- il y a 13 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:01Générique
00:00:06...
00:00:11Bonsoir, bonsoir à tous.
00:00:12La France à nouveau endeuillée au Liban.
00:00:14C'est Emmanuel Macron qui l'a annoncé aujourd'hui.
00:00:16La mort d'un deuxième soldat dans l'Anguscade
00:00:19qui s'est déroulé le week-end dernier au sud-Liban.
00:00:21Il s'appelait Anissé Girardin.
00:00:23Il était caporal-chef.
00:00:24Il n'a pas survécu à ses blessures.
00:00:26Il avait été rapatrié en France depuis le week-end dernier.
00:00:28Dans un instant, c'est le général Paloméros qui va lui rendre hommage.
00:00:31On sera aussi avec l'ancien ministre Jean-Marie Bockel
00:00:33qui a perdu son fils, soldat au Mali il y a quelques années.
00:00:38L'actualité ce soir, c'est aussi l'Iran qui remet encore la pression.
00:00:42Des bateaux attaqués, d'autres a raisonné.
00:00:44Alors qu'il voulait franchir le détroit d'Hormuz,
00:00:46l'Iran est-il en train de reprendre la guerre ?
00:00:48On se posera la question.
00:00:49Et puis à 19h30, Diamant, Assurance-vie, Compte bancaire,
00:00:53Maison de campagne.
00:00:54On verra ce que contiennent précisément les déclarations de patrimoine
00:00:57des ministres du gouvernement Le Cornu.
00:00:59Et on en débattra bien sûr avec nos invités ce soir.
00:01:02Soyez tous les bienvenus.
00:01:06Il avait 31 ans.
00:01:07Il était engagé avec les casques bleus de la Finule,
00:01:10cette force des casques bleus qui intervient au Liban.
00:01:13Il avait été grillément blessé dans une embuscade du Hezbollah
00:01:16samedi dernier.
00:01:17Emmanuel Macron a donc annoncé aujourd'hui
00:01:19la mort du caporal-chef Anisset Girardin,
00:01:22deuxième militaire français tué dans cette embuscade,
00:01:25le troisième même depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
00:01:29Bonsoir Général Paloméros.
00:01:30Bonsoir.
00:01:31Vous êtes ancien chef d'état-major de l'armée de l'air,
00:01:33ancien commandant allié de l'OTAN également.
00:01:35Votre réaction ce soir ?
00:01:38L'armée est encore une fois en deuil.
00:01:39Oui, on savait qu'il était dans un état,
00:01:43que son pronostic vital était engagé.
00:01:45Il a été rapatrié sur l'hôpital des armées de Persy.
00:01:50Et malheureusement, il est mort.
00:01:52Il est mort dans l'accomplissement de sa mission.
00:01:54Il portait secours à son chef.
00:01:56Il a essayé de porter.
00:01:57L'armée, vous savez, c'est une équipe, c'est une famille.
00:02:00Et dans la douleur et dans le combat,
00:02:04c'était un soldat de la paix.
00:02:05Il était là pour maintenir une paix quasiment introuvable.
00:02:09Mais il l'a fait, comme son camarade, comme ses camarades,
00:02:13avec beaucoup de courage.
00:02:15Parce que les militaires, ils sont là pour agir.
00:02:18Parfois dans des cadres qui sont parfaitement définis.
00:02:21Parfois dans des cadres qui sont de plus en plus, d'ailleurs,
00:02:24un peu moins clairs.
00:02:26Mais c'est leur mission.
00:02:27Ils ne se posent pas de questions.
00:02:29C'est des professionnels.
00:02:30Moi, je m'incline, évidemment, devant ce jeune soldat.
00:02:34En pernant.
00:02:35Devant sa famille et devant ses camarades.
00:02:38Vous savez, il y a une solidarité au sein de l'institution
00:02:42qui fait que chacun d'entre nous,
00:02:44quand on perd un de nos enfants,
00:02:46quand on perd un de nos militaires,
00:02:48se trouve affecté.
00:02:49Comme s'ils nous appartenaient.
00:02:51Moi, j'ai eu, en tant que chef d'état-major de l'armée de l'air,
00:02:54évidemment, cette douleur.
00:02:56D'annoncer à des familles, d'annoncer à des proches.
00:02:58Oui, bien sûr.
00:03:00Et avant même, quand j'étais pilote de chasse, ça marque.
00:03:04Mais je crois que ça nous rend plus forts aussi.
00:03:08Notre institution a besoin de resserrer ses liens,
00:03:12de resserrer ses rangs et de rendre hommage à ces jeunes
00:03:15et de montrer qu'ils ne sont pas morts pour rien.
00:03:17Le pire, ça serait qu'on laisse filtrer cette idée
00:03:19en disant, oui, mais cette mission,
00:03:22ce n'est pas ça le sujet.
00:03:24Il a eu un ordre, il l'a accompli.
00:03:26Il était là pour ouvrir une voie vers un poste avancé.
00:03:31C'était une mission difficile.
00:03:32Pour aller secourir d'autres casques bleus qui étaient bloqués.
00:03:34Exactement, pour aller désenclavés quelque part.
00:03:36Donc c'était une véritable mission de guerre.
00:03:37Il ne faut pas se tromper.
00:03:38Vous dites, j'ai connu ce genre de situation
00:03:41quand j'étais en responsabilité.
00:03:42Quand on doit retrouver les hommes, les femmes qu'on dirige,
00:03:47quels mots ont choisi pour leur parler ?
00:03:49Comment on leur parle après ça ?
00:03:52On leur parle très simplement en partageant leur peine,
00:03:56en partageant la peine de la famille,
00:03:58mais en mettant en valeur surtout l'engagement
00:04:02des uns et des autres au profit de la collectivité,
00:04:05au profit de notre pays.
00:04:08Et surtout, on s'engage,
00:04:10M. le ministre le dira mieux que moi,
00:04:13dans le soutien de ces familles.
00:04:15C'est ce qui est important ensuite.
00:04:16Il ne faut pas les oublier.
00:04:17Il y a la mémoire, c'est extrêmement important,
00:04:19et il y a le soutien.
00:04:20Celui qui est à côté de vous ce soir,
00:04:22et je le salue, bonsoir Jean-Marie Bockel.
00:04:23Bonsoir.
00:04:24Ancien ministre, ancien sénateur, ancien maire de Mulhouse,
00:04:27vous avez perdu votre fils,
00:04:29qui était engagé lui aussi dans l'armée,
00:04:31c'était au Mali,
00:04:33en 2019.
00:04:34Ce coup de fil, ce moment-là,
00:04:35c'est quelque chose qu'on oublie,
00:04:36je suppose, jamais.
00:04:37Jamais.
00:04:38Moi aussi, bien sûr, je m'incline,
00:04:41et je salue son engagement.
00:04:43Je pense beaucoup, évidemment, aux familles,
00:04:46à ses proches.
00:04:48Et c'est vrai que c'est un moment extrêmement dur.
00:04:53Je dois dire que la personne qu'il annonce,
00:04:57pour moi, c'était un major, un sous-officier.
00:05:00L'a fait avec beaucoup de dédicatesse.
00:05:03Il l'appelait d'ailleurs,
00:05:05chez Mavelfi,
00:05:06qui avait aussi eu ce choc terrible.
00:05:11Et dans ces moments-là,
00:05:14oui, l'armée est une grande famille.
00:05:17Comme toute institution,
00:05:18elle a ses qualités, ses défauts,
00:05:20il y a des personnalités diverses.
00:05:23C'est une grande famille.
00:05:25Et dans ces moments-là,
00:05:27bien sûr, il y a les mots,
00:05:28il faut des mots du plus haut niveau de l'État.
00:05:31Le chef de l'État,
00:05:33les chefs militaires,
00:05:35les camarades, les amis.
00:05:38Mais le plus important,
00:05:40si je pense à ce que j'ai vécu,
00:05:42ce n'est pas tellement les mots,
00:05:43c'est une forme de présence, d'empathie.
00:05:46Et on n'est pas seul.
00:05:48On a en face de soi des gens qui comprennent,
00:05:52qui ne jugent pas.
00:05:54Voilà, tout ça.
00:05:55Et après, évidemment,
00:05:57il y a la question du sens, quoi.
00:06:01Le fait de rappeler
00:06:02qu'ils sont morts pour la France,
00:06:03que ça n'est pas rien.
00:06:04Emmanuel Macron a parlé tout à l'heure
00:06:05de sacrifice.
00:06:07On voit...
00:06:09Est-ce que ce sont des choses
00:06:10dont vous aviez parlé
00:06:12avec votre fils,
00:06:13dont on voit l'image à l'antenne,
00:06:15M. Bockel ?
00:06:16Est-ce que ce sont des choses
00:06:17dont on parle facilement
00:06:19quand on est père d'un soldat ?
00:06:21Le risque, le danger de revenir blessé un jour
00:06:24ou pire encore ?
00:06:25Ou est-ce que c'est une sorte de non-dit ?
00:06:27On le sait,
00:06:28mais on préfère ne pas en parler.
00:06:29Les deux.
00:06:30C'est-à-dire qu'en fait,
00:06:30on en parle,
00:06:32il nous en parlait,
00:06:33assez facilement,
00:06:36et...
00:06:38en riant.
00:06:39Oui.
00:06:39En disant, voilà,
00:06:40j'ai fait la photo
00:06:42qu'on fait toujours au cas où.
00:06:45Et on pense,
00:06:47lui comme nous...
00:06:47Ça, c'est la photo qu'on fait
00:06:48au cas où on disparaît ?
00:06:49Devant le drapeau français ?
00:06:50Oui.
00:06:51Et il pensait,
00:06:53en disant cela,
00:06:54lui comme nous,
00:06:55en l'écoutant,
00:06:56oui, enfin,
00:06:56ça n'arrivera pas.
00:06:58Enfin,
00:06:59en tout cas,
00:06:59on l'espère.
00:07:01Voilà.
00:07:01Donc, on en parlait,
00:07:02bien entendu.
00:07:04Et on l'avait à l'esprit.
00:07:06Moi-même,
00:07:07mon épouse,
00:07:08donc sa maman,
00:07:10on avait des contacts téléphoniques,
00:07:12parfois,
00:07:13il nous disait,
00:07:14ben là,
00:07:16il avait une expression
00:07:20humoristique aussi,
00:07:21pour dire que pendant quelques jours,
00:07:22il n'y aurait pas de nouvelles.
00:07:24Tout ça,
00:07:26quand nos enfants sont en OPEX,
00:07:27on le vit,
00:07:28mais voilà,
00:07:28c'est...
00:07:31Bon,
00:07:31on peut en parler, oui.
00:07:33Vous, c'était il y a 7 ans,
00:07:35c'était il y a 6 ans.
00:07:376 ans, oui.
00:07:38Qu'est-ce qu'on dit
00:07:39dans ces cas-là à la famille ?
00:07:40Vous nous avez dit tout à l'heure,
00:07:42les mots comptent,
00:07:42mais les actes comptent
00:07:43peut-être encore plus.
00:07:45Qu'est-ce qu'on dit
00:07:46à une famille
00:07:46qui vient de perdre
00:07:48un jeune homme
00:07:48de 31 ans ?
00:07:50D'abord,
00:07:52on apprécie d'être informé.
00:07:56Ensuite,
00:07:57on est sensible
00:07:57au fait que l'institution
00:08:00prend les choses en main.
00:08:02Je vous donne un exemple
00:08:04que j'ai vécu de deux manières,
00:08:05d'ailleurs,
00:08:06je peux le dire.
00:08:06c'est celui
00:08:08de l'arrivée des corps
00:08:10du ou des,
00:08:11c'était 13 camarades,
00:08:13en l'occurrence,
00:08:14et donc,
00:08:15le moment d'intimité
00:08:16que peuvent avoir les familles,
00:08:20juste après l'arrivée des corps,
00:08:21donc,
00:08:22à Persy
00:08:22ou dans un autre
00:08:23hôpital d'instruction
00:08:25des armées,
00:08:26et figurez-vous
00:08:27que vous rappeliez
00:08:28mes fonctions précédentes,
00:08:30quand j'étais
00:08:30secrétaire d'État
00:08:31à la Défense,
00:08:32j'étais à l'arrivée
00:08:33des corps
00:08:34pour les morts
00:08:35de 2008,
00:08:39en Afghanistan,
00:08:40dans le Jbim,
00:08:4210, 11,
00:08:43tués,
00:08:44et c'est un moment fort.
00:08:47Ensuite,
00:08:47je me souviens également,
00:08:49comme membre du gouvernement,
00:08:51j'accompagnais
00:08:51le Premier ministre
00:08:52de l'époque,
00:08:53l'accueil des familles,
00:08:55et quelques années plus tard,
00:08:57je suis dans les familles.
00:09:00C'est autre chose.
00:09:02Et moi,
00:09:03j'ai des...
00:09:04Si vous voulez,
00:09:06dans le moment d'intimité,
00:09:07où on est
00:09:07dans une petite salle
00:09:08avec le cercueil,
00:09:11il y a,
00:09:12pour chaque famille,
00:09:13un militaire,
00:09:13là,
00:09:14en l'occurrence,
00:09:14c'était le gouverneur
00:09:16militaire de Paris
00:09:17de l'époque.
00:09:18On a chanté ensemble.
00:09:19Qu'est-ce que vous avez chanté ?
00:09:28On entend votre émotion,
00:09:32et je vais vous laisser
00:09:32quelques secondes.
00:09:33Évidemment,
00:09:35M. Bouckel,
00:09:36on a des formules
00:09:37un peu toutes faites,
00:09:37parfois,
00:09:38ces jours-là,
00:09:39général,
00:09:40la France est en deuil,
00:09:41l'armée est en deuil,
00:09:43mais dans l'armée française,
00:09:44en ce moment,
00:09:45quand arrive une nouvelle
00:09:46comme celle-ci,
00:09:47qui arrive quelques jours
00:09:48après une autre
00:09:49très mauvaise nouvelle,
00:09:50c'est le deuxième mort au Liban,
00:09:52troisième soldat français tué
00:09:53depuis le début de la guerre.
00:09:55L'information circule immédiatement.
00:09:57Oui,
00:09:58il y a un élan,
00:10:00je dirais,
00:10:00de solidarité,
00:10:02sur toutes les bases,
00:10:03dans tous les régiments.
00:10:05On a perdu l'un d'entre nous.
00:10:09C'est un élan qui est digne.
00:10:13On respecte l'engagement,
00:10:16on respecte, évidemment,
00:10:18les familles,
00:10:20et on se dit
00:10:22et on en parle,
00:10:23il faut en parler
00:10:23autour de soi
00:10:24quand on est le chef.
00:10:27On n'éluge pas le sujet.
00:10:30Cette préparation,
00:10:31comme vous l'indiquez,
00:10:32monsieur le ministre,
00:10:33cette préparation
00:10:34qui doit,
00:10:35non pas guider l'action,
00:10:37bien au contraire,
00:10:38mais qui doit être présente
00:10:39pour se dire,
00:10:40voilà,
00:10:40je peux être amené
00:10:42à donner ma vie
00:10:43pour notre pays
00:10:44et je le fais sciemment.
00:10:45et d'autant plus
00:10:48de mérite,
00:10:49il faut le reconnaître,
00:10:51peut-être qu'on ne le fait pas
00:10:52assez,
00:10:53je dirais,
00:10:54en temps normal,
00:10:54en temps de paix,
00:10:55vers tous ces jeunes
00:10:56qui s'engagent
00:10:57pour leur pays.
00:10:58Ça ne paraît pas naturel
00:11:01dans les périodes.
00:11:01Vous dites en temps normal,
00:11:03en temps de paix,
00:11:04trois soldats français tués
00:11:05en temps de paix,
00:11:06est-ce qu'on est tout à fait
00:11:07en temps de paix ?
00:11:08Non, mais justement,
00:11:09c'est ce que je voulais souligner,
00:11:11c'est que la guerre pour la paix,
00:11:13la bataille pour la paix,
00:11:14c'est la bataille au quotidien
00:11:15des militaires.
00:11:16C'est pour ça qu'on est militaire.
00:11:17Moi, je n'ai pas été militaire
00:11:19pour faire la guerre.
00:11:20S'il faut la faire,
00:11:21on la fait,
00:11:21mais c'est surtout
00:11:22pour gagner la paix.
00:11:23Pour gagner la paix
00:11:24et ces gens-là,
00:11:25qui plus est,
00:11:26avec un casque bleu,
00:11:27j'ai porté un casque bleu
00:11:28en Bosnie.
00:11:29Je sais ce que c'est
00:11:30d'être pris en partie
00:11:32entre des opposants
00:11:35qui respectent tout,
00:11:37sauf la paix.
00:11:38On ne peut pas maintenir la paix,
00:11:40ça n'existe pas.
00:11:40Et pourtant,
00:11:41c'est ce qu'on essaie de faire,
00:11:43d'apporter quelque chose
00:11:44aux populations.
00:11:45Ces gens-là,
00:11:46ils apportaient quelque chose,
00:11:47la finule.
00:11:48Bien sûr que c'est compliqué,
00:11:49mais ils sont,
00:11:51avec leur dévouement,
00:11:52avec leur sens de l'aide
00:11:55à ceux qui souffrent,
00:11:56c'est ça aussi
00:11:57les vraies valeurs
00:11:58de nos armées.
00:11:59Et c'est exactement
00:12:00ce qu'ils étaient en train de faire.
00:12:01C'est pour ça que
00:12:02c'est plus que respectable
00:12:04qu'ils aient donné leur vie
00:12:05dans ces conditions.
00:12:06Je reviens vers vous,
00:12:08Jean-Marie Bockel.
00:12:09Vous avez vécu cette expérience.
00:12:10Vous êtes là ce soir
00:12:11pour en parler
00:12:12avec, je trouve,
00:12:12beaucoup de courage.
00:12:13À la famille de ce jeune homme,
00:12:15vous dites quoi ?
00:12:16Comment on traverse ça ?
00:12:18La vie,
00:12:20forcément continue.
00:12:22Il y a des enfants.
00:12:23Moi, je rencontre parfois
00:12:25des familles,
00:12:26ça m'est arrivé à Pau
00:12:27récemment,
00:12:27de rencontrer une maman
00:12:28qui était présente également
00:12:30parmi les familles
00:12:31des 13 soldats tués.
00:12:33Je l'ai vu avec ses enfants
00:12:34qui avaient grandi.
00:12:36Mais ça, c'est dans un deuxième temps.
00:12:38Il y a d'abord le temps du deuil.
00:12:39C'est très important,
00:12:40ce moment-là.
00:12:42Et puis,
00:12:43on est occupé
00:12:44parce qu'on est dans une sorte de bulle
00:12:46où l'institution ne nous laisse pas tomber.
00:12:49Mais quand cette bulle éclate,
00:12:51il se passe quoi ?
00:12:51Après ?
00:12:52Après, il faut aller de l'avant
00:12:54et l'institution est présente
00:12:57à travers différents services,
00:13:00à travers notamment les régimes,
00:13:01les unités.
00:13:02Et il y a aussi des associations.
00:13:05Il se trouve que j'ai été sollicité
00:13:07après cela en 2020
00:13:08pour présider une association
00:13:10qui avait été créée en son temps
00:13:11il y a 35 ans
00:13:12par l'amiral.
00:13:13C'est une belle association.
00:13:14Donc ça, d'après la guerre en Yougoslavie
00:13:15où il commençait à y avoir
00:13:17des morts en OPEX
00:13:18et notre association
00:13:19sur l'hérité des frances.
00:13:20D'ailleurs,
00:13:22en temps de paix
00:13:23ou de paix relative,
00:13:25nous avons chaque année
00:13:26un temps fort
00:13:27de lien armée-nation
00:13:28avec le colis de Noël
00:13:29envoyé aux soldats
00:13:30en opération extérieure,
00:13:32en mer,
00:13:34en sentinelle,
00:13:35avec des dessins d'enfants
00:13:36des écoles.
00:13:36C'est extrêmement touchant.
00:13:38Mon fils, par exemple,
00:13:39ce n'était pas un gros cadeau,
00:13:41les cadeaux des familles
00:13:42ou de l'institution.
00:13:43Mais on le garde celui-là.
00:13:43Voilà, on le garde.
00:13:45Et puis,
00:13:48on traverse des hauts et des bas.
00:13:51Nous, par exemple,
00:13:51nous organisons
00:13:53au niveau de notre association,
00:13:54mais beaucoup de choses
00:13:55se font par ailleurs,
00:13:56des séminaires pour les mamans,
00:13:58des séminaires pour les veuves.
00:14:00On fait, à partir de cette année,
00:14:02des séminaires pour les papas.
00:14:03On s'occupe des fratries.
00:14:05Il faut qu'à côté
00:14:07du travail social,
00:14:09il y ait aussi une dimension d'aide,
00:14:10de soutien des familles.
00:14:12Les enfants qui deviennent
00:14:13pupilles de la nation,
00:14:14c'est le cas de mon petit-fils.
00:14:15Il y a aussi,
00:14:16à côté de l'institution,
00:14:17ce travail au quotidien
00:14:20d'associations,
00:14:22de bénévoles.
00:14:23Ça compte.
00:14:24Et moi, je le vois un peu
00:14:24des deux côtés,
00:14:25à la fois du côté
00:14:26de l'association qui s'engage.
00:14:27Et c'est pour moi aussi
00:14:28une manière de continuer.
00:14:29Et du côté des familles
00:14:31qui ne se sentent pas oubliées.
00:14:34Ça compte, je reprends,
00:14:35ce que vous venez de dire.
00:14:36Elsa Vidal,
00:14:36Ulysse Gosset,
00:14:37à mes côtés.
00:14:37Ulysse, vous avez une question,
00:14:38je crois ?
00:14:38Oui, monsieur le ministre.
00:14:41Deux morts au Liban.
00:14:43Votre fils est mort au Mali
00:14:45avec d'autres de ses camarades.
00:14:47Des opérations extérieures.
00:14:48C'est l'engagement de la France,
00:14:50d'une certaine manière.
00:14:50C'est leur engagement personnel.
00:14:52Mais que répondez-vous
00:14:53à tous ces Français
00:14:54qui peuvent vous dire,
00:14:56mais finalement,
00:14:57à quoi ça sert ?
00:14:58Ces morts-là.
00:15:00Et par extension,
00:15:02est-ce qu'on reste au Liban,
00:15:03par exemple ?
00:15:04Puisqu'on est parti du Mali.
00:15:05Oui, ce sont deux questions.
00:15:07Sur la question du Liban,
00:15:08il se trouve que j'ai eu l'occasion
00:15:09d'aller à plusieurs reprises
00:15:11dans mes fonctions de jadis
00:15:15voir nos casques bleus
00:15:17et ceux des autres pays,
00:15:18d'ailleurs au Liban,
00:15:20sur la Blue Line, etc.
00:15:23Et on doit, là, pour le coup,
00:15:26considérer qu'il est important,
00:15:28enfin, c'est mon opinion,
00:15:29en tout cas,
00:15:29de ne pas laisser tomber
00:15:31ce pauvre Liban,
00:15:33ce pauvre et magnifique Liban.
00:15:35Nous avons tous des amis libanais.
00:15:38J'allais dire même issus
00:15:39des différentes religions.
00:15:41Mais on voit bien
00:15:43qu'ils sont libanais
00:15:44et ils ont envie un jour
00:15:45que ce pays retrouve la paix.
00:15:46Ce pays, c'est notre proximité.
00:15:48C'est aussi pour nous
00:15:49donc des enjeux de sécurité.
00:15:52Et puis, il y a aussi...
00:15:55Enfin, il y avait le mandat français autrefois.
00:15:57C'est une longue histoire, le Liban.
00:15:59Donc, par contre,
00:16:01la question du statut de la finule
00:16:03qui va être, je crois,
00:16:04bientôt renouvelée, cette finule.
00:16:06Elle devrait disparaître
00:16:07cette année normalement
00:16:08ou s'en aller.
00:16:09Qui aujourd'hui...
00:16:10Oui.
00:16:10À la fin de l'année.
00:16:12À la fin de l'année.
00:16:12Elle pourrait être remplacée
00:16:13par peut-être...
00:16:14Il y aura peut-être autre chose.
00:16:15Mais en tout cas, la force,
00:16:17à mon avis,
00:16:18il y aura besoin encore,
00:16:19sauf miracle ou drame,
00:16:21mais de force d'interposition
00:16:23dans des endroits aussi sensibles
00:16:25que ce Sud-Liban.
00:16:27La question,
00:16:28et là, ça nous ramène aussi
00:16:32au sacrifice de ces soldats morts
00:16:34pour la France,
00:16:36cette difficulté
00:16:37à pouvoir riposter
00:16:40parce qu'on est dans une position
00:16:41uniquement défensive,
00:16:43de légitime défense,
00:16:44dans des théâtres
00:16:45aussi inflammables,
00:16:47c'est une question.
00:16:48L'autre aspect de votre question,
00:16:51moi, je vous réponds
00:16:53parce que c'est un sujet
00:16:54qui me touche
00:16:55et c'est des questions
00:16:56qu'on se pose toujours.
00:16:57C'est la question du sens.
00:16:59Pourquoi sont-ils morts ?
00:17:02En fait,
00:17:04que ce soit l'Afrique et le Mali,
00:17:06que je connais bien,
00:17:07ou d'autres théâtres d'opérations,
00:17:12cette présence pacifique,
00:17:15cette présence pour éviter
00:17:17que des pays ne basculent
00:17:18dans le djihadisme,
00:17:20dans la terreur,
00:17:20on voit bien ce qui se passe
00:17:21dans certaines contrées aujourd'hui,
00:17:23elle est utile
00:17:24même s'il y a des retours en arrière.
00:17:27Ça reste dans les mémoires.
00:17:28Moi, mes amis maliens,
00:17:29par exemple,
00:17:30avec qui je suis resté en contact,
00:17:32ne l'ont jamais oublié.
00:17:32Ils se souviennent
00:17:33de ce que la France
00:17:33a pu faire là-bas.
00:17:34Chaque fois qu'on y va,
00:17:35rappellent le rôle de la France.
00:17:38Et c'est notre proximité.
00:17:40On n'est pas à l'autre bout
00:17:40de la planète.
00:17:41Voilà pourquoi
00:17:42il ne faut, je crois,
00:17:44assumer notre responsabilité
00:17:46de puissance moyenne
00:17:47avec d'autres,
00:17:49mais surtout dans le monde
00:17:50dans lequel on est.
00:17:51Merci beaucoup,
00:17:52Jean-Marie Bockel.
00:17:53Merci d'être venu ce soir
00:17:54sur ce plateau
00:17:54dans ces circonstances
00:17:55évidemment très douloureuses
00:17:56pour l'armée française.
00:17:58Merci infiniment.
00:17:59C'est Jean-François Colosimo
00:18:00qui va nous rejoindre
00:18:01dans un instant.
00:18:02Grand historien,
00:18:03spécialiste du Moyen-Orient,
00:18:04essayiste également,
00:18:05auteur de Occident,
00:18:06ennemi mondial numéro 1
00:18:08chez Albin Michel.
00:18:09Mais on va d'abord
00:18:10s'intéresser non plus au Liban,
00:18:12comme on vient de le faire,
00:18:12mais à ce qui se passe
00:18:13du côté du détroit d'Hormuz
00:18:14avec vous, Nargis Hadji,
00:18:16puisque l'Iran
00:18:17a refait monter la pression
00:18:18aujourd'hui autour de ce détroit.
00:18:20L'Iran qui a attaqué,
00:18:21bonsoir Nargis,
00:18:21qui a attaqué
00:18:22et a résonné
00:18:23plusieurs bateaux
00:18:25qui tentaient
00:18:25de le franchir ce détroit.
00:18:26Absolument Marc,
00:18:27ça s'est passé très tôt ce matin,
00:18:29deux navires en infraction,
00:18:31c'est comme ça
00:18:31qu'ils sont qualifiés
00:18:32par Téhéran,
00:18:33ont été saisis
00:18:34par la marine du corps
00:18:35des gardiens de la Révolution,
00:18:36des ports-contenaires
00:18:37qui entendaient
00:18:38sans doute
00:18:40dépasser enfin
00:18:40ce détroit d'Hormuz
00:18:42après plusieurs jours
00:18:43à patienter.
00:18:44Le tout premier,
00:18:45c'est celui-ci,
00:18:46Epaminandas,
00:18:47battant pavillon libérien.
00:18:48Il a quitté le port
00:18:49des Émirats Arabes Unis.
00:18:50On a pu suivre sa trousse,
00:18:52sa trace,
00:18:52grâce notamment
00:18:53à certains sites de traquage.
00:18:55Il a quitté le port
00:18:56des Émirats Arabes Unis.
00:18:57Il prenait la direction
00:18:58de l'Inde
00:18:59avant donc d'être immobilisé
00:19:00et saisi par les Iraniens.
00:19:02Le deuxième cargo,
00:19:03le voici,
00:19:03le MSC Francesca.
00:19:05Ça s'est passé
00:19:05quelques minutes plus tard.
00:19:07Il navigue actuellement
00:19:07sous pavillon du Panama.
00:19:09Son dernier arrêt,
00:19:10quant à lui,
00:19:10était dans un port saoudien.
00:19:12Il se trouvait
00:19:12tout près du détroit d'Hormuz
00:19:14lorsqu'il a été visé.
00:19:15Alors j'ai regardé
00:19:15il y a tout juste
00:19:18des côtes iraniennes
00:19:19très proches l'un de l'autre.
00:19:21L'armée iranienne
00:19:22affirme avoir appliqué
00:19:23sa loi maritime.
00:19:24Les bateaux avaient,
00:19:25selon elle,
00:19:26ignoré les avertissements répétés.
00:19:28Et tout cela a été précisé
00:19:29dans un communiqué
00:19:30qui a été lu
00:19:31à la télévision
00:19:31d'État iranien.
00:19:32On écoute.
00:19:34Les forces navales
00:19:35du corps des gardiens
00:19:36de la révolution islamique
00:19:38ont déclaré
00:19:39que dans le cadre
00:19:40de leur surveillance
00:19:41intelligente
00:19:41du détroit d'Hormuz,
00:19:42elles avaient intercepté
00:19:44plus tôt dans la journée
00:19:45deux navires
00:19:46identifiés comme étant
00:19:47le MSC Francesca
00:19:48qui serait lié à Israël
00:19:50et les Paminondas
00:19:51qu'elles ont qualifiés
00:19:52de navires non conformes.
00:19:55Selon le communiqué,
00:19:57les navires tentaient
00:19:58de quitter le détroit
00:19:59sans autorisation,
00:20:00avaient commis
00:20:01des violations répétées,
00:20:03perturbés les systèmes
00:20:04d'aide à la navigation
00:20:05et mis en danger
00:20:06la sécurité maritime.
00:20:09Alors, ce n'est pas tout.
00:20:10Un troisième navire,
00:20:11l'Euphoria,
00:20:12battant pavillon panaméen.
00:20:13Également,
00:20:14il se trouvait au nord-est
00:20:14d'Omane.
00:20:15Ça s'est passé à 5h55,
00:20:17heure française.
00:20:18Précisément,
00:20:18lorsqu'une vedette,
00:20:19vous savez,
00:20:19ces petits bateaux
00:20:20qui vont très vite,
00:20:22s'est attaquée
00:20:23à l'Euphoria.
00:20:24Sans avertissement,
00:20:25radio,
00:20:26il a été approché
00:20:27par l'une des vedettes.
00:20:28Ils ont ensuite
00:20:28ouvert le feu.
00:20:29C'est ce que précise
00:20:31la Royal Navy britannique.
00:20:32Et donc,
00:20:32ça a provoqué
00:20:33des dégâts importants
00:20:34sur la passerelle.
00:20:35Selon une société
00:20:36de renseignement,
00:20:37le navire avait la permission
00:20:38de traverser ce détroit.
00:20:40Et enfin,
00:20:40il serait hors service.
00:20:42C'est ce que précisent
00:20:43les médias iraniens.
00:20:44J'ai regardé, moi,
00:20:44sur les sites de traquage
00:20:46et il est désormais
00:20:46au large des côtes émiriennes.
00:20:48Merci beaucoup, Nargis.
00:20:50Quand on voit ces images,
00:20:51on pourrait se dire
00:20:51qu'il n'y a pas de cesser le feu.
00:20:54L'Iran qui attaque
00:20:55des bateaux
00:20:56qui en arraisonnent d'autres,
00:20:57est-ce que l'Iran
00:20:58est en train
00:20:58de reprendre la guerre
00:20:59ou est-ce que
00:21:00ce qui se passe à Hormuz
00:21:01reste à Hormuz,
00:21:02en quelque sorte ?
00:21:03Non,
00:21:05vous avez raison
00:21:06de le souligner.
00:21:07C'est étonnant,
00:21:08cette suite d'événements.
00:21:09On a un premier blocage.
00:21:11Donc là,
00:21:12on se rend compte
00:21:12qu'effectivement,
00:21:13les Iraniens ont compris
00:21:14que les droits d'Hormuz
00:21:14étaient importants
00:21:15et qu'ils pouvaient
00:21:16en faire un véritable enjeu
00:21:18de négociation
00:21:19et de contrôle
00:21:20de quand même
00:21:21une bonne partie
00:21:22des matières premières
00:21:23dont on a besoin.
00:21:24Et là,
00:21:25on rajoute,
00:21:26Donald Trump décide
00:21:27de rajouter une deuxième côte,
00:21:28si vous voulez,
00:21:28un autre blocage.
00:21:30qu'on en a deux pour un.
00:21:31Et ils arraisonnent
00:21:33un bâtiment iranien.
00:21:35À quoi fallait-il s'attendre ?
00:21:37À la réponse des Iraniens.
00:21:39Qui plus est...
00:21:39Mais c'est sans fin.
00:21:40Ben oui,
00:21:41c'est œil pour œil,
00:21:43dent pour dent.
00:21:43Pétrolier pour pétrolier.
00:21:44Pétrolier pour pétrolier.
00:21:46Et les Iraniens
00:21:47réaffirment le fait
00:21:48que ce sont eux
00:21:49qui sont les maîtres d'orchestre,
00:21:52en quelque sorte,
00:21:52les chefs d'orchestre
00:21:54d'une des trois d'Ormuz
00:21:55à cet endroit-là
00:21:57et qu'ils ne laisseront passer
00:21:59que ceux qui le veulent bien.
00:22:00Alors,
00:22:00ça souligne peut-être aussi
00:22:01une désorganisation
00:22:02quand même dans le commandement,
00:22:03ce qui ne serait pas très étonnant.
00:22:05Je vous propose
00:22:05que cette question
00:22:06la pose à votre voisin,
00:22:07Jean-François Colossimo.
00:22:08Bonsoir.
00:22:09Je vais prendre les questions
00:22:10posées par le général
00:22:10les unes après les autres.
00:22:12D'abord,
00:22:12pourquoi les Iraniens font ça ?
00:22:13Et est-ce que,
00:22:14comme le dit le général Palomero,
00:22:15aujourd'hui,
00:22:15ce sont eux qui ont la main ?
00:22:17Alors d'abord,
00:22:18parce que un cessez le feu,
00:22:20c'est ça.
00:22:20Un cessez le feu,
00:22:21ça ne veut pas dire
00:22:22qu'il n'y a plus
00:22:24d'anicroche,
00:22:25qu'il n'y a plus de contact,
00:22:26qu'il n'y a plus de désordre.
00:22:28Ça veut dire qu'en fait,
00:22:29il y a une volonté
00:22:30de ne plus ouvrir le feu,
00:22:32généralement.
00:22:32Il n'y a plus de missiles.
00:22:33Et que tout le temps
00:22:34où on va négocier,
00:22:35en fait,
00:22:36on est exposé
00:22:37à des incidents volontaires
00:22:39ou involontaires,
00:22:40mais parfois aussi
00:22:40tout à fait volontaires
00:22:42pour pousser
00:22:43les négociations
00:22:44dans un sens
00:22:45ou dans l'autre.
00:22:46N'est-ce pas ?
00:22:46Voilà.
00:22:47Donc ensuite,
00:22:48les Iraniens,
00:22:49où est-ce qu'ils en sont ?
00:22:50Mais moi,
00:22:50je pense que les Iraniens,
00:22:51ils sont là,
00:22:52un peu, je dirais,
00:22:53dans leur apothéose,
00:22:54tout de même.
00:22:55Il faut être clair.
00:22:56Ça veut dire,
00:22:57non seulement,
00:22:58ils ont en fait,
00:22:59je dirais,
00:23:01enrayé l'assaut
00:23:02américano-israélien
00:23:04qui était en train
00:23:05de réduire leur pays
00:23:06à l'état de pierre,
00:23:08mais en plus,
00:23:09ils ont accès
00:23:10à des négociations
00:23:11au Pakistan
00:23:12qui n'est pas
00:23:12un lieu pour eux
00:23:13adverse,
00:23:14n'est-ce pas ?
00:23:15C'est un lieu
00:23:16plutôt propice
00:23:17aux Iraniens.
00:23:20Et troisièmement,
00:23:22effectivement,
00:23:23ils ont inventé
00:23:23cette histoire extraordinaire
00:23:25selon laquelle,
00:23:26désormais,
00:23:26tout ce qui passerait
00:23:27par Ormuz
00:23:28devrait,
00:23:29je dirais,
00:23:30payer une taxe
00:23:31à l'Iran.
00:23:33Je vous écoute,
00:23:34je me dis,
00:23:34ils s'en sortent bien.
00:23:36Ils s'en sortent bien.
00:23:38Le pays est à moitié détruit.
00:23:41Le régime s'en sort bien.
00:23:42Le régime s'en sort bien,
00:23:44les Iraniens s'en sortent très mal.
00:23:45C'est ça la vérité.
00:23:46Mais le régime,
00:23:47oui,
00:23:47il a montré une résilience
00:23:49tout à fait incroyable.
00:23:50Et le régime,
00:23:51parce que l'expression
00:23:52elle est un peu bateau
00:23:53sans mauvais jeu de mots,
00:23:53on va voir ce qui se cache
00:23:54derrière cette expression.
00:23:55Le régime,
00:23:55parce que si ça se trouve,
00:23:56en ce moment,
00:23:56il y en a plutôt
00:23:57deux, trois ou quatre
00:23:58des régimes iraniens.
00:23:59D'abord,
00:23:59un détour par Washington.
00:24:00Les dernières infos
00:24:01avec Laurence Haïm.
00:24:03Donald Trump a annoncé
00:24:04hier soir
00:24:04qu'il repoussait
00:24:06la fin du cessez-le-feu.
00:24:07D'ailleurs,
00:24:07sans donner de nouvelles dates.
00:24:10Donc le cessez-le-feu,
00:24:10il court jusqu'à une date
00:24:12désormais inconnue.
00:24:14Il l'évoque désormais.
00:24:15Je dis évoque
00:24:15parce que c'est subtil
00:24:17aujourd'hui chez Donald Trump.
00:24:18Une reprise des négociations
00:24:20possibles d'ici
00:24:21deux, trois jours.
00:24:21C'est ça ?
00:24:24Oui, absolument.
00:24:25Vous avez tout à fait raison.
00:24:26Et vous avez raison
00:24:26de dire que c'est subtil
00:24:27parce qu'il n'y a pas de briefing.
00:24:29Il n'y a rien qui se passe
00:24:29à part des SMS
00:24:31ce matin de Donald Trump
00:24:33à notre consœur
00:24:35du New York Post
00:24:36pour dire
00:24:37c'est possible
00:24:38que les négociations
00:24:40reprennent vendredi.
00:24:41C'était un SMS
00:24:43évidemment très court
00:24:44et le président
00:24:45comme le secrétaire d'État
00:24:47comme le ministre
00:24:48de la Défense
00:24:49comme tous les responsables
00:24:51comme le vice-président
00:24:52n'apparaissent absolument pas
00:24:53devant les caméras
00:24:54et il n'y a plus de briefing
00:24:55ni au département d'État
00:24:56ni à la Maison Blanche
00:24:57ni au Pentagone.
00:24:58Il faut toujours le souligner
00:24:59parce qu'on vit un moment
00:25:00ici à Washington
00:25:01avec Dorine Jarnias
00:25:03qui m'accompagne
00:25:03absolument exceptionnelle
00:25:04en termes de communication politique
00:25:06sur une crise
00:25:07telle qu'on l'a fait vivre
00:25:09aux téléspectateurs de BFM
00:25:11minute après minute.
00:25:12Alors l'autre information
00:25:13pour vous
00:25:14elle est quand même
00:25:14assez étonnante
00:25:15c'est que
00:25:16la base MAGA
00:25:17a eu
00:25:18des informations
00:25:19de la part
00:25:21du vice-président
00:25:22J.D. Vance
00:25:23mais aussi
00:25:23de Donald Trump
00:25:25Donald Trump
00:25:25qui dit
00:25:26j'espère que votre courriel
00:25:28votre email marche
00:25:29c'est un test
00:25:30et le vice-président
00:25:31dit toujours
00:25:33qu'il faut faire confiance
00:25:34à l'administration
00:25:36dans un courriel envoyé
00:25:38à la base MAGA
00:25:39donc on sent quand même
00:25:41que la guerre devient aussi
00:25:42sensible
00:25:43pour cette administration
00:25:44à quelques mois
00:25:45des élections
00:25:46demi-mandat.
00:25:47Ensuite
00:25:47dernière information
00:25:48pour vous
00:25:48très importante
00:25:49exclusivité du Washington Post
00:25:51il y a quelques instants
00:25:53il y a trois militaires
00:25:54qui ont appelé
00:25:55sous couvert d'anonymat
00:25:56nos confrères
00:25:57du Washington Post
00:25:58pour dire que
00:25:59selon leurs recherches
00:26:00trois militaires
00:26:01qui travaillent au Pentagone
00:26:02qui fuitent donc
00:26:03à des américains
00:26:04à des journalistes américains
00:26:05au Pentagone
00:26:07il y aurait
00:26:07selon ces experts
00:26:0920 mines
00:26:10qui ont été mis
00:26:11dans le détroit d'Hormuz
00:26:12par les Iraniens
00:26:13et cela prendrait
00:26:14six mois
00:26:15à régler
00:26:16et ces militaires américains
00:26:18affirment que
00:26:18les mines
00:26:19mises par les Iraniens
00:26:20et bien certaines mines
00:26:21avaient des petits GPS
00:26:22et qu'elles ont été mises
00:26:24par les Iraniens
00:26:24à bord
00:26:25de petits bateaux
00:26:27extrêmement rapides
00:26:28dans le détroit d'Hormuz.
00:26:29Merci beaucoup
00:26:30Laurence Haïm
00:26:31avec Doreen Jarnias
00:26:32pour toutes ces informations
00:26:33à Washington.
00:26:34J'en ajoute
00:26:35une autre donnée
00:26:36à l'instant même
00:26:37Donald Trump
00:26:37qui affirme
00:26:37que l'Iran
00:26:38à sa demande
00:26:39renonce
00:26:40à exécuter
00:26:41huit femmes
00:26:41ce sont les femmes
00:26:43dont il a parlé hier
00:26:44Donald Trump
00:26:45qui ont été condamnés
00:26:46à mort
00:26:46pour avoir participé
00:26:47aux manifestations monstres
00:26:48à Téhéran
00:26:49et dans tout le pays
00:26:50contre le régime
00:26:51il y a maintenant
00:26:52deux mois
00:26:52deux mois
00:26:53et demi
00:26:54est-ce que ça
00:26:55si c'est confirmé
00:26:55puisque Donald Trump
00:26:56le dit
00:26:56mais l'Iran
00:26:57ne l'a pas confirmé
00:26:58ce serait un geste
00:26:59du ou des régimes
00:27:00iraniens ?
00:27:01Malheureusement
00:27:01pour ces femmes
00:27:02elles seront exécutées
00:27:03après-demain
00:27:03la semaine prochaine
00:27:04quand le gouvernement
00:27:06iranien le voudra
00:27:07elles ne vont pas
00:27:08être libérées
00:27:08c'est leur exécution
00:27:10qui est suspendue
00:27:11et les Iraniens
00:27:12de ce point de vue là
00:27:13sont
00:27:13je dirais
00:27:14de redoutables
00:27:15négociateurs
00:27:16n'est-ce pas
00:27:16et évidemment
00:27:18c'est à leur avantage
00:27:19de montrer
00:27:20que dans ces négociations
00:27:21ils suspendent même
00:27:22leur justice
00:27:23tout en affirmant
00:27:25probablement
00:27:26que leur justice
00:27:27est fondée
00:27:28et qu'ils sont prêts
00:27:28à faire un geste
00:27:29n'est-ce pas
00:27:30moi je crois
00:27:30que de ce point de vue là
00:27:31on y revient
00:27:32les souffrances
00:27:33du peuple iranien
00:27:34restent tout à fait
00:27:36délirantes
00:27:36et exponentielles
00:27:39est-ce que
00:27:40Donald Trump
00:27:40a depuis le début
00:27:41de cette guerre
00:27:42pour vous deux
00:27:42avec le regard
00:27:44géopolitique
00:27:45et le regard militaire
00:27:46complètement sous-estimé
00:27:47l'Iran
00:27:47dans ses capacités
00:27:48militaires
00:27:49dans sa capacité
00:27:50à faire durer
00:27:51le plaisir
00:27:52sur les négociations
00:27:53dans sa capacité
00:27:54à bloquer
00:27:55le détroit d'armouse
00:27:56est-ce que Donald Trump
00:27:57s'est trompé
00:27:58en lançant cette guerre
00:27:59presque la fleur
00:28:00au fusil général
00:28:03c'était la grande question
00:28:04qu'on se posait
00:28:05la réponse
00:28:06à 99%
00:28:07c'était dire
00:28:09quand on a mis
00:28:09tout bout à bout
00:28:10il ne va pas y aller
00:28:12et je pense
00:28:13que son staff
00:28:14n'était pas très chaud
00:28:15ça commence à remonter
00:28:18donc partant de là
00:28:19ce n'est pas très étonnant
00:28:21que la gestion
00:28:21de la guerre
00:28:22soit très erratique
00:28:24l'homme le plus puissant
00:28:25du monde
00:28:25qui se met à genoux
00:28:26devant ce régime
00:28:29pour mendier
00:28:30quelques jours de plus
00:28:31de cesser le feu
00:28:32alors peut-être
00:28:33certains diront
00:28:33c'est un homme de paix
00:28:34oui mais enfin
00:28:35il a quand même
00:28:36déclenché la guerre
00:28:37donc s'il avait déclenché
00:28:38la guerre
00:28:39c'était bien
00:28:39pour atteindre un objectif
00:28:41il déclenche
00:28:42la machine infernale
00:28:43il l'arrête
00:28:44au moment où
00:28:45il ne fallait pas l'arrêter
00:28:46ça c'était
00:28:47en termes militaires
00:28:48c'était une absurdité
00:28:50d'arrêter la guerre
00:28:50à ce moment-là
00:28:51je retiens ce que vous venez de dire
00:28:52l'homme le plus puissant du monde
00:28:53qui se met à jour
00:28:53pour demander quelques jours de plus
00:28:55aux Iraniens
00:28:56avant de discuter
00:28:57ça me fait penser
00:28:58à une vidéo
00:28:58qui tourne
00:28:59ces dernières heures
00:29:00une vidéo du régime iranien
00:29:02vidéo de propagande
00:29:03je le précise
00:29:04où les Iraniens
00:29:06tournent en ridicule
00:29:07la décision de Donald Trump
00:29:08de repousser de ses feux
00:29:09je vous propose de la regarder
00:29:10vous me direz si
00:29:11dans cette vidéo
00:29:12qui encore une fois
00:29:13est une vidéo de propagande
00:29:13pour vous
00:29:14tout est faux
00:29:14ou est-ce qu'il y a un petit peu de vrai
00:29:15regardez bien
00:29:25nous avons des très grandes
00:29:28négociations
00:29:29avec l'Iran
00:29:32si l'Iran n'est pas
00:29:33pour négocier
00:29:34nous allons les bombre
00:29:372000 ans
00:29:39plus
00:29:39donc où sont les Iraniens ?
00:29:42c'est de l'Iran
00:30:01Jean-François Colossimotrobe
00:30:03qui poirotte
00:30:04qui menace de bombardier
00:30:05et qu'au final repousse
00:30:07non mais c'est de
00:30:08c'est de bonne guerre
00:30:09de la part des Iraniens
00:30:10il faut savoir aussi
00:30:11vous les avez vus
00:30:12précédemment
00:30:12que la Maison Blanche aussi
00:30:14fait des clips
00:30:15qui sont totalement
00:30:17délirants
00:30:18et qui d'ailleurs
00:30:18de la part d'une démocratie
00:30:19pour le coup
00:30:21sont tout à fait
00:30:22terrassants
00:30:22non je pense que
00:30:24ce qu'il n'a pas compris
00:30:25Trump
00:30:25c'est un problème
00:30:26que l'ont toujours eu
00:30:26les Etats-Unis
00:30:27parce qu'en fait
00:30:28cette volonté de taper l'Iran
00:30:30elle existe depuis
00:30:321979
00:30:32il y a eu des plans
00:30:33successifs
00:30:34aucun président américain
00:30:36y est allé
00:30:36parce que les présidents américains
00:30:37qui ont précédé Trump
00:30:39n'avaient peut-être pas
00:30:40je dirais
00:30:41l'absence de surmoi
00:30:42de Trump
00:30:44et tenaient beaucoup plus compte
00:30:45probablement
00:30:46de la vie
00:30:46de leur conseiller diplomatique
00:30:47et de l'Upe
00:30:48de Pentagone
00:30:49mais je veux dire
00:30:50ce rapport Iran
00:30:53Etats-Unis
00:30:53ce rapport
00:30:54Téhéran-Washington
00:30:55il est tendu
00:30:56ça fait depuis 50 ans
00:30:57il fallait qu'il y ait
00:30:59à un moment
00:30:59quand même une action
00:31:00alors là
00:31:01là où il y a
00:31:02une sous-estimation
00:31:03culturelle totale
00:31:04on l'a certainement déjà dit
00:31:05mais il faut toujours le redire
00:31:06un, les Iraniens sont des chiites
00:31:09qui sont les déshérités de l'histoire
00:31:11les déshérités de l'histoire
00:31:12ils sont habituels à des fêtes
00:31:13c'est-à-dire
00:31:14ils ont déjà tout perdu
00:31:15donc ils ne peuvent pas perdre plus
00:31:16que ce qu'ils ont perdu
00:31:17depuis le départ
00:31:17parce qu'ils ont perdu
00:31:18la succession de Mahomet
00:31:20n'est-ce pas
00:31:21évidemment
00:31:21ils ont eu le culte du martyr
00:31:22ils attendent le retour
00:31:23de l'imam caché
00:31:24dans l'histoire
00:31:25tout ça
00:31:25ça fait une vision de l'histoire
00:31:27qui est hautement dramaturgique
00:31:28d'un point de vue quasiment
00:31:30apocalyptique
00:31:30n'est-ce pas
00:31:31et en plus
00:31:31la génération au pouvoir
00:31:33c'est la génération
00:31:34de la guerre
00:31:35contre l'Irak
00:31:36de 10 ans de guerre
00:31:37c'est-à-dire
00:31:38c'est là où les Molacs
00:31:39vous avez véritablement au pouvoir
00:31:40regardez
00:31:41regardez tous ces chefs militaires
00:31:42les chefs politiques
00:31:43ils sont tous septuagénaires
00:31:45pourquoi ?
00:31:46parce qu'ils ont
00:31:47à 20 ans
00:31:47ils ont tous gagné
00:31:48leur galon dans la guerre
00:31:49donc c'est
00:31:50et ils ont ces carrières ensuite
00:31:51un ce sont des survivants
00:31:52deux
00:31:53qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent
00:31:54ils n'ont pas
00:31:55leur échéance
00:31:56elle est à 10-15 ans
00:31:57n'est-ce pas
00:31:58et dernier point
00:31:59oui
00:32:00ils ont bien résisté
00:32:01à l'assaut américain
00:32:03israélo-américain
00:32:04qui leur a causé
00:32:06certes
00:32:07je veux dire
00:32:07des dégâts
00:32:09énormes
00:32:09mais qui n'a pas
00:32:10ébranlé le régime
00:32:11et le régime
00:32:12en plus aujourd'hui
00:32:13il est justiciable
00:32:15de crimes contre l'humanité
00:32:16pourquoi vous voudriez
00:32:17que ces gens-là se rendent
00:32:18quelle est leur raison
00:32:20de se rendre ?
00:32:21Aujourd'hui
00:32:21il y a le ministre
00:32:22des affaires étrangères
00:32:23iranien
00:32:24qui publie un message
00:32:25sur les réseaux sociaux
00:32:26et qui dit
00:32:27je n'ai absolument pas peur
00:32:28de mourir
00:32:29ça serait un honneur
00:32:30pour moi
00:32:30de mourir en martyr
00:32:32alors si on a
00:32:33des déclarations
00:32:34comme ça
00:32:34et puis il y a
00:32:34le président du parlement
00:32:35qui est le principal négociateur
00:32:36qui dit
00:32:37il n'est pas question
00:32:38d'accepter de négocier
00:32:39tant que le cessez-le-feu
00:32:42n'aura pas été solidifié
00:32:44et surtout que le détroit
00:32:45d'Hormuz
00:32:45n'aura pas été réouvert
00:32:47par les américains
00:32:48compte tenu de ça
00:32:49le martyr
00:32:50est la nation iranienne
00:32:52qui impose
00:32:53sa vision du golfe
00:32:54qu'est-ce qu'on fait
00:32:55est-ce que vendredi
00:32:57il négocie
00:32:58ou est-ce que
00:32:58c'est la reprise
00:32:59de la hostilité ?
00:33:00mais je pense que
00:33:01Galibaf
00:33:03et le ministre
00:33:04des affaires étrangères
00:33:04ne comptent pas
00:33:05ils ne comptent pas
00:33:06alors qui compte ?
00:33:07non celui qui compte
00:33:08c'est le président du parlement
00:33:10oui ben Galibaf
00:33:11oui Galibaf
00:33:11mais le ministre
00:33:12des affaires étrangères
00:33:13ne compte pas
00:33:14et celui qui compte
00:33:14à l'intérieur du pays
00:33:15c'est Vaidi
00:33:16c'est-à-dire le commandant
00:33:18aujourd'hui
00:33:18des passe-darrants
00:33:19c'est-à-dire
00:33:20des gardiens de la révolution
00:33:21donc la réalité de ce titre
00:33:23il y a d'ailleurs
00:33:23tout récemment
00:33:24mais ça a toujours été
00:33:25un ultra dur
00:33:26donc le problème
00:33:27c'est que Galibaf
00:33:28c'est un méchant
00:33:29qui a beaucoup
00:33:30en fait fait couler de sang
00:33:31mais en même temps
00:33:32est un corrompu
00:33:33ça c'est une chance
00:33:35pour la paix
00:33:36pour les américains
00:33:37vous voulez dire
00:33:37ce sera plus facile
00:33:38de le convaincre ?
00:33:38oui c'est une chance pour la paix
00:33:39parce qu'il veut toujours
00:33:39un corrompu
00:33:40surtout oriental
00:33:41c'est mieux traiter avec lui
00:33:43qu'avec un super idéologue
00:33:45et d'un autre côté
00:33:46est-ce qu'il va arriver
00:33:47à convaincre Vaidi ?
00:33:48et la personnalité intermédiaire
00:33:50c'est évidemment
00:33:51l'arbitrage
00:33:52parce que le pouvoir iranien
00:33:53ce n'est pas un pouvoir pyramidal
00:33:54ça c'est une erreur
00:33:56c'est un pouvoir collégial
00:33:57c'est une nébuleuse
00:33:58de clans
00:33:58et d'intérêts
00:33:59mais votre prévision
00:34:00avec l'arbitrage suprême
00:34:02votre prévision
00:34:03vendredi
00:34:04fin du cessez-le-feu
00:34:05trois jours de plus
00:34:05non mais là
00:34:06je pense qu'on est dans une situation
00:34:07du cessez-le-feu
00:34:09avec des allers-retours
00:34:10du blocus
00:34:11des attaques
00:34:12etc
00:34:12qu'on y est pour
00:34:14enfin je ne peux pas être prophète
00:34:16évidemment
00:34:16mais disons que
00:34:17si ça durait plusieurs mois
00:34:18ça ne m'étonnerait pas
00:34:21avec tout le problème
00:34:22à partir de ce moment-là
00:34:23de comment
00:34:24je dirais
00:34:25la communauté internationale
00:34:26là au sens très large
00:34:27réagirait
00:34:28parce que ce blocage
00:34:29apporterait des problèmes
00:34:30économiques
00:34:31d'appréciennement énergétique
00:34:32et comment aussi
00:34:33les pays arabes de la région
00:34:35vivraient ça
00:34:36ça c'est plutôt là
00:34:37qu'il faut chercher
00:34:38je dirais
00:34:38les factures d'une évolution
00:34:40parce que je ne vois pas
00:34:41sinon comment
00:34:42du point de vue de Washington
00:34:43et de Téhéran
00:34:43ce n'est pas complètement bloqué
00:34:45Général Paloméros
00:34:46je voudrais vous montrer
00:34:46les images
00:34:47d'autres images
00:34:47encore diffusées
00:34:48par la chaîne de télévision
00:34:50iranienne
00:34:51de cette démonstration
00:34:52de force
00:34:53en tout cas
00:34:54où le régime
00:34:56expose
00:34:56un missile
00:34:58à la population
00:34:59qui vient évidemment
00:34:59avec son drapeau
00:35:01pour se féliciter
00:35:02de cette démonstration
00:35:05est-ce que c'est du bluff
00:35:08ou est-ce que
00:35:08des missiles comme ça
00:35:09il y en a effectivement
00:35:10Didier François hier
00:35:11sur ce plateau
00:35:11disait
00:35:11personne ne sait
00:35:12ce qui reste
00:35:13de la capacité militaire
00:35:14iranienne
00:35:15ou ceux qui vous diraient
00:35:16très précisément
00:35:16il y a tant de pourcents
00:35:17tant de pourcents
00:35:18ils y vont au doigt mouillé
00:35:19oui mais je suis assez
00:35:20d'accord avec ça
00:35:21simplement
00:35:22il y a des faits
00:35:22c'est qu'ils ont
00:35:23ils ont absorbé le choc
00:35:25ils sortent
00:35:26de se cesser le feu
00:35:27c'était une aubaine pour eux
00:35:28ils sortent renforcés
00:35:30à bien des égards
00:35:31Hormuz
00:35:32on contrôle
00:35:33on l'a dit
00:35:33les missiles balistiques
00:35:35ils sont en train
00:35:35de démontrer
00:35:36que c'est leur arme
00:35:37d'excellence
00:35:39pour tissu
00:35:40des
00:35:40de dissuasion conventionnelle
00:35:42si vous voulez
00:35:42à la limite
00:35:43ils n'ont même pas besoin
00:35:44du nucléaire aujourd'hui
00:35:45ils font peur
00:35:45à toute la région
00:35:46ils ont montré
00:35:47qu'ils étaient capables
00:35:48de le faire
00:35:48en plus grâce aux Chinois
00:35:50ils ont la précision
00:35:50pour le faire
00:35:52et pour l'instant
00:35:53en nucléaire
00:35:54personne n'y a touché
00:35:55et d'ailleurs
00:35:55personne ne sait
00:35:56où il est vraiment
00:35:57et personne ne sait
00:35:57même combien il y en a
00:35:58donc ils sortent
00:36:00vraiment très renforcés
00:36:01et c'est là
00:36:02qu'est un peu le drame
00:36:03c'est qu'il ne fallait
00:36:05surtout pas arrêter
00:36:06le tempo
00:36:06quitte à aller
00:36:09jusqu'au bout
00:36:09mais
00:36:09vous vous dites
00:36:10il aurait fallu
00:36:10pour gagner
00:36:12si Donald Trump
00:36:12voulait gagner
00:36:13il aurait fallu
00:36:14continuer à bombarder
00:36:15et ne pas glisser
00:36:16vers le blocage d'Hormuz
00:36:17mais non
00:36:17parce qu'ils laissent
00:36:18les Iraniens
00:36:19même s'ils sont affaiblis
00:36:21bien sûr
00:36:22qu'ils ne le seraient pas
00:36:23devant cette coalition
00:36:24il n'y a aucun pays
00:36:25qui aurait soutenu
00:36:26cet effort
00:36:26c'est la plus grande
00:36:27coalition aérienne
00:36:28qu'on ait fait
00:36:29depuis la deuxième guerre mondiale
00:36:30quasiment
00:36:30je pose une question
00:36:30qu'est-ce qui se passe
00:36:31s'il ne se passe rien
00:36:33si les négociations
00:36:34ne reprennent jamais
00:36:35ou dans très longtemps
00:36:36vous aviez trois
00:36:38trois scénarios
00:36:39une paix
00:36:40on n'y est pas
00:36:41ça veut dire quoi ?
00:36:41soit les Etats-Unis
00:36:43acceptent que l'Iran
00:36:44devait une puissance nucléaire
00:36:45soit c'est l'Iran
00:36:46renonce à être
00:36:47une puissance nucléaire
00:36:48on ne voit pas très bien
00:36:49pourquoi ça se passerait
00:36:50comme ça
00:36:51l'autre solution
00:36:52c'est
00:36:53ce pourquoi
00:36:54il n'y a pas eu
00:36:54de continuation de la guerre
00:36:56parce qu'il y avait aussi
00:36:57un problème probablement
00:36:58de munitions
00:36:58mais c'est aussi
00:37:00l'embrasement
00:37:00de toute la région
00:37:01voire véritablement
00:37:02une guerre
00:37:03qui se propage partout
00:37:04sinon vous avez
00:37:05ce qui se passe aujourd'hui
00:37:06une sorte d'enlusement
00:37:08on va attendre
00:37:09on va voir
00:37:10comme façon depuis le départ
00:37:11c'était une guerre d'attrition
00:37:12de par et d'autres
00:37:13c'était qui allait s'épuiser
00:37:14le premier
00:37:15mais la théorie de l'épuisement
00:37:16au lieu que ça se passe
00:37:17en trois mois
00:37:18ça peut s'allonger
00:37:20durer sur
00:37:21je pense du temps
00:37:23en attendant
00:37:24aujourd'hui
00:37:24vous êtes à l'époque
00:37:25où les guerres
00:37:26n'ont pas de solution
00:37:27claire
00:37:27regardez le départ d'Afghanistan
00:37:29il y a des situations
00:37:30en demi-teinte
00:37:32qui durent
00:37:33et qui durent
00:37:34le temps qu'en fait
00:37:35il y a un des deux
00:37:37qui s'effondre
00:37:38les américains
00:37:39peuvent parier
00:37:39que ça va prendre
00:37:40beaucoup de temps
00:37:40pour que le régime
00:37:42s'effondre
00:37:42dans l'intérieur
00:37:43ou change
00:37:43ou mute plutôt
00:37:44une guerre sans fin
00:37:45général Paloméros
00:37:46oui
00:37:47et c'est pour ça
00:37:48qu'il fallait continuer
00:37:48à mon sens
00:37:50je ne préjuge pas
00:37:51de l'arrivée
00:37:53de l'aboutissement
00:37:54n'empêche qu'aujourd'hui
00:37:55qu'est-ce qui se passe
00:37:56on a
00:37:56je suis complètement d'accord
00:37:57avec vous
00:37:58une fausse paix
00:37:59une vraie guerre
00:37:59on ne sait pas
00:38:00on est au milieu
00:38:00il y a des bateaux
00:38:01qui se font tirer dessus
00:38:02et le détroit d'Hormuz
00:38:03pour le coup
00:38:05il est bien bouché
00:38:06et qui va payer les prix
00:38:07qui va payer les frais
00:38:09tout ça
00:38:09c'est tout le monde
00:38:10c'est toute la collectivité
00:38:11on a tous dit
00:38:14les économistes
00:38:14les experts
00:38:15on dit
00:38:16ce qui compte
00:38:17c'est le
00:38:17on leur demandait
00:38:18quel est l'impact
00:38:19et ils disent tous
00:38:20ça dépend
00:38:21ça dépend du temps
00:38:23si c'est court
00:38:24on va s'en remettre
00:38:25si c'est long
00:38:26ça va devenir
00:38:26de plus en plus dramatique
00:38:27et c'est cette situation
00:38:29qui a engendré
00:38:29le renoncement
00:38:31de Donald Trump
00:38:31ça arrive
00:38:32des guerres
00:38:32qui ne se terminent jamais
00:38:34bien sûr
00:38:34regardez
00:38:35l'Afghanistan
00:38:36ça a duré 20 ans
00:38:3721 ans
00:38:37la Corée du Nord
00:38:38la Corée du Sud
00:38:39je vais prendre un cours d'histoire
00:38:41allez-y tous
00:38:423500 milliards de dollars
00:38:443500 milliards de dollars
00:38:45100 000 morts
00:38:46en Afghanistan
00:38:47pourquoi ?
00:38:48pour que les Etats-Unis
00:38:49partent de manière
00:38:49complètement en pleine débâcle
00:38:51mais ce renoncement
00:38:52c'est la défaite de Trump
00:38:53même général
00:38:54l'Iran
00:38:55c'est la défaite de Trump
00:38:56aujourd'hui
00:38:57l'Iran est unique
00:38:58mais pour qu'il n'y ait pas
00:38:59de défaite de Trump
00:39:00peut-être qu'il faut
00:39:01que cette situation
00:39:03trouble continue
00:39:04avec je dirais
00:39:05des pertes
00:39:06à minima
00:39:07pour les Américains
00:39:08il a des rendez-vous aussi
00:39:10lui
00:39:10que posent les démocraties
00:39:12qui ignorent complètement
00:39:14le régime iranien
00:39:15un tout dernier mot
00:39:16avec vous
00:39:16si vous permettez
00:39:17général
00:39:17sur cette information
00:39:18donnée aujourd'hui
00:39:19par le Wall Street Journal
00:39:20qui dit
00:39:22ça commence à fuiter
00:39:24désormais
00:39:24certaines réunions
00:39:26l'état-major
00:39:27de Donald Trump
00:39:28est écarté
00:39:29des réunions
00:39:30jugées les plus importantes
00:39:31parce que
00:39:31il est impatient
00:39:33il est contre-productif
00:39:34et maintenant
00:39:35certains militaires
00:39:36font leur travail
00:39:38dans leur coin
00:39:38sans prévenir le président
00:39:39c'est possible ça ?
00:39:42je ne vous ai pas demandé
00:39:43si vous vous l'aviez déjà fait
00:39:44à noter
00:39:44mais c'est possible ?
00:39:46Non ça aurait été
00:39:48insultant
00:39:48je dirais
00:39:49pour un chef militaire
00:39:53je pense qu'ils ne doivent pas
00:39:54tout lui dire
00:39:55ils doivent essayer
00:39:56de composer
00:39:58et ça c'est compliqué
00:39:59pour un chef militaire
00:40:00qui est loyal
00:40:01et qui est dédié
00:40:03et qui a
00:40:05la responsabilité
00:40:05de ses armées
00:40:06c'est lui qui assume
00:40:07quand même
00:40:07l'engagement de ses forces
00:40:09ses hommes et ses femmes
00:40:10sur le terrain
00:40:11de contourner la vérité
00:40:13et je pense
00:40:14qu'ils ont tout intérêt
00:40:15à continuer à la donner
00:40:16la vérité
00:40:16même si elle ne plaît pas
00:40:17à Donald Trump
00:40:19il a viré à peu près
00:40:20tous ses chefs d'état-major
00:40:21il continuera
00:40:22si c'est nécessaire
00:40:22ça ça complique peut-être
00:40:24ce qui se passe en ce moment
00:40:25Elsa Vidal
00:40:25les relations militaires
00:40:27de Donald Trump
00:40:28oui ça vient nécessairement
00:40:29compliquer
00:40:30aujourd'hui
00:40:30la manière dont
00:40:31l'information circule
00:40:33et surtout
00:40:33est prise en compte
00:40:34par le chef
00:40:35de l'état américain
00:40:36même si
00:40:37je fais partie
00:40:38je crois
00:40:38des quelques ceux
00:40:39qui pensent que
00:40:39sa décision
00:40:40de prolonger unilatéralement
00:40:42le cessez-le-feu
00:40:42est une bonne décision
00:40:44pour nous
00:40:45en termes d'économie
00:40:46parce que
00:40:47la guerre
00:40:48est trop coûteuse
00:40:49mais
00:40:49bien sûr
00:40:50qu'est-ce qui va se passer
00:40:51dans 3 jours
00:40:524 jours
00:40:535 jours
00:40:53si on entrait
00:40:54dans cette ni paix ni guerre
00:40:56jusqu'à la fin du mandat
00:40:57ce serait une catastrophe
00:40:58une véritable catastrophe
00:41:00le blocage
00:41:00quand même
00:41:01du droit d'hormuz
00:41:01c'est pas une bonne nouvelle
00:41:03c'est une très mauvaise nouvelle
00:41:04mais le temps
00:41:05de négociation possible
00:41:07pour essayer
00:41:08de trouver un accord
00:41:09si on faisait face
00:41:10à une réponse
00:41:11raisonnable
00:41:12on pourrait se dire
00:41:13que
00:41:13l'Iran
00:41:13et l'Américain
00:41:17rappelons-nous
00:41:17que les Etats-Unis
00:41:18dans l'affaire
00:41:20c'est pas le cas
00:41:21de la Chine par exemple
00:41:22ils sont autonomes
00:41:22sont complètement
00:41:23autarciques
00:41:24d'un point de vue
00:41:24du pétrole
00:41:25merci
00:41:26et ça c'est la grosse différence
00:41:28merci à tous les 4
00:41:29Jean-François Colossimo
00:41:30général Paloméros
00:41:31Ulysse
00:41:32Elsa
00:41:32merci à vous
00:41:33je vous rappelle
00:41:34évidemment l'information
00:41:35dont on parlait
00:41:36il y a quelques minutes
00:41:37l'une des informations
00:41:37de cette journée
00:41:39c'est la mort
00:41:39d'un deuxième soldat français
00:41:41dans l'embuscade
00:41:42menée en fin de semaine dernière
00:41:44au Liban
00:41:45il était caporal chef
00:41:47il s'appelait
00:41:47Anisset Girardin
00:41:48vous voyez là son visage
00:41:49il avait 31 ans
00:41:50il avait été grièvement blessé
00:41:52dans cette embuscade
00:41:53attribuée au Hezbollah
00:41:54il a été ensuite rapatrié
00:41:56en France
00:41:56et il est mort
00:41:57de ses blessures
00:41:59en France
00:41:59Emmanuel Macron
00:42:00lui a rendu hommage
00:42:00aujourd'hui
00:42:01saluant notamment
00:42:01sa mémoire
00:42:03et son sacrifice
00:42:0419h30
00:42:05vous regardez 60 minutes
00:42:06soyez les bienvenus
00:42:07si vous nous rejoignez
00:42:07à l'instant
00:42:08on va évoquer
00:42:08maintenant la politique
00:42:09ou plutôt l'argent
00:42:10l'argent des politiques
00:42:12on va parler du patrimoine
00:42:13des ministres
00:42:14vous le savez peut-être
00:42:14la Haute Autorité
00:42:15pour la transparence
00:42:16de la vie publique
00:42:17vient de rendre publiques
00:42:18les déclarations
00:42:19les fameuses déclarations
00:42:20de patrimoine
00:42:20des membres du gouvernement
00:42:22Lecornu
00:42:23maison, appartement
00:42:24assurance vie
00:42:25action
00:42:25et même les bijoux
00:42:26on saura absolument tout
00:42:27tout est passé au crime
00:42:29mais est-ce de la transparence
00:42:30ou du voyeurisme
00:42:31pour en parler ce soir
00:42:32j'accueille un juge
00:42:34une responsable politique
00:42:36et un économiste
00:42:37le juge c'est vous
00:42:38Eric Alphen
00:42:38bonsoir
00:42:39l'homme qui a fait trembler
00:42:40j'allais dire
00:42:41le monde politique
00:42:43pendant des années
00:42:44ancien juge anticorruption
00:42:45cofondateur également
00:42:46de l'association Anticor
00:42:47bonsoir
00:42:47soyez le bienvenu
00:42:48la ministre c'est vous
00:42:49Sabrina Roubach
00:42:50bonsoir
00:42:51ministre délégué
00:42:52à l'enseignement
00:42:53à la formation professionnelle
00:42:54et à l'apprentissage
00:42:55on n'a pas trouvé
00:42:56votre déclaration
00:42:56de patrimoine
00:42:57ça sort le 26
00:42:58j'ai été nommée le 26
00:42:59vous n'avez pas encore
00:43:00été épluchée
00:43:01par la haute autorité
00:43:02c'est de moi
00:43:02vous n'avez rien à cacher
00:43:04ça va ?
00:43:04non ça va
00:43:05c'est tout va bien
00:43:05j'espère
00:43:06et l'économiste
00:43:07c'est vous Nicolas Bouzou
00:43:08bonsoir économiste
00:43:09et fondateur du cabinet
00:43:11Asteres
00:43:12je salue également
00:43:13Daniel Cohn-Bendit
00:43:14qui est avec nous ce soir
00:43:15et qu'on retrouvera
00:43:15dans quelques instants
00:43:16d'abord
00:43:16ces déclarations
00:43:17de patrimoine
00:43:19Raphaël Grabli
00:43:20vous les avez épluchés
00:43:21vous aussi
00:43:23on va en donner
00:43:23quelques-uns des éléments
00:43:24d'abord
00:43:25les bilis
00:43:25qui ont le plus gros patrimoine
00:43:27je précise qu'on parle bien
00:43:27de patrimoine
00:43:28pas de revenu
00:43:29exactement
00:43:30de patrimoine
00:43:31et même
00:43:31de patrimoine net
00:43:33c'est-à-dire
00:43:33en enlevant
00:43:34les dettes
00:43:35en haut
00:43:36de la pyramide
00:43:37on retrouve
00:43:37Serge Papin
00:43:39le ministre des PME
00:43:40un ancien patron
00:43:41de système U
00:43:42avec 8,5 millions
00:43:43de patrimoine
00:43:44essentiellement
00:43:45via ses sociétés
00:43:46d'investissement
00:43:46Monique Barbu
00:43:48à la seconde place
00:43:49ministre de la transition écologique
00:43:505,5 millions
00:43:52d'euros de patrimoine
00:43:53il y a de l'immobilier
00:43:54des assurances vie
00:43:55et puis
00:43:55en troisième position
00:43:57Jean-Noël Barraud
00:43:58le ministre des affaires étrangères
00:44:004,5 millions
00:44:01de patrimoine
00:44:02de l'immobilier
00:44:03des produits financiers
00:44:05et aussi
00:44:05un compte courant
00:44:06au CIC
00:44:07qui est bien fourni
00:44:08430 000 euros
00:44:09sur son compte courant
00:44:10il est plus fourni
00:44:11que celui de Sébastien Lecornu
00:44:12le premier ministre
00:44:13qui est lui
00:44:13dans le rouge
00:44:14sur un de ses comptes courants
00:44:16avec un découvert
00:44:17de 559 euros
00:44:19à la Bred
00:44:19mais le patrimoine
00:44:20total du premier ministre
00:44:21il s'affiche ici
00:44:23480 000 euros
00:44:25Sébastien Lecornu
00:44:26ça c'est donc
00:44:27son patrimoine
00:44:28si on compare
00:44:29avec les français
00:44:30ça donne quoi ?
00:44:31C'est davantage je suppose
00:44:32Exactement
00:44:33et de façon générale
00:44:33en fait
00:44:34près de la moitié
00:44:35des ministres
00:44:35sont millionnaires
00:44:36avec un patrimoine
00:44:37moyen
00:44:38de 1,5 million d'euros
00:44:40pour vous donner
00:44:41un ordre d'idée
00:44:42c'est 10 fois
00:44:43le patrimoine
00:44:44médian des français
00:44:45qui s'affiche 148 000 euros
00:44:47ça veut dire que
00:44:47la moitié des français
00:44:48ont davantage que ça
00:44:50et l'autre moitié
00:44:51a moins que ça
00:44:51Le chiffre qu'on voit
00:44:52c'est celui qui coupe
00:44:53la population française
00:44:54en deux
00:44:55la moitié à plus
00:44:55la moitié à moins
00:44:56on a fait les plus riches
00:44:57qui sont ceux qui ont
00:44:59le plus petit patrimoine
00:45:00ou le moins gros patrimoine
00:45:02Effectivement tout est relatif
00:45:03Marina Ferrari
00:45:04la ministre des sports
00:45:05350 000 euros
00:45:07de patrimoine
00:45:07et donc
00:45:08deux ministres seulement
00:45:09qui sont moins riches
00:45:11que la majorité
00:45:12des français
00:45:12et Léonore Carrois
00:45:14la ministre de la francophonie
00:45:15135 000 euros
00:45:16de patrimoine
00:45:17et Gérald Darmanin
00:45:18le ministre de la justice
00:45:20avec 78 000 euros
00:45:22de patrimoine
00:45:23Il y a quelques surprises aussi
00:45:25Quelques-unes
00:45:26notamment concernant
00:45:27Monique Barbu
00:45:28la ministre de la transition écologique
00:45:29dont on parlait
00:45:30il y a quelques secondes
00:45:31qui a pourtant des actions
00:45:32Airbus ou Zara
00:45:33et les documents précisent même
00:45:35qu'elle a un diamant
00:45:36de 30 000 euros
00:45:37et puis on apprend aussi
00:45:38l'existence de risques
00:45:39de conflits d'intérêts
00:45:41pour la moitié des ministres
00:45:43à titre d'exemple
00:45:44Serge Papin
00:45:45ne peut rien décider
00:45:47concernant Auchan
00:45:48il en était président
00:45:49non exécutif
00:45:50jusqu'en 2025
00:45:51idem pour Jean-Noël Barraud
00:45:53le ministre des affaires étrangères
00:45:55qui ne peut pas s'occuper
00:45:57d'affaires liées à Uber
00:45:58puisque sa soeur
00:45:59travaille à la communauté
00:46:01communication du gérant américain
00:46:02Eric Alphen
00:46:03Monsieur le juge
00:46:03est-ce que c'est bien
00:46:04qu'on sache tout ça ?
00:46:06Alors d'abord quelques précisions
00:46:07je ne suis plus juge
00:46:08parce que je suis à la retraite
00:46:08Oui j'ai dit ancien
00:46:09non je ne l'ai pas dit
00:46:10Non
00:46:11Deuxièmement
00:46:11maintenant je suis président
00:46:13d'honneur
00:46:13d'une autre association
00:46:14anticorruption
00:46:15qui s'appelle
00:46:16AC Anticorruption
00:46:17D'accord
00:46:17et donc plus d'anticorps
00:46:19Pour répondre à votre question
00:46:20Est-ce que c'est bien
00:46:21de tout savoir ?
00:46:22D'abord
00:46:23le fondement de ça
00:46:24c'est pas que vous en parliez
00:46:26aujourd'hui
00:46:26c'est qu'on soit sûr
00:46:28que tout est régulier
00:46:30dans la vie financière
00:46:32de ceux qui sont aujourd'hui
00:46:34ministres
00:46:35donc c'est pas pour déballer
00:46:36d'abord
00:46:37c'est pour vérifier
00:46:38pour contrôler
00:46:39l'important
00:46:40c'est l'éthique
00:46:41l'important
00:46:42c'est la confiance
00:46:43parce qu'au début
00:46:43avant la haute autorité
00:46:44il y a eu l'affaire Cahuzac
00:46:46c'est pour ça qu'elle est arrivée
00:46:47et au moment
00:46:48où Cahuzac
00:46:49a juré
00:46:51devant les députés
00:46:52à l'Assemblée nationale
00:46:52les yeux dans les yeux
00:46:53les yeux dans les yeux
00:46:54qu'il n'avait pas de compte
00:46:55à l'étranger
00:46:56et que finalement
00:46:57c'est ça
00:46:57qui a plus choqué
00:46:59les français
00:46:59que le fait même
00:47:00qu'il avait un compte
00:47:01à l'étranger
00:47:01on s'est dit
00:47:03on va créer quelque chose
00:47:04donc on a créé
00:47:06c'est François Hollande
00:47:06la haute autorité
00:47:08pour la transparence
00:47:09de la vie publique
00:47:10qui a pour mission
00:47:11donc de s'assurer
00:47:12que tout est normal
00:47:13donc c'est le premier point
00:47:14quand même
00:47:15je ne voudrais pas
00:47:15qu'on ne dévie que
00:47:16sur ce que certains
00:47:18ont appelé vous tout à l'heure
00:47:19le voyeurisme
00:47:20d'abord ce qui compte
00:47:21c'est de vérifier
00:47:23vérifier d'une part
00:47:24le patrimoine
00:47:25mais vérifier aussi
00:47:27les intérêts éventuels
00:47:29les conflits d'intérêts
00:47:30c'est extrêmement gênant
00:47:32parce que
00:47:32les gens peuvent se dire
00:47:33le ministre a fait ça
00:47:34il a pris telle décision
00:47:36parce qu'en fait
00:47:37le beau frère
00:47:37ou la belle sœur
00:47:38ils ont des intérêts
00:47:39dans telle ou telle société
00:47:40donc ça c'est primordial
00:47:41et d'ailleurs
00:47:42je trouve
00:47:43j'ai été surpris
00:47:45du nombre important
00:47:46de ministres
00:47:47qui sont liés
00:47:49si je puis dire
00:47:49par des conflits d'intérêts
00:47:51moi je trouve ça gênant
00:47:52et je trouve
00:47:53qu'on aurait pu
00:47:53s'en apercevoir
00:47:54ou poser la question
00:47:56avant leur nomination
00:47:57et non pas après
00:47:58donc ça c'est le premier point
00:47:59je vous redonne la parole
00:48:00dans un instant
00:48:00je fais un premier tour de table
00:48:01si vous permettez
00:48:02Nicolas Bouzou
00:48:02est-ce qu'il y a des choses
00:48:03dans ce qu'on vient de voir
00:48:04qui vous choquent
00:48:05est-ce que c'est bien
00:48:06que des ministres
00:48:06aient 5, 6, 7 millions
00:48:08de patrimoine
00:48:09est-ce que vous trouvez
00:48:09que c'est scandaleux
00:48:10est-ce que vous trouvez
00:48:11qu'on ne devrait pas
00:48:11publier tout ça
00:48:12alors ce qui me choque déjà
00:48:13c'est que ce soit rendu public
00:48:14ah bon
00:48:15ça me choque complètement
00:48:16c'est-à-dire que je comprends
00:48:17parfaitement que les ministres
00:48:18doivent faire une déclaration
00:48:19auprès de la Haute Autorité
00:48:20pour la transparence
00:48:21de la vie publique
00:48:22et je comprends parfaitement
00:48:23ce qui s'est passé
00:48:23après l'affaire Cahuzac
00:48:24mais je ne comprends
00:48:25absolument pas
00:48:26que vous et moi
00:48:27nous sachions
00:48:28que tel ministre
00:48:28a un diamant
00:48:29que tel ministre
00:48:30attend sur tel type
00:48:32d'assurance vie
00:48:33je pense que fatalement
00:48:34ça mène au voyeurisme
00:48:36et je ne vois pas
00:48:36ce que ça apporte
00:48:39la deuxième chose
00:48:40alors c'est toujours
00:48:40très difficile
00:48:41de s'opposer à un juge
00:48:42mais je vais le faire
00:48:44mais c'est possible
00:48:45non non non
00:48:46oui mais bon
00:48:46je vais le faire
00:48:47vous apporte ça des oranges
00:48:48non non mais
00:48:49bah oui
00:48:51non mais c'est possible
00:48:52je fais un diagnostic
00:48:53qui est l'inverse
00:48:54j'ai regardé
00:48:55du coup quand même
00:48:55puisque vous m'avez fait
00:48:56l'honneur de m'inviter
00:48:57ces déclarations de patrimoine
00:48:58moi je trouve au contraire
00:49:00et en tant qu'économiste
00:49:01ça m'a presque choqué
00:49:02mais quand vous regardez
00:49:03le patrimoine de nos ministres
00:49:04ils n'ont quasiment
00:49:05aucune action d'entreprise
00:49:06je veux dire
00:49:07c'est de l'immobilier
00:49:07c'est du livret A
00:49:08c'est de l'assurance vie
00:49:10et à part quelques-uns
00:49:11qui heureusement
00:49:12savent un peu ce que c'est
00:49:14qu'investir dans une entreprise
00:49:15j'ai été très frappé par ça
00:49:17et vous me permettrez même
00:49:19de faire un lien
00:49:21avec
00:49:22comment dire
00:49:23la faiblesse
00:49:24de la considération
00:49:25que nous avons en France
00:49:27pour l'entreprise
00:49:27avec ce que j'ai vu
00:49:28c'est à dire qu'au fond
00:49:30on a de l'argent
00:49:31alors c'est vrai
00:49:31qui investit dans l'immobilier
00:49:32très bien
00:49:33c'est très bien de se loger
00:49:34mais on a de l'argent
00:49:35qui est investi
00:49:36sur une épargne
00:49:37qui dort
00:49:38et bien moi
00:49:39je pense que
00:49:40voilà
00:49:40c'est aussi quelque chose
00:49:42dont on peut s'inquiéter
00:49:43Sabrina Roubach
00:49:44il faut le faire
00:49:45il faut continuer
00:49:46remplir ses déclarations
00:49:47il faut publier
00:49:48il faut publier
00:49:50alors plusieurs choses
00:49:52il manquait peut-être
00:49:53un mot
00:49:54dans l'explication
00:49:56d'Éric Alphède
00:49:57c'est la probité
00:49:58c'est en fait
00:49:59l'éthique
00:50:00la probité
00:50:01non mais quand je dis
00:50:02éthique et probité
00:50:03je les mets toujours ensemble
00:50:05la réalité
00:50:06c'est que
00:50:07je vois
00:50:08les débats
00:50:09déjà
00:50:09tu fais pas de la politique
00:50:11pour devenir riche
00:50:12la preuve
00:50:13ah bah dites pas de ça
00:50:14il y a des patrimoines
00:50:16plus élevés
00:50:17ils ont pu gagner ça avant
00:50:18en hérité
00:50:18ou n'importe quoi
00:50:19je vois bien aussi
00:50:21les attaques
00:50:22c'est à dire
00:50:24vous montrez
00:50:25le premier ministre
00:50:27j'ai vu passer tout à l'heure
00:50:28sur les réseaux
00:50:29un premier ministre
00:50:30ou des ministres
00:50:30et d'autres
00:50:32qui ont un compte
00:50:33haut débit
00:50:33ce qui est sûr
00:50:34je précise qu'on a essayé
00:50:35de faire ça honnêtement
00:50:35Raphaël l'a dit rapidement
00:50:36mais je le redis tout à l'heure
00:50:37pour tout le patrimoine
00:50:39immobilier
00:50:39on a enlevé
00:50:40le crédit immobilier en cours
00:50:42moi aussi
00:50:42parce qu'on peut avoir
00:50:43un pas de souverain
00:50:43allez-y je vous en prie
00:50:46je vais vous dire
00:50:47plusieurs choses
00:50:48un
00:50:48l'engagement en politique
00:50:49fait que
00:50:50tu t'exposes
00:50:52et que
00:50:53moi par exemple
00:50:54je suis une chef d'entreprise
00:50:55je n'ai pas besoin
00:50:55de la politique pour vivre
00:50:56c'est à dire
00:50:57je pense que ça
00:50:59c'est toujours
00:50:59un bon préalable
00:51:00de dire
00:51:01il faut pas décourager
00:51:02ceux qui ont envie
00:51:03de s'engager
00:51:04parce qu'ils auraient peur
00:51:05d'être sous les feux
00:51:06des critiques
00:51:06ou que leur patrimoine
00:51:08soit exposé
00:51:08ce que dit Nicolas Bouzou
00:51:10n'est pas faux
00:51:11n'est pas faux
00:51:11parce que
00:51:12ça met aussi
00:51:13parfois
00:51:13selon le patrimoine
00:51:14des gens en danger
00:51:15regardez ce qui se passe
00:51:16sur les entrepreneurs
00:51:17dans la crypto
00:51:19je fais le parallèle
00:51:21volontairement
00:51:23ce n'est pas anodin
00:51:24on a des enfants
00:51:25on a des familles
00:51:26mais
00:51:26encore une fois
00:51:27moi je suis favorable
00:51:28parce que ce soit exposé
00:51:30vous n'avez pas le choix
00:51:30en même temps
00:51:31demain on me poserait
00:51:32la question
00:51:33on me demanderait
00:51:33de voter la loi
00:51:34je voterais la même
00:51:34donc moi je n'ai pas
00:51:35de sujet avec ça
00:51:36à la fois
00:51:37on parle de vie
00:51:39bâti
00:51:39des années
00:51:41et des années
00:51:41avant d'arriver
00:51:42en politique
00:51:43parce que
00:51:43les patrimoines
00:51:44on voit Monique Barbu
00:51:46on ne peut pas dire
00:51:47qu'elle ait fait sa carrière
00:51:48en politique
00:51:49elle a fait présidente
00:51:50du WWF
00:51:50oui tout à fait
00:51:51mais elle n'était pas ministre
00:51:52elle n'a pas été députée
00:51:53elle n'a pas été conseiller régional
00:51:55à contrario
00:51:55est-ce qu'on s'inquiète
00:51:56pour Gérald Darmanin
00:51:57rappelez-moi le patrimoine
00:51:58Raphaël
00:51:5878 000 euros net
00:52:00qui a été élu
00:52:01pendant une grande partie
00:52:02de sa vie
00:52:03c'est ce que j'ai dit
00:52:04parce que vous n'avez pas
00:52:05écouté ce que j'ai dit
00:52:05au départ
00:52:05en fait
00:52:07la réalité de la vie politique
00:52:09c'est qu'on a passé
00:52:09et tant mieux
00:52:11parce qu'encore une fois
00:52:11il ne faut pas
00:52:12que ce soit
00:52:13le montant des indemnités
00:52:15qui soit
00:52:15qui soit
00:52:16entre guillemets
00:52:17attractif
00:52:18pour attirer
00:52:18des profils en politique
00:52:20il nous faut bien
00:52:21des députés
00:52:22il nous faut bien
00:52:23des gens qui s'engagent
00:52:23des élus locaux
00:52:25il nous faut bien
00:52:25des ministres
00:52:25il nous faut bien
00:52:26un gouvernement
00:52:26un premier ministre
00:52:27un président de la république
00:52:29ce que je dis
00:52:29c'est qu'on affiche
00:52:31la vie de gens
00:52:33qui ont construit ça
00:52:34des années et des années
00:52:35alors quand c'est trop
00:52:36on fait le procès
00:52:37quand c'est trop
00:52:38c'est trop bas
00:52:39c'est des paniers percés
00:52:41et à la fin
00:52:42non mais in fine
00:52:43ce qu'il faut retenir
00:52:44c'est ce pourquoi
00:52:44on s'engage
00:52:45en politique
00:52:46c'est pas pour venir
00:52:47sur les plateaux
00:52:48polémiquer
00:52:49ou discuter
00:52:50du montant
00:52:51on va dire
00:52:53des patrimoines
00:52:54des uns et des autres
00:52:55mais de l'autre côté
00:52:56de l'autre côté
00:52:56ça ne vous a pas échappé
00:52:57que parfois les gens
00:52:58même sur certaines élections
00:53:00et pour certains partis
00:53:02quel que soit le parti
00:53:03mais pour tous les partis
00:53:04alors on va pas dire
00:53:04certains partis
00:53:05tous les partis
00:53:05les gens votent pour vous
00:53:07que vous soyez mis en examen
00:53:08ou pas
00:53:09ça n'a jamais été
00:53:10je vais vous dire
00:53:11on s'intéresse davantage
00:53:12au patrimoine
00:53:13qu'au casier judiciaire
00:53:15mais regardez
00:53:16globalement
00:53:16quand vous voyez
00:53:18par exemple
00:53:18le RN
00:53:19qui est
00:53:20il me semble bien
00:53:22enfin ils sont mis en examen
00:53:23et il y a encore
00:53:24un jugement
00:53:25enfin un jugement
00:53:26et un tribunal
00:53:27qui arrive
00:53:28et ça n'empêche pas
00:53:28Marine Le Pen
00:53:28d'être largement
00:53:29en tête des intentions
00:53:29ce que je veux dire
00:53:30c'est que je pense
00:53:31qu'on se trompe
00:53:32selon moi
00:53:33de débat
00:53:34pourquoi est-ce qu'on s'engage
00:53:36en politique
00:53:36et pourquoi est-ce que
00:53:37les gens votent pour vous
00:53:38ou pas
00:53:39Daniel Cohn-Bendit
00:53:40avec nous
00:53:41bonsoir
00:53:42Daniel
00:53:42est-ce que c'est une bonne chose
00:53:44de demander
00:53:45aux responsables politiques
00:53:46de donner
00:53:48leur déclaration
00:53:49de patrimoine
00:53:50et est-ce que c'est une bonne chose
00:53:51de le publier
00:53:52alors il y a deux choses
00:53:53moi j'ai été que député
00:53:54alors parce qu'on demande
00:53:56la haute autorité
00:53:57aussi on doit faire
00:53:58des déclarations
00:53:59en tant que député
00:54:01en fait moi
00:54:02ce que j'ai compris
00:54:03c'est qu'on veut vérifier
00:54:04parce qu'on doit faire
00:54:05une déclaration
00:54:06avant
00:54:06au début
00:54:07et à la fin
00:54:08pour savoir si
00:54:10pendant
00:54:11la période
00:54:12où vous avez exercé
00:54:13un mandat
00:54:14vous vous êtes enrichi
00:54:15au-delà
00:54:16de ce qui était
00:54:17vraisemblable
00:54:18ça c'est une chose
00:54:19ça va dans la direction
00:54:21du juge Alphen
00:54:22de dire
00:54:22il faut qu'il y ait
00:54:23un contrôle
00:54:25maintenant
00:54:25je suis tout à fait d'accord
00:54:26avec Nicolas Bouzou
00:54:28pourquoi publier
00:54:29tout ça
00:54:30c'est-à-dire
00:54:31la vox populi
00:54:32alors évidemment
00:54:33on trouve que
00:54:35si vous avez été
00:54:36un responsable
00:54:37d'Auchan
00:54:38et bien vous n'êtes pas
00:54:39au chôme du
00:54:40c'est pas une surprise
00:54:41qu'il ait autant d'argent
00:54:42si vous avez été
00:54:44quelqu'un
00:54:44qui a travaillé
00:54:45dans une entreprise
00:54:47vous avez beaucoup
00:54:47d'argent
00:54:48mais ce qui est aussi
00:54:49un peu inquiétant
00:54:50c'est que
00:54:52on suscite
00:54:53avec
00:54:53ce rendu
00:54:56public
00:54:57une animosité
00:54:58personne
00:54:59ne frique
00:55:01quand
00:55:01Dembélé
00:55:02il gagne
00:55:03un million
00:55:04et demi
00:55:05par mois
00:55:07par mois
00:55:07et c'est l'amateur
00:55:08de foot
00:55:08qui dit ça
00:55:09donc
00:55:10ben oui
00:55:11je veux dire
00:55:11il y a quelque chose
00:55:13on peut parler
00:55:14de ce que gagne
00:55:16Dembélé
00:55:16Zidane
00:55:18et tout ça
00:55:18et tout ça
00:55:19et que
00:55:19le public
00:55:21il s'en fout
00:55:22royalement
00:55:22si Dembélé
00:55:24fait de la France
00:55:25de gagner
00:55:26la coupe du monde
00:55:27et ben
00:55:27qu'il va gagner
00:55:283 millions par mois
00:55:29les gens s'en foutent
00:55:30complètement
00:55:31mais Eric Alphen
00:55:32pourrait peut-être
00:55:33vous dire
00:55:33Dembélé
00:55:33il vote pas les lois
00:55:35on lui demande
00:55:36beaucoup
00:55:36mais attendez
00:55:38est-ce que
00:55:40parce que vous avez
00:55:41de l'argent
00:55:41vous votez
00:55:42des mauvaises lois
00:55:44est-ce que
00:55:45c'est lié à ça
00:55:46est-ce que
00:55:47je veux dire
00:55:47il faut quand même
00:55:48on peut être
00:55:49honnête
00:55:50et avoir de l'argent
00:55:51on peut être
00:55:52malhonnête
00:55:52et avoir de l'argent
00:55:53on peut être
00:55:54honnête
00:55:55et ne pas avoir d'argent
00:55:56et malhonnête
00:55:57et avoir de
00:55:58pas avoir d'argent
00:55:59et ben on va faire répondre
00:56:00l'ancien juge
00:56:00Eric Alphen
00:56:01et l'actuel ministre
00:56:02Sabrina
00:56:03non mais d'abord
00:56:04je suis désolé
00:56:05pour l'année
00:56:06que l'on m'a dit
00:56:06mais comparaison
00:56:07n'est pas raison
00:56:07je veux dire
00:56:08un footballeur
00:56:09il gagne de l'argent
00:56:10parce qu'il donne du plaisir
00:56:11à des gens
00:56:11qui viennent le voir
00:56:13un homme ou une femme politique
00:56:14ils n'ont pas la même mission
00:56:15ils ont pour mission
00:56:17de faire fonctionner
00:56:18le pays et l'état
00:56:19donc on ne demande pas
00:56:20la même chose
00:56:20après qu'on ait un patrimoine
00:56:22de 8 millions
00:56:23ou de 20 millions
00:56:23ce n'est pas tellement
00:56:24le problème
00:56:24le problème c'est qu'on soit
00:56:26honnête
00:56:26c'est ce que j'appelais
00:56:27l'éthique tout à l'heure
00:56:28et la probité
00:56:29c'est la même chose
00:56:30c'est-à-dire qu'il faut
00:56:30tout simplement
00:56:32inspirer confiance
00:56:32on parlait des associations
00:56:34anticorruption
00:56:34tout à l'heure
00:56:35pourquoi il y a
00:56:36ces associations anticorruption
00:56:37parce qu'effectivement
00:56:38trop souvent
00:56:39le citoyen se dit
00:56:41je préfère voter
00:56:42pour quelqu'un
00:56:43qui a peut-être
00:56:44déjà été condamné
00:56:45mais par contre
00:56:46il va bien s'occuper de moi
00:56:47il va réagir
00:56:49quand je vais lui demander
00:56:50de s'occuper de ma famille
00:56:52ou de mon problème
00:56:53etc
00:56:54ces associations
00:56:55elles ont pour mission
00:56:56justement
00:56:56d'éclairer le citoyen
00:56:58et de lui dire
00:56:59faites attention
00:56:59par ailleurs
00:57:00pour réagir
00:57:01à ce qui a été dit
00:57:01tout à l'heure
00:57:02on peut très bien
00:57:03je suis désolé
00:57:04on peut très bien
00:57:04vouloir faire de la politique
00:57:06en comptant sur le salaire
00:57:07de la politique
00:57:08et sans avoir autre chose
00:57:09heureusement
00:57:10qu'il y a des gens
00:57:10qui sont un peu plus pauvres
00:57:12qui s'engagent en politique
00:57:13et c'est pas forcément
00:57:15parce qu'on n'a pas
00:57:16d'action
00:57:17d'une société multinationale
00:57:19que pour autant
00:57:20on est mauvais politique
00:57:21on est politique
00:57:23avant tout
00:57:24parce qu'on veut mettre
00:57:25son talent
00:57:26et ses compétences
00:57:28dans l'intérêt
00:57:29de ses concitoyens
00:57:31et c'est ça
00:57:31il faut restaurer
00:57:33la confiance politique
00:57:34il faut donner
00:57:35envie aux gens
00:57:37de donner
00:57:37de leur temps
00:57:38et de leurs compétences
00:57:40au profit de tous
00:57:41c'est pour régler
00:57:42leurs problèmes
00:57:43c'est pour régler
00:57:43leurs problèmes
00:57:44juste
00:57:44je vous laisse répondre
00:57:46et Nicolas Bouzou
00:57:46qui n'a pas l'air
00:57:47tout à fait d'accord
00:57:47très court
00:57:48non non
00:57:48très court
00:57:49vous savez
00:57:50quand vous le savez
00:57:51mieux que moi
00:57:52vous arrivez aux responsabilités
00:57:53vous avez beaucoup
00:57:54de sollicitations
00:57:55vous le savez mieux que moi
00:57:56et tous ceux
00:57:57qui ont exercé
00:57:58de grandes responsabilités
00:57:59le savent mieux que moi
00:58:00les gens
00:58:00quand ils viennent vous voir
00:58:0290%
00:58:03moi je me suis amusé
00:58:03à regarder
00:58:04quand j'ai amusé
00:58:05c'est
00:58:06j'ai fait un travail
00:58:07d'études
00:58:08de regarder
00:58:09ce pour quoi
00:58:10on le sollicité
00:58:11parcours sup
00:58:12un logement
00:58:13un travail
00:58:14vous savez que
00:58:1590% des sollicitations
00:58:16que j'avais
00:58:17n'étaient pas
00:58:18des passe-droits
00:58:18c'était juste
00:58:19une méconnaissance
00:58:20des droits
00:58:20et souvent les problèmes
00:58:21se réglaient tout seul
00:58:22et on pensait
00:58:22qu'on était intervenu
00:58:23pour débloquer
00:58:24une situation
00:58:24où est-ce que
00:58:25vous mettez le curseur
00:58:26sur un passe-droit
00:58:28enfin moi je sais le faire
00:58:28mais quand les gens
00:58:29vous sollicitent
00:58:30les mêmes
00:58:32c'est les mêmes gens
00:58:32qui votent
00:58:33on est d'accord
00:58:33c'est les mêmes gens
00:58:34qui nous choisissent
00:58:35ou pas
00:58:36et souvent
00:58:37je vous dis
00:58:38j'ai souvent été frappée
00:58:40parce que ça m'a intéressée
00:58:42c'est quoi le service
00:58:43qu'on me demande
00:58:44puisque à Marseille
00:58:44c'est comme ça
00:58:45qu'on appelle ça
00:58:45où est-ce que vous mettez
00:58:47le curseur
00:58:48sur le clientélisme
00:58:50ou pas
00:58:50vous aidez une famille
00:58:51qui est dans votre circo
00:58:52qui en a besoin
00:58:53vous le faites
00:58:53parce que c'est votre mission
00:58:55ce pourquoi
00:58:56tu t'es engagé
00:58:57en politique
00:58:58que tu as accepté
00:58:59de prendre des coups
00:59:00et c'est d'une cruauté
00:59:02absolue
00:59:02même de
00:59:03de moins voir
00:59:04tes enfants
00:59:05et de te dire
00:59:06à un moment donné
00:59:06on va venir vous faire
00:59:07le procès
00:59:08vous comprenez
00:59:09alors attendez
00:59:10pardon Sabrina
00:59:11on s'est un tout petit peu
00:59:12éloigné
00:59:12je vous ai écouté vraiment
00:59:13parce que c'est intéressant
00:59:14mais Nicolas Bouzou
00:59:14voulait réagir aussi
00:59:15oui parce que
00:59:16en fait
00:59:17il y a deux sujets
00:59:18le sujet
00:59:19moi ce que je remets en cause
00:59:20c'est pas qu'il y ait des vérifications
00:59:21mais bien évidemment
00:59:22c'est pas ça
00:59:22c'est que tout ceci
00:59:23soit rendu public
00:59:25et là
00:59:25on n'est pas du tout
00:59:26en train de donner envie
00:59:27aux gens de faire de la politique
00:59:28mais qui veut faire de la politique
00:59:30qui veut voir son patrimoine
00:59:32étalé
00:59:33commenté
00:59:33sur les plateaux
00:59:34je peux rajouter quelque chose
00:59:35dans ces déclarations
00:59:36vous avez les marques de voitures
00:59:37et tout etc
00:59:37et puis juste
00:59:38en 15 secondes
00:59:39je pense que derrière
00:59:41il y a un peu un sujet
00:59:42qui consiste à dire
00:59:42au fond
00:59:42ce serait pas mal
00:59:43si les politiques
00:59:44avaient à peu près
00:59:45le même patrimoine
00:59:46que les français
00:59:47150 000 euros
00:59:47je ne vois pas
00:59:49au nom de quoi
00:59:50moi je vais vous dire
00:59:51à titre personnel
00:59:52j'aime la réussite
00:59:54j'aime les gens
00:59:55qui ont réussi
00:59:55quand on vous connaît
00:59:56on le sait
00:59:57financièrement
00:59:57et je trouve
00:59:59qu'il n'y en a pas
00:59:59assez au gouvernement
01:00:00et ce sera le mot de la fin
01:00:01si vous voulez bien
01:00:02mais puisque j'ai la ministre
01:00:03de l'enseignement
01:00:04de la formation professionnelle
01:00:05et de l'apprentissage
01:00:06sur mon plateau
01:00:06je voudrais vous faire réagir
01:00:07à ce que disent
01:00:08nos confrères d'RTL
01:00:09aujourd'hui
01:00:10qui va intéresser
01:00:11tous les parents
01:00:12d'un adolescent
01:00:12et sans doute
01:00:13pas mal d'adolescents
01:00:14ça concerne les stages
01:00:15de seconde
01:00:16et de troisième
01:00:17les stages qui font
01:00:18qu'on a la joie
01:00:19d'accueillir dans nos entreprises
01:00:20des hordes d'adolescents
01:00:24réaménager
01:00:24tout changer
01:00:25il y a déjà une pensée
01:00:26merci
01:00:26on a 30 secondes
01:00:28allez droit au but
01:00:28non mais je parle
01:00:30du petit de vendredi
01:00:32le petit Calvin
01:00:33qui est mort
01:00:34lui dans une entreprise
01:00:35en stage
01:00:36donc c'est à ses parents
01:00:37et à sa famille
01:00:38et à toute la communauté
01:00:40éducative
01:00:40mes premières pensées
01:00:41de l'autre côté
01:00:42oui
01:00:42moi je suis une chef
01:00:43d'entreprise
01:00:44je sais à quel point
01:00:45c'est compliqué
01:00:46d'avoir la responsabilité
01:00:47d'autres enfants
01:00:48qui ne sont pas les vôtres
01:00:49et tout le monde
01:00:50n'est pas structuré
01:00:51et je dis
01:00:51et je dis
01:00:52recevoir un enfant
01:00:53un jeune
01:00:54en stage
01:00:55que ce soit
01:00:55troisième
01:00:56seconde
01:00:57ou même plus tard
01:00:58sur le lycée pro
01:00:59et donc l'idée
01:00:59c'est que ce soit
01:01:00plus obligatoire
01:01:01qu'il puisse rester
01:01:01non je pense
01:01:03non je pense
01:01:04qu'il faut peut-être
01:01:05mieux accompagner
01:01:07les entreprises
01:01:07qui reçoivent des jeunes
01:01:08quand tu reçois un jeune
01:01:09moi je suis une maman
01:01:10ma fille elle a 16 ans
01:01:11vous m'excusez
01:01:12là c'est plus la ministre
01:01:13qui parle
01:01:13on en a à la maison
01:01:14aussi
01:01:15vous inquiétez pas
01:01:15exactement
01:01:15mais vous pareil
01:01:16quand vous êtes journaliste
01:01:17vous posez des questions
01:01:18très importantes
01:01:19qui sont
01:01:19la responsabilité
01:01:21de recevoir un jeune
01:01:22en entreprise
01:01:22ce n'est pas rien
01:01:23et donc je vais accompagner
01:01:24dans la discussion
01:01:25et la concertation
01:01:26et c'est mon job
01:01:27j'avais oublié
01:01:27à quel point
01:01:28vous n'êtes pas facile
01:01:28à couper
01:01:29merci beaucoup
01:01:30à tous les quatre
01:01:30voilà pour Harry
01:01:3120h BFM
01:01:32dans un instant
01:01:32belle soirée à tous
01:01:33merci à tous
01:01:35merci à tous
Commentaires