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  • il y a 15 heures

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00:01Père Bac, au cire, je ne croyais pas vous trouver sitôt levé.
00:06La soirée a pourtant dû se terminé fort tard.
00:10Vous devriez réserver plus d'heures au sommeil à votre âge.
00:13Je n'ai pas dormi de la nuit.
00:15Ne seriez-vous pas malade, au moins ?
00:17Voulez-vous que je fasse appeler mon médecin Florentin ?
00:19Il est divin, c'est escoula, pas en personne.
00:21Non, non, monsieur le cardinal, je me porte fort bien, n'ayez aucun souci.
00:24Et le fait de me lever tôt est au contraire le signe d'une excellente santé
00:28et d'un esprit en pleine éveille.
00:30Oui, le signeur en soit loué, je comprends ce que c'est.
00:33Peut-être que vous légez de table, quelques fumées de vin,
00:37et surtout, l'histoire que je vous portais hier
00:41ont excité votre imagination au point de...
00:46N'est-ce pas, sire ?
00:47C'est cela même, monsieur le cardinal, c'est cela même,
00:48et votre diagnostic est excellent, je ne comprends pas que vous ayez besoin de médecin,
00:52vous en faites un parfait.
00:52Oh, sire, je ne tente d'être que le médecin des hommes,
00:56non seulement du corps.
00:58Si j'avais quelques capacités dans ce domaine,
01:00croyez-vous que je conserverais cet état si débile et si chétif qu'il est mien ?
01:06J'accepterais tout de suite d'échanger mon vieux corps
01:09contre celui du mousquetaire que voilà, par exemple.
01:14Qu'en dites-vous, mousquetaire ?
01:15Voudriez-vous faire l'échange ?
01:17Allez, que je la paierai bien, votre carcasse.
01:19Votre éminence est si généreuse.
01:21Généreuse, généreuse, oui.
01:23Que je suis généreuse.
01:26Mais hélas, cessons de plaisanter et restons ce que nous sommes,
01:30al morale e al fisico.
01:33Savez-vous, mademoiselle de Beauvilliers,
01:36que même notre seigneur Dieu,
01:38dont la bonté est infinie,
01:40peut se fâcher quelquefois ?
01:43Que voulez-vous dire, monsieur le cardinal ?
01:45Je veux dire...
01:47Je veux dire que si la bonté divine a des limites,
01:51celle de l'humble cardinal que je suis en a aussi.
01:55Expliquez-vous, monsieur le cardinal,
01:56penseriez-vous que...
01:57Oh, sir !
01:58Si vous saviez parfois comme je voudrais ne pas penser,
02:02la vie vous réserve de ses surprises.
02:05Tenez, nous sommes là ce matin,
02:06tous les quatre, comme de bons amis.
02:08Oui, nous discutons, nous plaisantons,
02:12sans trop savoir pourquoi nous sommes là,
02:15réunis tous les quatre.
02:17Pas vrai ?
02:21Pourtant, ce n'est pas le fait du hasard.
02:23Quand on réfléchit, on s'aperçoit qu'il n'y a pour ainsi dire pas de hasard.
02:28Tout s'enchaîne avec une logique rigoureuse.
02:33Mais il faut penser pour savoir ce qui va se passer.
02:37Et c'est triste parfois de savoir.
02:41Ainsi, vous ne le croirez peut-être pas,
02:43mais je devine déjà pourquoi chacun de nous,
02:47il est là ce matin.
02:49Il a souhaité.
02:50Et parfaitement.
02:53Vous, votre majesté,
02:56vous êtes là parce que vous avez mal dormi.
03:00Vous vous êtes levé tôt,
03:01et comme vous ne savez trop quoi faire de si bonheur,
03:04vous vous êtes promené dans les salons,
03:06et c'est tout naturel que vous soyez là.
03:08C'est cela même, monsieur le cardinal, c'est cela même.
03:10Vous, mousquetaire, vous n'avez pas dormi du tout,
03:12vu que vous étiez de garde cette nuit.
03:14Et votre service se termine,
03:16vous faites un dernier tour d'inspection,
03:18et vous voilà,
03:19quoi de plus naturel dans ce salon,
03:21en présence du roi.
03:22Exactement, monsieur le cardinal, exactement.
03:24Quant à vous, mademoiselle de Beauvilliers,
03:27vous n'avez pas beaucoup dormi non plus,
03:30mais ce n'est peut-être pas pour les mêmes raisons.
03:36Figurez-vous que rencontrant le roi ici,
03:40je ne m'étonne pas du tout de vous trouver en vérité.
03:43Il y a quelque temps déjà que vous êtes devenu son ombre.
03:47Est-ce par affection ?
03:49J'en doute, madame, j'en doute.
03:53Et j'ai tout lieu de croire, au contraire,
03:55que vous le trahissez,
03:56ou du moins, tentez de le trahir.
03:58Mes agents ont mis la main
03:59sur des papiers fort compromettants, sire.
04:01Il s'agit d'un réseau d'espionnage espagnol
04:03qui semble aller fort loin.
04:05Et le nom de mademoiselle y est mentionné.
04:08Comme elle est tournée des dames de la reine,
04:10je me suis inquiété,
04:11et c'est pourquoi je suis là, justement,
04:13moi, ici, ce matin.
04:15J'avais l'intention de convoquer mademoiselle ici,
04:18et l'a prévenu mon désir,
04:21et j'en suis fort heureux.
04:23Vous voyez, sire, que le hasard n'existe pas.
04:27Pensez aussi à ce que je vous ai dit hier.
04:31Il faut toujours se méfier.
04:33Veillez bien sur le document.
04:35On ne peut être sourd de rien ni de personne.
04:38Allez, mademoiselle,
04:39vous tâcherez de vous expliquer clairement.
04:41Entrez-la.
04:42Mais ne pourrais-je pas l'interroger moi-même ?
04:44Allons-donc, sire.
04:46Cela serait indigné de vous.
04:47D'ailleurs, elle n'est peut-être qu'on ne comparte ce qu'il ose a.
04:51Et elle peut m'apprendre des choses,
04:53l'essentiel est que je lui parle.
04:55Personnellement, allez, mademoiselle...
04:57Et si vous le voulez, je suis le...
04:58Fils d'un brusquetaire, laissez cela.
05:00Ce ne serait pas digne d'un soldat.
05:03Elle parlera.
05:05Sans violence.
05:06Allons, madame.
05:08Allons.
05:16Vous avez entendu, D'Artagnan ?
05:18Sire, quelle affaire ?
05:20Le cardinal a lui aussi des raisons de douter de mademoiselle de Beauvilliers.
05:24Oui, mais il ne nous a révélé que ce que nous savions déjà.
05:26Nous en avions même appris davantage, puisqu'elle nous a dit elle-même qu'elle travaillait pour l'Espagne.
05:31Si le cardinal n'était pas arrivé, nous en saurions davantage, j'en suis sûr.
05:35Mais Sire, ce tiroir qu'ils ont forcé, Blas de Moguer et elle, était bien vide, n'est-ce pas
05:39?
05:40Il était vide cette nuit.
05:41Quand j'ai voulu reprendre le document, il ne s'y trouvait plus, c'est certain.
05:44Cela semble donc innocenter, mademoiselle de Beauvilliers,
05:47puisqu'en faisant ouvrir le tiroir par l'Espagnol,
05:49elle devait bien penser que le document s'y trouverait, alors...
05:51Vous savez, D'Artagnan, cela sent son mystère,
05:53et je trouve que l'Espagnol a été bien courageux de venir ainsi en plein jour.
05:56Ce gredin-là, quand je le tiendrai, Mourdius !
05:58Ne trouvez-vous pas que c'est même téméraire de sa part, cette entrée au Louvre ?
06:01Pas le sang bleu, l'infâme !
06:02Et que c'est même un peu de la folie !
06:04Mes têtes bleues ! Et dire que je l'ai eue à ma merci, ce sacripant !
06:07Vous luttes, D'Artagnan, vous luttes.
06:09Et c'est justement ce qui me semble étrange,
06:11dans les relations entre mademoiselle de Beauvilliers et Blas de Moguer.
06:14Si mademoiselle de Beauvilliers avait cherché à mettre cet homme en mauvaise posture,
06:17elle n'aurait pas mieux trouvé.
06:20Et maintenant, elle est enfermée là, avec le cardinal !
06:25Croyez-vous, Sire, qu'elle lui dise toute la vérité ?
06:27Le cardinal ne sait rien de ce qui s'est passé ici,
06:29et elle ne lui avouera rien, sans aucun doute.
06:31Peut-être même arrivera-t-elle à se disculper à ses yeux.
06:34Mais, à supposer qu'il la fasse emprisonner ou l'oblige à l'exil,
06:37il faut que je sache où elle est,
06:39et que vous arriviez à me faire avoir une nouvelle entrevue avec elle.
06:41Ne la quittez pas d'une semelle, suivez-la où elle ira.
06:44Il faut aussi que vous mettiez la main sur ce Blas de Moguer le plus tôt possible,
06:47il peut nous être utile.
06:50Certes, mais comment faire, Sire ?
06:53Puis-je me partager en deux ?
06:55Mais mettez-vous en quatre, mon ami, je compte sur vous.
06:58Faites tout ce que vous pourrez, mais faites-le vite.
07:00Viens, je vous quitte maintenant.
07:02Ma présence ici pourrait paraître bizarre.
07:11Je ne peux tout de même pas rester ici toute la journée.
07:14Non, non, non, il faut que je voie l'ambassadeur d'Espagne le plus vite possible.
07:18J'ai mon plan et il vaut ce qu'il vaut.
07:22Oui. Porto !
07:24Porto, ami très cher, viens vite.
07:27Je vais te charger d'une mission fort délicate.
07:29Il s'agit surtout de bien faire ce que je vais te dire.
07:31C'est très important.
07:31Tu sais bien, mon cher d'Artagnan, que tu es toujours la tête et que je ne suis que le
07:35bras.
07:35Un bras solide, certes, un bon bras.
07:38Mais enfin, un bras. Rien qu'un bras.
07:41Bon, ordonne, j'obéirai.
07:42Tu vas rester ici à ma place.
07:44Faut bien.
07:44Et surtout, n'en pas bouger.
07:46Pourquoi pas.
07:47Et me surveiller cette porte jusqu'à ce qu'elle s'ouvre.
07:51Ah ?
07:53Quelque chose te tracasse ?
07:55Une simple question.
07:57Y a-t-il quelqu'un derrière cette porte ou doit-elle remuer seule ?
08:01Il y a quelqu'un, voyons.
08:02Ah, mais j'aime mieux ça.
08:03Et qui donc ?
08:04Le cardinal et Mademoiselle de Beauvilliers.
08:06Ah, diable, diable.
08:07Dès qu'ils apparaîtront et que Mademoiselle de Beauvilliers sortira, tu la suivras comme son ombre.
08:11D'accord.
08:12Cette jeune personne présente assurément plus d'intérêt que le cardinal.
08:15Plus que tu ne peux penser, Porto.
08:16Je veux savoir absolument ce que le cardinal a décidé d'elle.
08:19Où elle va et où je peux la joindre seule.
08:22Tu l'aimes d'autant que ça ?
08:24Quelle question.
08:25Service du roi, Porto ?
08:27Ah, si nous donnons dans la galanterie royale maintenant, pauvre mousquetaire.
08:30Qui te parle de galanterie ?
08:32Il y va d'un intérêt de l'État.
08:33Bon, j'en reviens dès que possible.
08:34Si tu devais quitter ces lieux, tu sais où me joindre.
08:38Hé, là, hé, là !
08:39Où cela ?
08:43Eh ben, voilà.
08:45Qu'on prenne qui pourra.
08:47D'artagnan se déguise en courant d'air.
08:50Et toi, mon pauvre, pour tout.
08:52Tu n'as plus qu'à attendre les événements.
08:55Et tel le sceau auprès du puits,
08:57tu n'as qu'à faire le sceau en trois lettres devant cette porte, mon fils.
09:03Ah, Dieu, fasse qu'elle ne tarde pas trop à souverain.
09:06J'ai horreur d'attendre, moi.
09:07Je suis un homme d'action.
09:09Alors, j'aime bien l'aventure un peu mystérieuse, certes.
09:12Mais à condition que ça bouge.
09:16Eh ben, bougeons.
09:29Je crois que vous pouvez sortir, mademoiselle.
09:32Mais gardez qu'on ne vous voit.
09:35Restez.
09:40Mes deux voies, votre éminence.
09:44Oh, bonjour.
09:47Bonjour, nosquetaire.
09:49Que faites-vous donc, ici, à cette heure ?
09:51Entre le mont capitaine, votre éminence.
09:54Je monte la garde.
09:55Pour qui ? Pourquoi ?
09:56Je monte la garde, voilà tout.
09:59La consigne, c'est la consigne.
10:01Bravo.
10:02Bravo, vailleux soldats.
10:07Mais comment se fait-il qu'il n'y ait là aucun de mes gardes ?
10:11Votre éminence n'aurait pas confiance en moi, vous.
10:13Mais si, mon ami voyant.
10:17Mais vous appartenez au roi, vous.
10:20J'aimerais d'ailleurs avoir un gaillard comme vous, là, dans ma compagnie.
10:25Oh, vous voudriez-vous troquer votre uniforme contre celui de mes gardes ?
10:31Ça peut se faire, vous savez.
10:33Oh, votre éminence est bien bonne, mais je me sens très bien dans ma casaque, puisqu'on a enfin trouvé
10:38un habillé à ma taille.
10:39Vous avez raison, mon brave, vous avez raison.
10:43J'aimerais cependant vous demander un petit service.
10:45Mon lieutenant Milano doit être dans les parages.
10:49J'aimerais lui parler.
10:51Vous voulez vous aller me le chercher ?
10:53Père faveur.
10:56Vos ordres, éminence ?
10:59Voyez donc, s'il n'est pas dans la cour.
11:01Dans la cour !
11:03Et prenez votre temps.
11:05Je ne suis pas pressé.
11:17La place est libre.
11:19Disparaissez quelque temps, et surtout...
11:30Minalo.
11:33Minalo !
11:34Lieutenant Minalo !
11:36Mardieu, où est le lieutenant Milalo ?
11:40Milalo !
11:40Lieutenant Minalo !
11:42Qu'est-ce que c'est que ça, ta carme ?
11:44Oh, la porte, qu'est-ce qui vous prend ?
11:46D'abord, que faites-vous ici ?
11:47Où est votre capitaine ?
11:49Sire, c'est intolérable.
11:50Les gardes du cardinal en prennent vraiment trop à leur aise.
11:54Le cardinal lui-même me demande de lui faire venir son lieutenant.
11:56Je cherche ce sac à main partout, il n'est nulle part.
11:59Ah, vraiment, le cardinal n'est pas aidé.
12:01Il n'en va pas de même dans votre compagnie, sire.
12:03Ah, pour ça, non ?
12:04Oh, qu'est-ce que c'est ?
12:05Mais qu'est-ce que c'est ?
12:05Mais qu'est-ce qu'on m'a fait que le lieutenant ?
12:07Oh, sire, pardon.
12:09Ah, le voilà enfin.
12:10C'est vous, le lieutenant Milano ?
12:11Si, sire.
12:12C'est ainsi que vous faites votre service, monsieur.
12:14Le cardinal vous appelle et c'est maintenant que vous arrivez.
12:16Mais, sire...
12:17Taisez-vous !
12:18Et d'abord, vous êtes ici chez le roi.
12:19Vous n'avez rien à y faire.
12:20Disparaissez.
12:21Si, sire, à vos ordres, sire.
12:22Ah, si, sire, à vos ordres, sire.
12:25Quant à vous, monsieur de Porto,
12:27j'aimerais bien que vous me donniez les raisons de votre présence.
12:29Où est monsieur d'Artagnan ?
12:30Il vient de sortir.
12:33Il ne doit pas être loin.
12:34C'est bon.
12:35Allez donc l'attendre à l'extérieur
12:36et dès qu'il sera rentré,
12:38dites-lui de venir me voir chez moi,
12:39dans mon cabinet particulier.
12:42Eh, oui, sire, à vos ordres, sire.
12:51Profitons-en, mademoiselle.
12:53En faisant le vide,
12:54le roi vient de nous rendre un bon service.
12:56Vous allez vous éclipser discrètement.
12:57Je ne veux pas que sa majesté
12:59puisse vous interroger à nouveau,
13:01ni quel sache vous êtes, surtout.
13:05Père-là, madone !
13:06Ce démon de mousquetin,
13:07il est décidé à faire échouer tous nos plats.
13:11C'est bien beau l'extérieur, l'extérieur,
13:13mais à l'extérieur,
13:15je ne verrai pas ce qui se passe ici.
13:20Les andres sont les andres.
13:23Tant pis,
13:24elles viennent que pourra.
13:25Je reste.
13:27Si d'Artagnan veut que je surveille,
13:29il a de bonnes raisons.
13:32Donc, je surveille.
13:47Ah, monsieur l'ambassadeur !
13:49Monsieur l'ambassadeur d'Espagne !
13:51Excusez-moi, chevalier d'Artagnan !
13:53Je serai très heureux si vous pouviez m'aider.
13:55S'il est à mon pouvoir de les faire,
13:57monsieur d'Artagnan,
13:58je les ferai.
14:00Qu'est-ce qu'il y a pour votre service ?
14:02Monsieur le Comte,
14:02en tant qu'ambassadeur d'Espagne,
14:04vous devez connaître plus ou moins
14:05tous les ressortissants espagnols de Paris.
14:06Si, t'entends, t'entends.
14:07Et voilà,
14:08l'affaire qui me concerne
14:09est assez délicate.
14:10Et il y va de mon honneur de gentilhomme.
14:13De quoi il s'agit ?
14:14Mais voilà, monsieur l'ambassadeur,
14:15depuis plusieurs semaines,
14:16un individu malfaisant
14:18se promène dans les rues de Paris
14:19faisant du scandale
14:20et commettant bon nombre d'indélicatesse.
14:23Vous allez me dire
14:24qu'il n'est pas le seul, certes.
14:26Mais l'ennui,
14:26c'est qu'il se fait passer pour moi.
14:28Et je me passerai fort de cet hommage.
14:31Et je commence à en avoir assez.
14:33Je vous l'assure.
14:34Et je comprends fort bien,
14:35monsieur d'Artagnan,
14:36mais qu'est-ce que je peux ?
14:37Il appartient au service
14:39de la Policia Francesa
14:40de prendre tout le monsieur
14:42pour démasquer ce coquin.
14:43Oui, monsieur l'ambassadeur,
14:44j'entends bien.
14:45Mais ce coquin est espagnol.
14:47Oui, je l'ai appris ce matin.
14:49Je connais même son nom.
14:50Aussi, j'avais pensé
14:51que vous étiez plus apte
14:51que quiconque à pouvoir m'aider.
14:53Monsieur d'Artagnan,
14:54vous avez parfaitement raison.
14:56Vous êtes un homme des cœurs,
14:58vous avez du sens,
14:59du bon sens,
15:00et tout ce que je pourrais faire,
15:02j'ai les feux.
15:03Comment dites-vous
15:04que cet homme, il s'appelle ?
15:07On m'a dit
15:07Blas de Moguerre, Excellence.
15:09Blas de Moguerre.
15:10Non, Moguerre.
15:11Si, Moguerre, en espagnol,
15:12c'est dit, c'est Moguerre.
15:14Moguerre, Blas de Moguerre.
15:15Je connais un Moguerre,
15:17mais c'est un vieux moine
15:18de la fiera morena,
15:20les derniers rejetons
15:21d'une illustre
15:22famille castillana.
15:24Ce n'est pas lui,
15:25c'est Blas de Moguerre.
15:28Oui.
15:28Attendez, monsieur d'Artagnan,
15:29je vais moi-même,
15:30en personne,
15:31me informer
15:32auprès de mes services.
15:33Il n'y a rien, rien,
15:34rien, nada
15:35que je ne fasse pour vous.
15:37Monsieur, ma sœur d'Artagnan.
15:37Pour avoir un moment,
15:38un moment.
15:42Je ne sais pas trop bien
15:43où nous allons,
15:43mais tout semble marcher à souhait.
15:45En tout cas,
15:45cet homme a l'air fort doux.
15:47Je n'ose espérer
15:47qu'il me ramène
15:48ce Blas de Moguerre,
15:50mais mon attaque de front
15:51l'a remuée.
15:53Que va-t-il se passer ?
15:56Arrêtez-le, messieurs.
15:59Vous avez cru
16:00que j'ai pu croire
16:00un instant
16:01à toute votre histoire.
16:02Vous allez vous répandir
16:04de toute votre âge,
16:05monsieur Aventurier.
16:06A vous, messieurs,
16:07mort ou vif,
16:07qui importe.
16:08J'ai vu cet homme,
16:09il m'a trompé.
16:10Anda, olé, allez !
16:12Pas si vite,
16:13gentilhomme.
16:14La quadrilla est bien formée,
16:16mais le taureau
16:17ne se laisse pas faire.
16:21Allez !
16:32et allez !
16:41Allez !
16:43Allez !
16:46Allez !
16:46Allez !
16:48Allez !
16:48Allez !
16:48Allez !
16:49Allez !
16:49Allez !
16:49Allez !
16:49Allez !
16:49Allez !
16:49Allez !
16:50Allez !
16:50Allez !
16:51Allez !
16:51Allez !
16:51Allez !
16:52Allez !
16:52Allez !
16:52Allez !
16:52Allez !
16:52Allez !
17:02Allez !
17:25Et tandis que D'Artagnan cherche à se débarrasser des sbires de l'ambassadeur d'Espagne,
17:31Portos, lui, fait toujours les cent pas devant la porte du bureau
17:35dans lequel se trouvent le cardinal de Mazarin et Mademoiselle de Beauvillaud.
17:49Oh ! Vous êtes encore là, mousquetaire, ça tombe à pique.
17:52Il faut que vous me participiez de toute urgence au palais cardinal.
17:56Vous le remettrez en main propre à M. Duquenois.
17:59C'est urgent.
18:00Mais mon service, justement...
18:02Vous n'en avez que pour quelques instants.
18:03Allez, rapportez-moi vite la réponse.
18:06Mais vos gardes...
18:07Mais que ce sont tous des bons Ariens !
18:09Oh, en passant, prévenez quand même le chef de poste qu'il m'en envoie.
18:14Allez, mon ami, allez, je saurais vous récompenser.
18:27Aramis !
18:28Quelle joie !
18:29Mon cher Portos, je connais ton affection à mon égard.
18:32Mais je t'assure que depuis hier soir, je n'ai couru aucun danger, aucun danger.
18:36C'est le ciel qui t'envoie.
18:38Non, c'est le roi.
18:39Quoi ?
18:39Oui, figure-toi que ce matin, je suis de service.
18:43Alors, que fais-tu dans ce salon ?
18:45Eh bien, prévenir son éminence que sa majesté désire lui parler.
18:48Parfait, Aramis, mon ami, tu vas m'aider.
18:50Le cardinal m'envoie porter ce pli à son secrétaire.
18:53Reste là, j'en ai pour trois minutes.
18:54Mais...
18:55Il y a une femme dans le bureau.
18:57Oui, il ne faut pas la quitter des yeux.
18:59Où qu'elle aille, je suis là.
19:01Je t'expliquerai.
19:02Ordre de D'Artagnan.
19:03Et si je...
19:07Bon.
19:17Éminence, sa majesté désire vous parler.
19:20Elle est dans son cabinet particulier.
19:23C'est urgent ?
19:25Ma foi, sa majesté semble le dire.
19:28Mais décidément, il n'y a pas moyen de travailler en paix ici.
19:30Vous que je m'avez retourné au palais cardinal, là-bas au moins.
19:34C'est bon.
19:36C'est bon, allez-vous dire que j'arrive.
19:38Je vous souviens, subito.
19:39C'est que, Éminence, sa majesté m'a chargé d'une autre mission
19:43et n'a pas manifesté le désir de me revoir.
19:47Subito, c'est vous qu'elle attend et non moi.
19:49C'est bon.
19:51C'est bon.
19:54J'y vais, ne sais pas.
19:58Mais vous, vous n'avez plus rien à faire ici, vous.
20:00Oh, mes excuses, Éminence, mais j'ai ordre d'attendre votre retour
20:03et de me mettre ensuite, mais ensuite seulement à votre disposition.
20:07Oh, sangue des dieux, mais qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui contre moi ?
20:45Aramis ?
20:46Mais que fais-tu là ?
20:47Et Porto, qu'est-il devenu ?
20:48Eh bien, il vient de partir en me mettant à sa place.
20:50Je pense qu'il ne va pas tarder, mais dis-moi, que se passe-t-il ?
20:53Oh, des choses pas claires, c'est le moins qu'on puisse dire.
20:55Derrière, mais toujours là ?
20:56Oui, sans doute, Portos m'avait bien recommandé de la suivre.
20:59Le cardinal ?
20:59Le cardinal appelé chez le roi.
21:01Cet officier ?
21:02Ah, lui, il vient d'arriver.
21:05Mais dis-moi, que se passe-t-il ?
21:07L'ambassadeur d'Espagne vient essayer de me supprimer, tout simplement.
21:09Oh, mais raconte-moi tout depuis le début.
21:11Tu comprends, j'arrive et je ne comprends rien à cette histoire.
21:13Écoute, Aramis, on a dérobé cette nuit chez le roi
21:16et un document relatif au mariage du roi avec l'infante Marie-Thérèse.
21:19Tiens, le roi se marie.
21:21Oui, l'affaire est encore secrète.
21:22Mais les espions espagnols veulent récupérer le traité.
21:24Et surtout un certain blasse de Moguer.
21:26Ces sbires viennent de me tomber sur le dos
21:28et j'ai eu un malfoi à leur échapper.
21:31Ça, je ne comprends pas.
21:32C'est pourquoi le cardinal garde cette dame encore dans son bureau.
21:35Oui, elle aurait dû déjà partir.
21:38Non, vraiment, il nous l'a subtilisée délibérément.
21:41Et il ne veut plus que nous l'interrogions.
21:43Mais pourquoi ?
21:44Mon cher, tout ce que vous me dites est fort passionnant en vérité.
21:48Mais dis-moi, d'Artagnan, dans toute cette affaire, tu me parais un peu nagé, non ?
21:51Non, je ne nage pas, mais je commence à me noyer.
21:55Allons, il faut voir les choses en face.
21:57J'ai l'esprit clair.
21:59Réponds à mes questions.
22:00Oui.
22:01À ton avis, les Espagnols sont en possession du document.
22:05Le roi le croit, mais pas moi.
22:06Pourquoi ?
22:07Parce que je n'ai aucune preuve que ce soit ce blasse de Moguer ou cette dame qui l'est.
22:10Tout ça est encore très flou.
22:11Qui, d'après toi, avait intérêt à dérober le traité ?
22:14Les Espagnols, par dit.
22:16Oui, ils regrettent les doublons qu'on sentit.
22:19500 000 écus de dot, peste.
22:21On peut y regarder à deux fois.
22:22Tu ne me parles que des Espagnols, mais voyons, ce traité, il était bien secret, n'est-ce pas ?
22:27Certes, oui.
22:28Il y a donc certainement d'autres personnes, d'autres États, qui ont intérêt à savoir où en sont les
22:33relations entre la France et l'Espagne.
22:34Tiens, l'Angleterre, par exemple, qui est notre allié, et qui ne doit pas avoir d'un très bon oeil
22:38ce rapprochement.
22:39Et puis, l'empereur d'Autriche, qui a des vues sur Marie-Thérèse et ses notoires.
22:42Et d'autres pays, comme la Hollande, que sais-je.
22:45Non, mais Aramnès, tu parles comme le roi, tu me fais peur.
22:48Enfin, je voulais penser qu'à l'Espagne, moi.
22:52Enfin, je ne sais plus combien.
22:54La première chose de toute, mon cher, dévoiler l'énigme de la dame du cardinal.
22:59Voyons.
23:00Comment la nomme-t-on déjà, cette charmante personne ?
23:02Mademoiselle de Beauvilliers.
23:04Oh, peste, une dame de la reine-mère.
23:06Oui, mais que comptes-tu faire ?
23:07Eh bien, lui faire dire tout ce qu'elle sait, et le plus tôt possible, nous n'avons pas le
23:11choix.
23:11Mais tu sais bien que le cardinal l'a cloître dans son bureau.
23:15Forçons le cloître, mon cher.
23:17Nous en avons fait bien d'autres.
23:19Et de toute façon, nous n'avons pas le choix.
23:20Certes, oui, mais alors dépêchons-nous avant le retour du cardinal.
23:25Port bleu.
23:27L'officier.
23:291-1.
23:30L'officier.
23:34L'officier.
24:00Mon Seigneur, le Duc Capitaine, a pris comme il en a le droit.
24:07Les cadets et les capitaines, de Gaspard et puis de Villeneux.
24:16Ils sont partis, c'est lui le roi.
24:20Ils sont partis, c'est lui le roi.
24:23J'ai vu passer leur soirée flamme, sur les chemins de la Comte-Opore.
24:32Par violets de mille et de la peau, ils allaient tous ses ordres.
24:39Sous-titrage Société Radio-Canada
24:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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