- il y a 9 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:02Générique
00:05Bonsoir, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver d'abord ce gros coup de chaud.
00:08Je vous le disais il y a quelques instants, gros coup de chaud entre Paris et Washington.
00:11Donald Trump furieux contre la France.
00:13Il affirme qu'elle a refusé le survol de son territoire à ses avions.
00:18Paris dément. Le président américain menace la France de représailles.
00:21On essaiera de comprendre précisément ce qui s'est passé.
00:24Coup de chaud aussi entre la France et Israël.
00:26Des casques bleus français ont été mis en joue par des soldats israéliens au Liban.
00:31C'est une info BFM TV. Ils ont même essuyé des tirs de semences.
00:35Et puis ça chauffe aussi à la pompe. Record battu pour le gazole.
00:38Le sans-plomb s'envole lui aussi à quand le litre à 3 euros.
00:42C'est désormais une hypothèse crédible et on s'en rapproche déjà dans certaines stations.
00:46Bienvenue à tous. C'est parti pour 60 minutes.
00:49Les images du jour. Pour commencer, elles sont signées Julien Migaud-Muller et Emmanuel Abrone.
00:5642e jour de guerre.
00:57L'Iran continue de cibler Israël et les monarchies du Golfe.
01:01Une dizaine d'explosions entendues à Jérusalem parce que l'Iran riposte évidemment.
01:07Le président américain envisage d'envoyer des troupes au sol, peut-être des forces spéciales.
01:32Donald Trump, juste avant cette conférence de presse, il s'en prend à la France.
01:37Il dit que la France a interdit le survol de son territoire et c'est pour ça que les Etats
01:42-Unis s'en souviendront, ne l'oublieront pas.
01:46Concernant la France, il mente. Donc de la part de Donald Trump, c'est de la mauvaise foi.
01:53C'est carrément une réaction de mauvaise humeur d'un président qui se réveille à 7h du matin, qui est
01:57frustré,
01:58qui voit que la guerre et le plan ne se déroulaient absolument pas comme il avait prévu.
02:05Des casques bleus français menacés par l'armée israélienne au sud-Liban, menacés et même mis en joue.
02:11Et un président américain furieux contre la France.
02:14Voilà les deux infos de ce début de soirée qu'on va détailler et expliquer avec nos spécialistes et avec
02:19nos invités.
02:19Ce soir, j'ai le plaisir de retrouver Didier François, Ulysse Gosset, Elsa Vidal, le trio de choc de BFM.
02:25Soyez les bienvenus à mes côtés ce soir.
02:27Louis Gauthier, bonsoir. Vous êtes ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale.
02:33Et Jean-Paul Perruche, bonsoir. Vous êtes général de corps d'armée et ancien directeur général de l'état-major
02:38militaire de l'Union Européenne.
02:39D'abord, je vous le disais, ce gros coup de chaud, un de plus entre Paris et Washington.
02:44Antoine Hollard, vous êtes sur place aux États-Unis.
02:46Donald Trump accuse donc la France d'avoir interdit le survol de son territoire à certains de ses avions partant
02:52au Moyen-Orient.
02:53Et il est très, très en colère.
02:58Oui, effectivement, les États-Unis n'oublieront pas.
03:01Voilà ce que dit Donald Trump, qui reproche aussi à la France d'avoir été très peu utile dans cette
03:06guerre en Iran.
03:07Alors on a un peu de mal à comprendre cette déclaration de Donald Trump qui a été démentie par la
03:12France.
03:13Des explications... On a sollicité à la Maison-Blanche pour avoir davantage d'explications.
03:17La Maison-Blanche qui botte un petit peu en touche, n'a pas de commentaire à faire et renvoie à
03:21ce poste de Donald Trump sur son réseau social.
03:23Au-delà de la France, Donald Trump semble aussi très remonté contre les pays européens et asiatiques qui utilisent le
03:29détroit d'Hormuz et qui en ont besoin pour leurs approvisionnements en pétrole.
03:32Donald Trump estime que ces pays ne sont pas assez courageux pour aller sécuriser le passage des navires.
03:38Et Donald Trump laisse entendre que les États-Unis pourraient mettre fin à la guerre sans régler la question du
03:44détroit d'Hormuz.
03:45Trump estime que les États-Unis n'ont pas besoin du détroit pour leur pétrole et que c'est aux
03:50pays qui l'utilisent de prendre les choses en main.
03:53Allez chercher votre pétrole, les États-Unis ne pourront pas toujours vous aider.
03:57Voilà ce qu'il a écrit ce matin sur son réseau social.
03:59Merci beaucoup Antoine Hollard.
04:00Donald Trump qui parle donc d'avions chargés de matériel militaire à destination d'Israël qui n'aurait pas pu
04:06passer au-dessus de la France.
04:07La France qui dément.
04:08C'est un communiqué de l'Elysée qui est tombé en fin d'après-midi.
04:12La France n'a pas changé de position, dit l'Elysée, Elsa Vidal, sur le survol de son territoire.
04:16Et s'étonne des reproches de Donald Trump.
04:18Question toute simple.
04:19Qui ment ?
04:21Donald Trump qui exploite en fait une information qu'il a depuis plusieurs semaines.
04:25C'est-à-dire ?
04:26Puisque l'État-major français avait fait savoir le 5 mars que le survol, en tout cas pour des avions
04:33qui auraient des fonctions militaires et des visées militaires, ne serait pas possible.
04:37Et donc il n'y a pas de surprise du côté de Donald Trump.
04:41Il le joue, la surprise, mais il n'y a pas de surprise.
04:44C'est-à-dire qu'il savait que les survols étaient déjà interdits ?
04:46Il savait qu'il y avait des limites à ce que nous permettons.
04:49Didier François n'est pas d'accord.
04:50Non, non, je ne suis pas d'accord.
04:52Vous auriez le droit.
04:53Oui, oui, certainement.
04:54Parfaitement autorisé.
04:54Non, non, non, en fait, d'abord, un, il y a eu un débat en France.
04:57Oui.
04:58Logiquement.
04:59Avec, il y a eu quelques journées un peu compliquées, ce qui était bien normal, sur est-ce que, oui
05:04ou non, on laisse tous les avions passés et les avions armés passés.
05:09Et c'était déjà il y a maintenant plus d'un mois.
05:12Et ça a été tranché par le fait que, finalement, les avions passés, comme d'habitude, pourraient passer dans l
05:18'espace aérien français.
05:20Et voir, et pour les ravitailleurs, en vol se poser à Istres, selon, évidemment, les conditions habituelles de nos accords
05:27avec les Américains, parce qu'on reste quand même un pays souverain et que, donc, il faut déposer des plans
05:32de vol et donner un certain nombre de règles qui, sur certains avions, ont été donnés un peu tard.
05:40Et donc, certains avions ont pu être détournés, mais dans l'ensemble, ça vole.
05:44Il y a même des avions armés qui ont décollé de Grande-Bretagne, des B-52 et des B-1,
05:50pour ne pas les citer, avec 30 tonnes de bombes à bord,
05:53qui ont survolé la France pour aller lâcher leurs affaires là où ils avaient à le faire, et qui sont
05:58revenus.
05:59Donc, honnêtement, il n'y a pas de sujet là-dessus.
06:01Simplement, je pense que Donald Trump estime que l'autoriation de survol n'est peut-être pas suffisante,
06:07et qu'il aimerait avoir une liberté de passage absolue sans contrôle des Français.
06:11Or, ça reste notre espace aérien, donc c'est normal qu'on leur demande de faire un tout petit peu
06:16de paperasse.
06:17Ce que les militaires américains font absolument sans problème, mais de temps en temps, ça peut prendre un peu plus
06:23de temps que ce qu'ils aimeraient.
06:25Sur deux, trois vols, il y a eu effectivement un peu de tiraillement, entre des diplomates chez nous,
06:32regardant un peu plus près le détail, et puis leur impatience.
06:36Louis Gauthier, comment vous expliquez cette grosse colère écrite ?
06:40C'est un message qu'a écrit Donald Trump qu'on réveille ce matin contre la France.
06:43Comme ça vient d'être dit, Donald Trump cherche à trouver un bouc émissaire à une partie de ses insuccès
06:49ou de l'impasse dans laquelle il se trouve aujourd'hui.
06:53Alors après, c'est vrai, il faut des autorisations, il y a des restrictions qui ont été données.
06:58Là, il s'agit par ailleurs, visiblement, de vols qui devaient apporter du matériel militaire à Israël.
07:04La problématique libanaise nous concerne aussi.
07:07Et je rappelle que ce n'est pas un cas unique.
07:10Qu'en 1986, François Mitterrand, en cohabitation avec Jacques Chirac, avait refusé leur survol pour aller frapper la Libye.
07:20Et ce qui était très étonnant, c'est une coïncidence sans doute,
07:22mais c'est qu'au même moment, la Libye et l'Espagne, comme aujourd'hui, avaient refusé le survol de
07:28leur espace aérien.
07:29Et à cette occasion, parce que je crois que François Mitterrand voyait peu après Reagan,
07:33il avait dit, et c'est une phrase qui résonne,
07:35« On n'arrête pas le terrorisme en tuant 150 Libyens innocents.
07:38On ne résout pas le problème en recourant à des représailles collectives. »
07:45Je pense que c'est une leçon qui résonne aussi dans l'actualité d'aujourd'hui.
07:49Je suis désolé d'avoir fait ce rappel du passé.
07:51Ça fait toujours du bien.
07:52Le passé éclaire les situations.
07:55Général Perruche, on s'inquiète ou pas quand Donald Trump dit,
07:57« Je m'en souviendrai, nous nous en souviendrons contre la France »
08:00où ça fait partie de sa rhétorique et ce sera fini demain matin au réveil.
08:04Écoutez, Donald Trump, j'allais dire, a plusieurs raisons de s'en prendre plutôt à la France.
08:10Premièrement, parce que la France est le moins vassal des pays de l'OTAN,
08:15parce qu'elle dispose d'une dissuasion nucléaire autonome,
08:18parce qu'elle a une armée qui a fait ses preuves sur les différents théâtres,
08:22même si on peut regretter qu'en volume, elle ne soit pas tout à fait au niveau.
08:25Mais en s'en prenant à la France, Donald Trump s'en prend à la principale puissance opérationnelle d'Europe
08:33actuellement.
08:34Et il déplore d'autant plus que cette puissance opérationnelle,
08:38il l'aurait bien vu au service de ses objectifs actuels au Moyen-Orient.
08:42Donc ça fait deux bonnes raisons pour lui d'attaquer plutôt la France que d'autres pays.
08:48Il aurait pu le faire avec d'autres pays européens, mais il ne l'a pas fait.
08:50Et donc, je vois là une manœuvre qui est tout à fait conforme à sa vision des relations qu'il
08:57doit entretenir avec les Européens.
09:01Et j'ajouterai, donné historique à ce qui vient d'être dit,
09:04que dès le général de Gaulle, dans les années 66-67,
09:09le général de Gaulle s'inquiétait de ces noriats d'avions américains
09:12qui se posaient sur les bases en France pour aller au Vietnam à l'époque.
09:16Donc, ce n'est pas nouveau.
09:18On a fait De Gaulle, on a fait Mitterrand, Ulysse Gosset, on va où dans les années...
09:22Pour répondre à votre question, oui, je pense qu'on a de quoi être inquiet
09:25parce que Donald Trump va prendre des mesures de représailles
09:29qui pourraient toucher la France, mais surtout l'Alliance Atlantique.
09:32C'est-à-dire ?
09:33D'abord, il n'y a pas que la France.
09:35Il y a l'Italie qui refuse également de laisser ses bases utilisées
09:39par des avions de combat américains qui vont aller en Iran.
09:42L'Espagne qui refuse le survol.
09:44Il y a l'Espagne qui est la plus radicale, qui a fermé l'espace aérien.
09:48Dès le début, a dit nous ne participons pas à cette guerre
09:50et nous interdisons l'espace aérien aux avions américains.
09:53Mais comment vous dites qu'il y aura des représailles ?
09:55J'essaie de comprendre.
09:56Des mesures de représailles, c'est surtout en fait la confiance est rompue
10:00d'une certaine manière et ça veut dire que pour l'Alliance Atlantique,
10:04si comme aujourd'hui Donald Trump dit
10:06je ne peux pas demander à nos alliés de nous aider dans le Golfe,
10:09je m'en souviendrai et il pense à l'OTAN et il pense à l'Ukraine
10:13et il pense... Vous savez, dans son premier mandat,
10:16il avait déjà menacé de quitter l'OTAN.
10:19Finalement, il est resté dans l'Alliance
10:21mais il a demandé aux Européens de payer.
10:22Ça a augmenté tous les budgets de la défense de l'Europe.
10:25Dans le deuxième mandat, on ne peut pas exclure
10:27qu'il ait une nouvelle foucade et qu'il décide de quitter l'OTAN
10:32ou en tout cas de menacer de quitter l'OTAN.
10:34Et puis il y a des sommets importants.
10:35Attention pour la France, il y a le 250e anniversaire des Etats-Unis
10:40qui a lieu cet été, il y a le sommet du G7 à Evian.
10:43Il y a des échéances qui permettraient à Trump
10:47de prendre des mesures de représailles,
10:49par exemple en disant au dernier moment
10:51je ne viens pas au sommet du G7 à Evian, par exemple.
10:54Coup de chaud, donc d'une part entre Paris et Washington.
10:59Coup de chaud également aujourd'hui entre la France et Israël.
11:04C'est une information au BFM TV.
11:05On va retrouver Nicolas Kouadou, l'envoyé spécial de BFM TV au Liban
11:08puisque c'est là-bas que ça s'est passé, précisément au Liban Sud.
11:11On apprend grâce à vous Nicolas que des soldats français de la Finule,
11:14c'est la mission des casques bleus au Sud Liban,
11:17ont été menacés par des soldats israéliens.
11:19Je dis menacés, ils ont même essuyé des tirs de semences.
11:24Oui absolument, il y a eu trois incidents très distincts
11:27qui se sont déroulés samedi entre des soldats français du contingent de la Finule
11:31et Tsaal, l'armée israélienne.
11:33Alors on va les prendre dans l'ordre.
11:35Le premier incident, il se déroule samedi matin.
11:37Il y a le général français qui commande les hommes français de la Finule
11:42qui faisait un trajet depuis Beyrouth pour revenir vers la base de Nakoura
11:47dans le sud-ouest du pays.
11:48On est en plein cœur de la zone rouge, là où se déroulent les combats.
11:50Sa voiture est arrêtée par des soldats israéliens
11:53qui le mettent en joue avec leur arme
11:55et lui intime, je cite, de dégager d'ici.
11:58Voilà pour le premier incident.
11:59Le deuxième, il arrive un petit peu plus tard, vers midi environ.
12:02Il y a un convoi qui est escorté,
12:06un convoi de ravitaillement escorté par des soldats français de la Finule
12:10qui également est arrêté par des soldats israéliens
12:13qui effectuent des tirs de semonce aux alentours de ce convoi.
12:17On retrouvera tout de même un impact de balle
12:19dans l'un des véhicules de la force de maintien de la P.
12:23Troisième incident, toujours samedi, un petit peu plus tard dans la journée,
12:26un officier français qui rend visite à un détachement déployé dans le sud du pays
12:31se fait tirer dessus ou du moins à proximité par un char israélien,
12:35Merkeva, un obus qui tombe donc à moins de 15 mètres de ce soldat.
12:38Voilà pour ces trois incidents.
12:40Certes, il n'y a pas de blessés, mais ce sont des incidents extrêmement graves
12:43qui ont d'ailleurs été condamnés par le ministre des Affaires étrangères,
12:47Jean-Noël Barraud.
12:48Et en tout cas, ça témoigne bien si, bien sûr, on évoque aussi
12:51les trois soldats indonésiens qui ont perdu la vie
12:53dans les deux derniers jours dans cette zone du sud du Liban,
12:56de la tension extrêmement forte qu'il y a dans cette région.
12:59Nicolas Kouadouté, au toucher envoyé spécial de BFM à Beyrouth,
13:03un général français de la Finule,
13:05mis en joue des tirs de semonce, et un peu plus que de semonce,
13:08parce que, comme il vient d'être dit,
13:10il y a une balle qui a terminé dans l'une des voitures de l'armée française.
13:15On est où, là ?
13:17On est dans le mépris du droit international le plus profond,
13:21puisque s'en prendre à des unités de casques bleus
13:24qui sont là pour le maintien de la paix,
13:27ce ne sont pas des combattants.
13:28Donc, c'est s'en prendre à la communauté internationale
13:31aux décisions qui ont été prises concernant la mise en œuvre
13:35de cette résolution 1701, qui prévoit de créer une zone tampon
13:39entre le Liban et Israël, dans laquelle on ne devrait pas trouver
13:44de forces armées.
13:46Alors, deuxième remarque, certainement,
13:48que la France est un peu en froid avec Israël
13:52depuis que la reconnaissance de la Palestine a été faite par notre président.
13:57Donc, là, je crois qu'il y a un vrai contentieux.
13:59Mais, pardon, il y a être en froid et il y a braquer une arme
14:01sur un militaire d'un pays qui, à ma connaissance,
14:05n'est pas en guerre contre...
14:05Absolument. Et la troisième explication qu'on peut présenter,
14:10c'est qu'Israël n'aime pas avoir des spectateurs
14:13de son action militaire là où elle les opère.
14:18Et on l'a vu à Gaza, où les journalistes n'étaient pas bienvenus.
14:21On le voit maintenant au sud de Liban,
14:24où le minimum d'observateurs est souhaité par Israël
14:27pour ne pas avoir du tout à rendre des comptes de ses actions.
14:31Louis Gauthier, tout ça provoque évidemment pas mal de réactions en France.
14:34Étonnamment, aucune côté israélien.
14:36On a joint tout à l'heure notre équipe sur place.
14:38Il n'y a pas un mot là-dessus.
14:39Ça reviendra peut-être.
14:41De toutes les façons, c'est une mission depuis 1978
14:43qui est extrêmement compliquée, extrêmement difficile.
14:45Il y a quand même eu plus de 340 casques bleus
14:48qui ont été tués.
14:51Et c'est tragique parce qu'il s'agit effectivement
14:53de casques bleus qui ont pour but de s'interposer,
14:56d'être des observateurs de la paix.
14:58Je crois que la vraie raison, elle est celle-là.
15:00Israël ne souhaite pas avoir des observateurs
15:03dans cette période où il met une action offensive.
15:05L'objectif, c'est quoi ?
15:07C'est la finule face à...
15:09Je rappelle la finule, c'est 8 000 hommes dont des Français.
15:12Son pactage est déjà...
15:14Et déjà, le calendrier de retrait était prévu
15:17à la demande des Israéliens et des Américains.
15:20La France, elle, poussant plutôt pour un maintien
15:23un peu plus dans la durée de cette force
15:25tant que les choses ne sont pas s'appliquées en Iran.
15:27Ça change quelque chose à la présence française ou pas du tout ?
15:30Non, pas dans le cadre du mandat tel qu'il est donné.
15:33De toute manière, la fin du mandat de la finule est déjà actée.
15:39Parce qu'il y a eu un vote à l'ONU et donc...
15:42C'est quand ?
15:43C'est cet été.
15:4431 décembre, ça va se terminer.
15:45Donc là, c'est faites vos bagages un peu plus vite peut-être.
15:47Non, mais personne ne fera les bagages plus vite.
15:49C'est pas vu comme ça.
15:50En fait, je rappelle quand même qu'on a déjà eu un mort au Liban
15:53tué par les Israéliens.
15:54C'était le commandant Jean-Louis Vallée en 2005
15:57qui était membre de l'ONU.
16:01Donc, ce n'est pas la première fois que les Israéliens nous font le coup.
16:04Et ce qui n'est pas un geste amical, loin de là.
16:09Ils ne veulent pas qu'on voit ce qui se passe.
16:11En fait, ce qu'ils voudraient, ce n'est pas qu'on parte.
16:13Ils savent parfaitement que ça ne partira pas.
16:14C'est que l'ONU, et particulièrement la finule,
16:17et particulièrement la force de réaction rapide de la finule,
16:19là pour le coup, c'est les septembre français
16:20qui sont sous blindage et qui continuent de fonctionner,
16:23restent dans leur base.
16:24Ils ne veulent pas qu'on observe.
16:25C'est ça ?
16:26L'issue, c'est restez dans vos bases.
16:28On ne vous fera pas trop chier là-bas.
16:29On n'est pas sur le terrain.
16:30Encore qu'on n'est pas sûr, puisqu'ils ont déjà envoyé...
16:32Laissez-nous prendre possession de cette partie du Liban.
16:34C'est ça l'idée.
16:37Réaction, et je vais vous donner la parole dans un instant,
16:39Lise Gosset, réaction de Jean-Luc Mélenchon.
16:40Aujourd'hui, après ce qui s'est passé au Liban,
16:43je le cite,
16:44« Doctrine Chirac, quand on tire sur un Français sous casque bleu,
16:47les Français ripostent,
16:49sinon Netanyahou recommencera. »
16:52Il fait référence à ce qui s'est passé à Sarajevo.
16:55Vous vous souvenez du général Courage.
16:58Mais en fait, c'est extrêmement dangereux
17:00et on ne peut pas dire ça comme ça.
17:01J'ai acquiescé, mais je ne me souviens pas du général Courage.
17:04C'est Morillon.
17:05C'est le général Morillon qui est à Sarajevo.
17:07Et effectivement, les casques bleus sont agressés.
17:10Au début, il ne répond pas.
17:12Le général Morillon dit à Sébrenica,
17:15et au début, il n'y a pas de réaction.
17:17Et puis finalement, il y a l'ordre de riposter, de se protéger, de se battre.
17:21Finalement, d'utiliser ses armes et pas de rester passif.
17:25Dans ce cas précis, les soldats français de la fineule auraient pu ou dû riposter ?
17:29Non, surtout pas, parce que ça déclencherait…
17:32Ils auraient pu, car ils ont un mandat de légitime défense.
17:35Ils ont un mandat de légitime défense pour remarquer les conséquences.
17:37Mais est-ce que c'était opportun ?
17:39Non, c'est un mandat de légitime défense.
17:42Parce que le contexte avec Israël est extrêmement tendu.
17:45Et quand on voit ce qui se dit aujourd'hui en Israël,
17:49c'est que ce n'est pas simplement l'incident qui a eu lieu samedi et les trois morts.
17:54C'est qu'il y a là aussi une relation de défiance,
17:56vous pourriez dire de méfiance entre la France et Israël depuis deux ans.
17:59C'est ce que disent les Israéliens.
18:00Alors, on a parlé de la reconnaissance de l'État palestinien, c'est très important.
18:03Mais il y a aussi, pendant Gaza, le désaccord entre le président Macron et Netanyahou,
18:09qui se sont quasiment fâchés au téléphone.
18:12Et puis, il y a surtout cette vision du Liban qui est de nouveau plongée dans la guerre,
18:16avec 1200 morts, un million de réfugiés et l'offensive terrestre israélienne qui se poursuit.
18:22Donc, il y a un désaccord profond qui conduit Israël aujourd'hui, c'est important,
18:26à annoncer qu'il n'y aura plus d'achat de matériel de défense par les Israéliens.
18:31De matériel français.
18:33Voilà.
18:33Alors là, pardon, là aussi, j'ai besoin d'une explication.
18:35On nous explique depuis des mois que nous ne vendons pas d'armes.
18:38Vous allez dire que c'est du matériel de défense, ce n'est pas la même chose.
18:40À Israël, de quoi on parle, matériel de défense ?
18:42On parle de technologie, essentiellement.
18:45On parle de composants pour le domaine de fer.
18:47C'est Thalès, en fait, qui vend.
18:48On va faire simple.
18:50C'est Thalès qui donne des composants électroniques qui servent à la...
18:54Oui, enfin, qui vend d'hommes de fer.
18:55Oui, on se doutait.
18:56Non, non, mais je veux dire, on n'a quasiment pas de...
18:59La France ne vend pas d'armes à Israël.
19:02Il met des entreprises françaises pour fournir des composants.
19:05Non, mais ils ont l'accord de la France pour le faire.
19:06Il n'y a pas de sujet.
19:07On n'a pas de problème avec ça.
19:09Simplement, il faut comprendre une chose sur le mythe France-Israël.
19:13Israël, ce n'est pas des clients, c'est des compétiteurs par rapport à la France sur le marché des
19:16armes.
19:17C'est des compétiteurs qui essaient de nous prendre des parts de marché,
19:20surtout sur la question des missiles et sur la question de tout ce qui est électronique.
19:25Donc, en fait, il y a très longtemps qu'on ne fournit plus des armes.
19:28C'était à l'époque du Général de Gaulle où on a créé,
19:31on a aidé les Israéliens à voir l'aviation jusqu'à la bombe atomique.
19:34Mais ça fait très longtemps que la verre est finie et qu'ils se fournissent chez les Américains
19:37ou qu'ils produisent leur truc eux-mêmes.
19:38Et quand ils se produisent des trucs, eux, aujourd'hui, ce qu'ils produisent avec Elbit, Raphaël,
19:43qui sont de très grosses boîtes ultra-compétitives israéliennes
19:46dans des secteurs concurrents à Thalès ou à Safran,
19:51je peux vous dire que voilà, on n'est pas du tout...
19:53C'est 0,2% de nos exportations d'armes par an Israël.
19:57Donc, on n'est pas du tout...
19:58C'est un geste très symbolique, mais qui va plus les embêter, eux,
20:01sur la question des puces dont ils ont besoin pour le dôme de fer que nous, en fait.
20:06Attention, parce que la décision interdit les ventes d'armes d'État à État,
20:10mais les sociétés privées peuvent continuer à vendre leur puce.
20:14Alors, donc, si vous voulez...
20:15Mais c'est l'expression, encore une fois, d'un climat de tension, de défiance
20:19et d'un désaccord profond sur la façon, notamment, de régler la question du Liban.
20:23Pourquoi la finule est en première ligne ?
20:25Parce que, effectivement, le Hezbollah a attaqué Israël, Israël a répandu
20:30et on a cette riposte qui a été qualifiée, entre guillemets, de disproportionnée,
20:35notamment par Jean-Yves Le Drian,
20:36qui fait qu'aujourd'hui, on est sous la menace d'une invasion
20:39et d'une occupation à long terme du Sud-Liban,
20:41ce qui, évidemment, n'est pas acceptable pour la France.
20:43Dernier mot, peut-être, sur Israël.
20:44Vous nous avez dit qu'on est concurrents, Didier-François, d'un point de vue armement.
20:47Est-ce qu'on est militairement alliés, aujourd'hui, avec Israël ?
20:51On n'est pas de...
20:53En fait, on n'est pas sur le même terrain.
20:56Il y a de l'échange de renseignements sur la question du contre-terrorisme,
21:01là où ça travaille quand même pas mal,
21:02même s'il y a eu, effectivement, des rafraîchissements
21:04depuis la reconnaissance de l'État israélien,
21:06mais même, on continue à coopérer.
21:09Militairement, on n'a jamais eu vraiment énormément de coopération.
21:11On travaille.
21:12On a un accord de défense stratégique.
21:14On a une réunion tous les six mois, une fois...
21:17D'ailleurs, c'est le SGDSL qui s'en occupe,
21:19qui a lieu tous les six mois en France et tous les six mois là-bas,
21:23où là, on met des experts militaires et civils sur tous les secteurs.
21:27On a beaucoup coopéré sur la question,
21:29et on coopère toujours beaucoup, sur la question du nucléaire iranien,
21:32parce que là, pour le coup, c'est un vrai sujet
21:34sur lequel on a des intérêts communs et des analyses communs,
21:36parfois plus proches entre Israël et la France
21:38qu'avec les Américains à l'époque du JCPOA.
21:41Donc, on a des choses,
21:43mais après, on a des désaccords sur la question de la Syrie,
21:46sur le soutien ou pas au nouveau gouvernement et à Chara.
21:49On a quand même...
21:50Voilà, après, honnêtement,
21:53on n'est pas dans les mêmes secteurs,
21:54donc on n'intervient pas de la même façon.
21:56Donc, il n'y a pas, effectivement,
21:57non plus un lien opérationnel comme celui qu'on a vu se développer là,
22:02avec les Américains.
22:04Ça n'a rien à voir.
22:05On n'est pas dans leur CO,
22:07on n'est pas dans le centre de commandement sur Gaza,
22:10on n'est pas dans le centre de commandement régional avec eux.
22:12Voilà, on a des officiers de liaison,
22:14on a des échanges,
22:16mais on n'a pas une...
22:18Enfin, on fait des exercices,
22:19mais c'est pas...
22:20Il n'y a pas un développement...
22:23Enfin, c'est pas une fraternité d'armes.
22:25On n'est pas allé d'Israël dans la guerre en Iran,
22:26pour être précis.
22:27Alors, la guerre en Iran, justement,
22:29on a aujourd'hui les États-Unis
22:31qui ont environ 50 000 hommes au sens large dans cette région.
22:34Général Pellistrandi, vous nous avez rejoints.
22:37Les derniers militaires américains qui sont arrivés sur place,
22:39ce sont les parachutistes de la 82e division aéroportée.
22:44Ils viennent tout juste de poser leurs bottes
22:46dans cette région du Moyen-Orient.
22:48Qui sont-ils ?
22:49Et on verra ensuite quel pourrait être leur rôle.
22:52Alors, la 82e division aéroportée,
22:54oui, elle est stationnée aux États-Unis,
22:56Caroline du Nord,
22:57et elle a été transférée par avion-croporteur
23:00depuis Fort Bragg,
23:01qui est là où elle est stationnée,
23:03vers des États du Golfe.
23:05On peut penser, notamment, peut-être,
23:07à l'Arabie saoudite,
23:08pour pouvoir être engagée ultérieurement,
23:11être parachutée sur des objectifs
23:13qui sont autour ou près de l'Iran.
23:16Donc ça, c'est un peu la situation actuelle.
23:19Donc cette division aéroportée,
23:21elle est en partie,
23:233 000 hommes prêts à agir sur ordre,
23:26donc quelque part dans le Proche et Moyen-Orient.
23:30Alors on va continuer.
23:31Regardez, vous avez sur cette image,
23:33en fait, on voit, c'est un largage.
23:35Alors, particularité,
23:36en opération,
23:37on largue forcément de nuit.
23:40Pas question de larguer en plein jour.
23:42Et là, vous avez donc un largage à partir d'un avion C-17.
23:46Les parachutistes, on voit les petites coupoles blanches,
23:49et ils vont se poser.
23:51La particularité des parachutistes,
23:53c'est que c'est des unités légères,
23:56extrêmement performantes,
23:58et là, on les voit donc en train de s'équiper,
24:00et donc ils vont être projetés par la voie aérienne
24:03pour aller prendre donc des objectifs différents.
24:07Maintenant, il y a quelque chose qui est très important,
24:09c'est que cette 82e division aéroportée,
24:11là, ce sont des images,
24:14vous voyez le parachutage,
24:16cette 82e division,
24:18en fait, elle est mythique.
24:19Pourquoi ?
24:20Parce que c'est celle qui a sauté le 6 juin 1944,
24:24lors du didet,
24:26notamment à Sainte-Mère-l'Église.
24:27On a tous en mémoire cette image,
24:30dans les films, dans le fameux jour le plus long,
24:32où on a ce parachutiste
24:34qui est accroché au clocher
24:36au clocher de Sainte-Mère-l'Église.
24:37Et là, ce qui est intéressant,
24:38c'est que vous voyez des images de nuit,
24:40parce qu'effectivement,
24:41ce type d'unité,
24:42on l'engage de nuit
24:44pour des actions brutales,
24:46rapides,
24:47ponctuelles,
24:48avec un point particulier,
24:49c'est qu'ils ne peuvent pas durer
24:52très longtemps sur le terrain.
24:53Il ne faut pas oublier que,
24:54en fait, ils partent pratiquement
24:55avec tout leur pactage.
24:56Ils peuvent avoir quelques véhicules
24:58qui vont être largués,
25:01pareil,
25:01mais ils n'ont pas de blindés lourds,
25:03ils n'ont pas une logistique
25:05qui leur permet de durer très longtemps.
25:07En tout cas,
25:08le fait d'envoyer
25:08cette 82e division aéroportée,
25:11c'est vraiment un signal fort.
25:13Maintenant,
25:14la question qui va se poser,
25:16qu'est-ce qu'on fait
25:17de cette 82e division aéroportée ?
25:19quels vont être les objectifs
25:21pour lesquels
25:21elles pourraient être employées
25:23dans les jours ou semaines à venir ?
25:24Je vous propose de la poser
25:25à Louis Gauthier,
25:26cette question.
25:27Qu'est-ce qu'ils viennent faire ?
25:28Dans votre introduction tout à l'heure,
25:30vous disiez,
25:31Donald Trump va-t-il lâcher
25:33le golfe d'Hormuz ?
25:34Peut-être,
25:34mais le golfe d'Hormuz
25:36ne va pas lâcher Donald Trump
25:37parce qu'il est fourré
25:39dans cette nasse
25:40et il doit s'en sortir
25:41soit par une voie diplomatique,
25:43ce qui implique
25:44encore beaucoup d'aménagements
25:46pour arriver à une solution
25:47et à stabiliser
25:49un cadre de concertation ?
25:51Ou alors,
25:52et il le fait,
25:53visiblement aujourd'hui,
25:54sous la pression
25:55de moyens militaires déployés,
25:57mais ces moyens,
25:58comme vient de le dire
25:58le général Pellistrandi,
25:59sont des moyens légers,
26:01sont des moyens,
26:02on dit 50 000 hommes,
26:04c'est l'ensemble
26:04qu'il y a sur la région.
26:05Mais en réalité,
26:07que ce soit les unités de Marines
26:08ou que ce soit 7,99,
26:10c'est 5, 6, 7 000 hommes.
26:12Donc pour faire quoi ?
26:13Pour sécuriser...
26:14Il pourrait sécuriser le détroit
26:15ou en tout cas ouvrir la voie ?
26:16Les options,
26:18vous les avez toutes décrites,
26:19prendre les îles,
26:21Karg,
26:22Abu Moussa,
26:22la petite tombe,
26:23la grande tombe,
26:24avec des objectifs
26:26qui font de ces îles
26:27autant de pièges
26:28tendus par les Iraniens
26:30qui ont évidemment
26:31préparé le site.
26:32Et ensuite,
26:33pas beaucoup
26:33de plus d'efficacité
26:35pour libérer le détroit
26:36parce qu'ils suivent
26:37les réponses iraniennes,
26:38elles iront sur les pétroliers,
26:40elles iront sur les sites
26:41de dessalement,
26:42elles iront ailleurs.
26:43Et autrement,
26:44c'est une logique
26:46d'opération
26:47plus systématique
26:48sur la côte,
26:49mais ça veut dire
26:50100,
26:50150 kilomètres,
26:52et alors là,
26:53extrêmement difficile
26:53et pas avec ces moyens-là.
26:55Ça applique des appuis
26:57au sol,
26:58ça appuie toute une série
26:59de choses
26:59qui ne sont pas
27:00matérialisées
27:01par la présence
27:02de ces unités,
27:03certes très remarquables,
27:04mais qui sont des unités
27:05coup de poing
27:06pour faire des opérations
27:07légères
27:07ou pour faire des opérations
27:09d'amorçage.
27:09On évoquait la libération
27:11de la France,
27:12c'était des opérations
27:13en premier.
27:14Et donc,
27:15là,
27:15on voit bien
27:17que Donald Trump
27:18est dans une nasse
27:19parce qu'il n'a pas
27:21de sortie politique,
27:22il n'a pas pour l'instant
27:23d'agenda diplomatique
27:25qui commence d'abord
27:26par le règlement
27:27du problème
27:27qu'il a posé lui-même,
27:29la question de la circulation
27:30sur le détroit d'Hormuz,
27:31et les solutions militaires
27:33aujourd'hui sont plus
27:34des effets de démonstration
27:36de la force
27:36en attente d'autre chose.
27:37Mais s'ils s'engageaient
27:39sur cette voie militaire,
27:40ils s'engageraient
27:41à ce moment-là
27:41pour longtemps
27:42et sur des opérations
27:43beaucoup plus lourdes.
27:44En Irak,
27:45c'était 160 000 hommes
27:46pour un territoire plus petit.
27:47On n'irait peut-être
27:48pas jusque-là,
27:49mais on voit bien
27:50qu'il y a un effet de masse
27:51qui n'est pas là.
27:53Et puis,
27:53il est de lourdeur.
27:54Général,
27:54si les parasautes
27:57sur l'île de Karg,
27:58sur le détroit d'Hormuz,
27:59la guerre changera
28:00de visage,
28:02de dimension,
28:02on sera dans autre chose.
28:04Forcément.
28:04C'est un pas de plus
28:05dans l'escalade
28:06parce que
28:07si les troupes américaines
28:10s'installaient
28:10sur ces îles
28:11en les saisissant,
28:12donc,
28:13ça voudrait dire
28:14que tout trafic
28:18d'énergie
28:19venant de l'Iran
28:20serait oblitéré.
28:22Il n'y aurait plus
28:22de possibilité
28:23d'exportation
28:24pour l'Iran.
28:25Avec les conséquences
28:26que ça aurait
28:27sur les pays
28:28qui sont très dépendants
28:28du pétrole iranien,
28:30la Chine,
28:30l'Inde,
28:31sans doute
28:31beaucoup d'autres pays.
28:33Donc,
28:33on passerait vraiment là
28:35un cap
28:36qui reposerait
28:37la question
28:38de la vitalité
28:40d'Hormuz
28:41pour la communauté
28:42internationale
28:43et pour l'économie
28:44d'une façon générale.
28:46Et derrière ça,
28:48il y a la survie
28:49aussi de l'Iran.
28:50Parce que,
28:51c'est vrai
28:52qu'on a vu
28:53que l'Iran
28:53avait opposé
28:54aux Américains
28:55une résistance
28:55au-delà
28:56de ce qui avait été prévu,
28:57même par les meilleurs experts,
28:58et ça continue
28:59encore actuellement.
29:00Mais combien de temps
29:01l'Iran peut-il tenir
29:04économiquement
29:05en munitions,
29:07en stocks,
29:08etc.
29:09Ça,
29:09c'est une question aussi.
29:10On dit souvent
29:11que le temps travaille
29:12pour les Iraniens,
29:14je dirais,
29:14jusqu'à un certain point.
29:15C'est ça.
29:16Et combien de temps,
29:17ajouterais-je,
29:18les Iraniens
29:19peuvent-ils tenir
29:19le détroit d'Hormuz ?
29:21C'est la question
29:21qu'on surveille
29:22évidemment chaque jour
29:23avec son flot
29:24de conséquences économiques
29:26qu'on mesure,
29:26et on va en parler
29:27tout à l'heure,
29:28à la pompe,
29:29et pas uniquement
29:30à la pompe.
29:30Milane Argelas,
29:31du côté du Qatar,
29:33à Doha,
29:33où vous êtes pour BFM
29:34avec Léa Fernandez,
29:35pour dire les choses
29:36très simplement.
29:37Combien de bateaux
29:38passent désormais
29:39chaque jour,
29:40et quels sont les bateaux,
29:42quels sont les pavillons
29:43des bateaux
29:43qui arrivent à le franchir
29:44ce détroit ?
29:47Alors Marc,
29:48ce que l'on peut dire,
29:49c'est que le secrétaire
29:50américain à la Défense
29:51disait tout à l'heure,
29:52affirmait qu'il y avait
29:53de plus en plus
29:54de navires
29:55qui réussissaient
29:55à traverser
29:56ce détroit d'Hormuz.
29:57Selon,
29:58on va se baser
29:58sur les chiffres,
29:59selon la plateforme,
30:01l'analyste maritime
30:02Kepler,
30:03sur la journée de samedi,
30:0412 bateaux
30:05ont réussi
30:06à traverser
30:06le détroit d'Hormuz
30:07qui en fait
30:08une des journées
30:08les plus denses
30:09en termes de traversée
30:10depuis le début
30:11de la guerre.
30:12Mais ces chiffres,
30:12il faut tout de même
30:13les mesurer
30:14car toujours selon Kepler,
30:15le trafic maritime
30:17a chuté
30:17dans le détroit d'Hormuz
30:18de 95%
30:20depuis le début
30:20de la guerre.
30:21Ce que l'on sait,
30:22c'est que certains navires
30:23réussissent à traverser,
30:25c'est le cas notamment
30:25de navires chinois.
30:27D'ailleurs,
30:27la Chine s'est félicitée
30:29de la traversée
30:30de trois de ses navires
30:31ces derniers jours.
30:33Il y en a un notamment
30:34qui a réussi à traverser
30:35le 25 mars dernier,
30:37un navire battant pavillon
30:38de Hong Kong.
30:39Deux autres navires,
30:40des navires commerciaux chinois,
30:41ont réussi à traverser
30:43le détroit d'Hormuz.
30:44C'était hier.
30:45Il s'agit de portes-conteneurs
30:46et c'est d'ailleurs
30:47une première
30:48depuis le début
30:48de la guerre.
30:49Ces portes-conteneurs
30:50font route actuellement
30:52vers la Malaisie.
30:53Donald Trump,
30:53lui,
30:54évoquait des négociations
30:56il y a deux jours
30:56pour faire passer
30:5820 cargos pétroliers
30:59sans préciser
31:00leur nationalité.
31:01Ce que l'on sait,
31:02c'est que le passage
31:03de ces 20 cargos pétroliers
31:04doit s'étaler
31:05sur plusieurs jours.
31:06Merci à tous les deux.
31:07Donc en direct
31:08de Doha au Qatar.
31:09On s'interroge
31:10sur ce que veut vraiment
31:11Donald Trump
31:11sur ce détroit d'Hormuz
31:12après un nouveau message
31:14qu'a publié aujourd'hui
31:15le président américain
31:17qui s'en prend
31:18à nous,
31:19aux alliés
31:20qui refusent
31:20de l'aider
31:21à sécuriser le détroit.
31:23Voici ce qu'il dit.
31:23Vous avez des problèmes
31:24avec le pétrole,
31:25ça augmente.
31:26Un, acheter
31:28auprès des Etats-Unis,
31:29on en a plein du pétrole.
31:30Deux,
31:30trouver du courage,
31:31aller jusqu'au détroit
31:32et prenez-le
31:33tout simplement.
31:34L'Iran a été décimé
31:35le plus dur effet,
31:36aller chercher
31:37votre propre pétrole.
31:39Est-ce que ça veut dire
31:39que Donald Trump
31:40pourrait à un moment
31:41ou à un autre
31:42lâcher le détroit d'Hormuz
31:43en disant finalement
31:44c'est déjà suffisamment compliqué
31:46comme ça,
31:46on réglera ça plus tard
31:47après la guerre ?
31:48Ce que je disais tout à l'heure,
31:49le détroit ne lâchera pas.
31:51D'abord parce que ça a
31:51des conséquences économiques
31:52y compris chez lui
31:53avec le gallon
31:54qui va passer bientôt
31:55à 4 dollars
31:55comme chez nous
31:56on craint que le prix du 8.
31:58Donc à prix du baril
31:59qui oscille au-dessus
32:00de 118 dollars.
32:03Vous vous dites
32:03qu'il ne peut pas terminer la guerre
32:04tant que le détroit
32:05n'est pas libéré ?
32:06La question que vous posiez
32:07c'est-à-dire le point de rupture
32:08où on imaginerait
32:09que le régime s'effondre
32:11ce qui veut dire aussi
32:12un vrai problème
32:12de contrôle sur l'Iran.
32:14Également,
32:15vous aurez toujours
32:16ça va prendre quand même
32:17quelques semaines
32:17voire des mois
32:18parce qu'il restera toujours
32:19sous la patte des Iraniens
32:21ou la possibilité
32:22de frapper un pétrolier
32:24d'avoir une attaque
32:25ici ou là.
32:26Donc on ne reviendra pas
32:28immédiatement
32:28dans le calme
32:29sans rien faire.
32:30Donc il faut faire quelque chose
32:31c'est plutôt la désescalade
32:32et le processus diplomatique.
32:34Et sinon,
32:35c'est la voie militaire.
32:36Et la voie militaire,
32:37elle est pleine d'embûches,
32:38elle est pleine de risques,
32:39je l'ai déjà dit.
32:40Et quand on regarde
32:42l'impact pour la communauté internationale
32:44de cette affaire,
32:46elle est déjà considérable.
32:47La reprise de l'inflation,
32:50l'entrave sur le commerce international,
32:52des pays qui ont déclaré
32:53l'état d'urgence
32:54parce qu'il n'y a plus d'essence
32:55à la pompe,
32:56ce qui veut dire
32:56qu'il y a des sociétés
32:57qui sont entravées,
32:59bloquées.
32:59Donc ça,
33:00c'est un calendrier
33:01qui est quasiment immédiat
33:02pour certains pays
33:03d'Asie,
33:04Philippines,
33:05Indonésie.
33:06Avec des rationnements.
33:07Avec des rationnements.
33:07On le voit déjà
33:08sur certaines stations d'essence
33:10en Europe
33:11et même en France.
33:12Donc l'impact,
33:14il est d'ores et déjà très fort.
33:16Et comme je le dis,
33:18le golfe Persique
33:19ne lâchera pas
33:22Donald Trump.
33:23Ne serait-ce que parce qu'il a pris
33:24lui-même seul,
33:25sans concertation,
33:26la décision d'y aller
33:27de cette façon.
33:28Après le pétrole,
33:29il y a également l'uranium,
33:30le fameux uranium enrichi
33:31dont l'Iran disposerait
33:33de plus de 400 kilos
33:34enfouis sur plusieurs sites.
33:36Général Pélix se rendit.
33:37On parle d'uranium aujourd'hui
33:39après une frappe américaine
33:40qui a eu lieu hier
33:41près d'Ispaan.
33:42L'un des sites présumés
33:44où se trouve cet uranium
33:45qui pourrait servir
33:45à fabriquer la bombe iranienne.
33:47Expliquez-nous
33:49ce qu'ont été ces frappes
33:50et pourquoi on le soupçonne.
33:51Voilà, des images
33:52très spectaculaires.
33:53Donc la frappe
33:54qui a eu lieu hier
33:55dans la nuit
33:56avec visiblement
33:58des frappes
34:00qui sont assez longues
34:02en fait.
34:02Ce n'est pas uniquement
34:04à un point donné,
34:04peut-être sur
34:05plusieurs centaines de mètres
34:07et visiblement
34:07avec une puissance
34:10extrêmement forte.
34:11Or, on sait que
34:11du côté d'Ispaan,
34:13il y a un certain nombre
34:13d'installations
34:15souterraines
34:15qui servent
34:16au programme nucléaire
34:17donc iranien.
34:19Alors, la question
34:20que l'on peut se poser,
34:21c'est en fait
34:21quel était l'objectif
34:23recherché
34:23par les Américains
34:25pour détruire
34:26peut-être
34:27ces installations
34:27souterraines
34:28qui n'avaient pas été
34:29complètement détruites
34:30notamment lors
34:31de la guerre
34:32des Douze Jours.
34:33Et donc,
34:33il est vraisemblable
34:34que les Américains
34:36en fait
34:36ont bombardé
34:37avec,
34:38utilisé
34:39les bombardiers B2.
34:40Vous voyez
34:41avec,
34:42en larguant
34:42ces bombes
34:43très puissantes,
34:44ces fameuses GBU
34:45qui vont aller pénétrer
34:46très profondément
34:47sous terre
34:48pour détruire
34:49ce qui aurait pu rester
34:51de ces installations
34:52souterraines.
34:53Bon, c'est une hypothèse,
34:54on n'a pas la certitude
34:56mais regardez,
34:57on a ici
34:58ces images,
34:59alors ça c'est des images
35:00en fait
35:01de tests
35:02de cette bombe
35:03qui pénètrent
35:04très profondément
35:05à plusieurs dizaines
35:06de mètres
35:07dans le sol
35:07et donc qui ont pu
35:08détruire
35:09ce qui restait
35:10de ces installations
35:11souterraines.
35:12Voilà, ça c'est
35:12une des hypothèses
35:14au regard
35:15de l'ampleur
35:16des images,
35:17enfin des frappes
35:18que l'on a eues
35:19hier.
35:20Parce que quel est
35:20l'objectif ?
35:21C'est qu'il y a
35:22ces fameux
35:22400 et quelques
35:23kilos d'uranium
35:24enrichis
35:25que l'on recherche
35:26en fait
35:27dont on ne sait pas
35:28trop où ils sont
35:29sachant que
35:30Raphaël Grossi
35:31le patron de l'AIEA
35:32a dit qu'il pouvait
35:33y en avoir une partie
35:34qui était
35:35à Ispahan.
35:37Alors vous avez
35:38ici ces images
35:40qui représentent
35:41en fait
35:41les types de containers
35:42qui peuvent
35:44contenir
35:44ces kilos d'uranium.
35:46Vous voyez
35:46c'est des gros
35:47cylindres métalliques
35:48et qui a priori
35:49sont très profonds
35:50sous le sol.
35:51Alors l'objectif
35:52des bombardements
35:54c'était en quelque sorte
35:55de tellement casser
35:57l'infrastructure
35:57que tout est profondément
36:00enterré
36:00à plusieurs dizaines
36:01de mètres
36:02et donc
36:02qui sont en fait
36:04impossibles
36:04à les récupérer.
36:05Voilà, il faudra
36:06on verra après
36:07et bien si c'est
36:08la bonne hypothèse
36:09mais en tout cas
36:10ces frappes ont été
36:10extrêmement violentes
36:11donc sur Ispahan
36:13la nuit dernière.
36:14Merci beaucoup
36:15Général Perruche.
36:16C'est possible ça
36:16de bombarder
36:18ces sites
36:19pour enfouir
36:20plusieurs dizaines
36:21de mètres
36:21de profondeur ?
36:21Je suis très sceptique
36:23par rapport à tout ça.
36:24Premièrement
36:24les Iraniens
36:25qui ne sont pas stupides
36:26n'ont peut-être pas
36:27mis les 430 kilos
36:28d'uranium
36:29enrichis au même endroit.
36:30Premier point.
36:31Deuxième point
36:32vu le relief montagneux
36:34qui existe
36:36en Iran
36:37ça ne m'étonnerait pas
36:38qu'on les ait mis
36:39à plusieurs centaines
36:40de mètres de profondeur.
36:41Or les GBU
36:42elles vont jusqu'à 60 mètres
36:44c'est déjà bien.
36:44Et les 57
36:45c'est les 31
36:45qui a été tiré.
36:47Donc on ne pourra pas
36:48s'ils ont bouillé
36:49ça profond
36:49on n'y arrivera pas.
36:50Et même si
36:51troisièmement
36:52même si
36:52ils étaient parvenus
36:53à enfouir
36:54par destruction
36:55de l'infrastructure
36:57donc ces
36:58ces conteneurs
36:59je pense qu'il ne faudrait
37:00pas très longtemps
37:01aux Iraniens
37:02pour les récupérer.
37:03Donc c'est
37:04techniquement très difficile.
37:06Donald Trump
37:07lui-même
37:07dans une interview
37:08ce matin
37:09au téléphone
37:10a répondu
37:11en disant
37:12à la question
37:12est-ce que vous allez
37:13effectivement
37:13essayer de retrouver
37:15ces 444 kilos
37:16et il a répondu
37:17je n'y pense
37:18même plus.
37:19Ils sont trop profondément...
37:21C'est encore un but de guerre
37:21qui s'est évaporé.
37:22Non mais c'est intéressant
37:24qu'il en parle comme ça
37:25et en disant
37:26non c'est pas possible
37:28ils sont trop profondément
37:30enterrés
37:30et on ne sait même pas
37:31précisément où ils sont.
37:32Ça veut dire
37:33dit François
37:33que si
37:34à un moment ou un autre
37:35Donald Trump
37:36exige
37:37enfin veut faire
37:39que la fin de l'uranium
37:40soit un but de guerre
37:40il faudra en passer
37:41forcément par une apparaition
37:42au sol
37:43où vous imaginez
37:44que les Iraniens
37:44à la fin de la guerre
37:46rendent cet uranium enrichi ?
37:48Alors d'abord
37:48je n'imagine rien
37:49parce que là franchement
37:50on est dans le délire
37:52sur ces questions-là
37:52depuis maintenant 15 jours
37:54il faut se calmer.
37:55D'abord
37:56ils continuent à casser
37:58les capacités de production
37:59ça oui
37:59ils ont utilisé
38:00la GBU 31
38:01en G-DAM
38:02pour pouvoir le faire
38:03ça oui
38:04et ils le font
38:04depuis le début
38:05je voudrais remarquer
38:06que la montagne de la Pioche
38:07effectivement
38:08comme l'a rappelé
38:09le général Perruche
38:09qui a plus de 100 mètres
38:11les GBU 57
38:12elles-mêmes
38:13ne pourraient pas l'atteindre
38:14donc ça file
38:16et c'est bien
38:16l'objectif
38:17qui avait été défini
38:18au départ
38:19c'était de mettre
38:19suffisamment de pression
38:20pour obtenir
38:21dans les négociations
38:22puisque le point essentiel
38:25des américains
38:26avec Rally Baff
38:27dans ce qu'ils essayent de faire
38:28c'est les négociations
38:29sur le nucléaire
38:29la preuve c'est que le reste
38:30tout ce qui relève
38:31du balistique
38:33et du soutien
38:34aux groupes terroristes
38:35dans la région
38:36est dégagé
38:37sur une conférence régionale
38:39avec les pays du Golfe
38:40qui comme l'a rappelé
38:41Louis Gauthier
38:42eux ne lâcheront pas
38:44Trump sur la question
38:44de la circulation
38:45dans l'étroit d'Orbouz
38:46parce que sinon
38:46ils sont morts
38:47donc en fait
38:47c'est ça la vraie question
38:48c'est pas de savoir
38:49il n'y aura pas
38:50c'est ni les opérations au sol
38:52ni les bombardements
38:53pourquoi ils ont arrêté
38:54la guerre il y a neuf mois
38:55c'est parce qu'ils se sont rendus compte
38:56que sur la base du bombardement
38:57ils n'y arrivaient pas
38:58et que donc
38:59ils ont décidé de faire
38:59une campagne
39:00avec trois autres lignes
39:01d'opération
39:02pour forcer
39:03à ça
39:04sinon ils l'auraient fait
39:05depuis longtemps
39:05s'il y avait techniquement
39:06la capacité à le faire
39:07oui si on remet un peu
39:09tous les événements
39:11que nous avons cités
39:11en perspective
39:12à savoir l'acheminement
39:13de ces parachutistes
39:15des marines aussi
39:16si on
39:17les bateaux
39:19etc
39:20et si on met
39:21le fait que
39:22la recherche
39:24de l'uranium
39:25sera certainement
39:26très difficile
39:26et longue
39:27on voit bien que
39:28tout ce qui est fait
39:29en ce moment
39:29par Donald Trump
39:31vise à mettre
39:32de la pression
39:33mais que
39:35son option privilégiée
39:36est quand même
39:36la négociation
39:37et s'il y a négociation
39:39il ne peut pas y avoir
39:40à mon avis
39:41que négociation
39:42entre les américains
39:43les israéliens
39:44et les iraniens
39:45c'est à dire
39:45c'est à dire
39:46qu'il faudra
39:47que la communauté internationale
39:48qui est la première
39:49intéressée
39:50par ce qui se passe
39:51dans le golfe
39:51et notamment à Hormuz
39:52il faudra bien
39:53qu'elle se porte garante
39:55quelque part
39:55parce qu'il n'y aura
39:56jamais de confiance
39:57entre les iraniens
39:59et les américains
39:59Merci beaucoup
40:01à tous les cinq
40:01on va repartir
40:02aux Etats-Unis
40:03puisque dans un instant
40:03on va parler
40:04de la flambée
40:04des prix des carburants
40:06en France
40:06mais on va d'abord
40:07aller voir
40:08comment ça se passe
40:08au pays de Donald Trump
40:09avec vous Antoine Hollard
40:10puisque le carburant
40:11chez vous aussi
40:12a franchi
40:13ces dernières heures
40:13un seuil symbolique
40:15alors on ne mesure pas
40:16le carburant
40:16comme en France
40:17chez vous aux Etats-Unis
40:18mais expliquez-nous
40:18quel est le prix
40:19aujourd'hui
40:20pour les automobilistes
40:20américains
40:24En moyenne nationale
40:25on est passé à 4 dollars
40:27le gallon
40:28c'est-à-dire 4 dollars
40:29les 4 litres à peu près
40:30alors vu de France
40:31ça peut paraître
40:32un très bon prix
40:33mais pour les américains
40:33c'est énorme
40:34on n'avait jamais vu ça
40:35depuis 4 ans
40:36depuis le début
40:36de la guerre en Ukraine
40:37regardez ici
40:38à cette station essence
40:394,09 pour le gallon
40:41c'est un petit peu moins cher
40:42si vous payez en cash
40:44mais ça reste des niveaux
40:45extrêmement élevés
40:46alors quand on discute ici
40:47à la pompe
40:48avec les américains
40:49qui font le plein
40:50tous nous disent
40:51que c'est Donald Trump
40:52qui est responsable
40:52de cette situation
40:53à cause de cette guerre
40:55cette guerre mal préparée
40:57inutile
40:57et dont il ne maîtrise pas
40:58toutes les conséquences
41:00et depuis plusieurs semaines
41:02l'administration Trump
41:03multiplie les messages
41:05rassurants
41:05en disant que tout ça
41:06n'est que temporaire
41:07et que dès que les combats
41:08seront terminés
41:08et bien l'essence retombera
41:10reviendra à des prix
41:11plus acceptables
41:12mais ce message
41:13pour le moment
41:14ne passe pas du tout
41:15auprès des américains
41:16rappelons que Donald Trump
41:17a été élu sur la promesse
41:18de rendre du pouvoir d'achat
41:20aux américains
41:21en particulier
41:21à la classe moyenne
41:23Merci beaucoup Antoine Hollard
41:24à la pompe
41:25aux Etats-Unis
41:25en France aussi
41:26vous allez le voir
41:27les prix des carburants
41:27vous allez le voir
41:28vous l'avez vu
41:29les prix des carburants
41:30explosent ces derniers jours
41:31regardez cette photo
41:32prise aujourd'hui
41:33dans une station parisienne
41:352,65 euros
41:37le gazole
41:382,35 euros
41:41le sans-plomb 98
41:43je vous passe le 115
41:44qui est à 2,23 euros
41:47Bonsoir Jean-Louis Chilanski
41:48Bonsoir
41:49Bienvenue sur ce plateau
41:50vous êtes l'ancien président
41:50de l'Union française
41:51des industries pétrolières
41:53souvent accusées
41:54d'avoir des marges
41:55trop importantes
41:56on va en parler dans un instant
41:57Nicolas Bouzou
41:57bonsoir
41:58économiste
41:59fondateur du cabinet
42:00Asteres et Alexandre Jardin
42:02bonsoir
42:02écrivain
42:03vous avez lancé
42:04le mouvement
42:05Légueux
42:05qui milite pour le pouvoir
42:07d'achat des français
42:07juste quand vous voyez
42:09cette station service
42:10qui est plus chère
42:10que la moyenne nationale
42:12évidemment
42:12vous dites quoi
42:13on est en train
42:13de prendre le choc pétrolier
42:14dans la figure là
42:15vous pouvez aussi
42:16mettre les photos
42:17des prix en Espagne
42:19c'est à dire
42:19c'est à dire que
42:21moi j'habite à côté de l'Espagne
42:23et le sans-plomb
42:26il est à 1,60
42:27de l'autre côté
42:28de la frontière
42:30et lorsque vous franchissez
42:31un certain nombre
42:32de frontières
42:33ça veut donc dire
42:34que toute notre industrie
42:35du transport
42:36elle va couler
42:40elle ne peut pas
42:42vivre avec un différentiel
42:43pareil
42:43dans ces deux vies
42:45donc quand ils ont commencé
42:47à s'agiter autour du périph
42:48ils disaient la vérité
42:50là vous parlez
42:50des transporteurs
42:51qui ont organisé
42:53des opérations
42:54ces derniers jours
42:55les gens dans un département
42:56comme le département de l'Aude
42:57c'est un département
42:58qui n'a pas
42:59un pouvoir d'achat élevé
43:00dans mon village
43:02les retraites
43:03sont entre 800
43:04et 1100 euros
43:06ces gens ont besoin
43:07de voitures
43:08pour aller se soigner
43:09pour aller
43:10enfin c'est lunaire
43:12lorsqu'ils entendent
43:13à la télé
43:14des gens qui leur disent
43:14mais achetez des voitures électriques
43:1530 000 euros
43:17c'est complètement lunaire
43:19donc en réalité
43:21ce que vous êtes en train
43:22de montrer
43:22ces chiffres
43:23ne sont pas vivables
43:26donc est-ce qu'on se rend
43:27c'est aujourd'hui des gens
43:28qui ne peuvent plus
43:30prendre le volant
43:30tout simplement
43:31ne peuvent pas
43:32c'est pas un point de vue
43:35c'est juste une impossibilité
43:37oui c'est leur vie
43:37c'est la vie des gens
43:39donc là on est
43:40vous êtes en train
43:41d'afficher
43:43des chiffres
43:44qui ne sont pas
43:45vivables
43:46donc est-ce qu'on s'organise
43:49avant qu'un peuple
43:51défonce tout
43:51parce qu'il ne pourra pas vivre
43:53pas parce que les gens
43:54sont méchants
43:55pas parce qu'ils veulent faire chier
43:57mais quand vous les amenez
43:58dans une situation
43:59et quand par-dessus le marché
44:00vous avez des illuminés
44:01qui tout à coup remettent
44:03la question des ZFE
44:04en essayant
44:05les zones à faire l'émission
44:06en disant
44:07finalement ce sera une super idée
44:08à nouveau
44:09de virer les pauvres
44:10des villes
44:10elles ont un peu de plomb dans l'aile
44:11les ZFE
44:12pour être honnête
44:12oui mais il y a une tentative
44:14en ce moment du gouvernement
44:15d'essayer de les refaire passer
44:17je me demande
44:18pourquoi il y a
44:19une telle volonté
44:21gouvernementale
44:22de pousser les gens
44:23vers les extrêmes
44:24ce que vous dites
44:25c'est à un moment
44:26ça va exploser
44:27à un moment
44:27les gens qui peuvent
44:28et vous ne pouvez pas
44:28rendre la vie
44:29strictement impossible
44:32ce sont des chiffres
44:33absolument impossibles
44:34pour une énorme partie
44:35du pays
44:35donc comment on fait
44:37moi je pose une énorme question
44:39le mouvement des gueux
44:39pose une énorme question
44:41il y a la PPE
44:43la loi de programmation
44:45d'énergie
44:45qui vient de passer
44:46en force
44:47non votée
44:48par le Parlement
44:49par décret
44:50elle prévoit
44:51des sommes gigantesques
44:53de soutien
44:54de subvention
44:55aux éoliennes
44:56est-ce qu'on peut
44:57raisonnablement
44:58arrêter les conneries
45:00faire attention
45:01aux gens qui nous écoutent
45:03à l'humain
45:04aux gens
45:05arrêter de subventionner
45:07des intérêts privés
45:08les éoliennes
45:08c'est des intérêts privés
45:10juste pour cette année
45:11c'est 9 milliards
45:13si vous rajoutez
45:14à peu près
45:14les 10 milliards
45:15de raccords
45:17on est parti
45:18sur des sommes de fou
45:18donc est-ce qu'on peut
45:20prioriser
45:21les êtres humains
45:21Jean-Louis Chédanski
45:22sur l'aspect
45:23pardon
45:23vous avez raison
45:24sur le fait
45:25que ces prix
45:26sont intenables
45:28ça je suis d'accord
45:29avec vous
45:29le problème
45:30c'est qu'on voit
45:31pas vraiment la solution
45:32je vais en donner une
45:33attendez
45:34parce que
45:35diminuer
45:36le prix des carburants
45:37de 20 centimes
45:38d'euros du litre
45:39ce qui est moins
45:40que ce qui a été
45:40l'augmentation
45:41c'est 10 milliards
45:42d'euros par an
45:44et aujourd'hui
45:45c'est 10 milliards
45:46d'euros par an
45:46vous savez ce que je vous propose
45:47si vous permettez
45:48et aujourd'hui
45:49le gouvernement français
45:50n'a pas les moyens
45:51alors justement
45:51je vais répondre
45:52à cette somme
45:53vous savez ce que je vous propose
45:54vous répondez dans un instant
45:55on a montré l'exemple
45:56j'allais dire un peu caricatural
45:58de cette station parisienne
45:59mais il n'est pas tant que ça
46:00Raphaël Graby
46:01bonsoir
46:01on parle de record
46:02un peu à longueur d'année
46:03sur les prix des carburants
46:05là très clairement
46:05on y est dans le record
46:06je vais être synthétique
46:07c'est à la fois
46:08les prix impossibles
46:08et à la fois
46:09les solutions
46:10très difficiles
46:11on commence par les prix
46:13d'ensemble
46:14c'est que c'est du jamais vu
46:14tout simplement
46:15Marc
46:16ça s'affiche à l'écran
46:172,19€ le litre de gazole
46:18c'est une moyenne
46:20une moyenne évidemment
46:21on l'a vu
46:21ça peut monter bien plus haut
46:22sur la semaine
46:23c'est une première
46:24depuis la création
46:25de ces relevés
46:26en 1985
46:27j'étais pas né
46:28merci de le rappeler
46:30mais vous voyez
46:31jusqu'où ça peut monter
46:32pour vous donner une idée
46:34un plein de 50 litres
46:35c'est 20€ de plus
46:36qu'avant le conflit
46:37en Iran
46:38avant la guerre en Iran
46:39tous ceux qui roulent
46:40aujourd'hui au gazole
46:40payent 20€ de plus
46:41pour un plein de 50 litres
46:42au gazole
46:43c'est 20€ de plus
46:44et le semblant 95
46:46vous le montriez aussi
46:46c'est presque
46:47c'est aux alentours
46:48de 2€ le litre
46:50les solutions
46:50qu'est-ce qu'on peut faire ?
46:52alors ça dépend
46:52à quoi on veut
46:52s'attaquer
46:53dans ce qui fait le prix
46:55du gazole
46:56si j'arrondis
46:57très grossièrement
46:58ça s'affiche à l'écran
46:59sur les 2,20€
47:00vous avez 1€
47:01de matière première
47:02de gazole
47:031€ de taxe
47:04et un peu plus
47:05de 20 centimes
47:06de marge brute
47:07brute c'est important
47:07de le préciser
47:08notamment des vendeurs
47:09et des raffineurs
47:10alors effectivement
47:11il y a des propositions
47:12du côté du RN
47:13qui vise les taxes
47:14notamment une baisse
47:15de la TVA
47:16de 20%
47:17à 5,5
47:18sur un plein
47:19de 20 litres
47:20de 50 litres
47:21pardon
47:21ça fait 13€ de moins
47:23j'ai fait le calcul
47:23il y a deux problèmes
47:24à cette solution
47:25un c'est que ça risque
47:26de coûter cher
47:26les estimations varient
47:28rien que là-dessus
47:29c'est au moins 6 milliards
47:30d'euros par an
47:31et puis surtout
47:32que l'Union Européenne
47:33interdit une TVA
47:34à moins de 15%
47:36donc ça paraît compliqué
47:37puis il y a une autre idée
47:38du RN
47:39c'est de s'attaquer
47:40au certificat d'économie
47:41d'énergie
47:42c'est une taxe
47:43qu'on connaît moins
47:43qui finance en fait
47:44la rénovation énergétique
47:46qui est très loin
47:46d'être anecdotique
47:47c'est 15 centimes
47:48par litre
47:49ça fait une économie
47:50de 8 euros
47:51sur le plein
47:52sur le papier
47:53c'est possible
47:53d'ailleurs
47:53cette taxe
47:54elle est extrêmement critiquée
47:55par la Cour des Comptes
47:56qui la trouve opaque
47:57et coûteuse
47:58Nicolas Bouzou
47:58si je résume
47:59il y a la matière première
48:00on ne va pas aller
48:00avec nos petits bras
48:01débloquer le détroit d'Hormouz
48:02il y a les taxes
48:04ou il y a les marges
48:04on fait quoi aujourd'hui
48:05on s'attaque aux taxes
48:06on s'attaque aux marges
48:07ou on dit aux français
48:08désolé
48:08les caisses sont vides
48:09tenez le coup
48:10alors déjà vous dites
48:12on ne va pas aller débloquer
48:12le détroit d'Hormouz
48:13parler de moi et de nous
48:14oui bien sûr
48:15mais enfin c'est quand même
48:15de là que ça vient
48:16il est quand même bon
48:17de le rappeler
48:17et pas uniquement
48:19pour le pétrole
48:19mais pour le pétrole
48:20pour le gaz
48:20pour l'aluminium
48:21pour beaucoup de matières premières
48:22c'est à dire que les américains
48:23nous ont embarqué
48:24dans quelque chose
48:25sans avoir d'idée
48:27des conséquences économiques
48:28et sans regarder
48:29les conséquences économiques
48:30que ça allait avoir
48:31donc ça il faut quand même
48:32toujours avoir ça
48:34en fond d'écran je dirais
48:36alors ensuite
48:36la question
48:37de la baisse des taxes
48:39elle me paraît
48:40aujourd'hui
48:40extrêmement déraisonnable
48:42parce qu'un sujet
48:44dont on ne parle pas
48:45mais qui est en train
48:45de se passer
48:46sur les marchés
48:47au moment où on se parle
48:48c'est que les taux d'intérêt
48:49à 10 ans
48:49sur la dette française
48:50c'est à dire le taux
48:51auquel l'état français
48:52sans dette à 10 ans
48:54est en train d'atteindre
48:55des records
48:55on était à 3,8%
48:56aujourd'hui
48:58et si on ne fait pas
48:59attention à ça
49:00ça nous emmène
49:01au devant d'autres problèmes
49:02extrêmement graves
49:03et notamment
49:04d'une crise financière
49:05donc aujourd'hui
49:06tout ce qui serait
49:07de nature
49:08à affecter
49:09les finances publiques
49:10à dégrader
49:11le déficit public
49:11je ne suis pas
49:13de nature pessimiste
49:13mais je vous le dis
49:14c'est extrêmement dangereux
49:16et ça fait courir
49:17j'arrive
49:17et ça fait courir
49:18un grand risque
49:19à notre pays
49:20donc baisse des taxes
49:21enfin compenser
49:23une baisse des taxes
49:24de l'ordre de 10 milliards
49:25trouver 10 milliards
49:26d'économies
49:26rapidement
49:27ça ne me paraît pas possible
49:29on ne va pas refaire
49:30une loi de finances
49:30rectificative au Parlement
49:32malheureusement
49:32l'état du Parlement
49:33ne le permet pas
49:33en revanche
49:34ce qu'on peut faire
49:35ce sont des choses
49:36moins chères
49:37c'est à dire
49:37et c'est ce que
49:38le gouvernement
49:38commence timidement à faire
49:39mais parce qu'on n'a pas d'argent
49:40c'est aider
49:41ceux qui en ont
49:43prioritairement besoin
49:44donc c'est tout simplement
49:45donner un peu d'argent
49:47aux pêcheurs
49:48aux agriculteurs
49:49aux transporteurs routiers
49:50pourquoi pas aux gens aussi
49:52qui dans leur vie quotidienne
49:52ont besoin d'aller travailler
49:53ont des faibles revenus
49:54et ne peuvent pas faire autrement
49:55c'est la seule chose
49:57déjà c'est pas très raisonnable
49:59mais
50:00on paye le prix
50:01on évoquait l'Espagne
50:02mais l'Espagne a fait des efforts
50:03en matière de finances publiques
50:04ces dernières années
50:05que nous n'avons pas fait
50:06donc aujourd'hui
50:07mon devoir désagréable
50:09sur la principale chaîne
50:10info en France
50:11c'est de nous dire
50:11lesquels sont vides
50:12c'est ça
50:13nous payons
50:13nous payons le prix
50:14d'un curie budgétaire
50:16et que dans des situations
50:17compliquées comme aujourd'hui
50:18bah du coup
50:19on se retrouve
50:19en grande difficulté
50:21je voudrais répondre
50:22à vous deux
50:23parce que
50:24reprendre le chiffre
50:25de 10 milliards
50:25où sont les 10 milliards
50:27on coupe la PPE
50:30on coupe les subventions
50:31on coupe les subventions
50:32où est-ce qu'on trouve l'argent
50:34où est-ce qu'on trouve l'argent
50:35l'argent il est là
50:36c'est 10 milliards
50:36il faut y trouver
50:37oui oui mais
50:38c'est 9 milliards
50:39les subventions aux éoliennes
50:40pour cette année
50:41il y a plus de 10 milliards
50:43qui vont sur les réseaux
50:45on a
50:45on peut aller taper jusque là
50:48mais à condition
50:49à un moment
50:49de devenir raisonnable
50:50c'est-à-dire
50:51vraiment de prioriser
50:53je veux dire
50:53qu'est-ce qu'on veut
50:54est-ce qu'on veut
50:55subventionner
50:56une énergie éolienne
50:58donc nous n'avons pas
50:58un besoin vital
50:59puisque
50:59on sait très bien
51:00que notre consommation
51:01pour l'instant
51:01n'expose pas du tout
51:02et qu'elle a eu tendance
51:03depuis 10 ans à baisser
51:04donc
51:05on n'en a pas besoin
51:07là il y a
51:08une démarche raisonnable
51:10humaniste
51:11et raisonnable budgétairement
51:12puisqu'il ne faut surtout pas
51:15dégrader
51:16donc
51:17est-ce que c'est
51:18Alexandre Jardin
51:18est-ce que c'est à l'État
51:19de faire un effort
51:19est-ce qu'il faut demander
51:21aux pétroliers
51:22de réduire leur marge
51:24alors
51:25que tout le monde
51:25fasse un petit bout du chemin
51:26mais que l'État
51:28à un moment
51:29perde
51:29tout simplement
51:30le réflexe
51:31à un moment
51:32de couper
51:33sur des sommes
51:34absurdes
51:35qui sont des sommes
51:36politiques
51:37qui résultent
51:38d'un accord politique
51:39pour que le gouvernement
51:40se maintienne
51:40on sent que vous ne les aimez pas
51:41les éoliennes
51:43mais j'ai rien contre
51:44dans l'absolu
51:45ce que je ne supporte pas
51:46c'est qu'on fasse monter
51:47de manière artificielle
51:49dans ce contexte-là
51:50les prix de la facture
51:51d'électricité
51:52donc
51:52et au moment
51:53où on a besoin
51:54de cet argent
51:55mais alors
51:56vous vous rendez compte
51:57le degré de perversion
51:58mentale
51:58aujourd'hui on en est
51:59quand les pouvoirs publics
52:01disent
52:01on ne peut pas
52:03subventionner
52:04ça veut dire que
52:04quand ils ne vous prennent
52:05pas d'argent
52:06ils considèrent
52:06que c'est de la subvention
52:08mais ce n'est pas
52:09l'état normal
52:10de taxer
52:12mais les 10 milliards
52:13ils existent
52:14je tente de résumer
52:16tout le monde
52:17renvoie la balle
52:17à son voisin
52:18l'état dit
52:18c'est pas à nous
52:19les pétroliers disent
52:20on ne peut pas
52:21nos marges sont pas
52:21très importantes
52:22mais les éoliennes
52:23on n'est pas obligé
52:24de les payer
52:24mais les éoliennes
52:25ne sont pas représentées
52:26sur ce plateau
52:26pour se défendre
52:27c'est pour ça
52:27j'essayais de résumer
52:29la situation
52:30pour les pétroliers
52:30ce n'est pas un problème
52:31de marge franchement
52:32c'est un problème
52:33de prix du pétrole brut
52:35le prix du pétrole brut
52:37vous n'y pouvez rien
52:38et si demain
52:39on bloque les prix
52:40en France
52:41ou on tape sur les prix
52:43on aura une pénurie
52:45c'est aussi simple
52:45il se passe quoi
52:46demain
52:47si comme le propose
52:48les insoumis
52:49Raphaël Graby
52:49si on bloque les prix
52:50des carburants
52:51il se passe quoi ?
52:51je veux dire
52:52aujourd'hui
52:53on importe du gazole
52:54on importe la moitié
52:55de la consommation
52:56de gazole
52:56si demain
52:58on bloque les prix
52:59à 1 euro
53:00n'importe quoi
53:01et qu'on l'achète
53:02à 1,20 euro
53:03sur le marché
53:04qu'est-ce qui va se passer ?
53:06on ne l'achètera pas
53:07le marché
53:08ne sera pas approvisionné
53:09les propices
53:10arrêteront de vendre
53:11c'est ça ?
53:11mais oui
53:11mais bien
53:12c'est pas possible
53:13et si
53:14je poursuis ma question
53:14et si on limite
53:15les marges
53:16c'est une autre proposition
53:18en ce moment
53:18dans le débat politique
53:19est-ce que là
53:20tout le monde
53:21se sert un peu
53:21les coûts
53:22pendant quelques mois ?
53:23les marges de distribution
53:24c'est 1 à 2 centimes
53:26d'euros du lit net
53:27vous avez parlé tout à l'heure
53:29des marges brutes
53:29qui a été donnée tout à l'heure
53:31avant les frais
53:33une fois que vous avez déduit
53:34les frais
53:34de personnel
53:36de distribution
53:37de logistique
53:38il reste 1 à 2 centimes
53:39il y a 2 types de marges
53:40expliquez-moi comment fait Total
53:42on va aller dans une station Total
53:44dans un instant
53:44qui a décidé de plafonner
53:46ses prix depuis plusieurs semaines
53:48vous me dites
53:48les marges sont de 1 centime
53:49Total
53:50ils vendent 20, 30, 40 centimes
53:51moins cher
53:52que l'exemple qu'on a vu
53:53pas autant
53:53ils vendent 20 centimes
53:54moins cher
53:55Total est producteur
53:56de pétrole brut
53:57c'est le seul opérateur en France
53:59qui est producteur de pétrole brut
54:00donc pour la France
54:02parce que c'est une entreprise française
54:04ils ont décidé
54:06probablement de perdre
54:06un peu d'argent
54:07sur la distribution
54:09parce qu'ils ont ce coussin
54:11mais c'est pas sûr
54:12que ça dure très longtemps
54:13on va poser la question
54:15à Pauline Sarafi
54:16qui est donc dans une station Total
54:17située près de Paris
54:18du côté de Venve
54:19dans les Hauts-de-Seine
54:21l'opération de Total
54:22on l'aura bien citée
54:23on l'aura fait de la pub
54:23sur ce plateau ce soir
54:25elle était censée s'arrêter
54:26ce soir à minuit
54:26je crois qu'il y a
54:28une petite rallonge
54:29qui a été décidée
54:30mais tout le monde
54:30ne le sait pas forcément
54:31est-ce qu'il y a du monde
54:32qui vient faire le plein
54:33avant l'augmentation
54:34qui était prévue ?
54:37et oui car vous l'avez dit
54:38cette aide aux automobilistes
54:40qui devaient s'arrêter ce soir
54:41a finalement été prolongée
54:42les prix des carburants
54:44restent donc plafonnés
54:45chez Total
54:46à minima
54:47jusqu'au 7 avril
54:48et oui
54:48aujourd'hui
54:49beaucoup de monde
54:50ici avant
54:51va à tel point
54:52que regardez
54:52et bien ici
54:53il n'y a plus
54:54de sans-plomb
54:55à la pompe
54:56la raison
54:57et bien des prix
54:57que l'on ne voit plus ailleurs
54:58depuis plusieurs semaines
55:00le prix affiché
55:01était ici
55:02de 1,99
55:03pour le sans-plomb
55:042,09
55:05pour le gasoil
55:06et un répit
55:07je le disais
55:08pour les automobilistes
55:09d'une semaine supplémentaire
55:11une annonce
55:12qui forcément
55:12leur donne le sourire
55:13je vous propose
55:14d'en écouter
55:14certains d'entre eux
55:16ils étaient au micro
55:17de Philippe Vigneault
55:18c'est une bonne nouvelle
55:20oui surtout
55:20que je vais faire
55:23750 km
55:24le week-end prochain
55:25il vaut mieux
55:26que l'essence
55:27soit plafonnée
55:28plutôt qu'elle augmente
55:29je suis ravi
55:30qu'elle soit encore plafonnée
55:31et que ça continue
55:32ça reste quand même
55:33tout de même cher
55:34donc 2,09€ l'essence
55:35on est à 1,70€ de base
55:37mais c'est vrai
55:37qu'à côté
55:38où je travaille
55:39c'est à 2,40€
55:402,50€
55:40donc en vrai
55:41autant venir ici
55:42vous l'aurez compris
55:43donc chaque centime
55:45compte un face
55:45à la hausse
55:46des prix du carburant
55:47dans certaines stations-service
55:48d'Île-de-France
55:49les prix atteignent parfois
55:502,70€ pour du gazole
55:522,35€ pour du sans-plomb
55:54alors forcément
55:55ici les automobilistes
55:56n'hésitent pas
55:57à faire un petit détour
55:58pour espérer
55:59économiser quelques euros
56:01Pauline Sarafi
56:02Philippe Vigneault
56:02chaque centime compte
56:03c'est ce que dit
56:04Pauline Nicolas Bouzou
56:05je me souviens
56:06il y a quelques années
56:07quand l'essence
56:09est arrivée à 1€
56:10on a dit
56:11quand elle est arrivée
56:12à 2€
56:12on a dit
56:12deux fois ça
56:13là on pourrait arriver
56:15à 3€
56:15je ne sais pas
56:16si on pourrait arriver
56:17à 3€
56:17mais ce qui est clair
56:18c'est que
56:19le prix du pétrole brut
56:21peut encore augmenter
56:22si la situation géopolitique
56:24ne s'améliore pas
56:25et imaginez
56:25là on fait une baisse de taxes
56:27qui nous a coûté
56:2810 milliards d'euros
56:28et vous avez un prix
56:29du baril de brut
56:30qui passe à 150$
56:31au-dessus je n'y crois pas
56:32mais 150$
56:33c'est possible
56:35votre prix à la pompe
56:36continue d'augmenter
56:37les 10 milliards d'euros
56:38ont été jetés
56:39par la fenêtre
56:40donc il faut quand même
56:41bien qu'on réfléchisse
56:42à ce qu'on fait
56:43et toutes
56:44moi je n'aime pas trop les taxes
56:45mais toutes les mesures
56:46on va diminuer les taxes
56:47machin truc etc
56:47on est dans une situation financière
56:49regardez le marché obligataire
56:51c'est très dangereux
56:51il faut vraiment faire
56:52très attention à ce qu'on fait
57:15est-ce qu'on raisonne bien ou pas
57:16c'est est-ce qu'on raisonne bien
57:18pour paisser massivement
57:19je dis bien massivement
57:20c'est-à-dire par 20 centimes
57:21mais plutôt d'aller chercher
57:2320 milliards de coupes
57:24pour arriver à
57:26plutôt 40 centimes
57:27à cause du risque
57:27que vous désignez
57:29et de manière à ce qu'on ait une marge
57:32pour tenir un an
57:33pas un mois
57:35parce que ça ne va pas se réparer
57:36au Moyen-Orient
57:37le mois prochain
57:38donc il faut qu'aujourd'hui
57:40on fasse des choix structurels
57:43qui nous permettent de tenir une année
57:46et couper la PPE
57:47est de l'ordre de la raison
57:49merci beaucoup
57:49on a compris que ça se joue en France
57:51et que ça se joue aussi
57:52à des milliers de kilomètres d'ici
57:53du côté du détroit d'Hormuz
57:55merci beaucoup à tous les quatre
57:56d'être venus ce soir
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