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  • il y a 3 heures
Il a commencé sa première vie en exerçant comme tous les autres médecins, enfin presque, puisqu'il effectua son service militaire comme médecin volontaire en Afrique. Puis il y a sa seconde vie où il est devenu le médecin de tous les Français : « Le magazine de la santé », « Allô Docteur », « Télématin », RTL, France Inter ou France Info. Aujourd'hui, il s'essaie à un nouveau genre : le théâtre ! Avec sa pièce « Secret médical », il part à la rencontre du public dans tout l'Hexagone. Mais de quoi est-il le plus fier¿? Des gens qu'il a soignés, ou des conseils qu'il a prodigués à la France entière ? Et si c'était à refaire, choisirait-il encore de devenir médecin ? Cette fois-ci les rôles s'inversent et Rebecca Fitoussi se chargera d'examiner de près Michel Cymes dans l'émission Un monde, un regard. Année de Production :

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Transcription
00:04Générique
00:05...
00:23Notre invité a consacré toute sa vie à la médecine,
00:26aux soins des autres, à leur santé, à leur bien-être.
00:30Il l'a d'abord fait en tant que médecin, de façon classique,
00:32en examinant, en opérant, en diagnostiquant,
00:35en allant sur le terrain aussi, en France ou en Afrique,
00:38parfois dans des situations d'urgence.
00:40Et puis, il a exercé son métier de façon moins classique,
00:43en prodiguant ses conseils par médias interposés,
00:46radio, télé, livres, Internet.
00:48Qui ne l'a jamais vu ou entendu dans le magazine de la santé,
00:51Allô Docteur, Télé Matin ou sur RTL, France Inter ou France Info ?
00:56Qui n'a jamais lu ou même jeté un œil à ses livres,
00:58parmi lesquels Santé à vous de jouer,
01:01Bougez plus, vivez mieux, heureux comme des TDAH ?
01:04Manquait plus que la scène.
01:05Le théâtre, son grand rêve, eh bien, c'est fait.
01:08Dans Secret Médical, en ce moment,
01:10et jusqu'au 2 mai au Théâtre Saint-Georges à Paris.
01:13Avec tout cela, il a fini par devenir le médecin préféré des Français.
01:16J'ai rendu la santé un peu plus sympathique,
01:19notamment à ceux qui étaient hypochondriaques
01:21ou hyper angoissés, dit-il.
01:23Comment fait-il pour mettre de la légèreté
01:26dans un domaine si intime, si stressant, si douloureux ?
01:29La détresse des patients ne l'a-t-elle jamais déstabilisée ?
01:32Et de quoi est-il le plus fier ?
01:34Des gens qu'il a soigné ou des conseils qu'il a prodigués à la France entière ?
01:39Posons-lui toutes ces questions.
01:40Bienvenue dans Un Monde à Regards, bienvenue.
01:41Michel Cymes, merci d'avoir accepté notre invitation ici au Sénat.
01:45On va parler de votre pièce que j'ai eu la chance de voir,
01:48Secret Médical.
01:49D'abord, votre casquette de médecin que vous ne quittez jamais vraiment,
01:52même à la retraite.
01:53Pas un jour ne passe sans qu'on apprenne
01:55qu'un produit qu'on touche, qu'on boit, qu'on mange,
01:59n'est cancérigène.
02:01On vit dans un moment où les scandales s'enchaînent.
02:03Je pense évidemment aux mots cadmium et pifas
02:05qui font maintenant partie de notre vocabulaire.
02:07Est-ce qu'on a perdu la bataille ?
02:09Est-ce que vous arrivez encore à être rassurant en tant que médecin ?
02:12Non, je crois qu'on n'a pas perdu la bataille
02:13parce qu'à chaque fois qu'on découvre quelque chose
02:16comme le cadmium ou autre qui peuvent être toxiques pour la santé,
02:20on est censé le faire pour prendre des mesures,
02:25pour essayer de faire en sorte que le corps se débarrasse de ça
02:28et puis qu'on fasse de la prévention
02:29en évitant d'avoir d'autres pesticides ou autres qui viennent.
02:34Il y a deux façons de voir les choses.
02:35La première, c'est de se dire, mais ce n'est pas possible,
02:37on a de plus en plus de choses qui nous empoisonnent
02:39et de l'autre côté, de se dire, on a de plus en plus trouvé de choses
02:43qui nous empoisonnent et contre lesquelles on va pouvoir lutter.
02:46Donc, on ne perd pas la bataille.
02:48Il y a des batailles contre lesquelles on risque de ne pas être bien,
02:52mais celle-là, je ne crois pas qu'on l'ait perdue.
02:53Le médecin que vous êtes n'est jamais défaitiste ?
02:56Non, si vous êtes défaitiste en étant médecin,
02:58qui va vous guérir, qui va vous soigner,
03:01qui va vous donner l'impression qu'on peut faire quelque chose pour vous ?
03:04Ce serait dramatique si la médecine ou les médecins étaient défaitistes.
03:09Les médecins sont inquiets, notamment aujourd'hui face à la désinformation,
03:14mais on est là pour trouver des solutions à chaque fois
03:17pour que notre métier de médecin continue à être utile à la société et aux gens.
03:22J'ai lu qu'il y avait 8,5 millions de personnes hypochondriaques en France.
03:28Est-ce que, justement, ce n'est pas parce qu'on est trop informé, peut-être ?
03:31Il y a plusieurs hypochondries.
03:33Il y a l'hypochondri...
03:35Parce que je veux dire qu'en tant que médecin, j'en ai vu des hypochondriacs.
03:40Alors, il y a l'hypochondriac qui ne va jamais avoir de médecin
03:44parce qu'il ne veut pas savoir,
03:46et qui ne veut pas y aller parce qu'il se dit
03:48« on va me trouver un cancer ».
03:50C'est quand même un truc qui est assez hallucinant,
03:52les gens qui sont persuadés d'être malades,
03:53mais qui ne veulent pas y aller parce qu'ils ont peur qu'on leur propose quelque chose.
03:59Et puis, il y a l'hypochondriac qui, effectivement, est surinformé.
04:02Alors, la surinformation d'un patient est plutôt quelque chose de...
04:07Alors, l'information d'un patient est plutôt quelque chose d'intéressant pour le médecin
04:11parce que ça permet d'avoir un dialogue, de ne pas faire un monologue de sachant
04:15vis-à-vis d'un patient et donc de discuter.
04:18Moi, j'ai toujours adoré parler à des gens qui avaient un minimum de connaissances anatomiques
04:21ou qui avaient un minimum de connaissances qui me permettaient d'avoir une vraie discussion.
04:25D'accord.
04:25Après, quand vous êtes surinformé, ça devient compliqué.
04:28Et l'intelligence artificielle, évidemment, aujourd'hui, va poser d'énormes problèmes aux médecins
04:34parce que, finalement, le patient surinformé va venir aujourd'hui,
04:40et on le voit tous les jours, non pas avec un symptôme dont vous demandez au médecin ce qu'il
04:47en pense,
04:48mais avec un diagnostic.
04:51Donc, ce qui fait que le patient qui arrive aujourd'hui en consultation,
04:55il ne vient pas en disant « j'ai mal », il dit « j'ai ça ».
04:58Et donc, vous, il va falloir démoniquer, il va falloir essayer de convaincre,
05:03non seulement que ce qu'a dit Tchad GPT, ce n'est pas forcément juste,
05:07et pourquoi ce que vous dites, vous, est plus juste que l'intelligence artificielle.
05:10Et avant l'intelligence artificielle, il y a eu les réseaux sociaux qui ne nous ont pas fait du bien,
05:13vous en dénonciez le danger dès 2018.
05:16J'ai retrouvé votre phrase « les réseaux sociaux sont le cancer de la société de demain ».
05:21Est-ce que ce n'est pas devenu une affaire de santé publique, cette affaire ?
05:23– Je ne pensais pas être visionnaire à ce point-là.
05:25– Ah oui, 2018.
05:26– 2018.
05:27C'est devenu dramatique par la désinformation, par les fake news qui courent autour des thématiques de la santé.
05:37Et ce qui est encore plus dramatique aujourd'hui, alors il y a des chiffres qui sont assez affolants,
05:41moi j'ai récemment vu qu'il y avait 60% des femmes qui avaient pris une décision médicale
05:49à partir d'une information fausse donnée par l'intelligence artificielle, 60% et 67% chez les 18-24
05:57ans.
05:57Ce qui veut dire qu'aujourd'hui le premier interlocuteur santé c'est Tchad GPT
06:01et que ce soit vrai ou pas, vous allez prendre vos décisions médicales pour vous,
06:06vos enfants ou votre entourage avec ça.
06:08Et ce qui est dramatique aujourd'hui concernant ces réseaux sociaux, cette désinformation,
06:14c'est que des médecins, des confrères, des gens qui ont le diplôme de médecin
06:19ou des professionnels de santé font aussi la désinformation.
06:22Et on l'a eu pendant le Covid avec un célèbre professeur marseillais
06:26et c'est qu'un exemple, on est aujourd'hui face à des médecins
06:30qui oublient complètement le code de néontologie.
06:33Et s'il y a quelque chose à faire pour lutter contre cette désinformation aujourd'hui,
06:37c'est d'abord de taper sur ses confrères qui disent n'importe quoi.
06:40Et puis vous êtes un fervent défenseur du sport, de l'activité physique
06:44comme remède autant pour le corps que pour la tête d'ailleurs.
06:46Vous dites médicaments universels et vous regrettez qu'on ne rembourse pas
06:50ce que vous appelez le sport santé.
06:52J'ai trouvé ça intéressant ?
06:53Oui, alors j'ai été ambassadeur santé de Paris 2024
06:59avec un collectif qui s'appelle Pour une France en forme
07:01qui réunit les plus grands spécialistes du sport santé français.
07:04Et pendant 8 ans, 7-8 ans, on n'a pas arrêté de matraquer le message
07:09pour lutter contre la sédentarité, c'est-à-dire le nombre d'heures qu'on passe assis.
07:12Et puis l'activité physique, au minimum, c'est 30 minutes d'activité physique quotidienne
07:17qu'on devrait faire.
07:18On est dans un pays qui est dans une situation assez catastrophique sur ce plan.
07:22Ça bouge parce que ces 7 ans de messages,
07:27ce tremplin qui a été Paris 2025 nous a permis de faire passer des messages.
07:31mais on se rend compte tous les jours par de nouvelles études
07:35que le sport santé, c'est un traitement effectivement universel.
07:39C'est le meilleur antidépresseur qui soit, ça évite les maladies cardiovasculaires,
07:43les maladies de société, ça évite toute l'activité physique.
07:46Et au contraire, si vous ne bougez pas, vous déclenchez des maladies dites de société.
07:50Il y a eu beaucoup de déceptions après Paris 2024
07:52parce que le budget du sport a été amputé justement.
07:54– Il n'y a pas que le budget du sport, mais entre autres le budget.
07:58– Oui, en l'occurrence, oui.
07:59– Oui, il y a une…
08:01Nous, notre rôle pour une France en forme, c'était de faire passer des messages.
08:05Les messages sont passés après la concrétisation de tout ce qu'on voulait faire.
08:09Vous savez, on a mis en place, avec Marie Barzac, qui était ministre des Sports,
08:12on a mis en place les 30 minutes d'activité quotidienne dans les écoles primaires.
08:18On a quand même, aujourd'hui, on a un peu moins de la moitié des écoles qui le font.
08:23C'est pas mal.
08:24Oui, on aimerait que ce soit 80 ou 100 %,
08:26mais déjà 50 % des écoles qui le font,
08:30ça veut dire qu'avec encore un peu d'effort, on va y arriver.
08:32Et comme les enfants inactifs ou sédentaires,
08:36les enfants inactifs entre 5 et 11 ans deviennent des adultes inactifs,
08:40voilà, c'est un moment crucial.
08:42On a réussi à faire des choses, pas autant qu'on aimerait,
08:45mais il ne faut pas tout jeter non plus.
08:46– Oui, un rapport du Sénat montre qu'une école sur deux ne l'applique pas, pas réussi.
08:50Bon, on va parler de votre pièce de théâtre
08:51dans laquelle vous jouez jusqu'au 2 mai,
08:54au Théâtre Saint-Georges, Secret Médical,
08:56que vous avez co-écrite avec Christophe Brun,
08:58Patrice Romden et Nicolas Lombrera,
09:01mise en scène Philippe Lelievre,
09:03on en parlait juste avant l'émission.
09:04On n'est pas sur de la santé pure,
09:06on est presque sur un sujet philosophique,
09:08la question du secret médical.
09:10Lorsqu'il y a un enjeu national,
09:13le briser ou ne pas le briser,
09:15telle est la question.
09:15C'est un peu ça l'histoire.
09:16– Oui, en fait, l'idée de départ que j'ai eue,
09:20c'est de parler des coulisses backstage de la médecine,
09:24comment les médecins parlent entre eux des patients.
09:26Le code de néontologie,
09:28que nous devons respecter, est très clair.
09:31Un médecin n'a pas le droit de parler d'un patient,
09:34y compris à un de ses confrères,
09:36si ce n'est pas dans l'intérêt du patient.
09:38Autrement dit,
09:39je n'ai pas le droit de dire à un copain médecin,
09:41j'ai vu un tel ce matin,
09:45telle célébrité ce matin.
09:46C'est interdit.
09:47En revanche, si j'ai besoin de mon confrère
09:49pour traiter cette célébrité,
09:51je lui en parle, bien évidemment.
09:52– De son avis médical, vous pouvez dire.
09:54– Voilà, mais ce n'est pas ce qui se passe.
09:55Les médecins, c'est comme tous les êtres humains,
09:57ils aiment bien se faire mousser,
09:59ils aiment bien appeler des potes,
10:00« Je ne sais pas qui j'ai vu ce matin, etc. »
10:02Ce qui est strictement interdit,
10:03ça c'est une violation du secret médical.
10:05Et à partir de cette idée de base,
10:07on a écrit une pièce dans laquelle
10:09l'un des médecins, psychiatres,
10:11a dans sa patientèle un leader politique
10:14qui, on l'apprend très très tôt dans la pièce,
10:18donc je ne spoil pas,
10:19se présente à l'élection présidentielle.
10:21Mais s'il le suit, ce n'est pas pour rien.
10:24Et qu'il vaudrait mieux que ce leader ne soit pas…
10:27Je n'ai pensé à personne en écrivant,
10:29parce que je vois dans votre regard,
10:30mais vous n'avez pas besoin de moi
10:32pour penser à quelqu'un.
10:34Et de se dire, voilà,
10:35est-ce qu'on doit violer le secret médical
10:38pour le bien de la France
10:40au détriment de la carrière du psychiatre ?
10:42Parce que si on apprend qu'il a violer le secret médical,
10:44il est radié, il ne peut plus exercer.
10:47Et c'est une comédie,
10:49mais il y a un dîner organisé tous les mois
10:51dans ce resto par l'aubergiste que je joue,
10:55et les trois autres médecins sont au courant,
10:58et l'aubergiste aussi,
10:59de ce qu'avait ce patient,
11:00parce qu'il avait tchatché avant.
11:02Et ils lui disent tous ce soir-là,
11:04tu ne peux pas laisser faire.
11:06Qu'est-ce qui va se passer ?
11:07On le saurait en venant voir la pièce.
11:08Et on rit beaucoup.
11:09Évidemment, quand même,
11:10on pense aussi à François Mitterrand
11:11et à Georges Pompidou,
11:12avec cette thématique des présidents
11:14qui ont caché…
11:15Ce qui est un sujet,
11:17parce qu'effectivement,
11:18c'est une comédie sur un sujet de fond,
11:20qui est le secret médical.
11:22Effectivement, c'est une comédie,
11:23on se marre beaucoup, etc.,
11:24parce que c'était le but,
11:25mais il y a aussi des choses
11:27où on ne rigole pas du tout.
11:28C'est un sujet de fond.
11:29Il y a un vrai débat autour de cette thématique.
11:33Mitterrand est un bon exemple.
11:35Gubler, son médecin,
11:36sous pression de Mitterrand, a menti.
11:40Il a fait des faux certificats.
11:44Pompidou, malgré l'aspect physique
11:46qui faisait que tous les médecins savaient
11:48qu'il était sous cortisone,
11:49on n'en a pas parlé jusqu'au bout.
11:52Il y a eu des cas avec Chirac.
11:54Chaque Chirac a fait un accident vasculaire cérébral.
11:57Il est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce.
11:59Et tous ceux qui ont travaillé avec lui
12:02ont dit que ça ne se passait pas normalement.
12:04Et donc, se pose la question,
12:07qu'est-ce qu'on fait avec un président de la République
12:09en exercice, voire avec les candidats ?
12:12Et je peux vous dire que j'ai une chaîne
12:14qui s'appelle Mieux,
12:15qu'on a lancée récemment,
12:17une chaîne santé,
12:17dans laquelle j'ai invité François Hollande,
12:19à qui j'ai posé la question.
12:21Et alors ?
12:21– Il m'a dit que l'idée d'avoir un collège de spécialistes
12:25qui, une fois par an, examine le patient
12:27pour voir s'il est en état d'exercer
12:29la plus haute fonction de l'État,
12:31non seulement physiquement, mais psychologiquement,
12:34il est entièrement pour ça.
12:36Et que nous, sur la chaîne,
12:39on va poser la question à tous les candidats.
12:41Est-ce que vous acceptez de rendre vos bulletins de santé,
12:44non pas publics, parce que c'est le secret médical,
12:47mais au moins qu'il y ait un certificat,
12:50de la part de spécialistes,
12:51disant qu'il n'y a pas de contre-indication à l'exercice du pouvoir ?
12:54Ce n'est pas une violation du secret médical,
12:56c'est un certificat de non-contre-indication.
12:58– Et vous, à titre personnel,
12:59vous pensez que les médecins qui avaient suivi François Mitterrand…
13:01– Je croyais que vous alliez me demander si je pouvais me présenter.
13:03– Non, peut-être.
13:05– Non.
13:05– Non.
13:06Mais les médecins qui ont suivi François Mitterrand et Georges Pompidou,
13:09vous pensez qu'ils auraient dû dire quelque chose,
13:12ou alerter, de façon très personnelle ?
13:14– Ils n'auraient pas dû alerter,
13:16mais ils n'auraient pas dû faire de faux certificats.
13:19On n'a pas le droit de faire des faux certificats.
13:21Si Mitterrand demande à Gubler de se taire,
13:25Gubler doit démissionner de son poste de médecin.
13:28Il doit dire, je vais me taire par…
13:31omission, mais je ne vais pas faire de faux certificats.
13:35Mais là, c'était un président face à un homme.
13:38Si vous avez un collège de spécialistes,
13:42la responsabilité est partagée par le collège de spécialistes,
13:45et si pression, il doit y avoir sur un,
13:48elle ne le sera pas sur les autres.
13:50Et puis, je trouve ça, aujourd'hui, en 2026,
13:53et ce sera en 2027 pour la présidentielle,
13:55il me paraît indispensable qu'il y ait une certaine…
13:59non pas transparence,
14:00parce que même les hommes politiques ont droit à leur secret médical,
14:04mais de rassurer notre pays.
14:06Quand vous voyez certains dirigeants qui dirigent le monde aujourd'hui,
14:09on se pose des questions, quand même.
14:11Même les Républicains se posent des questions sur l'état mental de Trump.
14:15Et avec les décisions et sa façon de dire tout et son contraire,
14:19cette versatilité, on peut se poser des questions.
14:22– Vous vous la posez, vous ?
14:23– On ne peut pas ne pas se la poser, en écoutant ce qu'il dit.
14:27Je veux bien…
14:28– Mais vous, vous êtes médecin, moi, si je vous la pose,
14:30je veux bien que ce soit un businessman,
14:32qu'on n'a rien à foutre de rien, et qui s'amuse avec tout ça.
14:36Mais quand même, il y a des moments, mais on en a en France aussi.
14:39Évidemment, je ne vais citer personne,
14:41mais on a en France des réactions de la part de certains hommes politiques,
14:44ou femmes politiques, qui posent question quand même.
14:47– Donc là, vous parlez santé mentale.
14:48– Oui, on parle de santé mentale.
14:50Donc, voilà, est-ce que…
14:52Je pense d'ailleurs que les Français ont parfois peur,
14:55même s'ils partagent les idées politiques de tel ou tel leader,
14:58en se disant, mais est-ce qu'une fois au pouvoir,
15:00il ne va pas péter les plombs ?
15:01Et donc, moi, je pense que c'est une responsabilité énorme
15:05de voter pour un futur président,
15:07et que c'est de la responsabilité aussi des leaders
15:09de nous dire, voilà, tout va bien, ou pas.
15:13– En tout cas, on sent que sur scène,
15:15vous prenez un plaisir immense.
15:16Vous êtes une vraie joyeuse bande.
15:18Vous, vous prenez du plaisir,
15:19et vos partenaires ont l'air d'en prendre beaucoup,
15:21et on sent que vous vous lâchez.
15:22Vous dites d'ailleurs, aujourd'hui,
15:24je m'interdis de faire des choses qui m'emmerdent.
15:26Je suis en fin de carrière, je n'ai plus rien à prouver,
15:27plus rien à gagner,
15:28donc je ne fais que des choses qui me plaisent vraiment.
15:32– Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
15:33j'ai que le mot plaisir devant les yeux.
15:34En fait, je n'accepte que ce que j'ai envie de faire.
15:38Même si je me mets en danger,
15:39même si je souffre,
15:40parce que je peux vous dire qu'avec la pièce,
15:42j'ai vraiment souffert.
15:43Je n'avais pas souffert depuis longtemps,
15:45tellement c'est fatigant,
15:48tellement c'est du boulot,
15:49tellement c'est des remises en question permanentes,
15:51tellement c'est…
15:51Parce que j'arrive dans un nouveau métier,
15:54dans une nouvelle façon,
15:55ce n'est pas parce que je fais des téléfilms à la télé
15:57que le théâtre,
15:58tout le monde vous dira que le théâtre,
15:59ça n'a rien à voir.
15:59Moi, j'ai même entendu une inette,
16:01il n'y a pas longtemps,
16:01dire qu'ils ne voulaient pas faire théâtre
16:04parce que ça le stressait trop.
16:06Voilà, c'est une vraie souffrance
16:07jusqu'au moment où vous êtes libérés
16:09et on est libérés,
16:11on m'avait prévenu,
16:12on m'a dit si tout se passe bien,
16:13au bout de la 30e,
16:14tu iras bien.
16:15Et effectivement,
16:16au bout de la 30e représentation,
16:18j'ai commencé à prendre du plaisir
16:19et aujourd'hui,
16:20ce n'est que du plaisir.
16:22On s'amuse sur scène,
16:24je n'ai plus le stress,
16:25je n'ai plus le trac,
16:26je rentre décontracté
16:27et ça, c'est un vrai bonheur.
16:29J'ai un document à vous proposer,
16:30Michel Simet,
16:31je vais le mettre entre vos mains
16:32et je vais le décrire pour les gens
16:33qui nous écoutent.
16:33C'est une archive,
16:34ça fait partie des rituels
16:35de cette émission,
16:36c'est un document
16:37transmis par le mémorial de la Shoah.
16:39La rafle des billets verts.
16:40Exactement,
16:41c'est une photo qui illustre
16:42ce qu'on a appelé
16:43la rafle du billet verts
16:44le 14 mai 1941.
16:46Ici, le transfert
16:47d'hommes juifs étrangers arrêtés,
16:49ils montent dans un autobus
16:50qui va les transporter
16:51jusqu'à la gare d'Austerlitz
16:53et vous connaissez bien cette histoire
16:54parce que l'un de vos grands-pères
16:55faisait partie de ces hommes.
16:57Oui, il a été arrêté
16:59ce jour-là
17:00avec la rafle des billets verts.
17:03En fait, les billets verts,
17:03c'est les convocations
17:04qu'ils avaient reçues
17:05en leur disant
17:06venez vous présenter
17:07au gymnase d'Api à Paris
17:10dans le 11ème.
17:11C'est la police française
17:12qui avait envoyé
17:13ces convocations.
17:15Ils s'étaient présentés
17:16de façon très détendue là-bas.
17:19Ma grand-mère lui avait dit
17:20n'y va pas,
17:21elle lui avait dit
17:21mais qu'est-ce que tu veux
17:22qu'il m'arrive ?
17:23J'ai servi dans l'armée française,
17:25je suis français
17:26donc il ne peut rien m'arriver.
17:28Eh bien, il y est allé
17:31tranquillement
17:31et il s'est retrouvé
17:33effectivement
17:34à Pitivier
17:35et de Pitivier
17:37à Auschwitz
17:37où il est mort à Auschwitz.
17:40Est-ce que cette histoire familiale
17:43elle a marqué
17:44quelque chose en vous ?
17:45Elle dit quelque chose
17:45de vous aujourd'hui ?
17:46Vous vous y êtes plongé
17:47relativement tard ?
17:49C'était tabou ?
17:50Non, ce n'était pas tabou du tout
17:52mais ma grand-mère
17:54qui était la rescapée
17:56a vécu jusqu'à 100 ans
17:58mais on n'en parlait pas
18:00plus que ça
18:00et effectivement
18:01je m'y suis intéressé
18:02assez tard
18:04parce que
18:05je pense qu'en vieillissant
18:06on essaie de connaître
18:07un peu mieux
18:08l'histoire de sa famille
18:08et puis c'est surtout
18:12moi j'ai pas mal lu
18:13sur la Shoah
18:14et notamment sur la médecine
18:15dans les camps de concentration
18:17et là ça m'avait vraiment marqué
18:20à tel point que j'ai écrit un livre
18:21qui s'appelait
18:21« Hippocrate aux enfers »
18:22Absolument, Paris et Stock
18:24Voilà, où je suis allé
18:25je suis allé à Auschwitz
18:26à plusieurs reprises
18:27il y avait même un documentaire
18:28qui a été tourné
18:29où j'essayais de comprendre
18:30comment des médecins
18:31pouvaient faire ce qu'ils ont fait
18:34sur des êtres humains
18:35même s'ils considéraient
18:36que ce n'était pas des êtres humains
18:39comment on fait
18:40quand on épouse ce métier
18:41pour sauver des vies
18:44jouer avec la vie d'êtres humains
18:47Vous avez trouvé des réponses ?
18:48Non, j'ai trouvé des réponses
18:50oui, des réponses
18:52parce qu'il y a autant de réponses
18:54que de médecins
18:55j'ai fait le portrait
18:55de plusieurs médecins
18:56et Mengele
18:58n'avait pas les mêmes motivations
18:59que lui
19:00Mengele
19:00il voulait trouver le secret
19:03de la gémélité
19:04pour peupler le monde
19:05deux fois plus vite
19:07Claubert
19:07qui était aussi à Auschwitz
19:08voulait stériliser
19:09les femmes juives
19:10pour pas qu'elles se reproduisent
19:11voilà
19:12chacun
19:13Hirth
19:14à Strasbourg
19:15voulait créer un musée du juif
19:16parce que les juifs
19:17allaient disparaître de la planète
19:18donc chacun avait ses motivations
19:20c'était tous des
19:21souvent des petits médecins
19:22qui voulaient prouver
19:24à l'université
19:26que c'était des cadeaux
19:27Ah oui
19:27à la lueur de celui
19:28que vous êtes aujourd'hui
19:29quel conseil donneriez-vous
19:30au petit garçon
19:31que vous étiez ?
19:31Qu'est-ce que vous lui diriez
19:32avant qu'il ne se lance dans la nuit ?
19:34Continue exactement
19:35ce que tu dois faire
19:37et continue pour faire tout ce que j'ai fait
19:40je suis l'exemple de ce que je veux
19:43que ce petit garçon réussisse à faire
19:44du plaisir
19:45un beau métier
19:48du sens
19:49plein de choses différentes dans ta vie
19:51pour pas t'embêter
19:53et puis vraiment
19:54alors je lui dirais
19:56mais vas-y fonce
19:57incroyable
19:59J'ai des photos maintenant
20:00à vous proposer
20:01là aussi
20:02un petit rituel
20:03dans cette émission
20:03la première la voici
20:04peut-être allez-vous le reconnaître
20:05il s'agit de Brian Johnson
20:07il est multimillionnaire
20:08il a 48 ans
20:09il est américain
20:10il a investi 2,5 millions de dollars
20:11dans une quête anti-âge
20:13donc tous les jours
20:14il s'impose plus d'une centaine d'actions
20:15pour maintenir une forme optimale
20:18luminothérapie
20:19électrostimulation
20:20bio-hacking
20:20bio-hacking
20:22et il s'est même injecté
20:24le sang de son fils
20:24pour essayer de gagner en âge
20:27il dit avoir gagné
20:285 ans d'âge physiologique
20:30que vous inspire ce genre de pratiques
20:32de fuite de la vieillesse
20:34et de la mort en fait
20:35s'emmerder autant
20:36pour gagner 5 ans
20:37moi je dis
20:38je suis admiratif
20:39parce que
20:41je sais pas comment il prend
20:42de gélules par jour
20:43de compléments alimentaires
20:45si vous voulez tout ça
20:46pour gagner 5 ans
20:47oui mais vous parliez
20:48d'investissement dans la santé
20:49je sais que des millions
20:50sont investis
20:51notamment parce que
20:52des dirigeants comme Poutine
20:54ou Kim Jong-un
20:55veulent
20:57non pas l'homme éternel
20:58parce qu'évidemment
20:58ça n'existe pas
20:59mais que 70 ans
21:00soient l'âge d'un jeûneau
21:02on sent quand même
21:02que c'est un sujet de l'époque
21:04non mais
21:05qu'on essaye
21:06d'augmenter l'espérance de vie
21:08en bonne santé
21:08notre espérance de vie augmente
21:10on gagne un mois
21:11tous les trimestres
21:13donc ça il n'y a pas de soucis
21:14de ce côté là
21:14grâce à la médecine
21:16maintenant l'important
21:16c'est de gagner
21:17de l'espérance de vie
21:18en bonne santé
21:19c'est de rajouter
21:20de la vie aux années
21:22et pas des années à la vie
21:23et ça
21:24on a les moyens de le faire
21:26par la prévention
21:27par le dépistage
21:28si on vous dépiste
21:29une petite tumeur
21:30de 5 mm
21:32vous serez guéri
21:32si vous attendez
21:33qu'elle fasse 10 cm
21:34ça va être compliqué
21:35donc on a
21:36beaucoup de choses
21:37aujourd'hui
21:38qui nous permettent
21:39d'augmenter
21:39cette espérance de vie
21:40en bonne santé
21:41d'espérer
21:42d'espérer que nos cellules
21:44vieillissent moins vite
21:45et plus on va y aller
21:46on n'est pas obligé
21:47d'aller dans des excès
21:48pareils
21:49moi je sais
21:50j'ai vu des reportages
21:52on en a fait même
21:53dans les pouvoirs
21:54extraordinaires du corps humain
21:55mais voilà
21:56on est dans un excès
21:57je ne sais pas
21:58s'il vit vraiment ce garçon
21:59c'est ça
22:00où est le plaisir
22:01dans tout ce qu'il fait
22:02alors il a le plaisir
22:02parce qu'il est mondialement connu
22:04mais je pense qu'on n'est pas obligé
22:05d'aller jusqu'à ses extrêmes
22:06pour augmenter
22:08son espérance de vie
22:09une deuxième photo
22:10il s'agit de
22:11Maïtena Biraben
22:11la célèbre animatrice
22:13et productrice
22:14qui a annoncé
22:14qu'elle avait été diagnostiquée
22:15autiste et TDAH
22:17à l'âge de 57 ans
22:18ça fait 28 ans
22:19que je cherche à comprendre
22:20ce qui dysfonctionne
22:21chez moi
22:22a-t-elle confié
22:22quand elle l'a appris
22:23elle a dit avoir eu l'impression
22:25de prendre un bus
22:25dans la tronche
22:26et en même temps
22:27d'avoir été soulagée
22:29et vous
22:29vous avez été diagnostiquée
22:30TDAH
22:31à l'âge de 55 ans
22:32c'est ça
22:32le même effet de soulagement
22:34qu'est-ce que ça
22:35a montré chez vous
22:35oui
22:36à part Maïtena
22:37l'autisme
22:38c'est autre chose
22:39mais
22:41qu'est-ce que ça a fait
22:42mais d'avoir un non
22:42sur ce qu'on peut ressentir
22:44depuis des années
22:44sans jamais l'avoir
22:45c'est-à-dire que
22:47je me posais pas de questions
22:48alors je sais
22:49comment je suis
22:50je sais que je suis
22:53hyperactif
22:53j'ai besoin
22:54de faire plein de choses
22:55pour pas m'ennuyer
22:56d'avoir des défis
22:56c'est pour ça que j'ai fait
22:57tant de choses dans ma vie
22:58mais je me disais pas
23:00bon tiens
23:01mais comment ça se fait
23:02que t'es comme ça
23:02et en revanche
23:03le jour où Olivier Revol
23:05mon pote avec qui
23:06j'ai écrit le bouquin
23:07m'a dit que j'étais TDA
23:09je me suis dit
23:09ah bah d'accord
23:10c'est pour ça
23:11et c'est pas mal
23:12quand on a mon âge
23:14de comprendre
23:15pourquoi
23:16à tel moment
23:16de sa vie
23:17on a merdé
23:18pourquoi
23:19on a plutôt
23:20on s'est plutôt servi
23:22de ce qui peut être considéré
23:24ce qui est normal
23:25comme un handicap
23:26par certains
23:27mais qui moi
23:27m'a servi
23:28moi j'en ai fait une force
23:29de ce TDAH
23:30maintenant il y en a
23:31pour qui c'est très handicapant
23:32mais voilà
23:33on a l'impression
23:34qu'il y en a de plus en plus
23:35il n'y en a pas de plus en plus
23:36mais en diagnostic
23:37il y a 5% de la population
23:38qui est TDAH
23:40donc si
23:41il y a 15 ans
23:42on n'en parlait même pas
23:43donc ça n'existait pas
23:44aujourd'hui on en parle
23:46donc il y a plus de diagnostic
23:47et puis en plus
23:48les symptômes sont tellement
23:51parfois atypiques
23:52que tout le monde se dit
23:53dès que je vous dis
23:55procrastination
23:56vous connaissez quelqu'un
23:57qui n'a pas procrastiné
23:58dans sa vie ?
23:58Non
23:58donc tout le monde
24:00se croit TDAH
24:01c'est comme les HP
24:02les hauts potentiels
24:04discuter autour de vous
24:05avec des parents
24:06dont le gamin
24:07a 12 de moyenne
24:08alors qu'il est tellement intelligent
24:09qu'il doit avoir 15
24:10on se dit il doit être HP
24:11il s'ennuie à l'école
24:12donc voilà
24:13on est aujourd'hui
24:14dans un excès de diagnostic
24:16mais on va reprendre
24:18le dessus rapidement
24:19J'ai une dernière question
24:20qui est en lien
24:21avec le décor qui nous entoure
24:23Michel Simès
24:23nous sommes entourés
24:24de 4 statuts
24:25qui représentent
24:25chacune une vertu
24:26il y a la sagesse
24:28la prudence
24:29la justice
24:30et l'éloquence
24:31est-ce qu'il y a
24:31une de ces vertus
24:32qui vous parle particulièrement
24:34ou qui vous caractérise peut-être
24:35ou que vous auriez envie
24:36de défendre tout simplement
24:37quand je vous dis
24:38sagesse, prudence, justice, éloquence
24:40de laquelle avez-vous
24:41envie de parler ?
24:43Sagesse
24:44je ne sais même pas
24:45comment ça s'écrit
24:47prudence non plus
24:50justice
24:51je suis
24:53justice
24:53je vais vous dire
24:55je pense que si je réussis
24:56à faire tout ce que je fais
24:57aujourd'hui
24:58ou si je me suis donné
25:00la possibilité
25:01de le faire
25:02en me disant
25:04j'ai une phrase
25:06de Pythagore
25:07semble-t-il
25:07qui disait
25:08rien n'est impossible
25:09même l'invraisemblable
25:11toute ma vie j'ai fait ça
25:13en m'interdisant rien
25:14en me disant
25:15t'as envie
25:17essaye
25:18tu foires
25:19tu foires
25:19tu réussis
25:20tant mieux
25:21et tout ça est parti du fait
25:22que j'ai raté mon bac
25:24sur une injustice
25:26et
25:27je ne le méritais peut-être pas
25:28je n'avais pas assez bossé
25:30tout ce que vous voulez
25:30mais il se trouve que
25:31le jour où j'ai eu
25:32à l'oral d'histoire
25:346 sur 20
25:35alors que j'aurais mérité
25:37je le dis avec beaucoup de recul
25:38aujourd'hui
25:38d'ailleurs je m'en fous
25:39mais que j'aurais mérité 18
25:41parce que je connaissais
25:42par cœur la question
25:43qu'on m'avait posée
25:45et que je ne sais toujours pas
25:46aujourd'hui pourquoi
25:47il m'a mis 6
25:48mais c'était une injustice
25:49et cette injustice
25:51je suis devenu allergique
25:53comme beaucoup de gens
25:54alors le fait de dire
25:55j'aime pas l'injustice
25:56ça tout le monde
25:56oui mais vous c'est ancré
25:57dans un événement
25:58mais moi je crois que ça m'a
25:58c'est ça a été mon
26:01toute ma résilience vient de là
26:03et c'est ce qui m'a donné
26:05envie de me battre
26:06quant à l'éloquence
26:08éloquence c'est un terme
26:09que je trouve un peu pédant
26:13prétentieux
26:13on n'est pas éloquent
26:14l'éloquence c'est tout de suite
26:16quelqu'un qui sait
26:16merveilleusement bien parler
26:18je crois que
26:20j'ai appris
26:23parce que j'étais très complexé
26:25parce que je ne m'exprimais pas bien
26:27j'avais pas assez de vocabulaire
26:29pour moi
26:31au début
26:32j'étais très mal allé
26:34j'avais une très mauvaise estime de moi
26:36sur le plan de l'expression orale
26:38et j'en ai fait un métier
26:41donc finalement
26:42on va s'arrêter sur ces deux mots
26:43éloquence c'est juste
26:44c'est beau
26:45merci Michel Simas
26:46pour ces jolies confidences
26:47merci beaucoup
26:48pour ce bel entretien
26:49et merci à vous de nous avoir suivis
26:51comme chaque semaine
26:51émission à retrouver
26:52en replay sur publicsena.fr
26:54et en podcast
26:55merci beaucoup
26:55merci
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