- il y a 4 heures
Choix et prises de risque dans une carrière, mobilité professionnelle, crise économique et lien de confiance entre la banque et ses clients, place de l'intelligence artificielle dans la banque de demain, concurrence des néo banques et des GAFAM : face aux jeunes, Olivier Gavalda, directeur général du Crédit Agricole, nous fait partager son expérience et ses convictions. Année de Production :
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00:00Masterclass avec Bourse Direct, le partenaire de tous vos investissements.
00:04Chaque jour, nous vous accompagnons pour prendre les bonnes décisions et donner vie à vos projets.
00:24Bonjour, comment ça va ?
00:27Pas très bien.
00:28Bon, est-ce que vous avez déjà rencontré un dirigeant du CAC 40 ?
00:33Pour certains, oui. Je sais qu'ils reviennent. Pour les autres, globalement, non.
00:36Donc pour beaucoup, c'est une première.
00:38Sachez que pour lui, c'est une première aussi, parce que c'est sa première télévision qu'il nous accorde.
00:44Il n'est jamais venu à la télévision, donc depuis qu'il est arrivé à la tête du Crédit Agricole.
00:48C'était il y a un an, donc c'est un chouette moment.
00:51Sa banque, c'est la première banque en France, vous le savez.
00:53Par de marché, tu vas vous débachoter un petit peu, là ? Par de marché du Crédit Agricole en France,
00:57non ?
00:5830%. Ça veut dire que logiquement, un sur trois, ici, doit être client.
01:02Combien de gens sont clients parmi vous ?
01:05On n'a pas un tiers. Bon, baissez vos mains, baissez vos mains, il ne faut pas que...
01:09Eh bien, lui, c'est le grand chef du Crédit Agricole. Et d'ailleurs, eh bien, justement, tiens le voilà.
01:16Bonjour, Olivier Cavaldin.
01:17Bonjour.
01:18Comment avez-vous ?
01:18Bien, vous.
01:19Merci à être avec vous.
01:20Super.
01:20Venez, je vous le présente.
01:21Merci à vous pour votre invitation.
01:23Bonjour.
01:24C'est le grand patron du Crédit Agricole.
01:26Si vous voulez négocier un crédit avec un ton canon, c'est le moment ou jamais.
01:30C'est le moment. On pourra faire quelque chose.
01:32Bon, j'ai demandé sur les jeunes, vous n'avez pas 30% de part de marché.
01:34J'ai fait les tests, il y a encore un peu de boulot.
01:36Il y a encore un peu de boulot, mais on n'est pas très loin.
01:39C'est vrai ?
01:39Oui, on est vraiment une banque attachée à attirer les jeunes.
01:42D'ailleurs, on fait des offres vraiment spéciales, adaptées aux étudiants.
01:46Je pense notamment à une assurance à 6 euros par mois.
01:48Enfin bref, on fait des choses justement pour encourager les jeunes à faire leurs études, à réussir leur camion.
01:55Il connaît même les tarifs pour les étudiants 6 euros.
01:57Je peux même vous donner le tarif du Crédit étudiant, je peux tout vous faire.
02:02Pas de problème.
02:02Olivier Gavada ne connaît pas vos questions.
02:05Donc pour lui, ce sera évidemment une surprise.
02:07Une surprise, oui.
02:08C'est ça qui est bien.
02:09Allez, c'est parti donc pour la masterclass de Olivier Gavada, le directeur général du Crédit Agricole.
02:14Allez, on s'installe.
02:16Super.
02:26Et oui, dans la vraie vie, évidemment, les étudiants et les patrons, notamment du CAC 40, ne se rencontrent jamais.
02:32C'est normal, chacun est à sa tâche.
02:34Les étudiants, vous, vous êtes concentrés sur vos formations, sur vos diplômes.
02:37Et puis les patrons, les grands dirigeants, évidemment, gèrent des multinationales.
02:42Et ça prend évidemment beaucoup de temps.
02:43Nous, sur Public Sénat, chaque mois, on veut que les uns et les autres puissent se parler librement sur les
02:48sujets que notre jeunesse, vous, juge comme étant prioritaire.
02:52Et puis, n'oubliez pas, à la fin de l'émission, pour celui ou celle qui posera la question la
02:56plus pertinente, un compte bancaire gratuit à vie.
02:59On remercie, évidemment, Yega Valdar.
03:03On sait le faire, on sait le faire.
03:06On a une photo de vous, on va la regarder.
03:08On a une photo de vous qui date de l'an 2000.
03:11À l'époque, vous êtes patron du Crédit Agricole Île-de-France.
03:14Cette photo, pardon, en apparence, elle est anodine, mais elle est marquante pour vous.
03:19Pourquoi ?
03:19Alors, d'abord, elle est marquante parce qu'elle est particulière.
03:25La cravate, elle est quand même assez redoutable.
03:28On s'est dit, il est daltonien quand même.
03:29Oui, mais c'était la mode à l'époque.
03:32C'est assez kitsch, c'est sympa.
03:34Non, pour moi, c'est un moment important de la vie du Crédit Agricole.
03:38Elle incarne vraiment ça.
03:40C'est l'ordre d'une assemblée générale de caisse locale.
03:42Ça ne dit rien à personne, mais c'est un événement important pour nous.
03:45On en fait 2400 par an en France.
03:49Il se passe quoi avant ?
03:49Dans les petits villages.
03:50On réunit nos sociétaires, parce que vous savez qu'on est une banque coopérative et mutualiste.
03:54Ce ne sont pas des actionnaires, ce sont des sociétaires qu'on réunit une fois par an
03:58pour décider des comptes de l'agence locale, pour évoquer avec eux comment ça se passe sur le terrain,
04:04sur leur canton, l'économie.
04:06Les clients.
04:07Les clients.
04:08Et donc, on leur explique tout ça.
04:09On fait de la pédagogie sur la banque, sur l'économie en général.
04:13Et chaque année, on reçoit 350 000 à 400 000 Français.
04:18Et donc, c'est le symbole de ces réunions où on a 200, 300 personnes qui se sont réunies.
04:24D'où le micro, les questions, les réponses.
04:28Bref, tout ce qu'on va faire aujourd'hui, d'ailleurs.
04:30C'est en faisant un stage au guichet que vous avez découvert que vous avez aimé la banque.
04:35C'est ça, le point de départ ?
04:37Alors, j'ai aimé la banque.
04:38En réalité, j'avais besoin de travailler pour financer mes études.
04:41Donc, voilà.
04:42Mais j'ai bien aimé, en tout cas, l'utilité que ça représentait,
04:46le contact avec les clients, avec la vraie vie.
04:49Donc, j'ai commencé à percevoir, comme peut-être certains d'entre vous,
04:54ce qu'était une banque et son utilité, qu'on ne connaît pas vraiment.
04:58On est un peu loin, c'est assimilé à la finance, etc.
05:00Donc, oui, ça m'a plu.
05:02Donc, le coup de cœur a commencé là.
05:04Le coup de cœur a commencé là.
05:05Est-ce que vous êtes resté, finalement, dans l'univers de la banque, toute votre carrière ?
05:09Alors, après, j'ai repris mes études.
05:11Oui.
05:12Et puis, effectivement, j'ai eu l'opportunité de rentrer au Crédit à l'école.
05:16Et là, pour le coup, c'est là où j'ai commencé ma carrière.
05:18Et j'y suis maintenant depuis 38 ans, depuis le régime.
05:21On va en parler.
05:22Maintenant, c'est au tour de nos amis étudiants qui sont là de vous poser des questions.
05:25Ils ont tous, vous allez voir, des parcours différents,
05:27mais ils ont tous en commun d'être engagés.
05:29Ils ont fait leur service civique, du bénévolat.
05:32Et encore une fois, merci à l'engagement, l'institut d'engagement qui nous met chaque mois en relation.
05:36Vous avez échangé avec eux sur…
05:38Ce sont leurs centres d'intérêt, leurs questions, leurs préoccupations.
05:41Et on commence avec…
05:42Je suis ingénieur de formation et en dernière année de master en finance durable.
05:47Oui.
05:47Quand vous aviez 20, 25 ans, quel était votre risque de risque la plus déterminante ?
05:53Parce que oui, un banquier, ça prend des risques.
05:56Alors, ça prend des risques, mais mesurer.
05:57C'est justement le métier du banquier, c'est de maîtriser les risques.
06:01Je ne sais pas si j'ai vraiment pris des risques.
06:04L'entreprise, le Crédit Agricole, dans lequel j'ai commencé à travailler, m'a tout de suite plu.
06:09J'ai senti, et je suis d'ailleurs…
06:10J'incarne cela, l'égalité des chances, le fait de commencer à la base et de grandir jusqu'au sommet.
06:17J'ai senti ça dans cette entreprise, donc je me suis laissé porter par l'entreprise en réalité, par le
06:22groupe, qui m'a offert beaucoup d'opportunités.
06:25Donc, je ne pense pas avoir pris des risques au sens…
06:28J'ai plutôt saisi des opportunités, dit parfois oui, dit parfois non.
06:32Je fais beaucoup d'efforts, évidemment, pour arriver là où je suis aujourd'hui.
06:34Donc, je ne peux pas parler de risque au sens…
06:37En tout cas, de risque personnel.
06:39Vous visiez ce poste ultime de grand patron du Crédit Agricole ?
06:43Pas du tout.
06:43Vous en rêviez en vous rasant le matin ?
06:46Pas du tout.
06:46Non, franchement, non.
06:48Parce que, justement, dans notre système, c'est…
06:51On peut commencer à la base, comme je l'ai fait.
06:53Grandir, c'est des opportunités.
06:56Chez nous, au Crédit Agricole, c'est vraiment…
06:58Je réinsiste sur ce terme parce que c'est très marquant, c'est très rare dans des groupes internationaux de
07:03la taille du Crédit Agricole.
07:04On a des systèmes qu'on appelle de parcours où chacun, en fonction de ses talents, de sa personnalité, de
07:10ses ambitions, évidemment, de ses capacités de travail,
07:14peut réussir à atteindre le sommet, quel que soit son diplôme, quelle que soit son origine sociale.
07:18Donc, a la capacité à réussir.
07:20Donc, après, vous vous faites porter.
07:22Évidemment, il y a des opportunités, il y a un peu de chance, rencontrer les bonnes personnes au bon moment,
07:26saisir des opportunités.
07:27Bref, donc, voilà, non, je ne rêvais absolument pas.
07:31J'étais incapable d'aborder ni même la dimension du poste que j'occupe aujourd'hui.
07:35C'était, pour moi, un peu science-fiction.
07:37Ce n'est pas venu à vous comme ça ?
07:38Non, mais c'est étape par étape.
07:40Ça fait 38 ans que je travaille au Crédit Agricole.
07:42Step by step, étape par étape, vous grandissez, vous vous formez, vous prenez de l'épaisseur, de l'expérience.
07:48Bref, voilà, et à un moment doté, ceux qui décident de vous porter à ce niveau-là, décident que vous
07:53êtes prêt et que vous avez la capacité à diriger un groupe dans notre taille.
07:57À diriger la dixième banque mondiale.
07:59Dixième banque mondiale, oui.
08:00Plus de 50 millions de clients dans le monde, également.
08:0255.
08:0355, il faut être précis.
08:04Il est banquier.
08:06Présent.
08:07Ma question aujourd'hui, c'est de savoir quel est le meilleur choix professionnel que vous avez fait dans votre
08:12carrière ?
08:13Rentrer au Crédit Agricole, on a compris.
08:16Oui, rentrer au Crédit Agricole, mais c'est un peu le hasard des choses.
08:19Je suis rentré au Crédit Agricole par hasard.
08:22Le meilleur choix, c'est d'avoir accepté de faire plusieurs métiers différents.
08:27Et j'ai un métier qui a été décisif pour moi encore aujourd'hui, d'ailleurs, c'est le métier
08:30de directeur d'agence.
08:31Le sens du contact, du contact avec des clients directement, de financer des projets d'entreprises, de ménages.
08:40Enfin bref, de cette proximité m'a beaucoup formé.
08:45Et donc, voilà, ce choix a été décisif parce que ce n'était pas évident.
08:47Il fallait bouger, bouger ma famille, ma femme, mes enfants, etc.
08:50Enfin, tout ça, c'est à chaque fois un peu compliqué, c'est des efforts.
08:53Et donc, c'est là où peut-être on peut prendre un petit risque personnel.
08:57Mais en tout cas, ça, ça m'a beaucoup formaté.
09:00C'est là où j'ai appris aussi à manager.
09:01Le management, évidemment, dans des fonctions comme les miennes, c'est capital.
09:05Et donc, pour le coup, oui, ce métier forcément m'a beaucoup structuré.
09:09Elle est question de Samantha à présent.
09:14Bonjour.
09:15Bonjour.
09:15Je suis étudiante en master financeurable.
09:18Et mon question, c'est en tant que personne et en travaillant dans la même entreprise pendant très longtemps,
09:24que pensez-vous de la manière de fidélité de l'entreprise ?
09:33Des jeunes qu'on dit qu'ils restent moins longtemps.
09:35En même temps, c'est normal de vous démarrer.
09:36On leur conseille, oui, bien sûr.
09:37Mais nous, par exemple, on a très peu de turnover au Créa de l'École pour les raisons que j
09:41'ai explicitées.
09:42Parce que chacun gère sa carrière à son rythme et c'est possible.
09:45Il n'y a pas de barrière de diplôme, de barrière...
09:47Donc, pour le coup, on a un très faible turnover à l'intérieur du groupe Créa de l'École.
09:53Après, mon conseil, moi, je ne me suis jamais ennuyé dans mon boulot.
09:55Jamais.
09:56J'ai toujours pris du plaisir.
09:57J'ai beaucoup travaillé.
09:58J'étais probablement très ambitieux.
09:59Mais je ne me suis jamais ennuyé.
10:01Donc, mon conseil, c'est si vous vous ennuyez, il faut partir.
10:04Il faut aller faire autre chose.
10:05Je suis étudiante en licence de l'Être moderne.
10:08Et en fait, pour tous, la confiance représente le pilier fondamental de la relation avec une banque.
10:14Mais alors, à une époque marquée par les crises géopolitiques et économiques,
10:18comment est-ce que le Crédit Agricole fait justement pour conserver ce lien avec ses clients ?
10:24Alors, d'abord...
10:25Et inspirer la confiance.
10:26Et inspirer la confiance.
10:27Et garder ce lien de confiance.
10:27Alors, c'est une question complexe, la confiance.
10:30Parce que...
10:31Alors, d'abord, il y a le poids de la marque, sa solidité, son implantation.
10:36En France, un Français sur trois qui est un du Crédit Agricole, à peu près.
10:40Enfin, voilà.
10:41Donc, c'est un gros poids lourd.
10:42Donc, rien que par cela, on incarne la confiance.
10:46Après, vous incarnez la confiance parce que vous êtes une banque solide, qui fait des résultats.
10:50C'est parfois décrié, mais une banque a besoin de faire des résultats, ne serait-ce que pour renforcer ses
10:57capitaux propres, sa solidité.
10:59Et là, pour le coup, les épargnants qui confient leur argent à leurs banquiers ont plutôt envie de le mettre
11:04là où les banques sont solides.
11:06Et puis, je crois que c'est aussi incarné par nos collaborateurs et par cette proximité.
11:10Parce que si quelque chose se passe mal ou ne va pas bien, j'ai quelqu'un pas très loin
11:16de chez moi qui va m'apporter des solutions,
11:19m'apporter des réponses, me rassurer quelque part.
11:22Donc, c'est cet ensemble-là qui construit la confiance.
11:26Mais une autre banque pourrait dire pareil, sans citer de nom.
11:29Pourquoi est-ce que Crédit Agricole offre plus de sécurité à ses clients que d'autres grandes banques ?
11:34Alors, c'est un peu technique, d'abord parce qu'on a une solvabilité.
11:37C'est un peu technique.
11:38Un ratio de solvabilité.
11:39Voilà.
11:41Qui fait de nous une des banques les plus solides au monde.
11:44Donc, pour le coup, quand vous mettez votre argent au Crédit Agricole,
11:46vous savez que derrière, il y a beaucoup de capitaux qui permettent de garantir ça.
11:51Donc, c'est un peu technique.
11:52Évidemment, pour un particulier, à temps normal, ça n'incarne pas grand-chose.
11:57En temps de crise, et on l'a vécu, c'est un capital extrêmement important.
12:01Dans une ère où les ménages ont de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois,
12:05ces ménages ont un peu l'impression que les banques profitent d'eux.
12:08Pour vous, quels sont les moyens mis en place pour le Crédit Agricole,
12:11pour lutter contre cette impression ?
12:13Alors, c'est une question extrêmement importante,
12:16et d'ailleurs, qui, pour une banque coopérative et mutualiste comme la nôtre,
12:20est assez fondamentale.
12:21Parce que, alors, ça ne va rien vous dire,
12:23mais on est ce qu'on appelle une banque universelle,
12:25c'est-à-dire qui a vocation à traiter tous les clients,
12:28tous les types de clients, des plus modestes aux plus fortunés,
12:32des toutes petites entreprises, des petits auto-entrepreneurs aux plus grandes entreprises.
12:36Et donc, ce qu'on a fait dans notre politique d'offres,
12:38c'est d'adapter des offres adaptées au budget de chaque Français.
12:43Par exemple, on va lancer, dans quelques jours, une offre à zéro euro par mois,
12:48complètement gratuite pour les besoins basiques des clients.
12:52Une offre de banque au quotidien,
12:53où vous avez la carte bancaire, le chéquier, l'accès à l'agence, etc., pour zéro.
12:59Mais c'est parce qu'il y a des banques en ligne qui le font aussi, qu'il faut répondre
13:01?
13:02Bien sûr, mais aujourd'hui, on le faisait à 1 euro, 1 euro par mois, 2 euros par mois.
13:06Et donc, on a un éventail d'offres de zéro jusqu'à 10, 15, etc.
13:11Évidemment, plus c'est cher, plus vous avez de services.
13:14Et donc, justement, pour prendre en compte cette dimension-là, on réalise.
13:18Un autre exemple, quand vous faites des prêts à taux fixes,
13:21ça paraît naturel en France.
13:23Dans beaucoup de pays ailleurs qu'en France, les crédits sont à taux variable.
13:28C'est-à-dire qu'en Royaume-Uni, en Espagne, etc.
13:32En France, on gère ce risque de taux, c'est un peu compliqué, je suis désolé,
13:37mais en tout cas, ce risque de hausse ou de baisse,
13:39on le gère à l'intérieur de la banque,
13:42ce qui garantit au client le fait que son échéance...
13:44Mais les autres banques le font aussi, non ?
13:46Les autres banques françaises.
13:47Françaises, bien sûr.
13:48Je m'appelle Ilan, je suis étudiant en finance et entrepreneur.
13:52Et je me demandais quelle place accordez-vous à l'intelligence artificielle dans la banque de demain ?
13:56Est-ce davantage un levier d'efficacité ou plutôt un risque, en fait ?
14:00D'abord, je suis convaincu que c'est une vraie révolution.
14:03Mais de même ampleur que la machine à vapeur,
14:07que la révolution des transports ou que l'informatique,
14:11il y a une quarantaine d'années ou une cinquantaine d'années.
14:14Donc, c'est une véritable révolution.
14:15Et donc, elle va avoir des impacts.
14:17Elle va transformer certains métiers, c'est sûr,
14:21en leur apportant beaucoup plus de confort,
14:25d'efficacité aussi,
14:26parce qu'elle va apporter du savoir beaucoup plus rapidement, etc.
14:29Ça va faire disparaître des métiers aussi,
14:31il faut le dire, c'est vrai.
14:33En même temps, l'histoire de l'humanité,
14:35ou en tout cas de notre civilisation occidentale,
14:38est marquée par des destructions,
14:40ce qu'on appelle la création destructrice,
14:43cher à l'économiste bien connu...
14:45Ou la destruction créatrice, on peut dire, dans les deux sens.
14:47Je confonds toujours Schumpeter, exactement.
14:50Donc, je crois beaucoup à ça.
14:52Néanmoins, je fais partie de ceux qui pensent
14:54que l'humain restera central.
14:56Il va falloir qu'on investisse sur ces outils
14:58pour gagner en efficacité,
14:59parce qu'une entreprise est fabriquée pour être efficace
15:02et pour fabriquer des profits,
15:03pour assurer sa pérennité.
15:05Mais je suis convaincu que l'humain restera central.
15:08Pourquoi ?
15:09Parce que d'abord, on a besoin d'intelligence émotionnelle,
15:12surtout quand vous avez des clients.
15:13Et cette intelligence émotionnelle,
15:15l'IA ne pourra pas la fabriquer.
15:16Aujourd'hui ?
15:18Je n'y crois pas.
15:20Alors là, pour le coup,
15:21on part dans un raisonnement philosophique,
15:22mais je n'y crois pas.
15:23Et puis, par ailleurs,
15:25c'est une machine, si on y réfléchit très bien,
15:27de la façon dont c'est conçu,
15:29c'est une machine à banalisation et à standardisation.
15:32Parce qu'en fait, les modèles vous crachent
15:34à peu près la même chose.
15:35Vous faites l'expérience,
15:36je ne vais pas citer de nom,
15:37mais vous prenez trois modèles, etc.,
15:41vous posez la même question,
15:42vous avez à peu près le même type de réponse.
15:43À peu près le même type de réponse.
15:45Donc, c'est une machine à banaliser.
15:46Or, les entreprises ont besoin de se différencier.
15:49Et je pense qu'elles vont se différencier
15:51par l'être humain,
15:52par les collaborateurs.
15:53Et c'est pour ça, d'ailleurs,
15:54que je vous encourage,
15:55un, puisque c'est important,
15:57à vous former,
15:58pas uniquement à faire des promptes,
15:59mais à fabriquer aussi,
16:01être capable de fabriquer vos agents IA, etc.
16:03C'est absolument essentiel pour l'avenir.
16:05Mais en même temps,
16:06de développer vos capacités créatives,
16:09votre imagination.
16:11Et ça, c'est important,
16:12parce que je pense que les entreprises
16:13vont rechercher ses talents demain.
16:16Mais il y aura moins de salariés,
16:18potentiellement,
16:19dans le secteur bancaire,
16:20dans cinq ans, dans dix ans.
16:22Oui, probablement, peut-être.
16:23Mais on va le remplacer par d'autres.
16:26Et puis, à la fin,
16:27s'il y a, comme certains le présument,
16:28ça va être une catastrophe sur l'emploi,
16:31pas que dans la banque,
16:32dans beaucoup d'autres secteurs,
16:33il y aura un régime.
16:34Ben non, la durée du travail va diminuer.
16:35Ah, ouais ?
16:36Ben oui.
16:37On travaillait 80 heures à la fin du 19e.
16:40On travaille 35 aujourd'hui,
16:41on travaillera 20.
16:43Et 20 payés combien ?
16:4420 payés le même salaire,
16:45sinon les gens ne peuvent pas vivre.
16:49Donc, je ne peux pas faire de maldiction,
16:51c'est la science-fiction,
16:52on se projette, j'en sais rien.
16:54On travaille 20 heures,
16:55on est payé 38, j'ai entendu.
16:56Non, non, on travaille 35,
16:57et on est payé 35.
17:00Est-ce que vous craignez qu'un jour,
17:03les néobanques, les GAFA ou autres,
17:06prennent la place des banques traditionnelles,
17:07des grandes banques françaises traditionnelles ?
17:08Il y a un risque ou pas ?
17:09Parce que beaucoup de jeunes,
17:10encore une fois, aujourd'hui,
17:11se tournent,
17:12notamment vers ces nouvelles banques.
17:14Bien sûr.
17:15C'est possible.
17:17De toute façon,
17:18ça sera le choix des consommateurs.
17:19En tout cas,
17:19il n'y a aucune raison,
17:20et c'est ce que je dis à mes équipes,
17:22qu'on ne fasse pas aussi bien
17:23que ces néobanques
17:24ou que ces GAFAM
17:25et qu'on ne fabrique pas
17:27les mêmes outils digitaux,
17:28les mêmes parcours,
17:29les mêmes qualités.
17:30Et on s'y a telle,
17:31on investit beaucoup pour ça.
17:33Et moi, mon credo,
17:34ce que je dis à mes équipes,
17:35c'est faites ça
17:37et faites la même chose,
17:38d'où l'offre gratuite, etc.,
17:40et toutes ces évolutions,
17:41tous les investissements
17:43dans l'IA et dans le digital,
17:44et en même temps,
17:45de faire la différence avec lui-même.
17:47Mais à la fin...
17:48Le meilleur des deux mondes.
17:48Le meilleur des deux mondes.
17:49C'est exactement ça.
17:50C'est le slogan d'une autre banque, ça.
17:53Oui, peu importe.
17:55Non, mais peu importe,
17:55je ne les connais pas tous.
17:57Mais oui,
17:57le meilleur des deux mondes,
17:58bien sûr.
17:59Ou en tout cas,
17:59plus exactement,
18:00le meilleur du digital
18:02et faire la différence
18:02avec les femmes
18:03et les hommes de l'entreprise.
18:05Question d'Aminata.
18:07Et question que je me pose
18:09moi aussi, au passage.
18:10Donc, j'ai cru comprendre
18:11que l'égalité des chances
18:12était vraiment l'une des valeurs principales
18:14au sein du Crédit Agricole.
18:15Mais en tant que client,
18:17comment est-ce que je sais
18:17que votre engagement,
18:20il est vraiment réel
18:20et que ce n'est pas seulement
18:21du greenwashing ?
18:22D'abord, sur la dimension sociétale
18:25et sociale,
18:26au sens de l'égalité des chances,
18:28j'en suis un symbole
18:29et il y en a plein
18:29dans le Crédit Agricole.
18:30Donc, on n'a pas de mal
18:31à montrer ça.
18:33Sur la dimension
18:35de la transition
18:36et de l'engagement climatique,
18:39on a pris,
18:40et on est très rares,
18:41on n'est pas les seuls,
18:42beaucoup d'autres banques françaises
18:44ont pris cet engagement.
18:44Sorti du charbon ?
18:45Pas que sorti du charbon.
18:47Depuis 2022,
18:48sorti du charbon,
18:49c'était 2015.
18:502022,
18:51on a décidé,
18:53parce que la science nous dit
18:54que pour atteindre le zéro carbone
18:58en 2050,
18:59il faut arrêter
18:59toute nouvelle exploration
19:01et exploitation,
19:02nouveaux champs,
19:03gaziers,
19:04Donc,
19:04on ne finance plus aucun...
19:06nouveau,
19:07nouveau.
19:08Un nouveau projet hydrocarbure.
19:10Alors,
19:11entre nous,
19:12toutes les autres banques au monde
19:14les financent.
19:15Mais nous,
19:16parce qu'on a un engagement
19:17et parce que
19:19la science nous dit
19:20si on explore
19:21et si on exploite
19:23de nouveaux champs,
19:24gaziers,
19:24pétrole,
19:25etc.,
19:26à ce moment-là,
19:26on n'a aucune chance
19:27d'atteindre le zéro carbone,
19:28même si déjà,
19:29ça s'avère à peu près difficile,
19:31à ce moment-là,
19:32nous,
19:32on a dit,
19:32OK,
19:33on croit en science
19:34et donc,
19:35on arrête de financer.
19:36Et on se prive potentiellement
19:37de revenus,
19:38mais on est cohérent
19:39avec nos valeurs.
19:40D'une part.
19:41Et d'autre part,
19:42parce que c'est...
19:43L'autre part aussi,
19:44parce qu'on est dans un monde
19:44en transition,
19:45on ne va pas arrêter
19:45le pétrole aujourd'hui.
19:47Plein de voitures,
19:48plein de gens,
19:4930% des Français
19:50sont chauffés au gaz,
19:51on ne va pas leur dire
19:52stop,
19:52vous arrêtez.
19:54Donc,
19:54ça ne marche pas comme ça.
19:55Donc,
19:55c'est un monde en transition.
19:56Ce qu'on a dit,
19:57non seulement il faut
19:58baisser notre empreinte,
19:59mais en plus,
20:00il faut financer
20:01les nouvelles énergies
20:03non carbonées.
20:04Et donc là,
20:06un chiffre est une initiative
20:09qu'on a prise.
20:10Un chiffre,
20:11c'est qu'à la fin de 2028,
20:13on n'aura plus que 10
20:14dans notre portefeuille
20:16de compagnies pétrolières,
20:18gazières, etc.,
20:19pour 90,
20:2010, 90,
20:21dans les énergies renouvelables.
20:24Alors qu'il y a
20:257 ou 8 ans en arrière,
20:27on était plutôt à 60, 40.
20:29Question à présent
20:29de Salomon.
20:33Bonjour, monsieur.
20:34Bonjour.
20:34Je m'appelle Salomon Condé.
20:36Je suis étudiant
20:37en affaire publique
20:38en Master 2
20:38et je suis également
20:40athénant
20:40à France Éducation Internationale.
20:42Ma question part
20:43du contexte
20:45que les réseaux sociaux
20:47donnent parfois
20:48ou souvent
20:49l'impression
20:50que tout le monde
20:50réussit très vite.
20:52Et cela crée
20:53un sentiment
20:54d'échec
20:55et même de retard
20:57chez beaucoup de jeunes.
20:59Et vous,
21:00quel est votre regard
21:01sur cette pression invisible ?
21:03J'ai,
21:04comme vous tous,
21:05en tout cas à l'époque,
21:06ouvert des comptes Facebook.
21:08Je parle à titre personnel.
21:09Facebook,
21:10Insta,
21:11je suis complètement
21:12sorti de ça
21:13parce que je trouve
21:15que ça polluait
21:17mon jugement critique.
21:19Et voilà.
21:20Donc,
21:20pour le coup,
21:21il faut faire attention
21:21aux manipulations.
21:22Pourquoi ça pollue
21:22votre jugement critique ?
21:23Parce qu'on sent bien
21:24que c'est manipulé.
21:25C'est même
21:26qu'on voit les fils
21:27sur TikTok
21:28ou sur X,
21:29etc.
21:29C'est très addictif
21:31de scroller.
21:33Et en fait,
21:34je mesurais
21:35que ça pouvait avoir
21:35un impact
21:36sur mon jugement,
21:38sur mes qualités
21:39de jugement critique.
21:40Donc,
21:40j'ai préféré
21:41m'écarter totalement.
21:42Le seul compte que j'ai,
21:43c'est LinkedIn.
21:44Et je parle
21:45en tant que directeur général
21:46du Crédit à l'école
21:47et pas en tant qu'Olivier Gavalda.
21:49Donc,
21:49ça,
21:49c'est extrêmement important
21:50pour moi.
21:51Et pour ceux
21:51qui ont envie de réussir,
21:52quel conseil
21:53vous leur donnez
21:53quand on commence dans la vie,
21:55qu'on ne sait pas trop
21:55ce qu'on a envie de faire
21:57et qu'on doit commencer
21:58tout en bas.
22:00C'est une bonne question.
22:02Je pense que le facteur
22:03confiance
22:04est le plus important.
22:05Il faut se faire confiance,
22:07écouter ses intuitions.
22:09Évidemment,
22:10se fixer des ambitions
22:12au sens
22:12j'ai envie de beaucoup
22:13m'investir
22:14ou pas de beaucoup m'investir.
22:16Les choses ne tombent pas
22:17du ciel.
22:18Mais ça ne l'a jamais été.
22:19C'est les peuples
22:19plus durs aujourd'hui
22:20que ça n'était avant.
22:23et puis se laisser porter
22:24par ses intuitions.
22:26Surtout,
22:27encore une fois,
22:27ce conseil-là,
22:28ne pas vous ennuyer,
22:29ne pas subir les choses.
22:32Voilà.
22:32Et puis se laisser porter
22:34parfois.
22:35Et se démarquer aussi,
22:36non ?
22:37Oui.
22:37Il y a une compétition,
22:38je veux dire.
22:39Oui, bien sûr,
22:39qu'il y a une compétition.
22:40Il n'y a pas de la place
22:40pour tout le monde.
22:41Non,
22:41il n'y a pas de la place
22:41pour tout le monde.
22:42C'est pyramidal.
22:43On est d'accord.
22:45Mais quand on a des ambitions,
22:48qu'on a envie de réussir,
22:51voilà.
22:51Après,
22:51la question,
22:52ce n'est pas se fixer,
22:53ce n'est pas se raser le matin
22:54en se disant,
22:54je vais devenir,
22:55quand j'ai 20 ans,
22:57je vais devenir patron du CAC 40.
22:58Ça,
22:59ça,
22:59ça n'existe pas.
23:01D'ailleurs,
23:01ceux qui se le disent au trop,
23:02en général,
23:03ne réussissent pas
23:04parce qu'ils manquent d'humilité.
23:05Et ma question est la suivante.
23:07c'est quand vous vous projetez
23:08dans 20 ans ?
23:10Enfin,
23:10quel qui vous rend optimiste
23:12ou au contraire,
23:13qui vous inquiète
23:14sur l'avenir de notre société ?
23:16On a des sujets à régler devant nous.
23:21La révolution technologique,
23:23j'en parlais,
23:23les transitions écologiques,
23:25le vieillissement démographique
23:27qui est un vrai sujet.
23:28Tous ces sujets,
23:29il faut les prendre bout à bout
23:30et on va les régler.
23:31En tout cas,
23:31nous,
23:32au Crédit Agricole,
23:33on a décidé de prendre un bas le corps
23:34parce qu'on s'est construit
23:37sur cette utilité sociétale.
23:38Le Crédit Agricole
23:39s'est construit au départ de rien,
23:41a mis quelques agriculteurs
23:43qui ont apporté leur épargne
23:44à d'autres agriculteurs
23:46pour leur permettre
23:47de financer leurs charrues, etc.
23:49C'est ça l'histoire du Crédit Agricole
23:50il y a 140 ans.
23:51Et puis, petit à petit,
23:52on a construit sur l'utilité.
23:54Donc, nous,
23:54on va s'investir là-dessus.
23:56Mais moi,
23:56je pense qu'il faut être
23:57résolument optimiste.
23:58Il n'y a aucune raison
23:59qu'on n'y arrive pas aujourd'hui
24:00de la même façon
24:01qu'on y est arrivé
24:02il y a 100 ans,
24:03il y a 200 ans, etc.
24:04Allez,
24:04on continue avec une série
24:05de questions oui-non.
24:07Donc, il y a une question,
24:09vous répondez par oui ou pas ?
24:10Non.
24:11Voilà.
24:11Puis après,
24:11vous expliquez les raisons,
24:12évidemment,
24:13de votre réponse.
24:14Oui ou non,
24:14vous accepteriez le poste
24:16de directeur général
24:17de BNP Paribas
24:18si on vous propose
24:19le triple,
24:20le triple de votre salaire ?
24:21Non.
24:22Le quadruple ?
24:23Non.
24:24Rien ne vous fera changer ?
24:25Non.
24:25L'attachement
24:27à cette maison
24:28qui vous a...
24:28L'attachement,
24:30voilà,
24:30je suis profondément
24:32Crédit Agricole
24:33puis j'ai l'âge que j'ai,
24:34donc voilà,
24:34mais non,
24:35je ne me vois pas partir
24:37de Crédit Agricole.
24:38Oui ou non,
24:39un banquier,
24:39c'est quelqu'un
24:40qui vous prête
24:40un parapluie
24:41quand il fait beau
24:41mais qui vous le réclame
24:43quand il pleut ?
24:47Non,
24:48je pense que c'était exagéré.
24:50Évidemment,
24:50le banquier,
24:51je le disais en introduction,
24:52c'est la maîtrise des risques,
24:53doit faire attention
24:54aux risques.
24:55Donc,
24:55ce n'est pas guichet ouvert.
24:56D'ailleurs,
24:56je rappelle toujours,
24:57on prête l'argent
24:58que les épargnants
24:59nous confient.
25:00Donc,
25:00il faut déjà
25:00qu'on le rende aux épargnants.
25:02La banque,
25:03on prend des épargnes,
25:04on prend de l'épargne
25:04et on la transforme
25:05en crédit.
25:06Donc,
25:06on a cette responsabilité-là.
25:07De rendre l'argent
25:08à ceux qui ont prêté.
25:09Exactement.
25:09Accessoirement.
25:10Exactement.
25:10Donc,
25:11c'est profondément exagéré
25:14mais on doit avoir
25:15la conscience du risque
25:16que ça fait partie
25:16de notre métier.
25:18Oui ou non,
25:18vous avez fait supprimer
25:19l'ascenseur
25:20qui était réservé
25:21à la direction.
25:22À l'époque,
25:23vous étiez,
25:23oui,
25:23c'est vrai,
25:24c'est vrai.
25:24Comme vous étiez patron
25:25du Crédit Agricole
25:26Île-de-France,
25:27il y avait un ascenseur
25:28juste pour la direction.
25:29Voilà.
25:30C'est un autre monde.
25:31C'était un autre monde.
25:33Je considère...
25:33D'abord,
25:34en plus,
25:34prendre l'ascenseur
25:35avec les collaborateurs,
25:35ça me permet
25:36de discuter avec eux.
25:38C'est très important.
25:39Il y a le signe
25:40mais aussi le fait
25:41que rencontrer
25:42les collaborateurs,
25:44quel que soit d'ailleurs
25:45leur niveau,
25:46leur mission,
25:48c'est extrêmement important
25:49si vous voulez sentir
25:50ce qui se passe
25:51dans l'entreprise.
25:52Donc,
25:52c'est vraiment fondamental.
25:54Il n'y a pas
25:54de petit métier.
25:56Oui ou non,
25:57vous jouez de la batterie
25:58une à deux heures
25:59par semaine.
25:59Oui.
26:01Voilà,
26:01c'est quand même surprenant.
26:02Pourquoi ?
26:03Non,
26:03non,
26:03parce qu'à la fois,
26:04parce que je sais
26:04qu'il est sportif,
26:05il se lève,
26:05je ne sais pas à quelle heure.
26:06Tous les matins,
26:07vous faites du sport,
26:07vous faites de la batterie.
26:08Je fais 6 heures du matin,
26:09je fais mes 20 minutes de sport
26:10pour me mettre en forme,
26:12en condition.
26:13Tous les matins,
26:1320 minutes de sport ?
26:14Tous les minutes.
26:14Et vous faites quoi ?
26:15Oh,
26:15des étirements,
26:18des pompes,
26:18des abdos,
26:19enfin bref,
26:19me maintenir en forme.
26:21Et la batterie,
26:22oui.
26:23Et d'ailleurs,
26:24je joue parfois
26:24avec les collaborateurs.
26:25Une fois par an,
26:26à la fête de la musique,
26:26je joue avec les collaborateurs.
26:28Olivier Gavalda,
26:28on passe maintenant
26:29à la question inversée.
26:30C'est vous,
26:31maintenant,
26:31désormais,
26:32qui posez une question
26:32aux étudiants
26:33et étudiantes
26:34qui sont là
26:35et qui vous répondront
26:36s'ils en ont envie,
26:37s'ils sont inspirés.
26:38Super.
26:39Alors moi,
26:39en fait,
26:40vous allez bientôt travailler
26:41les uns les autres.
26:43Quels sont,
26:44en fait,
26:45qu'est-ce que vous recherchez
26:46dans votre premier job ?
26:48Et finalement,
26:49quels sont les critères
26:50qui vont vous faire choisir
26:50tel ou tel secteur
26:51ou telle ou telle entreprise ?
26:52Moi,
26:53personnellement,
26:53je cherche,
26:54dans mon premier job,
26:56une entreprise
26:56qui est assez flexible
26:57et inclusive
26:59parce que je pense
27:00que l'inclusivité,
27:02d'être dans une entreprise
27:06qui respecte chaque personne
27:07est important.
27:08En fait,
27:08c'est la philosophie
27:09de l'entreprise
27:10qui est importante
27:11et après,
27:12c'est personnel,
27:12mais je cherche une entreprise
27:13avec une dimension internationale
27:15parce que depuis mon enfant,
27:17je rêve d'être,
27:19du coup,
27:19travailler à l'international
27:21par droit
27:21comme mon père.
27:22D'accord.
27:23Super.
27:23Et aussi,
27:24j'aimerais ajouter,
27:25enfin,
27:25je pense que tout le monde
27:26là,
27:27enfin,
27:27ça se ressent,
27:28mais les valeurs aussi
27:29qui sont partagées,
27:30enfin,
27:30j'aimerais bien être
27:31dans un environnement
27:32où vraiment,
27:32on partage les mêmes valeurs
27:33et aussi le fait
27:34d'être dans une entreprise
27:35qui n'a pas peur aussi
27:36d'innover
27:37parce que je sais,
27:38aujourd'hui,
27:38il y a toutes
27:39les nouvelles technologies
27:39et il y en a certaines
27:40qui sont assez,
27:41qui se freinent un peu,
27:42qui ont un peu peur.
27:43Donc,
27:43j'aimerais aussi
27:44une entreprise
27:45qui se voit être innovante
27:46et qui imagine
27:47le monde de demain
27:47sans regarder derrière.
27:49C'est là,
27:50on a besoin de vous,
27:50d'imaginer le monde
27:51de demain,
27:52c'est vous qui allez nous dire.
27:53C'est nous,
27:53c'est ça.
27:53Bon,
27:53elle est embauchée.
27:54Ah oui,
27:56c'est bon,
27:56on va faire le marché.
27:58Allez,
27:59merci,
28:00Olivier Gavada,
28:00pour cette masterclass.
28:02Ça vous a plu ?
28:03Super.
28:03Ça vous a plu aussi ?
28:04Oui.
28:05Bon,
28:05je pense qu'on peut l'applaudir.
28:06Merci.
28:08Merci beaucoup,
28:09merci.
28:10Olivier Gavada,
28:11directeur de l'Université d'Agricol,
28:12dont c'était la première apparition
28:13à la télévision.
28:14Certes.
28:15Donc,
28:15merci à vous
28:16pour cette exclusivité.
28:17Masterclass est fini pour aujourd'hui,
28:19ça continue évidemment
28:19sur les réseaux sociaux.
28:21D'autres questions
28:21qui vous seront posées
28:22par des étudiants
28:22dans les prochaines minutes,
28:24émissions enregistrées
28:25depuis la maison Sanofi à Paris.
28:26Masterclass est aussi
28:28du replay
28:29sur publicscénat.fr.
28:30À très vite.
28:51C'était Masterclass
28:53avec Bourse Direct,
28:54le partenaire
28:55de tous vos investissements.
28:56Chaque jour,
28:57nous vous accompagnons
28:58pour prendre les bonnes décisions
28:59et donner vie à vos projets.
29:01de tous vos projets.
29:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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