00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Bon pied bon oeil, Bernard Randeau, 77 ans, Donald Trump, 81, ça se passe bien ?
00:11Ah bah ouais, les seniors ont la forme.
00:13On retrouvera François Chollet dans un... Non, aucun rapport, François, je vois qu'il est tiqué, non, non, non.
00:17Bon, Aude, on est en hausse, on est en forme, plus encore sur le CAC 40 que sur les autres
00:20indices cet après-midi.
00:22Oui, ça monte bien sur le CAC 40, plus 0,7%, monté, porté par de bonnes publications,
00:27L'Oréal, plus 8%, STMicroelectronics, plus 12%.
00:31Ça montre aussi pour une autre valeur européenne de l'IA, c'est Nokia, ça se passe en Finlande, plus
00:385%.
00:39En revanche, la tech aux Etats-Unis, c'est ça qui fait baisser nos indices,
00:43parce qu'on a quand même des valeurs comme IBM ou ServiceNow qui perdent entre moins 5 et moins 11
00:50% pour IBM et pour ServiceNow.
00:54On a Tesla aussi, la première des 7 magnifiques à avoir publié, qui perd 3%.
00:59Ça décroche aussi dans la défense avec Lockheed Martin à cause de retard.
01:03Donc finalement, aujourd'hui, il vaut mieux être européen plutôt qu'Amérique.
01:08Effectivement, effectivement, pour une fois.
01:10François, on vous reçoit donc, François Chollet pour Montségur Finance.
01:12Depuis le début de l'année quand même, on va parler des publications dans un instant,
01:15mais depuis le début de l'année, ça y est, Wall Street fait mieux que l'Europe.
01:17Le S&P 500 fait mieux que le Stoxx Europe 600, un peu comme l'an dernier,
01:21où l'Europe avait démarré l'année l'an dernier aussi sur les chapeaux de roue,
01:24avant de se faire doubler au printemps par Wall Street.
01:28Les Américains ont une qualité, c'est qu'ils ont une configuration de croissance supérieure à la d'autres,
01:33et ils sont moins ennuyés par les problèmes énergétiques que nous avons côté européen,
01:39avec, il ne faut pas l'oublier, un pays qui est le premier exportateur aujourd'hui de pétrole,
01:45devant y compris les pays du Golfe.
01:47Donc on a effectivement des équations un petit peu différentes,
01:49mais ce qui est intéressant, c'est de s'apercevoir que l'Europe,
01:52qui a été sous-performante pendant très longtemps,
01:55tient plutôt bien la route depuis plusieurs années.
01:58Oui, l'Europe tient plutôt bien la route quand même.
02:00Alors c'est Anthony Bondin, notre confrère de Zone Bourse,
02:03qui a ce bon mot quand même, à propos du fait que Wall Street
02:05vient de repasser devant l'Europe en performance depuis le début de l'année.
02:08Les actions européennes, c'est un peu comme l'abonnement à la salle de sport,
02:11c'est la bonne résolution du début d'année,
02:13et puis quand les beaux jours reviennent, on n'y met plus les pieds
02:15et on va faire autre chose, à savoir plutôt privilégier le marché américain.
02:18On aura quand même l'occasion d'y revenir, bien sûr,
02:19cette question du grand retour de Wall Street dans un instant.
02:23Auparavant, ici en Europe, beaucoup de publications,
02:26pas trop de profit warning, c'est-à-dire que très peu d'entreprises,
02:29bien sûr, osent relever leurs prévisions,
02:31compte tenu du contexte géopolitique incertain,
02:32on ne va pas relever ces prévisions, ce serait une grande prise de risque,
02:34mais on ne voit pas non plus de profit warning à la baisse.
02:36Est-ce que de ce point de vue, c'est une bonne surprise pour vous, ça François ?
02:40Vous avez raison, Guillaume, il n'y a pas de baisse généralisée
02:43des prévisions pour les entreprises à ce stade.
02:45En revanche, on a eu quelques warnings, quelques avertissements,
02:49je pense surtout que c'était dans la capacité à délivrer les carnets de commandes.
02:53Je peux penser par exemple à Achtom,
02:55qui a subi un recul de 30% sur le mois,
02:57ou même Airbus, qui a eu un trou d'air en avril,
03:00avec des difficultés justement sur la chaîne d'approvisionnement.
03:03Donc effectivement, on a quelques signaux, mais pas de signaux généralisés
03:07à ce stade, ni de très gros profit warning.
03:10Du côté des publications donc françaises, cette fois-ci,
03:13parce qu'on parlait là des grandes publications à l'échelle européenne et américaine,
03:15ici en France, pareil, pas trop de profit warning aujourd'hui,
03:18plutôt un maintien des prévisions.
03:19On va regarder ce que nous offre cette valeur.
03:22Ce groupe qui nous surprend, parce que ses volumes de vente,
03:26notamment sur la Dacia, déçoivent,
03:28mais ça n'empêche pas les bénéfices d'accélérer.
03:30Vous l'avez compris, effectivement, c'est Renault.
03:32Renault qui progresse aujourd'hui, ce titre gagne 0,03%.
03:35Alors, ce n'est pas une forte hausse, mais voilà.
03:37Est-ce qu'on a là un signal, à savoir, François,
03:39des revenus, des bénéfices qui accélèrent, supérieurs aux attentes en tout cas,
03:43même si les volumes sur Dacia sont en train de reculer ?
03:45Est-ce que c'est le signe que, oui, on peut, sans viser toujours plus de volume,
03:48malgré tout, améliorer ses bénéfices ?
03:51Et donc, pour Renault, une forme de changement de modèle,
03:53de montée en gamme aussi, qui commencerait à apparaître à se dessiner ?
03:57Le groupe Renault, effectivement, a publié une hausse de chiffre d'affaires
04:00au-dessus de 7% pour le premier trimestre,
04:02et c'est bien évidemment supérieur largement aux attentes,
04:06avec des carnets de commande, deux mois de carnets de commande devant lui.
04:10Ce sont surtout les nouveaux modèles qui attirent le chaland,
04:13et évidemment, il faut pour Renault convaincre dans l'électrification.
04:19Ces volumes, on les a attendus longtemps,
04:22voir que Renault parvient à délivrer et à augmenter ses ventes aux partenaires,
04:27c'est plutôt une confirmation pour l'exercice,
04:29et c'est plutôt conforme aux attentes.
04:31Alors, c'est un dossier qui est relativement poussé aujourd'hui,
04:35notamment, je pense, à Odo,
04:36pour qui le titre Renault est le meilleur acteur du secteur en Europe,
04:42et donc c'est vrai que le titre est aujourd'hui plutôt apprécié du marché.
04:46Une autre valeur, alors qui, elle, recule, au contraire,
04:49ça a été la star pendant plusieurs trimestres.
04:52Une autre valeur, j'allume mon micro, voilà.
04:54Parfois, il faut savoir ne pas oublier d'allumer son micro.
04:57Une autre valeur qui, à l'inverse de Renault,
04:59a cartonné ces derniers trimestres,
05:00mais qui, là, est en train de marquer le pas.
05:02C'est vraiment l'inverse de Renault.
05:03Vous allez le découvrir dans l'univers des lunettes, figurez-vous,
05:06hausse de quasiment 11% des ventes au premier trimestre,
05:09mais un titre, et c'est leur Luxottica,
05:10qui, lui, est en très net repli aujourd'hui.
05:13Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé,
05:15et vous découvrez ce titre, si vous nous suivez à la télé,
05:16moins 4% Essilor Luxottica.
05:18Est-ce que le meilleur de l'histoire des lunettes connectées,
05:21notamment, est déjà intégré ?
05:22Est-ce que, finalement, le potentiel de hausse est désormais épuisé
05:25sur Essilor, d'après vous, François ?
05:27Alors, on peut dire déjà qu'il n'y a pas de désastre sur la publication.
05:30La croissance globale au premier trimestre
05:32pour le groupe Essilor, elle reste supérieure à 10%.
05:36Il faut quand même l'en noter, on est presque à 11% de croissance
05:39au premier trimestre,
05:40et c'est tout à fait conforme aux attentes des investisseurs.
05:43Ce qui est réel, c'est que les lunettes connectées,
05:45c'est un métier qui, par rapport à la santé,
05:48crée plus de fluctuations, en vérité,
05:51de croissance d'un trimestre à l'autre,
05:53et donc ça amène un profil de risque,
05:56au titre Essilor,
05:57qui n'existait pas lorsqu'il s'agissait, par exemple,
06:00de traitements de santé sur la myopie,
06:02qui, on le voit encore autour de ce trimestre,
06:04ont été extrêmement porteurs.
06:07Et donc, on a, dans un profil de croissance défensif avec Essilor,
06:11une nouvelle composante de croissance qui, elle, est un peu plus sensible,
06:16et notamment à la concurrence qui pouvait venir des grands géants américains
06:20sur les lunettes connectées,
06:21mais en l'occurrence, par rapport aux objectifs de cours
06:24qu'on peut avoir sur le dossier Essilor,
06:27nous considérons qu'on pourrait retrouver rapidement les 250 euros.
06:30N'oubliez pas que le titre, quand même, vient loin de ses records.
06:33On était à plus de 300 à 300 euros sur le titre Essilor, il y a quelques semaines.
06:38Effectivement, on a un peu perdu de la dynamique.
06:40Bon, vous la voyez, vous l'imaginez revenir, cette dynamique.
06:42Aujourd'hui, moins 4 Essilor.
06:43Autre titre, il y a plus de publications, cascade de publications.
06:46Ça ruisselle de partout, là.
06:48Biomérieux, que vous avez aussi repéré, Aude.
06:49Oui, Biomérieux, moins 16%.
06:51Là, c'est le plongeon du jour sur l'indice large.
06:53Vous parliez tout à l'heure de Bernard Rameau, Donald Trump,
06:55qui sont très en forme.
06:56Justement, c'est à cause de ça.
06:58L'épidémie de grippe a été très faible cette année.
07:01Et eux, ils vendent des tests, justement, pour dépister ça.
07:06Donc, ils sont très sensibles en début d'année à ce chiffre.
07:13Et leur revenu est bien moins important que ce qu'attendaient les analystes.
07:20Moins 4% à paramètres constants.
07:23Et ils abaissent aussi leurs prévisions pour l'année.
07:25Et en conséquence, ils attendent toujours une croissance,
07:27mais de 3 à 5% au lieu de 5 à 7%.
07:29Et voilà, Biomérieux, donc, qui souffre, effectivement,
07:32de cet hiver où la grippe n'aura pas été très lourde,
07:35très forte, très impactante.
07:36Donc, moins de tests.
07:37Et ce titre est en repli.
07:38Le plus fort repli du SBF 120 aujourd'hui à la Bourse de Paris.
07:42Dans un marché qui progresse, le CAC gagne 0,8%.
07:44Merci.
07:44L'Oréal aussi, quand même.
07:45Il ne faut pas les oublier.
07:46L'Oréal, François, plus 8%.
07:48C'est rare de voir L'Oréal gagner 8%.
07:50Est-ce que la publication le vaut bien ?
07:52Oui, c'est une excellente nouvelle dans le secteur de la consommation discrétionnaire.
07:56Le luxe reste encore mal aimé.
07:58Et L'Oréal montre des qualités défensives sur le marché de la beauté.
08:02Avec un excellent début d'année.
08:04Le chiffre d'affaires en premier trimestre à 12,15 milliards d'euros
08:07est supérieur aux attentes du consensus.
08:09Et on a une croissance des ventes comparable aux États-Unis à plus 11,4%.
08:14En Europe, à plus 10,3%.
08:16Sur les émergents, à plus 20,4%.
08:19Autant dire que, malheureusement, on a eu des influences sur le change négatif.
08:24Mais pour le reste, le titre montre ses capacités de résistance.
08:29Le seul sujet peut-être, c'est le Moyen-Orient.
08:33Il a été affecté par le conflit, et notamment les Émirats arabes unis.
08:36Ce qu'on peut dire, c'est que le titre retrouve là, dans cette publication,
08:42toutes ses qualités, et notamment de résilience sur le marché de la beauté.
08:45Le modèle multipolaire de L'Oréal est d'autant plus puissant
08:49que le groupe a renforcé les acquisitions et ses investissements,
08:55notamment dans les technologies.
08:57Et je crois que cette publication est plutôt un schéma nouveau pour les investisseurs.
09:03Je pense que le titre pourrait retrouver un peu plus de faveur
09:05avec la solidité de cette publication.
09:08Effectivement, solidité d'autant plus remarquable
09:09qu'elle est plus probante, plus importante que celle de ses concurrents.
09:12C'est-à-dire que L'Oréal est peut-être en train de gagner des parts des marchés
09:15la façon concurrent.
09:16On voit vraiment une robustesse que n'ont pas ses concurrents
09:18à ce stade des publications.
09:20Merci beaucoup, François, de nous avoir accompagnés.
09:22François Chollet avec nous pour MonSégurFinance.
09:24Merci.
09:24Merci.
09:24Merci.
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