Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0620h, 21h, les informés, Renaud Blanc.
00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans les informés sur France Info, bien sûr à la radio et à
00:15la télévision sur le canal 16 de la TNT.
00:18A la une, ce soir, la mort de Quentin Deran qui est l'enquête qui s'accélère, 4 interpellations ce
00:23soir, l'enquête et des échanges très vifs cet après-midi.
00:26A l'Assemblée nationale, passe d'armes entre l'insoumise Mathilde Panot et le Premier ministre Sébastien Lecornu qui demande
00:32à LFI, je le cite, de faire le ménage dans ses rangs.
00:36Des communes de France coupées du monde, vit-on un épisode de cru exceptionnel dans l'ouest de la France.
00:42Quatre départements toujours en vigilance rouge, la colère monte et les habitants accusent les pouvoirs publics de ne pas faire
00:48assez face aux inondations.
00:50Et puis la Suisse au centre du jeu diplomatique, double négociation aujourd'hui à Genève, d'une part entre les
00:56Etats-Unis et l'Iran et d'autre part entre la Russie et l'Ukraine sous l'égide des Américains.
01:01Sur qui est la pression ce soir ? Eh bien je poserai la question à nos informés, ils ont pour
01:06nom ce soir Clémence Lemed, bonsoir Clémence.
01:09Bonsoir.
01:09Directrice adjointe des rédactions des Echos, Aurélien Souchère, bonsoir Aurélien.
01:13Bonsoir.
01:13Chef du service politique de l'humanité, Benjamin Louis, bonsoir Benjamin, journaliste.
01:18Suisse correspondant pour la RTS et nous avons également le plaisir d'accueillir Elisabeth Pinault.
01:23Bonsoir Elisabeth, remportaire de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:29Merci à tous les quatre d'être dans le studio de France Info.
01:34C'est l'information de la soirée, quatre suspects interpellés, quatre interpellations dont Jacques-Eli Favreau, assistant parlementaire du député
01:44LFI Raphaël Arnaud.
01:45Pour le moment, on ne connaît pas du tout son degré d'implication dans la mort de Quentin de Ranque.
01:51Il y a des interpellations en Isère et en Haute-Loire.
01:54Elisabeth Pinault, votre première réaction à ces interpellations ?
01:58On voit que l'étau se resserre autour de la France insoumise.
02:00Néanmoins, il faut être très prudent.
02:02Le procureur hier avait été lui-même très prudent, ne désignant personne et annonçant qu'il n'y avait pas
02:08d'interpellation.
02:09Maintenant, ça commence.
02:10Il y a des sources.
02:11Il faut sourcer tout ce qu'on a.
02:12On sait, par exemple, je crois que c'est le Progrès de Lyon qui a sorti le premier, que les
02:16six personnes, les six suspects ont été identifiés, ce qui n'était pas certain hier.
02:20Quatre interpellations sur six personnes, mais encore une fois, on ne connaît pas le degré d'implication des personnes à
02:24la rété.
02:25Tout le monde reste présumé innocent, bien entendu.
02:28Quant à l'assistant de Raphaël Arnaud, le député de la France insoumise, pas de confirmation de la France insoumise
02:34à ma connaissance pour l'instant.
02:35Même Jean-Luc Mélencheton, qui est en meeting actuellement, pour expliquer ce moment, n'est pas entré, à ma connaissance,
02:43dans les détails de l'enquête.
02:45Aurélien, Elisabeth Pinot disait que l'étau se resserrait autour d'LFI.
02:50Est-ce que c'est aussi votre sentiment ou vous êtes très prudent ce soir ?
02:55Il faut être très prudent, bien évidemment. Tout le monde l'est sur ce plateau, je pense.
02:59La France insoumise disait depuis le début, nous n'avons rien à voir avec la mort de Quentin, et c
03:03'est parfaitement possible qu'ils aient rien à voir avec.
03:05Par contre, là, ce qui se passe, c'est que c'est un assistant parlementaire insoumis qui est interpellé.
03:10Donc forcément, ça éclabousse, ça geste la suspicion, et ça interroge énormément.
03:14Et avant même cette arrestation, d'ailleurs, vous l'avez dit, il y avait un tir nourri très très très
03:18très fort à l'Assemblée nationale concernant la France insoumise.
03:22Malgré ces interpellations, l'étau se resserre, c'est vrai, mais surtout autour d'anciens membres de la Jeune Garde
03:27pour l'instant.
03:28Il faudra que l'enquête fasse toute la lumière sur ce qu'ils ont fait, s'ils l'ont fait
03:31en tant que membre de la Jeune Garde,
03:32si c'était piloté ou non, très vraisemblablement, ça n'était pas avec la France insoumise, mais l'enquête le
03:37dira.
03:37En tout cas, c'est beaucoup trop tôt pour crier, comme certains le font, à LFI assassins,
03:40ou pour dire que la France insoumise, par son comportement, a amené ce qui s'est passé à Lyon.
03:46On va revenir sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale cet après-midi, mais Clémence Lemaitre,
03:52on parle de prudence, on parle des taux qui se resserrent, vous, votre sentiment ?
03:57C'est un peu le sentiment de tout le monde, c'est qu'à la fois, je pense qu'il
04:01faut être prudent,
04:01le procureur l'a dit, l'enquête n'est absolument pas finie, et ce n'est pas parce qu'on
04:05interpelle des personnes qu'elles sont coupables.
04:08Donc là, il va y avoir une interpellation, elles sont en garde-vue, a priori, la garde à vue peut
04:11durer 48 heures,
04:13donc déjà, on en saura peut-être plus dans un ou deux jours.
04:16Après, oui, les taux se resserrent dans la mesure où, a priori, les personnes interpellées sont quand même proches de
04:20LFI,
04:21très proches si cet assistant parlementaire est effectivement parmi les personnes interpellées,
04:26c'est les informations qu'on a ce soir, ça crée quand même des liens,
04:30et donc, oui, LFI n'a pas donné l'ordre, donc en tout cas, pour l'instant, rien ne le
04:35dit,
04:35il y a quand même des conjonctions, et puis, le fait aussi que Raphaël Arnaud,
04:40qui est un député, est quand même confondateur de la jeune garde,
04:42alors, la jeune garde a été dissoute, mais quand même, LFI et Mélenchon ont demandé,
04:47ont porté la dissolution en justice pour qu'elle n'ait pas lieu,
04:52donc il y a quand même encore des liens entre ce groupuscule d'ultra-gauche et le parti.
04:57Benjamin-Louis.
04:58Non, mais effectivement, Jean-Luc Mélenchon s'est battu contre la dissolution,
05:01et se bat encore contre la dissolution de la jeune garde,
05:03alors je ne sais pas si ça va continuer encore bien longtemps,
05:05mais, plus que ça, Jean-Luc Mélenchon a soutenu la jeune garde,
05:08et il a dit que c'était...
05:09On a des images d'un meeting où il dit que ce groupe, la jeune garde,
05:14ce sont des jeunes alliés, ce sont des personnes qui partagent notre combat.
05:17Donc là, pour ce qui est du lien entre LFI et la jeune garde,
05:24ça va être difficile de dire qu'il n'y avait aucun lien.
05:26Ça va devenir de plus en plus difficile pour Jean-Luc Mélenchon
05:29de se distancier de cette histoire.
05:31Alors certes, pour ce qui est de la responsabilité pénale,
05:33on prend tous des précautions ici autour de cette table,
05:36parce que, comme vous l'avez dit, on est interpellé,
05:39on n'est pas mis en examen, on n'est pas forcément responsable,
05:41on est donc présumé innocent.
05:43Mais pour ce qui est de la responsabilité politique et morale,
05:48là, le débat a déjà commencé très très fort cet après-midi à l'Assemblée nationale,
05:53et, encore une fois, je trouve que ça se resserre autour de Jean-Luc Mélenchon,
05:57et je me demande comment il va réussir à se dépêtrer de cette histoire dans les prochains jours.
06:02Alors, quatre interpellations, je le rappelle,
06:03et une minute de silence à l'Assemblée en mémoire du militant nationaliste Quentin de Ranck,
06:07une minute de silence comme en 2013 pour la mort de Clément Mérique,
06:11le recueillement avant des échanges très vifs entre la France insoumise
06:15et le Premier ministre lors des questions au gouvernement.
06:19Nous ne vous avons pas entendu sur l'assassinat du rugbyman Federico Aramburo,
06:23à deux kilomètres seulement de notre Assemblée,
06:25par des militants du GUD,
06:27ni sur les douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022.
06:31Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject.
06:36On n'oppose pas un mort à un autre mort,
06:39à un assassinat, à un autre assassinat.
06:41Il est temps que vous fassiez le ménage,
06:44Madame la Présidente Panneau,
06:45le ménage dans vos propos,
06:48le ménage dans vos idées,
06:50et surtout, le ménage dans vos rangs.
06:53Alors, la tension était très forte.
06:55J'ajoute juste qu'une cinquième,
06:56on vient d'apprendre,
06:56une cinquième interpellation à l'instant,
07:00en ce qui concerne la mort de Quentin de Ranck.
07:03On était parti sur une minute de silence,
07:06Elisabeth, qui était respectée,
07:08et puis là, le ton est monté très très haut
07:10entre le gouvernement et Mathilde Panneau.
07:13Oui, on pouvait s'en douter.
07:15C'est un événement très grave.
07:16Il y a un mort.
07:18C'est quand même rare en France,
07:20et Dieu merci.
07:22Et il y avait donc cette minute de silence
07:24qui a été demandée par Éric Ciotti
07:28et ensuite accordée à Yann Brunpivet.
07:30Mais on peut imaginer que ce n'est pas
07:32le simple demande d'Éric Ciotti qui l'a déclenché.
07:35En tout cas, Yann Brunpivet était dans les mêmes
07:39sur le même ton qu'Emmanuel Macron,
07:42qui a dit qu'en France,
07:43on ne meurt pas pour ses idées.
07:44C'était bien l'idée de départ.
07:47Donc cette minute a été respectée.
07:49Et ensuite, le débat a pu avoir lieu.
07:51Et en effet, avant même qu'il y ait eu
07:54cette passe d'armes entre Mathilde Panneau
07:56et le Premier ministre,
07:57il y a eu Laurent Wauquiez,
07:58qui a eu des Républicains,
08:00qui a accusé...
08:00Il y a des caractéristiques de gauche
08:01qui a du sang sur les mains.
08:03Il a répété à de nombreuses reprises.
08:04Et on sent que c'était vraiment exacerbé.
08:08Et on n'a pas encore entendu
08:09le Rassemblement National,
08:11en tout cas son président,
08:13Jordan Bardella,
08:14qui fait une conférence de presse demain.
08:15Et nul doute qu'il saura trouver les mots
08:18pour taper à bras raccourcis
08:19sur la France insoumise.
08:20Aurélien Souchère,
08:20qu'est-ce que vous retenez de cet après-midi ?
08:22Il y a deux choses.
08:23Il y a la minute de silence,
08:24comme vous avez dit.
08:25Le but n'était évidemment pas
08:26d'honorer Quentin et ses idées,
08:28d'honorer un Asillon,
08:30quelqu'un proche de l'Action française,
08:32des Allobroches, des Némésis,
08:33mais de dire que...
08:34de condamner la violence politique
08:35et de dire qu'on ne peut pas être tué,
08:36on ne peut pas mourir pour ses idées.
08:38Ça, c'est très important de le rappeler.
08:40Le but, c'était vraiment de dire
08:42que la violence politique
08:44et les assainés politiques
08:45n'ont pas leur place.
08:45En tout cas,
08:46c'est pas des mises à mort.
08:47Parce que là, c'est quelqu'un
08:48qui a été tabassé au sol
08:49jusqu'à ce que mort s'en suive.
08:52Le Premier ministre dit
08:53qu'on n'oppose pas.
08:54Il ne faut pas opposer les morts,
08:55mais peut-être que c'est lui
08:57qui est en train de les opposer.
08:57Parce qu'on voit que
08:58les mises de silence
08:59à l'Assemblée nationale
09:00sont vraiment à géométrie variable
09:01et on peut les étudier
09:02sur les cinq dernières années.
09:04C'est assez marquant.
09:06Le but, ce n'est pas de dire
09:07parlons des douze personnes
09:08qui ont été tuées
09:09par l'extrême droite
09:10ou par des racistes
09:10pour ne pas parler de Quentin.
09:11Non, le but,
09:12c'est de parler des treize,
09:13c'est de parler de tous les gens
09:14qui sont victimes
09:15de violences politiques.
09:15Donc ça, c'est le premier fait notable
09:17à mon sens.
09:18Il faut vraiment condamner
09:19toutes les violences politiques
09:20et rompre l'escalade
09:21et toute chaîne de violences.
09:24Après, l'autre chose,
09:25c'est le débat
09:26et le débat était très, très, très,
09:27très virulent
09:28et visait vraiment LFI.
09:30Mais actuellement,
09:31il n'y a rien qui permet de prouver
09:32que la France insoumise
09:33a des responsabilités
09:34dans cette mort.
09:35Alors, vous avez parlé de Nazillon.
09:35Bien sûr, la famille de Quentin d'Aroque
09:37n'accepte absolument pas ce terme
09:39et ne se définit pas
09:41cette personne comme étant
09:43un nazi.
09:44Dans les propos, je le précise.
09:46Je voudrais qu'on écoute justement
09:47la réaction de Jean-Luc Mélenchon
09:49sur ses réseaux sociaux.
09:50Alors, il n'a pas vraiment
09:52une réaction très claire
09:53concernant la mort de Quentin d'Aroque.
09:55Écoutez ces mots quand même.
09:57La mort n'a rien à faire
09:58dans la dispute politique
10:00et souvent, nous disons,
10:01ni la violence.
10:02Dans la violence,
10:03qu'elle soit défensive
10:04ou offensive,
10:05je le dis en notre nom à tous,
10:08tous les coups ne sont pas permis.
10:10Tous les coups ne sont pas permis,
10:12Clémence Lemaitre.
10:13On sent quand même
10:14dans les propos de Jean-Luc Mélenchon,
10:16comment dire,
10:18c'est moins virulent
10:19qu'il y a quelques jours.
10:21C'est moins virulent
10:21qu'il y a quelques jours.
10:22Il y a quelque chose
10:23que je voudrais noter
10:24sur la séance des questions
10:26gouvernement à l'Assemblée
10:27où il y avait effectivement
10:28une très grande tension
10:30contre LFI.
10:32Pour la première fois,
10:33ou en tout cas pour une des premières fois,
10:35on n'a pas entendu de réaction
10:36sur les bandes de LFI.
10:37Ils sont restés, justement,
10:40très calmes,
10:41sans mots plus hauts que les autres,
10:43alors que régulièrement,
10:44quand il y a ces fameuses
10:45questions au gouvernement,
10:47on entend quand même
10:48beaucoup de brouilles
10:49de la part des bandes LFI.
10:50Et là,
10:51on ne les a pas entendues du tout.
10:53Et donc,
10:53comme on parlait
10:54de violences verbales
10:54qui viennent de l'Assemblée nationale
10:56et qui pourraient provoquer,
10:57selon certains,
10:58des violences de rue,
10:59je trouvais que c'était intéressant
11:01de le noter.
11:03Après,
11:03Jean-Luc Mélenchon
11:04a été très virulent
11:05juste après la mort de Quentin.
11:06Là, on sent
11:07qu'il revient un petit peu,
11:09qu'il est moins virulent
11:09et qu'il dit
11:10bah oui,
11:11effectivement,
11:11personne ne devrait mourir
11:12pour ses idées.
11:13Je ne pense pas
11:14qu'il change totalement
11:15après son discours.
11:16Benjamin-Louis,
11:17la campagne à Lyon,
11:18puis on va parler
11:19des municipales
11:20d'un point de vue national,
11:21mais cette campagne à Lyon,
11:23elle va être,
11:24vous la sentez comment,
11:25justement,
11:25dans les jours qui viennent ?
11:26On a vu que Jean-Michel Hollasse
11:28a déjà parlé
11:28de problèmes sécuritaires
11:29dans cette ville.
11:30C'est vrai qu'entre
11:31les ultras de la droite
11:33et les ultras de la gauche,
11:34il y a une histoire à Lyon.
11:35Il y a une histoire particulière.
11:36Justement,
11:37je ne sais pas
11:37si ça va être forcément
11:38un tournant,
11:39comme on adore dire
11:40dans le langage journalistique.
11:41Est-ce que ça va être
11:42un tournant dans la campagne ?
11:43Je n'en suis pas totalement sûr
11:44parce que,
11:44comme vous le dites,
11:45il y a une histoire.
11:46Ça n'excuse en rien
11:47le drame qui s'est passé,
11:48mais ce n'est pas forcément
11:50quelque chose...
11:50Oui,
11:51l'intensité est nouvelle
11:52parce qu'il y a un mort.
11:53Ce n'est pas forcément nouveau
11:54qu'il y ait des affrontements
11:54entre extrême-gauche
11:55et extrême-droite
11:56à Lyon.
11:58Ce n'est pas forcément
11:59le premier problème sécuritaire
12:00à Lyon
12:01et dans la région lyonnaise.
12:02Et puis,
12:03encore une chose,
12:03j'ai entendu Jean-Michel Aulas
12:05ce matin sur France Inter.
12:06Je l'ai trouvé relativement évasif.
12:08Je ne l'ai pas trouvé
12:09particulièrement combatif.
12:10Je ne suis pas persuadé
12:11qu'il va y avoir
12:12une capitalisation énorme
12:14sur ce terrible drame.
12:17À voir maintenant,
12:19est-ce que peut-être
12:20Grégory Doucet
12:21annoncera d'emblée
12:23qu'il ne fera pas alliance
12:25avec LFI au second tour ?
12:27Parce que ce que disait
12:28Jean-Michel Aulas ce matin,
12:29c'est un fait,
12:29c'est que pour l'instant,
12:31l'actuel maire temporise
12:33pour dire s'il va ou non
12:34s'allier à LFI
12:36en cas de second tour.
12:38Donc, voilà,
12:39je ne suis pas persuadé
12:40que ce soit un tournant
12:41pour l'instant
12:42pour la campagne à Lyon.
12:43À voir comment ça va évoluer aussi.
12:44À voir les mesures
12:47que prendront les cadres de LFI.
12:49Clémence ?
12:49Oui, ce qu'on peut ajouter,
12:50c'est que pour l'instant,
12:51Jean-Michel Aulas
12:52est quand même assez devant
12:53dans les sondages.
12:55Donc, il n'y a pas de risque
12:56de retournement de situation
12:58dans ce sens-là.
12:59parce qu'il est crédité
13:0044% des intentions de vote
13:02au premier tour
13:03contre 30% pour Grégory Doucet.
13:05Donc, du coup,
13:06on ne voit pas trop le tournant.
13:09Est-ce que,
13:10oui, mais pardonnez-moi,
13:11Elisabeth Pinot,
13:12mais est-ce que
13:12vous avez le sentiment
13:14qu'elle est fille aujourd'hui
13:15avec ce qui se passe actuellement
13:17et ce drame
13:19est de plus en plus isolé à gauche ?
13:23Elle l'était déjà,
13:24la France Insoumise.
13:25Elle n'était pas
13:25en très bonne posture
13:27pour les élections municipales.
13:28Est-ce que ça va changer
13:29grand-chose, finalement ?
13:31C'est à voir.
13:31Les conséquences nationales
13:32de ce qui s'est passé
13:33ne sont pas évidentes.
13:34Et il faut rappeler aussi
13:35que ces groupuscules actifs
13:37à Lyon,
13:38c'est quelques dizaines de personnes.
13:40C'est extrêmement modeste.
13:41On ne peut pas en tirer
13:41des conclusions
13:42sur la sécurité dans la ville.
13:43En revanche,
13:44au niveau national,
13:46ça peut donner évidemment
13:47de l'eau moulin
13:49à tous ceux
13:49qui veulent davantage
13:51de sécurité dans le pays.
13:52C'est quand même,
13:52ça reste une des préoccupations principales
13:54et je pense que
13:55le Rassemblement national
13:56peut surfer sur cette idée-là
13:57en disant qu'il se passe
13:59des choses graves dans ce pays.
14:00En ce qui concerne
14:01la France Insoumise,
14:02ça reste à voir.
14:04Ce que ça peut aggraver,
14:06c'est la fracture
14:07entre ce camp-là
14:09et le reste de la gauche.
14:10Aurélien Souchi,
14:11la même question.
14:11C'est-à-dire,
14:12le reste de la gauche
14:12va prendre de plus en plus
14:13ses distances avec LFI
14:15pour vous ou pas ?
14:16On verra, franchement.
14:18Aujourd'hui,
14:18les socialistes
14:19à l'Assemblée nationale
14:19ont eu des mots
14:20très virulents
14:20vis-à-vis de la France Insoumise,
14:22beaucoup plus que d'habitude,
14:24allant même parfois
14:25jusqu'à reprendre le discours
14:26selon lequel
14:27LFI a une responsabilité morale
14:29dans cet assassinat
14:30au sens où
14:31il participe
14:32à la polarisation
14:33du débat public.
14:34Quand on regarde,
14:36la France Insoumise
14:37participe
14:37à une conflictualité
14:38très forte dans la politique
14:39mais ce qui fait partie
14:40de l'exercice démocratique.
14:42Jamais,
14:42j'ai cherché,
14:43je n'ai pas trouvé,
14:44on a trouvé
14:45des propos de Jean-Luc Mélenchon
14:46qui appelaient
14:47à la violence politique
14:48et à frapper des gens
14:50ou à tuer des gens.
14:51Donc,
14:51peut-être que ça...
14:54À tuer des gens,
14:55jamais.
14:56Encore heureux ?
14:56Encore heureux,
14:57évidemment.
14:58Vous avez des gens
14:58qui sont condamnés
14:59pour incitation
15:00à la haine raciale.
15:00Il le ferait,
15:01je pense qu'il le faisait.
15:02Et ça,
15:03ça a une influence.
15:05Est-ce qu'il va être obligé
15:06de couper ces liens
15:07avec la jeune garde ?
15:08Est-ce que pour vous,
15:09c'est inévitable ?
15:10Ça,
15:11c'est à lui de le décider.
15:12Mais,
15:16c'est difficile
15:16d'imaginer une issue
15:18sans rupture
15:19entre LFI
15:19et la jeune garde
15:20vu ce qui se passe,
15:20même si on n'a pas encore
15:21les résultats d'enquête
15:22sur les municipales
15:23pour revenir à ce que vous disiez.
15:26Dans ce contexte-là,
15:27c'était déjà très dur avant
15:28puisque la question
15:29des fusions au second tour,
15:31il y a plein de responsables
15:32socialistes
15:32ou de responsables de gauche
15:33qui annonçaient avant même
15:34ce qui s'est passé à Lyon
15:35qu'il n'y aurait pas de fusion.
15:37Là,
15:37peut-être que ça va encore
15:38être plus difficile
15:39même si on avait l'impression
15:41qu'il y avait une détente
15:41juste avant ce qui s'est passé à Lyon
15:43et que,
15:44historiquement,
15:44la tradition à gauche,
15:45c'est de fusionner au second tour
15:46des municipales
15:47derrière le mieux placé
15:48au premier tour.
15:49Là,
15:49peut-être qu'il va y avoir
15:50une rupture.
15:51Une dernière question,
15:51je la pose à Benjamin
15:53et à Clémence.
15:55On parle des municipales,
15:56il y a la présidentielle
15:56dans un an.
15:57Est-ce que cette affaire,
16:00ce drame
16:00va changer beaucoup de choses
16:02du côté d'LFI ?
16:03Alors,
16:04c'est difficile à dire
16:05mais du côté d'LFI,
16:06la question,
16:06c'est ce qu'on disait,
16:07c'est la question
16:08du Front Républicain
16:09et de l'alliance
16:10avec les autres parties de gauche.
16:12Est-ce qu'en cas
16:13de second tour
16:15RN-LFI,
16:16en gros,
16:16qu'est-ce qui se passe ?
16:17Est-ce que LFI
16:18arrivera à faire cette alliance
16:19avec les autres parties de gauche
16:20ou pas ?
16:21Aujourd'hui,
16:22c'est difficile de le dire.
16:22Et ça dépendra aussi
16:23des mesures que prendra
16:24Jean-Luc Mélenchon.
16:25On va attendre donc
16:26la suite de l'enquête
16:27et les responsabilités pénales
16:28mais ce que je vois,
16:30c'est qu'au fond,
16:30le seul moyen,
16:32aujourd'hui,
16:33pour qu'il s'en sorte,
16:34si ses responsabilités
16:35étaient prouvées
16:36et si on confirme
16:39qu'il y a deux proches
16:40de Raphaël Arnaud
16:40parmi les personnes
16:42qui ont tabassé à mort
16:43ce jeune homme,
16:45il va falloir
16:46que Jean-Luc Mélenchon
16:47prenne lui la décision
16:48d'écarter Raphaël Arnaud
16:49du groupe LFI
16:51à l'Assemblée nationale.
16:52Je ne suis pas persuadé
16:53qu'il le fera
16:53mais au fond,
16:54ce serait le seul moyen
16:55de couper,
16:56je vais le dire
16:56avec une horrible expression,
16:57mais de couper
16:57la branche pourrie
16:58pour pouvoir continuer
17:01à peu près sereinement
17:02ensuite la campagne
17:03et espérer peut-être
17:04à un moment donné
17:04faire un front républicain
17:05avec les socialistes.
17:06Mais si Raphaël Arnaud,
17:08sa responsabilité,
17:09en tout cas le fait
17:09qu'il soit lié aux personnes
17:10qui sont responsables
17:12de la mort de ce jeune homme,
17:13si c'est confirmé,
17:15s'il n'est pas exclu du parti,
17:16s'il n'est pas exclu
17:17du groupe parlementaire,
17:18ça va être un boulet terrible.
17:19Alors on reste évidemment
17:20très prudent
17:21et on rappelle
17:21cinq interpellations
17:22à l'heure où l'on parle
17:23sur ce dossier.
17:25On va dans un instant
17:26passer au deuxième thème
17:27des informés
17:28mais d'abord,
17:28petit détour
17:30par les Jeux Olympiques
17:31de Milan Cortina.
17:33On vous attend
17:33Emma Sarango.
17:34Bonsoir Emma.
17:36Bonsoir.
17:36Pour les épreuves
17:37de Big Air masculin
17:38avec deux Français,
17:40c'est ça,
17:40on est bien d'accord ?
17:41Oui, le Big Air,
17:42on rappelle,
17:42c'est un très très gros tremplin
17:44duquel les skieurs
17:46s'élancent
17:46pour faire des figures
17:47en l'air
17:48et effectivement,
17:50on a deux Français
17:50en lice
17:51mais l'un pour lequel
17:51c'est presque déjà terminé.
17:53Timothée Sivignon
17:54qui est tombé
17:55lors de son deuxième saut
17:57après avoir déjà raté
17:59le premier.
18:00Donc ça va être très compliqué
18:01pour Timothée Sivignon.
18:02En revanche,
18:03pour Mathias Roche
18:04qui vient à l'instant
18:04d'avoir sa note
18:05de son deuxième saut,
18:0785,25,
18:08ça le place en bonne position.
18:10Le Français Mathias Roche
18:11qui était tombé
18:11lors de son premier run.
18:13Par contre,
18:13il n'a plus droit à l'erreur.
18:14Ça veut dire qu'au troisième saut,
18:15il va devoir là encore réaliser
18:17une très très bonne note.
18:18Je vous rappelle,
18:19dans des conditions très difficiles
18:20ici à Livigno
18:21puisqu'il neige beaucoup,
18:23la visibilité est très moyenne.
18:24Il y a eu beaucoup de chutes
18:25sur le premier
18:26comme sur le deuxième saut
18:27et même les favoris
18:29n'ont pas échappé
18:30à ces chutes.
18:32Donc,
18:32il va falloir se concentrer
18:33jusqu'au bout
18:34pour Mathias Roche
18:34qui est désormais
18:35la seule chance
18:36de médaille française,
18:37on peut le dire.
18:37Merci Emma et Massarango
18:39pour ces Jeux Olympiques
18:40de Milan-Cortina.
18:41On passe donc
18:42au deuxième thème
18:43des informés.
18:44Quatre départements
18:45en vigilance rouge,
18:46en vigilance crue
18:47pour la Charente-Maritime,
18:48la Gironde,
18:49le Lot-et-Garonne
18:50et le Maine-et-Loire
18:51des villes comme Angers
18:52ou comme Couture-sur-Garonne
18:54presque coupées du monde.
18:55Ajoutez neuf départements
18:56en vigilance orange
18:57toujours pour crue
18:58et les jours à venir
18:59s'annoncent encore
19:00très pluvieux
19:01avec nous
19:01dans le studio
19:02de France Info.
19:04Boris Veliachev,
19:05architecte,
19:06ingénieur spécialiste
19:07des risques majeurs.
19:08Merci d'avoir accepté
19:09notre invitation.
19:10Question toute simple,
19:11vit-on un épisode
19:13de crue absolument
19:14exceptionnel
19:14dans le sud-ouest
19:15de la France ?
19:16Alors c'est vrai
19:17qu'il a dépassé
19:17certains seuils
19:18donc on peut parler
19:19de situation
19:21un petit peu exceptionnelle
19:22mais je n'aime pas trop
19:23ce terme exceptionnel
19:24parce qu'il va falloir
19:25qu'on s'habitue
19:26à ce genre d'événement
19:27à l'avenir
19:27et il faut qu'on cesse
19:28justement de penser
19:29exceptionnel
19:30parce que ça va devenir
19:31le quotidien
19:32de notre environnement
19:32et il va falloir faire avec
19:34particulièrement
19:35avec les changements
19:35climatiques
19:36qui se préparent
19:37donc ça s'intensifie
19:38de plus en plus
19:39ça va être de plus en plus
19:40fréquent
19:40donc il va falloir cesser
19:41d'avoir ce mode de pensée
19:42toujours
19:43d'un événement
19:44qui est exceptionnel.
19:45Alors justement
19:46vous allez écouter
19:47la colère des habitants
19:48des communes
19:49de Juzik
19:49c'est d'Hayat
19:50dans le Lot-et-Garonne
19:51des communes
19:52totalement inondées
19:53et ils estiment
19:54être ces habitants
19:56abandonnés
19:56par les autorités.
19:58Nous on est bloqués
19:59on a été obligés
20:00d'évacuer
20:00autrefois
20:01on draguait
20:02si vous voulez
20:02Garonne
20:03c'est-à-dire
20:04si mettons
20:04on a enlevé
20:052-3 mètres
20:06de profondeur
20:07de grave
20:08alors si
20:08toute cette grave
20:10serait sortie
20:11on arriverait
20:12peut-être
20:12à sauver
20:13pas mal de maisons
20:14et ça coûterait
20:15beaucoup moins cher
20:16au gouvernement
20:17et à toutes ces assurances
20:18qui vont être obligées
20:19d'indemniser
20:20tout le monde.
20:21Un jour ou l'autre
20:22il faudra
20:22curer la Garonne
20:23elle n'est pas
20:25assez profonde
20:25et le problème
20:26qui se pose
20:27c'est qu'on n'entretient
20:28pas les fossés
20:30tout ça
20:30ça vient de là aussi.
20:32Voilà
20:32propos recueillis
20:33par Farida Noir
20:34et Aiguillon
20:34toujours dans
20:35le Lot-et-Garonne
20:36les digues de la commune
20:37ont cédé
20:38qui est responsable
20:38justement
20:39de l'entretien
20:39de ces digues ?
20:40Réponse
20:40Dominique Barbu
20:41ministre de la transition écologique.
20:43Les collectivités
20:45ont maintenant
20:46cette charge
20:47mais dans le même temps
20:48on les a autorisées
20:49à lever une taxe
20:50pour pouvoir les financer
20:51qui est de 40 euros
20:52par personne et par an
20:53et ce qu'on sait aussi
20:55c'est qu'aujourd'hui
20:56beaucoup de collectivités
20:57n'utilisent pas au maximum
20:58cette ressource-là.
21:00La ministre de la transition écologique
21:02Monique Barbu
21:03de Boris Véliachef
21:04architecte
21:05je le rappelle
21:05ingénieur spécialiste
21:06des risques majeurs
21:08est-ce que les communes
21:09aujourd'hui
21:09ont les moyens
21:10ces communes
21:10qui sont confrontées
21:11à cette montée des eaux
21:12ont les moyens
21:13justement de faire face ?
21:14Alors ça dépend complètement
21:15des communes
21:16ce ne sont pas les communes
21:18elles-mêmes
21:18qui entretiennent ces digues
21:19parce que c'est très difficile
21:20pour une petite commune
21:21particulièrement dans ces régions-là
21:22d'entretenir à elle seule
21:24elle n'a pas les moyens
21:25ni financiers
21:26ni humains
21:27ni techniques
21:27de le faire
21:28donc en général
21:29ce sont des intercommunalités
21:33des communautés
21:34regroupées en fait
21:35qui permettent
21:36de gérer ces digues
21:38elles se rassemblent
21:38à plusieurs en fait
21:39et en général
21:40elles délèguent aussi
21:41le travail
21:42à des syndicats
21:42de bassins
21:43ou de cours d'eau
21:44qui eux peuvent travailler
21:46à plus grande échelle
21:47parce que tout ce qui est
21:48d'inondations
21:48ça doit être pris
21:49sur une échelle
21:49beaucoup plus grande
21:50en fait
21:50souvent beaucoup plus importante
21:52que ces petites communes
21:53qui gèrent ça
21:54c'est pour ça
21:55que c'est géré souvent
21:56enfin le sous-traite
21:56la gestion
21:57de l'entretien
21:58de ces digues
21:59à ces syndicats
22:00la question
22:01je vous pose la question
22:01à tous les cinq
22:02la question de l'aménagement
22:03du territoire
22:03c'est une question cruciale
22:04on a toujours l'impression
22:06non pas qu'on la met de côté
22:08mais ça sera pour plus tard
22:10Elisabeth
22:11c'est une question
22:12oui récurrente
22:13enfin là il y a
22:13de nombreuses questions
22:14qui se posent
22:14la question de l'artificialisation
22:16des sols
22:17de l'eau potable
22:18de qui paye quoi
22:19bien entendu
22:20des assurances
22:21j'ai vu qu'il y avait
22:2280 000 dossiers
22:24en date d'hier
22:25il y en aura d'autres
22:26parce que je crois
22:26qu'il y a une deuxième tempête
22:27on estime la tempête
22:28à plus d'un milliard d'euros
22:29de dégâts
22:31et comme les assurances
22:32ne sont pas des entreprises
22:33philanthropiques
22:33il va falloir que quelqu'un paye
22:35donc bien sûr
22:35de nombreuses questions
22:36se posent
22:37et ce sont des dossiers
22:39qui coûtent cher
22:39ce sont des dossiers
22:40de long terme
22:41s'il y a tout problème
22:41avec la politique
22:43c'est à dire que
22:43là il faut faire
22:45des projets
22:46et vous l'avez dit
22:47ça deviendra l'habitude
22:48et non plus l'exception
22:49c'est sur des dizaines d'années
22:51et ça coûte des milliards
22:52donc c'est toujours
22:53des décisions difficiles
22:55à prendre
22:55surtout dans un pays
22:56endetté comme le nôtre
22:57alors un pays endetté
22:57comme le nôtre
22:58du côté de la Suisse
22:59est-ce qu'on est confronté
23:00à des mêmes problématiques
23:01Benjamin ?
23:02on est confronté
23:02aux mêmes problématiques
23:03notamment dans les régions
23:04de montagne
23:05je pense au canton du Valais
23:06qui subit très régulièrement
23:08ce qu'on appelle
23:08des laves torrentielles
23:09c'est exactement la même chose
23:10qui s'est passé dans la vallée de la Roya
23:11en France
23:12c'est des torrents
23:14des fleuves
23:15qui sortent
23:15violemment
23:16en quelques heures
23:17en quelques minutes même
23:18et parfois pendant la nuit
23:19donc ça surprend
23:20les gens chez eux
23:21et ça fait des victimes
23:24en très grand nombre
23:26mais simplement
23:27pour revenir sur la France
23:28parce qu'en fait
23:29c'est quelque chose
23:29mais la France
23:30ou la Suisse
23:31ou la Belgique
23:31ou l'Espagne
23:32ou tout ce que vous voulez
23:33ça nous touche tous
23:34et je pense que
23:36comme vous le disiez
23:37on s'obstine encore
23:39à regarder ça
23:39avec les yeux du passé
23:40on parle de cru exceptionnel
23:42on dit oui
23:42il faudrait draguer la Garonne
23:43parce qu'il y a 50 ans
23:44on draguait la Garonne
23:45mais en fait
23:46il va falloir qu'on s'adapte
23:48de manière beaucoup plus large
23:49et beaucoup plus rapide
23:50je reviens là
23:51de la conférence de Munich
23:52où on a parlé
23:53des 5% de PIB
23:54pour réarmer
23:55toutes les nations européennes
23:56ce serait bien
23:57qu'on se rende compte
23:58que la première menace
24:00pour l'humanité
24:00bien avant
24:02Vladimir Poutine
24:03c'est
24:03sans vouloir
24:04bien entendu l'excuser
24:05mais c'est
24:06le changement climatique
24:07et ses conséquences
24:08et il faudrait peut-être
24:10qu'on se dise
24:10qu'il faut qu'on
24:11réarme entre guillemets
24:12nos sociétés
24:13pour qu'elles soient préparées
24:14à ces changements
24:15et à ces conséquences
24:16et de manière
24:17beaucoup plus massive
24:18ça va coûter des milliards
24:18vous l'avez dit Elisabeth
24:19il faut que ces milliards
24:20on les mobilise
24:21et rapidement
24:22alors avant de parler
24:22de milliards justement
24:23on parlait justement
24:24de draguer la Garonne
24:25on entendait un habitant
24:26est-ce qu'il y a des choses
24:27comme ça simples
24:28qu'on a abandonnées
24:29un petit peu
24:29au cours des années
24:32abandonnées
24:32je ne vais pas dire
24:33qu'on les a abandonnées
24:34mais disons que
24:35c'est vrai
24:35qu'on est rentré
24:36dans un schéma
24:36particulièrement en France
24:37alors on parlait
24:38de la Suisse
24:38mais on parlait
24:39de la France aussi
24:40mais la France
24:40la Belgique
24:41et l'Espagne
24:41que vous avez cité
24:42qui sont trois pays
24:42qui ont un système
24:43de protection
24:44qui est basé
24:45sur un système solidaire
24:46on paye tous
24:47dans nos assurances
24:49un certain pourcentage
24:50qui va dans une caisse
24:51de réassurance
24:51qui permet d'indemniser
24:52les gens
24:53en Espagne
24:53c'est même plus que ça
24:54puisqu'ils indemnisent
24:55même les dommages physiques
24:56alors qu'en France
24:57ce sont que les dommages
24:58aux biens
24:59mais le problème
25:00de ce système
25:01c'est qu'il a marché
25:02pendant un certain temps
25:03mais il arrive
25:04à certaines limites
25:05aujourd'hui
25:05particulièrement
25:06avec l'accélération
25:06des catastrophes
25:08mais en plus
25:10il nous a ancré
25:11dans un système
25:12où de réponses tardives
25:15et de réponses
25:16à postériorisme
25:17on en attend
25:17que la catastrophe
25:18dans un second temps
25:19ait lieu
25:19pour intervenir
25:21ce qui a fait
25:22que tous les gouvernements
25:24l'Etat
25:24est beaucoup moins enclin
25:25à investir
25:26dans la prévention
25:26et c'est vrai
25:27qu'on a pêché
25:28à ce niveau-là
25:28qu'on n'a pas investi
25:30assez dans ce domaine-là
25:31il y a des départements
25:31qui l'ont fait
25:32vous allez dans l'ISER
25:33il y a une formidable institution
25:35qui s'appelle l'IRMA
25:36ils ont fait des travaux
25:37mais ce sont des travaux
25:37de long terme
25:38vous parliez de milliards d'euros
25:39mais ça coûterait
25:40beaucoup moins cher
25:41en fait
25:41que de payer la catastrophe
25:43il faut savoir
25:44parce que c'est distribué
25:45sur pas mal d'années
25:46en l'ISER
25:47ils ont
25:48maintenant
25:49protégé
25:49l'agglomération
25:50Gordoblois
25:51contre des crues
25:51même bicentenales
25:52donc c'est possible
25:53mais c'est du long terme
25:55on va poursuivre
25:55cette discussion
25:56avec vous
25:57et avec tous les informés
25:57dans un instant
25:58mais il est 20h30
25:59sur France Info
26:00L'actualité
26:06c'est avec
26:07Philippine Thibodeau
26:08Une cinquième interpellation
26:09après la mort
26:10de Quentin Doran
26:11que ce jeune militant
26:12identitaire
26:12agressé mortellement
26:14en marge
26:14d'une conférence
26:15à Lyon
26:15de l'insoumise
26:16Rima Hassan
26:17parmi les suspects
26:18tous des hommes
26:19Jacques-Élie Favreau
26:20assistant parlementaire
26:22du député insoumis
26:23Raphaël Arnaud
26:24sans qu'on connaisse
26:25pour l'instant
26:26son implication
26:27ou non
26:28dans l'agression
26:29sur les 900 000 foyers
26:31privés d'électricité
26:32à la suite du passage
26:32de la tempête Nils
26:3320 000 restent toujours
26:35à raccorder
26:36rapporte Enedis
26:37alors que les crues
26:38se poursuivent
26:39dans le sud-ouest
26:404 départements
26:41désormais en vigilance rouge
26:439 en orange
26:44la Savoie
26:45et la Haute-Savoie
26:46sortent elles
26:47de la vigilance orange
26:48aux avalanches
26:48alors que
26:49dans la journée
26:50dans les Alpes
26:50au moins 3 personnes
26:52sont mortes
26:52dans des avalanches
26:53dont un polonais
26:54et un britannique
26:55deux skieurs
26:56qui évoluaient
26:57en hors-piste
26:58et un promeneur
26:58remporté par une vaste
27:00plaque de neige
27:01Genève
27:02capitale diplomatique
27:03les discussions
27:04sur l'avenir de l'Ukraine
27:05viennent de se terminer
27:06discussions aussi
27:07sur l'Iran
27:08pour les américains
27:09sur la question
27:10du nucléaire
27:11le président iranien
27:12s'est dit prêt
27:13à faire vérifier
27:14que son pays
27:14ne cherchait pas
27:15à s'équiper
27:16de la bombe atomique
27:17les relations
27:18se réchauffent
27:19quelque peu
27:19entre Alger
27:20et Paris
27:21Laurent Nunez
27:21le ministre de l'Intérieur
27:22a rencontré
27:23le président algérien
27:24ils se sont entendus
27:25pour relancer
27:26je cite
27:27une coopération
27:28sécuritaire
27:29de haut niveau
27:29alors que
27:30les relations diplomatiques
27:31sont très tendues
27:32entre les deux pays
27:34il nous a montré
27:35la voix
27:36Barack Obama
27:36l'ex-président américain
27:38a pris la parole
27:38sur X
27:39après la mort
27:39de Jess Jackson
27:41aujourd'hui
27:41à l'âge de 84 ans
27:43un pasteur
27:44figure de lutte
27:44pour les droits
27:45des afro-américains
27:46compagnon de lutte
27:47de Martin Luther King
27:48et ex-candidat
27:49à la présidentielle
27:51un nouveau record
27:52pour l'équipe de France
27:53le nombre de médailles
27:54à des Jeux d'hiver
27:55désormais à 16
27:56depuis le début
27:57des JO de Milan
27:58Cortina
27:58et ça c'est grâce
27:59au relais mixte masculin
28:01remporté cet après-midi
28:02par les biathlètes français
28:04et puis une nouvelle confrontation
28:05100% française
28:06en Ligue des champions de foot
28:07PSG contre AS Monaco
28:09en barrage
28:10allez ça se passe
28:10chez les monégasques
28:11à 21h
28:12et ça se passe aussi
28:13sur France Info
28:15France Info
28:1620h-21h
28:18Les informés
28:20Renaud Blanc
28:21Les informés
28:23seconde partie
28:23avec toujours
28:24dans ce studio
28:26Clémence Lemaitre
28:27directrice adjointe
28:28des rédactions
28:28des Echos
28:29Aurélien Souchère
28:30chef du service politique
28:31de l'humanité
28:32Benjamin Lewis
28:32journaliste suisse
28:34correspondant pour la RTS
28:35Elisabeth Pinault
28:36grand reporter
28:36de l'agence Reuters
28:38correspondante pour
28:39Matignon et l'Elysée
28:40et Boris Veliachef
28:42architecte
28:42ingénieur spécialiste
28:43des risques majeurs
28:45on continue
28:46sur cette thématique
28:47des crues en France
28:49est-ce que c'est une question
28:52Clémence
28:52cette question
28:53de la transition écologique
28:54qui doit
28:55il va s'inviter
28:56ou s'invite d'ailleurs
28:57déjà dans le débat politique
28:58pour les municipales
28:59vous avez le sentiment
29:00qu'on n'en parle pas tant que ça
29:01on n'en parle pas tant que ça
29:03et on sent
29:03comme vous l'avez dit
29:04c'est des investissements
29:06qui sont très lourds
29:07et on sent
29:08que les
29:09peut-être les administrer
29:10et du coup
29:11les maires ne veulent pas
29:12en parler tout de suite
29:12et quand ils sont en campagne
29:13ils ne sont pas là pour dire
29:14qu'ils vont dépenser des milliers
29:15ou alors ils sont là pour dire
29:16on va ouvrir une crèche
29:18on va s'occuper
29:19de la sécurité
29:19on voit que dans les municipales
29:21qu'est-ce qui
29:22intéresse les gens
29:23c'est les questions
29:24de la sécurité
29:24les questions de l'ordre
29:25les questions du logement
29:27donc ça c'est des choses
29:27qu'on parle
29:28et qui sont peut-être
29:28plus concrètes
29:29pour les gens
29:30en fait
29:31que de leur dire
29:31on va draguer la Garonne
29:33parce que tant qu'il n'y a pas eu
29:34une énorme inondation
29:35en fait
29:35tout le monde trouve
29:36que c'est des dépenses
29:37qui ne sont pas forcément
29:38nécessaires
29:39et en France
29:40c'est ce que vous disiez
29:41on est vraiment
29:41il faut qu'on change
29:42de logique
29:43et on pourrait dire
29:44c'est la même chose
29:45que pour le système de santé
29:46il faut qu'on passe
29:47d'une logique de prévention
29:49d'une logique de réparation
29:50à une logique de prévention
29:51le problème
29:52c'est qu'il y a un moment
29:53où vous faites les deux
29:54en même temps
29:54et ce moment-là
29:55il coûte très cher
29:56et là on est un peu
29:57dans ce moment-là
29:57et la France est très en retard
29:59sur son adaptation climatique
30:00pendant des années
30:01on a dit
30:01on va lutter
30:02contre le réchauffement climatique
30:03et l'idée
30:04qu'il fallait qu'on s'adapte
30:05on n'en parlait pas trop
30:06parce que c'était une façon
30:07de dire qu'on avait perdu
30:08aussi la lutte
30:09contre le réchauffement
30:10sauf que là
30:10maintenant on le sait
30:11la planète se réchauffe
30:12elle provoque
30:13ces phénomènes
30:14qui ne seront plus exceptionnels
30:16et notamment
30:17parce qu'il y a une hausse
30:17de l'humidité
30:18et donc il faut qu'on s'adapte
30:20et ce qui est compliqué
30:21on le voit
30:21quand toutes les lois
30:22qu'on fait
30:23par exemple
30:23vous avez parlé
30:24de l'artifilisation des sols
30:26on voit à l'Assemblée
30:27la loi sur
30:27donc c'est les fameuses ZAN
30:30elle avance
30:31elle recule
30:32il y a un vote
30:33il est remis en cause
30:34et au final
30:35ça n'avance pas tellement
30:36en fait
30:36changer de logiciel
30:38pardonnez-moi Aurélien
30:39Soucher
30:40c'est effectivement
30:40ce qu'il faut faire
30:41aujourd'hui
30:42oui d'ailleurs
30:42en 2020
30:43c'était une des priorités
30:44des français
30:44pour les municipales
30:46l'écologie
30:46c'est plus le cas
30:47c'est plus le cas du tout
30:48mais à la précédente élection
30:49c'était le cas
30:50et les maires ont beaucoup avancé
30:51même s'ils manquent de moyens
30:52et ils avancent
30:53parce qu'ils se rendent bien compte
30:54que c'est dans l'intérêt général
30:55puisqu'on ne peut plus se réfugier
30:56derrière le caractère exceptionnel
30:57de ces crus
30:58les experts estiment
30:59que 2 degrés d'augmentation
31:00de la détempérature
31:02c'est 25% de crues décennales
31:04en plus
31:04et 40% de crues centenales
31:06en plus
31:06donc là actuellement
31:07on sait faire
31:09quand ça déborde
31:09JJ Cru
31:10les préfets
31:11les secours
31:12sont très bien intervenus
31:13par contre
31:14il faut intervenir en amont
31:15sur l'aménagement du territoire
31:16et ça c'est un immense travail
31:17il faut un grand plan cohérent
31:19avec plein d'acteurs différents
31:20parce que si vous voulez éviter
31:21des inondations à Rennes
31:22il y a des dizaines de kilomètres
31:26vous en occupez avant
31:27en amont
31:28avec plein de
31:29plein de maires différents
31:30et en aval aussi
31:31parce que
31:32vous l'avez dit
31:33les familles sinistrées
31:34il y a 45 000 foyers sinistrés
31:37disent toutes
31:37que l'aide sociale
31:39l'aide financière
31:39l'aide psychologique
31:40et les assurances
31:41ça ne suit pas derrière
31:42alors Boris Véliachef
31:43est-ce qu'il y a des solutions
31:45pour vous ?
31:46en dehors de dire
31:46il va falloir mettre des milliards
31:47oui
31:48des milliards
31:49oui mais comme on l'a dit
31:50en premier
31:51il faut changer de paradigme
31:52ça c'est clair
31:53et il faut arrêter
31:54de parler écologie
31:54sans parler de résilience
31:56les deux vont de pair
31:57on le voit très bien
31:57avec le changement climatique
31:58aujourd'hui
31:59il va falloir le faire
32:00et comme on l'a dit
32:01ce sont aussi des politiques
32:02de long terme
32:02mais ça ne coûtera pas
32:03aussi cher que ça
32:04comparé à ce que ça nous coûte
32:07pour réparer les catastrophes
32:08il y a une chose aussi
32:09donc c'est un investissement en fait
32:11voilà
32:11donc là on regarde
32:12la Garonne
32:14on regarde le sud-ouest
32:15on est tous apeurés
32:16par ce qui alors arrive
32:17et puis c'est dramatique
32:19mais il ne faut pas oublier
32:20que dans le bassin parisien
32:21on a une menace
32:22une épée de Damoclès
32:23au-dessus de notre tête
32:23qui est gigantesque
32:24ce serait peut-être
32:25la pire des catastrophes
32:26qui puissent arriver
32:27au niveau national
32:28il faut savoir
32:28que les estimations
32:30les dernières estimations
32:32les plus optimistes
32:33dans les scénarios
32:34les plus optimistes
32:34si la Seine rentrait
32:36en crue centenale
32:37ou bicentenale
32:38ou millénaire
32:39comme ça peut arriver
32:40du jour au lendemain
32:40il faut le savoir
32:42on estime
32:43plus de 50 milliards d'euros
32:45de dommages directs
32:46et indirects
32:47avec 700 000 personnes
32:49sans eau potable
32:50et sans électricité
32:51pendant des semaines
32:51Rungis
32:52qui n'a que 3 jours
32:53de réserve
32:55entre 1 million
32:56et 4 millions
32:57de personnes à déplacer
32:58je ne sais pas
32:58si vous vous rendez compte
32:59de la catastrophe
33:00économique
33:01et socio-économique
33:03en fait
33:03de cela
33:04et ce sont les populations
33:05les plus vulnérables
33:07en général
33:07qui vont payer plus cher
33:08est-ce qu'il y a des pays
33:09qui sont des pays modèles
33:10alors oui
33:10moi j'ai très longtemps
33:12vécu au Japon
33:13donc je sais que là-bas
33:14c'est un pays
33:14qui est exemplaire
33:15au niveau de ce qu'on appelle
33:16la culture du risque
33:17ça s'enseigne déjà
33:18depuis l'école primaire
33:20je travaille d'ailleurs
33:21moi-même
33:22à essayer
33:23d'améliorer ça
33:24comme en France
33:25il faut savoir d'ailleurs
33:26entre parenthèses
33:27moi j'enseigne
33:27dans une école d'architecture
33:28nos maîtres d'oeuvre
33:29nos architectes
33:30en France
33:31ne sont toujours pas formés
33:32à savoir construire
33:33en zone inondable
33:34en zone sismique
33:35en zone cyclonique
33:36c'est pas dans le tronc commun
33:38des écoles d'architecture
33:39alors qu'ils sont
33:40parmi les acteurs majeurs
33:41de la transformation
33:41de nos territoires
33:42c'est quand même
33:42déplorable
33:43donc c'est toute une chose
33:44ça va de l'école primaire
33:45comme je l'ai dit
33:46jusqu'aux élus
33:47on a des pays
33:48comme les Pays-Bas
33:48plus proches que nous
33:49qui sont eux
33:50sont extrêmement exposés
33:51au risque d'inondation
33:52où là vraiment
33:53ils ont fait rentrer
33:54dans la société
33:55chaque citoyen
33:57est acteur
33:58de la résilience
33:59en fait
33:59donc il y a vraiment
34:01des grands plans
34:01qui ont été mis
34:02et ils ont pris
34:03ils ont en plus
34:04compris une chose
34:05c'est que l'eau
34:05il s'agit pas
34:06de lutter contre elle
34:06il s'agit de lui
34:08faire de la place
34:09ça c'est vraiment
34:10l'une des premières règles
34:11avec l'eau
34:11il faut pas essayer
34:12de lutter contre elle
34:13on l'a vu d'ailleurs
34:14parce que toutes les
34:15mises en oeuvre techniques
34:16quand on a
34:18un schéma de pencher
34:19qui est trop basé
34:20sur la technique
34:20on a toujours
34:21des événements
34:21qui vont dépasser
34:22cette technique
34:23et avec l'accélération
34:24des phénomènes
34:25cette technique
34:25de toute façon
34:26tôt ou tard
34:26elle sera obsolète
34:27la solution
34:28elle est à la fois
34:29locale
34:30nationale
34:30et européenne
34:31je parle de la France
34:32bien sûr
34:32au niveau européen
34:33il y a des mesures
34:35à prendre à ce niveau là
34:35et comme on l'a dit
34:36c'est essentiel
34:37de faire
34:38de cette problématique
34:40une priorité
34:41aujourd'hui
34:42vous avez le sentiment
34:43que les politiques
34:45d'une manière générale
34:45vont pas aussi vite
34:46que ce que voudrait
34:48la population
34:49on est encore
34:50trop timoré
34:50quelles que soient
34:51les obédiences politiques
34:54Benjamin
34:54vous dites les hommes politiques
34:56le personnel politique
34:57ou les politiques
34:58en général
34:59le personnel politique
35:01le personnel politique
35:01on parlait des municipales
35:03tout à l'heure
35:03je suis pas sûr
35:04que ce soit très porteur
35:04quand vous voulez devenir maire
35:05de dire aux gens
35:06il va falloir qu'on rase
35:07toutes les maisons
35:07qui sont en bordure du fleuve
35:08donc évidemment
35:10c'est vraiment pas des choses
35:11qui l'écologie
35:12comme on disait
35:12c'est le terme
35:13l'écologie dans les campagnes
35:14c'est le ramassage des poubelles
35:16avec le tri sélectif
35:17etc
35:18ça ça passe encore
35:19mais quand il s'agit
35:20de faire des énormes travaux
35:21d'adaptation
35:22et de résilience
35:23comme vous disiez tout à l'heure
35:24c'est pas du tout
35:25et de toute manière
35:26l'adaptation
35:28et la prévention
35:28des risques
35:30c'est pas quelque chose
35:31qui est vendeur électoralement
35:33parce que c'est quelque chose
35:34qui demande des sacrifices
35:35et des efforts énormes
35:36que ce soit budgétaire
35:37mais que ce soit aussi humain
35:39et en termes aussi
35:40de formation
35:41de prévention
35:43c'est pas rigolo quoi
35:44et donc c'est pas vendeur
35:46au niveau électoral
35:47on le voit aussi
35:48au niveau européen
35:49vous avez dit
35:49qu'il fallait que ce soit
35:50en Europe
35:50que ça se travaille
35:51qu'effectivement
35:52ne serait-ce que les fleuves
35:53ils prennent pas forcément
35:54naissance dans un pays
35:56et on le voit
35:57au niveau européen
35:58vous parliez du recul
36:00des partis écologistes
36:01ou des idées écologistes
36:02au municipal
36:03c'est la même chose
36:04au niveau européen
36:06le programme
36:08le premier programme
36:09d'Ursula von der Leyen
36:10était beaucoup plus vert
36:11que ce qu'elle est en train
36:13de faire en place
36:14actuellement
36:14à la commission européenne
36:15donc il y a un recul
36:17alors qu'on a un vrai besoin
36:18d'adaptation maintenant
36:19et de prise de conscience
36:20on doit même dépasser
36:21la prise de conscience
36:22il y a un recul
36:23au niveau des politiques
36:24et donc du coup
36:25de ce que veulent aussi
36:26les habitants
36:27parce que les politiques
36:28ils répondent aux habitants
36:28c'est ce que vous disiez
36:29et bien il y a un recul
36:31qui est quand même notable
36:32et qui est assez étonnant
36:33en fait
36:33Elisabeth
36:34moi je serais plus nuancée
36:35je pense
36:36parce que je ne doute pas
36:37de la prise de conscience
36:38des concitoyens
36:39pour voyager beaucoup en France
36:40comme nous tous je pense
36:41je pense que
36:42la disparition des oiseaux
36:44le lit du fleuve
36:45les arbres
36:47les haies
36:48l'agriculture
36:49l'eau propre
36:50je pense que c'est vraiment
36:51des notions
36:52que personne n'ignore
36:53et surtout pas les jeunes
36:55et les personnes âgées
36:56qui ont l'histoire
36:57d'ailleurs
36:58derrière
36:58qui savent ce que c'est
36:59il suffit d'entendre
37:00les gens de Couture-sur-Garonne
37:01parler de la Garonne
37:02qui quitte son lit
37:03ils savent très bien
37:04de quoi l'on parle
37:04enfin je pense que
37:05le bon sens
37:07et la culture populaire
37:10est tout à fait consciente
37:12de ce qui se passe
37:13de son rapport à la nature
37:15Aurélien Soucher
37:15puis ensuite j'ai une dernière question
37:16pour vous
37:16très rapidement
37:17alors il y a une étude
37:18qui est tombée
37:18mais j'ai oublié
37:19le nom de l'association
37:20qui l'a faite
37:21mais qui dit
37:21qu'il n'y a pas
37:21de backlash écologique
37:23dans les communes
37:24qu'à l'échelle du gouvernement
37:26on peut avoir
37:26des avancées écologistes
37:28et puis des retraits
37:29des reculs très violents
37:30alors qu'à l'échelle des maires
37:31quand ils construisent
37:32comme ils construisent
37:32ils s'enracinent
37:33dans les territoires
37:33ils construisent dans les territoires
37:35chaque progrès en fait
37:37vient protéger la suite
37:38et on peut ajouter
37:39un étage supérieur ensuite
37:40une dernière question
37:41pour vous
37:41est-ce qu'habiter
37:42en zone littorale
37:44aujourd'hui en France
37:45ça va poser problème
37:46dans les années à venir
37:47est-ce que c'est une vraie question
37:48est-ce qu'il va falloir
37:49détruire beaucoup
37:50beaucoup de maisons
37:50en zone littorale
37:51oui
37:52le littoral
37:52on a 770 km de linéaires
37:55de zones littorales
37:56qui vont être à réaménager
37:57et à adapter
37:58parce qu'avec la montée des eaux
37:59il est clair
37:59on le voit
38:00il y a des érosions côtières
38:01qui se font
38:01et pas seulement
38:02sur le territoire hexagonal
38:03dans nos territoires d'outre-mer
38:05on n'en parle pas souvent
38:05mais il y a vraiment
38:06moi j'étais en Guadeloupe-Martinique
38:09dans les années 80
38:10j'y suis retourné
38:11il n'y a pas longtemps
38:12il y a des plages
38:13qui ont complètement disparu
38:14donc ça va très très vite
38:16et puis il faut qu'on pense
38:17alors je parlais des pays nordiques
38:19il faut aussi
38:19qu'on accepte de penser
38:21moi je ne pense pas
38:22que ce soit forcément anxiogène
38:24dans les pays nordiques
38:25ils l'ont très bien accepté
38:26mais ça justement
38:27ça fait partie de la culture du risque
38:29et ça s'enseigne
38:29dès le petit âge
38:31et ils ont parfaitement intégré
38:32le fait qu'il va falloir
38:34de plus en plus penser
38:34ce que j'appelle
38:35en mode dégradé
38:36c'est-à-dire qu'en mode
38:36où on a des éléments
38:39des infrastructures
38:40qui dysfonctionnent
38:41et une catastrophe
38:42vient s'ajouter là-dessus
38:43alors pour éviter
38:44le déclenchement
38:45en cascade de problèmes
38:46il faut qu'au départ
38:48comme ça se fait
38:48dans beaucoup d'ingénierie
38:51de systèmes complexes
38:52comme sont nos sociétés
38:53ce sont des systèmes complexes
38:54nos villes etc
38:55il faut qu'on commence
38:57à réfléchir
38:57à des modèles
38:59d'urbanisme etc
39:01qui sont capables
39:02de fonctionner
39:03même si certains
39:04comment
39:05certaines structures
39:06comme en Mayotte
39:07où il y a des problèmes d'eau
39:08etc
39:08ne fonctionnent pas
39:10Merci beaucoup
39:11Boris Veliachev
39:12d'avoir participé
39:13aux informés
39:14je rappelle que vous êtes
39:14architecte ingénieur
39:15spécialiste
39:16des risques majeurs
39:17on va aborder le troisième thème
39:18et avant cela
39:19un petit tour par Livigno
39:21nous attend pour ces jeux
39:22de Milan Cortina
39:23Emma Sarango
39:24on est toujours dans cette épreuve
39:27assez particulière
39:28du Big Air
39:29c'est bien ça ?
39:30Oui le très gros tremplin
39:32sur lequel s'élancent
39:33les skieurs
39:33pour accumuler
39:35les figures
39:36et vous le savez
39:36il y avait deux français
39:37qui étaient engagés
39:38Timothée Sivignon
39:39et Mathias Roche
39:41mais malheureusement
39:41c'est terminé
39:42pour nos français
39:42qui ne seront pas
39:44sur le podium
39:44et qui seront même
39:46probablement
39:46dans le peloton
39:49derrière
39:49dans le groupe étau
39:51de ces douze finalistes
39:52puisque Mathias Roche
39:54est tombé
39:54sur deux de ses trois runs
39:55et Timothée Sivignon
39:56sur un de ses runs
39:59il faut dire que les conditions
39:59sont très difficiles
40:00ici à Livigno
40:02avec beaucoup de neige
40:03beaucoup de brouillard
40:05et pour nos deux français
40:06qui vivaient leurs premiers
40:07Jeux Olympiques
40:08forcément
40:08ça a dû jouer
40:10dans les performances
40:12pas de médailles
40:13mais tout de même
40:13une finale
40:14pour des premiers Jeux Olympiques
40:15c'est déjà très encourageant
40:17pour nos jeunes
40:17qui seront là
40:18dans quatre ans évidemment
40:18Merci Emma et Massarango
40:20Service des Sports
40:20de France Info
40:21Allez on passe au troisième thème
40:23des informés
40:24avec ces négociations
40:25en Suisse
40:26entre iraniens et américains
40:27sur la question du nucléaire
40:28mais également
40:29ces autres négociations
40:30toujours à Genève
40:31entre Russes et Ukrainiens
40:32sous l'égide des Etats-Unis
40:34on accueille Sébastien Boussois
40:36chercheur en sciences politiques
40:38spécialiste du Moyen-Orient
40:39directeur de l'Institut géopolitique européen
40:42auteur de Donald Trump
40:43retour vers le futur
40:45bonsoir Sébastien Boussois
40:47Bonsoir
40:48Je vais vous donner la parole
40:49dans un instant
40:50mais je me tourne tout d'abord
40:51vers Benjamin-Louis
40:52parce que la Suisse
40:53est au centre du jeu diplomatique
40:56on revient quelque part
40:58à une tradition helvétique
40:59Mais on n'en est jamais vraiment parti
41:01pour ce qui est de cette tradition
41:03de plateforme de négociation
41:05on a toujours eu besoin de Genève
41:08en particulier
41:08comme ville internationale
41:10ville de paix
41:11et la Suisse au sens plus large
41:12comme lieu neutre
41:14où tout le monde peut venir se parler
41:15quand il y a des crises
41:18si vous voulez
41:19c'est pas vraiment un retour
41:22mais c'est une victoire
41:24de la diplomatie suisse
41:26parce qu'il faut préciser
41:27que notre chef de la diplomatie
41:28est actuellement
41:30le président en exercice
41:31de l'OSCE
41:31Ignacio Cassis
41:33et il était le 5 février dernier
41:34à Moscou
41:35il s'est rendu au Kremlin
41:37il a parlé pendant 4 heures
41:38avec Sergué Lavrov
41:39il a d'ailleurs un petit peu
41:40entre guillemets
41:40doublé Emmanuel Macron
41:42dans la question de la reprise
41:43du dialogue direct
41:45et vendredi dernier
41:47à Munich
41:47il avait raison
41:48il s'est réjoui
41:50que ces négociations
41:52entre ukrainiens, américains
41:54et russes
41:54se passent à Genève
41:55alors c'est effectivement
41:57un retour
41:57en tout cas
41:58une mise en lumière
42:00du rôle
42:01de Genève
42:02comme ville de négociation
42:04mais il ne faut pas
42:04que ça éclipse
42:05le véritable problème
42:08le contexte
42:09qui est
42:09le retrait des Etats-Unis
42:12de tout le secteur multilatéral
42:13et plus particulièrement
42:14des Nations Unies
42:16et qui fait extrêmement souffrir
42:19ce qu'on appelle
42:19la Genève internationale
42:20et donc sur le fond
42:22si vous voulez
42:22le contexte
42:24est très mauvais
42:25sur cet épisode-là
42:27en l'occurrence
42:28d'avoir le même jour
42:29deux grandes négociations
42:30internationales
42:31très fortes à Genève
42:32c'est effectivement
42:33un succès
42:34pour la diplomatie suisse
42:35mais il ne faut pas
42:36que ce soit l'arbre
42:36qui cache la forêt
42:37et le mal
42:39que fait
42:39le retrait américain
42:41de tout le secteur multilatéral
42:42qui est en fait
42:43le cœur battant
42:44de ce qu'on appelle
42:45la Genève internationale
42:46et la salle des machines
42:47du secteur humanitaire mondial
42:48et des droits humains
42:50qui souffrent
42:50vraiment très fort
42:52Sébastien Boussois
42:53ça change quelque chose
42:53le fait qu'on ait
42:54une double négociation
42:56à Genève
42:58ça change quelque chose
42:59le jour où on aura
43:01un accord final
43:01on pourra dire
43:02que ça aura changé
43:03quelque chose
43:03et que Genève
43:04sera revenue au cœur
43:05du réacteur
43:06du multilatéralisme
43:08j'aimerais être aussi
43:10idéaliste
43:10que Benjamin Louis
43:12mais je suis quand même
43:13un peu sceptique
43:14en tout cas je pense
43:15que c'est effectivement
43:16extrêmement important
43:17pour cette fameuse
43:18Genève internationale
43:19de montrer
43:20qu'elle est
43:20un pôle
43:21de médiation
43:23ou un pôle
43:23de négociation
43:25parmi beaucoup d'autres
43:26je rappelle quand même
43:27que sur la question
43:28de la négociation
43:29en ce qui concerne
43:30l'Iran et les Etats-Unis
43:31tout ça s'est passé
43:32dans l'ambassade d'Omane
43:34donc dans un cadre
43:35qui reste quand même
43:35le territoire romanais
43:37tradition habituelle
43:38d'Omane au Moyen-Orient
43:41et de Mascate
43:42en particulier
43:43et en ce qui concerne
43:44effectivement
43:45l'autre dossier
43:45sur l'Ukraine
43:46et sur la Russie
43:47on sait très bien
43:48à quel point
43:48il est difficile
43:49que l'Europe
43:49soit marginalisée
43:51alors à la fois
43:52c'est en Europe
43:52dans le territoire
43:54en tout cas
43:55géographique de l'Europe
43:55mais c'est quand même
43:56en Suisse
43:57avec des dirigeants
43:59russes
44:00qui passent
44:02et repartent
44:03ensuite
44:04et en tout cas
44:05tous ne pourraient pas
44:06venir forcément
44:07dans ce système
44:09aussi pour la question
44:10des sanctions
44:11mais en tout cas
44:11Genève
44:12il est important
44:14de montrer
44:14l'héritage historique
44:16de la Genève internationale
44:18tout en montrant
44:19et ça vient d'être dit
44:20effectivement
44:20ses limites
44:21puisque à la fois
44:22les Américains ont le talent
44:24en ce moment
44:24pour souffler le chaud
44:25et le froid
44:26retrait de bon nombre
44:27des organisations
44:29internationales
44:29dont certaines
44:30ont le siège
44:31à Genève
44:31comme l'OMS
44:32par exemple
44:33et dans le même temps
44:34voilà
44:35tout le monde repart
44:36on ne sait pas
44:37à ce stade là
44:37quel sera l'état
44:38et la conclusion
44:40des négociations
44:41et si Genève
44:42aura été
44:43véritablement
44:44un porte-bonheur
44:45pour l'ensemble
44:45des délégations
44:46qui seront passées
44:47en Suisse
44:47au bord du lac Léman
44:48aujourd'hui
44:49Benjamin Louis
44:49alors je vais juste
44:50aller dans votre sens
44:51je ne suis pas idéaliste
44:51je vous rassure
44:53mais je vais juste
44:53aller dans le sens
44:53de Sébastien Boussois
44:55pour ce qui est
44:55des négociations
44:56sur l'Ukraine
44:58c'est ce que nous disait
44:59d'ailleurs
44:59le ministre estonien
45:01de la Défense
45:02à Munich vendredi
45:03les Estoniens
45:04qui eux
45:04on le sait
45:04quand ils ouvrent
45:05la fenêtre
45:05ils voient la Russie
45:06donc ils sont
45:06particulièrement concernés
45:08ils nous disaient
45:08bon au fond
45:09c'est très bien
45:10pour Genève
45:10mais ce qui importe
45:12ce n'est pas le lieu
45:13c'est les résultats
45:14éventuels
45:14et alors effectivement
45:16on est très loin
45:16d'une paix
45:17qui sera signée
45:18ce soir à Genève
45:19ça c'est une chose
45:20après pour ce qui est
45:21de l'Iran
45:21et vous le savez mieux
45:23que moi
45:24Sébastien Boussois
45:25le rôle de la Suisse
45:26il est quand même
45:27un peu plus
45:27que d'offrir
45:29des salles de conférence
45:30et un climat agréable
45:34et neutre
45:35la Suisse assure quand même
45:36le mandat de puissance
45:37protectrice
45:38des intérêts américains
45:40en Iran
45:40et donc le travail
45:42pour ce qui est
45:43de la communication
45:43entre l'Iran
45:44et les Etats-Unis
45:44il se déroule
45:46toute l'année
45:46donc ce n'est pas
45:46non plus un hasard
45:47que le sultanat d'Omane
45:49décide aussi
45:50de partager
45:52ces négociations
45:53avec Genève
45:54et en collaboration
45:55entre les deux nations
45:57Sébastien Boussois
45:57je vais être très concret
45:58sur la question
45:59entre l'Iran
45:59et les Etats-Unis
46:00vous avez le sentiment
46:01ce soir
46:01qu'on s'éloigne
46:03un petit peu
46:03d'un conflit
46:04ou on ne peut pas le dire ?
46:06Écoutez
46:07je suis assez partagé
46:08sur cette question
46:09parce qu'on voit
46:10à quel point
46:10le glissement
46:11sur les négociations
46:12s'est opéré
46:12en quelques semaines
46:14je rappelle quand même
46:15qu'il y a eu
46:15des manifestations
46:16dont on parle
46:17de moins en moins
46:18en Iran
46:18depuis le mois de décembre
46:19qu'il y a eu estimé
46:21entre 40, 50, 70 000 morts
46:24en tout cas
46:24beaucoup trop
46:25du côté des manifestants
46:27et que le président américain
46:28a retardé
46:30une intervention
46:31américaine
46:32contre l'Iran
46:33en échange
46:34de ce qu'il pense être
46:35l'arrêt
46:36en tout cas
46:37des exécutions capitales
46:39d'un certain nombre
46:40de personnes
46:41qui ont été
46:41arrêtées
46:42il y a eu
46:43un switch progressif
46:44entre
46:45quelque part
46:46l'abandon
46:47d'un renversement
46:49du régime
46:50à un retour
46:51à la table
46:51des négociations
46:52sur le nucléaire iranien
46:53je rappelle quand même
46:54qu'en 2016
46:55c'est Donald Trump
46:55qui a déchiré
46:56l'accord
46:57le GCPOS
46:58celui qui avait signé
46:59Barack Obama
46:59parce qu'il considérait
47:01que cet accord
47:01n'était pas suffisamment
47:03contraignant
47:04à l'égard
47:04de l'Iran
47:05et finalement
47:06on voit
47:06Donald Trump
47:07évoluer
47:07entre ce dossier
47:09qui évidemment
47:11était fondamental
47:12pour les manifestants
47:14iraniens
47:14qui était
47:15le renversement
47:16du régime
47:16avec Reza Palavi
47:17qui était aux portes
47:18du pays
47:19pour venir
47:20prendre la succession
47:21du régime
47:22et on est aujourd'hui
47:23plus très très loin
47:24d'un changement
47:25de régime
47:26que d'une intervention
47:27militaire américaine
47:28pour contraindre
47:29avant tout
47:30le régime des Mola
47:31sur le nucléaire
47:33j'ai l'impression
47:34qu'il y a une forme
47:35quelque part
47:35un peu d'entourloupe
47:36parce que même
47:36si on arrivait
47:37à une négociation
47:38sur le nucléaire iranien
47:39aujourd'hui
47:40ça sous-tendrait
47:41évidemment
47:41que vous négociez
47:42avec des personnes
47:42que vous n'avez pas
47:43l'intention de renverser
47:45donc on est
47:46dans un changement
47:47complet de paradigme
47:48qui dépasse
47:49le simple cadre
47:50de l'intervention
47:51ou pas
47:51qui est de la part
47:52de Donald Trump
47:53le souhait
47:54probablement
47:55de la réflexion
47:56et d'éviter le chaos
47:57en Iran
47:57et d'éviter un renversement
47:58qui pourrait avoir
48:00des conséquences majeures
48:01sur le pays
48:02évidemment
48:03sur les Iraniens
48:04mais aussi
48:05sur la région
48:06et en attendant
48:07les dindons de la farce
48:07pour l'instant
48:08c'est effectivement
48:08les manifestants
48:09et la population iranienne
48:11qui voulait un renversement
48:12du régime
48:12Sébastien Boussois
48:13sur les autres négociations
48:14entre ukrainiens et russes
48:16aujourd'hui
48:17on a négocié
48:18et on a continué
48:18du côté russe
48:19à envoyer des missiles
48:20sur l'Ukraine
48:21à quoi servent
48:23ces négociations
48:24parce qu'on voit bien
48:24que Poutine
48:25n'a absolument pas envie
48:26d'arrêter la guerre
48:27Oui
48:28il paraît que ça
48:29c'est le rapport de force
48:30ou en tout cas
48:30essayer de grignoter
48:31le maximum de territoire
48:33ou en tout cas
48:33d'être dominant
48:34dans le rapport de force
48:35pour arriver à une négociation
48:37et obtenir le plus
48:38le plus possible
48:39évidemment
48:40tout le monde
48:40est très partagé
48:41par rapport à ça
48:43les Ukrainiens
48:44ont repris
48:44du terrain
48:46les Russes
48:46se contestent
48:47et finalement
48:48depuis bientôt
48:49quatre ans
48:49on est sur un blocage
48:52qui dépasse
48:53le blocage sémantique
48:54qui est véritablement
48:55sur un blocage
48:56sur le terrain
48:56qui concerne
48:58les territoires
48:59évidemment
48:59qui ont été récupérés
49:00en partie
49:01qui ont été pris
49:02et occupés ensuite
49:04par la Russie
49:05et que revendique Moscou
49:07et aujourd'hui
49:07le point d'achoppement
49:08des négociations
49:09il s'est cristallisé
49:11sur la question
49:11des territoires
49:12sur la question
49:13de Donetsk
49:14voudrait récupérer
49:14entièrement Moscou
49:15en demandant aux Ukrainiens
49:17de partir d'un territoire
49:18qui leur appartenait
49:20au regard du droit international
49:22jusqu'à il y a quatre ans
49:23on est éternellement
49:25dans des négociations
49:26et des discussions
49:26qui concernent toujours
49:27ce même sujet
49:29et ce nœud gordien
49:30du rendu
49:31des territoires
49:32ou pas
49:33et puis au-delà de ça
49:34évidemment
49:34tout un tas de dossiers
49:35sur la force
49:36d'interposition
49:37ou de stabilisation
49:39sur la levée
49:40des sanctions
49:40du côté
49:41pour la Russie
49:42et beaucoup
49:43d'autres dossiers
49:44dont on a l'impression
49:45aujourd'hui
49:45que tout ça
49:46effectivement patine
49:47alors c'était pas terrible
49:48avec le multilatéralisme
49:49et les Nations Unies
49:50c'est pas tout à fait
49:53concluant pour l'instant
49:54sur la question
49:55du transactionnalisme
49:57entre l'administration
49:58américaine
49:59et la Russie
50:01mais il y a un petit point
50:02de changement
50:03c'est que là
50:03on était sur un sommet
50:04tripartite
50:05et qu'on n'était pas juste
50:06en termes de négociation
50:07entre les États-Unis
50:08et la Russie
50:08mais qu'on a inclus
50:10aussi l'Ukraine
50:10ce qui dans l'absolu
50:11n'est pas une idée
50:12tout à fait saugrenue
50:13pour essayer
50:14d'avancer
50:15un chouïa
50:16si je puis dire
50:17sur ces négociations
50:18qui sont sans fin
50:19comme cette guerre
50:20alors effectivement
50:21cette guerre sans fin
50:22on est à une semaine
50:23exactement des 4 ans
50:24du début de la guerre
50:26alors il y a deux façons
50:27de voir les choses
50:28c'est de se dire
50:28on n'aurait jamais pu penser
50:29que les Ukrainiens
50:30seraient toujours là
50:31au bout de 4 ans
50:32et de se dire
50:32que cette guerre
50:33elle a déjà 4 ans
50:35et on ne voit pas trop
50:35quand elle va se terminer
50:37Aurélien
50:38oui on ne voit pas trop
50:39quand elle va se terminer
50:40même si c'est vu
50:40comme un geste
50:41de la part des Russes
50:42d'accepter de venir
50:43à Genève
50:44la Suisse
50:44qui n'est ni membre
50:45de l'OTAN
50:45ni de l'Union Européenne
50:46et donc où il y a
50:47le SCE
50:48des diplomates
50:49qu'on a joué aujourd'hui
50:50à l'humanité
50:50certains nous disent
50:51très très loin
50:52d'une résolution du conflit
50:53et comme vous l'avez dit
50:55les Russes continuent
50:56de bombarder
50:58Poutine considère
50:59que tant qu'il n'y a pas
50:59de négociation conclusive
51:00c'est la guerre
51:01et on est passé
51:02en 2025
51:03à 33%
51:04de civils tués
51:05en plus
51:05ukrainiens
51:06par rapport à 2024
51:07ça fait 15 000 en tout
51:08et il y a 2 millions
51:09de pertes
51:10côté russe
51:11au global
51:12côté russe et ukrainien
51:13les pertes
51:14c'est les morts
51:14les disparus
51:15les blessés
51:1660% pour les Russes
51:1740% pour les Ukrainiens
51:18mais sur les diplomates
51:20qu'on a eu tout à l'heure
51:21qu'on a pu joindre
51:22il disait que
51:23les deux camps
51:24sont d'accord
51:24pour parler de territoire
51:25c'est la grande nouveauté
51:26les Ukrainiens
51:27pourraient laisser
51:29le don de basse
51:30les diplomates
51:31peuvent bluffer
51:31évidemment
51:32et les Russes
51:33en faire un territoire neutre
51:34c'est ça
51:35les infos qu'on a eues
51:36l'Ukraine
51:37ne rentrerait pas
51:37dans l'OTAN
51:38mais il y aurait
51:39les mêmes garanties
51:40que l'article 5
51:41de l'OTAN
51:41c'est-à-dire qu'en cas d'invasion
51:42elle serait défendue
51:43par les membres de l'OTAN
51:44pareil pour l'Union Européenne
51:45elle n'entre pas
51:45dans l'Union Européenne
51:46mais elle serait défendue
51:48et la grande question
51:49c'est celle
51:49de l'accord de sécurité
51:50avec les troupes au sol
51:51Elisabeth Finot
51:52est-ce qu'il faut
51:52comme le souhaite Emmanuel Macron
51:54reparler à Vladimir Poutine ?
51:56il faut reparler à Vladimir Poutine
51:58si c'est utile
51:59c'est la réponse de l'Elysée
52:01qui en vaut d'autres
52:03si ça fait avancer le dossier
52:06quatre ans de guerre
52:08ça paraît incroyable
52:10c'était hier
52:10on se souvient tous
52:11du matin
52:12où on a entendu parler
52:14de cette invasion
52:14et force est de constater
52:16que les Ukrainiens ont tenu
52:16ils ont perdu environ 20%
52:18de leur territoire
52:19mais c'est un combat héroïque
52:22qui le mène depuis quatre ans
52:23Clémence
52:24sur cette question justement
52:26de Poutine
52:27qui a été personne à nom de Grata
52:29pendant des mois
52:30des années
52:31pour les Européens
52:32est-ce que finalement
52:33il faut lui reparler
52:33en quelques secondes ?
52:34c'est toute la question
52:36de savoir
52:36si on arrive à
52:38peut-être à une solution
52:39dans cette guerre
52:40à un moment
52:41de toutes les manières
52:41il faudra lui reparler
52:43c'est un peu
52:44pour que ce soit utile
52:45la question c'est
52:46il faudra lui reparler
52:47la question c'est quand
52:48peut-être pas tout de suite
52:49Sébastien Boussois
52:50j'ai une dernière question
52:50vous comprenez
52:51le jeu des Américains
52:53parce que là
52:53par exemple
52:54sur l'histoire
52:55de Starlink
52:56on a l'impression
52:57qu'il rebascule
52:58du côté ukrainien
52:59après avoir été
53:00beaucoup plus menaçant
53:01est-ce que vous arrivez
53:02à trouver une logique
53:03dans la politique américaine ?
53:07j'ai envie de dire
53:08oui
53:08parce que
53:09la continuité
53:10de la politique américaine
53:11et de Donald Trump
53:12c'est de tout faire
53:13pour essayer
53:14de finir
53:14ces guerres sans fin
53:15par tous les moyens
53:16ça veut dire y compris
53:17au détriment du plus faible
53:19ou en tout cas
53:19de celui qui serait considéré
53:21comme le plus faible
53:21dans le rapport de force
53:23actuel
53:24et la question
53:25de la discussion
53:27et de la négociation
53:28les américains
53:28et Donald Trump
53:29a toujours été
53:29dans ce rapport de force
53:30et la discussion
53:31avec le plus fort
53:33mais pour faire le lien
53:34avec ce qui vient d'être
53:35dit auparavant
53:36je vois pas comment
53:37on peut finir une guerre
53:38alors après on accuse
53:39Munich etc
53:40je vois pas comment
53:41on peut finir une guerre
53:42si on discute pas
53:43avec l'ensemble
53:44des belligérants
53:44et des partis en présence
53:46on fait pas la paix
53:47avec ses amis
53:48on l'a fait avec ses ennemis
53:49maintenant effectivement
53:50on trouvait les moyens
53:51de faire piller
53:52Vladimir Poutine
53:53l'échange des territoires
53:55contre la non-intégration
53:56de l'Ukraine
53:57au sein de l'OTAN
53:58et de l'Union Européenne
53:59on est sur le même débat
54:00sans fin
54:01depuis 4 ans
54:01c'est à dire qu'en fait
54:02on tourne autour du pot
54:03et ce qui est un peu plus inquiétant
54:05c'est que
54:05on pouvait imaginer
54:07alors qu'on accusait
54:08l'administration américaine
54:09d'être trop proche
54:10de la Russie
54:11Donald Trump
54:12qui est quand même
54:12l'homme le plus puissant du monde
54:14en théorie
54:14et à la tête
54:15de la première puissance mondiale
54:17on pouvait imaginer
54:18qu'il permettrait
54:20ou qu'il arriverait
54:20à faire plier
54:21dans le rapport de force
54:22davantage la Russie
54:23ce n'est pas le cas
54:24aujourd'hui
54:25et c'est ça qui dans cet entre-deux
54:27est plus inquiétant
54:29merci beaucoup Sébastien Boussois
54:30je rappelle que vous êtes
54:31chercheur en sciences politiques
54:32spécialiste du Moyen-Oriente
54:34donc d'un livre sur
54:36Donald Trump
54:37Donald Trump
54:37retour vers le futur
54:38édition
54:39Mareuil
54:40merci les informés
54:40pour ce soir
54:41la une de l'humanité
54:44demain Aurélien Sucher
54:45un reportage à Lyon
54:46sur les groupes d'extrême droite
54:48qui ont conduit
54:49à la création de la jeune garde
54:49et sur la violence
54:50qu'il y a à Lyon
54:51et les inquiétudes
54:52de la population
54:53et en photo de l'une
54:54c'est le pasteur Jesse Jackson
54:55pour ses combats
54:56sur l'émancipation
54:57Clémence Lemaitre
54:57la une des échos
54:58alors c'est très les échos
54:59c'est sur l'assurance chômage
55:00et les propositions
55:01choc du patronat
55:02qui propose
55:04un milliard d'euros d'économie
55:05et notamment
55:06en réunions
55:07sur les ruptures conventionnelles
55:09merci à vous
55:09merci Elisabeth Pinault
55:10je rappelle le grand reporter
55:11de l'agence Reuters
55:12correspondance pour Matignon
55:13et l'Elysée
55:13et merci Benjamin Louis
55:15journaliste suisse
55:16correspondant pour la RTS
55:17je vous souhaite
55:18une excellente soirée
55:19sur France Info bien sûr
55:23Sous-titrage Société Radio-Canada
55:23Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations