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Mediterraneo vous conduit d'abord sur un lieu de mémoire dans les Balkans, au cimetière militaire français de Bitola... En Grèce, en Macédoine centrale, place également à la découverte du Parc de Kerkini, un site qui abrite plusieurs centaines d`espèces d'oiseaux. Enfin, dans le sud de la France : regard sur une renaissance, celle du denim, utilisé pour la confection des jeans avec un objectif éco responsable. Année de Production :
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00:06Cette semaine, Méditerranéo vous conduit d'abord sur un lieu de mémoire dans les Balkans,
00:10le cimetière militaire français de Bitola.
00:12En Grèce, en Macédoine centrale, découverte du parc de Kerkini,
00:16un site qui abrite plusieurs centaines d'espèces d'oiseaux.
00:20Enfin, dans le sud de la France, regard sur une renaissance,
00:23celle du denime, utilisée pour la confection des jeans,
00:26avec un objectif éco-responsable.
00:49Dans la ville de Bitola, en Macédoine du Nord,
00:51est érigé le plus important cimetière militaire français de l'étranger,
00:54créé en 1923 après la Première Guerre mondiale.
00:57Plus de 13 000 soldats de l'armée française sont enterrés là-bas.
01:01Un mémorial a également été construit pour rappeler la douloureuse histoire de ce front des Balkans
01:06qui fut terriblement lourd en pertes humaines.
01:336 134 tombes alignées comme un seul homme.
01:37Sans oublier nos sueurs où furent enterrés 7 000 corps de soldats français.
01:41Deux chiffres impressionnants pour traduire toute l'horreur et les conséquences dramatiques
01:47du front des Balkans durant la guerre 14-18.
01:50C'est le plus important cimetière militaire français à l'étranger
01:53à la suite de cette Première Guerre mondiale.
01:56Un mémorial a été érigé pour rappeler tout ce qui s'est passé ici,
02:00à Bitola, en Macédone du Nord.
02:02Quelques photos, des témoignages et des plans détaillés du champ de bataille,
02:06autant de souvenirs qui valent bien les discours.
02:09Ce lieu, ce cimetière, est devenu un endroit culte,
02:15une destination incontournable pour beaucoup de gens.
02:19Toutes les délégations françaises ou étrangères qui viennent à Bitola
02:23se recueillent devant cette tombe.
02:26Aujourd'hui, c'est un lieu sacré, tellement important pour la mémoire collective.
02:30Il ne faut jamais l'oublier.
02:35J'irai jusqu'au bout, comme disent nos bons vieux dirigeants
02:38de leur fauteuil rembourré du palais Bourbon.
02:44Le Verdun des Balkans, une image qui colle si bien
02:48à ce lieu de désolation rempli d'histoire.
02:51Le siège de Bitola a duré 23 mois, de novembre 1916 au mois de septembre 1918.
02:57Ce front des Balkans est trop souvent oublié dans les livres d'histoire.
03:00Il fait pourtant partie de l'un des quatre grands fronts
03:03de la Première Guerre mondiale sur le continent européen.
03:07Face à face, les armées allemandes, autres, hongroises et bulgares
03:10opposées aux alliés français, anglais et serbes.
03:14Les poêlus d'Orient, comme on les a surnommés,
03:17ont payé une très lourde tribu durant cette guerre.
03:20Un conflit et des conséquences qui ont perduré au-delà de 1918.
03:25On constate facilement au travers de tous les témoignages recueillis,
03:31toutes les photos d'époque, combien les enfants ont souffert ici,
03:35notamment de la faim.
03:38Ils qu'émandaient de la nourriture dans les camps militaires des différentes armées.
03:42Mais après la guerre, les drames ont continué.
03:47On s'est aperçu que toutes les armées avaient abandonné sur place
03:50des munitions et des explosifs.
03:57Certains ont été rassemblés dans un coin de la cité.
03:59En 1922, à cause de ces armes oubliées,
04:04une énorme explosion a détruit une grande partie de notre ville.
04:12Visiter pour mieux comprendre,
04:14l'histoire ne s'apprend pas seulement dans les livres.
04:17C'est pourquoi des professeurs et des étudiants
04:19venus de tous les pays d'Europe
04:20se déplacent jusqu'à ce cimetière
04:23pour mieux analyser les enjeux et les conséquences
04:25liées à la Première Guerre mondiale.
04:34La vision de ce lieu emblématique
04:36qui habite là marque forcément les esprits
04:38de par son importance et l'émotion
04:41que l'on ressent face à l'alignement
04:42de ces milliers de croix.
04:44Un fonds franco-allemand, en partenariat
04:46avec l'association des professeurs d'histoire
04:48macédoniens, organise et met en place
04:51des visites scolaires pour mieux réfléchir
04:53sur cette période de l'histoire du pays.
04:56A l'image de cette classe d'un lycée allemand,
04:58en ce mois de novembre.
05:03Quand on étudie dans une classe,
05:05on connaît par exemple le nombre des victimes,
05:08mais on ne peut qu'imaginer l'ampleur
05:10d'un tel désastre.
05:12La taille et l'importance de ce cimetière
05:14reste une image qui vaut bien des écrits.
05:17C'est pourquoi il est très important
05:19de pouvoir se rendre sur place
05:20pour se donner une idée plus précise
05:22de ce qui a pu se passer.
05:28Toutes les commémorations sont importantes.
05:31Il ne faut jamais oublier le passé,
05:32aussi douloureux soit-il.
05:35Quand on voit le nombre de conflits,
05:38de guerres qui nous entourent aujourd'hui,
05:40la paix reste presque une exception.
05:42C'est pourquoi il est essentiel de montrer,
05:46de rappeler les conséquences d'une guerre
05:47et surtout de tout faire pour maintenir la paix.
05:52La première guerre mondiale,
05:54si bien décriée par Georges Brassens,
05:56fut longue et massacrante,
05:58comme il le rappelait si justement.
06:00Ces noms alignés venus de si loin
06:02pour défendre l'idéal
06:04témoignent aussi de toute l'absurdité
06:06de ces conflits mondiaux.
06:07Il suffit de marcher le long de ces allées
06:09pour s'en convaincre.
06:11C'est une guerre qui a été menée
06:13en dehors de la France, si loin,
06:16et quand on s'imagine que
06:17ce sont de très jeunes personnes
06:19qui sont là,
06:21c'est vraiment, c'est très triste.
06:25Et puis je vois que c'est là
06:28qu'on voit un peu l'absurdité
06:30de chacune des guerres.
06:36C'est pas normal d'avoir des guerres,
06:40bien sûr, on aime pas,
06:41on déteste les guerres.
06:42Et en plus, avoir une guerre,
06:45perdre sa vie si loin de son propre pays
06:47parce que par définition,
06:49on fait une guerre pour défendre
06:51son propre pays.
06:52Et là, quand on se demande
06:54des jeunes qui n'avaient même pas 30 ans
06:58et qui reposent ici,
07:02des milliers de kilomètres de la France,
07:05au moins ça aurait pu servir
07:07comme une leçon aujourd'hui.
07:10mais malheureusement,
07:12le quotidien est tel qu'il est aujourd'hui.
07:25Malheureusement,
07:25les responsables politiques jouent avec l'histoire
07:28au lieu d'apprendre d'elle.
07:30C'est toujours la même chose.
07:34Et à chaque fois,
07:35on ne pense pas aux conséquences
07:37pour nos populations,
07:37pour les gens ordinaires.
07:40Nous n'avons tous qu'une seule vie.
07:42On ne doit pas jouer avec l'histoire.
07:44Il faut apprendre d'elle.
07:49La région des cimetières,
07:51ce surnom qui colle à la ville de Bitola,
07:53est due à la présence
07:54de ce cimetière français,
07:56mais aussi de celui des soldats allemands,
07:58des soldats serbes et bulgares.
08:00Quatre lieux de recueillement,
08:01mais curieusement,
08:02aucun site dédié à la population locale.
08:05La Macédane du Nord
08:06a le sentiment d'avoir été oubliée
08:08dans la mémoire collective,
08:10liée à cette page dramatique
08:11de son histoire.
08:18En Macédoine,
08:19et plus particulièrement à Bitola,
08:22c'est une question très importante,
08:23essentielle même.
08:26Il n'y a pas eu dommage
08:27pour les victimes
08:28de la population civile macédonienne.
08:31Il faudrait qu'il y ait aussi un musée,
08:33un mémorial,
08:33pour ne pas les oublier.
08:36Les cimetières militaires
08:38restent des lieux symboliques,
08:39témoignages d'une histoire
08:41collective dramatique.
08:42Ici, en Macédane du Nord,
08:44l'ambassade de France
08:45est engagée dans ce travail de mémoire
08:47en collaboration étroite
08:48avec les autorités macédoniennes,
08:50pour ne pas oublier.
09:01La Grèce compte 22 parcs nationaux,
09:04parmi eux le parc du lac de Kerkini,
09:06en Macédoine centrale,
09:08tout proche des frontières
09:09de la Bulgarie et de la Macédoine du Nord.
09:1183 100 hectares de nature protégée,
09:14étape incontournable pour les oiseaux migrateurs,
09:16le lac abrite également
09:18une grande variété de mammifères
09:20et de reptiles.
09:21Prisé des touristes,
09:22le parc a aussi maintenu
09:23une agriculture florissante
09:24sur ces terres.
09:35Une nature envoûtante,
09:38paisible,
09:40dans un environnement paradoxalement créé par l'homme.
09:43C'est un barrage,
09:44construit en 1932
09:46sur la rivière Strimonas,
09:48qui a donné vie au lac Kerkini.
09:55Selon les saisons,
09:56c'est entre 5000 et 7300 hectares
09:59qui s'offrent aux oiseaux
10:01et aux ornithologues.
10:03Costas Papadopoulos
10:04allie passion et travail.
10:05Il est garde au parc national
10:07et grand amateur d'oiseaux.
10:11Ils viennent ici apparemment
10:13pour deux raisons.
10:14La nourriture abondante
10:15et la sécurité
10:16que leur offre cet endroit.
10:18Ils ont donc de quoi manger,
10:20ce qui est la principale préoccupation
10:21de ces espèces.
10:22Ils ont la sécurité,
10:23il y a des endroits
10:24pour la reproduction.
10:25Ce sont les principales raisons
10:27pour lesquelles ils viennent
10:28dans le parc national de Kerkini.
10:31Ce havre de paix
10:32accueille pendant 5 à 6 mois de l'année
10:34ces très rares zoanennes,
10:36une espèce menacée.
10:37On trouve aussi des spatules,
10:39des ibis falcinelles,
10:42des grèbes huppées
10:43ou des échasses blanches.
10:48D'importantes colonies
10:49de flamants roses,
10:50de pélicans
10:51ou de cormorants
10:53sont attirées
10:54par les eaux très poissonneuses.
10:56312 espèces d'oiseaux
10:58fréquentent le parc national
11:00du lac Kerkini.
11:10Les rives du lac
11:11font de très bons postes
11:13d'observation.
11:17Mais les touristes,
11:19particulièrement nombreux
11:20en automne,
11:21préfèrent le plus souvent
11:23une découverte en bateau.
11:34C'est la troisième fois
11:35que je viens ici.
11:36C'est l'un des plus beaux
11:37endroits à visiter.
11:38Mais comme vous le savez,
11:39il faut venir équiper
11:40si on veut prendre des photos.
11:42Sinon,
11:42il faut garder ces images
11:44dans sa mémoire.
11:46Tout était très bien,
11:47très bien,
11:48parfait.
11:49Qu'est-ce que vous avez aimé ?
11:52Tous les oiseaux,
11:54le lac.
11:54On remercie bien le capitaine,
11:56il était parfait.
12:02Ce groupe de visiteurs
12:04arrive d'Athènes
12:05pour quelques jours de balade.
12:09Le tourisme fait tourner
12:11de larges pans de l'économie
12:13dans les 22 villages
12:14du parc national
12:16du lac Kerkini.
12:22Nous avons beaucoup de touristes.
12:23Ils viennent ici
12:24du monde entier.
12:26Dans notre région,
12:26à la base,
12:27nous vivons du tourisme.
12:29Il y a des gens
12:30qui viennent d'Europe
12:31et du monde entier.
12:34Au-delà de l'observation
12:36de la nature,
12:37le parc national
12:38créé en 2006
12:39offre ses montagnes,
12:41ses villages,
12:42ses monuments,
12:43ses monastères aux visiteurs.
12:45La région vit à 50%
12:47du tourisme
12:47et à 50%
12:48de l'agriculture.
12:54Et dans ce secteur,
12:55il y a un animal
12:57emblématique,
12:57le buffle.
13:01Sur les 6500
13:02qui sont élevés
13:03en Grèce,
13:045000 vivent
13:05sur les rives
13:06du lac Kerkini.
13:10De l'eau,
13:11de la boue,
13:13de la nourriture
13:13en abondance,
13:15la présence du buffle
13:16ici est une longue tradition
13:17et elle n'est visiblement
13:19pas près de s'arrêter.
13:23Depuis environ 15 ans,
13:25les buffles font partie
13:26d'un programme
13:26de conservation
13:27et de protection
13:28des races animales rares
13:30de l'Union européenne.
13:31Grâce à ça,
13:33les éleveurs reçoivent
13:33une subvention
13:34pour préserver
13:35et augmenter
13:36le nombre des buffles.
13:38Pour cette raison,
13:38les troupeaux ont vu
13:39leur taille augmenter,
13:40pas seulement à Kerkini,
13:42mais aussi
13:42dans d'autres régions.
13:47Une vingtaine d'exploitants,
13:49des troupeaux
13:50pouvant aller
13:51jusqu'à 500 bêtes.
13:52Autour du lac Kerkini,
13:54le buffle est élevé
13:55pour sa viande,
13:56mais surtout
13:57pour son lait,
13:58très riche en protéines.
14:03La bufflone
14:04n'est pas très productive,
14:063 à 4 litres par jour
14:08contre plus de 20 litres
14:09pour une vache laitière,
14:11mais le secteur
14:12semble en plein essor.
14:19Je suis assez content
14:20de mon travail,
14:21mais ça demande
14:22beaucoup d'efforts.
14:24Le lait de bufflone
14:26sert à produire
14:27de nombreux produits
14:28fromagers
14:28et des confiseries
14:30que les gens
14:30consomment et apprécient.
14:34Et le tourisme
14:36se porte très bien
14:37ces dernières années
14:38et ça nous aide beaucoup.
14:42Et certains touristes
14:44s'intéressent
14:44de très près au buffle.
14:46Ce groupe d'amis,
14:47venus du Val d'Aoste
14:48en Italie,
14:49a choisi comme guide
14:50le président
14:51du syndicat des éleveurs.
14:54Mon père,
14:55mon grand-père,
14:56ils avaient des chevaux.
14:57C'était comme des cow-boys ici.
14:59C'était très sauvage.
15:05Allons-y.
15:06On va voir les buffles maintenant.
15:16Un peu plus loin,
15:17en contrebas de la digue,
15:20ils s'approchent
15:21tranquillement
15:22de l'objet
15:23de leur visite.
15:27À cette période
15:28de l'année,
15:29seuls quelques troupeaux
15:30sont encore
15:30dans les pâturages.
15:36C'est pour ça
15:37que le lait
15:38est si nutritif.
15:39Elles sont dehors,
15:40elles mangent de l'herbe,
15:42elles vivent sainement.
15:44C'est aussi l'occasion
15:45d'en apprendre
15:46un peu plus
15:46sur la région.
15:50avant que le barrage
15:51soit construit,
15:53toute cette zone
15:54et la zone
15:55à la vale du barrage
15:56où se trouvent mon village
15:57et les autres villages ici,
15:59c'était une grande jungle
16:01de grandes forêts
16:03avec des eaux
16:04peu profondes,
16:05très poissonneuses,
16:06et des ours,
16:08des loups,
16:08tout ça.
16:10C'était il y a 90 ans,
16:12c'est pas si loin.
16:16En plus de notre métier
16:17d'éleveur
16:18et d'agriculteur,
16:19ça nous intéresse vraiment
16:20que les visiteurs
16:21qui viennent dans la région
16:22sachent à quel point
16:23les buffles sont bons,
16:25pourquoi il doit y avoir
16:26des buffles dans le lac,
16:27les bienfaits
16:28de leurs produits,
16:29de leur lait,
16:30de leur viande,
16:31et pourquoi
16:32ils devraient en consommer.
16:37En voyant ces animaux
16:38qui sont tellement différents
16:39de ceux que nous avons
16:40dans notre région,
16:41qui sont des vaches,
16:44et avec tout ce que nous
16:45a expliqué le monsieur,
16:46on comprend vraiment
16:47quelle est la qualité de vie
16:48dans un endroit
16:49comme celui-ci.
16:50Très belle expérience.
16:53Les touristes valdottins
16:54en ont pris plein les yeux,
16:56même si le parc
16:56n'était pas
16:57leur destination principale.
16:59Nous, on voulait faire
16:59la montée,
17:03on montait Olimpo,
17:04la plus haute montagne
17:06de la Grèce.
17:07J'avais un peu regardé
17:08sur Internet
17:09ce qu'il y avait
17:09dans les alentours
17:11et c'est pour ça
17:12qu'on avait vu
17:13le lac Kirchini,
17:14que c'était une réserve naturelle
17:16et que c'était très beau
17:17et tout ça.
17:20Lumière,
17:21décors,
17:23artistes.
17:26En cette fin octobre,
17:28le spectacle sur le lac
17:29est grandiose.
17:34Théodoros Naziridis,
17:36le responsable
17:36du parc national
17:37ne s'en lasse pas.
17:38Ce jour-là,
17:39les pélicans blancs
17:40sont l'objet
17:41de son attention.
17:42Il y en a
17:432 à 3 000
17:44près du lac
17:45venus du delta
17:46du Danube.
17:51Pendant la saison
17:52de migration
17:53à l'automne,
17:54ils devraient passer
17:55à proximité
17:56d'Istanbul
17:56et continuer
17:57vers le sud.
17:58Au lieu de faire ça,
18:00ils font un long détour
18:01pour venir à Kirchini.
18:03Ils restent ici
18:04pendant 3-4 jours
18:05pour pêcher.
18:06Puis,
18:07ils reprennent
18:07leur itinéraire normal
18:08si je peux m'exprimer ainsi.
18:11Au printemps,
18:12ils suivent
18:12le chemin inverse.
18:18Au gré des saisons
18:19et du niveau de l'eau,
18:21le lac Kirchini
18:22a toujours beaucoup
18:23à offrir
18:24à ses visiteurs,
18:25humains
18:25ou animaux.
18:372 milliards de jeans
18:38sont vendus
18:39chaque année,
18:40soit une bonne soixantaine
18:41par seconde,
18:42ce qui ont fait
18:42le vêtement
18:42le plus porté au monde.
18:44C'est aussi
18:44l'une des pièces textiles
18:45les plus néfastes
18:46pour l'environnement.
18:47À Nîmes,
18:48ville de naissance
18:49du célèbre de Nîmes,
18:50des passionnés
18:51ont à cœur
18:51de remettre en avant
18:52cette célèbre toile
18:53en privilégiant notamment
18:55une production locale
18:56éco-responsable.
19:15Dans notre imaginaire,
19:16le jean
19:17fleurbont
19:18les vastes étendues
19:19de l'Ouest américain.
19:20Les cow-boys,
19:21les chercheurs d'or,
19:22la jeunesse rebelle
19:23des années 50,
19:24portée par James Dean
19:25ou Marlon Brando.
19:28En réalité,
19:30la toile utilisée
19:31est plutôt née
19:31de l'autre côté
19:32de l'Atlantique.
19:33Le de Nîmes,
19:34comme son nom l'indique,
19:36est originaire
19:37de la ville de Nîmes.
19:38Un passé glorieux
19:39mais oublié,
19:41remis au goût du jour
19:42par un jeune entrepreneur.
19:43En 2014,
19:45Guillaume Sago
19:46crée sa marque
19:47Les Ateliers de Nîmes
19:48et confectionnait
19:49ses débuts 50 pantalons par an.
19:52J'étais juste
19:53un passionné
19:53de jean
19:54mais d'un point de vue technique,
19:56je ne connaissais pas grand-chose
19:57et ça a été accueilli
19:59vraiment
20:00comme un pari audacieux.
20:03C'est une place
20:04en fait à récupérer.
20:05C'est un produit
20:06qui a été inventé ici.
20:09La façon dont nous
20:10on le fabrique,
20:12c'est aussi quelque chose
20:13qui est vraiment
20:15ancré dans son époque
20:16donc oui,
20:17il y a une place.
20:20Les fils de coton bio
20:21teintés à l'indigo
20:22proviennent de Turquie
20:24mais la marque
20:24est la seule en France
20:25et l'une des rares
20:26dans le monde
20:26à tisser sa propre toile.
20:28D'ici quelques jours,
20:30une nouvelle machine
20:31devrait arriver d'Italie.
20:32Quatre fois plus rapide,
20:34elle permettra
20:35de pousser la production
20:36à 20 000 pantalons par an.
20:38Là, il est bon ?
20:39Là, c'est un fil
20:40qui a caché en chaîne
20:41tout simplement.
20:43Donc les cavaliers
20:44font le cours jus
20:45et arrêtent la machine
20:45automatiquement.
20:46Vas-y, tu peux y aller.
20:48En cas de problème,
20:50Guillaume peut compter
20:51sur Alain,
20:52ingénieur dans l'industrie textile
20:53aujourd'hui retraité,
20:55charmé par le projet.
20:57Tout n'est pas encore acquis
20:59de la part de Guillaume
21:01mais progressivement,
21:02on y arrive
21:03puisqu'on est en train
21:04de rentrer
21:05une nouvelle machine
21:05donc l'objectif
21:06est de continuer
21:08et persévérer.
21:09Je suis très fier
21:12parce que le textile
21:13m'a tout donné
21:16et de le transmettre
21:18aujourd'hui
21:18à quelqu'un
21:19qui est réceptif,
21:21c'est une fierté,
21:22oui.
21:22C'est une fierté
21:23pour moi
21:24et pour toute
21:25la corporation,
21:28à Nîmes,
21:29le dénime
21:30ne laisse personne
21:31indifférent
21:31et peut devenir
21:32œuvre d'art.
21:34Célèbre peintre,
21:35membre fondateur
21:36du groupe
21:36Support Surface
21:37en 1969,
21:39Claude Vialat
21:39aime travailler
21:40les toiles libres
21:41comme celle du jean.
21:43Je travaille
21:43sur des tissus,
21:44sur des tissus
21:46la plupart du temps
21:47usagés
21:48et je les prends
21:50tels qu'ils sont.
21:51Bon,
21:52si c'est un pantalon,
21:54je vais l'ouvrir,
21:57je vais le travailler
22:00en essayant
22:01de profiter
22:01de sa forme.
22:02C'est une toile
22:04qui est serrée,
22:04solide,
22:06agréable à peindre.
22:08Nîmes a tout à fait
22:10le droit
22:11de revendiquer
22:12sa paternité
22:14et cette paternité,
22:16effectivement,
22:18c'est quand même
22:19le commerce nîmois
22:20qui l'a exporté
22:23aux Etats-Unis
22:24et en a fait
22:25cette toile
22:26si particulière.
22:30Au musée
22:31du Vieux-Nîmes,
22:32on cherche à éclairer
22:33le passé du Denim
22:34en démêlant
22:35réalité historique
22:36et belle légende.
22:37Il y a 400 ans,
22:39les manufactures
22:40et les marchands
22:40sont très nombreux
22:41dans la région.
22:42Parmi les étoffes
22:43vendues,
22:44la Serge Denim
22:45est considérée
22:46comme la toile
22:47la plus ancienne
22:47et la plus proche
22:48de notre jean actuel.
22:50C'est un tissage particulier,
22:53c'est-à-dire
22:53qu'on va entrecroiser
22:55des fils,
22:56qu'on appelle
22:57deux trames
22:57et deux chaînes,
22:58en diagonale,
22:59en mélangeant
23:00un fil qui va rester
23:01écrue
23:02et un fil qui va être
23:03teinté à l'indicot.
23:05Le fait d'avoir
23:07cette trame
23:07diagonale
23:08fait qu'on va avoir
23:09un tissu
23:09qui est très résistant,
23:11qui est un tissu
23:11robuste,
23:12de bonne qualité
23:12et qui va être diffusé
23:15et porté
23:15notamment par
23:16les classes populaires
23:17et qui va faire
23:18le succès
23:19de cette étoffe
23:19produite ici
23:20à Nîmes
23:21et dans toute la région
23:22du Bas-Languedoc.
23:23On se situe
23:24au XVIIe
23:24jusqu'au XVIIIe siècle.
23:27En s'inspirant
23:28de la Serge de Nîmes,
23:29l'Angleterre
23:30remplace la laine
23:31et la soie
23:31par du coton,
23:32très en vogue
23:33au XVIIIe.
23:33En 1853,
23:36Lévi-Strauss,
23:37fraîchement installé
23:37aux Etats-Unis,
23:38entre en scène.
23:39Selon la légende,
23:41il remplace
23:41sa marchandise habituelle
23:43en rupture de stock
23:44par le denim,
23:45étoffe solide
23:46et bon marché
23:47pour confectionner
23:48les premiers jeans.
23:49Le denim
23:49qui va devenir le jean
23:50servait au départ
23:51pour réaliser
23:52des habits de mineurs
23:53et avec l'installation
23:56d'un brevet spécifique
23:57sur les rivets,
23:58sur les poches
23:58de rivets
23:59de ces jeans,
24:01il va acquérir
24:02une forme de monopole
24:03sur la réalisation
24:04de ces vêtements
24:06qui seront les plus robustes
24:07et il va inonder
24:08par la suite
24:08le marché américain
24:10de ces tissus.
24:13Dans les années 1950,
24:15le blue jean
24:15devient un signe
24:16de reconnaissance
24:17adopté par les stars du rock
24:19et les idoles du cinéma,
24:21symbole d'une jeunesse
24:22en révolte
24:22contre la société.
24:24Une société
24:25qui va finir
24:26par l'intégrer
24:26à son quotidien
24:27pour en faire
24:28un vêtement
24:29porté par tous.
24:33Ici, le jean
24:34est moucheté blanc
24:35sur fond bleu clair.
24:38Il est aussi bien
24:39pour vous, mesdames,
24:40que pour vous, messieurs.
24:46C'est ce qu'on appelle
24:47le jean brut.
24:49Et ça,
24:49celui-là,
24:51selon la façon
24:52dont on le porte,
24:53certains clients
24:54ne le lavent jamais
24:55au bout de six mois.
24:56C'est vraiment
24:56ce qu'on dit
24:57sur le pantalon,
24:58c'est qu'un jean,
24:59normalement,
24:59ça ne se lave pas.
25:01Ça, c'est le délavé
25:03à l'ozone,
25:04une couleur vraiment
25:05plus claire.
25:06Et là,
25:07ça nous permet
25:08d'avoir vraiment
25:09un camaillot bleu
25:11du brut
25:12jusqu'au rincé.
25:16En redonnant
25:17au denime
25:17ses lettres de noblesse
25:18et en relocalisant
25:19à terme
25:20une partie
25:20de sa production
25:21entièrement dans le Gard,
25:23c'est toute une industrie séculaire
25:24qui pourrait un jour
25:25ressusciter.
25:31Méditerranéo
25:32est terminé
25:32pour cette semaine.
25:33A bientôt
25:34pour de nouvelles découvertes
25:35en Méditerranée.
25:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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