- il y a 2 jours
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00:10:55Peut-être.
00:10:57Mais il faut bien quelqu'un pour le faire.
00:11:04Pourquoi ne m'avez-vous pas arrêté aujourd'hui, commissaire?
00:11:07Le revolver, la révélation de la véritable identité d'Elga sont autant de preuves contre moi.
00:11:17Pour vous, désormais, ça n'a plus aucune importance que l'on prouve ou non votre innocence.
00:11:29Je ne sais.
00:11:31Ce proche passé est devenu si lointain, si absurde.
00:11:34Elga et moi, c'est drôle.
00:11:38Je continue à l'appeler Elga, bien que je sache que c'était un faux.
00:11:42Nous sommes deux silhouettes lointaines que je n'arrive pas à mettre au point.
00:11:47Qui persistent à demeurer brouillés.
00:11:51Aujourd'hui, j'ai compris que peut-être il en avait toujours été ainsi.
00:11:56Elga me haïssait justement pour ça, parce que je n'ai jamais réussi à la comprendre.
00:12:02À l'aimer, au vrai sens du mot.
00:12:05Il se peut que la vérité vous adoucit à quelque chose.
00:12:08En vous permettant de comprendre qui était véritablement Elga.
00:12:13Voyez-vous, commissaire, je voudrais savoir...
00:12:16Non, c'est sans importance.
00:12:21Je me sens comme vide.
00:12:24Je n'éprouve même plus de répulsion, ni de haine contre l'assassin.
00:12:39Vous m'avez demandé pourquoi je ne vous avais pas arrêté.
00:12:43Tout bonnement parce que je ne crois pas...
00:12:45...que ce soit vous qui ayez tué votre femme.
00:12:55Dans mon métier, ce sont les preuves, les faits qui comptent avant tout.
00:12:58Et le plus souvent, cela est tout à fait légitime.
00:13:01Mais je ne me fie pas aveuglément aux faits.
00:13:03C'est, comment dire, trop mécanique.
00:13:06Et vraiment trop facile.
00:13:08Quelquefois, il suffit d'une seule circonstance pour comprendre qu'un homme peut être innocent.
00:13:13Une fois sur mille.
00:13:14Je me trompe peut-être, mais...
00:13:15...je crois qu'il ne faut pas la négliger.
00:13:23Vous faites confiance à l'homme ?
00:13:25C'est inattendu pour quelqu'un de votre métier.
00:13:28Je crois qu'autrement, j'en choisirais un autre.
00:13:33Je n'ai eu qu'une seule fois l'occasion de vous voir tel que vous devez être réellement.
00:13:37Oui, l'espace d'un instant, je vous ai vu absolument sincère.
00:13:40Et désarmé.
00:13:43C'est arrivé le premier soir, docteur Danon, lorsque nous sommes entrés dans la villa de Malvin.
00:13:48D'instinct, vous avez commencé alors à monter l'escalier,
00:13:50à vous diriger sans hésiter vers les pièces du premier.
00:13:54Mais pourquoi justement avoir pris ce chemin ?
00:13:57Le meurtre avait eu lieu en bas, dans le salon.
00:14:00Mais il était bien évident que ça, vous ne pouviez pas le savoir.
00:14:06Pourtant, vous avez eu peur quand vous vous êtes rendu compte de ce que vous étiez en train de faire.
00:14:10A vous diriger sans hésitation vers l'escalier.
00:14:12Vous prouviez que vous étiez déjà venu dans cette villa.
00:14:15Vous avez eu peur de vous être trahi.
00:14:21Moi, si je vous crois innocent,
00:14:23c'est à cause justement de cette peur-là.
00:14:26Mêlée de stupeur.
00:14:29Bien sûr, ça pouvait être une mise en scène.
00:14:33Mais je ne crois pas.
00:14:37Et j'espère sincèrement ne pas me tromper.
00:15:27Mêlée de stupeur.
00:15:58Mêlée de stupeur.
00:16:27Mêlée de stupeur.
00:16:39Peux-tu m'expliquer pour quel motif
00:16:41tu m'as convoqué aujourd'hui un dimanche
00:16:43et dans mon propre bureau ?
00:16:44Pourquoi ?
00:16:45Tu connaissais depuis très longtemps
00:16:47Olga Schneider.
00:16:51Je n'ai jamais rencontré Mme Schneider.
00:16:54Ne fais pas l'idiot, j'ai dit Olga Schneider.
00:16:56La fille de Mme Schneider.
00:17:01Écoute, Marco, je commence à en avoir assez de tout ça.
00:17:04Il y a suffisamment de policiers pour poser des questions.
00:17:06Oui, mais c'est à moi que tu dois répondre.
00:17:08Avoue, depuis combien de temps
00:17:10connaissais-tu le véritable nom d'Elga ?
00:17:16Tu affirmes que tu n'as jamais été son amant.
00:17:19Mais s'il faut te croire,
00:17:20pourquoi ne pas m'avoir dit
00:17:22qui était réellement Olga ?
00:17:24Et qu'aurais-je pu te dire que tu ne saches déjà ?
00:17:25Tu savais qui était Olga.
00:17:27Tu savais qu'elle te faisait chanter.
00:17:29C'est pour cela que tu l'as tué.
00:17:30Non, c'est faux !
00:17:31Et tu sais parfaitement que c'est faux !
00:17:33Tu ne sais dire que cela, c'est faux.
00:17:36Mais alors prouve-moi que c'est faux !
00:17:38Allez, vas-y !
00:17:39Prouve donc que tu n'es jamais allé dans cette ville-là.
00:17:42Que le revolver qui a tiré n'était pas le tien.
00:17:44Prouve que tu n'es pas le seul
00:17:45qui pouvait avoir intérêt à la tuer.
00:17:48Pour en finir avec tout ce chantage.
00:17:49Je ne pensais pas que tu me haïssais
00:17:51jusqu'à te venger de la sorte.
00:17:53Avec la police, tu peux te permettre
00:17:55de jouer les victimes.
00:17:56Avec moi, non.
00:17:56Tu n'arriveras jamais à m'endormir.
00:18:05Je sais que tu as assassiné Olga.
00:18:07Je le sais.
00:18:08Et j'espère que les autres
00:18:10ne tarderont pas à le comprendre.
00:18:15Carl !
00:18:16Carl !
00:18:28C'est parti !
00:19:28C'est parti !
00:19:38C'est parti !
00:19:40C'est parti !
00:19:45C'est parti !
00:19:45C'est parti !
00:19:45...
00:20:12Gustave.
00:20:18Mais, docteur...
00:20:19Vous êtes surpris de me voir dehors, hein ?
00:20:22Je ne vous ai pas vu passer. Mais alors, comment avez-vous fait ?
00:20:25Je suis sorti par derrière. Il y a eu une brèche dans le mur de Clotter.
00:20:29Ah oui, c'est vrai, je n'y pensais pas. Mais les ouvriers n'en ont plus pour bien longtemps.
00:20:32Quand a-t-on commencé à faire ces travaux ?
00:20:34Que je me rappelle depuis mardi. Oui, j'en suis sûr. Oui, c'est à partir de mardi qu'ils
00:20:40ont commencé.
00:20:46...
00:20:56Donc, Gustave, si je le lui avais demandé, aurait été assurément tout prêt à jurer que vous n'aviez pas
00:21:00quitté l'immeuble, c'est ça ?
00:21:02Exact. Je pouvais même rester dehors quelques heures, puis me faufiler de nouveau à l'intérieur, mais pourrais pas quitter
00:21:09l'établissement.
00:21:10Et votre alibi n'aurait pu être mis en doute. Pas plus que celui du Docteur Bauer.
00:21:14Si. Le Docteur Bauer n'a réellement pas quitté l'immeuble de la journée.
00:21:18Son bureau se trouve à côté de l'escalier de service menant assez de cours qui donnent par derrière.
00:21:22Il ne devait pas être bien difficile pour lui de sortir sans se faire remarquer.
00:21:26Sans doute, mais il y a un point qui est important.
00:21:28Le Docteur Bauer a constamment été dans son laboratoire en compagnie de nombreuses personnes.
00:21:33Sauf pendant deux heures.
00:21:35Deux heures ? Ça, je ne le savais pas.
00:21:38Oui. Pendant deux heures, il a disparu pour une raison bien simple.
00:21:42Il se reposait dans son bureau.
00:21:44Oui, je m'en souviens. Il me l'avait dit à moi aussi qu'il allait se reposer.
00:21:48Et alors ?
00:21:49Il aurait pu fort bien sortir durant ces deux heures.
00:21:52Autrement dit, entre quatre et six.
00:21:54Mais à cette heure-là, Docteur Danon, votre femme était encore en vie.
00:21:58Nous le savons parfaitement.
00:22:09Il aalan est au sud de quatre.
00:22:23UneL'ivoir, taille.
00:22:24Au10, un pèche.
00:22:28Le poisson qui ne le sort, tx.
00:22:55C'est elle ?
00:22:57Oui, oui.
00:23:00C'est un peu, je ne sais pas.
00:23:27C'est un peu, je ne sais pas.
00:23:30C'est un peu, je ne sais pas.
00:23:38C'est un peu, je ne sais pas.
00:23:50C'est un peu, je ne sais pas.
00:24:15C'est un peu, je ne sais pas.
00:24:38Pose de là-bas.
00:24:54Papa, nous devrions parler.
00:24:57Parce que je crois qu'il n'y a qu'en échangeant nos propres sentiments
00:25:01que nous parviendrons à trouver une explication à tant de choses.
00:25:06Tu as raison, Libra.
00:25:08Toutefois, je crains que certaines choses ne trouvent jamais d'explication.
00:25:13Par exemple, autant je saisis maintenant
00:25:17la raison de ton instinctive aversion pour Elga.
00:25:20Je vois.
00:25:23Autant tu ne peux comprendre la haine d'Elga pour toi.
00:25:27C'est cela qui continue à te poursuivre.
00:25:30Oui, je n'arrive pas à comprendre cette haine.
00:25:34Calme et froide.
00:25:35On peut s'aider à une impulsion.
00:25:38Mais la haine d'Elga était tout autre chose.
00:25:41Une haine mûrement calculée.
00:25:43Pourquoi ?
00:25:45Pourquoi m'avoir haï à ce point ?
00:25:48Et pourtant, tu lui avais donné les lettres.
00:25:51Tu avais essayé de lui expliquer que l'on t'accusait
00:25:54pour une faute que tu étais sûr de ne pas avoir commise.
00:25:59Je m'imaginais qu'elle était heureuse avec moi.
00:26:03Alors que derrière ce sourire,
00:26:06derrière ce visage heureux,
00:26:08il n'y avait qu'un désir acharné de vengeance.
00:26:11Rien d'autre.
00:26:13C'est bizarre.
00:26:15Aujourd'hui que je sais qui était Elga,
00:26:17il me semble que je ne le déteste plus comme avant.
00:26:21En un sens, je lui trouve des excuses.
00:26:24En fait, je suis le seul responsable de cette lamentable tragédie.
00:26:29C'est moi qui l'ai poussé à chantage,
00:26:31qui ai provoqué inconsciemment sa mort.
00:26:33Non, ce n'est pas vrai.
00:26:34Ce n'est pas vrai.
00:26:38Il n'y a de vrai que mon désespoir, Deborah.
00:26:42Un sentiment bien inutile.
00:26:44Mais non. Il faut réagir, papa.
00:26:47Oui, je sais. Je sais.
00:26:50J'ai grand besoin de ton appui, Deborah.
00:26:58Vois-tu, il faudrait essayer de trouver une explication à chaque chose.
00:27:13Tiens.
00:27:16Ceci, par exemple.
00:27:18Ça ne te dit rien ?
00:27:19Mais si, attends. Je l'ai déjà vu.
00:27:23Une minute.
00:27:24Mais oui, c'est à Vanessa. Elle l'a perdue il y a quelques jours.
00:27:27Vanessa ? Tu en es sûre ?
00:27:29Oui. Il me semble que c'est la même.
00:27:33On va bien voir. Celle de Vanessa avait un ressort cassé.
00:27:36Dans le fermoir du bracelet. C'est pour ça qu'elle l'a semé en route.
00:27:39Voyons un peu.
00:27:43On dirait qu'elle tient.
00:27:45Oh !
00:27:47Il n'y a aucun doute. C'est celle de Vanessa.
00:27:50Mais comment se fait-il ? Où l'as-tu trouvée ?
00:27:53Elle m'a été remise par la police.
00:27:54La police ?
00:27:55Oui. Elle était avec les bijoux qu'Elga portait ce soir-là.
00:27:59Voilà une des choses que je ne comprends pas.
00:28:01Pourquoi parmi les bijoux d'Elga, il y avait-il la montre de Vanessa ?
00:28:08Vous allez peut-être pouvoir m'aider, madame.
00:28:10J'ai passé ma vie à essayer d'aider les hommes.
00:28:13Tous ceux que j'ai bien connus.
00:28:15Mais je n'ai jamais la main heureuse.
00:28:18Un renseignement. Juste un renseignement.
00:28:21Une femme blonde dans la cinquantaine portant quelquefois un manteau à carreaux.
00:28:27Avec le nombre de bonnes femmes qui passent ici, comment voulez-vous que je me souvienne de toutes ?
00:28:32Les hommes, oui. C'est autre chose, je ne peux pas m'empêcher de les regarder.
00:28:35Mais les femmes...
00:28:40Vous ne voyez toujours pas ?
00:28:41Il m'aiderait bien dans mes comptes de fin de semaine votre billet.
00:28:46Mais cette femme-là, j'en ai pas le souvenir.
00:28:50Bien dommage de perdre un joli billet comme ça.
00:28:54Du coup, je vais me mettre à faire attention aux femmes.
00:29:02Moi, la mémoire pourrait bien me revenir.
00:29:07Blonde et avec un manteau à carreaux, vous dites ?
00:29:11Ouais, je l'ai vu quelquefois. Elle habite dans le coin, par ici.
00:29:14Comment pourrais-je obtenir cette adresse, ou du moins le nom de cette femme ?
00:29:19Facile. Montrez-moi encore sans marque.
00:29:22Un de mes amis connaît tout le monde dans le coin.
00:29:24Il reconnaîtra sûrement la dame en question.
00:29:27Et vous pourriez me l'amener, cet ami ?
00:29:29Bien sûr.
00:29:31Je ne peux pas le joindre, il n'a pas le téléphone.
00:29:34Oh, mais il habite pas loin.
00:29:36On n'a qu'à passer chez lui, vous aurez tous les tuyaux que vous voudrez.
00:29:41Parfait.
00:29:44Allons-y.
00:29:57Allons-y.
00:30:18Allons-y.
00:30:21Allons-y.
00:30:24Allons-y.
00:30:27Allons-y.
00:30:29Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30:59...
00:31:44C'est comme à la gare.
00:31:46On a l'impression que le train s'est mis en marche alors que c'est le voisin qui roulait
00:31:50pas nous.
00:31:50Non, Janssen.
00:31:52Le nôtre aussi s'est ébranlé, mais nous allons découvrir. Voilà tout.
00:31:56Nous connaissons déjà fort mal la gare de départ.
00:31:59D'après moi, tout est de plus en plus obscur. Cette Schneider ne s'appelait pas Schneider.
00:32:02Mais alors comment ? Une énigme de plus.
00:32:04Nous, nous ne savons pas comment elle s'appelait en réalité.
00:32:07À quelle heure a-t-elle été assassinée ?
00:32:09Quand Danon est arrivée à la ville de la Malvin, était-elle déjà morte ?
00:32:12Ou bien est-ce lui, le meurtrier ?
00:32:14Je veux parler au commissaire Lanc.
00:32:16Docteur Danon.
00:32:19Que s'est-il passé ?
00:32:20Il a été attaqué.
00:32:21Quoi ?
00:32:21Qui l'a attaqué ?
00:32:22Lui et cinq autres.
00:32:23Sans l'intervention rapide de la police, j'étais mal parti.
00:32:26Venez par là.
00:32:35Un inconnu s'approche et m'accoste, prétendant savoir quelque chose.
00:32:39Il me conseille de le suivre, et je le suis.
00:32:43Il m'attire dans un cul-de-sac.
00:32:45Il me saute dessus.
00:32:47Avec quelques autres, dont celui-là.
00:32:48J'étais là pour les séparer, commissaire, je vous assure.
00:32:51Et les autres, tu les connais ?
00:32:53Celui qui a accompagné le docteur Danon dans ce guet-à-pens.
00:32:57Ben, j'en sais rien.
00:32:58Pas la moindre idée.
00:32:59Je n'étais avec personne, moi.
00:33:00Je me baladais tout seul, gentiment.
00:33:02C'est pas défendu.
00:33:04Qui t'a payé ? C'est cet homme ?
00:33:08Celui-là ?
00:33:09Oui, tu ne le connais pas ?
00:33:10Jamais vu, non.
00:33:12C'est drôle.
00:33:14Lui, au contraire, te connaît parfaitement.
00:33:15Il m'a même souvent parlé de toi.
00:33:18Wilhelm Schultz, 37 ans, masseur sportif.
00:33:21Oui, c'est d'accord.
00:33:23Mais je ne sais rien.
00:33:25Son nom pourrait peut-être t'aider.
00:33:28Tauberg.
00:33:30Comment ?
00:33:31Comment, tu ne sais pas qui je suis ?
00:33:33Ne fais pas l'idiot, Wilhelm.
00:33:35Tu veux m'attirer des ennuis, à moi également.
00:33:37C'est toi qui m'as mis dans le pétrin.
00:33:38Au commencement, tu me promettais mon zémerveille.
00:33:40Mais tu étais prévenu.
00:33:40Tu savais que je ne pourrais te verser l'argent
00:33:42qu'après avoir vendu ton interview.
00:33:44En attendant, je me débrouille comment, hein ?
00:33:46Je t'ai dit tout ce que tu voulais savoir.
00:33:48Mais moi, j'attends.
00:33:49Mais je n'ai jamais eu de chance.
00:33:51Je me crève à faire des champions.
00:33:53Oui.
00:33:53Et puis après ça, on me fout à la porte en disant que je parle.
00:33:56Et quand je le fais, tu oublies de me payer.
00:33:58Non, un instant.
00:33:59Laissez-moi comprendre, commissaire.
00:34:00J'aurais donc été attaqué et frappé par quelqu'un
00:34:03qui serait l'ami d'un de mes amis.
00:34:06Mais, Marco, mais...
00:34:08Mais enfin, qu'est-ce que tu racontes ?
00:34:10Il n'y a aucun rapport entre cet homme et...
00:34:11Une seconde, M. Tauberg.
00:34:13Il me semble bien que si.
00:34:15J'ai l'impression qu'il y a même un rapport extrêmement étroit.
00:34:17Mais vous savez bien quels ont été mes contacts avec Schultz.
00:34:21Oui, alors, ça ne prouve rien du tout.
00:34:28Mais tu vas te décider à parler.
00:34:29Et qu'est-ce que tu fabriquais au port ?
00:34:31Je bricolais.
00:34:32Et d'abord, qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
00:34:34Figure-toi que ça nous intéresse.
00:34:37Raconte toujours ce que tu sais.
00:34:40Et voilà.
00:34:41Encore un mois de causé.
00:34:43D'accord.
00:34:45Au port, on peut toujours se faire un peu de fric.
00:34:47Aujourd'hui, on offrait 100 marques pour aller dérouiller ce type-là.
00:34:50Tu le connaissais ?
00:34:51Pas du tout.
00:34:52Moi, tout ce que je voyais, c'était les 100 marques.
00:34:54Et qui te les avait proposés ?
00:34:56Oh, un gars.
00:34:57Qui ?
00:34:58Un certain Rolf.
00:34:59Rolf ?
00:35:00Rolf comment ?
00:35:01Rolf le Suédois.
00:35:04Enfin, un stand a fait du trafic avec les Suédois.
00:35:07Rolf le Suédois.
00:35:09Rolf le Suédois.
00:35:17Rolf le Suédois.
00:35:23Rolf le Suédois.
00:35:25Rolf le Suédois.
00:35:30Rolf le Suédois.
00:35:33Rolf le Suédois.
00:35:37Rolf le Suédois.
00:35:43Rolf le Suédois.
00:35:55C'est parti.
00:36:15C'est parti.
00:36:45C'est parti, s'il vous plaît.
00:36:47C'est elle.
00:36:49C'est la Schneider.
00:36:51Regardez, il y a même une dédicace.
00:36:54A Rolf pour la vie, signé Vera.
00:37:00Vera.
00:37:00Comment ?
00:37:03Elle s'appelait Vera.
00:37:19Ce sont les billets de la rançon ?
00:37:21Peut-être que ce sont ceux-là.
00:37:22Mais rien ne l'affirme.
00:37:24Si vous en aviez relevé les numéros, nous tenions une preuve.
00:37:26J'avais versé le tout en petites coupures.
00:37:28Lenk ! Viens voir ça.
00:37:30J'ouvre et je tombe sur les adresses de chacun de nos protagonistes soigneusement notées là.
00:37:34Docteur Danon.
00:37:36Professionnel et personnel.
00:37:38Gianni Malvin.
00:37:46Est-ce là ?
00:37:47Vous connaissez, Docteur ?
00:37:51Ben, je crois, oui.
00:37:53Mais c'est curieux de trouver ici du Coral-Bain.
00:37:56C'est curieux, oui.
00:37:57Mais ça ne prouve rien.
00:38:08Il y a un relevé d'hôpital ou quelque chose de ce genre.
00:38:12Clinique Saint-Georges à Brême.
00:38:14Et tout ça au nom de Vera Unterberger.
00:38:17Brême.
00:38:19Polyclinique Saint-Georges.
00:38:22Par simple curiosité, Docteur Danon, auriez-vous par hasard exercé à Brême ?
00:38:26Je vous ai déjà dit qu'il y a un an que je n'exerce plus la médecine.
00:38:29Et d'ailleurs, je ne suis habilité à l'exercer que dans mon pays.
00:38:32Oui, ça je le pensais bien.
00:38:33Mais vous connaissez Brême ?
00:38:35Non.
00:38:36Brême est cependant guère éloigné de Angour.
00:38:39Vous n'avez jamais eu aucun motif d'y aller ?
00:38:41Mais non, je n'ai jamais bougé depuis que je suis arrivé ici l'année dernière.
00:38:58Bonsoir.
00:39:00Auriez-vous besoin de moi par hasard ?
00:39:02Puis-je vous être utile à quelque chose ?
00:39:07Peut-être aurais-tu la bonté de nous dire ce que tu faisais mercredi dernier entre 16 et 20 heures
00:39:11?
00:39:11Oui, durant ces quatre heures, deux femmes ont été tuées et l'une d'entre elles s'appelait Vera Unterberger.
00:39:18Il ne m'est jamais arrivé de ma vie d'avoir un alibi plus solide. Parole. J'étais votre invité
00:39:23à la prison centrale.
00:39:26Je ne suis sorti de là qu'hier matin. Vous pouvez contrôler.
00:39:31On m'a libéré à peu près à l'heure où vous repêchiez dans le canal, le cadavre de Vera.
00:39:36Mais tu la connaissais bien.
00:39:38Il y avait des années qu'on vivait ensemble.
00:39:40Et de quelle maladie souffrait Vera ?
00:39:43Une maladie ?
00:39:45Oh, elle est malade. Vous rigolez. Jamais vu une pareille santé.
00:39:49Ah oui, bon, elle buvait. Ça, c'est certain.
00:39:51C'était sa seule maladie à Vera. Chronique.
00:39:55De temps en temps, on la prenait par la peau du cou pour la fourrer en cure de désintoxication.
00:39:59La dernière fois, on l'a chambré un bon bout de temps à l'hôpital.
00:40:01Elle avait grossi. Pensez, le vivre, le couvert, la télévision, c'était la belle vie.
00:40:06Commissaire, avez-vous encore besoin de ma présence ?
00:40:10Non, je ne crois pas.
00:40:11Allez-vous reposer, allez. Ce ne sera pas du luxe.
00:40:15Si jamais vous avez besoin de moi, vous m'appelez quand vous voulez.
00:40:19Entendu.
00:40:21Elle a même fini par connaître tout le monde. Médecin, infirmière...
00:40:23Oh, une question, commissaire.
00:40:27Je voulais vous demander les bijoux de ma femme que vous m'avez restitués.
00:40:33Vous les aviez retrouvés tous sur elle ?
00:40:36Oui, tous. Pourquoi ? C'est important ?
00:40:40C'était important pour moi. Merci.
00:40:42Là-dessus, tout s'est mis à aller de travers.
00:40:44Docteur Danon.
00:40:46Vous voyez ce que je veux dire.
00:40:47Les rats, une fois seuls, elles sont mis à voir.
00:40:49Ce sont les hôpitaux de Brême qui ont eu pour une fois la joie de l'accueillir.
00:40:51Vous aviez autre chose à me dire ?
00:40:54Non, rien.
00:40:56Ah ouais, c'est ça ?
00:40:56Non, c'est sans importance.
00:40:58L'hôpital magnifique, tout neuf, drôlement bien équipé.
00:41:01Tout ce qu'il faut là-dedans. Ils ont même un pavillon pour les chiens.
00:41:04Va nous chercher Malvin.
00:41:05Oui, commissaire.
00:41:08Donc ?
00:41:09La polyclinique Saint-Georges-à-Brem.
00:41:13Et le docteur qui soignait alors Vera Unterberger
00:41:16ne ressemblait pas par hasard à l'homme qui vient de sortir.
00:41:19Le type qui vient de sortir s'appelle Danon et c'est un médecin italien.
00:41:22Figurez-vous que moi aussi je lis les journaux.
00:41:24Et quand l'as-tu rencontré pour la première fois ?
00:41:27Ben là, au bord du canal.
00:41:29Quand vous repêchiez le corps de Vera.
00:41:32Sa photo a été publiée dans tous les journaux ces jours-ci.
00:41:37Est-ce que tu savais que Vera le faisait chanter ?
00:41:41Oui, elle me l'avait dit quand j'étais en prison.
00:41:44Et comment Vera s'était-elle procuré ces lettres compromettantes ?
00:41:47Je ne sais rien de cette affaire.
00:41:49Vera connaissait-elle Elgadanon ?
00:41:51Mais j'en sais rien, j'étais en prison.
00:41:53Vera m'avait juste parlé du chantage.
00:41:55Elle m'avait dit que le jour où je sortirais, on aurait un tel paquet de fric qu'on n
00:41:59'aurait plus jamais à s'en faire.
00:42:00Pourquoi as-tu attaqué le docteur Danon ?
00:42:03Bon.
00:42:05Ces derniers temps, j'y pensais presque plus, Vera.
00:42:08Mais aujourd'hui, en entrant dans la taverne de la Hafenstrasse, il m'est venu comme une envie de la
00:42:13venger.
00:42:14Au moins un peu.
00:42:16Bien sûr, vous faites partie du beau monde, le monde des fonctionnaires et il y a des choses que vous
00:42:22ne pouvez guère comprendre.
00:42:23Mais nous, c'est plutôt rare que la justice travaille pour nous.
00:42:27Alors que voulez-vous, on est bien obligés de faire la nôtre.
00:42:30Ah, viens ici.
00:42:35Tu connais Rolf ?
00:42:37J'imagine.
00:42:38Rolf le Suédois.
00:42:40Moi ?
00:42:43Non, j'ai jamais vu ce type-là. Alors ça, je vous le jure.
00:42:46Et toi, Rolf ?
00:42:47Tu connais ce monsieur ?
00:42:49Non. On ne nous a jamais présenté.
00:42:52Il est sympathique.
00:42:54Son nom est Jenny Malvin.
00:42:56Ça ne te rappelle absolument rien.
00:42:59Non.
00:43:00Ça suffit pour l'instant.
00:43:02Raccompagnez-le dans sa cellule.
00:43:08Donc, tu prétends ne pas connaître Rolf le Suédois.
00:43:13Pourtant, dans ce petit carnet que nous avons trouvé dans les affaires de Rolf, se trouve ton nom et ton
00:43:20numéro de téléphone menteur.
00:43:22Un carnet ? Et à qui il est ?
00:43:24Grave question. Il appartenait à l'une des deux femmes retrouvées assassinées chez toi.
00:43:28Comment ça ? A qui ?
00:43:29Au maître chanteur. Autrement dit à une certaine Vera Unterberger.
00:43:34Ce nom-là non plus ne te dit rien ?
00:43:35Tu la connaissais depuis combien de temps ?
00:43:37C'est toi qui l'a tuée.
00:43:38Mais ensuite, tu as attrapé le corps et tu l'as balancé tout droit dans le canal.
00:43:41C'est ça ? Allez, à vous.
00:43:42Tu voulais ta part sur le chantage ?
00:43:43Mais commissaire, vous me connaissez.
00:43:45Je ne suis sans doute pas un enfant de coeur.
00:43:47Entre louer des chambres à la journée et bousiller quelqu'un, il y a un monde.
00:43:51Et puis, voyez, ces choses-là, ce n'est pas mon genre.
00:43:53C'est une question d'estomac. Ça ne se discute pas.
00:43:57Et puis, vous l'avez contrôlé 50 fois, mon alibi.
00:43:59Cet après-midi-là, je n'étais pas chez moi.
00:44:00Bon, alors, comment est-ce que j'aurais pu la tuer ?
00:44:03Mais comment se fait-il que dans le calepin de Vera, on trouve ton adresse ?
00:44:06Je n'en sais rien. Je ne la connaissais pas.
00:44:09Je vous l'ai dit, je ne l'ai jamais vue, cette femme.
00:44:12C'est clair, bon sang, je vous l'ai dit.
00:44:14Moi, les clients ne me contactaient jamais que par téléphone.
00:44:17Je glissais la clé sous le paillasson et bonsoir.
00:44:19Vous aussi, commissaire, vous auriez très bien pu venir 50 fois chez moi sans qu'on ne se rencontre jamais.
00:44:24Eh bien...
00:44:26Non, c'est vrai.
00:44:33Le commissaire Lang m'a confirmé que tous ces bijoux se trouvaient sur le corps d'Elgar.
00:44:39Oui.
00:44:41Mais cette montre est à moi.
00:44:44Comment Elgar pouvait-elle l'avoir ?
00:44:45Tu l'avais perdue depuis quelques jours, m'as-tu dit.
00:44:48Oui, ça m'embêtait, c'était un cadeau de Max, c'est vrai.
00:44:51Pour ne pas lui faire de peine, j'en ai acheté une autre identique.
00:44:53Mais je trouve absurde l'idée qu'Elgar l'ayant trouvé l'est mise à son poignet.
00:44:57Pour quoi faire ?
00:44:59Peut-être voulait-elle te la rendre.
00:45:02Elgar, ce soir-là, est sortie de chez elle pour aller te retrouver, Marco.
00:45:06Elle n'avait donc aucune raison de penser qu'elle allait me voir.
00:45:09Oui, en effet.
00:45:10Elgar n'avait aucun motif d'emporter cette montre avec elle.
00:45:13Et pourtant, elle l'avait ce soir-là.
00:45:15Pourquoi ?
00:45:16Peut-être.
00:45:16Alors, toi, Vanessa, avais-tu rendez-vous avec Elgar ?
00:45:21Mais certainement.
00:45:22Nous nous sommes rencontrés, dans la maison de Malvin, et je l'ai tuée.
00:45:26Puis je lui mets le bracelet montre au poignet, histoire d'embrouiller les choses.
00:45:30C'est ce que tu veux dire.
00:45:33Vanessa, je ne songe aucunement à t'accuser.
00:45:36Je voudrais seulement comprendre pourquoi on a retrouvé cette montre sur Elgar.
00:45:40Quand l'as-tu perdue ?
00:45:41Mardi matin, je l'avais encore.
00:45:44Et puis je ne l'ai plus trouvée.
00:45:46Mardi.
00:45:47Donc le jour qui a précédé le meurtre d'Elgar.
00:45:49Mais où peux-tu l'avoir perdu ?
00:45:52Je ne sais pas.
00:45:54J'étais travaillée au studio.
00:45:56Après quoi, je suis allée au labo une minute, et de là, au congrès de la chimie.
00:46:01Tu te rappelles ? Nous sommes partis ensemble.
00:46:03Oui, avec Max.
00:46:05Dans sa voiture ?
00:46:06Oui, avec nous, il y avait aussi deux chimistes de Brême.
00:46:10Et ensuite, c'est Max qui t'a raccompagnée ?
00:46:12Non.
00:46:14Max avait un rendez-vous.
00:46:17Alors Zimmerman a offert de me raccompagner, et de raccompagner aussi Deborah.
00:46:21Et c'est seulement en rentrant chez moi que je me suis aperçue que je n'avais plus ma montre.
00:46:25Alors tu peux l'avoir perdu à n'importe quel moment de l'après-midi.
00:46:27C'est difficile de préciser quand.
00:46:29Ou dans ton propre bureau, au congrès, ou en voiture, soit dans celle de Max, soit dans celle de Zimmerman.
00:46:35Oui, mais si c'était le gars qui l'a trouvée, je ne comprends pas pourquoi elle l'a gardée.
00:46:39Elle la connaissait très bien. Elle savait qu'elle était à moi.
00:46:42Excusez-moi docteur, on a apporté cette enveloppe pour vous.
00:46:44...
00:47:12Ici Johnny Malvin.
00:47:15J'ai besoin de vous parler de toute urgence, docteur Danon.
00:47:18Je vous attends ce soir, à 22h30, au port, devant le quai d'embarquement numéro 4.
00:47:22...
00:47:35Bonsoir, messieurs.
00:47:38...
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