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00:03:48Convoqué dans une villa isolée par Madame Schneider qui le fait chanter, Marco Danon tire deux coups de revolver dans
00:03:53la serrure d'une porte. De l'autre côté, il découvre le cadavre de Madame Schneider.
00:03:58Néanmoins, lorsque la police intervient, le cadavre n'est plus celui de Madame Schneider mais celui d'Elga, la femme
00:04:03de Marco. Les soupçons du commissaire Lang se portent sur Danon lui-même, aussi soucieux que la police de découvrir
00:04:09la vérité. Sa fille, Déborah, part pour Chamonix où vit, semble-t-il, un parent d'Elga. L'examen du
00:04:15manteau trouvé sur le cadavre d'Elga prouve à Danon que ce n'est pas lui qui l'a tué.
00:04:24C'est parti.
00:04:44C'est parti.
00:04:51C'est parti.
00:05:14De quelle distance avez-vous tiré ? En avez-vous une idée ?
00:05:17Certainement. J'ai tiré de très près.
00:05:20Et par deux fois. Au premier coup, la balle est ressortie par ici. Au second, on l'a retrouvée à
00:05:25l'intérieur de la serrure.
00:05:28Dans ces endroits précis, on a retrouvé deux douilles, ici et là.
00:05:36La troisième a été découverte à cet endroit. Vous soutenez cependant n'avoir tiré qu'à deux reprises.
00:05:44Oui, commissaire. Et comment justifiez-vous la présence d'une troisième douille ?
00:05:49Les services de balistique sont d'ores et déjà en train d'étudier cette question.
00:05:52Et nous saurons très rapidement si ces trois balles provenaient de la même arme.
00:05:55Et où se serait trouvé le cadavre de cette dame Schneider, selon vous ?
00:06:00Derrière ce fauteuil.
00:06:04Sa position exacte ?
00:06:07Eh bien, elle était allongée ici.
00:06:11Le visage contre terre.
00:06:14Et la tête à peu près ici.
00:06:17Et qu'avez-vous fait lorsque vous l'avez découverte ?
00:06:19Vous êtes assuré qu'elle avait vraiment cessé de vivre ?
00:06:22Non. Je ne l'ai pas touché.
00:06:24J'ai été pris de panique et j'ai filé.
00:06:27La trajectoire de l'une des deux balles tirées dans la porte pourrait bien correspondre
00:06:30à la position qu'occuperait une silhouette placée ici.
00:06:35Mais vous n'avez pas entendu le moindre cri ?
00:06:37Non.
00:06:37Docteur Danon, on peut également concevoir que votre victime n'étant que blessée,
00:06:40vous avez tiré une nouvelle fois.
00:06:41J'affirme n'avoir tiré qu'à deux reprises.
00:06:43Et seulement dans la porte, bon Dieu !
00:06:46Docteur Danon !
00:06:50Le juge est en train d'étudier le dossier qui vous concerne.
00:06:53Je dois vous informer que nous sommes à présent malheureusement obligés
00:06:57de vous appréhender pour 24 heures.
00:07:00M'appréhender, moi ?
00:07:01Oui, docteur.
00:07:03Allons.
00:07:09Ce qui s'est passé ici, par contre, c'est vous qui devrez me l'expliquer.
00:07:12Vous pouvez bien m'arrêter, mais un jour ou l'autre, vous devrez me l'expliquer.
00:07:28Amenez le docteur au dépôt.
00:07:30Oui, commissaire.
00:07:58Vous pouvez bien m'arrêter.
00:07:59Vous pouvez bien m'arrêter.
00:08:00L'histoire de notre ami Danon ne tient absolument pas debout.
00:08:04Une femme mystérieuse, un cadavre qui se volatilise, un revolver qu'on n'a pas encore pu repêcher,
00:08:11deux coups de feu et trois points d'impact.
00:08:13Vraiment une fable rocambolesque.
00:08:16Retrouver le revolver aiderait à démêler bien des choses.
00:08:19Ils doivent commencer dès ce matin à draguer le canal d'un bout à l'autre.
00:08:24Autre chose me paraît étrange.
00:08:27Qu'une femme de classe, comme Madame Danon, fréquentait un pareil endroit.
00:08:33Peut-être s'y trouvait-elle pour la première et dernière fois.
00:08:37C'est un lieu idéal pour commettre un meurtre.
00:08:40Oui, mais pourquoi Danon l'aurait-il choisi plutôt qu'un autre?
00:08:45Il doit bien y avoir une raison.
00:08:48Tu continues toujours à le croire innocent, hein?
00:08:51C'est d'ailleurs assez dans tes habitudes de jouer les redresseurs de Thor.
00:08:55Je ne sais.
00:08:57Tout semble l'accuser, lui.
00:08:58Mais c'est justement ça, peut-être, qui me laisse sceptique.
00:09:02Pour un assassin, il s'est révélé plus que naïf.
00:09:04Il a vraiment tout fait pour se faire remarquer.
00:09:06Je vois. Tu penses à cette autre route?
00:09:08Entre autres.
00:09:10S'il était passé de ce côté, personne ne l'aurait vu.
00:09:12Et il va passer là où, par contre, il est sûr de tomber sur quelqu'un.
00:09:15Moyen de force à croire que l'homicide ait été prémédité.
00:09:19Tu n'es pas de ceux qu'incertitudes et scrupules embarrassent.
00:09:22C'est un luxe que nous ne pouvons guère nous permettre.
00:09:24L'incertitude.
00:09:28Tu es un très bon policier, Janssen.
00:09:31J'en ai toujours été convaincu.
00:09:33Et toi aussi.
00:09:35Nous arrivons au même point par des voix différentes.
00:09:38Ça doit être pour ça que nous nous entendons.
00:09:40Parce que nous usons de méthodes complètement opposées.
00:09:43J'ai souvent pensé que notre distingué supérieur était un génie ou un humoriste.
00:09:48Lui seul pouvait imaginer de former une telle équipe.
00:09:51Mais qui sait?
00:09:52Peut-être que notre force vient justement de là.
00:09:55De ce contraste entre nous.
00:10:01Une voiture ne peut passer qu'avec difficulté sur ce pont.
00:10:04C'est un pont étroit.
00:10:33Oui, d'accord.
00:10:36Dans deux heures environ, je serai à Genève.
00:10:39Il se peut que la petite en sache plus sur Elga que son père n'en connaissait.
00:10:43Elle avait bien raison pour le détester.
00:10:45Bon.
00:10:46Deux jeunes femmes et un homme plus âgé.
00:10:49Père de l'une et mari de l'autre.
00:10:50Plutôt classique, non?
00:10:52Jusqu'à la bonne qui savait que Elga et la petite Déborah ne s'entendaient absolument pas entre elles.
00:10:57Mais était-ce parce que le père s'était remarié ou parce qu'il y avait un autre homme?
00:11:02Quand vois-tu ce Tauberg?
00:11:04Plus tard.
00:11:05Au Vélodrome.
00:11:07Hein?
00:11:07Oui.
00:11:08Il m'a fixé rendez-vous au stade.
00:11:09Il paraît que j'y aurais tout le loisir de contrôler son alibi.
00:11:12Bon voyage.
00:11:13En route.
00:11:20Partez!
00:11:56Bien, vas-y!
00:12:22Bien, vas-y!
00:12:32Bonjour, commissaire.
00:12:33Ah, bonjour, monsieur Tarberg.
00:12:35Moi, sincèrement, je m'ennuie un peu.
00:12:38Et vous ?
00:12:39Vous ne vous ennuyez pas dans vos activités ?
00:12:42Quelquefois, si.
00:12:43Ce sont les obligations du métier.
00:12:45Les obligations du mien m'ont conduit jusqu'ici.
00:12:47Vous êtes ici pour Coralba ?
00:12:48Coralba ?
00:12:50Coralba n'a rien à y voir.
00:12:52En fait, je suis avant tout journaliste.
00:12:55Diriger la publicité de la marque Coralba
00:12:57est un travail intéressant, certes,
00:12:59mais que je n'aime guère.
00:13:00Et je continue à écrire.
00:13:02Pour les journaux, je fais quelques enquêtes pour la télévision.
00:13:05Ah, et hier soir, vous aviez un reportage à faire.
00:13:08Oui, c'est ça.
00:13:10Après avoir quitté le domicile des Danons,
00:13:12à 8h,
00:13:13je suis venu ici.
00:13:16Admettons.
00:13:17Mais je ne vois pas pourquoi vous m'avez menti, alors.
00:13:19Il était bien plus simple de dire que vous étiez ici.
00:13:22Si vous pouvez le prouver.
00:13:26Vous avez déjà entendu parler du doping, commissaire.
00:13:28Un sujet brûlant.
00:13:29Oui, certes, mais je voudrais que vous répondiez d'abord à ma question.
00:13:31Mais c'est justement là qu'est ma réponse.
00:13:34Le doping en milieu sportif
00:13:35est l'un des problèmes qui passionnent le plus vivement l'opinion en ce moment.
00:13:39Avec un peu de peau, on est sûr de faire un vrai boom journalistique.
00:13:41Et alors ?
00:13:42Vous avez la possibilité de faire éclater ce boom ?
00:13:44J'espère.
00:13:46Je suis venu ici hier soir parce qu'on m'offrait une nouvelle sensation.
00:13:50Mais comprenez qu'il suffirait de la plus petite indiscrétion
00:13:52pour alarmer mon informateur.
00:13:54Auquel cas...
00:13:55Auquel cas, adieu l'article.
00:14:05Allez, allez, fonce !
00:14:22Continue, mon vieux.
00:14:23Ça va, ça va !
00:14:28Donc, hier soir, vous étiez ici en compagnie de votre informateur mystérieux.
00:14:33Oui, commissaire, je vous le certifie.
00:14:35Pour son nom, dès demain, je pourrais vous le dire.
00:14:42C'est la vérité, commissaire.
00:14:44Je ne mens pas et je vous le prouverai.
00:14:48Vous m'accordez un délai.
00:14:50Vous patientez 24 heures.
00:14:52Et demain, je vous promets de vous l'amener.
00:14:54Et vous verrez.
00:14:56Il confirmera ce que je viens de vous dire.
00:15:00Un informateur un peu de deuxième choix, me semble-t-il.
00:15:04Écoutez, je peux parfaitement vous accorder ces 24 heures
00:15:06pour soutenir un alibi qui me semble très fragile.
00:15:09Mais ce qui m'intéresse n'est pas là.
00:15:11Allez-vous enfin parler ?
00:15:13Enfin me dire ce que vous cachez si soigneusement.
00:15:15Par exemple, pour quelle raison vous étiez hier soir chez Madame Danon ?
00:15:18Et pourquoi vous vous êtes disputé de la sorte ?
00:15:21Repensez-y.
00:15:21Ça en vaut la peine.
00:15:25Max !
00:15:25Max !
00:15:26Eh ben mon vieux, où étais-tu hier soir ?
00:15:28On a une grosse histoire avec les gens de la télévision.
00:15:31Mais pourtant j'étais ici.
00:15:33Tu n'étais nulle part.
00:15:34Je n'ai jamais réussi à te trouver.
00:15:36Enfin j'étais ici !
00:15:38Au revoir monsieur Tauberg.
00:15:40Mais...
00:15:41Qu'est-ce qui est arrivé ?
00:15:44Qu'est-ce qui est arrivé ?
00:15:56Qu'est-ce qui est arrivé ?
00:16:24Pourquoi Tauberg aurait-il menti sur ce point ?
00:16:26Je l'ignore.
00:16:27Mais ce n'est pas moi qui ai téléphoné à cette heure-là.
00:16:29Je te l'affirme.
00:16:31Je n'en doute pas Marco.
00:16:33Mais la difficulté est d'en convaincre les autres.
00:16:35Car c'est ça l'essentiel.
00:16:37Je suis là pour t'y aider.
00:16:39Et pour préparer ta défense.
00:16:42Mais ce qui m'ennuie,
00:16:43c'est que chaque fois que je me trouve au milieu de difficultés,
00:16:46c'est toujours toi que je mets à contribution.
00:16:49Ce n'est qu'un échange de procédés.
00:16:51Mais voyons des choses plus sérieuses.
00:16:54Le problème est de sortir de cet impasse.
00:16:56Et ça, ça ne va pas être très facile.
00:16:58Il y a beaucoup de charges contre toi.
00:17:00Et la clé de l'énigme, c'était le gars.
00:17:02Ce n'était pas elle qui me faisait chanter, Albert.
00:17:05Quelle raison aurait-il dû le faire ?
00:17:08Je n'en ai pas à la moindre idée.
00:17:10Et c'est peut-être là le vrai problème.
00:17:13Que notre ignorance a tous deux.
00:17:15Car aussi étrange que ça paraisse,
00:17:16toi-même, Marco, tu n'as jamais rien su
00:17:17ni chercher à savoir du passé d'Elga ni de sa famille.
00:17:20Mais je l'aimais, vois-tu ?
00:17:22C'était la chose qui comptait le plus.
00:17:25Que m'apportait qu'elle eut un passé, alors ?
00:17:27Oui, mais pour la police, ça doit sembler absurde.
00:17:30Épouser une femme dont on ignore tout,
00:17:33dont on croit à peine pouvoir assurer
00:17:35qu'elle est orpheline
00:17:36et qu'elle a de la famille en Amérique du Sud.
00:17:38Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est la vérité.
00:17:42Et puis, crois-tu vraiment que retrouver ce passé
00:17:44éclaircirait chaque mystère ?
00:17:45Je le crois vraiment, Marco.
00:17:47Les deux choses sont étroitement liées.
00:17:49Nous n'éclaircirons le mystère de la mort d'Elga
00:17:51que lorsque nous aurons éclairci le mystère de sa vie.
00:17:54Lorsque nous saurons qui était Elga.
00:18:00À quelle heure désirez-vous prendre votre petit-jeuner ?
00:18:03Oui, à quelle heure servez-vous,
00:18:05mademoiselle Déborah Danon ?
00:18:09À sept heures.
00:18:11Eh bien, à sept heures aussi, ça sera parfait.
00:18:16Voici votre clé.
00:18:17Merci.
00:18:17Bonne nuit, monsieur.
00:18:18Bonne nuit.
00:18:46Sous-titrage Société Radio-Canada
00:19:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:19:36Sous-titrage Société Radio-Canada
00:19:48Bonjour, Bigger.
00:19:49C'est là, il est là.
00:19:50Merci.
00:19:57Monsieur Bigger ?
00:19:58C'est moi.
00:19:59Bonjour.
00:20:00Je suis Déborah Danon.
00:20:02Nous avons causé ensemble au téléphone hier.
00:20:05Je suis venue à Chamonix exprès pour vous voir.
00:20:07Comment ?
00:20:07Vous dites que vous m'avez parlé hier au téléphone.
00:20:10Mais la nuit dernière, vers trois heures, ne m'avez-vous pas appelé ?
00:20:12Mais comment pourrais-je avoir téléphoné à quelqu'un que je n'ai jamais vu ?
00:20:15Je sais que vous ne m'avez jamais vu.
00:20:17Mais vous vouliez avoir des nouvelles de votre nièce, Elga.
00:20:20Vous étiez inquiet pour elle.
00:20:21Pour ma nièce ?
00:20:22Mais je n'ai aucune nièce.
00:20:24Je suis fils unique et célibataire.
00:20:27Et en bigger, s'éteindront avec moi, si Dieu le veut.
00:20:30Mais par téléphone, vous m'aviez dit que vous étiez l'oncle d'Elga.
00:20:34Je ne comprends rien, mais peu importe.
00:20:36On vous aura fait une farce.
00:20:39Une farce macabre.
00:20:42Elga est morte.
00:20:44On l'a tuée.
00:20:47Veuillez me pardonner, mais je ne connais aucune Elga.
00:20:52Elga comment ?
00:20:53Muller.
00:20:54Elle s'appelait Muller.
00:20:56Un petit instant.
00:20:57En effet, je connais une Elga Muller.
00:20:59Oui.
00:21:00Morte ?
00:21:01Mais je l'ai rencontrée ce matin au pays.
00:21:04Elle travaille à l'hôtel du Mont-Blanc.
00:21:06Du Mont-Blanc.
00:21:14Elga.
00:21:15Elga Muller.
00:21:16On m'a dit qu'elle travaillait d'ici.
00:21:17Oui.
00:21:17Elle ne fait cependant partie de nos employés qu'à titre saisonnier.
00:21:21En réalité, elle est monitrice de ski.
00:21:23Et si vraiment vous désirez la voir, vous la trouverez à l'aiguille du midi.
00:21:27J'ai vraiment des chances de la trouver à cette heure-ci.
00:21:29Oui.
00:21:29Prenez le téléphérique.
00:21:30C'est à deux pas d'ici.
00:21:41C'est à deux pas d'ici.
00:22:11Elga.
00:22:12Elga.
00:22:12Oui, tout le monde la connaît, mais aujourd'hui, je ne l'ai pas vue.
00:22:14Encontré.
00:22:15Ah, et bien, demandez à Fritz, il est là.
00:22:17Oh, vous ne connaissez pas Fritz, le guide le plus connu de Chamonix.
00:22:21Hé, Fritz, il y a quelqu'un qui te cherche.
00:22:25Bonjour, mademoiselle.
00:22:26Bonjour, mademoiselle.
00:22:26Elle cherche Elga.
00:22:27Tu l'as vue ?
00:22:28Oui, elle vient tout juste de partir pour aller à la gare prendre son train.
00:22:30Je crois qu'elle devait aller à Martigny.
00:22:32Si vous voulez vraiment la voir, elle doit être à la gare.
00:22:34Mais dépêchez-vous.
00:22:35Bon, très bien, merci, merci.
00:22:36Ne ratez pas le téléphérique, il part dans cinq minutes.
00:22:38Non, non, merci.
00:22:39Au revoir.
00:23:01Commissaire Yannsen, je parie qu'ils vont me chercher.
00:23:06Puis-je espérer un moment d'entretien ?
00:23:11Quel est le motif qui vous a poussé à quitter si vite Hambourg ?
00:23:15Mais surtout, faites bien attention à ce que vous allez me répondre, mademoiselle.
00:23:18Oh, mais oui.
00:23:19J'aurais pu demander un mandat d'arrêt à votre nom.
00:23:22Oh, ici, nous sommes à l'étranger, commissaire.
00:23:26Et les procédures d'extradition sont toujours très longues.
00:23:29D'ailleurs, quelles sont les lourdes charges que vous auriez retenues contre moi ?
00:23:34Pourquoi avez-vous choisi de vous en aller dans un moment aussi grave pour votre père ?
00:23:39J'ai un père exceptionnel, commissaire.
00:23:41Il m'a dit, mieux vaut pour toi ne pas rester ici durant ces quelques jours, Déborah.
00:23:46C'est un climat pénible à la fois pour toi et pour moi.
00:23:49Tant que les choses ne seront pas tirées au clair, reste au large.
00:23:53Et est-ce la seule raison ?
00:23:55Je n'en vois aucune autre.
00:23:58Que faisiez-vous avant hier soir ? Entre 8h et 10h ?
00:24:03Je n'en ai aucun souvenir.
00:24:05Alors, mademoiselle Dadon, vous le rappelez parfaitement bien.
00:24:07Répondez à cette fois sans détour. Où étiez-vous ?
00:24:10Ah oui, à la bibliothèque de l'université.
00:24:12Et jusqu'à quelle heure, d'après vous ?
00:24:14Je ne fais jamais attention à l'heure.
00:24:16Ça me joue d'ailleurs de très mauvais tour.
00:24:18Il m'arrive de rater le train ou le téléphérique.
00:24:21Au revoir, commissaire.
00:24:49Sous-titrage Société Radio-Canada
00:25:02C'est parti.
00:25:27Elga Muller
00:25:28Elga Muller
00:25:31Elga Muller
00:25:32Oui, c'est moi.
00:25:34Oh non, pardonnez-moi, c'est une erreur.
00:25:37Je recherchais une autre Elga Muller.
00:25:39Une autre Muller, ici à Chamonix.
00:25:41Ce n'est pas possible.
00:25:42Il n'y a que moi qui porte ce nom ici.
00:25:43Pourtant, excusez-moi.
00:25:46Cette femme que je recherche s'appelle Elga Muller.
00:25:52Elga Muller, c'est-à-dire qu'elle est arrivée.
00:25:54Vous travaillez ensemble ?
00:25:57Oui, ici même, à l'hôtel du Mont-Blanc.
00:25:59Mais pourquoi a-t-elle voulu se faire passer pour moi ?
00:26:03Dites-moi, quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?
00:26:05Il y a environ un an,
00:26:07elle quittait Chamonix pour aller travailler en Italie.
00:26:10Avec mon passeport, très probablement.
00:26:14Où ça ?
00:26:15À Venise !
00:26:16Vous ne connaissez pas l'adresse ?
00:26:18Vous ne connaissez pas l'adresse ?
00:26:31Vous ne connaissez pas l'adresse ?
00:26:58S'il vous plaît, la fondamenta del Ponte Lungo.
00:27:01Tout droit, petite.
00:27:02Merci.
00:27:14Merci.
00:27:35Merci.
00:27:46Merci.
00:27:48Merci.
00:27:58Merci.
00:28:01Merci.
00:28:16Merci.
00:28:21Merci.
00:28:21Merci.
00:28:22Merci.
00:28:23Merci.
00:28:52Merci.
00:28:59Merci.
00:29:02Merci.
00:29:32Merci.
00:29:45Merci.
00:29:54Merci.
00:29:55Merci.
00:29:56Merci.
00:29:57Merci.
00:29:58Merci.
00:30:09Merci.
00:30:14Merci.
00:30:16Merci.
00:30:16Merci.
00:30:16Merci.
00:30:17Merci.
00:30:19Merci.
00:30:21Merci.
00:30:22Merci.
00:30:33Merci.
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00:31:08Merci.
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00:31:18Merci.
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00:31:25Merci.
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00:31:26Merci.
00:31:26Merci.
00:31:26Merci.
00:31:28Merci.
00:31:29Merci.
00:31:31Merci.
00:31:32Ces algas étaient seulement amis.
00:31:34Et vous ne pouvez pas s'éloigner pour obtenir la vérité.
00:31:38Tout ça, ce sont de beaux discours, mademoiselle.
00:31:41Vous tous aimez vous abriter derrière un part avant de mots creux.
00:31:44Et si les mots sont bien sonores, comme honneur ou respectabilité, tant mieux.
00:31:48Hein ? Ils sont tellement rassurants.
00:31:50Plus on s'efforce d'approcher la vérité,
00:31:53et plus on se heurte à ce mur de réticence et d'omission.
00:31:56Personne ne parle.
00:31:57Personne ne sait rien, sinon des choses vagues.
00:31:59Pas un ne veut se compromettre.
00:32:01Et engager sa précieuse honorabilité.
00:32:10Vous ne m'êtes décidément guère sympathique.
00:32:13Pas plus...
00:32:14Moi ?
00:32:15Pourtant, je n'ai jamais menti, commissaire.
00:32:18Peut-être.
00:32:19Mais Tauberg, si.
00:32:20Il continue allègrement, d'ailleurs.
00:32:21Il s'est inventé un nouvel alibi
00:32:23de mystérieuses et importantes activités au vélodrome.
00:32:26Si mystérieuse que ce soir-là,
00:32:28personne ne l'a vue.
00:32:31Ce qui, entre nous, est très fâcheux pour lui.
00:32:33Plus que fâcheux.
00:32:35Bonsoir, mademoiselle.
00:32:37Enfin, bonne soirée, plus haut.
00:32:40Je vois que vous organisez encore une réunion.
00:33:13Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:23Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:26Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:06Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:29Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:27Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:32Profil droit
00:35:35Profil gauche
00:35:39Je m'excuse, je m'excuse, je me sers.
00:35:41Ah, c'est probablement une manie chez vous d'arriver en retard.
00:35:45Donc, M. Tauberg, l'instant est arrivé pour vous de nous dévoiler les mystères de votre activité journalistique.
00:35:52C'est très important à vos yeux.
00:35:53Non, c'est plus important pour vous que pour moi.
00:35:56C'est vous qui devez prouver l'endroit où vous étiez mercredi soir.
00:36:01Allez-vous asseoir.
00:36:11Alors ?
00:36:12Eh bien, dans la soirée de mercredi, j'étais au vélodrome, comme je vous l'ai déjà dit.
00:36:16Avec qui ?
00:36:17Vous devez pouvoir me donner un nom.
00:36:19Un masseur sportif.
00:36:21Un certain William Schultz.
00:36:23Ah, je vois, je vois.
00:36:24L'informateur providentiel.
00:36:27Schultz doit me vendre une information de poids qui fera l'effet d'une bombe.
00:36:30Le championnat du monde de cyclisme, celui de cette année, a été remporté par un coureur qui s'était drogué.
00:36:37Son ancien masseur Schultz en a la preuve.
00:36:40Et il est prêt à tout révéler.
00:36:42Pour combien ?
00:36:44Je ne peux pas lui offrir beaucoup.
00:36:46Mais je lui ai versé un petit à compte.
00:36:48Et je lui ai promis la moitié des bénéfices.
00:36:50Quels bénéfices ?
00:36:51Ce soir, par exemple, je vais interviewer Schultz.
00:36:53Et puis j'essaierai de placer ça à la télévision.
00:36:56Vous savez, rien ne me dit qu'on me l'achètera.
00:36:58Ils auront peut-être trop peur du scandale.
00:37:01C'est pourquoi j'ai offert à Schultz de partager le risque à deux.
00:37:04Ah, et pourquoi donc ce Schultz a-t-il attendu jusqu'à maintenant pour dire ce qu'il savait ?
00:37:09Il s'est fait renvoyer parce qu'il était un peu porté sur la bouteille.
00:37:12Bien.
00:37:13Et les ivrognes ont tendance à être trop bavards.
00:37:16Bon, nous pouvons donc appeler ce Schultz pour vérifier votre alibi.
00:37:19Non, commissaire, c'est impossible.
00:37:20Si vous convoquez Schultz, vous risquez de l'affoler.
00:37:23Et à ce moment-là, je peux dire adieu à mon interview.
00:37:26Par contre, si vous pouviez encore patienter jusqu'à ce soir...
00:37:31D'accord.
00:37:33Je veux bien accepter d'attendre le temps qu'il vous faut pour interviewer ce Schultz.
00:37:37Mais pas plus.
00:37:40Merci.
00:37:42Non, non, un moment, ce n'est pas fini. Asseyez-vous.
00:37:52Serait-ce là le motif de votre querelle avec Elgadanon ?
00:37:58Que signifie cette photo ?
00:38:01Elle suggère un motif qui me paraît sauter aux yeux, non ?
00:38:03Vous étiez follement jaloux.
00:38:05Moi ? J'étais jaloux ?
00:38:08Délega ?
00:38:09Non.
00:38:11Ça suffit comme ça, M. Tauberg.
00:38:12Finissons-en une bonne fois.
00:38:14Je ne suis ni un enfant de cœur, ni un imbécile.
00:38:16Si ce soir-là vous avez fait une scène à Elgadanon,
00:38:17c'est parce que vous aviez appris que Bauer était tout prêt à vous l'enlever.
00:38:22Vous étiez l'amant de Elgadanon.
00:38:24Mais non !
00:38:25Ce n'est pas vrai !
00:38:26Elgadanon et moi, n'étions que des amis.
00:38:29Et selon vous, le Dr Bauer, était-il davantage ?
00:38:36Ça, je n'en sais rien.
00:38:37La femme de chambre a été formelle.
00:38:39Votre scène, Tauberg, était une scène de jalousie.
00:38:42Mais non, voyons.
00:38:43Non.
00:38:44Non, je vous assure.
00:38:45Je cherchais seulement à convaincre Elgadanon de ne plus rencontrer Bauer.
00:38:50C'est tout.
00:38:52Depuis quand étiez-vous au courant pour Bauer ?
00:38:55Ce n'est pas que j'étais au courant, commissaire.
00:38:58Aujourd'hui encore, je ne sais rien de précis.
00:39:01Mais je flairais quelque chose.
00:39:02On les voyait beaucoup ensemble, quoi.
00:39:04C'est tout.
00:39:05Et personne ne doutait que Bauer soit amoureux d'Elga.
00:39:09Personnellement, j'ai cru deviner quelque chose entre...
00:39:11Mais j'ai pu me tromper.
00:39:13Et pour en avoir le cœur net, vous avez suivi Elga.
00:39:16Oui.
00:39:17Je voulais savoir où elle allait.
00:39:19Mais vous saviez bien que c'était son mari qu'elle allait retrouver.
00:39:21C'est vous-même qui nous l'avez dit.
00:39:23Ben oui, je l'ai dit, mais...
00:39:23Oui, d'accord, d'accord, je commence à comprendre.
00:39:25Vous vouliez vous assurer qu'elle n'avait pas menti.
00:39:30Oui, c'est ça.
00:39:33Donc ?
00:39:34Donc vous n'étiez pas sûr que c'était bien Danon qui avait téléphoné ?
00:39:38Elga disait avoir eu Marco au téléphone, qu'elle devait s'habiller pour sortir avec lui.
00:39:42Et je voulais voir si c'était vrai.
00:39:44Ou alors, si le rendez-vous était avec Bauer.
00:39:49C'est un intérêt que vous lui portiez.
00:39:51Pourquoi étrange ? J'étais l'ami d'Elga et celui de Marco.
00:39:54Ils avaient l'air heureux ensemble.
00:39:56Et je n'arrivais pas à m'expliquer cet intérêt pour Bauer.
00:39:58Mais peut-être n'y avait-il aucune liaison entre eux.
00:40:01Et cette photographie, alors ?
00:40:04Elle est truquée.
00:40:07Un photomontage.
00:40:08Mais je m'en suis servi pour vous faire parler, M. Tauberg.
00:40:13Et vous l'avez eu comment ?
00:40:15Un envoi anonyme.
00:40:16C'est un bon truc pour aider la police.
00:40:20Ou quelqu'un d'autre.
00:40:22Vous ne comprenez pas ?
00:40:24Attirer notre attention sur une personne peut utilement servir à détourner notre attention d'une autre personne.
00:40:34C'est-à-dire de moi ?
00:40:35Ah, bravo, vous arrivez quand même.
00:40:37Moi, d'un petit service.
00:40:39Volontiers.
00:40:42Félicité de ma part, Mlle Vanessa.
00:40:44Ah, ces photomontages sont excellents, remarquables.
00:40:51Au revoir.
00:41:15Tiens, Marco, écoute.
00:41:17Voilà les données les plus récentes.
00:41:18Les résultats semblent tout à fait positifs.
00:41:20Mais ça t'intéresse ?
00:41:21Non, je t'avoue que ça ne m'intéresse pas.
00:41:23Je me songe qu'à tout plaquer.
00:41:25Comment aller d'ici ?
00:41:26Ça devient une espèce de hantise.
00:41:28D'ailleurs, j'ai déjà parlé hier à Zimmermann de mon intention de retourner vivre en Italie.
00:41:33Tu parles sérieusement ?
00:41:36Je n'ai plus aucune raison valable de demeurer à Hambourg.
00:41:39À présent.
00:41:42Enfin, ton travail est ici.
00:41:44Tous tes intérêts sont ici.
00:41:46Et Coralba ?
00:41:47Je suis fatigué, Karl.
00:41:50Plus que fatigué.
00:41:53Viens.
00:42:00Je vous dérange.
00:42:04Je désirais bavarder un instant avec le docteur Bauer.
00:42:08Alors, je vous laisse.
00:42:09Si vous avez besoin de moi, je suis dans mon bureau.
00:42:12Vous n'êtes pas trop, Danon.
00:42:14Je crois que vous pouvez utilement rester.
00:42:17Quoi que je sois contraint d'aborder un sujet plutôt déplaisant pour vous.
00:42:21Plutôt déplaisant ?
00:42:24Puis-je m'asseoir d'abord ?
00:42:25Je vous en prie.
00:42:27Oui.
00:42:28Nous sommes obligés d'en revenir à Elga Danon.
00:42:30Enfin, Elga Muller.
00:42:32Un personnage dont la police ne sait encore que bien peu de choses.
00:42:35On peut remonter la filière jusqu'à il y a un an.
00:42:37Mais avant, c'est l'inconnu.
00:42:40Une mystérieuse créature surgit brusquement d'on ne sait où, sinon d'un rêve,
00:42:44à bord d'au grand port de Hambourg,
00:42:46se présente au laboratoire pharmaceutique Danon Zimmermann,
00:42:49y est engagée comme secrétaire,
00:42:52et passe à votre service, je crois, docteur Bauer.
00:42:54Oui, au bout de quelques jours, elle devint ma secrétaire.
00:42:57Pour combien de temps ?
00:42:58Quatre mois.
00:42:59Et vous étiez très lié ?
00:43:01Non, le terme serait inexact.
00:43:03Nous sympathisions beaucoup dans le travail,
00:43:05mais nous ne nous voyons jamais en dehors des ordres de bureau,
00:43:08si c'est ça que vous voulez savoir.
00:43:10Après quoi, Mlle Muller passa au secrétariat du docteur Danon.
00:43:16Karl me parlait d'elle de manière enthousiaste.
00:43:19Et ma propre secrétaire venait de se marier.
00:43:22Et cinq mois plus tard, Mlle Muller se maria à son tour.
00:43:26Mais avec vous.
00:43:27Oui.
00:43:28Je ne comprends pas où vous voulez en venir, commissaire.
00:43:31Un peu de patience.
00:43:34Et ensuite, trois mois se passent.
00:43:36Et nous en arrivons à la tragédie.
00:43:38La police entreprend de démêler un embrouillamini de la pire espèce.
00:43:43Je dois dire qu'au départ,
00:43:44quelqu'un avait pris grand soin de nous mettre sur la piste du docteur Danon.
00:43:48Mais après les premiers interrogatoires,
00:43:50nous avons découvert que le mieux placé sur la sellette
00:43:53était le jeune public relation de la société Max Stauberg.
00:43:57Ses ingérences dans la vie privée d'Elga,
00:43:58la vive discussion qu'il a eue avec elle le soir du crime,
00:44:01le soin qu'il a eue de suivre son taxi,
00:44:03tous ces faits donneraient à penser de façon précise
00:44:08qu'il avait une liaison avec Elga.
00:44:10C'est absurde, commissaire.
00:44:13Et vous, qu'en pensez-vous, docteur Bauer?
00:44:16Non.
00:44:17Non, commissaire.
00:44:19Tauberg nourrissait pour Elga des sentiments amicaux et fraternels.
00:44:24Sans compter qu'il est profondément attaché à Vanessa.
00:44:28Non, c'est une fausse piste.
00:44:30Probablement, oui.
00:44:31Ça me fait plaisir de vous l'entendre dire.
00:44:34En fait, la police sait parfaitement
00:44:37qui était la mandée Elga.
00:44:38C'est abject, commissaire.
00:44:41Il y a des propos qu'on ne peut tolérer.
00:44:47C'est en effet l'aspect le plus répugnant du policier.
00:44:53Mais je dois le faire.
00:44:55Et vous tenir au courant
00:44:57de ce que l'enquête met à jour.
00:44:58Mais gardez les dons pour vous, vos découvertes.
00:45:01C'est pour étudier mes réactions
00:45:02ou bien celles du docteur Bauer
00:45:04que vous inventez toutes ces histoires.
00:45:06Bien, il est indispensable que vous le sachiez.
00:45:09Cette tierce personne existe.
00:45:12Témoignages et rumeurs s'appliquent trop bien à le prouver.
00:45:19C'est le docteur Bauer.
00:45:24Moi ?
00:45:26Moi ?
00:45:27Le commissaire, c'est une blague.
00:45:28Mais c'est ridicule.
00:45:31Moi, l'amant d'Elga.
00:45:33Mais c'est une hypothèse complètement délirante.
00:45:36Elga n'a été que ma secrétaire.
00:45:38Un point, c'est tout.
00:45:40Et puis,
00:45:41vous ignorez quel lien profond,
00:45:43tant humain que professionnel,
00:45:44peut exister entre Marco et moi.
00:45:47Il y avait des années que je suivais ses travaux.
00:45:50Lorsqu'il quitta la profession à Venise,
00:45:52ce fut moi-même qu'il mise au courant
00:45:53de mes progrès dans la mise au point du Coralba.
00:45:56Ce fut encore mois plus tard
00:45:57qui suggérait à Zimmermann
00:45:59de proposer qu'il nous cède son brevet
00:46:00en échange d'un nombre de parts dans la société.
00:46:02C'est vrai, Marco, non ?
00:46:03Dis-le lui !
00:46:10Il vint donc s'installer à Hambourg.
00:46:12Et ce fut grâce au Coralba
00:46:14que les choses commencèrent à bien aller.
00:46:17Moi,
00:46:18d'abord simple chimiste ici,
00:46:20je fus ensuite nommé responsable
00:46:22du laboratoire de recherche.
00:46:26Mais nous demeurons partenaires,
00:46:27moi et le docteur Danon.
00:46:29La société a un avenir brillant
00:46:31et j'aurais risqué de gâcher tout cela
00:46:33pour les jolis yeux d'Elga.
00:46:35Moi, j'aurais trahi Marco
00:46:36au seul profit d'une malpropre
00:46:38et banale liaison.
00:46:48Non, non, je vous en prie,
00:46:50ça suffit.
00:46:51Vous pouvez vous battre tant que vous voulez,
00:46:53mais pas devant moi.
00:46:59Docteur Bauer,
00:47:00pourquoi vous préoccupez-vous tant
00:47:02de dissimuler la vérité ?
00:47:04Votre réaction est incongrue.
00:47:06Comment ?
00:47:07La découverte de vos rapports
00:47:09avec Elga Danon
00:47:09peut bien être compromettante,
00:47:13mais surtout pour le docteur Danon.
00:47:16Pour moi ?
00:47:18Bien sûr.
00:47:19Pour vous.
00:47:20La jalousie peut avoir été le mobile
00:47:22du meurtre de votre femme.
00:47:24Mais combien de fois devrais-je répéter
00:47:26que je n'ai pas tué Elga ?
00:47:28Je n'ai pu que tuer Mme Schneider.
00:47:30Ah oui.
00:47:31La fameuse et mystérieuse Mme Schneider.
00:47:37J'écoute.
00:47:40Oui, un petit instant.
00:47:43Commissaire, c'est pour vous.
00:47:45Pour moi ?
00:47:46Oui.
00:47:49Ici, commissaire Lank.
00:47:51Ah.
00:47:52C'est toi, Jansen, je t'écoute.
00:47:54Oui, j'ai suivi Deborah Danon.
00:47:56D'abord à Chamonix
00:47:58et ensuite à Venise.
00:48:01J'ai l'impression
00:48:02qu'elle pourrait avoir
00:48:03beaucoup de choses à raconter.
00:48:05D'autre part, mon séjour ici
00:48:07m'a permis de découvrir
00:48:08un détail des plus intéressants.
00:48:11Comment ?
00:48:17J'espère dès que possible.
00:48:20Et merci.
00:48:29C'était Jansen de Venise.
00:48:32Il a trouvé cette Dame Schneider.
00:48:36Oui, c'est vous
00:48:37qui aviez raison,
00:48:38docteur Danon.
00:48:39Cette personne existait vraiment.
00:48:41Elle n'était pas seulement
00:48:41le produit de votre imagination.
00:48:44Et on l'a retrouvée
00:48:45à la place la plus indiquée
00:48:47pour un cadavre.
00:48:49Au cimetière.
00:48:52Où elle repose
00:48:53depuis près d'un an.
00:49:07Vous pouvez toujours sonner,
00:49:08il n'y a plus personne
00:49:09qui habite là.
00:49:15Je ne suis pas un fantôme,
00:49:17je suis là.
00:49:20Depuis que la Dame est morte,
00:49:21cette maison est tombée
00:49:23à l'abandon, vous voyez.
00:49:24C'est vraiment triste.
00:49:27Madame Schneider n'avait pas de famille?
00:49:29Aucun ami?
00:49:32Du temps qu'ils habitaient ici,
00:49:33je n'ai jamais vu.
00:49:34C'était des personnes bien gentilles,
00:49:36mais plutôt réservées.
00:49:38Forcément, c'était des étrangers.
00:49:39Et l'Italien,
00:49:40il ne parlait pas tellement bien.
00:49:42Et puis,
00:49:43à qui est la mort de la Dame?
00:49:44La jeune fille est partie,
00:49:45elle aussi.
00:49:46La jeune fille?
00:49:48Oui,
00:49:49la fille de Madame Schneider,
00:49:51Olga.
00:49:51Olga, mais qui est...
00:49:52Ça me ferait bien plaisir
00:49:53de le savoir.
00:49:55Parce que,
00:49:55je serais volontiers preneur.
00:49:57La maison, naturellement.
00:49:59La mienne est en train
00:50:00de s'écrouler,
00:50:00tandis que celle-là
00:50:01elle tient encore bien.
00:50:02Peut-être même
00:50:02que je ferais une bonne affaire.
00:50:04Mais,
00:50:04soit pour à qui m'adresser,
00:50:05tout le monde s'est envolé.
00:50:07Mais dites-moi,
00:50:08il faut absolument
00:50:09que je parle à cette jeune fille.
00:50:10Il doit bien y avoir
00:50:11quelqu'un qui...
00:50:11Je crains bien
00:50:12que ce soit dur à trouver.
00:50:14Ah, peut-être Clara,
00:50:16une copine d'Olga.
00:50:17Elle était peintre.
00:50:18Elle venait bien souvent
00:50:19poser son chevalet par ici.
00:50:20Même qu'elle a voulu
00:50:21faire un portrait de moi.
00:50:22Elle disait
00:50:23que j'avais une tête classique.
00:50:25J'ai jamais bien compris
00:50:26ce qu'elle voulait dire au juste,
00:50:27mais j'ai toujours pris ça
00:50:28pour un compliment.
00:50:29J'espère que je...
00:50:30Eh?
00:50:34J'espérais qu'elle m'aurait écrit.
00:50:36Au lieu de ça, rien.
00:50:38Ça m'a fait beaucoup de peine.
00:50:39J'ai été amie intime
00:50:40pendant longtemps.
00:50:41Elle a disparu un jour
00:50:42sans crier gare.
00:50:45Et vous,
00:50:45quand l'avez-vous vue
00:50:46la dernière fois?
00:50:49Il y a bien longtemps déjà,
00:50:50à Chamonix.
00:50:51Mais elle parlait tellement de vous,
00:50:53j'espérais que vous m'adiqueriez
00:50:53une piste qui m'aidera
00:50:54à la retrouver.
00:50:55Ah non,
00:50:56je ne vois vraiment rien.
00:50:58Situant après,
00:50:58Olga habitait ici avec moi,
00:51:00durant un mois ou presque.
00:51:01Un bon matin,
00:51:02elle m'a dit qu'elle partait.
00:51:03Mais seulement,
00:51:04pour quelques jours,
00:51:05je ne l'ai pas vue.
00:51:07De l'hôtel où elle travaillait,
00:51:09au Torcello,
00:51:09ils sauront peut-être.
00:51:11Torcello?
00:51:12Moi,
00:51:12je n'ai rien demandé à personne.
00:51:13S'il ne m'a pas écrit,
00:51:14c'est qu'elle devait avoir
00:51:15une bonne raison.
00:51:16Mais vous alors,
00:51:17ne pas chercher.
00:51:46Merci.
00:52:04Comment donc?
00:52:05Bien sûr que je me souviens
00:52:06d'Olga.
00:52:08Une jolie fille,
00:52:09adorable.
00:52:10Le jour où elle nous quittait,
00:52:11se fait une grosse déception
00:52:12pour tout le monde.
00:52:13Mais pour quelle raison
00:52:14décidait-elle brusquement
00:52:15de partir?
00:52:16Je n'en sais rien.
00:52:17Je n'en sais rien.
00:52:18D'après elle,
00:52:19elle était fatiguée
00:52:20de ce genre de travail.
00:52:21Je n'en ai pas cru un mot.
00:52:23Voulez-vous vous asseoir?
00:52:25En fait,
00:52:26Olga appréciait énormément
00:52:27son emploi.
00:52:28Tout l'hiver à Chamonix,
00:52:30tout l'été à Venise.
00:52:31Et pourtant,
00:52:32personne n'a réussi
00:52:33à la faire changer d'avis.
00:52:34Bah,
00:52:34j'en ai eu un terrible regret.
00:52:37Je vous confesse
00:52:38que cette jeune Olga
00:52:39me plaisait beaucoup.
00:52:41Mais parlons donc un peu.
00:52:43Si jamais vous cherchez
00:52:44un bon job
00:52:44comme celui d'Olga,
00:52:47vous avez le physique
00:52:48de l'emploi.
00:52:49Vous êtes délicieuse.
00:53:02Ah!
00:53:03Bonjour.
00:53:04Si c'est moi
00:53:05que vous cherchez,
00:53:06vous serez parmi les étages.
00:53:08Mademoiselle Clara
00:53:08Fornari?
00:53:09Âgée de 29 ans,
00:53:10peintre de profession.
00:53:11Le reste est confidentiel.
00:53:12Je parie que vous êtes
00:53:13policier et étranger.
00:53:15Oui,
00:53:16et puis après,
00:53:16je vous laisse
00:53:16seulement un renseignement.
00:53:18Aujourd'hui,
00:53:19décidément,
00:53:20c'est mon jour.
00:53:21Si vous y tenez,
00:53:21accompagnez-moi,
00:53:22j'ai un rendez-vous
00:53:22que je ne veux pas manquer.
00:53:25Je ne voudrais pas
00:53:26vous faire perdre votre temps.
00:53:27Seulement une ou deux questions.
00:53:29Laisse-moi donc un peu deviner.
00:53:31Ne serait-ce pas
00:53:31au sujet d'une Snyder?
00:53:33Oui, exactement,
00:53:34au sujet de Madame Snyder.
00:53:36Alors, j'ai perdu.
00:53:37Je croyais que vous vouliez
00:53:37parler d'Olga.
00:53:38Olga?
00:53:40Je ne comprends pas.
00:53:41Faites-vous donc
00:53:42expliquer tout ça par Déborah
00:53:43que ça vous sert au moins
00:53:44à quelque chose de la suivre.
00:53:45Ah, Mademoiselle Danone,
00:53:46elle m'a une fois de plus devancée.
00:53:47Elle doit être plus futée.
00:53:48En tout cas,
00:53:49elle est plus sympathique que vous.
00:53:50Vous ne seriez jamais?
00:53:51Ah, non.
00:53:52On n'est pas souvent l'occasion.
00:53:54J'en suis désolée pour vous.
00:54:00N'importe comment,
00:54:01je n'aurais rien à vous dire.
00:54:03La mère,
00:54:04je la connaissais à peine.
00:54:05J'étais intime avec Olga.
00:54:07Mais j'ignore ce qu'elle est devenue.
00:54:09Vraiment, je l'ignore.
00:54:11Mais n'ayez aucun regret.
00:54:12Même si j'avais su quelque chose,
00:54:14je ne vous aurais rien dit.
00:54:15Je n'aime pas les gens
00:54:16qui ne savent pas sourire.
00:54:18Je n'aime pas les gens.
00:54:19J'ai rien à vous dire.
00:54:24J'ai rien à vous dire.
00:54:25Musique douce
00:54:52J'espérais que cette histoire était à présent définitivement close.
00:54:56Je suis certaine que mon père n'a commis aucune faute professionnelle.
00:55:00Je n'en sais rien.
00:55:02On peut lui reprocher d'avoir eu recours au corps albin, quelque extrême qu'eût été l'état du malade.
00:55:07Ce n'est pas à moi d'en juger.
00:55:10S'il a fait une erreur, il l'a péché, en tout cas abourement cher.
00:55:14Ça dure être triste pour lui de quitter Venise.
00:55:17À peine avait-il oublié ce mauvais souvenir, il recommençait son existence à zéro.
00:55:20Ois-tu Deborah, j'ai vu bien souvent des gens souffrir, atrocement parfois, de la mort d'une personne aimée.
00:55:28Mais je n'arrive pas à comprendre le sentiment qui a poussé Madame Schneider à persécuter ton père avec ce
00:55:33chantage.
00:55:38Madame Schneider ? Mais qu'a-t-elle à voir avec ça ?
00:55:40Comment qu'a-t-elle à voir avec ça ?
00:55:42Mais ne m'as-tu pas dit que c'était la mère de Peter qui rançonnait ton père ?
00:55:46La mère de Peter Schneider ?
00:55:52Oui ?
00:55:54Pardonnez-moi, professeur.
00:55:55Qui a-t-il ?
00:55:57Un monsieur qui vient d'étranger.
00:55:59Il désire vous parler, le commissaire Jansen.
00:56:03C'est moi qui le veux voir, professeur.
00:56:05Pouvez-vous le recevoir ?
00:56:06Dis-lui qu'il peut rentrer.
00:56:10Un commissaire ? Que peut-il bien de vouloir ?
00:56:14Bonjour.
00:56:16Veuillez excuser ma brutale intrusion.
00:56:18Bonjour, monsieur.
00:56:20Le commissaire Jansen, le professeur Marty, directeur de la clinique.
00:56:25Je crois que je vais regagner en bourg avec vous, commissaire.
00:56:28Désormais, il ne servirait à rien de rester.
00:56:30Je crois qu'il ne servait pas non plus à grand-chose de faire ce voyage.
00:56:34Je voulais retrouver Helga Muller.
00:56:36Helga Muller, mais elle est morte.
00:56:39Non.
00:56:40Helga Muller ne peut pas être morte.
00:56:43Elle n'a jamais existé.
00:56:46Helga se nommait Schneider.
00:56:48Olga Schneider.
00:56:51Et elle était la sœur de Peter.
00:56:55Olga Schneider.
00:56:58a
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