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  • il y a 6 mois
Ce mardi 26 août, Florian Ielpo, responsable de la stratégie macroéconomique chez Lombard Odier Investment manager, Daniel Cohen de Lara, associé chez Next Momentum, Franklin Pichard, directeur de la recherche de Kiplink Finance, Patrcik Zweifel, chef économiste de Pictet Asset Management, Laurent Gaetani, global Financial Advisor & Strategic Finance, et Nicolas Brault, directeur associé de Hottinguer, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business présente Good Morning Market, Etienne Braque.
00:07Et c'est parti pour Good Morning Market, en direct jusqu'à 10h sur BFM Business et puis ensuite bien sûr vous retrouvez les experts avec Raphaël Legendre.
00:14Good Morning Market qui ouvre ce mardi sur une tendance très clairement négative à la Bourse de Paris.
00:19On l'a vu il y a un instant, le CAC 40 a ouvert sur une baisse de plus d'1%, de 1,4% sous les 7900 points avec pas mal d'inquiétudes.
00:27Nous verrons dans un instant avec notamment Florian Yelpo qui nous attend depuis Lombard-Rodier-I.M. sur les ACUC, cette gouverneure de la FED qui a été invitée cette nuit à démissionner.
00:37Donald Trump qui lui demande de quitter la réserve fédérale et puis donc une situation française qui continue d'être compliquée avec donc François Béroux qui appelle le Parlement à voter le 8 septembre et qui donc remet en jeu le gouvernement.
00:51Pour nous éclairer par rapport à cette situation, c'est donc Florian Yelpo qui nous attend depuis Lombard-Rodier-I.M. Bonjour Florian Yelpo.
00:59Merci d'être présent ce matin sur BFM Business. Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier-I.M.
01:06Donc vous êtes en direct avec nous depuis Genève. Dans un instant, nous parlerons donc des chiffres d'inflation qui sont attendus en fin de semaine du côté des États-Unis,
01:14mais aussi bien sûr de l'ISACUC, mais juste avant la situation française avec donc un CAC 40 qui a perdu plus de 1,6% hier soir à la clôture.
01:23Ça vous remémore certaines séances peut-être de la dissolution. Alors c'était en juin 2024, mais aussi de décembre dernier.
01:31On était un petit peu dans la même situation avec des doutes sur le gouvernement, sur la politique à venir, sur bien sûr la politique pro-fiscale, pro-entreprise
01:42qui a été menée par Emmanuel Macron depuis 2017.
01:45Je dirais même plus que ça. C'est un petit peu le mal de la décennie, c'est-à-dire qu'on entend dans les médias français des discussions autour du bouclement des fins de mois de l'État,
01:57mais ça n'est pas le seul pays où on discute ces chiffres. C'est également le cas aux États-Unis, c'est également le cas en Grande-Bretagne.
02:03Et les projections du FMI montrent très clairement qu'à horizon 5 ans, ce drama, cette situation risque assez peu de changer.
02:11Aujourd'hui, on est face à une nécessaire, ce qu'on appelle une consolidation fiscale, c'est-à-dire le fait que l'État reprenne les rênes de son budget,
02:22comme tout ménage, comme toute entreprise. Et c'est une demande qui aujourd'hui est faite par les marchés financiers, qui génère de temps en temps des montées de stress.
02:30Alors à ce matin, à l'ouverture, j'entends que sur les marchés actions, ça baisse, mais regardons côté obligataire, les taux ne progressent que faiblement.
02:39On a les spreads avec les écarts de taux entre les obligations françaises et allemandes qui progressent de 7 points de base, donc 0,07%.
02:47Ce n'est pas très important. Et la moitié de cette progression est reflétée dans ce qu'on appelle les « credit default swap »,
02:53ces contrats d'assurance sur le risque souverain de la France.
02:57Donc ce matin, côté obligataire, c'est la soupe à la grimace, mais pas la panique.
03:01Je ne vais pas attendre que l'Italie passe devant la France pour vous poser la question.
03:05On est à 7 points de base d'écart entre le 10 ans français et le 10 ans italien.
03:09Bon, si demain, la France devait se refinancer plus cher que l'Italie, ça serait un drame.
03:12Bon, j'imagine que du côté symbolique, c'est évidemment un message qui est fort.
03:17Je pense qu'il faut arrêter de regarder dans le rétroviseur.
03:20Lorsque l'on parle de la relation, de la comparaison entre France, Grande-Bretagne, c'est une comparaison qui est souvent faite.
03:25France-Italie, pardon.
03:26Oui, bien sûr.
03:27Donc, Italie, Espagne et Grèce ont fait d'énormes efforts, justement, de consolidation fiscale.
03:33Donc, ce sont aujourd'hui les bons élèves.
03:35Le fait que l'on compare les taux français à ces pays-là est un signe vraiment très clair d'une intégration financière bien plus forte qu'elle ne l'était 20 ans auparavant.
03:43Souvenez-vous, la BCE redoutait la fragmentation financière de la zone euro.
03:48On n'en est pas là, la France a de la chance parce qu'elle peut justement s'acheter du temps pour pouvoir prendre ses mesures de consolidation fiscale sous l'ombrelle, sous le parapluie de la zone euro.
03:58Et ça, c'est une immense chance.
04:00En tout cas, ce matin, le CAC 40 perd 1,9%.
04:03On accélère clairement là sur les dernières minutes.
04:05Le secteur bancaire est en forte baisse.
04:07Société Générale perd plus de 6% à 52,28.
04:10BNP également perd plus de 6% à 75,24.
04:13Quand AXA est désormais la plus forte baisse de l'indice parisien avec une baisse de 7% à 38,19 euros.
04:19Nous ferons un point complet sur la séance du jour juste après avec Daniel Cohen-Delara associé chez Next Momentum.
04:26Nous reviendrons sur les niveaux techniques à surveiller à la Bourse de Paris alors que désormais nous sommes sous les 7700 points.
04:31Préoccupations en France, nous venons de l'évoquer avec vous, Florian Yelpo.
04:35Préoccupations également du côté des États-Unis avec Donald Trump qui a annoncé hier soir vouloir limoger Lisa Cook
04:42qui est gouverneur de la Fed.
04:44Alors dans un communiqué, Lisa Cook a tout simplement dit
04:46« Non mais en fait Donald Trump ne peut pas faire ça, il n'est personne pour vouloir ma place. »
04:52Alors ça c'est pour l'instant encore… ça n'est pas encore joué, ça n'est pas encore décidé.
04:56A priori, il a néanmoins le droit de licencier certains gouverneurs pour ce qu'on appelle « cause »
05:01et le champ des causes est globalement suffisamment large, en tout cas pour au moins faire douter du fait qu'il soit capable justement de licencier Lisa Cook.
05:11Pourquoi c'est important pour les marchés financiers ?
05:13Ce qui est en train de se passer, c'est une forme de remplacement siège par siège de membres du Conseil et des gouverneurs
05:22qui sont du côté Powell par des membres qui vont devenir plutôt du côté Trump,
05:28c'est-à-dire des gens qui vont plutôt être pour des baisses de taux globalement.
05:32Et ça c'est un élément qu'on voit apparaître de plus en plus.
05:34On a eu les deux dissents, vous savez, les deux membres du Conseil
05:38qui ont voté contre ce que proposait Jérôme Powell au dernier meeting de la Fed.
05:43Maintenant on a Miran également qui a rejoint le groupe
05:46et on pourrait avoir un quatrième candidat qui remplace Lisa Cook.
05:50Et donc progressivement, la probabilité d'une baisse évidemment en septembre se met à progresser avec
05:56et la probabilité d'une politique plus accommodante et donc plus pro-inflation
06:01et donc plus négative pour le dollar continue à faire surface aux États-Unis.
06:05C'est la principale conséquence à ce matin.
06:07Avec des chiffres d'inflation qui seront publiés vendredi après-midi,
06:11ça sera bien sûr une donnée cruciale pour Jérôme Powell,
06:14pour le patron de la Banque Centrale Américaine.
06:17Une inflation qui est attendue toujours à la porte des 3%,
06:20une inflation toujours très collante aux États-Unis avec une composante des services
06:24qui est, disons-le, peut-être un petit peu préoccupante quand même, Florian Yelpau.
06:30Effectivement, la difficulté qu'on a, notamment avec le dernier rapport qu'on avait eu sur l'inflation elle-même,
06:34donc ce qu'on appelle le CPI, le Consumer Price Index, l'indice des prix à la consommation,
06:39qui est marginalement différent du rapport que l'on aura vendredi dans sa façon d'attribuer des poids
06:45aux différents paniers de biens et services pour calculer l'inflation.
06:49Néanmoins, ce qui pourrait être préoccupant, en fait, c'est qu'on n'est pas complètement éteint
06:54l'inflation des services post-Covid à un moment où les droits de douane viennent accroître l'inflation par les biens.
07:03Et ce serait cette combinaison biens et services qu'on voit un petit peu déjà dans le rapport d'inflation du mois de juillet
07:11qui pourrait aussi contribuer à faire douter de la capacité de la Fed d'abaisser ses taux.
07:16Le seuil des 3% sur le PCE, le Personal Consumption Expenditure Index,
07:21est particulièrement symbolique.
07:24Et il ne faudrait pas que ce chiffre soit trop surprenant à la hausse.
07:28Il pourrait être surprenant à la hausse. Pourquoi ?
07:30Parce qu'on va commencer à voir au troisième trimestre apparaître les effets de cette droite de douane
07:34du fait d'un certain mécanisme de restockage, restockage.
07:38Beaucoup d'entreprises ont restocké avant les tarifs.
07:40Donc, on a vécu au deuxième trimestre grâce sur des tarifs de 2024.
07:44Au troisième trimestre, on va vivre avec les vrais tarifs 2025.
07:48Et c'est ce qu'on est en train de découvrir en ce moment même.
07:50Donc, il y a un risque, il y a un doute sur ces chiffres d'inflation
07:53comme il y a un doute sur les chiffres de l'emploi.
07:55Et c'est cet équilibre chômage-inflation qui est très difficile à opérer.
08:01Avec notamment Jérôme Poel qui est sous la pression, bien sûr,
08:04de Donald Trump qui ne cesse de répéter qu'il faut absolument baisser les taux.
08:08Quelles sont chez vous, chez Lombard-Rodier-IM, vos perspectives
08:11en termes de baisse d'auto pour la fin de l'année aux États-Unis ?
08:15Eh bien, l'entrevue maison reste sur trois baisses d'ici la fin de l'année.
08:19Donc, vous savez que le marché aujourd'hui est divisé sur la troisième baisse.
08:22On anticipe toujours trois baisses. Pourquoi ?
08:24Parce qu'on pense justement que l'aspect ralentissement sur la demande,
08:28sur le marché de l'emploi va finir par dominer la question de l'inflation.
08:33L'inflation venue des tarifs, venue des droits de douane,
08:37est probablement un élément unique qui ne se répétera pas.
08:40On sait combien de tarifs ils sont imposés.
08:42Ils ne vont plus se mettre à augmenter dans les prochains 24 mois.
08:46Alors que cette inflation, alors que la situation sur le marché de l'emploi,
08:49elle, pourrait se détériorer justement du fait du ralentissement de la demande,
08:54du fait du ralentissement du commerce mondial et du fait que les taux restent élevés.
08:57En France, comme vous le disiez, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis,
09:01il y a une force qui ralentit potentiellement l'économie mondiale.
09:04Merci beaucoup, Florian Hélpeau, de nous avoir accompagné ce matin.
09:07Je rappelle que vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier.
09:10IEM, 9h14 sur BFM Business.
09:13Je vous rappelle la tendance à la Bourse de Paris qui est très clairement négative.
09:16Ça y est, on vient de passer la barre des 2%.
09:18Sous les 7700 points désormais, à 7687 points.
09:23Impressionnant de voir que les 40 valeurs de l'indice parisien sont dans le rouge
09:26et que les 120 valeurs du SBF 120 sont également dans le rouge,
09:30avec les valeurs très domestiques, qui sont très dépendantes du marché français qui souffre.
09:35Typiquement, dans le SBF 120, EFAG perd plus de 7% à 110 euros.
09:39Vous avez AXA qui perd plus de 6%.
09:42Société Générale, de son côté, perd également plus de 6% sous les 53 euros.
09:46BNP sous les 76 euros, quand Vinci perd plus de 5% sous les 116 euros,
09:51avec donc pas mal d'incertitudes sur la situation française.
09:55Et donc, un petit peu comme au mois de décembre,
09:58pas mal de questions qui se posent.
09:59Si demain, il devait y avoir une autre couleur politique en France,
10:03notamment par rapport aux sociétés, par rapport aux taxes, par rapport aux autoroutes.
10:06Bref, pas mal de questions ouvertes qui s'ouvrent aujourd'hui sans réponse.
10:10Néanmoins, comme on venait de le souligner avec Florian Rielpau,
10:12il n'y a pas de stress majeur sur la dette française à 10 ans,
10:15avec un 10 ans français qui est certes au-delà des 3,5%,
10:19mais qui prend seulement, entre guillemets, que 3 points de base.
10:22Nous sommes à 3,52 sur le 10 ans français.
10:25Pour regarder un petit peu la séance en détail avec nous,
10:28Daniel Cohen de Lara.
10:29Bonjour Daniel Cohen de Lara.
10:30Bonjour Etienne.
10:31Merci d'être avec nous ce matin en plateau.
10:33Vous êtes associé chez Next Momentum.
10:34On va regarder un petit peu, lever le capot de ce CAC 40,
10:38qui perd plus de 2%.
10:39C'est vrai qu'on en a perdu un petit peu l'habitude ces derniers mois.
10:412%, bon, il n'y a pas mort d'homme, mais en même temps,
10:44ce n'est pas une séance anodine, c'est quand même une séance marquante.
10:48Comment vous la regardez d'un point de vue technique,
10:50sachant que le CAC 40 était ces derniers jours à la porte des 8000 points,
10:53on était au-delà des 7900 points encore la semaine dernière,
10:55et à chaque fois ça bloque.
10:57Et puis là, hop, incertitude, on redescend sous les 7700 points ce matin,
11:017 696 précisément.
11:03Alors le CAC depuis le mois d'avril est dans ce que l'on appelle un range,
11:08c'est-à-dire une zone, un rectangle de cotation entre 7500 et 7940 points.
11:14Vous avez vu ces derniers jours, avant la baisse d'hier,
11:17qu'on essayait de franchir ce niveau des 7940,
11:22qui ressemble aujourd'hui plutôt à un plafond de verre.
11:24Maintenant, on part à la baisse, 7 696,
11:28et je vais vous donner deux ou trois niveaux que je vais regarder,
11:32que je conseille aux téléspectateurs de regarder pendant la séance,
11:36et surtout en clôture.
11:38Parce que, bien sûr, on est dans le mouvement,
11:40bien sûr, on est en début de séance,
11:42bien sûr, c'est la période de la séance où il y a le plus de volatilité.
11:46Le premier niveau que je vais regarder très précisément,
11:50c'est la zone des 7770 points.
11:53Cette zone, c'est ce que l'on appelle une polarité,
11:56c'est-à-dire que c'est un niveau de référence du marché
12:00qui a été support à certains moments,
12:02qui a été résistance à d'autres,
12:04c'est la mémoire de marché.
12:06Je ne suis pas certain qu'on ne reviendra pas ce soir
12:10si la séance se déstresse sur cette zone.
12:14Si on reprend les 7770 ce soir à la clôture,
12:17j'aurais tendance à dire que cet épisode de stress aura connu son plus bas
12:24et qu'on reviendra dans cette zone 7770-7940.
12:30Si la zone des 7770 ne tient pas,
12:33si on clôture en dessous,
12:35il y a un premier niveau à 7620 points,
12:39mais surtout une très grosse zone,
12:41la zone des 7500 points.
12:43Ça, c'est la zone à ne surtout pas casser,
12:47parce que là, c'est badaboum,
12:49c'est 6800-6900.
12:51Je pense que si d'aventure,
12:53on venait certainement en mèche sur les 7500,
12:57ça pourrait être un bon point d'achat
12:59sur pas mal de valeurs du CAC.
13:01Donc, déjà, 7770 ou 7620 aujourd'hui en clôture.
13:087703 points à l'instant pour le CAC 40.
13:10Nous sommes sur une baisse de 1,78.
13:13Assez frappant de voir que, comme hier,
13:15le CAC 40 sous-performe nettement
13:16par rapport aux autres indices en Europe,
13:18puisque si vous regardez l'Eurostox 50,
13:21il perd 1%,
13:22quand le DAX à Francfort perd 0,8%.
13:24Idem pour la bourse de Madrid.
13:26Du côté du CAC 40,
13:29on a quand même un indice qui est très en retard
13:30par rapport aux autres indices en Europe
13:32depuis le début de l'année.
13:34Est-ce que c'est une force ou une faiblesse,
13:36d'une certaine façon ?
13:37Est-ce que le CAC 40 peut rattraper son retard
13:38par rapport aux autres indices en Europe ?
13:40Pour rappel, on a 5-6% de gains
13:42depuis le 1er janvier,
13:43quand l'Eurostox 50 est à plus 10,
13:46le DAX est à plus 20.
13:47On a quand même un sacré retard,
13:48la bourse de Paris.
13:49On a aussi une situation
13:51qui est aussi peut-être
13:52un petit peu plus compliquée
13:53que dans d'autres pays.
13:55On ne va pas revenir,
13:56le problème de la dette,
13:57le problème de l'incertitude politique.
13:59Le luxe aussi,
14:00qui plombe aussi le CAC 40.
14:03Le luxe, bon,
14:04il y a une partie liée aussi un peu à la Chine
14:06qui a un petit peu de mal à se redresser.
14:09Et puis peut-être que le luxe
14:10était peut-être légèrement suracheté.
14:12Donc on a une situation
14:13qui est un petit peu plus compliquée
14:16que dans d'autres pays,
14:17même si les sociétés du CAC 40
14:20ne font pas majoritairement
14:23leurs chiffres en France,
14:24bien évidemment.
14:25Ce sont des sociétés internationales.
14:26Mais malgré tout,
14:28l'ambiance,
14:28la fiscalité aussi,
14:30qui risque de peser
14:31à travers le budget
14:33sur ces entreprises,
14:35eh bien explique
14:36qu'on est à des niveaux
14:38un peu plus bas que les autres.
14:40Aussi,
14:41le problème de la dette,
14:42bien sûr,
14:43vous en avez très largement parlé.
14:45Du côté des valeurs,
14:47est-ce qu'il y a des valeurs
14:47que vous regardez particulièrement
14:48en ce moment,
14:50du côté du CAC 40,
14:51mais pas seulement,
14:52Daniel Cohen-Dellara ?
14:53Oui, alors je regarde deux actions
14:55qui sont...
14:56Alors, les actions,
14:57quand je parle d'actions de ce type-là,
15:00c'est celles qui sont un peu sur le fil du rasoir.
15:03Ça peut passer d'un côté
15:04ou ça peut passer de l'autre.
15:05Le cas d'avion Marcel Dassault,
15:08on est sur un niveau à l'heure actuelle.
15:11Je crains que ce matin,
15:13l'avion Marcel Dassault se replie.
15:17Et si on franchit le niveau de clôture d'hier,
15:20eh bien on a une première évolution
15:23d'une quinzaine d'euros,
15:25puis une deuxième d'une quinzaine d'euros.
15:27La deuxième que je regarde,
15:29c'est Forvia,
15:30qui est dans un secteur automobile
15:32qui n'est pas forcément
15:33le secteur le plus en vogue à l'heure actuelle,
15:36mais qui, depuis plusieurs mois,
15:38est dans une tendance haussière,
15:40vient de faire un nouveau plus haut
15:42dans la tendance haussière,
15:43dans un canal.
15:45Je pense qu'avec les problèmes quotidiens d'aujourd'hui,
15:47on va revenir sur le bas du canal.
15:50Si le bas du canal tient,
15:53eh bien il y a une bonne marge de progression
15:55vers les 12,50, 13,20 euros,
15:59et même un peu au-delà.
16:01Il faut que le canal tienne.
16:0211,48 à l'instant, là,
16:03pour ce titre Forvia.
16:04Bon, un 4.
16:05C'est un support.
16:06C'est un support,
16:07et c'est près du bas du canal.
16:08Donc si des zones comme celle-là
16:09tiennent,
16:10et que demain,
16:11ou après-demain,
16:13il y a une belle bougie verte
16:14qui montre que les acheteurs reviennent,
16:17eh bien je suis très positif
16:19sur Forvia.
16:21Merci beaucoup Daniel Cohen-Dellara,
16:22de nous avoir accompagné ce matin en plateau.
16:24Je rappelle que vous êtes associé
16:25chez Next Mementum,
16:26donc pour faire un point graphique
16:28sur Forvia,
16:29sur Dassault,
16:30et également sur le CAC 40,
16:31qui perd 2%,
16:32donc ce matin,
16:33sous les 7700 points,
16:347685 points,
16:36avec notamment les valeurs domestiques
16:38qui perdent du terrain comme hier.
16:39Pour en parler,
16:39j'ai le plaisir d'accueillir par téléphone
16:41Franklin Pichard.
16:42Bonjour Franklin.
16:44Bonjour Hétienne.
16:44Vous êtes directeur de la recherche
16:46de Kipling Finance.
16:47En effet,
16:47hier,
16:48Vinci déjà perdait plus de 5%.
16:50C'est à nouveau le cas ce matin.
16:52Le secteur bancaire également sous pression
16:53à moins 7% à l'instant pour BNP,
16:55à 74%.
16:56Société Générale perd 6,5%
16:58à 52,14€.
17:00On avait également des valeurs hier
17:02comme Bouygues qui perdait plus de 4%.
17:04Bon là, typiquement,
17:05le marché est en train de regarder
17:06secteur par secteur,
17:08entreprise par entreprise.
17:09Quelles sont les entreprises
17:10qui pourraient subir un impôt nouveau
17:12ou qui sont bien sûr dépendantes
17:13de la situation française ?
17:16Eh bien écoutez,
17:16effectivement, Hétienne,
17:18l'environnement était incertain
17:20depuis des mois.
17:21On cherchait une direction.
17:23On ne comprenait pas bien parfois
17:24pourquoi le marché tenait.
17:26Et effectivement,
17:27voilà un bon prétexte
17:29pour démarrer une correction de rentrée.
17:32On a l'habitude d'avoir
17:33des mois de septembre, octobre
17:34qui peuvent être un petit peu houleux.
17:37Eh bien là,
17:38on en a eu avec le Premier ministre
17:40l'occasion rêvée
17:41pour voir ce rêvé
17:43ou cauchemardesque
17:44pour voir le marché baisser.
17:45Alors effectivement,
17:46eh bien les investisseurs
17:48dans cet environnement
17:49regardent ce qui pourrait se passer
17:51en cas de bouleversement politique
17:53et de changement de majorité.
17:55Et on sait que,
17:56par exemple,
17:56dans ce domaine,
17:57comme vous venez de l'évoquer
17:58à propos de Vinci,
18:00on sait qu'il y a des sujets
18:02qui sont toujours sur la pile.
18:04Et l'État et le gouvernement
18:06s'en veulent un jour
18:09d'avoir cédé les concessions
18:11d'autoroutes au privé.
18:13On sait que c'est une véritable bachelet.
18:15On le voit d'ailleurs
18:16quand FH, Vinci et compagnie
18:18publient leurs résultats
18:20et par conséquent,
18:21ces titres sont un petit peu
18:23fragilisés dans cet environnement-là.
18:26Vinci, comme vous le disiez,
18:27baissait déjà fortement hier.
18:28Aujourd'hui, c'est encore plus
18:30puisque Vinci perd plus de 7%.
18:32Au moment où on se parle,
18:33FH est en train de perdre
18:366,68% à 111 euros,
18:39l'environnement,
18:41et pourtant,
18:41je relisais les notes des analyses
18:43avant l'annonce de François Béroux,
18:46les objectifs de cours
18:49sur ces titres-là
18:49étaient largement au-dessus.
18:51Ne serait-ce que sur Vinci,
18:52l'objectif de cours
18:53était à 141 euros.
18:55Donc, on était entre
18:56plus 18, plus 20%
18:58par rapport aux cours cotés
18:59qui, à ce moment-là,
19:01frôlaient les 125 euros.
19:03Donc, oui,
19:05ces titres vont tanguer.
19:07Je pense que le problème
19:08est possible,
19:10mais en tout cas,
19:11il n'est pas d'actualité,
19:12loin sans faux.
19:13Et par conséquent,
19:15il va falloir surveiller.
19:16On a déjà connu cette crise
19:18en cours de l'année 2025,
19:20donc c'est la seconde fois
19:21qu'on est confronté
19:23à ce problème.
19:25Effectivement,
19:25je pense qu'il est trop tôt
19:27pour rentrer dans le marché.
19:28Je pense qu'il faut
19:30surveiller la correction.
19:31On n'en est qu'au deuxième
19:32jour de cette correction
19:34qui, à mon avis,
19:35est assez puissante.
19:37Comme vous l'avez vu,
19:38là, pour le moment,
19:39le CAC perd 2,16%.
19:41Donc, on voit que
19:42la glissade ne fait que
19:44s'accentuer depuis ce matin.
19:46Et par conséquent,
19:47je pense qu'on va regarder,
19:49on va observer,
19:50mais on ne va pas forcément
19:52acheter dans les prochains jours.
19:54et en tout cas,
19:56pas avant le vote
19:57du 8 septembre.
20:01C'est dans 15 jours.
20:02C'est vrai que pour les marchés,
20:03c'est un peu long, 15 jours.
20:05Alors, c'est long,
20:07mais quand on a des glissades
20:09de marché,
20:10ça peut...
20:10Enfin, l'échelle du temps
20:12n'est pas si longue que ça.
20:14Alors, on n'aura pas
20:15des journées à 2,21
20:17comme on est en train
20:18de le faire tout de suite,
20:18mais on peut avoir
20:20une glissade,
20:21des incertitudes.
20:21On aura bien évidemment
20:23des petits rebonds techniques
20:24pendant cette période-là,
20:26mais jusqu'au 8 septembre,
20:27où en fonction
20:28de coalitions
20:29de dernière minute
20:30et de renversements
20:31qui pourraient se produire
20:34et qui, là,
20:35seraient salués
20:35par les marchés,
20:36mais pour le moment,
20:37les marchés sont en train
20:38véritablement de pricer
20:40une correction,
20:42un gouvernement
20:43qui serait démis
20:45et par conséquent,
20:46une longue période
20:47d'incertitude.
20:48On l'avait vu,
20:49pour trouver un Premier ministre
20:50par les temps qui courent
20:51ça n'est pas évident
20:53et on sait que la Bourse
20:55n'aime pas,
20:55je ne suis pas le premier
20:56et loin s'envoie à vous lire,
20:58n'aime pas cette période
20:59de flottement
20:59et d'incertitude
21:00qui ne laisse
21:02rien augurer de bon
21:03et on est dans
21:04ce contexte-là.
21:06Alors, fondamentalement,
21:07ceux qui ont besoin
21:08de rester investis,
21:09qui restent investis,
21:11peuvent conserver ces titres.
21:14Il faudra un moment
21:14profiter des trous d'air
21:16sur ces titres-là
21:17pour venir les renforcer.
21:20ce sont d'autant plus
21:21des titres
21:22qui ont connu
21:23une belle performance
21:24depuis le début de l'année.
21:26Donc, on peut,
21:28sans aucun problème,
21:29les garder,
21:30se dire
21:31qu'il y aura
21:33un retour en grâce.
21:35Je regardais
21:35pendant que je vous parlais,
21:36si on est quand même
21:37toujours à plus 15%
21:39depuis le début de l'année,
21:41les vendre,
21:43allégé certainement,
21:44on a de très grosses
21:46plus-values,
21:47normalement,
21:48si on les a depuis longtemps.
21:50Donc, peut-être alléger
21:51les positions
21:51dans un contexte de marché
21:53qui va corriger.
21:54Mais je crois
21:54qu'effectivement,
21:56il y a un début
21:58de correction
21:58très politique,
22:00lié à la finance
22:01et à des sujets
22:02très brûlants
22:03qui seront étudiés.
22:04Mais je ne pense pas
22:05que ce sera la priorité
22:06d'un prochain gouvernement.
22:09Et par conséquent,
22:10ces titres-là,
22:11tous ces titres
22:12ont publié
22:13leurs résultats
22:14du S1
22:15qui étaient excellents.
22:17Vinci a sorti
22:17des très beaux résultats.
22:19FH a sorti
22:19des résultats solides.
22:21Donc, par conséquent,
22:22on peut continuer
22:23de garder
22:24ou d'alléger,
22:26mais en tout cas,
22:26pas d'acheter
22:27dans l'immédiat.
22:28Je pense que,
22:29comme le dit
22:30le vieux dicton
22:31en bourse,
22:32on ne ramasse pas
22:32un couteau qui tombe,
22:34sinon on va se couper.
22:35En tout cas,
22:35pour ceux qui nous suivent
22:36à la télé,
22:37c'est quand même
22:37assez frappelant
22:38de voir que les 40 valeurs
22:39Franklin sont dans le rouge.
22:40Les 40 valeurs du CAC 40
22:41et surtout les 120 valeurs
22:43du SBF 120.
22:44C'est-à-dire qu'il n'y a pas
22:44un rescapé ce matin.
22:46Oui, oui.
22:46Je vous ai entendu dire ça
22:48il y a deux minutes
22:48avant que je prenne la parole
22:50et à un moment,
22:52on a vu Hermès
22:52qui est passé dans le vert
22:54pendant quelques secondes
22:55et puis là,
22:56on rebaisse de 0,05.
22:58Mais effectivement,
22:59l'ensemble des valeurs
23:01que j'ai sous les yeux
23:01sont toutes dans le rouge
23:02et il y a eu un moment,
23:04il y en a une qui est passée
23:04qui est de l'univers.
23:052080 euros
23:06pour ce titre Hermès.
23:07En tout cas,
23:07comme hier,
23:08le CAC 40
23:08se performe très fortement
23:10par rapport aux autres indices
23:12en Europe.
23:13Moins 2,1%
23:14pour le CAC 40
23:15quand l'Eurostox 50
23:16perd 1,2%.
23:17Le DAX à Francfort
23:18perd 0,8%.
23:19Une dernière question,
23:20Franklin Pichard.
23:21Vous êtes directeur
23:22de la recherche
23:23chez Kipling Finance.
23:24Est-ce qu'aujourd'hui,
23:24vous vous dites
23:25bon allez,
23:26là maintenant,
23:26il est temps de revoir
23:27un petit peu l'allocation.
23:29On met moins de valeurs françaises
23:30et puis on met le cap
23:31aux Etats-Unis,
23:32on met le cap
23:32sur des valeurs allemandes,
23:34sur des valeurs suisses
23:35pour se mettre
23:35un petit peu à l'abri ?
23:36Alors je vais vous dire,
23:38le contexte général
23:39en marge de l'événement
23:41de la veille
23:42nous a incité
23:44depuis des mois,
23:45j'avais eu l'occasion
23:46d'en parler
23:46sur cette même antenne,
23:48c'est de dire,
23:49après que tout le monde
23:50ait mangé son chapeau
23:52en ayant trop allégé
23:53les valeurs américaines
23:54en début d'année,
23:55vite,
23:56à la fin du premier trimestre,
23:57on a réalloué
23:58sur les Etats-Unis,
23:59bon,
23:59il ne faut pas oublier
24:00quand même,
24:00il faut relativiser.
24:02C'est vrai que les Etats-Unis
24:03vont bien,
24:03mais à chaque fois,
24:04on a le change
24:05et le dollar qui pèse
24:06contre la performance,
24:10mais globalement,
24:11on avait déjà reconstitué
24:13des valeurs
24:14un petit peu en dehors
24:15des 7 magnifiques aussi
24:16parce qu'elles étaient
24:17venues très très chères,
24:19mais ça reste aussi
24:21un risque latent
24:22de fragilité,
24:23surtout à la veille
24:24ou avant-veille
24:25de Nvidia,
24:26donc on est dans
24:27un environnement
24:28où il faut être très prudent,
24:29et oui,
24:30pour répondre à la deuxième
24:31partie de votre question,
24:32concernant une réallocation
24:34européenne,
24:35bien évidemment,
24:36on était revenu
24:37à la faveur
24:39de la décision
24:40du plan
24:41d'investissement
24:42dans les infrastructures
24:43et autres allemands
24:44de 1 000 milliards,
24:45bien évidemment,
24:46à cette époque,
24:46c'est-à-dire au printemps,
24:47je crois à peu près,
24:48on avait réalloué
24:50une part de nos actifs
24:51sur les marchés européens,
24:53et bien évidemment,
24:54comme les étrangers
24:55perçoivent moins bien
24:57que nous,
24:57les situations
24:58et les aléas français,
25:01ils iront en priorité
25:03sur les autres
25:04marchés européens
25:05et pas forcément
25:06sur la France,
25:07je pense qu'ils procèdent
25:09de leur gestion
25:10de faire la correction
25:12à laquelle on a cité
25:13aujourd'hui,
25:14la France est incompréhensible
25:16pour eux,
25:16ils préfèrent aller
25:17dans des zones
25:18à meilleure visibilité.
25:19Merci beaucoup
25:20Franklin Pichard
25:21de nous avoir accompagné
25:21ce matin,
25:22directeur de la recherche
25:23de Kipling Finance,
25:24et donc un CAC 40
25:25qui voit rouge
25:26en ce mardi 26 août,
25:27moins 2,2%
25:29sous les 7 700 points,
25:307 670 points,
25:33le secteur bancaire
25:34qui était l'un des secteurs
25:35phares du premier semestre
25:36perd du terrain
25:37d'une façon assez importante,
25:38moins 7%
25:39pour Société Générale,
25:40moins 6%
25:40pour la BNP,
25:41moins 5%
25:42pour Crédit Agricole,
25:43quand le secteur
25:44des concessions
25:45perd également du terrain,
25:47Vinci perd plus de 5%
25:48quand Orca 40,
25:49et FH perd 6,8%.
25:51Très courte pause,
25:52on se retrouve
25:53dans un instant
25:53pour la suite
25:54de Good Burning Market,
25:55on continue bien sûr
25:56de suivre en direct,
25:57minute par minute,
25:58cette séance
25:58à la Bourse de Paris,
26:00on reviendra notamment
26:01dans un instant
26:02avec nos invités
26:03Laurent Gaïtani
26:04et Nicolas Brault
26:05sur la situation française,
26:06sur l'allocation
26:07aujourd'hui en portefeuille,
26:09et puis allez,
26:09on va prendre un petit peu
26:10de recul par rapport à cela,
26:11on va regarder ce qui se passe
26:12du côté de l'Asie,
26:13est-ce le bon moment
26:13de revenir
26:14sur les actions asiatiques,
26:16sur les actions chinoises ?
26:17Réponse dans un instant
26:18avec les équipes de Piquet
26:19Asset Management,
26:20à tout de suite.
26:22EFM Business présente
26:24Good Morning Market,
26:27Etienne Braque.
26:28Deuxième partie
26:29de Good Morning Market
26:29dans un instant,
26:30bien sûr,
26:30on va regarder de près
26:32la situation française
26:33dans le face-à-face
26:34avec Laurent Gaïtani
26:35pour De Groove,
26:36Peter Kamm,
26:36Asset Management France,
26:37et Nicolas Brault
26:38pour Haut-Tingres
26:39avec un CAC 40
26:40qui cède donc plus de 2%
26:42ce mardi.
26:42Nouvelle incertitude politique
26:44en France
26:44avec donc François Bérou
26:45qui appelle le Parlement
26:47à voter le 8 septembre.
26:48Du côté de l'Asie,
26:49pas mal de choses également
26:50qui se passent
26:51avec notamment
26:52le gouvernement chinois,
26:54Xi Jinping,
26:55qui souhaite
26:55pour mettre place
26:56une relance.
26:58Alors est-ce que cette relance
26:59sera nécessaire
26:59pour la Chine
27:00alors que la guerre commerciale
27:02touche à plein la Chine ?
27:04Éléments de réponse
27:05ce matin
27:05avec Patrick Zueffel,
27:06chef économiste
27:07de Piquet Asset Management.
27:08Bonjour Patrick Zueffel.
27:10Merci d'être avec nous
27:12sur BFM Business
27:13afin notamment de revenir
27:15non pas sur la situation française
27:16mais sur la Chine
27:17parce qu'en effet
27:18il se passe beaucoup de choses
27:19en Chine.
27:20On l'a encore vu cet été
27:21avec la guerre commerciale.
27:23Touchons-en un mot d'ailleurs
27:24puisque si Donald Trump
27:25a été très ferme
27:27avec l'Europe,
27:28on voit qu'avec la Chine
27:29c'est bien plus complexe
27:31puisqu'il a besoin
27:31des terres rares
27:32et puis il a besoin aussi
27:33des exportations chinoises
27:35pour ses importations.
27:37Comment vous regardez
27:38cette situation
27:39de la guerre commerciale
27:40purement sur l'angle
27:41sino-américaine ?
27:43Oui alors
27:44absolument
27:45comme vous dites
27:45on est monté
27:47par la guerre commerciale
27:49entre les deux États
27:50à escalader
27:52extrêmement rapidement
27:53dans les premières semaines
27:54de cette guerre commerciale.
27:56On est monté
27:56jusqu'à 150%
27:57de tarifs
27:58pour les deux côtés
27:59avec Xi Jinping
28:01répondant
28:01à chaque hausse de Trump
28:03avec
28:04une même hausse de taxes
28:07et comme
28:08on l'a mentionné
28:09c'est effectivement
28:09la Chine a été le seul pays
28:11à pouvoir renverser
28:13cette tendance
28:14puisqu'elle a un monopole
28:15sur des terres rares
28:16dont les États-Unis
28:17ont absolument besoin
28:18pour leur industrie technologique
28:20et donc on est revenu
28:21à des niveaux
28:21plus raisonnables
28:22et aujourd'hui
28:25on estime
28:26en gros
28:27le tarif
28:28appliqué
28:28par les États-Unis
28:29aux produits chinois
28:30à près de 40%
28:32et ce qui
28:34est évidemment
28:34un impact immédiat
28:36sur la croissance chinoise
28:38la croissance des exportations
28:39chinoises
28:40puisque
28:40les produits chinois
28:42vers les États-Unis
28:43se sont contractés
28:44de près de 45%
28:46depuis le mois de mars
28:47jusqu'en juillet
28:48ce qui implique
28:50une réduction
28:51des exportations
28:51au volume total
28:52pour la Chine
28:53de 6%
28:53et donc un impact
28:54négatif sur le PIB
28:56de l'ordre de 1.
28:58Du côté
28:58de la situation
28:59purement chinoise
29:00vous connaissez
29:01très bien la Chine
29:02Patrick Zweifel
29:02vous étiez encore
29:03la semaine dernière
29:04à Shanghai
29:04comment aujourd'hui
29:06Xi Jinping
29:06essaye de sortir
29:08de cette guerre commerciale
29:10et puis comment aujourd'hui
29:11le pays essaye
29:12de réorienter
29:13ses exportations
29:13parce qu'on le voit
29:14désormais
29:14l'Asie
29:16la Chine
29:17plus précisément
29:17essaye d'exporter
29:18non pas ses produits
29:19vers les États-Unis
29:20mais vers l'Europe
29:20cherche de nouveaux débouchés
29:21Oui alors absolument
29:23parce que c'est vrai
29:23que si on regarde
29:24l'ensemble des exportations
29:25elle se porte
29:27elle se porte
29:28raisonnablement bien
29:29la Chine
29:30ça fait depuis un moment
29:31qu'elle
29:32elle diversifie
29:33ses marchés
29:34elle diversifie aussi
29:36ses chaînes de production
29:37mais ce n'est pas
29:38uniquement lié
29:38à la guerre commerciale
29:39c'est surtout lié
29:40à une tendance de fond
29:41qui est le vieillissement
29:42de la population
29:42donc elle a besoin
29:43effectivement de main d'oeuvre
29:44et donc elle a conduit
29:46des investissements directs
29:48très importants
29:49dans tous les pays
29:50de la région
29:50les pays de l'Océane
29:51les principaux bénéficiaires
29:53étant ses principaux
29:54enfin ses plus proches voisins
29:56comme le Cambodge
29:57ou le Laos
29:58etc.
29:59vers lesquels
29:59elle continue
30:00à exporter
30:01une partie des biens
30:03qui sont ensuite
30:04transformées
30:04et réexportées ailleurs
30:06donc elle bénéficie
30:07effectivement
30:08du coup de main d'oeuvre
30:09extrêmement bon marché
30:10dans ces pays-là
30:11qui lui permettent
30:11après évidemment
30:12de redistribuer
30:13ses produits
30:14plus loin
30:16vers le monde
30:16et vers d'autres marchés
30:17Dernière question
30:18Patrick Zouaïfeuille
30:19sur la consommation chinoise
30:21comment aujourd'hui
30:22se porte le consommateur chinois
30:24on l'a vu
30:24lors des résultats trimestriels
30:26en Europe
30:27le discours était quand même
30:28assez mitigé
30:29Alors je crois qu'il y a
30:31il y a deux messages
30:33sur la consommation chinoise
30:34la première
30:35est que si on regarde
30:36effectivement
30:36les données
30:37qui sont publiées
30:38mensuellement
30:38donc souvent
30:38les plus regardées
30:39qui donnent une idée
30:44de l'évolution
30:44des ventes à détail
30:45celles-ci ont clairement
30:46baissé en juillet
30:48on était parti
30:49avec une tendance
30:50assez forte
30:51en début d'année
30:51avec une croissance
30:52à plus de 10%
30:52sur six mois annualisés
30:54on a réduit ça
30:55à un peu moins de 1
30:57sur le mois de juillet
30:58donc ça c'est la première tendance
30:59les ventes de détail
31:00ont fléchi
31:01très nettement
31:02dernièrement
31:03mais elles restent
31:04très largement
31:05au-dessous
31:05d'une tendance
31:06pré-pandémie
31:07alors que si on regarde
31:08l'évolution
31:09de la consommation
31:10totale en Chine
31:10ça veut dire que
31:11celle qui prend en compte
31:12les dépenses
31:13dans les services
31:14l'évolution
31:15est totalement différente
31:16ça veut dire que
31:16celle-ci est très proche
31:17on est revenu
31:18à la tendance
31:19d'avant Covid
31:20et donc on n'a pas
31:21à mon avis
31:22on n'a pas de vrais
31:23problèmes cycliques
31:24sur l'évolution
31:25de la consommation
31:25chinoise
31:26c'est essentiellement
31:27un retour
31:29ou disons
31:30une augmentation
31:31des dépenses
31:32en service
31:33plus que vers
31:33les biens traditionnels
31:34qui sont les biens
31:35les plus vendus
31:36évidemment par les compagnies
31:37européennes
31:37et le problème
31:39le problème chinois
31:40de la consommation
31:41est surtout structurel
31:42donc c'est cette part-là
31:43qui doivent réussir
31:44à augmenter
31:45dans le PIB
31:46et le problème est connu
31:48la raison pour laquelle
31:49c'est un problème structurel
31:50c'est que les chinois
31:51ont un taux d'épargne
31:52qui est beaucoup trop élevé
31:53et donc il faudrait
31:53chercher à le réduire
31:55Merci beaucoup Patrick Zorifel
31:56de nous avoir accompagné
31:57ce matin depuis Genève
31:58vous êtes chef économiste
31:59de PICT Asset Management
32:01chaque mardi
32:02dans cette émission
32:02Good Morning Market
32:03nous ferons un focus
32:04sur l'Asie
32:05merci beaucoup
32:06de nous avoir accompagné
32:07ce matin à 9h38
32:09comme chaque jour
32:10un face à face
32:10tout de suite sur
32:12BFM Business
32:12Avec ce matin
32:15deux invités
32:16comme chaque jour
32:17à 7h
32:18Laurent Gaïtani
32:18avec nous en plateau
32:19directeur général
32:20de Groove Peterkam
32:21Asset Management France
32:22Bonjour Laurent Gaïtani
32:23Merci d'être avec nous
32:24en plateau ce matin
32:25sur BFM Business
32:26et à distance
32:27Nicolas Brault
32:28directeur associé
32:29de Haut-Tingres
32:29merci également Nicolas Brault
32:31de nous accompagner
32:32ce matin
32:32en cette séance
32:33en quelque peu
32:34mouvementée
32:35on l'a vu
32:35le CAC 40 a ouvert
32:37en baisse de plus de 2%
32:38allez 38 valeurs
32:39désormais du CAC 40
32:40sont dans le vert
32:41Hermès arrive à s'en sortir
32:42avec une hausse de 0,6%
32:44quand Danone
32:44est en très légère hausse
32:46moins 1,8%
32:47pour la bourse de Paris
32:48à 7701 points
32:50nette sous-performance
32:51du CAC 40
32:52ce matin
32:53Laurent Gaïtani
32:54du CAC 40
32:55par rapport aux autres
32:55indices européens
32:56en plus de la problématique
32:57de la Fed
32:58dont on abordera le sujet
32:59dans un instant
32:59ça y est
33:00le sujet français
33:01politique français
33:02refait surface
33:03sur le marché
33:04oui c'est vrai
33:05alors je précise
33:06je ne suis plus
33:06directeur général
33:07de DeGroove
33:07Peter Camp
33:08je suis senior advisor
33:10je vais remettre ça
33:13je suis désolé
33:13merci pour
33:14un expert en stratégie
33:16d'allogation d'actifs
33:16il n'y a pas de soucis
33:17oui
33:18en préparant
33:20un petit peu
33:21cette émission
33:21je m'étais dit
33:22que j'allais dire
33:23que l'été
33:24a été plutôt calme
33:25sur les marchés financiers
33:27et puis là de nouveau
33:28on a un regain
33:29un peu de volatilité
33:30finalement
33:31ça nous pendait
33:34un petit peu au nez
33:35cette histoire
33:36de vote
33:39de défiance
33:41qu'il y a à avoir
33:42vis-à-vis du gouvernement
33:43français
33:44et forcément
33:45l'impact
33:45c'est une hausse
33:47des taux
33:48de l'OAT
33:4910 ans
33:50mais même
33:50sur toute la gamme
33:52sur toute la courbe
33:53des taux d'intérêt
33:54et puis un CAC 40
33:55qui est en
33:56forte baisse
33:57j'ai envie de dire
33:58que c'est assez
33:59classique
34:00est-ce qu'on a besoin
34:00de ça en Union Européenne
34:01un pays
34:02la France
34:02qui est quand même
34:03un pays
34:03leader
34:05face à une instabilité
34:07qui est quand même
34:08assez croissante
34:09au niveau économique
34:10et géopolitique
34:12je pense qu'on n'avait
34:13vraiment pas
34:14besoin de ça
34:15donc là forcément
34:15les marchés
34:17financiers
34:19décrochent
34:20et sanctionnent
34:21décrochent et sanctionnent
34:22particulièrement
34:22à Paris
34:23avec une aide
34:24sous performance
34:25du CAC 40
34:25un mot quand même
34:26sur l'OAT
34:2710 ans
34:27donc le rendement
34:28de la dette française
34:29à 10 ans
34:29qui est à 3,5%
34:30donc sur ce sujet-là
34:32nous sommes stables
34:33ce qui est quand même
34:33une bonne nouvelle
34:34si on doit relativiser
34:36les choses
34:36d'une certaine façon
34:37Nicolas Brault
34:38c'est vrai que
34:38bon certes
34:39le marché action
34:40français est en baisse
34:41mais il n'y a pas
34:42d'envolée du rendement
34:43de la dette française
34:44à 10 ans
34:44pour l'instant
34:44il n'y a pas de stress
34:45majeur sur la dette française
34:47bonjour Etienne
34:48ravi de vous retrouver
34:50dans ce nouveau format
34:51d'émission
34:52en effet
34:56il n'y a pas beaucoup
34:56d'écart
34:57il y a du Larson
34:58non ?
35:00non non
35:00vous entendrez bien
35:01de notre côté
35:01tout est bon
35:01d'accord
35:02excusez-moi
35:02c'est une première
35:04donc moi j'ai des retours
35:05dans mon micro
35:06pas beaucoup d'écart
35:08il faut dire
35:10qu'on est rattrapé
35:11que par un effet
35:12de surprise
35:13de timing
35:13le sujet de l'instabilité
35:15politique française
35:16il est inscrit
35:17de très longue date
35:19évidemment relancé
35:20depuis la dissolution
35:21de monsieur Macron
35:23je dirais que
35:24on est dans une réaction
35:26ce matin
35:27qui a un caractère
35:28très logique
35:29d'une part
35:30tension sur les spreads
35:31mais enfin
35:32il ne s'était pas
35:33vraiment détendu
35:34ça fait quasiment
35:356 mois
35:36qu'on est entre 70
35:37et 75 points de base
35:38d'écart
35:39avec le
35:39le boom d'allemand
35:41et sur les titres
35:43vous notez
35:44une caractéristique
35:46évidente
35:46et on voit
35:47la patte
35:48des paniers
35:49qui sont à l'oeuvre
35:50depuis quelques jours
35:51depuis cette menace
35:53de grève générale
35:54du 10 septembre
35:55avec des titres domestiques
35:56donc les banques
35:57la construction
35:59les concessions
36:00et d'une façon générale
36:01les titres
36:02qui sont à forte connotation
36:03domestique
36:04et il se trouve
36:04qu'au sein
36:06de ces segments là
36:07les banques en particulier
36:08il y avait eu
36:10d'excellentes performances
36:11cette année
36:11donc il n'y a pas
36:13d'anomalie
36:15en tant que telle
36:16et pas non plus
36:17d'opportunité particulière
36:18parce que
36:19la société générale
36:20perd 6%
36:20voilà
36:21en tout cas
36:21un commentaire à chaud
36:22pas d'opportunité ce matin
36:24alors c'est vrai que
36:25le secteur bancaire
36:26a été l'un des secteurs phares
36:27Nicolas Brault
36:28du premier semestre
36:29en Europe
36:30néanmoins
36:31quand vous voyez
36:31des valeurs à moins 6
36:32moins 7
36:33un CAC à moins 2
36:34vous ne dites pas
36:34c'est exagéré
36:35c'est une réaction
36:36qui est justifiée
36:36ce matin
36:37Nicolas Brault
36:38c'est un peu
36:39le sens de mon propos
36:41en fait
36:42ce genre de
36:43séance
36:45on a envie
36:45de fermer l'écran
36:46de laisser passer
36:47il y a matière
36:49à prendre des profits
36:50sur pas mal de choses
36:51nous
36:52c'est chez OTAN
36:53que cet été
36:54on a plutôt allégé
36:55le secteur bancaire
36:56dans des outils collectifs
36:59dans des fonds
37:00mais pas parce qu'on était
37:01pression sur la situation
37:02française
37:03c'est parce que
37:04il y a eu
37:04d'énormes performances
37:06sur ce secteur là
37:07en Europe en général
37:08et on ne va pas
37:10non plus considérer
37:11que la séance du jour
37:11est une opportunité
37:12sans précédent
37:14il faut vraiment
37:16mettre dans le contexte
37:17aussi
37:17vous voyez
37:17les titres
37:19qui résistent
37:19aujourd'hui
37:20sont aussi des titres
37:21qui ont
37:22une exposition
37:23très très faible
37:24aux facteurs domestiques
37:25français
37:26et une dimension
37:27très internationale
37:28et il se trouve
37:28que vous avez cité
37:30Hermès je crois
37:30tout à l'heure
37:31c'est aussi des titres
37:32qui ont fortement corrigé
37:33donc on pourra
37:34peut-être y revenir
37:35tout ça me semble
37:37en tout cas
37:37très construit
37:39logique
37:40Hermès
37:40qui est la seule valeur
37:41du CAC 40
37:42et du SBF 120
37:43à être dans le vert
37:44en effet
37:44avec un gain
37:45de 0,5%
37:46à 2091 euros
37:48Laurent Gaëtani
37:49juste pour finir là-dessus
37:50opportunité ou pas
37:51ce matin
37:51c'est trop tôt ?
37:53Oui c'est trop tôt
37:54comme le disait
37:56Nicolas Brault
37:57Nicolas
37:57il ne faut pas oublier
38:00et c'est ce qu'on disait
38:01on était quasiment
38:03en bull market
38:04c'est-à-dire depuis 6 mois
38:04avec la correction
38:05qu'il y a eu
38:06au premier trimestre
38:06il y a eu un bull market
38:07en Europe
38:08encore plus fort
38:09aux Etats-Unis
38:11donc on était quand même
38:12sur des points
38:12sur des points hauts
38:14bon là il y a une sanction
38:16quand même
38:16assez forte
38:19c'est vrai que c'est
38:20un petit peu trop tôt
38:20je pense qu'il va y avoir
38:21de nouveau
38:21et c'est souvent le cas
38:23au mois de septembre
38:24on en reparlera
38:25sûrement avec les chiffres
38:27de l'inflation
38:27aux Etats-Unis
38:28les chiffres de l'emploi
38:29etc
38:30forcément il va y avoir
38:31un regain de volatilité
38:32bon là c'est exacerbé
38:34par ce qui s'est passé
38:36par l'intervention
38:37de François Béroud
38:38hier
38:39mais il n'est pas impossible
38:41que le marché
38:42corrige un peu plus
38:44mais bon voilà
38:45pas non plus
38:45de quoi ça a l'air
38:46mais comme vous l'avez dit
38:47ce qui est pour moi
38:47le plus important
38:48c'est que pour l'instant
38:49il n'y a pas de stress
38:49sur la dette française
38:51en tout cas en plus
38:52de cette incertitude
38:53sur la France
38:54il y a une incertitude
38:55de plus du côté
38:56des Etats-Unis
38:56concernant la banque centrale
38:58américaine
38:58et son indépendance
38:59puisque Donald Trump
39:00depuis plusieurs jours
39:02maintenant
39:02demande la peau
39:03tout simplement
39:04de Lisa Cook
39:05qui est gouverneure
39:06de la banque centrale
39:07américaine
39:08cette nuit
39:08Lisa Cook
39:09dit qu'elle ne démissionnera
39:10pas de son poste
39:11de gouverneur
39:11en tout cas il y a eu
39:12une réaction
39:13mais c'était vraiment
39:13très faible
39:14cette nuit
39:14sur l'euro dollar
39:16réaction également
39:17sur les futurs américains
39:18qui sont attendus
39:19en baisse cet après-midi
39:20du côté des Etats-Unis
39:21comment vous regardez
39:22cette situation
39:23Nicolas Brault
39:24c'est vrai que
39:25l'été n'a pas été calme
39:26pour Donald Trump
39:27que ce soit sur
39:28la guerre commerciale
39:30que ce soit sur
39:30Jerome Powell
39:31avec cette visite surprise
39:33dans le bâtiment de la FED
39:34que ce soit sur
39:34ses interventions
39:35auprès du capital
39:36d'Intel
39:37bon ça n'a pas été
39:38un été calme
39:39pour la politique américaine
39:40écoutez
39:42je crois qu'on est
39:44on est un peu
39:45habitué
39:48à une intervention
39:49quotidienne
39:50du président
39:51des Etats-Unis
39:51et donc on est obligé
39:53de prendre
39:53une forme de recul
39:55le sujet de fond
39:56et vous avez raison
39:57de le souligner
39:58Étienne
39:58il me semble
39:59qu'il sera plutôt
40:00d'ailleurs pour 2026
40:01c'est le sujet
40:02de l'indépendance
40:03de la banque centrale
40:04américaine
40:04évidemment
40:05ce sujet
40:06est absolument
40:07structurel
40:08pour la valorisation
40:10des Etats-Unis
40:11et on a l'impression
40:13d'assister
40:13à
40:14depuis l'élection
40:16la prise de fonction
40:17de Trump
40:17à une érosion
40:20lente
40:21mais régulière
40:22des points
40:23qui ont fait
40:24l'exceptionnalisme
40:25américain
40:26qui est un concept
40:27auquel je n'adhère
40:28que très partiellement
40:29c'est-à-dire
40:31la capacité
40:32à innover
40:32à attirer
40:33les meilleurs talents
40:34du monde
40:34à exploiter
40:35l'innovation
40:36en opportunité
40:37de marché
40:37mais aussi
40:38à voir
40:39être une terre
40:40d'accueil
40:40pour le capital
40:42qui veut s'y investir
40:43le sujet tarifaire
40:45vient là-dedans
40:46mais le sujet
40:47de la banque centrale
40:48américaine
40:49qui est la banque centrale
40:50mondiale
40:50est un sujet
40:51qui en tout cas
40:52de mon point de vue
40:54a fait que cette année
40:56en 2025
40:57les décisions
40:59qu'on a prises
40:59vis-à-vis du marché
41:00américain
41:01quand on les a renforcées
41:02c'était plus
41:02dans une optique
41:03de court terme
41:04mais la tendance
41:05structurelle
41:06est plutôt
41:06de réallouer
41:07sur d'autres zones
41:09et évidemment
41:11si c'était facile
41:12j'aurais un message
41:14et on en réagit
41:15massivement
41:16puisque la difficulté
41:18souvent
41:18c'est le cas
41:19de l'Europe
41:20en particulier
41:20où il y a
41:21des histoires
41:22de croissance
41:23des entreprises
41:24de très grande qualité
41:25très aguerries
41:26sur le plan
41:27de l'exposition
41:29internationale
41:30et de la gestion
41:31des risques
41:32mais en revanche
41:33on a toujours
41:34en Europe
41:34contrairement à ce
41:36qu'on espérait
41:36en début d'année
41:37il faut l'avouer
41:38une dynamique
41:39de croissance
41:40en Europe
41:40qui n'est pas
41:41à l'égal
41:42de ce qui existe
41:42encore aux Etats-Unis
41:43et je pense que
41:45chacun l'a à l'esprit
41:46en particulier
41:47parce que
41:48les GAFA
41:49et le segment
41:51technologique
41:51lié à l'intelligence
41:52artificielle
41:53continuent à mener
41:54le bal
41:54donc il n'y a pas
41:56de distorsion
41:57d'anomalies
41:58incroyables
41:59en termes de valorisation
42:00sur les Etats-Unis
42:01tant que la dynamique
42:02de croissance
42:02est forte
42:03dans ces segments-là
42:04mais le biais
42:05pour 2026
42:06on a nos yeux rivés
42:08maintenant
42:09sur l'année prochaine
42:10on vient de connaître
42:11une séance
42:11de publication
42:12de résultats
42:13où déjà
42:13le sujet 25
42:14est évoqué
42:16mais on se projette
42:17à 12 mois
42:18et le sujet 2026
42:19il y a des points
42:20d'interrogation
42:21sur ces équilibres
42:22ou plutôt
42:23ces déséquilibres
42:24de performances
42:25depuis 10-20 ans
42:26en faveur
42:27des Etats-Unis
42:28et en défaveur
42:29du reste du monde
42:30de l'Europe
42:30en particulier
42:31Est-ce que c'est
42:32ce qui justifie
42:32aujourd'hui Laurent Gaëtani
42:34que les niveaux
42:35de valorisation
42:35sont sur des plus hauts
42:36historiques aux Etats-Unis
42:37que ce soit
42:38sur les grandes capitalisations
42:39par rapport aux petites
42:40mais aussi
42:41par rapport
42:41aux S&P 500
42:42et le reste du monde
42:43C'est vrai
42:45de toute manière
42:46les PER
42:47sont élevés
42:48sur S&P 500
42:48sur le Nasdaq
42:50donc sur des plus hauts
42:51vous l'avez souligné
42:52en tout cas
42:52bien plus haut
42:53que la moyenne
42:55historique
42:56mais ça c'est dû aussi
42:57au rallye
42:58qui a été quand même
42:58très très fort
42:59depuis le mois de mars
43:02Le Nasdaq
43:04a pris 40%
43:04Exactement
43:0540%
43:05le S&P 530%
43:07donc en dollars
43:09donc
43:09on va avoir
43:10aujourd'hui
43:10une correction
43:13qui s'amorce
43:14parce que face
43:14à une incertitude
43:15qui est en train
43:16un petit peu
43:17de s'accélérer
43:18pour moi
43:18ce que fait
43:18Donald Trump
43:19avec Lisa Cook
43:20en fait
43:21on est un petit peu
43:22j'avais écrit
43:23on avait écrit
43:24un petit billet
43:26où on disait
43:27qu'on était
43:27un petit peu
43:29au pied du mur
43:29puisqu'on avait
43:31un environnement
43:32actuel
43:32qui se caractérisait
43:33par 5 facteurs
43:36c'est-à-dire
43:36aujourd'hui
43:36un équilibre
43:38géopolitique
43:38qui était fragile
43:39et dangereux
43:40mais en fait
43:41pareil
43:41tout ça lié
43:42par la loi
43:45du plus fort
43:45d'accord
43:46que ce soit
43:46sur les tarifs
43:46d'années
43:47que ce soit
43:47sur les conflits armés
43:48donc voilà
43:48donc là en fait
43:49ce que fait
43:49Donald Trump
43:50c'est toujours pareil
43:50c'est la loi
43:51du plus fort
43:52un truc important aussi
43:53en termes de
43:53un facteur important
43:54qu'on n'a pas souligné
43:55c'est le ralentissement
43:56économique mondial
43:57qui est majeur
43:58qui est drivé aussi
43:59ce que disait Nicolas
44:00par le ralentissement
44:01aux Etats-Unis
44:01on était à 2,5 de croissance
44:03l'année dernière
44:03on va faire quoi là
44:041,2 à 1,3
44:05donc c'est colossal
44:07l'endettement mondial
44:09un autre facteur
44:09voilà
44:10on commence vraiment
44:10à se poser des questions
44:11on en parle là aussi
44:12avec ce qui s'est passé
44:13avec François Berouillère
44:15mais c'est un endettement mondial
44:17quand on voit
44:17que la loi 2026
44:18aux Etats-Unis
44:19a promis des baisses d'impôts
44:22très importantes
44:23tout ça fait que ça va
44:24faire encore monter
44:25la dette le plus importante
44:26l'endettement mondial
44:26quand même
44:27la dette mondiale
44:28c'est trois fois
44:29le pays mondial
44:30on a l'avènement de l'IA
44:31tout ça c'est des mutations
44:32aussi majeures
44:33avec le secteur
44:34de l'électrique
44:35qui va être bouleversé
44:39et puis un problème
44:40de démographie
44:41dans les pays
44:43industriels
44:45dans les pays développés
44:46par contre
44:46avec une forte dénatalité
44:48tout ça fait que je ne dis pas
44:49que tous ces facteurs
44:50vont avoir la même intensité
44:52dans les mois à venir
44:53mais en tout cas
44:54ils vont jouer
44:55un rôle prépondérant
44:56le ralentissement
44:57de l'économie mondiale
44:58ça c'est clair
44:59ça va avoir un rôle
45:00au dernier trimestre
45:01sur les marchés
45:02sur les marchés financiers
45:03que va faire
45:04la FED
45:05finalement
45:05face quand même
45:06à une inflation
45:07qui a l'air quand même
45:08d'être assez
45:08persistante
45:10on voit que ça repart aussi
45:11en Grande-Bretagne
45:12donc le combat de l'inflation
45:13n'est pas gagné
45:13et au Japon
45:15donc ça c'est des sujets
45:17très importants
45:17face effectivement
45:18à un marché du travail
45:19qui n'est pas non plus
45:20catastrophique aux Etats-Unis
45:21mais qui commence
45:22un petit peu aussi
45:23à s'enrayer
45:23donc le dilemme
45:24il est compliqué
45:25dans ces cas-là
45:27et à la fin
45:28quand vous faites un trait
45:28et vous mettez tout ça
45:29vous faites cette addition
45:30vous faites quoi du coup ?
45:32Parce que c'est vrai
45:33que c'est autant d'incertitudes
45:35c'est autant de questions
45:36sans réponses
45:36c'est des portes ouvertes
45:37mais comment aujourd'hui
45:38on arbitre un portefeuille
45:40avec tout cela ?
45:40Pour moi c'est le retour
45:41c'est le retour au classicisme
45:44c'est-à-dire au stock picking
45:45c'est-à-dire que
45:47Alors là il ne faut pas se tromper
45:48on l'a encore vu
45:49Non il ne faut pas se tromper
45:49mais c'est vrai que j'entends
45:50toujours dire
45:51et c'est vrai que c'était très bien
45:52on parlait souvent des ETF
45:53en disant
45:54l'ETF par exemple
45:54MSCI World
45:55c'est la martingale
45:56on ne part jamais sur cette ETF
45:57oui parce que forcément
45:58il y a eu une abondance
45:59de liquidités
46:00on achetait toutes les valeurs
46:01du MSCI World
46:02et c'était un indice
46:03qui était quasiment
46:04imbattable
46:05il ne faut pas non plus oublier
46:06pour nos investisseurs
46:08qui nous écoutent
46:09quel effet de change ?
46:11Quel taux de change ?
46:12Donc aujourd'hui
46:13le MSCI World en euros
46:14depuis le début de l'année
46:15il ne fait rien
46:15donc on est à zéro
46:17donc aujourd'hui
46:19c'est le stock picking
46:20c'est aller sélectionner
46:21des valeurs
46:22qui ne sont pas trop dépendantes
46:24des droits de douane
46:25de sélectionner des valeurs
46:25qui ont un fort pricing power
46:27on regarde Hermès
46:28qui a souffert
46:29du ralentissement chinois
46:30mais cette société
46:31a un réel pricing power
46:33elle a les capacités de rebondir
46:35on peut parler aussi de Ferrari
46:36des choses comme ça
46:37on peut parler du secteur bancaire
46:39même s'il souffre aujourd'hui
46:40il est peu dépendant
46:41de ce qui se passe
46:41finalement aux Etats-Unis
46:44donc là il fléchit un peu
46:45par rapport au taux d'intérêt
46:47mais ça peut être aussi intéressant
46:49tout ce qui est télécom
46:50tout ce qui est service
46:50qui n'est pas encore touché
46:51par les draps de douane
46:52donc il faut faire du stock picking
46:54du bond picking
46:55et voilà
46:57ce n'est pas non plus catastrophique
46:59mais je pense qu'il va y avoir
47:00des gagnants et des perdants
47:01donc voilà
47:02Il faut faire son marché
47:04comment vous faites votre marché
47:05du côté de Haute Ingres
47:07Nicolas Brault
47:07parce que le marché
47:08on vient de le souligner
47:09et avec tout ce que vient
47:10d'énumérer Laurent Gaïtani
47:12c'est quand même un marché
47:12qui est hyper difficile
47:13Hyper difficile
47:16avec des tendances
47:17de rotation très rapides
47:18et honnêtement
47:19un stock picker
47:20ne peut pas avoir
47:21un quart d'heure d'avance
47:23pour créer la valeur
47:25je crois
47:26donc
47:26je suis assez en ligne
47:28avec ce que Laurent vient de dire
47:30en précisant
47:32qu'il est extrêmement important
47:33je crois
47:34d'essayer d'avoir un cap
47:36et de s'y tenir
47:37parce que les mouvements
47:39de marché
47:39parfois des micro mouvements
47:41de tendance
47:41tournent à une vitesse
47:43qu'on ne sait pas anticiper
47:45encore une fois
47:45alors
47:46si on regarde devant nous
47:48on a
47:49abordé la période estivale
47:52en étant plus neutre
47:53et
47:55comme la tenue
47:57des marchés
47:58au mois d'août
47:58a été bonne
48:00contredisant
48:01toutes les anticipations
48:04nombreuses
48:04d'un mois d'août
48:05agité
48:06à faible volume
48:07on a envie de reproduire
48:09pour la rentrée
48:10ces anticipations
48:13qu'on pourrait avoir
48:14des périodes de faiblesse
48:15et là
48:16le point
48:16qui me semble important
48:17c'est que
48:17s'il y a faiblesse
48:18quelque part
48:19entre maintenant
48:20et le mois d'octobre
48:22c'est d'en tirer parti
48:23pour se positionner
48:24sur
48:25des thématiques
48:27qui plaisent à chacun
48:28me concernant
48:29et concernant
48:30bien sûr
48:31la stratégie
48:32chez Haute Ingres
48:32il y a des tas de choses
48:34qu'on peut évoquer
48:35on peut évoquer
48:35quelques titres
48:36si vous voulez
48:36il y a des sociétés
48:38qui me semblent
48:39être des gagnants
48:40structurels
48:41de très grande qualité
48:42dont la valorisation
48:43est d'ores et déjà
48:45attractive
48:46je pense à des choses
48:48comme Publicis
48:49je pense à des choses
48:50comme
48:51un titre comme Schneider
48:52ou sur
48:53un segment
48:55plus mid-cap
48:56mais des bureaux
48:57Veritas
48:57des titres
48:59qui d'ailleurs
49:00bénéficient d'une tendance
49:01qui est très intéressante
49:03pour le futur
49:03on sait tous
49:04que l'Europe
49:05n'est pas le territoire
49:06de l'innovation
49:07de l'intelligence artificielle
49:08en revanche
49:09Corporate Europe
49:11le monde de l'entreprise
49:12en Europe
49:12adopte
49:13bénéficie
49:14et adopte
49:15l'intelligence artificielle
49:17comme outil de gestion
49:18comme outil de maximisation
49:20de sa relation client
49:22de sa performance commerciale
49:25de sa supply chain
49:26et il se trouve
49:27que les trois titres
49:28que je viens de citer
49:29sont des acteurs
49:30qui bénéficient
49:30de cette tendance
49:31pour lesquels
49:32c'est un surcroît
49:33de développement
49:33c'est les data centers
49:34pour Schneider
49:35chez Publicis
49:36c'est un facteur
49:37complètement différenciant
49:38par rapport à ses pairs
49:39et cette thématique-là
49:42elle est intéressante
49:43parce qu'elle est durable
49:45elle va se traduire
49:46par une amélioration
49:48tendancielle
49:49de la productivité
49:50et qu'on va probablement
49:51mesurer dans le temps
49:52par une amélioration
49:54des retours sur investissement
49:55donc ce sujet-là
49:57il est en tout cas
49:59quand il est combiné
50:00avec des valorisations
50:01attractives
50:02et des titres
50:02qui ont corrigé
50:03quelque chose
50:04qui va offrir
50:06des opportunités
50:07pour les auditeurs
50:08et pour les investisseurs
50:09Merci pour ce partage
50:10de conviction
50:11Nicolas Abraud
50:11depuis Auting
50:12où vous êtes directeur associé
50:13merci également
50:14à Laurent Gaïtani
50:14Global Financial Advisor
50:16de nous avoir accompagné
50:18dans Good Morning Market
50:19et donc le CAC 40
50:20qui cède 2% ce matin
50:22à 7 685 points
50:24avec donc une nouvelle
50:25incertitude politique
50:26qui s'ouvre aujourd'hui
50:27Raphaël Lejean
50:28j'imagine que ça sera bien sûr
50:29au programme des experts
50:30dans une minute
50:31Décidément
50:31quelle rentrée Etienne
50:32quelle rentrée
50:33on va évidemment en parler
50:34dans les experts
50:35les experts
50:36de 10h à 11h
50:37tous les jours
50:38sur l'antenne
50:38de BFM Business
50:39on va évidemment
50:40commencer par
50:41l'annonce
50:42de François Bayrou
50:43hier
50:43d'un vote de confiance
50:44le 8 septembre
50:46est-ce que la France
50:47se dirige
50:48vers un risque
50:49de crédit
50:49ou bonnement
50:50si elle se retrouve
50:50à nouveau
50:51sans gouvernement
50:52au début de l'année
50:53on reviendra également
50:54sur le limogage
50:56de Lisa Cook
51:00membre du board
51:01de la Fed
51:02par Donald Trump
51:03cette nuit
51:03est-ce que ça ouvre
51:04une crise institutionnelle
51:06pour la banque centrale
51:07américaine
51:08et des conséquences
51:09que ça pourrait avoir
51:09y compris jusqu'en Europe
51:11et puis on parlera
51:12à nouveau des doigts de douane
51:13c'est flou
51:13nous dit Alexandre Sobo
51:15ce matin dans la presse
51:16le président de France Industrie
51:18qui aimerait y voir
51:19un peu plus clair
51:20sur les détails
51:21de l'accord
51:21entre les Etats-Unis
51:22et l'Europe
51:23voilà le programme
51:24les experts
51:2510h-11h
51:26désormais sur BFM Business
51:27et nous on se retrouve
51:28dès demain
51:289h en direct
51:30sur BFM Business
51:30pour Good Morning Market
51:31et le suivi de cette séance
51:33bien sûr
51:33sur BFM Business
51:34est à 15h30
51:35dans BFM Bourse
51:36et avec l'onc
51:37un 440
51:38qui est en être repli
51:38de plus de 2%
51:40sous les 7700 points
51:41Good Morning Market
51:45sur BFM Business
51:46BFM Business
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