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Sébastien Chenu, Vice-Président de l'Assemblée nationale, député du Nord et vice-président du Rassemblement National, est l'invité du "Grand Jury". "Le Grand jury RTL - Public Sénat" est une émission politique majeure proposée en direct sur Public Sénat, et en simultané sur RTL. Ce grand rendez-vous politique du dimanche est présenté par Olivier Bost, chef du service politique de RTL et Perrine Tarrneaud de Public Sénat.
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00:03Générique
00:09Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
00:12Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury.
00:15Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat, canal 8 de la TNT.
00:21Bonjour Sébastien Chenu.
00:22Bonjour Monsieur.
00:22Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:29Le RN et les patrons, est-ce une nouvelle histoire, un vrai rapprochement ?
00:34Demain, Jordan Bardella déjeune avec le MEDEF.
00:38Marine Le Pen dînait la semaine dernière avec des dirigeants du CAC 40 pour 2027.
00:43Allez-vous revoir votre programme ?
00:46Votre parti a organisé un séminaire sur l'élection présidentielle jeudi et vendredi.
00:51Et puis avant ces prochaines échéances, nous parlerons des prix du carburant,
00:55toujours d'actualité et de vos solutions.
00:57Bienvenue dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu.
01:01À mes côtés pour vous interroger ce dimanche,
01:04Perrine Tarnot pour Public Sénat,
01:06Laurice Boachot pour Le Figaro.
01:08Dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu,
01:10nous reviendrons également sur cette semaine compliquée pour le gouvernement,
01:14du 1er mai pour les boulangers,
01:16à l'abandon de la loi Yadant contre l'antisémitisme.
01:20Ça sera notre séquence, ça se passe au Parlement.
01:22Et puis vous répondrez également à nos questions express.
01:26Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:30Et l'actualité, c'est d'abord un soldat français mort hier au Liban.
01:34Un soldat qui appartenait à la FINUL, la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
01:38Tout laisse penser qu'il a été touché par un tir du Hezbollah,
01:42explique le gouvernement français.
01:44Sébastien Chenu, faut-il s'interroger sur notre participation à cette force de casque bleu ?
01:50Il faut d'abord avoir une pensée pour la famille du sergent-chef Florian Montorio de Montauban,
01:57ce fils de France qui est tombé pour maintenir la paix.
02:00Vous l'avez rappelé, la FINUL, c'est une excroissance de l'ONU
02:03destinée à maintenir, tant que faire se peut, la paix au Liban.
02:07Liban confronté depuis maintenant des années au coup de boutoir du Hezbollah,
02:13cette organisation terroriste,
02:15et dans laquelle, effectivement, la France, à travers la FINUL, prend toute sa part.
02:19Parce que nous avons aussi une dette vis-à-vis des Libanais,
02:22nous avons un lien avec le Liban, et nous prenons toute notre part,
02:25et je pense que c'est notre honneur de prendre toute notre part,
02:27et c'est la honte et le scandale du Hezbollah que d'avoir tué l'un des nôtres,
02:32que d'avoir tué un fils de France.
02:34Si je vous posais la question de la présence, c'est se retrouver entre le feu du Hezbollah
02:38et le feu israélien, est-ce que c'est tenable aujourd'hui pour l'armée française ?
02:43C'est évidemment une situation excessivement complexe,
02:46mais c'est notre rôle que d'essayer de participer, je le disais,
02:49parce qu'on a aussi ce lien avec le Liban,
02:50que de participer à tout ce qui peut stabiliser la région.
02:53Et plus globalement, tout ce qui peut faire œuvre de paix,
02:57tout ce qui peut aller vers une médiation pour arriver à des moments d'accalmie
03:02dans cette partie du monde,
03:04eh bien la France doit y prendre sa part.
03:06Or, on observe que le cessez-le-feu d'Israël et le Liban a été plusieurs fois violé.
03:11Qu'est-ce que vous pensez aujourd'hui de l'action que mène Israël au Liban ?
03:15Est-ce que vous donnez toujours raison à Benyamin Netanyahou ?
03:18Est-ce que vous estimez qu'il va trop loin ?
03:20Non mais Israël est dans une situation très particulière.
03:23Israël est un pays qui est menacé par l'Iran dans son existence propre et qui se défend.
03:29Israël est aussi attaqué dans ses frontières finalement par le Hezbollah,
03:32à travers le Liban et Israël, mène depuis des années des guerres finalement un peu sur tous les fronts
03:37pour tenter de survivre.
03:39Aujourd'hui, on est dans une situation très particulière
03:42puisque les États-Unis ont pris une initiative qui est celle que nous connaissons
03:46et qui ne finit pas de s'enliser.
03:48La réalité, c'est que les buts de Donald Trump nous apparaissaient très interrogatifs.
03:55On n'a jamais bien compris ce que venait faire.
03:57Est-ce que Donald Trump venait pour protéger Israël
03:59de la menace existentielle qui pesait sur elle ?
04:03Est-ce qu'il venait pour renverser un régime iranien auquel cas la mission n'est toujours pas accomplie ?
04:09Est-ce qu'il venait pour empêcher l'Iran d'avoir accès à la bombe nucléaire ?
04:13Tout ça est resté très flou.
04:15Ou est-ce qu'il venait pour défendre des intérêts mercantiles ?
04:18Le résultat aujourd'hui, c'est que cette zone du monde est en train d'enflammer le monde entier
04:24et que nous, Français, nous en payons un certain nombre de conséquences très concrètes
04:28à travers les prix du carburant.
04:30Je pense qu'on en reparlera.
04:32Donc Israël est menacé, ça c'est la base du conflit.
04:34L'Iran cherchait à avoir la bombe nucléaire, c'est la base du conflit.
04:37Est-ce qu'on pouvait laisser ça se faire ?
04:39Probablement pas.
04:40Évidemment pas.
04:41On ne peut pas laisser d'un côté l'Iran aller vers le nucléaire
04:43et Israël se laisser menacer.
04:45Mais aujourd'hui, les initiatives américaines sont pour le moins floues.
04:50Et pourtant, la France, l'Union européenne, essayent d'agir.
04:54Il y a eu une concertation à l'Elysée en cette fin de semaine.
04:57Emmanuel Macron qui a tenté de monter une coalition internationale
04:59pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
05:02Réaction de Donald Trump.
05:04Restez loin, gardez vos distances.
05:06Nous n'avons donc plus aucun rôle possible à jouer, nous, Européens et Français.
05:10Non, on a un rôle.
05:11D'abord, la France, elle a un rôle de médiation et d'interlocuteur
05:15vis-à-vis de nombreux pays.
05:17Parce que nous, dans notre histoire, nous parlons à de nombreux pays
05:20et nous sommes en capacité.
05:21Je crois qu'il faut faire vivre cette capacité à parler au plus d'acteurs possibles.
05:25On a un rôle possible en prenant des initiatives.
05:28Celle qu'a voulu prendre le président de la République, nous ne la condamnons pas.
05:31Évidemment, tout ce qui va vers la paix est une bonne initiative.
05:35Mais Donald Trump, en réalité, nous montre qu'il ne respecte ni l'Union européenne ni la France
05:39parce que nous sommes faibles, parce que nous avons été des puissances affaiblies.
05:43affaiblies économiquement, affaiblies militairement.
05:47Et Donald Trump en profite.
05:49Vous disiez que vous ne voyez toujours pas les objectifs de guerre de Donald Trump.
05:54Au bout de sept semaines de frappe, qu'est-ce que le président américain a finalement obtenu ?
05:59Peut-être probablement d'avoir fait reculer l'armement nucléaire de l'Iran.
06:04Probablement.
06:06Sans certitude pourtant, d'après les experts.
06:08Sans certitude, c'est pour ça que je dis probablement.
06:10Probablement d'avoir quand même fait vaciller le régime.
06:13Mais il appartiendra aux Iraniens avec notre aide, notre soutien.
06:17Là aussi, on a une dette vis-à-vis de l'Iran.
06:18Je vous rappelle que la France accueillait Khomeini en 79.
06:22Donc on doit au moins au peuple d'Iran d'essayer de les aider à se débarrasser de ce régime
06:26sanguinaire.
06:28Donc on peut considérer que ce régime a été affaibli, mais il est encore vivant.
06:32Et puis évidemment, pour le reste, on ne voit pas bien aujourd'hui les gains pour la paix, les gains
06:39pour les Iraniens, les gains pour l'Occident de cette situation, évidemment.
06:43Sébastien Chenu, est-ce que vous dénoncez la suspension des sanctions contre le pétrole russe par Donald Trump ?
06:49Ce qui va redonner de l'argent à la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine.
06:52Non mais les sanctions vis-à-vis de la Russie, on a toujours considéré que si elles devaient avoir lieu,
06:58elles devaient être efficaces.
07:00Or, on se rend bien compte que le fait de ne pas acheter...
07:04Empêcher la Russie d'exporter du pétrole, ça peut être efficace.
07:07C'est pour ça que je vous dis que le fait de ne pas acheter de pétrole à la Russie
07:10peut être efficace,
07:11à la condition qu'il n'y ait pas de jeu de dupe et qu'on n'achète pas ce
07:14même pétrole à d'autres pays qui eux-mêmes s'approvisionnent auprès de la Russie
07:18et qu'on le paye finalement beaucoup plus.
07:19Donc, il y a quand même des jeux de dupe dans tous ces discours-là qui font qu'aujourd'hui,
07:25moi je suis toujours très méfiant.
07:26Donc pas de sanctions contre la Russie ?
07:28Si, les sanctions contre la Russie, elles sont maintenues.
07:30Les sanctions sur les avoirs sur la Russie, elles sont maintenues.
07:34Il faut continuer à faire pression sur la Russie, évidemment.
07:36Mais il faut aussi que ces sanctions, ce ne soient pas les Français qui les payent.
07:46Sébastien Chenul, le Rassemblement National avait cette semaine une réunion.
07:49Alors, secrète, de ses plus hauts cadres pour préparer l'élection présidentielle de 2027.
07:55Ça a fuité dans la presse.
07:56Vous ne connaissez pas encore votre candidat.
07:59Le jugement de Marine Le Pen, ça sera le 7 juillet.
08:02Qu'est-ce que vous pouvez préparer d'ici là pour l'élection présidentielle au RN ?
08:06Bon, la réunion n'est pas forcément secrète.
08:08Vous savez, on se voit tous régulièrement, les uns les autres.
08:12On essaye de préparer, et c'est notre boulot, une élection présidentielle.
08:15Parce que nous, à l'avantage des autres partis politiques, nous avons une candidate, c'est Marine Le Pen.
08:20Et si la justice voulait priver Marine Le Pen de cette candidature, de cette rencontre avec les Français,
08:25eh bien le président de notre parti politique, Jordan Bardella, serait en capacité, serait capable de prendre la relève pour
08:31se présenter devant les Français et défendre nos idées.
08:33Alors, au mois d'avril, vous faites quoi ?
08:35Quand même, on a une longueur d'avance sur beaucoup.
08:37Je vous rappelle qu'il y a combien ? 40, 50 personnalités politiques françaises qui, aujourd'hui, ont déclaré qu
08:42'elles étaient candidates à la présidentielle.
08:43D'Aurore Berger à Dominique de Villepin, de Gabriel Attal à Édouard Philippe, de Bruno Retailleau.
08:47On peut faire la liste.
08:49Il manque peut-être Jean Lassalle, dont on n'entend plus vraiment parler.
08:52Mais nous, nous abordons les choses avec beaucoup de sérieux.
08:55C'est-à-dire que nous prenons, avec le temps que nous avons devant nous, des initiatives pour analyser,
09:00d'abord, pourquoi nous n'avons pas gagné la dernière présidentielle, analyser où nous en sommes aujourd'hui,
09:06analyser aussi les attentes des Français.
09:07Et je crois qu'il y a quelque chose aussi qui est...
09:09Et qu'est-ce qui sort de cette analyse ?
09:11C'est que, non seulement, je pense, le rejet du macronisme est tellement fort que tout candidat,
09:17en tout cas, moi, c'est ma conviction, mais tout candidat qui aura travaillé, collaboré, participé à l'œuvre macroniste
09:23de destruction de notre pays, finalement, est disqualifié, sera disqualifié.
09:29La deuxième chose, c'est que je crois, et c'est la première fois, que nous représentons, nous, le Rassemblement
09:34national,
09:34notre candidate Marine Le Pen, notre président Jordan Bardella, un espoir pour des millions de Français.
09:39Vous êtes en train de nous dire que le chemin est déblayé vers l'Elysée pour le Rassemblement national ?
09:43Non, je suis en train de vous dire que c'est possible.
09:45Il est possible que les Français nous fassent confiance.
09:47Et quand je dis pour la première fois que nous représentons un espoir,
09:50aucun candidat n'a gagné la présidentielle sans représenter un espoir.
09:54Nous, pendant longtemps, on a représenté d'autres choses.
09:56Il faut d'ailleurs le conserver, la contestation d'un système, le souverainisme.
10:00On représente toujours tout ça ?
10:01Donc l'espoir, c'est ce qui ressort de votre séminaire.
10:02Mais concrètement, est-ce que vous travaillez sur des éléments programmatiques d'ores et déjà ?
10:07Bien sûr, parce que le monde bouge.
10:10On voit bien le poids de l'international quand il fait irruption dans une campagne présidentielle française.
10:14Ce n'était pas forcément le cas les années passées, un peu la dernière fois avec l'Ukraine.
10:19Mais quand on regarde l'histoire des élections présidentielles, c'était souvent des intérêts domestiques qui présidaient au choix des
10:26Français.
10:27Dans votre stratégie, qu'est-ce que vous ferez de plus ou de moins qu'en 2022 ?
10:30Puisque vous faisiez référence à un retour sur l'expérience de 2022.
10:33Alors, vous verrez bien.
10:35Nous sommes en train de réfléchir à un certain nombre de propositions.
10:38Mais je pense que la situation est plus dégradée encore qu'en 2022.
10:41Et que les problématiques auxquelles sont confrontées les Français, en matière de pouvoir d'achat, en matière d'insécurité au
10:48pluriel, sont beaucoup plus dégradées.
10:50Donc notre rôle, ça va être aussi de protéger notre pays et de protéger les Français.
10:53Ça veut dire aussi revoir vos promesses ?
10:55Revoir nos promesses, ça dépend lesquelles.
10:57Moi, je pense que...
10:59On va voir du carburant, mais par exemple les baisses de TVA massives.
11:02Ah ben non, ce sont des marqueurs très forts.
11:04Mais je crois que tout nous donne raison.
11:07Sur les baisses de TVA, on en parlera.
11:09Ou que ce soit la réforme des retraites, on en parlera.
11:11Tout nous donne raison aujourd'hui.
11:13On a déjà vu que les campagnes présidentielles pouvaient être compliquées pour le Rassemblement national.
11:19Dans la campagne 2022, Marine Le Pen avait dit à l'automne qu'elle avait le sentiment de traîner un
11:24troupeau d'éléphants morts.
11:25Parce qu'elle trouvait que vous n'étiez pas très bons, les dirigeants du Rassemblement national, à ce moment-là.
11:30Est-ce qu'un séminaire comme celui de jeudi et vendredi, c'est fait pour éviter d'avoir un troupeau
11:34d'éléphants morts ?
11:35Il faut toujours chercher à s'améliorer.
11:37D'autant plus lorsque les Français semblent se tourner en tous les cas vers nous et considérer que nous représentons
11:43un espoir possible.
11:46Et les Français seront plus exigeants de nous qu'ils ne le sont de tous ceux qui les ont trahis.
11:50Alors ça va nous obliger à être probablement meilleurs, à être plus pointus et puis avec toujours la vocation de
11:56rassembler les Français.
11:58Moi je suis marqué par le fait qu'Emmanuel Macron a quand même profondément divisé notre pays,
12:02que l'extrême gauche clive notre pays de façon très violente, avec des polémiques tous les quatre matins absolument insupportables.
12:08La perspective d'une arrivée du Rassemblement national au pouvoir fait peur à plus d'un Français sur deux encore
12:13aujourd'hui.
12:13Eh bien c'est à nous de les rassurer, parce qu'il y a des Français qui de bonne foi
12:19peuvent avoir des réticences et pourquoi pas des peurs.
12:23C'est à nous de les rassurer, de leur expliquer que notre programme, non seulement il est totalement républicain,
12:27mais il vise à embarquer tous les Français à cette grande réconciliation nationale dont on a besoin.
12:33Enfin franchement, diviser les Français entre Français des villes, Français des champs, entre les jeunes, les vieux, les pauvres, les
12:37riches,
12:38c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron pendant tant d'années.
12:40Et nous, on a une vocation à rassembler les Français.
12:43Ce socle de rassemblement, c'est nous qui le représentons.
12:45Ce n'est pas la France insoumise qui va rassembler les Français.
12:48Alors pour rassembler justement cette opération séduction, en ce moment, elle vise surtout le patronat.
12:54Demain, Jean-Ban Bardella va déjeuner avec le MEDEF.
12:56Quel est le but de ce rendez-vous ?
12:58Est-ce que c'est pour tester vos idées et les convaincre de vos idées ?
13:02Ou au contraire, vous allez aspirer peut-être prendre des idées du patronat pour essayer d'infléchir, améliorer votre programme
13:09?
13:09D'abord, ça fait longtemps qu'on parle aux patrons, entre guillemets.
13:12Les patrons, c'est aussi les patrons de PME, de TPE.
13:15Et je crois que vous avez cité des enquêtes.
13:17On est majoritaire dans les intentions de vote sur les patrons, chez les patrons de PME.
13:21Mais ce qu'il faut encore convaincre, ce sont les grands patrons, notamment ceux du CAC 40.
13:24On a vu que Marine Le Pen dînait la semaine dernière avec des grands patrons.
13:28C'est donc une normalisation des relations qu'on doit avoir avec les grands patrons.
13:33Tous les candidats à une présidentielle, tous ceux qui ont été élus, ont rencontré, même M. Hollande, ont rencontré, qui
13:39faisait de la finance son adversaire, ont rencontré les grands patrons.
13:43Et c'est normal d'avoir un échange.
13:44Un échange, ce n'est pas un alignement idéologique.
13:47Non, mais jusque-là, ils critiquaient votre programme économique en disant.
13:49Mais ils peuvent le critiquer.
13:50Ils n'étaient pas à l'auteur des enjeux.
13:51Mais qu'ils se rassurent, nous pouvons aussi les critiquer.
13:53Moi, j'ai déjà rencontré Patrick Martin.
13:54Nous avons acté un certain nombre de désaccords.
13:56Et j'ai des désaccords très forts avec le MEDEF.
13:59Je pense que c'est, en revanche, notre rôle et le leur aussi.
14:02Le leur, pourquoi ?
14:03Parce qu'ils se disent qu'effectivement, si nous arrivons aux responsabilités, nous allons devenir naturellement leurs interlocuteurs.
14:09Il reste quand même très critique, Sébastien Chenier.
14:11On a vu, après le dîner entre Marine Le Pen et plusieurs patrons du CAC 40 la semaine dernière,
14:17le journal L'Opinion raconte qu'ils sont ressortis consternés par le manque de réponses de Marine Le Pen.
14:24Écoutez, moi, je ne suis pas sur des sources qui alimentent ce genre d'articles.
14:28Sur la réduction des déficits, le financement de la protection sociale, la compétitivité.
14:33Beaucoup de questions sont restées sans réponses.
14:35D'abord, ils auront des réponses aussi au moment de l'élection présidentielle.
14:39Mais je le disais, rencontrer les grands patrons ne signifie pas s'aligner sur eux.
14:44Nous, on ne promet pas une société sans impôts.
14:45Ça, c'est une évidence.
14:47Or, on a parfois le sentiment d'entendre la bouche d'un certain nombre de grands patrons
14:50qu'il ne faudrait qu'il n'y ait plus aucun impôt.
14:52On ne promet pas...
14:53Ce que vous voulez dire, c'est que quand les grands patrons vous rencontrent,
14:56c'est pour obtenir des faveurs fiscales, c'est ça ?
14:57Pas seulement, pas seulement.
14:58Mais en tout cas, ça fait partie souvent d'un certain nombre d'obsessions chez certains d'entre eux.
15:01On ne promet pas une société sans secteur public.
15:04Nous, on veut un État qui soit stratège.
15:07On ne veut pas un État qui soit obèse.
15:08On considère qu'effectivement, il y a des progrès à faire, notamment sur le fait de donner de l'oxygène
15:13à ceux qui travaillent,
15:14à ceux qui prennent de l'initiative, à la transmission aussi des sociétés.
15:18Souvent, c'est une interrogation des patrons.
15:19Comment transmettre sa société ?
15:21Là, on a des réponses.
15:22Là, on aura une offre à faire.
15:24Et là, je pense qu'on sera entendus.
15:25Vous avez encore beaucoup à faire pour être économiquement convaincant ?
15:28Mais je crois qu'on est crédible, si vous voulez.
15:30Alors, il y a plusieurs choses.
15:31D'abord, vous regardez la situation économique telle qu'elle est.
15:33Vous pouvez vous dire que tous ceux qui se sont revendiqués comme étant proches du patronat, du grand patronat.
15:38M. Macron était proche des grands patrons du CAC 40,
15:40qui nous ont dit matin, midi et soir qu'ils étaient des as de la finance.
15:44Ils ont mis la France dans un État économique et financier qui devrait leur faire honte.
15:49Donc, si vous voulez, moi, je veux bien qu'on nous fasse tous les procès en disant
15:51qu'on est moins crédibles que les autres sur l'économie.
15:54Moi, ce que je vois, c'est que ceux qui étaient censés être les plus crédibles ont ruiné le pays.
15:58Ils ont ruiné notre pays.
15:59Donc, ça, c'est la première des choses.
16:00Nous, on veut être jugés de façon...
16:02On n'a pas une vision idéologique des choses.
16:04On est des pragmatiques.
16:05Et c'est probablement ce qui en ennuie beaucoup.
16:07Mais on a effectivement des convictions.
16:08Mais est-ce que le logiciel, aujourd'hui, il est très centralisé ?
16:10Est-ce qu'il est très étatique ?
16:11Parce que c'est un des reproches qui peut être fait aussi à Marine Le Pen.
16:13C'est d'avoir une vision très étatique, finalement, très centralisée de son programme économique.
16:19Non, Marine Le Pen, elle est pour un État stratège.
16:21Elle a dit, un État stratège, c'est un État qui vient corriger ou réguler un certain nombre de dysfonctionnements
16:25pour ne pas tout laisser au marché.
16:28Mais pour autant, nous considérons que la liberté d'entreprendre, la liberté de créer, la liberté de travailler...
16:34Nous, on dit toujours, on défend la France du travail.
16:35Les Français qui bossent, les Français qui ont travaillé, les retraités ou ceux qui voudraient le faire
16:40et qui sont soumis, effectivement, à un certain nombre de contraintes qui les empêchent,
16:43type les boulangers, qui les empêchent de travailler.
16:46Donc, oui, nous, on souhaite défendre le travail.
16:48C'est une valeur.
16:49Alors, c'est vrai qu'on est totalement en opposition, par exemple, avec la gauche qui défend le droit à
16:53la paresse.
16:53Nous, on défend le droit à bosser, à vivre dignement de son travail et un État stratège à côté.
16:59Bah oui, ça marche.
17:00Pro-business, c'est ce que vous nous dites.
17:01Pro-business, nous, on est pour la croissance.
17:03Un peu comme l'Italie de Giorgia Meloni.
17:06Non, mais on n'a pas de modèle.
17:07Nous, on est pour la croissance.
17:09D'ailleurs, Jordan Bardella l'a dit plusieurs fois.
17:11On est favorable à ce qui est de la croissance.
17:12Ça aussi, ça nous différencie beaucoup de la gauche décroissante,
17:16avec lesquelles on sera amené, j'espère, à confronter nos propositions.
17:20On est pour la réindustrialisation du pays.
17:21Et j'en profite, d'ailleurs, parce que j'en fais un devoir.
17:25J'ai reçu les syndicats Force Ouvrière de Stellantis cette semaine dans le Nord,
17:32puisque Stellantis, vous l'avez vu, annonce en tous les cas des réductions d'emplois possibles à Poissy.
17:36Et ça fait partie de ces bijoux de l'industrie française que l'Union européenne est en train de ruiner.
17:42Donc, effectivement, faire du patriotisme économique, protéger nos filières françaises d'automobiles,
17:48c'est s'opposer à un certain nombre de directions qu'a prises l'Union européenne,
17:51qu'a accepté la France et qu'a validé parfois Stellantis.
17:54Donc, oui, nous avons des différences et nous avons des propositions à faire sur ces sujets-là.
17:58Et avec 3 400 milliards d'euros de dettes, est-ce que vous aurez les moyens de faire tout ce
18:01que vous promettez,
18:02notamment la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité,
18:05le maintien du régime de retraite et de la sécurité sociale ?
18:07Est-ce que tout sera possible dans ce contexte extrêmement contraint sur le plan budgétaire ?
18:11Nous allons aussi, et c'était, je crois, le cadre programmatique dans lequel nous avons présenté notre contre-budget.
18:17En tous les cas, ce que proposait Jean-Philippe Tanguy, c'était aussi des milliards d'économies.
18:21Nous, on ne souhaite pas réformer le pays à périmètre constant.
18:25C'est-à-dire que si vous nous livrez ces propositions-là en disant « mais rien ne change par
18:29ailleurs »,
18:29non, c'est intenable.
18:30Évidemment, il y a des choses qui vont changer par ailleurs.
18:31La contribution nette à l'Union européenne ou supplémentaire à l'Union européenne,
18:356 milliards de plus encore cette année,
18:37effectivement, c'est 6 milliards qu'on peut garder immédiatement pour réinjecter dans le pouvoir d'achat des Français.
18:41Peine à venir, Sébastien Chenu, pour rester dans une courbe où on revient à un déficit maîtrisé,
18:48ça veut dire qu'il faut faire 15 à 20 milliards d'euros d'économies par an.
18:51Une fois que vous avez fait 15 milliards d'euros d'économies sur l'immigration, c'est votre chiffrage.
18:56Une fois que vous avez fait effectivement 6 milliards d'économies sur la contribution européenne,
18:59et puis on verra les conséquences que ça a, où sont les économies que vous trouvez ?
19:03Mais il y en a d'autres.
19:04Les agences d'État, la suradministration de l'État, le millefeuille territorial, un certain nombre de subventions.
19:10Il y a un certain nombre de choses qui rapportent entre guillemets, pas immédiatement,
19:15et c'est quand même 15 à 20 milliards par an à trouver.
19:17L'idée, c'est aussi de relancer de la croissance, faire rentrer par exemple plus de jeunes sur le marché
19:21de l'emploi plus vite,
19:23faire permettre à des gens plus âgés de continuer leur activité professionnelle plus longtemps.
19:28Tout ça aussi, ce sont des moteurs de croissance.
19:30En fait, on est en panne.
19:31D'ailleurs, vous avez vu que le gouvernement a révisé encore une fois ses prévisions de croissance.
19:35Elles seront évidemment plus faibles que ce qu'il nous avait annoncé.
19:39On n'est pas dans la même logique.
19:41Si vous voulez nous dire que nous, ce que nous proposons, c'est dans le même cadre, non, ce ne
19:44sera pas dans le même cadre.
19:45On n'est pas là pour faire la même politique.
19:47Donc effectivement, on va mener des combats que les autres n'ont pas menés.
19:50Est-ce que vous y échapperez à la pression sur les taux d'emprunt ?
19:53Parce qu'aujourd'hui, la dette est quasiment le premier budget en France.
19:57Comment vous faites pour échapper à ça ?
19:58Il faudra envoyer des signaux à tous ceux qui nous prêtent de l'argent ?
20:02Envoyer des signaux, c'est d'abord aussi faire en sorte de...
20:04Ce sont des réformes structurelles, non ?
20:05Ce sont ce que j'ai dit, des réformes structurelles qui nous permettent de retrouver de l'oxygène dans notre
20:09pays.
20:10Quand on dit qu'on est un pays suradministré, avec des milliers d'agences,
20:14il y a eu un rapport, je ne sais plus de quelle structure, sur les agences d'État,
20:19qui indiquaient les milliards que ça coûtait par an.
20:21On ne récupère pas forcément tout, tout de suite.
20:23Mais enfin, on sait que là, on a de quoi gratter.
20:25Donc là, ce sont des réformes structurelles.
20:27Après, il y a des réformes à court terme, à moyen terme, à long terme.
20:30Mais on n'est pas là pour faire la même politique.
20:32Il y a un point que les marchés attendent, notamment, entre autres,
20:36c'est la réforme des retraites.
20:39On a pu lire que le nouveau conseiller spécial de Jordan Bardella, François Durvich,
20:43dans une interview au Figaro, n'a pas dit un non catégorique,
20:47un départ à la retraite à 67 ans.
20:49Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'il y a une inflexion possible du programme du Rassemblement National ?
20:53Non, non, Marine Le Pen a toujours indiqué que 42 annuités permettraient de partir à partir de 62 ans.
20:59C'est toujours la position du Rassemblement National.
21:02Eh bien, c'est la position aujourd'hui du Rassemblement National.
21:04Et c'est la position que développe aussi et que défend Jordan Bardella.
21:06Vous êtes en désaccord avec le conseiller économique ?
21:08Je ne sais pas, je n'ai jamais entendu dire cela.
21:11Je ne sais pas d'où ça sort.
21:12Dans une interview au Figaro, il n'est pas du tout un non catégorique.
21:14Les conseillers peuvent avoir des idées, mais ce sont encore les dirigeants politiques et les élus qui tranchent ces idées.
21:21Je crois que Marine Le Pen a tranché cela depuis très longtemps.
21:23On parlait des grands patrons.
21:24Les grands patrons, eux, sont favorables à l'immigration.
21:27Pourriez-vous vous convertir à une immigration économique choisie ?
21:32Non, parce qu'il n'y a pas d'immigration économique qui vaille aujourd'hui.
21:36On voit bien qu'on a un problème d'immigration très fort dans notre pays.
21:39On accueille 500 000 personnes par an.
21:41On a un problème démographique aussi.
21:42Oui, j'y viens, mais c'est une majorité de ces personnes qui arrivent sur notre pays
21:46qui viennent pour des raisons non pas pour travailler, puisque beaucoup restent au chômage,
21:50une majorité sont sans emploi, mais pour des raisons sociales.
21:54On accueille des étudiants qui sont en réalité de faux étudiants qui ensuite se maintiennent sur le pays.
21:59On ne renvoie pas les délinquants étrangers.
22:02Je crois que le chiffre qui m'a été communiqué dernièrement sur les expulsions d'OQTF
22:10est absolument ridicule.
22:12Il devrait faire honte aux ministres de l'Intérieur depuis le mois de janvier.
22:15Donc aujourd'hui, nous accueillons trop d'immigration, une immigration qui n'est pas une immigration de travail.
22:20Et nous avons un énorme problème aussi avec le regroupement familial.
22:23Est-ce que vous dites non à une immigration de travail ?
22:24Oui, aujourd'hui, nous n'avons pas besoin d'une immigration du travail.
22:27Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est le confort, c'est la paresse absolue des dirigeants
22:31qui revendiquent cet appel à l'immigration du travail, à ne pas former chez nous des médecins,
22:36des ingénieurs, des chaudronniers, c'est-à-dire à ne pas se remettre en cause.
22:40Eh bien moi, je peux vous dire qu'en fait, là encore, on ne compte pas réformer le pays à
22:43périmètre constant
22:43tant qu'on ne formera pas chez nous des médecins.
22:45Vous vous souvenez des French doctors qui, il y a 30 ans, allaient parcourir le monde et faisaient la fierté
22:51de la France.
22:51Aujourd'hui, il n'y a plus un médecin qui, aujourd'hui, sort des universités françaises.
22:56Il y a assez peu de médecins qui sortent des universités françaises.
22:58Résultat, d'autres viennent.
22:59Les pays d'où viennent ces médecins finiront par nous en vouloir, de les priver de leurs forces vives.
23:05Formons des médecins, formons des chaudronniers, réhissons l'apprentissage et nous réglerons ce problème.
23:13Sébastien Chenu, les prix à la pompe restent très élevés.
23:15Vous défendez toujours l'idée d'une baisse de la TVA.
23:18Roland Lescure, le ministre de l'économie, estime aujourd'hui dans la tribune que la baisse de la TVA, c
23:23'est du gâchis d'argent public.
23:24Ça arrose tout le monde, y compris ceux qui n'en ont pas besoin.
23:28Est-ce que vous êtes en désaccord avec ces propos du ministre ?
23:32Il y a un problème sémantique. Roland Lescure parle de l'argent public.
23:35Enfin, la TVA, c'est l'argent des Français qui est collecté.
23:39C'est un impôt, la TVA.
23:41Ce n'est pas de l'argent public qui tombe du ciel.
23:43La baisse, c'est une baisse de recettes.
23:46Il y a déjà un problème, c'est-à-dire que c'est de l'argent qui est pris dans
23:48les poches des Français.
23:50Et Roland Lescure considère que c'est de l'argent public dont on fait ce qu'on veut.
23:52Vous comprenez la remarque qu'il y a derrière.
23:54Le gouvernement dit que votre proposition, elle arrose tout le monde.
23:58Pour reprendre cette expression, elle n'est pas suffisamment ciblée.
24:00C'est sûr qu'eux, pour arroser, ils n'arrosent personne.
24:03C'est sûr qu'à part tondre les Français et les laisser en panne devant la pompe à essence, il
24:07n'y a pas grand-chose qui a été proposé.
24:09Il y a des professions qui ont des aides si bien aujourd'hui.
24:12Je note que la France est probablement le pays européen qui a fait preuve du moins d'imagination, d'idées
24:20pour aider les Français à aujourd'hui pouvoir faire leur plein dans des conditions et à des prix acceptables.
24:27Aujourd'hui, il y a quelques arnaques qui sont des aides ou alors des emprunts.
24:34Un emprunt pour payer une taxe, il faut quand même le faire.
24:36Un emprunt sur lequel on va payer des taux d'intérêt.
24:39On va rembourser des taux d'intérêt.
24:40Donc ça, si ce n'est pas une arnaque pour les entreprises, je ne sais pas ce que c'est.
24:43Et pour le reste, c'est l'éternel bricolage qui, en général, fait très mal aux finances publiques.
24:48Nous, on est toujours sur la même proposition.
24:51Cette proposition, elle ne date pas d'hier.
24:53Elle était déjà dans le programme présidentiel de Marine Le Pen de 2022, qui est une baisse de la TVA,
25:00mais aussi de la TICP,
25:01qui permettrait évidemment aux Français de faire un certain nombre d'économies directement à la pompe.
25:05Vous ne croyez pas du tout à l'électrification pour l'avenir ?
25:08Mais l'électrification, ça ne sera pas au mois de juin.
25:12Les Français, ils ont du mal à mettre de l'essence au mois d'avril, au mois de mai, au
25:15mois de juin.
25:16Je veux dire, ce sont des projections.
25:18Mais pour l'avenir, vous y croyez ou pas ?
25:21L'électrification, on va vers l'électrification, mais on ne pourra pas tout électrifier.
25:26Et d'ailleurs, en automobile, puisque tout à l'heure, on parlait d'automobile, c'est une catastrophe.
25:29Si on se dit qu'effectivement, on impose l'électrification à 2030, c'est la ruine de notre économie de
25:36l'automobile et de l'industrie de l'automobile.
25:38Et je pense évidemment au secteur de Hordin, dans ma circonscription.
25:41Donc, attention aux fausses bonnes idées, aux impasses dans lesquelles ce gouvernement nous met, dans lesquelles il nous conduit.
25:47Et qui fait qu'à la fin, les Français sont privés d'une essence au prix auquel ils devraient pouvoir
25:53l'acheter.
25:55Se retrouvent à payer en même temps un gaz et une électricité très chères parce que les gouvernements les ont
25:59mis dans des impasses.
26:00Le système, le marché européen d'électricité dont on n'est pas sorti, même temporairement, etc.
26:05fait qu'en fait, ce sont les Français qui, à la fin, se retrouvent prisonniers de ces choix.
26:08Cette semaine, il y a eu un vif échange entre Marine Le Pen et Edouard Philippe.
26:12Alors, c'est probablement en vue de 2027, mais Edouard Philippe a vivement réagi à une attaque de Marine Le
26:17Pen
26:17en listant tous vos revirements sur le nucléaire, mais aussi sur à peu près tous les grands sujets, écrit-il.
26:22Euro, Frexit, IVG, retraite, autant, taxe, Zuckman et j'en passe, écrit le candidat Horizon.
26:28Est-ce que c'est faux, ce que dit Edouard Philippe ?
26:29Oui, Edouard Philippe raconte souvent n'importe quoi pour essayer de masquer son bilan,
26:34dont il a du mal à se défaire, il traîne son bilan comme un boulet.
26:40Et vous savez, c'est un peu comme les mauvais élèves.
26:42Il dit, moi, je suis très mauvais, mais il y en a des autres, il faudrait regarder,
26:46parce qu'ils ont pu faire des choses.
26:48Le monde a beaucoup changé.
26:50Les évolutions, je pense par exemple, évidemment, à la sortie de l'Union européenne,
26:55dont on nous a reproché d'avoir changé de position.
26:58Enfin, aujourd'hui, je crois qu'on est dans la sphère politique,
27:01ceux qui sont les plus contestataires de ce qu'est l'Union européenne.
27:04Vous n'avez tout revirement, là.
27:07Non, mais il y a eu des évolutions normales.
27:08Le monde a changé.
27:10Il y a eu des évolutions normales.
27:11Mais en fait, nous sommes toujours contestataires de l'organisation telle qu'elle est de l'Union européenne.
27:15Nous sommes toujours contestataires de la façon dont l'État étouffe l'économie.
27:19Nous sommes toujours contestataires de la façon dont le pouvoir d'achat des Français est entamé
27:23à chaque fois que ces faux bons élèves du système sont aux manettes.
27:26Édouard Philippe a participé à la ruine du pays.
27:29Chapeau, en tous les cas, souvenons-nous, les gilets jaunes, etc.
27:31Le Rassemblement National, toujours contestataire.
27:33On verra ça dans la seconde partie du Grand Jury,
27:35avec Sébastien Chenu, vice-président du parti.
27:38A tout de suite, après une courte pause.
27:39Le Grand Jury, RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6.
28:03Suite du Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
28:07Sébastien Chenu, le vice-président du Rassemblement National,
28:10député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale,
28:13et notre invité, Perrine Tarnot de Public Sénat
28:16et Laurice Boechaud du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger.
28:21Le Grand Jury, ça se passe au Parlement.
28:25Du projet de loi sur l'antisémitisme en passant par le travail le 1er mai
28:30jusqu'au rejet de la loi sur les ruptures conventionnelles
28:32ou la suppression des ZFE, la semaine a été compliquée
28:36pour Sébastien Lecornu.
28:38Le Premier ministre doit-il retoubler, Sébastien Chenu,
28:42d'une motion de censure à un moment ou à un autre ?
28:47Pourquoi pas ?
28:48Nous, on ne s'empêche de rien et on ne s'interdit rien.
28:51Quand ça se passe mal comme ça au Parlement ?
28:52Mais force est de constater que le Premier ministre nous démontre
28:56une impuissance totale.
28:58Quand il est incapable de convaincre la représentation nationale
29:01de voter une proposition de son propre camp sur le 1er mai,
29:05sur le fait de pouvoir travailler dans des conditions très spécifiques,
29:09sur la base du volontariat, etc., un certain nombre de travailleurs,
29:13il n'est même pas capable de le faire voter au Parlement,
29:16c'est qu'il est dans une impuissance totale.
29:19Donc finalement, les boulangers et le fleuriste auront le droit de travailler cette année,
29:24ça ne passera pas par une proposition de loi,
29:26mais un accord a été trouvé.
29:27Oui, c'est un accord qui fait qu'il n'y aura pas de sanctions,
29:29donc c'est une liberté qu'on donne à un certain nombre de professionnels.
29:32Je regrette, moi, que par exemple, les bouchers et les poissonniers
29:34n'aient pas été associés à la réflexion,
29:36parce qu'ils sont aussi finalement dans la même catégorie de professionnels
29:40et ils pourraient le revendiquer.
29:41Sur la base du volontariat, en étant payés double,
29:44je crois qu'il y avait effectivement 75% des Français,
29:47en tous les cas des professionnels concernés,
29:48qui étaient favorables.
29:49Donc il fallait aller vers cela.
29:50Quand les Français veulent travailler davantage en étant mieux payés,
29:54je vous rappelle que quand même,
29:55et nous on a soutenu ça,
29:56donc il n'y a pas de raison de faire une polémique,
29:57mais quand même,
29:59même s'il y a une différence dans le rapport au travail,
30:01je le disais tout à l'heure,
30:02entre ceux qui revendiquent le droit à la paresse,
30:03nous revendiquent le droit au travail pour chacun.
30:06Ce n'est pas la remise en cause d'une tradition,
30:081er mai, le jour chômé, férié.
30:13Et payés et rémunérés.
30:15Mais il y a, pour un certain nombre d'abord,
30:17de domaines essentiels dans lesquels des Français travaillent,
30:19dans les hôpitaux, etc., dans la police,
30:21on peut les lister.
30:22Et puis il y a des Français qui veulent travailler.
30:24C'est pour ça qu'on se dit que sur la base du volontariat,
30:26en étant payés double,
30:28effectivement, on ne va pas mettre des PV à des gens qui veulent travailler.
30:31Et surtout qu'ils peuvent se retrouver eux-mêmes
30:32avec des concurrences un peu déloyales.
30:35Il y a, cela dit plusieurs choses finalement,
30:37du rapport au travail de notre société.
30:38Je disais, on n'a pas la même vision des choses
30:41par rapport à la gauche et son droit à la paresse.
30:43Mais il y a aussi une problématique salariale dans notre pays.
30:46Tout à l'heure, on parlait des propositions
30:48que le Rassemblement national pouvait porter
30:50dans le cadre d'une élection présidentielle.
30:51Je vous rappelle que nous, nous portons,
30:52avec Marine Le Pen depuis déjà longtemps,
30:54une proposition d'augmentation du salaire
30:56de 10% pour tous les Français,
30:58jusqu'à deux fois le SMIC,
30:59en échange d'un gel des cotisations patronales.
31:01C'est-à-dire qu'il n'y a pas de perdant dans ces cas-là.
31:04Eh bien moi, je pense que ces problématiques salariales,
31:06on n'y échappera pas.
31:07Les Français doivent pouvoir vivre dignement de leur boulot,
31:10doivent pouvoir mieux gagner leur vie.
31:12Tous les Français,
31:13pas uniquement les Français qui sont au SMIC,
31:15parce que quand on gagne 2000 ou 2200 euros,
31:17on n'est pas riche,
31:18on a du mal à s'en sortir,
31:19surtout avec la flambée de l'essence.
31:21Et je pense qu'il faut d'urgence,
31:22avec les partenaires sociaux,
31:24mettre ces problématiques,
31:25ces propositions sur le débat.
31:27Juste une parenthèse sur votre proposition,
31:28ça veut dire qu'un gel des cotisations patronales,
31:31ceux qui n'appliquent pas plus 10% sur les salaires,
31:36verront leur charge augmentée.
31:39Non, je viens de le dire,
31:40c'est une liberté,
31:41c'est une discussion à avoir entre les partenaires sociaux
31:44et le gouvernement.
31:45Ce n'est pas une obligation,
31:47c'est ouvrir des possibilités.
31:50Toujours est-il qu'il va falloir attendre un an
31:52pour que ces diverses propositions puissent être discutées.
31:55Et la présidentielle,
31:56comment vous voyez les choses d'ici un an ?
31:57Est-ce que le gouvernement de Sébastien Lecornu
31:59peut tenir une année supplémentaire ?
32:01Il va y avoir notamment le moment crucial
32:02du vote du budget à l'automne prochain.
32:05Est-ce qu'il faut qu'il y ait un accord
32:06pour que la France puisse tenir jusqu'à la présidentielle ?
32:10En fait, il joue l'usure.
32:12Finalement, il joue le temps,
32:14il joue la montre,
32:15ils l'ont fait durant tout l'automne dernier,
32:18durant toute cette année dernière.
32:19Et finalement,
32:19à quoi aura servi les cinq années
32:21de ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron ?
32:24Mais sur la situation spécifique de la fin de quinquennat,
32:26est-ce que pour vous,
32:27une loi spéciale finalement sur le budget
32:28jusqu'à la présidentielle,
32:29ça serait une option possible ?
32:32Ou alors, est-ce qu'il faut...
32:33Je veux dire, on va voir deux choses.
32:35On va voir l'état du pays à l'automne.
32:37Où est-ce qu'on en sera ?
32:38En termes de croissance,
32:39en termes d'accès effectivement,
32:41en termes de capacité à emprunter
32:43sur les marchés internationaux.
32:44À quel ton on va emprunter ?
32:45En termes de dettes,
32:46où est-ce qu'on en sera ?
32:47Et quelles sont les propositions
32:48que fera le gouvernement
32:49en fonction de l'état du pays ?
32:51Il laisse tout filer aujourd'hui.
32:53Il laisse tout filer.
32:54Donc on verra ce qu'ils sont capables de proposer.
32:56Et puis, on se déterminera.
32:58Et on verra bien si c'est plutôt une loi spéciale
33:00ou si c'est plutôt une censure.
33:01Il y aura plusieurs.
33:02Dans tous les cas,
33:02ce gouvernement, aujourd'hui,
33:04ne se remet pas en cause.
33:05C'est d'ailleurs aussi l'un des marqueurs
33:07de la Macronie.
33:07Enfin, ils n'ont jamais été capables
33:09de se remettre en question.
33:11Maurice Boichaud.
33:12Si demain, une motion de censure
33:14était déposée par la gauche,
33:16est-ce que vous voteriez cette motion de censure ?
33:18Je rappelle que vous avez participé
33:19à faire tomber les deux prédécesseurs
33:21de Sébastien Lecornu,
33:22Michel Barnier et François Bayrou,
33:25en soutenant ces censures
33:27portées et défendues par la gauche.
33:29Est-ce que si demain,
33:30une motion de censure de ce type-là
33:32était déposée, vous la voteriez ?
33:33Alors, nous sommes encore
33:35dans le temps de la censure.
33:36Est-ce qu'il y aurait des conséquences
33:37en termes...
33:38Parce que nous, on voulait censurer.
33:39Quand on a censuré,
33:40on voulait que ça ait des effets politiques,
33:41c'est-à-dire pouvoir faire changer
33:42le cours des choses,
33:44c'est-à-dire derrière une dissolution.
33:45Est-ce que là, on est dans ce temps-là ?
33:47Je l'ignore.
33:48Alors, peut-être,
33:49parce que techniquement,
33:50il n'empêcherait le président de la République
33:52de dissoudre
33:52si son gouvernement tombait.
33:54Donc, il faudrait regarder
33:54sur la base de quoi,
33:55de quel texte une censure,
33:56sur quoi, pourquoi pas.
33:57Mais je vous le rappelle,
33:59on est toujours dans le même
34:00état d'esprit.
34:01Nous ne nous interdisons rien
34:03à partir du moment
34:04où nous pensons
34:04que ça peut faire bouger les lignes
34:06et donc changer la politique
34:08au bénéfice des Français.
34:09Je comprends que vous n'êtes pas
34:09dans une volonté ardente
34:11aujourd'hui,
34:12ces jours-ci,
34:12de faire tomber le...
34:13Non, mais nous,
34:13on veut changer la politique
34:14au bénéfice des Français.
34:16Donc, si ça doit passer
34:17par une censure
34:18et qu'on considère
34:18qu'il y a la possibilité
34:19de déclencher
34:20des législatives anticipées,
34:22pourquoi pas ?
34:22On ne s'interdit rien.
34:23Mais est-ce que c'est aujourd'hui
34:24le meilleur outil ?
34:25On arrive vers la présidentielle.
34:27Difficile de le dire.
34:28Dans l'actualité à venir,
34:29les députés
34:30qui ont participé
34:31à la commission d'enquête
34:32sur l'audiovisuel public
34:36échange houleux,
34:37parfois des fake news
34:38relayées dans des tweets,
34:39la mésentente aussi
34:40avec le président
34:41de la commission d'enquête.
34:42Est-ce que par ses méthodes
34:44et son style,
34:44Charles Aloncle,
34:45le rapporteur
34:46de cette commission,
34:48n'est-il pas finalement
34:49le meilleur avocat
34:50d'audiovisuel public ?
34:51Non, je crois que Charles Aloncle
34:52l'a mené avec talent,
34:55avec abnégation,
34:56avec sérieux,
34:57une mission.
34:58Il y a eu 234 auditions.
34:59Ça a duré six mois,
35:00des milliers d'heures
35:02d'auditions.
35:03Et aujourd'hui,
35:03on doit voter,
35:04les parlementaires
35:05doivent voter un rapport.
35:05Je vous rappelle
35:06qu'en général,
35:07les commissions d'enquête
35:08votent ces rapports.
35:08Il y en a eu un
35:09qui n'a pas été voté
35:10il y a longtemps.
35:11C'était un rapport,
35:12je crois,
35:13sur le financement
35:13des syndicats
35:14qui n'avait pas été voté
35:15parce que je crois
35:15qu'à l'époque,
35:17la droite avait reculé,
35:18avait un peu peur.
35:20Donc, si ce rapport
35:21n'était pas voté,
35:22il ne serait donc pas
35:22rendu public
35:23et les choses s'arrêteraient.
35:24Moi, je pense qu'il sera voté.
35:25Je rappelle que vous dites
35:26qu'ils ne s'entendaient pas
35:27avec le président.
35:28Le président Jérémy Patrie et Lettus
35:29qui vient de chez Edouard Philippe
35:30a indiqué qu'il souhaitait
35:31que ce rapport soit voté
35:32avec un certain nombre
35:33de recommandations.
35:34Qu'est-ce qu'on a vu
35:35dans le cadre de ces auditions ?
35:37Est-ce que vous y avez vu
35:38d'importantes dérives ?
35:40Comme l'a dit Charles Lalonde.
35:40Oui, on a vu
35:41un audiovisuel public
35:42d'ailleurs assez mal géré.
35:44Je regardais les chiffres
35:45avec un déficit
35:47de 81 millions d'euros.
35:48On a vu des influences politiques.
35:50On peut parler
35:50de M. Sid.
35:51Bon, je ne vais pas refaire
35:52la commission.
35:53On a vu un audiovisuel public
35:54qui roule la carrosse
35:55en ce qui concerne
35:56ses dirigeants,
35:57les chambres d'hôtels,
35:59etc.
35:59Et puis, on a vu aussi
36:00un audiovisuel public
36:01qui faisait beaucoup
36:02d'externalisation
36:04vers le privé,
36:05vers des boîtes
36:06qui quand même
36:06gagnaient beaucoup d'argent
36:08à travers l'audiovisuel public,
36:09des boîtes privées
36:10qui gagnaient beaucoup d'argent.
36:11Et puis, on a vu
36:12un audiovisuel public
36:13qui pratiquait parfois
36:14le pantouflage,
36:15parfois le conflit d'intérêts.
36:16Il y a eu énormément
36:18d'échanges parfois rugueux.
36:19Moi, j'étais très choqué
36:20d'ailleurs de voir
36:20un certain nombre
36:21de stars de la télévision
36:22venir, je pense à Nagui,
36:23avec une espèce
36:24de certaine arrogance,
36:27parfois teintée de mépris,
36:28dire à la représentation
36:29nationale qu'il n'avait
36:30rien à se reprocher,
36:31que rouler, circuler,
36:33il n'y a rien à voir.
36:33Non, l'audiovisuel public
36:34doit effectivement
36:36profondément,
36:36largement se réformer.
36:37Il doit même probablement
36:38être en partie privatisé.
36:40Est-ce que Charles Laloncle
36:41doit l'écrire ça ?
36:41Qu'il faut privatiser
36:42le service public ?
36:43Est-ce que ça doit faire
36:44partie des recommandations ?
36:45Le rapporteur,
36:46je ne vais pas lui tenir
36:47la plume,
36:48mais il pourra en déduire
36:49un certain nombre de choses.
36:50En tous les cas,
36:51les Français...
36:52Vous, c'était votre conclusion
36:53personnelle en voyant
36:53la rémission d'enquête ?
36:55Non, mais nous,
36:55ça fait longtemps qu'on considère
36:56que les dérives
36:57de l'audiovisuel public,
36:57même si elles apparaissent
36:58au grand jour
36:59à travers cette commission,
37:00elles existent.
37:01Ça fait longtemps qu'on considère
37:03que l'audiovisuel public,
37:04c'est souvent opaque,
37:05que l'audiovisuel public,
37:07c'est souvent aussi
37:08un audiovisuel public
37:09qui fait travailler
37:10un certain nombre de copains.
37:12Est-ce qu'il n'y a pas
37:13de grands professionnels
37:13à l'audiovisuel public ?
37:15Incontestablement,
37:15il y a des gens
37:16de grande qualité
37:17dans l'audiovisuel public.
37:18Je ne mets pas tout le monde
37:19dans le même sac.
37:20En revanche, je pense
37:20qu'il y a une direction
37:21de l'audiovisuel public
37:22qui est colorée politiquement,
37:24qui n'est pas à la hauteur,
37:26que Mme Ernot
37:27n'est pas à la hauteur
37:27de sa fonction.
37:28Erine Tarnot.
37:29Après le départ
37:30d'Olivier Nora,
37:31patron depuis 26 ans
37:32de Grasset,
37:34246 auteurs ont quitté
37:35la maison d'édition.
37:37Est-ce que vous craignez
37:39que le pluralisme
37:40dans le monde de l'édition
37:41soit aujourd'hui en danger ?
37:42Non, pas du tout.
37:43Ils trouveront probablement
37:44d'autres éditeurs
37:45pour se faire éditer.
37:46Ce sont des gens talentueux,
37:47donc je n'ai aucun doute
37:48sur ça.
37:49Maintenant, M. Bolloré,
37:51puisqu'en fait c'est ça derrière,
37:52M. Bolloré a repris...
37:53On commence tous ses auteurs
37:54dans une lettre commune
37:54la brutalité de M. Bolloré.
37:56Il a repris cette maison d'édition.
37:58Vous savez, il y a Pierre Berger
37:59qui était à l'opposé
37:59politiquement de Vincent Bolloré
38:00qui disait lorsqu'il a racheté
38:02Le Monde,
38:02c'est celui qui paye l'orchestre
38:06qui choisit la musique.
38:07Donc M. Bolloré...
38:09Il n'a pas tellement fait
38:09à la fin, mais bon.
38:11Voilà un peu la philosophie
38:12de Pierre Berger.
38:13M. Bolloré, c'est un acteur privé.
38:15Il souhaite avoir une maison d'édition
38:17pour éditer un certain nombre
38:18d'auteurs.
38:19Peut-être des auteurs
38:20qui ont plus de mal
38:21à se faire éditer,
38:22j'en sais rien.
38:23Mais en tous les cas,
38:23ça lui appartient.
38:24Je veux dire,
38:25ce n'est pas de l'argent public.
38:27Il fera bien ce qu'il voudra.
38:29Et puis,
38:30les écrivains de grands talents
38:31trouveront d'autres maisons d'édition
38:32puisqu'ils ont beaucoup de talent.
38:34Sébastien Chenu,
38:34est-ce que vous considérez
38:35que les écrivains
38:36sont une petite caste
38:37qui se croient au-dessus de tout
38:38et qui fait peur à beaucoup ?
38:40Vincent Bolloré dans le texte.
38:41Certains se croient au-dessus de tout
38:44et d'autres sont beaucoup plus humbles
38:45et modestes
38:46sur la qualité de leur oeuvre.
38:49Il y a de tout chez les écrivains.
38:50Mais moi,
38:51je suis persuadé
38:52que lorsqu'on est talentueux,
38:53on trouve une maison d'édition
38:54et ils trouveront
38:55tout ce qui râle aujourd'hui.
38:59Le Grand Jouer,
39:00questions express.
39:02Avec toujours des réponses,
39:04oui ou non,
39:04pour ou contre,
39:05faut-il placer,
39:07Sébastien Chenu,
39:07le protoxyde d'azote
39:08comme stupéfiants
39:09pour en interdire la vente ?
39:11J'ai du mal à vous répondre
39:12pour ou contre,
39:13mais moi,
39:13je suis très hostile
39:14à l'utilisation
39:15de ce type de produit.
39:16Est-ce que ça rentre
39:16qu'il y ait un côté scientifique
39:18dans la catégorie des stupéfiants ?
39:19Je suis incapable de le dire
39:20de façon médicale,
39:21mais en tous les cas,
39:22en interdire la consommation,
39:24probablement oui.
39:25Érine Tarnon.
39:25Si vous étiez maire d'une commune,
39:27est-ce que vous retiriez
39:28du fronton de votre mairie
39:30le drapeau européen ?
39:31On a vu plusieurs élus
39:32du rassemblement national.
39:33À titre personnel,
39:34je ne suis pas fan
39:35qu'il y ait autre chose
39:36que le drapeau français
39:37au fronton des mairies.
39:38À titre personnel,
39:40je serais favorable
39:41à ce qu'il n'y ait
39:41que le drapeau français.
39:43Mais encore une fois,
39:44chaque maire fait
39:44comme bon lui semble,
39:46fait comme il veut.
39:46C'est aussi ça
39:47la liberté des maires.
39:48Emmanuel Macron
39:48a reçu des maires jeudi.
39:50Il a annoncé devant eux
39:51un projet de loi
39:52pour protéger
39:53les élections françaises
39:54contre les ingérences étrangères.
39:55Est-ce que vous pourriez voter
39:56un tel projet de loi ?
39:57Qu'est-ce qu'il y aura dedans ?
39:59C'est toujours fumeux.
40:00Avec Emmanuel Macron,
40:01on n'a pas...
40:02Je ne sais pas
40:03quels sont les tenants
40:03et les aboutissants.
40:04Est-ce qu'il veut dire ?
40:05Est-ce qu'effectivement
40:06les ingérences chinoises,
40:08américaines, russes,
40:10Emmanuel Macron
40:10sait nous en protéger ?
40:12Je ne suis pas persuadé
40:13qu'en tous les cas,
40:13ce gouvernement
40:14soit le plus capable
40:14de protéger la France
40:15des ingérences étrangères.
40:17Une dernière question.
40:17La disparition de Nathalie Baye
40:19a été annoncée hier.
40:20Un film de l'actrice
40:21que vous préférez
40:22ou qui résume
40:23sa carrière à vos yeux ?
40:24Moi, j'ai beaucoup aimé
40:25La Balance.
40:27Il y a très longtemps,
40:28c'est une des années 80.
40:30Nathalie Baye
40:30était une formidable comédienne.
40:32J'avais eu le plaisir
40:32d'aller écouter,
40:33l'écouter, lire
40:34des textes d'Hervé Guibert
40:35il y a une quinzaine d'années
40:38de cela au Théâtre du Rond-Point.
40:39C'était une interprète
40:41extraordinaire.
40:43Le Grand Jury
40:452027, c'est demain.
40:47Et on en revient
40:47à nos histoires politiques.
40:48Jordan Bardella a tenu
40:49un meeting hier
40:50avec ses alliés européens.
40:51Selon la tribune dimanche,
40:53le meeting a été ouvert
40:54par un animateur italien,
40:56Mario Giordano,
40:57qui a fustigé
40:58la propagande LGBT.
41:00Il a évoqué
41:00la remigration,
41:02soit le retour forcé
41:02des personnes d'origine étrangère
41:04dans leur pays d'origine.
41:05Est-ce que ce sont vraiment
41:07vos amis, ces gens-là ?
41:08Non, mais encore une fois,
41:09nous, nous le disons
41:10à chaque fois,
41:12nos alliés
41:12au Parlement européen
41:13nous aident à quoi ?
41:14À contester
41:15l'hégémonie
41:17de Mme van der Leyen,
41:18sa volonté de dépouiller
41:19les nations
41:20de leurs prérogatives.
41:21Donc quoi qu'ils pensent ?
41:22Ils mènent les politiques
41:23qu'ils veulent
41:23dans leur pays
41:24et ce sont les Italiens
41:25comme hier les Hongrois
41:27qui choisissent
41:27les dirigeants
41:28qu'ils veulent.
41:29Nous, on n'est pas
41:30pour la remigration,
41:31ça ne fait pas partie
41:31de notre programme.
41:33Donc là encore,
41:34chacun fait ce qu'il veut
41:35dans son pays
41:36et lorsqu'on se retrouve
41:37au Parlement,
41:37c'est pour contester
41:38l'hégémonie
41:39d'Ursula van der Leyen.
41:40Donc vous n'êtes pas unis
41:41par une vision commune
41:42de l'Europe ?
41:43Sur l'Europe,
41:43si, l'Europe des nations.
41:44On souhaite que chaque nation
41:48soit libre, indépendante,
41:49mène des partenariats
41:50entre elles
41:51mais que nous ne soyons pas
41:52sous tutelle.
41:52Souvent des partis
41:53qui sont animés
41:53par des sentiments
41:54pro-Russes, pro-Trump,
41:55anti-LGBT.
41:56Ça dépend, ça dépend.
41:57Tout ça vous a des riches ?
41:58Mais ça dépend lesquels ?
41:58Non, moi je ne suis pas du tout
41:59évidemment ni anti-LGBT
42:01ni pro-Russes,
42:02pas du tout.
42:03Mais en revanche,
42:03je suis très contestataire
42:05de l'Union européenne.
42:06Vous savez,
42:07on passe notre temps
42:10ce qu'elle nous donne
42:11alors qu'en réalité,
42:12c'est l'argent des Français
42:12qui est redistribué
42:13et qu'on en perd beaucoup
42:14au passage.
42:15Donc tout à l'heure,
42:16je vous ai parlé de Stellantis.
42:17Non, je ne suis pas très satisfait
42:18c'est bon qu'on puisse dire
42:18de la façon dont l'Union européenne
42:20s'occupe de l'industrie française
42:21puisqu'elle est en train
42:21de la couler
42:22en confiant d'ailleurs
42:23à un certain nombre de marchés
42:25à d'autres pays européens
42:26que ceux de la France.
42:27Donc effectivement,
42:27il y a beaucoup à dire
42:28sur l'Union européenne.
42:30Ce n'est pas pour ça
42:31que je suis en accord
42:32avec des politiques intérieures.
42:33Quand Marine Le Pen se déplace, par exemple,
42:40elle y va pour soutenir
42:41une vision européenne ?
42:42Elle y va pour soutenir
42:43d'abord un allié
42:43au Parlement européen.
42:45Quelqu'un qui nous aide
42:46à essayer de contester
42:47encore une fois
42:48la politique qui est menée
42:49par Mme von der Leyen
42:50et les attributions
42:51qu'elle essaye de s'octroyer
42:52sur le dos des peuples.
42:53Personne ne lui a donné mandat
42:55à Mme von der Leyen
42:56pour s'occuper d'immigration,
42:57pour s'occuper de diplomatie,
42:59pour s'occuper de défense.
43:00Donc tout ça,
43:01ce sont des prérogatives nationales
43:02et quand Marine Le Pen
43:03va soutenir Victor Orban,
43:05elle va soutenir finalement
43:06ce discours
43:06de l'Europe des Nations.
43:08Et est-ce qu'elle va aussi
43:09soutenir dans ce cadre-là
43:11la politique menée
43:12par Victor Orban ?
43:13Donc défait dimanche dernier,
43:14il avait mis les médias au pas,
43:16il avait réduit la visibilité
43:17des oppositions,
43:19des oligarques
43:19et entreprises proches de lui
43:21avaient remporté
43:22des contrats publics
43:23et c'était enrichi.
43:23Il avait aussi bloqué
43:25le prêt de 90 milliards d'euros
43:27pour l'Ukraine.
43:28Est-ce que vous pourriez dire
43:29que c'est une telle politique
43:30que vous pourriez mener ?
43:31Alors, il y a plusieurs choses
43:32dans tout ce que vous dites.
43:33D'abord, pour rebondir
43:34sur ce que vous nous disiez
43:35tout à l'heure,
43:36on n'aime pas beaucoup
43:37les ingérences des pays étrangers
43:38dans nos affaires intérieures.
43:40Donc pas davantage,
43:41nous essayons de nous ingérer
43:42dans les affaires politiques
43:44des autres pays,
43:45dans les affaires intérieures.
43:46On soutient sur la table nationale
43:46c'est quelque part
43:47une présence, une ingérence.
43:48Pour le reste,
43:49je vous ai expliqué pourquoi
43:49Marine Le Pen allait soutenir
43:51Victor Orban,
43:51parce qu'il était un allié
43:53dans le cadre de l'Europe
43:54des Nations.
43:55Sur l'Ukraine,
43:56c'est un prêt,
43:57vous faites allusion
43:57à un prêt de 90 milliards d'euros
43:58auquel nous nous sommes opposés
44:00parce que nous considérons
44:01qu'il n'y a pas de garantie
44:02à ce qu'il soit un jour remboursé.
44:03C'est quand même
44:04l'argent des Français
44:05à chaque fois.
44:06Je veux dire,
44:06on peut tout signer,
44:08tout valider,
44:08les yeux fermés
44:09et à la fin,
44:10les Français n'arrivent plus
44:11à rouler avec leur bagnole.
44:12Ce que vous nous dites,
44:13c'est qu'il faut arrêter
44:13de soutenir l'Ukraine ?
44:13Non, non, non,
44:14ce n'est pas ce que je vous ai dit.
44:15Non, je vous ai dit qu'effectivement,
44:16il fallait continuer
44:17à aider l'Ukraine
44:17comme nous le faisons.
44:18Nous le faisons d'ailleurs
44:19de bien des façons,
44:21à travers la formation,
44:22à travers l'aide
44:23de façon défensive à l'Ukraine,
44:25bien sûr,
44:26qu'il faut continuer.
44:27Mais un prêt,
44:28un prêt qui ne sera jamais remboursé,
44:30est-ce qu'on en a encore
44:31les moyens ?
44:32Je veux dire,
44:32moi, je veux bien
44:33qu'on dilapide l'argent
44:35des Français
44:35aux quatre coins du monde.
44:37Est-ce que nous en avons
44:38les moyens ?
44:39Visiblement,
44:39nous n'en avons plus les moyens
44:40puisque notre pays est ruiné.
44:41Mais après une fin de guerre,
44:43l'Ukraine a quand même
44:44été une puissance
44:45et on peut également
44:46aller investir ensuite
44:47en Ukraine.
44:48Ça vaut le coup.
44:50Oui, il faudrait
44:50qu'on ait des garanties
44:51pour cela
44:51parce que la reconstruction
44:53de l'Ukraine
44:53qui, j'espère,
44:55sera évidemment
44:56le plus rapidement possible.
44:58Moi, j'ai du sentiment
45:01pour les Ukrainiens
45:02qui sont un peuple
45:03qui a été abîmé,
45:06persécuté finalement
45:07par l'invasion russe.
45:09Donc, il faudra
45:10que leur pays soit reconstruit.
45:11Mais pour l'instant...
45:12Si de la guerre
45:12couper des aides,
45:14enfin refuser plus précisément
45:15des aides à l'Ukraine,
45:17c'est quand même
45:19les projeter vers une défaite, non ?
45:20Mais M. Bost,
45:21si je vous demande
45:22de m'aider
45:22en vendant votre maison
45:24pour m'aider
45:25et à moi en acheter une,
45:26est-ce que vous allez pouvoir le faire ?
45:27Nous n'avons plus forcément
45:29les moyens d'aider
45:29de cette façon-là.
45:31Est-ce que ça veut dire
45:31qu'on coupe tout ?
45:32Pas du tout, je vous ai dit.
45:33Il y a un certain nombre d'aides
45:33qu'il faut continuer à avoir,
45:35notamment des aides matérielles.
45:36Nous continuons à les avoir,
45:38mais il y a des limites.
45:39Mais au-delà Ukraine,
45:39est-ce qu'il n'y a pas
45:40une menace russe en Europe
45:41quand on écoute
45:41les propos du chef
45:42d'état-major des armées,
45:43le général Fabien Mandon ?
45:44Il a dit devant la commission
45:46de la défense de l'Assemblée nationale
45:47que sa préoccupation en première
45:49était la perspective
45:50d'une guerre ouverte
45:51avec la Russie.
45:52Est-ce que vous partagez,
45:53vous, cette préoccupation ?
45:54Mais bien sûr que la Russie
45:55est une menace multidimensionnelle,
45:57bien sûr que la Russie
45:58est une menace
45:59et qu'il faut en avoir
46:00pleinement conscience.
46:00Si vous actuez une défaite d'Ukraine,
46:02est-ce que nous ne sommes pas
46:02les prochains sur la Russie ?
46:04Je ne crois pas, non.
46:05Mais raison pour laquelle
46:06nous devons aujourd'hui
46:08nous armer,
46:09en tous les cas,
46:10continuer à avoir
46:10une politique de défense.
46:11On ne peut compter
46:12sur personne d'autre
46:13que nous-mêmes
46:14dans ces moments-là.
46:15Et nous, nous l'avons souvent dit.
46:17On a voté d'ailleurs
46:18les lois de programmation militaire.
46:20On a souvent dit
46:21qu'elles étaient mal calibrées,
46:22qu'elles n'étaient pas au niveau.
46:23On va continuer,
46:24ils sont en train
46:24de les revoir finalement.
46:25Le gouvernement est en train
46:26de les réajuster.
46:27Eh bien nous,
46:28nous les soutiendrons
46:28sans aucun problème
46:29parce qu'en matière de défense,
46:31nous ne pouvons compter
46:32que sur nous-mêmes.
46:33Sébastien Chenu,
46:33si Marine Le Pen
46:34voit sa peine d'inéligibilité
46:36confirmée le 7 juillet
46:38en appel,
46:39quel rôle est-ce que
46:40vous lui voyez jouer
46:41dans l'avenir ?
46:42Est-ce qu'elle pourrait être
46:43conseillère spéciale
46:44d'un éventuel président
46:45de la République
46:46qui pourrait s'appeler
46:47Jordan Bardella ?
46:48Est-ce qu'elle pourrait
46:48être ministre ?
46:50Ça, c'est à elle
46:51d'en décider.
46:52Déjà, il faut gagner
46:52des élections
46:53avant de savoir
46:54qui sera ministre.
46:55Mais Marine Le Pen
46:55exerce un magistère
46:59moral,
47:00une influence politique
47:03centrale
47:04dans notre famille politique.
47:05Et je pense
47:06qu'elle aura à cœur
47:06de faire en sorte...
47:07Elle a toujours fait
47:07comme ça Marine Le Pen.
47:08Elle a toujours fait
47:09primer l'intérêt
47:10de nos idées politiques
47:11et de notre mouvement
47:12sur son propre intérêt.
47:13Je vous rappelle
47:14qu'elle s'est séparée
47:14à une époque de son père
47:15pour que le mouvement
47:16puisse continuer
47:17à se développer,
47:18à vivre et ne soit pas
47:19entravé par les déclarations
47:20à l'époque
47:21de Jean-Marie Le Pen.
47:22Est-ce qu'elle soit ministre,
47:23par exemple ?
47:24Marine Le Pen
47:25prendra la part
47:25qu'elle voudra prendre.
47:26Je sais qu'elle sera
47:28centrale dans l'action
47:29que nous mènerons.
47:30Est-ce que ça doit être
47:30ministre ou autre chose ?
47:32Franchement, ça lui appartient.
47:34En tous les cas,
47:35Marine Le Pen
47:35ne rentrera pas chez elle
47:36en laissant le pays
47:38à l'abandon.
47:38Elle n'arrêtera pas
47:39la politique, en clair ?
47:40Il y a plusieurs façons
47:41de faire de la politique.
47:42Elle l'arrêtera peut-être
47:43de façon élective
47:44si elle en était privée.
47:45Mais il y a plein
47:46d'autres façons.
47:47Elle ne serait pas
47:48première ministre de Jean-Denis.
47:49Elle a dit qu'elle ne voulait
47:50pas le faire.
47:50Il y a d'autres options
47:51pour faire de la politique
47:53dans notre pays.
47:53Si on poursuit sur 2027,
47:55les Républicains,
47:56le parti, votent ce week-end
47:57pour désigner leur président
47:59Bruno Rotaillot
47:59comme leur candidat
48:00à la présidentielle
48:01ou alors opter
48:02pour une primaire
48:04semi-ouverte.
48:05Est-ce que ce résultat
48:06vous intéresse ?
48:08Oui, oui.
48:09Je crois que c'est
48:09Laurent Wauquiez
48:10qui disait que c'était
48:11un peu un marché de dupe.
48:12Donc Bruno Rotaillot
48:13organise un scrutin
48:14pour essayer de s'auto-désigner.
48:16Ça montre encore finalement
48:18le peu de crédibilité
48:19comme M. Rotaillot.
48:20Il en avait peu
48:20lorsqu'il était aux affaires.
48:21Je vous rappelle
48:21son bilan assez consternant
48:22de ministre de l'Intérieur
48:24avec les délivrances
48:26de visas,
48:27le nombre d'OQTF
48:28expulsés
48:29proche du néant.
48:31Je vous rappelle
48:31qu'il a validé
48:32la hausse de la CSG
48:33du budget
48:35Le Cornu,
48:36la hausse de 10 milliards
48:36d'impôts
48:37du budget Le Cornu.
48:38Aujourd'hui,
48:39c'est une élection...
48:40La réforme de la Constitution,
48:41ce n'est pas un candidat
48:42qui peut être gênant
48:42pour vous ?
48:43Non, je lui prédis...
48:45D'habitude,
48:46je n'ai pas de boule de cristal,
48:47mais je lui prédis
48:48à peu près le même score
48:49que Mme Pécresse,
48:49peut-être un peu moins.
48:50Donc sous la barre
48:51des 5%.
48:52Voilà.
48:53Et j'invite ces électeurs
48:54à plutôt se tourner vers nous
48:56s'ils veulent des réponses
48:57en matière régalienne
48:58en particulier.
48:59On va parler
48:59d'un autre candidat potentiel,
49:01Gabriel Attal,
49:01qui publie
49:02En oeuvre libre,
49:03c'est un livre
49:04programmatique et personnel,
49:05qui lance sa candidature
49:07probable à la présidentielle,
49:09qui livre également
49:10un bilan du macronisme
49:12dont il entend se détacher.
49:13Est-ce qu'il y a
49:13un espace politique
49:14pour Gabriel Attal ?
49:16Je ne crois pas.
49:17Je disais en début
49:17de nos échanges
49:19que tous ceux
49:20qui ont oeuvré
49:22aux côtés d'Emmanuel Macron
49:23pour mettre le pays
49:24dans cet état-là
49:25sont disqualifiés
49:26durablement.
49:27Et Gabriel Attal,
49:28en premier lieu,
49:29je me rappelle
49:30que Gabriel Attal
49:30voulait désmicardiser
49:32la France.
49:33Entre son arrivée
49:34et son départ,
49:35le nombre de smicards
49:36avait augmenté.
49:37Donc ces gens
49:38n'ont évidemment
49:38aucune crédibilité.
49:39Ils ont eu les manettes.
49:40Ils avaient tous les pouvoirs
49:41en 2017.
49:41Ils avaient une majorité.
49:43Ils ont les pouvoirs
49:44au sein de l'État profond.
49:45Ils ont tous les relais.
49:46Ils n'en ont rien fait.
49:48Ils ont abîmé notre pays.
49:49Aujourd'hui,
49:49écrire des bouquins
49:50pour nous dire
49:50qu'ils ont toutes les solutions
49:52fait d'eux des gens
49:53assez peu crédibles
49:53en réalité.
49:54Une dernière question,
49:55c'est la question People.
49:56Faut-il y voir
49:58un signe de normalisation ?
50:00J'ai bien sûr
50:00vous parlé de Jordan Bardella
50:01qui a officialisé
50:03dans une séquence photo
50:04avec Paris Match
50:05sa relation
50:05avec la princesse Maria
50:07Paulina de Bourbon
50:08des deux Siciles.
50:10D'abord,
50:10c'est une étape obligée ?
50:12Quand on est harcelé
50:13par la presse
50:13sur sa vie privée,
50:14oui, à un moment,
50:15c'était le cas
50:16de Jordan Bardella.
50:17Il est obligé
50:17de rendre publique
50:20la personne
50:20qui l'accompagne
50:22dans la vie.
50:22Vous connaissez
50:23la critique
50:23qui a été émise.
50:25C'est que
50:25où est le parti
50:26anti-système,
50:27anti-élite ?
50:29Comment vous êtes ?
50:30Je veux dire,
50:31le fait de tomber amoureux.
50:33Vous pouvez tomber amoureux
50:34d'une princesse
50:36comme vous pouvez
50:36tomber amoureux
50:37de quelqu'un
50:37qui est peut-être
50:38beaucoup plus modeste.
50:39Ça ne fait pas de vous
50:40un adhérent à la monarchie.
50:41Tout d'un coup,
50:42vous fréquentez un milieu
50:43qui est quand même
50:44celui de la Jet Set,
50:45un milieu très international,
50:46très riche,
50:47qui est quand même loin.
50:48On peut fréquenter des milieux
50:49sans en adopter les codes.
50:51On peut fréquenter des milieux
50:52sans en adopter les codes.
50:53Est-ce que vous faites partie
50:54de ceux qui disent
50:54que les Français
50:55adorent les histoires
50:56de princesse ?
50:58On a lu comme commentaire...
51:00Oui, mais moi j'aime bien d'ailleurs.
51:01De quoi aller ?
51:02L'histoire de princesse,
51:03je trouve ça plutôt charmant.
51:04D'accord.
51:05Oui, je trouve ça plutôt charmant
51:07et sincèrement,
51:08moi j'aime bien le duo
51:09qu'ils font.
51:10Je trouve que c'est un duo
51:11qui est assez valorisant.
51:12Ce sont des jeunes gens doués,
51:15des jeunes gens sympathiques,
51:17des jeunes gens...
51:18Je crois que cette demoiselle
51:19parle six langues.
51:20Je trouve ça plutôt sympa.
51:22Merci beaucoup Sébastien Chenu.
51:23Je rappelle que vous êtes
51:24vice-président du Rassemblement national,
51:25député du Nord
51:27et vice-président
51:28de l'Assemblée nationale.
51:29Merci pour ce grand jury.
51:30Bon dimanche à tous.
51:31On se retrouve la semaine prochaine
51:33à midi.
51:34Le grand jury RTL Public Sénat,
51:37Le Figaro M6.
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