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  • il y a 13 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:28Général Patrick
00:00:30Patrick Dutard sera avec nous dans un instant face aux grandes voix, aux experts de BFM TV, Elsa Vidal, Didier
00:00:37François, Ulysse Gosset.
00:00:38Où en est l'arsenal américain ? Les Iraniens se sont-ils renforcés pendant cessez-le-feu ?
00:00:42Donald Trump est-il prêt à commettre des crimes de guerre ? En a-t-il déjà commis ? Comme
00:00:47il le laisse entendre.
00:00:48Quel rôle joue la Chine également dans ce conflit ? On a 30 minutes ensemble pour comprendre ce qui est
00:00:53peut-être un moment de bascule de cette guerre.
00:00:54À 19h20, on détaillera les nouvelles mesures du gouvernement sur les carburants. Un geste notamment sur les grands rouleurs.
00:01:013 millions de personnes concernées. Qui sont-ils ? On en débattra également avec Jean-Philippe Tanguy du RN et
00:01:07Philippe Brun du Parti Socialiste.
00:01:09Soyez tous les bienvenus.
00:01:13Bonsoir Général Dutartre.
00:01:14Bonsoir.
00:01:15Merci d'avoir accepté l'invitation de BFM TV ce soir.
00:01:18Général de l'Armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France face à vous ce soir.
00:01:22Je le disais, les grandes voix, les grands visages de BFM TV, Elsa, Ulysse et Didier.
00:01:27Ravis de vous retrouver. On va passer un moment ensemble pour tenter de comprendre ce qui se passe.
00:01:31Aujourd'hui, on a pas mal d'informations comme tous les jours qui nous arrivent.
00:01:34Certaines sont plus compliquées que d'autres à comprendre.
00:01:36La dernière en date, c'est donc ce que dit l'Iran, les médias iraniens qui affirment ce soir que
00:01:41le cessez-le-feu pour les Iraniens s'achève dès ce soir.
00:01:45On rappelle que Donald Trump, hier, a dit non, non, non, je le prolonge.
00:01:48Encore qu'il devait s'arrêter dans un peu plus de 24 heures.
00:01:51Qu'est-ce qu'on fait de ce que dit l'Iran ce soir ?
00:01:53Ils ont envie de reprendre le combat ou il y a une bataille sur l'horaire du cessez-le-feu
00:01:57?
00:01:58Difficile de le dire parce que vous dites qu'il y a des choses qui sont plus complexes.
00:02:01Moi, j'aimerais bien qu'il y a des choses plus simples parce qu'en fait, en ce moment, il
00:02:03n'y a pas de choses très très simples.
00:02:06Initialement, c'était mardi soir et le fait que le président Trump ait dit de mercredi à jeudi, c'est
00:02:13lui qui décide unilatéralement de repousser de 24 heures.
00:02:16Ça montre aussi que l'Iran ne se laisse pas faire, forcément.
00:02:19Écoutez, on a décidé de mettre d'accord sur 15 jours, enfin sur deux semaines.
00:02:24Donc, ce n'est pas forcément Donald Trump qui donne le tempo.
00:02:28Moi, c'est comme ça que je l'interprète, en fait, la première chose, cette cessez-le-feu.
00:02:33Et puis, qu'est-ce que va faire l'Iran ?
00:02:35Évidemment, on va regarder ce qu'ils vont faire.
00:02:37Je les vois mal reprendre l'initiative militaire d'emblée, se tenir prêt sûrement.
00:02:44Et donc, la question qui va se poser, c'est que, d'abord, il reste encore quelques heures.
00:02:48Est-ce qu'on va avoir le dernier rang de négociation ?
00:02:51Pour l'instant, la délégation américaine n'est pas partie.
00:02:55Toujours pas.
00:02:55Toujours pas des États-Unis.
00:02:57Or, il lui faut une vingtaine d'heures.
00:02:58On en parlait avec Ulysse hier.
00:02:59Mais général, on peut ajouter comme dernière information, c'est qu'à la Maison-Blanche,
00:03:03un officiel américain a dit que le départ de J.D. Vance, le vice-président de C. Wittkopf
00:03:08et de Jared Kouchner, est retardé pour qu'ils puissent tous participer à de nouvelles réunions.
00:03:13Rien ne bouge pour l'instant du côté du Pakistan.
00:03:16C'est la première fois qu'ils confirment qu'ils font une pause avant de partir.
00:03:20Donc, ils veulent à nouveau tenir des réunions à la Maison-Blanche.
00:03:23Puisque vous parlez de la Maison-Blanche, Ulysse, on y va.
00:03:25Laurence Haïm à Washington, évidemment.
00:03:27Les dernières informations, c'est Donald Trump qui s'est exprimé aujourd'hui
00:03:29dans une interview à une chaîne de télé américaine.
00:03:32Bonsoir, Laurence.
00:03:33Donald Trump qui dit que l'Iran a rompu à plusieurs reprises ces derniers jours le cessez-le-feu.
00:03:38Je pense que nous allons bombarder.
00:03:40Est-ce qu'il est en train de préparer les esprits à ça, tout simplement ?
00:03:47Eh bien, écoutez, avec les déclarations contradictoires de Donald Trump,
00:03:49à la fois à nos confrères et aussi dans ses tweets, on peut s'interroger.
00:03:52En tout cas, vous avez raison, Marc.
00:03:54Donald Trump dit « Je pense que nous allons bombarder ».
00:03:57C'était dans une interview faite ce matin à 8h30, hors de Washington,
00:04:00à nos confrères de la chaîne CNBC.
00:04:03Et puis, un tout petit peu plus tard, il y a eu un tweet à la fois de Donald Trump
00:04:07mais aussi de la Maison-Blanche, disant aux dirigeants iraniens
00:04:12qui se préparent à aller bientôt dans les négociations avec nos délégués,
00:04:19eh bien, j'apprécierais beaucoup la libération de 8 femmes iraniennes condamnées à mort.
00:04:24Donc, dans un tweet, Donald Trump, une heure plus tard, après avoir dit « Nous allons bombarder »,
00:04:30dit qu'il croit toujours à des négociations avec des dirigeants iraniens.
00:04:35Et comme Ulysse vient de le dire, on vient d'apprendre par la Maison-Blanche,
00:04:38ça a été confirmé, que Vance n'est pas encore dans son avion pour le Pakistan.
00:04:43Meeting à la Maison-Blanche.
00:04:44Et je vous signale qu'un vol entre Washington et Islamabad prend environ 14 à 15 heures.
00:04:50– Voilà, départ repoussé pour Jadiven, c'est ce que nous confirme Laurence Haïm à Washington.
00:04:55Général, on est à 24 heures de la fin du cessez-le-feu, version américaine.
00:05:00Les négociations au point mort, en tout cas personne dans l'avion en direction du Pakistan.
00:05:04Est-ce que la guerre se rapproche ? Est-ce que les bombes se rapprochent ?
00:05:07– Ben, il semblerait. Il semblerait.
00:05:09Enfin, on verra le premier qui ouvrira le feu.
00:05:12Je ne suis pas sûr que l'Iran a intérêt à ouvrir le feu dès cette nuit.
00:05:16Je pense que les forces américaines prépositionnées sont prêtes dans tous les cas.
00:05:21Mais ce sera par un ordre formel du président Trump.
00:05:26Je crois que ce qui est fou dans les jours que l'on voit passer,
00:05:31c'est que tous les six heures, ça change.
00:05:33On passe du froid au chaud, du blanc au noir.
00:05:37Et c'est difficile de faire des projections.
00:05:40Donc la suggestion n'est pas simple.
00:05:42Ce qu'on peut constater, c'est que les négociations, elles n'ont pas avancé.
00:05:46On souhaite évidemment qu'elles avancent.
00:05:48Je ne pense pas que l'Iran va bombarder.
00:05:51En revanche, s'il n'y a pas d'issue, négociation,
00:05:55Trump sera contraint peut-être de reprendre une campagne de bombardement.
00:05:59– Ulysse Gosset nous disait il y a un instant
00:06:02que le vice-président Vence devait repousser son départ pour de nouvelles consultations.
00:06:08Vous pensez que la déclaration des Iraniens amène Donald Trump
00:06:12à consulter ses généraux, ses conseillers, qu'il doit revoir les plans ?
00:06:16– Absolument, oui, je le pense.
00:06:17Parce qu'évidemment, ça ne servirait pas à grand-chose
00:06:20de voir GD Vance dans un avion avec toute sa délégation
00:06:24pendant que les Iraniens rompent le cessez-le-feu.
00:06:27En tout cas, ils décident que cette période de cessez-le-feu est terminée
00:06:30et qu'ils reprennent des tirs, notamment sur les pays limitrophes.
00:06:37Personne n'a intérêt en fait vraiment à reprendre ça,
00:06:39mais là on sent que c'est un bras de fer dont personne vraiment ne voit l'issue
00:06:43parce qu'il y a une détermination très importante.
00:06:46On l'évoquait à l'instant avec Didier, la problématique que cela montre également,
00:06:50c'est que manifestement il y a deux courants
00:06:54qui ne s'entendent pas actuellement en Iran.
00:06:57Et on ne sait pas, on se doute, lorsque c'est ferme,
00:07:01ce sont les ultras qui ne veulent rien se faire proposer.
00:07:07Et puis l'autre, les modérés qui seraient prêts quand même
00:07:10à trouver une solution négociée.
00:07:12Donc ça rajoute à la complexité de la situation.
00:07:15Il l'était déjà pas mal ces derniers jours.
00:07:17Donald Trump, vous nous dites, qui consulte sans doute,
00:07:19qui essaye de comprendre cette décision annoncée,
00:07:22peut-être pas par tout le régime iranien,
00:07:23mais par une partie, Jérôme Pellistrandi, je me tourne vers vous.
00:07:27Ce qui est certain, en revanche, c'est que le dispositif militaire américain
00:07:30est toujours sur place.
00:07:32Est-ce qu'il est prêt, encore une fois, à agir s'il le faut
00:07:35dans les heures ou dans les jours qui viennent ?
00:07:37Oui, tout à fait.
00:07:38Il faut bien comprendre que le dispositif américain,
00:07:40il n'a pas bougé, il s'est même renforcé depuis le cessez-le-feu.
00:07:44Donc il y a une quinzaine de jours.
00:07:46Vous avez des moyens maritimes conséquents.
00:07:49Je rappelle, on a notamment le groupe aéronaval
00:07:51autour du porte-avions USS Lincoln.
00:07:53On a un autre porte-avions, le Gérald Ford,
00:07:57qui est en train de remonter et qui va arriver.
00:07:59Et on a donc cette flotte qui est là,
00:08:02qui d'ailleurs, en fait, participe au blocus de l'Iran.
00:08:07Et puis bien sûr, il ne faut pas l'oublier,
00:08:09eh bien tout le dispositif aérien
00:08:11que l'on a vu mis en œuvre depuis le 28 février,
00:08:16qui est réparti sur de nombreuses bases dans la région,
00:08:18en Arabie Saoudite, quelque part autour.
00:08:22Donc dispositif américain, vous voyez ici,
00:08:25qui est absolument prêt.
00:08:26Avec le fait que les Américains ont procédé
00:08:29re-complètement en munition,
00:08:31c'était un élément extrêmement important.
00:08:34Et donc, et simultanément, bien sûr,
00:08:37la poursuite de l'acquisition du renseignement
00:08:39pour préparer le ciblage éventuel.
00:08:41Donc les Américains, ils sont prêts à agir
00:08:45sur ordre de Donald Trump.
00:08:47Merci, Jérôme Pellistrand.
00:08:48Ils se sont renforcés, les Américains,
00:08:49pendant le cessez-le-feu dans la région ?
00:08:51Oui, il s'est passé deux choses.
00:08:52Un, les équipages ont soufflé,
00:08:54parce que c'était quand même des opérations
00:08:5624 heures sur 24.
00:08:57Donc, ayant vécu ça un petit peu
00:08:59à l'époque de la guerre du Golfe numéro un,
00:09:02je veux dire, ça fait une énorme activité.
00:09:04La seconde chose qui a été faite,
00:09:05c'est la maintenance.
00:09:09Entre la maintenance de temps de guerre
00:09:11et la maintenance de pause ou de temps de paix,
00:09:13ce n'est pas la même.
00:09:14Donc là, on en profite pour régénérer,
00:09:16si vous voulez, le potentiel des moteurs
00:09:18ou le potentiel des inspections techniques
00:09:20que l'on fait sur les appareils.
00:09:22Et la troisième chose, évidemment,
00:09:23qui a été faite, c'est des stocks de munitions
00:09:27qui ont été reconstitués.
00:09:29Ce qui veut dire que si la guerre reprend,
00:09:30les Américains auront des capacités plus importantes.
00:09:33Est-ce que ça changera quelque chose
00:09:35dans le rythme des bombardements,
00:09:37dans les cibles ?
00:09:38Non, je pense qu'ils s'inscriront
00:09:40dans la perspective de faire
00:09:42deux à trois semaines de campagne.
00:09:44Donc, ils vont gérer le stock.
00:09:45Pourquoi ? Parce qu'à la limite,
00:09:47ils n'ont pas de raison d'augmenter
00:09:49ou de diminuer le rythme.
00:09:50Ils vont essayer de trouver le juste rythme
00:09:52pour faire les bombardements efficaces,
00:09:54à la fois peut-être sur les durs de durs
00:09:57des gardiens de la Révolution
00:09:59et à la fois sur des cibles
00:10:01à la fois militaires sur la côte.
00:10:03Je pense qu'il n'y aura beaucoup plus
00:10:04que ce qu'on imagine.
00:10:05Pourquoi ?
00:10:06Pourquoi ?
00:10:07Parce que le détroit d'Hormuz
00:10:09commence à être un épiphénomène.
00:10:11Et là, au bout d'un moment,
00:10:12ils se sont dit,
00:10:13écoutez, le chantage au détroit d'Hormuz,
00:10:16il y en a marre.
00:10:17Et donc là, on va aller frapper
00:10:20tout ce qui se prépare sur la côte.
00:10:22Et puis, il y a d'autres options
00:10:23qui peuvent être envisagées quand même.
00:10:25Est-ce que la reprise peut-être des hostilités,
00:10:27tant du côté iranien qu'américain,
00:10:29ça peut faire l'objet,
00:10:31ça peut être finalement une partie de la négociation ?
00:10:34S'ils sont tous deux rétifs,
00:10:36si aucun des deux ne veut céder en ce moment
00:10:39pour la reprise du cessez-le-feu,
00:10:41est-ce que ça veut dire la reprise de la guerre
00:10:43vraiment dans sa forme la plus massive
00:10:45ou une forme de négociation encore plus musclée ?
00:10:48À mon avis, c'est un jeu dangereux.
00:10:51Parce qu'une fois qu'on a recommencé,
00:10:52d'ailleurs, redébuté les opérations,
00:10:54on ne sait pas trop à quel moment
00:10:55il faut justement les arrêter.
00:10:57Et il ne faut pas non plus négliger
00:11:00le pouvoir de nuisance des Iraniens
00:11:03qui risquent de viser les infrastructures importantes,
00:11:06je pense aux usines de dessalement,
00:11:09notamment,
00:11:10des salisations sur les pays du Golfe.
00:11:13Tout ça, ça pose les frappes sur les infrastructures civiles,
00:11:17les usines de dessalement,
00:11:18les usines énergétiques aussi.
00:11:20La question d'une expression qu'on utilise un petit peu
00:11:22depuis le début de cette guerre,
00:11:24c'est les crimes de guerre.
00:11:26On va s'arrêter là-dessus un instant avec vous,
00:11:28Raphaël Grabli.
00:11:29Bonsoir.
00:11:30Bonsoir.
00:11:30D'abord, quand on parle,
00:11:31quand les journalistes américains interrogent Donald Trump
00:11:33sur les crimes de guerre,
00:11:34qu'est-ce qu'il dit aujourd'hui ?
00:11:36C'est une question qui ne semble pas vraiment se poser,
00:11:38du moins, c'est ce qu'il semblait affirmer il y a 15 jours,
00:11:41quand il était justement interrogé à la Maison-Blanc
00:11:43sur ses propres menaces de bombarder des cibles civiles en Iran,
00:11:47notamment les fameuses centrales électriques
00:11:49où les ponts écoutaient ce que disait Donald Trump,
00:11:51c'était le 6 avril dernier.
00:11:54Ça ne m'inquiète pas.
00:11:55Vous savez ce qu'est un crime de guerre ?
00:11:57Posséder une arme nucléaire.
00:11:58Permettre à un pays malade,
00:12:00avec des dirigeants démons,
00:12:01de posséder une arme nucléaire.
00:12:03Ça, c'est un crime de guerre.
00:12:05Alors, si la question ne se pose pas pour Donald Trump,
00:12:07elle se pose pour certains juristes.
00:12:09On pense à cette école pour filles bombardées
00:12:11le 28 février dernier dans la ville de Minable,
00:12:15vraisemblablement par les États-Unis.
00:12:17168 morts, au moins essentiellement des enfants.
00:12:20Une attaque qui pourrait un jour être qualifiée
00:12:21de crime de guerre.
00:12:23Et puis, il y a aussi cette autre menace de Donald Trump,
00:12:25dont on se souvient bien,
00:12:27d'anéantir la civilisation iranienne.
00:12:29Sauf que le fait de menacer, d'anéantir un peuple,
00:12:32ça peut en soi être considéré comme un crime de guerre.
00:12:36Et on arrive désormais à une question.
00:12:38Où est finalement la limite de Donald Trump ?
00:12:41Une question à laquelle il a d'ailleurs répondu
00:12:43début janvier auprès du New York Times.
00:12:46Ce qui pourrait l'arrêter, eh bien,
00:12:47sa propre moralité, son propre esprit.
00:12:50Et c'est tout, puisqu'il précisait aussi,
00:12:52je n'ai pas besoin du droit international.
00:12:55Général Duterte, c'est quoi un crime de guerre ?
00:12:57Comment on décide ce qui est légal et pas légal ?
00:13:00Le problème, c'est qu'on a mis beaucoup de choses
00:13:04très différentes dans les crimes de guerre.
00:13:06D'aller faire des actes de torture,
00:13:07d'aller s'attaquer délibérément des civils,
00:13:09ça, c'est les vrais crimes de guerre.
00:13:11De tirer sur un pont, on peut le mettre
00:13:16parce que c'est l'atteinte à des biens civils,
00:13:19mais c'est quand même pas de la même nature
00:13:21que délibérément d'aller tuer des femmes et des enfants.
00:13:25Donc, c'est des choses très, très différentes.
00:13:27Alors, quoi que dise ou fasse Trump,
00:13:31les militaires, je peux dire, dans le choix des cibles,
00:13:34évidemment, feront extrêmement attention
00:13:36à ne pas faire, à mon avis, cette erreur majeure
00:13:39qui a été faite de renseignements,
00:13:41si effectivement, cette école, le premier jour,
00:13:44qui a été tirée par des tomahawks, a priori.
00:13:46Dans votre carrière de militaire,
00:13:48cette question de jusqu'où on peut frapper,
00:13:51vous vous l'êtes posée.
00:13:52Il arrive qu'on décide de ne pas frapper une cible
00:13:54parce qu'on se dit qu'il peut y avoir des civils là.
00:13:57Comment ça se passe ?
00:13:57Non seulement ça.
00:13:59Quelqu'un qui s'est vraiment posé au premier chef,
00:14:01c'est le président Chirac.
00:14:03Je me souviens, pendant la guerre de l'ex-Yougoslavie,
00:14:07pour les aviateurs,
00:14:08c'est lui qui choisissait,
00:14:09sous proposition du chef d'état-major aux armées,
00:14:11le chef d'état-major aux armées lui proposait des cibles
00:14:14qui allaient être utilisées,
00:14:15enfin, qui aient été ciblées par l'armée française,
00:14:19l'armée de l'air.
00:14:20Et c'est lui qui donnait son aval ou pas,
00:14:22en fonction des risques collatéraux.
00:14:25C'est-à-dire, à partir du moment où un civil peut être frappé,
00:14:28on dit non ?
00:14:29C'est-à-dire, avec les risques de tir, d'imprécision,
00:14:32et les conséquences qu'il pouvait y avoir à côté,
00:14:35c'est le président lui-même Chirac
00:14:36qui donnait son feu vert ou son feu rouge.
00:14:38Ce n'est pas du tout le cas aux États-Unis.
00:14:40Aux États-Unis, c'est une campagne,
00:14:42on laisse le chef de campagne opérer,
00:14:46et parfois, il y avait des cibles qui étaient, à mon avis,
00:14:50choisis un peu trop vite.
00:14:52Et c'est vrai que les Américains étaient beaucoup moins attentifs
00:14:55que les Européens, en tout cas,
00:14:57et notamment les Français, dans le choix des cibles.
00:14:59Est-ce que vous parlez justement de la culture américaine de la guerre ?
00:15:02Est-ce que vous pensez qu'il y a une approche véritablement différente,
00:15:05que Donald Trump représente cette approche,
00:15:08ou que le président en lui-même prend des positions très surprenantes
00:15:11vis-à-vis du droit dans la guerre ?
00:15:14Non, pour l'instant, il nous interpelle dans sa manière de gérer le conflit,
00:15:19c'est-à-dire surtout dans sa communication.
00:15:21Mais les militaires qui vont appuyer sur le bouton,
00:15:24enfin, je veux dire, tout le système de ciblage,
00:15:26sont extrêmement attentifs,
00:15:28parce que ce n'est pas lui qui va aller choisir les cibles,
00:15:30c'est le Pentagone qui prépare ça avec des plans élaborés,
00:15:33en disant voilà ce qu'on va cibler, et tout ça.
00:15:35Et donc, ce que le président Trump peut faire,
00:15:37c'est donner son aval sur des scénarios,
00:15:39mais sur le ciblage, je ne pense pas du tout qu'il s'en occupe.
00:15:41Ce que vous dites fait forcément penser à autre chose,
00:15:44l'intelligence artificielle.
00:15:46Si un jour on décide que,
00:15:47c'est peut-être d'ailleurs déjà le cas aujourd'hui,
00:15:49qu'on cède de l'IA pour certaines frappes,
00:15:51est-ce qu'il faudra rentrer dans le logiciel cette donnée-là ?
00:15:54Bien évidemment, et je pense que...
00:15:56Et est-ce qu'un logiciel peut prendre cette décision ?
00:15:59Ça dépend du paramètre que vous donnez, en fait.
00:16:02C'est ce qu'on appelle, nous, des rules of engagement,
00:16:04les règles d'engagement, les règles d'ouverture du feu.
00:16:06Et bien sûr, vous pouvez paramétrer d'ailleurs un robot
00:16:09pour réagir ou pas, et on est à la limite de ce qui se fait aujourd'hui,
00:16:13quand on voit que sur le théâtre ukrainien,
00:16:15les premières missions de robots, si vous voulez,
00:16:18déjà on avait vu les drones,
00:16:20enfin moi ça m'avait choqué d'ailleurs,
00:16:22quand on voyait un drone qui poursuivait un combattant en zone dégagée,
00:16:27et le combattant voyait ce drone-là,
00:16:29et le drone lui a fait un signe de salut,
00:16:32et quand même avait frappé ce soldat.
00:16:33Mais ce drone était piloté, si vous voulez, de visu par un soldat,
00:16:38un peu plus loin.
00:16:39Un autre événement qui s'est passé,
00:16:41c'est le drone terrestre,
00:16:42qui est allé lui faire sortir deux ou trois combattants russes,
00:16:47et le drone le pilotait.
00:16:49Donc pour l'instant, on n'a pas mis l'intelligence artificielle,
00:16:52disant, sur reconnaissance faciale,
00:16:54ou reconnaissance, en tout cas d'uniforme,
00:16:56vous tirez automatiquement.
00:16:58Ce genre de règles qui pourraient être mises dans l'intelligence artificielle,
00:17:02et qui sont extrêmement dangereuses, évidemment.
00:17:04Je voudrais vous faire entendre, Général,
00:17:05ce que disait sur ce plateau hier Michel Polacco,
00:17:07qui est journaliste et spécialiste des questions de défense,
00:17:10sur cette question, justement, des crimes de guerre.
00:17:13Voilà ce qu'il dit.
00:17:15Moi, je pense que ce sont des grandes phrases,
00:17:18des crimes de guerre.
00:17:19Moi, je ne connais pas de guerre sans crime de guerre,
00:17:20puisqu'on appelle crime de guerre le fait de détruire une gare,
00:17:23une centrale électrique, un poste de transformation, etc.
00:17:26Je n'ai pas connu de guerre,
00:17:27où on n'est pas détruit à peu près tout ça,
00:17:29et généralement, dès le début.
00:17:31Et même, je trouve que dans cette guerre,
00:17:33les Américains, ils sont allés plutôt à fleurer moucheté.
00:17:36Votre réaction ?
00:17:37Non, mais c'est exactement ce que j'essayais d'évoquer avec...
00:17:40Il n'y a pas de guerre sans crime de guerre ?
00:17:42Non, mais c'est-à-dire, pourquoi ?
00:17:43Parce qu'on a trop étendu, en fait,
00:17:44la définition de crime de guerre.
00:17:46Je veux dire, ce qui s'est passé au Rwanda,
00:17:49ce qui s'est passé dans certains endroits,
00:17:51ou en Russie, enfin en Ukraine,
00:17:54à Boucha, lorsqu'il s'est passé,
00:17:56ça, c'est vraiment des crimes de guerre.
00:17:58C'est-à-dire qu'on tire délibérément sur les civils,
00:18:00ou on fait de la torture.
00:18:01Ça, ce sont des crimes de guerre.
00:18:03Tirer sur un pont,
00:18:05ce n'est pas la même chose que de torturer quelqu'un.
00:18:08Enfin, à mon sens.
00:18:09Donc, c'est pour ça qu'il y a un amalgame,
00:18:12parfois, qui est fait avec tout ça.
00:18:13Il n'empêche que ça a le mérite d'exister,
00:18:15mais c'est vrai que, dans toute guerre,
00:18:17il y a eu des tirs sur des ponts,
00:18:19ça, c'est clair,
00:18:20des tirs sur des objectifs militaires,
00:18:22et qui, parfois, avaient, si vous voulez,
00:18:24des risques aux populations trop importants.
00:18:27C'est pour ça que le président Chirac, à l'époque,
00:18:28avait repris les choses en main,
00:18:29en me disant, c'est moi qui déciderai de se délire.
00:18:31Tout doit passer par le président.
00:18:32Est-ce que le droit international
00:18:34et le droit international qui définit les crimes de guerre,
00:18:37justement, et le droit dans la guerre,
00:18:39ce n'est finalement pas une espèce d'instrument de retenue,
00:18:42peut-être parfois excessif pour vous, les militaires,
00:18:45mais qui a le mérite de ramener la nécessité
00:18:47de devoir faire preuve, quand même,
00:18:49de retenue, de discernement,
00:18:50et donc, cet élément humain de décision dans la guerre
00:18:54qu'on évoquait juste avant ?
00:18:55Bien sûr, mais c'est absolument évident,
00:18:57et ça donne ce qu'on appelle des garde-fous.
00:19:00Mais ce que Trump dit maintenant,
00:19:03ou le président Poulin,
00:19:04mais c'est quoi le droit international ?
00:19:06Le droit international, c'est certains pays
00:19:07qui ont signé une charte en disant,
00:19:09ça, c'est des crimes de...
00:19:10Mais comme plus personne,
00:19:12il y a beaucoup de pays, malheureusement,
00:19:14ou de dictateurs qui ne reconnaissent plus
00:19:18ces textes, entre guillemets,
00:19:19c'est vrai que tout ça devrait être retravaillé
00:19:22en communauté,
00:19:23mais aujourd'hui, malheureusement,
00:19:24il n'y a plus vraiment de droit international,
00:19:26il n'y a que le droit du plus fort.
00:19:27Le droit du plus fort, malheureusement.
00:19:29Vous nous avez dit tout à l'heure,
00:19:30Donald Trump, il est probable qu'il soit en train
00:19:31de consulter en ce moment même,
00:19:33avant de savoir ce qu'il fait à la fin
00:19:35du cessez-le-feu.
00:19:37Dans ces cas-là...
00:19:38Alors, ce qu'il va faire,
00:19:40si les Iraniens tapent cette nuit,
00:19:43rompent le cessez-le-feu,
00:19:44ça commence déjà là, en fait.
00:19:45Mais dans ces cas-là, en France,
00:19:47ça se passe comment ?
00:19:47Si, par exemple, des généraux tentent
00:19:49de dissuader le chef de l'État
00:19:51de faire quelque chose,
00:19:52ils ont vraiment le droit de s'exprimer,
00:19:54ils ont vraiment voix au chapitre
00:19:56où un militaire, selon l'adage,
00:19:58ça ferme sa gueule ou ça démissionne ?
00:19:59C'est-à-dire, jusqu'où on peut aller
00:20:01dans le fait d'expliquer à un président
00:20:03ou à un ministre qu'il se plante ?
00:20:06Alors, je n'ai pas eu à expliquer au président...
00:20:07Enfin, si, j'ai discuté avec lui
00:20:09de ce genre de choses, mais...
00:20:11Vous arrivez d'être en désaccord ?
00:20:13Non, je pense qu'on peut l'expliquer,
00:20:15mais lorsqu'un chef militaire
00:20:18est en désaccord avec son ministre
00:20:20ou avec son président,
00:20:21si vraiment il est en désaccord,
00:20:23il démissionne.
00:20:24Il n'y a que ça à faire ?
00:20:25Ah bah oui, oui, oui, je veux dire,
00:20:28le militaire est, par essence,
00:20:30dans nos démocraties,
00:20:31et c'est bien comme ça,
00:20:32aux ordres du politique.
00:20:34Il est arrivé, hein,
00:20:35qu'un chef d'État-major,
00:20:36M. De Villiers,
00:20:37le général De Villiers,
00:20:38il y a quelques années...
00:20:38Absolument, parce qu'il y avait
00:20:39des accords entre les deux,
00:20:40même si, si on prend l'histoire
00:20:42en détail,
00:20:43les deux, quelque part,
00:20:44étaient un peu dans leur posture.
00:20:46Il n'a pas démissionné,
00:20:46il a été démissionné.
00:20:47Il a été décisionné.
00:20:48Il a démissionné, oui.
00:20:49Sur une question...
00:20:50Mais il y a un exemple aux États-Unis,
00:20:51quand même, général,
00:20:52qui se pose directement.
00:20:55État-major des armées,
00:20:56qui a dit,
00:20:57je n'accepterai pas un ordre
00:20:59qui n'est pas conforme
00:21:00à la Constitution.
00:21:00Et je ne suis pas là
00:21:01pour défendre le président,
00:21:03je suis là pour appliquer
00:21:04et défendre la Constitution américaine.
00:21:06Et notamment,
00:21:06lorsque Trump demandait
00:21:07qu'il intervienne
00:21:09contre les manifestants
00:21:11qui protestaient
00:21:11contre la présidence Trump,
00:21:14il a refusé d'envoyer l'armée.
00:21:15Absolument, absolument.
00:21:17Et donc, ça, c'est...
00:21:19Vous savez, à l'époque,
00:21:20c'est le général De Gaulle
00:21:21qui avait écrit un texte
00:21:23en disant,
00:21:24officier sous officier,
00:21:25maintenant,
00:21:25vous reconnaisserez
00:21:26comme votre chef
00:21:28le colonel
00:21:28ou le chef
00:21:29de détachement
00:21:30à tel
00:21:31et vous l'obérez
00:21:32en tout ce qu'il vous commandera
00:21:35pour le bien du service,
00:21:38le respect des règlements militaires
00:21:39et aussi le respect des lois.
00:21:42Donc, si, par exemple,
00:21:44et donc,
00:21:44dans ce cadre-là,
00:21:45c'est le même cas
00:21:46que vous citiez,
00:21:47Ulysse Gosset,
00:21:47aux États-Unis,
00:21:48c'est qu'on n'était pas
00:21:49en accord avec la Constitution,
00:21:51un chef militaire,
00:21:53s'il ne respecte pas une loi,
00:21:55c'est-à-dire qu'on lui demande
00:21:55quelque chose
00:21:56et qu'il ne respecte pas une loi,
00:21:56il peut dire stop,
00:21:57ça ne correspond pas
00:21:59au mandat d'un chef militaire.
00:22:02Et donc,
00:22:03c'est une question politique.
00:22:03Il y a des courtisans
00:22:06avant de prendre une décision,
00:22:07il y a des militaires
00:22:08qui flattent le ministre
00:22:10ou le président
00:22:10et d'autres
00:22:11qui osent un peu plus
00:22:14dire leur désaccord,
00:22:14comment ça se passe ?
00:22:15Non, mais les hommes
00:22:16sont les hommes,
00:22:17mais...
00:22:17Ça veut dire oui, ça ?
00:22:18Non, ce n'est pas
00:22:19ce que ça veut dire,
00:22:20c'est qu'on peut voir,
00:22:21mais pas vraiment
00:22:22dans la décision du combat.
00:22:24La décision du combat,
00:22:25vous avez un chef,
00:22:26vous avez des moyens
00:22:27et la hiérarchie
00:22:29est bien faite,
00:22:30c'est assez simple,
00:22:31vous avez le chef
00:22:31d'état-major des armées
00:22:32qui est chargé
00:22:33de la mise en œuvre
00:22:34des décisions politiques
00:22:35et de l'engagement
00:22:37à partir du moment
00:22:37où le président
00:22:38a décidé qu'on y allait
00:22:40et dans quelle mesure ?
00:22:43Et vous avez
00:22:44les chefs d'état-major
00:22:45d'armées respectives
00:22:46qui mettent en œuvre
00:22:47cette politique.
00:22:48On a parlé du côté américain,
00:22:49on va parler du côté iranien
00:22:51à présent,
00:22:51le temps de vous donner
00:22:52cette dernière information
00:22:53donnée par la Maison-Blanche
00:22:55au sujet d'éventuelles négociations
00:22:57entre Américains et Iraniens.
00:22:59J.D. Vence,
00:22:59le vice-président américain,
00:23:00participe, nous dit-on,
00:23:01à des réunions
00:23:03supplémentaires
00:23:04avant son départ prévu
00:23:05pour le Pakistan.
00:23:06Avant son départ prévu
00:23:08pour le Pakistan,
00:23:08donc il n'est pas question
00:23:09pour l'instant
00:23:09de renoncer
00:23:10à ces discussions,
00:23:11Élise.
00:23:12Absolument,
00:23:13c'est pour ça
00:23:13qu'il faut rester prudent.
00:23:15On voit bien
00:23:16qu'il y a un cessez-le-feu
00:23:17qui, du point de vue iranien,
00:23:20arrive à expiration
00:23:21dans la nuit,
00:23:222h du matin,
00:23:23heure de Paris.
00:23:23du côté des Américains,
00:23:25on parle de demain,
00:23:26mercredi,
00:23:2720h,
00:23:28donc Trump a prolongé
00:23:29lui-même
00:23:30de façon inélatérale
00:23:30de cessez-le-feu,
00:23:31mais le dialogue continue,
00:23:33sous d'ailleurs la pression
00:23:34ou l'exhortation
00:23:35du Pakistan
00:23:36qui essaie
00:23:37de rassembler,
00:23:39de ramener les points de vue
00:23:40à quelque chose
00:23:41de raisonnable.
00:23:42Et donc,
00:23:42ce que l'on sait,
00:23:43c'est que les avions
00:23:44sont prêts à partir.
00:23:46Il y a même eu,
00:23:47selon la presse américaine,
00:23:48un avion avec Steve Whitcoff,
00:23:50l'envoyé spécial de Trump,
00:23:51et le gendre Jared Kushner
00:23:53qui était programmé
00:23:55pour partir de Floride.
00:23:56Il a été détourné
00:23:57pour venir justement
00:23:58à Washington
00:23:58et sans doute
00:23:59pour qu'il puisse participer
00:24:01aux réunions
00:24:01qui ont lieu en ce moment
00:24:02ou qui vont avoir lieu
00:24:03à la Maison-Blanche.
00:24:03Donc, il y a encore,
00:24:05je dirais,
00:24:05une réflexion
00:24:07du côté américain
00:24:08sur ce que l'on peut faire
00:24:10ou pas
00:24:10et peut-être
00:24:11une façon d'amener
00:24:13les Iraniens
00:24:13à des concessions.
00:24:15La question,
00:24:16c'est,
00:24:16quelles concessions ?
00:24:17En tout cas,
00:24:18l'Iran affirme
00:24:19très clairement deux choses.
00:24:20Un,
00:24:21l'Amérique a brisé
00:24:23le cessez-le-feu
00:24:23dans le Golfe
00:24:24et c'est vrai,
00:24:25il y a eu un raisonnement.
00:24:27Les Américains disent
00:24:28l'Iran a brisé
00:24:29le cessez-le-feu,
00:24:30c'est vrai,
00:24:30il y a eu des tirs de saumons.
00:24:32Donc, un partout,
00:24:33si j'ose dire.
00:24:33Mais l'Iran dit
00:24:34on n'a pas confiance.
00:24:36C'est-à-dire qu'on est méfiant
00:24:38parce que la dernière fois
00:24:39qu'il y a eu une négociation,
00:24:41elle a été rompue
00:24:42unilatéralement
00:24:43par les Américains
00:24:44et ça a été
00:24:44le déclenchement de la guerre.
00:24:45Voilà, un partout
00:24:45dans la rupture
00:24:46du cessez-feu.
00:24:47On aperçoit derrière vous,
00:24:48Ulysse Gosset,
00:24:49le général Pélistrandi
00:24:50qui a fait son retour avec nous
00:24:51pour évoquer maintenant
00:24:53le dispositif militaire iranien.
00:24:54Le président du Parlement iranien
00:24:56dit
00:24:57nous sommes prêts
00:24:57si le cessez-le-feu
00:24:58est rompu
00:24:59à abattre
00:24:59nos dernières cartes.
00:25:01Nos dernières cartes,
00:25:02ça veut dire quoi ?
00:25:03Alors,
00:25:03il faut bien comprendre
00:25:04que la campagne
00:25:05que l'on a connue
00:25:06depuis le 28 février
00:25:07a largement entamé
00:25:09le potentiel militaire iranien.
00:25:11D'ailleurs,
00:25:12à juste titre,
00:25:14Donald Trump a dit
00:25:14la marine iranienne n'existe plus,
00:25:17l'armée de l'air iranienne
00:25:19n'existe plus
00:25:19et donc les capacités militaires iraniennes
00:25:21sont très entamées.
00:25:23Sauf que,
00:25:24eh bien,
00:25:24il leur reste en fait
00:25:25des capacités de nuisance,
00:25:27notamment autour des drones.
00:25:28Vous savez,
00:25:29ces fameux Shahed
00:25:30et les services américains
00:25:32estiment qu'il resterait
00:25:34environ 40% de drones
00:25:36répartis un petit peu partout
00:25:38et notamment
00:25:39le long du détroit d'Hormuz.
00:25:41Donc,
00:25:41c'est une capacité de nuisance
00:25:42et elle empêche d'ailleurs
00:25:44le rétablissement
00:25:45du trafic maritime.
00:25:48Autre aspect
00:25:48qui est également important,
00:25:49c'est qu'il reste aussi
00:25:51des missiles balistiques
00:25:53et ça,
00:25:54c'est aussi quelque chose
00:25:55qui inquiète énormément.
00:25:56Alors,
00:25:57des lanceurs,
00:25:58vous savez,
00:25:58c'est en fait
00:25:59les camions
00:25:59qui permettent
00:26:00de tirer les missiles
00:26:01ou des silos
00:26:02et puis,
00:26:03donc,
00:26:04les missiles eux-mêmes.
00:26:05Et donc,
00:26:06ça veut dire que,
00:26:07en théorie,
00:26:08Téhéran est capable
00:26:09de reprendre des frappes
00:26:11sur des cibles
00:26:11qui peuvent être
00:26:12dans le golfe,
00:26:13qui peuvent être très loin
00:26:14et on le voit
00:26:15avec ces images,
00:26:16toutes ces installations
00:26:17sous-terraines
00:26:18n'ont pas été
00:26:19totalement détruites
00:26:20et c'est bien ça
00:26:20l'une des difficultés.
00:26:22La seule chose,
00:26:23c'est qu'il faut
00:26:23rester réaliste
00:26:24en 15 jours.
00:26:26Certes,
00:26:26les Iraniens ont pu
00:26:28bricoler
00:26:29et remettre en état
00:26:30un certain nombre de choses
00:26:30mais ils n'ont pas
00:26:31reconstitué l'arsenal
00:26:33qu'ils avaient
00:26:33avant le 28 février.
00:26:35Merci beaucoup,
00:26:36Général Dutartre.
00:26:3740% des drones
00:26:39encore en activité,
00:26:4060% des missiles.
00:26:43L'Iran peut encore
00:26:44faire mal aux Etats-Unis,
00:26:45à Israël,
00:26:46à tous les pays du Golfe ?
00:26:46Absolument.
00:26:47Mais tout ça,
00:26:48c'est des estimations en fait
00:26:49parce que personne
00:26:50ne sait vraiment...
00:26:51Je vous interromps
00:26:52priorité au direct,
00:26:53Emmanuel Macron
00:26:54avec le Premier ministre
00:26:54libanais à l'Église.
00:26:55Le Conseil des ministres
00:26:56du Liban
00:26:56d'être venu aujourd'hui
00:26:58à Paris
00:26:58en cette période
00:26:59d'épreuve
00:27:00pour le peuple libanais.
00:27:04L'obtention
00:27:05d'un cessez-le-feu
00:27:05temporaire
00:27:06il y a quelques jours
00:27:07est un soulagement
00:27:08après plusieurs semaines
00:27:10d'un conflit meurtrier
00:27:12que le Liban
00:27:12et les Libanais
00:27:13n'ont pas souhaité.
00:27:15Je tiens à cet égard
00:27:16à saluer
00:27:17la mobilisation
00:27:17des Etats-Unis
00:27:18et de plusieurs Etats
00:27:19de la région.
00:27:21C'est aussi la preuve
00:27:22que l'approche
00:27:23courageuse
00:27:24poursuivie
00:27:24par votre gouvernement
00:27:26est la bonne.
00:27:28C'est la voie diplomatique
00:27:29avec les discussions
00:27:31directes
00:27:32que le Liban
00:27:33a proposé
00:27:33de tenir avec Israël
00:27:34et que la France
00:27:36a appuyé
00:27:36sans réserve
00:27:37qui peut apporter
00:27:39des résultats tangibles
00:27:40pour les Libanaises
00:27:41et les Libanais.
00:27:43Je veux ici aussi
00:27:44saluer
00:27:45les décisions historiques
00:27:47prises par le Président
00:27:49et par votre gouvernement
00:27:50pour établir
00:27:52la souveraineté
00:27:53de l'Etat
00:27:53sur l'ensemble
00:27:54de son territoire
00:27:55ainsi que
00:27:57votre engagement
00:27:58résolu
00:27:58en faveur des réformes
00:28:00malgré
00:28:01des défis
00:28:01exacerbés.
00:28:03C'est nécessaire
00:28:04à toutes les composantes
00:28:05du peuple libanais.
00:28:07La priorité
00:28:09aujourd'hui
00:28:09est d'oeuvrer
00:28:11ensemble
00:28:11à la consolidation
00:28:12de cette trêve
00:28:13qui demeure fragile,
00:28:15nous le savons.
00:28:16La France le sait
00:28:18et elle l'a ressenti
00:28:19aussi dans sa chair
00:28:20puisqu'elle a perdu
00:28:21l'un de ses enfants,
00:28:23l'adjudant Florian Montorio
00:28:24samedi
00:28:25dans une attaque
00:28:26inacceptable
00:28:27contre la finule
00:28:28dont tout porte à croire
00:28:30que la responsabilité
00:28:31incombe au Hezbollah
00:28:32et pour laquelle
00:28:33nous attendons
00:28:34que les perpétrateurs
00:28:36soient arrêtés
00:28:37et traduits en justice.
00:28:40Des mécanismes existent
00:28:41pour assurer
00:28:42la mise en oeuvre
00:28:42du cessez-le-feu.
00:28:43Ils doivent être réactivés
00:28:45et la trêve
00:28:46devra être étendue
00:28:48afin de permettre
00:28:49l'amorce
00:28:50d'une véritable dynamique
00:28:52de stabilisation.
00:28:54Mais cette stabilisation
00:28:55durable du Liban
00:28:56et de la région
00:28:57ne pourra passer
00:28:57que par un retrait
00:28:58israélien
00:28:59du territoire libanais,
00:29:01un désarmement
00:29:02du Hezbollah
00:29:03par les Libanais eux-mêmes
00:29:04avec le soutien
00:29:06de la communauté internationale
00:29:07et la reconstruction
00:29:09du Liban,
00:29:10en particulier
00:29:10du Sud-Liban,
00:29:11afin de permettre
00:29:12le retour
00:29:13de l'ensemble
00:29:14des déplacés.
00:29:16Cela implique
00:29:17que le Hezbollah,
00:29:18qui, je le rappelle,
00:29:19a fait une erreur
00:29:20stratégique majeure
00:29:21en entraînant
00:29:21le Liban
00:29:22dans la guerre,
00:29:23cesse de viser Israël
00:29:25et de prétendre
00:29:26se substituer
00:29:27à l'Etat
00:29:28dans l'exercice
00:29:29de ses prérogatives.
00:29:30Cela implique aussi
00:29:32qu'Israël
00:29:32renonce
00:29:33à ses visées territoriales
00:29:35et comprenne
00:29:36que la condition
00:29:36de sa sécurité
00:29:37est un Etat libanais
00:29:39fort
00:29:39et non une politique
00:29:41du chaos.
00:29:42La seule voie
00:29:43pour cela
00:29:44est celle
00:29:45d'un accord politique
00:29:46entre Israël
00:29:47et le Liban
00:29:48qui garantisse
00:29:49la sécurité
00:29:50des deux pays,
00:29:51l'intégrité
00:29:52territoriale
00:29:52du Liban
00:29:53et pose les jalons
00:29:54de la normalisation
00:29:55de leurs relations.
00:29:58Monsieur le Président
00:29:59du Conseil des ministres,
00:30:00comme elle l'a toujours fait
00:30:02et le fera toujours,
00:30:03la France,
00:30:03vous le savez,
00:30:04se tiendra aux côtés
00:30:05du Liban
00:30:06dans ses prochaines étapes.
00:30:08La France vous soutient
00:30:09dans vos efforts
00:30:10pour répondre
00:30:10à la crise humanitaire
00:30:12et aux besoins
00:30:13des populations déplacées.
00:30:15Nous avons à cet égard
00:30:16engagé une aide
00:30:17humanitaire d'urgence
00:30:18afin de répondre
00:30:19aux besoins
00:30:20plus immédiats
00:30:21de la population civile.
00:30:22Nous avons déjà
00:30:23acheminé jusqu'à
00:30:24l'aéroport de Beyrouth
00:30:2560 tonnes de frais
00:30:26humanitaires.
00:30:27Nous participons
00:30:28activement
00:30:29au pont humanitaire
00:30:30euro-arabe
00:30:30qui s'est mis en place
00:30:31et par le biais
00:30:33duquel nous acheminerons
00:30:34dans quelques jours
00:30:35près de 10 tonnes
00:30:36de matériel humanitaire
00:30:37supplémentaire.
00:30:38Nous poursuivrons
00:30:40cet effort
00:30:40et nous sommes également
00:30:42à l'initiative
00:30:43pour que la Finule
00:30:44puisse intensifier
00:30:45son soutien
00:30:46aux opérations
00:30:47humanitaires
00:30:48au sud-Liban.
00:30:49Dans cette période
00:30:51difficile,
00:30:51nous devons aussi
00:30:52préserver
00:30:53l'avenir
00:30:54et la résilience
00:30:54du Liban
00:30:55face aux défis
00:30:56considérables
00:30:57auxquels il fait face.
00:30:59La France
00:31:00s'engagera
00:31:01pour la reconstruction
00:31:02des zones touchées
00:31:03par les bombardements.
00:31:05L'avenir,
00:31:06c'est aussi
00:31:06la jeunesse.
00:31:07Nous poursuivrons
00:31:08notre appui
00:31:08au fonds d'urgence
00:31:09pour l'éducation
00:31:10qui a été mis en place.
00:31:12Nous avons aussi
00:31:14décidé plusieurs
00:31:15réformes importantes
00:31:16pour permettre
00:31:17aux étudiants
00:31:18libanais,
00:31:20aux élèves
00:31:21libanais
00:31:21de poursuivre
00:31:22dans les meilleures
00:31:23conditions possibles
00:31:24leur scolarité
00:31:25et être accueillis
00:31:26aussi dans nos universités.
00:31:29La France
00:31:30apporte aussi
00:31:30son soutien
00:31:31aux forces armées
00:31:31et aux forces
00:31:32de sécurité
00:31:33libanaises,
00:31:33y compris à travers
00:31:34son déploiement
00:31:35au sein de la FINUL.
00:31:37Nous avons tous
00:31:37conscience aujourd'hui
00:31:38plus que jamais
00:31:39de la nécessité
00:31:40que l'État libanais
00:31:41puisse exercer
00:31:43pleinement
00:31:43ses missions
00:31:43de souveraineté.
00:31:45Le monopole
00:31:46des armes
00:31:46ne se fera pas
00:31:47d'un coup
00:31:47de baguette magique
00:31:48il s'inscrira
00:31:49dans une stratégie
00:31:50politique d'ensemble
00:31:51mais il faut relancer
00:31:53les efforts
00:31:53en ce sens.
00:31:55Nous nous tiendrons
00:31:56prêts à y apporter
00:31:57un appui concret
00:31:59avec nos partenaires
00:32:00régionaux
00:32:00et internationaux
00:32:01en reprogrammant
00:32:04la conférence
00:32:05de soutien
00:32:05aux forces armées
00:32:06et aux forces
00:32:07de sécurité
00:32:07libanaises
00:32:09dès que vous
00:32:10le jugerez utile.
00:32:12Si c'est le souhait
00:32:13du Liban,
00:32:13la France se tient
00:32:14également prête
00:32:14à maintenir
00:32:15son engagement
00:32:15sur le terrain
00:32:16après le départ
00:32:16programmé de la FINUL
00:32:17à la fin de l'année
00:32:19aux côtés
00:32:20de ses partenaires
00:32:20les plus mobilisés
00:32:21dans un cadre
00:32:22qu'il nous faudra
00:32:22définir ensemble.
00:32:25Monsieur le Président
00:32:25du Conseil des ministres,
00:32:27vous pourrez compter
00:32:28sur le soutien
00:32:28de la France
00:32:29car nous croyons
00:32:31dans la pertinence
00:32:32de votre action.
00:32:34La France a toujours
00:32:35été présente
00:32:36aux côtés du Liban
00:32:37dans les moments
00:32:38critiques de son histoire
00:32:39et elle continuera
00:32:40de l'être.
00:32:42Merci encore
00:32:43d'être aujourd'hui
00:32:43à Paris.
00:32:44Merci encore
00:32:45pour l'action
00:32:46de chaque jour
00:32:46courageuse
00:32:47que vous conduisez
00:32:49et continuez
00:32:49de conduire
00:32:49pour votre pays.
00:32:51Vous nous savez
00:32:52à vos côtés.
00:32:56La France est
00:32:57aux côtés
00:32:57du Liban.
00:32:58Voilà les mots
00:32:58d'Emmanuel Macron
00:32:59qui accueille à l'Elysée
00:33:00le Premier ministre
00:33:01libanais.
00:33:02Nawaf Salam
00:33:04Ulysse Gosset
00:33:04rencontre
00:33:05qui intervient
00:33:06quelques jours
00:33:07après la mort
00:33:07d'un soldat français
00:33:08au sud Liban
00:33:09tué très probablement
00:33:10Emmanuel Macron
00:33:11l'a redit tout à l'heure
00:33:12par le Hezbollah.
00:33:12Oui le président
00:33:13l'a dit très clairement
00:33:14c'est le Hezbollah
00:33:15qui est responsable
00:33:16de la mort
00:33:17du sergent-chef
00:33:18de Montauban
00:33:19mais c'est aussi
00:33:20le Hezbollah
00:33:20qui a commis
00:33:21une grave erreur
00:33:21en déclenchant
00:33:22les hostilités
00:33:23qui ont conduit
00:33:24à la riposte d'Israël
00:33:25et à la guerre
00:33:25qui dure maintenant
00:33:26depuis le 2 mars
00:33:27mais l'important
00:33:29de cette rencontre
00:33:29c'est que la France
00:33:30effectivement va soutenir
00:33:31Liban
00:33:31dans ses efforts
00:33:33pour avoir
00:33:34un état stable
00:33:35qui aura une armée
00:33:37capable
00:33:37de désarmer
00:33:39le Hezbollah
00:33:39c'est tout l'enjeu
00:33:40de cette situation
00:33:42en ajoutant
00:33:43dit le président
00:33:44de la République
00:33:44la nécessité
00:33:45d'un accord durable
00:33:47et de paix
00:33:47entre Israël
00:33:48et le Liban
00:33:49avec la question
00:33:49de la fameuse zone tampon
00:33:51au sud du Liban
00:33:52imposée par Israël
00:33:53mais il a bien dit
00:33:54un accord de paix
00:33:55qui respecte
00:33:56l'intégrité territoriale
00:33:57du Liban
00:33:58et pour la France
00:33:59ça veut dire que
00:34:00à un moment
00:34:00ou un autre
00:34:01Israël devra quitter
00:34:03cette zone
00:34:04qu'elle occupe
00:34:05actuellement
00:34:05au sud du Liban
00:34:06quand les conditions
00:34:08de sécurité
00:34:08permettront
00:34:09d'assurer
00:34:10aux habitants
00:34:11du nord d'Israël
00:34:12et à Israël
00:34:12leur tranquillité
00:34:14donc ça veut dire
00:34:15que la France
00:34:15considère que
00:34:16cette occupation
00:34:16est provisoire
00:34:18transitoire
00:34:18que dans le contexte actuel
00:34:20on ne peut pas
00:34:20y faire grand chose
00:34:21mais qu'à un moment donné
00:34:22si les conditions
00:34:23sont réunies
00:34:24si la sécurité
00:34:25d'Israël
00:34:25est garantie
00:34:26alors il faudra
00:34:27qu'Israël
00:34:28retire ses troupes
00:34:29c'est ce que dit
00:34:29le président
00:34:30lorsqu'il parle
00:34:30du respect
00:34:31de l'intégrité
00:34:32territoriale du Liban
00:34:32c'est très important
00:34:34parce que
00:34:34effectivement
00:34:34l'actuel
00:34:35premier ministre
00:34:36que vous voyez là
00:34:36il joue très gros
00:34:38il est même menacé
00:34:39très sérieusement
00:34:40par le Hezbollah
00:34:41peut-être même
00:34:42d'assassinat
00:34:43et d'élimination physique
00:34:44comme l'est d'ailleurs aussi
00:34:45le président du Liban
00:34:46monsieur Joëf Aoun
00:34:48parce que
00:34:48ils ont décidé
00:34:49de parler
00:34:50directement
00:34:51à Israël
00:34:52ce qui est interdit
00:34:53par la loi
00:34:54au Liban
00:34:55et qui marque
00:34:56une rupture historique
00:34:57et des négociations
00:34:58vont avoir lieu
00:34:59donc justement
00:34:59qui vont se poursuivre
00:35:00cette semaine
00:35:01à Washington
00:35:01pour essayer
00:35:02de rapprocher
00:35:03les points de vue
00:35:03et aboutir
00:35:05à un accord
00:35:05Israël doit renoncer
00:35:07à ses visites territoriales
00:35:08ça c'est le message
00:35:09d'Emmanuel Macron
00:35:09à Israël
00:35:10le Hezbollah
00:35:10doit être désarmé
00:35:11par les Libanais
00:35:13c'est ce qu'il dit
00:35:14également
00:35:14on va surveiller
00:35:15la conférence de presse
00:35:16qui va suivre
00:35:16cette rencontre
00:35:17pour voir ce qu'Emmanuel Macron
00:35:18dit au sujet
00:35:19éventuellement
00:35:19du cessez-le-feu
00:35:21je rappelle que
00:35:21les médias iraniens
00:35:23expliquent ce soir
00:35:23que le cessez-le-feu
00:35:24côté iranien
00:35:25pourrait s'arrêter
00:35:25dès cette nuit
00:35:26à deux heures
00:35:27heure française
00:35:28côté américain
00:35:29on est toujours
00:35:29à la nuit prochaine
00:35:30et on attend toujours
00:35:31de savoir
00:35:33Eddie Vance
00:35:34montera ou non
00:35:35dans un avion
00:35:36vers le Pakistan
00:35:37il est en réunion
00:35:38à la Maison-Blanche
00:35:38c'est ce que dit
00:35:39ce soir
00:35:40la présidence américaine
00:35:41général je reviens
00:35:42à ce qu'on disait
00:35:43il y a quelques minutes
00:35:44sur la force
00:35:46aujourd'hui
00:35:46de l'Iran
00:35:47en cas de reprise
00:35:48du conflit
00:35:48Donald Trump
00:35:49a dit un peu plus tôt
00:35:50dans la journée
00:35:51qu'il soupçonnait
00:35:52la Chine
00:35:53d'aider l'Iran
00:35:54d'aider l'Iran
00:35:55militairement
00:35:56il y a quelques jours
00:35:57il avait dit
00:35:57j'ai eu le président chinois
00:35:58au téléphone
00:35:58ça s'est très bien passé
00:35:59entre nous
00:36:00c'est un homme très sympathique
00:36:01qui m'a promis
00:36:02qu'il n'aidait pas
00:36:03l'Iran
00:36:04à se renforcer
00:36:06militairement
00:36:06est-ce que c'est le cas
00:36:07est-ce que la Chine
00:36:07quelque part
00:36:08tire un peu les ficelles
00:36:10pas vraiment
00:36:11mais je pense
00:36:13que la Chine
00:36:14comme d'ailleurs
00:36:14sur le territoire ukrainien
00:36:16c'est-à-dire que
00:36:16les belligérants
00:36:17entre guillemets
00:36:18utilisent des technologies
00:36:19duales
00:36:20où à l'époque
00:36:23l'Iran
00:36:24s'est fourni
00:36:24si vous voulez
00:36:25en système de propulsion
00:36:26en fait
00:36:26en propergol
00:36:28ou en matériaux
00:36:29qui permettent
00:36:29de faire du propergol
00:36:30pardon c'est quoi propergol
00:36:31système de propulsion
00:36:31c'est pour utiliser
00:36:33pour les fusées
00:36:35en fait
00:36:35et les systèmes
00:36:37balistiques
00:36:38en fait
00:36:38il semblerait que
00:36:41comme matière première
00:36:42la Chine
00:36:43ait fourni
00:36:44ces matériaux
00:36:45mais sans forcément
00:36:46chercher
00:36:47à savoir
00:36:48quel usage
00:36:49il en est fait
00:36:49même si peut-être
00:36:50sans douter
00:36:50donc c'est dans ce sens
00:36:52en fait
00:36:52qu'il y a eu
00:36:54quelque part
00:36:55coopération
00:36:56mais il y a une coopération
00:36:56assez étroite
00:36:57depuis un certain nombre
00:36:58d'années
00:36:59entre l'Iran
00:36:59et la Chine
00:37:02il y a peut-être aussi
00:37:04un peu de renseignements
00:37:05mais on ne peut pas dire
00:37:06qu'il y a de l'armement
00:37:08chinois
00:37:09qui était livré
00:37:11stricto sensu
00:37:12à l'Iran
00:37:13ça c'est pas le cas
00:37:14et ça n'a pas été démontré
00:37:15non plus d'ailleurs
00:37:16sur le théâtre ukrainien
00:37:17même s'il y a des technologies
00:37:18duales
00:37:19ou des drones
00:37:20qui peuvent servir aux deux
00:37:20sur les chiffres
00:37:21qu'on voyait il y a quelques minutes
00:37:23Didier François
00:37:23c'est-à-dire 40%
00:37:24des drones iraniens
00:37:25probablement
00:37:26le problème
00:37:27c'est qu'on n'a absolument
00:37:27aucune visibilité
00:37:29pour les services américains
00:37:30avec les services occidentaux
00:37:30les drones
00:37:31c'est les seules choses
00:37:32sur lesquelles on ne s'assure rien
00:37:33pourquoi ?
00:37:33parce qu'ils sont cachés sous terre
00:37:35à la différence des missiles
00:37:36sur lesquels on a à peu près des choses
00:37:38les drones
00:37:38ce n'est pas des grosses usines
00:37:40donc c'est très difficile
00:37:41à manœuvrer
00:37:42et c'est très missile
00:37:43à évaluer
00:37:44donc 40%
00:37:44ça me paraît extrêmement faible
00:37:46puisque c'est justement
00:37:47le problème des occidentaux
00:37:49et particulièrement
00:37:50sur lequel travaillent
00:37:51tous les services de renseignement
00:37:52c'est comment calculer
00:37:53et arrêter la production de drones
00:37:54alors que justement
00:37:55on n'a pas de cibles
00:37:56et qu'ils ne sont pas frappés
00:37:57donc je ne sais pas
00:37:57d'où sortent les 40%
00:38:00mais en tout cas
00:38:01ça ne correspond absolument pas
00:38:02aux chiffres
00:38:03des services occidentaux
00:38:04qui eux-mêmes
00:38:04disent qu'ils sont incapables
00:38:06de lire le nombre de drones
00:38:07et que la seule façon
00:38:08qu'il y aurait
00:38:09de pouvoir arrêter
00:38:10ou avoir une certitude
00:38:11d'arrêter
00:38:11la production de drones
00:38:13ça serait de taper
00:38:13sur l'électricité
00:38:14ou les capacités
00:38:15qui sont le seul moyen
00:38:16d'arrêter
00:38:17leur capacité de production
00:38:18donc sur les drones
00:38:19honnêtement je ne sais pas
00:38:19d'où ça sort
00:38:20mais il est possible
00:38:21qu'ils soient en train
00:38:21d'en refabriquer
00:38:22depuis le cessez-le-feu
00:38:23mais en fait
00:38:23on n'en sait plus
00:38:24encore une fois
00:38:25on vous dit que sur les drones
00:38:26le seul moyen
00:38:26c'est de couper le courant
00:38:27pour être sûr
00:38:27qu'il n'y a plus rien
00:38:28qui sort
00:38:28on ne sait pas
00:38:28combien ils ont d'usines
00:38:29comment ils sont produits
00:38:31où ils sont produits
00:38:32donc il y a deux choses
00:38:33qui peuvent les empêcher
00:38:34d'être produits
00:38:34c'est le fait
00:38:35qu'il n'y ait plus de courant
00:38:36parce qu'à ce moment-là
00:38:37les usines ne tournent pas
00:38:38et qu'il n'y ait plus
00:38:39de produits qui arrivent
00:38:40de composants
00:38:41là on parle de la Chine
00:38:42et de la dualité
00:38:43typiquement l'essentiel
00:38:44des propulseurs
00:38:45effectivement ça vient de Chine
00:38:46donc le bolocus
00:38:47c'est les deux éléments
00:38:48qui permettraient
00:38:49de contrôler les robinets
00:38:51qui permettent
00:38:51de fabriquer du drone
00:38:52sur les chiffres
00:38:53on ne sait pas
00:38:54mais il n'y a aucun service
00:38:56qui peut dire ça
00:38:57quand vous discutez avec eux
00:38:58vous disent
00:38:59c'est le seul truc
00:39:00sur lequel on ne se prononce pas
00:39:01ils se prononcent
00:39:02sur les missiles
00:39:03sur les missiles
00:39:05les analyses des occidentaux
00:39:06c'est que
00:39:06s'ils continuent
00:39:07à ce qui était avant
00:39:09le cessez-le-feu
00:39:1030 par jour
00:39:11ils étaient sur une capacité
00:39:12de frappe de deux mois
00:39:13donc on n'est pas non plus
00:39:14sur des chiffres monstrueux
00:39:15de leur part
00:39:16donc on était là-dessus
00:39:17avec un deuxième truc
00:39:18qu'on a vu
00:39:18qui est effectivement
00:39:19les lanceurs
00:39:22pour le coup
00:39:22enterrés
00:39:23qui eux ont été frappés
00:39:24plusieurs fois
00:39:25mais ne sont toujours pas détruits
00:39:26et qu'on a vu
00:39:27que pendant
00:39:28depuis l'arrêt de cessez-le-feu
00:39:30on a vu les bulldozers
00:39:31essayer de les remettre
00:39:31justement
00:39:32donc voilà
00:39:33là-dessus aussi
00:39:34on a un doute
00:39:35mais sur les missiles
00:39:36c'est pareil
00:39:36on a
00:39:37voilà
00:39:38on pense que c'est
00:39:39maximum deux mois
00:39:40à une équivalence
00:39:42de tir
00:39:42qui était de 30 par jour
00:39:44avant que ça s'arrête
00:39:45de tirer
00:39:45c'est tout ce qu'on sait
00:39:46le reste
00:39:47c'est
00:39:48je ne sais pas
00:39:48d'où sortent les chiffres
00:39:49le problème
00:39:50c'est que
00:39:50c'est difficile
00:39:51très difficile
00:39:52c'est vraiment
00:39:53le sujet
00:39:54pourquoi
00:39:54parce que
00:39:55les iraniens
00:39:55fort intelligemment
00:39:57mais malheureusement
00:39:58pour nous
00:39:58c'est que
00:39:59en tout cas
00:40:00pour les occidentaux
00:40:01c'est que
00:40:02tout est enterré
00:40:02en fait
00:40:03ils ont bien compris
00:40:03qu'ils ne maîtrisaient plus
00:40:05le ciel
00:40:05il faut dire qu'ils ont
00:40:06une certaine expérience
00:40:07des bombardements
00:40:07enfin du fait
00:40:08d'être bombardés
00:40:08c'est-à-dire que
00:40:09comme les allemands
00:40:10à une époque
00:40:11pendant la guerre
00:40:1139-45
00:40:12où ils sont mis
00:40:14pour éviter
00:40:15les dégâts
00:40:15causés par les bombardements
00:40:16c'est d'enterrer
00:40:17le maximum de choses
00:40:18on peut tout cacher
00:40:19on peut tout enterrer
00:40:19on peut cacher
00:40:20beaucoup de choses
00:40:21le meilleur exemple
00:40:22c'est les fameux
00:40:23400 kilos
00:40:23d'uranium
00:40:24les centrales
00:40:25et ça ça tient
00:40:26c'est moins d'espace
00:40:27on peut cacher
00:40:28un lance-missile
00:40:29un missile
00:40:30oui absolument
00:40:31absolument
00:40:31mais par contre
00:40:33évidemment
00:40:33plus c'est gros
00:40:34plus c'est difficile
00:40:35à cacher
00:40:36et donc là je pense
00:40:37qu'il y a un capacité
00:40:38de destruction
00:40:39qui était assez importante
00:40:40par contre effectivement
00:40:41sur les drones
00:40:42il y a beaucoup d'incertitude
00:40:43moi je pense
00:40:43quelque chose
00:40:44sur lequel les services
00:40:44devraient se renseigner
00:40:45et je ne comprends pas
00:40:46qu'il ne l'ait pas fait
00:40:48le cœur du drone
00:40:49c'est quand même aussi
00:40:49le petit moteur
00:40:50c'est pour ça que la question
00:40:51du blocus est fondamental
00:40:52exactement
00:40:53et il y a ces moteurs
00:40:54qui les fabrique
00:40:55quand même
00:40:56là-dessus il y a eu un travail
00:40:57sur la chaîne
00:40:57évidemment
00:40:58il y a un travail
00:40:59sur la chaîne
00:40:59sur la chaîne de production
00:41:00de ces moteurs
00:41:01merci beaucoup Général Dutard
00:41:02d'avoir accepté cet échange
00:41:03avec les experts de BFM TV
00:41:05Elsa, Ulysse, Didier
00:41:06merci
00:41:07également on va aborder
00:41:08l'autre volet
00:41:09le volet économique
00:41:10de cette crise
00:41:12au Moyen-Orient
00:41:13avec les dernières déclarations
00:41:14et les annonces du jour
00:41:16du Premier ministre
00:41:16Sébastien Lecornu
00:41:17qui s'est exprimé
00:41:18cet après-midi
00:41:18à Matignon
00:41:20on va retrouver tout de suite
00:41:21d'ailleurs Jocelyn Azo
00:41:23Sébastien Lecornu
00:41:24qui annonce d'abord
00:41:25qu'il maintient
00:41:25le dispositif actuel
00:41:27les aides ciblées
00:41:28à certaines professions
00:41:29mais il annonce également
00:41:30une nouvelle aide
00:41:31pour les grands rouleurs
00:41:33expliquez-nous
00:41:33qui va être concerné
00:41:35par ce dispositif
00:41:39oui exactement
00:41:40le maintien des aides
00:41:41pour les agriculteurs
00:41:42ou encore
00:41:43pour les chauffeurs routiers
00:41:44le lancement
00:41:45d'une consultation
00:41:45pour les taxis
00:41:46et les VTC
00:41:47mais la grande annonce
00:41:48effectivement
00:41:48que l'on retient ce soir
00:41:50c'est une annonce
00:41:50qui concerne 3 millions
00:41:52de français
00:41:52les fameux grands rouleurs
00:41:53c'était une demande
00:41:54depuis plusieurs semaines
00:41:55je vous propose
00:41:56d'écouter à ce sujet
00:41:56le Premier ministre
00:41:57à la sortie de la Réunion
00:41:59on a décidé
00:42:00de faire des aides
00:42:01mensualisées
00:42:02ciblées
00:42:02on refuse toute forme
00:42:03de logique
00:42:04de chèques généraux
00:42:06ou de baisse massive
00:42:07de taxes
00:42:08déjà parce que malheureusement
00:42:09on l'a déjà fait
00:42:10dans le passé
00:42:10et on sait très très bien
00:42:11que ça a un effet
00:42:13épouvantable
00:42:13pour nos finances publiques
00:42:14une partie d'ailleurs
00:42:15de notre déficit
00:42:16d'aujourd'hui
00:42:16s'explique
00:42:17en raison de cela
00:42:18que d'autres pays
00:42:19l'ont fait
00:42:20je pense à la Pologne
00:42:21notamment
00:42:21sur la baisse de la TVA
00:42:22et qu'on le voit bien
00:42:23au fond la solution
00:42:24elle est davantage
00:42:25dans du surmesure
00:42:26dans un accompagnement
00:42:27spécifique
00:42:27mais enfin
00:42:28pour que celui-ci
00:42:29soit efficace
00:42:29il faut qu'il soit vivant
00:42:31adapté
00:42:32mis à jour
00:42:32en fonction évidemment
00:42:33des situations
00:42:35que nous pouvons
00:42:36connaître
00:42:37ici ou là
00:42:40voilà
00:42:40le Premier ministre
00:42:41l'a précisé
00:42:42vous venez de l'entendre
00:42:43ce dispositif
00:42:44est ciblé
00:42:44c'est le mot d'ordre
00:42:45la maîtrise
00:42:46des finances publiques
00:42:46on est bien loin
00:42:47des remises
00:42:47qui avaient été faites
00:42:48en 2022
00:42:49pour tous les utilisateurs
00:42:50de voitures
00:42:50là ce sont des mesures
00:42:51ciblées sur les travailleurs
00:42:52les travailleurs les plus modestes
00:42:54les gros rouleurs
00:42:55d'ailleurs le Premier ministre
00:42:56l'a bien précisé
00:42:57l'argent
00:42:57l'Etat ne peut pas dépenser
00:42:59de l'argent
00:42:59qu'il n'a tout simplement
00:43:00plus
00:43:01le Premier ministre
00:43:02donc a fait deux précisions
00:43:03et les ministres
00:43:04dans les prochains jours
00:43:05vont affiner le dispositif
00:43:06avec deux choses
00:43:07à retenir ce soir
00:43:08la création d'une plateforme
00:43:10pour déposer une demande
00:43:11d'aide et puis une aide
00:43:12qui va concerner essentiellement
00:43:14les gens qui ont besoin
00:43:15dans leur métier
00:43:15et dans leur fonction
00:43:16d'utiliser leurs voitures
00:43:17les grands rouleurs
00:43:18comme les infirmiers
00:43:18ou encore les commerciaux
00:43:21Jocelyn Azo avec Niel Solsen
00:43:22derrière la caméra
00:43:23du cibler
00:43:23rien que du cibler
00:43:24donc dit le Premier ministre
00:43:26Sébastien Lecornu
00:43:27on va en parler ce soir
00:43:27avec nos invités
00:43:28Marc Toiti
00:43:28bonsoir
00:43:29bonsoir Marc
00:43:30économiste chez
00:43:31E-Toro
00:43:31E-Toro
00:43:32E-Toro
00:43:33autant bien prononcer tout de suite
00:43:34Philippe Brun
00:43:35député socialiste
00:43:36de l'heure
00:43:36bonsoir
00:43:37vice-président
00:43:37de la commission des finances
00:43:39face à vous
00:43:40quelqu'un que vous connaissez bien
00:43:41que vous croisez
00:43:41tous les jours
00:43:42à l'Assemblée nationale
00:43:43c'est Jean-Philippe Tanguy
00:43:44bonsoir
00:43:45député RN de la Somme
00:43:46membre également
00:43:47de la commission des finances
00:43:48je crois que vous avez été
00:43:49tous les deux consultés
00:43:50aujourd'hui par le gouvernement
00:43:52avant ces annonces
00:43:53peut-être d'abord sur
00:43:54consulter
00:43:54c'est un grand mot
00:43:55oui on nous a invité
00:43:56à un port Somme
00:43:56qui a duré 3 heures
00:43:57pour ne rien décider
00:43:58il faut passer le sévère de décor
00:43:59à la communication du gouvernement
00:44:00voilà
00:44:01bon d'abord ce dispositif
00:44:03grand rouleur
00:44:03qui est la mesure
00:44:04la plus grand public
00:44:05annoncée depuis le début
00:44:06de la crise du pétrole
00:44:073 millions d'automobilistes concernés
00:44:09c'est ce que dit
00:44:10le Premier Ministre
00:44:11tout à l'heure
00:44:12ça ferait 20 centimes de moins
00:44:14uniquement
00:44:14donc pour ces gens
00:44:15qui travaillent
00:44:15je le précise
00:44:16ça ne concernerait pas
00:44:17par exemple
00:44:17les retraités
00:44:19vous dites quoi
00:44:19vous dites bravo
00:44:20c'est pas assez
00:44:21c'est trop tard
00:44:21ou c'est très bien
00:44:22c'est tout à fait insuffisant
00:44:24en vérité
00:44:24il y a beaucoup plus
00:44:25de 3 millions de personnes
00:44:26qui vivent aujourd'hui
00:44:27le désastre de cette explosion
00:44:28des prix notamment
00:44:29du gasoil
00:44:30en moyenne les prix
00:44:31des hydrocarbures
00:44:32ils ont augmenté de 25%
00:44:33le gasoil c'est 40%
00:44:35par rapport à l'année dernière
00:44:36moi je suis d'une circonscription
00:44:37le trajet des missiles travail
00:44:39moyen c'est 60 kilomètres
00:44:40les gens font en moyenne
00:44:4160 kilomètres par jour
00:44:42pour aller travailler
00:44:43comment on fait
00:44:44quand l'essence
00:44:45ou le gasoil
00:44:45il est à 2,50 euros
00:44:47le litre
00:44:47c'est rigoureusement impossible
00:44:49donc oui
00:44:49il faut maintenant
00:44:50aller beaucoup plus loin
00:44:51moi j'ai dit
00:44:52qu'il faut baisser les taxes
00:44:53comme on l'avait fait
00:44:54avec Lionel Jospin
00:44:55ça s'appelait à l'époque
00:44:56la TIPP flottante
00:44:57ça c'est la position
00:44:58de Philippe Brun
00:44:59ou c'est celle désormais du PS
00:45:00parce qu'il y a quelque chose
00:45:00qui m'a échappé
00:45:01c'était pas celle de Louis Véfar
00:45:03il y a quelques jours
00:45:03je rappelle qu'en 2022
00:45:04Anne Hidalgo
00:45:05elle avait même proposé
00:45:06de mettre la TVA 5,5
00:45:07sur l'essence
00:45:08au cœur de l'augmentation des prix
00:45:09moi je pense qu'aujourd'hui
00:45:10il faut aller plus loin
00:45:12on ne peut pas continuer
00:45:13dans un système
00:45:13où l'État en vérité
00:45:14gagne de l'argent
00:45:15sur la crise
00:45:15on voit bien qu'en février
00:45:16comme il était tout à l'heure
00:45:17les recettes de TVA
00:45:19ont été 2 milliards supérieures
00:45:21aux prévisions
00:45:21qui avaient été faites
00:45:22donc des recettes
00:45:232 milliards supérieures
00:45:24et si on regarde
00:45:25l'augmentation des prix
00:45:26ça continue en année pleine
00:45:27l'État va gagner
00:45:282,5 milliards
00:45:30essayons d'agir
00:45:31sur les taxes
00:45:33pour soulager
00:45:34les Français
00:45:34moi je suis l'élu
00:45:35d'une France
00:45:35qui ne peut pas vivre
00:45:36durablement
00:45:37avec un gasoil
00:45:38à 2,50 euros le litre
00:45:39Jean-Philippe Tanguy
00:45:40vous êtes sur la même ligne
00:45:41il faut baisser les taxes
00:45:42oui mais moi
00:45:43écoutez
00:45:43plus on est député
00:45:44à demander la baisse des taxes
00:45:45peut-être plus
00:45:45on aura d'influence
00:45:46et peut-être qu'on arrivera
00:45:47à obtenir effectivement
00:45:48la baisse de la TVA
00:45:49de 20 à 5,5
00:45:50comme on le réclame
00:45:51depuis longtemps
00:45:52et aussi la baisse
00:45:52de la TICPE
00:45:53puisqu'aujourd'hui
00:45:54une baisse de TVA
00:45:55de 20 à 5,5
00:45:56ça ferait 25 à 27 centimes
00:45:58il faudrait compléter
00:46:00avec une baisse
00:46:00de la TICPE
00:46:01d'à peu près 16 centimes
00:46:03pour arriver
00:46:03entre 40 et 45 centimes
00:46:05voilà ça coûtera
00:46:0616 milliards d'euros
00:46:06sur un an
00:46:07ça représente
00:46:081% de la dépense
00:46:10en France
00:46:10donc en fait
00:46:11la vraie information
00:46:12et ça rejoint
00:46:12ce que vous disiez
00:46:13sur la réunion de ce matin
00:46:14c'est que
00:46:15c'est un gouvernement
00:46:16qui est incapable
00:46:16de faire des économies
00:46:18structurelles
00:46:1916 milliards
00:46:20c'est 1% de la dépense publique
00:46:21donc si on n'est pas capable
00:46:22de trouver 1%
00:46:23de dépense publique
00:46:24à économiser dans ce pays
00:46:25c'est vraiment
00:46:26que ce gouvernement
00:46:26est une bande d'incapables
00:46:27pour ceux qui s'avaient échappé
00:46:29au bout de 4 ans
00:46:29mais je note que
00:46:30sur ce point
00:46:31Parti Socialiste et RN
00:46:32sont sur la même longueur d'onde
00:46:33je crois que tous les Français
00:46:35sont sur la même longueur d'onde
00:46:35c'est-à-dire que
00:46:36le gros problème
00:46:37c'est que
00:46:37pourquoi on a le devoir
00:46:39entre guillemets
00:46:40de réduire nos déficits publics
00:46:41notre dette publique
00:46:42pourquoi ?
00:46:42parce qu'on pourrait dire
00:46:43c'est pas que faire plaisir à Bruxelles
00:46:44justement
00:46:44pour que quand il y a des phases
00:46:46de crise comme aujourd'hui
00:46:46l'État ait les moyens
00:46:48de relancer la machine
00:46:49aujourd'hui nous payons
00:46:50les erreurs
00:46:51de ces dernières années
00:46:51rendez-vous compte
00:46:52qu'avant cette crise
00:46:53la France était le cancre
00:46:54de l'Europe
00:46:55en termes de déficit public
00:46:56on s'est gargarisé
00:46:57on a dit oui
00:46:57on a fait 5,2% de déficit
00:46:59c'est l'un des niveaux
00:47:00les plus élevés
00:47:01de la zone euro
00:47:02donc c'est ça le drame
00:47:03et aujourd'hui
00:47:03effectivement
00:47:04pour pouvoir soutenir l'activité
00:47:06évidemment qu'il faut
00:47:07baisser les taxes
00:47:08au sens large
00:47:09mais pour ce faire
00:47:10il faut pouvoir réduire
00:47:10les dépenses
00:47:11et notamment les dépenses
00:47:12de fonctionnement
00:47:13c'est aussi un chiffre
00:47:14qui est passé inaperçu
00:47:14c'est ce que dit le Premier ministre
00:47:15il s'est dit
00:47:15tout l'argent qu'on va trouver
00:47:16aujourd'hui
00:47:17on va l'économiser ailleurs
00:47:18vous y croyez ou pas ça ?
00:47:19certainement pas
00:47:20c'est-à-dire que
00:47:20quand on voit déjà
00:47:21le budget qui a été fait
00:47:22je me souviens
00:47:23on a débattu pas mal
00:47:23de ce budget
00:47:24beaucoup de travail
00:47:25pour vous d'ailleurs
00:47:26pour pas grand chose
00:47:26que ce budget
00:47:27il est déjà à mettre
00:47:28aux orties
00:47:28à jeter aux orties
00:47:29puisqu'on va avoir
00:47:30une croissance
00:47:31de 0,4%
00:47:32dans le meilleur des cas
00:47:33donc c'est-à-dire
00:47:33moins de recettes fiscales
00:47:34plus de chômage
00:47:35plus de dépenses
00:47:36justement
00:47:36qu'est-ce qui a augmenté
00:47:37le plus dans les dépenses publiques
00:47:38depuis 2021
00:47:40au niveau de l'État
00:47:40ce sont les dépenses
00:47:41de fonctionnement
00:47:42toute la fonction publique
00:47:43pas que l'État
00:47:44c'est-à-dire
00:47:44ça a augmenté
00:47:45de 106 milliards d'euros
00:47:46depuis 2021
00:47:4824% de hausse
00:47:49alors que les dépenses
00:47:51sociales
00:47:51augmentaient de 15%
00:47:53donc c'est là
00:47:53où ça colle pas
00:47:54c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:47:55continuer comme ça
00:47:56vers cette fuite en avant
00:47:57d'augmentation
00:47:58de la dépense de fonctionnement
00:47:59alors que finalement
00:47:59aujourd'hui
00:48:00quand les Français
00:48:00ont besoin justement
00:48:01de soutien de l'activité
00:48:02tous nos voisins l'ont fait
00:48:04et là on dit
00:48:04ben non désolé
00:48:05on n'a pas les moyens
00:48:05ben voilà
00:48:06et il y a un événement
00:48:07très important
00:48:07pour être précis
00:48:08vous dites quoi
00:48:09on entend vous dites
00:48:10on a trop dépensé
00:48:11on a cramé la caisse
00:48:12vous dites pas exactement
00:48:13comme ça
00:48:13mais vous dites du coup
00:48:14il faut rien faire aujourd'hui
00:48:15ou il faut le faire
00:48:16et tant pis
00:48:16au contraire
00:48:17non moi j'ai dit
00:48:17il faut baisser effectivement
00:48:18les taxes
00:48:19notamment bien sûr
00:48:19sur l'essence
00:48:21regardez au mois de mars
00:48:23les prix des produits
00:48:24pétroliers en France
00:48:25ont augmenté de 17%
00:48:26sur un seul mois
00:48:27vous vous rendez compte
00:48:28quand on regarde
00:48:28les prix énergétiques
00:48:29depuis 2021
00:48:30plus 50%
00:48:32donc on ne peut pas dire
00:48:32aux Français
00:48:33bon vous allez vous débrouiller
00:48:34ça va se passer
00:48:35on va vous donner
00:48:3515 centimes
00:48:36pour 3 millions de personnes
00:48:37non il faut bien sûr
00:48:38réduire ces taxes
00:48:38mais en même temps
00:48:39réduire les dépenses
00:48:40et être effectif
00:48:41de ce point de vue là
00:48:42sinon le déficit public
00:48:43va se creuser
00:48:43donc la dette publique
00:48:44va encore augmenter
00:48:45donc les taux d'intérêt
00:48:46vont augmenter
00:48:47parce que là aussi
00:48:47dans le creusement du déficit
00:48:49on le voit
00:48:49il y a la charge d'intérêt
00:48:50de la dette qui augmente
00:48:51et surtout quand les taux
00:48:51d'intérêt augmentent
00:48:52ça casse encore
00:48:53l'activité économique
00:48:54donc ça fait du chômage
00:48:55ça fait de la récession
00:48:56donc on est dans un cercle vicieux
00:48:58extrêmement dangereux
00:48:59pour l'avenir de la France
00:48:59si je comprends bien
00:49:00donc vous dites
00:49:01à peu près la même chose
00:49:02on baisse les taxes
00:49:03absolument pour tout le monde
00:49:04oui mais
00:49:05c'est très compliqué
00:49:07si vous voulez
00:49:07de cibler
00:49:08parce qu'à la pompe
00:49:09si vous voulez
00:49:09vous ne présentez pas
00:49:10votre feuille d'impôt
00:49:11sur le revenu
00:49:12et donc on ne peut pas savoir
00:49:13qui est un travailleur pauvre
00:49:15donc il faut essayer
00:49:17de baisser les prix
00:49:18à la pompe
00:49:18il me semblait
00:49:19que le parti socialiste
00:49:20était pour une forme
00:49:20de redistribution
00:49:21les plus riches payent plus
00:49:22les moins riches payent plus
00:49:23c'est pour ça que je
00:49:24il faut regarder aujourd'hui
00:49:25la situation
00:49:26c'est-à-dire que là
00:49:27on est dans un décrochage
00:49:28massif
00:49:29de toute une France
00:49:30qui ne peut même plus
00:49:30aller travailler
00:49:32et on le voit là
00:49:32aujourd'hui
00:49:33moi je vous le dis
00:49:33c'est du terrain
00:49:34moi chez moi
00:49:35les gens sont dans
00:49:35une très grande difficulté
00:49:36je vous le dis
00:49:37quand vous faites 60 km
00:49:38de trajet de domicile
00:49:39de travail par jour
00:49:39que le gasoil est à
00:49:40en ce moment 2,25
00:49:42c'est insoutenable
00:49:43quand vous êtes ouvrier
00:49:44intérimaire
00:49:44c'est concret ce que je dis
00:49:45donc alors soit
00:49:46le gouvernement
00:49:47met en place un chèque
00:49:48et qu'il arrive à trouver
00:49:49les adresses
00:49:49de tous les ouvriers
00:49:50intérimaire
00:49:50qui font 60 km par jour
00:49:52soit on baisse un peu les taxes
00:49:53sachant que je le rappelle
00:49:55les taxes rapportent
00:49:56beaucoup en ce moment
00:49:57parce que les prix explosent
00:49:59donc il ne s'agit pas
00:50:00de faire perdre
00:50:01des recettes à l'État
00:50:01l'État gagne
00:50:02beaucoup plus de recettes
00:50:03que prévu
00:50:04grâce à l'explosion
00:50:05des prix
00:50:06aujourd'hui
00:50:07ce qui est en train de se passer
00:50:08c'est que le gouvernement
00:50:11équilibre son budget
00:50:12grâce à cette excellente
00:50:14nouvelle pour lui
00:50:14qui est l'augmentation
00:50:15de l'inflation
00:50:16parce que les prix
00:50:17vont augmenter
00:50:18d'après le gouvernement
00:50:19de 2% cette année
00:50:20je vous interromps
00:50:21priorité au direct
00:50:21Emmanuel Macron
00:50:23à l'Élysée
00:50:23avec le Premier ministre
00:50:24les Américains
00:50:25souhaitent écarter
00:50:26la France
00:50:26mais aussi les Européens
00:50:27des discussions
00:50:28en vue d'une paix
00:50:29au Liban
00:50:30la France craint-elle
00:50:31par exemple
00:50:32d'être exclu
00:50:35du mécanisme
00:50:36de surveillance
00:50:37de l'application
00:50:38d'un cessez-le-feu
00:50:39et monsieur le Premier ministre
00:50:41pensez-vous
00:50:42que l'Europe
00:50:42doit être impliquée
00:50:43davantage
00:50:44dans les discussions
00:50:45de paix
00:50:45pour le Liban
00:50:48écoutez
00:50:48vous avez raison
00:50:49de dire
00:50:49qu'il y a
00:50:50des délais
00:50:51qui expirent
00:50:51dans les prochains jours
00:50:53ceci rend
00:50:54d'autant plus important
00:50:55l'avancée
00:50:55des négociations
00:50:56qui ont été prévues
00:50:57dans ce cadre
00:50:58et que nous encourageons
00:51:00néanmoins
00:51:01je pense
00:51:01qu'il est indispensable
00:51:02que la situation
00:51:03qui a été consolidée
00:51:04et qui demeure
00:51:04ça a été rappelé
00:51:06nous venons de le dire
00:51:07très fragile
00:51:07puisse perdurer
00:51:08parce que
00:51:09ces sujets
00:51:10ne seront pas réglés
00:51:11en quelques heures
00:51:11ou quelques jours
00:51:12donc nous demeurons
00:51:13vigilants
00:51:13mobilisés
00:51:14mais je pense que
00:51:15tout porte
00:51:16enfin l'intérêt de tous
00:51:17conduit à penser
00:51:18qu'il faut se donner
00:51:19du temps
00:51:19de la négociation
00:51:20et ne pas précipiter
00:51:21les choses
00:51:21ou laisser la guerre
00:51:22reprendre ses droits
00:51:25pour le reste
00:51:28nous sommes très pragmatiques
00:51:30on a
00:51:32la situation
00:51:33dans la région
00:51:34la même position
00:51:34depuis le début
00:51:35elle est invariante
00:51:37invariée
00:51:37et elle le demeurera
00:51:39parce que
00:51:39je pense qu'elle est de bon sens
00:51:41nous croyons au droit international
00:51:42nous défendons
00:51:43nos compatriotes
00:51:44et nos intérêts
00:51:45et nos emprises
00:51:46nous sommes aux côtés
00:51:47de nos partenaires
00:51:47pour leur défense
00:51:49et nous œuvrons
00:51:50pour la stabilité
00:51:50de la région
00:51:52le respect de la souveraineté
00:51:53de chacun
00:51:53et de leur intégrité
00:51:54territoriale
00:51:55et la liberté de navigation
00:51:57ce catalogue
00:51:58pourrait sembler
00:51:59assez simple
00:51:59mais au fond
00:52:00il donne un guide d'action
00:52:01qui devient assez singulier
00:52:02dans le contexte
00:52:03que nous vivons
00:52:04c'est celui
00:52:05que nous suivons
00:52:06avec constance
00:52:07parce que je pense
00:52:07que c'est le seul
00:52:09qui permet de mettre fin
00:52:10à la guerre actuelle
00:52:10et surtout qui permet
00:52:11d'avoir la stabilité
00:52:12dans l'avenir
00:52:13pour le reste
00:52:14les formats de discussion
00:52:18être autour d'une table
00:52:19pas autour d'une table
00:52:20et autres
00:52:20me paraissent
00:52:21des questions
00:52:21plutôt secondaires
00:52:22à chaque fois
00:52:23que nous agissons
00:52:24pour notre part
00:52:24nous essayons
00:52:25d'avoir tout le monde
00:52:26autour de la table
00:52:26comme on l'a fait
00:52:27vendredi dernier
00:52:28en réunissant
00:52:2949 états
00:52:31pour la réouverture
00:52:32d'hormuz
00:52:35je pense que c'est mieux
00:52:36quand on fait travailler
00:52:37tout le monde
00:52:37et donc je pense
00:52:38que l'intérêt du Liban
00:52:39c'est en particulier
00:52:40que beaucoup des états
00:52:42voisins
00:52:42et des états de la région
00:52:43soient engagés
00:52:43dans cette discussion
00:52:44pour qu'ils puissent
00:52:45y prendre leur
00:52:47juste place
00:52:47et la France
00:52:49n'a pas besoin
00:52:50d'être à une table
00:52:51où qu'elle soit
00:52:52pour être aux côtés
00:52:53du Liban
00:52:54ça n'est pas conditionné
00:52:57ça n'est pas
00:52:58un format de négociation
00:53:00comme on appelle ça
00:53:02l'amitié n'a pas de table
00:53:07voilà Emmanuel Macron
00:53:08qui s'exprime donc
00:53:09avant la fin
00:53:11du cessez le feu
00:53:12je vous rappelle
00:53:13qu'il y a deux fins
00:53:14maintenant du cessez le feu
00:53:15une version iranienne
00:53:16qui dit le cessez le feu
00:53:17ça rêve cette nuit
00:53:18à deux heures
00:53:18heure française
00:53:19et pour Donald Trump
00:53:20le cessez le feu
00:53:21lui est censé s'arrêter
00:53:23la nuit suivante
00:53:24et du côté de la Maison Blanche
00:53:26ça s'agit un petit peu
00:53:27ce soir
00:53:27Jed Evans en tout cas
00:53:28est à la Maison Blanche
00:53:28et il prépare
00:53:30d'éventuelles négociations
00:53:31il n'est toujours pas parti
00:53:32dans l'avion
00:53:33là-dessus aussi
00:53:34vous voulez dire
00:53:35parce que le prix du baril
00:53:36vient de passer à 99 dollars
00:53:37il est reparti en haut
00:53:38il est reparti à la hausse
00:53:39donc voilà
00:53:39il y a des petites rumeurs
00:53:41voilà va-t-on dire
00:53:41je voudrais entendre
00:53:42votre avis à tous les trois
00:53:43sur ce qu'on appelle
00:53:44les profiteurs de crise
00:53:46est-ce qu'il y a des gens
00:53:47pour vous
00:53:48qui aujourd'hui
00:53:49profitent de cet envolé
00:53:51des prix des carburants
00:53:52ou est-ce que vous dites
00:53:53que ce n'est pas le sujet
00:53:53Jean-Philippe Tanguy
00:53:54si bien sûr
00:53:55il y a des profiteurs
00:53:56il y a les producteurs pétroliers
00:53:58évidemment
00:53:58il y a les marchés financiers
00:53:59qui spéculent énormément
00:54:00à la baisse
00:54:01à la hausse
00:54:02sur ces matières premières
00:54:03on parle souvent d'ailleurs
00:54:04du pétrole papier
00:54:06c'est-à-dire là
00:54:06le prix du baril
00:54:07que vous avez donné
00:54:07c'est du baril papier
00:54:09et ce qui est très cher
00:54:09en ce moment
00:54:10c'est le baril livré
00:54:11parce qu'il y a un marché
00:54:13spéculatif
00:54:13c'est celui qu'on donne
00:54:14tous les jours à l'antenne
00:54:14et il y a un marché
00:54:15du baril de pétrole livré
00:54:17et celui-là
00:54:17il était plutôt
00:54:18à 130-140 dollars
00:54:20on a entendu par exemple
00:54:21en Asie des records
00:54:22même au-dessus
00:54:23de 200 dollars
00:54:24et c'est pour ça
00:54:24qu'au quotidien
00:54:25les gens parfois
00:54:25ils ne comprennent pas
00:54:26je dis ça
00:54:26ce n'est pas pour faire le malin
00:54:27c'est parce que parfois
00:54:28les gens ne comprennent pas
00:54:29pourquoi ça ne baisse pas
00:54:30aussi vite
00:54:30c'est-à-dire que souvent
00:54:31c'est le baril livré
00:54:33ou c'est le produit transformé
00:54:34c'est-à-dire les importations
00:54:35de gazole
00:54:35et pas de pétrole brut
00:54:36qui sont à un niveau
00:54:38très élevé
00:54:38alors le problème de tout ça
00:54:39c'est que comme la France
00:54:40n'est plus souveraine
00:54:41dans ses capacités
00:54:42de raffinerie
00:54:43et bien par exemple
00:54:44si on dit
00:54:45les raffineries aujourd'hui
00:54:46une partie des raffineurs
00:54:47ils abusent
00:54:48ils font des marges
00:54:49extraordinaires
00:54:49c'est vrai
00:54:50le problème c'est que
00:54:51si on les contrôle tôt
00:54:52ou si on les tape
00:54:53ils vont sous-utiliser
00:54:54leur raffinerie
00:54:54et ils vont préférer
00:54:55utiliser les raffineries
00:54:56à l'étranger
00:54:57et importer
00:54:58des produits raffinés
00:54:59qui ne seront pas taxés
00:55:00par la France
00:55:01en tout cas on ne pourra pas
00:55:01récupérer l'argent
00:55:02donc on est dans une situation
00:55:03très difficile
00:55:04le seul moyen
00:55:05d'aller récupérer
00:55:06une partie des profiteurs
00:55:07de guerre
00:55:08c'est de taxer
00:55:09soit ce qu'on appelle
00:55:09les sur-profits
00:55:10c'est-à-dire c'est pas les gros profits
00:55:11parce qu'on peut faire des gros profits
00:55:12si c'est légitime
00:55:13c'est les profits illégitimes
00:55:15directement liés à la guerre
00:55:16ou c'est par exemple
00:55:17les rachats d'actions
00:55:18qui souvent sont un moyen déguisé
00:55:20pour Total en particulier
00:55:22de distribuer ses dividendes
00:55:23sans être taxé
00:55:24par les taxes sur les dividendes
00:55:25donc pour vous
00:55:26s'il y a quelqu'un à taxer
00:55:27c'est plutôt à la bourse
00:55:28que ça se joue
00:55:28oui
00:55:30Philippe Brun
00:55:30oui il y a le trading d'énergie
00:55:31on voit bien qu'il explose
00:55:33prenez le chiffre d'affaires
00:55:35de la filiale d'Engie
00:55:36et Engie Trading
00:55:37là qui explose
00:55:39parce qu'évidemment
00:55:39les échanges permettent
00:55:41de faire des sur-profits
00:55:42donc sur-profits du secteur financier
00:55:44sur-profits du secteur
00:55:45évidemment des hydrocarbures
00:55:46alors il ne faut pas faire
00:55:47la même erreur
00:55:48que la dernière fois
00:55:48où le gouvernement
00:55:49avait totalement refusé
00:55:50de taxer ses super-profits
00:55:52on est passé complètement à côté
00:55:53les profiteurs de crise
00:55:54à l'époque
00:55:55les armateurs
00:55:57les laboratoires de biologie médical
00:55:58pendant le Covid
00:56:00les producteurs de pétrole
00:56:01étaient passés complètement à côté
00:56:03et avaient fait des sur-profits gigantesques
00:56:04il faut évidemment
00:56:05les mettre à contribution
00:56:06mais encore une fois
00:56:07l'urgence
00:56:08vraiment c'est d'essayer
00:56:09de faire baisser les prix
00:56:10à la pompe
00:56:11et il faut le faire
00:56:12en imitant nos voisins européens
00:56:14je vois par exemple
00:56:14en Espagne
00:56:15un gouvernement socialiste
00:56:16qui a permis
00:56:17de faire baisser considérablement
00:56:18les prix à la pompe
00:56:19grâce au milieu de la France
00:56:20et le déficit aussi
00:56:20on pourrait vous dire
00:56:21ces dernières années
00:56:21oui
00:56:22la situation n'est pas tout à fait
00:56:23la même en ce moment
00:56:24en Espagne
00:56:25Marc Toati
00:56:26vous là-dessus
00:56:26sur les profiteurs
00:56:27ou pas les profiteurs
00:56:28le problème c'est qu'il y a
00:56:29des profits de court terme
00:56:30et puis après qui deviennent
00:56:30des pertes de moyen terme
00:56:32aujourd'hui un des grands gagnants
00:56:33de cette crise
00:56:33on vient de l'évoquer
00:56:34ça reste aussi l'État
00:56:35quasiment 60%
00:56:36des prix à la pompe
00:56:37ce sont des taxes
00:56:38donc évidemment
00:56:39à court terme
00:56:40on dit bah finalement
00:56:41ça fait augmenter
00:56:42les recettes fiscales
00:56:42sauf qu'à moyen terme
00:56:43moi j'ai fait
00:56:44une petite simulation
00:56:45l'inflation moyenne
00:56:46va atteindre 4% en France
00:56:47dans les prochains mois
00:56:48donc ça veut dire que
00:56:49ça va casser le pouvoir
00:56:50d'achat des ménages
00:56:51donc ensuite
00:56:52ils pourront moins consommer
00:56:53puisque ça va donc
00:56:54régulier leur potentialité
00:56:56de consommation
00:56:56donc ça va réduire
00:56:57les recettes fiscales
00:56:58Je peux vous interrompre
00:56:59parce que j'avoue
00:57:00que j'entends depuis ce matin
00:57:01vous nous dites
00:57:01l'État gagne un peu plus d'argent
00:57:03vous avez même parlé ce matin
00:57:05sur RTL
00:57:06de cagnotte de l'État
00:57:08mais ça ne durera pas
00:57:08attendez
00:57:09expliquez-moi juste
00:57:10pardon si j'ai raté
00:57:11des cours d'éco
00:57:11quand j'étais au lycée
00:57:13mais là pour ça
00:57:13comment est-ce qu'on peut dire
00:57:14il y a une cagnotte de l'État
00:57:15et de l'autre
00:57:16entendre le gouvernement
00:57:17qui dit
00:57:17il manque 6 milliards d'euros
00:57:18à trouver d'économie
00:57:20dans les comptes de l'État
00:57:21expliquez-moi
00:57:22allez-y tranquillement
00:57:23il n'y a pas de cagnotte
00:57:23c'est-à-dire que bon
00:57:23pour faire simple
00:57:24comme je le dis à l'instant
00:57:25c'est des avantages
00:57:26de très court terme
00:57:27mais à moyen terme
00:57:27comme la consommation
00:57:28va baisser
00:57:29avant même la crise
00:57:30on avait des faillites d'entreprises
00:57:31qui a tenu des sommets historiques
00:57:32ça va évidemment continuer
00:57:34donc le chômage va augmenter
00:57:35donc il y aura encore moins
00:57:36de dépenses de consommation
00:57:37les taux d'intérêt augmentent
00:57:39donc encore moins
00:57:39d'investissement
00:57:40donc la croissance
00:57:41va s'effondrer
00:57:42donc ça c'est des avantages
00:57:43de court terme
00:57:43mais à moyen terme
00:57:44les recettes fiscales
00:57:45vont évidemment baisser
00:57:45et je peux vous le signer aujourd'hui
00:57:47vous verrez qu'on aura
00:57:47un déficit public cette année
00:57:49qui sera plus proche des 6%
00:57:50que des 5%
00:57:51que des 5%
00:57:51je reprends vos propos Philippe Brun
00:57:52ce matin sur RTL
00:57:53j'ai le sentiment
00:57:54qu'on nous ment
00:57:55pour justifier
00:57:56certaines mesures d'économie
00:57:57il faut que le ministre
00:57:57nous réponde sur la cagnotte
00:57:59qui est en train de réaliser
00:58:00l'état avec l'explosion
00:58:01des prix des carburants
00:58:02le jour où on nous dit
00:58:03il y a 6 milliards d'économies
00:58:04à trouver
00:58:04est-ce que c'est pas
00:58:05un tout petit peu démago
00:58:06de dire ça ?
00:58:07le gouvernement ment
00:58:08sur la situation économique
00:58:10et la situation du déficit
00:58:11je veux dire
00:58:11là on nous sort
00:58:12ce chiffre de 6 milliards
00:58:13vous avez regardé
00:58:13les slides qui nous ont été présentés
00:58:15ce chiffre sort de nulle part
00:58:16vous ne les avez vus
00:58:16pas moi
00:58:17allez-y
00:58:17ce chiffre sort de nulle part
00:58:18il dit il y a la guerre en Iran
00:58:19donc on dit que la guerre en Iran
00:58:21ça va nous coûter 6 milliards
00:58:22et en fait on ajoute
00:58:23les choux et les carottes
00:58:24la vérité c'est que je rappelle
00:58:25le gouvernement le dit d'ailleurs
00:58:26février
00:58:27la TVA
00:58:28elle a rapporté 2 milliards de plus
00:58:29que prévu
00:58:30parce que
00:58:31évidemment quand les prix augmentent
00:58:32la TVA elle augmente
00:58:33et donc ça rapporte de l'argent
00:58:34à l'état
00:58:352023
00:58:362022-2023
00:58:36on a eu des recettes fiscales
00:58:38énormes
00:58:38c'est-à-dire pour ça
00:58:39qu'on a eu des problèmes
00:58:39parce que quand l'inflation a baissé
00:58:41l'état avait plus d'argent
00:58:42c'est le fameux trou
00:58:43de 60 milliards
00:58:44qu'on a eu dans les finances publiques
00:58:46en 2024
00:58:46parce que justement
00:58:47l'inflation avait reculé
00:58:49donc évidemment que l'état
00:58:50gagne de l'argent sur l'inflation
00:58:51et aujourd'hui
00:58:52le gouvernement compte sur l'inflation
00:58:54pour pouvoir se refaire
00:58:55alors que le budget
00:58:56est structurellement déficitaire
00:58:57parce qu'aucun choix
00:58:57n'a été fait
00:58:58mais vous dites le gouvernement
00:58:59comme s'il voulait
00:59:00pardon mettre cet argent
00:59:01dans sa bouche
00:59:02il a inventé
00:59:03un trou de 6 milliards
00:59:04dans le budget
00:59:05il essaie d'amuser la galerie
00:59:07avec cette histoire
00:59:07de trou de 6 milliards
00:59:09pour justifier le fait
00:59:10qu'on ne prenne pas
00:59:11les mesures qui s'imposent
00:59:12notamment sur la baisse des prix
00:59:13à la pompe
00:59:13et tout cela
00:59:14pour équilibrer son budget
00:59:15qui est déficitaire
00:59:17parce qu'ils n'ont pas fait
00:59:18les choix
00:59:19qu'il fallait être fait
00:59:20et en fiscalité
00:59:21et en dépense
00:59:21pour équilibrer le budget
00:59:23Jean-Philippe Tanguy
00:59:24vous êtes sur la même ligne
00:59:24il y a un mensonge
00:59:26une insincérité
00:59:27oui oui
00:59:27non mais c'est pas parce
00:59:28qu'on est opposant politique
00:59:29qu'on est obligé
00:59:29de ne pas être d'accord
00:59:30quand c'est vrai
00:59:31vous êtes d'accord
00:59:31surtout ce soir
00:59:32c'est assez rare
00:59:33c'est la première fois
00:59:34que je vois ça
00:59:35c'est vrai
00:59:35si je peux ajouter un complément
00:59:36c'est qu'en fait
00:59:37c'est une des techniques
00:59:38du macronisme
00:59:38depuis plusieurs années
00:59:39c'est très grave
00:59:40c'est qu'en fait
00:59:40le PLF qu'ils font voter
00:59:41est faux
00:59:42le budget qui fait
00:59:45qu'ils votent
00:59:45est faux
00:59:46ils savent qu'il est faux
00:59:47tous les parlementaires
00:59:48qui suivent le sujet
00:59:49savent qu'il est faux
00:59:50et donc on a toujours
00:59:51le même cinéma
00:59:51d'ailleurs toujours
00:59:52à peu près à la même époque
00:59:52on réunit un comité
00:59:54avant c'était
00:59:55le dialogue de Bercy
00:59:56maintenant ça s'appelle
00:59:57le comité d'allaire
00:59:57sur les finances publiques
00:59:58on réunit tout le monde
00:59:59il y a du blabla
01:00:00et à la fin de la réunion
01:00:01on nous annonce
01:00:02ce qui était prévu
01:00:02depuis le début
01:00:03c'est-à-dire qu'en fait
01:00:04il manquait 6 milliards
01:00:05puisque d'ailleurs
01:00:05l'essentiel de ces 6 milliards
01:00:07moi je pense que
01:00:08le trou il existe
01:00:09mais c'est un mensonge
01:00:09sur les causes du trou
01:00:11c'est l'évolution
01:00:12des taux d'intérêt
01:00:13donc l'évolution
01:00:13des taux d'intérêt
01:00:14essentiellement
01:00:15il était prévu
01:00:15c'est juste qu'ils avaient
01:00:16sous-budgété
01:00:17cette dérive des taux
01:00:19et autre chose
01:00:19qui est très grave
01:00:20parce que là
01:00:21il y a un choix
01:00:21qui a été fait
01:00:22il y a un choix très grave
01:00:22qui a été fait
01:00:23qu'on dénonce
01:00:24d'ailleurs
01:00:24désolé mais une fois plus
01:00:25je crois que Philippe Brun
01:00:26est d'accord avec ça
01:00:26c'est la partie de la dette
01:00:29qui est indexée
01:00:29sur l'inflation
01:00:30on leur avait dit
01:00:31d'arrêter
01:00:32on leur avait dit
01:00:33d'arrêter
01:00:33cette dette indexée
01:00:34sur l'inflation
01:00:34ils ont continué
01:00:35à le faire
01:00:35pourquoi ?
01:00:36parce qu'il y a
01:00:37une petite mafia
01:00:38autour de la dette
01:00:38sur l'inflation
01:00:39ça fait plaisir
01:00:40aux copains
01:00:41de la Macronie
01:00:42à sa tombe d'assureurs
01:00:44de sociétés de placement
01:00:45qui ne prennent aucun risque
01:00:46parce que ça veut dire quoi ?
01:00:47ça veut dire
01:00:47vous achetez de la dette
01:00:48de l'État
01:00:48qui est indexée sur l'inflation
01:00:49il y a un problème d'inflation
01:00:50et bien c'est l'État
01:00:51qui paye
01:00:52donc en fait
01:00:52ça déresponsabilise
01:00:53les banques
01:00:53et les assurances
01:00:54et c'est les honnêtes
01:00:55contribuables
01:00:56qui payent
01:00:56on leur avait dit
01:00:57d'arrêter
01:00:57on a voté
01:00:58d'ailleurs je crois
01:00:58plusieurs dispositifs
01:00:59les oppositions
01:01:00pour leur demander
01:01:01d'arrêter
01:01:02ça par exemple
01:01:03ça unit
01:01:03le centre honnête
01:01:05comme Charles de Courson
01:01:06une partie de la gauche
01:01:07et le Rassemblement National
01:01:08pour arrêter ça
01:01:08pourquoi ça ne s'arrête pas ?
01:01:10parce que derrière
01:01:10il y a vraiment
01:01:11je suis désolé
01:01:12une petite mafia
01:01:12ce qui est clair
01:01:13c'est que les comptes publics
01:01:15ne sont pas fiables
01:01:16depuis le début
01:01:17chaque année d'ailleurs
01:01:18entre ce qui est annoncé
01:01:19et ce qui est réalisé
01:01:20notamment en termes de charges
01:01:21d'intérêt d'adètes
01:01:21c'est beaucoup plus
01:01:22vous nous avez dit
01:01:23non mais ça va être limité
01:01:23rendu compte que cette année
01:01:24on va payer 70 milliards d'euros
01:01:27juste pour la charge
01:01:28d'intérêt de la dette
01:01:29ça devient le premier poste
01:01:30de dépense aujourd'hui
01:01:31surtout pour ceux qui disaient
01:01:31que la dette ne coûte rien
01:01:32et donc c'est là où
01:01:33attention
01:01:33il n'y a pas de cagnotte
01:01:34quand on a un déficit public
01:01:36de plus de 5%
01:01:37voire 6% du PIB
01:01:38il n'y a pas de cagnotte
01:01:39vous voyez-ce que je veux dire
01:01:39c'est qu'à la fin
01:01:40évidemment
01:01:41ce déficit public
01:01:42va devoir être financé
01:01:42ça veut dire peut-être
01:01:43des hausses d'impôts
01:01:44des hausses de la dette
01:01:45et donc c'est les français
01:01:46ceux qui à la fin
01:01:46paieront malheureusement
01:01:47je reviens au carburant
01:01:48si vous voulez bien
01:01:50le blocage des prix
01:01:52proposé ni par le RN
01:01:53ni à ma connaissance
01:01:54même si ça change
01:01:55peut-être ce soir
01:01:55par le parti socialiste
01:01:56proposé par la France insoumise
01:01:58et par la CGT
01:02:00qui dit on bloque
01:02:00à 1,70€
01:02:02est-ce que c'est une bonne idée
01:02:03Marc Toiti
01:02:04est-ce que c'est une usine à gaz
01:02:05est-ce que ça coûte trop cher
01:02:06vous l'avez dit
01:02:07c'est à la fois une usine à gaz
01:02:08et surtout c'est très compliqué
01:02:09à mettre en place
01:02:10et pour surtout
01:02:11globalement
01:02:12on n'a pas le droit de le faire
01:02:13ça veut dire que vous allez
01:02:15obliger certaines entreprises
01:02:16avant la perte
01:02:16parce qu'il y en a quand même
01:02:17à chaque fois qu'on interroge
01:02:18un insoumis sur cette question
01:02:20il nous dit
01:02:20on l'a déjà fait en France
01:02:21ça existe dans certains
01:02:23territoires ultramarins
01:02:24globalement
01:02:24bon après
01:02:25il y a des cas particuliers
01:02:26mais aujourd'hui
01:02:26ce n'est pas la libre concurrence
01:02:28qui permet de le faire
01:02:29sinon ça veut dire
01:02:29qu'on revient vers un monde
01:02:31entre guillemets communiste
01:02:32si vous voulez
01:02:32on peut imposer des choses
01:02:33non je pense qu'il faut
01:02:34effectivement cette liberté
01:02:35par contre l'État
01:02:36a des marges de manœuvre
01:02:37qu'il n'utilise pas
01:02:38parce qu'il n'a pas le courage
01:02:39de baisser certaines dépenses publiques
01:02:40donc c'est pourquoi
01:02:41aujourd'hui on est bloqué
01:02:42et c'est ça moi
01:02:43qui m'inquiète énormément
01:02:44c'est que
01:02:44le déficit public
01:02:45va encore augmenter
01:02:45la dette publique
01:02:46va encore augmenter
01:02:47les taux d'intérêt
01:02:48vont encore augmenter
01:02:48donc ça veut dire que
01:02:49c'était déjà le cas
01:02:50déjà ne l'oublions pas
01:02:51avant ce choc pétrolier
01:02:54ça je crois que personne
01:02:55l'a oublié
01:02:55oui donc justement
01:02:56à partir de là
01:02:57c'est ce qui veut dire
01:02:58que c'est les français
01:02:58qui à la fin malheureusement
01:02:59vont payer
01:03:00Philippe Brun
01:03:01si ce n'était pas une idée
01:03:01des insoumis
01:03:02est-ce que ce serait
01:03:02une bonne idée pour vous
01:03:03le blocage ?
01:03:04moi je suis pour les blocages
01:03:05j'ai pris de manière générale
01:03:06là la difficulté
01:03:07c'est un programme
01:03:08qu'on a présenté
01:03:09aux législatives
01:03:09on voulait bloquer
01:03:10les prix d'un certain nombre
01:03:12et avec François Hollande
01:03:13en 2012
01:03:14pendant que j'en faisais
01:03:14de l'archéologie
01:03:15on avait proposé aussi
01:03:16le blocage des prix du carburant
01:03:17donc ma question
01:03:17était apéronique
01:03:18mais elle n'est pas
01:03:18si elle a tendu que ça
01:03:19si ce n'était pas
01:03:20une proposition de Jean-Luc Mélenchon
01:03:21vous seriez pas
01:03:22d'ailleurs vous êtes pour
01:03:23c'est pas ça la question
01:03:23c'est que là
01:03:24le baril il est à 100 dollars
01:03:25je veux dire
01:03:25on peut bloquer tant qu'on veut
01:03:26c'est trop 100 dollars
01:03:27donc il faut
01:03:29nous on pense qu'il faut agir
01:03:30comme on l'a fait
01:03:30avec Lionel Jospin
01:03:31sur la taxe
01:03:32il a mis en place
01:03:33ce qu'on appelait à l'époque
01:03:34la TIPP flottante
01:03:36taxe flottante
01:03:36qui fait que quand le gouvernement
01:03:38gagne plus d'argent
01:03:39grâce à l'augmentation
01:03:40des prix du carburant
01:03:41alors on baisse la taxe
01:03:42et donc du coup
01:03:42le gouvernement touche
01:03:43autant de taxes qu'avant
01:03:44donc il ne perd pas d'argent
01:03:45mais en même temps
01:03:46ça redonne du pouvoir d'achat
01:03:47aux français
01:03:47je dis qu'il faut
01:03:49refaire la même chose aujourd'hui
01:03:50bloquer les prix
01:03:51Jean-Philippe Tanguy
01:03:52non mais c'est vraiment
01:03:52un mensonge des insoumis
01:03:54on ne peut pas bloquer les prix
01:03:54ce qu'on peut
01:03:55c'est bloquer les marges
01:03:56et donc c'est ce qu'avait fait
01:03:57Michel Rocard
01:03:57au moment de la première guerre
01:03:58du Golfe
01:03:58en fait le prix du baril augmente
01:04:00donc le prix augmente
01:04:00mais vous limitez la marge
01:04:01vous bloquez le petit profit
01:04:03et ça augmente
01:04:04comme ça
01:04:06ça augmente moins vite
01:04:07par exemple nous
01:04:07on l'avait dit
01:04:08qu'il fallait le faire temporairement
01:04:09parce que par exemple
01:04:09si vous baissez la TVA
01:04:11pour que vous êtes sûr
01:04:11que la TVA
01:04:12soit vraiment répercutée
01:04:13à la baisse
01:04:14il faut bloquer les marges
01:04:15temporairement
01:04:15sinon ils vont s'en mettre
01:04:16plein les poches
01:04:17donc il faut être pragmatique
01:04:19mais franchement
01:04:20il y a une espèce
01:04:21de flou artistique
01:04:22entretenue par les insoumis
01:04:23pour faire croire
01:04:23qu'avec une baguette magique
01:04:24on ne peut pas bloquer
01:04:25un prix d'un produit
01:04:26qu'on importe
01:04:27et qu'on ne sait même pas
01:04:28transformer
01:04:28par contre il y a un vrai sujet
01:04:30c'est qu'on aurait pu utiliser
01:04:31les stocks stratégiques
01:04:32de la France
01:04:33qui ont été constitués
01:04:34entre 30 et 40 dollars
01:04:36en valeur
01:04:37par le passé
01:04:38qu'on aurait pu utiliser
01:04:39pour le coup
01:04:40pour jouer à la baisse
01:04:41sur les prix
01:04:42le gouvernement
01:04:42ne veut pas le faire
01:04:43par pure idéologie
01:04:45et aussi parce qu'il est
01:04:46tenu par les pétroliers
01:04:47et la grande distribution
01:04:48sur la gestion des stocks
01:04:49et ils ne veulent pas le faire
01:04:51ça coûterait zéro
01:04:52c'est d'ailleurs parce que
01:04:53ça coûte zéro
01:04:53qu'ils ne veulent pas le faire
01:04:54là on parle des énormes
01:04:56réserves stratégiques
01:04:57est-ce que c'est vrai
01:04:58Marc-Toyt
01:04:58on peut l'utiliser
01:04:59effectivement
01:05:00mais encore une fois
01:05:01le danger c'est qu'après
01:05:01il y a des pénuries
01:05:02ça continue comme ça
01:05:03une fois que vous avez
01:05:03plus de réserves stratégiques
01:05:04qu'est-ce que vous faites
01:05:05donc il y a un danger
01:05:06de pénuries
01:05:06mais surtout
01:05:07le vrai enjeu
01:05:07c'est que là
01:05:07on parle du pétrole
01:05:08mais après il y a
01:05:09tous les autres produits
01:05:10qui vont s'enchaîner
01:05:10c'est-à-dire qu'on voit
01:05:11les prix des engrais
01:05:12qui augmentent
01:05:12on voit qu'il y a
01:05:13des pénuries aujourd'hui
01:05:13au niveau du plastique
01:05:14etc
01:05:14donc c'est pourquoi
01:05:15l'inflation c'est pas
01:05:16que les prix énergétiques
01:05:18ça va se répandre
01:05:19à l'ensemble des secteurs
01:05:20des biens et des services
01:05:22c'est pourquoi
01:05:22quand je parle
01:05:23d'une inflation à 4%
01:05:24je suis presque optimiste
01:05:26parce que je veux dire
01:05:26et surtout le drame
01:05:27c'est que cette inflation
01:05:28elle vient après
01:05:29une première vague
01:05:30d'inflation
01:05:31en 2022-2023
01:05:32ce qui veut dire que là
01:05:33on a deux chocs successifs
01:05:35rendez-vous compte
01:05:35que depuis
01:05:36les salaires n'ont jamais rattrapé
01:05:38depuis 2021
01:05:38les prix énergétiques
01:05:39ont compté de 50%
01:05:41les prix de l'alimentation
01:05:4225%
01:05:43évidemment que les salaires
01:05:44n'ont pas augmenté
01:05:44à l'aune
01:05:45de ces augmentations
01:05:46donc c'est là
01:05:46pour beaucoup de français
01:05:47parce que l'inflation
01:05:48c'est une moyenne
01:05:49mais pour beaucoup de français
01:05:49eux l'inflation
01:05:50c'est les prix du quotidien
01:05:51donc l'énergie
01:05:52les biens alimentaires
01:05:53eux ils vont effectivement
01:05:54énormément souffrir
01:05:55comment vous expliquez
01:05:56tous les trois
01:05:56qu'il n'y ait pas davantage
01:05:57de manifestation
01:05:58de colère
01:06:01d'inquiétude
01:06:01de gens qui bloquent
01:06:02des ronds-points
01:06:03vu les niveaux inédits
01:06:05sachant que les gilets jaunes
01:06:06je rappelle
01:06:07c'était
01:06:07c'était les 80 à l'heure
01:06:08mais c'était aussi
01:06:09les prix des 40
01:06:09c'était surtout l'essence
01:06:10et c'était 1,60€
01:06:12comment vous expliquez ça
01:06:13est-ce que ça veut dire
01:06:14que les français se disent
01:06:14finalement
01:06:15on a compris
01:06:16qu'on était à sec
01:06:17on a compris que
01:06:19si on
01:06:20voilà
01:06:20c'est quoi
01:06:21c'est de la résignation
01:06:22comment vous l'expliquez
01:06:23je pense que les français
01:06:24sont en attente de mesures
01:06:25parce que le gouvernement a dit
01:06:26nous allons annoncer des mesures
01:06:27ça fait trois semaines
01:06:28qu'on l'attend
01:06:29mais moi je le dis très clairement
01:06:30on va juste pas pouvoir
01:06:32s'en sortir
01:06:33un gasoil
01:06:34si ça remonte
01:06:34à 2,50€
01:06:36il y a toute une France
01:06:37qui ne va plus pouvoir
01:06:37aller travailler
01:06:38et qui ne fait pas partie
01:06:39des 3 millions
01:06:40juste des gens
01:06:40qui prennent la voiture
01:06:41pour aller travailler
01:06:42mon département
01:06:43je dis le trajet d'hémicycle
01:06:44de travail moyen
01:06:45à 60 km
01:06:46mais le trajet d'hémicycle
01:06:47de travail moyen
01:06:47des français
01:06:48c'est 45 km
01:06:49donc en vérité
01:06:50les gens prennent leur voiture
01:06:51pour aller travailler
01:06:52c'est comme ça
01:06:53qu'est organisée
01:06:53notre société
01:06:54c'est comme ça
01:06:55que notre géographie est faite
01:06:57des constructions
01:06:58de lotissements
01:06:58aux zones périurbaines
01:06:59les gens prennent leur voiture
01:07:01pour aller travailler
01:07:04la clé c'est le chômage
01:07:05je pense qu'en fait
01:07:06les français vont vraiment
01:07:06se rebeller
01:07:07parce que ça va arriver
01:07:08c'est inévitable
01:07:08parce que pour l'instant
01:07:10le chômage
01:07:10il est autour des 7,8%
01:07:12je pense qu'on va bientôt
01:07:13monter à 9%
01:07:13ça ce sont les chiffres
01:07:14de catégorie A
01:07:15on est quasiment à plus de 16%
01:07:17si on prend toutes les catégories
01:07:18de chômeurs
01:07:18c'est là où il va vraiment
01:07:19avoir un mécontentement
01:07:20et surtout si les mesures
01:07:21qui sont annoncées
01:07:22ne résolvent rien
01:07:23et ce qui est le cas aujourd'hui
01:07:24donc je suis très inquiet
01:07:25sur une crise sociale
01:07:26et sociétale
01:07:26pour les prochains mois
01:07:27Jean-Philippe Tanguy
01:07:28vous êtes inquiet vous aussi ?
01:07:29je suis évidemment inquiet
01:07:30mais la raison c'est que
01:07:31les gens ne peuvent pas perdre
01:07:32une journée de travail
01:07:33c'est tout simple
01:07:33c'est le cas pour bloquer
01:07:34le rond-point
01:07:35il faut perdre une journée
01:07:36de travail
01:07:36une journée de salaire
01:07:37ça coûte cher
01:07:38c'est pas évident de bloquer
01:07:39il faut garder les enfants
01:07:40tout ça est très compliqué
01:07:42et quand les gilets jaunes
01:07:43l'ont fait
01:07:43il faut quand même dire la vérité
01:07:44peut-être qu'un jour
01:07:44la France collectivement
01:07:46fera aussi un travail de mémoire
01:07:48sur ce qui s'est passé
01:07:49avec les gilets jaunes
01:07:49ils ont été fracassés
01:07:51vous avez des honnêtes gens
01:07:52des mères de famille
01:07:52des retraités
01:07:53qui se sont pris
01:07:54des coups de matraque
01:07:54qui se sont perdu des yeux
01:07:55c'est incroyable
01:07:56ce qui s'est passé
01:07:57avec les gilets jaunes
01:07:58il n'y a jamais eu
01:07:58de travail
01:08:00sur ce qui s'est passé
01:08:01c'est très grave
01:08:01ce qui s'est passé
01:08:02avec les gilets jaunes
01:08:02les enquêtes
01:08:03il y a eu des procès
01:08:03oui c'est ça
01:08:04il y a surtout
01:08:05un gouvernement
01:08:07et M. Philippe
01:08:07qui veut revenir
01:08:08qui a réprimé
01:08:09les gilets jaunes
01:08:10d'une façon extrêmement grave
01:08:11et M. Brun
01:08:13est d'un territoire
01:08:15qui était très gilets jaunes
01:08:15la Somme est d'un territoire
01:08:16très gilets jaunes
01:08:17moi ils me le disent
01:08:17les anciens gilets jaunes
01:08:18ils me le disent
01:08:19on ne va pas remonter
01:08:20à Paris
01:08:20se faire fracasser
01:08:21ils me le disent
01:08:21ils me le disent comme ça
01:08:22vous inquiétez pas
01:08:23il y a un point
01:08:23qu'on n'a pas abordé
01:08:24on a parlé des carburants
01:08:25on n'a pas parlé du kérosène
01:08:26les compagnies aériennes
01:08:27s'inquiètent aussi
01:08:28certaines ont augmenté
01:08:29leurs tarifs
01:08:30d'autres ont décidé
01:08:34d'annuler certains vols
01:08:36y compris à l'approche
01:08:36des vacances
01:08:37Air France KLM
01:08:38a annulé 80 vols
01:08:40parce que
01:08:40ces vols ne sont plus rentables
01:08:42au vu des prix du carburant
01:08:43est-ce qu'il faut aider
01:08:44les vacanciers
01:08:45qui prennent l'avion
01:08:46et les compagnies aériennes ?
01:08:47non, on ne peut pas
01:08:49tout faire non plus
01:08:49moi je pense qu'il y a
01:08:50une urgence
01:08:50c'est permettre aux gens
01:08:51d'aller travailler
01:08:52les compagnies aériennes
01:08:53elles ne payent pas de taxes
01:08:54du tout sur le kérosène
01:08:55c'est détaxé
01:08:55c'est la convention de Chicago
01:08:56en 1951
01:08:57les taxes n'augmentent pas
01:08:58mais les prix oui
01:08:58donc les prix augmentent
01:08:59après c'est ainsi
01:09:01on ne peut pas non plus
01:09:02venir au secours
01:09:03de tous les secteurs
01:09:03de l'économie
01:09:04moi d'abord je pense
01:09:05que la priorité
01:09:05c'est permettre aux gens
01:09:06d'aller travailler
01:09:07et tout un tas de secteurs
01:09:08je pense aux aides-soignantes
01:09:09aux infirmières libérales
01:09:10aux taxis
01:09:11bon voilà
01:09:11il faut absolument les aider
01:09:13ça c'est la priorité
01:09:13et ensuite les compagnies aériennes
01:09:15je rappelle qu'on est venu
01:09:16les sauver déjà
01:09:17Air France
01:09:18l'État est entré au capital
01:09:19pendant la crise du Covid
01:09:21et est monté
01:09:22donc on n'en est pas là
01:09:24aujourd'hui
01:09:24Jean-Philippe Tanguy
01:09:25il faut aller sauver Air France
01:09:26et sauver les vacanciers
01:09:27qui prennent l'avion ou pas ?
01:09:28c'est pas les vacanciers
01:09:29il y a quand même
01:09:29beaucoup d'emplois
01:09:30derrière Air France
01:09:31mais là c'est à dire
01:09:32que ce gouvernement
01:09:33qui n'avait que le mot
01:09:35la guerre en Ukraine
01:09:36à la bouche
01:09:36pour justifier un certain
01:09:37nombre de mesures
01:09:37n'a en fait rien fait
01:09:38depuis la guerre en Ukraine
01:09:39parce que le kérosène
01:09:40on est très exposé
01:09:41parce qu'une fois plus
01:09:42je reviens à mes raffineries
01:09:43je suis désolé
01:09:43mais tout part de la souveraineté industrielle
01:09:45et donc on n'est pas capable
01:09:46de produire du kérosène
01:09:47en quantité suffisante
01:09:49ils n'ont pris aucune mesure
01:09:51de souveraineté
01:09:52depuis la guerre en Ukraine
01:09:53même depuis le Covid
01:09:54moi je me souviens à l'époque
01:09:55le Covid
01:09:55le gouvernement macroniste
01:09:57nous avait dit
01:09:57il y aura un après Covid
01:09:58on a compris la leçon
01:09:59la France ne peut plus être dépendante
01:10:01sur tous les produits
01:10:01dont parlait M. Touati
01:10:02sur les engrais
01:10:03sur le plastique
01:10:04sur les dispositifs médicaux
01:10:05sur le kérosène
01:10:06sur le fioul
01:10:06on avait dit
01:10:07on a compris la leçon
01:10:08c'était quand même
01:10:09le Covid il y a 6 ans
01:10:11et bien ils n'ont rien fait
01:10:12et pire que ça
01:10:13vous avez des capacités de raffinerie
01:10:14qui ont été fermées
01:10:16pour le gazole et le kérosène
01:10:17transformées en agrocarburant
01:10:18or faire des nouvelles usines
01:10:20d'agrocarburant oui
01:10:21mais au détriment des produits
01:10:22dont on est dépendant
01:10:23non
01:10:23c'est à dire qu'aujourd'hui
01:10:24on se retrouve avec des stocks
01:10:25de pétrole brut en France
01:10:26on ne peut même pas les transformer
01:10:28enfin je rigole pour ne pas pleurer
01:10:29Marc Soati
01:10:30un dernier mot
01:10:30il nous reste 30 secondes
01:10:32Michel-Edouard Leclerc
01:10:33dit même si la guerre s'arrête
01:10:35le détroit d'Hormuz
01:10:36est débloqué
01:10:36les prix des carburants
01:10:37ne reviendront pas au niveau d'avant
01:10:38pourquoi ?
01:10:39tout de suite ça va prendre du temps
01:10:40c'est quoi du temps ?
01:10:41c'est une semaine ?
01:10:42c'est un mois ?
01:10:42ça va prendre plusieurs mois
01:10:43déjà il faut effectivement réajuster
01:10:45il faut refaire les stocks
01:10:46aujourd'hui il y a des risques de pénurie
01:10:47par exemple sur le kérosène
01:10:48on l'évoquait tout à l'heure
01:10:48moi je pense que
01:10:49ce que veulent les français
01:10:50encore une fois
01:10:51ce ne sont pas des aides
01:10:52ce ne sont pas des chèques
01:10:52ils veulent qu'on les laisse travailler
01:10:53c'est à dire qu'on réduise les taxes
01:10:55et on réduise également certaines dépenses
01:10:56et c'est comme ça
01:10:57qu'on relancera la France
01:10:58pas qu'avec cette crise
01:10:59mais durablement
01:11:00donc la solution existe
01:11:01il faut simplement avoir le courage politique
01:11:02de la mettre en place
01:11:03merci beaucoup à tous les trois
01:11:04moi j'ai noté que la position du parti socialiste
01:11:06désormais c'était baisse de la TVA
01:11:07ce qui est nouveau
01:11:07je ne l'avais pas entendu en tout cas
01:11:09jusqu'à présent
01:11:10c'est tout nouveau
01:11:10et c'est la même
01:11:11que ce soit celle du parti socialiste
01:11:13bon merci à tous les trois
01:11:14bon merci à tous les trois
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