hui, a affirmé
23:33sur le réseau social X
23:34cette entretenue,
23:35justement, hier,
23:35avec Donald Trump
23:36et avec le président iranien
23:37Massoud Pézich,
23:39qui ont, pour les appeler,
23:40dit-il,
23:41à reprendre, justement,
23:42ces négociations interrompues
23:43à Islamabad.
23:44Que vaut la voix
23:46du président français,
23:47Valérie Gass ?
23:48Elle vaut d'essayer.
23:50Emmanuel Macron
23:51est dans cette posture,
23:53dans cette tentative
23:55d'action diplomatique,
23:56d'être toujours celui
23:57qui essaye de concilier
23:59et de ramener la diplomatie
24:01dans l'affaire
24:03de la guerre contre l'Iran.
24:05Les négociations reprises,
24:07Emmanuel Macron
24:08essaye de rejouer
24:09une carte.
24:10Il a toujours gardé
24:11un lien,
24:12il a toujours parlé
24:12aux Iraniens
24:13et il le disait.
24:15Là, il essaye
24:16de reprendre aussi
24:17l'initiative
24:17avec une conférence
24:19qui aura lieu vendredi
24:21pour essayer
24:22de sécuriser
24:23le détroit d'Hormuz.
24:24Donc,
24:25la voix d'Emmanuel Macron,
24:27c'est déjà
24:28de dire des choses
24:30et d'essayer toujours
24:31de ramener
24:32tout le monde
24:32à la table
24:33des négociations.
24:33Christophe Jacque-Ubizine,
24:35est-ce que ces négociations
24:36ont vraiment une chance
24:36de reprendre
24:37entre Iraniens et Américains ?
24:39C'est possible,
24:39on voit que d'ailleurs
24:40les Pakistanais
24:41veulent leur revanche,
24:42ils veulent un deuxième round
24:44de négociations.
24:45C'est eux qui les ont accueillis,
24:46effectivement.
24:46Exactement,
24:47et on voit quand même
24:49que les Américains
24:51et l'administration Trump
24:52et Donald Trump lui-même
24:53veulent sortir
24:53de cette crise.
24:54Il ne sait pas comment,
24:55d'ailleurs il ne sait pas
24:56comment il est rentré,
24:57il ne sait pas comment en sortir,
24:59et donc c'est compliqué,
25:00mais objectivement,
25:01on voit bien cette idée
25:02de blocus,
25:03du blocage du détroit
25:04par les Américains,
25:05on l'a dit,
25:07est-ce que les bateaux passent,
25:07est-ce qu'ils ne passent pas ?
25:08Après, envoyer une torpille
25:09sur un bateau chinois,
25:10bon courage quand même.
25:12Je pense qu'autour de Trump,
25:13on doit lui dire,
25:14bon,
25:15sur le bateau chinois,
25:15il évite quand même.
25:15Sachant que Donald Trump
25:16doit se rendre en Chine
25:17dans un mois normalement.
25:18Et puis bon,
25:19on n'est pas loin du gouffre quand même,
25:21ou torpiller un bateau chinois,
25:23ça commence à devenir compliqué quand même.
25:25Donc une manière en même temps
25:25de faire respecter le blocus,
25:27ce n'est pas forcément
25:28les attaquants militaires.
25:29Non, mais bon,
25:30si le bateau chinois veut passer
25:31et que vous ne l'envoyez pas torper,
25:32il passe.
25:32Donc voilà,
25:34tout ça est quand même
25:35très dangereux,
25:36très fragile.
25:37Je pense que Trump,
25:39qui est très sensible
25:40à ce que font
25:40les marchés financiers,
25:42joue aussi avec ça.
25:44Et donc,
25:45oui,
25:45je pense qu'il y a quand même
25:47une chance
25:48que les négociations reprennent.
25:49Sur quelle base,
25:50on verra.
25:50Avec qui ?
25:51Avec qui ?
25:52Entre Iraniens et Américains,
25:53au Pakistan.
25:54Je pense que le Pakistan
25:55a envoyé des signaux aujourd'hui
25:58qu'il préparait un deuxième round.
25:59Après,
25:59est-ce que ça se passera ou pas ?
26:00Je ne sais pas.
26:01Est-ce que c'est J.D. Vence
26:02qui retourne ?
26:02Vous demandez Benjamin-Louis,
26:04vous disiez avec qui ?
26:05Est-ce que le vice-président américain
26:06J.D. Vence va y retourner ?
26:07Ça a été un échec pour lui quand même
26:08de passer un week-end au Pakistan
26:10pour revenir à Bredouille.
26:11Le moins qu'on puisse dire,
26:12c'est qu'il y est allé à reculons.
26:13Il y est vraiment allé à reculons
26:14parce qu'on sait maintenant
26:16avec tout ce qui a été raconté
26:18notamment par le New York Times
26:19que J.D. Vence était lui
26:21absolument opposé
26:22à ce départ en guerre
26:24du président Trump.
26:24Il n'était même pas présent
26:25lors de la fameuse réunion
26:26qu'il allait quand même.
26:26Voilà, et puis il a fini par lui dire
26:28si vous voulez y aller,
26:29moi je suis contre
26:30mais je vous soutiendrai.
26:31Mais bon, voilà,
26:32c'est quand même une manière
26:32d'y aller un peu à reculons là aussi.
26:35Et donc,
26:35il s'est rendu à Islamabad,
26:37lui qui d'ailleurs
26:38n'a jamais été impliqué
26:38dans des négociations internationales
26:40je crois,
26:40pour l'administration Trump.
26:42Donc il se rend
26:44dans quelque chose quand même.
26:45C'était la première fois
26:47en de très nombreuses années
26:48que les Américains
26:50étaient face à face
26:50dans la même pièce
26:51avec les Iraniens.
26:53Les Iraniens,
26:54c'est aussi un peu
26:55comme les Russes.
26:56C'est des négociateurs
26:57très rusés.
26:58La République islamique
27:00qui joue beaucoup aussi
27:01sur le mensonge
27:02ou sur le fait
27:03de prendre des délais
27:05très longs
27:06pour donner des réponses.
27:07Et donc envoyer
27:08J.D. Vence
27:09qui de toute évidence
27:10a assez peu d'expérience
27:12dans ce genre d'exercice
27:13était l'envoyé au casse-pipe.
27:15Et puis il y a aussi
27:16la question des deux autres
27:18négociateurs habituels
27:19qui sont le beau-fils
27:20de Donald Trump,
27:21Jared Kushner
27:22et puis Steve Huitkov,
27:24j'oubliais son nom,
27:25le promoteur immobilier
27:26qui eux,
27:26alors à force,
27:27commencent à avoir
27:27un peu d'expérience
27:28par la force des choses
27:29de la négociation compliquée
27:31parce que depuis deux ans
27:32ils sont toutes les semaines
27:34à Moscou.
27:35Mais encore une fois,
27:36là on avait un trio
27:38de personnes
27:39qui ne sont pas
27:39des professionnels
27:40de la diplomatie
27:40qu'on met face
27:41à des négociateurs
27:42extrêmement expérimentés,
27:44extrêmement difficiles.
27:45Donc ça ne pouvait donner
27:46qu'un échec.
27:48On va voir si la semaine prochaine
27:49c'est le même trio
27:50qui s'y rend
27:51et si ça donne quelque chose.
27:52Cédric Clérin,
27:53un mot pour revenir
27:54à l'initiative
27:55d'Emmanuel Macron
27:56de recevoir plusieurs pays
27:57vendredi
27:58pour parler du Détroit-Dormuz
28:00une fois que celui-ci
28:01sera sécurisé,
28:01on le rappelle.
28:03Oui, c'est son expression
28:05favorite mais que j'arrive
28:05pas à retenir
28:06dans un but strictement défensif.
28:08Je crois qu'il répète
28:09depuis le début,
28:09je n'ai toujours pas bien compris
28:10ce que ça voulait dire.
28:14Bon, là aussi...
28:14La France ne rentre pas
28:16en guerre
28:17de façon offensive.
28:18Ça veut dire qu'on tire
28:19que si on nous attaque.
28:20Oui, tout à fait.
28:21Mais là, donc là,
28:21oui, mais maintenant
28:21on en est à la réunion
28:22de plusieurs pays
28:24dans un but strictement défensif
28:25pour le Détroit.
28:26Bon, qu'est-ce que ça va donner ?
28:27On est curieux de voir
28:29ce que ça va donner.
28:30Mais effectivement,
28:31on peut se satisfaire
28:33que le président français
28:35prenne des initiatives
28:36pour essayer de résoudre des choses.
28:37Enfin, malheureusement,
28:38on en est réduit
28:39à répéter un peu
28:40toujours la même chose.
28:41C'est-à-dire qu'il y a
28:43des institutions internationales
28:44qui aujourd'hui
28:44ne sont absolument pas utilisées
28:47et qu'on a des one-to-one
28:49avec des personnages.
28:51On parlera aussi
28:52du Liban et d'Israël
28:54mais à chaque fois,
28:54on a des face-à-face
28:55avec des pays
28:57qui sont à côté réduits
28:58à parler,
28:59à se réunir
29:00et avec des résultats
29:02pas très probants.
29:04Donc, c'est aussi
29:05le problème
29:05de l'éclatement
29:06du multilatéralisme.
29:07Il n'y a plus tout le monde
29:08autour de la table
29:09et pour trouver une solution,
29:11c'est quand même bien mieux
29:11quand il y a tout le monde
29:12autour de la table
29:13avec chacun
29:14des intérêts
29:15et des poids différents,
29:18des influences
29:18sur certains pays
29:20que des face-à-face
29:21avec des gens derrière
29:22qui font l'initiative
29:23qui ressemblent quand même
29:24beaucoup à de la com'.
29:25Les discussions
29:26entre Israël et le Liban,
29:27on va en parler
29:27dans un instant
29:28dans la seconde partie.
29:29Des informés,
29:30restez bien avec nous.
29:30Il est 20h33
29:31sur France Info.
29:37Et l'info,
29:37c'est avec Sarah Ders.
29:38L'Elysée refuse
29:39une perquisition
29:40dans le cadre
29:41d'une enquête financière
29:42sur l'organisation
29:43des cérémonies d'hommage
29:44au Panthéon
29:45attribuées
29:46à une même entreprise.
29:47L'accès au palais présidentiel
29:49n'a pas été autorisé
29:50mais l'Elysée
29:51promet de transmettre
29:52des documents
29:52nécessaires aux enquêteurs.
29:54Des négociations directes
29:56entre le Liban
29:56et Israël
29:57à Washington.
29:58Le chef de la diplomatie américaine
30:00appelle à saisir
30:01une occasion historique
30:02en vue d'une paix durable
30:03au Liban.
30:04Avant la rencontre,
30:05le Hezbollah pro-iranien
30:06a rejeté la tenue
30:07de ces discussions
30:08et parlé d'une capitulation.
30:11Comment sortir
30:11de la crise des carburants
30:13due à la guerre
30:13au Moyen-Orient ?
30:14Le gouvernement réfléchit
30:16non pas à un plafonnement
30:17des prix
30:17mais à un décret
30:19pour plafonner
30:19les marges
30:20des distributeurs
30:21objectifs tentés
30:22dans la mesure du possible
30:23d'influer sur les prix
30:24à la pompe.
30:26Malgré la fronde,
30:27le Sénat adopte
30:28le projet de réforme
30:29de la justice criminelle
30:30porté par le ministre
30:31Gérald Darmanin.
30:32Il introduit
30:33le plaidé coupable
30:34censé accélérer
30:35le traitement des dossiers
30:37ce qui provoque
30:38la colère
30:38de milliers d'avocats
30:39et de la gauche.
30:41Le texte doit retourner
30:42désormais
30:42à l'Assemblée nationale.
30:44L'actrice Nadia Fares
30:45retrouvée inconsciente
30:46au fond d'une piscine
30:47à Paris.
30:48C'était ce week-end.
30:49L'actrice des rivières
30:50pourpre hospitalisée
30:51est dans un état grave.
30:53Une enquête est ouverte,
30:54aucune infraction
30:55n'étant relevée
30:56à ce stade.
30:57Et dans moins d'une demi-heure,
30:59le PSG va tenter
31:00de décrocher
31:00une autre victoire
31:01ce soir face à Liverpool.
31:03Match retour
31:03de la Ligue des champions
31:04de football.
31:05Objectif des Parisiens
31:06se qualifier
31:07pour une troisième
31:08demi-finale consécutive.
31:10Même équipe
31:10qu'à l'aller
31:11pour le PSG
31:12et côté Liverpool,
31:13Mohamed Salah
31:13est sur le banc
31:14des remplaçants.
31:17France Info
31:1820h, 21h
31:20France Info
31:21Les informés
31:23Victor Matet
31:24Avec ce soir,
31:24Valérie Gass,
31:25chef du service politique
31:26de RFI,
31:27Christophe Jacubizine,
31:29directeur de la rédaction
31:30des Echos,
31:31Cédric Clérin,
31:32rédacteur en chef
31:32de l'Humanité Magazine
31:34et Benjamin Louis,
31:35correspondant en France
31:36pour la RTS
31:37et la radio
31:38télévision suisse.
31:39Nous parlions
31:39il y a quelques minutes
31:41de ces négociations
31:41Iran-États-Unis,
31:43des discussions
31:44à Washington
31:44entre représentants
31:45libanais et israéliens.
31:47Elles ont débuté
31:48ce soir sous la médiation
31:49du chef de la diplomatie
31:51américaine,
31:52Marco Rubio,
31:53qui a pris la parole
31:54en début de réunion.
31:55Toutes les complexités
31:57de cette affaire
31:57ne seront pas résolues
31:58dans les six prochaines heures.
31:59Mais nous pouvons
32:00commencer à avancer
32:01pour créer un cadre
32:02propice à l'événement
32:04d'une solution positive.
32:05Cela prendra du temps.
32:07Mais nous croyons
32:08que cet effort
32:08en vaut la peine.
32:09Il s'agit d'un effort
32:10historique.
32:11Et notre espoir
32:12aujourd'hui
32:13est que nous puissions
32:14définir les bases
32:14d'une paix durable
32:15et permanente.
32:16Voilà,
32:17moment peut-être historique
32:18dit Marco Rubio
32:19mais aussi Ahoris
32:20qu'on le rappelle
32:20les frappes ininterrompues
32:22de l'État hébreu
32:22sur son voisin libanais
32:24depuis maintenant
32:24six semaines.
32:25On fait d'ores et déjà
32:26plus de 2000 morts
32:27et déplacés
32:28plus d'un million de personnes.
32:29Bonsoir Asni Abidi.
32:32Bonsoir.
32:32Merci d'être avec nous
32:33dans Les Informés,
32:34politologue,
32:34directeur du Centre d'études
32:36et de recherche
32:37sur le monde arabe
32:37et méditerranéen
32:39basé à Genève
32:41en Suisse.
32:41On peut rappeler
32:42Asni Abidi
32:42qui se trouve
32:43à cette table
32:44des négociations.
32:46Alors nous avons
32:48d'abord l'ambassadrice
32:49de Liban
32:50et l'ambassadeur américain
32:53qui est basé
32:55à Beyrouth
32:56et évidemment
32:58qui est très proche
33:00collaborateur
33:00d'ailleurs
33:01de Marco Rubio
33:03qui a une grande connaissance
33:04de Moyen-Orient
33:05qui sont vraiment
33:06les parrains
33:06de cette négociation.
33:08Et Marco Rubio
33:09c'est un dossier
33:10important
33:11pour lui
33:12parce qu'il veut
33:12montrer finalement
33:13que les efforts
33:15du département d'État
33:16vont parvenir
33:17à un accord
33:18il appelle
33:19à un accord
33:20global
33:21ce qui me paraît
33:22un peu ambitieux
33:22de la part
33:23de Marco Rubio.
33:24Je vais revenir vers vous
33:25dans un instant
33:25Asni Abidi.
33:27Benjamin Louis,
33:28l'un des faits importants
33:28c'est que le Hezbollah
33:29n'est pas bien sûr
33:30dans ces discussions.
33:32Effectivement,
33:33moi je m'arrête
33:34sur l'expression
33:34de Marco Rubio
33:35qui parle de terrain propice.
33:37Il faut quand même voir
33:38où se tiennent
33:39ces discussions
33:40et ces négociations.
33:42C'est à Washington
33:42qui est donc
33:43le principal sponsor
33:45de l'armée israélienne
33:46qui bombarde
33:48le Liban
33:49sans relâche
33:50depuis plusieurs jours.
33:52Donc déjà sur ça
33:53pour revenir un peu
33:54à ce que disait
33:55tout à l'heure Cédric
33:56l'éclatement du multilatéralisme
33:57en fait
33:57on a même abandonné
33:58les lieux traditionnels
34:00de négociation
34:01il y a évidemment Genève
34:02mais je le dis
34:04parce que c'est
34:05Asni Abidi
34:05qui est aussi notre invité
34:06mais il y a plein
34:07d'autres endroits
34:08où on aurait pu imaginer
34:09faire organiser
34:10ces négociations
34:11peut-être pour que
34:12chacun soit sur
34:13un pied d'égalité.
34:15Ça me paraît
34:15déjà un peu déséquilibré
34:16dès le départ
34:17d'organiser ça
34:18à Washington
34:18et encore une fois
34:19ça montre que
34:20les lieux traditionnels
34:21où on pouvait se parler
34:22de manière équilibrée
34:24impartiale
34:25disparaissent
34:26on les abandonne
34:27et puis au fond
34:27c'est la loi du plus fort
34:28même jusque dans
34:29les négociations diplomatiques.
34:30Christophe Jacubizine
34:32sur ces négociations
34:32justement à Washington
34:33grand allié
34:34des Israéliens.
34:35Je comprends
34:36qu'il faille défendre
34:37la Suisse
34:37comme territoire
34:38de négociation.
34:39Et pas seulement
34:39ça pourrait aussi être Paris.
34:41Le problème
34:42c'est pas tellement
34:42que c'est une question
34:44d'interlocuteur.
34:45Vous avez raison
34:45Victor,
34:46je pense quand même
34:46que c'est pas une guerre
34:47entre le Liban et Israël
34:49c'est une guerre
34:50entre Israël
34:51et le Hezbollah.
34:52Et c'est vrai
34:52que là
34:52l'interlocuteur
34:53qui est l'ambassadeur
34:55du Liban
34:56il incarne
34:57toutes les communautés
34:58libanaises
34:58qu'elles soient
35:00maronites
35:00donc chrétiennes
35:01sunnites
35:02ou chiites
35:03donc le Hezbollah.
35:04Les chiites libanaises
35:05sont maintenant
35:06majoritairement
35:07affiliés au Hezbollah
35:08ce qui n'était pas le cas
35:09il y a 10 ou 20 ans
35:10mais le bon interlocuteur
35:11ça serait quand même
35:12effectivement
35:13Israël
35:14et le Hezbollah.
35:16Donc oui
35:18je donne pas cher
35:19du succès
35:20de Sénégaux
35:22après
35:23le fait que
35:24l'ambassadeur israélien
35:25à l'instant
35:26salue un excellent échange
35:27à l'issue
35:28des premiers pour parler.
35:29Ça permet peut-être
35:30à Israël
35:32de gagner du temps aussi
35:32de dire qu'ils sont
35:33engagés dans un dialogue
35:35avec les libanais
35:37mais je pense
35:38qu'il y a une pression
35:39et mondiale
35:39et américaine
35:40sur Israël
35:41pour négocier
35:43et discuter
35:43mais objectivement
35:44je vous l'accorde
35:45c'est ni le bon lieu
35:46ni les bons interlocuteurs
35:47donc ça me paraît
35:49quand même bien compromis.
35:50On peut rappeler
35:51Cédric Clérin
35:51que le Liban
35:52et Israël
35:53n'ont plus fait la paix
35:54depuis 42 ans
35:55depuis 1983.
35:57Oui
35:58et il n'y a eu
36:00aucune négociation bilatérale
36:01depuis 1993
36:02me semble-t-il
36:03donc c'est effectivement
36:04c'est un événement
36:05mais le fait que ça soit
36:06Washington
36:06parce qu'en fait
36:08encore une fois
36:08c'est ce qu'on répète aussi
36:09depuis
36:11trois ans
36:11mais
36:13les moyens militaires
36:14d'Israël
36:14dépendent totalement
36:15des Etats-Unis
36:16donc les Etats-Unis
36:17ont les moyens
36:19d'arrêter à peu près
36:19toutes les guerres
36:20que mènent Israël
36:21et donc là
36:22le fait que ça soit
36:23le bailleur de fonds
36:24et militaires
36:24qui accueillent
36:25ces négociations
36:26que le plan
36:28posé par Israël
36:29soit particulièrement dur
36:31il s'agit de créer
36:32trois zones
36:32dans un autre pays
36:33là aussi
36:34en d'autres temps
36:36l'ONU
36:37aurait été
36:37aux 400 coups
36:39quand une nation
36:40va sur le territoire
36:42d'un autre pays
36:43et veut
36:43y installer des zones
36:44
36:45on va discuter
36:45avec les Etats-Unis
36:46sur est-ce que c'est
36:47acceptable ou pas
36:47parce que ça nous permettrait
36:49d'aller peut-être
36:51attaquer le Hezbo là
36:52si cette partie-là
36:53nous appartenait
36:53ou en tout cas
36:54c'est nous qui la gérions
36:55celle-là
36:56on avancerait un peu
36:57etc
36:57donc on a
36:59des négociations
36:59extrêmement déséquilibrées
37:01et donc le gouvernement
37:02libanais
37:02et j'en reviens aussi
37:04au multilatéralisme
37:04se retrouvent isolés
37:06face à Israël
37:07et aux Etats-Unis
37:08avec de l'autre côté
37:09le Hezbo là
37:10ils sont complètement
37:10entre
37:12pris en sandwich
37:13et les marges de manœuvre
37:14pour le gouvernement
37:15libanais
37:15de négocier là
37:16sont extrêmement faibles
37:17donc
37:18et ce que vous venez de dire
37:19sur ce que déclare
37:20le ministre israélien
37:21pardon
37:22l'ambarcedeur israélien
37:23l'ambarcedeur israélien
37:24pardon
37:24n'augure rien de bon
37:26malheureusement
37:27Asni Abidi
37:28justement sur
37:29le but finalement
37:30de ces négociations
37:31on a l'impression
37:32que les deux camps
37:33ne négocient pas
37:34la même chose
37:34avant toute chose
37:35le Liban
37:36veut d'abord
37:36un cessez-le-feu
37:38oui
37:39un cessez-le-feu
37:40mais vous savez
37:40on a vite enterré
37:41un autre instrument
37:43qui a montré
37:43son efficacité
37:44mais qui n'a pas été suivi
37:45c'est ce qu'on appelle
37:46le mécanisme
37:47il y avait un mécanisme
37:48après bien sûr
37:49la guerre de 12 jours
37:50et l'entrée en guerre
37:51de Hezbollah
37:51les Israéliens
37:53et les Américains
37:53ont accepté
37:54ce mécanisme
37:55qui est chargé
37:56de surveiller un cessez-le-feu
37:58et c'est pourquoi
37:58le gouvernement libanais
37:59demande d'abord
38:00un cessez-le-feu
38:02pour que l'armée
38:03libanaise
38:03se déploie au sud
38:05en revanche
38:06l'exigence
38:07celle de désarmer
38:08le Hezbollah
38:09on sait très bien
38:09que c'est une exigence
38:10qui est difficile
38:11à accepter
38:12et même à réaliser
38:13aucune
38:14aucun état
38:15aucune institution
38:16même les gouvernements
38:17étrangers
38:18n'ont pas cette capacité
38:19c'est pourquoi
38:20à mon sens
38:21dès le départ
38:21on a finalement
38:22des objectifs
38:23qui ne sont pas réalisables
38:24qui sont obligés
38:25par les Israéliens
38:27et relayés
38:28par les Américains
38:29sans donner
38:31une adaptation
38:32pour le gouvernement
38:33libanais
38:33pour qu'il puisse
38:35désarmer
38:36progressivement
38:37le Hezbollah
38:37ce désarmement
38:38il ne peut pas se faire
38:39pendant que le Liban
38:40est occupé
38:41ça donne un argument
38:42de taille
38:43pour le Hezbollah
38:44mais aussi pour d'autres
38:45de dire
38:45vous savez
38:46nous avons d'abord
38:46une question
38:47c'est de libérer
38:48le territoire libanais
38:49cela veut dire
38:50que quand Marco Rubio
38:51Asni Abidi
38:51évoque un moment historique
38:53c'est totalement utopique ?
38:56il évoque un moment historique
38:57parce que ce que veut
38:58Marco Rubio
39:00ce que veut Donald Trump
39:01c'est que les Libanais
39:02rejoignent les accords
39:03d'Abraham
39:03c'est pourquoi
39:04il parle d'un accord
39:05vous savez
39:06jusqu'à maintenant
39:07la législation
39:08libanaise
39:09interdit
39:10criminalise
39:11tout contact
39:11avec les Israéliens
39:12je ne sais pas
39:13comment ils vont faire
39:14pour justement sauver
39:15cette ambassadrice
39:16qui va négocier
39:16mais en principe
39:17il est interdit
39:18de ressortir
39:19un Libanais
39:19qui visite Israël
39:20et donc
39:21c'est un délit
39:23donc passer
39:24à un accord
39:26global
39:27alors qu'une partie
39:29de territoire
39:29libanais
39:30est occupée
39:31alors qu'il y a
39:32à peu près
39:32un million de réfugiés
39:33selon le ministère
39:34de la santé
39:35ça me semble
39:36en effet
39:36très ambitieux
39:37de la part
39:38des Américains
39:39Merci Asni Abidi
39:41d'avoir été
39:41avec nous
39:42quelques petits problèmes
39:43de connexion
39:44je rappelle que vous êtes
39:44politologue
39:45directeur du centre
39:46d'études et de recherche
39:47sur le monde arabe
39:48et méditerranéen
39:49à Genève
39:50Valérie Gass
39:50on parlait tout à l'heure
39:51d'Emmanuel Macron
39:52la France très active
39:54aussi
39:54sur ce dossier libanais
39:56oui le dossier libanais
39:57c'est un dossier
39:57sur lequel Emmanuel Macron
39:59a toujours voulu
40:00se positionner
40:01quel que soit le drame
40:02qui se passe au Liban
40:03Emmanuel Macron
40:04intervient par
40:05l'essai de prendre
40:06des initiatives
40:06d'ailleurs avant
40:07le déclenchement de la guerre
40:08il devait y avoir
40:08une conférence à Paris
40:10justement sur le Liban
40:11qui n'a pas eu lieu
40:13puisque les hostilités
40:14se sont déclenchées
40:15c'est vrai qu'on parlait
40:17de Genève
40:18de Washington
40:18Paris aurait été
40:19aussi une ville
40:20où il aurait pu y avoir
40:21des négociations
40:22avec le Liban
40:23peut-être
40:24de manière
40:25un peu plus neutre
40:26oui Emmanuel Macron
40:27c'est un dossier
40:27qui suit particulièrement
40:29et il est très investi
40:31sur le Liban
40:31mais il n'a jamais réussi
40:33à obtenir
40:34quelques résultats
40:35que ce soit
40:35il avait déjà fait
40:36une tentative
40:37pour réorganiser
40:38la politique
40:39il est allé sur place
40:40après la fameuse explosion
40:41à Beyrouth
40:42et ça avait totalement
40:44avorté
40:45il n'avait pas réussi
40:46mais il y a une volonté
40:47il y a un lien particulier
40:48de la France
40:49historique avec le Liban
40:50et Emmanuel Macron
40:51s'est vraiment
40:52paré de ça
40:52et veut être toujours
40:53actif sur ce dossier
40:54et défend
40:54à chacune de ses prises
40:55de parole
40:56d'ailleurs dans le contexte
40:56depuis le déclenchement
40:57de la guerre
40:57il a toujours mis
40:58l'accent sur la question
40:59du Liban
41:00et de ce qui s'est passé
41:01en essayant notamment
41:02de l'inclure
41:02dans les négociations
41:03entre les Etats-Unis
41:05et l'Iran
41:06Christophe Jacobi
41:07non mais c'est vrai
41:07c'est un lien historique
41:08à cause du mandat
41:09qu'on a eu
41:09ou grâce au mandat
41:10qu'on a eu
41:10sur le Liban
41:11et il y a
41:12une proximité
41:13de cœur
41:13entre les Libanais
41:15et les Français
41:18les gouvernements français
41:19que ce soit
41:19le président actuel
41:20ou les précédents
41:21il y a un devoir
41:22en fait
41:22il y a un devoir historique
41:23et les Libanais
41:24attendent beaucoup ça
41:25de nous
41:25quand on discute avec eux
41:26ils attendent vraiment
41:27de la France
41:27qu'on joue ce rôle
41:28après ce qui est un peu triste
41:30c'est qu'on voit bien
41:31que ce rôle
41:32il est beaucoup moins important
41:34qu'avant
41:34et qu'on se doit de le faire
41:37mais je ne suis pas sûr
41:38qu'on a bien vu
41:38à quel point Israël
41:39ne nous écoutait plus du tout
41:41et donc
41:43il faut le faire
41:44malheureusement
41:45on voit bien
41:46que ce n'est pas
41:47très efficace aujourd'hui
41:48Benjamin Louis
41:49mais encore une fois
41:50juste en deux mots
41:50la France s'est retrouvée aussi
41:53surprise par cette histoire
41:54qui s'accélère
41:55sous
41:57les sous-brosseaux
41:59du président Trump
41:59c'est-à-dire que
42:00la conférence
42:01que Valérie mentionnait
42:03était destinée
42:04à renforcer
42:05et à donner
42:07de meilleures capacités
42:08à l'armée libanaise
42:09ça devait se tenir
42:10à Paris
42:10et encore une fois
42:11c'était quelque chose
42:12qui était étudié
42:13dans le temps long
42:14renforcer
42:15les capacités militaires
42:16de l'armée libanaise
42:18pour pouvoir
42:19aussi s'atteler
42:20peut-être
42:21au démantèlement
42:22et au désarmement
42:24du Hezbollah
42:25mais encore une fois
42:26là on était dans une perspective
42:27de temps long
42:28comme aimait
42:29à s'inscrire
42:31le président de la République
42:32Emmanuel Macron
42:33avec le Liban
42:34mais voilà
42:35tout s'est accéléré
42:36par cette entrée
42:38en guerre
42:38des Etats-Unis
42:39même si d'ailleurs
42:40ils n'ont toujours pas voté
42:41au Parlement
42:42de statut de guerre
42:44mais voilà
42:45contre l'Iran
42:46Encore un mot sur le sujet
42:47Cédric Clérin ?
42:47Oui il y a une dimension
42:49politique aussi
42:50effectivement
42:51la France
42:53malheureusement
42:53n'a pas le poids
42:54pour empêcher
42:54le piège
42:55dans lequel sont
42:56les Libanais
42:56parce qu'il y a quand même
42:58une constante
42:58c'est que
42:59politiquement
43:00le gouvernement
43:00libanais
43:01qu'est-ce qu'il peut faire ?
43:02S'il cède trop
43:03il cède
43:04à ce qui est aujourd'hui
43:05une puissance occupante
43:06qui bombarde
43:07donc le Hezbollah
43:09sera fondé
43:10à dire
43:10regardez
43:10ce sont des traîtres
43:11et nous sommes les seuls
43:12à défendre le Liban
43:13C'est le Hezbollah
43:14qui tire sur Israël
43:15quand même
43:15au début
43:15Oui d'accord
43:17sauf qu'aujourd'hui
43:18Israël demande
43:19à négocier avec le Liban
43:20en les bombardant
43:21donc les Libanais
43:22ne sont pas en train
43:23de célébrer
43:24l'armée israélienne
43:24aujourd'hui
43:25de la même manière
43:25que les Palestiniens
43:26ne célèbrent pas
43:27et que le Hamas
43:28peut dire
43:29regardez ce qu'Israël fait
43:30de la même manière
43:31que le régime iranien
43:32était peut-être plus fragile
43:33il y a trois mois
43:33qui ne l'est aujourd'hui
43:34en réalité
43:35parce qu'il y a eu
43:36des bombardements
43:37dessus
43:38et que la population
43:38c'est aussi
43:39il a réussi à souder
43:40quelque part
43:41la population
43:42face à l'îme extérieure
43:43donc à chaque fois
43:44dans la région
43:45l'objectif militaire
43:47israélo-américain
43:48est partiellement atteint
43:50ou pas atteint
43:51mais politiquement
43:52c'est pas sûr
43:52que ça avance beaucoup
43:53On sait
43:53ça a été rappelé
43:54très justement
43:54le problème du Liban
43:56c'est l'incapacité
43:57de l'État
43:59libanais
44:00à se défendre
44:01contre aussi
44:02un ennemi de l'intérieur
44:03que le Hezbollah
44:03qui est plus armé
44:04que l'armée libanaise
44:05et effectivement
44:06il aurait fallu
44:07depuis des années
44:09aider le Liban
44:10à reconstruire son armée
44:11mais
44:12le Liban
44:13qui a été
44:14qui est divisé
44:15par des communautés
44:17qui est donc
44:18en partie
44:19vérolé par le Hezbollah
44:20qui est devenu
44:21complètement iranien
44:22alors qu'il ne l'était pas
44:23il y a 15 ou 20 ans
44:24donc c'est
44:25malheureusement
44:26j'ai l'impression
44:27qu'on s'achemine
44:28vers une forme de partition
44:30du Liban
44:30qui serait évidemment tragique
44:31et ces premiers
44:32pourparlers
44:33entre Israël
44:34et le Liban
44:35viennent de se terminer
44:35ce soir à Washington
44:37on aura bien sûr
44:38l'occasion
44:38d'y revenir
44:39terminons ces informés
44:40par ce qui a été
44:42le sujet de la campagne
44:43des municipales
44:43à Paris
44:44les violences sexuelles
44:45dans le milieu du périscolaire
44:4678 agents
44:47suspendus
44:48dont 31
44:49pour des suspicions
44:50de violences sexuelles
44:51dans des écoles
44:51de la capitale
44:52depuis le début de l'année
44:53le nouveau maire
44:54Emmanuel Grégoire
44:55a fait adopter ce matin
44:56son plan d'action
44:57contre ces violences sexuelles
44:58plan à 20 millions d'euros
45:00il prévoit une simplification
45:01de la chaîne de signalement
45:03la transparence totale
45:04aux familles
45:05un investissement massif
45:06aussi dans la formation
45:07en ouvrant notamment
45:08une école du périscolaire
45:09et promet le réaménagement
45:11d'espaces sensibles
45:12comme les toilettes
45:13pour éviter qu'un adulte
45:14se retrouve seul
45:15avec un enfant
45:16mesure
45:16dont se satisfait Anne
45:18du collectif
45:19SOS Périscolaire
45:20ce qui va avec
45:21cette rénovation
45:22des toilettes
45:23c'est un aspect
45:24qui est assez étonnant
45:25qui est immobilier
45:26c'est à dire effectivement
45:27de faire des travaux
45:28pour que dans les écoles
45:29il n'y ait plus
45:30de recoins
45:31il n'y ait plus
45:31ces endroits
45:32justement
45:33où on peut s'isoler
45:35avec un enfant
45:35ou un groupe d'enfants
45:36puisqu'on a vu des faits
45:38à caractère sexuel
45:38être reproché
45:39des animateurs
45:39qui s'isolaient
45:40avec un groupe d'enfants
45:41donc ça c'est quand même
45:42très positif
45:42c'est quand même
45:43un plan qui est très ambitieux
45:44et qui tranche
45:45avec les mesures
45:47prises
45:47ou plutôt pas prises
45:48les années précédentes
45:50Un plan très ambitieux
45:51dit cette membre
45:52du collectif SOS
45:54périscolaire
45:55Valérie Gass
45:56en clair
45:56enfin ça bouge
45:58sur ce sujet
45:59Voilà il n'y avait pas le choix
46:00Emmanuel Grégoire
46:01finalement
46:02ça a été un des sujets
46:03en effet de la campagne
46:04des municipales
46:05Il a été attaqué
46:06de toute part
46:06Il a été attaqué
46:07mais ça ne lui a pas
46:07porté tant préjudice
46:09que ça
46:09mais il ne pouvait pas
46:10entrer en fonction
46:11sans prendre des mesures
46:13quand même
46:13assez importantes
46:14pour lutter
46:15contre ce qui est
46:15quand même
46:16une catastrophe
46:18industrielle
46:19sur le dernier mandat
46:22on a découvert
46:24qu'il n'y avait vraiment
46:25aucune vérification
46:26des animateurs
46:27du périscolaire
46:28qu'il y a eu
46:29de plus en plus
46:30de plaintes
46:31et peu de sanctions
46:33peu de prise en charge
46:35de ce qui était découvert
46:36et même peut-être
46:37plus le contraire
46:37donc là il fallait
46:39qu'il marque un coup
46:40est-ce que ce sera suffisant
46:41est-ce que tout ça
46:42va rentrer en oeuvre
46:43est-ce qu'on va encore
46:43découvrir d'autres affaires
46:45ça risque d'être
46:47encore quelque chose
46:48qui va marquer
46:50l'action
46:51d'Emmanuel Grégoire
46:52à la tête
46:52de la mairie de Paris
46:53c'était sa priorité
46:54numéro un
46:54Benjamin Louis
46:55il l'avait dit
46:56Emmanuel Grégoire
46:56pendant sa campagne
46:58et puis juste après
46:58son élection
46:59au conseil de Paris
47:01en tant que maire
47:02il n'avait pas le choix
47:03finalement d'agir
47:03très vite sur ce sujet
47:04il n'avait absolument
47:05pas le choix
47:06il fallait qu'il agisse vite
47:07et qu'il agisse fort
47:07alors effectivement
47:0820 millions d'euros
47:09c'est énorme
47:10mais c'est je pense
47:12à peine à la hauteur
47:13de l'effarement
47:15en fait
47:15de la découverte
47:17de ce problème
47:18systémique
47:20gigantesque
47:20incroyable
47:21quand on a quand même
47:21parmi les mesures
47:23qui sont prises
47:23la transparence
47:25totale aux familles
47:26encore heureux
47:26quand même
47:27c'est absolument fou
47:28alors effectivement
47:29ça donne aussi lieu
47:30à quelques excès politiques
47:31je crois que
47:32certains
47:33dans l'opposition
47:34municipale
47:35ont demandé
47:35de la vidéosurveillance
47:37on va peut-être pas
47:37commencer à aller
47:38placer des caméras
47:39dans les écoles
47:40dans les salles
47:41des républicains
47:42et du groupe
47:43de Rachid Adati
47:43effectivement
47:44ça ce serait peut-être
47:45peut-être un peu exagéré
47:47et encore
47:47et encore
47:48au vu de ce qui a été
47:50découvert
47:50la question
47:51mérite d'être posée
47:53et encore une fois
47:53on se rend compte
47:54qu'on est dans
47:55la réaction
47:55après une crise
47:56incroyable
47:57donc c'est un dégât
47:58de confiance
47:59c'est un dégât
48:00d'image
48:01je dois dire
48:02que pour ce qui est
48:03du bilan
48:03de Dan Hidalgo
48:05qui était déjà
48:05pas forcément
48:07brillant
48:08en tout cas
48:08pour un grand
48:10nombre
48:10d'électeurs parisiens
48:12là honnêtement
48:13c'est un peu
48:13un clou de plus
48:14dans le cercueil
48:15et voilà
48:17il n'avait pas le choix
48:18que d'agir
48:19de manière extrêmement
48:20ferme
48:21Emmanuel Duroir
48:21a été le premier adjoint
48:22d'Anne Hidalgo
48:22jusqu'en juin 2024
48:24au moment de la dissolution
48:26il est devenu l'exercice
48:27c'est vrai qu'il s'est bien arrangé
48:28durant sa campagne
48:28pour qu'on l'oublie
48:28mais il a quand même
48:29une part de responsabilité
48:31qu'il le veuille ou non
48:32dans ce qui s'est passé
48:33sur ces vidéos
48:35sur ces caméras
48:37si ça peut éviter
48:38tout ce qu'on a appris
48:40pourquoi pas
48:41l'autre chose aussi
48:41qui est intéressante
48:42c'est la création
48:43d'une sorte d'école
48:44de formation
48:45déjà genre du périscolaire
48:46qui n'existait pas
48:47c'est vrai qu'on a
48:48quand cette idée
48:49non mais c'est vrai
48:50ça n'existait pas
48:51il n'y avait pas de formation
48:52pas de vérification
48:54du casier
48:55c'était un peu
48:56porte ouverte
48:57à d'informer
48:57il démontre aussi
48:58les problèmes
48:58à recruter
48:59dans ce secteur
49:00exactement
49:00mais bon
49:01il faut encadrer les gens
49:02et les former
49:02c'est incroyable
49:04qu'on ait lancé
49:05cette activité
49:06et qu'on ait proposé
49:07à des personnes
49:08qui n'avaient pas
49:09d'expérience
49:10d'encadrer les enfants
49:12Cédric Quérin
49:13en fait
49:14le problème
49:14c'est que ce n'est pas
49:15qu'un problème parisien
49:16puisque ce n'est pas
49:17un système
49:17que Paris a mis en place
49:18ça existe partout
49:19et malheureusement
49:21il y a quand même
49:22assez peu de chances
49:22que Paris soit un microclimat
49:24et que ce qui soit passé
49:25à Paris
49:25n'existe pas ailleurs
49:26d'ailleurs
49:27il y a déjà eu
49:27dans plusieurs villes
49:28pas à la même échelle
49:29à quoi on pourrait dire
49:30qu'à Paris
49:31il y avait des moyens
49:31pour peut-être
49:32mettre des choses en place
49:33plus que dans d'autres villes
49:34ou dans d'autres zones rurales
49:35Oui sans doute
49:35sauf qu'aujourd'hui
49:36toutes les villes
49:37sont laissées
49:39il n'y a pas de service public
49:40national
49:41il n'y a pas de formation nationale
49:42il n'y a pas de chaîne
49:44en amont et en aval
49:45chaque ville
49:46construit un peu
49:47c'est même pas une compétence
49:48obligatoire des villes
49:49le périscolaire
49:50c'est parce que les gens disent
49:51on a besoin de garder nos mômes
49:53après l'école
49:53que les maires ils font
49:54mais ce n'est pas une compétence
49:55obligatoire
49:56donc aujourd'hui on bricole
49:57et ce qui manque un peu
49:58là on voit
49:59et ça a été dit par tout le monde
50:01Emmanuel Grégoire
50:02ne pouvait pas faire autrement
50:03que de mettre
50:03un maximum de moyens
50:04sur la table
50:05mais il construit
50:06une filière sur la ville
50:07en fait c'est au niveau national
50:08qu'il faudrait construire ça
50:09et pour l'instant
50:10on n'a pas l'impression
50:10que ce débat là
50:12soit monté
50:13soit monté
50:14à tous les niveaux
50:15or
50:16il est à peu près sûr
50:18que malheureusement
50:18le problème existe
50:20ailleurs en France
50:20et que le problème
50:21s'il est systémique
50:23il n'est pas systémique
50:24à l'intérieur
50:24du périphérique parisien
50:25Il y a eu d'ailleurs
50:26cette convention citoyenne
50:28sur les temps de l'enfant
50:29au niveau national
50:30Emmanuel Grégoire
50:31veut en lancer une aussi
50:32au niveau parisien
50:34avec des conclusions
50:35qui seront remises
50:36le 22 juin
50:37il y avait besoin
50:37Valérie Gasse
50:38d'ajouter
50:38à la convention nationale
50:40une convention parisienne ?
50:42Oui
50:42parce que c'est un problème parisien
50:44même si en effet
50:45on le sait malheureusement
50:46dans les clubs de sport
50:47partout il y a des enfants
50:48il y a des dérives
50:49et elles sont généralement dramatiques
50:51mais il y a un problème parisien
50:53et il fallait
50:54qu'il y ait une consultation
50:55une concertation
50:56quelque chose aussi
50:57au niveau de Paris
50:58il est maire de Paris
50:59il a des moyens
51:01importants
51:01et donc il faut
51:02qu'il sorte quelque chose
51:04de pérenne
51:06pas juste
51:06comme ça
51:08des mesures annoncées
51:09et puis ensuite
51:11on oublie
51:11et il se repasse la même chose
51:12là il faut qu'il y ait
51:13un engagement de résultat
51:14Cédric Clérin
51:15je voulais vous entendre
51:16sur cette histoire
51:17de caméras de vidéosurveillance
51:18dans les écoles
51:19Anne de SOS Périscolaire
51:21on n'a pas entendu cet extrait
51:22mais elle, elle dit
51:23il y a des questions
51:23de comment on garde
51:25ces images
51:25les données personnelles
51:26etc.
51:27c'est très compliqué quand même
51:28Mais oui
51:28bien sûr
51:29c'est très compliqué
51:30non seulement c'est très compliqué
51:31mais ça commence à poser
51:32quand même un énorme problème
51:33à tous les niveaux
51:34de liberté publique
51:35cette histoire
51:36vous savez qu'au niveau régional
51:37en Ile-de-France
51:38c'est le grand axe
51:39de Valérie Pécresse
51:41qui subventionne
51:42toutes les villes
51:43c'est-à-dire qu'une ville aujourd'hui
51:44qui veut faire de la prévention
51:45sur n'importe quel sujet
51:47engagée de l'humain
51:48ça lui coûte plus cher
51:49que des caméras
51:50parce qu'il y a la région
51:51qui paye
51:51donc dans toutes les communes
51:52d'Ile-de-France
51:54la droite
51:57en responsabilité
51:57ou dans l'opposition
51:58dire mais regardez
51:59on a une solution
51:59qui ne coûte pas cher
52:00c'est les caméras
52:01et donc quand il y a un problème
52:02avec la police
52:03c'est les caméras
52:04quand il y a un problème
52:04de délinquance
52:04c'est les caméras
52:05quand il y a un problème
52:06dans les écoles
52:06c'est les caméras
52:07et quand il y a un problème
52:07quelque part
52:08c'est les caméras
52:08ça ne peut pas résoudre
52:09tous les problèmes
52:10la preuve d'ailleurs
52:11qu'il y a beaucoup de problèmes
52:12qui ne sont pas résolus
52:13par les caméras
52:16qui coûtent très peu cher au départ
52:18et coûtent plus cher après
52:20posent d'autres problèmes
52:21et puis un problème
52:22de liberté publique
52:22on ne va quand même pas vivre
52:24avec des caméras
52:25absolument partout
52:27on doit pouvoir éviter
52:28l'énorme problème
52:29qu'il y a eu à Paris
52:30dans le périscolaire
52:31par de la formation
52:34par un système normal
52:36j'ai envie de dire
52:37sans qu'on ait besoin
52:37de mettre des caméras partout
52:38vous avez la parole
52:39Cédric Clérin
52:39vous allez la garder
52:40à la une de l'humanité
52:41demain
52:41et bien à la une
52:43de l'humanité demain
52:44c'est le juge Trévidic
52:45qui alerte sur les dangers
52:47de la loi Yadant
52:48d'accord
52:49le juge Marc Trévidic
52:50Marc Trévidic
52:51quand on se souvient
52:51l'ancien juge antiterroriste
52:53on va reparler effectivement
52:54sur France Info
52:56de cette loi
52:56on développera un peu plus tard
52:57qui dit qu'elle menace
52:58nos libertés
52:59le temps
53:00Christophe Jacubizine
53:01à la une des échos demain
53:02le cornu qui accumule
53:04les revers
53:04on en a parlé
53:05le 1er mai
53:06et puis effectivement
53:07cet échec
53:08sur les zones
53:09d'émission
53:10de zéro émission
53:12donc compliqué
53:13pour un gouvernement
53:14alors c'est vrai
53:14qu'il n'avait pas venti
53:15sur la marchandise
53:16il avait dit
53:16qu'il était le premier ministre
53:17le plus faible
53:17de la cinquième république
53:19ça se confirme
53:19le prochain obstacle
53:20c'est donc la loi Yadant
53:22à lire dans l'humanité
53:23on a compris
53:23le match continue
53:24jusqu'au bout
53:25merci Benjamin-Louis
53:26d'être venu ce soir
53:28merci Valérie Gass
53:29les informés
53:30reviennent demain matin
53:31sur France Info
53:33à 9h
53:33avec Agathe Lambret
53:34et Renaud Dédit
53:35très bonne soirée
53:35sur France Info
53:36à 9h
53:37à 9h
53:38à 9h
53:38à 9h
53:38à 9h
Commentaires

Recommandations