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  • il y a 22 heures
« Plus haut, plus loin, plus fort », la devise olympique adoptée par Pierre de Coubertin n’en finit plus de résonner. Entre le tour du monde à la voile contre vents et courants, les 366 marathons en un an ou l’ascension de quatorze sommets de plus de 8 000 mètres, le nombre d’exploits n’en finit plus de rebondir. Que cherchent les athlètes dans ces projets extrêmes ? Pourquoi certains sportifs décident de repousser les limites, veulent-ils s’affranchir des règles ou simplement sortir des compétitions trop banalisées ? Caroline Delage et ses invités en débattent sur le plateau de Sport, etc. Année de Production :

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00:01Générique
00:08Générique
00:11Générique
00:16Générique
00:20Bonjour à tous, bienvenue dans le 55e numéro de Sport etc.
00:23qui parle de la place politique et sociétale du sport.
00:27Au programme de cette émission,
00:29jusqu'où peut-on repousser les limites du corps et de l'exploit ?
00:33On s'intéressera à ces sportifs qui s'inventent des performances
00:36en dehors des compétitions officielles.
00:38Est-ce un apport scientifique ou une prise de risque démesurée ?
00:41Nous parlerons aussi de la guerre et de son incidence
00:44sur les compétitions sportives.
00:45Le sport peut-il faire la paix ?
00:47Ou prolonge-t-il les combats sur un autre terrain ?
00:50Et puis dans l'échappée de Matteo Rollet,
00:52nous verrons que le sport en tout cas est un magnifique outil d'inclusion.
00:55On ira au Touquet, Paris-Plage ou des enfants autistes
00:58et des jeunes neurotypiques jouent au foot ensemble.
01:06Nos invités aujourd'hui pour aborder tous ces sujets,
01:10Christine Lavarde, vous êtes sénatrice LR des Hauts-de-Seine.
01:14Damien Combré-Déblacel, vous êtes ambassadeur pour le sport.
01:18Ça veut dire quoi en deux mots ?
01:19Ça veut dire défendre nos intérêts et nos positions et notre influence
01:22dans toutes les questions sportives internationales,
01:25à la fois pour notre mouvement sportif, pour nos entreprises,
01:28parce que c'est un secteur important de notre économie,
01:30c'est 2,7% du PIB,
01:32et puis pour nos autorités, pour nos normes, nos positions.
01:35On va y revenir un peu plus longuement.
01:37David Michel, bonjour à vous.
01:38Vous êtes chef de service à l'équipe,
01:40spécialiste des sports de glisse et des sports extrêmes, justement.
01:43Et puis nous jouerons les prolongations avec notre grand aimant aujourd'hui,
01:46Maxime Sorel, bonjour à vous, vous êtes skipper,
01:48vous avez aussi gravi l'Everest.
01:51On parlera de vos exploits hors du commun,
01:53à la fois sur mer et en haute montagne.
01:55Mais d'abord, un sujet d'actualité qui nous intéresse,
01:59la ville de Paris va-t-elle vendre le Parc des Princes au PSG ?
02:02Le nouveau maire Emmanuel Grégoire y est favorable,
02:05le Conseil de Paris vient de le mandater pour engager les discussions.
02:08Fraîchement élu d'ailleurs,
02:09l'édit, il a dégelé les relations avec le club parisien, image rare.
02:12Il a été vu dans les tribunes, aux côtés de Nasser El-Helayfi,
02:16lors du match PSG-Toulouse.
02:17C'était la 28e journée de Ligue 1,
02:19quand sa prédécesseuse, Anne Hidalgo,
02:21elle n'y avait pas mis les pieds depuis plusieurs années.
02:23Il faut savoir que le PSG refuse d'injecter de l'argent
02:26sans avoir la propriété du stade.
02:28Le club a aussi quand même rencontré
02:29les maires de Poissy dans les Yvelines
02:31et de Massy dans les Sônes
02:32pour un projet alternatif de nouveau stade.
02:34Alors est-ce que ce volte-face d'Emmanuel Grégoire
02:36voit dans le bon sens à votre avis ?
02:38Alors ce qui est bien,
02:39c'est que ce que vous ne dites pas aussi,
02:41c'est qu'Emmanuel Grégoire a commencé à prendre la tâche
02:43des deux maires qui sont les principaux concernés
02:45quand même par l'avenir de ce stade,
02:47le maire du 16e et le maire de Boulogne-Biancourt
02:49parce que ce qu'on ne dit pas,
02:51c'est qu'il y a beaucoup,
02:53il y a à peu près 3 km de frontières
02:54entre Boulogne et Paris
02:56et c'est 3 km d'installation sportive
02:58et que toutes les nuisances de ces événements sportifs
03:00ont lieu à Boulogne-Biancourt
03:02parce que c'est là qu'il y a les stations de transport,
03:04et ce n'est pas à Paris.
03:06Roland-Garros n'est pas à Paris,
03:07mais c'est directement en face d'habitation de Boulogne-Biancourt.
03:10Le Parc des Princes,
03:10c'est directement en face d'habitation de Boulogne-Biancourt.
03:13Jean Boin, c'est directement en face d'habitation de Boulogne-Biancourt.
03:15Coubertin, c'est directement...
03:16Vous avez été élue de Boulogne, je vous rappelle.
03:17Je suis élue à Boulogne-Biancourt,
03:18donc je défends aussi nos intérêts,
03:19mais ce que je trouve bien, c'est que...
03:20C'est bien de le vendre alors.
03:21En tout cas, Emmanuel Grégoire a dit
03:23qu'il allait rapidement avoir des échanges
03:26avec le maire de Boulogne-Biancourt
03:28et avec le maire du 16e,
03:29pour que, si jamais il doit y avoir vente de ce stade,
03:32et il faut aussi dire que la vente du stade
03:34s'accompagne dans un projet urbanistique
03:36qui va de la Porte d'Auteuil à la Porte de Saint-Cloud,
03:38aussi de requalification du quartier.
03:41Alors, c'est une chance, cet endroit est le seul endroit
03:44où aujourd'hui le périph est complètement enterré.
03:46Ce qui fait d'ailleurs qu'il y a cette continuité urbaine parfaite
03:48entre Paris et Boulogne-Biancourt.
03:51Mais vendre le stade à Paris, pourquoi pas ?
03:54Aujourd'hui, c'est une infrastructure sportive
03:56qui ne bénéficie qu'à une équipe professionnelle.
03:59On peut se demander pourquoi de l'argent public
04:01irait dans un sport qui est complètement privé.
04:06Donc, le vendre, pourquoi pas ?
04:07Surtout si l'argent qui est libéré
04:09permet d'aller renforcer les infrastructures sportives
04:12de proximité.
04:14Et aujourd'hui, Paris et la Petite Couronne
04:16sont en déficit d'installations sportives
04:18en termes de piscines, en termes de tout un tas d'autres équipements.
04:21Donc, plutôt oui.
04:22Mais il faut vraiment qu'il y ait cette phase de concertation,
04:24notamment pour tenir compte des potentiels nuisants sur les riverains.
04:28Est-ce que Paris peut brader son patrimoine immobilier
04:31à n'importe quel pays étranger ?
04:32Parce qu'on rappelle que c'est le Qatar qui est propriétaire du Paris Saint-Germain.
04:36Le PSG et le Parc des Princes
04:39sont des marques très puissantes de rayonnement français.
04:43On accueille beaucoup de délégations étrangères,
04:45vous savez, à Paris et en France.
04:46Et la visite du Parc des Princes est une étape quasiment incontournable
04:50parce que ça fait partie de notre identité sportive.
04:52Et donc, l'État suit ce dossier avec beaucoup d'attention.
04:55C'est le préfet de région, Marc Guillaume,
04:57qui porte un regard très vigilant sur cette question.
05:00Ce qu'il faut, c'est que les intérêts du territoire,
05:03des territoires, madame la sénatrice l'a souligné,
05:06et du sport soient défendus le mieux.
05:09La discussion appartient au club et à la ville.
05:12L'État est là pour être garant que c'est au service de nos intérêts.
05:16David Michel, c'est bien, c'est pas bien ?
05:18Je vois plutôt d'un bon oeil que si le PSG devait rester au Parc des Princes,
05:22déjà parce que c'est son stade historique,
05:25c'est la première chose, il est…
05:27Plutôt que de partir dans l'Espagne ou dans les Yvelines ?
05:30Pourquoi pas, j'ai rien contre Massy et Poissy.
05:32Mais c'est vrai que d'aller voir un match du PSG à Massy,
05:36c'est une autre aventure en fait.
05:38Merci à tous les quatre, on passe à notre premier thème.
05:40Quand les sportifs repoussent les limites de l'exploit,
05:43c'est la performance de sport, etc.
05:50Veulent-ils s'affranchir des règles,
05:52sortir des compétitions trop banalisées ?
05:54Pourquoi certains sportifs décident d'aller plus loin
05:57de repousser leurs limites, les limites ?
05:59Ils sont nombreux à accomplir des exploits.
06:01Par exemple, la coureuse belge,
06:03Île d'Ozogne, a terminé 366 marathons en seulement un an.
06:08L'alpiniste française Sophie Laveau
06:09est devenue la première à gravir les 14 sommets
06:11de plus de 8000 mètres que compte la planète.
06:13Et nous avons évidemment un spécimen ici en plateau,
06:16Maxime Sorel.
06:16Vous êtes le seul à avoir, on dit, gravi les deux Everest,
06:20puisque le Vendée Globe s'est considéré
06:21comme l'Everest de la mer.
06:22Et puis l'Everest, c'est évidemment le sommet de l'Himalaya
06:25que vous avez gravi également.
06:27Vous êtes donc skipper à la base,
06:29méconnu aussi dans le monde de la voile, bien sûr,
06:32de l'ultra trail.
06:34Pourquoi ces performances ?
06:35C'est quoi le but ?
06:36Qu'est-ce que vous recherchez ?
06:37Est-ce que c'est l'adrénaline avant tout ?
06:39Il y a plusieurs choses à travers ces défis.
06:41Alors c'est sûr qu'il y a le dépassement de soi, clairement.
06:45Moi, ce que je recherche avant tout,
06:47je suis passionné du corps humain.
06:49Avec le staff qui m'entoure,
06:51on fait des études sur l'ensemble de ces défis,
06:53à la fois sur la préparation, la récupération,
06:56le sommeil, la nutrition.
06:57Donc ça, ça apporte des données
06:59qui peuvent être utilisées pour différentes pathologies.
07:02Puis il y a un autre truc.
07:03Donc il y a une recherche scientifique, vraiment ?
07:05Oui, tout à fait, avec un centre d'entraînement
07:07qui est basé à Annecy.
07:08Et puis il y a autre chose
07:09qui est un peu plus profond, pour le coup.
07:13À travers l'ensemble des défis,
07:14le Vendée Globe, gravir l'Everest,
07:16faire des expéditions un peu longues,
07:18des courses longues dans l'ultra,
07:20il y a quand même cette notion
07:21d'être en capacité de décider par soi-même
07:26sans forcément avoir toutes les cartes.
07:28C'est vrai que dans le sport,
07:29il y a quand même un cadre, heureusement.
07:31C'est-à-dire s'en remettre un peu,
07:33pas au hasard,
07:34mais au destin, je ne sais pas ?
07:36Non, pas dans le sens
07:40se mettre en danger
07:41et aimer ça par l'adrénaline.
07:43Non, c'est plus dans le sens
07:44de fixer un peu ses propres limites,
07:47ses enjeux dans le défi qu'on se lance.
07:49Et c'est vrai que de se retrouver
07:51dans des situations rocambolesques
07:53à devoir décider,
07:55et cette décision peut avoir un impact immédiat
07:57sur ce qui va se passer,
07:59c'est quand même hyper riche
08:00et on en tire beaucoup de conclusions assez fortes.
08:03Alors, il faut vivre les choses sur le moment présent
08:05et réussir à pouvoir faire un retour
08:07de ses aventures ensuite.
08:09Christine Lavard, vous êtes championne de duathlon.
08:12Vous faites de l'Ironman aussi, je crois.
08:14J'ai fait, oui.
08:15Vous avez fait.
08:15Vous comprenez cette recherche de sensations fortes,
08:18de repousser ses limites,
08:19de fixer soi-même ses limites ?
08:21Alors moi, quand j'ai fait des épreuves
08:23d'endurance un peu longues,
08:25c'était toujours des aventures collectives
08:29à laquelle j'associais aussi un objectif
08:31de collègues de fonds.
08:34On en a fait un peu des...
08:36Caritatif.
08:36Caritatif.
08:37Ce qui permet, en fait, d'aller au-delà
08:40de juste s'entraîner pour s'entraîner.
08:42C'est la cause qui permet de se dépasser.
08:45Qui permet de se dépasser,
08:46qui permet de se dire...
08:47Alors, moi, je ne suis pas dans le même volume d'entraînement,
08:49mais quand on fait jusqu'à 10, 12 heures d'entraînement
08:51par semaine avec une vie professionnelle,
08:53ça nécessite de faire des choix à côté.
08:55Et en fait, le fait d'être à plusieurs,
08:57de savoir que derrière, on a un objectif,
08:59ça permet aussi d'expliquer autour de soi
09:01pourquoi est-ce qu'on se fixe ces choses
09:04qui paraissent un peu désimpensables.
09:05Enfin, c'est-à-dire que...
09:06Alors, on voit aussi comment les limites changent.
09:09C'est-à-dire que quand moi, j'ai cours de l'Ironman,
09:11c'était en 2012.
09:12C'était une époque où le triathlon était un sport
09:15encore peu médiatique, quasi inconnu.
09:18Aujourd'hui, mais regardez le nombre de personnes.
09:20Et surtout, ce qui est intéressant,
09:21c'est de voir comment les sports outdoor explosent.
09:24explosent.
09:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est des chiffres,
09:27c'est une croissance à deux chiffres en quelques années.
09:30Il y a de plus en plus, je crois que l'année dernière,
09:33il y a plus d'un million de personnes
09:34qui ont terminé un trail.
09:38En dehors des fédérations, oui, effectivement,
09:39pour faire un trail, on n'a pas besoin d'être licencié
09:41à la Fédération française d'athlétisme.
09:43Mais ça veut dire que finalement,
09:44se fixer des objectifs comme ça,
09:45prendre le départ de course,
09:47parfois un peu folle, avec beaucoup de dénivelé.
09:50Par exemple, l'UTMB, il y a plus,
09:54il y a pour un dossard, on a cinq demandes.
09:56– C'est quoi l'UTMB pour les non-illicés ?
09:59– L'UTMB, c'est un ultra-trail du Mont-Blanc,
10:01comme son nom l'indique.
10:03Très, très difficile.
10:04Il y a quasiment 200 kilomètres de longueur.
10:06– C'est celui que vous avez fait ?
10:07– 170 pour 10 000 de dénivelé.
10:09– C'est vraiment une course.
10:11On ne prend pas le départ comme ça.
10:13– Il faut se préparer.
10:14– Pour un dossard, cinq demandes,
10:18et derrière, il y a un coût financier aussi à supporter.
10:20Donc ça veut bien dire…
10:20– C'est-à-dire que ces exploits,
10:21ils entraînent un peu tout le monde finalement,
10:23et ça fait progresser tout le monde vers le sport.
10:25Vous le constatez, ce sport hors cadre,
10:27il progresse de plus en plus.
10:28– Oui, les gens ont besoin…
10:30Alors, le Covid, il y a eu un basculement quand même énorme.
10:34– Oui.
10:35– Et d'ailleurs, on était tous contents de sortir,
10:37et pas que pour marcher,
10:38on a beaucoup couru pendant notre heure réglementée.
10:42Effectivement, il y a eu un basculement dans ces sports-là.
10:44Et depuis, la course à pied,
10:46il n'y a pas que la course à pied,
10:47mais la course à pied a pris une dimension extraordinaire,
10:50et le trail a dépassé d'ailleurs…
10:53Il y a plus de dossards trail par an désormais
10:55que de dossards sur route course.
10:57Enfin, sur route, je veux dire.
10:58Donc il y a eu un basculement là aussi sur le trail,
11:01et ce besoin de nature, de liberté aussi.
11:04– Mais ce besoin d'exploit,
11:06vous remarquez qu'il progresse aussi,
11:08d'être hors des cadres traditionnels de compétition.
11:11– Le sport de compétition est très codifié,
11:14très réglementé,
11:15et c'est vrai qu'on est dans une société
11:17qui est aussi très codifiée, très réglementée,
11:20et je pense qu'on a besoin…
11:22– D'un sentiment de liberté en fait.
11:23– Oui, et des carcans,
11:25et de ces zones un peu trop réglementées,
11:27et je pense qu'on a besoin de ça aujourd'hui.
11:31Et il y a un côté…
11:32Et je pense qu'il y a aussi une partie réseaux sociaux,
11:35qui je pense…
11:36– Alors c'est ce que j'allais vous dire,
11:37c'est très instagrammable, ces exploits.
11:39– Oui, oui, alors comme disait Madame la Sénatrice,
11:41c'est vrai qu'il y a la notion d'exploit,
11:44mais pourquoi on le fait ?
11:46C'est-à-dire qu'on peut le faire pour soi-même,
11:47pour un besoin de notoriété.
11:49Moi, je suis parrainational de vaincre la mucoïcidose.
11:51Quand j'ai lancé ce défi dans ma tête en 2017,
11:54je l'ai réalisé en 2023,
11:55l'ascension de l'Everest,
11:56j'ai fait le Vendée Globe en 2020,
11:57donc il s'est passé du temps,
11:58je l'ai construit, je me suis entraîné,
12:00et surtout j'avais une notion qui était importante,
12:02c'est qu'au sommet de l'Everest,
12:07atteint de la mucoïcidose,
12:08qui en a quasiment un état ultime d'urgence,
12:11il faut changer un organe,
12:13donc poumon, cœur par exemple,
12:15et c'était cette notion du parrain
12:17qui va se mettre dans la peau d'un patient
12:19pour pouvoir en parler,
12:20et c'était mon vrai élément moteur,
12:22c'est-à-dire que je n'aurais pas fait l'Everest
12:25si je l'avais fait juste pour moi-même,
12:28parce que j'aurais voulu faire un autre sommet,
12:29peut-être un peu plus technique,
12:31si j'avais appelé ça mon double K2,
12:33ça avait moins de sens,
12:34c'est vrai que l'Everest, pour les gens,
12:36l'Everest de n'importe quoi, ça parle,
12:38et ça permettait de mettre en lumière une association.
12:41Je pense que la question du sens est importante,
12:44la question du cadre et de la protection,
12:46parce que le sport fédéré,
12:48il permet aussi du collectif
12:50et de la protection des pratiquants.
12:53C'est ça, il y a le risque,
12:54alors ça allait y venir évidemment.
12:55Et puis la question des progrès,
12:57oui elle est intéressante,
12:58on a une vraie expertise française,
12:59à l'INSEP, à Font-Romeu,
13:01on a une expertise française
13:03qui est prisée dans le monde entier,
13:04c'est l'occasion de le souligner,
13:06et je voulais quand même terminer
13:08par le plaisir qui doit rester le moteur premier,
13:11je crois,
13:12et puis l'idée qu'il ne faut pas,
13:14je pense, opposer ces grands exploits
13:16au sport du quotidien le plus modeste,
13:19parce qu'on a surtout besoin
13:21de bouger un tout petit peu plus,
13:22de prendre un tout petit peu plus l'escalier,
13:26et d'être moins sédentaire,
13:28c'est quand même ça le grand enjeu.
13:29Oui, mais ce n'est pas incompatible.
13:30Non, ce n'est pas incompatible,
13:31mais je veux dire,
13:32il ne faut pas que ça semble trop éloigné
13:33pour les gens et qu'ils se disent
13:34non mais c'est un truc d'extraterrestre.
13:36Mais ça peut faire rêver,
13:37ça peut inspirer.
13:37Voilà, si c'est pour inspirer,
13:39pour soulever des questions environnementales
13:41sur les déchets,
13:42sur l'empreinte carbone,
13:43je pense que c'est intéressant,
13:44pour faire avancer
13:44des questions scientifiques aussi,
13:46voilà, je pense que c'est,
13:47il y a beaucoup de bons à prendre.
13:48Et là, c'est vrai que ce sont des individus
13:50qui rayonnent et pas la France
13:51comme on peut représenter
13:53dans des grandes compétitions internationales.
13:55Oui, mais bon,
13:56c'est nos concitoyens
13:58et à chaque fois que c'est nos concitoyens
13:59ou nos entreprises, nos experts,
14:00c'est aussi la France.
14:01On est fiers de les célébrer quand même.
14:03Mais c'est vrai qu'il y a ce goût,
14:04on parlait de la liberté, l'aventure.
14:06Est-ce que vous avez conscience
14:07et peur du risque
14:08quand vous faites ce type d'exploit ?
14:10Oui, il faut,
14:11parce que ça nous met en garde.
14:13C'est vraiment un gage de sécurité.
14:15L'Everest,
14:16je n'ai jamais eu autant peur
14:19que dans la montagne.
14:20Sur mon bateau,
14:21j'ai toujours l'impression d'avoir,
14:22si on assimile ça à la montagne,
14:24un refuge avec moi,
14:25je rentre dedans,
14:26même s'il est à l'envers,
14:27sans mâs, sans qui.
14:28Le bateau, c'est votre refuge.
14:30Voilà, c'est ça.
14:30Et c'est comme si,
14:31en claquant des doigts dans la montagne,
14:32le refuge apparaissait.
14:34Là, j'ai été soumis
14:35à un danger objectif permanent
14:37avec quelque chose qui peut m'arriver.
14:38Vous ne vous sentiez pas du tout insécurité ?
14:39Non, et surtout,
14:41mon niveau de contrôle
14:41n'a fait que augmenter.
14:43J'ai des chiffres
14:44qui sont assez hallucinants.
14:45C'est qu'on passe
14:46une fameuse cascade de glace,
14:49un chaos de bloc de glace
14:50qui est au pied de l'Everest.
14:52Et dans cet endroit,
14:53globalement,
14:54il y a beaucoup de chances
14:54qu'on y reste.
14:56Le début,
14:57la première fois
14:58que je franchis cet endroit,
14:59je m'accroche 5% du temps.
15:01Et après avoir fait
15:0240 jours d'expédition,
15:03je m'accroche 95% du temps.
15:05Le danger n'a pas changé.
15:06C'est toujours le même endroit.
15:07C'est juste moi,
15:08ma perception
15:09de ce que je voyais
15:10comme étant dangereux à l'époque
15:13a évolué en 40 jours.
15:15Et est-ce que vous avez retrouvé
15:16des similitudes
15:17ou des points communs
15:18entre la mer et l'alpinisme ?
15:22La voile et l'alpinisme ?
15:23L'humilité face aux éléments.
15:24C'est qu'on essaye
15:26d'épouser les éléments,
15:27mais on ne fait pas face aux éléments.
15:28C'est juste impossible.
15:30Et ça, c'est le cas...
15:32S'adapter aux éléments.
15:33Oui, tout à fait.
15:34C'est le cas sur les océans.
15:35Donc la voile,
15:36votre métier de skipper,
15:37vous a permis
15:39d'avoir la bonne attitude
15:40face à la montagne ?
15:41Ou d'essayer, du moins.
15:43Oui.
15:44Mais après, c'est sûr
15:45que la capacité à s'endormir
15:47vite, n'importe où,
15:48qu'on peut avoir
15:49dans un bateau qui bouge,
15:50j'ai réussi à dormir
15:51à 8000 mètres
15:52d'altitude,
15:54avec le cœur à 125.
15:56C'est comme si
15:57on était en train
15:57de faire un footing.
15:59Et ça, oui,
16:00ça m'a aidé.
16:00Il y a des tas de choses
16:01qui m'ont aidé.
16:02Mais il y a des tas de choses
16:03que j'ai découvert aussi.
16:04Et après, je pense
16:05que ces grandes aventures,
16:06à l'inverse,
16:07elles apportent
16:07une bouffée d'oxygène.
16:09Enfin, pourquoi est-ce
16:09qu'on regarde
16:11ces aventuriers
16:12qui tournent autour de la Lune ?
16:13Pourquoi est-ce qu'on va
16:14suivre le Vendée Globe
16:16au jour le jour ?
16:17Pourquoi même
16:17on a une telle passion
16:18pour le Tour de France ?
16:19C'est parce que ça nous semble
16:20des exploits,
16:22pour nous,
16:24mortels,
16:25assez inaccessibles.
16:26Et on se dit,
16:27on aimerait pouvoir
16:28faire comme eux.
16:29Et on se prend de passion,
16:30on suit,
16:30on suit le classement général,
16:32ce qui se passe.
16:33Et donc, en fait,
16:33je pense que ça réenchante
16:34aussi un peu notre quotidien
16:35dans un moment
16:36où on n'a plutôt
16:37que des nouvelles moroses
16:38qui nous tombent dessus.
16:39Alors, on va continuer
16:40dans ces sportifs
16:41qui réenchante
16:43la pratique du sport
16:44avec un petit quiz.
16:45On aime bien faire un quiz
16:46ici dans Sport, etc.
16:48Trois questions rapides
16:49avec, je vous propose
16:50des choix.
16:51Vous allez voir,
16:52c'est ludique,
16:52c'est facile,
16:53vous jouez tous ensemble,
16:54on ne forme qu'une seule équipe.
16:56Lors de la compétition
16:57Vertical Blue,
16:58c'était au mois de juillet dernier,
16:59Arnaud Gérald,
17:00que nous avons reçu ici d'ailleurs,
17:01il a battu son propre record
17:03de plongée en apnée
17:04bipalme.
17:05Alors, si la Tour Eiffel
17:05était sous la mer,
17:07quel niveau
17:07de la Tour Eiffel
17:08aurait-il dépassé ?
17:09Le premier étage,
17:11c'est-à-dire 58 mètres,
17:12le deuxième étage,
17:13116 mètres,
17:14ou le sommet de l'antenne
17:15à 330 mètres,
17:17à votre avis ?
17:18En plongée,
17:19en apnée,
17:20bipalme.
17:22Premier étage,
17:23deuxième étage,
17:24ou l'antenne ?
17:26David Michel,
17:27vous savez ?
17:28Oui,
17:29parce que je suis assez bien
17:30Arnaud Gérald,
17:30mais après,
17:31il faut que j'arrive
17:31à mettre les choses
17:33dans mon sens.
17:3358 mètres,
17:34116 mètres,
17:35ou 330 mètres.
17:36Mais c'est plutôt
17:37la 2, je crois.
17:38La 2, absolument.
17:40Il aurait dépassé
17:41le deuxième étage.
17:41Il est autour
17:41de la Tour Eiffel.
17:42Je vous l'ai donné,
17:43je vous l'ai donné.
17:45Deuxième étage,
17:46il est descendu
17:46à 126 mètres
17:47de profondeur,
17:48donc il aurait dépassé
17:49le deuxième étage
17:49de la Tour Eiffel.
17:50L'italien Reynold Esner
17:52est considéré
17:53comme l'un des plus
17:54grands alpinistes,
17:54notamment pour avoir
17:55été le premier
17:56à gravir les 14 sommets
17:57de plus de 8000 mètres
17:58du monde,
17:59le tout en solitaire
18:01ou sans oxygène ?
18:03Ou sans moyen de communiquer.
18:05Sans moyen de communication.
18:08Vous avez trois réponses possibles
18:10ou sans moyen de communication.
18:12À votre avis ?
18:13Sans oxygène.
18:14Sans oxygène, oui.
18:15Sans oxygène
18:16et sans corps de fixe,
18:17deux conditions
18:17qui permettent aujourd'hui
18:18à des touristes
18:19de gravir les vrais
18:19sans être des alpinistes.
18:20Alpinistes chevronnés.
18:22Dernière question
18:22qui mêle performance
18:23hors normes et politique.
18:26Quel premier ministre,
18:27quel ancien premier ministre
18:28a couru un marathon
18:29en moins de trois heures ?
18:30Alors que je rappelle
18:31le temps moyen
18:32d'un amateur,
18:33c'est environ 4h30.
18:35Édouard Philippe,
18:36Manuel Valls,
18:37Dominique de Villepin
18:37ou Laurent Fabius ?
18:39C'était en quelle année ?
18:41C'est trop facile,
18:42si je vous le dis.
18:43En plus,
18:44je peux vous le dire,
18:45mais il n'était pas
18:45premier ministre
18:46quand il a fait ce marathon.
18:49Dominique de Villepin ?
18:50Oui,
18:50Dominique de Villepin.
18:52Absolument,
18:52c'était en 80,
18:53marathon de l'Essonne,
18:552h57.
18:55Pas mal comme chrono
18:57quand même.
18:57Un très bon chrono.
18:58C'est un très bon chrono.
19:00C'est vrai que vous avez raison.
19:01Bravo à vous.
19:02Bravo pour ce quiz.
19:03On passe à l'échappé maintenant.
19:09Et tous les mois,
19:10dans la rubrique
19:11l'échappé,
19:11nos caméras vous emmènent
19:12découvrir que le sport
19:13est une solution
19:14à de nombreux enjeux
19:15de société.
19:15C'est notamment
19:16un formidable outil
19:17d'inclusion.
19:18Direction le Touquet,
19:19Paris-Plage,
19:20dans le nord de la France
19:21où le sport collectif
19:22le plus populaire,
19:23le foot,
19:24permet à des enfants autistes
19:25et à des enfants ordinaires,
19:27neurotypiques,
19:28de jouer ensemble.
19:29le reportage
19:30de Mathéo Rollet.
19:31On va pouvoir s'asseoir
19:32devant moi,
19:33les enfants ?
19:33Plusieurs fois par mois
19:34sur ce terrain du Touquet,
19:36le football réunit.
19:37Les enfants autistes
19:38et neurotypiques
19:39jouent ensemble
19:40et écartent les différences
19:41finalement au profit
19:43du sport,
19:44au profit de l'effort,
19:45au profit du partage
19:46et au profit des sourires.
19:48C'est conçu,
19:48c'est conçu.
19:49C'est conçu.
19:49C'est conçu.
19:52Viens, tu me fais une passe.
19:55Voilà.
19:57Tiens.
20:21t'as peur d'être avec
20:29Charlize sur les autres.
20:30Ça me fait plaisir
20:31d'aider les enfants
20:34en difficulté.
20:35Lui, il est un petit peu différent.
20:37Oui, un petit peu différent.
20:38Après, tout le monde
20:39est différent.
20:40Vas-y, poteau.
20:41Je sens que je l'aide
20:42à faire le sport,
20:43le foot.
20:45Ça me fait du bien
20:47de voir que j'aide
20:48quelqu'un en difficulté
20:50à faire...
20:50On s'assoit.
20:51Ça me fait plaisir
20:52de voir que j'aide
20:53quelqu'un à faire un sport
20:54qu'il ne peut pas faire
20:56tout seul.
20:56de se faire des passes
20:57à la main
20:58avec le ballon.
21:04On se passe le ballon.
21:06Ouais.
21:07Ça va, Charlie ?
21:09Je suis heureux de te revoir.
21:10Allez, on fait la...
21:11On fait le...
21:12Il faut pas leur...
21:14Dans l'autisme,
21:15la difficulté première,
21:16ce sont les interactions sociales.
21:18Et donc là,
21:19le fait de faire
21:19un sport collectif,
21:20c'est une grande première pour nous.
21:21On a plusieurs parents
21:22qui ont essayé
21:23d'inclure des jeunes
21:24dans un sport collectif,
21:25notamment le foot.
21:26Ils ont essayé un club,
21:27deux clubs,
21:28ça ne s'est pas bien passé.
21:29Et le fait, par contre,
21:29d'avoir vraiment travaillé
21:30ici ensemble,
21:31étape par étape,
21:32en décortiquant les séances,
21:34on voit que le progrès
21:35sur là où actuellement
21:36à peu près six mois
21:37maintenant d'avancer
21:38sont énormes.
21:40Alors, pour créer
21:40des liens forts,
21:41le dispositif mise
21:42sur des relations en duo,
21:43le but, ça va être
21:44d'associer un enfant
21:45neurotypique
21:46avec un enfant
21:47neuroatypique,
21:48cette fois,
21:48ou un enfant autiste.
21:49Les deux s'entraident,
21:50se soutiennent
21:51et se font confiance
21:52plus rapidement,
21:53ce qui va forcément
21:54engendrer une dynamique
21:55de groupe.
21:56Tu me regardes, Charlie ?
21:59Tu récupères le ballon ?
22:01Tu lui fais la passe ?
22:03Allez, viens,
22:03marche arrière !
22:05Marche arrière !
22:07On a un beau Charlie,
22:08super !
22:08Quand on débute
22:10dans ce genre
22:11d'encadrement,
22:13c'est pas facile.
22:14Il faut faire attention
22:15à tout ce qu'on fait,
22:15à tout ce qu'on dit.
22:16C'est des enfants
22:17qui ne vont pas
22:17tout de suite
22:18comprendre
22:18ce qu'on va leur demander.
22:20ou qui vont être
22:21beaucoup distraits.
22:22Donc, c'est une
22:24différente manière
22:24d'aborder
22:26la chose
22:26qu'on veut transmettre.
22:27Aujourd'hui, par exemple,
22:28il y a plusieurs binômes
22:29qui permettent
22:29d'accompagner au mieux
22:31Ambroise, Charlie,
22:32Hugo et Maxence,
22:33qui sont les quatre
22:34enfants autistes
22:35présents à la séance.
22:37Fais-tu une photo ?
22:37Tu peux poser ton ballon ?
22:39C'est son petit rendez-vous,
22:41tous les mercredis,
22:41c'est qu'il va au foot,
22:42il commence à plus jouer
22:44avec papa dans le jardin.
22:45C'est un rendez-vous en plus,
22:46un pote plus,
22:47comme tout le monde,
22:48faire comme tout le monde.
22:56Il est content
22:57parce qu'à l'école,
22:58il partage la même passion
22:59que ses petits copains.
23:00Il y a un réel enjeu
23:00aussi au niveau motricité,
23:01peut-être ?
23:01Alors oui,
23:02ce n'est pas évident,
23:03mais finalement,
23:04il y arrive quand même.
23:05Alors, je ne lui demande pas
23:05de faire 200 jongles,
23:06mais il a compris
23:09les bases du foot.
23:10Et oui,
23:10ça apporte forcément
23:11motricité.
23:12Ce n'était pas évident,
23:12mais il y arrive.
23:18Essaye de faire un contrôle,
23:19de bien arrêter le ballon.
23:20Le sport comme solution,
23:23le foot,
23:24un sport inclusif,
23:25oui, effectivement,
23:26c'est une vraie solution
23:27pour l'inclusion de nos jeunes.
23:29On passe par le terrain.
23:42Monsieur l'ambassadeur,
23:43vous qui défendez
23:43les valeurs du sport,
23:44c'est un bon outil d'inclusion
23:45quand on voit des enfants
23:46aussi jouer au foot
23:47avec des enfants
23:48pas autistes,
23:49neurotypiques.
23:49Oui, je vous remercie
23:50pour ce reportage.
23:51D'abord,
23:52la chanson à la fin,
23:52c'est celle qui a marqué
23:54le discours de Tony Estanguet
23:55à la Philharmonie
23:55quand on a présenté
23:56la vision de Paris 2024.
23:57J'ai eu une petite émotion
23:59et vous le savez,
24:00les Jeux paralympiques,
24:01l'ambition égale
24:02qu'on avait mis dans ces Jeux,
24:03autant que pour les Jeux olympiques,
24:05était vraiment au cœur
24:05de cette vision.
24:06Je suis ravi de ce clin d'œil.
24:08Au-delà de ça,
24:09je pense qu'on ne met pas
24:10assez en lumière
24:11la question de la pratique
24:13du sport
24:14pour les jeunes
24:15et les moins jeunes.
24:16D'ailleurs,
24:17personne atteint
24:17de handicaps mentaux
24:19et psychiques.
24:20Je pense que c'est
24:20très positif de le faire.
24:22On va passer
24:22à notre deuxième thème.
24:24Les grandes compétitions sportives
24:25ont-elles encore un sens
24:26dans un monde en guerre ?
24:28C'est le hors-piste
24:29de sport, etc.
24:35Le sport,
24:36c'est la guerre,
24:37les fusils en moins.
24:38C'est ce que disait
24:38George Orwell.
24:39Pourtant,
24:39le sport,
24:40c'est synonyme
24:41de valeurs,
24:41de règles,
24:42d'éthiques,
24:42de justice,
24:43d'égalité,
24:43de paix.
24:44et la guerre,
24:44c'est le théâtre
24:45de la violence,
24:46de la barbarie.
24:47Le sport est-il pacificateur
24:49ou est-il le prolongement
24:50de la guerre
24:50sur un autre terrain ?
24:52Dans notre monde
24:53ultra polarisé,
24:54violent,
24:54en guerre,
24:55en 2026,
24:56quelle place
24:56viennent prendre
24:57les grandes compétitions sportives
24:58comme la Coupe du Monde
24:59qu'on attend cet été
25:00aux États-Unis
25:01et au Mexique,
25:02en pleine guerre en Ukraine,
25:04en pleine guerre au Moyen-Orient ?
25:05Est-ce qu'elle va être chahutée
25:06à votre avis ?
25:07C'est une question complexe
25:08sur laquelle il y a des thèses
25:09et des débats
25:10et on pourrait en parler
25:10très longtemps.
25:12Il est utile de prendre
25:13un peu de recul,
25:14notamment historique,
25:15sur cette question
25:15parce qu'on se la pose souvent.
25:17On se la pose souvent.
25:17On se la pose avec Sochi,
25:18on se la pose avec la Coupe du Monde
25:20au Qatar,
25:20on se la pose régulièrement.
25:23Moi, je garde en mémoire
25:24la guerre froide
25:26et je pense la fin
25:27de la guerre froide,
25:28les Jeux de Los Angeles
25:28en 1980,
25:30de Moscou, pardon,
25:31en 1980,
25:32qui sont massivement boycottés.
25:34Il n'y a jamais eu
25:35aussi peu de délégation
25:36aux Jeux olympiques
25:37et paralympiques.
25:39En retour,
25:40les Jeux de Los Angeles
25:41de 1984
25:42qui sont boycottés
25:43par le bloc soviétique,
25:45si vous me permettez l'expression.
25:47Et à ce moment-là,
25:48le mouvement olympique
25:49international s'est dit
25:50mais si on va vers ça,
25:51si on ne fait du sport
25:53qu'avec ceux
25:53avec qui on est d'accord,
25:55ceux avec qui on partage
25:56les valeurs,
25:57il n'y aura plus
25:58de Jeux olympiques
25:59et paralympiques.
26:00Il n'y aura plus
26:00de Coupe du Monde
26:01ou de championnat du monde.
26:01Ce ne sera pas possible.
26:02Ce sera la fin
26:03de cette ambition
26:04de se réunir
26:06tous les quatre ans
26:06et de se rassembler.
26:08Et donc,
26:09ils ont décidé
26:09en 1999, je crois,
26:10de rendre la participation
26:12aux Jeux d'été obligatoire.
26:13On est un comité olympique,
26:15on va aux Jeux d'été
26:17pour écarter ce risque.
26:19On laisse les problèmes
26:20au vestiaire.
26:21En tout cas,
26:22on fait des Jeux
26:24à un moment
26:24où des nations,
26:26des délégations
26:27de trêve,
26:28absolument,
26:28se rassemblent
26:29malgré leurs différences.
26:30Ça ne veut pas dire
26:31que ça règle les problèmes.
26:33Mais le président Thomas Barr
26:35a été invité au Sénat
26:36il y a quelques jours.
26:37Il a dit quelque chose
26:38de très juste.
26:38Il a dit
26:39que ça ne règle pas
26:40les conflits.
26:41L'ancien président du CIO.
26:42L'ancien président d'honneur
26:44qui est toujours aujourd'hui
26:45président d'honneur du CIO,
26:46absolument,
26:47qui a vécu lui-même
26:48la guerre froide
26:48en tant qu'athlète
26:49et de façon très...
26:50Enfin, il en est meurtri
26:51parce que ça a cassé
26:53des carrières.
26:54C'est les boycotts
26:55que j'évoquais.
26:57Il a dit
26:57que ça ouvre des portes.
26:59Voilà.
27:00Après, c'est au politique
27:02de franchir...
27:03De saisir les occasions.
27:03De saisir les occasions.
27:04On va y revenir.
27:05Est-ce que ça peut permettre
27:05de faire avancer
27:06des dossiers géopolitiques ?
27:07David Michel,
27:08ça a un sens, par exemple,
27:09d'attendre l'équipe d'Iran
27:10aux États-Unis cet été
27:11quand on connaît le contexte,
27:13là, à deux mois,
27:14trois mois avant
27:15cette compétition
27:16quand Donald Trump
27:17a parlé à un moment
27:19de destruction
27:19de la civilisation iranienne ?
27:21Je ne suis pas un spécialiste
27:22du dossier,
27:22mais on ne peut qu'espérer,
27:24en fait,
27:25que les nations
27:26qui sont en guerre
27:29soient présentes,
27:29justement,
27:30dans les plus grandes compétitions,
27:31que ce soit les Jeux Olympiques
27:31ou la Coupe du Monde
27:32qui arrive
27:33et qui se déroulera
27:35aux États-Unis.
27:35Effectivement,
27:36la plus belle image
27:37ou le plus beau message
27:38qu'il peut y avoir,
27:39c'est que l'équipe nationale,
27:40la fédération,
27:41œuvre
27:42et que les joueurs
27:42puissent défendre leurs chances
27:43sur le terrain.
27:45Et ne pas faire
27:46d'amalgame
27:47entre ce qui se passe
27:49malheureusement
27:49et ce qui est dramatique
27:50en ce moment
27:51dans ces pays en guerre
27:53et pendant une compétition
27:56sportive extraordinaire
27:57comme les Jeux Olympiques
27:57et là, en l'occurrence,
27:58la Coupe du Monde.
27:58Donc,
27:58on ne peut qu'espérer
28:00que ces nations-là,
28:02en plus,
28:02puissent être présentes
28:03et défendre leurs chances
28:04et qu'on oublie,
28:05enfin,
28:05tout ce qu'il y a autour,
28:07en fait,
28:08et qui est désastreux.
28:09Le président de la FIFA
28:09a dit,
28:10l'Iran viendra,
28:11c'est sûr.
28:11Ces grands rendez-vous sportifs,
28:13ils doivent s'affranchir
28:14finalement de cette actualité
28:15qui est en effet
28:16changeante d'une heure à l'autre.
28:18Est-ce que c'est un sanctuaire,
28:20ces compétitions sportives
28:20et elles ne doivent pas
28:22être soumises
28:23aux aléas
28:25de ces événements
28:26aussi tragiques
28:27et dramatiques,
28:28soient-ils ?
28:29Je distingue,
28:31on se demande parfois,
28:32est-ce qu'ils sont apolitiques ?
28:34La réponse est non.
28:35Les compétitions sportives,
28:36oui.
28:37Même si elles le voulaient,
28:37je pense qu'elles ne le pourraient pas.
28:40En revanche...
28:40Parce que les chefs d'État viennent aussi ?
28:42Absolument.
28:42Parce qu'il y a des délégations ?
28:43Bien sûr.
28:44Et qu'il y a de la politique
28:46à plein d'égards
28:47dans ces grands rendez-vous.
28:48Pour autant,
28:49est-ce que ces organisateurs,
28:50le mouvement sportif international,
28:52doit tendre en permanence
28:53vers une neutralité
28:54qui permet la tenue
28:56de ces grands événements ?
28:56Parce que comme je l'évoquais,
28:57sinon c'est tout simplement impossible.
28:59Oui, je le pense.
29:00Et ce n'est pas apolitique,
29:02c'est très politique
29:02comme décision.
29:04Et encore une fois,
29:05je pense qu'ils sont
29:06il ne faut pas perdre de vue
29:07les occasions que ça procure.
29:09L'exemple des deux Corées
29:10aux Jeux Olympiques d'hiver
29:11de Pyeongchang en 2018
29:13est quand même un souvenir magnifique
29:15et d'une importance politique majeure.
29:18Non seulement la Corée du Nord
29:19a participé à ces Jeux,
29:20mais dans une équipe unifiée.
29:21L'équipe de hockey féminine
29:23réunissait Coréennes du Nord
29:24et du Sud
29:25dans une même équipe
29:26avec une aréna
29:28qui chantait
29:28« Nous ne sommes qu'un ».
29:29C'est là où on arrive à...
29:31C'est exceptionnel.
29:32Le sport peut-il permettre
29:32la réconciliation ?
29:33Encore une fois,
29:34le sport ne fait pas taire les armes.
29:35Il ne faut pas attendre de lui
29:36des choses impossibles.
29:37Mais il crée des passerelles,
29:39il ouvre des portes
29:40que peu d'autres domaines
29:42peuvent ouvrir.
29:43Par les événements en marge,
29:45les rencontres en marge,
29:47les compétitions,
29:48et aussi par la compétition elle-même.
29:50Absolument.
29:51Qui, d'abord, crée,
29:52vous l'avez dit,
29:53des rencontres
29:53à la fois des dirigeants,
29:54des athlètes,
29:55mais aussi des supporters
29:56et des habitants.
29:58Et c'est d'autant plus vrai
30:00qu'on le provoque.
30:01L'exemple coréen que j'évoquais,
30:03il ne s'est pas fait par magie.
30:04Ça a été le fruit
30:05d'intentions très politiques.
30:07Alors, on est en ligne
30:08avec Carole Gomez,
30:09qui est chercheure
30:09en sociologie du sport
30:10à l'Institut des sciences du sport
30:12de l'Université de Lausanne
30:13et chercheure aussi associée
30:15à l'IRIS,
30:16spécialisée justement
30:17en géopolitique du sport.
30:18Bienvenue à vous.
30:19Une grande compétition sportive
30:21qui réunit la moitié de la planète,
30:22c'est un outil géopolitique ?
30:25Oui, bien sûr.
30:26Et je pense que c'est très intéressant
30:27de voir les réponses
30:28qui ont été apportées précédemment
30:30avec le sport
30:32et les compétitions sportives
30:33qui s'intègrent pleinement
30:34dans la marche du monde.
30:37Et je me permets de rebondir
30:39sur la question que vous posiez
30:41en sachant à quoi bon participer
30:44et regarder des grandes compétitions sportives.
30:46Et je pense qu'il y a vraiment
30:46deux sentiments qui s'opposent.
30:48À la fois un sentiment,
30:51une difficulté à imaginer
30:53ces événements
30:54avec parfois un sentiment
30:55aussi d'indécence
30:56de se dérouler
30:59face à des horreurs de la guerre
31:02qu'on peut avoir
31:03sur différentes parties du globe
31:06et aussi un intérêt,
31:08une passion
31:09sur ces différentes thématiques
31:11avec,
31:11et c'est ce que disait
31:12M. l'Ambassadeur,
31:13c'est aussi une manière
31:14de faire des relations internationales
31:16autrement,
31:16c'est aussi une manière
31:17de rencontrer
31:18d'autres acteurs politiques
31:21et internationaux.
31:22On revenait sur
31:25l'image très belle
31:26de l'équipe féminine
31:28de hockey sur glace
31:29entre les deux Corées,
31:31qui était aussi,
31:32il y avait aussi
31:32un défilé commun
31:33de la Corée du Nord
31:34et de la Corée du Sud
31:35lors de la cérémonie d'ouverture.
31:37C'est effectivement
31:37des images qui sont très belles,
31:38c'est une performance
31:39qui est très intéressante,
31:41même si,
31:41et ça a été rappelé,
31:42ça ne résout absolument pas
31:43des problèmes politiques
31:46qui existent
31:47entre les deux États.
31:48Et par ailleurs,
31:48ça peut aider
31:49à dénouer des problèmes ?
31:52Oui,
31:52la Corée du Sud
31:53et la Corée du Nord,
31:53par exemple,
31:54sont encore en conflit,
31:55un conflit qui dure
31:56depuis 1950,
31:57et donc c'est aussi intéressant
31:58de voir comment ponctuellement
32:00il peut y avoir
32:01quelque chose
32:02qui peut permettre
32:03de rétablir un lien
32:06et une corrélation.
32:10La diplomatie du ping-pong
32:12est souvent prise en exemple
32:13de oui,
32:14ça peut aider
32:14à renouer des liens
32:15quand des relations diplomatiques
32:16sont officiellement rompues
32:17ou très distendues.
32:19Le sport est une façon
32:21de dialoguer.
32:22Et j'aimerais juste rappeler
32:23les Jeux de Paris de 2024.
32:24C'est une façon
32:24de faire de la diplomatie.
32:24Je sais qu'on en a beaucoup parlé,
32:26mais je ne me lasse pas
32:27de l'évoquer.
32:28On nous a dit,
32:29après les drames
32:30qu'on a vécu en 2015
32:31qu'il ne fallait pas accueillir l'euro,
32:32on l'a fait,
32:33et en plus,
32:34on y a mis des fanzones,
32:35on y a mis des moments
32:35de célébrations.
32:36Je pense qu'on a adressé
32:37un message au monde entier.
32:38Et quelques années après,
32:39on nous a dit
32:40que ce serait une folie criminelle
32:41de faire cette cérémonie.
32:42On nous a dit
32:43que ce n'était plus d'actualité.
32:45Et je pense qu'on peut
32:46se mettre d'accord
32:47sur le fait que ces Jeux
32:47nous ont rendu fiers et heureux.
32:49Carole Gomez,
32:49ça permet,
32:50vous le disiez,
32:51des petits moments d'espoir,
32:52des parenthèses.
32:53Est-ce que ça permet parfois
32:54aussi de vrais accords de paix ?
32:56Est-ce qu'on a déjà,
32:57je n'en ai pas en tête,
33:00peut-être pas signé
33:01un accord de paix,
33:02évidemment,
33:02en marge d'une compétition sportive ?
33:04Mais en tout cas,
33:05est-ce que ça a été
33:05un premier maillon
33:07pour un dénouement géopolitique ?
33:11La diplomatie du ping-pong
33:12qui vient d'être citée
33:13est un exemple
33:14et l'exemple
33:14le plus souvent cité.
33:18Récemment,
33:18dans l'histoire récente,
33:19on peut aussi citer
33:21la mise en scène
33:22de la réconciliation
33:23entre le Qatar
33:24et l'Arabie saoudite
33:25lors de la Cour du monde
33:25masculine de football
33:26en 2022.
33:27On a vraiment vu,
33:28alors même que le Qatar
33:29avait été visé
33:30par des sanctions
33:32de la part de l'Arabie saoudite
33:33et d'un certain nombre
33:33d'autres acteurs,
33:35de voir à la fois
33:38l'émir du Qatar
33:39et le prince
33:41Mohammed bin Salman
33:41d'Arabie saoudite,
33:43côte à côte,
33:44l'un portait
33:45l'écharpe
33:46de l'Arabie saoudite
33:47et inversement,
33:48l'autre portait
33:49l'écharpe du Qatar
33:49et ça permettait aussi
33:50de mettre en scène
33:51cette réconciliation.
33:53Après,
33:54il y a aussi
33:54ce qui est intéressant,
33:56ça avait été développé
33:56par Thomas Barr
33:57il y a quelques années,
33:59ce qu'ils appelaient
33:59la « quiet diplomacy ».
34:01C'est aussi
34:02la diplomatie de couloir
34:04qui permet,
34:05une fois que les caméras
34:06sont éteintes,
34:07de pouvoir avancer,
34:08même si là,
34:08en réalité,
34:10on parle beaucoup
34:11de cette diplomatie
34:12de couloir,
34:13mais dont on peut
34:15assez peu
34:17évaluer l'efficacité
34:18ou la réalité
34:19ou l'étendue.
34:21Et donc,
34:21c'est aussi ça
34:21qui est intéressant,
34:22notamment,
34:23et là,
34:23je laisse le travail
34:24à mes confrères
34:26et mes collègues
34:27historiennes et historiennes
34:27pour pouvoir justement
34:28aller voir dans les archives
34:30quelles ont été
34:31les avancées
34:31qu'il y a pu y avoir
34:32sur certains sujets.
34:34Mais ça permet aussi…
34:36Vous avez, pardon,
34:36un espoir, là,
34:37pour cette Coupe du Monde ?
34:38Vous en attendez
34:38quelque chose en particulier ?
34:41Je ne fais absolument
34:42jamais de pronostics
34:43sur le sujet,
34:45notamment parce que…
34:46– Pas de pronostics sortifs.
34:46– Oui,
34:47non,
34:48mais notamment aussi
34:49parce que cette Coupe du Monde,
34:51avec Donald Trump
34:53à la tête d'un des pays
34:55hôtes,
34:56rend les choses
34:57assez illisibles
34:58et donc,
34:59il est très compliqué
35:00d'arriver à déjà
35:02suivre au jour le jour
35:03la situation
35:03et de comprendre
35:04comment est-ce que
35:05les choses se passent.
35:06– Je vous comprends,
35:06on ne se risque pas
35:07à faire de pronostics.
35:08Merci beaucoup
35:08d'avoir été avec nous.
35:09Vous en attendez quelque chose,
35:10vous, monsieur l'ambassadeur ?
35:11– Je rejoins Carole Gomez
35:14et Madame la sénatrice.
35:15– Vous allez y aller ?
35:16– Non.
35:17Moi, vous savez,
35:18les grands événements
35:19m'intéressent souvent en amont
35:20au moment où on eut des coopérations,
35:22au moment où on peut essayer
35:23de promouvoir notre entreprise,
35:25c'est plutôt…
35:26J'y vais sous le voie en avant.
35:28– D'accord.
35:29– Et je serai à Dakar
35:30pour préparer les Jeux
35:31de la jeunesse de Dakar
35:33au moment de l'ouverture
35:34de la Coupe du Monde
35:34puisqu'on a une longue coopération
35:36avec le Sénégal
35:37en vue des Jeux de la jeunesse
35:38qui sont le premier événement olympique
35:39sur le continent africain.
35:42Je souligne simplement
35:44le fait que les États-Unis
35:47ont une grande envie partagée
35:49de coopération,
35:51notamment sportive.
35:52On va accueillir un match
35:53de NFL,
35:54de football américain
35:54au Stade de France
35:55dans quelques mois.
35:57On dialogue avec la NBA,
35:59on dialogue avec…
36:00– Qui vient aussi en France.
36:01– Absolument.
36:02Les Spurs sont venus
36:03en repérage il y a quelques semaines.
36:05J'ai eu l'occasion
36:05d'échanger avec eux.
36:06Les relations ne se résument pas
36:08aux relations entre États.
36:09Elles se passent aussi
36:09entre territoires
36:10et entre acteurs sportifs.
36:11– Et sur certains territoires,
36:12vous évoquiez prochainement
36:14un déplacement en Afrique,
36:15au Kenya.
36:16Le sport remplace
36:17la présence militaire
36:19ou politique.
36:21C'est vraiment
36:21un soft power ?
36:23– Oui,
36:24c'est du soft power,
36:25assurément.
36:26Et au-delà du terme power,
36:27c'est surtout de la relation
36:28qu'on nourrit.
36:29Ça nourrit une diplomatie concrète,
36:31une diplomatie de terrain
36:32auprès des gens.
36:34Le sommet Africa Forward,
36:36qui se tiendra effectivement
36:36au Kenya,
36:38à Nairobi,
36:39les 11 et 12 mai,
36:41mettra à l'honneur
36:41ces relations.
36:42C'est à la fois,
36:43je ne veux pas être trop long,
36:44mais c'est à la fois
36:45des relations de coopération
36:46technique pour former,
36:48par exemple,
36:48pour promouvoir
36:49le sport féminin.
36:50Nos ambassades font
36:51beaucoup d'actions
36:52dans ce domaine,
36:53avec l'Agence française
36:54de développement,
36:55au service de nos intérêts
36:56partagés,
36:57et je veux le souligner.
36:58Et c'est aussi
37:00des investissements
37:01et du business,
37:02qui n'est pas un gros mot.
37:03On a aussi beaucoup
37:04d'entreprises,
37:05pour qui le continent africain
37:07en particulier,
37:07et le monde,
37:08sont des territoires
37:10des relais de croissance.
37:11On a des entreprises,
37:12je pense à Metaluplast,
37:13qui fabriquent
37:14des équipements sportifs,
37:16c'est une petite entreprise française,
37:1770% de son chiffre d'affaires
37:19est à l'étranger.
37:20Donc ça permet
37:21d'avoir une présence française
37:22pour nos entreprises
37:22et nos emplois,
37:23c'est aussi un enjeu.
37:25Christine Avard ?
37:26Je pense que tout a été dit,
37:27je ne vois pas
37:28ce que je pourrais ajouter
37:29d'autre,
37:29effectivement.
37:31Le sport est quand même
37:32un moyen
37:33de discuter
37:34avec des pays
37:35pour lesquels
37:35on peut être
37:36avec des relations
37:37plus ou moins
37:39chaleureuses
37:40dans d'autres secteurs.
37:41et après,
37:42il faut effectivement
37:43éviter aussi
37:44d'instrumentaliser le sport.
37:46Le sport doit rester le sport
37:47et ce dont on peut craindre,
37:50c'est que par exemple,
37:51l'équipe d'Iran
37:52qui s'est qualifiée
37:53pour la Coupe du Monde
37:53va participer.
37:55C'est un sport
37:55qui est très populaire sur place,
37:57donc il y a une vraie adhésion
37:58de la population.
37:59Derrière,
37:59il ne faut pas que
38:00le régime
38:01qui est plus ou moins
38:03fragilisé
38:03vienne aussi tirer profit
38:06de ce qu'il n'a pas fait
38:07sur le terrain.
38:07Ce sont les joueurs
38:08qui se sont qualifiés,
38:09ce ne sont pas les mots-là
38:10qui ont gagnés.
38:13Ne retire pas
38:14de la légitimité
38:14puisque là,
38:15finalement,
38:15le sport viendrait jouer
38:16un rôle
38:17qu'on ne souhaite pas
38:17lui prêter.
38:18C'est contre-productif.
38:19Allez,
38:19on passe au chrono maintenant.
38:25Et dans le chrono,
38:26trois infos.
38:27En bref,
38:28vous réagissez
38:28si vous avez envie,
38:30si ça vous inspire.
38:31D'abord,
38:32c'est un dispositif
38:33léger,
38:34intégré dans le cuissard,
38:35équipé de neuf cacteurs
38:36de haute précision.
38:37Une équipe française
38:38teste des airbags
38:39qui pourraient venir
38:41révolutionner la sécurité
38:42des coureurs cyclistes
38:43de haut niveau
38:43qui sont jusqu'à présent
38:44sans protection
38:45face aux chutes
38:46sur le bitume.
38:47C'est bien ou pas ?
38:47Ça va tout changer ?
38:48Vous ne faites pas de vélo encore
38:49mais ça va venir.
38:50Je fais un peu de vélo.
38:51Ah, vous en faites ?
38:52Ça va toujours
38:52de plus en plus vite.
38:53Les chutes sont assez graves.
38:55Donc oui,
38:56c'est une bonne idée.
38:58On se demande même
38:58pourquoi on n'y avait pas
38:59pensé avant, non ?
39:01Oui, c'est sûr.
39:02Après,
39:02il y a de plus en plus
39:03d'outils pour protéger
39:04les coureurs
39:05mais c'est sûr
39:05qu'il y a certaines chutes
39:06quand même.
39:07Elles sont dangereuses.
39:08Oui, elles sont dures.
39:09Mais est-ce qu'on ne va pas
39:09prendre encore plus de risques ?
39:12Oui, c'est possible.
39:14Ça repousse.
39:15Ça, c'est un double tranchant.
39:16Effectivement,
39:16ça protège
39:17mais il y en a
39:17qui risquent de se dire
39:19qu'ils vont pouvoir
39:20encore aller plus vite
39:20ou de pouvoir jouer
39:21encore un peu plus
39:22des coudes dans le peloton
39:23et sur certaines
39:25lignes de droite.
39:25Ça va être compliqué
39:26et puis on voit
39:27que l'aspect technologique
39:28rentre de plus en plus
39:29en ligne de compte aussi
39:31plus en avance
39:32dans le temps
39:32donc il va falloir
39:34réussir à trouver
39:35aussi le bon équilibre
39:36peut-être
39:36et réglementer ça aussi
39:37peut-être
39:37pour ne pas que ça devienne
39:38un peu n'importe quoi.
39:40Mais c'est quand même
39:40une piste rassurante.
39:41Deuxième info,
39:42le comité international olympique
39:43rétablit les tests génétiques
39:45pour les femmes athlètes
39:45soupçonnées d'être
39:46trop masculines
39:47pour les JO de Los Angeles
39:48en 2028.
39:49Des tests qui sont
39:49très controversés.
39:51Vous êtes pour ou contre ?
39:52Cette question,
39:53elle est très compliquée
39:54parce que la science évolue
39:56sur cette question-là.
39:57La question de sexe,
39:59on voit bien
39:59qu'au-delà de ce que dit
40:00la biologie,
40:02il peut y avoir
40:02des questions d'hormones
40:03ou autres
40:03qui peuvent donner
40:04des capacités
40:05à des femmes
40:06qui ont plutôt
40:06des capacités proches
40:08des hommes
40:08si on regarde
40:09mais si on descend
40:10même au niveau
40:11du sport amateur
40:12quand je vois que là
40:13pour le marathon de Boston
40:14dans la loterie
40:15on pouvait choisir
40:16de s'inscrire
40:17comme homme,
40:18comme femme
40:19ou comme non-binaire
40:20et donc que les gens
40:21étaient en train de savoir
40:21pour optimiser leur chance
40:23d'être tirés
40:23s'il fallait mieux
40:24qu'ils s'inscrivent
40:24comme non-binaire
40:25que comme homme
40:26ou que comme femme
40:27on arrive quand même
40:28à des questions
40:29qui vont bien au-delà
40:30de la question du sport
40:32et de l'identité
40:33et qui ouvrent aussi
40:34des questions de société
40:35donc pour moi
40:36le sport il faut
40:36qu'il se fasse
40:37à armes égales
40:38donc il y a la physiologie
40:40qui donne
40:41des capacités
40:42différentes
40:43aux hommes
40:44et aux femmes
40:44d'un point de vue
40:45biologique
40:46après
40:48si les caractéristiques
40:50qu'on trouve
40:50font qu'une femme
40:52dite femme
40:52est en fait
40:53plus arrangée
40:53chez les hommes
40:54effectivement
40:54les règles du sport
40:57pourraient évoluer
40:58mais voilà
40:59là on rentre
40:59dans des questions
41:00de spécialistes
41:00que je ne maîtrise pas
41:01mais ce que je trouve
41:04interpellant
41:05c'est que finalement
41:05ces questions
41:06commencent maintenant
41:07à descendre aussi
41:07au niveau du sport amateur
41:08oui mais ces tests
41:09ils avaient été abandonnés
41:10David Michel
41:11ils reviennent sur le tapis
41:13comme quoi on ne sait pas trop
41:14finalement comment
41:14on traitait cette question
41:16c'est tellement complexe
41:17en fait
41:17et effectivement
41:18aujourd'hui
41:19il y a plusieurs genres différents
41:21on a du mal
41:22à s'y retrouver
41:22et effectivement
41:24la question
41:24c'était logique
41:25elle remonte à la surface
41:27je pense qu'on est qu'au début
41:28de tout ça
41:29de la polémique
41:30oui
41:30enfin de la polémique
41:31de la réglementation
41:32et de savoir
41:32comment on gère ça
41:34et à tous les niveaux
41:36donc ça va être
41:36oui c'est un sacré épisode
41:38qui je pense
41:38qui est parti pour durer
41:39mais c'est intéressant
41:41mais sur quels critères
41:42en fait
41:42c'est hyper complexe
41:43donc
41:44c'est difficile
41:48de répondre à la question
41:49la France est contre
41:50non ?
41:51oui la France a exprimé
41:52sa vive préoccupation
41:53parce que c'est un retour
41:54en arrière
41:55on l'a évoqué
41:55c'est une approche
41:57par la génétique
41:58qui a été abandonnée
41:59à la fin des années 90
42:00parce qu'elle ne faisait
42:01pas consensus
42:02parce qu'il n'y avait pas
42:03de preuves scientifiques
42:05que c'était
42:05le bon critère
42:08avant tout
42:08je pense qu'il faut
42:09penser aux personnes
42:11aux personnes intersexes
42:13et aux personnes trans
42:15et c'est leur dignité
42:16et la non-discrimination
42:19de ces personnes
42:20qui doit être
42:20notre première boussole
42:21je pense
42:22et après
42:23c'est une question compliquée
42:24parce qu'une fois
42:25qu'on dit qu'il y a
42:25des catégories féminines
42:26et des catégories masculines
42:27dans le sport
42:28il faut bien se demander
42:29comment
42:29il faut bien rentrer
42:30dans l'une ou l'autre
42:31des catégories
42:31la question
42:32elle est devant nous
42:33elle est réelle
42:34elle est pertinente
42:35en revanche
42:37la réponse
42:37ne peut pas être unique
42:39premièrement
42:39la règle
42:40et on l'évoquait
42:41tout à l'heure
42:41sur l'inclusion
42:42mais en fait
42:42ça vaut dans notre droit
42:43français et européen
42:44la règle
42:45c'est l'inclusion
42:46et donc
42:48oui mais c'est une compétition
42:49aussi
42:49oui mais bien sûr
42:50mais toute personne
42:51toute personne
42:52qui se dit femme
42:54et qui veut participer
42:55à une compétition féminine
42:56par principe
42:57doit pouvoir
42:59participer
42:59après il y a des questions
43:01d'équité sportive
43:02il y a des questions
43:03de protection des pratiquants
43:04et donc
43:05il y a des situations
43:06où il faut
43:07trouver la bonne ligne
43:09ce qui est sûr
43:10c'est que la réponse
43:11n'est pas unique
43:11et donc cette solution
43:13qui a été proposée
43:14par le CI
43:14qui est unique
43:15ne correspond pas
43:16à nos critères
43:17d'exigence
43:18parce que
43:18ça dépend des disciplines
43:20en tir sportif
43:21c'est pas la même chose
43:22qu'en rugby
43:22on n'a qu'à faire
43:23comme en voile
43:24ou c'est mixte
43:25c'est beaucoup plus simple
43:25ou en équitation
43:26ça dépend de l'âge
43:28parce que si c'est avant
43:28ou après la puberté
43:29c'est pas la même chose
43:30ça dépend de beaucoup de choses
43:32et donc
43:32il y a suffisamment
43:33peu de cas
43:34parce que ça ne concerne pas
43:35beaucoup de gens
43:36il y a suffisamment peu de cas
43:37pour qu'on soit très précautionneux
43:38et qu'on n'applique pas
43:40une solution
43:41trop générale
43:42alors que c'est des situations
43:43très différentes
43:44ça ne rentre pas dans la case
43:46pour ceux qui ont la réponse
43:47allez troisième information
43:48pardon pour ce trait d'humour
43:49la fédération française de tennis
43:51au chevet de la terre battue
43:52puisqu'elle espère doubler
43:53la proportion des cours
43:54de cette surface
43:55d'ici 2032
43:5613 000 terrains en béton pour eux
43:58pourraient être rénovés
43:59et recouverts
44:00de terres battues artificielles
44:02qui réclament quand même
44:02un petit peu d'entretien
44:03et d'arrosage
44:04est-ce que c'est une bonne chose
44:05sachant qu'il y a aussi
44:06un mouvement pour inscrire
44:09Roland-Garros
44:10au patrimoine mondial
44:11de l'UNESCO je crois
44:12et protéger la terre battue
44:13est-ce que représente
44:14le tennis français ?
44:15Ben oui
44:16parce que Roland-Garros
44:17est en France
44:17c'est un des quatre grands chelèmes
44:18et si on veut enfin
44:20qu'un français ou une française
44:22remporte cette compétition
44:24en tous les cas
44:24chez les hommes
44:25qu'on n'a plus remportés
44:25depuis 1983
44:26et depuis Yannick Noir
44:27il faut davantage s'entraîner
44:28sur terre battue
44:28Ben oui
44:29ça semble évident
44:30ça semble évident
44:31en plus c'est une surface
44:31que j'adore personnellement
44:32c'est joli
44:34mais là il y a l'élu local
44:36oui alors l'élu local
44:37que dit l'élu local
44:38qui va parler
44:38et qui reste aussi
44:39très sensible
44:40à la question
44:40de l'accessibilité
44:41du sport
44:42aujourd'hui le tennis
44:44globalement
44:44est quand même
44:44un des sports
44:45qui est assez
44:47onéreux
44:48notamment dans les milieux
44:49denses
44:51la terre battue
44:52rajoute des contraintes
44:53supplémentaires
44:54d'entretien
44:55donc il faudra un moment
44:56c'est-à-dire que soit
44:57la fédération
44:58vient verser
44:59des subventions
45:00au club
45:00qui transforment
45:02des terrains
45:02et au-delà
45:03de la subvention
45:03d'investissement
45:04aussi des subventions
45:05de fonctionnement
45:05parce que ces terres
45:06il faut les remplacer
45:08régulièrement
45:08il faut les entretenir
45:09ça nécessite de l'eau
45:10enfin il y a une vraie
45:11problématique
45:12même environnementale
45:13autour de la question
45:14des terres battues
45:15qui se pose beaucoup moins
45:16quand on a un quick
45:17c'est sûr
45:18mais on ne gagne pas
45:19à Roland-Garros
45:19mais on ne gagne pas
45:20à Roland-Garros
45:20mais c'est là où il y aura
45:21des choix de société
45:22des choix financiers à faire
45:25entre les fédérations
45:26peut-être l'État
45:28voilà
45:28parce qu'à la fin
45:30si c'est pour ajouter
45:31une barrière financière
45:33supplémentaire
45:33à l'accès au tennis
45:34je ne sais pas
45:35si collectivement
45:36la société y aura gagné
45:38bon
45:38on ne va pas trancher
45:39allez-y
45:40parce qu'il est possible
45:42avec des bétons poreux
45:43de rajouter une surface
45:44et ensuite de mettre
45:45de la brique
45:46et ça fait de la terre battue
45:47synthétique
45:48qui est beaucoup moins chère
45:49beaucoup moins dure
45:50à entretenir
45:50et c'est pareil
45:51que ça fait le même effet
45:52quand on est dessus
45:53et ça fait le même effet
45:53qu'un ton
45:54visuellement j'imagine
45:55mais pour les joueurs
45:56non mais aussi en pratique
45:57c'est le moins traumatisant
45:58pour les genoux
45:59et le corps
45:59c'est là où on apprend le mieux
46:00quand on apprend sur terre battue
46:02on peut gagner partout
46:02ce qui n'est pas vrai
46:03l'inverse n'étant pas vrai
46:04et donc je pense que
46:05l'ambition de la fédération
46:06française de tennis
46:07qui effectivement
46:08est disposée à le soutenir
46:09c'est d'avoir les deux
46:10à la fois que ce soit accessible
46:11et qu'on ait plus de terre battue
46:13mais il y a une question financière
46:14sur laquelle la fédé
46:15veut se mobiliser
46:15et surtout je veux dire
46:17que ce n'est pas si cher
46:17parce qu'on a plus de 12 000
46:18terrains de béton poreux
46:19et ils offrent une solution
46:21de transition vers la terre
46:22qui ne doit pas être écartée
46:23trop vite
46:24parce qu'elle est intéressante
46:25merci pour cette précision technique
46:26allez c'est l'heure
46:27des prolongations maintenant
46:33et on joue les prolongations
46:34avec vous
46:34Maxime Sorel
46:35notre grand témoin
46:36aujourd'hui
46:37on l'a dit
46:37au début de cette émission
46:38vous êtes le seul
46:39j'aime bien cette expression
46:40donc avoir fait les deux Everest
46:42elle est un peu galvaudée
46:43ou vous avez adhéré ?
46:46je n'insiste pas dessus
46:47vous n'insistez pas dessus
46:47mais quand même
46:48l'Everest dans l'Himalaya
46:49et l'Everest de la mer
46:51le Vendée Globe
46:51on va commencer par une image
46:52si vous voulez bien
46:53une image à vous montrer
46:55vous allez me dire
46:56si ce moment
46:57vous rappelle quelque chose
46:58si vous vous souvenez de ce moment
46:59oui mais c'est tout récent
47:00ça fait un mois et demi
47:02c'est une épreuve
47:03de ski alpinisme
47:04on en parlait tout à l'heure
47:06la Piramenta
47:07qui est une épreuve
47:07qui est née un peu
47:08d'une idée entre copains
47:09d'aller faire un tour
47:10dans la montagne
47:12de manière plutôt sportive
47:14et maintenant aujourd'hui
47:15c'est une des plus grandes
47:16enfin la plus grande compétition
47:18de ski alpinisme
47:19dans le monde
47:19donc les gens viennent de partout
47:21beaucoup d'Italiens
47:22de Suisses
47:22d'Espagnols
47:23et je me suis lancé
47:24ce défi là
47:25de le faire avec mon frère
47:26qui est mon responsable projet
47:28Jérémy
47:28votre frère
47:29dont vous êtes très proche
47:30tout à fait
47:30c'est lui qui m'a mis
47:31sur des skis de randonnée
47:32là c'est plutôt
47:33la version sportive
47:34de la randonnée
47:35et ça a été
47:36un sacré challenge
47:39au bout d'une heure et demie
47:40la première étape
47:40ça se passe en 4 jours
47:42donc c'est 4 grosses étapes
47:44et la première journée
47:46au bout d'une heure et demie
47:46mon frère
47:47ne se sentait pas top
47:48et il me dit
47:48il va falloir que tu me tires
47:49sinon on ne va pas passer
47:50la barrière horaire
47:50et là je me suis dit
47:52les 4 journées
47:53vont être longues
47:54et on est toujours
47:55frères et copains
47:56c'est important ce duo
47:58pour vous ?
47:59ben oui complètement
47:59parce qu'on travaille ensemble
48:02et il y a des vrais liens
48:04très forts
48:04liés à notre activité
48:06professionnelle
48:06mais on passe peu de temps
48:07ensemble
48:08à faire de l'activité
48:09et là c'était
48:09s'entraîner ensemble
48:10voilà
48:11ça renforce la sensation
48:13du défi sportif
48:14ben complètement
48:15c'est que
48:16pour le coup
48:17on était amateurs
48:18de ce sport complet
48:19et là on se lance
48:20dans la cour des grands
48:21ce qu'il n'y a que des
48:22vous êtes dépassés ensemble
48:24c'est ça
48:24et on l'a fait ensemble
48:26passons mal
48:27c'est votre grand frère
48:28ou votre petit frère ?
48:29c'est mon grand frère
48:29il a 3 ans
48:30qu'est-ce que le sport
48:32vous a appris sur vous-même ?
48:37à tenir
48:38face à la difficulté
48:40à jamais lâcher
48:41à être persévérant
48:45le sport
48:46c'est l'école de la vie
48:48quand on monte
48:49sur un bateau
48:50dans une école de voile
48:51peu importe où
48:51en France
48:52quand on est gamin
48:54on se rend compte
48:54qu'on ne peut pas
48:55aller face au vent
48:55et alors ça
48:56quand on est gamin
48:57on ne peut pas faire un truc
48:58ce n'est pas possible
48:59et moi j'ai trouvé
49:00tout de suite chouette
49:01de pouvoir réussir
49:02à aller plus vite
49:02que mes petits copains
49:03malgré toutes les difficultés
49:06et dans tous les sports
49:08ça permet
49:10de travailler ensemble
49:12la cohésion
49:14ça reste un sport solitaire
49:15la voile
49:15mais en soi
49:16c'est une équipe
49:17qui nous aide à préparer
49:18et c'est beaucoup
49:19beaucoup de valeurs
49:20qui forgent
49:21vous avez eu
49:22un modèle
49:23des modèles
49:24dans votre parcours sportif ?
49:26pas vraiment
49:27non
49:28il n'y a pas des gens
49:30typiquement
49:30quand je vais faire un défi
49:31je ne regarde pas trop
49:34je me renseigne
49:34surtout vous les inventez
49:35vous même en fait
49:35vous les défiez
49:37non mais
49:37je n'étais pas le premier
49:38à monter l'Everest
49:39je ne regarde pas
49:40ce que trop les autres ont fait
49:41j'ai vraiment envie
49:42de vivre mon aventure
49:43en revanche
49:44je fais les choses
49:46comme ils se doivent
49:47c'est à dire
49:47que je me renseigne
49:48sur la partie sécurité
49:50et la préparation
49:51en tout cas
49:51je la fais réellement
49:52mais je n'ai pas de mentor
49:53est-ce que vous trouvez
49:54que les sportifs
49:55ont une responsabilité sociale ?
49:57ben complet
49:58ça c'est sûr
49:59et aujourd'hui
50:00c'est un des vrais enjeux
50:01de mon projet futur
50:02et de mes défis futurs
50:03c'est que
50:05ça fait
50:05j'ai 11 ans
50:06que je suis professionnel
50:08en tant que skipper
50:08et j'ai trouvé
50:10qu'on a emmené
50:10une belle communauté
50:11des partenaires
50:12tous les gens
50:13qui nous suivent
50:14mais plutôt
50:14en tant que spectateur
50:15et aujourd'hui
50:15j'ai vraiment envie
50:16qu'ils soient acteurs
50:17donc c'est un vrai enjeu
50:18de mettre les gens
50:19en mouvement
50:20pas forcément
50:21qu'à faire du sport
50:21mais à faire
50:22de l'activité physique
50:23et à faire
50:24qu'ils prennent conscience
50:25qu'il y a un enjeu
50:26de société
50:27qui est énorme
50:28et c'est juste
50:29aller promener son chien
50:31et plutôt que de le mettre
50:32dans un parc
50:32et de le regarder se promener
50:33de se promener avec lui
50:34déjà c'est se mettre
50:35en mouvement
50:35et c'est un enjeu
50:37de santé publique
50:38énorme
50:38mais on parlait
50:41on aime bien ici
50:42montrer que le sport
50:42est une solution
50:43à des enjeux de société
50:44on a vu l'inclusion
50:45tout à l'heure
50:46dans l'échappée
50:47pour vous
50:47le sport c'est une solution
50:48à quel enjeu en particulier ?
50:50la santé vous disiez ?
50:52oui alors le sport
50:53et la santé
50:54c'est un enjeu de société
50:56parce que c'est
50:56la santé physique
50:57c'est un compromisant
50:58mais c'est aussi
50:58la santé mentale
50:59c'est-à-dire que
51:00dans une entreprise
51:01faire que
51:03les salariés
51:04puissent avoir accès
51:06ou on leur finance
51:07ou on les aide
51:08à financer par exemple
51:09un dossard
51:09pour aller
51:10pas forcément faire un marathon
51:11mais le 10 km de Paris
51:13ça permet que
51:15eux se sentent mieux
51:16se sentent mieux
51:17dans leur peau
51:17et donc
51:18performent au travail
51:19et c'est pas forcément
51:21tout de suite
51:21visible comme ça
51:22mais en tout cas
51:23ça profite
51:24alors c'est quoi
51:24votre prochain défi
51:25et puis je crois
51:25que vous êtes à la recherche
51:26de sponsors
51:26donc c'est l'occasion
51:28de peut-être lancer
51:29un petit appel
51:29oui tout à fait
51:30alors c'est sûr
51:31que c'est un sport mécanique
51:33la course au large
51:33on navigue sur
51:34des imocas
51:36c'est des monocoques
51:36qui font le tour du monde
51:37notamment le Vendée Globe
51:38le prochain défi sportif
51:40ça va être
51:40la route du Rhum
51:42qui a lieu en novembre
51:43au départ de Saint-Malo
51:44direction
51:45la Guadeloupe
51:47moi je suis maloins
51:48donc j'ai vraiment
51:49à coeur d'y être
51:50ça sera ma quatrième
51:51participation
51:52c'est sûr que ça
51:53demande des moyens financiers
51:55il faut encore trouver
51:56du budget
51:57voilà on a des belles choses
51:58à raconter
52:00notamment tenter
52:01de faire que
52:02les gens se mettent
52:03en mouvement
52:03autour du sport santé
52:04et dans ces temps
52:06de guerre
52:06dont on parlait
52:07incertain
52:07c'est encore plus difficile
52:08d'avoir des partenaires
52:11qui s'engagent
52:11sur le long terme
52:12complètement
52:12c'est sûr que
52:14c'est directement lié
52:16l'année dernière
52:16on n'a pas pu mettre
52:17le bateau à l'eau
52:18un peu pour ces raisons-là
52:19pas assez de budget
52:21cette année
52:22c'est encore une année
52:22très rude
52:24elle semble être
52:24un peu mieux
52:25malgré tout ce qui se passe
52:26mais oui
52:27les entreprises
52:28sont directement impactées
52:29c'est pas forcément
52:30qu'elles n'ont pas d'argent
52:30en tout cas
52:31elles n'ont pas un avenir
52:32suffisamment clair
52:33pour pouvoir investir
52:34dans le sponsoring
52:35bon bah j'espère
52:36que votre appel
52:37sera entendu
52:38merci beaucoup
52:39Maxime Sorel
52:39on va terminer
52:40par le coup de coeur
52:41de cette émission
52:42et le coup de coeur
52:43il est en lien
52:44avec un des thèmes
52:45qu'on a traité
52:46c'est
52:46les femmes
52:47les plus hautes du monde
52:48un documentaire
52:49qui est disponible
52:49dès aujourd'hui
52:50sur le site
52:50de l'équipe
52:52qui raconte
52:52une expédition féminine
52:53partie à l'assaut
52:54d'un sommet
52:55de plus de 8000 mètres
52:56dans l'Himalaya
52:56c'était en 1959
52:5870 ans plus tard
53:00Micheline Rambaud
53:01qui est une survivante
53:02de cette aventure
53:02et qui a tourné
53:04c'est une aventure
53:05qui a tourné au tragique
53:06je crois
53:06elle a tourné des images
53:07et elle raconte
53:08grâce au film
53:09qu'elle a numérisé depuis
53:10on va regarder
53:11un petit extrait
53:19qu'une expédition
53:21exclusivement féminine
53:23soit organisée
53:24il est certain
53:25que ça a fait du bruit
53:27je suis Micheline Rambaud
53:30je suis maintenant
53:32la seule survivante
53:34de ces 12 femmes
53:36j'ai été la cinéaste
53:40de la première expédition
53:43féminine
53:44à l'Himalaya
53:45en 1959
53:50c'est impressionnant
53:51vous voulez nous en dire un mot ?
53:52oui
53:52alors on l'a effectivement
53:54depuis quelques jours
53:54sur le site
53:56l'équipe.fr
53:56dans la rubrique explore
53:58où on a tous les longs formats
53:59et les documentaires
54:00et celui-là
54:01est assez incroyable
54:01puisqu'il relate
54:03effectivement
54:04cette expédition
54:05assez historique
54:06sur le show you
54:07qui est à 8188 mètres
54:10je crois
54:10et c'est la première expédition
54:11entièrement féminine
54:13il y avait des sherpas
54:14masculins
54:14mais
54:16toutes les alpinistes
54:17étaient des femmes
54:18et c'était la première fois
54:19où des femmes
54:20gravissaient
54:21un 8000
54:22ce qui est quand même
54:23dans le monde de l'alpinisme
54:25c'est le Graal
54:26là aussi
54:26et
54:27alors malheureusement
54:29il y a eu
54:30une double tragédie
54:30avec deux alpinistes
54:32notamment la française
54:33Claude Cogan
54:34qui est décédée
54:35en montant
54:36à un camp
54:39le camp numéro 4
54:40je crois
54:40elles sont montées à deux
54:41il y a eu une avalanche
54:42et la tempête
54:44a fait que
54:46elles n'ont pas survécu à ça
54:49et
54:49et donc
54:50il y avait
54:50aussi cette française
54:52Micheline Rombaud
54:53qui est partie
54:54avec elle
54:55toute
54:56et qui faisait des images
54:57et elle a filmé
54:58avec une petite caméra
54:58de l'époque
54:59et elle explique très bien
55:01d'ailleurs
55:01qu'il fallait faire attention
55:02au froid
55:02parce que sinon
55:03la partie grasse
55:04de l'appareil
55:05pouvait être endommagée
55:06donc elle a dormi
55:07avec
55:07avec sa caméra
55:08voilà
55:08pendant plusieurs semaines
55:09et elle a
55:11donc ce sont des images
55:12assez extraordinaires
55:13et donc
55:13un documentaire
55:14a été réalisé autour de ça
55:15et c'est une ascension
55:16historique
55:17et le documentaire
55:18est fabuleux
55:18vous allez le regarder
55:19Maxime Sorel ?
55:20ah bah certain
55:20de découvrir
55:21hâte de découvrir
55:22merci beaucoup
55:23à tous les quatre
55:23c'est la fin de ce 55ème
55:25numéro de sport etc
55:26merci aussi à la régie
55:27évidemment
55:28à Pierre
55:29à Sébastien
55:30à Mathéo
55:30à Marie
55:31merci pour les très belles images
55:33que vous nous avez permis
55:35de voir
55:36pendant cette émission
55:36à tous ceux
55:37qui nous en ont fourni
55:38également
55:38on n'oublie pas
55:39Christophe Glez
55:40ce journaliste sportif français
55:41qui est toujours
55:43emprisonné
55:44en Algérie
55:44qui a été condamné
55:45à sept ans de prison
55:46pour apologie
55:47du terrorisme
55:48alors qu'il faisait
55:48son métier
55:49nous pensons à lui
55:50comme chaque mois
55:51malheureusement
55:52on l'évoque encore
55:52mois après mois
55:53n'hésitez pas
55:54à nous envoyer
55:55vos commentaires
55:55sur les réseaux sociaux
55:56et on se retrouve
55:57le mois prochain
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