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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la
00:18TNT.
00:19A la une ce soir, Cécile Colleur et Jacques Paris en route vers la France.
00:23Les deux ex-otages ont pu quitter l'Iran cinq mois après leur libération.
00:27Nous reviendrons sur les détails et ce qui a permis leur retour, leur arrivée en France prévue demain matin.
00:33Au moment où l'ultimatum de Donald Trump à l'Iran aura pris fin, le président américain prédit si le
00:39détroit d'Hormuz n'est pas rouvert,
00:41qu'une civilisation entière va mourir ce soir.
00:44Téhéran menace de son côté de priver les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz pendant des
00:49années.
00:50Jusqu'où ira l'escalade, s'apprête-t-on à vivre un tournant décisif dans cette guerre ?
00:53Et puis les conséquences économiques du conflit en France, comment faire face à la hausse des prix des carburants ?
00:59Les syndicats ont été reçus à Bercy, à sa sortie, à la sortie.
01:02Sophie Binet de la CGT dénonce l'attitude du gouvernement qui a balayé d'un revers de la main, selon
01:07elle, toutes ses propositions.
01:08Nos informés, ce soir, Guillaume Lagarde, bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:11Maître de conférences à Sciences Po, spécialiste des questions de défense et de relations internationales,
01:17auteur de ce livre « Géopolitique de l'Europe, crépuscule d'une puissance », pont d'interrogation.
01:22Bonsoir Valérie Gasse.
01:23Bonsoir.
01:23Chef du service politique de RFI, bonsoir Mickaël Darmont.
01:26Bonsoir.
01:27Éditorialiste à public, Sénat et I24 News.
01:30À vos côtés Christophe Jacques-Ubizine, bonsoir.
01:32Bonsoir.
01:32Directeur de la rédaction des Echos.
01:34Et bonsoir Laurent Molode.
01:35Bonsoir.
01:36Rédacteur en chef à l'Humanité.
01:39C'est Emmanuel Macron qu'il a annoncé lui-même sur le réseau social X en milieu d'après-midi.
01:45Cécile Colleur et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français.
01:50Après trois ans et demi de détention en Iran, ce couple de Français restait otage jusqu'en novembre dernier
01:56avant de rejoindre l'ambassade de France à Téhéran.
01:58Nathanael Charbonnier.
02:00Cette libération intervient à un moment particulier.
02:03On sait que les deux Français étaient retenus à l'ambassade de France dans l'attente notamment du jugement d
02:08'une Iranienne accusée d'apologie du terrorisme.
02:11Mardier Esfandiari a été condamné le 26 février dernier à Paris à quatre ans de prison, dont un ferme,
02:18avec interdiction définitive d'être sur le territoire français.
02:22Elle a fait appel de ce jugement, mais cela n'a pas entravé le sort de Cécile Colleur et de
02:27Jacques Paris.
02:28Ils sont donc libres au terme d'une négociation qui aura duré des mois et fait de donnant-donnant.
02:34En septembre 2025, l'Iran demande à la France de retirer une plainte déposée devant la Cour internationale de justice.
02:41Ensuite seulement, l'Iran organisera le procès des deux Français avec condamnation à 20 ans et 17 ans de prison
02:48et surtout avec assignation à résidence à l'ambassade de France à Téhéran.
02:53Sur ce point précis, justement, Guillaume Lagan, l'attitude de la France qui refuse, on le sait, depuis le début
02:57de la guerre,
02:58de faire cette guerre justement aux côtés des États-Unis, ça a pu faciliter les choses ?
03:03C'est ce que certains observateurs relèvent, la modération de la France dans sa réaction aux attaques iraniennes sur les
03:11pays du Golfe,
03:13sa réticence à voter une résolution aux Nations Unies qui aurait prévu un chapitre 7,
03:18c'est-à-dire, on s'avait un usage de la force pour libérer le détroit d'Hormuz
03:23et de manière générale, les critiques du président Macron ont pu être mises en rapport avec cette négociation avec l
03:30'Iran.
03:30C'est possible, mais en même temps, je relève que c'est une position que beaucoup d'autres pays européens
03:34qui n'avaient pas les mêmes problématiques que nous avions avec ces otages ont également prise.
03:39Donc c'est peut-être autre chose en réalité qui s'est jouée en coulisses.
03:44Michael Darman ?
03:45Tout d'abord, on va se réjouir quand même de leur retour en France et de leur liberté réelle retrouvée.
03:50Parce qu'effectivement, c'est une longue épreuve qu'ils ont subie.
03:56Après, on a vu que, bien sûr, on connaît les termes de l'échange en réalité.
04:02C'est avec l'activiste qui a été condamné et il y a tout simplement un échange qui est fait.
04:09C'est vrai que le timing peut inciter à penser que ça vient récompenser.
04:15Le timing peut laisser penser qu'on est dans une logique de rétribution, d'un comportement, d'une prudence.
04:22Mais effectivement...
04:23Question de sécurité aussi.
04:24On est à quelques heures de cet ultimatum de la fin de l'ultimatum de Donald Trump.
04:28Ça peut jouer aussi ?
04:30Ça, on verra comment cet ultimatum va effectivement se concrétiser.
04:34Parce qu'on aura l'occasion de reparler.
04:36Mais enfin, les rendez-vous tellement annoncés sont souvent faits pour ne pas être honorés.
04:39Donc, on verra bien.
04:40Guillaume Laganne ?
04:41Non, on a aussi évoqué le fait qu'un navire de CMA-CGM ait pu traverser le détroit d'Ormouz.
04:47Ça aussi, c'était un élément qui aurait peut-être...
04:49Voilà.
04:50Christophe Jacubizine, on l'a dit, le retour en France de Cécile Colleur et Jacques Paris.
04:54C'est prévu tôt demain matin.
04:56Ils ont passé cinq mois au sein de l'ambassade française à Téhéran.
04:59Cinq mois depuis leur libération annoncée au mois de novembre.
05:02C'est inhabituellement long ?
05:03C'est souvent comme ça avec les Iraniens, en l'occurrence,
05:06quand il y a des échanges, soit d'espions, soit de prisonniers.
05:09Parfois, on fait prisonnier quelqu'un d'innocent pour faire libérer un espion.
05:12Ça prend souvent du temps.
05:13Il y a souvent des périodes comme ça, de transition,
05:16de manière à être sûre que l'échange va bien se faire.
05:18Donc, rien d'étonnant.
05:20Après, juste pour prolonger ce qui a été dit tout à l'heure,
05:21je pense quand même que la France a donné des signes de modération dans la guerre en Iran.
05:28Il paraît que le mot de passe pour laisser passer le bateau de CMA et CGM,
05:33c'était justement un navire français.
05:35Donc, il y avait de la part des Iraniens aussi la volonté de montrer
05:38qu'ils faisaient des signes à l'égard de la France,
05:41qui a quand même tenté, effectivement, vous le disiez,
05:43n'a pas voulu voter la résolution de l'ONI.
05:45Après, ceci dit, la Chine et les Russes ont opposé leurs vétos.
05:49Mais bon, voilà, c'est des petits signes diplomatiques comme ça qui ont été importants.
05:53Et je pense aussi que ça a dit beaucoup de choses aussi
05:56de ce qui se passe en coulisses avec les Iraniens.
05:59Pas forcément avec le chef suprême, dont on ne connaît pas vraiment l'état de santé,
06:02mais avec les gens qui, autour de lui, ont commencé,
06:05qu'on le veuille ou non, qu'on le démente ou pas, à négocier l'après.
06:09Alors, on verra si c'est suffisant pour Donald Trump
06:12ou s'il déclenche l'opération EPIC 2 dans la nuit,
06:15et donc une surenchère militaire.
06:17Mais quand même, ça veut bien dire aussi que les Iraniens comptent,
06:21notamment sur le diplomate français, pour jouer un rôle,
06:24peut-être dans les discussions de l'après-guerre.
06:26Et donc ça, c'est très important, c'est un signe qui est envoyé à l'Iran,
06:29une sorte de signe de demande que la France soit impliquée, effectivement,
06:33dans ces négociations d'après-guerre.
06:34Valérie Gass ?
06:35Oui, il est clair que les Français continuent à parler aux Iraniens.
06:38Et ça, ils ne s'en cachaient absolument pas.
06:40Peut-être certainement des otages, la diplomatie a continué.
06:43Et bien évidemment, c'était une priorité pour Emmanuel Macron d'obtenir leur libération.
06:46Mais aussi pour préparer la suite.
06:48Et on a parlé de l'initiative d'Emmanuel Macron sur le détroit d'Hormuz
06:51pour essayer d'organiser, une fois que ce serait possible,
06:53une sécurisation du passage des navires.
06:56Il y a des contacts avec les Iraniens à ce propos.
06:58Alors, on parle du navire qui a pu passer aujourd'hui,
07:00mais tout ça est en mouvement.
07:01Et du côté de Paris, la volonté de faire triompher au bout du bout
07:05la négociation et la diplomatie,
07:07elle passe aussi par des contacts avec les Iraniens
07:09et par le fait de ne pas rompre ce lien.
07:11Donc, c'est un des effets de cette diplomatie.
07:13Sur le retour des otages, Emmanuel Macron qui a salué,
07:16ce n'est pas vraiment une surprise, Laurent Mollot,
07:17le travail de la diplomatie française.
07:19Il a aussi salué la diplomatie omanèse.
07:24Puisque beaucoup de négociations de ce type
07:26se font via le sultanat d'Oman,
07:27qui est un des, on va dire,
07:30qui entretient le dialogue avec l'Iran
07:31et qui est un des, voilà, dans les négociations
07:35qu'on peut avoir avec le régime de Téhéran,
07:36est un acteur assez incontournable.
07:38Je pense qu'un peu dans ce que disait Christophe,
07:41effectivement, je pense que là aussi,
07:42le contexte international a joué aussi
07:44dans la décision de l'Iran, évidemment.
07:46En faisant ça, quelque part,
07:48l'Iran, à peu de frais,
07:49envoie un geste de bonne volonté
07:51vis-à-vis de la France
07:53et, quelque part, prépare un peu la suite,
07:56effectivement,
07:57et pour apaiser,
07:58pour montrer aussi
07:58ce geste de bonne volonté
07:59dans ce conflit
08:01qui ne cesse d'être dans l'escalade.
08:03Et je pense que cette libération,
08:04comme toute libération,
08:05de toute façon,
08:06c'est un cocktail de situations
08:07un petit peu diverses,
08:08de pressions, on va dire.
08:10Et là, on va dire
08:11que tout était convergent
08:12pour l'obtenir à ce moment-là.
08:13Un mot, peut-être, Guillaume Laganne,
08:15du rôle, justement, du sultanat d'Omane ?
08:17Oui, le sultanat d'Omane,
08:18vous vous rappelez
08:19qu'au tout début de la guerre,
08:20il a été frappé par l'Iran
08:21et puis, ensuite,
08:22ses frappes se sont arrêtées.
08:23Et aujourd'hui,
08:24le sultanat d'Omane
08:25a retrouvé le rôle
08:26qui est traditionnellement le sien
08:27de médiateur
08:28entre l'Iran
08:29et les États
08:30de la péninsule arabique.
08:32Il est, cela dit,
08:33très gêné
08:34par le blocage
08:35des Trois-Dormuz,
08:36par la situation économique
08:37de la région,
08:38mais il discute
08:39avec l'Iran
08:40pour peut-être
08:41trouver un compromis
08:42sur ce détroit.
08:43D'ailleurs, je relève
08:44en passant
08:45que l'Iran a, vous savez,
08:46publié une liste
08:47de dix exigences.
08:48Dans ces dix exigences,
08:49il y a le fait
08:50que désormais,
08:50chaque navire
08:52devra payer
08:52deux millions de dollars
08:53pour franchir le détroit,
08:55ce qui constitue
08:55une forme de nationalisation
08:57de ce détroit.
08:58On peut d'ailleurs
08:59s'interroger
08:59sur du coup
09:00CMACGM.
09:01Est-ce qu'il y a eu
09:01aussi des tractations financières ?
09:02On sait que dans
09:03les libérations d'otages,
09:04c'est régulièrement le cas.
09:08Et s'agissant d'Omane,
09:11évidemment,
09:11il regarde
09:12toutes ces négociations
09:13avec quand même
09:14beaucoup d'inquiétude
09:15parce qu'il se demande
09:17qu'est-ce qui peut sortir
09:19d'une poursuite
09:20de la guerre.
09:21Donc, c'est vrai
09:22que de ce point de vue-là,
09:22les positions
09:24du sultanat d'Omane
09:25et celles de la France
09:25sont d'une certaine manière
09:26assez convergentes.
09:27Christophe,
09:27vous voulez rajouter quelque chose ?
09:28Non, mais c'est vrai,
09:29le rôle d'Omane,
09:30au départ,
09:30on était un peu surpris
09:31des attaques,
09:32notamment de drones iraniens
09:33ou de missiles
09:34sur un sultanat
09:36qui, effectivement,
09:36a toujours joué
09:37ce rôle de pacificateur.
09:38C'est aussi des signes
09:39assez peints.
09:39Pardon,
09:39on est au bord du gouffre,
09:41on ne sait pas
09:42ce qu'il va se faire
09:42dans la nuit,
09:42mais c'est quand même
09:43des signes assez positifs
09:44qu'il y a quand même
09:46des discussions,
09:46peut-être sans les Américains,
09:47en tout cas,
09:47pas tous les Américains.
09:48On a bien compris
09:49que Trump est en train
09:50de s'isoler.
09:50On a vu les dernières
09:51déclarations dans la journée
09:52de gens très proches de lui,
09:53y compris sa porte-parole,
09:54qui disent,
09:55en fait,
09:55il n'y a que lui qui sait.
09:55Donc, on voit une prise
09:57de distance de la part
09:58de l'entourage très proche,
09:59y compris de J.D. Evans,
10:00cet après-midi.
10:01Donc, franchement,
10:01il se passe des trucs
10:02un peu inquiétants,
10:03quand même,
10:03à la Maison-Blanche.
10:04Et donc,
10:05le fait qu'on voit
10:06quand même des signes
10:07de négociation,
10:08la libération des otages français,
10:09ce que vous disiez
10:10sur Oman,
10:11même le partage
10:12du péage.
10:13Les dernières proposent
10:14de partager le péage
10:16avec Oman, justement.
10:17Donc, voilà,
10:18on se dit qu'il y a aussi
10:20une possibilité,
10:21quand même,
10:22d'une trêve
10:23et d'un accord,
10:24sauf si Trump décidait
10:26d'aller beaucoup plus loin.
10:27On va y revenir
10:28dans un instant.
10:29Un mot d'abord,
10:29toujours,
10:30à propos du retour
10:31de Cécile Colleur
10:32et Jacques Paris,
10:33ce qui est prévu,
10:33on le rappelle,
10:33demain matin,
10:34tôt en France.
10:35L'annonce de leur retour,
10:36Valérie Gasse,
10:36a été saluée en direct
10:37de l'Assemblée nationale
10:38cet après-midi
10:39lors de la séance
10:40de questions au gouvernement,
10:41avec dans la foulée
10:42des réactions positives
10:43de Jean-Luc Mélenchon
10:44ou encore de Marine Le Pen.
10:46C'est assez rare
10:46pour le souligner.
10:47Unanimité, finalement,
10:48au sein de la classe politique.
10:49Oui, quand il s'agit
10:50d'otages français
10:51qui rentrent en France,
10:53bon, là,
10:53c'est assez normal
10:55et c'est assez habituel
10:56que tout le monde
10:57se réjouisse
10:59et mette un peu
11:00les polémiques de côté
11:01sans peut-être
11:02forcément saluer
11:03pour tout le monde
11:04la diplomatie française
11:05en action.
11:06Mais néanmoins,
11:07il y a unanimité
11:09sur le fait
11:10de devoir se réjouir
11:11d'avoir ces deux Français
11:12qui rentrent en France.
11:13Cécile Colleur
11:14et Jacques Paris
11:14qui vont donc
11:15rentrer en France.
11:15Ce sera peu de temps
11:16après la fin
11:17de cet ultimatum
11:18lancé par Donald Trump
11:19à l'Iran,
11:20le président américain,
11:20on le rappelle,
11:21qui exige
11:22la réouverture
11:22du détroit d'Hormuz,
11:23lieu de passage essentiel
11:25d'une partie
11:26du commerce mondial,
11:27une civilisation entière
11:28va mourir ce soir.
11:30Ce sont les mots
11:30de Donald Trump
11:31aujourd'hui
11:32sur son réseau social.
11:33Michael Darman,
11:34qu'est-ce qu'il veut faire ?
11:34Donald Trump,
11:35il veut raser l'Iran ?
11:37À l'entendre,
11:38oui,
11:38mais bien évidemment
11:39on connaît maintenant
11:41bien le personnage,
11:42on sait que ce propos
11:43ne va pas du tout
11:44engager celui
11:45qui sera produit
11:48peut-être dans une heure,
11:48une heure et demie.
11:50Donc on est clairement
11:51sur une volonté
11:52de monter,
11:53d'un cran supplémentaire
11:55dans l'escalade.
11:56D'ailleurs,
11:56ça a été fait d'ores et déjà
11:57aujourd'hui,
11:57on en parlait tout à l'heure,
11:58déjà il y a eu
12:01les bombardements
12:01sur le site,
12:03sur le nid pétrolière,
12:05les le cargues,
12:06du côté des Israéliens
12:08il y a eu aussi
12:08un bombardement
12:09du côté,
12:10en ce qui concerne
12:11tout le réseau,
12:12des voies ferrées.
12:13Donc c'est une espèce
12:14de partage de tâches
12:15que l'on avait entendues
12:17dès le début
12:18du conflit
12:19à l'ère de,
12:20en tout cas aujourd'hui,
12:20se matérialiser
12:21dans les opérations,
12:22c'est-à-dire
12:22les Israéliens
12:23s'occupent
12:24entre guillemets
12:26et les infrastructures
12:27du régime
12:28et du côté américain,
12:30on est sur les capacités
12:33industrielles,
12:34énergétiques.
12:36On verra vraiment
12:37ce qui va se passer ce soir.
12:38Moi je note que
12:39le fait que
12:40le pouvoir iranien
12:42ayant très,
12:43je dirais,
12:44judicieusement,
12:45entre guillemets,
12:45placé des civils
12:48autour de sites stratégiques
12:49qui auraient pu être des cibles,
12:50je pense que ça va être
12:51de nature peut-être
12:52à changer certains plans
12:53s'ils restent en place.
12:55On rappelle,
12:55là où vous faites allusion
12:56au fait que le président
12:57iranien lui-même
12:58notamment est estimé
12:59que 14 millions
13:02d'Iraniens,
13:03c'est ce qu'il a dit
13:03sur un message
13:04allait protéger
13:05le pays
13:06en s'enchaînant
13:06notamment autour
13:07de ces sites.
13:08On a vu des images
13:09comme ça à la télévision
13:10d'État iranienne
13:11avec des foules
13:12réparties
13:13sur différents lieux
13:14du pays.
13:15Je voudrais qu'on revienne
13:15Guillaume Laganne
13:15tout de même
13:16à cette phrase
13:16que j'évoquais,
13:17une civilisation entière
13:18va mourir ce soir.
13:19Alors certes,
13:20Donald Trump promettait
13:21déjà l'enfer,
13:21le retour à l'âge de pierre,
13:23mais là on est au-delà
13:24du régime qu'il vide.
13:26Est-ce qu'on a déjà entendu
13:26un président américain
13:28parler comme ça ?
13:29Non, mais ça on peut le dire
13:30quasiment de beaucoup
13:32des propos de M. Trump
13:33qui est toujours
13:33dans l'hyperbole,
13:35dans l'exagération.
13:37Cela dit,
13:38c'est vrai que si
13:40les bombardements
13:41que nous annonçons
13:42sont aussi importants
13:43que prévus,
13:44ça sera effectivement
13:45un coup dur
13:47pour les infrastructures,
13:48l'économie,
13:49l'économie iranienne.
13:51Certains, d'ailleurs,
13:52il y a eu une polémique
13:53naissante aux Etats-Unis
13:54sur l'idée
13:55qu'ils pourraient utiliser
13:55la bombe atomique.
13:56Bon, cette polémique
13:58apparemment était...
14:00Enfin, il n'y avait pas
14:01de réalité derrière.
14:02On va écouter à ce propos
14:03si vous le voulez bien
14:03et je vous l'assure.
14:04Je vais continuer derrière
14:04G.D. Vance, justement,
14:05parce que c'est lui
14:06qui s'est exprimé
14:07depuis Budapest en Hongrie
14:08où il est venu soutenir
14:10le Premier ministre
14:11sortant à l'extrême droite,
14:12Victor Orban.
14:12On écoute G.D. Vance.
14:14Ils doivent savoir
14:16que nous avons des outils
14:17dans notre arsenal
14:17que, jusqu'ici,
14:19nous n'avons pas décidé
14:20d'utiliser.
14:20Le président peut décider
14:22de les utiliser
14:22et il décidera
14:24de les utiliser
14:24si les Iraniens
14:25ne changent pas de conduite.
14:27J'espère qu'ils sont intelligents.
14:29Le président a fixé
14:30un ultimatum ce soir.
14:32Nous allons bien voir.
14:33Les négociations
14:34se poursuivent d'ici là
14:35et j'espère qu'un accord
14:36sera trouvé.
14:37Voilà, effectivement,
14:38la Maison Blanche
14:39qui, depuis,
14:39sur le réseau social X,
14:41a démenti
14:42que les Etats-Unis
14:43envisagent d'utiliser
14:44l'arme nucléaire en Iran.
14:46Guillaume Laganne.
14:47Oui, donc,
14:48c'est un démenti
14:48mais non, moi,
14:49c'est quand même un rappel
14:50de ce que les Etats-Unis
14:51sont capables de faire.
14:52On sait qu'après tout,
14:54les Etats-Unis
14:54sont le seul Etat
14:55à avoir utilisé
14:56l'arme nucléaire
14:56en 1945
14:58à la fin de la Seconde Guerre mondiale
14:59contre le Japon.
15:01Bon, évidemment,
15:02le parallèle
15:03on ne peut pas le faire
15:04parce qu'à l'époque
15:05il y avait une guerre
15:06massive
15:07et l'objectif
15:08des Américains à l'époque,
15:09rappelez-vous,
15:10c'était d'éviter justement
15:11un débarquement
15:11très coûteux en vie humaine
15:12mais néanmoins
15:12par rapport à l'option terrestre
15:14qui a beaucoup été débattue
15:15et qui mettrait
15:17les Etats-Unis
15:17dans une situation
15:18peut-être plus difficile
15:19qu'aujourd'hui,
15:21la menace en tout cas
15:23a été proférée
15:25de manière peut-être implicite
15:27mais ce qui est
15:28en tout cas explicitement dit
15:29c'est frapper
15:30des infrastructures énergétiques,
15:33des infrastructures routières
15:35qui ont été classées
15:37par les Etats-Unis
15:38comme des sites
15:42qui peuvent à la fois
15:42servir à un usage civil
15:44mais également
15:44à un usage militaire
15:45et évidemment
15:47l'objectif
15:48c'est de mettre
15:49une pression maximale
15:50sur l'Iran
15:51sachant que
15:52des discussions
15:53continuent apparemment
15:54de se tenir
15:54en tout cas
15:55c'est ce que disent
15:55les Pakistanais
15:57avec le régime iranien
15:58discussions qui sont difficiles
15:59parce que
16:00ce qui est demandé à l'Iran
16:01c'est quand même
16:02de renoncer
16:02à tout ce qui a été
16:03juste ici sa politique
16:05l'enrichissement
16:06de l'uranium
16:06la déstabilisation régionale
16:08la prolifération balistique
16:10et par ailleurs
16:12il y a le contexte
16:13qui est quand même
16:13assez compliqué
16:14d'ailleurs
16:14Trump
16:15y a fait référence
16:16de manière un peu voilée
16:17c'est-à-dire que
16:18comme le renseignement
16:20israélo-américain
16:21est extrêmement performant
16:22les dirigeants iraniens
16:23ont du mal à communiquer
16:24on l'a vu encore
16:25avec l'élimination
16:25du chef des renseignements
16:26des gardiens de la révolution
16:27il y a deux jours
16:29et donc je crois
16:30que la discussion
16:31au sein du régime iranien
16:32qui je le rappelle
16:33est un régime
16:33où la discussion
16:34collective est importante
16:35est difficile
16:36on reviendra peut-être
16:37sur ces négociations
16:38Christophe Jacubizine
16:39simplement
16:39on entendait
16:41à l'instant
16:43qu'il faut-il croire
16:43finalement entre
16:44la Maison-Blanche
16:45et J.D.
16:45ça confirme en tout cas
16:46que le président
16:47et le vice-président
16:48ne sont pas sur la même ligne
16:49oui
16:50ou alors
16:50c'est un jeu très subtil
16:53du bon et du méchant
16:54c'est-à-dire
16:54c'est très américain
16:55dans les westerns
16:56donc c'est vrai
16:57que je pense que
16:58quand même
16:59malgré toute sa folie
17:00de Trump
17:00il est dans une phase
17:01de négociation
17:02avec les Iraniens
17:03il y a des Iraniens
17:04qui négocient
17:04il y a le président
17:05de l'Assemblée iranienne
17:07il y a le ministre
17:08de l'économie
17:08ce qu'on appelle
17:09le prodige iranien
17:10il y a le numéro 1
17:11et le numéro 2
17:12des gardiens de la révolution
17:13qui sont les 4 hommes
17:15qui ont émergé
17:15qui émergent
17:16et qui sont capables
17:17de pallier
17:18l'absence totale
17:19du chef suprême
17:20qui est sans doute
17:20dans un état de santé
17:21qui ne lui permet pas
17:22de diriger
17:23et donc ces gens-là
17:24négocient
17:25ils ont négocié
17:26avec le Pakistan
17:27on voit le retour
17:28de Oman
17:28on en a déjà parlé
17:29donc il y a des négociations
17:30je pense que
17:31Donald Trump s'impatiente
17:32je pense qu'il a refusé
17:34les propositions
17:35qui lui ont été faites
17:35il y a quelques heures
17:36par les Iraniens
17:38et donc il fait monter
17:39la pression
17:40donc il joue ce rôle
17:40du bad guy
17:42on espère
17:42que c'est dans ce rôle-là
17:44qu'il s'est assalé
17:45comme vous savez
17:46c'est quand même
17:46c'est une chose
17:47qu'on peut reconnaître à Trump
17:48c'est son art de deal
17:48c'est le titre de son livre
17:50donc à côté de ça
17:52je pense que
17:52J.D. Vance
17:53il est là
17:54soit pour calmer
17:56quelqu'un
17:56qui perd un peu
17:57le contrôle de lui-même
17:58ce qui est parfois
17:58possible avec Trump
17:59soit pour jouer
18:00plus le rôle du good guy
18:01pour faire comprendre
18:02aux Iraniens
18:02qu'il faut qu'ils baissent
18:04leurs exigences
18:05et leurs prétentions
18:05et qu'on peut arriver
18:06à un accord
18:07c'est pas impossible
18:08je pense qu'il faut prendre
18:08comme très au sérieux
18:09la diplomatie américaine
18:10qui est une diplomatie
18:11d'expérience
18:12mais voilà
18:13tout est possible en fait
18:14Laurent Moulot
18:15de la fin de l'ultimatum
18:16de Donald Trump
18:17c'est à 2h du matin
18:18heure française
18:19il a déjà décalé
18:21cet ultimatum
18:22en disant
18:22voilà ce sera
18:23dans quelques jours
18:24puis on décale encore
18:25de 10 jours
18:26puis de 2
18:26à cause du lundi de Pâques
18:28voilà à cause du lundi de Pâques
18:29notamment
18:29est-ce que vous pouvez imaginer
18:31qu'il le décale encore
18:32alors qu'on est à quelques heures
18:33de la fin de cet ultimatum
18:35je serais bien imprudent
18:36de vous donner la réponse
18:38mais moi je pense
18:39qu'il agit aussi
18:40sous une certaine pression
18:42je ne dis pas
18:42que c'est un signe de panique
18:43de sa part
18:44mais il y a un contexte
18:45quand même économique
18:46et international
18:47qui n'est pas à négliger
18:48dans cet empressement
18:49qu'il a
18:50de toute manière
18:50Donald Trump a toujours agi
18:52et il fait de ses ultimatums
18:54une arme de négociation
18:56de diplomatie
18:57alors des ultimatums
18:58qui sont plus ou moins
18:58on l'a vu en Ukraine
18:59avec la Russie
19:00il a déjà été coutumier
19:02de ce fait
19:02là il va extrêmement loin
19:04mais parce que aussi
19:05la situation
19:06est extrêmement catastrophique
19:08la crise énergétique
19:09frappe de plein fouet
19:10et Donald Trump
19:11est de plus en plus contesté
19:13mais y compris
19:13sur ses propres terres
19:14aux Etats-Unis
19:15il n'y a pas
19:16un peuple
19:17derrière son président
19:18pour mener cette guerre
19:19au contraire
19:20ce qu'il est en train
19:21de réaliser
19:22là c'est une fracturation
19:23y compris dans son propre camp
19:24républicain
19:25il sent
19:26encore majoritairement
19:27il sent quand même
19:30qu'il ne peut pas prolonger
19:32non plus
19:32ce conflit
19:33ne peut pas s'éterniser
19:34pour des raisons économiques
19:35et politiques intérieures
19:37pour lui
19:37qui sont assez évidentes
19:39et je pense qu'il va
19:40au plus loin
19:41qu'il peut aller
19:42dans cette stratégie
19:44de je te fais peur
19:45je vais au maximum
19:47est-ce qu'il va passer à l'acte
19:48s'il passe à l'acte
19:49on bascule
19:49dans un autre monde
19:51on bascule dans un monde
19:52où une grande puissance
19:54utilise un crime de guerre
19:56puisque c'est le terme
19:57qui est employé
19:57quand on détruit
19:58certaines infrastructures
19:59qui peuvent être
20:01notamment
20:01qui garantissent
20:03l'électricité
20:03à toute une population
20:05s'il rentre
20:06dans ce jeu-là
20:06on arrive là
20:07dans quelque chose
20:08qu'on n'a pas connu
20:09depuis des décennies
20:10et il prendra
20:11une responsabilité
20:12historique
20:12assez extraordinaire
20:14et assez terrible
20:15le Qatar d'ailleurs
20:16dit aujourd'hui
20:17averti que la région
20:18est proche
20:18je cite
20:19du point où l'escalade
20:20ne pourra plus être contrôlée
20:21Valérie Gass
20:22c'est vrai qu'il va
20:22quand même très loin
20:23on a l'habitude
20:24des outrances
20:25et des phrases
20:27absolument hallucinantes
20:28de Donald Trump
20:28mais là
20:29il a quand même
20:30encore franchi
20:31un cap
20:31dans le discours
20:33et à un moment
20:34il va tellement loin
20:34qu'il va lui-même
20:36se prendre à son propre jeu
20:37donc est-ce qu'il est capable
20:39encore de rétro-pédaler
20:40et de dire
20:40l'utilmatum
20:42je lui donne
20:43deux heures
20:43trois jours
20:43en plus
20:44après avoir eu
20:45un discours
20:46comme celui-là
20:47alors certes
20:47la crédibilité
20:48ce n'est pas son atout majeur
20:49mais il y a un moment
20:50où quand même
20:51ça va atteindre
20:54ses limites
20:54et c'est vrai
20:55qu'on se dit
20:56que ça peut être dangereux
20:56et qu'on peut basculer
20:58dans totalement autre chose
21:00on ne peut rien exclure
21:02à ce stade
21:03mais même le fait
21:04qu'on parle de nucléaire
21:06d'armes nucléaires
21:07dans cette affaire
21:11est extravagant
21:12jusqu'à présent
21:13on avait un Poutine
21:14qui de temps en temps
21:14faisait miroiter
21:15la menace
21:16de l'arme nucléaire
21:16mais pas les Etats-Unis
21:17alors même si c'est démenti
21:19mais ça rentre quand même
21:20on arrive à prononcer
21:21ces mots-là
21:22à propos des Etats-Unis
21:23donc c'est quand même
21:24assez effrayant
21:25Vous avez évoqué
21:26l'Ukraine
21:27et la Russie
21:28Guillaume Laganne
21:29justement
21:29si les Etats-Unis
21:30s'en prennent massivement
21:32on va dire
21:32aux installations civiles
21:34s'ils coupent le courant
21:35si le pays se retrouve dans le noir
21:36cela fera penser
21:37à la politique
21:38menée par la Russie
21:39en Ukraine ?
21:40Oui peut-être
21:40quelques réflexions
21:41sur tout ça
21:42la première
21:43c'est que
21:43je ne suis pas tout à fait d'accord
21:45avec l'idée
21:45que M. Trump
21:46a une espèce de pression interne
21:48qui serait très forte
21:49si on regarde la comparaison
21:50avec 2003
21:51vous rappelez la guerre en Irak
21:52rappelez-vous
21:53il y a 25 ans de ça
21:54il y avait des manifestations
21:55aux Etats-Unis
21:56contre la guerre
21:56il y avait une vraie rupture
21:58sur ce sujet-là
22:00là aujourd'hui
22:01certes il y a des critiques
22:02des démocrates
22:02mais globalement
22:03la base républicaine
22:04suit M. Trump
22:05elle est même assez contente
22:07en fait de s'en prendre à l'Iran
22:08qui dans la psychologie
22:10politique américaine
22:11est un vieux sujet
22:12de contentieux
22:12c'est un sujet
22:14beaucoup plus d'ailleurs
22:15consensuel l'Iran
22:16que par exemple
22:17le soutien à l'Ukraine
22:18le deuxième élément
22:19c'est que oui
22:19il y a une crise économique
22:20qui est en cours
22:21mais rappelons-nous
22:22qu'aux Etats-Unis
22:23nous ne sommes pas en Europe
22:24c'est-à-dire que c'est un pays
22:25qui est à la fois producteur
22:26et consommateur de pétrole
22:27donc les Etats-Unis
22:28profitent aussi indirectement
22:30de la hausse des prix
22:30de l'énergie
22:32les consommateurs
22:32qui voient le galon
22:33à 4 dollars quand même
22:35oui mais c'est tout
22:36vous avez raison
22:37mais c'est toujours moins cher
22:37qu'en Europe
22:38parce qu'il y a quand même
22:39moins de taxes
22:39sur les...
22:40je ne veux pas baisser
22:41la TIPP
22:42mais bien sûr
22:43mais enfin
22:44nous sommes en avril
22:45on est en novembre
22:46tout ça peut changer
22:48donc il y a une pression
22:50évidemment
22:50mais elle n'est à mon sens
22:52pas si forte que ça
22:53et dernier élément
22:54sur le plan militaire
22:55je crois qu'il faut quand même
22:56rappeler qu'on sort
22:57d'une séquence
22:58qui montre plutôt
22:59la force des Etats-Unis
23:00la libération
23:00du soldat américain
23:02dans des conditions
23:03assez spectaculaires
23:03qu'est-ce que ça aurait été
23:05si les Iraniens
23:05s'en étaient emparés
23:06vous imaginez
23:07les images etc
23:08donc je pense que
23:09dans la psychologie
23:10de M. Trump
23:10il a plutôt l'impression
23:11que l'armée américaine
23:12l'a bien servi
23:12qu'il est en position de force
23:14donc il va augmenter
23:14cette pression
23:15pour obtenir effectivement
23:16un deal
23:16parce que je crois
23:17qu'il est conscient
23:18qu'à un moment donné
23:18il va falloir trouver
23:19un accord avec les Iraniens
23:21maintenant
23:22est-ce que
23:23frapper les installations
23:24dont on parle
23:25constituera un crime de guerre
23:26vous disiez
23:27plusieurs décennies
23:27non
23:27comme vous le savez
23:28en Ukraine
23:29ça a été régulièrement fait
23:30par les Russes
23:32et dans des conditions
23:33qui sont quand même
23:33je pense plus contestables
23:35
23:36en tout cas
23:37le discours
23:38que les américains vont tenir
23:39que n'ont pas tenu les Russes
23:40c'est que ce sont des installations
23:41qui ont un double usage
23:43maintenant
23:44là où je vous rejoins
23:45c'est que
23:45si le régime iranien
23:47comme on sait
23:47qu'il en a l'habitude
23:49groupe effectivement
23:50des personnes
23:51autour de ces
23:51et donc là
23:52s'il y a potentiellement
23:53des pertes
23:54des pertes civiles
23:55ça sera évidemment difficile
23:56pour les Etats-Unis
23:57d'aller jusque là
23:58Michael Darmon
23:59G.D.Vance promettait
24:00tout à l'heure aussi
24:01des négociations
24:02qui vont se poursuivre
24:02dit-il
24:03toute la journée
24:04on peut imaginer
24:05que ça se parle encore
24:06là jusqu'à 2h du matin
24:07ah oui très certainement
24:08et puis surtout
24:09ce qui est intéressant
24:09et dans le prolongement
24:10de ce que dit tout à l'heure
24:11Christophe
24:11c'est vrai qu'en fait
24:12en réalité
24:13on a quand même
24:14une nouvelle situation
24:15politique
24:15on ne parle plus
24:17si vous remarquez
24:17du régime des Molas
24:18on ne parle que
24:19du régime des gardiens
24:20en fait ça y est
24:21c'est passé
24:21le pouvoir est passé
24:23aux gardiens
24:23et ça c'est quelque chose
24:25qui effectivement
24:25est un changement de régime
24:28et donc de ce point de vue là
24:29on est avec des pragmatiques
24:31avec des gens
24:32pour lesquels
24:33la religion
24:33est beaucoup moins
24:34beaucoup moins importante
24:35que l'argent
24:35qu'ils font
24:36et sur lequel ils sont assis
24:37et donc ils sont absolument
24:38d'une volonté de conserver
24:40leur pouvoir
24:40et donc avec une possibilité
24:42de négociation
24:42et là on est effectivement
24:43sur le territoire du deal
24:45cher à Donald Trump
24:46et donc tout est possible
24:48de ce point de vue là
24:48et c'est certainement
24:50ce à quoi on va assister
24:51ces prochains jours
24:52en attendant effectivement
24:53de savoir
24:53ce qui peut se passer
24:54cette nuit
24:54cette nuit
24:55ne peut rien se passer aussi
24:57le patron de l'agence internationale
24:59de l'énergie
25:00puisqu'on parlait
25:00des conséquences économiques
25:01estime aujourd'hui
25:02je le cite
25:03que la crise actuelle
25:04est la plus grave
25:05et plus grave pardon
25:06que celle de 1973
25:071979
25:09et 2022 réunis
25:10à savoir
25:11Christophe-Jacques Uysine
25:11les deux chocs prétoliers
25:12et le début de la guerre
25:13en Ukraine
25:14ce sont quand même
25:14des mots forts
25:15oui parce que
25:16même si le conflit
25:17s'arrêtait cette nuit
25:18ce qui n'est pas
25:19le plus probable quand même
25:20il y a quand même
25:21beaucoup d'installations
25:22qui ont été détruites
25:24et même de gisements
25:27qui ont été arrêtés
25:28parce qu'il n'y avait
25:29plus de stock
25:30beaucoup de pays du Golfe
25:31ont dû arrêter
25:32l'exploitation pétrolière
25:33ou gazière
25:34parce que tout était plein
25:34et en fait
25:35pour réactiver
25:37ces infrastructures
25:38ça prend du temps
25:38ça coûte de l'argent
25:39ça prend du temps
25:40et donc on sait que forcément
25:41dans les mois qui viennent
25:42quelle que soit
25:42l'évolution de la guerre
25:44il va y avoir
25:45des restrictions de carburant
25:47alors on voit
25:48des gens nazis
25:48il y a énormément
25:49de pays asiatiques
25:50qui sont très frappés
25:51jusqu'à l'Australie
25:52qui raffine son pétrole
25:54à Singapour
25:54toute cette région-là
25:56est déjà sévèrement touchée
25:57par les ruptures
25:59d'approvisionnement
25:59en Italie
26:00même en Italie
26:01vous avez vu qu'il n'y a plus
26:01de kérosène
26:02pour certains avions
26:03il y a des restrictions
26:03dans les aéroports italiens
26:05l'Europe est moins touchée
26:06que l'Asie
26:07mais il y aura des conséquences
26:08et puis les prix
26:08ne vont pas baisser
26:09du jour au lendemain
26:09franchement
26:10le prix du gaz
26:10ne va pas baisser
26:11il faut réactiver
26:12les terminaux gaziers
26:14il faut approvisionner l'Europe
26:15heureusement qu'on est
26:16au printemps
26:17parce que si on était en hiver
26:18ça serait catastrophique
26:20c'est d'ailleurs pour cela
26:21que vous parliez tout à l'heure
26:21de folie de monsieur Trump
26:22moi je ne pense pas du tout
26:23qu'il soit fou
26:24je pense qu'au contraire
26:24il y a une rationalité
26:25chez lui
26:26et dans son administration
26:27le fait qu'ils aient déclenché
26:28cette guerre à ce moment-là
26:29c'est probablement
26:30en connaissance de cause
26:31par rapport au prix de l'énergie
26:32s'agissant des déclarations
26:34du patron de l'AIEA
26:34je suis un petit peu surpris
26:37parce que
26:37quand on regarde historiquement
26:38les faits
26:39en 1973
26:39il y a eu un quadruplement
26:41du prix du pétrole
26:42donc là on n'est pas quand même
26:42sur les mêmes niveaux
26:45de crise
26:45et puis rappelez-vous
26:46la crise 1973
26:47c'est celle qui a ouvert
26:48la crise économique
26:49dans l'ensemble du monde occidental
26:50nous verrons
26:51mais pour l'instant
26:51on n'en est pas là
26:52est-ce qu'on peut estimer
26:53tout de même
26:53Michael Darmon
26:54que s'il y a une escalade
26:55ce soir
26:56dans les heures qui viennent
26:57l'économie mondiale
26:59va en pâtir
27:00pendant encore des mois
27:00peut-être des années
27:01l'économie mondiale
27:02en pâtit déjà
27:03on sait que
27:04c'est un conflit
27:05ça n'est pas une guerre mondiale
27:06mais c'est un conflit
27:08mondialisé
27:08c'est ça aussi
27:10ce qu'on est en train de vivre
27:11parce qu'on voit bien
27:11toutes les conséquences
27:13on en parle
27:14toute la journée
27:15ce qui est quand même
27:16aussi frappant
27:17c'est de voir
27:17à quel point
27:18dans tout ce chaos
27:20on assiste aussi
27:21à une réorganisation
27:23géopolitique
27:24qui lorsque
27:25tout ça sera
27:26d'une manière
27:26ou d'une autre
27:27on va dire
27:28terminé
27:29ou sera
27:30donc moins aigu
27:32donnera aussi
27:33toutes ces nouvelles arrêtes
27:35et de ce point de vue là
27:36aussi
27:37beaucoup de choses
27:37sont en train de changer
27:38notamment dans la région
27:39où les pays du Golfe
27:41sont en train d'attendre
27:42effectivement
27:42comment tout cela peut évoluer
27:43Guillaume Lagarde ?
27:44Je suis tout à fait d'accord
27:45avec Nicolas
27:45je pense qu'en fait
27:46ce à quoi on assiste
27:48c'est un épisode
27:49du grand affrontement
27:51sino-américain
27:52qui va dominer
27:53les années qui vont venir
27:54Laurent Molode
27:55je ne voulais pas rajouter
27:56derrière
27:56mais c'est vrai que
27:57juste pour rapporter
27:58un petit peu
27:58effectivement
27:59à ce que disait
28:00ce responsable
28:01c'est vrai que là
28:02en plus c'est le détroit
28:03d'Hormuz
28:03il n'y a pas que
28:04le pétrole et le gaz
28:05il y a aussi
28:05tous les engrais
28:07qui transitent aussi
28:08par cet étroit
28:11détroit
28:11et évidemment
28:12c'est des conséquences
28:14aussi ensuite
28:14sur l'alimentation
28:16l'agriculture
28:17etc
28:17qui peuvent avoir
28:19aussi des conséquences
28:19en chaîne derrière
28:20donc c'est aussi pour ça
28:21je crois qu'il l'a dit
28:22en disant
28:22ça va au-delà de 73
28:24c'est pas que le pétrole
28:25c'est le gaz
28:26le pétrole
28:26mais aussi la pétrochimie
28:28et tout un secteur
28:30aussi agroalimentaire
28:30qui peut être impacté
28:35il y a aussi
28:37une histoire de polémique
28:38entre lui
28:38et l'administration Trump
28:39parce que lui
28:40est partisan
28:40de la transition énergétique
28:42là où les américains
28:43sont plus sur les énergies fossiles
28:44Christophe
28:45je revois
28:46ce que dit Laurent
28:46ça pourrait même être systémique
28:47parce que
28:48les pays du Golfe
28:49vont pendant pas mal de temps
28:50pas mal de mois
28:51pas mal d'années
28:51certainement
28:52réduire leurs investissements
28:53à l'étranger
28:54or on sait qu'une grande partie
28:55de la bulle de l'IA
28:56les financements des data centers
28:58les financements des puces
28:58étaient en grande partie
29:00financés par de la dette privée
29:01et notamment
29:02la dette du Moyen-Orient
29:03et ça c'est sûr
29:04que ça va
29:04franchement baisser
29:05et ralentir
29:06et ça va créer
29:07évidemment un choc
29:08de financement
29:09dans toute l'économie mondiale
29:09un tout petit mot
29:10Michael Darman
29:11oui mais en plus
29:11les crises pétrolières
29:12elles ont été importantes
29:13parce qu'elles ont aussi
29:14donné des nouveaux modèles
29:16géopolitiques et politiques
29:17qui ont été
29:19depuis l'Occident
29:20jusqu'à l'Orient
29:22jusqu'aux zones
29:23justement
29:23où le pétrole sortait
29:25et c'est très certainement
29:27ce à quoi on va encore assister
29:28et on parlera
29:28dans les prochaines minutes
29:29des conséquences économiques
29:31cette fois en France
29:32merci Guillaume Laganne
29:33d'être venu ce soir
29:33dans les informés
29:34maîtres de conférences
29:35à Sciences Po
29:36spécialiste des questions
29:37de défense
29:38et de relations internationales
29:39je donne le titre
29:40de votre dernier livre
29:42géopolitique
29:42de l'Europe
29:42crépuscule
29:43d'une puissance
29:44et j'aurais dû faire géopolitique
29:45du Proche-Orient
29:46mais bon
29:46voilà
29:47la prochaine fois
29:48il y a des choses à dire
29:50c'est aux éditions
29:51presse universitaire
29:52de France
29:53merci d'être avec nous
29:55sur France Info
29:55la suite des informés
29:56dans un instant
29:57il est déjà 20h34
29:58sur France Info
30:04Emmanuel Langlois
30:05ils étaient détenus en Iran
30:06depuis 2022
30:07les deux ex-otages français
30:08Cécile Collère
30:09et Jacques Paris
30:10sont donc libres
30:11et en route vers la France
30:12annonce d'Emmanuel Macron
30:13dans l'après-midi
30:14le ministre des affaires étrangères
30:16Jean-Noël Barraud
30:16lui a pu s'entretenir
30:18avec eux
30:18d'après leur avocat
30:19ils sont attendus
30:20tôt demain
30:21à Paris
30:22après une nuit
30:23en Azerbaïdjan
30:24Donald Trump
30:26va-t-il mettre
30:27sa menace à exécution
30:28à un peu plus
30:29de 6h maintenant
30:30de l'expiration
30:31de son ultimatum
30:32lancé à l'Iran
30:33pour la réouverture
30:34du détroit d'Ormuz
30:35le président américain
30:36affirme ce soir
30:37qu'une civilisation entière
30:39va mourir
30:40ce soir
30:40la Maison Blanche
30:41dément toutefois
30:42envisager l'utilisation
30:43de l'arme nucléaire
30:44en Iran
30:45le chef d'état-major israélien
30:47lui dit
30:47vouloir intensifier
30:49les dommages causés
30:50au régime iranien
30:51et puis dans un communiqué
30:53il y a quelques minutes
30:54le Koweït lui exhorte
30:55ses citoyens
30:56à rester chez eux
30:57à partir de minuit
30:58tout à l'heure
30:58le principal port
31:00de Bahreïn
31:00annonce de son côté
31:01qu'il suspendra
31:02temporairement
31:03ses opérations
31:04à partir de demain
31:05quant aux Etats-Unis
31:06il conseille
31:07à leurs citoyens
31:08voulant faire le hadj
31:09le grand pèlerinage
31:11musulman annuel
31:11de reconsidérer
31:13leur voyage
31:14en Arabie Saoudite
31:15en France
31:16un chauffeur routier
31:18aussi trottissant
31:19polonais
31:19âgé de 30 ans
31:20placé en garde à vue
31:21après une collision
31:22entre son poids lourd
31:23et un TGV
31:23ça s'est passé
31:24sur un passage à niveau
31:25dans le Pas-de-Calais
31:26près de Lens
31:27l'accident a coûté la vie
31:28au conducteur du train
31:29il a fait une quinzaine
31:30de blessés au total
31:31une enquête pour homicide
31:32un volontaire aggravé
31:34a été ouverte
31:35selon le procureur de Bétune
31:36on ignore tout
31:37alors qu'il est
31:37des circonstances
31:39de cet accident
31:40le tennis
31:41est lancé à 39 ans
31:42dans une tournée d'adieu
31:43cette saison
31:44Gaël Monfils
31:44s'est éliminé
31:45dès le deuxième tour
31:46du Masters 1000
31:47de Montecarles
31:48le français
31:49qui s'incline donc
31:50sur le rocher
31:51en 2-7
31:51face au kazakhstanais
31:53Alexander Bublik
31:54le numéro 3
31:55français Corentin Moutet
31:56lui remporte
31:57son premier succès
31:58face à son compatriote
32:00Alexandre Muller
32:01et puis c'est la question
32:02de la journée
32:03mais où s'arrêtera-t-il
32:05au lendemain
32:05de sa victoire écrasante
32:07dans le contre-la-montre
32:07inaugurale
32:08le phénomène français
32:09Paul Sexas
32:10remporte ce mardi
32:11la deuxième étape
32:12du tour du Pays Basque
32:14cycliste
32:14après une nouvelle
32:15démonstration
32:16une échappée en solitaire
32:17de 26 kilomètres
32:19à 19 ans
32:19le grimpeur lyonnais
32:21compte désormais
32:222 minutes d'avance
32:23sur ses plus proches
32:23poursuivants
32:24en tête du classement général
32:27France Info
32:2920h
32:3021h
32:31France Info
32:32les informés
32:33Victor Matel
32:35avec ce soir
32:35Valérie Gasse
32:36chef du service politique
32:37de RFI
32:38Mickaël Darmon
32:39éditorialiste pour
32:40Public Sénat
32:41et I24 News
32:42Christophe Jacubizine
32:43directeur de la rédaction
32:44des Echos
32:44et Laurent Mouloud
32:45rédacteur en chef
32:46à l'humanité
32:48nous parlions
32:48de cet ultimatum
32:50de Donald Trump
32:51il va prendre fin
32:52tout à l'heure
32:53à 2h du matin
32:54heure française
32:55un mot peut-être
32:56de la position
32:57de la France
32:58et de l'Europe
33:00Valérie Gasse
33:00ce matin
33:01Jean-Noël Barraud
33:02le ministre des Affaires étrangères
33:04indiquait
33:04l'opposition de la France
33:05à la volonté américaine
33:06de cibler
33:07des sites civils
33:08en Iran
33:09au-delà des mots
33:09que peuvent aujourd'hui
33:10la France et l'Europe
33:12pas grand chose
33:13j'ai l'impression
33:15avoir
33:15avoir ce discours
33:16avoir une posture
33:18de défense
33:18du droit international
33:19et de remise en cause
33:21de cette opération
33:22à laquelle
33:22aucun pays européen
33:24n'a été associé
33:25ni même prévenu
33:25donc oui
33:27la diplomatie française
33:28elle est dans son rôle
33:30dans sa posture
33:31mais avec
33:32une efficacité
33:34ou une capacité
33:34à influencer
33:35ce que va choisir
33:36de faire
33:37Donald Trump
33:38plus que limité
33:39voire inexistante
33:41mais il faut
33:42il faut malgré tout
33:43avoir cette voix-là
33:44et porter ce message-là
33:45pour la France
33:47la France
33:47simple spectatrice
33:49finalement
33:49Christophe Jacubizine
33:51alors
33:52en grande partie
33:53spectatrice
33:54mais on l'a dit tout à l'heure
33:55quand même
33:55avec un rôle
33:56quand même
33:56dans l'après-guerre
33:58c'est-à-dire que
33:58tant que les américains
34:00ont décidé
34:01d'attaquer
34:02de continuer
34:02de poursuivre leur guerre
34:03on verra d'ailleurs
34:04ce que Donald Trump
34:05fera cette nuit
34:06on est impuissant
34:07on a vu que
34:08tous les appels
34:08à la retenue
34:10notamment au sud-Liban
34:12vis-à-vis d'Israël
34:13ou dans les pays du Golfe
34:14vis-à-vis des As-Unis
34:16n'ont servi à rien
34:17en revanche
34:18dans l'après-guerre
34:19je pense que
34:20on le voit
34:21il y a des signes
34:22à la libération des otages
34:23dont on parlait tout à l'heure
34:23en éteint
34:25que la France
34:26jouera un rôle diplomatique
34:27notamment vis-à-vis de l'Iran
34:28avec laquelle
34:28elle a quand même
34:29toujours gardé le dialogue
34:31et elle pourra jouer
34:32et je suis sûr
34:33qu'elle continue
34:34à discuter
34:34avec certains
34:35d'interlocuteurs
34:35du régime
34:36alors on l'a dit tout à l'heure
34:37que le régime
34:38avait un peu
34:41pivoté
34:42on ne dit plus
34:42le régime des Molas
34:43vous avez raison
34:43on dit beaucoup
34:44le régime
34:45des guerres de la révolution
34:46donc c'est un peu
34:48ça devient moins religieux
34:49et plus civil
34:50et en fait
34:50on a affaire plutôt
34:51aux militaires
34:52et aux forces de l'ordre
34:53que Molas
34:53donc il y a déjà
34:55un glissement
34:55et je pense que
34:56la France joue un rôle
34:58dans cette reprise du dialogue
34:58tout comme le Pakistan
34:59tout comme Oman
35:00comme on l'a dit tout à l'heure
35:01Oui et Emmanuel Macron
35:03joue en effet
35:03la carte de l'après-après
35:04c'est-à-dire que
35:06Michael en parlait tout à l'heure
35:07la réorganisation géopolitique
35:08là Emmanuel Macron
35:10rentre d'une tournée en Asie
35:11il a été au Japon
35:11et en Corée
35:12et il a été chercher
35:13des partenaires
35:14il a parlé
35:15alors il adore les coalitions
35:16de la coalition
35:17des indépendants
35:18entre les hégémonies
35:20américaines
35:20et chinoises
35:21donc c'est à la version
35:24macronienne
35:25des non-alignés
35:26mais c'est vrai
35:27qu'il essaie
35:28de pousser
35:29dans cette voie
35:31et de jouer un rôle
35:32dans une réorganisation
35:34géopolitique
35:34qui est en cours
35:35Michael Darmon
35:36on parlait de Jean-Noël Barraud
35:38il s'est à nouveau exprimé
35:39ce soir
35:39le ministre français
35:40des affaires étrangères
35:41invité de France 2
35:43aux 20h
35:44à propos des menaces
35:45de Donald Trump
35:46d'éradiquer
35:47on en parlait tout à l'heure
35:48une civilisation entière
35:50à propos de l'Iran
35:50il dit ce soir
35:51Jean-Noël Barraud
35:52tout ce qui est excessif
35:53est insignifiant
35:54oui
35:55merci de l'avoir dit
35:58mais effectivement
36:00la diplomatie française
36:02reste presque sans voix
36:03un peu comme moi
36:04je n'arrive pas à trouver
36:04un commentaire
36:05sur ce que vous me demandez
36:06de dire sur Jean-Noël Barraud
36:07parce qu'effectivement
36:08on voit bien
36:09que tout est tellement
36:11en cours d'évolution
36:12tout est tellement
36:13en train de changer
36:14que chacun
36:15essaie de trouver sa place
36:15d'une manière
36:17au fond
36:17de certaines manières
36:18Emmanuel Macron
36:19avec une fois de plus
36:20ce projet
36:21de la coalition
36:22des indépendants
36:23nouvelle coalition
36:24est en train aussi
36:25d'acter
36:25que le droit international
36:27est en train de changer
36:28que les règles
36:29sont en train de changer
36:30et à sa manière
36:31il a fait déjà
36:31avec l'Ukraine
36:32avec les volontaires
36:33on a maintenant
36:34les indépendants
36:35il trouvera certainement
36:36encore quelque chose
36:37avant la campagne présidentielle
36:38mais c'est aussi
36:40une manière d'acter
36:41que le monde
36:43échange
36:44que les codes
36:45sont en train
36:45totalement
36:46d'être remplacés
36:47et qu'il va falloir
36:49prendre acte
36:50on ne sait pas
36:50ce qui va sortir
36:51de cette guerre
36:52en Iran
36:52on ne sait pas
36:52comment le régime
36:53va continuer
36:54à évoluer
36:56on ne sait pas
36:57qui sera en bonne position
36:58pour pouvoir dire
37:00accompagner
37:00une évolution
37:01et surtout quand même
37:02parce que les pauvres
37:04en parlent de moins en moins
37:05une libération
37:05quand même
37:06de ce peuple iranien
37:07qui a tellement
37:10envie
37:10besoin
37:11et le droit
37:12de pouvoir aussi
37:13s'exprimer
37:14librement
37:14on ne sait pas
37:15comment tout cela
37:15va avancer
37:16et donc
37:17chacun
37:18se met un peu
37:19en position d'attente
37:20pour pouvoir
37:21et Emmanuel Macron
37:21le fait à son niveau
37:22on a parlé tout à l'heure
37:23des conséquences mondiales
37:25de la guerre sur l'économie
37:26en France
37:26les syndicats
37:27étaient reçus
37:28en fin d'après-midi
37:29à Bercy
37:30au ministère de l'économie
37:31pour la première fois
37:32depuis le début du conflit
37:33les cinq syndicats représentatifs
37:34ont donc pu apporter
37:35au gouvernement
37:36leurs propositions
37:37pour aider les salariés
37:39touchés par la hausse
37:39des prix des carburants
37:41à la sortie
37:41déception
37:42pour Sophie Binet
37:43la numéro 1
37:43de la CGT
37:44nous n'avons eu
37:45aucune réponse
37:46à toutes les propositions
37:48dont nous avons fait part
37:50alors qu'il y avait
37:50des propositions
37:51qui étaient quand même
37:51très simples
37:52à mettre en place
37:53le blocage des prix de l'énergie
37:54c'est très simple
37:55ça a existé
37:56ça existe dans les territoires
37:57d'outre-mer
37:57avoir des mesures
37:58pour les aides à domicile
37:59c'est très simple
38:00associer les organisations syndicales
38:02au point quotidien
38:03qui sont faits
38:04sur la situation des entreprises
38:05c'est simple
38:06possible et nécessaire
38:07et donc sur aucune
38:08de nos propositions
38:09nous n'avons eu
38:10de réponse
38:11la question c'est
38:12à quoi servait cette réunion
38:13c'est d'ailleurs par cette question-là
38:14que j'ai fini la réunion
38:16auprès du ministre
38:17c'est vrai ça Laurent Mouloute
38:18pourquoi finalement
38:18le ministre de l'économie
38:20a-t-il reçu des syndicats ?
38:21pour désamorcer la pression
38:23mais rien d'autre
38:24en fait
38:24je voulais juste revenir
38:26sur le débat précédent
38:27excusez-moi
38:27ça me brûle les lèvres
38:29parce qu'on a clôturé ça
38:30mais effectivement
38:31je voulais juste
38:32sur le positionnement
38:32de la France
38:33parce que j'entends
38:34ce que dit Michael Darmon
38:35mais je crois que le piège
38:36on disait
38:36on va acter
38:38un nouveau droit international
38:40etc.
38:40mais le droit international
38:41il n'est pas tenu de nulle part
38:42il ne s'agit pas de l'acter
38:43parce que
38:44Donald Trump
38:45et les Etats-Unis
38:45ont décidé
38:46de marcher dessus
38:47et qu'il faut prendre en compte
38:49ce nouveau contexte
38:50et puis comme ça
38:51on le fait évoluer
38:52c'est ce qu'il fait pourtant
38:53c'est ce qu'il fait
38:54et c'est le piège
38:55qui nous est tendu
38:56on disait tout à l'heure
38:57mais que peut faire
38:58Emmanuel Macron
38:58tenir le rang de la France
38:59tout simplement
39:00tenir le rang de la patrie
39:01des droits de l'homme
39:02et du droit international
39:04avoir ce discours-là
39:05aujourd'hui
39:05ça paraît lunaire
39:06dans le monde de chaos
39:07qui s'ouvre à nous
39:08mais continuer
39:10à avoir ce discours-là
39:12c'est pour l'après
39:13ensuite
39:14pouvoir continuer
39:15à s'appuyer là-dessus
39:16je dirais qu'à ce titre-là
39:17l'Espagne a été
39:18un peu plus exemplaire
39:19que la France
39:19sur son opposition
39:20à ce qu'a fait Donald Trump
39:21on peut reprocher
39:22beaucoup de choses
39:23à l'Espagne
39:23mais sur ce terrain-là
39:24en tout cas
39:25elle a su avoir le courage
39:27de se positionner politiquement
39:28face à Trump
39:29en confrontation
39:30en rappelant les principes
39:31du droit international
39:32sans tergiverser
39:34si Emmanuel Macron
39:35commence à trianguler
39:36avec ce droit international
39:37ça ne supporte pas
39:38la triangulation
39:38le droit international
39:39ça a été issu
39:40de la seconde guerre mondiale
39:41ce n'est pas quelque chose
39:42avec lequel on joue
39:43parce qu'un président
39:44aujourd'hui
39:44le président américain
39:46un peu fou
39:46a décidé qu'il n'y avait
39:48plus de droit international
39:49il faut avoir le courage
39:50ce courage-là
39:51et c'est pour ça
39:51maintenant je peux vous parler
39:52de Sophie Binet
39:53si vous voulez
39:55je trouve quand même
39:56le levier était aussi
39:57bien pratique
39:57pour le responsable espagnol
39:59de masquer ses problèmes
40:00internes de corruption
40:01en tout d'un coup
40:02devenant le grand défenseur
40:04mais quels que soient
40:05ses problèmes internes
40:07la voie à l'international
40:08c'est qu'il a porté
40:09cette voie-là
40:09c'est tout
40:10après qu'il ait
40:11des problèmes internes
40:12et qu'il a utilisé ça
40:13à la rigueur
40:13c'est pas tellement le débat
40:15c'est un peu comme
40:16Dominique de Villepin
40:17quand il s'est opposé
40:18à l'ONU
40:19il a fallu que quelqu'un
40:21le dise
40:21est-ce que ça a servi
40:22à quelque chose
40:22non il y a eu la guerre
40:23mais cette voie-là
40:24elle reste encore
40:24aujourd'hui marquée
40:25et si on l'éteint
40:27au nom de
40:27il faut s'adapter
40:28à ce que vient de faire
40:29Donald Trump
40:29je pense qu'on prend
40:30on tombe dans le piège
40:31justement de ce que
40:32veut faire Donald Trump
40:33c'est-à-dire
40:34écraser le droit international
40:35et le mettre à sa botte
40:36alors revenons-en
40:37à cette réunion
40:38des syndicats
40:39après cette sortie
40:40sur le droit international
40:42plus sérieusement
40:43on le disait
40:44Sophie Binet
40:45qui sort en disant
40:46bon tout cela
40:46n'a servi à rien
40:47je me demande même
40:48pourquoi on a été reçu finalement
40:49oui c'est assez
40:50mais c'est assez troublant
40:51en fait
40:52pourquoi ils les ont reçus
40:53alors que tout
40:54poussait à les recevoir
40:55recevoir les syndicats
40:56c'est faire jouer
40:57la démocratie sociale
40:58et c'est pas
40:59on ne les avait peu entendus
41:00on ne les avait peu entendus
41:01effectivement
41:02et ils sont quand même
41:03représentants des salariés
41:04des français qui souffrent
41:05de professions
41:06de gens qui sont syndiqués
41:07qui sont tous les jours
41:08qui prennent leur voiture
41:08ou qui ne peuvent plus la prendre
41:09à cause de cette situation
41:10et de les avoir seulement reçus
41:12comme ça
41:12pour les écouter
41:13et leur dire au revoir
41:14merci
41:15moi je reste sans voix
41:17face à
41:18on a l'impression
41:18qu'ils n'ont pas pris conscience
41:20de l'urgence
41:20et du risque
41:21qui prend
41:22on va dire
41:23de contexte social
41:25un peu inflammable
41:26avec la question des prix
41:27je ne vous rappellerai pas
41:28l'épisode des gilets jaunes
41:30mettre à ce point-là
41:31les syndicats hors jeu
41:32c'est prendre une responsabilité
41:33qui est assez grave
41:34sur la suite
41:35de cette crise énergétique
41:39à laquelle il aurait fallu
41:39associer tout le monde
41:40et je pense qu'il aurait été
41:41même beaucoup plus fin
41:42d'associer dès le départ
41:43les syndicats
41:44dans l'élaboration
41:45de solutions à long terme
41:46pour en discuter
41:47pas forcément pour prendre
41:48celle des syndicats
41:49au pied de la lettre
41:50mais pour pouvoir en discuter
41:51et les mettre dans le jeu
41:52parce que les syndicats
41:52représentent des millions
41:53et des millions de salariés
41:55ça vous surprend
41:56cette fin de non recevoir
41:57du gouvernement ou pas ?
41:58non mais j'hésitais
41:59à être méchant ou gentil
42:00s'il était méchant
42:01je rappellerais
42:02que
42:03que seuls 8%
42:04des salariés
42:04sont syndiqués
42:05c'est pas beaucoup
42:0792% ne le sont pas
42:08comme je suis gentil
42:09je vais dire que
42:09quand même
42:10parce que je le pense
42:11effectivement
42:11ils ont un rôle
42:12dans le dialogue social
42:13après c'est très compliqué
42:14pour le gouvernement
42:14objectivement
42:15d'abord un
42:16on sait que
42:16les moyens budgétaires
42:17sont extrêmement limités
42:18deux
42:19j'ai déjà dit à Laurent
42:20que moi j'étais quand même
42:21plutôt partisan
42:22de la transition écologique
42:23et donc subventionner le pétrole
42:25ça me paraît être une hérésie
42:26de toute façon
42:26alors je pense qu'il faut
42:27faire effectivement
42:28des mesures
42:28de ciblage
42:30sur les populations
42:30les plus fragiles
42:33ce que fait le gouvernement
42:33après aller au-delà
42:34à subventionner la pompe
42:35je trouve que c'est une hérésie
42:36économique et écologique
42:38et en plus
42:39on sait très bien
42:40que si
42:41ça se prolonge
42:42si
42:42comme le dit
42:43le président de l'AIE
42:48la crise pétrolière
42:50est aussi grave
42:50que les précédentes
42:51même plus grave
42:51que les précédentes
42:52vous ne pouvez pas arrêter
42:53un tsunami
42:53vous n'allez pas
42:54subventionner le prix
42:55à la pompe
42:55pendant des semaines
42:56ou des mois
42:57c'est une folie
42:57on l'a fait d'ailleurs
42:58en 2022
42:59on voit quelles ont été
43:00les conséquences budgétaires
43:01et c'est les mêmes
43:02qui reprochent Emmanuel Macron
43:03de ne pas avoir su gérer
43:04les finances publiques
43:05donc il ne faut pas
43:07renouveler
43:08vous vouliez plus de dettes
43:09je sais Laurent
43:10vous dites n'importe quoi
43:11mais
43:12voilà voilà
43:12je pense qu'effectivement
43:14il faut cibler
43:14effectivement
43:15sur les populations
43:16les plus touchées
43:18sur les professions
43:19les plus touchées
43:19notamment
43:19mais pas aller au-delà
43:20avec les annonces
43:21qui ont déjà été faites
43:2270 millions d'euros
43:22pour les agriculteurs
43:23les pêcheurs
43:24les 30 ans
43:24sur l'écologie
43:25Laurent Moulot
43:25Christophe il aime bien
43:26me dépeindre
43:28en affreux productiviste
43:29mais il a oublié un mot
43:31en fait
43:31dans transition écologique
43:32il y a transition
43:33donc il ne se dit pas
43:34du jour au lendemain
43:35c'est une transition
43:35c'est-à-dire que là
43:36on est dans des mesures d'urgence
43:37qui touchent des gens
43:38dans leur travail
43:39au quotidien
43:40et nous on a fait
43:41dans l'humanité
43:42mais d'autres journaux
43:43l'ont fait
43:43évidemment
43:43on a fait témoigner aussi
43:44des gens qui sont
43:45des aides médicales
43:46qui prennent tous les jours
43:47leur bagnole
43:47et qui font entre
43:4850 et 60 kilomètres
43:49par jour
43:49pour aller voir des patients
43:50ces gens-là
43:51aujourd'hui
43:51ils ne peuvent plus le faire
43:53ou en tout cas
43:53ils ne peuvent plus faire
43:54leur tournée
43:54c'est-à-dire que ça a
43:55des conséquences très concrètes
43:56sur un travail quotidien
43:58donc quand on dit
43:59acheter les échos de bain
44:00c'est la page 2 du journal
44:01il ne s'agit pas
44:02comme il le dit
44:04de subventionner le pétrole
44:06évidemment
44:06il s'agit dans une situation
44:08d'urgence
44:08d'une crise
44:09dont on n'est pas responsable
44:10de faire face face à ça
44:11parce qu'en même temps
44:12ne rien faire face à ça
44:13c'est quoi ?
44:14c'est laisser courir l'inflation
44:15c'est quoi ensuite ?
44:17c'est-à-dire qu'on va hausser les prix
44:18ça veut dire que l'économie va baisser
44:20c'est la baisse des rentrées fiscales
44:21c'est ensuite la hausse
44:23du coût des dépenses sociales
44:24pour y pallier
44:25et donc c'est le creusement du déficit
44:26que M. Jacques Huisine
44:27ne veut pas voir
44:28mais vous ne pourrez pas engager
44:28des dizaines de milliards d'euros
44:30pour éviter
44:31en fait
44:31il y a une erreur stratégique
44:33c'est-à-dire à ne pas vouloir
44:35anticiper les choses
44:36et Christophe Jacques Huisine
44:38je vous promets
44:38qu'on vous réservera
44:40un salon pour continuer
44:41la discussion
44:42la question des aides ciblées
44:43elle est importante
44:46le gouvernement d'ailleurs
44:47a promis d'en annoncer d'autres
44:48cette semaine
44:49on ne sait pas quand
44:49on ne sait pas quoi
44:50parce que c'est le problème
44:51c'est que quand on commence à cibler
44:52il y a ceux qui n'ont pas été ciblés
44:55dans la première vague
44:56qui disent pourquoi eux
44:57et pas nous
44:58parce qu'en effet
44:58le gouvernement a évoqué justement
45:00les infirmiers à domicile
45:02et tout ça
45:02qui sont bien évidemment impactés
45:04mais donc une fois qu'on aura
45:06fait des aides ciblées
45:07sur les infirmiers
45:08et bien il y aura certainement
45:10une autre catégorie
45:10et là on en revient
45:11et à ce que disait Christophe
45:13c'est que
45:13à quel moment
45:15on met une limite
45:15à ce qu'on peut faire
45:16comme aide d'urgence
45:17et sur quelle catégorie
45:19et où s'arrête
45:20où on met le curseur
45:21mais c'est vrai que le problème
45:23est crucial
45:23pour le gouvernement
45:24est-ce qu'il y a des annonces
45:25au syndicat ou pas ?
45:26évidemment
45:27il aurait pu
45:28c'est vrai que
45:28c'est vrai que
45:29cette rencontre avec les syndicats
45:30dont il ne sort rien
45:31sauf du mécontentement
45:32de Sophie Binet
45:33à l'issue
45:34c'est pas vraiment productif
45:36pour le gouvernement
45:37d'autant que le problème
45:39il est là
45:39et qu'ils devront le gérer
45:40de quelle manière
45:41c'est ce qu'on va voir
45:42mais c'est un vrai problème
45:44explosif pour le coup
45:45pour le gouvernement
45:46Mickaël
45:46et comme on va rentrer
45:47dans la campagne présidentielle
45:49si on n'y était pas déjà
45:50finalement rentré
45:52on n'est pas prêt
45:53d'aller vers les nuances
45:54et vers les subtilités
45:56dans les demandes
45:57donc de toute façon
45:58c'est certain
45:58que ça va être un sujet
45:59qui va être au coeur
46:01des débats
46:02ce que je note simplement
46:03c'est que
46:04c'est tellement en décalage
46:05avec ce qu'on a aussi pu
46:06tout à l'heure
46:06décrypter sur les efforts
46:10au sommet de l'Etat
46:11pour pouvoir influencer
46:13sur l'évolution
46:14du Moyen-Orient
46:15voilà où on en est
46:16quand même en France
46:16c'est-à-dire que
46:17ce qu'avait régulièrement
46:20averti
46:20l'ancien président
46:21de la Cour des Comptes
46:22Pierre Moscovici
46:22en disant
46:23on ne peut plus rien financer
46:25on n'a plus de souveraineté
46:27tout le reste
46:28ce sont des discussions
46:29l'Etat
46:30des finances publiques
46:31fait qu'on n'a aucune marge de manœuvre
46:32en cas d'épreuve
46:33l'épreuve est arrivée
46:35et on voit bien
46:35que tout ça
46:36n'est que du bricolage
46:37parce qu'en réalité
46:38il n'y a aucune capacité
46:39de l'Etat
46:41à pouvoir faire face
46:42à la situation
46:43parce que vous
46:45ça m'hallucine
46:46ce genre de propos
46:47c'est pas les Français
46:49qui payaient ça
46:50aujourd'hui
46:51je le déplore
46:53je ne dis pas
46:54qu'il faut regarder en face
46:57c'est tout
46:58bien entendu
46:59il y a 5 pays européens
47:00qui viennent de se prononcer
47:01pour une taxe
47:02sur les super profits
47:03des entreprises énergétiques
47:05et ce n'est pas
47:06des pays communistes
47:07qui l'ont fait
47:08c'est pas des pays communistes
47:11qui l'ont proposé
47:12c'est l'Allemagne
47:13l'Allemagne
47:14l'Espagne
47:14l'Autriche
47:16l'Italie
47:16le Portugal
47:17ils ont proposé
47:18cette mesure
47:18qui avait été mise en place
47:19d'ailleurs en 2022
47:20de manière totalement
47:23désordonnée en Europe
47:23c'est-à-dire que
47:24chaque pays
47:24l'a un peu ajusté
47:25à sa manière
47:26la France l'a ajusté
47:26en étant extrêmement sympathique
47:28avec les pétroliers locaux
47:29donc le total
47:30et d'autres pays
47:31l'ont fait
47:31de manière un petit peu
47:32plus stricte
47:32je pense notamment
47:33encore une fois
47:34à l'Espagne
47:34mais qui a eu un rendement
47:35d'ailleurs
47:36sur cette taxe
47:36beaucoup plus élevée
47:37avec une assiette
47:38beaucoup plus large
47:38et la France
47:39et ça a permis
47:40d'éviter justement
47:41que les populations
47:42aient de creuser le déficit
47:43puisque pour une fois
47:44ce sont les pétroliers
47:45qui eux
47:46évidemment
47:47dans une situation
47:47de crise comme ça
47:48ils ne sont pas en train
47:48de tirer la langue
47:49ils sont en train
47:50de faire des super profits
47:51puisque le prix de l'essence
47:52explot etc
47:52mais je veux juste
47:53rajouter un truc
47:55on parle du plafonnement
47:56des prix
47:57je pensais qu'on allait
47:58avoir le débat
47:58autour de ça
47:59c'est quand même
47:59une des mesures
48:001,70€
48:01je passe sur Total
48:04on a eu le débat
48:05la semaine dernière
48:05si vous plafonnez
48:06les prix à 1,70€
48:07vous aurez des pénuries
48:08c'est-à-dire qu'en fait
48:10les pétroliers
48:11ne vous vendront plus d'essence
48:12donc vous n'aurez plus d'essence
48:14sans vouloir défendre
48:15Total Édergie
48:15ils ont annoncé aujourd'hui
48:16qu'ils prorogèrent
48:18le plafonnement
48:19à 1,99€
48:20pour l'essence
48:21c'est super
48:21en revanche
48:22qu'ils augmentaient
48:23le plafond du gazole
48:24pas pour tout le monde
48:26comment ?
48:26Christophe
48:27vous n'avez pas bien lu
48:27jusqu'au bout
48:28il y a une petite Astérix
48:29et ça en dit long
48:30sur l'état d'esprit
48:30de ce genre d'entreprise
48:32c'est quoi l'Astérix ?
48:32l'Astérix
48:32ils ont dit
48:33en fait
48:33si vous ne voulez pas
48:34que le prix dépasse 2€
48:35il faut vous abonner
48:37à Total Énergie
48:38voilà
48:39lisez-le
48:39c'est écrit
48:40c'est-à-dire
48:40j'ai plus le truc
48:42c'est à Avantage Carburant
48:43voilà
48:43si vous souscrivez
48:44au service Avantage Carburant
48:46quand vous arrivez
48:47dans les pompes totales
48:47vous aurez droit
48:48de ne pas payer plus 2€
48:49bien entendu
48:50mais se faire de la clientèle
48:52sur la misère des gens
48:53les grandes surfaces
48:54c'est quand même
48:54non mais ça montre
48:55un petit peu l'étendue
48:56les grandes surfaces
48:57sont des risques
48:58souvent en crédit
49:00sur votre carte de fidélité
49:02c'est une bonne guerre
49:03là je vous parle de Total
49:05qui ces dernières années
49:06n'a pas eu de problème
49:07de trésorerie
49:08ni de cash flow
49:08versé à ses actionnaires
49:09si je ne m'abuse
49:11donc là
49:11ce débat-là
49:12il n'est pas mis sur la table
49:13les syndicats voulaient le mettre
49:14sur la table ce débat-là
49:15on pensait ce qu'on veut
49:17c'était un des points
49:18que vous voulez aborder
49:18Sophie Gbinec
49:19elle a fait sans doute
49:19c'était un des points
49:20en disant
49:20mais attendez
49:21on ne peut pas laisser
49:22mais le gouvernement
49:22il dit non dès le début à ça
49:24oui mais il dit non
49:25dès le début
49:25il n'y a même pas eu
49:26un début de conversation
49:27bloquer les prix
49:27ça fait l'URSS
49:28ça fait des pénuries
49:29non mais là
49:30on peut tomber
49:30dans la caricature
49:32de l'économie dirigée
49:34c'était appliqué
49:34c'était essayé
49:35ça ne marche pas
49:36est-ce qu'on peut dire
49:37un mot aussi
49:38du débat politique
49:39qui se tend
49:41en ce moment
49:41écoutez si vous le voulez bien
49:43le député
49:43et vice-président
49:44du rassemblement national
49:45Sébastien Chenu
49:46puis la réponse
49:46de la ministre en charge
49:47de l'énergie
49:48Maude Bréjean
49:49nous demandons depuis des années
49:50ce n'est pas nouveau
49:51ce n'est pas depuis cette crise
49:52la baisse de la fiscalité
49:54de façon durable
49:55sur les énergies
49:56parce que les énergies
49:58pas seulement les carburants
49:59toutes les énergies
50:00ce sont des biens
50:00de première nécessité
50:02mais votre proposition
50:03la TVA 5.5
50:04c'est près de 12 milliards d'euros
50:07où est-ce qu'on trouve l'argent
50:08monsieur Chenu
50:09alors vous allez me dire
50:10facile c'est l'Union Européenne
50:11on va prendre à l'Union Européenne
50:13tout ça est absolument irréaliste
50:15quand on prend de l'argent
50:16quelque part
50:17il faut bien le réimputer
50:19à un autre endroit
50:19et donc il faudra nous dire
50:20si on coupe dans l'éducation nationale
50:22dans la sécurité
50:23ou dans la santé
50:24ça vous ne donnez jamais
50:25le moindre élément là-dessus
50:26Voilà la réponse du gouvernement
50:28Valérie Gass
50:29au Rassemblement National
50:30qui dit un peu
50:32le RN
50:33si vous n'arrivez pas à gérer
50:34laissez-nous la place
50:34c'est un peu
50:35la morse de la présidentielle
50:36puisque en fait
50:37ce discours sur les taxes
50:39il le tient depuis longtemps
50:40et donc l'actualité
50:42revient
50:43et apporte de l'eau
50:44à ce moulin
50:44donc là
50:45au Rassemblement National
50:47c'est un lit de roses
50:49sur lequel ils peuvent
50:50dérouler tranquillement
50:51et Marine Le Pen
50:52a été une des premières
50:53à tout de suite
50:54parler du prix de l'essence
50:55et de la nécessité
50:56de baisser les taxes
50:57et d'attaquer
50:58politiquement là-dessus
50:59donc le Rassemblement National
51:00comme dans beaucoup
51:01de circonstances
51:02ces derniers mois
51:03se trouve dans la situation
51:04de dérouler son discours
51:07et d'être porté
51:08par une actualité
51:09qui certainement
51:10pour certains français
51:11vont lui donner raison
51:13finalement
51:13il demande
51:14de la baisse des taxes
51:15elle a dénoncé aussi
51:17l'état
51:17qui engrangeait
51:19des ressources
51:20supplémentaires
51:20grâce à
51:21grâce à ces augmentations
51:23de prix
51:24270 millions
51:25voilà
51:25et puis il y a eu
51:25un cafouillage
51:26du gouvernement
51:27sur cette question
51:27non il n'y a pas
51:28de ressources en plus
51:29et puis finalement
51:30il y en a quand même
51:30quelques centaines de millions
51:32qui traînent par-ci par-là
51:33donc tout ça
51:33les français regardent
51:34et c'est forcément
51:35qui serviront
51:36à l'électrification
51:36de l'économie
51:38Mickaël Darman
51:38le Rassemblement National
51:39qui joue aussi
51:40sur le fait
51:40que le gouvernement
51:41on le disait tout à l'heure
51:42je vous la montre
51:43temporise
51:44oui et puis c'est vrai
51:45qu'on a bien compris
51:47que Marine Le Pen
51:47a voulu faire
51:48on l'avait signalé
51:49sur le plateau
51:49dès les débuts
51:50de la crise
51:51et de cette guerre
51:52elle veut refaire
51:53le coup de l'Ukraine
51:54elle a été la première
51:55à dire à ce moment-là
51:56en 2022
51:57attention
51:57il y aura un problème
51:58de pouvoir d'achat
51:59et c'est ce qui lui avait
52:00permis d'ailleurs
52:00d'enclencher
52:02entre guillemets
52:03cette remontada
52:05donc elle a bien évidemment
52:07on était quelques mois
52:08avant l'élection présidentielle
52:10donc en février
52:12donc de ce point de vue-là
52:13ça a été
52:15un réflexe pour elle
52:16de pouvoir
52:18refaire
52:20cette démarche
52:21et de pouvoir
52:21regagner effectivement
52:22ces points
52:25en raccrochant
52:26un discours
52:26qui est permanent
52:27ce que je note aussi
52:28c'est la scénographie
52:29on a maintenant
52:30Chenu-Bréjon
52:31c'est le match des nouveaux
52:32c'est la nouvelle génération
52:33on est en train aussi
52:34au fond sur des sujets
52:36qui sont connus
52:37qui sont déjà
52:38depuis des décennies
52:40quand même
52:40que le Front National
52:42Rassemblement National
52:43puis les majorités successives
52:45les oppositions
52:46s'envoient à la figure
52:47c'est maintenant porté
52:48par des nouveaux personnages
52:51et on sent bien
52:52que voilà
52:52cette élection
52:54va être aussi
52:54une mutation
52:55de génération politique
52:57face au discours
52:58du RN
52:59sur les taxes
52:59sur le pouvoir d'achat
53:00on a celui du gouvernement
53:02sur l'argent magique
53:03et donc là
53:04Maud Bréjon
53:05déroule
53:06c'est vrai que
53:07c'est assez amusant
53:09ce dialogue
53:10ce question-réponse
53:11que vous avez passé
53:12parce que
53:12c'est exactement ça
53:14c'est le discours
53:14sur on n'a pas d'argent
53:15et l'argent ça pousse pas
53:16sur les arbres
53:17il n'y a pas d'argent magique
53:18qu'il redéploie à chaque fois
53:20en un mot
53:20très rapidement
53:21à la une de l'humanité
53:22Laurent Moulot de demain
53:23on a un grand reportage
53:24sur le sub-Liban
53:25qui est sous les bombes
53:26depuis des semaines
53:27et dont on ne parle pas beaucoup
53:28à la une des échos
53:30Christophe Jacubizine
53:31Trump la stratégie de l'escalade
53:33on a beaucoup parlé
53:33dans cette émission
53:34et puis quand même
53:35coup de projecteur
53:36sur une OPA
53:36à 55 milliards
53:37vous voyez
53:37pendant la guerre
53:38les affaires continuent
53:39c'est celle
53:39sur Universal Music
53:41qui va être rachetée
53:43enfin en tout cas
53:43un fonds d'investissement américain
53:44qui propose de le racheter
53:45à lire dans les échos
53:46merci Michael Darmont
53:47merci Valérie Gass
53:48les informés
53:48reviennent demain matin
53:50à 9h sur France Info
53:51très bonne soirée
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