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00:02Générique
00:0920h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:14Bonsoir et bienvenue sur France Info à la une.
00:16Ce soir, un nouveau choc pétrolier, les mots du ministre de l'économie Roland Lescure
00:21face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
00:23Pas de mesures sur les prix des carburants, du moins pour l'instant, dit le gouvernement.
00:27Bonsoir, volonté politique ou un passe budgétaire, on en débat dans un instant.
00:31Quel candidat et quelle stratégie pour la présidentielle l'an prochain ?
00:34Les municipales à peine terminées, l'EPS, les Républicains et le Rassemblement National
00:38réunissent leurs troupes aujourd'hui chez les socialistes.
00:41Les alliances d'entre deux tours passées avec la France Insoumise restent très critiquées.
00:45Nous allons en parler avec ce soir Nathalie Moret.
00:49Bonsoir Nathalie.
00:49Bonsoir.
00:50Et bienvenue journaliste politique pour le groupe de presse Ebra.
00:53Christophe Jacubizine à vos côtés.
00:55Bonsoir Christophe.
00:55Bonsoir.
00:56Directeur de la rédaction des Echos.
00:58Bonsoir Emilio Mellet.
00:59Bonsoir.
01:00Grand reporter au service politique de l'humanité, Stéphane Zubsteg est également à nos côtés.
01:05Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Directeur du département politique et opinion à l'Institut Ipsos BVA.
01:10Et bonsoir Mathieu Plannes.
01:11Bonsoir.
01:12Merci d'être avec nous économiste et directeur adjoint du département analyse et prévision
01:17à l'OFCE, c'est l'Observatoire français des conjonctures économiques.
01:2325e jour de guerre au Moyen-Orient.
01:25Un nouveau conseil de défense s'est tenu tout à l'heure à l'Elysée, présidé par Emmanuel Macron.
01:30Mais concentrons-nous ce soir sur les conséquences en France de cette guerre au Moyen-Orient.
01:35Avec la hausse des cours du pétrole, le litre d'essence est toujours au-dessus de 2 euros en moyenne
01:40pour le sans-plan 95.
01:41Il frôle les 2,15 euros pour le gazole.
01:43Alors le gouvernement est-il prêt à prendre des mesures face aux demandes de l'opposition et de plusieurs secteurs
01:48?
01:48La porte-parole du gouvernement Maude Bréjon ce matin sur France Info.
01:52Nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte et la situation n'a rien à voir
01:57avec ce qu'elle était en 2022-2023.
02:01Donc ça appelle chacun à beaucoup d'humilité.
02:03Ça vaut pour le gouvernement.
02:05Ça vaut aussi pour, là encore, les responsables politiques qui, à tout va,
02:09commencerait à nous demander des baisses de taxes qui sont disproportionnées par rapport à l'ampleur de la situation
02:15et complètement irresponsables par rapport à ce que nous devons comme tenue du déficit public.
02:21Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, invité du 8.30.
02:24France Info, Nathalie Moret, quand on voit les prix à la pompe,
02:27est-ce que les demandes de l'opposition sont vraiment disproportionnées, irraisonnables, comme le dit Maude Bréjon ?
02:32En tout cas, elles sont classiques et elles sont attendues.
02:35Aujourd'hui, c'était le retour des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
02:39Vous pensez bien que chaque groupe politique a fait fort de ne pas trop parler des résultats des municipales.
02:46Et pour ce retour en politique, après trois semaines d'absence du Parlement,
02:50il fallait trouver un motif très politique pour attaquer le gouvernement.
02:54J'allais dire que les prix à la pompe, c'est un peu le cadeau rêvé.
02:58Celui qui, de toute façon, fonctionne à tous les coups.
03:01Alors oui, les oppositions sont dans leur couloir en demandant effectivement des efforts au gouvernement.
03:08Et le gouvernement, effectivement, n'est plus dans la période de 2022
03:13et doit, comment dire, à la fois ne pas brusquer l'opinion et faire état de pédagogie
03:19en leur disant, ce qu'a dit le Premier ministre aujourd'hui, l'État c'est nous et on ne
03:22peut pas tout.
03:23Mais effectivement, on rentre de nouveau dans une séquence
03:26où les questions au gouvernement vont être un peu plus musclées, j'allais dire.
03:30La question des carburants et des mesures du gouvernement a été,
03:34vous l'avez dit, au cœur de cette séance des QAG,
03:37des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale aujourd'hui.
03:39Jean-Philippe Tanguy, élu du Rassemblement national,
03:42a interpellé le ministre de l'Économie accusant l'État de profiter de la crise.
03:46Voilà la réponse de Roland Lescure.
03:48Évidemment, un choc pétrolier n'est pas une bonne nouvelle pour les comptes de l'État, je le regrette.
03:53Mais oui, ça se traduit systématiquement par une dégradation
03:56parce que vous le savez évidemment, les dépenses sociales augmentent et les impôts n'augmentent pas.
04:00Deux, vous évoquez des stocks qui partiraient à l'étranger.
04:03Je peux vous dire que je valide toutes les demandes d'utilisation des stocks stratégiques
04:07et qu'aucun d'entre eux, aucun baril, aucun litre ne part en dehors de France.
04:11J'allais dire que c'est normal et je ne sais pas où vous êtes allé chercher ça.
04:15Arrêtez de dire n'importe quoi.
04:16Nous faisons face à un choc majeur extérieur auquel nous devons faire face ensemble et en évitant de se diviser.
04:24Le ministre de l'économie, Roland Lescure, c'était tout à l'heure dans l'hémicycle.
04:28Mathieu Plannes, déjà sur ce terme de choc pétrolier qu'utilise le ministre,
04:31est-ce qu'il est adapté aujourd'hui ? C'est le bon terme.
04:33On vit un nouveau choc pétrolier ?
04:34On aime bien parler de choc.
04:37La réalité, c'est qu'il y a quand même quelque chose qui est assez violent, clairement.
04:41Donc on peut commencer à parler de choc.
04:43La question, c'est est-ce que c'est un choc temporaire ou est-ce que c'est un choc
04:46durable ?
04:47C'est là où on manque clairement de visibilité.
04:50Et bien sûr, les effets attendus sur l'inflation, sur le poids d'achat, sur la croissance sont très dépendants
04:55de ça.
04:56C'est à la fois l'intensité de ce choc, mais surtout la durée de ce choc.
04:59Et donc, la question, c'est quelle réponse apporter face à ça ?
05:03Pour le moment, comme il manque de visibilité, effectivement, le gouvernement attend.
05:06Alors, certains pays commencent à prendre des mesures.
05:08Mais pour des problèmes de visibilité, on attend de voir ce que ça va faire.
05:11Et puis après, la question, c'est s'il doit y avoir une réponse, quel type de réponse ?
05:15Sachant que, vous l'avez dit, la contrainte budgétaire est importante.
05:17Et quand on regarde, justement, cette contrainte budgétaire face à ce choc pétrolier, pour reprendre les mots de Roland Lescure,
05:22le gouvernement n'a réellement, aujourd'hui, pas les moyens de prendre des mesures quelles qu'elles soient ?
05:27C'est un choix politique.
05:28Après, la contrainte est très forte.
05:30Le déficit, effectivement, de la France est bien supérieur à la moyenne de la zone euro.
05:34On s'est engagé à réduire notre déficit.
05:35Donc, c'est vrai que ce n'est pas une bonne nouvelle,
05:36parce que ça va nous manger, nous grappiller quelques dixièmes de points de croissance, certainement, cette affaire.
05:41Ce qui veut dire qu'aussi, en dehors même de la prise de mesures,
05:44c'est-à-dire que ça va faire moins de recettes fiscales,
05:46donc un peu plus de déficit.
05:48Et puis après, il y a les mesures pour agir.
05:50Je rappelle juste, la remise carburant qui avait été faite en 2022,
05:54elle a quand même coûté 8 milliards.
05:55Après le début de la guerre en Europe.
05:56Après le début de la... C'est juste sur l'essence.
05:58Je ne peux pas déboucler les tarifaires sur le gaz et l'électricité.
06:03Compenser les coûts du pétrole, en fait,
06:05sont des montants élevés,
06:07dont l'efficacité peut être discutable si c'est mal ciblé.
06:09Et là, aujourd'hui, il y a deux choses.
06:10Il y a les contraintes budgétaires,
06:11et c'est quelles mesures pourraient être adaptées
06:14à un tel choc dont on ne connaît pas ni l'ampleur ni la durée.
06:17Est-ce qu'on peut trouver, Christophe Jacubizine,
06:18une sorte d'entre-deux, entre le quoi qu'il en coûte,
06:21Maud Bréjean disait, on n'en est plus là aujourd'hui,
06:24et puis prendre certaines mesures ?
06:25Je pense qu'effectivement,
06:27d'ailleurs Le Gouvent a commencé un peu à en parler,
06:29il y aura sans doute des mesures un peu sectorielles
06:32sur les professions les plus touchées,
06:34les plus frappées, les roulants, il a dit,
06:35les routiers, peut-être les pêcheurs souvent,
06:37parce que dans leur compte d'exploitation,
06:39le coût du carburant est énorme.
06:42Mais effectivement, on n'a absolument pas les moyens
06:45de financer une baisse à la pompe des prix du carburant.
06:49Effectivement, ça dépendra aussi de l'ampleur du choc.
06:52Le choc, c'est un peu fort,
06:52parce que les premiers chocs pétroliers,
06:55ça avait été multiplié par deux ou par trois.
06:56Dans les années 70.
06:57Voilà. Là, ce n'est pas ce qu'on observe,
07:00mais voilà.
07:01La deuxième raison pour laquelle il ne faut sans doute rien faire,
07:03mais là, je suis content parce qu'il y a mon camarade de l'humanité
07:05qui ne pourra que m'approuver,
07:06Emilio, on ne peut pas subventionner des hydrocarbures,
07:08on ne peut pas subventionner une énergie carbonée.
07:10Donc, si ça peut être effectivement un électrochoc
07:13pour penser peut-être à des sources d'énergie alternative,
07:17durable,
07:18peut-être aussi, évidemment,
07:20ça nous encourage à redévelopper le nucléaire,
07:22c'est plutôt une bonne nouvelle.
07:23Le signal prix est très important,
07:25et on sait très bien,
07:26et on est d'accord là-dessus,
07:27il faut décarboner l'économie,
07:29il faut décarboner notre consommation d'énergie.
07:30Et donc, c'est un rappel à l'ordre.
07:32On avait un peu oublié, quand même,
07:33cette urgence écologique depuis quelques mois,
07:36notamment sous la pression de l'administration Trump,
07:37y compris en Europe.
07:38Il y a beaucoup de choses qui ont été un peu allégées.
07:40Peut-être que c'est bien,
07:41mais peut-être qu'aussi, le long terme,
07:42quand même, c'est quand même de décarboner notre économie.
07:44Emilio Mellet,
07:45puisque Christophe Jacubizine vient vous chercher,
07:47en quelque sorte.
07:48En partie, il n'a pas tort.
07:51Effectivement,
07:52une baisse de cette TVA reviendrait de fait
07:55à subventionner non seulement les fossiles,
07:58mais aussi les pétromonarchies du Golfe.
08:02C'est un problème qui est extrêmement difficile aujourd'hui.
08:06En fait, le problème, c'est qu'il n'y a pas de bonne solution.
08:08C'est que, quoi qu'il arrive,
08:10il faut que quelqu'un paye.
08:12On vous dit qu'on n'a pas d'argent.
08:14Il se trouve qu'il y a quand même 211 milliards
08:15qu'on donne aux entreprises chaque année,
08:17sans contrepartie.
08:17Donc, de l'argent, il y en a.
08:18C'est une question de choix politique,
08:19vous l'avez dit, M. Plann.
08:20Où est-ce qu'on décide de mettre ses priorités ?
08:25Le problème, c'est que le gouvernement, aujourd'hui,
08:27essaie de le régler par la loi de l'offre et la demande,
08:29en demandant au secteur de l'industrie du pétrole
08:33d'augmenter la production.
08:34Or, on a Total, dans un cadre de chez Total,
08:37cité anonymement dans les colonnes du Monde,
08:38qui nous dit que Total, on ne peut pas faire plus.
08:41Chez Nord-Atlantique, on nous dit plus de 10%.
08:43Donc, a priori, ça ne suffira pas
08:44à faire suffisamment baisser ce coût du pétrole,
08:48qui n'aurait pas augmenté d'un tiers en deux mois.
08:50Ça reste quand même un choc extrêmement difficilement supportable.
08:52Le prix, c'est le prix du baril,
08:55pas le prix de la consommation à la pompe.
08:58Le chiffre que vous donnez,
08:59c'est le prix de la matière première dessus.
09:00Il y a le raffinage, il y a les taxes, etc.
09:02Donc, on est très loin de ce chiffre.
09:04Il était de 1,57 environ mi-février.
09:07On est à plus de 2 euros le litre aujourd'hui.
09:09Donc, c'est quand même des chiffres
09:10qui sont difficilement absorbables
09:12pour toute une partie de la population.
09:13Le problème avec une baisse de la TVA pour tout le monde,
09:16c'est qu'en réalité, du coup,
09:18on subventionne pas en tout le monde,
09:20y compris les personnes qui sont en capacité
09:21d'absorber ce choc.
09:22La question du ciblage va être une des questions posées,
09:25notamment sur les ménages les plus précaires,
09:26les entreprises les plus fragiles.
09:27Mais pour l'instant,
09:28le gouvernement ne semble pas encore suffisamment prêt
09:31à prendre ces mesures.
09:32Stéphane Zomsteg, est-ce que c'est tenable,
09:33politiquement, justement,
09:34de ne pas prendre de mesures pour le gouvernement ?
09:36À court terme, oui.
09:37Mais pas à moyen terme, pas à long terme.
09:39Pourquoi ?
09:40Parce que nous, nous avons, à Ipsos BVA,
09:41interrogé les Français sur, justement,
09:43l'éventualité de la mise en place
09:44de dispositifs d'aide,
09:45de sorte de bouclé tarifaire,
09:46sans utiliser ce terme d'ailleurs.
09:48On voit très bien qu'en fait,
09:50deux tiers des Français, c'est beaucoup de tiers,
09:51sont favorables, parfois très favorables,
09:53à la mise en place de ces dispositifs.
09:55Et on le retrouve dans tous les électorats.
09:57Donc, ce sera compliqué pour le gouvernement
09:58de tenir sur le long terme,
10:00sur plusieurs semaines,
10:01c'est ce que j'entends par long terme,
10:04parce que, on le voit bien,
10:05c'est la suite des effets
10:06de ce qu'on a déjà eu l'occasion de souligner.
10:08C'est, depuis le Covid,
10:09et ensuite, avec les boucliers tarifaires
10:11au moment du début de la guerre en Ukraine,
10:14on a assisté, dans l'opinion publique,
10:15en tout cas, à une réhabilitation
10:17de la dépense publique.
10:18Il y a encore quelques années,
10:19quand vous parliez de dépense publique,
10:20c'était presque un gros mot
10:21pour certaines personnes.
10:22Ce n'est plus du tout le cas.
10:23Et tout ça vient aussi relativiser
10:25tout ce qui a pu être dit
10:26pendant des mois et des mois,
10:27avant que la séquence municipale
10:28ne commence sur la dette,
10:30les déficits publics,
10:31sur la nécessité de les rembourser.
10:32Oui, très bien, les Français,
10:33quels que soient leurs profils,
10:35sont plutôt favorables.
10:36Après, on peut rétablir
10:38les comptes de l'État
10:38de différentes façons,
10:39selon qu'on est de gauche,
10:40du centre ou de droite.
10:40Bien évidemment, chacun a sa propre recette.
10:42En revanche, dès qu'on touche
10:43à la crainte de voir
10:44les prix du carburant,
10:45et, en fait, pour être plus clair,
10:47dès qu'on touche à la crainte
10:49de voir l'inflation repartir,
10:51je dis bien repartir,
10:52parce que la partie des Français
10:53reste assez traumatisée
10:54par cette séquence
10:55d'il y a quelques années,
10:56eh bien, vous avez immédiatement
10:57soit une opposition
10:59à la baisse de la dépense publique,
11:00soit une envie,
11:01une envie de davantage
11:02de dépenses publiques.
11:03Ce n'est pas de la dépense publique,
11:04c'est de la baisse de taxes,
11:04mais dans l'esprit des Français,
11:06c'est la même chose.
11:06Crainte sur l'inflation
11:07qui commence à être réelle.
11:08Mathieu Plannes,
11:09l'INSEE, aujourd'hui,
11:10dit qu'on va sans doute
11:11atteindre ou dépasser
11:12les 2% au printemps,
11:15justement, en lien
11:16avec cette guerre en Moyen-Orient.
11:17Non, alors,
11:18ce qu'il faut savoir,
11:18c'est que l'inflation en France
11:20était la plus...
11:20Pour le coup,
11:21on avait des déficits
11:21plus élevés que la bonne zone euro,
11:22mais on est les plus bas
11:23sur l'inflation de la zone euro.
11:25Mais on est autour de 1,
11:27donc ça veut dire
11:27qu'on atteindrait pas...
11:28On était monté assez haut
11:29après la guerre en Moyen-Orient.
11:30Là, on atteindrait 2,
11:30donc c'est-à-dire qu'il y a
11:31un supplément d'inflation.
11:32C'est-à-dire que le coût
11:32n'est pas négligeable à court terme
11:34et ça a été très bien dit.
11:35C'est-à-dire que pour beaucoup de ménages,
11:37cette contrainte est directement
11:38sur le pourra d'achat,
11:39c'est-à-dire que substituer
11:40ce que vous avez dit.
11:41Décarboner, c'est important.
11:42Donner des signes à prix
11:43pour modifier nos comportements,
11:45le problème,
11:45c'est que ça prend du temps.
11:46Et dans un premier temps,
11:47c'est le choc de prix,
11:48notamment sur l'énergie,
11:49c'est surtout un choc
11:49sur le pourra d'achat.
11:51Il peut y avoir des modifications,
11:52un peu de sobriété,
11:54vous roulez moins vite,
11:54vous faites un peu de covoiturage,
11:55mais 80% des gens
11:57qui vont travailler
11:57et qui sont hors agglomération
11:58prennent leur voiture, par exemple.
12:00En fait, vous avez
12:01cet effet pourra d'achat
12:01qui a un effet politique.
12:03Vous savez que c'est
12:03la première préoccupation des Français
12:04et donc le gouvernement
12:05est attentif.
12:10a apporté une réponse.
12:12Mais clairement,
12:13cette contrainte
12:14est d'abord forte
12:14et puis on reparlait
12:15des problématiques
12:16de finances publiques
12:17qui sont extrêmement présentes
12:20et la question du ciblage
12:22va être au cœur du réacteur,
12:24j'allais dire.
12:25Et bien sûr que
12:27pour certaines professions,
12:28pour certains métiers,
12:29ça va être important,
12:29mais on ne peut pas indemniser
12:31tout le monde,
12:31ça c'est clair.
12:32Et puis j'allais dire,
12:33on est passé à un point de bascule,
12:34c'est-à-dire qu'on a fait
12:35peut-être trop à un moment donné
12:37et ne rien faire,
12:38ça aurait aussi un problème.
12:39Il y a peut-être
12:39un entre-deux,
12:40mais bien sûr,
12:41nos objectifs budgétaires
12:42doivent quand même être tenus
12:43et donc vous pouvez juste
12:44faire des mesures,
12:45j'allais dire,
12:46à la marge
12:47qu'on appelle one shot,
12:48c'est-à-dire qu'ils ne sont pas
12:48aussi permanentes.
12:49C'est-à-dire que c'est juste
12:50le temps de la crise
12:51pour absorber le choc.
12:52Mais voilà,
12:53vous êtes face à
12:54de nombreuses contraintes.
12:55Et on voit que le gouvernement,
12:56Nathalie Moret,
12:57temporise.
12:57On parlait de Maude Bréjon
12:58ce matin sur France Info
13:00qui l'a dit explicitement.
13:01Ces aides directes
13:02à l'achat de carburant,
13:03elles dépendront de la durée
13:04du conflit au Moyen-Orient.
13:10De chocs pétroliers,
13:11il l'utilise aujourd'hui,
13:12il ne l'a pas utilisé
13:12il y a trois ou quatre jours
13:13avant les municipales,
13:14par exemple.
13:15Et c'est d'ailleurs assez...
13:17Je trouve intéressant
13:18qu'il l'emploie aujourd'hui.
13:19Effectivement,
13:19il ne l'a pas employé
13:20avant les municipales,
13:21mais j'allais dire que
13:22ce qui se passe aujourd'hui
13:23avant les municipales,
13:24pendant dix jours,
13:25on a vécu sous cloche
13:26en ne parlant que des municipales.
13:28Il n'y avait pas vraiment
13:28de bande passante
13:30pour autre chose.
13:31Aujourd'hui,
13:31c'est différent.
13:32Les élections municipales
13:33sont derrière nous.
13:35Et du coup,
13:35on est vraiment dans le dur
13:37de quand on voit
13:38qu'à la pompe,
13:40le gasoil est à plus de 2,30 euros
13:43à certains endroits,
13:44là, on touche vraiment
13:45quelque chose d'important.
13:46Donc Roland Lescure,
13:48il est...
13:48Comment dire ?
13:49Il marche sur deux tableaux.
13:51Un,
13:51il essaye de préparer l'opinion
13:53au fait que cette crise,
13:55et c'est pour ça qu'il emploie
13:56le terme de choc pétrolier,
13:58pourrait durer.
13:59Chez la plupart des gens,
14:00ça résonne comme les années 70
14:01où effectivement,
14:03les prix à la pompe
14:04étaient considérables,
14:06où il y avait des files d'attente
14:07monstrueuses, etc.
14:08Donc,
14:08je l'ai dit dans la rétine
14:10de l'inconscient public,
14:12c'est pour ça qu'il emploie
14:13ce terme.
14:13Et ensuite,
14:14l'employé aussi,
14:15c'est préparer les Français
14:18à faire des efforts.
14:19En même temps,
14:20il ne sait absolument pas,
14:21et ça c'est le deuxième volet,
14:23combien de temps ça va durer.
14:24Il est tout à fait possible
14:27que d'ici quelques jours,
14:29Donald Trump est une saillie
14:31en disant ça y est,
14:31on a terminé et on arrête.
14:33Qu'est-ce qu'on fait
14:33dans ces cas-là ?
14:34Ça veut dire qu'on rentre
14:35dans un moment
14:37où on rentre dans une instabilité
14:39extrêmement longue,
14:40mais où il pourrait y avoir
14:41des à-coups,
14:42où des moments
14:43où on rentre dans des crises
14:44de tension
14:44et puis ensuite
14:45qu'il se calme.
14:46Pour l'instant,
14:47cette incertitude
14:47dont vous parliez,
14:48M. Plannes,
14:50oblige le gouvernement
14:51à marcher sur les deux tableaux.
14:52On prépare l'opinion publique,
14:54mais en même temps,
14:55on essaye de ne pas trop
14:56prendre de décisions
14:56qui seraient trop chères.
14:57C'est pour ça,
14:58effectivement,
14:58Emilio Mellet,
14:59qu'il n'y a pas de décision
15:00aussi pour l'instant,
15:00c'est en se disant peut-être
15:01que voilà,
15:01dans 3-4 jours,
15:03mais ça peut être aussi
15:043-4 semaines,
15:043-4 mois
15:05que la guerre s'arrête.
15:06Moi, j'irais même
15:06un peu plus loin.
15:07J'ai l'impression
15:07que le gouvernement
15:08aujourd'hui dramatise
15:09les enjeux
15:09de façon à rappeler
15:10aussi effectivement
15:11le souvenir des années 70
15:12des chocs pétroliers
15:13qu'on a pu connaître,
15:14justement aussi
15:15pour justifier
15:15le fait qu'il faille
15:17faire des efforts
15:17et donc le fait
15:18qu'il ne prenne pas
15:19aujourd'hui
15:20les mesures suffisantes.
15:21Ça participe
15:22à construire
15:23l'opinion publique,
15:24de dire
15:25regardez,
15:25la situation est très grave
15:26et elle pourrait encore
15:27empirer,
15:28ça veut dire que
15:29chacun va devoir
15:30faire des efforts.
15:31Or, la question
15:31qui va être posée,
15:32et c'est tout le débat,
15:34c'est qui va faire
15:35quels efforts
15:35et dans quelles proportions.
15:37Et ça, pour l'instant,
15:37le gouvernement
15:38ne donne absolument
15:39aucune réponse
15:40et se contente
15:41de demander.
15:42C'est le retour
15:43de la méthode
15:43coup et du gouvernement.
15:44On demande, on demande.
15:45Or, on demande aux politiques
15:46d'agir.
15:46Ils ont des leviers
15:47sur lesquels appuyer
15:50et pousser
15:51pour justement
15:53que ce soit supportable
15:54pour toute une part
15:55des ménages.
15:56Stéphane Zonouseg ?
15:56Oui, la capacité
15:57du gouvernement
15:58à tenir sur cette question
15:59elle dépendra aussi
16:00de ce que feront
16:00nos voisins.
16:02Un certain nombre
16:03d'entre eux
16:03ont déjà commencé
16:03à faire des annonces.
16:04Il est évident
16:05que si la mise en place
16:06de dispositifs d'aide
16:08en direction du grand public
16:09en général,
16:09de la population en général
16:10sur ce sujet
16:12du carburant
16:13se généralise partout,
16:14ce sera d'autant moins tenable.
16:15Mais on voit bien déjà
16:16que le gouvernement,
16:17vous parliez tout à l'heure
16:18d'un entre-deux,
16:18il commence,
16:19il a déjà fait des choix.
16:20L'idée, c'est d'aider
16:21un certain nombre
16:21de filières ou de professions.
16:24Il y a des prêts.
16:25Il y a le pragmatisme social,
16:26c'est les agriculteurs,
16:27les pêcheurs,
16:27les transporteurs routiers,
16:28ce sont des gens
16:29qui n'hésitent pas
16:29à bloquer,
16:30à mettre en place
16:31des mesures fortes
16:32quand ils sont mécontents.
16:33Et ce n'est absolument
16:34pas un jugement de valeur
16:34que je suis en train de porter.
16:36Il est évident que
16:36si ces blocages
16:37se mettaient en place
16:38à un moment donné,
16:39ils auraient en tout cas
16:39dans un premier temps
16:40le soutien de l'opinion publique.
16:41Pourquoi ?
16:41Parce que ces gens-là
16:42défendraient effectivement
16:43des intérêts
16:44qui sont les mêmes
16:44que ceux d'un consommateur lambda.
16:46Et ça, ce serait encore plus piégeux,
16:48quelque part encore plus dangereux
16:49pour le gouvernement.
16:56des pêches maritimes
16:57et des élevages marins.
16:58Il souhaite,
16:58il était l'invité de France Info,
17:00que le gouvernement,
17:01je le cite,
17:02fasse un plan de sauvetage
17:03plutôt qu'un naufrage
17:04programmé de la filière.
17:06On est le seul métier
17:07où nos salariés
17:09sont impactés directement
17:10sur l'augmentation du carburant.
17:13Donc à un moment donné,
17:14il est très clair
17:15que le gouvernement
17:16doit prendre le problème
17:18à bras-le-corps.
17:19Ce n'est pas le cas.
17:20Et la colère grande,
17:21la colère s'amplifie
17:22parce qu'on se retrouve
17:23avec les flottis
17:24qui vont rester bloqués
17:26de long du quai.
17:26Ça, c'est un risque majeur.
17:28Il est déjà en cours.
17:29Les bateaux se sont arrêtés.
17:30Il y en a d'autres
17:31qui vont s'arrêter.
17:32Donc moi,
17:32ce que je souhaite,
17:33c'est que vraiment
17:33le gouvernement fasse plutôt
17:35un plan de sauvetage
17:36que plutôt un naufrage programmé.
17:37Mathieu Plannes,
17:39puis Christophe Jacobizine.
17:40Oui, il faut bien
17:41avoir ça en tête.
17:42C'est effectivement
17:42tous les secteurs
17:43de toutes les professions
17:43ne sont pas exposés
17:44de la même façon
17:45au choc énergie.
17:47Et donc,
17:47vous l'avez bien dit,
17:49les transporteurs,
17:50les marins-pêcheurs,
17:51une partie des filières
17:52industrielles aussi
17:53qui utilisent pas mal d'énergie
17:55vont être beaucoup plus impactés.
17:56Donc il y a aussi
17:56une notion autour
17:58de compétitivité
17:59qui peut avoir lieu
18:01si d'autres pays
18:02prennent des mesures
18:03justement pour préserver
18:05ces effets inflationnistes.
18:06Et puis,
18:07il y a un deuxième élément
18:09qui n'a pas été
18:09beaucoup discuté
18:10que ce qu'on a au début,
18:11c'est comment les salaires
18:12aussi peuvent réagir à ça.
18:14Et une idée,
18:16c'est de dire
18:16est-ce que les salaires
18:17peuvent augmenter
18:18un peu plus
18:18dans les négociations centrales
18:19si l'inflation est plus là.
18:20Et ce que craint
18:21souvent le gouvernement
18:22ou la Banque centrale,
18:22c'est qu'on rentre
18:23dans une forme de petite spirale
18:24ce qu'on appelle inflationniste.
18:25C'est-à-dire que si l'inflation augmente,
18:27pour préserver le pouvoir d'achat,
18:28vous augmentez les salaires.
18:29Donc il y a des arguments
18:29de compétitivité
18:30mais vous avez cet effet de salaire.
18:33Et à plus large échelle,
18:34et c'est pour ça
18:35qu'on parlait
18:35de retour de l'inflation...
18:37Si on regarde
18:37quelques années en arrière,
18:38est-ce que c'est ce qui s'est passé
18:39avec la guerre en Ukraine ?
18:40On est monté à 7%.
18:41En inflation,
18:43mais en salaire.
18:43Les salaires ont réagi
18:45avec retard
18:46mais pas autant que l'inflation.
18:47Ce qui fait qu'il y a eu
18:48des pertes de pouvoir d'achat
18:48pour les salariés.
18:50Donc c'est qui paye
18:50le coût de la crise ?
18:51Est-ce que c'est l'État
18:52qui absorbe ?
18:52Est-ce que c'est les entreprises
18:53qui acceptent
18:54de donner des augmentations
18:55de salaire ?
18:55Ou est-ce que c'est les salariés
18:56qui voient que leur salaire
18:57augmentait moins
18:58que cette inflation ?
18:59Comment vous partagez
19:00finalement le fardeau ?
19:01Ça c'est le premier point.
19:01Et deuxième point,
19:02mais ça peut-être
19:03aller un peu loin,
19:04mais si la crise dure,
19:05on aura plus d'inflation
19:06dans la zone euro
19:07et la Banque centrale
19:07sera certainement obligée
19:08de réagir aussi.
19:10Et si elle remonte
19:11ces taux d'intérêt,
19:12aujourd'hui la discussion
19:13c'est quelle peut être
19:13la politique monétaire
19:14qui doit être adaptée
19:15si on rentre dans
19:16une zone d'inflation.
19:17Donc ça peut avoir aussi
19:18des effets sur la transmission,
19:19sur le coût du crédit,
19:20sur les taux d'intérêt
19:21aux ménages, aux entreprises.
19:22Donc on voit,
19:22en fonction du choc
19:23et de sa durée,
19:24on n'aura pas du tout
19:25les mêmes effets.
19:26Christophe ?
19:26Il y a un vrai risque
19:27d'engrenage dans les décisions
19:28que va prendre le gouvernement.
19:29C'est vrai que c'est important.
19:30Vous parliez des risques
19:31d'inflation,
19:32de taux d'intérêt élevé,
19:33d'ores et déjà
19:34sur les marchés obligataires.
19:35Les taux ont atteint
19:36des niveaux records
19:37et pour des pays
19:38très endettés comme le nôtre,
19:39ça se rajoute évidemment
19:40cette charge de la dette
19:41au déficit budgétaire
19:42et ça va s'accroître
19:43mécaniquement
19:44parce que les taux d'intérêt
19:45sur les marchés ont augmenté.
19:46Et l'autre risque quand même
19:47c'est que cette crise s'installe
19:50et que ce choc pétrolier
19:51est dur,
19:51que ce soit un vrai choc finalement
19:52et qu'on ne sait pas
19:53ce qui va se passer.
19:54Vous disiez peut-être
19:54qu'on aura des bonnes surprises
19:55dans quelques jours.
19:56On aura peut-être aussi
19:56des très mauvaises surprises.
19:57Il y a un risque
19:58d'embrasement de la région.
19:59Déjà, d'ores et déjà
20:00aujourd'hui,
20:01remettre en service
20:02l'installation pétrolière,
20:03ça va prendre du temps.
20:04Même si la guerre
20:05s'est arrêtée demain,
20:06il y a beaucoup
20:06d'installations
20:07qui ont été ordommagées.
20:08Il y a beaucoup
20:08de champs pétroliers,
20:10je pense à un mot au Koweït,
20:11qui ont été arrêtés
20:11et pour les relancer
20:13parce que les stockages
20:14sont absolument pleins,
20:15pour les relancer
20:15ça peut prendre des semaines
20:16voire des mois.
20:17Donc de toute façon,
20:18on sait que le marché pétrolier
20:20va être perturbé
20:21pendant plusieurs semaines
20:22voire plusieurs mois
20:22si la guerre s'arrête demain.
20:24Si elle s'arrête
20:25dans plusieurs semaines
20:26ou en plusieurs mois,
20:26ça sera bien plus grave
20:27que tout ce qu'on est
20:28en train de vivre aujourd'hui.
20:29Donc entraîner,
20:30s'entraîner,
20:31aller dans une spirale
20:32budgétaire de dépenses,
20:34certains pays vont le faire.
20:35Nous, on n'a pas
20:36les moyens de le faire.
20:37Et quand on n'a pas les moyens,
20:37ça veut dire que d'ores et déjà,
20:40du choc pétrolier
20:41à la crise financière,
20:42il n'y a qu'un part.
20:42On a déjà des marchés financiers
20:43qui sont extrêmement fragilisés
20:45parce qu'ils ont beaucoup monté.
20:47Il y a des bulles,
20:48notamment sur l'IA.
20:49Il y a des bulles aussi,
20:49c'est plus technique
20:50parce que c'est très important
20:51sur la dette privée
20:52avec des signes de krach
20:53d'ores et déjà.
20:54Si on rajoute
20:56une crise budgétaire,
20:58une crise de la dette
20:58dans certains pays,
20:59dont la France,
21:00on est vraiment en première ligne,
21:02on n'est pas à l'abri
21:02d'une catastrophe financière
21:04et économique.
21:04Emilio Mellet.
21:06Il faut que cette période
21:08aussi serve de leçon.
21:09Gouverner, c'est prévoir.
21:10Or, les gouvernements successifs,
21:12non visiblement,
21:13et c'est là où je rejoins
21:14mon confrère Christophe Géculine,
21:15n'ont pas assez prévu,
21:16notamment la transition écologique.
21:18Sauf que ça demande
21:19beaucoup d'investissements,
21:20on nous dit qu'on n'a pas l'argent,
21:21mais c'est peut-être
21:21aujourd'hui la priorité.
21:22On voit qu'à chaque fois
21:23qu'il y a des chocs exogènes,
21:25c'est les questions
21:27de dépendance aux énergies.
21:29C'était le cas
21:29avec la guerre en Ukraine.
21:32C'était déjà un peu le cas
21:32avec le Venezuela
21:34au début de l'année.
21:35Et là, ça explose
21:37aux yeux de tout le monde
21:38avec la situation au Moyen-Orient.
21:39Alors même, je le rappelle,
21:41les principaux fournisseurs
21:43du pétrole français
21:44ne sont pas justement
21:45au Moyen-Orient,
21:45ça vient principalement d'Afrique
21:46pour quasiment 40%
21:48des importations.
21:51Donc, tout ça
21:51a quand même
21:52des conséquences majeures.
21:53Et la priorité doit être
21:55notamment d'investir
21:56dans les énergies renouvelables.
21:58Alors que je le rappelle,
21:59la France était
22:00l'un des plus mauvais élèves
22:01de l'Union Européenne,
22:02notamment sur la question
22:03des installations
22:04d'éolien et de solaire.
22:06Et il ne respectait pas
22:06les engagements
22:07qu'il avait pris.
22:08Juste rajouterait,
22:08et le nucléaire,
22:09parce que les renouvelables,
22:10c'est très bien,
22:10il en faut aussi un peu.
22:11Mais on sait aussi
22:11que ça a des conséquences
22:12aussi sur l'exploitation
22:14des sols,
22:14des ressources rares,
22:15qu'on dépend aussi beaucoup
22:17des ressources rares
22:18d'autres pays,
22:19dont la Chine,
22:19et que ce n'est pas
22:20la panacée.
22:20Alors qu'avec le nucléaire,
22:22on a quand même
22:22une énergie décarbonée,
22:25en tout cas,
22:25et qui nécessite
22:26moins de ressources.
22:27Mais sauf que oui,
22:28je vous rejoins,
22:28l'uranium,
22:29on n'en trouve pas
22:29en bas de chaîne.
22:30Non, mais il n'y a pas
22:31les mêmes risques
22:32d'exploitation.
22:33Le nucléaire est une énergie
22:34de transition.
22:34On a évoqué
22:35l'Union Européenne,
22:36une question encore pour vous,
22:37Mathieu Plane,
22:38en Espagne,
22:38en Suède,
22:39au Portugal,
22:39la liste est longue
22:40en Italie aussi.
22:41Des mesures ont été prises
22:42justement pour aider
22:43les consommateurs,
22:44les conducteurs
22:45avec des aides
22:45sur les carburants.
22:46Pourquoi la France
22:47justement ne le fait pas ?
22:49On en revient
22:49à la première question
22:50de cette émission,
22:51un pass budgétaire
22:52ou volonté politique.
22:53Est-ce que tous ces pays
22:54vont beaucoup mieux
22:54que nous financièrement ?
22:55Oui, ils vont mieux.
22:56Oui, c'est une des raisons.
22:58C'est-à-dire qu'on a certainement
22:59été plus généreux
23:00pendant le quoi qu'il en coûte,
23:02y compris avec les bouclés tarifaires.
23:03Ce qui fait qu'aussi,
23:04on a eu un peu moins
23:05d'inflation qu'ailleurs.
23:07Mais la contrepartie,
23:08ça a été effectivement
23:08un coût budgétaire super.
23:09Alors, ce n'est pas que ça
23:10qui explique notre raison
23:12de déficit supplémentaire.
23:14Mais oui, nous,
23:15on est quand même
23:15dans une procédure
23:16pour déficit excessif,
23:17ce qui n'est pas le cas
23:17de beaucoup de pays,
23:18y compris ces pays
23:20d'Europe du Sud
23:21qui avant étaient en difficulté
23:22et qui maintenant
23:22ont démarché en neuf.
23:23Je rappelle juste là
23:23le gouvernement de Pedro Sanchez
23:25a annoncé un plan
23:26de 5 milliards.
23:285 milliards,
23:29y compris sur la fiscalité énergétique,
23:31y compris sur la fiscalité électrique,
23:33mais pas que,
23:33sur les carburants aussi.
23:35Voilà, donc,
23:36oui, nous,
23:37ce qu'on craint,
23:38c'est de ne pas tenir
23:38aujourd'hui
23:39ces objectifs budgétaires.
23:41Donc, vous êtes quand même
23:42face à ce fameux dilemme
23:44entre intervenir,
23:46sachant que,
23:47bien sûr,
23:47vous le savez tous
23:48mieux que moi ici,
23:49mais c'est que
23:50la sensibilité politique
23:52à l'énergie est très forte.
23:53Enfin, on se souvient bien sûr
23:54de la crise des gilets jaunes
23:55qui est partie sur la hausse
23:56des prix de l'essence.
23:56Pas pour des raisons
23:57de matière première,
23:58c'était une hausse
23:58de fiscalité.
24:00Mais donc, voilà,
24:01le gouvernement navigue
24:02entre contraintes budgétaires
24:04aient besoin d'intervenir,
24:05mais de façon ciblée.
24:06Une fois de plus,
24:06le ciblage est quelque chose
24:07d'assez difficile
24:09à mettre en place
24:09si on veut que ça fonctionne bien.
24:10Et on voit aussi
24:11dans certains pays
24:11des blocages de prix.
24:12On peut citer la Hongrie,
24:13la Croatie,
24:14plus loin de nous,
24:14la Corée du Sud.
24:15En France,
24:16ce serait possible ou pas ?
24:19Les prix sont fixés librement.
24:20Alors, vous pouvez le faire
24:21par décret, je crois,
24:22dans des mesures d'urgence
24:23pour des durées temporaires,
24:24mais ça pose beaucoup de problèmes
24:25parce que vous risquez,
24:26si les prix sont bloqués
24:28à des niveaux inférieurs
24:30aux coûts de production
24:31et distribution, etc.,
24:33vous risquez d'avoir
24:33des pénuries, en fait,
24:35qui auraient intérêt à vendre
24:35ou alors il faut compenser.
24:37Donc, c'est pas tenable durablement.
24:39On l'a fait pendant le Covid
24:40sur les gels hydroalcooliques,
24:41sur quelque chose
24:42de très spécifique.
24:43Mais vous ne pouvez pas
24:43bloquer les prix de l'énergie
24:45de façon durable
24:46ou alors ça va poser des problèmes
24:47soit d'approvisionnement
24:48et de pénurie,
24:49soit de compensation.
24:51On évoquait rapidement
24:51tout à l'heure,
24:52Stéphane Zumsteg,
24:53la colère qui pourrait monter
24:54justement dans tous ces secteurs,
24:56que ce soit les agriculteurs,
24:57les pêcheurs,
24:58les transporteurs routiers.
24:59C'est un risque aussi
24:59que veut éviter forcément
25:01le gouvernement ?
25:02Je pense, oui,
25:03parce que là encore,
25:03je me répète,
25:04mais ces colères
25:05ou ces mouvements de blocage
25:06seraient jugés,
25:07en tout cas dans un premier temps,
25:07légitimes.
25:08En général,
25:08on ne peut pas dire
25:09que les Français
25:09aient beaucoup de bienveillance
25:10quand on bloque
25:11les abords des grandes villes,
25:13notamment les transporteurs routiers
25:14ou les agriculteurs.
25:15Mais il y aurait compréhension,
25:16il pourrait y avoir,
25:16alors je ne vais pas aller
25:17jusqu'au terme éculé
25:18de convergence des luttes,
25:19bien évidemment,
25:20mais en tout cas,
25:21ce sont des objectifs,
25:23c'est une défense des intérêts
25:24qui se retrouverait,
25:25qui convergerait
25:26avec la défense des intérêts
25:27du pouvoir,
25:27enfin la défense du pouvoir d'achat,
25:29c'est-à-dire un intérêt
25:30qui est éprouvé
25:30par quasiment 100%
25:31de la population.
25:32Les conséquences économiques
25:34en France
25:34de cette guerre
25:35au Moyen-Orient.
25:36Merci Mathieu Plannes
25:36d'être venu ce soir
25:38dont les informés économistes
25:39et directeurs adjoints
25:40du département analyse
25:41et prévision
25:42à l'OFCE,
25:43l'Observatoire français
25:44des conjonctures économiques.
25:46La seconde partie
25:46des informés
25:48dans un instant,
25:48restez bien avec nous
25:49sur France Info,
25:50il est 20h30.
25:55Et l'info,
25:56c'est avec Stéphane Milhomme.
25:57Les opérations américaines
25:59se poursuivent
25:59sans relâche
26:00contre l'Iran,
26:01c'est le constat
26:01de Donald Trump ce soir.
26:03Avec toutefois
26:03cette précision,
26:04les Etats-Unis
26:05négocient actuellement
26:06avec l'Iran
26:07et il reprend
26:08face à la presse
26:09son discours d'hier
26:10des négociations
26:11qu'il avait aussitôt
26:12été démenties
26:13par des responsables
26:14du régime d'Emola.
26:1625e jour de guerre
26:18et l'armée israélienne
26:19assure de son côté
26:19qu'un missile tiré d'Iran
26:21est tombé
26:22ces dernières heures
26:22à Beyrouth.
26:23Au même moment,
26:24le gouvernement libanais
26:25annonçait sa décision
26:27d'expulser
26:27le nouvel ambassadeur
26:29d'Iran à Beyrouth.
26:30Il vient à peine
26:31d'être nommé.
26:32La conséquence en France
26:33de ce conflit,
26:34c'est toujours
26:34les prix des carburants
26:36au-delà des 2 euros
26:37le litre
26:38et sans sans plomb
26:38ou encore gasoil,
26:40le ministre de l'économie
26:41et des finances
26:41Roland Lescure
26:42n'hésite plus ce soir
26:43à parler de nouveaux
26:45chocs pétroliers.
26:46A l'Assemblée nationale,
26:47les oppositions
26:48réclamaient cet après-midi
26:49à Sébastien Lecornu
26:50des mesures
26:50contre ces différentes hausses.
26:52La guerre en Ukraine cette fois
26:54et la Russie maintient
26:55une forte pression.
26:57Après plus de 4 ans
26:58de conflit,
26:59l'ouest de l'Ukraine
27:00a été visée
27:00par près d'un millier
27:02de drones russes
27:03dans l'une des pires
27:04attaques aériennes
27:05menées en plein jour.
27:06Le bilan est d'un mort
27:07au moins
27:08dans la ville de Kursk.
27:09En France
27:10et à La Rochelle,
27:11Flixbux
27:11condamné
27:12pour avoir oublié
27:13une passagère
27:14sur une aire d'autoroute
27:15en pleine nuit.
27:16C'était en avril 2025
27:17entre Paris et Rochefort,
27:19en Charente-Maritime.
27:19La compagnie d'autocar
27:21devra lui verser
27:222500 euros
27:23de dédommagement.
27:24Le chauffeur
27:25lui était reparti
27:26sans savoir
27:27si tout le monde
27:28était remonté
27:29dans le car
27:29et les affaires
27:30de cette personne
27:31étaient restées
27:32dans le véhicule.
27:33Et puis TF1
27:34confirme la fin
27:34de l'émission
27:35Téléfoot
27:35en juin prochain.
27:37La direction promet
27:37une émission multisport
27:38à partir de la rentrée
27:40de septembre.
27:40Cette émission
27:41aura été créée
27:42en 1977.
27:43Téléfoot
27:44qui a connu
27:45comme présentateur
27:45Pierre Canjoni,
27:46Michel Denizot
27:47ou encore Thierry Roland
27:48sans oublier
27:49cette saison.
27:50Grégoire Margoton.
27:53France Info
27:5420h, 21h
27:57France Info
27:58Les informés
27:59Victor Maté
28:01Avec ce soir
28:01Nathalie Moret
28:02journaliste politique
28:03pour le groupe
28:04de presse
28:05Ébra
28:06Christophe Jacubizine
28:07directeur de la rédaction
28:08des Echos
28:09Emilio Mellet
28:09grand reporter
28:10au service politique
28:12de l'humanité
28:12Stéphane Zumstek
28:14directeur du département
28:15politique et opinion
28:16à l'institut
28:17Ipsos BVA
28:19deux jours
28:19après le second tour
28:20des municipales
28:21c'est l'heure
28:21de tirer
28:22les leçons
28:23au sein de chaque parti
28:24ou famille politique.
28:25Nous allons parler
28:26du bureau national
28:27du parti socialiste
28:28et du bureau national
28:29des républicains
28:30dans un instant
28:31mais d'abord
28:31regardons du côté
28:32de l'extrême droite
28:33et du rassemblement national
28:34Jordan Bardella
28:35et Marine Le Pen
28:36qui avaient convié
28:37à déjeuner à Paris
28:37la soixantaine
28:38de maires et reines
28:39élues ou réélus.
28:41On peut rappeler
28:41d'abord peut-être
28:42Nathalie Moret
28:43que le parti
28:43a surtout remporté
28:44des petites et moyennes
28:46communes
28:46que ce soit dans le nord
28:47l'est
28:47et surtout
28:48le porteur
28:48méditerranéen.
28:49Oui alors
28:50effectivement
28:50on peut voir
28:51le verre à moitié vide
28:52ou à moitié plein
28:53à moitié vide
28:54l'ERN a échoué
28:55à gagner des villes
28:57comme Lens
28:57comme Toulon
28:59comme Nîmes
29:00qui pouvaient
29:01sur le papier
29:02être tout à fait
29:03comme Marseille même
29:04et Marseille
29:05et Marseille
29:05oui effectivement
29:06en fin de compte
29:07non
29:08en revanche
29:0870 communes
29:09ça peut paraître peu
29:10sur 35 000
29:12mais en fait
29:13moi j'y vois
29:14une implantation réelle
29:16et durable
29:17du rassemblement national
29:18effectivement
29:18vous l'avez dit
29:19beaucoup dans le sud
29:20de la France
29:21mais aussi beaucoup
29:22dans le bassin minier
29:23où il y a
29:2412 ou 14
29:2714 villes
29:28dans le Pas-de-Calais
29:28alors qu'avant
29:29il n'y en avait
29:29simplement que 2
29:30dans le Grand Est
29:32et même une ville
29:33dans le Grand Est
29:34en Alsace
29:35Alsace qui est quand même
29:36réputée plutôt
29:37rétive au rassemblement national
29:40dans le Grand Est
29:41en règle générale
29:42il n'y a pas de ville
29:44notable
29:45en revanche
29:45il y a énormément
29:47de sympathisants
29:48qui vont rentrer
29:49dans les conseils municipaux
29:51sans forcément
29:52être étiqueté
29:53rassemblement national
29:53en tout
29:54c'est tout de même
29:553000 conseillers municipaux
29:56qui ont été élus
29:58au premier tour
29:59et au deuxième tour
30:00ça se verra
30:01aux élections
30:04sénatoriales
30:04dont dépendent
30:05les élections municipales
30:06ce sera au mois de septembre
30:07au mois de septembre
30:08juste pour mémoire
30:09garder en mémoire
30:10que les Alpes-Maritimes
30:12c'est un département
30:13qui est renouvelable
30:14il y a 6 sénateurs
30:16comme le Rassemblement National
30:18via son allié
30:20l'UDR
30:21a remporté
30:22la ville de Nice
30:23et d'autres
30:24et d'autres conseillers municipaux
30:27dans les Alpes-Maritimes
30:28sans doute
30:29que les 6 sénateurs
30:30vont devenir
30:31en tous les cas
30:32pour la plupart d'entre eux
30:34pour le Rassemblement National
30:35ou ses alliés
30:36donc on voit bien
30:36qu'il peut y avoir un groupe
30:38au mois de septembre prochain
30:40au Sénat
30:41et c'est une implantation
30:43qui est
30:43j'allais dire
30:44peu presque
30:44sous les radars
30:45parce qu'il n'y a pas
30:46de grande ville
30:46mais qui est réelle
30:47et qui est importante
30:48qu'est-ce qu'on peut dire
30:49de l'ancrage global
30:50du Rassemblement National
30:51Stéphane Zumstek
30:52il y a bien sûr
30:53ces maires
30:54ces milliers de conseillers
30:55municipaux
30:55qu'on a évoqués
30:56il y a aussi
30:56les quelques 120 députés
30:58que compte le parti
30:59mais pas toujours
31:00dans les mêmes départements
31:01on peut citer Lyon
31:02par exemple
31:023 députés
31:03mais pas de maires élus
31:04pendant ces élections
31:05mais en fait
31:06ce à quoi on assistait
31:07lors de ces élections municipales
31:08c'est-à-dire une petite victoire
31:10pour l'ORN
31:10je dirais une petite victoire
31:11dans le sens
31:11c'est une progression
31:12elle est indéniable
31:12mais on dit toujours
31:13que les municipales
31:14ne sont pas favorables
31:15au Rassemblement National
31:16elles l'ont été
31:16un peu plus que d'habitude
31:17et quelques dizaines
31:18de villes
31:19fussent-elles des petites villes
31:20ou des villes moyennes
31:20c'est évident
31:21très important
31:22mais ce n'est finalement
31:23que la confirmation
31:24de ce qu'on avait vu
31:25lors des élections législatives
31:26de 2022
31:26et plus encore de 2024
31:27les 116 députés
31:29il faut voir
31:29d'où ils viennent
31:30où ils sont plus exactement
31:31où ils ont été élus
31:32en gros
31:33ce sont dans les zones
31:34à la fois rurales
31:35parfois périurbaines
31:35c'est pas dans les grands centres urbains
31:37c'est pas dans les grandes agglomérations
31:39les progressions
31:40les gains
31:40qui ont été enregistrés
31:42lors de ces élections municipales
31:43en fait on les retrouve
31:45dans les zones
31:46où le RN
31:46avait beaucoup progressé
31:47ce qui lui avait permis
31:48d'avoir 116 circonscriptions
31:51sans compter son allié
31:52mais plus important encore
31:53vous avez raison
31:54de parler du groupe parlementaire
31:55du groupe au Sénat
31:56mais encore plus important
31:57pour le Rassemblement National
31:58je vais vous citer juste un chiffre
31:59c'est Perpignan
32:00alors c'est une grande ville
32:01mais Louis Alliot
32:02en 2020
32:03il est élu
32:04il obtient en premier tour
32:0536% des voix
32:06il sera élu au second tour
32:07cette année
32:07il obtient 51% des voix
32:09ce que veut le Rassemblement National
32:10ce que veut le Rassemblement National
32:11c'est d'avoir le maximum
32:13de laboratoires
32:14des laboratoires municipaux
32:15pour faire la démonstration
32:16en espérant faire la démonstration
32:18que quand ils sont aux affaires
32:19c'est pour ça que je citais Perpignan
32:20et bien
32:21les administrés sont satisfaits
32:22la preuve
32:23ils réalisent dès le premier tour
32:24et assez brillamment
32:26leur maire sortant
32:27c'est ce qu'ils veulent
32:27le plus
32:28de laboratoires locaux
32:29pour faire la démonstration
32:29que si on sait tenir une ville
32:31on saura tenir le pays
32:32je vous vois faire nom de la tête
32:33Emilio Mellet
32:33je partage l'analyse
32:35mais par contre
32:36quand on regarde
32:36ce qui s'est passé
32:37avant les municipales
32:38il se trouve que le Rassemblement National
32:39a laissé au placard
32:40quasiment tous les maires
32:41dont ils disposaient
32:42c'est-à-dire entre 12 et 15
32:44et ils ne les ont pas sortis
32:46justement pour essayer
32:46de montrer leur bilan
32:47dans les villes
32:48donc c'est peut-être
32:49ce qu'ils ont été réélus
32:50sauf un
32:50voilà
32:51mais par contre
32:51c'est ce que j'allais y dire
32:53à Paris-Lercotteret
32:54évidemment ils ont été réélus
32:55et la plupart du temps
32:56d'ailleurs
32:56dès le premier tour
32:57c'est le cas à Inain Beaumont
32:58qui était en l'occurrence
32:59le gros laboratoire
33:00du Rassemblement National
33:01dans le Pas-de-Calais
33:01qui a ensuite fait tâche d'huile
33:03jusqu'à obtenir
33:04aujourd'hui 14 villes
33:05pas Lens effectivement
33:07mais Lens ça échoue
33:08à peu grand-chose
33:09Total Gauche à Lens
33:09c'est un maire socialiste
33:11proche de François Hollande
33:11Sylvain Robert
33:12et bien il chute de 13%
33:14par rapport à 2020
33:15c'est énorme
33:16c'est une chute stratosphérique
33:17ils ont échoué
33:19à prendre douai
33:19mais c'est pareil
33:20c'est compliqué
33:20Liévin ça s'est fait
33:21sur une situation
33:25cocasse
33:26parmi toutes les villes
33:28qu'il prend
33:28notamment les grandes villes
33:30qui sont villes moyennes
33:31et grandes villes
33:33ils les prennent
33:33principalement sur la droite
33:34je pense que c'est
33:34un fait notable
33:35mis à part deux
33:36Carpentras et Liévin
33:38ce sont principalement
33:39des villes
33:40où ils remplacent
33:41la droite
33:42dans cette stratégie
33:43de sous-marin
33:448 députés
33:45ont été élus
33:46ça montre bien
33:47que l'ancrage
33:48aux législatives
33:48a été important
33:50et j'ajoute effectivement
33:51qu'on verra
33:51le résultat réel
33:53de ces municipales
33:55pour la Rassemblement National
33:55au moment du mois de septembre
33:57on se rappelle
33:58qu'ils ont deux
33:58aujourd'hui sénateurs
34:00dont l'un en Seine-et-Marne
34:01avait été élu
34:01alors qu'il ne disposait
34:02d'aucun conseiller
34:03municipaux
34:04dans ce département
34:06lors du dernier renouvellement
34:07que ce qui va être intéressant
34:09en septembre
34:09non seulement il y a
34:103000 conseillers municipaux
34:11c'est quand même le double
34:12de ce qu'il y avait avant
34:13mais il y en a un peu
34:14des masqués
34:15il y a beaucoup de maires
34:15en fait
34:16qui ont été élus
34:18sous une étiquette
34:19divers droite
34:20ou sans étiquette
34:21mais qui vont peut-être
34:23voter pour un sénateur
34:24Rassemblement National
34:25au moment de l'élection
34:26de septembre
34:26ça sera vraiment intéressant
34:27parce que l'expression
34:29que vous étiez tout à l'heure
34:29de bas bruit
34:30est une très bonne expression
34:31parce que c'est vrai
34:31que sur les soixantaines
34:33de villes conquises
34:34par le RN
34:34il y en a seulement 20
34:36à peu près
34:36un peu moins de 20
34:37qui ont plus de 20 000 habitants
34:38donc c'est vraiment
34:39très diffus
34:40c'est très rural
34:41vous l'avez dit
34:41périurbain
34:42mais au total
34:43je pense qu'on pourra avoir
34:44des surprises en septembre
34:44parce que ça ne dit
34:45peut-être pas tout
34:47de la conquête idéologique
34:49ou des esprits
34:50de certains élus
34:52par le Rassemblement National
34:53on parlait aussi
34:54de laboratoire
34:55à l'échelle locale
34:56on a entendu aujourd'hui
34:57Jordan Bardella
34:58et Marine Le Pen
34:58quand ils s'adressaient
34:59justement à ces maires élus
35:00ou réélus de leur parti
35:02pas vraiment leur donner
35:03des consignes
35:04mais leur donner
35:04des conseils
35:05si l'on peut dire
35:06en leur disant
35:07par exemple
35:07d'accentuer leur politique
35:09sur la sécurité
35:10de ne pas augmenter
35:11les impôts
35:12dans leur ville
35:12voilà il y a une espèce
35:13d'imposer des thématiques
35:15finalement de 2027
35:17mais à l'échelle locale
35:18en fait des thématiques
35:19nationales
35:20quand vous voyez
35:20que le maire de La Flèche
35:22qui est une commune
35:23dans la salle
35:24de 10 000 ou 12 000 habitants
35:26va armer sa police municipale
35:28on voit bien
35:29que c'est plaquer
35:30au niveau local
35:31une volonté
35:32de politique nationale
35:35je voudrais juste
35:36rebondir deux secondes
35:37sur ce que vous avez dit
35:37Christophe
35:38effectivement
35:39quand je parlais tout à l'heure
35:40de sympathisants
35:41c'est justement
35:42tous ces maires
35:43non inscrits
35:43qui ont dit
35:44et ils ont été répertoriés
35:45la plupart du temps
35:46par les députés
35:48sur le terrain
35:49les députés
35:50ils ont un tableau Excel
35:51avec le nom
35:52de toutes leurs communes
35:53et avec le nombre
35:54de maires
35:54qui effectivement
35:55se sont engagés
35:56verbalement
35:57à voter pour eux
35:59pour les prochaines
36:00élections
36:02sénatoriales
36:02moi je pense
36:03que ça va être
36:04vraiment massif
36:06en tous les cas
36:06dans les départements
36:08concernés
36:08et on ne l'aura pas vu venir
36:10mais au moins
36:10on en aura parlé ici
36:11voilà pour le rassemblement national
36:13venons-en à ce bureau national
36:15du parti socialiste
36:16bureau sous haute tension
36:17après l'échec
36:18des alliances
36:19d'entre deux tours
36:20avec les insoumis
36:21Karim Bouamran
36:22le médiatique maire de Saint-Ouen
36:23demande le départ
36:25d'Olivier Fort
36:25sur France Info
36:26il accuse le premier secrétaire
36:27du PS
36:28d'être responsable
36:29de cet échec
36:30il a trop perdu
36:31dans sa ligne stratégique
36:32Olivier Fort
36:33il a perdu les présidentielles
36:34il a perdu les régionales
36:36il n'arrête pas
36:36de se tromper
36:37il se trompe tout le temps
36:38à partir du moment
36:39où il se trompe tout le temps
36:40il se trompe tout le temps
36:41parce qu'il n'y a pas
36:41de captaire
36:42il n'y a pas de clarification
36:43je veux dire
36:44ce qui se passe
36:44ceux qu'on pactise avec LFI
36:46ils ont voulu sous-traiter
36:47l'expression
36:49de la colère
36:50l'expression
36:51de la volonté
36:52d'avoir
36:53plus d'espoir
36:54et quand on sous-traite
36:55la proximité
36:56quand on sous-traite
36:57la colère
36:58du peuple
36:58pour une alliance
37:00avec LFI
37:00pour se sauver
37:01entre les deux tours
37:02et bien on perd
37:02et c'est ce qui s'est passé
37:03le maire de Saint-Ouen
37:04Karim Boamran
37:05sur France Info
37:06qui demande donc
37:06la démission
37:07d'Olivier Fort
37:08il ne participe pas lui-même
37:09précisons-le
37:10à ce bureau national
37:11il pourrait être entendu
37:12Stéphane Zumsteg
37:13Karim Boamran
37:14oui alors
37:15il y a d'abord
37:16ce qui se passe
37:16au sein de l'appareil
37:17du parti socialiste
37:18il ne va pas forcément
37:18se passer grand chose
37:19ce soir
37:19parce que les structures
37:20ne sont pas faites
37:21pour la réunion
37:22ce soir
37:22n'est pas faite
37:23pour démettre
37:24de ses fonctions
37:24Olivier Fort
37:25moi j'ai plus envie
37:27de vous répondre
37:27sur l'opinion publique
37:28et sur les sympathisants
37:29de gauche
37:29et particulièrement
37:30sur les sympathisants
37:30socialistes
37:31les socialistes
37:31ont dilapidé
37:33en une semaine
37:34en une semaine
37:35tout le gain
37:36en termes de sympathie
37:37d'opinion
37:37de respectabilité
37:39et de sérieux
37:40qu'ils véhiculaient
37:41davantage qu'auparavant
37:42dans l'opinion
37:43ils ont dilapidé
37:44tout ce qu'ils ont fait
37:45durant le pacte
37:46de non-censure
37:46en fait
37:47il y avait quelque part
37:47remis le parti socialiste
37:49au centre du jeu politique
37:51là
37:51vous ne pouvez pas
37:52vous ne pouvez pas
37:53quand vous êtes
37:53un parti politique
37:54ou un premier secrétaire
37:56du parti socialiste
37:57dire que vous ne voterez
37:58que vous ne vous allierez plus
37:59avec la LFI
38:00parce que c'est un parti
38:01qui tient des propos
38:02antisémites
38:02le dimanche soir
38:03du premier tour
38:04expliquez
38:05que vous vous alliez
38:06et le soir du second tour
38:08ou le lendemain du second tour
38:09expliquez que Jean-Luc Mélenchon
38:10est un boulet
38:10on peut prendre
38:11les français
38:12et les électeurs
38:12pour ce que vous voulez
38:13mais on ne peut pas
38:14se conduire comme ça
38:15le plus dévastateur
38:16pour le parti socialiste
38:17je pense que c'est
38:17leur attitude
38:17le dimanche soir
38:18du premier tour
38:19et le lundi
38:19en gros
38:21on renie absolument
38:22tous nos principes
38:23tous les principes
38:23énoncés
38:24ces derniers mois
38:25pas ces dernières années
38:25c'est pas d'accord national
38:26mais tous ces accords locaux
38:28mais tout ça
38:29sans le vent de panique
38:30c'est parce que
38:30il faut le redire
38:32le premier tour
38:33est très mauvais
38:34pour le parti socialiste
38:35y compris dans ses bastions
38:36et il y a une sorte
38:37de sentiment de
38:37sauf qui peut
38:38on va perdre nos villes
38:39on va perdre nos bastions
38:40donc il faut qu'on s'allie
38:41avec les insoumis
38:42tout ça n'a pas été
38:43suivi d'effet
38:44évidemment
38:44mais je pense qu'il y a
38:45un autre enseignement
38:46aussi de ce scrutin
38:48du premier tour
38:49à Brest
38:49à Toulouse
38:50arithmétiquement
38:50il est impossible
38:51d'imaginer
38:52que la gauche ne va pas gagner
38:53la gauche réunie
38:54ne va pas gagner
38:54et pourtant
38:55elle est battue
38:56et elle est bâtie sèchement
38:57c'est pas forcément
38:58parce que les sympathisants
38:58de gauche
38:59notamment socialistes
38:59n'ont pas joué le jeu
39:00de la fusion
39:01avec les insoumis
39:01c'est surtout
39:02qu'il y a une sorte
39:02de barrage
39:03de l'autre côté
39:04qui s'est mis en place
39:05je pense que
39:05l'immense majorité
39:06des gens qui ont voté
39:08pour le centre
39:08sur certaines listes
39:09notamment des petites listes
39:10pour la droite
39:11et pour le Rassemblement National
39:12ont voté
39:13pour la droite classique
39:14notamment le maire de Toulouse
39:16réélu avec plus de voix
39:17que lors de sa dernière élection
39:19à Brest
39:19le Rassemblement National
39:21passe de 12%
39:23à 4%
39:24entre le premier
39:24et le second tour
39:25c'est bien qu'il y a eu
39:26une sorte de vote utile
39:26un barrage
39:27un barrage
39:28non pas contre le parti socialiste
39:29mais le barrage
39:30contre une gauche
39:31plus rouge
39:31que n'était prêt
39:32à le tolérer
39:33ces électorats-là
39:34Emilio Mellet
39:35alors il se trouve que là
39:36vous avez pris
39:36les deux exemples justement
39:37où le cas des fusions
39:38ne fonctionnent vraiment
39:39absolument pas
39:40le total gauche à Toulouse
39:41entre les deux tours
39:42s'effondre de 6,5
39:42à Brest
39:43il est de plus de 10%
39:44d'effondrement
39:45c'est les deux endroits
39:46en réalité
39:46où l'électorat de gauche
39:47a priori plutôt socialiste
39:49gluxman compatible
39:50n'a pas joué le jeu
39:51par ailleurs
39:52dans toutes les villes
39:52celle où la gauche a gagné
39:54et celle où elle a également perdu
39:55c'est le cas à Poitiers
39:56c'est le cas à Clermont-Ferrand
39:57c'est le cas dans d'autres villes
39:58l'électorat
40:00disons que la fusion des listes
40:01n'a pas été un repoussoir
40:02pour l'électorat de gauche
40:03par contre
40:04je vais terminer ma phrase de Christophe
40:06à Clermont-Ferrand
40:12fonctionnent sur l'électorat de gauche
40:14non mais laissez-moi terminer ma phrase
40:15les fusions fonctionnent
40:17sur l'électorat de gauche
40:17mais par contre
40:17elles ne permettent pas
40:18l'élargissement
40:19et on voit qu'à l'inverse
40:20par contre
40:20elles créent une surmobilisation
40:22effectivement
40:22du camp adverse
40:24notamment
40:25vous l'avez dit
40:25c'est exactement ce que j'ai dit
40:26oui mais sauf que les fusions
40:28en tant que telles
40:29ne sont pas des repoussoirs
40:30pour l'électorat
40:30ce ne sont pas les socialistes
40:31qui n'ont pas joué le jeu
40:32c'est le reste du secteur politique
40:34c'est une sorte de front
40:36contre cette fusion
40:36pour en revenir à ce qui se passe
40:38à l'intérieur du parti socialiste
40:39aujourd'hui on a l'aile droite
40:40du parti socialiste
40:41qui s'oppose à Olivier Faure
40:42qui pèse environ 50% du parti
40:44elle surjoue en réalité
40:47la défaite du parti socialiste
40:48c'est vrai il y a quelques pertes
40:49il y a les pertes de Clermont-Ferrand
40:50on les a citées de Brest
40:51il y a aussi des gains
40:52à Amiens, à Pau
40:53à Saint-Étienne
40:55il y a Strasbourg dans une configuration
40:56un peu délicate
40:57en réalité la plupart des pertes
40:58qui se sont faites à gauche
41:00c'est surtout les écologistes
41:02qui les ont perdues
41:03Nathalie Moret
41:03déjà Strasbourg
41:04ce n'est pas une perte
41:05puisque ça redevient une...
41:07elle redevient socialiste
41:08après avoir été élu
41:08c'était compliqué
41:10on peut expliquer
41:11pour ceux qui n'ont pas été élu
41:11c'est Catherine Trottmann
41:13Catherine Trottmann
41:14qui est revenue aux affaires
41:15qui avait été maire
41:16qui...
41:17enfin bon bref
41:17c'est un peu compliqué
41:18et long à expliquer
41:19mais qui a finalement été réélu
41:21après un accord avec Horizon
41:22je ne suis pas tout à fait d'accord
41:23avec vous Emilio
41:24effectivement
41:24là où vous avez raison
41:25c'est qu'il y a une surmobilisation
41:28de l'électorat de droite
41:29et où on voit clairement
41:30qu'il y a une union
41:31entre la droite
41:32et l'extrême droite
41:33à Brest
41:34à Clermont-Ferrand
41:35dans l'entre-deux-tours
41:36où effectivement
41:36le Rassemblement National
41:38qui était à 12-13%
41:39il n'y a pas d'union
41:39c'est un choix des électeurs
41:40oui c'est un choix des électeurs
41:41il n'y a pas d'union
41:42la croix c'est qu'à Brest
41:42ça passe de 2 à 4
41:44donc c'est les électeurs
41:45qui choisissent
41:45on est parti on précise
41:47ça se fait à Babri
41:48par les urnes
41:48mais là où
41:49je ne suis pas d'accord avec vous
41:51je pense que l'analyse
41:51elle est plus que
41:52les électeurs
41:53y compris du Rassemblement National
41:56font barrage
41:56en votant un candidat de droite
41:58parce qu'ils ne veulent pas
41:59de LFI au pouvoir
42:00donc c'est plutôt sain
42:01mais là où je ne suis pas
42:03d'accord avec vous
42:03c'est qu'effectivement
42:04l'électorat socialiste
42:05dans ces villes-là
42:06ne joue pas le jeu à fond
42:09et il y a une perte en ligne
42:11parce qu'effectivement
42:12ils ne veulent pas
42:12une partie de l'électorat socialiste
42:13c'est parce que montrent les chiffres
42:14ne veulent pas
42:15de l'alliance avec LFI
42:18juste il y a eu
42:19une espèce d'effroi
42:22au parti socialiste
42:23lors du premier tour
42:24qui ne s'attendait pas
42:25à être en difficulté
42:27dans autant de villes
42:28il n'avait pas vu venir
42:29Clermont-Ferrand
42:30il n'avait pas vu venir
42:31Brest
42:31donc il s'attendait
42:33à devoir concéder
42:34un certain nombre
42:35d'accords locaux
42:37dans deux ou trois villes
42:38mais pas dans une dizaine
42:40c'est ça qui s'est passé
42:40et l'autre chose
42:41que je veux dire
42:42c'est qu'effectivement
42:43c'est venu de la base
42:44c'est les maires
42:46qui sont vraiment
42:46demandés l'accord
42:47au national
42:48ont voulu faire des accords
42:49ça nous dit quoi
42:50sur la ligne
42:51qu'il va falloir trouver
42:51au PS pour la présidentielle
42:53Christophe Jacubizine
42:54trouver un moyen
42:55de désigner un candidat
42:56pour 2027
42:57on sait que François Hollande
42:58hier soir
42:58l'ancien président
42:59assurait qu'il y aurait
43:00une candidature
43:01je le cite
43:01de la gauche réformiste
43:02en 2027
43:03sans alliance
43:04et sans primaire
43:05on sait qu'Olivier Faure
43:06lui veut une primaire
43:07de la gauche
43:08non-mélenchoniste
43:09est-ce que le bureau national
43:10ce soir peut aider
43:12à y voir un petit peu plus clair ?
43:13Je vais répondre à votre question
43:14sur Olivier Faure
43:15ça dit quand même deux choses
43:15c'est-à-dire soit
43:17il a un double discours
43:18il a un double langage
43:19soit il ne tient pas ses troupes
43:20dans les deux cas
43:21il y a quand même
43:22un sujet
43:24Olivier Faure
43:24à mon avis
43:25au sein du Parti Socialiste
43:26mais au fond
43:28c'est pas si grave
43:29parce que
43:29vous posez la question
43:30de quel candidat
43:32pour la présidentielle
43:33maintenant ce qui est clair
43:34pour Olivier Faure
43:35comme pour les autres
43:37sensibilités du Parti Socialiste
43:38c'est qu'il faut
43:38un candidat socialiste
43:40et qu'il ne soit pas
43:40compromis avec une alliance
43:42au premier tour
43:43avec LFI
43:44donc il y aura un candidat
43:46alors est-ce qu'effectivement
43:46dans le cadre d'une primaire élargie
43:50ça il y a un vrai débat
43:51au PS
43:51parce que
43:52une primaire élargie
43:52élargie à qui ?
43:53si c'est une participation
43:54à la primaire
43:55qui est organisée par
43:56une autre partie de la gauche
43:57dont les écologistes
44:00etc
44:01eux ont clairement dit
44:03que
44:03Tondelier
44:04elle dit que clairement
44:04à terme
44:05elle s'alliera
44:06à LFI
44:07s'il faut s'allier
44:08à LFI
44:08ce qui n'est pas le cas
44:09et qu'elle souhaite
44:09que LFI participe
44:10à la primaire
44:11en l'occurrence
44:11LFI participera pas à la primaire
44:13elle dit qu'elle souhaite
44:13qu'elle souhaite que
44:14LFI
44:42LFI
44:43de gauche
44:43qui se sont massivement
44:44déportés
44:46vers leur gauche
44:47ce qu'a oublié le parti socialiste
44:48et ce qu'ont rappelé
44:49ces élections municipales
44:50c'est qu'à la fois
44:52il y a une prime à l'union
44:53qui a été donnée
44:53lorsqu'il y avait
44:54des maires sortants
44:55puisque la plupart
44:56des dispositifs
44:57se sont faits
44:57avec les écologistes
44:58les communistes
44:59et les socialistes
44:59en revanche
45:00lorsque la France insoumise
45:01Est-ce que vous voulez en venir
45:02Emilio simplement ?
45:03Je veux en venir au fait
45:05que
45:06du coup
45:07j'en ai perdu mes mots
45:08que le parti socialiste
45:10n'a pas oublié
45:10qu'il existe
45:11un pôle
45:11qui demande
45:12de la radicalité
45:13c'est pas moi qui le dis
45:14c'est le chercheur aussi
45:15Frédéric Savicky
45:15dans une tribune
45:16dans le monde aujourd'hui
45:16il y a un pôle de radicalité
45:18à gauche
45:18et que le père socialiste
45:19ne doit pas l'oublier
45:20en général
45:20la gauche
45:21on rassemble son camp
45:21et ensuite on élargit
45:22le problème c'est que
45:23s'il fracture son camp
45:24dès le premier tour
45:25il n'y aura pas de deuxième tour
45:25Stéphane Zobstay
45:26rapidement
45:27on passera à la droite
45:27rapidement
45:28je crois que
45:29hélas pour elle
45:29la gauche est dans une situation
45:30totalement inexplicable
45:32et je ne vois pas
45:32comment on pourrait en sortir
45:33à court terme
45:34voire à moyen terme
45:35parce que
45:36les fractures idéologiques
45:37entre les appareils
45:38mais aussi
45:38entre les militants
45:40sont très fortes
45:41il y a un vrai avantage
45:42de la droite sur la gauche
45:43dans la préparation
45:43de ces éventuelles primaires
45:44c'est que les porosités
45:46entre les différents types
45:46de droite
45:47je ne parle pas
45:47de la droite radicale
45:48je parle du centre
45:48du centre droit
45:49et de la droite classique
45:50en gros
45:51de Gabriel Attal
45:51à Laurent Wauquiez
45:53là il y a une vraie porosité
45:54et il y a une opinion
45:55de droite
45:56qui je pense
45:56est beaucoup plus
45:57beaucoup plus favorable
45:59à la mise en place
46:01d'un mode
46:01de désignation
46:02d'un candidat unique
46:03alors qu'à gauche
46:04je pense que
46:04les différents types
46:05de gauche
46:06les sympathisants
46:07de ces différents types
46:07de gauche
46:08sont totalement prêts
46:08à l'affrontement
46:09en espérant
46:10que le meilleur
46:10en l'occurrence
46:11son propre candidat
46:12prenne l'ascendant
46:13sur l'autre
46:13pour être qualifié
46:14au second temps
46:1469% veulent l'union
46:1669% des électeurs
46:17du NFP
46:18veulent l'union
46:19mais après
46:19il faut mettre
46:20un non derrière l'union
46:21et si vous expliquez
46:22à un socialiste
46:22si vous êtes d'accord
46:23de faire l'union
46:23contre Jean-Luc Mélenchon
46:24je ne pense pas
46:25que les résultats
46:25soient positifs
46:26même chose
46:27vous demandez à un insoumis
46:27de faire l'union
46:28avec Glucksmann ou Fort
46:29les résultats
46:30donc le principe oui
46:31mais derrière
46:32il y a un problème
46:33d'incarnation
46:33allez parlons de la droite
46:34et du centre
46:35si vous le voulez bien
46:36on s'interroge évidemment aussi
46:37sur la manière
46:37de se départager
46:38pour 2027
46:40bureau politique
46:41des républicains
46:42ce soir consacré
46:42à ce sujet
46:43problème tout le monde
46:44n'est pas d'accord
46:45bien évidemment
46:46sur la méthode
46:47et sur les noms
46:48réélus au Havre
46:49dimanche
46:49Edouard Philippe
46:50compte bien être
46:50le candidat naturel
46:52il l'a redit
46:52il y a quelques minutes
46:53c'était au journal
46:54de 20h de France 2
46:55j'ai indiqué
46:56il y a déjà
46:57plus de deux ans
46:58que je me préparais
47:00à cette échéance
47:00je l'ai dit avant
47:02les élections municipales
47:03pour ne prendre
47:04aucune avraise
47:05ou aucun avrait
47:06en traître
47:07parce qu'il vaut mieux
47:08dire les choses
47:09et c'est un fait
47:10que je me prépare
47:11pour cette élection présidentielle
47:12je le fais avec
47:12beaucoup de détermination
47:14Edouard Philippe
47:15on le précise
47:15qui ne veut pas passer
47:16par la case primaire
47:18Nathalie Moret
47:19on sait que Bruno Retailleau
47:20le patron des LR
47:21c'est lui aussi déjà
47:23déclaré
47:23Gabriel Attal
47:24ou encore Gérald Darmanin
47:25on peut le dire
47:26en embuscade
47:27comment est-ce qu'ils vont
47:27tous se départager ?
47:29c'est la question
47:30on voit pour l'instant
47:31qu'Edouard Philippe
47:33n'a pas intérêt
47:34à une primaire
47:36puisqu'il est dans
47:37les sondages
47:37pour l'instant
47:38en avance
47:39sur ses concurrents
47:40mais très loin
47:41derrière le candidat
47:42du Rassemblement National
47:43que ce soit
47:43Jordan Bardella
47:44ou Marine Le Pen
47:44effectivement
47:45la question
47:45c'est pas la distance
47:47avec le Rassemblement National
47:48c'est la distance
47:48par rapport au 3ème
47:49à ceux qui sont derrière
47:50et on voit bien
47:51que là
47:51Bruno Retailleau
47:52il est dans un agenda
47:54différent
47:54il a annoncé
47:56sa candidature
47:57il y a un mois
47:57et il n'a pas connu
47:59derrière
47:59cette espèce de souffle
48:00qui normalement
48:01accompagne une déclaration
48:03à la présidentielle
48:04donc
48:05c'était étonnant
48:06de le voir faire
48:06d'ailleurs
48:06avant les municipales
48:08c'était très étonnant
48:10mais en même temps
48:10il pensait que
48:11après c'était trop tard
48:13et il ne voulait pas
48:15non plus percuter
48:16les candidatures
48:17de ses troupes
48:19sur le terrain
48:20en tous les cas
48:21ce qu'il faut dire
48:22c'est qu'il n'a pas
48:23de dynamique
48:24pour l'instant
48:25et il essaye
48:26d'en avoir une
48:27en faisant voter
48:28les militants
48:29on verra ce qui sort
48:30du bureau politique
48:30ce soir
48:31mais ce qu'il souhaiterait
48:33lui
48:33c'est que les militants
48:35désignent
48:37le président
48:38des républicains
48:38comme candidat
48:39naturel
48:40on sait très bien
48:40que les sympathisants
48:42et les militants
48:44du parti des républicains
48:45ne veulent absolument
48:46pas passer par une primaire
48:47puisqu'ils en ont
48:48un souvenir
48:49absolument épouvantable
48:50après
48:50lui
48:52dernier mot
48:53sur Gabriel Attal
48:54Gabriel Attal
48:55qui déclarera sa candidature
48:56le mois prochain
48:57lui
48:58il a dit ce matin
48:58qu'il voulait
48:59une forme de comité
49:00de liaison
49:01justement
49:01pour que
49:02tout ce qui est
49:03le socle
49:05pas le socle commun
49:06le bloc central
49:07puisse réfléchir ensemble
49:09on voit bien
49:10qu'il fait ça
49:11le jour
49:11où
49:13Edouard Philippe
49:14parle au journal
49:14de 20h
49:15pour essayer
49:16de prendre le leadership
49:17et d'être celui
49:18qui apportera
49:19une solution
49:19vers le rassemblement
49:20Christophe
49:21j'ai l'impression
49:22en parlant
49:22avec les différents
49:23protagonistes
49:23de cette affaire
49:24au centre et à droite
49:25qu'au fond
49:25la primaire
49:26ce sera les sondages
49:27et quand il parle
49:28de comité de liaison
49:28l'idée
49:29puisque Edouard Philippe
49:30a dit qu'il ne voulait
49:30pas aller à une primaire
49:31c'est qu'au fond
49:32en septembre
49:33en octobre
49:35ils se mettent d'accord
49:36pour dire
49:36qu'effectivement
49:37le candidat évident
49:38c'est celui-ci
49:39parce qu'il a traversé l'été
49:41et il sort de l'été
49:42en position de force
49:43je pense qu'ils se trouvent
49:44tous à un ou deux
49:45ou trois points
49:45parce que je crois
49:47qu'ils ont tous compris
49:48que la seule possibilité
49:50pour eux
49:51d'être au second tour
49:52c'est d'avoir un seul candidat
49:54donc ça je pense que
49:54Mais ce n'est pas le cas
49:55d'un certain nombre
49:56de députés
49:57du bloc central
49:58que ce soit Renaissance
50:01Horizon etc
50:02même Horizon
50:02oui
50:03et le Modem
50:04qui eux voudraient
50:05avoir la dynamique
50:06que peut apporter
50:07une primaire
50:08puisque une primaire
50:09c'est plusieurs candidats
50:10c'est des débats télévisés
50:11c'est des débats échangés
50:14c'est des idées
50:15c'est des programmes
50:15et donc ça apporte
50:16une dynamique
50:17Je pense que ça vous a raison
50:18complètement
50:18mais je pense que ce soit
50:18le cas des candidats eux-mêmes
50:20On voit d'ailleurs
50:21que dans chaque partie
50:22il y a plusieurs
50:22voilà
50:23plusieurs mouvements
50:24de réflexion
50:25pour essayer d'imposer
50:26telle ou telle idée
50:26ou tel nom
50:28Stéphane Zumsteg
50:29est-ce que les municipales
50:30auxquelles on vient d'assister
50:31permettent d'y voir
50:32un peu plus clair
50:32quant au nom
50:33d'un ou de futurs candidats
50:34à droite et au centre ?
50:35À droite ?
50:35Non
50:36Après il y a une bonne nouvelle
50:37pour Edouard Philippe
50:38c'est qu'il est élu
50:38il est réélu
50:39et il est réélu facilement
50:41Il avait lié d'ailleurs
50:42son destin national
50:43à son destin local
50:44Oui
50:46Moi je ne suis pas surpris
50:47de sa réélection
50:47et de sa réélection
50:48assez facile
50:48en dépit de ce qu'on pouvait entendre
50:50dans les jours
50:51et les semaines
50:51qu'il précédait
50:51Il y a eu un sondage
50:52on me rappelle
50:53qu'il donnait perdant
50:53Oui c'est vrai
50:54il n'y en a eu qu'un seul
50:55mais après
50:56vous parliez d'Edouard Philippe
50:58candidat préféré
50:59des français dans les sondages
51:00oui enfin préféré
51:01en tête en tous les cas
51:02En tête
51:03c'est vrai
51:03vous avez raison de dire
51:04mais il y a un avantage
51:05encore plus important
51:06dont il bénéficie aujourd'hui
51:08c'est sa position centrale
51:09au sein de cet espace
51:10du centre et de la droite
51:11il est à équidistance
51:13entre Gabriel Attal
51:14et Bruno Rotaillot
51:15et si vous voulez
51:16il est servi aussi
51:17aujourd'hui
51:17par les déclarations
51:19des autres
51:20quand Gabriel Attal
51:21fait un signe
51:22en direction de la gauche
51:22quand Bruno Rotaillot
51:23explique qu'il ne choisira pas
51:25à Nice
51:25entre Estrosi et Ciotti
51:26et bien quelque part
51:27ça déplait
51:28une partie de cet électorat
51:29les gens du centre
51:29trouvent Bruno Rotaillot
51:31à droite
51:31beaucoup trop à droite
51:33et les gens des LR
51:34trouvent Gabriel Attal
51:35pas assez à droite
51:36il y a un avantage
51:37il y a un avantage
51:38ça en fait le candidat
51:39naturel
51:40pas forcément préféré
51:41au sens d'empathie
51:42mais en tout cas
51:43naturel
51:43parce qu'il y a autre chose
51:44c'est le premier
51:45Premier ministre
51:46d'Emmanuel Macron
51:47et c'est lui
51:47qui lui amène
51:48des bataillons
51:49appelons ça
51:50la droite du pays
51:51le centre droit
51:52c'est-à-dire
51:52ce qu'il reste aujourd'hui
51:54d'électorat
51:55proche de cet espace
51:56du centre droit
51:56et ça
51:57ça lui donne un avantage
51:58et donc une sorte
51:59de légitimité
52:00bien plus forte
52:01que pour les autres
52:01ce sera compliqué
52:02pour les autres
52:02de sortir du bois
52:03sachant qu'il occupe la place
52:04Edouard Philippe
52:05d'ailleurs qui cherche
52:05à tout prix
52:06à se démarquer
52:07d'Emmanuel Macron
52:08on l'a vu encore
52:08ces derniers mois
52:09ça fait quelques années
52:10même maintenant
52:11qu'il essaye justement
52:12de se départir
52:13de ce bilan
52:13qu'il a pourtant soutenu
52:14jusqu'au bout
52:15parce qu'il a des ministres
52:15encore actuellement
52:16au gouvernement
52:17tout en appelant
52:18à la démission
52:19du chef de l'État
52:20je crois qu'Edouard Philippe
52:21aussi il est traumatisé
52:22par les primaires
52:22de 2016
52:25c'était encore l'UMP
52:26à l'époque je crois
52:27ou toujours
52:27non c'était déjà LR
52:30où son mentor
52:31Alain Juppé
52:31était donné gagnant
52:32il était déjà
52:32président de la République
52:34selon quasiment tout le monde
52:35or la primaire
52:36a donné une prime
52:37à la radicalité
52:38celle de François Fillon
52:39et donc c'est peut-être
52:40pour ça aussi
52:41qu'il ne veut pas mettre
52:41le doigt dans cette primaire
52:42et c'est ce qu'on souhaite davantage
52:45peut-être
52:45ce qu'on souhaite davantage
52:46du côté des républicains
52:48justement parce que
52:50la primaire
52:51on parle à son camp
52:51on parle à sa base
52:52et donc
52:53ils aiment
52:54qu'on flatte
52:54justement
52:55les réflexes
52:57les plus radicaux
52:59en revanche
53:00je pense que
53:00du côté des LR
53:01aussi on temporise
53:02parce qu'il y a eu
53:03des alliances
53:05avec l'entrée au gouvernement
53:06mais ils voient aussi
53:07très bien ce qui se passe
53:07au niveau de l'électorat
53:08on le parlait tout à l'heure
53:09de la porosité
53:10entre les électorats
53:11de droite
53:11et d'extrême droite
53:12et potentiellement
53:13ils savent qu'ils pourront
53:14se vendre plus cher
53:15après 2027
53:16si jamais
53:16l'extrême droite
53:18arrive au pouvoir
53:18et qu'ils leur demandent
53:19quelques députés
53:20pour faire la maille
53:21et atteindre la majorité
53:22vous entendez cette petite musique
53:24c'est le signe que oui
53:25c'est déjà la fin
53:25de ces informés
53:26ce soir
53:27merci à tous
53:28d'avoir été là
53:29Emilio Mellet
53:29à la une de l'humanité
53:30demain
53:31demain l'offensive illégale
53:32d'Israël
53:33au sud Liban
53:34et la colonisation
53:35vers un grand israélien
53:36les échos
53:37à la une
53:37Christophe Jacobizine
53:39le grand retour de l'inflation
53:40en tout cas
53:41c'est ce dont on a parlé
53:42tout à l'heure
53:42et puis aussi une photo
53:43quand même importante
53:44c'est la signature
53:45de l'accord de commerce
53:46entre l'Australie et l'Europe
53:48vous savez que nous
53:48on aime bien le libre-échange
53:49et on pense qu'il peut y avoir
53:50un pôle démocratique
53:51entre le Canada
53:52l'Amérique du Sud
53:53l'Australie
53:54et d'autres pays
53:55qui rejoignent l'Europe
53:56face évidemment
53:57aux deux superpuissances
53:59empires
53:59que sont les Etats-Unis
54:00et la Chine
54:01on aura l'occasion
54:01d'en reparler
54:02dans les informés
54:03merci Nathalie Moray
54:03d'être venue ce soir
54:04merci Stéphane Zumstegg
54:05merci à tous ceux
54:07qui ont préparé
54:08et réalisé cette émission
54:09les informés reviennent
54:10bien évidemment
54:10demain matin
54:11sur France Info
54:12à 9h
54:13très bonne soirée
54:13sur France Info
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