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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 22 avril, Raphaël Legendre a reçu Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de l'institut Harris Interactive, Louis-Samuel Pilcer, haut-fonctionnaire et enseignant à Sciences Po et à l'École polytechnique, et Bertrand Rambaud, président du Groupe Siparex, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business et la Tribune présente
00:08Les experts
00:09Raphaël Legendre
00:11Bonjour à tous, il est 10h, vous êtes en direct sur BFM Business
00:14Pour les experts, 6 milliards d'économies supplémentaires
00:18C'est ce que promet Bercy après la réunion du comité d'alerte
00:21sur les finances publiques qui s'est tenue hier
00:24des économies pour compenser une hausse du coût de la dette
00:27et des dépenses de défense
00:30Sauf que voilà, dans le même temps, Matignon lui annonce de nouvelles aides
00:35Alors évidemment, les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes
00:38Mais tout de même, comment la communication du gouvernement
00:42est-elle perçue par l'opinion ?
00:44Est-ce le bon moment pour faire des économies
00:46alors que la croissance ralentit ?
00:49Et puis la crise qui dure ne risque-t-elle pas de faire flamber
00:53nos dépenses sociales ?
00:55Des questions qui vont impacter très directement la préparation du budget 2027
01:02Un budget qui s'annonce plus compliqué que jamais avant la présidentielle
01:06Bercy a distribué les premières circulaires dans les ministères en début de semaine
01:10et prévient, il faudra se serrer la ceinture l'année prochaine
01:14Mais est-ce vraiment l'état qu'il faut mettre à la diète ?
01:18Ce seront les différentes questions qu'on posera en première partie d'émission
01:23Et puis 2026 s'annonce-t-elle comme une année noire pour l'emploi ?
01:28L'enquête annuelle de France Travail sur les embauches n'est pas très optimiste
01:31Entre déferlement de l'IA et un environnement macroéconomique déprimé
01:36Faut-il craindre une année noire pour le chômage ?
01:39Ce sera le troisième débat avec mes experts
01:41Et puis enfin on parlera réindustrialisation
01:44Le président de la République effectue ce mercredi un déplacement dans l'Allier
01:48Et il tient un conseil des ministres décentralisé à Montluçon
01:53Il souhaite notamment donner un coup de fouet au projet relevant de la souveraineté industrielle, militaire et alimentaire
02:01Alors coup de com' ou véritable progrès ?
02:04Ce sera le dernier thème des experts ce matin
02:07Allez voilà pour le programme, il est 10h passé de 2 minutes
02:11Vous êtes en direct pour une heure de débat et de controverse
02:14C'est les experts, allez c'est parti
02:19Les experts, débat et controverse sur BFM Business
02:25Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Louis-Samuel Pilser
02:31Bonjour Louis-Samuel
02:32Bonjour Raphaël
02:32Au fonctionnaire ancien à Sciences Po et Polytechnique
02:35Face à vous Jean-Daniel Lévy
02:37Bonjour Jean-Daniel
02:38Directeur délégué de l'Institut Harris Interactive
02:41Et Bertrand Rambaud
02:43Bonjour Bertrand
02:44Bonjour Raphaël
02:44Président de Siparex
02:46Alors le premier sujet, on va le voir, c'est évidemment les aides du gouvernement
02:52On a eu un petit numéro duétiste hier entre Bercy et Matignon
02:56Bercy qui tenait d'un côté son comité d'alerte sur les finances publiques
03:01L'année dernière c'était un comité de suivi simplement
03:04Là on a changé de dénomination, on sonne l'alerte dorénavant
03:08Un comité d'alerte pour annoncer 6 milliards d'économies le matin
03:12Quand l'après-midi Sébastien Lecornu, le premier ministre, annonce lui de nouvelles aides pour le BTP, les gros rouleurs
03:21modestes
03:23Au risque, je trouve, d'une petite dissonance dans le discours de l'exécutif
03:29Jean-Daniel Lévy, je commence avec vous
03:32Est-ce qu'en termes de communication politique, très malin de dire le matin
03:37Il faut qu'on se serre la ceinture et l'après-midi, mais on va vous en donner un peu
03:41plus quand même
03:41Est-ce que vous me permettez de ne pas répondre tout de suite à votre question ?
03:44Parce qu'en fait je pense qu'il y a un enjeu un peu au-dessus de celui-là
03:47Qui est la question de la légitimité qui est perçue de la part des Français
03:51De la part du gouvernement actuel, de prendre des mesures
03:54Quelles qu'elles soient, et notamment d'un point de vue économique
03:57Concernant en fait les conséquences pour les Français
04:00On est face aujourd'hui à des Français qui disent qu'il y a eu une dissolution
04:03Cette dissolution a été provoquée de la part du président de la République
04:06Et à aucun moment, dans le cadre de cette dissolution, la question de la dette, la question des déficits, la
04:11question budgétaire n'a été en tant que telle abordée
04:14Et que dans ce contexte-là, il y a un contrat ou une absence de contrat
04:18Et qui a été lié entre les Français et les parlementaires
04:22Et donc en fait l'exécutif, notamment le Premier ministre qui en découle
04:25Où cette question n'a pas été tranchée à proprement parler
04:29Ce qui a montré qu'on a pu avoir des évolutions notables d'un point de vue d'opinion
04:34La première évolution, c'est de se dire, oui c'est vrai que la question de la dette et des
04:37déficits sont des aspects qui sont importants
04:39Mais à partir du moment où un certain nombre de mesures ont été proposées
04:41On peut se rappeler l'époque de Michel Barnier, on peut se rappeler de manière encore plus massive
04:46Les présentations et les mesures qui ont été proposées par François Bayrou
04:49De François Bayrou qui a alerté pendant six mois sur la dette
04:52On a été, on va dire, fortement recalées, si vous me permettez l'expression, d'un point de vue d
04:56'opinion
04:57Donc il y a aujourd'hui déjà, d'un point de vue préalable, une question qui est posée par les
05:01Français
05:02C'est-à-dire, il y a aujourd'hui des acteurs politiques dont on ne remet pas en cause la
05:06légitimité en tant que tel
05:07Mais pour lequel on a besoin d'avoir l'adhésion de la part des Français pour les principales orientations
05:13Donc après, évidemment, il va y avoir des interrogations concernant la communication en elle-même
05:17Concernant les mesures qui peuvent être prises, concernant ces différents aspects
05:20Mais déjà, concernant le premier point, c'est quelles sont les priorités fiscales que nous assignons à notre pays
05:26Qui n'ont pas été posées en tant que telles
05:28Et avec aujourd'hui des Français qui se disent, nous avons un budget qui a été adopté
05:32Certes avec le 49-3, mais qui a été adopté
05:34Et quelques mois plus tard, ça n'est pas forcément le Parlement
05:37Mais ça revient à l'exécutif de définir ce que peuvent être les amendements ou les aménagements
05:42Qui sont imposés à l'égard de ce qui a été décidé par l'organisation parlementaire
05:46Donc ceci crée un trouble qui vient se surajouter au point que vous avez évoqué
05:51C'est-à-dire, d'un côté, l'annonce de baisse de 6 milliards
05:57Et dans un même temps, des mesures qui peuvent permettre d'être des effets de soupape
06:03Face à des acteurs qui sont directement concernés par l'inflation
06:07Ce trouble, il est nourri ce matin
06:08On recevait sur l'antenne de BFM TV, Apolline de Malherbe, recevait le président du Sénat
06:12Gérard Larcher
06:13Qui s'étonne, lui, de ces 6 milliards d'économies qu'on annonce
06:17C'est précisément le quantum qu'avait proposé LR durant la discussion budgétaire
06:23On l'écoute tout de suite, le président du Sénat
06:27Nous avions proposé d'avoir une trajectoire qui nous amène non pas à 5, mais à 4-8
06:33Regardez où sont les différences du déficit
06:36Donc en fait, c'était écrit
06:37Pour nous, c'est en tous les cas, au-delà des événements
06:42Une trajectoire qu'il va falloir reprendre en 2027
06:46Je vous rappelle qu'on s'est engagé, au plan européen
06:49À être à 3% de déficit en 2029
06:51C'est quasiment intenable si on ne fait pas des efforts colossaux
06:56Diminution de la dépense publique, je reviens là-dessus
06:58On n'a plus de levier de fiscalité, on est déjà médaille d'or
07:02Ce qui sous-entend le président du Sénat, Louis-Samuel Pilser
07:06C'est quand même qu'on serait, il ne le dit pas clairement, mais dans un vaste jeu
07:12Une vaste scène, un vaste théâtre politique
07:15Et qu'on récupérait en fait ce qu'on n'a pas fait durant le projet de loi de finances
07:20C'est-à-dire les économies nécessaires pour arriver à la trajectoire qui avait été présentée à Bruxelles
07:27De, alors non pas 4,6% c'est ce qu'on avait présenté
07:29Mais 4,8% bien sous les 5%
07:33Vous comprenez ce qu'il nous dit là ?
07:34On aimerait bien que ces 6 milliards soient des économies supplémentaires
07:37Mais ce qu'on comprend c'est que ça compense des surcoûts
07:40Qu'engendre la crise et disons des imprévus
07:43En fait la loi organique relative aux lois de finances
07:45Donc la constitution budgétaire de la France entre guillemets
07:49Elle permet de toute façon au gouvernement de mettre en place des ajustements en cours d'année
07:53Sans forcément repasser au Parlement
07:54Là c'est ce que fait le gouvernement
07:56C'est-à-dire qu'ils annoncent qu'ils vont faire des annulations de crédit
07:59Pour compenser des mesures nouvelles
08:00Notamment pour compenser les impacts de la crise
08:03Alors on peut détailler effectivement ce qu'a expliqué Bercy hier
08:06Le ministre des Comptes Publics, David Damiel et Roland Escur
08:11Ministre de l'économie et des finances
08:12Ils nous ont expliqué qu'il y avait 3,5 milliards de hausse sur le coût de la dette
08:16Ça c'est l'impact de l'inflation très directe et de la hausse des taux
08:20Qui avait 1,5 milliard sur l'augmentation des dépenses militaires
08:25Les opérations extérieures dues au conflit au Moyen-Orient
08:28Et 1,5 milliard sur les allègements généraux de charges
08:32Peut-être qu'on peut expliquer ce point précis
08:36Le reste c'est très clair
08:37Mais pourquoi les allègements généraux de charges coûtent plus cher, Louis-Samuel ?
08:43C'est un impact assez direct de l'inflation
08:45Si les salaires augmentent, l'impact pour les finances publiques des allègements augmente aussi
08:49Mais je pense que c'est un manque à gagner
08:51Mais disons que ce n'est pas un coût directement pour les finances publiques
08:54Donc je pense qu'il y a essentiellement une opération de communication
08:57Qui vise à restaurer quelques marges de manœuvre
08:59Pour permettre de répondre à la crise énergétique
09:02Ensuite cette réponse à la crise
09:05Je pense qu'elle est plutôt sur le bon format
09:07On est sur quelque chose d'assez ciblé
09:08Qui ne coûte pas si cher à ce stade aux finances publiques
09:11On est sur 170 milliards par mois
09:13Les Allemands il faut
09:14170 millions
09:15Pardon, millions par mois
09:17Effectivement ce serait assez onéreux
09:20Mais les Allemands pour donner un ordre de grandeur
09:23C'est un milliard et demi leur plan d'aide sur deux mois
09:25Donc on est quand même sur un autre
09:27Ce n'est pas les mêmes ordres de grandeur
09:29Ce que je disais en l'introduction de l'émission
09:30Effectivement c'est qu'on a 6 milliards d'économies d'un côté
09:32Quelques centaines de millions de dépenses supplémentaires de l'eau
09:36Donc on tient à peu près la dépense pour l'instant
09:40C'est la bonne stratégie Bertrand Rambeau
09:43Cette stratégie de la seringue du gouvernement
09:46Où on pose un onguent budgétaire
09:49Mais très ciblé de manière temporaire
09:51C'est exactement ce que préconisait le FMI la semaine dernière
09:55Des aides ciblées, temporaires et versées à temps
09:59D'abord il y a un mot qui m'a impressionné
10:02C'est le mot alerte
10:03Parce que je trouve qu'il est extrêmement fort
10:05Je crois que c'est fait pour
10:06Bien sûr mais donc ça veut dire que la situation au niveau des financements publics elle est grave
10:12On le sait mais je pense que c'est l'une des premières fois
10:15Où on le voit de façon aussi forte
10:17Et où je pense qu'il y a une volonté de prise de conscience de tout le monde par rapport
10:21à ça
10:22Donc ça c'est très fort
10:23Après qu'il y ait des mesures qui soient prises pour aider soit des secteurs difficiles
10:27Soit des gens qui ont des besoins
10:29Évidemment on ne peut être que favorables à ça
10:31C'est normal on le voit
10:32Enfin on voit des secteurs qui souffrent
10:34Il n'y a pas de sujet
10:35Et quand on regarde les masses
10:37C'est quand même de l'homéopathie
10:38C'est des sommes de petites choses
10:40Alors oui c'est bien parce qu'on tient les finances
10:42Mais je crois que le sujet il est beaucoup plus profond
10:44Et on touche du doigt
10:46Un besoin urgent, grave
10:51De prendre des mesures en profondeur
10:53Par rapport à la situation de nos finances publiques
10:56Avec malheureusement la situation politique dans laquelle nous sommes
10:59Mais la moitié du dérapage des 6 milliards c'est le coût de la dette
11:03Il faut juste entendre ça
11:043,6 milliards c'est la hausse de la charge de la dette
11:07Il atteint 64 milliards cette année
11:10Premier budget de l'État
11:11On va vous réduire des aides de charge sociale pour financer le coût de la dette
11:15Donc ça y est on est dans le dur
11:17On est dans le dur
11:18Et donc moi je pense qu'il y a une nécessité de prise de conscience collectif
11:25Nécessité, une urgence
11:26De prendre les mesures qui s'imposent
11:28Et les mesures qui s'imposent je pense
11:29En plus ce qui est terrible c'est que tout le monde les connaît
11:31Il faut bosser plus
11:33Il faut aider les entreprises
11:35Il faut remettre de la confiance dans ce pays
11:37Alors c'est facile à dire
11:38Moi je suis à la tête d'une entreprise et pas de l'État
11:40Mais voilà on a besoin de ça
11:43Et vous savez une entreprise quand elle a des difficultés
11:47Elle gère le court terme ce qu'on fait
11:49Mais elle essaye aussi de se projeter sur le moyen terme
11:51Elle regarde un plan
11:53Là on gère du court terme
11:54Mais compte tenu du court terme
11:56Oui clairement c'est une gestion d'affaires courantes
11:57Un peu au jour le jour
11:58De nous projeter
11:59Voilà donc je pense que c'est une vraie alerte
12:02Bon la confiance nous dit Bertrand Rambeau
12:04La confiance on l'a pas vraiment du côté des Français
12:06Vis-à-vis de la classe politique
12:09Est-ce que cette prise de conscience
12:11Que
12:13Enfin pour le dire clairement les caisses sont vides
12:15Est-ce que cette prise de conscience est arrivée chez les Français ?
12:18C'est un peu j'y pense et puis j'oublie
12:20Et sachant qu'il y a des
12:21C'est la vie
12:21C'est la vie
12:22Il y a des phénomènes absolument de fluctuation
12:24C'est-à-dire que quand vous regardez la campagne de 2007
12:26Donc c'est pas hier
12:27Déjà à l'époque François Bayrou avait posé
12:29La question de la dette et des déficits
12:31Et il était apparu comme étant
12:32François Fillon à l'époque
12:332007
12:33Si vous me permettez
12:342007
12:35Pas 2017
12:36Ah oui
12:36Oui oui non mais François Fillon en 2007
12:38C'est à la tête d'un état en faillite
12:39Alors et après François Fillon avait
12:41Exactement
12:42François Bayrou vous avez raison
12:47François Bayrou
12:48Deuxième motivation de vote des Français
12:48A l'élection présidentielle
12:49Donc c'est alors même que François Hollande
12:51A été élu président de la République
12:52La question de la dette et des déficits
12:54A été la deuxième motivation de vote des Français
12:56Derrière la question de l'emploi
12:57Deuxième motivation de vote
12:58Pourquoi ?
12:59Parce qu'on était après la chute de Lehman Brothers
13:00Et globalement les Français disaient
13:01On voit concrètement les effets
13:04De ce que peut être une question
13:06D'une dette et des déficits
13:07Avec les conséquences que cela a pu avoir
13:09En Espagne, en Italie
13:12En Irlande etc
13:13Donc de manière assez massive
13:14En se disant que globalement
13:15On oublie ça
13:16Deuxième préoccupation des Français
13:18Deuxième préoccupation des Français
13:20Dernière élection présidentielle
13:212022
13:23Dix ans plus tard
13:24La question de la dette et des déficits
13:25Est devenue la dix-septième motivation de vote des Français
13:27Et donc en fait
13:28On a eu entre temps
13:29La question du quoi qu'il en coûte
13:31Et qui globalement
13:32A donné l'impression
13:34A tort ou à raison
13:35Aux yeux de nos compatriotes
13:36Que peut-être
13:36Que on nous avait tiré
13:39Une sonnette d'alarme
13:40Qui était un peu trop alarmante
13:41Par rapport à un enjeu
13:43Qui était un enjeu précis
13:44Parce que globalement
13:45Quand il y avait une urgence
13:47C'est ça finalement
13:47On arrivait à trouver de l'argent
13:49Et que la situation économique
13:51Ne s'était pas complètement effondrée
13:53Que les conséquences pour les Français
13:55N'étaient pas absolument détestables
13:57Que nos services publics
13:58N'étaient pas en danger
13:59Etc
13:59Donc il y avait
13:59Cette forme de regard
14:01Qui est un regard assez général
14:02Et qui est
14:03Pour reprendre un peu le terme
14:05J'y pense
14:06J'y pense et puis j'oublie
14:06C'est-à-dire
14:07Ça apparaît comme étant grave
14:08Et puis au final
14:09Peut-être que ça n'est pas si grave
14:11Que ça parce qu'on voit pas
14:12Les conséquences concrètes
14:13Où on a du mal à pouvoir se projeter
14:15A travers notamment
14:16Les différents exemples
14:17Que vous avez pris
14:17Qui sont des exemples précis
14:18Mais qui ne constituent pas aujourd'hui
14:20Le cœur de la réflexion
14:22De nos compatriotes
14:23C'est terrible ce que vous nous dites
14:24Là Jean-Daniel Lévy
14:24C'est que le quoi qu'il en coûte
14:26A tué 10 ans d'éducation financière
14:28Finalement
14:28Pour expliquer qu'on ne pouvait pas
14:30Faire n'importe quoi
14:31Avec l'argent public
14:31Parce que quand même
14:32En 2017 malgré tout
14:33Quand même Emmanuel Macron
14:35A été élu
14:35On était passé de la cinquième
14:36A la septième motivation de vote
14:38Donc cinquième
14:39Deuxième
14:39Septième
14:40Et après dix septième
14:41En dix ans
14:42Mais malgré tout
14:43On voit bien
14:44Qu'il y a des aspects
14:45Qui sont des aspects
14:45De fluctuation d'opinion
14:47Au regard de la manière dont
14:48La question
14:49Et c'est pour ça
14:50Que j'avais commencé mon propos
14:51Là-dessus tout à l'heure
14:52Fait partie
14:53D'un débat
14:54Des élections importantes
14:56Ces élections importantes
14:57Ce sont
14:57L'élection présidentielle d'un côté
14:59Ce sont
14:59Les élections législatives de l'autre
15:01Qui permettent après
15:02Qu'on soit d'accord ou pas d'accord
15:03De dire
15:03Au moins les choses sont claires
15:05Et il y a un constat
15:06Autour duquel
15:07On peut proposer des solutions
15:08Potentiellement différentes
15:09Rassurez-moi
15:09Ça a remonté quand même
15:11Depuis la dix-septième position
15:12Ça a remonté
15:14François Bayrou
15:15Est revenu aux affaires
15:16Et donc il y a peut-être
15:17Ça a remonté
15:18Mais c'est encore très clivé politique
15:19C'est-à-dire que quand vous regardez
15:20Pour faire vite
15:21Ce sont essentiellement
15:22Les personnes qui sont
15:23Du centre-gauche
15:24Au centre-droit
15:25Qui vont considérer
15:26Que la question de la dette
15:27Et des déficits
15:28Ce sont des aspects
15:28Qui sont importants
15:29Beaucoup moins mis en avant
15:30De la part des personnes
15:31Qui sont les plus à droite
15:32Et les plus à gauche
15:33Sur l'échec politique
15:34Et je vous rappelle
15:35Qu'aujourd'hui
15:35L'URN pèse sensiblement
15:37Un tiers de l'électorat français
15:38Eh oui évidemment
15:39Bon on a vu quand même
15:40Que dans les sondages d'opinion
15:41Sur les aides
15:42Il y avait quand même
15:44Une majorité de français
15:44Qui se disaient
15:45Qu'on ne pouvait pas
15:46Arroser absolument
15:47Tout le monde
15:47Et qu'il fallait
15:50Plutôt les cibler
15:51Ces aides
15:52Là on parle d'économie aussi
15:54Louis-Samuel Pilser
15:56Est-ce que c'est le bon moment
15:57Pour réduire en fait
15:58La dépense publique
15:59Quand on a une croissance
16:00Qui elle-même
16:01Est attendue
16:03Plutôt en ralentissement
16:04Cette année
16:04Du fait de la crise
16:05En plus les 4 milliards
16:07Enfin les 6 milliards
16:08De baisse de dépense
16:10Donc 4 milliards sur l'état
16:11On ne sait pas exactement
16:12Sur quoi ça va peser
16:13Et même précisément
16:14Ou plus largement
16:16Il n'y a aucune information
16:18N'a été communiquée
16:19Hier sur
16:20Comment Bercy comptait faire
16:22C'est ça
16:22C'est 4 milliards
16:23Donc ce qu'il faut rappeler
16:24C'est qu'il y a 2 ans
16:25On avait déjà fait
16:26Un décret d'annulation de crédit
16:27De 10 milliards d'euros
16:28Dans le cadre du dérapage
16:29Je crois que c'était
16:30Sur Bruno Le Maire
16:31Il y avait eu un gros dérapage
16:32Des finances publiques
16:33Absolument
16:34Le gouvernement avait annulé
16:35Tous les crédits qu'il pouvait
16:36En fait ça pèse
16:37Sur des dispositifs
16:38Qui sont importants
16:39Pour la croissance
16:40Et puis pour la décarbonation
16:42L'électrification
16:43Qui sont par ailleurs
16:44Des priorités
16:44Dans un contexte
16:45De crise énergétique
16:46Donc à l'époque
16:46C'était le fond vert
16:47C'était MaPrimeRénov'
16:48Donc pour les rénovations
16:49Thermiques de logements
16:50Donc c'est des dispositifs
16:52Qui sont des dispositifs
16:53Qui par ailleurs
16:53Sont importants
16:54Si on veut soutenir
16:54L'activité
16:55Ce qu'il faut rappeler
16:56C'est qu'à chaque fois
16:57Qu'on fait un choc budgétaire
17:00Ou un choc fiscal
17:01C'est un impact très direct
17:02Sur l'activité
17:03A l'époque Hollande
17:04C'était par le biais
17:05D'un choc fiscal
17:06Là c'était par la hausse des impôts
17:07Pour le fameux ras-le-bol fiscal
17:08À l'époque
17:0950 milliards
17:1050 milliards de hausse d'impôts
17:12C'est vrai
17:12L'OFCE
17:13Qui n'est pas le think tank
17:15Enfin disons
17:15Le institut le plus à droite
17:17Estime que ça va coûter
17:19Près d'un pourcent
17:19De croissance
17:20Sur le quinquennat
17:22Donc c'est 0,8
17:23Je crois
17:23C'est un impact massif
17:25Sur l'activité
17:26Donc si on fait
17:27Un choc d'austérité
17:28En coupant
17:296 milliards de crédits
17:31Ça va avoir un impact
17:31Très direct
17:32Sur la croissance
17:33De l'activité
17:34À un moment
17:35Où au contraire
17:35On a besoin de soutenir
17:36Un certain nombre de filières
17:37Qui commencent à démontrer
17:39Enfin montrer des signes
17:40De début de crise
17:41Enfin début de crise
17:43Ou de crise tout court
17:44Par exemple
17:45Le BTP
17:45Où on a un gros problème
17:46Sur la construction
17:48Entre la hausse des taux
17:49Et l'inflation
17:49Donc je pense
17:50Qu'il faut au contraire
17:51Qu'on arrive à continuer
17:52À soutenir
17:53Mais évidemment
17:53Dans un contexte
17:54Où c'est très difficile
17:55De faire ça
17:56Oui en même temps
17:56On a une trajectoire budgétaire
17:58À rétablir
17:59Donc c'est un équilibre précaire
18:01Qu'est-ce qui est le plus grand jeu
18:02Le plus dangereux
18:03Bertrand Rambeau
18:04Selon vous
18:05C'est une potentielle
18:06Baisse de la croissance
18:07Ou c'est une hausse
18:08De l'inflation
18:10La hausse de l'inflation
18:12Est quelque chose
18:14D'insidieux
18:15Et très grave
18:16Pour la classe
18:18Dite moyenne
18:20Donc qui n'arrivera pas
18:23À faire face
18:23À ces hausses
18:24Et on voit ce qui se passe
18:25Aujourd'hui
18:25Sur l'évolution
18:27Des coûts des carburants
18:27Donc je pense
18:29Qu'il y a un enjeu
18:31Très fort
18:32Autour de ça
18:36Et tout va dépendre
18:38De la durée
18:39De ce conflit
18:41Évidemment
18:41C'est le gros point
18:42D'interrogation
18:44Personne n'a la réponse
18:44Moi ce que je peux vous dire
18:45Ce que je vois
18:46À travers nos entreprises
18:47Aujourd'hui
18:47Parce qu'on parle beaucoup
18:48Des hydrocarbures
18:49Et à juste titre
18:50Mais ça va bien au-delà
18:51Ça va bien au-delà
18:53Je vais vous prendre l'exemple
18:54Des gens qui sont
18:55Dans l'emballage plastique
18:56Je vais vous prendre
18:57Des gens qui travaillent
18:58Pour des secteurs du bâtiment
18:59Qui utilisent du plastique
19:00Qui utilisent des matières premières
19:01On est en train
19:02De vivre aujourd'hui
19:03Une hausse importante
19:05De ces coûts
19:05Et donc derrière
19:06Qu'est-ce qui se passe
19:07C'est comment je répercute
19:09Une partie
19:09Si je répercute une partie
19:10Bah évidemment
19:11Je vais vers une tendance
19:12Inflationniste
19:13Et le reste
19:13Si je le garde pour moi
19:14Comment je fais ?
19:15Comment je fais ?
19:16Parce qu'il faut bien
19:16Je garde mon niveau de marge
19:17Ou en tout cas
19:18Je le préserve
19:18Le mieux possible
19:19Donc ça veut dire quoi ?
19:20Ça veut dire que j'aurai
19:21Des conséquences
19:22Sur mes propres coûts
19:23Sur mon propre emploi
19:25Donc
19:26Est-ce que les entreprises françaises
19:28Alors c'est très large
19:28Évidemment ça dépend des secteurs
19:30Mais ayant les marges nécessaires
19:31Aujourd'hui
19:31Pour encaisser une partie
19:32De ce coût
19:33Ou alors est-ce que ça va passer
19:34Dans les prochaines semaines
19:35Là très directement
19:36Dans les prix
19:37Qui vont s'envoler ?
19:37Non mais les prix vont monter
19:39Enfin je veux dire
19:39Si cette situation perdure
19:40Il faut s'y attendre là
19:41Les prix vont monter
19:41Si cette situation perdure
19:42Je ne vois pas comment
19:43On peut passer
19:44En tout cas pour certains prix
19:46À travers une hausse des coûts
19:48Donc avec les conséquences
19:49Qu'on voit derrière
19:49Sur le pouvoir d'achat
19:51C'est quoi ?
19:51Rapidement là ?
19:52Dès le mois de mai ?
19:53Juin ?
19:53Avant l'été ?
19:54Moi je vois dans nos sociétés
19:56Quand on regarde
19:58Le début de l'année
19:58Il n'est pas mauvais
19:59C'est un peu contre-intuitif
20:00Mais globalement
20:01Il n'est pas mauvais
20:01Mais là on voit
20:02On voit vraiment l'arrêt
20:03L'arrêt des investissements
20:05On voit la hausse des coûts arriver
20:06Donc c'est en train de se passer
20:08Ce qui se passe à la pompe
20:09Ça se passe sur les énergies
20:11En sachant qu'on sait tous
20:12Qu'il y a des grands fournisseurs
20:13Qui en profitent aussi
20:14Parce qu'on sait très bien
20:15Comment ces périodes
20:16Ces grandes périodes se passent
20:17On l'a vécu avec l'Ukraine
20:19Donc oui
20:20On est face à ça
20:22Et je pense qu'il faut
20:23Qu'on se prépare à ça
20:25Et les entreprises
20:26C'est un animal
20:27Une entreprise vivant
20:28Donc il a besoin
20:29De s'adapter
20:30De s'adapter
20:31Et qui s'adapte
20:31Il est agile par nature
20:32Sinon il disparaît
20:34Plus agile que l'État
20:35Avec nos finances
20:37Et donc il prendra des mesures
20:40Il faut qu'on se prépare à ça
20:42Si ce conflit perdure
20:43A l'inverse
20:44Il repartira tout aussi vite
20:47Si le conflit s'arrête
20:48Parce que c'est
20:48Les PME, ces ETI
20:49Qui est le monde
20:50Que je connais bien
20:52Il sait toujours s'adapter
20:53De face extrêmement élastique
20:55En fait
20:55Ben oui
20:55On avait vu
20:56L'année dernière
20:57C'était la crise politique
20:58Qui dominait l'environnement macro
21:00Et on s'était dit
21:01Que ça allait être très compliqué
21:02Pour les entreprises
21:03Finalement la croissance
21:04A été meilleure que prévue
21:05Et là
21:06Bertrand Rambaud
21:07Ce que vous nous dites
21:07C'est que le début de l'année
21:08A pas été si mauvais
21:10Finalement
21:10Pour les entreprises
21:11Oui
21:12Sauf que là
21:13Un choc énergétique
21:13C'est vrai qu'on s'en passait directement
21:15Exactement
21:17On va passer au budget 2027
21:20Et à la préparation
21:21Bercy a publié lundi soir
21:22Une circulaire demandant
21:23Au ministère
21:24Une baisse de leurs dépenses
21:26En valeurs
21:28Louis Samuel
21:29Qu'est-ce que ça veut dire
21:30Très exactement
21:31Une baisse des dépenses en valeurs
21:33Peut-être rappeler
21:34Ce qu'est le volume
21:35Et les valeurs
21:36Et surtout
21:37Est-ce que c'est à l'État
21:39De faire des économies
21:40En priorité ?
21:42Je rappelle qu'il y a
21:42Trois dépenses publiques
21:44Vous avez l'État
21:45Vous avez la sécurité sociale
21:47Et vous avez les collectivités locales
21:49Faut-il mettre l'État à la diète ?
21:52Alors l'État est déjà à la diète
21:53Les dépenses
21:53Qu'on demande de comprimer en valeur
21:56En valeur
21:57Vous avez globalement
21:58Le volume et la valeur
21:59Quand on a beaucoup d'inflation
22:00Il peut y avoir un écart entre les deux
22:02C'est-à-dire que vous pouvez avoir
22:05Disons un nombre de fonctionnaires
22:07Qui est stable
22:08Et par ailleurs
22:10Une masse salariale qui augmente
22:11Parce que les salaires
22:12Augmentent sous l'effet
22:13De l'augmentation du point d'inflation
22:14De l'inflation
22:15Alors valeur
22:15C'est donc avec l'inflation
22:16En volume
22:17Sans compter l'inflation
22:18Exactement
22:19Et en fait
22:19Les dépenses de l'État
22:21Je pense qu'on est vraiment à l'os
22:22On n'a plus grand chose à gratter
22:25On a fait un certain nombre
22:27De plans d'économie
22:27Ces 20 dernières années
22:28Et à chaque fois
22:29Quand on a fait un plan d'économie
22:30Ça a eu un impact très significatif
22:32Sur à la fois la qualité du service public
22:34Par ailleurs l'activité
22:35Parce qu'il y a un choc d'austérité
22:36Ça se répercute sur la croissance
22:38Quand on a fait la RGPP
22:39C'était un fonctionnaire
22:40Sur deux non remplacés
22:41Revue générale
22:42Des politiques publiques
22:43Sous Sarkozy
22:44Et ça a eu un impact
22:46Très direct
22:46Sur par exemple
22:47La carte des tribunaux
22:49La carte des gendarmeries
22:51Donc en fait
22:51Les gens le sentent
22:52Cet impact
22:53Des coupes budgétaires
22:55Et on a fait tellement de coupes
22:56Ces 25 dernières années
22:57Qu'on n'arrive plus à
22:59Je pense qu'il n'y a plus
23:00De coupes intelligentes
23:01Ou alors très peu
23:02Enfin il y a évidemment
23:03Des petits bouts de gras
23:04À aller chercher par-ci par-là
23:06Mais je ne pense pas
23:06Qu'on puisse réaliser
23:07Des dizaines de milliards d'économies
23:08Sur les dépenses de l'État
23:10Ensuite effectivement
23:11Vous avez la sécurité
23:12On a 1 700 milliards d'euros
23:13De dépenses publiques
23:15Louis-Samuel
23:15On doit bien avoir des économies
23:17À réaliser quelque part
23:18Si ce n'est pas sur l'État
23:20C'est où ?
23:21Je pense que le levier numéro 1
23:23De réforme
23:25Si on veut rééquilibrer les comptes
23:26C'est l'équité intergénérationnelle
23:28En fait aujourd'hui
23:28On a quand même
23:30Disons une explosion
23:31Des dépenses
23:32Qui résultent énormément
23:35En fait de la progression
23:36Des pensions
23:37Et du déséquilibre
23:38Démographique
23:39De notre pays
23:39Donc je pense qu'il faut
23:40Des mesures d'équité
23:42Pour disons
23:42Redistribuer de l'argent
23:44Des pensions
23:45Vers le travail
23:46C'est un grand choix
23:47Donc c'est les retraites
23:47Le grand sujet
23:48Oui mais avec l'inflation
23:49Les retraites
23:49Elles vont augmenter
23:50Dans le prochain budget
23:51Pour 2027
23:52Exactement
23:53C'est quasi automatique
23:54Donc ça fait partie des sujets
23:55Est-ce qu'on arrive à geler
23:56Les plus hautes pensions
23:57Je ne parle pas bien sûr
23:58Des petites retraites
23:59Sur lesquelles il y a des sujets
24:00De pouvoir d'achat et de survie
24:01Je rappelle que la pension moyenne
24:03La retraite moyenne en France
24:04Est de 1500 euros
24:05On n'est pas richissime
24:07À 1500 euros par mois
24:08Évidemment
24:09Même sans crédit immobilier
24:10Mais je pense que c'est
24:11Sur ce levier
24:12Qu'on peut arriver
24:13À construire
24:15Un vrai
24:15Un vrai nouveau projet de société
24:17Dans le cadre duquel
24:18On arrive à
24:19Réallouer des fonds
24:20Qui aujourd'hui finance
24:22Notre système de retraite
24:24Et donc
24:24Personne les plus âgées
24:25Vers les jeunes
24:26Vers les actifs
24:26Il y a un grand sujet
24:27D'équité
24:28À débattre
24:30Mais qui ne pourra pas
24:31Se débattre
24:32Je pense dans le cadre
24:32D'un projet de loi de finances
24:33Cette année
24:34Du fait de la situation politique
24:36Complètement bloquée
24:37C'est le jeune
24:38Louis-Samuel Pilser
24:40Qui nous dit
24:40Qu'il y a un rééquilibrage
24:41À faire
24:42Et je partage entièrement
24:43Votre analyse
24:43Mais que disent
24:45Les seniors
24:45Les retraités
24:46Jean-Daniel Lévy
24:48Les seniors
24:49Qui sont un enjeu électoral
24:50Important
24:50Et oui
24:51C'est ceux qui votent
24:52C'est ceux qui votent
24:53En tout cas
24:53C'est ceux
24:53Ils ont un poids
24:55Qui est important
24:55Qui ne sont pas forcément
24:56Dans une situation
24:57D'égoïsme en tant que tel
24:58Parce qu'ils ont quand même
24:59Des enfants
24:59Des petits-enfants
25:00Un regard
25:01Un regard à l'égard
25:02De ce que peut être
25:04La représentation
25:04L'intérêt général
25:05Et qui ne vont pas être
25:06Uniquement
25:07Avec un regard
25:08Qui va être
25:08Entre guillemets
25:09Vénal
25:09Ou individualiste
25:10Mais malgré tout
25:11Ce que disent les seniors
25:12D'un point de vue global
25:13C'est bah écoutez
25:13Il y avait un contrat
25:14Qui était passé
25:15On nous a demandé
25:16Travailler
25:16On a travaillé
25:17J'y ai droit quoi
25:18J'ai bossé
25:19Donc j'y ai droit
25:19Et globalement
25:20C'est une forme
25:21De logique
25:23A laquelle ils peuvent
25:23D'une manière générale
25:25S'attendre
25:25Sans avoir eu le sentiment
25:26D'usurper
25:27Les pensions
25:28Dont ils peuvent bénéficier
25:29A l'heure actuelle
25:30Donc il y a
25:31Parfois des processus
25:32De solidarité intergénérationnelle
25:33Qui s'effectuent
25:34Mais qui logiquement
25:35En fait
25:35Accroissent d'une manière globale
25:37Les inégalités
25:38Et vous parliez tout à l'heure
25:38De l'éducation
25:39D'équité
25:42Globalement
25:42Les français vont utiliser
25:43Le terme de justice
25:44Et on a aujourd'hui
25:45Une aspiration
25:46A faire en sorte
25:47Qu'ils puissent y avoir
25:47Des mesures
25:48Qui apparaissent
25:48Comme étant justes
25:49D'un point de vue global
25:50Et donc
25:50Il y a cette définition
25:51De la définition
25:52De ce qui est juste
25:53A l'heure actuelle
25:54Au regard de français
25:55Et qui ont
25:56Peut-être
25:57Une attitude
25:58Qui peut être
25:58Intellectuellement
25:59Assez confortable
25:59En se disant
26:00Que globalement
26:00A titre personnel
26:01Ils n'ont rien
26:02A se reprocher
26:03Et que s'il y a
26:03Une difficulté
26:04Qui se produit
26:05A l'heure actuelle
26:05Dans le pays
26:06C'est lié à eux
26:07Eux
26:08C'est qui ?
26:08C'est l'ensemble
26:09De la classe politique
26:10Qui est renvoyée
26:11Dans un grand ensemble
26:12Et qui a été
26:12Un fichu
26:13De pouvoir
26:14Préparer l'avenir
26:15Faire en sorte
26:16Qu'il puisse y avoir
26:16Des basses saines
26:17Globalement
26:17A notre économie
26:19Et qu'il puisse y avoir
26:20Dans un pays
26:20Qui apparaît
26:21Comme étant malgré tout
26:22Relativement riche
26:23Un niveau de vie
26:23Acceptable
26:24Pour toutes les populations
26:26Ce qui est certain
26:27C'est que
26:28Cette guerre
26:28Des générations
26:29Dont certains
26:30Parfois
26:31Parlent
26:32N'existe pas
26:33Et qu'aujourd'hui
26:34Vous n'avez pas
26:34De la part des jeunes
26:35Générations
26:36Une remise en cause
26:37De leurs aînés
26:38En disant
26:39Vous êtes bien gentils
26:40Vous avez quand même
26:41Profité à plein
26:42Au cours des années
26:4260, 70, 80
26:44Et donc aujourd'hui
26:45C'est notre tour
26:45Ça n'est pas le cas
26:46Il y a plutôt
26:47En fait la perception
26:48Que on aurait été
26:49À leur place
26:50On aurait fait la même chose
26:51Et donc pas forcément
26:52En fait entre guillemets
26:53De conflit
26:54Entre ce qu'on pourrait
26:55Qualifier les boomers
26:56D'un côté
26:56Et les jeunes générations
26:57De l'autre
26:57C'est ce que vous voyez
26:58Bertrand Rambeau
26:59Oui moi ce que je vois
27:00Surtout c'est que
27:01Enfin je vais être
27:01Un peu simpliste
27:02Mais il faut travailler
27:04Plus et plus longtemps
27:05Enfin je veux dire
27:06On n'a plus le choix
27:07Aujourd'hui
27:07Mais quelle idée
27:09D'avoir lancé
27:10Ce conclave
27:10Et d'être revenu
27:11Sur la réforme des retraites
27:12Je pense qu'aujourd'hui
27:13Non mais aujourd'hui
27:13On le voit
27:15Tout à l'heure
27:15On a parlé de l'alerte
27:16Je trouve que c'est un mot
27:17Qui est très très fort
27:18Et c'est une
27:19Tout ça est une des conséquences
27:20Il n'y a pas que ça
27:21Il ne faut pas tout mettre
27:22Sur la tête des politiques
27:23Parce qu'il y a aussi
27:24Des français
27:25Des attitudes
27:26Qui
27:27Oui on n'est pas toujours
27:29Très prêts à réformer
27:30Les pays non plus
27:30On est parfois
27:31Un peu conservateurs
27:32Mais aujourd'hui
27:33Je crois qu'on touche du doigt
27:34Et je crois que
27:37Pas beaucoup de monde
27:37Demandait cette réforme
27:38Des retraites
27:39Enfin ce retour en arrière
27:40De la réforme des retraites
27:42Voilà
27:43Donc ça c'est
27:45Aujourd'hui c'est impératif
27:46De trouver des solutions
27:47Et malheureusement
27:48Il va falloir attendre 2027
27:49Parce que
27:49Je ne vois pas très bien
27:50Qui peut faire passer
27:51Que chose autour de ça
27:51Et puis
27:52Il y a le sujet du financement
27:53Vous l'avez évoqué
27:54La répartition
27:55On est au bout d'une histoire
27:57On est au bout d'une histoire
27:58Donc on ne va pas parler
27:59De fonds de pension
28:00Parce que c'est un mauvais mot
28:00Mais on va parler de capitalisation
28:02Parce que c'est un bon mot
28:04En France
28:04Mais c'est une nécessité
28:05Et même des gens
28:07Qui étaient opposés aux parents
28:08Sont en train
28:08De venir à travers
28:10Oui on sent une opinion publique
28:11Qui bouge
28:11Donc je pense qu'aujourd'hui
28:12Ce qui est incroyable
28:13C'est qu'on voit les mesures
28:15Qu'on peut prendre
28:16Structurelles
28:17Parce que je voudrais juste
28:18Qu'on n'oublie pas une chose
28:19Notre pays
28:20Il est immensément riche
28:22D'entreprises
28:23Et d'entrepreneurs
28:23On a quand même cette base
28:25C'est un des plus beaux pays d'Europe
28:27Sur ce sujet là
28:27C'est une réalité
28:28Moi je le vois
28:29J'ai des bureaux de partout en Europe
28:30Donc il ne faut jamais oublier ça
28:32C'est notre force
28:33On a des forces à vendre
28:34Incroyable
28:34Il faut juste qu'on accompagne
28:37Et qu'on ait un courage
28:38Un immense courage
28:39De prendre des mesures
28:41Qui s'imposent
28:41Et là
28:42Vous savez ce qui se passe là
28:43Ça va peut-être nous obliger
28:45Nous obliger
28:46Peut-être que c'est le discours
28:47De nos politiques
28:47D'ailleurs je ne sais pas
28:48À aller vers ces mesures
28:50Parce qu'elles s'imposent à nous
28:51Il n'y a plus le choix
28:52Ça c'est l'optimisme
28:53De la volonté
28:56Espérons qu'ils nous écoutent
28:57Il y a beaucoup de réactions
28:58Sur mon compte Twitter
29:00A rebase le genre
29:00N'hésitez pas à poser des questions
29:02À réagir
29:03Comme alternance
29:04Qui s'interroge dans un monde
29:06En baisse démographique
29:07Et donc avec moins de clients
29:08Pour les entreprises aussi
29:10Et avec une productivité faible
29:12Comment on va générer la croissance
29:14Pour rembourser la dette
29:16Sans un appauvrissement collectif
29:19François Crépin-Leblond
29:21Lui se dit que le problème
29:24De la dette pour les Français
29:25Il est toujours résolu
29:26En piochant dans la poche du voisin
29:28Ça c'est la question de la fiscalité
29:30Qui se posera pour 2027
29:31Où David y a un fidèle auditeur
29:33Qui nous dit
29:34Et le millefeuille administratif
29:35Tiens Louis-Samuel c'est vrai
29:37Il ne faut pas oublier
29:38Que la retraite c'est un contrat
29:40Donc on voit
29:40C'est compliqué quand même
29:41De toucher aux passions des Français
29:43Mais on a parlé de l'État
29:44On a parlé de la sécurité sociale
29:46C'est vrai que le troisième pilier
29:47De la dépense publique
29:48C'est les collectivités locales
29:51Peut-être le coût
29:52La complexité aussi
29:53Il y a des économies à faire sur ce point
29:55Oui en fait quand on parle de l'État
29:57C'est vrai qu'il n'y a pas vraiment
29:58D'économies significatives
30:01Qu'on peut aller chercher facilement
30:03Quand on parle du bloc communal
30:05En fait il y a beaucoup plus de
30:08Enfin je pense d'inefficience
30:09Sur lesquelles on peut essayer
30:10De travailler la difficulté
30:11C'est que
30:12Le bloc communal on rappelle
30:13C'est commune et intercommunalité
30:15Exactement et en fait
30:17La logique qu'on a essayé d'utiliser
30:20Ces dernières années
30:20C'est la contractualisation
30:21Ça n'a pas trop fonctionné
30:22Parce qu'on arrive assez peu
30:23À s'ingérer dans les choix
30:26Enfin disons les décisions
30:28Des exécutifs locaux
30:29Les contrats de Cahors
30:30On rappelle c'était l'État
30:31Qui avait signé
30:32Avec les grandes agglomérations
30:35Les contrats pour limiter
30:37Leurs dépenses en échange
30:39De dotations
30:40Du maintien de la dotation
30:41De l'État aux communes
30:43Exactement
30:44Et cette logique
30:45Elle n'a plutôt pas fonctionné
30:46Donc je pense qu'il faut
30:47Qu'on arrive à trouver
30:48Un nouveau format
30:49Pour inciter les collectivités
30:52À un peu plus d'efficience
30:53Donc sur ce levier-là
30:56Puisque dans les communes
30:57On voit tous comment ça fonctionne
30:59Je veux dire
30:59C'est des exécutifs locaux
31:00Beaucoup plus proches des gens
31:01Et donc on a beaucoup plus
31:02L'élu à portée de baffe
31:03Comme on dit
31:04C'est ça
31:04De dynamique aussi
31:05Le clientélisme
31:06Enfin il faut dire les choses
31:07Comme elles sont
31:07C'est aussi plus dans les communes
31:10Qu'au sein de l'État
31:11Qu'on va aller recruter des personnes
31:13Dans certains quartiers
31:14Pour des questions
31:15Y compris électorales
31:17Enfin je pense qu'il y a
31:17Un peu plus de dynamique
31:20Disons problématique
31:22De clientélisme etc
31:23Qui m'invite à penser
31:26Qu'on pourrait réaliser
31:27Plus facilement des économies
31:28Sur le bloc communal
31:29Ensuite c'est forcément
31:31Très difficile
31:31Donc c'est l'État
31:32Qui doit reprendre le pouvoir
31:33Si je vous entends bien
31:35Je pense qu'il faut faire
31:36Un bilan de décentralisation
31:37Enfin je veux dire
31:38C'est assez facile à dire
31:40Mais c'est quand même
31:42C'est quand même une dynamique
31:43Qu'on a construite
31:44Depuis les années 80
31:45Et qui n'a juste pas
31:46Bien fonctionné
31:47Que ce soit les départements
31:48Qui sont dans le rouge
31:50Parce que leur modèle économique
31:51Est assez incohérent
31:53Avec des recettes
31:54Et des dépenses
31:54Enfin disons
31:55Des dépenses qui sont liées
31:55Au RSA
31:56Des recettes qui sont liées
31:57Au marché de l'immobilier
31:58En fait tout ça
31:59A été quand même construit
31:59D'une manière assez
32:01Assez incohérente
32:02Je pense
32:02Et avec des
32:05Enfin disons
32:06Un effet également
32:07Inflationniste
32:07Qu'il faut
32:08Enfin je pense
32:10Qu'il faut le constater
32:10Et puis trouver des leviers
32:12Pour arriver à revenir sur
32:13Et donc effectivement
32:14Ce mille feuilles administratives
32:15C'est doublon de compétences
32:16Il y a un rapport
32:17Ravignon
32:18Absolument
32:18Comme moi qui dis
32:19Que ça coûte 7 milliards d'euros
32:20Par an
32:21Donc ça me paraît
32:23Un chiffre assez élevé
32:24Je ne sais pas comment
32:25Politiquement et concrètement
32:26On pourrait arriver
32:27A rationaliser tout ça
32:28Pour réaliser des économies
32:29Mais je pense qu'il y a en tout cas
32:30Il y a des économies à faire
32:31En tout cas
32:32Très bien
32:32Allez on va se quitter
32:33Pour une courte pause publicitaire
32:35On va parler emploi
32:36Dans une minute
32:382026
32:38Ça s'annonce-t-elle
32:39Comme une année noire
32:40Pour l'emploi
32:40Et puis
32:42Réindustrialisation
32:43Emmanuel Macron
32:43Veut accélérer
32:44Le président de la république
32:46Effectue ce mercredi
32:47Un déplacement
32:48Dans l'Allier
32:48Il tiendra le conseil des ministres
32:50Il a plein de projets
32:52On va voir si c'est
32:52Un gros coup de com
32:53Ou s'il y a du fond
32:54Ne quittez pas
32:55On se retrouve tout de suite
33:02BFM Business et la Tribune
33:03Présente
33:04Les experts
33:06Raphaël Lejean
33:07On est de retour
33:08Pour la seconde partie de l'émission
33:09Il est 10h35
33:10Vous êtes toujours en direct
33:12Sur BFM Business
33:13C'est les experts
33:14Avec Jean-Samuel Pilser
33:15Au fonctionnaire enseignant
33:17A Sciences Po
33:17Et Polytechnique
33:18Jean-Daniel Lévy
33:20Directeur délégué
33:21De l'Institut Harris Interactive
33:23Et Bertrand Rambeau
33:24Président de Siparex
33:26Je voulais qu'on revienne
33:28Sur l'enquête
33:30Sur les embauches
33:32De France Travail
33:33Car parmi les conséquences
33:35De la crise
33:36Il y a aussi
33:37Cette baisse massive
33:38Des promesses d'embauche
33:40Attendues
33:41Cette année
33:42Et c'est les conclusions
33:43De l'enquête
33:44BMO 2026
33:45De France Travail
33:47Alors des intentions d'embauche
33:49Qui sont toujours de près de 2,3 millions
33:52Quand même
33:53Cette année
33:54Mais en baisse
33:55De 6,5%
33:57Sur un an
33:59C'est beaucoup
33:59C'est très sensible
34:01Ça nous ramène au plus bas
34:02De 2018
34:04Bertrand Rambeau
34:05On a commencé à en parler
34:06Tout à l'heure
34:07Sur le choc
34:08De la crise
34:09Sur les entreprises
34:10Vous êtes vous-même
34:11En contact quotidien
34:12Avec toutes ces entreprises
34:15En tant que président
34:16Du fonds Siparex
34:17Est-ce que vous le voyez
34:18Ce ralentissement là ?
34:19Alors je le vois
34:20Mais je voudrais juste préciser
34:21Que c'est pas un phénomène
34:21Uniquement 26
34:22On a vu
34:23Une dégradation
34:24De l'emploi
34:25A partir de la rentrée
34:2725
34:27Je voudrais juste
34:28Qu'on rappelle ça
34:28Et moi je le dis
34:30C'est quoi l'élément déclencheur ?
34:31L'élément déclencheur
34:33C'est
34:33On a quand même été
34:34Dans une période française
34:35Très compliquée
34:36Au niveau de l'ambiance
34:37Et de la confiance
34:38C'est moins qu'on puisse dire
34:39C'est un euphémisme
34:40Après il y a eu
34:41Des ralentissements économiques
34:42Et puis il y a l'IA
34:43Qui arrive
34:44Il y a l'IA qui arrive
34:45Et qui
34:46Il y a une vraie accélération
34:48Autour de ça aujourd'hui
34:48Alors on n'en maîtrise pas
34:50Vous le constatez
34:51Je le constate depuis
34:53Le début de l'année 2025
34:54Mais c'est quelque chose
34:55D'incroyable
34:57Et vous avez vu
34:57Certains plans sociaux
34:58Annoncés dans des grands groupes
35:00Où il y a aussi
35:00Des gains de productivité
35:01Sur des équipes
35:03Des équipes supports
35:04C'est quoi derrière ?
35:05C'est l'intégration
35:06De l'intelligence artificielle
35:08Et je vous donne un chiffre
35:09Parce qu'on est actionnant
35:10Dans une boîte
35:10Qui s'appelle
35:10Welcome to your jungle
35:11Qui est bien connue des jeunes
35:13Et qui est une plateforme
35:14En fait
35:16Pour l'emploi des jeunes
35:17Ils constatent
35:18Une baisse de l'emploi des jeunes
35:19En 2025
35:20De l'ordre de 40%
35:21Ah oui
35:22Donc c'est les jeunes
35:2240%
35:23Alors à travers un prisme
35:25Mais c'est les jeunes
35:26Qui ont été touchés
35:27Donc oui
35:29C'est une situation
35:29Alors
35:30Année noire en 26
35:32Attention aux effets
35:33D'annonces et aux mots
35:34Je crois qu'il faut
35:35Voilà
35:36Il est certain que
35:37T'as un truc de journaliste
35:38Vous savez
35:38Il faut qu'on dramatise
35:39Toujours la situation
35:40Ça nous permet de faire des émissions
35:42Six mois après
35:42Pour dire
35:43Vraiment les médias
35:44Racontent n'importe quoi
35:44Non mais il est sûr
35:45Vous êtes chef d'entreprise
35:46Aujourd'hui
35:47Vous voyez tout ce qui vous arrive
35:48Tout ce qu'on a évoqué précédemment
35:49Bon vous allez remplacer
35:50Celui qui s'en va
35:51Oui
35:51Mais investir sur des nouvelles équipes
35:53Il faut quand même
35:54Vouloir y aller
35:54Même si un patron
35:56Est par nature
35:57Audacieux
35:57Ambitieux
35:58Positif
35:58Et il avance
35:59Oui
35:59Donc on voit aujourd'hui
36:01Très concrètement
36:04Des recrutements gelés
36:05Alors non pas définitivement bloqués
36:07Je pense qu'on est plus
36:08Dans une forme de parenthèse
36:11Liée à cet attentisme
36:13Mais qui est né
36:14Avant 2026
36:15Et là on se reprend une couche
36:17Et donc ça fait quand même
36:18Beaucoup sur la tête des dirigeants
36:19En disant
36:20Qu'est-ce que je fais
36:21On gère tous
36:22Un compte d'exploitation
36:23Une trésorerie
36:24Puisque nous on gère des trésoreries
36:27Et voilà
36:28Donc je mettrais plutôt ça
36:30Sous l'angle de la prudence
36:31Je ne voudrais pas
36:32Que ça soit interprété
36:33Comme disant
36:33Les chefs d'entreprise
36:34Voilà
36:35Ils ont tiré le rideau
36:37Ils sont en format repris
36:38Ce n'est pas vrai
36:39Ce n'est pas vrai
36:40Non puis il y a toujours
36:41De l'activité
36:41On a toujours besoin
36:42De salariés
36:43Pour faire tourner la boîte
36:44Enfin on parlait
36:45D'industrialisation tout à l'heure
36:46Mais ils restent tous
36:48En recherche de réponse
36:49Par rapport à ça
36:49Et les recherches de réponse
36:51Ça passe aussi par des gens
36:53Donc voilà
36:54Donc oui
36:55Alors ponctuellement
36:56Il est sûr que si cette crise perdure
36:57Il y aura des impacts sur l'emploi
36:59Et l'IA
37:00Mais n'oublions pas l'impact de l'IA
37:02J'ai eu alors
37:03Cette confidence
37:03D'un patron du CAC 40
37:07On va rester très vague
37:08Mais qui me disait
37:09Que l'IA allait quand même
37:10Être une excellente excuse
37:12Pour faire
37:14Pour expliquer
37:15Des vagues de licenciement
37:16Pour faire de la compétitivité
37:17Coût
37:17Qui est absolument
37:19Essentielle
37:19Pour les entreprises aussi
37:21Mais est-ce que l'IA
37:21N'a pas bandeau
37:22Dans cette histoire ?
37:24Comme toujours
37:25Comme on disait tout à l'heure
37:26Que la hausse des matières premières
37:28Est générée par
37:29Par l'évolution
37:31Par exemple du coût
37:31Des hydrocarbures
37:32Mais aussi certains en profitent
37:34Donc il est évident
37:35Qu'on peut mettre derrière l'IA
37:36Des plans
37:37De certains plans
37:38De restructuration
37:39Mais
37:40Les patrons sont honnêtes
37:42Ils sont attachés
37:42À leurs équipes
37:43Je crois que plus fondamentalement
37:45C'est le besoin
37:46D'avoir des coûts
37:48Hyper compétitifs
37:49Dans le monde
37:50Dans lequel on est aujourd'hui
37:50Quand votre facture d'énergie
37:52Elle prend 10 points
37:53Que vous ne pouvez pas
37:54Tout répercuter
37:55Qu'est-ce que vous faites ?
37:57Et je crois que c'est des moments
37:58De la vie économique
37:59Où vous réfléchissez aussi
38:00À vos modèles
38:01À votre façon de vous organiser
38:03Et donc il est vrai
38:04On l'a vécu
38:04Rappelez-vous
38:05Il y a 10 ans
38:05Avec l'arrivée du digital
38:06Oui
38:07On a ces phénomènes
38:09Ponctuels
38:10Louis-Samuel Pilser
38:11Qu'est-ce que vous retenez
38:12De l'étude BMO 2026
38:14De France Travail ?
38:15Sur l'IA
38:15Elle explique peut-être
38:17Les bases de recrutement
38:18Dans le numérique
38:18Mais je ne suis pas sûr
38:19Qu'elle explique
38:19Les moins 15%
38:20Dans le BTP par exemple
38:21Moins 25%
38:22Dans le numérique
38:22C'est assez spectaculaire
38:24Et assez inattendu
38:25Mais là-dessus
38:26On peut comprendre
38:26Qu'il y a des gains de productivité
38:27L'IA
38:28Mais par contre dans le BTP
38:29Je ne suis pas sûr
38:29Que ce soit des intelligences artificielles
38:30Qui construisent nos lois
38:31Moins 15%
38:32Vous le disiez
38:32Moins 15%
38:33Et en fait
38:34Effectivement
38:35Je ne pense pas
38:35Que ce soit une année noire
38:36Je pense qu'on est dans
38:37Peut-être une décennie noire
38:38J'espère qu'on n'est pas
38:39Dans un siècle noir
38:39Mais en tout cas
38:40C'est la deuxième année consécutive
38:42Au cours de laquelle
38:42On a une baisse des recrutements
38:44Donc l'année dernière
38:45C'était 8,5%
38:46Cette année 6,5%
38:48En fait sur l'ensemble des secteurs
38:49On voit qu'il y a
38:50Ces mêmes difficultés
38:51Sur l'industrie
38:52L'année dernière
38:53On avait commencé
38:53Donc on avait eu
38:54Une petite dynamique
38:56De réindustrialisation
38:57Après la crise Covid
38:59Pendant quelques années
39:00On a eu une forme
39:01D'état de grâce
39:01On a ouvert
39:02D'usines qu'on a enfermé
39:03On y a cru
39:04On y a cru
39:05Et l'année dernière
39:06Moins 15 usines
39:07Donc selon les baromètres
39:08Trendéo
39:09Qui sont plus souvent cités
39:10Cette année
39:11On a perdu une soixantaine d'usines
39:12Donc en fait
39:13On commence à perdre
39:15Beaucoup plus de sites
39:16Qu'on en ouvre
39:16Et quand on regarde
39:18Le détail
39:18Donc on a
39:19Enfin j'ai publié une étude
39:20Pour la fondation Jaurès
39:21Sur l'évolution
39:22De l'emploi industriel
39:23On voit que c'est assez concentré
39:24Donc sur certaines filières
39:25Qui décrochent
39:26Et sur certains territoires
39:28Sur lesquels on a une concentration
39:29La filière de la citéologie
39:30De l'automobile
39:32Notamment l'automobile
39:33En fait
39:33Qui fait face
39:34A une concurrence chinoise
39:35Qui rend nos sous-traitants
39:37Qui travaillent pour Peugeot
39:38Pour Renault
39:40Qui les mettent
39:41En grande difficulté
39:42Face à la baisse
39:42Des ventes
39:43De ces deux groupes
39:44Donc sur l'industrie
39:45On a ce phénomène
39:46Sur le bâtiment
39:47C'est l'impact
39:48Je pense de la hausse des taux
39:50Et qui va être
39:51Potentiellement aggravée
39:52Par le retour
39:52De l'inflation
39:54On attend
39:55Une, deux, peut-être
39:56Trois hausses des taux
39:57C'est ce que price
39:57Les marchés
39:58De la Banque Centrale Européenne
39:59Cette année
40:00Exactement
40:01Et donc dans ce contexte
40:02Je pense qu'il faut un plan d'urgence
40:03Pour le logement
40:04La construction
40:05Enfin il faut qu'on arrive
40:05A relancer
40:08Ce secteur
40:09Qui est assez central
40:10Pour la croissance
40:11Par un plan
40:13De rénovation
40:13De construction
40:14De logement
40:15Pour aussi répondre
40:16A des urgences sociales
40:17Assez importantes
40:18Mais avec cette hausse des taux
40:20Si on a juste cet effet
40:23Plus l'inflation
40:23Le secteur de la construction
40:25Du BTP
40:26Va continuer à s'effondrer
40:27Et on fait face
40:28A des difficultés
40:29Qui seront encore plus importantes
40:30Je pense l'année prochaine
40:31Oui
40:32Alerte sur le bâtiment
40:33Très clairement
40:34On dit que
40:35Quand le bâtiment va
40:36Tout va
40:36Là rien ne va
40:37Effectivement
40:38Est-ce qu'il y a une perception
40:39Dans l'opinion publique
40:40Des français
40:41Jean-Daniel Lévy
40:42De cette remontée du chômage
40:44Qu'on a vu
40:44Dès l'année dernière
40:45Effectivement
40:46Là les prévisions
40:47C'est 8% de chômage
40:48En fin d'année
40:50Cette angoisse du chômage
40:52Dans laquelle moi
40:52J'ai grandi
40:53Pendant des décennies
40:54Ça a été la préoccupation
40:56Numéro 1
40:56Des français
40:57Elle a été reléguée
40:59En fond de cours
41:00Depuis une dizaine d'années
41:02Maintenant
41:04Est-ce qu'elle remonte ?
41:05Est-ce que ça repart à la hausse ?
41:06Déjà vous avez raison
41:07De rappeler
41:08Que ça a été
41:08La première préoccupation
41:09Des français
41:10Pour faire vite
41:11Du milieu des années 70
41:13Jusqu'au début
41:14Des années 2020
41:15Et d'ailleurs
41:16En fait
41:16Quand vous regardez
41:17Les motivations de vote
41:18Des français
41:18Élection présidentielle
41:19Après élection présidentielle
41:20C'est toujours la première
41:21Motivation de vote des français
41:22Hormis
41:22A la dernière élection présidentielle
41:24Où elle a été relayée
41:25En 7ème position
41:26Et en première position
41:28C'était la question
41:28Du pouvoir d'achat
41:59Et les politiques
41:59Il y a eu des mesures structurelles
42:00Qui ont été prises
42:00Et ou des effets
42:01Concernant la situation
42:03Du chômage
42:03Parce que si je ne me trompe pas
42:04Il y a eu inversion
42:05De la courbe du chômage
42:06Au deuxième semestre
42:07Durant son quinquennat
42:08En 2016
42:38Au moins peut-être à l'agenda
42:39D'un point de vue global
42:40Peut-être parce que c'est un peu plus sournois
42:41A l'heure actuelle
42:42Et que ça ne va pas forcément toucher
42:44Les mêmes catégories de population
42:45Que celles qui étaient touchées
42:46Par le passé
42:46Et puis le troisième aspect
42:49C'est qu'aujourd'hui
42:50Il y a un déficit de crédibilité
42:51A l'égard de la parole publique
42:52Concernant la situation
42:54Du pouvoir d'achat d'un côté
42:55Et concernant l'inflation de l'autre
42:58Aujourd'hui vous pouvez avoir
42:59Toutes les données objectives
43:00En disant que globalement
43:01Le pouvoir d'achat des français
43:03Reste à un niveau
43:04Qui est un niveau convenable
43:05Etc
43:05Vous interrogez les français
43:06Et vous dites
43:06J'y crois pas du tout
43:07En tout cas
43:08Ça ne me touche pas
43:09Et vous prenez tout à l'heure
43:10L'exemple de l'essence
43:12C'est pour partie
43:13Une des dimensions
43:15Qui est aujourd'hui fondamentale
43:16Parce qu'une fois
43:17Qu'on a effectué
43:19Toutes ces dépenses
43:20Qui sont des dépenses engagées
43:21Pour lesquelles
43:22Globalement
43:22Celles-ci ne sont pas
43:24Tout à fait identifiées
43:25De la part des français
43:25Lorsque vous allez au supermarché
43:27Et que vous allez
43:28Effectuer des courses alimentaires
43:29Lorsque vous regardez
43:29Le prix de l'électricité
43:30Lorsque vous regardez
43:31Le prix du gaz
43:31Lorsque vous regardez
43:32Le prix du logement
43:33Et lorsque vous regardez
43:34Le prix de l'essence
43:35De tout ce qui peut
43:35Avoir attrait aux mobilités
43:37Vous avez le sentiment
43:38Que globalement
43:39Tout ceci a profondément
43:40Augmenté
43:41Donc ça joue
43:41Assez fortement
43:42Et avec une promesse
43:44Qui a été faite
43:44De la part de responsables politiques
43:45En disant
43:46Vous allez voir
43:47Ça va bientôt être terminé
43:48Malgré tout
43:49Vous avez quelques signaux
43:50Qui ne sont pas forcément
43:50Statistiquement fiables
43:51Mais qui d'un point de vue
43:52D'émotion
43:53Marquent très profondément
43:54Nos compatriotes
43:55Disent que globalement
43:56Cet aspect la joue
43:57Donc je ne dis pas
43:57Qu'aujourd'hui
43:58Il n'y a pas d'interrogation
44:00Et de doute
44:00Concernant le chômage
44:01Mais que
44:01Si vous devez hiérarchiser
44:03Aujourd'hui
44:03Les niveaux de préoccupation
44:04On n'est pas revenu
44:05Au même niveau
44:06Que celui qui présidait
44:07Aux préoccupations
44:08De nos compatriotes
44:09Il a de cela
44:09Une vingtaine
44:10Ou une trentaine d'années
44:11Ça va être le sujet
44:11De la campagne 2027
44:13Selon vous
44:13Le pouvoir d'achat
44:14A nouveau
44:15Comme en 2022
44:15Il n'y a pas de raison
44:16Que ça ne soit pas
44:17Un sujet absolument fondamental
44:18Parce que derrière cela
44:19Se pose une question
44:20Qui est sous-jacente
44:21A ce dont on parle
44:22Depuis quasiment
44:23Trois quarts d'heure
44:23Qui est la question
44:24De la justice
44:25Et la question
44:25En fait de la reconnaissance
44:26De l'effort des individus
44:27Bon
44:29Le pouvoir d'achat
44:30Il sera renforcé
44:30S'il y a de l'activité
44:31Bertrand Rambeau
44:32Vous le disiez
44:32Il faut qu'on travaille
44:34Davantage dans ce pays
44:35Mais il faut de l'activité
44:36Pour ça
44:36L'activité
44:37La réindustrialisation
44:39Le président de la République
44:40Souhaite encore l'accélérer
44:41Il effectue ce mercredi
44:43Un déplacement dans l'Allier
44:44Et tient un conseil
44:45Des ministres décentralisé
44:47A Montluçon
44:47Emmanuel Macron
44:49Veut notamment
44:50Donner un coup de fouet
44:51Au projet
44:51Relevant de la souveraineté
44:53Industrielle
44:55Militaire
44:56Et alimentaire
44:58Il y a
44:59Quelques
45:001150 dossiers
45:02Qui attendent toujours
45:03Des autorisations
45:04Environnementales
45:05Pour s'installer
45:08En France
45:09Et l'heure
45:10Et dit-on à l'Elysée
45:12A la simplification
45:14Administrative
45:15L'Elysée
45:15Qui affirme
45:16Que les délais
45:16D'instruction
45:17Moi
45:18Cette information
45:19M'a fait tomber
45:20De ma chaise
45:20Ont été ramenés
45:22Ces dernières années
45:23De 17 mois
45:24A 8 ou 9 mois
45:26Seulement
45:27Alors
45:27Il faut le dire
45:28Très clairement
45:28Sur cette antenne
45:30Et sur ce plateau
45:31On a dit mille fois
45:32Et ces derniers jours
45:33Encore
45:33Que les délais
45:35Étaient beaucoup trop longs
45:36Et que les réserves foncières
45:37Des entreprises
45:38N'étaient pas utilisées
45:39A cause de ces délais
45:41Justement
45:41On a craint
45:42Que ça ne dure
45:4312, 18, 24 mois
45:44Et qu'il y ait
45:45Énormément de problèmes
45:47Est-ce que
45:47Vous avez
45:49Constaté
45:50Dans la pratique
45:51Bertrand Rambeau
45:52La réduction
45:53De ces délais
45:54D'instruction
45:55Dans les entreprises
45:56Dans lesquelles
45:56Vous avez investi
45:58Alors d'abord
45:59Que le Président de la République
45:59Aille tenir un conseil
46:00Des ministres
46:02Dans les territoires
46:04Et sous le thème
46:05De la réindustrialisation
46:06On ne peut que le féliciter
46:07De faire ça
46:08D'ailleurs pour l'anecdote
46:09Chez Siparex
46:10On nous a demandé
46:10De pondre des petites notes
46:12Sur toutes les sociétés
46:13Qu'on avait dans ces territoires
46:14Et dans le domaine industriel
46:15Donc c'est extrêmement concret
46:16Et je trouve ça
46:18Extrêmement bien
46:18Alors sur cette réduction
46:20Des délais
46:20Pour être très franc
46:22Ce n'est pas ce que j'entends
46:23Tous les jours
46:23Alors je sais que c'est
46:24Dans le texte de loi
46:25C'est super de se donner
46:26Des objectifs
46:27Après dans la vraie vie
46:30Je ne peux pas
46:31Valider cette information
46:32Même s'ils veulent le faire
46:34C'est un objectif louable
46:36En tout cas c'est hyper louable
46:37Après je voudrais quand même
46:38Juste dire un mot
46:39Sur la désindustrialisation
46:40Et la réindustrialisation
46:41Oui
46:42La désindustrialisation
46:43Elle est quand même réelle
46:44Alors après on peut compter
46:45Le nombre de sites
46:46Vous avez rappelé tout à l'heure
46:47Quelques chiffres
46:49Enfin il ne faut pas être
46:51Dans le déni
46:52Je trouve qu'on n'a pas
46:53Beaucoup parlé
46:54De la fermeture du site
46:55De Stellantis
46:56La semaine dernière
46:56Oui
46:57A Poissy
46:58A Poissy
46:58Et c'est hyper symbolique
47:00Usine évidemment
47:01Symbolique
47:01Totem
47:02Et donc ça c'est une évolution
47:04De fond
47:05Et malheureusement
47:06Il y a
47:08Un certain nombre de secteurs
47:09Dont l'automobile
47:10Qui sont frappés
47:11Extrêmement violemment
47:12Par ce sujet
47:13Des désindustrialisations
47:14Parce qu'on peut parler
47:15Du Moyen-Orient
47:16A des hydrocarbures
47:16C'est l'actualité du jour
47:17Mais il y a un truc
47:19Qui continue
47:19Qui s'appelle
47:20La montée en puissance
47:22De la Chine
47:23Tous les jours
47:24Tous les jours
47:25Tous les jours
47:26Et je rappelle
47:26Un chiffre moi
47:27Qui me marque
47:281% de part
47:29De marché industriel
47:30De plus
47:31Pour la Chine
47:31Dans le monde
47:32Chaque année
47:33C'est ça le point
47:34Ah oui
47:35D'un pays de copieurs
47:36Ils sont devenus
47:36Un copier
47:37Un pays d'innovation
47:38Et donc ils nous envahissent
47:39Avec des voitures
47:40Qui sont
47:41De qualité identique
47:42Voire supérieure
47:43Oui pour les batteries
47:44Bien sûr
47:45Il y a un même un
47:45Et 30 à 40% moins cher
47:47Donc ça c'est un état de fait
47:49Et on aura beau se protéger
47:51Parce qu'il y a un sujet
47:51De protection en Europe
47:52Mais à un moment
47:53S'ils sont meilleurs
47:54Qu'est-ce qu'ils sont meilleurs ?
47:55On ne peut pas se protéger
47:56Contre des choses
47:57Qui sont meilleures
47:57Et donc qu'est-ce qu'on doit faire ?
47:58Parce que les constats
47:59C'est super
47:59Mais qu'est-ce qu'on doit faire ?
48:01On a aussi quand même
48:02Regardons un peu la France quand même
48:03On a des secteurs d'excellence
48:05Dans ce pays
48:06Le nucléaire
48:07C'est quelque chose d'incroyable
48:08Oui
48:08Moi je gère un fonds nucléaire
48:09Je vois ces 2000 boîtes
48:12Qui travaillent pour le secteur du nucléaire
48:13C'est une force considérable
48:14Et en plus ça répond à un besoin
48:16On peut parler de l'agroalimentaire
48:17On peut parler de la santé
48:18On peut parler de la transition énergétique
48:20On peut parler de la deep tech
48:22On a des sujets d'excellence
48:24Et donc je pense qu'il faut
48:26Vous savez alors
48:28Je trouve que ce que les Chinois
48:29On fait sur le plan à 5 ans
48:31Vous savez dans une entreprise
48:32On se donne des pépés à 5 ans
48:33Et on embarque tout le monde
48:35Tout le monde
48:35Moi j'ai toujours remarqué ça
48:37Alors un État
48:38Ce n'est pas une entreprise
48:39Évidemment
48:39Mais se donner des axes
48:41Des orientations
48:42Ce que Pompidou a fait à l'époque
48:45TGV, le nucléaire
48:46On en profite aujourd'hui
48:47Mais ça date de quand ça ?
48:49Ça date de
48:50Donc je pense qu'il faut
48:51Qu'on se redonne
48:52Des axes positifs
48:53Parce que ce pays
48:54Est un pays d'entrepreneurs
48:55De savoir-faire et d'ingénieurs
48:56Et derrière
48:57Comment on bâtit autour de ça
48:58Et comment on améliore
49:00Les conditions de travail
49:01De charges sociales
49:02De coûts énergétiques
49:03Qu'on a évoquées précédemment
49:04Alors c'est un peu simpliste
49:05En 3 minutes
49:06Mais je pense quand même
49:08Non mais ça donne bien
49:08La direction
49:09Effectivement
49:09Il y a un optimisme
49:11Bonjour Daniel Lévy
49:12Vous avez indiqué ça
49:14En fait
49:14Nous on n'arrête pas
49:15De le rappeler
49:15C'est-à-dire TGV
49:16Autoroutes nucléaires
49:17Aérospatiales
49:17Aéronautiques
49:18Ça a été des plans
49:19Ça a été des plans
49:19Qui ont été prévus
49:19Dans les années 60-70
49:20Et avec des Français
49:21Qui ont été prêts
49:22À adhérer
49:22Quand bien même
49:23Ils ne pouvaient pas
49:23Forcément tirer
49:24Les bénéfices
49:25À titre individuel
49:26Immédiatement
49:26Ils avaient la perception
49:27Qu'ils arrivaient
49:28De manière un peu imagée
49:29À construire
49:30La France de demain
49:31Aujourd'hui en fait
49:32Si vous demandez
49:33Au responsable politique
49:34Devant quel objet
49:36Omnématique
49:36Ils pourraient être amenés
49:37À poser
49:37Dans le cadre
49:38Par exemple
49:39De la prochaine
49:39Campagne présidentielle
49:40Je pense qu'on serait
49:41Bien normal
49:41De pouvoir identifier
49:43Une idée
49:43Un projet
49:44Ou quelque chose
49:45Qui permettrait
49:45D'avoir une sorte
49:46D'image rétinienne
49:47Je me mets de rappeler
49:48Qu'en 1965
49:49Alors ça ne date pas d'hier
49:50François Mitterrand
49:51Posait devant un pylône
49:52À haute tension
49:53Et que derrière ça
49:54Il y avait la perception
49:55De EDF
49:56Qui était la première
49:57Entreprise publique
49:58Avec la notion de science
49:59De progrès
50:00D'égalité
50:00De péréquation
50:01D'une France
50:02Qui arrivait globalement
50:02Avancer
50:03Et de la perception
50:04Qu'il y avait
50:05Une amélioration
50:06Qui était envisageable
50:07Même s'il y avait
50:08Potentiellement
50:08Des désagréments
50:09D'un point de vue
50:09De l'environnement
50:11Donc on a
50:11Aujourd'hui
50:12Cette difficulté projective
50:13Et je pense que la France
50:14A ceci de singulier
50:15Par rapport à d'autres
50:16Types de pays
50:17C'est que malgré tout
50:18L'ambiance politique
50:20A une incidence
50:20Extrêmement forte
50:21Sur la situation économique
50:23Et que
50:23On le voit
50:24Les français
50:25D'une manière générale
50:25Qui ont tendance
50:26A épargner
50:27Ou à surépargner
50:28Le font d'autant plus
50:29Non pas parce qu'ils sont
50:30A l'aise économiquement
50:31Mais parce qu'ils ont peur
50:32De l'avenir
50:33Que quand vous interrogez
50:34Les dirigeants d'entreprise
50:35Lorsqu'ils ont le sentiment
50:36Qu'ils soient d'accord
50:37Et qu'ils ne soient pas d'accord
50:37Qu'ils voient une vision claire
50:39De la part des dirigeants politiques
50:40Au niveau du pays
50:41Ils sont prêts
50:42Entre guillemets
50:43A prendre des risques
50:43A investir
50:44Et à se dire
50:45Que globalement
50:46Il y a une ligne de conduite
50:48Qui apparaît
50:48Comme étant relativement claire
50:49Et qu'aujourd'hui
50:50C'est plus le flou
50:51Qui nous entoure
50:52Aussi bien sur le court terme
50:53Que sur le moyen
50:54Ou que sur le long terme
50:54Qui grève quelque peu
50:56L'activité
50:57Et le dynamisme économique
50:58De notre pays
50:58C'est ce qui manque
51:00Louis-Samuel Pilsa
51:01Je rappelle que
51:02Vous êtes au fonctionnaire
51:03Mais diplômé de polytechnique
51:04On a un ingénieur
51:05Qui est plutôt en faveur
51:06De la planification industrielle
51:08J'imagine
51:09Et une vision
51:10Et un cap
51:11A plus long terme
51:12C'est ce qui manque là
51:12Vous êtes d'accord
51:13Avec ce qui a été dit ?
51:14Je pense que la France
51:15Manque de cap
51:15Je suis assez d'accord
51:16Avec ce qui vient d'être dit
51:17Les Chinois
51:18Ils font des plans à 5 ans
51:19Et en fait
51:20Quand vous parlez avec eux
51:21Ils vous disent
51:22En fait
51:23La France le faisait
51:24Dans les années 50
51:24Ça marchait très bien
51:25On a copié
51:26Et on ne comprend pas
51:26Pourquoi vous avez arrêté
51:28Et vous êtes rentré
51:29Dans ces histoires
51:31De libre marché
51:33On a complètement arrêté
51:34De planifier
51:34Depuis les années 80-90
51:36Au final
51:36L'économie
51:37Et à l'époque
51:38Ça marchait
51:38Quand on a
51:39En 45
51:40Essayé de reconstruire la France
51:41Il y a eu un grand consensus national
51:43Sur ce qu'on appelait
51:44A l'époque
51:44Le plan monnaie
51:45On a défini 6 secteurs
51:46C'était le charbon
51:47A l'époque
51:48L'acier
51:50Les transports
51:51Qu'on a jugé critiques
51:52Pour la reconstruction industrielle
51:53De la France
51:54Et on a mis les moyens
51:55Bon à l'époque
51:56C'était facile
51:56Il y avait
51:57Une série de boîtes
51:58Qui avaient déjà été nationalisées
51:59On avait la capacité
52:00De décliner
52:01Mais ensuite
52:0220 ans plus tard
52:03Quand on a fait le plan Messmer
52:04Face à d'ailleurs
52:05Une crise énergétique
52:06Qui était assez proche
52:07De celle qu'on connaît aujourd'hui
52:08Et qui pourrait se prolonger
52:09Quand on a fait le plan Messmer
52:11C'est pareil
52:12On se fixe comme objectif
52:13De mailler la France
52:14De réacteurs nucléaires
52:15Et en 10 ans
52:17C'est fait
52:17Donc on a cette capacité
52:18En France
52:19À apporter des grands projets collectifs
52:21C'est vrai qu'aujourd'hui
52:21On n'a plus ce grand projet
52:23Ça pourrait être
52:24La décarbonation de l'économie
52:25Parce qu'on est face à un défi
52:26Et d'ailleurs
52:27La crise énergétique
52:28Nous le rappelle
52:28Aujourd'hui
52:29Si on n'électrifie pas
52:30Si on n'arrive pas
52:30À fabriquer
52:31Les voitures
52:32Qui permettront
52:32De décarboner nos transports
52:34Toutes ces filières
52:35Qui sont critiques
52:36Pour construire la France
52:37De demain
52:38On n'arrivera pas
52:40Enfin on restera confronté
52:41À des crises
52:42Comme celles qu'on connaît
52:42Comme celles qu'on a connues
52:43Pendant le Covid
52:44Et donc je pense
52:44Qu'il faut se fixer un cap
52:46Une série de priorités
52:47Assez restreintes
52:48Enfin 5 à 10 filières
52:50Sur lesquelles on souhaite
52:51Reconstruire une industrie
52:52Et puis mettre les moyens
52:53Et se donner
52:54Une vision commune
52:55Pour arriver à construire cela
52:57Et oui
52:58Un peu moins de saupoudrage
52:59Une vision stratégique
53:00Et un peu de planification
53:01À moyen et long terme
53:03On ne cesse de le marteler
53:04Dans cette émission
53:05On ne va toujours rien venir
53:06Merci à tous les trois
53:08Pour cet échange
53:10Passionnant
53:10Disponible en podcast
53:11Et replay
53:12Sur l'application
53:13BFM Business
53:14Sur notre site
53:14Et sur toutes les plateformes
53:16De diffusion
53:17Merci Louis-Samuel Pilser
53:18Merci Jean-Daniel Lévy
53:19Merci Bertrand Rambeau
53:21Tout de suite
53:21C'est tout pour investir
53:23Animé par Antoine Larigauderie
53:24Quant à nous
53:25On se retrouve demain
53:26Même heure
53:26Même endroit
53:2610h en direct
53:28Sur BFM Business
53:29Très bonne journée à tous
53:33Les experts
53:34Débat et controverses
53:36Sur BFM Business
53:37Sous-titrage Société Radio-Canada
53:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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