00:00Non, non, on voit bien qu'il y a un changement de stratégie.
00:02On est passé d'une tentative de blitzkrieg, de guerre éclair, à une guerre d'usure,
00:07où ce qui va compter, c'est celui qui va s'épuiser le plus vite,
00:11être le plus impatient pour retrouver une économie normale.
00:15Et dans ce contexte-là, c'est vrai que le problème des démocraties,
00:19c'est qu'elles sont plus faibles parce qu'elles sont soumises à une opinion
00:21qui, effectivement, s'impatiente légitimement sur le coût de la vie,
00:26sur le prix de l'essence.
00:29On voit que l'opinion américaine est très contre cette guerre,
00:31alors que l'opinion iranienne, de facto, n'existe pas,
00:34puisqu'elle est réprimée dans le sang, qu'elle ne peut pas s'exprimer.
00:37Les manifestations qui avaient d'ailleurs eu pour première étincelle
00:40le pouvoir d'achat en janvier ont été réprimées dans le sang.
00:44Donc, effectivement, le régime iranien, son caractère autoritaire,
00:47lui donne un avantage dans ce bras de fer.
00:49Et j'ose espérer qu'il finira par craquer,
00:52mais l'avantage du régime autoritaire, c'est qu'il n'a pas d'opinion à satisfaire.
00:58À satisfaire, alors que les démocraties, elles,
01:00et Trump, en particulier qui a mis terre des élections dans quelques mois,
01:03est obligée, finalement, de faire attention à son opinion.
01:06Et les sondages aux États-Unis sur la guerre sont assez désastreux pour lui,
01:10puisque vous avez aujourd'hui, je crois, plus de 60% des Américains
01:13qui sont contre la guerre.
01:15Et il y a, je crois, peut-être 10-20% des Américains
01:18qui sont vraiment pour la guerre.
01:20Et donc, voilà, il y a vraiment une majorité, aujourd'hui,
01:23écrasante d'Américains qui sont contre cette guerre.
01:25Et donc, l'horloge tourne aussi pour Donald Trump.
01:28– C'est sûr.
01:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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