- il y a 6 semaines
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonsoir à tous et merci d'être avec nous, Sarah Salman, Gilles-William Gagnadel,
00:04Georges Fennec, André Valigny et Yohann Ouzahi pour parler de l'actualité avec Rima Hassan
00:08qui est dans l'embarras, puisque ce matin l'eurodéputé de la France Insoumise a été placé en garde à
00:13vue
00:13pour apologie du terrorisme. Problème, la police a retrouvé de la drogue de synthèse dans son sac
00:21lors de cette même garde à vue. Alors c'est-à-dire qu'elle est venue au commissariat,
00:27elle ne savait sans doute pas qu'elle était en garde à vue, qu'elle serait en garde à vue,
00:31pardonnez-moi.
00:32Donc elle est venue avec un sac, elle n'a pas vérifié ce qu'il y avait dans son sac,
00:35pour une raison que j'ignore, elle a été mise en garde à vue et non pas simplement écoutée
00:40comme elle aurait pu l'être la dernière fois, je crois qu'elle avait simplement été écoutée en audition libre.
00:45Donc elle n'a pas vérifié son sac et surprise, dans son sac, de la drogue, ce qui est parfaitement
00:51illégal.
00:51Alors, vous savez, je me posais la question de savoir comment se fait-il qu'elle ait été placée en
00:57garde à vue
00:58sans que l'immunité parlementaire n'ait été levée. Et en réalité, il semblerait que les fonctionnaires de l'APJ
01:05aient estimé que le tweet qui date de huit jours, je crois, était flagrant.
01:10En matière de flagrance, vous n'avez pas l'obligation de demander la levée de l'immunité parlementaire.
01:16Donc ils ont considéré que le tweet, qui était une apologie du terrorisme, était flagrant.
01:19Donc là, ce tweet, d'ailleurs, on peut le montrer.
01:21Et au cours de cette garde à vue, il découvre, puisqu'il font une perquisition de ses affaires et de
01:26son sac,
01:27il découvre ses produits stupéfiants.
01:30Donc le tweet en question, vous le voyez, c'est
01:34« J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression,
01:37la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »
01:40Donc ça, on considère que c'est apologie, effectivement, du terrorisme.
01:44Alors, voyez le sujet de Mathilde Ibanez.
01:47Alors, a priori, il y a...
01:50Les policiers vont aller chez elle pour une perquisition ?
01:52Ah, je pense une perquisition.
01:54C'est la règle dans ces cas-là ?
01:55Ben, s'agissant d'une personnalité...
01:57Peut-être que la perquisition a lieu en ce moment ?
01:58Ils veulent peut-être savoir d'où viennent ces produits stupéfiants.
02:00Mais la règle, c'est qu'il y a perquisition ?
02:02Non.
02:02Ben, la règle pour déterminer...
02:04Pourquoi ?
02:04Quand vous trouvez...
02:05C'est pas obligatoire.
02:06C'est pas obligatoire.
02:06Automatique.
02:07Ben, c'est que vous trouvez de la drogue dans...
02:09Ils vont peut-être le faire, mais c'est pas automatique.
02:10C'est pas prévu dans le code de procédure pénale.
02:12Ben, c'est plutôt logique, non ?
02:13Oui, c'est logique.
02:14Oui, ça peut être logique, mais ça n'est pas automatique.
02:16C'est ce que je vous montre.
02:17Ils vont chercher.
02:17Mais vous dites, non, non.
02:18En fait, la logique, c'est quand même d'aller chez Mme Marie-Marie Hassan.
02:21Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:22Pour voir s'il y a d'autres produits...
02:23Non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:25Moi, j'en pense que je suis loin de partager les idées de Rima Hassan.
02:30Je les aborde en général.
02:32Et je suis très loin de la France insoumise, vous le savez.
02:35Mais je suis comme Georges, je suis très soucieux des grands principes républicains,
02:38notamment de l'immunité parlementaire.
02:39Vous savez d'où elle vient, l'immunité parlementaire ?
02:41Mais là, on n'en parle pas.
02:42Elle vient du 19e siècle.
02:43Mais on ne parle pas de ça.
02:44C'était pour protéger les parlementaires contre le pouvoir exécutif.
02:46Mais on ne parle pas de ça.
02:47Oui.
02:48Non, mais...
02:48On parle de la flagrance.
02:50Tout a été respecté.
02:52Oui, oui.
02:53Pourquoi vous dites oui ?
02:54Parce que le fouille date d'il y a huit jours.
02:57Ce dont on parle là, c'est est-ce qu'à votre avis,
03:00on doit aller chez Rima Hassan faire une perquisition
03:02parce qu'on a trouvé de la drogue dans Zosac ?
03:03C'est aux enquêteurs de le décider.
03:05Oui, je pense que ce serait logique.
03:07Moi, il me semble que ce serait plutôt logique.
03:10Être parlementaire, ce n'est pas un totem d'immunité.
03:12Bien sûr.
03:12Ce n'est pas un totem d'immunité.
03:13On peut mettre en garde à vue des parlementaires quand il s'agit de la grance.
03:16On peut aller perquisitionner chez des parlementaires
03:18qui posent un problème pour la société.
03:20Et surtout de la drogue.
03:21En fait, tu as du sang sur les mains.
03:23Oui, je suis le premier à...
03:25Oui, mais vous, je m'élève en permanence contre les consommateurs.
03:30Alors, vous avez quand même, monsieur, comment il s'appelle monsieur ?
03:31Il y a d'ailleurs un sénateur, pardon, qui a été placé en garde à vue il y a quelques
03:34mois
03:35qui était accusé d'avoir drogué...
03:36Non, il est un jeune guériau.
03:38Il est un jeune guériau.
03:39Mais il avait été placé en garde à vue, là encore, parce que l'enquête était en pas grande.
03:42Ce n'est pas uniquement de la consommation, c'est du transport.
03:44Non, non, mais c'est de la détention.
03:46Non, non, je trouve que c'est une affaire.
03:49Je ne sais pas pourquoi elle n'a pas vidé son sac.
03:50À un moment, elle a...
03:52Mais je ne comprends pas.
03:53Parce qu'elle pensait qu'elle ne serait sans doute pas en garde à vue.
03:55Voyez le sujet de Mathilde Libanès.
04:00Initialement convoquée dans le cadre d'une enquête menée par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne,
04:05Rima Hassan a finalement été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme
04:09à la suite d'un poste publié sur son réseau social X, où elle faisait référence à Kozo Okamoto.
04:16Kozo Okamoto, j'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne.
04:21Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.
04:25Cet homme, terroriste et ancien membre de l'armée rouge japonaise, a été reconnu coupable du massacre de 26 personnes
04:32en Israël en 1972.
04:35Une garde à vue qui intervient après le signalement de Mathias Renaud.
04:38Je saisis la procureure de la République pour apologie du terrorisme. Il ne faut plus laisser passer.
04:44De son côté, Jean-Luc Mélenchon dénonce son placement en garde à vue.
04:48La police politique a convoqué une fois de plus Rima Hassan en garde à vue à propos d'un retweet
04:53du mois de mars.
04:54Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France, insupportable.
04:57Selon nos confrères du Parisien, quelques grammes de drogue de synthèse et de cannabis ont été découverts dans son sac
05:03à main.
05:04Rima Hassan est également placé en garde à vue pour usage, transport et détention de produits stupéfiants.
05:10C'est un ancien enquêteur de la BRI à la retraite qui m'envoie ce petit message qui dit évidemment
05:15que les enquêteurs doivent aller en perquisition.
05:17C'est la base dans ce genre d'affaires.
05:20Alors des réactions.
05:21Jean-Luc Mélenchon, la police politique a convoqué une fois de plus Rima Hassan en garde à vue.
05:25Alors c'était avant l'affaire de drogue.
05:28En garde à vue à propos d'un retweet du mois de mars, il n'y a donc plus d
05:31'immunité parlementaire en France, insupportable.
05:33La loi Yadant n'a pas été votée mais elle s'applique déjà.
05:36Mathilde Panot, Rima Hassan passée en garde à vue par la police malgré son immunité parlementaire pour un simple retweet.
05:42Dans la France de Macron, la criminalisation des opposants politiques passe encore un cap.
05:46Cet acharnement bafouant les libertés les plus fondamentales doit immédiatement cesser.
05:49Et Marion Maréchal a dit Andy Carbrat, Rima Hassan les drogués, Louis Boyard le dealer, des narcotrafiquants qui fêtent la
05:56victoire à Creil ou arrêtés en meeting à Saint-Denis.
05:58Une idéologie anti-police qui réclame le laxisme pour les dealers.
06:01Numéro 1 chez les détenus aux élections, LFI est un narco-parti.
06:06Voilà qui effectivement est dit en peu de mots mais qui n'est pas tout à fait faux.
06:12David Lissnard a dit non seulement pro-terroriste et anti-républicaine mais aussi camé.
06:15Le tout est que l'argent des contribuables.
06:17Et Thomas Porte a dit pendant que les soutiens du génocide agaçable paradent sur les plateaux télé,
06:22une police aux ordres place son garde à vue, ma camarade Rima Hassan, pour un simple retweet.
06:26La chasse aux voies palestiniennes passe un nouveau cap en France, piétinant l'immunité parlementaire soutient total à elle.
06:33Enfin c'est pas un simple retweet, c'est un tweet qu'elle a écrit là, je vous dis un
06:36simple retweet.
06:38Et la France insoumise voulait l'abrogation du délit d'apologie du terrorisme, forcément c'était les premiers concernés.
06:43Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
06:45Gilles-William-Golnadel.
06:46Je crois qu'il faut séparer l'histoire de la drogue.
06:49A mon avis, c'est le sentiment...
06:50Elle a tellement un sentiment d'impunité qu'elle ne pouvait pas...
06:52A mon avis, ça ne lui a même pas traversé l'esprit qu'elle devait faire attention.
06:57Mais elle, qu'on soit clair, je veux bien qu'on soutienne le peuple palestinien.
07:04Elle a célébré un type qui est aujourd'hui protégé par le Hezbollah au Liban, qui a assassiné en 1972
07:1426 personnes, dont 19 chrétiens portoricains.
07:19Tous les 30 juin, à Porto Reco, on célèbre ces gens qui ont été assassinés.
07:26Ce n'est pas rien.
07:27Je veux dire, où va se nicher la rage et la méchanceté pour célébrer ce type-là ?
07:33J'ai beau avoir l'imagination, j'ai franchement du mal.
07:38Hier, c'est la présidente d'Avocation Frontière qui a télé-déposé la plainte.
07:43S'agissant de cette histoire-là, sauf que ce n'est pas possible que c'était aussi rapide,
07:47c'est donc forcément, à mon avis, la dénonciation par un député du Rassemblement National, il y a quelques jours...
07:53La politique 40, on est d'accord, qui a fait que, et je m'en réjouis fortement,
08:00qu'enfin, parce que ça fait deux ans, ça fait deux ans quand même qu'on demande à l'État
08:05d'intervenir.
08:08Enfin, elle commence à devoir rendre des comptes.
08:12Il faut dire les choses sans prendre trop grand quand même.
08:15Le tweet commis par Rima Hassan, c'est un appel à massacrer le peuple juif.
08:19Mais c'est ce qu'elle fait depuis le 7 octobre 2023.
08:21Donc ne prenons pas trop de pincettes.
08:24Évidemment, la France insoumise est dans son rôle avec ses éléments de langage qui n'en niquent ni tête.
08:28Mais Rima Hassan appelle depuis trois ans à massacrer le peuple juif.
08:31Elle l'a à nouveau fait il y a huit jours en publiant ce tweet.
08:34C'est tout, les choses sont claires, limpides, il n'y a pas d'autre explication à donner.
08:37Il y a une tolérance, évidemment, pour la France insoumise.
08:40Il n'y a aucune condamnation.
08:41Mathilde Panot avait été convoquée, il y a eu un classement sans suite en janvier 2025.
08:44Donc pour l'instant, il n'y a qu'une garde à vue.
08:46Il y a une tolérance pour la France insoumise dans l'espace médiatique.
08:49Vous imaginez si c'était un député qui n'était pas de la France insoumise.
08:54Comment il serait traité ce soir ?
08:57Cinq secondes sur France Inter à 19h.
09:00Autre sujet du jour.
09:01C'est très intéressant ce sujet parce qu'il est double.
09:05C'est Laurent Nunez et c'est une double polémique qu'a déclenché Laurent Nunez.
09:09Le 12 mars, la Grande Mosquée de Paris organisait la cinquième édition de son iftar des ambassadeurs.
09:14En présence de Laurent Nunez, je précise d'ailleurs que Bruno Retailleau n'allait plus jamais à la Grande Mosquée.
09:20Le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il n'était pas favorable à l'interdiction du port du voile
09:25pour les mineurs dans l'espace public.
09:27C'est vrai que M. Nunez détricote tout ce qu'a fait Bruno Retailleau.
09:31C'est un fait.
09:33M. Nunez est un homme de gauche.
09:35C'est son droit d'ailleurs.
09:37Mais il se révèle dans l'exercice du pouvoir tel qu'on ne l'imaginait pas forcément avant puisqu'il
09:41était avec Bruno Retailleau.
09:44Ce n'est pas la position du gouvernement, ça.
09:46Non.
09:47C'est une position personnelle.
09:48Il faudrait d'ailleurs que le gouvernement et que le Premier ministre clarifient la situation.
09:51Mais vous n'avez pas parfaitement raison que ce gouvernement est pour le voilement des fillettes.
09:56Oui, mais vous n'avez pas parfaitement raison.
09:58Mais ce qu'il dit est absolument extraordinaire parce qu'on va l'écouter.
10:01Il dit je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu'en portant le voile, elles menacent
10:04le vivre ensemble républicain.
10:06Il dit ça d'ailleurs avec une légèreté qui n'est pas vraisemblable.
10:08C'est les parents qui menacent.
10:09Bien sûr.
10:10C'est les parents.
10:11C'est les parents.
10:12Je veux dire, qu'un ministre de l'intérieur de la République, je répète, dit je ne serai pas celui
10:17qui ira expliquer à des enfants qu'en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain.
10:20La légèreté avec laquelle il parle de ça.
10:2337 ans après l'affaire Creil, ces gens sont irresponsables.
10:26C'est irresponsable de dire ça.
10:28Irresponsable.
10:29Et c'est la position donc de M. Nunez.
10:34Donc je vous propose de l'écouter.
10:35Qui n'est pas celle d'Aurore Berger.
10:36Qui n'est pas celle d'Aurore Berger et d'autres ministres également.
10:39C'est irresponsable.
10:41Comme Creil à 37 ans de distance.
10:44Je vous propose d'écouter M. Nunez.
10:47C'est ce qui justifie d'ailleurs ma position sur l'interdiction du port du voile sur l'espace public
10:53par les mineurs.
10:54Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu'en portant le voile, elles menacent le vivre
10:59ensemble républicain.
11:00C'est également celui qui justifiera que je pousse et défendre comme ministre des cultes toute initiative qui puisse contribuer
11:08à mieux faire connaître l'islam.
11:10Et tu sais mon cher Chems, combien le président de la République est attaché à développer, à mieux faire connaître
11:17l'islam.
11:18Bon, avant de traiter l'affaire des jeunes filles voilées, il y a une phrase qui est folle.
11:24Absolument folle. Il se tourne vers Chems et Dine Hafiz et lui dit
11:29« Et tu sais mon cher Chems, combien le président de la République est attaché à développer, à mieux faire
11:37connaître l'islam. »
11:39Il parle au nom du président de la République.
11:40Donc tu apprends par la voix du ministre de l'Intérieur que le président de la République veut développer l
11:47'islam en France ?
11:48C'est pas possible.
11:49C'est ce qu'il dit.
11:50Non, c'est pas ce qu'il dit.
11:50Ah ben, et tu sais, mon cher Chems...
11:53Il n'a pas dit développer.
11:55Arrêtez de diaboliser tout.
11:57Mais enfin, c'est ce qu'il vient de dire.
11:59Il l'a dit développer.
12:00Enfin, il le dit.
12:01Écoutez, et tu sais.
12:03Vous voulez la guerre civile, en fait.
12:04C'est ça que vous voulez.
12:05Vous voulez la guerre civile.
12:06On a un ministre de l'Intérieur qui essaie de pacifier les choses.
12:09Ah, vous trouvez qu'il veut pacifier les choses ?
12:11La concorde républicaine.
12:12Vous trouvez qu'il veut pacifier les choses en permettant aux jeunes filles de 10 ans d'avoir un voile.
12:16C'est ça votre façon de pacifier les choses.
12:18Parce que vous voulez instaurer la police du vêtement dans l'espace public.
12:20Pour les jeunes filles de 10 ans ?
12:21Pour les jeunes filles de 10 ans ?
12:23Bon courage.
12:23Pour les mineurs.
12:23Comme Creil.
12:24Donc vous êtes sur la position de Creil.
12:26Creil, c'était dans l'école.
12:26Creil, c'était dans l'école.
12:27Là, c'est dans la rue.
12:28Il n'y a pas une démocratie au monde où on a instauré la police du vêtement.
12:32Sauf pour un tentat à la pudeur.
12:34C'est moi.
12:34Bon, alors...
12:35Monsieur Valigny.
12:36Alors, vous allez faire comment ?
12:37Vous allez voir une petite fille ?
12:38Enlève ton voile.
12:39Enlève ton foulard.
12:40Oui.
12:40Ah oui.
12:41Avec la police.
12:41Oui.
12:42En lui demandant le sondage.
12:43Non, on va aller voir les parents.
12:44Bon courage.
12:44Oui.
12:45Bon courage.
12:45Soumission.
12:46Vous croyez que ça me fait plaisir ?
12:47Soumission.
12:48Vous croyez que ça me fait plaisir des petites filles avec le foulard ?
12:50Ça ne me fait pas plaisir.
12:51Soumission.
12:52Je l'ai plein.
12:53Soumission.
12:54Mais alors, vous allez faire quoi ?
12:55Soumission et capitaux.
12:56Et les croix catholiques et l'équipage juif.
12:58Mais enfin...
12:59Enfin...
13:00Pardon, André.
13:01Non, mais excusez-moi.
13:02Non, mais j'aimerais dire un mot.
13:03Bah oui, oui, oui.
13:03Il y a quelques semaines, pardon, il y a quelques semaines, le renseignement territorial a officiellement dit qu'il y
13:10avait deux menaces existentielles en France, d'accord ?
13:12Le narcotrafic et l'entrisme islamiste.
13:14Le voile est un outil d'entrisme islamiste.
13:17Laurent Nunez est censé lutter contre ces deux menaces.
13:21Le narcotrafic et l'islamisme.
13:24Eh bien, en prononçant les phrases qu'il a prononcées à la Drang Moské, au lieu de lutter contre les
13:29islamistes, il se soumet aux islamistes.
13:31Mais surtout, il parle de nom de président de la République, n'est pas...
13:33Non, mais pardon, ce qu'il a dit est gravissime.
13:35Moi, je considère que les propos de Laurent Nunez sont tellement délirants qu'il remette, à mon sens, sa capacité
13:45à rester au sein de ce gouvernement.
13:47Mais d'abord, on peut entendre ce que vous dites, mais surtout, il remet en cause la séparation de l
13:51'Église et de l'État.
13:52Il dit précisément, et tu sais, mon cher Shems, combien le président de la République est attaché à développer...
13:59Le dit, développer.
14:00A développer, à mieux faire connaître l'islam, à développer...
14:04Développer est en trop.
14:05C'est du projet l'Étique.
14:06Mais enfin, vous me rendez...
14:09Développer est en trop, oui.
14:10Mais c'est en trop, mais je pense qu'il doit démissionner.
14:13Bien sûr.
14:13Il parle au nom du président.
14:15Ou alors, il parle au président de la République.
14:18Il dit que le président de la République veut développer l'islam en France.
14:20Oui, ça c'est...
14:21Mais enfin, c'est délirant.
14:22C'est un peu énorme, oui.
14:24Remplacer le mot islam par christianisme.
14:26Ah oui, oui.
14:26Non, mais je suis d'accord, je suis laïc, moi.
14:28Je suis très républicain.
14:29Je suis choqué par ce mot développé, c'est sûr.
14:31Bon, alors...
14:31Je ne suis pas sûr que Macron soit ravi de s'éloigner.
14:34Mais bien sûr que non.
14:34Ça ne correspond pas à Emmanuel Macron.
14:37Il y a beaucoup de réactions.
14:38Il y a beaucoup de réactions.
14:39Alors, on va revenir évidemment sur le voile.
14:41Jordan Bardella a dit
14:42« Le rôle du ministre de l'Intérieur n'est pas d'assurer le développement de l'islam
14:45et de tolérer le voilement des petites filles dans l'espace public.
14:47Il est de faire respecter l'ordre, de garantir la laïcité
14:50et de lutter contre l'immigration anarchique. »
14:52Ce sera en tout cas le rôle du ministre de l'Intérieur
14:53si les Français nous confient les destinées.
14:55Marine Le Pen a dit
14:56« Les propos du ministre de l'Intérieur sont pour le moins inquiétants
14:58en s'alignant sur les positions communautaristes de l'extrême gauche
15:01sur le voilement des mineurs. »
15:02Mais c'est la mélanchonisation des esprits.
15:04Alors même que le recteur de la Grande Mosquée de Paris
15:09vous avez Mme Stach-Brignot qui a fait une tribune formidable.
15:13Vous avez déclaré
15:14« Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants
15:16qu'en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble.
15:18Monsieur le ministre, rassurez-vous,
15:19on ne vous demandera pas d'aller retirer vous-même leur voile.
15:22Ce sera l'obligation des parents de faire appliquer la loi
15:24dès qu'elle existera à leurs filles mineures. »
15:27En revanche, il est de votre responsabilité
15:28de résister à l'hydre islamiste qui s'instaure en France
15:32et à un véritable apartheid qui consiste à sexualiser.
15:34Mais ce qui est dangereux,
15:36et vous savez l'amitié et l'estime que je vous porte,
15:39ce qui est dangereux, c'est que quand on parle de ce sujet-là,
15:41qu'est-ce que vous me dites ?
15:42Vous voulez la guerre civile ?
15:44Enfin, on parle de quoi ?
15:45On ne peut plus parler de ça.
15:46Je ne veux pas ajouter quelque chose.
15:47Vous vous rendez compte ?
15:48Le piège dans lequel vous êtes, André,
15:51c'est qu'on parle de ça et vous dites
15:52« Vous voulez la guerre civile parce qu'on demande
15:54que les filles de 10 ans ne sortent pas voilées dans la rue. »
15:57Je veux rappeler simplement
15:58que lorsque le ministre de l'Intérieur tient ses propos,
16:01il s'adresse à Chebsev Céline qui est le recteur.
16:04Or, le recteur de la Mosquée de Paris
16:06lui-même est contre le voilement des fillettes.
16:08Ça dépend des jours.
16:09Il l'a dit.
16:10Ça dépend des jours.
16:10Il a changé d'avis aussi.
16:12Mais vous ne pouvez pas dire à ceux qui parlent de ça
16:14« Vous voulez la guerre civile ? »
16:15Non mais André !
16:17Franchement, non.
16:17Non mais il y a deux choses.
16:18Je souhaite bien du courage à ceux qui sont chargés
16:20de faire appliquer une éventuelle loi
16:22sur la police du vêtement dans une démocratie.
16:24C'est ce que je veux.
16:24La police du vêtement dans une démocratie.
16:26Bon courage.
16:27D'abord, il s'exprime dans une sorte d'annexe
16:29de l'ambassade d'Algérie.
16:31C'est un peu ça.
16:31Les liens entre la Grande Mosquée et l'Algérie
16:33sont plus qu'étroits.
16:39Enfin, quelque chose qui n'est pas du domaine de la soumission
16:42mais qui est un domaine, et ça dépasse toi, crois bien,
16:47de la résignation.
16:49C'est-à-dire que d'une certaine manière, oui,
16:52d'une certaine manière, et je ne suis même pas
16:54dans le jugement moral, je suis dans la constatation,
16:57d'une certaine manière, compte tenu de la loi du nombre,
17:00compte tenu de la tendance, et comme tu veux
17:03un tout petit peu apaiser les choses,
17:06eh bien tu t'y résignes.
17:07Par peur aussi.
17:08Non, je n'ai peur de personne.
17:09Je ne suis même pas là, non, mais cette résignation...
17:12Mais vous n'apaiserez rien du tout.
17:16Cette résignation, c'est la marque de la défaite.
17:20Non, mais ce qu'André voulait dire, je crois,
17:21c'est l'effectivité, la difficile effectivité de la loi.
17:25Pour les enfants de 10 ans, pardonnez-moi, autant dans l'espace public...
17:29C'est ce que vous voulez dire, l'inapplicabilité de la loi, c'était ça.
17:32Autant, dans l'espace public, pour les adultes, effectivement, j'ai été ce matin...
17:37C'est compliqué.
17:38C'était cet après-midi avec Jean-Philippe Tanguy, c'est la position du RN de supprimer
17:42le voile dans l'espace public, et on lui a dit...
17:44Non, ça n'est pas possible.
17:45Je ne sais pas si ce n'est pas possible, mais en tout cas, on lui a dit...
17:47Ça n'existe nulle part.
17:48Ce n'est pas parce que ça n'existe nulle part non plus que ça ne doit pas le faire,
17:51mais ça ne serait pas simple.
17:53Autant pour les enfants, ça me paraît quand même...
17:56Si on n'arrive même pas à le faire pour les enfants...
17:58Je ne suis même pas sûr que ce soit facile à mettre...
17:59Bon, Marc, on la pose.
17:59Ça existait dans la turquie...
18:00Allez, la pose.
18:01Vous devez demander les papiers à chaque fois, vérifiez l'âge.
18:03La pose.
18:03Mais moi, la pose...
18:06La pose.
18:06Mais vraiment, ce que je n'accepte pas, André, avec tout l'estime que j'ai pour vous,
18:10c'est d'entendre « vous voulez la guerre civile ».
18:13Enfin, c'est incroyable quand même de dire ça.
18:15Moi, je trouve ça sidérant de répondre comme ça.
18:18Avec les meilleures intentions du monde, c'est ça que je...
18:20Oui, parce que vous nous mettez...
18:22Là, vous nous mettez en difficulté.
18:24Je te le dis avec fraternité.
18:26Là, vous nous mettez en difficulté.
18:27Quand vous dites...
18:28Non, mais...
18:29Effectivement...
18:30La pose.
18:31La pose.
18:37Nous revenons avec Laurent Nunez,
18:39qui était présent le 12 mars,
18:41présent à la Grande Mosquée,
18:42qui organisait sa cinquième édition de son iftar des ambassadeurs,
18:46et le ministre de l'Intérieur a déclaré
18:47qu'il n'était pas favorable à l'interdiction du port du voile
18:50pour les mineurs dans l'espace public.
18:52Alors, il y a beaucoup de réactions,
18:53parce que c'est...
18:53On ne sait pas s'il va pouvoir rester à son poste,
18:57monsieur Nunez,
18:57parce qu'aujourd'hui, il y a une fronde
19:00vraiment d'intervention très importante.
19:01Écoutez, madame Gennevard, qui est membre du gouvernement.
19:05J'ai toujours été extrêmement choquée.
19:07Et porter le voile, c'est le choix que fait un adulte.
19:10Ce n'est pas le choix que l'on fait pour un enfant.
19:12Elle est ministre de l'Agriculture, quand même.
19:14Donc, elle est dans le ministère de monsieur...
19:19Dans le gouvernement, oui.
19:20Dans le gouvernement.
19:21Écoutons Jean-Philippe Tanguy.
19:23Il y a aussi cette familiarité,
19:25il tutoie le recteur.
19:27C'est vrai que ça m'a beaucoup choquée, ça.
19:28On a l'impression, en contraire,
19:29qu'en fait, il y avait le discours, justement,
19:31et puis il y avait la cause cachée du discours,
19:33qui peut-être intervient dans un lapsus
19:34ou dans cette forme de familiarité,
19:35qui est, vous voyez bien, monsieur le recteur,
19:38l'occurrence, tu,
19:39que je suis venu là pour, excusez-moi,
19:41faire des voies, créer une connivence
19:43et manipuler nos compatriotes de confession musulmane.
19:46Donc, monsieur Nunez va devoir s'expliquer.
19:48Et ça s'inscrit aussi dans la fin de la campagne des municipales.
19:51On a comme vu sur tout le territoire,
19:52un certain nombre de maires sortant
19:54ou voulant gagner la mairie,
19:56allant ramper et se compromettant,
19:59comment dire,
20:00lors de prières ou de rassemblements.
20:01Et il faut aussi souligner, quand même,
20:02que dans de nombreux cas,
20:03ils se sont fait jeter.
20:05Et ça, c'est quand même la bonne nouvelle.
20:06Un certain nombre aussi de citoyens musulmans
20:08qui se sont dit, non, non, mais laissez-nous prier
20:10et allez faire votre politique ailleurs.
20:11C'est quelqu'un d'ailleurs de Christian Estrosi
20:13qui avait été mal reçu, je crois.
20:14Marion Maréchal était ce matin avec Laurence Ferrari.
20:17Nous l'écoutons également.
20:18C'est extrêmement inquiétant
20:20parce que personne ne lui demande d'ailleurs
20:21de prendre à partie ces jeunes filles.
20:23En revanche, on lui demande de prendre à partie
20:25les islamistes qui voilent ces jeunes filles
20:27parce que ce sont les islamistes qui voilent les enfants.
20:29Et donc, on aurait davantage attendu de Laurent Nunez
20:31qu'il envoie un signal clair
20:33à toutes ces hommes et ces femmes islamistes
20:36qui imposent à ces jeunes filles de porter le voile
20:39qui entravent finalement leur liberté
20:41et le message le plus sain aurait été de leur dire
20:44qu'ils n'ont rien à faire en France.
20:45Et puis, Dries Gadi, que vous écoutez régulièrement
20:47sur l'antenne de CNews,
20:49qui est écrivain, essayiste et qui a réagi également.
20:53Je suis moi sidéré, en tant que Français de branche,
20:56en tant que Français musulman, d'entendre ça.
20:59Sachant que les musulmans de France,
21:00je n'ai pas la prétention de parler en leur nom,
21:02très loin de là, mais j'ai l'impression
21:04que nous n'avons pas besoin que M. Nunez
21:06s'occupe de ces questions-là,
21:08qu'il s'occupe de la sécurité
21:10qui est refusée aux musulmans des banlieues
21:12à cause de toute la racaille que M. Nunez
21:14que la police française n'arrive pas à combattre.
21:17Vous avez un ministre qui s'aligne sur l'islamisme,
21:20mais c'est incroyable.
21:21Avec tout le pognon que nous dépensons
21:23dans l'université française de CNRS,
21:25on devrait quand même leur expliquer
21:26que les islamistes sont des musulmans,
21:29je le suis le,
21:30mais qu'il y a d'autres islams
21:31et que l'islam des partenaires de la France,
21:33je parle du Maroc par exemple,
21:35mais même en Algérie,
21:36je crois que même en Algérie,
21:38les propos de M. Nunez
21:39seraient des propos qui poseraient polémique.
21:41Est-ce qu'il y a une douceur dans la soumission ?
21:44Parce que moi j'aime trop la France
21:46pour voir la France s'agenouiller comme ça.
21:48Les musulmans ne demandent pas ça.
21:50La République, c'est la fille de la France.
21:52Il y a une République
21:54que M. Nunez aime tellement.
21:57Parce qu'il y a eu des Français.
21:59La France a donné la République.
22:00Si vous voilez les filles mineures,
22:03il n'y a plus de France.
22:04C'est terminé.
22:05Je le dis comme je le pense.
22:06Je cite souvent Nathalie Cricorian
22:10qui nous écrit régulièrement
22:11que le voilement des mineurs
22:12ne relève pas de la police,
22:13du vêtement,
22:14mais de la maltraitance.
22:16Écoutez le témoignage de femmes
22:18que l'on a obligé à le porter.
22:19C'est ça la vérité.
22:21La maltraitance.
22:22Mais la gauche française
22:23est responsable de l'islamisation du pays
22:25depuis 40 ans.
22:26Pourquoi ?
22:26Parce qu'elle ne veut pas réagir.
22:28Pour les raisons,
22:29d'ailleurs qu'on connaît,
22:31soit de tolérance,
22:33soit d'humanisme,
22:34soit bon.
22:35Ce sont des bonnes raisons ?
22:36Ce sont des bonnes raisons ?
22:37Non.
22:38Non.
22:39L'enfer est pavé
22:40de bonnes intentions.
22:41On est d'accord.
22:41Parfois, les résignations,
22:42on en parlait, Gilles Oubia.
22:43Mais ça s'appelle du grignotage,
22:45André.
22:46Ça grignote,
22:47ça grignote,
22:47ça grignote.
22:48Et tout le monde se tait,
22:49tout le monde laisse faire.
22:50Et ça grignote.
22:51Le mot grignotage.
22:53L'islamisation grignote ce pays.
22:56Et à partir de ce moment,
22:58à partir du moment où,
22:59en face,
23:00il y a effectivement,
23:01et ce n'est pas un reproche
23:02que je vous fais,
23:04des voix comme les vôtres
23:05qui disent
23:05mais vous voulez quoi ?
23:06Vous voulez la guerre civile ?
23:07Ils ont compris
23:08à qui ils ont affaire.
23:09Ils grignotent.
23:11Ils grignotent.
23:12Et ils iront jusqu'au bout.
23:13Et après,
23:14ce sera vos enfants
23:15qui devront porter le voile.
23:17Et toute la France
23:18qui devra le porter.
23:19Et ça,
23:19vous ne voulez pas l'entendre ?
23:20On n'en est pas là.
23:21On n'en est pas là.
23:22À ce rythme-là.
23:23On n'en est pas là.
23:25Évidemment qu'on n'en est pas là.
23:26Un million par an.
23:27Mais ça peut aller plus vite
23:28que vous ne pensez pas.
23:28500 000 pour 500 000.
23:30Les seules victimes
23:30c'est les très jeunes filles
23:33en réalité.
23:33C'est uniquement
23:34les très jeunes filles
23:35qui seraient victimes
23:35de cette mesure.
23:36Et je pense que,
23:37vous voyez,
23:37Annie Genevard,
23:38c'est une femme,
23:38c'est la seule qui a dit
23:39qui clairement s'est opposée
23:40au sein de son gouvernement
23:41avec Aurore Berger.
23:42Dans le contexte actuel,
23:46avoir un ministre
23:47de l'Intérieur
23:47qui sur ces questions-là,
23:48je ne parle pas
23:49des questions de sécurité,
23:50mais qui sur ces questions-là
23:51a une idéologie
23:52de gauche extrême,
23:53enfin un ministre
23:54issu des rangs
23:55de la France insoumise
23:56sur cette question précise
23:57du voile pour les fillettes,
23:58un ministre issu
23:59de la France insoumise
24:00n'aurait pas dit autre chose.
24:02Je rappelle quand même
24:02que Laurent Nunez,
24:03c'est aussi le ministre
24:04qui a voulu cacher aux Français
24:06le nombre de clandestins
24:07présents sur le sol
24:08de notre pays.
24:09Ça fait quand même
24:10beaucoup pour un seul homme
24:11à nouveau sur ces questions-là.
24:13La mélanchonisation
24:14des esprits est en marche
24:16et je vous propose
24:17de réécouter
24:17le dernier passage
24:18qui me paraît
24:19absolument incroyable
24:20quand il parle
24:21au nom du président
24:22de la République
24:22et qu'il dit
24:23le président de la République
24:24est attaché à développer
24:26l'islam en France.
24:27Ce qui est une chose
24:28absolument folle
24:29qui mériterait
24:30qu'il démissionne ce soir.
24:31Mais est-ce que Emmanuel Macron
24:31a rectifié derrière ?
24:32Je ne sais pas
24:33mais je pense qu'on est
24:34au début de cette polémique.
24:35Donc écoutez Laurent Nunez.
24:37Écoutez juste ce passage-là.
24:39Et tu sais mon cher James,
24:41combien le président
24:42de la République
24:42est attaché
24:44à développer,
24:45à mieux faire connaître
24:46l'islam ?
24:48À développer.
24:49Alors où il fait ?
24:50Non mais où il rectifie ?
24:52Le problème...
24:52Où le président de la République
24:54rectifie ?
24:54Parce que moi je veux savoir
24:55est-ce que le président
24:56de la République
24:56est prêt à développer
24:57et à...
24:58Il a normalisé.
24:59À attacher...
25:00Oui mais ce serait intéressant
25:01qu'il ait une position là-dessus.
25:03Qu'est-ce qu'il a fait ?
25:04Il a mis un terme
25:05aux imams d'Étachon.
25:06Oui, oui.
25:07Il a exercé un contrôle financier
25:08sur le plan.
25:09Oui, oui, moi je veux bien
25:09que vous soyez porte-parole
25:10du président de la République.
25:11Je ne suis pas content.
25:12Je sais ce qui a été fait.
25:13Oui, moi je sais
25:14qu'il y a quand même
25:15une ambiguïté.
25:16Donc j'attends
25:17et vous avez une ministre
25:19de l'Intérieur
25:19qui dit Emmanuel Macron
25:20développe l'islam en France.
25:22Oui, ça appelle
25:22les réponses de l'Islam.
25:23Ça apprend...
25:24Ça appelle les réponses
25:25d'Emmanuel Macron.
25:26Je n'y peux rien.
25:26Vous savez,
25:27on touche à la limite
25:29de la société civile
25:31en politique.
25:32L'UNESD n'est pas un politicien.
25:33Il ne maîtrise pas vraiment
25:35le langage politique.
25:36C'est un bon fonctionnaire.
25:38C'est un bon préfet de police.
25:39C'est un très bon préfet de police.
25:40Mais là,
25:41il est ministre de l'Intérieur.
25:41On sent qu'il ne maîtrise pas
25:43vraiment le discours politique.
25:44Il a fait une gaffe.
25:45C'est plus qu'une gaffe.
25:46Il a fait une faute énorme.
25:47Je pense qu'il a dit
25:48quelque chose.
25:49Je pense qu'il pense
25:51exactement ça.
25:52Je pense que c'est
25:53un homme de gauche socialiste
25:54et c'est exactement,
25:56pardonnez-moi de le dire ça,
25:57la pensée des francs-maçons.
25:58Développer l'islam.
25:59Je ne sais pas
26:00s'il est franc-maçon ou pas.
26:01Je ne l'en sais rien.
26:02Je dis qu'il parle
26:03comme un socialiste
26:04et comme un franc-maçon.
26:06Je ne vois pas bien
26:06le rapport avec les francs-maçons.
26:08Mais si.
26:08C'est une philosophie.
26:09Mais pourquoi ?
26:11C'est exactement
26:12la philosophie des francs-maçons
26:13et la prise de position
26:14des francs-maçons sur le voile.
26:16Pourquoi ça vous choque ?
26:17Il n'y a rien de choquant.
26:18D'ailleurs,
26:18on devrait lui poser la question.
26:19vous avez le Grand Orient,
26:20vous avez la Grande Loge nationale de France,
26:22vous avez beaucoup de courants différents.
26:24Mais j'entends ce que vous dites,
26:25mais on devrait l'interroger.
26:26Est-ce que vous représentez un courant
26:27qui est un courant respectable ?
26:29Le courant du Grand Orient,
26:30il est respectable,
26:31mais c'est précisément
26:32la pensée du Grand Orient.
26:34Au Grand Orient,
26:34il y a une sensibilité à gauche.
26:36Même si vous n'êtes pas de gauche,
26:37vous pouvez en faire partie.
26:38Pardon ?
26:39Même si vous n'êtes pas de gauche,
26:40vous pouvez faire partie du Grand Orient.
26:42Ah non ?
26:42Si vous êtes au Rassemblement national,
26:43vous n'avez pas le droit d'entrer.
26:44Effectivement,
26:45vous n'avez pas le droit de rentrer.
26:46Mais si vous êtes de droite,
26:47Attention,
26:47parce que les francs-maçons
26:49sont aussi des gens
26:50très attachés à la laïcité.
26:51Bien sûr.
26:52Il ne faut pas considérer
26:54que ces propos
26:55sont la marque de la franc-maçonnerie.
26:57Je connais beaucoup de francs-maçons
26:58qui sont très attachés,
26:59qui sont des républicains farouches
27:01attachés à la laïcité.
27:02Oui,
27:03mais qui manifestement,
27:04avec ces sujets-là,
27:05sont sur une ambiguïté.
27:09qui sont très attachés
27:11à la laïcité,
27:11surtout lorsque ça concerne
27:13les chrétiens,
27:13et qui sont beaucoup plus souples
27:15lorsqu'il s'agit des musulmans.
27:16Ah ben ça,
27:17ça je le constate.
27:18Demandez,
27:19pardon,
27:19la lutte des droits de l'homme,
27:20c'est les premiers.
27:21Je pense que notre ami
27:23J. Louis-Diam a raison.
27:24Mais là,
27:24c'était une pensée personnelle,
27:25ce n'est pas la pensée du gouvernement,
27:27l'espèce nid du Grand Orient.
27:28Écoutez,
27:28pour le moment,
27:29personne n'a réagi.
27:30Vous avez un Premier ministre.
27:31C'était le 12 mars,
27:31donc bon.
27:32J'attends Sébastien Lecornu,
27:34mais bon,
27:35manifestement,
27:35il est aux abonnés absents.
27:36M. Lecornu,
27:37il nous expliquait
27:37qu'il n'y aurait pas
27:38de surplus fiscal.
27:39Maintenant,
27:39il explique qu'il y a un surplus fiscal.
27:40Maintenant,
27:41il y a une cagnotte,
27:42etc.
27:42Donc,
27:43il nous raconte
27:43des salades en permanence.
27:44Hier,
27:45c'était Roland Lescure
27:45qui ne savait pas
27:46les stocks
27:47qui les géraient.
27:48Je vous assure,
27:48c'est un drôle de gouvernement.
27:50Et le procès qu'on peut faire
27:51est de cohérence
27:52et de compétence,
27:54disons-le.
27:54Mais peut-être
27:54qu'il y aura une réaction
27:56ces prochaines minutes.
27:58Oui,
27:58mais est-ce que ça ne vaut pas
28:04vraiment la ligne du gouvernement ?
28:06Si M. Nunez
28:07a fait part
28:07de la ligne du gouvernement,
28:08est-ce que ça ne vaut pas
28:09une censure ?
28:10Je ne sais pas,
28:11mais on peut au moins
28:11s'interroger.
28:12En tout cas,
28:13affaire à suivre.
28:14Le gouvernement ne peut pas
28:14faire du prosélytisme
28:15pour une religion.
28:16Il l'a fait.
28:17Il l'a fait.
28:18Et c'est le président
28:19de la République
28:20qui veut développer
28:22l'islam en France.
28:24L'audiovisuel public
28:25à présent,
28:25lancé au mois de novembre 2025,
28:27la commission d'enquête
28:27sur l'audiovisuel public
28:28a poursuivi ses auditions
28:29aujourd'hui.
28:30Alors,
28:31je ne sais pas si vous avez
28:31entendu.
28:34Il était parfait.
28:35Je l'ai vu aussi.
28:36Quand même très,
28:36très surprenant.
28:37Il est vif.
28:39Un garçon très vif.
28:40Moi, je l'ai trouvé excellent.
28:42Je vous le dis,
28:42au premier degré,
28:43je l'ai trouvé très bon.
28:44Vous n'avez pas trouvé arrogant ?
28:45Non,
28:46j'ai trouvé que...
28:47Il tremblait ?
28:48Mais pas du tout.
28:49Il les a atomisés,
28:50vraiment.
28:50Ah bon ?
28:51Oui, je trouve.
28:52Pardonnez-moi l'expression
28:53un peu triviale,
28:54mais je trouve que
28:54il les a atomisés.
28:56Oui, vraiment.
28:56Non, mais moi,
28:57en vérité,
28:57je me disais hier,
28:59s'agissant de Nagui,
29:00on lui parle,
29:01on commet une sorte
29:02de crime de l'aise-majesté
29:04quand on l'interroge
29:05et la réaction
29:06un peu vive
29:07de M. Niel
29:08vient du fait
29:09qu'on lui pose
29:10des questions critiques,
29:13peut-être parfois injustes,
29:14mais dont il doit répondre
29:15dans le cadre
29:16d'une commission d'enquête.
29:17Il considère
29:18qu'on a commis
29:19un crime de l'aise-majesté.
29:20Mais il répond
29:20avec beaucoup de précision.
29:21Il reprend à chaque fois
29:22les faits.
29:23C'est comme ça que je l'ai dit.
29:24Non, mais il n'est pas obligé.
29:25Moi, je fais une réaction.
29:26C'est sur la forme.
29:27On va l'écouter.
29:28Je ne suis pas obligé
29:28de me parler comme ça.
29:29Non, mais c'est toujours
29:30agaçant d'être devant
29:32une commission.
29:33Écoutez, moi, je vais vous dire...
29:35Vous avez été devant
29:35cette commission.
29:36On était très calme,
29:38mais je ne vais pas parler.
29:39Vincent Bolloré
29:40a été dans cette commission.
29:41Il a été magistral.
29:43Voilà.
29:44Il a fait preuve
29:45de calme,
29:47de courtoisie,
29:47d'élégance,
29:48de classe.
29:50D'ailleurs,
29:51évidemment,
29:51c'est l'actionnaire
29:52de notre groupe.
29:55Mais objectivement,
29:56il a été remarquable.
29:56Objectivement.
29:58Mais les gens
30:01qui travaillent
30:01dans ce groupe
30:02ont pu être fiers
30:04d'être représentés
30:06de cette manière-là
30:07par quelqu'un
30:08qui mettait
30:08de la distance,
30:10qui mettait de l'esprit,
30:11qui mettait de la classe.
30:13Je n'ai pas vu ça
30:14cet après-midi.
30:16D'autant que les gens
30:17qui posaient les questions
30:18à M. Bolloré
30:19ne se caractérissaient pas
30:21forcément
30:22par le caractère amical
30:23et la bonne foi.
30:24ce n'est pas pour autant
30:26qu'il a poussé
30:27des cris.
30:28Je n'ai pas vu
30:28la même chose
30:29cet après-midi.
30:29Je ne veux pas accabler.
30:30Chacun réagit
30:31avec sa personnalité.
30:32Oui, mais justement,
30:33c'est intéressant
30:33la personnalité
30:34des uns et des autres.
30:35Et là,
30:35on va voir un extrait
30:36de M. Niel.
30:37Je n'ai pas vu cela,
30:40même, j'ai envie de dire,
30:40dans la forme.
30:41Surtout,
30:42mais aussi dans la forme.
30:43Écoutons cette séquence.
30:47Je vais donc vous demander
30:47de nous indiquer
30:48pour quelles raisons
30:49vous n'avez pas déféré
30:50à ma convocation
30:51conformément aux règles
30:52prévues par l'ordonnance
30:52de 1958.
30:54Et je vous cède la parole.
30:56Sauf erreur,
30:57je suis là,
30:57donc je défère
30:57devant votre convocation,
30:59M. le Président.
31:00Bonjour.
31:01Ce n'était pas ma question,
31:01M. Niel.
31:02C'est ma réponse.
31:03Non, ce ne sera pas votre réponse.
31:04Je crois que vous devez la prendre.
31:05Attendez, vous n'êtes pas un procureur.
31:06D'accord, vous me posez des questions
31:07et je réponds à vos questions.
31:08Vous m'avez posé une question,
31:09j'ai répondu à vos questions.
31:09Je crois que le respect
31:11de la représentation nationale
31:11est important.
31:12Et le respect des invités
31:14que vous avez ici aussi.
31:15Ce sont des dizaines
31:15de millions d'euros,
31:16M. le rapporteur,
31:17que vous avez pris
31:17dans la poche des Français
31:18pour servir
31:18votre notoriété personnelle.
31:20Je pense que les Français,
31:21ils ne sont pas dupes.
31:22Votre commission d'enquête,
31:23elle n'a pas pour but
31:23de faire la lumière
31:24sur les dépenses
31:25de l'audiovisuel public,
31:26malheureusement.
31:27Elle a pour but
31:27de vous donner une tribune
31:28pour parler à votre électorat.
31:29Elle a pour but
31:30de vous faire émerger
31:31comme une figure politique
31:32de ce pays.
31:33Je laisse les juristes
31:34et les Français,
31:34parce que je ne suis pas juriste,
31:36juger si l'utilisation
31:37des fonds publics
31:38à des fins d'intérêt personnel
31:39a un nom dans notre droit.
31:41Exiger la transparence
31:42sur l'usage
31:43de l'argent des Français
31:44est nécessaire
31:45et je pense que vous avez
31:45entièrement raison
31:46de le faire.
31:48Mais je pense qu'il était
31:49possible de le faire,
31:49M. le rapporteur,
31:52Charles-Henri Aloncle,
31:53sans transformer
31:54votre commission en cirque.
31:58Merci pour l'invitation,
31:59mais je ne suis pas un Claude.
32:00Vous avez propagé
32:01beaucoup d'approximations
32:02de fake news,
32:03de mensonges ici,
32:04sur vos réseaux sociaux
32:05sans contradictoire,
32:06sans aucune forme
32:06de contradictoire.
32:07Je ne vais pas revenir
32:08sur tous,
32:09seulement sur celles,
32:10ceux que vous avez pu prononcer
32:11concernant MediaOne
32:13et me concernant.
32:14Votre temps à vous,
32:15il coûte cher aux Français,
32:16il nous coûte cher
32:16à nous tous.
32:19Et M. le rapporteur,
32:22vous coûtez 11 000 euros
32:24par mois aux Français.
32:25Vos collaborateurs
32:26coûtent 17 000 euros
32:27par mois aux Français.
32:28La dotation de fonctionnement
32:28parlementaire,
32:29votre dotation,
32:30coûte 7 000 euros par mois.
32:32Vous arrivez à 35 000 euros.
32:33Puisse les salaires,
32:35il y a 30 membres
32:36dans cette commission.
32:37M. Niel, je pense que là,
32:37on sort un peu du périmètre
32:39de la commission.
32:39Non, on ne sort pas du périmètre,
32:40vous allez voir.
32:40Laissez-moi atterrir,
32:41s'il vous plaît.
32:42Non, mais...
32:42Non, mais laissez-moi atterrir.
32:43M. Niel, que vous...
32:45Vous me laissez 10 minutes,
32:46j'en suis à 4 minutes 30
32:47et je n'arrive pas à parler.
32:48M. Niel, non...
32:48Puisqu'on parle d'argent.
32:49Parlons d'argent.
32:51Au total,
32:51ce sont des dizaines
32:53de millions d'euros.
32:53Je trouve que ça fait cher
32:54l'émission de télé.
32:55Je ne sais pas.
32:56Les gens de l'audiovisuel public
32:58qui viennent ici
32:58ne travaillent pas sur l'audiovisuel.
33:00Quand nous, on est ici,
33:01on ne travaille pas
33:02dans nos sociétés.
33:02On fait autre chose
33:03et on essaye de se...
33:05C'est une commission
33:05qui parle d'argent public.
33:07Ça fait cher l'émission
33:08et je pense que MediaOne
33:09aurait pu la produire
33:10pour beaucoup moins cher
33:10et vous auriez mieux fait
33:11de filer ça à MediaOne
33:13en termes de production.
33:14Bon, merci M. Niel.
33:15Là, je crois qu'on a dépassé...
33:17Non, je suis à 6 minutes.
33:17Non, non, mais là,
33:18c'est un manque de respect.
33:19Je vous laissez 10 minutes.
33:20Je vais laisser la parole
33:20à M. Nommé.
33:22Si vous ne voulez pas m'entendre...
33:23Mais je vous entends.
33:24Non, vous ne voulez pas m'entendre.
33:24Vous ne laissez pas me laisser...
33:25C'est 10 minutes
33:26de propos intructifs.
33:27M. Niel, M. Niel, M. Niel, M. Niel.
33:30Vous ne le laissez pas faire
33:32ou vous ne le laissez pas faire ?
33:32M. Niel, M. Niel,
33:34si vous voulez bien,
33:34si vous avez la gentillesse
33:35de bien vouloir...
33:38Vous me laissez terminer
33:44toutes les 30 secondes.
33:45Il y a un moment,
33:46mais salut, il a raison.
33:47Mais il a raison.
33:49Il fait en vérité...
33:50On lui laisse 10 minutes,
33:51on l'interrompt
33:52comme tu es en train
33:52de m'interrompre.
33:53Il ne répond pas aux questions
33:54sur le dieu visuel
33:55de service public.
33:57Il fait le recès
33:58de la commission d'enquête.
34:00On parle d'un grand patron français.
34:02Oui, et il n'a pas envie
34:03qu'on le prenne de haut
34:03et qu'on lui dise
34:04voilà, on vous couvre
34:05toutes les deux minutes.
34:06On parle d'un grand patron français.
34:08Vous trouvez que c'est une attitude
34:10même lui-même ce soir ?
34:11Vous pensez qu'il est content
34:12de sa prestation ?
34:12Oui, parce que
34:14tout le monde l'a dit
34:14tu vois, alors là,
34:15je vous le signe.
34:16Tu as été formidable.
34:17Vous trouvez que l'image
34:19qui est donnée
34:20d'un grand patron français...
34:21Mais l'image qui est donnée,
34:22c'est qu'il y a quelqu'un
34:22qui se fait interrompre
34:23toutes les 30 secondes
34:24à qui on donne 10 minutes
34:25et on ne laisse même pas
34:26développer sa pensée.
34:27Il n'a pas respecté
34:28la présence.
34:28Il est à côté de la plaque
34:29totalement.
34:31On ne le laisse pas
34:31développer sa pensée.
34:32Il a un privilège de gauche.
34:34Il a un privilège de gauche.
34:35Un privilège de gauche,
34:36regardez comment on le traite
34:37à cette commission.
34:39Écoutez, Sarah...
34:40Non mais tu vois bien
34:41à quoi on a assisté là.
34:42Mais il est allé
34:43pour l'assister.
34:45Jamais personne
34:45ne parle comme ça
34:46à une commission d'enquête.
34:47Non mais j'ai jamais vu ça.
34:49C'est exactement
34:50comme si tu parlais
34:51à un tribunal.
34:52Tu es devant un tribunal
34:53et tu fais le procès
34:55du tribunal.
34:55Je vais vous dire quelque chose.
34:56Je vais reparler
34:57de Vincent Boularet.
34:58Il vient sans note.
34:59Et puis il n'a pas besoin
35:00de lire.
35:00Bien sûr.
35:01Il n'a pas besoin de lire
35:02pour répondre aux gens.
35:03Oui mais c'est le seul.
35:04Mais c'est le seul.
35:05Non, il y a plein de gens.
35:06Quand on est à Maxime Saada,
35:08ça a été remarquable.
35:09Oui c'est vrai.
35:10Ben oui.
35:10Gérald Brice aussi.
35:11Et donc moi je suis dans un groupe.
35:13Effectivement je préfère
35:14avoir les patrons que j'ai,
35:16l'actionnaire que j'ai
35:17que d'autres.
35:18Je suis plutôt content.
35:19Ah mais moi j'ai trouvé que là...
35:19Parce que quand je vois effectivement
35:20comment Maxime Saada,
35:22comment Gérald Brice,
35:23je pourrais parler de Serge Neger aussi
35:24quand on est passé à la commission.
35:26Là je trouve que c'est...
35:27C'est pas terrible quoi.
35:29Voilà.
35:30C'est pas terrible
35:30quand tu es un grand patron français
35:31de se conduire comme ça.
35:32Et je ne vais pas en dire davantage.
35:34Je trouve que c'est pas terrible.
35:37André Vadini,
35:38vous n'avez pas dit un mot.
35:39Je crois que ça ressemble
35:40un peu au personnage.
35:41Moi je ne le connais pas personnellement
35:42mais on a toujours lu partout
35:43que c'était un personnage
35:44un peu hors norme.
35:45Il ne ressemble pas
35:45à la moyenne des patrons
35:47de presse ou d'autre chose.
35:49Donc c'est vrai
35:49qu'il a un peu dérapé.
35:50Il est allé un peu trop loin.
35:51Il s'est énervé.
35:54Sarah a raison.
35:55On ne le laissait pas
35:55développer son introduction.
35:57Donc il s'est un peu énervé.
35:58Je pense qu'il a eu tort.
35:59Mais il est hors norme.
36:00Oui et c'est le seul
36:02du CAC 40
36:03ou un des seuls
36:03qui est parti de rien
36:04et qui a réussi
36:06à rentrer.
36:06C'est quand même...
36:07Mais il s'est comporté.
36:08Mais pourquoi vous dites ça ?
36:09C'était pour rebondir
36:10sur ce que vous vient de dire André.
36:11Il ne ressemble à aucun autre.
36:12Mais il y a beaucoup de gens
36:13qui sont partis
36:14de pas grand chose
36:14pour arriver dans le CAC 40.
36:16Vous avez raison.
36:17Beaucoup d'entreprises.
36:18C'est un parcours atypique.
36:20Vous savez,
36:21je crois que sur les premières fortunes
36:22de France,
36:24la majeure partie des gens,
36:26c'est ça qui est tout à fait frappant.
36:30Regardez.
36:31Je ne parle pas
36:31de la première
36:32ou de la deuxième.
36:33Ça n'enlève rien à leur mérite
36:34mais la plupart des patrons
36:36du CAC 40
36:37ont quand même
36:37grandement hérité
36:38en général.
36:39Non, en plus,
36:39c'est sans doute un mauvais exemple
36:40parce que les patrons du CAC 40,
36:41ce ne sont pas des actionnaires.
36:42Mais quand vous voyez
36:43le livre des 500 premières fortunes
36:45de France,
36:45ce qui est frappant,
36:46c'est qu'il y a beaucoup de gens.
36:49sur le fond,
36:51il est acquis au débat
36:53qu'une enquête
36:55sur l'audiovisuel
36:56du service public
36:57est considérée
36:59a priori
37:00comme une infamie.
37:01Tout est bon.
37:02On se fait
37:04le rapporteur.
37:05Quand on ne fait pas ce rapporteur,
37:06les gens arrivent.
37:07Non, mais enfin,
37:08je te vois toi
37:08devant un tribunal
37:09et tu commences
37:10à faire le procès des juges.
37:12Monsieur le juge,
37:12qu'est-ce que vous avez fait aujourd'hui ?
37:14En fait, la vérité...
37:16Il leur dit
37:16vous n'êtes pas un procureur
37:17et c'est vrai.
37:18Mais pardonnez-moi,
37:20la vérité,
37:20elle est d'ordre psychologique.
37:22Ils n'ont pas admis
37:24qu'on leur pose des questions.
37:25Voilà, ils ne supportent pas.
37:26Ils ne supportent pas.
37:27Crime de l'aise-majesté.
37:28Voilà, crime de l'aise-majesté.
37:30Ce qui est un manque,
37:31à mon avis,
37:31ce n'est pas très malin
37:32de leur part
37:32parce qu'ils ont donné une image
37:33parce qu'on va écouter
37:35Pigasse qui est pareil.
37:36Je ne l'ai pas écouté.
37:37Ils n'ont pas supporté ça.
37:39Et je vous ai souvent cité
37:40l'exemple des colonels grecs
37:41dans Z.
37:42Je vous l'ai dit
37:44un peu de sa fois.
37:44Pierre-Dux.
37:45Pierre-Dux, c'est exactement ça.
37:47D'habitude,
37:48c'est eux qui posent les questions
37:49et il y a une sorte de mépris
37:51de l'argent là-dedans.
37:52De l'arrogance de l'argent.
37:53Je ne suis pas d'accord.
37:56Et quand je dis l'argent,
37:57je devrais dire les nouveaux riches.
37:58C'est des comportements
37:59de nouveaux riches.
38:00L'argent dans la poche de gauche.
38:02Je déploie.
38:03Quoi ?
38:04L'argent dans la poche de gauche.
38:06Ce n'est pas des comportements
38:08de la grande bourgeoisie, justement.
38:09C'est des comportements
38:10de nouveaux riches.
38:13Bon.
38:14On va écouter
38:15M. Pigasse.
38:16Oui, je vous en prie.
38:17Dites à moi.
38:18Simplement, je voulais rajouter
38:19que je déplore personnellement
38:20le manque de soutien
38:22de la présidence
38:23de l'Assemblée nationale
38:24à cette commission d'enquête.
38:25Ça m'a même été le contraire.
38:26Oui, elle l'a plombée.
38:27Elle a même essayé
38:28de les plomber.
38:29Donc, on est face
38:30à une représentation nationale.
38:32Que ça plaise ou pas
38:33la forme, les questions,
38:34on doit respecter.
38:36Vous êtes sûr
38:36qu'aux États-Unis,
38:37ça ne se passerait pas comme ça.
38:38Et puis, si vous permettez,
38:39parce que vous avez raison
38:40de dire M. Niel,
38:41il s'est gavé
38:42de marchés publics,
38:43M. Niel.
38:43Ah oui.
38:44Sur l'intelligence artificielle,
38:46sur les médias,
38:47c'est des marchés publics.
38:49Ce n'est pas le cas
38:50de tous les gens
38:50dont on a parlé
38:52depuis tout à l'heure.
38:54M. Bolloré,
38:55sur les marchés publics
38:56en Afrique,
38:56il n'était pas en retard.
38:58Je vous répète
38:59qu'en l'espèce,
39:02M. Niel,
39:04il y a des marchés publics
39:06qui ont fait
39:07tant mieux d'ailleurs.
39:08Oui, oui, oui,
39:08tant mieux.
39:10Bon, avançons
39:11avec M. Pigasse
39:12que nous allons écouter.
39:15Je suis allé
39:15à l'École de la République
39:16et c'est l'École de la République
39:18qui m'a permis
39:18d'entrer dans la fonction publique,
39:20comme vous l'avez dit,
39:21d'y passer un peu moins
39:22de dix ans,
39:23notamment au ministère
39:24des Finances.
39:25J'en ai gardé
39:26un attachement profond
39:28aux valeurs de la République,
39:30la démocratie,
39:32le pluralisme,
39:33la laïcité.
39:34Donc, moi,
39:35je ne réciterai pas
39:36toute ou partie
39:36d'une autre paire
39:37dans cette enceinte républicaine.
39:39Et puis,
39:40il y a eu cet échange
39:41également
39:41où on a M. Alloncle.
39:43M. Alloncle,
39:44il fait son job.
39:45Il dit à M. Niel,
39:47il lui dit
39:47voilà,
39:47vous êtes allé
39:48sur une émission
39:48que vous produisez
39:49pour présenter la Freebox.
39:51Donc, c'est vrai
39:52que la question,
39:53elle est légitime quand même.
39:55Il vient sur C'est à vous,
39:56c'est la Freebox
39:56et c'est une émission
39:58qui produit via MediaOne.
39:59Alors, écoutez
40:01cette interrogation.
40:03Sur le 30 janvier 2024,
40:05vous êtes venu présenter
40:07avec un objectif
40:08résolument commercial,
40:09votre nouvelle Freebox
40:09sur le plateau
40:10de C'est à vous,
40:11une émission diffusée
40:12sur France 5,
40:14produite par MediaOne,
40:15par une filiale
40:16de MediaOne,
40:17société dont vous êtes
40:18l'un des cofondateurs
40:19et actionnaires.
40:20Donc, on est sur le service public,
40:22vous êtes présenté
40:23par l'animatrice
40:24et vous décrivez
40:26la dite Freebox
40:27comme, je cite,
40:27la plus puissante du marché
40:29à l'offre plus généreuse
40:30et plus responsable.
40:32Fin de la citation.
40:32France Télévisions
40:33a reçu d'ailleurs
40:34à ce titre
40:34une mise en garde
40:35de l'Arcom
40:35qui a regretté
40:36que le produit
40:37commercialisé par vous,
40:38M. Niel,
40:39et je cite l'Arcom,
40:41fait l'objet
40:41de la part de la présentatrice
40:42de propos laudatifs
40:43et marqués
40:44par une absence de critique.
40:46Fin de la citation.
40:46Je n'ai pas l'impression
40:47que quelqu'un
40:49comme M. Bouygues
40:50ait déjà été invité
40:50sur cet avou
40:51pour présenter sa B-box.
40:53Donc, est-ce que vous
40:54trouvez cette mise en garde
40:55de l'Arcom justifiée ?
40:56Est-ce que vous faites preuve
40:57de distance sur la ligne
40:59des émissions
41:00produites par MediaOne
41:01pour le service public ?
41:02Bien.
41:02Alors, je ne me suis pas invité
41:03dans cette émission,
41:04j'ai été invité
41:04dans les trois émissions
41:05de Quotidien.
41:06J'avais été invité
41:07par M. Hanouna,
41:08vous pourrez lui demander,
41:08j'avais été invité
41:09par Quotidien.
41:11Donc, ces trois émissions
41:12m'ont proposé
41:13de venir à l'antenne
41:15pour présenter
41:15cette nouvelle Freebox
41:16qui était, selon eux,
41:19suffisamment intéressante
41:20pour que ces médias
41:21m'invitent.
41:23Et systématiquement,
41:24à chaque fois
41:24que j'ai sorti
41:25une nouvelle Freebox,
41:25j'ai été invité
41:26dans des médias
41:27qu'on estimait
41:27que c'était suffisamment important.
41:29Vous pourrez vérifier,
41:30j'ai même été invité
41:30chez le groupe TF1,
41:32chez Quotidien,
41:33en 2018
41:33pour présenter une Freebox.
41:36Anne-Élisabeth Lemoyne
41:37a précisé mon lien
41:38avec MediaOne
41:39en début d'interview.
41:40La présentation du produit
41:41a été, je le trouve,
41:43mais c'est peut-être
41:44mon avis,
41:44il est probablement
41:45partiel, factuel.
41:47Personnellement,
41:47je n'ai pas été mis en garde.
41:48MediaOne n'a pas été
41:49mis en garde.
41:50C'est France Télé
41:50qui l'a été
41:50parce que c'est France Télé,
41:51encore une fois,
41:52l'éditeur.
41:52Parce que MediaOne
41:53n'est pas un média.
41:56MediaOne produit un contenu.
41:57Et donc, c'est France Télévisions
41:58qui a été mis en demeure
41:59parce que c'est France Télévisions
42:00qui a fourni
42:01et qui a édité ce service.
42:03MediaOne a respecté
42:05et France Télévisions
42:05ont respecté
42:06cette mise en garde.
42:07Mais je vous rappelle
42:08qu'il y a quelques semaines,
42:09la dirigeante d'Orange
42:10a été invitée
42:12chez C'est à vous
42:12dans la même émission.
42:13Donc, en fait,
42:14la seule personne
42:14qui ne peut pas être invitée
42:16en France chez C'est à vous,
42:17ça va être moi.
42:17C'est un peu particulier.
42:19Oui, mais c'est normal.
42:20D'abord, c'est normal
42:21que ce soit
42:22la chaîne publique
42:23qui soit avertie.
42:24Lui, il n'en a été
42:25que le bénéficiaire.
42:27Tout à fait normal.
42:29Et il doit avoir
42:30une obligation particulière
42:33par rapport
42:33à la chaîne en question.
42:36Ça s'appelle
42:36la dérotologie.
42:37Oui, le risque
42:38de conflit d'intérêts
42:40ou plutôt
42:41de publicité clandestine.
42:42Je ne sais pas
42:42comment il faut appeler ça,
42:43mais ça ne va pas.
42:44C'est clair.
42:47Bon, voilà
42:48ce qu'on pouvait dire
42:48sur ce sujet.
42:51Monsieur Pigasse,
42:52vous n'avez pas assez parlé
42:52je trouve de monsieur Pigasse.
42:53Non, mais...
42:54C'est quand même pas mal
42:55monsieur Pigasse.
42:56Oui, oui.
42:57C'est monsieur qui utilise
42:58ses médias
42:59pour faire,
43:00il le dit clairement,
43:01pour faire battre
43:02l'extrême droite.
43:03Il crée une chaîne Nova
43:04où il reprend
43:05tous les gens
43:06qui se sont comportés
43:08épouvantablement
43:09sur la chaîne
43:09de services publics,
43:10notamment Guillaume Meurice
43:12qui traitait
43:13un certain dirigeant
43:14israélien
43:15de nazi
43:16sans prépuce.
43:17C'est quand même
43:17particulier,
43:18monsieur Pigasse,
43:19et il est quand même
43:20puissant
43:21au sein de l'audiovisuel
43:22de services publics.
43:23Bon, on aurait pu parler
43:24de la guerre,
43:25on va terminer avec
43:25Donald Trump et Macron
43:26et regretter
43:28les paroles
43:28de Donald Trump
43:30sur Emmanuel Macron
43:31qui ne sont pas
43:31à la hauteur,
43:32disons-le,
43:33et la réaction
43:34d'Emmanuel Macron
43:35d'ailleurs a été excellente
43:36de ce point de vue-là.
43:37Écoutez d'abord
43:37ce qu'a dit
43:38Donald Trump.
43:41J'appelle la France,
43:43Macron dont la femme
43:43le traite extrêmement mal
43:44et qui se remet encore
43:45d'un coup
43:46à la mâchoire
43:46et je lui dis
43:52Emmanuel,
43:53on aimerait bien
43:53avoir un peu d'aide
43:54dans le golfe,
43:55même si on bat
43:56des records,
43:56qu'on élimine
43:57des méchants
43:58et qu'on détruit
43:58des missiles balistiques,
44:00on aimerait bien
44:00avoir un peu d'aide
44:01si tu le peux.
44:02Pourrais-tu envoyer
44:03des navires immédiatement ?
44:06Non, non, non,
44:06on ne peut pas faire ça.
44:07Je ne sais pas,
44:08on pourra le faire
44:09une fois la guerre gagnée.
44:10J'ai répondu,
44:11non, je ne peux pas
44:12attendre que la guerre
44:13soit gagnée, Emmanuel.
44:15Je trouve que
44:16le président Macron
44:17a eu les mots justes
44:18lorsqu'il a répondu
44:19à cette attaque frontale.
44:20Écoutez.
44:22On parle aujourd'hui
44:23de femmes et d'hommes
44:25qui sont au combat,
44:26de femmes et d'hommes
44:27et de civils
44:27qui sont tués,
44:28de la guerre
44:29qui sévit dans cette région.
44:31On parle aussi
44:32des conséquences
44:32de cette guerre
44:33sur nos économies.
44:35Je pense à nos compatriotes,
44:37les Américains
44:38vivent la même chose,
44:39les prix de l'essence,
44:40du gaz qui montent
44:42et donc les propos
44:43que j'ai pu entendre,
44:44auxquels vous faites référence,
44:46ne sont ni élégants
44:48ni à la hauteur.
44:49Voilà.
44:49Donc je ne vais pas y répondre,
44:50ça ne mérite pas de réponse.
44:52Ce qu'il faut faire,
44:53c'est agir
44:55pour la désescalade,
44:56pour un cessez-le-feu,
44:58pour la reprise
44:59de négociations
45:00qui seules
45:01peuvent régler en profondeur.
45:02Ce qui se joue
45:03dans la région
45:03et qui est important
45:04pour la stabilité
45:05de tous nos partenaires
45:06et de nous tous.
45:07Il a raison.
45:08Oui, mais attendez.
45:09Une fois qu'on a parlé
45:10du problème de forme,
45:11je vous dis souvent,
45:12quelques fois même,
45:13vous me corrigez,
45:14je suis le plus sévère
45:15pour dire,
45:15il est vulgaire,
45:16M. Trump,
45:17il est versatile,
45:19il est versatile,
45:20c'est inadmissible.
45:21Ça, c'est le problème
45:22de forme.
45:23Mais sur le fond,
45:24quand j'entends M. Macron
45:25prendre des grands airs
45:26pour dire que M. Trump
45:28dit tout
45:28et son contraire,
45:30s'il y a vraiment
45:31un chef d'État
45:32dans l'univers
45:32qui est le plus proche
45:33de M. Trump
45:35sur ce domaine-là,
45:36c'est M. Macron.
45:37On va l'écouter
45:37justement dans une seconde
45:38mais je reçois,
45:39nous recevons d'abord
45:40Gauthier Lebrecht
45:41qui est là,
45:42qui est venu
45:43et qui nous donnera
45:44le programme
45:45dans une seconde
45:46mais puisque vous parlez
45:47effectivement de cette sortie
45:48du président Macron
45:50lorsqu'il a dit,
45:51il a dit,
45:52ça parle trop,
45:53effectivement.
45:54Ça parle trop,
45:55a dit Emmanuel Macron
45:56et c'est un expert
45:57qui vous le dit.
45:58Franchement.
45:59C'est un expert,
45:59Emmanuel Macron.
46:00Écoutons-le.
46:02Ça parle trop
46:04et ça va trop
46:05dans tous les sens.
46:06Voilà.
46:07Et donc,
46:07je pense que le monde
46:08a besoin de stabilité.
46:10Je pense qu'on a tous
46:11besoin de stabilité,
46:13de calme,
46:14de retour à la paix
46:15et ça n'est pas
46:16un spectacle.
46:17On parle de paix,
46:20de guerre,
46:20on parle de la vie
46:21de femmes et d'hommes,
46:22on parle de la situation
46:24de nos pays,
46:24des risques qu'il y a
46:25sur nos pays
46:25et on parle de la situation
46:27économique de nos pays
46:28d'ailleurs qu'il s'agisse
46:29des Etats-Unis d'Amérique
46:30ou de nous européens
46:31ou ici d'asiatiques.
46:32Tout le monde
46:33paye les conséquences.
46:34Donc,
46:34il faut être sérieux.
46:35Quand on veut être sérieux,
46:36on ne dit pas à chaque jour
46:37le contraire de ce qu'on a
46:38dit la veille.
46:39Et il ne faut peut-être
46:40pas parler tous les jours.
46:41Il faut juste faire
46:41calmer les choses
46:42et bâtir une paix durable.
46:44J'en ai marre.
46:45Je peux le défendre ?
46:46Ah ben,
46:46comment ?
46:48Ce n'est pas mon habitude,
46:49mais s'il y a vraiment
46:50quelqu'un qui n'a jamais varié
46:51en matière internationale,
46:53notamment sur l'autonomie stratégique,
46:54sur l'autonomie stratégique européenne,
46:57c'est Macron.
46:58Non mais,
46:58c'est facile de toujours
46:59se moquer de Macron
47:00sur tous les sujets.
47:01sur le sujet européen,
47:03de défense européenne,
47:04d'autonomie stratégique,
47:05depuis 2017,
47:06il dit la même chose.
47:07Donc,
47:08ne dites pas qu'il varie.
47:09Ah ben,
47:09si vous voyez,
47:10moi,
47:10je suis un petit peu traumatisé
47:12parce que je l'ai vu revenir
47:14après le 7 octobre
47:16et m'expliquer
47:17qu'il allait constituer
47:18un comité international,
47:20une coalition internationale.
47:23Je parle de l'OTAN
47:24en morce et rébrale.
47:25je vous parle de ça.
47:26Oui,
47:26c'est pas le même sujet.
47:28Non mais,
47:28j'ai le droit
47:29de choisir mes exemples.
47:30Oui,
47:30d'accord.
47:31Et il me semble
47:31que sur beaucoup de domaines,
47:34M. Macron
47:34n'a rien à envier
47:36dans le domaine
47:37de la versatilité
47:39à M. Trump-Donald.
47:40Voilà ce que je pense.
47:41Je préfère Macron à Trump.
47:42Je préfère avoir
47:43un président comme Macron
47:44qu'un président comme Trump
47:45qui non seulement
47:45est un culte et incompétent,
47:47mais qui est un grossier personnage
47:48qui a humilié la France hier
47:50avec sa déclaration.
47:50Si on pouvait avoir
47:51un troisième choix,
47:52je ne serais pas contre.
47:53Mais moi,
47:53ce qui m'intéresse,
47:54ce n'est pas
47:54si c'est un grossier personnage.
47:56Ce n'est pas un grossier personnage
47:57pour ce qu'il a dit ?
47:58Ce n'est pas ça
47:59qui m'intéresse.
48:00C'est drôle d'ailleurs.
48:01Ce qui m'intéresse,
48:02c'est les résultats.
48:03On voit les résultats, oui.
48:04Donc,
48:04Donald Trump,
48:06pour le moment,
48:07l'économie américaine,
48:08elle est repartie
48:09à 4,
48:10pourquoi non ?
48:11L'inflation est en flèche.
48:12Non,
48:12l'économie américaine,
48:13elle est à 4,5.
48:14On verra.
48:15Mais pas on verra,
48:16c'est le dernier.
48:21Résultat,
48:21vous n'en avez rien à faire.
48:23Donc,
48:23on est dans un pays
48:27où le bilan
48:28d'Emmanuel Macron,
48:29il est juste cataclysmique.
48:31Pas dans tous les domaines.
48:32Oui,
48:34en fait,
48:34si,
48:34dans tous les domaines.
48:35Que ce soit l'école,
48:37l'immigration,
48:38l'économie,
48:38dans tous les domaines.
48:40La sécurité.
48:40La sécurité.
48:41Il est cataclysmique.
48:43Alors,
48:43je ne sais pas
48:44dans quel domaine
48:44vous le trouvez bien,
48:45mais il faut vivre.
48:45Alors,
48:46vous allez me dire
48:46l'attractivité.
48:47On ne sait pas vraiment
48:48ce que c'est là,
48:49l'attractivité,
48:49mais manifestement,
48:51bon,
48:51il est juste cataclysmique.
48:53La paupérisation
48:54de la France
48:55est en marche.
48:56Vous avez une sociologie
48:57aujourd'hui,
48:58d'ailleurs,
48:58qui,
48:58dans les villes,
48:59vote pour la France insoumise.
49:01Elles votent à gauche,
49:01oui,
49:01les villes.
49:02Non,
49:02pas à gauche.
49:02Il y a encore des gens
49:03qui votent à gauche.
49:04Elles votent à l'extrême-gauche,
49:05chers camarades.
49:07A l'extrême-gauche.
49:08Pas partout.
49:08Ah ben,
49:09à Nancy,
49:10à Paris-Ci.
49:12Emmanuel Grégoire,
49:13mais pas d'extrême-gauche.
49:14Il n'est pas d'extrême-gauche.
49:16Et Benoît Payon non plus.
49:18Il est allié à David Béliard.
49:19Il est allié à David Béliard.
49:21C'est le plus extrémiste
49:21des écoles.
49:22Donc moi,
49:22ce qui m'intéresse,
49:23tant mieux si les gens
49:25sont bien élevés,
49:26courtois,
49:26mais les résultats,
49:29ça me paraît le plus important.
49:30Et les résultats de Trump,
49:32on verra.
49:33On verra les mid-terms.
49:34On verra en octobre les mid-terms.
49:35Oui,
49:35mais vous m'aviez dit déjà
49:36qu'il ne serait pas élu.
49:37Ah,
49:38non,
49:38non,
49:38moi,
49:38j'ai toujours pensé
49:39qu'il serait élu en 2016.
49:40On verra ce que diront les gens.
49:41J'ai été intéressant à le dire.
49:42Vous savez,
49:42les Etats-Unis,
49:43c'est très simple.
49:44Si ça marche,
49:45les gens,
49:45ils voteront pour lui.
49:46Et puis si ça ne marche pas,
49:47ils ne voteront pas pour lui.
49:48Adrien Fanteau.
49:54Donald Trump se félicite
49:55sur son réseau social
49:56de la destruction
49:57d'un pont en Iran.
49:58Le plus grand pont en Iran
49:59s'écroule
49:59et ne sera plus jamais utilisé.
50:01Un message accompagné
50:02d'une vidéo
50:02où l'édifice s'effondre
50:04dans un nuage de poussière.
50:05Le président américain
50:06appelle également Téhéran
50:07à conclure un accord
50:08avant qu'il ne soit trop tard
50:09sans préciser
50:10ce qui pourrait figurer
50:10dans un tel accord.
50:12Plus de 40 pays
50:13appellent à la réouverture
50:14immédiate et inconditionnelle
50:15du détroit d'Hormuz.
50:16Le ministre britannique
50:17des Affaires étrangères
50:18présidait une réunion virtuelle
50:19ce jeudi.
50:20Yvette Cooper a aussi évoqué
50:21de possibles nouvelles sanctions
50:23contre la République islamique
50:24qui, je cite,
50:25« tente de prendre en otage
50:26l'économie mondiale.
50:27L'Iran ne doit pas l'emporter. »
50:29Notez également cet appel
50:30des pays du Golfe.
50:31Ils appellent le Conseil de sécurité
50:32de l'ONU
50:33à donner son feu vert
50:34à l'usage de la force
50:35pour libérer le détroit.
50:36Rima Hassan
50:37placé en garde à vue
50:38pour apologie du terrorisme
50:39en cause.
50:42Tentat contre l'aéroport
50:43de Tel Aviv en 1972.
50:45Le message a depuis
50:46été supprimé de son compte.
50:47Au moment de sa garde à vue,
50:48de la drogue de synthèse
50:49a été retrouvée
50:50dans le sac de l'eurodéputé LFI.
50:52Le ministre de l'économie
50:54Roland Lescure
50:54et la ministre déléguée
50:55à l'énergie
50:56Maude Bréjon
50:56étaient en Vendée ce jeudi.
50:57Objectif,
50:58la relance des appels d'offres
50:59pour développer
51:00l'éolien terrestre
51:01et en mer.
51:02Hier, Sébastien Lecornu
51:03proposait d'utiliser
51:04les recettes fiscales
51:05supplémentaires générées
51:06par la flambée
51:07des prix du pétrole
51:08pour électrifier cette économie.
51:09La France
51:10et ses 60%
51:11d'énergie fossile importée
51:12a pour ambition
51:13de faire tomber
51:14cette dépendance
51:14à 40%
51:15d'ici 2030.
51:17Et puis c'est une première
51:17depuis septembre 2023.
51:19L'armée russe
51:20n'a enregistré
51:20aucun gain territorial
51:22en Ukraine le mois dernier.
51:23Elle a même reculé
51:24par endroits
51:24devant les forces de Kiev
51:25selon les données
51:26de l'Institut
51:27pour l'étude de la guerre.
51:28Un ralentissement
51:29de l'armée russe
51:29constaté depuis fin 2025 déjà
51:31après les contre-offensives
51:32ukrainiennes
51:33dans le sud-est du pays.
51:34Après Raphaël Arnault
51:36et la jeune garde
51:36après Andy Kevrar
51:38et la drogue
51:39après Louis Boyard
51:40le dealer
51:40voilà donc
51:41voici donc
51:42madame Hassan
51:43qui a été contrôlée
51:44positive c'est ça ?
51:45Les tests sont positifs ?
51:47C'est selon nos confrères
51:48de TF1
51:48Mathieu Devesse
51:49de CNews
51:49est en train de le confirmer
51:51on vous donnera
51:52l'information confirmée
51:53par Mathieu Devesse
51:53dès qu'elle le sera
51:55mais nous
51:56ce qu'on sait
51:56à CNews
51:57c'est qu'elle a été placée
51:58en garde à vue
51:59pour l'apologie du terrorisme
52:00de la drogue de synthèse
52:01a été trouvée
52:01dans son sac
52:02elle a refusé
52:03de donner ses empreintes
52:04d'ailleurs
52:05lors de la garde à vue
52:07ce qui est d'ailleurs
52:07puni par la loi
52:08et donc
52:09on attend la confirmation
52:11effectivement sur le test urinaire
52:12est-il positif ?
52:12Et il y aura perquisition
52:13sans doute
52:14je ne vois pas
52:15comment elle va y couper
52:16donc elle va sans doute
52:17passer aussi la nuit
52:17en garde à vue ?
52:19Vous avez Georges Fenech
52:20mais je ne vois pas
52:20visiblement
52:21elle n'est pas prête de sortir
52:22et la France Insoumise
52:23certains soutiens
52:23de la France Insoumise
52:24se posaient la question
52:24de faire un rassemblement
52:26un ancien assistant parlementaire
52:27d'Arcelia Soudet
52:28se posait la question
52:29de faire un rassemblement
52:30devant le commissariat
52:30pour réclamer sa libération
52:33bon
52:33on va en parler ce soir
52:34restez bien avec nous
52:35service littéraire
52:37service littéraire
52:37est-ce que vous avez lu
52:38à Arsène Lupin
52:40le gentleman cambrioleur
52:41des lettres
52:42et je présente à chaque fois
52:43le service littéraire
52:44de notre ami Séréza
52:46il y a un papier formidable
52:47meilleur que Conan Doyle
52:48je peux le dire
52:49il y a
52:50quand on est
52:50il y a un papier formidable
52:51qui s'appelle
52:52Aime le maudit
52:53Aime le maudit
52:53sur Jean-Luc Mélenchon
52:54de François Séréza
52:56on n'a pas manqué
52:56de le remarquer
52:57le camarade Mélenchon
52:58voit des pétainistes partout
52:59c'est quoi les pétainistes
53:00des gens d'extrême droite
53:01comme Joseph Darnan
53:03de la milice
53:04ou René Mousquet
53:05Amine Mitterrand
53:06secrétaire général de la police
53:07et organisateur
53:08de l'Arabe du Veldiv
53:08évidemment
53:09mais aussi des gens de gauche
53:10comme Pierre Laval
53:11maire socialiste d'Aubervilliers
53:12sénateur pendant le froid populaire
53:14proche du prix Nobel de la paix
53:15Aristide Briand
53:16ancien rédacteur à l'Humanité
53:18avant de devenir
53:19le chef du gouvernement de Vichy
53:21Marcel Déat
53:21normalien et agragiste philo
53:23socialiste
53:24membre de la SFIO
53:25fondateur de l'Union Socialiste Républicaine
53:27adhérent du comité de vigilance
53:29des intellectuels antifascistes
53:30etc etc
53:30c'est très intéressant
53:32vraiment c'est très intéressant
53:33la gauche à Vichy
53:35oui oui
53:35il y a eu la gauche dans la résistance
53:37il y a eu des gens de droite à Londres
53:39de l'action française
53:40des monarchistes
53:41il y a eu tout dans la résistance
53:42et tout dans la collaboration
53:44je suis bien d'accord
53:45on est en train de vous charger
53:47les socialistes en permanence
53:48je pense
53:48je dis simplement
53:49que François Mitterrand
53:50est resté jusqu'en 43 à Vichy
53:51point
53:52mais c'est son droit
53:53il n'était pas socialiste à l'époque
53:54ah bon
53:55tant mieux alors
53:57Maurice
53:57le gentleman cambrioteur
54:01il était loin
54:01Bernard Morlino
54:03lisez ça
54:05il était loin d'être socialiste
54:07ah bien sûr
54:07jusqu'en 43
54:09quand même
54:10il est resté
54:11il a bien
54:11il est évolué vers le PS
54:13dans les années 60
54:14tout le monde le sait
54:14tout le monde le sait
54:15avant il était donc pétainiste
54:17c'est ce que vous dites
54:17vous le défendez bien en tout cas
54:19franchement
54:20vous défendez bien
54:21François Mitterrand
54:22avant il était pétainiste
54:23non mais vous le défendez vraiment bien
54:25vous avez raison
54:25Laurent Pratt était à la réalisation
54:27Raphaël Lyssa
54:28qui était au son
54:29merci à Benjamin Aneau
54:30à Afid Hibour
54:31à Léopold Biessi
54:33je sens que notre
54:35ami Gauthier-Lebret
54:37ça va être une belle émission
54:38va faire une bonne émission
54:39à demain matin
54:40et
54:42l'ami Elliot Deval
54:43tout le week-end
54:44à demain matin
Commentaires