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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00:00qui nous a passé la parole. Bonsoir à tous.
00:00:04Nous sommes évidemment ce soir d'une très grande tristesse après le drame que nous vivons quasiment en direct.
00:00:13Véronique Jacquet est avec nous, J. Louis-Lamme Golnadel, Geoffroy Lejeune, Joseph Masses-Caron,
00:00:17Johan Ouzahi et Mathieu Devez sont avec nous et c'est vers Mathieu que je vais me tourner pour commencer
00:00:23cette émission
00:00:23pour connaître les dernières informations puisque le corps d'un corps a été retrouvé cet après-midi
00:00:32et qu'on ne sait pas encore, même si évidemment les doutes, en même temps que les minutes qui passent
00:00:40sont moins nombreux,
00:00:42un corps a été retrouvé en fin d'après-midi, en milieu d'après-midi.
00:00:46En début d'après-midi, Pascal, ce corps a été découvert par les gendarmes dans un silo d'une exploitation
00:00:52agricole.
00:00:53On a une quinzaine de kilomètres du lieu de la disparition près du village de Puy-Casquier.
00:00:58Important de préciser que cette exploitation agricole, il y a travaillé le principal suspect, Jérôme B.,
00:01:0541 ans, père de la meilleure amie de Liana.
00:01:07Le corps retrouvé est donc celui d'un enfant.
00:01:11Ça a été confirmé par le parquet porteur de vêtements similaires à ceux que portait Liana le jour de la
00:01:18disparition.
00:01:18C'était vendredi dernier.
00:01:19Sachez qu'une autopsie doit permettre maintenant d'identifier formellement ce corps.
00:01:24Il y a eu des réactions cet après-midi, réaction officielle avec un communiqué du procureur.
00:01:29Les actions de recherche de Liana menées par les gendarmes les ont conduits à se transporter dans l'est du
00:01:35département du GER
00:01:36et sur les lieux d'une exploitation agricole, dans un espace écarté d'une vue directe.
00:01:40Le corps paressant être celui d'un enfant a été retrouvé.
00:01:43Une autopsie sera pratiquée, vous le disiez.
00:01:47C'est important cette autopsie car elle doit permettre notamment d'identifier les causes du décès,
00:01:53savoir également s'il y a eu viol, agression sexuelle, s'il y a eu acte de torture également.
00:01:58On sait que le principal suspect, il est aujourd'hui mis en examen pour séquestration et enlèvement,
00:02:03est placé en détention provisoire.
00:02:06Il devrait être convoqué devant un juge d'instruction dans les prochains jours.
00:02:10Communiqué également de l'avocat de la famille de Liana ?
00:02:15Oui, il est très dur de se communiquer.
00:02:16Il parle de colère, de tristesse et puis de deuil.
00:02:21Donc on va rester prudent, on va attendre l'autopsie.
00:02:24Mais il parle de deuil, donc avec ses vêtements similaires à ceux que portait Liana,
00:02:28peu de doute sur l'identité du corps retrouvé, Pascal.
00:02:31C'est avec le plus grand effroi que nous apprenons la découverte d'un corps portant les mêmes habits que
00:02:35Liana le jour de sa disparition.
00:02:36La tristesse et la colère, la tristesse et la colère,
00:02:39qui d'ailleurs sont les deux sentiments qui sont partagés ce soir par bon nombre de gens.
00:02:45La tristesse et la colère des parents ne sauraient être exprimés dans l'attente de l'autopsie.
00:02:49Le temps est maintenant au recueillement et au deuil.
00:02:51La famille tient à remercier toutes les personnes qui ont participé aux recherches.
00:02:55C'est vrai qu'il y a beaucoup de réactions, il va y en avoir beaucoup,
00:02:58parce que les gens ont le sentiment que les enfants ne sont pas protégés.
00:03:03Exactement. Pourquoi colère ? Pourquoi tristesse ?
00:03:05Car il y a eu trois plaintes déposées contre cet homme pour viol sur mineur.
00:03:10Et puis ça a commencé, là ce n'était pas une plainte, mais un signalement dès 2017.
00:03:14Un signalement d'une mère de famille car sa fille, âgée de 17 ans, avait eu une relation avec le
00:03:19principal suspect.
00:03:20Cet homme, âgé de 32 ans à l'époque.
00:03:23Ensuite, il a été licencié.
00:03:24Il a été licencié en 2020 d'un lycée dans lequel il travaillait, car il a eu un comportement pour
00:03:28le moins inapproprié
00:03:29avec une lycéenne qui l'harcelait par téléphone.
00:03:31Et puis ensuite, ses plaintes, avec notamment une plainte en 2022, ensuite classée sans suite.
00:03:37Et là, on parle d'une plainte pour viol sur mineur.
00:03:40Elle avait 7 ans, 7 ans en 2022 donc, sur cette affaire.
00:03:44Et c'était déjà lors d'une pyjama partie.
00:03:46Bon, et l'affaire qui peut-être est la plus sidérante, c'est l'affaire de 2025.
00:03:52Vous avez en août 2025, une mère de famille qui va dans un commissariat ou dans une gendarmerie.
00:04:00Exactement.
00:04:01Qui dépose plainte et qui apporte des éléments factuels.
00:04:06C'est-à-dire que sa fille porte des lésions vaginales et des lésions anales.
00:04:11On est en août 2025 et elle désigne Jérôme B. comme un suspect possible.
00:04:20Exactement.
00:04:20Et lorsqu'on entend ça, on imagine que dans les heures qui suivent,
00:04:25où la gendarmerie ou les policiers iraient immédiatement vers cette personne
00:04:31pour tout simplement vérifier.
00:04:34Vérifier puisque c'est quelqu'un, c'est un prédateur qui est en liberté,
00:04:38avec évidemment présumé innocent, mais on pourrait imaginer que les enquêtes soient extrêmement rapides.
00:04:46Eh bien, c'est arrivé en août 2025.
00:04:49Cet homme, Jérôme B, n'a jamais été entendu, jamais été entendu.
00:04:54Et on nous dit aujourd'hui qu'il aurait été en garde à vue,
00:04:58possiblement, ces prochains jours, s'il n'y avait pas eu cette affaire.
00:05:03C'est ça qui est sidérant.
00:05:04Non, cette dernière affaire est absolument sidérante parce qu'il y a des gens qui ont pris cette plainte.
00:05:11Il y a un procureur, sans doute, qui a eu cette information.
00:05:16Et qu'est-ce qui fait qu'on ne va pas à la recherche de cet homme ?
00:05:19Je ne peux pas vous apporter cette plainte.
00:05:22Allez-y.
00:05:22La procureure, pardon, Mathieu, mais la procureure a donné une explication hier
00:05:25en disant que c'était normal qu'ils soient entendus en dernier
00:05:27pour avoir le plus d'éléments possibles au moment où il est en garde à vue.
00:05:30Je ne dis pas que...
00:05:31Oui, mais ça, c'est inaudible.
00:05:34C'est inaudible puisque tu mets quelqu'un, possiblement, en liberté,
00:05:40qui est un prédateur et qui a violé une petite fille.
00:05:43Je ne dis pas que c'est audible.
00:05:44Possiblement, là encore, de 9 ans ou de 10 ans.
00:05:46Vous dites 7 ans, moi j'avais entendu 11 ans d'ailleurs.
00:05:48C'est 7 ans pour la plainte en 2022.
00:05:51Non, je parle d'en 2025.
00:05:54Moi, j'ai entendu 11 ans.
00:05:55C'est 11 ans, en 2025, Pascal.
00:05:57À elle, il y a des éléments médicaux qui ont été fournis,
00:06:02lésions vaginales, lésions anales.
00:06:06Je vous assure que quand tu entends ça,
00:06:08je veux bien qu'on attende des mois avant d'entendre ce monsieur,
00:06:12mais je trouve ça invraisemblable,
00:06:14comme tous ceux qui nous écoutent, je pense.
00:06:16Bien sûr, je peux vous expliquer concrètement ce qui s'est passé.
00:06:18C'est que cette plainte, elle a été déposée dans un département
00:06:21pour des faits qui ont été commis,
00:06:23qui auraient été commis dans un autre département.
00:06:25Donc, vous avez un parquet qui se saisit de l'affaire,
00:06:28parquet de Toulouse.
00:06:29Ensuite, transfert du dossier au parquet d'Auge.
00:06:31Ça prend du temps et effectivement beaucoup de temps.
00:06:33C'est pour ça qu'il y a une enquête administrative
00:06:35qui a été diligentée par le ministre de la Justice
00:06:38et on attend les résultats de cette enquête.
00:06:40Mais c'est inaudible.
00:06:41C'est inaudible parce qu'il y a le téléphone.
00:06:44C'est-à-dire qu'effectivement,
00:06:45cette dame est allée déposer plainte à Toulouse.
00:06:48Exactement.
00:06:48Alors que les faits avaient eu lieu à Hoche,
00:06:50si j'ai bien compris.
00:06:51Dans des communes oisines.
00:06:52Mais je te dis pourquoi ces gens-là
00:06:53ne prennent pas le téléphone en disant
00:06:55attention, il y a un prédateur dans votre département
00:06:59et nous allons intervenir.
00:07:01Donc, en fait, souvent on utilise l'expression
00:07:04d'ouvrir le capot.
00:07:06On se dit qu'en France aujourd'hui,
00:07:08si une affaire comme ça existe,
00:07:09il y a peut-être des plaintes
00:07:11qui ont été déposées pour viol
00:07:13dans beaucoup de commissariats
00:07:15et des gens qui sont en pleine liberté
00:07:17qui ont violé des enfants.
00:07:19Est-ce qu'il y en a un, dix, quinze ?
00:07:21Je n'en sais rien.
00:07:22Mais qui sont en liberté
00:07:23en attendant d'être en garde à vue.
00:07:25Je trouve ça sidérant.
00:07:27Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:07:28Je trouve ça sidérant.
00:07:29En plus, c'est faux parce que Toulouse
00:07:30pouvait être compétent.
00:07:31Il y a des compétences qui peuvent...
00:07:34En concurrence, ça peut être le lieu de la victime.
00:07:36C'est là où il habite, lui,
00:07:38ou le lieu où ça s'est passé.
00:07:39C'est en plus faux.
00:07:40C'est inexcusable.
00:07:41Je passe mon temps à vous dire
00:07:44à quel point je suis désespéré
00:07:46par la justice française.
00:07:48Mais même en prenant tout,
00:07:50ils sont débordés,
00:07:51ils ont beaucoup de choses à faire, etc.
00:07:53Là, il y avait un prédateur sexuel en liberté.
00:07:56Depuis des années, ils n'ont rien fait.
00:07:59Tout ce qu'on vous dit,
00:08:00c'est n'importe quoi.
00:08:02Ils n'ont rien fait.
00:08:03C'est un mélange.
00:08:05C'est vrai qu'ils ont beaucoup de choses à faire,
00:08:07mais je vois aussi une manière d'indifférence.
00:08:11Une manière de routine.
00:08:14Une manière de routine.
00:08:16Non, je suis désolé.
00:08:17J'ai le chagrin et j'ai la colère.
00:08:20C'est inexcusable.
00:08:22Gérald Darman a pris la parole.
00:08:23Je vous propose de l'écouter.
00:08:31Comme ministre, je suis terrifié,
00:08:33comme père de famille, encore plus
00:08:35par ce drame minium qui est en train de se dérouler.
00:08:38La personne qui, pour l'instant, est suspectée,
00:08:41qui est passée en détention provisoire,
00:08:43a manifestement des antécédents,
00:08:44même s'il n'a jamais été condamné pour les plaintes.
00:08:47Elles ont été classées.
00:08:47Et on peut se poser un certain nombre de questions
00:08:49sur pourquoi cette personne,
00:08:51qui manifestement a des graves soupçons
00:08:54de violences ou de violences sexuelles sur les mineurs,
00:08:57n'a pas été mise hors de portée de jeunes,
00:09:00et notamment de cette jeune fille.
00:09:02Pourquoi on n'est pas intervenu alors que ça fait de longs mois
00:09:04qu'on a des plaintes contre ce monsieur ?
00:09:05C'est tout à fait inacceptable.
00:09:07En tant que chef d'administration,
00:09:08je prendrai mes responsabilités.
00:09:09Je rendrai public le rapport.
00:09:10Et je prendrai des sanctions.
00:09:12Je les proposerai, si je devais en avoir,
00:09:14évidemment en ce qui me concerne,
00:09:16avec le Conseil supérieur de la magistrature.
00:09:18Quand il y a une plainte d'un enfant,
00:09:20on doit quasiment tout arrêter pour la suivre,
00:09:22parce que c'est l'être le plus vulnérable
00:09:23qu'il nous faut protéger.
00:09:24Manifestement, là, on verra ce que dira l'enquête,
00:09:27mais on a tout quoi s'interroger
00:09:29sur notre responsabilité collective.
00:09:31Il dit effectivement, il exprime avec les mêmes mots
00:09:36son indignation et sa colère.
00:09:38Alors visiblement, quand même, au sommet de l'État,
00:09:41demain, il y a une réunion.
00:09:42Sébastien Lecornu a demandé à Laurent Nouveau,
00:09:44Nunez et à Gérald Darmanin,
00:09:47de venir à Matignon.
00:09:49Oui, ils auraient dû normalement demain
00:09:50être en déplacement à la prison de haute sécurité
00:09:53de Vendin-le-Vieille.
00:09:54Ce déplacement a été annulé
00:09:55pour que le Premier ministre puisse recevoir à Matignon
00:09:57le garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur.
00:09:59Il est évident qu'au gouvernement,
00:10:01on est entré en quelque sorte en communication de crise,
00:10:03parce qu'ils ont bien pris conscience
00:10:05que les Français étaient scandalisés
00:10:07par ce qui s'est passé,
00:10:09par les failles qui sont absolument inadmissibles.
00:10:11Donc les mots du ministre du garde des Sceaux
00:10:13sont extrêmement forts.
00:10:15Il y aura, à n'en pas douter,
00:10:16une communication demain,
00:10:17probablement avec des annonces,
00:10:19parce que, encore une fois,
00:10:20la situation l'exige
00:10:21et le gouvernement est obligé,
00:10:23vis-à-vis de cette colère des Français,
00:10:25le gouvernement est obligé de montrer
00:10:26qu'il fait quelque chose.
00:10:27Et la parade,
00:10:29ce que j'entends, en tout cas,
00:10:30chez certains magistrats,
00:10:31c'est une question de moyens.
00:10:34Donc, c'est inaudible également.
00:10:37Ce ne sont pas les moyens
00:10:37qui font qu'on prend son téléphone
00:10:40et ce que je disais pour...
00:10:42Il y a quand même un sujet, Pascal.
00:10:43Je suis désolé.
00:10:43Moi, je suis inquiet d'une chose,
00:10:44c'est que, évidemment,
00:10:45on a la même colère,
00:10:47on a le même effroi, etc.
00:10:49Il n'y a pas de problème.
00:10:50Par ailleurs, je pense que dans l'administration
00:10:52qui est en cause dans ce cas-là,
00:10:54personne ne veut protéger
00:10:55les prédateurs sexuels.
00:10:56C'est une certitude.
00:10:58Il y a bien quelqu'un...
00:10:59Il y a bien quelqu'un
00:11:00qui prend la décision, quand même.
00:11:02Justement, c'est là où je voulais en venir.
00:11:03C'est là où je voulais en venir.
00:11:04Il y a bien quelqu'un qui est responsable.
00:11:05Si l'émotion et la colère
00:11:07suscitées par ce drame
00:11:08conduisent à sanctionner
00:11:10trois, quatre, cinq personnes
00:11:11en disant
00:11:12qu'ils ont fait une erreur
00:11:13mais ça ne se reproduira plus,
00:11:15on fait une erreur
00:11:15parce que peut-être
00:11:16qu'il y a des gens à sanctionner.
00:11:17Mais en fait,
00:11:17c'est un système entier
00:11:18qui est défaillant.
00:11:19Il est intégralement submergé.
00:11:22Par exemple,
00:11:23dans le temps qui s'est passé
00:11:24depuis la plainte de 2025,
00:11:27je n'ose imaginer
00:11:28combien de cas
00:11:29ces parquets ont eu à traiter
00:11:30d'affaires similaires.
00:11:31Comment vous voulez les prioriser ?
00:11:32Par exemple,
00:11:33ils donnent la priorité
00:11:33au moment où il faut éloigner
00:11:35des enfants
00:11:36qui sont en contact
00:11:36avec des adultes
00:11:37qui les ont abusés.
00:11:38Leurs éducateurs, par exemple.
00:11:39Leurs parents, ça arrive.
00:11:41C'est une priorité
00:11:42qu'ils doivent prendre en compte.
00:11:43Donc là, en l'occurrence,
00:11:44ce n'était pas le cas, par exemple.
00:11:45Et la question des moyens,
00:11:46elle existe aussi.
00:11:46Je pense que M. Lecornu,
00:11:47ceux qui pourraient recevoir
00:11:50ou celles qui pourraient recevoir,
00:11:51c'est la mère de Ligana
00:11:52et les familles
00:11:52plus que les ministres.
00:11:53Je ne vois pas
00:11:54ce que les ministres vont faire
00:11:55à Matignon.
00:11:55Tout ça n'a pas de sens.
00:11:57C'est uniquement
00:11:58de la communication, Pascal.
00:11:59C'est uniquement
00:12:00pour montrer que Matignon réagit.
00:12:02Mais on est purement
00:12:02dans la communication.
00:12:03Il ne faut pas se tromper.
00:12:03Mais dans le système,
00:12:04le procureur,
00:12:07parce que le fonctionnement
00:12:08de la justice,
00:12:09évidemment,
00:12:09vous le connaissez
00:12:10beaucoup mieux que moi,
00:12:11j'ai le William Golnadel.
00:12:13Le procureur,
00:12:14est-ce qu'il a l'obligation
00:12:15de donner une instruction
00:12:17aux gendarmes
00:12:17en cas de viol
00:12:18ou aux commissaires
00:12:20ou aux policiers ?
00:12:20Il y a une obligation.
00:12:21Une obligation théorique,
00:12:22mais elle n'est pas limitée
00:12:24dans le temps.
00:12:25Donc, j'ai l'impression,
00:12:28après avoir entendu
00:12:29tout ce qu'on a dit
00:12:29et lu avant,
00:12:31qu'au niveau du parquet local,
00:12:35ça n'a pas été
00:12:36d'une efficacité extraordinaire.
00:12:37Je pense là, franchement,
00:12:40je suis désolé
00:12:40de l'avoir à le dire,
00:12:42non seulement au niveau
00:12:43du parquet,
00:12:44je suis assez dur
00:12:45souvent avec la justice,
00:12:46mais au niveau aussi
00:12:48des policiers
00:12:49ou des gendarmes,
00:12:50je trouve que ça
00:12:50n'a pas été terrible.
00:12:51non plus.
00:12:51Mais,
00:12:52il a raison,
00:12:53mon voisin,
00:12:54le jeune,
00:12:55il a raison,
00:12:56il y a aussi
00:12:57un phénomène de masse,
00:12:58un phénomène de priorité
00:13:00et puis un phénomène
00:13:02d'ampleur
00:13:04de la délinquance
00:13:06et de la criminalité
00:13:07dont on ne cesse
00:13:08de parler
00:13:08parce que la plus grande chose
00:13:10qui augmente
00:13:10en France,
00:13:11c'est peut-être aussi
00:13:12la criminalité.
00:13:13Véronique Jackier.
00:13:39Véronique Jackier.
00:13:42des espèces
00:13:43de lanceurs d'alerte
00:13:44par rapport à ce type
00:13:45de prédateurs
00:13:45et de dossiers
00:13:46parce que c'est vraiment
00:13:47trop grave
00:13:48et ça donne le sentiment
00:13:49qu'on pense toujours
00:13:50à l'envers.
00:13:50Par exemple,
00:13:51il y a le fichier judiciaire
00:13:52des auteurs
00:13:53d'infractions sexuelles
00:13:54mais ce fichier,
00:13:55il sert
00:13:56quand les personnes
00:13:57sont condamnées.
00:13:59Donc ça veut dire
00:13:59qu'un type comme ça
00:14:00qui est terriblement dangereux,
00:14:01même avec l'existence
00:14:02de ce fichier,
00:14:03il passe à travers
00:14:04les mailles du filet.
00:14:05Donc j'espère que demain,
00:14:06le Premier ministre,
00:14:08peut-être,
00:14:09songera à travailler
00:14:10sur une façon de faire
00:14:12pour que ces types-là
00:14:14soient serrés
00:14:15le plus rapidement possible.
00:14:16Il y a une seule chose
00:14:17au niveau judiciaire,
00:14:18je suis désolé de le dire,
00:14:19qui marche bien en France,
00:14:20qui marche vite,
00:14:21où ils sont efficaces
00:14:22et sévères,
00:14:23c'est le financier.
00:14:25La justice financière,
00:14:27ça marche formidablement.
00:14:28Ah oui, ça c'est vrai.
00:14:28Voilà, ça, ça marche
00:14:29à tous les jours.
00:14:29Je suis désolé de vous le dire.
00:14:30Donc je vois aussi
00:14:31où sont aussi
00:14:33un peu les velléités,
00:14:34le désir de punir.
00:14:37Là, ça marche bien.
00:14:38En cas de plainte pour viol,
00:14:39me dit-on sur mineurs,
00:14:40les gendarmes ou policiers
00:14:41ont l'obligation
00:14:41d'informer le parquet
00:14:42qui prend une décision.
00:14:44Pardon ?
00:14:45Ah oui ?
00:14:45En cas de viol sur mineurs,
00:14:47les gendarmes et policiers
00:14:48ont l'obligation
00:14:49d'informer le parquet
00:14:50qui prend une décision.
00:14:52Et prendre une décision,
00:14:52ce n'est pas un problème
00:14:53de moyens.
00:14:54Mais prendre une décision,
00:14:55ce n'est pas un problème
00:14:55de moyens.
00:14:55C'est aussi un problème
00:14:56de moyens, Pascal,
00:14:56parce que les circulaires
00:14:58à répétition sont aussi
00:14:59un énorme problème
00:15:00pour les parquets.
00:15:01Parce que quand vous recevez
00:15:02des circulaires
00:15:03du ministère de la Justice
00:15:04qui vous disent que
00:15:04le narcotrafic est une priorité,
00:15:07les agressions sexuelles
00:15:08sur mineurs sont une priorité,
00:15:09les violences contre
00:15:10les forces de l'ordre
00:15:11sont une priorité.
00:15:12En fait,
00:15:12quand vous avez peu de moyens,
00:15:14avec ces circulaires,
00:15:15tout devient priorité
00:15:15et plus rien n'est priorité
00:15:17par définition.
00:15:18Je vous propose
00:15:18d'écouter
00:15:19quelques témoignages.
00:15:20Les agressions sexuelles
00:15:21sur mineurs
00:15:22sont une priorité
00:15:24aujourd'hui.
00:15:24Une priorité des priorités.
00:15:25C'est la priorité des priorités
00:15:27et ils viennent de s'inviter
00:15:29dans le débat
00:15:30de la présidentielle.
00:15:31Ce n'est pas un hasard
00:15:32d'ailleurs si Renaud Rataillot
00:15:33a parlé de castration chimique
00:15:35et de passer ça.
00:15:36Ça vient de ça.
00:15:36Avec ce scandale
00:15:39absolument énorme
00:15:40qui touche Paris
00:15:41et le périscolaire,
00:15:42moi je suis désolé,
00:15:43on ne peut pas séquencer
00:15:44tous ces éléments.
00:15:45Il y a quand même
00:15:46un élément global,
00:15:47c'est de savoir
00:15:47si nos enfants
00:15:48sont en sécurité ou pas.
00:15:50C'est quand même...
00:15:52Alors là,
00:15:52on est vraiment
00:15:53au-delà du régalien.
00:15:55Au-delà du régalien.
00:15:56Donc ce débat
00:15:57va être un débat
00:15:58qui va s'inviter
00:15:59à la présidentielle.
00:16:01Alors dans les témoignages
00:16:02que je voulais vous faire entendre,
00:16:03vous allez entendre
00:16:04Emma.
00:16:05Emma est l'amie,
00:16:07la meilleure amie
00:16:08visiblement de Liana.
00:16:10Et c'est une enfant.
00:16:12Elle a 11 ans.
00:16:13Et elle parle
00:16:14dans ce que vous allez entendre
00:16:17du père de Sophia.
00:16:18Puisque Emma est également
00:16:20une amie de Sophia.
00:16:22Mais qui est Sophia ?
00:16:24Qui est le père de Sophia ?
00:16:25C'est précisément
00:16:26Jérémy B.
00:16:27C'est pour ça que je vous donne
00:16:28cette clé de lecture
00:16:29pour que vous compreniez bien
00:16:31ce que va dire
00:16:32cette amie de Liana,
00:16:34Emma,
00:16:35et qui raconte
00:16:35une situation quotidienne
00:16:38qui nous interpelle,
00:16:40disons-le.
00:16:42Tous les matins,
00:16:44elle sortait du bus
00:16:45et elle allait voir
00:16:45le papa de Sophia
00:16:46et Sophia dans la voiture.
00:16:48Le papa de Sophia
00:16:49était toujours garé
00:16:49à la même place,
00:16:50un peu éloigné
00:16:51de la porte du collège.
00:16:52Et elle y restait
00:16:53environ 20 à 30 minutes.
00:16:55Et c'était vraiment
00:16:56tous les matins.
00:16:57Je n'ai jamais vu
00:16:58la maman de Sophia.
00:16:59Pour moi,
00:17:00ça ne me paraissait pas
00:17:00anormal parce que
00:17:01je pensais que ses parents
00:17:03le savaient.
00:17:04Sauf que ses parents
00:17:05ne le savaient pas.
00:17:06Donc ça,
00:17:07ça nous paraît
00:17:08absolument invraisemblable.
00:17:10Donc c'est à vérifier,
00:17:11bien sûr,
00:17:11parce que c'est la parole
00:17:12d'un enfant
00:17:13et peut-être se trompe-t-elle,
00:17:15peut-être n'est-ce pas
00:17:15tous les jours,
00:17:16peut-être...
00:17:16Mais bon,
00:17:17ça a l'accent de la vérité.
00:17:19Donc elle nous dit
00:17:20tous les matins,
00:17:21Liana est dans la voiture,
00:17:24devant l'école,
00:17:26de Jérémy B
00:17:27pendant une demi-heure.
00:17:29Évidemment,
00:17:30il y a une responsabilité
00:17:31collective,
00:17:32forcément,
00:17:33il n'y a pas que
00:17:33les enquêteurs
00:17:34dans ces cas-là.
00:17:35Les parents ne sont pas
00:17:36au courant,
00:17:37manifestement.
00:17:38Et la jeune Liana
00:17:39le disait-elle,
00:17:40ne le disait-elle pas,
00:17:41je n'en sais rien.
00:17:42Il a été dit aussi
00:17:44que le mis en cause
00:17:46apportait le dégoûté
00:17:48tous les jours
00:17:49à de nombreuses filles,
00:17:52de nombreuses fillettes
00:17:53de l'établissement scolaire.
00:17:54Donc ça aurait dû aussi
00:17:55alerter l'équipe pédagogique,
00:17:58l'équipe qui entoure
00:17:59ses enfants,
00:18:00de voir cela.
00:18:02Et manifestement,
00:18:02ça n'a inquiété personne.
00:18:03Mais parce qu'on est
00:18:05un peu dans la psychologie,
00:18:06on pense toujours
00:18:07que sans doute,
00:18:08ça n'arrive qu'aux d'autres,
00:18:09que ça n'arrivera pas
00:18:10dans sa petite ville,
00:18:11qu'on ne peut pas dramatiser.
00:18:13Vous savez,
00:18:13c'est un enchaînement,
00:18:15j'imagine,
00:18:15ce que les gens
00:18:16peuvent penser.
00:18:18C'est un ami de la famille.
00:18:19C'est sans commune mesure
00:18:21avec les plaintes
00:18:22qui sont restées.
00:18:23Ah non,
00:18:23mais naturellement,
00:18:24évidemment,
00:18:25bien sûr.
00:18:25C'est que tu t'aperçois
00:18:26que...
00:18:27C'est un tout,
00:18:28en fait.
00:18:28c'est un tout.
00:18:28Tu t'aperçois
00:18:29que dans ces affaires-là,
00:18:30parfois,
00:18:32tout le monde
00:18:33manque sans doute
00:18:33de vigilance.
00:18:34Voilà.
00:18:35Et tout le monde
00:18:35ne veut pas
00:18:38où s'en mêler.
00:18:39Il y a sans doute
00:18:40pas mal de facteurs.
00:18:41Alors,
00:18:41vous disiez une chose juste,
00:18:42que le débat
00:18:43va s'inviter
00:18:44dans la présidentielle.
00:18:45Il l'est déjà,
00:18:46puisque Gabriel Attal,
00:18:47qui est candidat,
00:18:48s'est exprimé.
00:18:53Les révélations
00:18:54qu'on a eues
00:18:54ces derniers jours
00:18:55sur des plaintes
00:18:56qui ont été déposées
00:18:57manifestement
00:18:58il y a un an,
00:18:58plus d'un an,
00:19:00sans qu'elles n'aient
00:19:00donné lieu à rien
00:19:01sur des questions
00:19:02de viol sur des mineurs,
00:19:05ça fait froid
00:19:06dans le dos.
00:19:07C'est extraordinairement
00:19:08choquant.
00:19:09J'imagine qu'il y aura
00:19:10une inspection
00:19:11pour identifier
00:19:12ce qui s'est passé.
00:19:13Mais on voit bien
00:19:14à travers cette affaire
00:19:15qui est absolument
00:19:16dramatique et terrible
00:19:17et à travers d'autres affaires
00:19:18qui ont émergé
00:19:19ces derniers mois
00:19:21que sur la question
00:19:22de la lutte
00:19:23contre les violences
00:19:23faites aux enfants,
00:19:25évidemment qu'on doit avancer
00:19:27et qu'il y a manifestement
00:19:29une forme de révolution
00:19:30à faire.
00:19:31Parce que manifestement,
00:19:32on n'est pas au niveau
00:19:33aujourd'hui
00:19:33de ce qu'un pays
00:19:34comme la France
00:19:35et que tout pays
00:19:36d'ailleurs est en droit
00:19:36d'attendre
00:19:37pour protéger ses enfants.
00:19:38Alors évidemment,
00:19:40on ne doit pas
00:19:41dans des moments
00:19:42comme ceux-là
00:19:44tomber dans les polémiques.
00:19:46C'est entendu.
00:19:47mais ceux
00:19:49qui nous écoutent
00:19:50doivent se dire
00:19:51que quel que soit
00:19:52le dossier
00:19:53que tu ouvres
00:19:54en France,
00:19:54ça montre
00:19:55un effondrement
00:19:57de l'État
00:19:58et notamment
00:19:59des services
00:19:59de l'État
00:20:01et en l'espèce
00:20:02des services
00:20:03de la justice.
00:20:04Les gens se disent
00:20:04qu'il y a quelque chose
00:20:05qui ne va plus
00:20:06en France
00:20:07et tu te tournes
00:20:08à l'hôpital,
00:20:09tu as ces soucis-là,
00:20:10tu regardes à l'école,
00:20:12tu as ces soucis-là,
00:20:13tu vas vers la justice,
00:20:14tu as des soucis majeurs.
00:20:16Alors évidemment,
00:20:17sans doute,
00:20:18comme vous le dites,
00:20:18ce sera un des débats
00:20:19de la présidentielle
00:20:20et sans doute
00:20:21ne faut-il pas ouvrir
00:20:22ce débat ce soir.
00:20:25Mais j'imagine
00:20:26ceux qui nous écoutent
00:20:27et qui pensent ça,
00:20:28qui intègrent cela
00:20:29et puis qui disent
00:20:31ce que pense,
00:20:32ce que disait également
00:20:33Gilles-Louis-Lam Golnadel,
00:20:34c'est qu'ils ont le sentiment
00:20:35que dans certaines affaires,
00:20:36il y a des moyens
00:20:37qui sont décuplés.
00:20:38C'est la vérité,
00:20:39oui.
00:20:40Décuplés.
00:20:41C'est Gérard Carreroux
00:20:42ce matin
00:20:42qui parlait
00:20:43de filet dérivant
00:20:45pour aller enregistrer ça.
00:20:47Vous avez un président
00:20:48de la République,
00:20:49un ancien président
00:20:49de la République
00:20:50qui est en prison
00:20:51et un pédophile
00:20:52qui ne l'est pas.
00:20:53Alors évidemment,
00:20:54c'est un raccourci
00:20:55de le dire comme ça.
00:20:55Non, mais il n'est pas faux.
00:20:57C'est un raccourci.
00:20:58Et pas un émeutier
00:20:59de samedi soir.
00:21:00Voilà, c'est un raccourci.
00:21:01Et j'ai bien conscience
00:21:02que ces affaires
00:21:04n'ont rien à voir
00:21:04les unes avec les autres.
00:21:06Mais ceux qui écoutent
00:21:08et puis même nous,
00:21:10on peut penser ça.
00:21:11On se dit
00:21:11c'est quand même un pays
00:21:12où tu mets un ancien président
00:21:13de la République en prison
00:21:14mais tu ne mets pas un pédophile.
00:21:15Mais vous savez,
00:21:15ce n'est pas si caricatural
00:21:16que ça ce que vous dites
00:21:16parce qu'aujourd'hui,
00:21:18moi j'ai eu la discussion
00:21:19il y a moins de deux semaines
00:21:20avec le garde des Sceaux
00:21:21par exemple
00:21:22qui disait
00:21:23en fait la prison
00:21:24avec la surpopulation carcérale
00:21:25qu'on connaît
00:21:26la prison maintenant
00:21:26doit servir à enfermer
00:21:28les gens
00:21:28dont la société doit se protéger
00:21:30et pas les autres.
00:21:31C'est-à-dire que
00:21:32le code de la route
00:21:33par exemple,
00:21:33c'est grave,
00:21:34ce n'est pas bien
00:21:34de ne pas respecter
00:21:35le code de la route
00:21:36mais ce n'est pas nécessaire
00:21:37d'aller en prison
00:21:37quand on a fait
00:21:38des infractions routières
00:21:39parce qu'en fait
00:21:39on ne met pas en danger
00:21:40la société.
00:21:42Ce n'est pas le bon exemple.
00:21:43Ce n'est pas le bon exemple.
00:21:44Si vous roulez à 180 à l'heure
00:21:45vous pouvez mettre...
00:21:47Si vous êtes à 180 à l'heure
00:21:49et que vous avez été pris
00:21:51alcoolisé
00:21:51sans le permis
00:21:52je ne voulais dire pas.
00:21:52Mais ce n'est pas comme ça
00:21:53que ça se passe.
00:21:54C'est parce que
00:21:55notamment notre président
00:21:55de la République bien-aimé
00:21:57n'a pas respecté sa promesse
00:21:59de construire
00:22:00si vous voulez
00:22:00une place de prison
00:22:02que même aujourd'hui
00:22:04un juge qui n'est pas laxiste
00:22:05est obligé de trier
00:22:07entre des gens
00:22:08qui devraient les deux
00:22:09être en prison.
00:22:10C'est certain
00:22:11que chaque semaine
00:22:12il reçoit
00:22:13carcérale
00:22:13qu'il ne faut pas mettre
00:22:15toutes les personnes
00:22:16qui devraient être en prison
00:22:17en prison.
00:22:18On n'est pas capable
00:22:19de faire ce qu'on fait
00:22:20au Pays-Bas
00:22:20c'est-à-dire
00:22:21des privés
00:22:21pour des courtes peines.
00:22:23On ne donne plus de sens
00:22:24à la prison.
00:22:24Oui mais là
00:22:25on n'est plus sur
00:22:25les courtes peines.
00:22:26On est sur autre...
00:22:28de M. Darmanin.
00:22:29Bon, Raphaël Guxman
00:22:30a pris la parole aussi
00:22:31et lui aussi
00:22:32et sinon candidat
00:22:34en tout cas
00:22:35possiblement candidat
00:22:36et il a pris la parole
00:22:37sur ce sujet.
00:22:39Il y a une chose
00:22:40qui est certaine
00:22:41c'est qu'il y a eu
00:22:42des dysfonctionnements
00:22:43qu'on ne peut pas
00:22:44avoir une plainte
00:22:44et dix mois plus tard
00:22:46rien.
00:22:47On ne peut pas
00:22:48finalement laisser
00:22:49les plus vulnérables
00:22:50de la société
00:22:52à l'abandon
00:22:53et c'est vraiment
00:22:54une question profonde
00:22:56qui se pose à nous.
00:22:57On doit faire
00:22:58de la défense
00:22:58des enfants
00:22:59dans des cas
00:23:00comme celui-ci
00:23:01où un homme
00:23:02est accusé
00:23:04de violences sexuelles
00:23:05à l'encontre
00:23:05d'enfants.
00:23:06Eh bien,
00:23:06on doit faire
00:23:07de la défense
00:23:07des enfants
00:23:07la priorité absolue.
00:23:09Oui, mais en fait
00:23:11les Français aussi
00:23:12en ont assez
00:23:13d'entendre
00:23:14des injonctions
00:23:15une fois
00:23:16c'est
00:23:16ma main ne tremblera pas
00:23:18nous serons
00:23:19d'une sévérité
00:23:20absolue
00:23:20et là
00:23:21on va entendre
00:23:21tout le monde
00:23:22parler de la priorité
00:23:23pour les enfants
00:23:24mais t'as le périscolaire
00:23:26comme le disait
00:23:26très justement
00:23:27Joseph
00:23:27et puis tu as également
00:23:29ça c'est vraiment
00:23:29assez
00:23:30c'est repassé
00:23:33sous les radars
00:23:33quand on va
00:23:34s'apercevoir
00:23:35que ça vise
00:23:36non seulement
00:23:36l'école
00:23:37non seulement
00:23:37le périscolaire
00:23:38mais aussi
00:23:38tous les accompagnements
00:23:39tout l'accompagnement
00:23:40sportif ou autre
00:23:41parce qu'on va
00:23:42s'en apercevoir
00:23:43on va s'en apercevoir
00:23:45c'est déjà commencé
00:23:46c'est déjà commencé
00:23:47mais à un niveau
00:23:48la pensée magique
00:23:49le ministère du Vert
00:23:50ça ne passe plus
00:23:50à un niveau
00:23:51dont on n'a pas
00:23:51un niveau
00:23:52dont on n'a pas
00:23:52été
00:23:52donc quand j'entends
00:23:53monsieur Patrick
00:23:54quand j'entends
00:23:55monsieur
00:23:55monsieur Gluckman
00:23:56pardon
00:23:56quand j'entends
00:23:57monsieur Gluckman
00:23:57je me dis
00:23:58mais alors
00:23:59mais Paris
00:24:00je ne l'ai pas entendu
00:24:01réagir
00:24:02sur ce qui se passait
00:24:02et puis un jour
00:24:03on s'intéressera
00:24:04à l'aide sociale
00:24:04à l'enfance aussi
00:24:05la vice-présidente
00:24:07vous disiez
00:24:08un jour
00:24:08on s'intéressera
00:24:09à l'aide sociale
00:24:09à l'enfance
00:24:10qui est un scandale
00:24:11là pour le coup
00:24:12le capot est déjà ouvert
00:24:13mais on n'en parle jamais
00:24:14oui
00:24:14la vice-présidente
00:24:16d'une association
00:24:18sur la lenteur
00:24:19de la justice
00:24:20madame Michelle Krehoff
00:24:21elle a pris la parole
00:24:23aujourd'hui
00:24:23sur l'antenne de CNews
00:24:25l'affaire Iliana
00:24:26ça serait une exception
00:24:27il dirait bon
00:24:28c'est pas de chance
00:24:29sauf que la lenteur
00:24:30des enquêtes policières
00:24:32en matière de violence sexuelle
00:24:33sur mineurs
00:24:34et la lenteur
00:24:35de la justice
00:24:37et bien c'est tous les jours
00:24:38et c'est
00:24:39et c'est je dirais
00:24:41extrêmement répandu
00:24:42je pense que
00:24:43la question législative
00:24:45est en bonne marge
00:24:46mais une fois
00:24:46qu'on a fait la loi
00:24:48comment on l'appliquer
00:24:50et alors là
00:24:51il n'y a rien
00:24:53ni dans les budgets
00:24:55ni dans les organisations
00:24:56c'est à dire
00:24:57est-ce qu'il y a un pilote
00:24:58est-ce qu'il y a
00:24:59une stratégie nationale
00:25:01avec tout le monde
00:25:02autour de la table
00:25:03est-ce qu'il y a un pilote
00:25:05au niveau national
00:25:06de désigner
00:25:07pour pouvoir coordonner
00:25:08toutes les actions
00:25:09nécessaires
00:25:10pour l'instant
00:25:11on ne voit rien
00:25:12je propose d'écouter
00:25:13également Maude Petit
00:25:14qui est présidente
00:25:14de la commission d'enquête
00:25:15sur les violences
00:25:16sexuelles incestueuses
00:25:18aujourd'hui
00:25:19lorsque les enfants
00:25:21se déclarent victimes
00:25:23ils sont peu entendus
00:25:24ils sont peu écoutés
00:25:25ils sont peu accompagnés
00:25:27et les parents
00:25:27qui essayent d'aider
00:25:28leurs enfants
00:25:30sont par moments
00:25:31en fait
00:25:32assez mal
00:25:33traités
00:25:33par nos institutions
00:25:36il y a vraiment
00:25:37un problème
00:25:37par rapport à ça
00:25:38au départ
00:25:39je pensais
00:25:40que c'était déjà
00:25:41le cas
00:25:41avec les enfants
00:25:42qui sont placés
00:25:42à l'aide sociale
00:25:43à l'enfance
00:25:44on le sait
00:25:45on a eu souvent
00:25:45des reportages
00:25:46assez dramatiques
00:25:47sur les conditions
00:25:48de vie
00:25:48de ces enfants-là
00:25:49des enfants
00:25:50qui sont face
00:25:51à de la prostitution
00:25:52par exemple
00:25:52qui ne sont pas
00:25:53suffisamment accompagnés
00:25:55pas suffisamment aidés
00:25:56et puis là
00:25:56en fait
00:25:57en entrant
00:25:57véritablement
00:25:58dans le sujet
00:26:00de l'inceste
00:26:01je me suis rendu compte
00:26:02à quel point
00:26:03c'était dramatique
00:26:04c'était violent
00:26:05c'est sordide
00:26:06et tout ça reste
00:26:07dans l'intime
00:26:08des familles
00:26:09la plupart du temps
00:26:10avec peu de personnes
00:26:11qui dénoncent
00:26:11y compris peu de parents
00:26:13qui dénoncent
00:26:14y compris peu de mères
00:26:15qui dénoncent
00:26:18ça c'est encore
00:26:19un autre sujet
00:26:20mais on sait
00:26:22effectivement
00:26:23que dans les familles
00:26:25ça reste quelque chose
00:26:26qui peut être caché
00:26:27honteux
00:26:28et qui n'est pas dit
00:26:29alors avant de
00:26:31refermer ce dossier
00:26:32parce que nous n'avons pas
00:26:33de nouvelles informations
00:26:34à donner
00:26:35écoutons une dernière fois
00:26:36le maire
00:26:37qui s'est exprimé
00:26:39en direct
00:26:39le maire de Florence
00:26:40c'était tout à l'heure
00:26:42à 20h
00:26:4220h 1
00:26:43lorsqu'il est arrivé
00:26:45devant les caméras
00:26:47ce soir
00:26:49au vu des informations
00:26:50de cette fin de journée
00:26:52nous en appelons
00:26:53avant tout
00:26:54à la dignité
00:26:57la dignité
00:26:58de tous
00:26:58en respectant
00:27:00l'attente
00:27:01de la famille
00:27:03et l'attente
00:27:04des informations
00:27:06à venir
00:27:06du parquet
00:27:07d'Agin
00:27:07demain
00:27:10nous sommes tous unis
00:27:12dans cette épreuve
00:27:13nous le resterons
00:27:15jusqu'au bout
00:27:17nous avons
00:27:18simplement ce soir
00:27:19une pensée
00:27:19pour toutes les familles
00:27:20de victimes
00:27:22et une pensée
00:27:24particulière
00:27:25et grave
00:27:26ce soir
00:27:28pour la famille
00:27:29de Liana
00:27:29nous nous associons
00:27:31évidemment
00:27:31au maire
00:27:32de Florence
00:27:33monsieur Bobateau
00:27:34que dire de plus
00:27:35ceux qui seront
00:27:37croyants
00:27:37pourront prier
00:27:39et être dans l'espérance
00:27:40et les autres
00:27:42dans la tristesse
00:27:44quand on dit
00:27:45que c'est le temps
00:27:46du deuil
00:27:46et du recueillement
00:27:47il faut aussi
00:27:48signaler
00:27:48qu'on ne fait pas
00:27:49son deuil
00:27:50pour un enfant
00:27:50d'ailleurs
00:27:51il n'y a pas de mots
00:27:51il n'y a pas de mots
00:27:53voilà
00:27:58l'actualité
00:27:59elle était à Nantes
00:27:59aujourd'hui
00:28:00avec un jeune homme
00:28:01de 18 ans
00:28:02qui a été tué par balle
00:28:03ce jeudi
00:28:04dans le quartier
00:28:04de la Bottière
00:28:05lors d'une nouvelle fusillade
00:28:06en plein jour
00:28:07les auteurs ont pris la fuite
00:28:08avant l'arrivée
00:28:09des forces de l'ordre
00:28:10depuis plusieurs mois
00:28:10et plus particulièrement
00:28:11depuis le printemps
00:28:122026
00:28:13plusieurs quartiers
00:28:14sensibles de Nantes
00:28:15connaissent une recrudescence
00:28:16de violences
00:28:17liées au trafic
00:28:18de stupéfiants
00:28:19c'est aussi le résultat
00:28:21d'une politique
00:28:21de la ville
00:28:22qui est mise en place
00:28:23depuis des années
00:28:24en tout cas
00:28:25et effectivement
00:28:26ça n'arrive pas
00:28:27par hasard
00:28:28à Nantes
00:28:29comme ça n'arrive pas
00:28:29par hasard
00:28:30à Rennes
00:28:31bien évidemment
00:28:32donc je vous propose
00:28:33d'écouter
00:28:34Mathilde
00:28:36Ibanez
00:28:36qui est
00:28:37à Nantes
00:28:40les faits se sont
00:28:41déroulés vers
00:28:42midi 30
00:28:43ici dans le quartier
00:28:43de la Bottière
00:28:44à Nantes
00:28:456 individus
00:28:46en deux roues
00:28:47ont tiré
00:28:48plusieurs rafales
00:28:49en direction
00:28:49du parc
00:28:50qui se trouve
00:28:51juste derrière moi
00:28:52la victime
00:28:53c'est un jeune homme
00:28:54âgé de 18 ans
00:28:55et demi
00:28:56qui n'habitait pas
00:28:57ce quartier
00:28:58ce quartier
00:28:59est désormais
00:29:00verrouillé
00:29:00par une présence
00:29:01policière forte
00:29:02mais également
00:29:03une présence
00:29:04militaire
00:29:05selon les premiers éléments
00:29:06de l'enquête
00:29:07il s'agirait
00:29:07d'une fusillade
00:29:08en lien
00:29:09avec du narcotrafic
00:29:10les habitants
00:29:11en tout cas
00:29:11que nous avons
00:29:13rencontrés
00:29:13sont apeurés
00:29:14face à la montée
00:29:15de la violence
00:29:16qui gangrène
00:29:16aujourd'hui
00:29:17les quartiers
00:29:18de Nantes
00:29:19en un mois
00:29:194 personnes
00:29:20sont décédées
00:29:22dans des règlements
00:29:23de compte
00:29:24liés au narcotrafic
00:29:25je vous propose
00:29:26d'écouter ces habitants
00:29:27la peur
00:29:27surtout les parents
00:29:28qui ont des jeunes enfants
00:29:30parce que maintenant
00:29:30on a l'impression
00:29:31qu'ils recrutent
00:29:32de plus en plus
00:29:32des plus jeunes
00:29:33j'ai la peur
00:29:34en fait de te dire
00:29:35que ton cousin
00:29:36ton neveu peut être
00:29:37recruté
00:29:37pour être un guet
00:29:38pour rapporter
00:29:40de la drogue
00:29:41par ci par là
00:29:41j'ai aussi le sentiment
00:29:43en fait
00:29:43de te dire
00:29:44que tu es délaissé
00:29:45parce qu'il y a pas mal
00:29:46de familles
00:29:47on en discutait
00:29:48dernièrement
00:29:48qui veulent partir
00:29:50mais ils ne trouvent
00:29:50pas de solution
00:29:50directe
00:29:51on a un peu l'impression
00:29:52qu'on est abandonné
00:29:56ça fait tellement peur
00:29:57parce qu'on voit
00:29:57que les jeunes
00:29:59qui sont entre
00:30:00entre 15 et 20 ans
00:30:02laisser la vie
00:30:03comme ça
00:30:04ça fait
00:30:05ça fait très mal
00:30:06et ça fait perdre
00:30:07le quartier
00:30:07maintenant
00:30:07je suis animateur
00:30:08je travaille avec
00:30:09les enfants
00:30:09ça me fait
00:30:10ça me fait très très mal
00:30:11pour rassurer
00:30:12les habitants
00:30:13face à la montée
00:30:14de la violence
00:30:14l'adjoint
00:30:15à la sécurité
00:30:16de la mairie
00:30:17assure qu'il va
00:30:19renforcer
00:30:19le dispositif
00:30:20policier
00:30:21ici
00:30:21dans le quartier
00:30:2224h sur 24
00:30:24je rappelle que
00:30:26madame Roland
00:30:27a été élue
00:30:28avec la France insoumise
00:30:30qui veut désarmer
00:30:31la police municipale
00:30:32à Nantes
00:30:32et un peu partout
00:30:34et qu'elle ne serait pas
00:30:36élue
00:30:36ou réélue
00:30:37si elle n'avait pas fait
00:30:38cette alliance
00:30:39avec la France insoumise
00:30:40il y a des gens
00:30:40de la France insoumise
00:30:41qui sont en relation
00:30:42avec les gens
00:30:42avec les trafiquants de drogue
00:30:45ce quartier de la beauté
00:30:47d'ailleurs
00:30:47je le connais
00:30:48ce quartier
00:30:48c'était des quartiers
00:30:49qui étaient extrêmement
00:30:50tranquilles
00:30:52le 28 avril
00:30:532026
00:30:54un jeune homme
00:30:55a été tué
00:30:56précisément
00:30:56dans ce quartier
00:30:57de la beautière
00:30:58le 14 mai 2026
00:31:00c'était à Port-Boyer
00:31:01un adolescent de 14 ans
00:31:02retrouvé mort
00:31:03après une fusillade
00:31:04le 26-27 mai 2026
00:31:06c'est la Halvec
00:31:08c'est un homme tué
00:31:09d'une vingtaine d'années
00:31:10tué par balle
00:31:12règlement de compte
00:31:13comme toujours
00:31:13et de nouveau
00:31:14à la beautière
00:31:15c'est un jeune homme
00:31:16de 18 ans
00:31:17alors c'est des quartiers
00:31:18c'est pas les quartiers
00:31:19les plus riches de Nantes
00:31:20comme toujours
00:31:21c'est des populations
00:31:22qui sont
00:31:24les moins aisés
00:31:25qui sont victimes
00:31:27en tout cas
00:31:28qui ne peuvent pas partir
00:31:29en plus de ces quartiers
00:31:31qui sont les premières victimes
00:31:33même si à Nantes
00:31:34le centre-ville
00:31:35maintenant
00:31:36ceux qui peuvent
00:31:37s'en vont
00:31:37il y a beaucoup de gens
00:31:38qui quittent Nantes
00:31:38parce que c'est une ville
00:31:39qui fait peur
00:31:40tout simplement
00:31:42vous avez d'ailleurs
00:31:43la maire de Nantes
00:31:43qui a fait un petit
00:31:45Instagram
00:31:45aujourd'hui
00:31:46un petit post
00:31:48Instagram
00:31:48aujourd'hui
00:31:49et elle termine par
00:31:50hashtag
00:31:50narcotrafic
00:31:52donc je trouve ça
00:31:53mais
00:31:55parfois
00:31:55je m'assure
00:31:56on se dit
00:31:57on est dans une société
00:31:57donc
00:31:58Johanna Roland
00:31:59un homme tué ce midi
00:32:01à la beautière
00:32:02on va pas revenir
00:32:02sur ce midi
00:32:03mais
00:32:03c'est pas exactement
00:32:04comme ça
00:32:05peut-être qu'il faut
00:32:05le dire
00:32:06tous les moyens
00:32:07doivent être mis en oeuvre
00:32:07pour permettre
00:32:09un terme
00:32:09à cette série
00:32:10de règlements de comptes
00:32:11la ville est pleinement
00:32:12mobilisée
00:32:12auprès des habitants
00:32:13mon soutien en force
00:32:14de sécurité
00:32:15à tous les professionnels
00:32:16mobilisés
00:32:17hashtag
00:32:17narcotrafic
00:32:19la mère de Nantes
00:32:20je m'assure
00:32:22mais ça fait peur
00:32:24mais vous parlez
00:32:25avec madame Roland
00:32:25ça fait peur
00:32:27hashtag
00:32:28narcotrafic
00:32:29je sais pas si c'est
00:32:30une influenceuse
00:32:32et ce n'est que
00:32:33le début à Nantes
00:32:34ce n'est que le début
00:32:35ça fait peur
00:32:36parce qu'on est encore
00:32:37dans le commentaire
00:32:38toujours dans le commentaire
00:32:39le ministre de l'intérieur
00:32:40s'est rendu
00:32:40il n'y a pas longtemps
00:32:41d'ailleurs à Nantes
00:32:42après le troisième décès
00:32:45me semble-t-il
00:32:45et on avait
00:32:46la mère de Nantes
00:32:48qui l'accompagnait
00:32:49dans le quartier en question
00:32:51qu'est-ce qu'il y a eu
00:32:52par la suite
00:32:52aucune annonce de fête
00:32:54me semble-t-il
00:32:55il y a eu une communication
00:32:57il y a à peine 30 minutes
00:32:58du procureur
00:32:59de la République de Nantes
00:33:00sur ces faits
00:33:01il est très clair
00:33:01le procureur
00:33:02il dit que ces événements
00:33:03s'inscrivent
00:33:04sans qu'il soit possible
00:33:05d'en douter
00:33:05dans le cadre
00:33:06d'un règlement de compte
00:33:07sur fond de narcotrafic
00:33:08et de guerre de territoire
00:33:09plus précisément encore
00:33:10de guerre de contrôle
00:33:12et de direction
00:33:12de points de deal
00:33:13voilà la situation
00:33:14dans ce quartier de Nantes
00:33:15dans une des villes
00:33:18les plus tranquilles
00:33:20qui existaient
00:33:20de l'ouest
00:33:21qui était montrée
00:33:22comme la ville
00:33:23où il faisait bon vivre
00:33:24et où il fallait
00:33:25s'installer
00:33:26mais ça c'était avant
00:33:27parce que tu as fait de Nantes
00:33:29le nombre de familles
00:33:31qui émigraient
00:33:32à Nantes
00:33:32la victime est extérieure
00:33:34comme par hasard
00:33:35au quartier en question
00:33:36donc on a dû le considérer
00:33:38peut-être comme un intrus
00:33:39et je me permets
00:33:40de vous rappeler
00:33:40que sur le marché
00:33:42maintenant
00:33:42on peut acheter
00:33:43un mineur pour tuer
00:33:45pour 1000 euros
00:33:47Mathieu Devesse
00:33:47je veux vous remercier
00:33:48parce que je sais
00:33:49que vous allez aux informations
00:33:50et vous reviendrez
00:33:50peut-être avant la fin
00:33:51de cette émission
00:33:52si effectivement
00:33:52dans le drame Liana
00:33:54vous avez de nouvelles
00:33:55informations à nous donner
00:33:56on termine avec Nantes
00:33:58on va écouter
00:33:58Christophe Lann
00:33:59qui est le secrétaire départemental
00:34:03je crois
00:34:04et qui a pris la parole
00:34:07non pardonnez-moi
00:34:08on va écouter
00:34:08Denis Talédaye
00:34:10qui est adjoint
00:34:11au maire de Nantes
00:34:12adjoint au maire de Nantes
00:34:13et qu'est-ce qu'il dit
00:34:14il dit
00:34:15c'est pas pire qu'ailleurs monsieur
00:34:17écoutez
00:34:17un argument
00:34:19la réalité nantaise
00:34:20n'est pas pire
00:34:22que sur les autres
00:34:22territoires nationaux
00:34:23et à l'échelle de l'Europe
00:34:25on doit faire face
00:34:27clairement
00:34:28à une approche
00:34:30des narcotrafiquants
00:34:32à l'échelle internationale
00:34:33dont on sait très bien
00:34:35qu'ils ont visé l'Europe
00:34:36parce que le marché
00:34:37nord-américain
00:34:38est saturé
00:34:39je parle notamment
00:34:40des cartels
00:34:41sud-américains
00:34:42qui viennent
00:34:44attaquer
00:34:45le marché
00:34:45parce qu'ils le pensent
00:34:46comme ça
00:34:47européen
00:34:47très fortement
00:34:49alors
00:34:50nous on a objectivé
00:34:51les faits
00:34:52on a monté
00:34:53un observatoire
00:34:54de la tranquillité publique
00:34:55où on compare
00:34:57ce qui se passe à Nantes
00:34:58avec les autres
00:34:5920 métropoles
00:35:00françaises
00:35:01et on s'aperçoit
00:35:02que la question
00:35:03des narcos
00:35:03à Nantes
00:35:04n'est pas
00:35:06plus forte
00:35:07à Nantes
00:35:07que sur les autres
00:35:08métropoles
00:35:09voire un peu moins
00:35:09c'est vraiment intéressant
00:35:11comme défense
00:35:11on en est là
00:35:12donc il faut
00:35:13un observatoire
00:35:14de la tranquillité
00:35:15pour dire à Nantes
00:35:15c'est pas pire qu'ailleurs
00:35:16ils sont nuls
00:35:17archi nuls
00:35:18mais on a les politiques
00:35:19qu'on mérite
00:35:19pardon ils ont été réélus
00:35:21je ne m'explique pas
00:35:22la réélection
00:35:22de Johanna Rolland
00:35:23mais c'est très simple
00:35:24c'est la politique de la ville
00:35:24je suis d'accord avec vous
00:35:25ils ont orchestré leur réélection
00:35:27je suis d'accord
00:35:28mais à un moment
00:35:28si les gens veulent
00:35:29que ça change
00:35:30il faut aller voter en fait
00:35:32parce qu'il y a eu
00:35:32un taux d'abstention
00:35:33à Nantes
00:35:34ah non non
00:35:34il y avait du monde à Nantes
00:35:35qui a voté
00:35:36mais vous avez
00:35:37mais elle avait tout verrouillé
00:35:38vous mettez 40%
00:35:40de logement social
00:35:42vous changez
00:35:43vous changez
00:35:44l'électorat
00:35:46complet d'une ville
00:35:47vous faites venir
00:35:48une terre d'immigration
00:35:49XXL à Nantes
00:35:50c'est fini
00:35:52c'est fini
00:35:52c'est terminé
00:35:55vous avez des gens
00:35:56vous donnez des associations
00:35:57vous distribuez l'argent
00:35:59à aux associations
00:35:59c'est terminé
00:36:00je connais ça par coeur
00:36:01parce qu'à l'électorat
00:36:02donc voilà
00:36:02et ça va être toute la politique
00:36:03c'est du clientélisme électoral
00:36:05on achète un électorat
00:36:05je vous assure
00:36:08politiquement
00:36:08les prochaines années
00:36:09elles vont être terribles
00:36:10pourquoi ?
00:36:10parce que les gens de qualité
00:36:11ils n'ont plus vouloir faire de la politique
00:36:13parce qu'il n'y a que des coups à prendre
00:36:16et donc ils vont préférer
00:36:17vouloir faire autre chose
00:36:18quand ils ne terminent pas en prison
00:36:20donc vous allez avoir
00:36:22uniquement
00:36:22des gens
00:36:23à gauche
00:36:24qui vont s'engager
00:36:24parce que c'est une manière
00:36:26de s'élever
00:36:26quand tu fais de la politique
00:36:28à gauche
00:36:29dans l'échelle sociale
00:36:30de faire de la politique
00:36:31pour Sébastien Delogus
00:36:32c'est inespéré
00:36:32c'est une manière de s'élever
00:36:33quand tu fais de la politique
00:36:34à droite
00:36:35tu vas accepter
00:36:36de baisser parfois ton salaire
00:36:37avec ta rémunération
00:36:39annuelle
00:36:40donc je ne vais pas reciter
00:36:41je suis toujours
00:36:41les mêmes cas
00:36:42il y a deux personnes
00:36:43qui pourraient aujourd'hui
00:36:44avoir des postes importants
00:36:45et faire de la politique
00:36:45c'est François Baroin
00:36:46et c'est M. Bompard
00:36:48je cite toujours
00:36:49les mêmes cas
00:36:50ils étaient programmés
00:36:51et l'un et l'autre
00:36:51pour faire de la politique
00:36:53au plus haut niveau
00:36:53il y en a un qui est PDG
00:36:55de Berklaise
00:36:55l'autre qui est PDG
00:36:56de Carrefour
00:36:57croyez qu'ils ont envie
00:36:58de se faire critiquer
00:37:02dans un monde politique
00:37:03tel qu'il est aujourd'hui
00:37:04vous prêchez un convaincu
00:37:05donc vous allez avoir
00:37:06la conjuration des médiocres
00:37:10ce qui existe déjà
00:37:12et c'est dommage
00:37:12parce que ça pourrait
00:37:13aller vite
00:37:14relever le pays
00:37:15ça pourrait sans doute
00:37:16aller vite
00:37:16avec des solutions radicales
00:37:17ça pourrait être
00:37:18très intéressant d'ailleurs
00:37:19mais comment
00:37:20vous avez raison
00:37:21sans parler de la surveillance
00:37:22judiciaire pour les politiques
00:37:23parce que
00:37:24et notamment des gens
00:37:26de droite
00:37:26je peux attester
00:37:28qu'en cette matière
00:37:29la police et la justice
00:37:30sont irréprochables
00:37:32Johanna Hollande
00:37:33maire de Nantes
00:37:36c'est comme cela
00:37:37bon le Paris Saint-Germain
00:37:38le Paris Saint-Germain
00:37:39comparution immédiate
00:37:41c'était aujourd'hui
00:37:42avec Félix Perola
00:37:45on va voir ce qui s'est passé
00:37:46puisque c'est une semaine judiciaire
00:37:49quand même très très difficile
00:37:50Geoffroy Lejeune
00:37:51parce qu'entre ce qui se passe
00:37:52évidemment dans le Gers
00:37:54et le spectacle de la justice
00:37:57qui ne prononce pas de mandat de dépôt
00:38:00en tout cas à Paris
00:38:01c'est plus dur d'entrer en prison
00:38:03dans ce pays
00:38:03que de gagner à l'euro million
00:38:04sincèrement
00:38:05ça dépend qui
00:38:06ça dépend qui
00:38:07mais dans le cas des émeutiers
00:38:08ou des pédophiles
00:38:09c'est très compliqué
00:38:10d'entrer en prison
00:38:12je vous propose de voir
00:38:13le sujet de Félix Perola
00:38:155 jours après les émeutes
00:38:17on en sait plus
00:38:18sur les suites judiciaires
00:38:20données aux interpellations
00:38:21survenues dans la capitale
00:38:233 hommes sont mis en examen
00:38:25et placés en détention provisoire
00:38:28parmi eux
00:38:29Islam T
00:38:30accusé d'avoir porté des coups
00:38:32à l'aide d'un objet
00:38:33tranchant à une victime
00:38:34il a été mis en examen
00:38:36et placé en détention provisoire
00:38:38pour chef de violence
00:38:40aggravé par 3 circonstances
00:38:42avait quitté
00:38:43été de moins de 8 jours
00:38:44le parquet de Paris
00:38:46a notamment fait appel
00:38:47de 9 décisions
00:38:48sur celles rendues
00:38:50à l'issue des comparutions
00:38:51immédiates
00:38:52de début de semaine
00:38:53c'est notamment
00:38:54le cas de Mouamoudouka
00:38:56interpellé à la suite
00:38:57de violences
00:38:58sur un policier
00:38:59il avait été relaxé
00:39:00de l'ensemble
00:39:01de la prévention
00:39:02Hugbe
00:39:03est lui aussi concerné
00:39:04par l'appel du parquet
00:39:06jugé mardi dernier
00:39:07pour des tirs de mortier
00:39:09en direction
00:39:09des forces de l'ordre
00:39:10il avait écopé
00:39:11de 4 mois
00:39:12de sursis simples
00:39:14contrairement aux 12 mois
00:39:15avec sursis probatoires
00:39:16que le parquet
00:39:17avait requis
00:39:17à ce stade
00:39:194 émeutiers
00:39:20interpellés à Paris
00:39:21dorment derrière
00:39:22les barreaux
00:39:24Hugbe
00:39:25en plus
00:39:25Hugbe
00:39:26il est passé
00:39:28chez nos amis
00:39:28de BFM
00:39:29il s'est fait passer
00:39:32pour un étudiant
00:39:34en mathématiques
00:39:34c'est juste
00:39:35un militant
00:39:35LFI
00:39:36qui supportait l'OM
00:39:37il y a 2 ans
00:39:38c'est un mythomane
00:39:39en fait
00:39:40c'est un mythomane
00:39:41mais il est intéressant
00:39:43comme ça a été rappelé
00:39:44sur ce plateau
00:39:44c'est à dire que
00:39:45la présence également
00:39:46de l'extrême gauche
00:39:48dedans
00:39:49dans ce qui s'est passé
00:39:50dans les émeutes
00:39:50n'est pas du tout
00:39:51à minoriser
00:39:52absolument
00:39:53c'est très important
00:39:54d'où le fait
00:39:54que ces émeutes
00:39:55c'est mon sentiment profond
00:39:57sont des émeutes
00:39:58profondément politiques
00:39:59bien sûr
00:40:00parce que la présence
00:40:01de la France insoumise
00:40:02n'est manifestement plus
00:40:03à démontrer
00:40:03il y a des militants
00:40:05il y a même des députés
00:40:06puisque M. Boyard
00:40:07était présent
00:40:07en place de la République
00:40:08aux côtés des émeutiers
00:40:09pour empêcher
00:40:10la police
00:40:11de faire son travail
00:40:12figurez-vous
00:40:13donc la France insoumise
00:40:14manifestement
00:40:15a organisé
00:40:16alors de manière massive
00:40:17ou non
00:40:17je n'en sais rien
00:40:18mais a organisé
00:40:19sa présence
00:40:20aux côtés des émeutiers
00:40:21le week-end dernier
00:40:22c'est plus que ça
00:40:23la France insoumise
00:40:25a formé à la haine
00:40:27ces gens-là
00:40:28évidemment
00:40:28depuis au moins
00:40:29une décennie
00:40:30ça naturellement
00:40:31bien sûr
00:40:31nous sommes d'accord
00:40:33écoutez Mathieu De Vez
00:40:35sur Hugues
00:40:36qui nous fait
00:40:37qui nous rapporte
00:40:38qui est ce jeune homme
00:40:39qui a piégé
00:40:40ça peut arriver d'ailleurs
00:40:41pour tout dire
00:40:42moi j'ai vu la séquence
00:40:43elle est en direct
00:40:44Apolline de Malherbe
00:40:45elle comprend quand même
00:40:47à la fin
00:40:48qu'il se passe quelque chose
00:40:49mais elle lui dit
00:40:49vous êtes un homme politique
00:40:51vous êtes un militant politique
00:40:52donc elle arrive
00:40:54au départ d'une interview
00:40:56qu'elle pense classique
00:40:57d'un quelqu'un
00:40:58qui s'est fait intéresser
00:40:59elle se laisse pas embarquer
00:41:00quand même
00:41:00comment ?
00:41:00elle se laisse pas embarquer
00:41:01elle se laisse pas embarquer
00:41:02c'est pas facile
00:41:03non je trouve
00:41:04elle a fait le job
00:41:04elle l'a bien fait
00:41:05d'ailleurs
00:41:07une journaliste de qualité
00:41:08et remarquable
00:41:09donc il n'y a pas de
00:41:09mais écoutez
00:41:12donc écoutez
00:41:13écoutez
00:41:14Mathieu De Vez
00:41:16il s'appelle Hugues
00:41:17il a 23 ans
00:41:18et il a été reconnu coupable
00:41:19ce mardi
00:41:20coupable d'avoir tiré
00:41:21des mortiers d'artifice
00:41:22contre les forces de l'ordre
00:41:23c'était après la victoire
00:41:24du PSG
00:41:24en Ligue des Champions
00:41:25le tribunal l'a donc condamné
00:41:27à 105 heures de travail
00:41:28d'intérêt général
00:41:29à la sortie de 4 mois
00:41:30de prison avec sursis
00:41:31et d'une interdiction
00:41:32de port d'armes
00:41:33pendant 2 ans
00:41:34une peine inférieure
00:41:35aux réquisitions du parquet
00:41:37qui réclamait notamment
00:41:37un an de sursis probatoire
00:41:39et une interdiction
00:41:40de paraître
00:41:41dans le 8ème arrondissement
00:41:42de Paris
00:41:42alors en consultant
00:41:43ces prises de parole
00:41:44et publications
00:41:45accessibles publiquement
00:41:47sur les réseaux sociaux
00:41:48apparaît également
00:41:49le profil d'un jeune homme
00:41:50engagé politiquement
00:41:51il est notamment intervenu
00:41:53dans une émission en ligne
00:41:54Parole d'honneur
00:41:55présentée par ses fondateurs
00:41:57comme un média
00:41:57donnant la parole
00:41:58au quartier populaire
00:41:59et à l'immigration
00:42:00post-coloniale
00:42:01son image
00:42:02apparaît aussi
00:42:03sur plusieurs publications
00:42:04du compte
00:42:05de l'association
00:42:06RAID Jeunes
00:42:06RAID
00:42:07pour Rassemblement
00:42:08Égalité Démocratie
00:42:09c'est une structure
00:42:11qui a par le passé
00:42:12entretenu des liens
00:42:13avec les jeunesses
00:42:14communistes du Val-de-Marne
00:42:15et sur l'une de ses photographies
00:42:17il pose notamment
00:42:18aux côtés de Yacine Benietou
00:42:20un ancien candidat
00:42:21de la France insoumise
00:42:22dans les Yvelines
00:42:23autant d'éléments
00:42:25qui documentent
00:42:26certains de ses engagements
00:42:27publics voire politiques
00:42:28sans lien établi
00:42:30à ce stade
00:42:30avec les faits
00:42:31pour lesquels
00:42:31il a été condamné
00:42:32il est clair
00:42:34que nous
00:42:34nous sommes soumis
00:42:35à infiniment plus
00:42:36de vigilance
00:42:37que n'importe
00:42:38quels autres
00:42:39de nos confrères
00:42:40si nous
00:42:40ça nous arrive
00:42:41il y en a partout
00:42:43il y en a un grand succès
00:42:44il y en a partout
00:42:44c'est à dire
00:42:45il y en a à France Inter
00:42:46demain matin
00:42:46ils ont fait témoigner
00:42:48tant mieux pour BFM
00:42:50qu'ils échappent à ça
00:42:50moi je suis content
00:42:52en fait tout le monde
00:42:53devrait échapper à ça
00:42:53parce que tout simplement
00:42:54ça peut arriver
00:42:55on en a parlé quand même
00:42:56ça peut arriver
00:42:57oui
00:42:57mais certains
00:42:58ils verraient
00:42:59si nous
00:42:59nous nous trompions
00:43:00il y aurait une manipulation
00:43:03on a l'éditorial
00:43:04le lendemain
00:43:05à 8h moins le quart
00:43:07sur France Inter
00:43:07je vous le signe
00:43:08donc voilà
00:43:11c'est tout ce que je souligne
00:43:12et on est les seuls
00:43:13à entre guillemets
00:43:15débunker
00:43:16ce qui s'est passé
00:43:17de cette manière là
00:43:18vous avez évidemment raison
00:43:19sur le milieu médiatique
00:43:22mais la leçon de tout ça
00:43:23c'est quand même
00:43:23que la France Insoumise
00:43:24est partout
00:43:25où elle peut lutter
00:43:26contre la France
00:43:27elle est là
00:43:28avec les émeutiers
00:43:29elle est avec les terroristes
00:43:30parce que la France Insoumise
00:43:31est avec certains terroristes
00:43:33elle est avec les islamistes
00:43:34elle est avec les factieux
00:43:35partout où la France Insoumise
00:43:37peut combattre la France
00:43:39elle y va
00:43:40alors
00:43:41vous vous souvenez
00:43:42que Laurent Nounès
00:43:42on ne va pas le réécouter
00:43:43mais il avait dit
00:43:44que tout est sous contrôle
00:43:45bon
00:43:47manifestement
00:43:48plus le temps passe
00:43:49et moins on s'aperçoit
00:43:50que tout était sous contrôle
00:43:51et ce matin
00:43:52il y a Fabien
00:43:53Van N. Elmerich
00:43:56je ne sais pas si je le dis bien
00:43:57Van N. Elmerich
00:43:59qui est secrétaire général
00:44:00de Allianz
00:44:01qui était chez nos confrères
00:44:03d'RTL
00:44:03et qui a pris la pouvoir
00:44:04la parole
00:44:05et qui a eu des mots
00:44:06très très durs
00:44:07sur le ministre de l'Intérieur
00:44:09avec tout le respect
00:44:09qu'on donne au ministre
00:44:10je pense que c'est soit
00:44:11un problème idéologique
00:44:12où il a un déni
00:44:13c'est à dire
00:44:14qu'il n'ose pas dire
00:44:15les choses
00:44:16de peur
00:44:16que peut-être
00:44:17ça prenne une proportion
00:44:19différente
00:44:19à ce qu'elle prend aujourd'hui
00:44:20mais le fait de mentir
00:44:21parce que c'est un peu le terme
00:44:22le fait de mentir
00:44:24ah oui il a menti
00:44:25quand on dit que
00:44:26ça a été contenu
00:44:26on ne peut pas dire
00:44:27que ça a été contenu
00:44:28avec 233 policiers blessés
00:44:29et 890 interpellations
00:44:30donc oui il a menti
00:44:32et au bout de 4 jours
00:44:33il s'est dit
00:44:33bon je vais arrêter de mentir
00:44:34parce que le problème
00:44:35c'est que ça ne fonctionne pas
00:44:37et je dois un petit peu
00:44:38de transparence aux français
00:44:38parce que le français
00:44:40il a vu comme vous et moi
00:44:41à la télé
00:44:41tout ce qui se passait
00:44:42et on a vu les exactions
00:44:43des uns et des autres
00:44:44je veux dire
00:44:44on est à l'arrivée
00:44:45à 250 blessés
00:44:47chez les forces de l'ordre
00:44:48c'est un chiffre
00:44:50sidérant quand même
00:44:51vous imaginez
00:44:52quand c'est pas sous contrôle
00:44:53mais ça renforce
00:44:54le divorce
00:44:55entre les français
00:44:56et les politiques
00:44:57parce que
00:44:59déjà
00:45:00beaucoup de français
00:45:00ne les écoutaient plus
00:45:01mais en plus
00:45:01on se dit
00:45:02en plus ils mentent
00:45:02et je pense que ça induit aussi
00:45:05un espèce de confinement sécuritaire
00:45:07c'est à dire
00:45:07que les prochains grands matchs
00:45:08les prochains grands événements
00:45:09les parisiens vont rester
00:45:11claquemurés chez eux
00:45:12la fête est finie
00:45:13c'est terminé
00:45:14la fête de la musique
00:45:15la fête de la musique
00:45:17vous ne sortez pas
00:45:18le 14 juillet
00:45:18la coupe du monde
00:45:19vous ne sortez pas
00:45:20même la nuit blanche
00:45:21le 14 juillet
00:45:22vous ne pourrez pas tout reprendre
00:45:23en fait c'est une prise
00:45:25de territoire
00:45:26par une certaine population
00:45:27qui empêche maintenant
00:45:29l'autre population
00:45:31de s'en profiter
00:45:32parce que tu
00:45:34voilà
00:45:34tu vas pas prendre le risque
00:45:35mais c'est vrai
00:45:36pour les grands événements
00:45:37mais c'est aussi vrai
00:45:37pour un samedi soir classique
00:45:39dans les grandes villes
00:45:39dans certains quartiers
00:45:40dans certains quartiers
00:45:41oui notamment pour les femmes
00:45:42et pour les jeunes filles
00:45:42dans certains quartiers
00:45:43mais dans des endroits
00:45:45de plus en plus importants
00:45:47dans Paris
00:45:47il y a de moins en moins
00:45:48de quartiers dans Paris
00:45:49dans lesquels vous pouvez sortir
00:45:50en sécurité pour le dire
00:45:51de cette manière là
00:45:51mais si
00:45:53moi j'habite dans un quartier
00:45:54je ne dirai pas lequel
00:45:55qui avant
00:45:56il y a encore quelques années
00:45:57était sûr
00:45:58et maintenant
00:45:58je prends mes dispositions
00:46:01à certaines heures
00:46:02ne me rassurez pas beaucoup
00:46:03parce que comme vous savez
00:46:04j'ai quatre filles
00:46:05elles sortent plutôt dans Paris
00:46:09mais restons quand même
00:46:10heureusement
00:46:12heureusement
00:46:13il n'y a pas tous les soirs
00:46:14dans Paris
00:46:16heureusement
00:46:16non mais quand vous sortez
00:46:17dans Paris
00:46:17vous vous posez forcément
00:46:18la question de où c'est
00:46:19vous vous renseignez au minimum
00:46:20il y a des agressions
00:46:21tous les jours dans Paris
00:46:21vous dites il n'y a pas
00:46:22tous les jours dans Paris
00:46:23il y a de nombreuses agressions
00:46:24tous les jours dans Paris
00:46:24oui
00:46:25bon
00:46:27on a arrêté de dire
00:46:28à nos enfants
00:46:29amuse-toi bien
00:46:30je veux dire c'est
00:46:31bah oui
00:46:32non mais attendez
00:46:35c'est vrai
00:46:36mais je suis d'accord avec vous
00:46:38samedi soir
00:46:38je vais pas vous raconter ma vie
00:46:41mais bon
00:46:42un endroit tranquille
00:46:43même sur les roues
00:46:44ça c'est rigolo par contre
00:46:45le récit par Pascal Praud
00:46:47de la soirée de samedi
00:46:47que j'ai vu en privé
00:46:48c'est exceptionnel
00:46:49c'est très simple
00:46:50à 18h
00:46:50moi j'appelle une de mes filles
00:46:52je savais qu'elle était à Paris
00:46:53j'ai dit
00:46:53tu sors pas de l'appartement
00:46:54elle a 25 ans
00:46:55ou 26 ans
00:46:55je vais pas lui dire
00:46:57je vous comprends
00:46:58donc elle me dit
00:46:59mais évidemment
00:47:00elle me raconte des craques
00:47:01elle me dit
00:47:01non non je reste à l'appartement
00:47:04à 20h
00:47:05le match était à 18h
00:47:06ou je sais pas si j'appelle
00:47:07elle était dans le 18ème
00:47:09avec plein d'années
00:47:09mais non tout est calme
00:47:10c'est parfait etc
00:47:11il n'y a pas de soucis
00:47:12etc
00:47:13bon évidemment après
00:47:14et c'est vrai que ça s'est bien passé
00:47:15tout le temps
00:47:16j'espère qu'elle a été punie sévèrement
00:47:16elle a 26 ans
00:47:17qu'est-ce que tu veux punir ta fille
00:47:18de 26 ans
00:47:20qu'est-ce que tu veux lui dire
00:47:23l'autorité parentale
00:47:24qu'est-ce que tu veux
00:47:25qu'est-ce que tu veux lui dire
00:47:26et bon
00:47:27elle dit mais ne t'inquiète pas
00:47:28et de fait la soirée
00:47:29s'est très bien passée
00:47:30simplement
00:47:31simplement
00:47:31jusqu'à 2h du matin
00:47:33tant qu'elle n'est pas rentrée
00:47:34vous n'avez pas passé
00:47:34d'une très bonne soirée
00:47:35pas exagéré non plus
00:47:36mais tant qu'elle n'est pas rentrée
00:47:39tu ne dors pas
00:47:41et il y a des milliers de parents
00:47:42qui sont pareils
00:47:43parce que tu es dans Paris
00:47:44le soir de la île des champions
00:47:45donc tant qu'elle n'est pas rentrée
00:47:47tu ne dors pas
00:47:48c'est la vie
00:47:50on a terminé avec
00:47:52ah non
00:47:53je voulais vous faire écouter
00:47:53madame Bréjon
00:47:54parce que le mot culturel
00:47:55est arrivé dans l'espace
00:47:58politique et public
00:47:59le mot culturel
00:48:00on a bataille culturelle
00:48:02ça c'était
00:48:02je pensais que c'était
00:48:03uniquement réservé à CNews
00:48:04la bataille culturelle
00:48:05combat culturel
00:48:06le combat
00:48:07c'est encore plus connoté
00:48:08donc Sébastien Le Cordulé
00:48:11et là
00:48:12madame Bréjon ce matin
00:48:13porte parole
00:48:14à dire
00:48:14ah on a un problème culturel
00:48:15ah non
00:48:17écoutez madame Bréjon
00:48:19on a un problème culturel
00:48:21lorsqu'on voit ce type d'image
00:48:23et on a un problème d'éducation
00:48:25et ça ramène à la question
00:48:27de la responsabilité parentale
00:48:30qui ne doit plus être un tabou
00:48:32ce n'est pas la faute des policiers
00:48:33et des gendarmes
00:48:34lorsqu'on a ce type d'image
00:48:35et ce n'est pas la faute de l'État
00:48:38lorsque des milliers de jeunes
00:48:40viennent à Paris
00:48:41ou ailleurs d'ailleurs
00:48:42car ce n'est plus
00:48:4271 000 touchés
00:48:43parisiens
00:48:45brûler des voitures
00:48:46piller des commerces
00:48:47et pourrir la vie
00:48:48de dizaines
00:48:50centaines de milliers d'habitants
00:48:51qui il faut quand même le dire
00:48:52étaient devant la joie
00:48:54ou auraient aimé l'aide
00:48:55samedi soir
00:48:56parce que c'était un grand sac
00:48:57de cette deuxième victoire
00:48:58du Paris Saint-Germain
00:48:59et ils auraient dû pouvoir
00:49:00le fêter en famille
00:49:01simplement sans crainte
00:49:02il faut arrêter
00:49:03en France
00:49:04avec cette recherche
00:49:06permanente
00:49:06de l'excuse sociale
00:49:07au fond
00:49:08parce qu'on serait
00:49:10précaire
00:49:11parce qu'on vivrait
00:49:12loin des beaux quartiers parisiens
00:49:15ou alors qu'on serait
00:49:16d'origine immigrée
00:49:17alors cette violence
00:49:19serait plus acceptable
00:49:20plus explicable
00:49:21pardon
00:49:22l'immense majorité
00:49:23des français
00:49:23qui ont des difficultés
00:49:24à la fin du mois
00:49:25ne caillassent pas
00:49:26les forces de l'ordre
00:49:26et ne brûlent pas
00:49:28les voitures
00:49:29elle est en train
00:49:29de virer à l'extrême droite
00:49:30pas de bréjons
00:49:31attention
00:49:32elle va être rappelée
00:49:33à l'ordre
00:49:33c'est étonnant
00:49:34non mais pardon
00:49:35mais le plus sidérant
00:49:36dans sa prise de parole
00:49:37c'est quand elle dit
00:49:38mais c'est ahurissant
00:49:39elle dit
00:49:39c'est quand même pas
00:49:40la faute de l'état
00:49:41s'il y a des centaines
00:49:42et des milliers de jeunes
00:49:43qui déferlent
00:49:43dans les grandes villes
00:49:44pour tout casser
00:49:45ah bon mais c'est de la faute
00:49:46de qui alors
00:49:47si c'est pas de la faute
00:49:47de l'état
00:49:48c'est de la faute
00:49:48des français
00:49:49mais qui est responsable
00:49:50non mais il y a une part
00:49:51ce qu'elle veut dire
00:49:52c'est qu'il y a aussi
00:49:52une part d'éducation
00:49:54c'est multifactoriel
00:49:55c'est pas non plus
00:49:56la faute
00:49:57non mais attendez
00:49:57cette phrase est dingue
00:49:58pardon
00:49:58ça n'est pas la faute
00:49:59de l'état
00:50:00c'est des milliers de jeunes
00:50:02déferlent dans les rues
00:50:03des grandes villes de France
00:50:03mais bien sûr
00:50:04que c'est de la faute
00:50:05de l'état
00:50:05et c'est d'abord
00:50:06de la faute
00:50:06du président de la république
00:50:08évidemment
00:50:08mais
00:50:10vous n'êtes pas d'accord
00:50:10avec ce que je dis ?
00:50:11non pas exactement
00:50:12mais c'est pas grave
00:50:13non mais c'est de la faute
00:50:15de tout le monde
00:50:15depuis très longtemps
00:50:16voilà c'est de la faute
00:50:17c'est de la faute
00:50:18de tellement de
00:50:19est-ce qu'on peut dire
00:50:19quand même
00:50:20que le chef
00:50:20c'est de la responsabilité
00:50:22d'ailleurs
00:50:23de tellement de personnes
00:50:24et de 40 ans
00:50:26bien qu'on remonte
00:50:27à 40 ans
00:50:27mais le chef de l'état
00:50:28il n'est pas arrivé
00:50:29hier matin
00:50:30à 9h
00:50:30ah oui bien sûr
00:50:31il est
00:50:33on n'a jamais eu
00:50:34autant
00:50:34d'immigration
00:50:36incontrôlée
00:50:37et c'est un problème
00:50:38culturel
00:50:39que depuis
00:50:40ça a venu
00:50:42presque un million
00:50:43de nouveaux arrivants
00:50:44par an
00:50:45500 000
00:50:45500 000 oui
00:50:46non
00:50:47l'égo
00:50:47l'égo
00:50:48plus il égo
00:50:49on n'est pas loin du million
00:50:50oui alors là
00:50:51je fais très très attention
00:50:53parce que là je me dère
00:50:54parce qu'on a été
00:50:55même une fois
00:50:56sur les chiffres
00:50:58comment dire
00:50:59vous me regardez
00:51:00moi je n'ai rien dit
00:51:00sur les chiffres
00:51:01non mais je ne vous dis pas vous
00:51:02mais on a été
00:51:04repris à l'ordre
00:51:05comme on dit
00:51:05rappelé à l'ordre
00:51:06rappelé à l'ordre
00:51:09rappelé à l'ordre
00:51:10donc les chiffres
00:51:12effectivement
00:51:12il faut
00:51:12d'accord je vous remercie
00:51:14de m'avoir rappelé à l'ordre
00:51:14sur les 500 000
00:51:15c'est des chiffres officiels
00:51:16et sur les illégaux
00:51:17par définition
00:51:17on ne les connait pas
00:51:18bon monsieur
00:51:19à côté le bret
00:51:20va venir nous rejoindre
00:51:22pour les dernières minutes
00:51:23est-ce qu'il faut faire payer
00:51:25puisque c'est maintenant
00:51:26la nouvelle tendance
00:51:27et je pense
00:51:28c'est une bonne idée
00:51:29de faire payer
00:51:30à travers les prestations sociales
00:51:32pourquoi pas
00:51:32supprimer aux parents
00:51:33quand tu tapes au portefeuille
00:51:35c'est toujours efficace
00:51:37quel que soit
00:51:38les
00:51:39comment dire
00:51:40les motifs
00:51:42le portefeuille
00:51:43ça fait réfléchir
00:51:45donc écoutez ce que dit
00:51:46madame Bréjean
00:51:47sur le portefeuille
00:51:47qui paye
00:51:48plus personne ne comprend
00:51:49plus personne ne comprend
00:51:51que
00:51:51l'immense majorité
00:51:53paie
00:51:54dans un contexte budgétaire
00:51:55par ailleurs
00:51:55extrêmement contraint
00:51:56pour des agissements
00:51:58intolérables
00:51:59d'une minorité
00:52:00et donc il ne doit y avoir
00:52:01aucun tabou
00:52:02pour protéger les français
00:52:03et il ne doit y avoir
00:52:04aucun tabou
00:52:05vis-à-vis de la réponse
00:52:06que l'état apporte
00:52:08suite à ces violences
00:52:09et si ça passe
00:52:10si ça doit passer
00:52:12et on pense que c'est le cas
00:52:13vous pensez avoir
00:52:13une majorité là-dessus
00:52:14par les faire
00:52:15payer
00:52:17au cas par cas
00:52:19indépendamment
00:52:20de leur situation
00:52:21personnelle
00:52:22ou familiale
00:52:22et donc y compris
00:52:23si ça doit nous amener
00:52:25à prélever
00:52:26les sommes dues
00:52:27sur les aides sociales
00:52:29sur les prestations
00:52:30sociales versées
00:52:30il faut le faire
00:52:33bon voilà
00:52:36Gauthier Levrette
00:52:37disait c'est bidon
00:52:37voilà
00:52:38il écoutait
00:52:39il disait c'est bidon
00:52:40si vous voulez
00:52:40c'est quel premier ministre
00:52:42qui a dit
00:52:42tu casses tu répares
00:52:43tu défies l'autorité
00:52:44on t'apprend à la respecter
00:52:44non mais c'est pas mal
00:52:45de faire payer
00:52:46via les prestations
00:52:47c'est une bonne mesure
00:52:48mais ils ne la mettront
00:52:49jamais en oeuvre
00:52:49c'est ça que je veux dire
00:52:50évidemment
00:52:50ils devaient déjà
00:52:51la mettre en oeuvre
00:52:52avec Gabriel Attal
00:52:53notamment parce que
00:52:54la question du reste à vivre
00:52:55c'est une façon
00:52:55de ne pas mettre en place
00:52:56la mesure si vous voulez
00:52:57et puis ça va être
00:52:58moment laxiste
00:52:59il y a des parents
00:53:00qui ne peuvent plus rien
00:53:02contre leurs enfants
00:53:03ils sont dépassés
00:53:04par les événements
00:53:05voilà
00:53:10on a terminé sur ce sujet
00:53:11ce sera retoqué
00:53:12par le conseil constitutionnel
00:53:14voilà le conseil constitutionnel
00:53:15enfin Gauthier a raison
00:53:16bon dans l'actualité
00:53:17également
00:53:17on a appris ce soir
00:53:19que
00:53:19on a appris dans la journée
00:53:21que Patrick Bruel
00:53:22ne jouait pas
00:53:23ces cinq dernières
00:53:25représentations
00:53:26qui étaient prévues
00:53:27au théâtre
00:53:28Édouard VII
00:53:29puisque hier
00:53:30il y a eu
00:53:31une manifestation importante
00:53:32et manifestement
00:53:34c'est lui
00:53:34qui a pris la décision
00:53:35il ne pouvait plus
00:53:37il ne pouvait plus jouer
00:53:38donc il a préféré
00:53:40ne pas monter
00:53:41sur scène
00:53:42si je peux me permettre
00:53:43il pouvait jouer
00:53:43il l'a joué pendant longtemps
00:53:44quand même
00:53:45oui
00:53:46on est en train
00:53:47d'inventer
00:53:48sous nos yeux
00:53:48ébahis
00:53:49un système
00:53:50d'une nouvelle justice
00:53:51qui sanctionne
00:53:52avant la sanction
00:53:54parce que lui
00:53:54au début
00:53:55moi je n'ai pas vu
00:53:56la pièce
00:53:56mais j'ai écouté
00:53:57des gens
00:53:57qui sortaient du théâtre
00:53:58qui disaient
00:53:58qu'ils avaient passé
00:53:59une bonne soirée
00:53:59il était capable
00:54:00de jouer cette pièce
00:54:03mais comment dire
00:54:04moi j'ai vu la pièce
00:54:05je l'ai vu
00:54:06sans doute
00:54:07dans le premier mois
00:54:08de représentation
00:54:09mais l'affaire
00:54:10n'était pas déclenchée
00:54:12quand j'ai vu la pièce
00:54:13vous avez raison
00:54:14après ça a continué
00:54:15les gens sortaient
00:54:16en disant
00:54:16c'est dommage
00:54:16cette pièce est super
00:54:17vous voyez
00:54:18donc bon
00:54:18on a inventé
00:54:19ce problème
00:54:20de cette justice
00:54:21expéditive
00:54:22aujourd'hui
00:54:22de réseaux sociaux
00:54:25très vindicatifs
00:54:26etc
00:54:26alors j'entends
00:54:27ce que vous dites
00:54:27mais ce que vous dites
00:54:29sera pris
00:54:29comme une défense
00:54:33de Patrick Bruel
00:54:34alors que vous ne faites
00:54:35que défendre
00:54:35la présomption
00:54:36d'innocence
00:54:37oui c'est important
00:54:37de le dire
00:54:38parce qu'à présomption
00:54:38d'innocence
00:54:39il faut la défendre
00:54:40quoi qu'il arrive
00:54:40c'est la partie
00:54:42une partie de la gauche
00:54:43ne peut pas dire
00:54:43que l'état de droit
00:54:45risque d'être menacé
00:54:46en France
00:54:46par l'arrivée
00:54:47d'une formation politique
00:54:48d'accord
00:54:48et accréditer l'idée
00:54:50qu'il existe
00:54:51tout à fait normalement
00:54:52une justice de rue
00:54:52pardonnez-moi
00:54:53mais c'est pour ça
00:54:54qu'il ne faut pas
00:54:57lâcher sur la présomption
00:54:58d'innocence
00:54:58et puis on n'est pas juge
00:54:59personne ici n'est juge
00:55:00donc en fait
00:55:01dire ce que je dis
00:55:02ça devrait être
00:55:02une banalité
00:55:03incroyable
00:55:04mais aujourd'hui
00:55:05les gens s'érigent
00:55:05en juge
00:55:07dehors de toute procédure
00:55:08c'est pas que la pression
00:55:09des réseaux sociaux
00:55:10je te défie
00:55:11je te défie
00:55:13à trouver
00:55:14par exemple
00:55:15dans le journal
00:55:16Le Monde
00:55:17un article
00:55:18qui s'étonnerait
00:55:19sur le terrain
00:55:20des principes
00:55:21de ce manquement
00:55:22à la présomption
00:55:23d'innocence
00:55:24c'est fini
00:55:25mais c'est marrant
00:55:26parce que
00:55:27c'est Mitterrand
00:55:28pourtant il était
00:55:29de chez eux
00:55:29donc ils auraient dû
00:55:30l'aimer
00:55:30qui avait parlé
00:55:31de l'honneur
00:55:31jeté au chien
00:55:32à propos de Bérébouvois
00:55:34qui s'était suicidé
00:55:34etc
00:55:35on est 30 ans après
00:55:36ça n'a rien changé
00:55:37rien changé
00:55:38c'est pire
00:55:39c'est pire
00:55:39c'est infiniment pire
00:55:42parce que parfois
00:55:43il y a des salauds
00:55:44qui sont poursuivis
00:55:46avant d'être condamnés
00:55:46qui sont condamnés
00:55:48avant d'être condamnés
00:55:48et pourquoi pas
00:55:49à la limite
00:55:49parfois il y a des erreurs
00:55:50judiciaires quand même
00:55:51ou parfois il y a des erreurs
00:55:52médiatiques
00:55:53ça on n'en parle jamais
00:55:54mais ça ne change
00:55:55encore une fois
00:55:56combien même
00:55:59par exemple
00:56:00Patrick Boel
00:56:01je pense ça
00:56:01parce qu'on parle de lui
00:56:02je pourrais prendre 150
00:56:03combien même
00:56:05dans 10 ans
00:56:06il sera relaxé
00:56:08ça ne changera strictement rien
00:56:11au regard
00:56:12qu'on portera sur lui
00:56:13d'ailleurs c'est terrible
00:56:14dans Paris Match
00:56:15il a cette phrase
00:56:16il dit je sais que ma carrière
00:56:17est terminée
00:56:17il dit je suis innocent
00:56:18mais je sais que ma carrière
00:56:19est terminée
00:56:19c'est terrible quand même
00:56:20et on en connait d'autres
00:56:21des gens dans la carrière
00:56:22qui s'est arrêtés
00:56:23mais qui n'ont pas été condamnés
00:56:24on parle souvent d'Harry Habitant
00:56:25mais il n'y a pas que lui
00:56:25alors il faut rappeler
00:56:27Harry Habitant
00:56:28il va remonter sur scène
00:56:29il va revenir à Harry
00:56:31Pascal pardon
00:56:31excusez-moi
00:56:32on l'a quitté
00:56:33il était
00:56:34je sais
00:56:34il était une super star
00:56:36du cinéma français
00:56:37toutes les super productions
00:56:38et aujourd'hui
00:56:39il va remonter sur scène
00:56:40s'il a la force
00:56:41dans des conditions
00:56:43lui c'est un calvaire
00:56:44mais bien sûr
00:56:44c'est un calvaire
00:56:45il est innocent
00:56:46il est innocent
00:56:47il est innocent
00:56:48la justice l'a reconnu comme telle
00:56:50il n'y a absolument rien
00:56:52et malgré ça
00:56:53vous avez des gens
00:56:54qui lorsqu'il est sur scène
00:56:57interrompent son spectacle
00:56:57parce que vous trouvez
00:56:58que le monde artistique
00:56:59lui-même
00:57:00le défend beaucoup maintenant
00:57:02non mais il y a aussi
00:57:03vous avez vu une pétition
00:57:05dans Libération
00:57:06en disant
00:57:07redonnant sa chance
00:57:09à réhabitants
00:57:10non
00:57:11il y en a beaucoup
00:57:12le premier port
00:57:13de balance ton port
00:57:14en France
00:57:14c'est quelqu'un
00:57:14qui a été
00:57:15qui a été relaxé
00:57:16à l'issue
00:57:17mais bon
00:57:18en fait tout le monde a oublié
00:57:19c'est juste le premier port
00:57:20à vie il sera le premier port
00:57:21Kevin Spacey
00:57:22l'immense acteur américain
00:57:23il a arrêté de tourner
00:57:24il a été même
00:57:25ghosté
00:57:26il a été effacé
00:57:27d'un film
00:57:27qui a été retourné
00:57:28je pense que Gauthier
00:57:29se souvient du
00:57:29moi j'ai oublié le monde
00:57:30c'est un film de Ridley Scott
00:57:31il a été remplacé
00:57:32par tout l'argent du monde
00:57:33tout l'argent du monde
00:57:34par Christopher Plummer
00:57:35il a été effacé
00:57:35il a été arrêté de la série
00:57:37remplacé
00:57:37il a été mis de la série
00:57:38et il n'a pas retourné
00:57:39à ma connaissance
00:57:40de grands films de vie
00:57:41il a été viré de
00:57:41Hoss of Cards
00:57:42absolument
00:57:43alors qu'il a été
00:57:44innocenté
00:57:45écoutons une spectatrice
00:57:46qui était hier
00:57:48précisément
00:57:49au théâtre Édouard VII
00:57:50lorsque le spectacle
00:57:52a été interrompu
00:57:53on est rentré
00:57:54on nous a fouillé
00:57:55etc
00:57:55on s'est assis
00:57:56on était très bien assis
00:57:57on était dans une petite loge
00:57:59il avait pris des voies
00:57:59c'était génial
00:58:00on était bien
00:58:00j'ai sorti mes petites jumelles
00:58:02boum
00:58:02et là 21h04 ou 5
00:58:06on pensait que c'était
00:58:06ils ont légèrement
00:58:07tamisé la salle
00:58:09et on pensait que c'était
00:58:10voilà tout le monde
00:58:10à l'Esther
00:58:11comme d'habitude
00:58:11comme dans tous les
00:58:12pièces de théâtre
00:58:13et là il y a une voix
00:58:14très monocorde
00:58:15qui nous dit
00:58:16nous vous prions de sortir
00:58:17parce que le spectacle
00:58:18n'aura pas lieu
00:58:19pas un mot de plus
00:58:20pas un mot de plus
00:58:20donc on ne sait pas
00:58:21si c'est Patrick Bruel
00:58:22qui l'a demandé
00:58:22alors j'ai discuté
00:58:23en sortant
00:58:24parce que tout de suite
00:58:27le remboursement
00:58:27ça n'a pas été
00:58:28moi ce que j'ai pensé
00:58:29moi je me suis dit
00:58:30la soirée est fichue
00:58:31et en sortant
00:58:32j'ai discuté
00:58:32avec une petite ouvreuse
00:58:33qui m'a dit que
00:58:34c'était lui
00:58:35qui pouvait
00:58:35c'était lui
00:58:37je vous remercie
00:58:38c'était une émission
00:58:39un peu particulière
00:58:41bien évidemment
00:58:41et avant de se quitter
00:58:42on aura une pensée
00:58:44vraiment pour la famille
00:58:45de Liana
00:58:47les mots sont inutiles
00:58:50donc on ne peut
00:58:51qu'avoir une pensée
00:58:53pour sa famille
00:58:54vous allez évidemment
00:58:55prendre l'antenne
00:58:55dans une seconde
00:58:56on va en parler
00:58:57on va recevoir
00:58:57le porte-parole
00:58:58du ministère de la justice
00:58:59porte-parole donc
00:59:00quelque part
00:59:00du garde des Sceaux
00:59:02de Gérald Darmanin
00:59:02qui a annoncé
00:59:03vous savez
00:59:04qu'il allait prendre
00:59:04des sanctions
00:59:04pour comprendre
00:59:05ce qui s'était passé
00:59:06une enquête administrative
00:59:07et des sanctions
00:59:08s'il y a lieu
00:59:09de prendre des sanctions
00:59:09et donc on va essayer
00:59:10de comprendre
00:59:10comment un homme
00:59:11qui était déjà accusé
00:59:12de viol
00:59:13qui avait plusieurs plaintes
00:59:13contre lui
00:59:14n'a toujours pas été entendu
00:59:15était libre comme l'air
00:59:16et a pu sans doute
00:59:18commettre le pire
00:59:18sur Liana
00:59:19c'est jeudi soir
00:59:20donc c'est la dernière émission
00:59:22en ce qui me concerne
00:59:23le soir
00:59:24mais demain
00:59:25ce sera
00:59:25l'excellent Elliot Deval
00:59:27qui sera là
00:59:27vendredi, samedi et dimanche
00:59:29Stéphane Levar
00:59:30était à la réalisation
00:59:31David Tonnelier
00:59:32était à la vision
00:59:33merci à Raphaël Lissac
00:59:35Benjamin Nau
00:59:36et Lucas Buzutti
00:59:37il était là bien sûr
00:59:37avec Astrig Yalik
00:59:39et pour patienter
00:59:41et pour attendre
00:59:42plus exactement
00:59:43Gauthier Lebret
00:59:44je vous propose
00:59:45d'écouter
00:59:46le témoignage
00:59:47très fort
00:59:47d'ailleurs
00:59:48de Grégory Turpin
00:59:49qui est un journaliste
00:59:51d'Europe 1
00:59:51et qui a été victime
00:59:53d'attouchements sexuels
00:59:54lorsqu'il était jeune
00:59:55et il était tout à l'heure
00:59:56avec Christine Kélis
00:59:58un témoignage
00:59:59qui va durer
01:00:00environ 2 minutes 30
01:00:023 minutes
01:00:03et ensuite
01:00:04de ce témoignage
01:00:06vous serez avec
01:00:06Gauthier Leprête
01:00:07bonne soirée
01:00:08je tourne vers vous
01:00:10Grégory Turpin
01:00:11vous avez eu du mal
01:00:13à parler de ce qui
01:00:15vous est arrivé
01:00:15lorsque vous aviez
01:00:16environ 11 ans
01:00:17l'âge de Liana
01:00:18et je voulais vous remercier
01:00:20déjà pour la confiance
01:00:21que vous nous accordez
01:00:23pour pouvoir en parler
01:00:24des années après
01:00:25en vous disant
01:00:26que vous pouvez être jugé
01:00:27vous et moi
01:00:28on a beaucoup échangé
01:00:29pour essayer de vous convaincre
01:00:31d'échanger
01:00:32et vous racontez
01:00:33racontez-nous
01:00:34comment
01:00:35lorsque vous aviez
01:00:3611 ans
01:00:37vous avez
01:00:39tiré
01:00:39le signal d'alarme
01:00:41et vous avez été
01:00:42obligé
01:00:43de revenir
01:00:44sur vous
01:00:45de ce qui vous était arrivé
01:00:46par rapport
01:00:47à la violence du système
01:00:48face à vous
01:00:49racontez-nous
01:00:49ce qui vous est arrivé
01:00:50et bien
01:00:51j'étais
01:00:52un jeune garçon
01:00:53de 11 ans
01:00:54et c'est vrai
01:00:55que je vivais
01:00:56un enfer
01:00:56depuis déjà
01:00:57plusieurs années
01:00:59et j'ai réussi
01:01:01à m'ouvrir
01:01:01à un professeur
01:01:03tout simplement
01:01:04et très vite
01:01:06en m'ouvrant
01:01:07à ce professeur
01:01:07je suis convoqué
01:01:08dans le bureau
01:01:09de la directrice
01:01:10mes parents sont convoqués
01:01:11et une machine
01:01:13s'emballe
01:01:14qui fait que
01:01:15voyant aussi
01:01:16la souffrance
01:01:17que ça provoquait
01:01:18parce que
01:01:18évidemment
01:01:19c'est un tsunami
01:01:21dans une famille
01:01:22j'ai préféré dire
01:01:24à ce moment-là
01:01:24que j'avais menti
01:01:25et donc
01:01:26j'ai rétro-pédalé
01:01:27je me suis
01:01:28je me suis renfermé
01:01:29sur moi-même
01:01:30donc il y avait
01:01:31en plus un jugement
01:01:32déjà de cette
01:01:33culpabilité
01:01:34parce que
01:01:35vous savez qu'au début
01:01:36une victime
01:01:36elle se considère
01:01:38coupable
01:01:38elle considère
01:01:40que c'est
01:01:40que c'est peut-être
01:01:41un peu de sa faute
01:01:42que c'est peut-être
01:01:43elle qui a
01:01:44qui a fait
01:01:45quelque chose
01:01:46de mal
01:01:46et bien
01:01:47il y avait en plus
01:01:48cette culpabilité
01:01:49de dire
01:01:49mais je n'ai pas
01:01:51le courage
01:01:52de sortir
01:01:52de cette spirale
01:01:53comment vous êtes déjà
01:01:55confié
01:01:55à ce professeur
01:01:57comment vous avez eu
01:01:57le courage
01:01:57justement
01:01:58de vous confier
01:01:59parce que déjà
01:02:00ce cap est très difficile
01:02:01pour un enfant
01:02:02de 11 ans
01:02:03ce cap est très difficile
01:02:04on dit quelques mots
01:02:05on voit s'il y a
01:02:06un lien qui se crée
01:02:08une possibilité
01:02:11d'ouvrir un peu
01:02:12la porte
01:02:12une écoute
01:02:13et cette écoute
01:02:14je l'ai trouvée
01:02:14à un moment très précis
01:02:17et elle a fait
01:02:18ce qui était juste
01:02:19c'est-à-dire
01:02:20qu'elle a tout de suite
01:02:22prévenu
01:02:23elle a fait
01:02:23ce qui était juste
01:02:24sauf que moi
01:02:25je n'étais pas prêt
01:02:26et c'est quelque chose
01:02:28qui m'a renfermé
01:02:29pendant plusieurs années
01:02:30encore
01:02:31dans quelque chose
01:02:33où vraiment
01:02:33je ne pouvais pas
01:02:34assumer ça
01:02:35et on ne s'imagine pas
01:02:37mais c'est les années 90
01:02:38on est comme le disait
01:02:40très bien Mathieu Bocoté
01:02:41au début de l'émission
01:02:42on est dans une idée
01:02:44que la sexualité
01:02:45finalement
01:02:46c'est-à-dire
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