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Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:03Générique
00:00:12Bonsoir à tous, invité exceptionnel ce soir dans 60 minutes, BFM.
00:00:18Jordan Bardella est notre invité ce soir. Bonsoir.
00:00:21Merci de nous raconter cet entretien exclusif depuis le Parlement européen ici à Strasbourg.
00:00:26Un Parlement européen où dans les couloirs, on ne parle évidemment quasiment que d'une chose, c'est ce conflit
00:00:30au Moyen-Orient.
00:00:32On va prendre le temps de s'y arrêter, les conséquences pour le monde, les enjeux de cette guerre, la
00:00:37place de la France dans le monde.
00:00:39Est-ce qu'elle doit davantage s'impliquer ou non ?
00:00:41On verra aussi la question de Donald Trump parce qu'à vos yeux, c'est encore un allié ou est
00:00:45-ce que c'est devenu un adversaire.
00:00:47On évoquera bien sûr aussi l'élection présidentielle qui se dessine dans moins d'un an.
00:00:51Mais d'abord, évoquons les conséquences directes sur la vie des Français, sur la vie de tous nos compatriotes de
00:00:57cette guerre.
00:00:57Emmanuel Macron a dit « ce n'est pas notre guerre ».
00:01:00Je vous propose un chiffre pour débuter, un chiffre qui nous est fourni aujourd'hui par l'Institut de sondage
00:01:04Elab qui est notre partenaire.
00:01:066 Français sur 10 aujourd'hui anticipent une pénurie d'essence.
00:01:1187% se disent inquiets de la situation selon ce sondage.
00:01:15Est-ce que vous aussi vous êtes inquiet, Jordan Bardella ?
00:01:18La situation est difficile et elle va sans doute l'être pendant plusieurs mois encore, voire peut-être pendant plusieurs
00:01:24années.
00:01:26Tout le cœur de ce conflit résulte dans le blocage actuel de ce détroit d'Hormuz dont on parle depuis
00:01:33maintenant plus de deux mois.
00:01:35Détroit d'Hormuz qui est aujourd'hui bloqué, qui est extrêmement incertain, par lequel transite 20% du pétrole mondial.
00:01:42Et ça a évidemment des répercussions très importantes pour les économies européennes et notamment pour notre situation énergétique.
00:01:49Il y a des millions de Français qui sont inquiets.
00:01:52Inquiets de voir depuis plusieurs semaines les prix des carburants monter dans des dimensions complètement folles.
00:01:59Inquiets de voir le gouvernement totalement impuissant face à l'augmentation des prix.
00:02:04Et très certainement beaucoup de nos compatriotes, beaucoup ont besoin de leur voiture pour aller travailler.
00:02:09Moi je pense à nos infirmières libérales, je pense à nos pêcheurs, à nos routiers, aux familles françaises qui ont
00:02:15besoin de leur véhicule pour se déplacer.
00:02:16Et qui pour beaucoup restreignent leur déplacement, font des pleins de 20 à 25 euros et sont dans une situation
00:02:22d'attentisme.
00:02:23Vous aussi vous dites, vous vous êtes inquiet ?
00:02:24Monsieur, moi je fais de la politique, je connais l'état de notre pays, je connais l'état de notre
00:02:30économie et je sais aussi le coût de nos dépendances.
00:02:34Donc il faut agir, il faut agir pour la France du travail et c'est la raison pour laquelle nous
00:02:38avons proposé avec Marine Le Pen la baisse des taxes sur le carburant.
00:02:42Parce que quand on a 60% quasiment de taxes sur les carburants, on a un levier direct qui est
00:02:47le levier fiscal pour agir immédiatement en baissant les taxes,
00:02:50en baissant la pression fiscale et en rendant immédiatement du pouvoir d'achat.
00:02:55Le gouvernement dit, ça coûte trop cher, ça coûterait 12 milliards, impossible vu nos finances publiques.
00:02:59Alors ça ne coûte pas plus cher que le poids de la dette par laquelle ils ont aggravé la situation
00:03:05économique de la France depuis près de 10 ans.
00:03:08Je m'amuse toujours de voir des gens qui m'ont plongé la France dans une situation de déraison budgétaire
00:03:13depuis plus de 10 ans,
00:03:14avec des niveaux de dette jamais atteints, venir nous dire ça coûte trop cher.
00:03:18La réalité c'est que la baisse de taxes que nous proposons, d'abord elle va permettre de rendre 20
00:03:22à 25 euros par plein
00:03:24pour une famille qui a un véhicule qui disons permet un plein à 50 litres environ.
00:03:30C'est 20 à 25 euros de pouvoir d'achat que l'on rend immédiatement par deux mécanismes.
00:03:34Et je vais vous expliquer comment est-ce que je les chiffre.
00:03:36D'abord la baisse de la TVA de 20% à 5,5% et la baisse de la TICPE
00:03:41de 16 centimes environ,
00:03:42ce qui va aussi bénéficier à nos chefs d'entreprise.
00:03:44Globalement c'est un coût de 15 milliards d'euros à l'année que vous divisez par 12 en fonction
00:03:48évidemment...
00:03:49Et les 15 milliards alors on les trouve où ?
00:03:50Alors c'est 15 milliards, remettons les choses en perspective,
00:03:56c'est moins d'un pour cent de la totalité de ce que dépense l'État chaque année.
00:04:01On a 1700 milliards d'euros de dépenses publiques.
00:04:04Ce que nous proposons c'est moins d'un pour cent de ce que dépense l'État.
00:04:07Est-ce que, M. Daré, on peut légitimement expliquer aux Français dans la période actuelle,
00:04:12dans un pays où un Français sur deux est à 10 euros près quand il fait ses courses,
00:04:16où des millions de familles françaises, populaires, modestes,
00:04:18font chaque mois des petits sacrifices sur leurs déplacements,
00:04:22sur les plaisirs de la vie, sur les sorties qu'ils ne font pas pour eux,
00:04:26pour leurs enfants, qui se serrent la ceinture,
00:04:28que l'État français qui vit au-dessus de ses moyens depuis plus de 50 ans
00:04:32serait incapable de faire à peine un pour cent d'euros d'économie ?
00:04:36Eh bien, nous, nous faisons un choix politique, un choix budgétaire,
00:04:40celui de consacrer 15 milliards d'euros par an.
00:04:45Ce n'est pas par mois, c'est par an.
00:04:47Donc moins d'un pour cent de la dépense publique
00:04:48à cette baisse de la pression fiscale qui va aussi se retrouver.
00:04:51Mais concrètement, vous les trouvez aujourd'hui ?
00:04:52On les trouve dans ce que je considérais être la mauvaise dépense publique.
00:04:55On les trouve dans le coût de l'immigration.
00:04:57On le trouve dans l'augmentation, par exemple,
00:05:00de la contribution de la France au budget de l'Union européenne.
00:05:03On se trouve ici au Parlement européen de Strasbourg.
00:05:07Et je vous remercie d'avoir accepté le principe de cet entretien ici
00:05:11parce qu'on est ici, au cœur de la démocratie européenne,
00:05:14dans une institution qui coûte extrêmement cher
00:05:16et dont les dépenses et dont les gaspillages d'argent public sont colossales.
00:05:20On les trouve, par exemple, dans le coût de la bureaucratie,
00:05:24dans le coût des agences publiques et des agences d'État
00:05:26dont beaucoup font doublon avec les compétences des ministères.
00:05:29Je pense que la première des politiques économiques,
00:05:31si on veut remettre de la stabilité en France
00:05:34et de la crédibilité pour notre pays sur la scène européenne et internationale,
00:05:38c'est celui de remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire.
00:05:41Mais votre proposition n'est pas cible
00:05:42et elle bénéficierait aussi bien aux plus fortunés de notre pays qu'aux plus pauvres ?
00:05:47Elle bénéficie par définition à tous ceux qui mettent du carburant dans leur voiture.
00:05:51Mais cet argument est un faux argument.
00:05:53si vous expliquez aux Français que parce qu'il y a 1% des automobiles
00:05:58qui roulent en Porsche et qui ont les moyens de mettre de l'essence
00:06:02de manière abondante dans leur Porsche,
00:06:03vous allez pénaliser les 99% de Français de familles populaires et de familles modestes
00:06:08qui ont besoin de leurs véhicules, notamment loin des grandes villes,
00:06:11pour se déplacer.
00:06:12Honnêtement, ce n'est pas sérieux.
00:06:14Je vous rappelle que...
00:06:14Vous savez que la Porsche, ce soir, il se dit tant mieux pour moi.
00:06:16Oui, enfin, il paiera un autre type de fiscalité.
00:06:18Mais il paie déjà beaucoup de fiscalité dans un pays
00:06:22qui a l'un des taux de prélèvement obligatoires
00:06:24parmi les plus élevés des économies développées.
00:06:26Donc, il faut baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français.
00:06:29Pourquoi ? Parce qu'une grande partie de la croissance économique de la France
00:06:33est tirée par la consommation.
00:06:34Or, on voit bien que la consommation, elle diminue.
00:06:37On a moins de consommation, moins de croissance, plus d'inflation.
00:06:40Et donc, il faut rendre du pouvoir d'achat aux Français.
00:06:42Et si demain, nous arrivons à la tête du pays,
00:06:45moi, je souhaite que notre parti soit le parti du pouvoir d'achat
00:06:48et donc, très clairement, je vous le dis, dans le cadre de la campagne présidentielle,
00:06:51nous ferons du pouvoir d'achat, à la fois de l'augmentation des salaires
00:06:55par la baisse des charges et la baisse des dépenses contraintes
00:06:57comme les factures d'énergie, des priorités absolues
00:06:59parce qu'au fond, c'est le quotidien des Français, c'est le quotidien des gens.
00:07:02Cet après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu, justement,
00:07:04a annoncé que, je cite,
00:07:06« chaque euro de surplus de fiscalité due à cette crise
00:07:09sera affecté et réaffecté au mécanisme, justement, d'aide directe. »
00:07:13Vous saluez cette décision ?
00:07:14Donc, il y a du surplus fiscal.
00:07:16Parce que, depuis plusieurs semaines,
00:07:18nous proposons, vous le savez, cette baisse de taxes
00:07:21puisque nous disons qu'à partir du moment
00:07:23où l'assiette taxable augmente
00:07:25à cause de l'augmentation des prix du pétrole,
00:07:28nécessairement, les revenus, les rentrées fiscales, pardon,
00:07:31qui rentrent dans les caisses de l'État, augmentent.
00:07:32Le gouvernement a nié cet argument.
00:07:35Il a nié ce qui est pourtant une réalité économique.
00:07:37Et donc, pour la deuxième fois, je me réjouis que M. Lecornu
00:07:40reconnaisse qu'il y a un surplus fiscal
00:07:42et donc, nécessairement, ce surplus fiscal, il doit évidemment être rendu aux Français.
00:07:46Et plutôt que de monter des usines à gaz,
00:07:48nous proposons une solution très simple.
00:07:49C'est que l'État décide de baisser les taxes.
00:07:51On a appris aussi aujourd'hui que le géant pétrolier Total,
00:07:54qui a publié ses résultats,
00:07:55avait des bénéfices qui avaient bondi au premier trimestre,
00:07:58en partie dû à l'envolée des prix des carburants
00:08:00dû à la guerre.
00:08:015,8 milliards, en hausse de près de 50% par rapport à l'an dernier.
00:08:05Le Premier ministre demande à Total de redistribuer d'une manière ou d'une autre.
00:08:09Est-ce que vous, vous jugez qu'il faut peut-être taxer
00:08:11même les super profits des pétroliers ?
00:08:13Je pense que dans le contexte actuel,
00:08:15dans le contexte de crise que nous connaissons,
00:08:17la mobilisation de tous est évidemment indispensable.
00:08:21Vous soulignez les bénéfices très importants,
00:08:23engangés par une grande entreprise comme Total.
00:08:26Vous les qualifiez comment, ces bénéfices ?
00:08:28En l'occurrence, c'est un coup de trading,
00:08:32puisque si on est précis,
00:08:34Total a fait une plus-value sur un trading
00:08:36en anticipant, il y a quelque temps,
00:08:38l'augmentation des prix du pétrole.
00:08:40Et donc, ils en ont tiré une plus-value
00:08:43qui est évidemment extrêmement importante.
00:08:45C'est une bonne chose ? C'est une vraie chose ?
00:08:47C'est la liberté de l'entreprise.
00:08:49C'est la liberté du commerce.
00:08:51Mais ce que je regarde, c'est qu'ils ont effectivement
00:08:53fait des bénéfices très importants
00:08:55dans une période qui est une période douloureuse
00:08:57pour les Français et pour l'économie française.
00:08:58Moi, je salue le geste qui a été fait
00:09:00de blocage des prix,
00:09:03parce que vous savez que Total a décidé
00:09:05librement de bloquer les prix
00:09:07et de faire un geste pour le pouvoir d'achat
00:09:08des Français.
00:09:10Moi, je souhaiterais que ce geste soit poursuivi
00:09:12et que dans les temps prochains,
00:09:16les grands groupes qui gagnent de l'argent
00:09:19comprennent que nos compatriotes
00:09:21vivent des temps extrêmement difficiles
00:09:23et que cette période, encore une fois,
00:09:25parce qu'il en va de la consommation,
00:09:27appelle évidemment à des gestes très forts
00:09:28de la part de chacun.
00:09:29– Jean-Luc Mélenchon, jusque Total, je cite,
00:09:31« se gaffe sur le dos des Français ».
00:09:32Ce n'est pas ce que vous pensez ?
00:09:34– Non, mais Jean-Luc Mélenchon,
00:09:35il fait du Jean-Luc Mélenchon.
00:09:36C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon,
00:09:37il a par principe un problème
00:09:39avec l'entreprise française.
00:09:41Et donc, si demain, Jean-Luc Mélenchon
00:09:43était président de la République,
00:09:45ce que je ne souhaite pas pour mon pays,
00:09:48eh bien, les entreprises françaises s'en iraient.
00:09:50C'est ça, la réalité.
00:09:51Donc, Jean-Luc Mélenchon est par principe
00:09:53contre la possibilité de gagner de l'argent
00:09:55quand on a une entreprise.
00:09:56Il est contre la possibilité de faire des profits,
00:10:00y compris pour nos TPE, PME,
00:10:02pour nos ETI,
00:10:02qui sont bien souvent des structures familiales.
00:10:05Et il est évident que le projet économique
00:10:07que porte Jean-Luc Mélenchon
00:10:08transformerait la France en Venezuela sans le pétrole.
00:10:10– Mais est-ce qu'il faut, oui ou non,
00:10:12taxer les super profits de ces pétroliers ?
00:10:13– Le PS va déposer une proposition de loi
00:10:15sur la taxation des bénéfices exceptionnels
00:10:18liés à la crise.
00:10:19Est-ce que les députés du RN voteront cette proposition ?
00:10:21– D'abord, nous regarderons le détail de ce mécanisme,
00:10:24mais je pense qu'il ne faut rien s'interdire par principe.
00:10:27– Donc, pourquoi pas une taxation ?
00:10:29– Oui, pourquoi pas une taxation ?
00:10:30Des super profits, on est ici au sein de l'Europe.
00:10:33Il y a un certain nombre de pays
00:10:35qui ont proposé ce mécanisme.
00:10:37Je pense à des pays, par exemple, comme l'Italie,
00:10:40dont on dit que la politique est plutôt pro-entreprise,
00:10:43mais je pense qu'il ne faut rien s'interdire.
00:10:44– Qu'est-ce qu'il faudrait taxer précisément ?
00:10:45– En l'occurrence, il faut demander au Parti Socialiste.
00:10:49Moi, ce que je souhaite dans un premier temps,
00:10:51c'est que le geste…
00:10:52– Parce que si on prend Total, par exemple,
00:10:52est-ce qu'il faut taxer les activités en France,
00:10:55les activités dans le monde,
00:10:56la partie du chiffre d'affaires qui est réalisée en France,
00:10:58celle qui est réalisée dans le monde,
00:10:59qu'est-ce qu'on taxe dans ces cas-là ?
00:11:00– Alors, vous poserez la question au responsable du Parti Socialiste,
00:11:03de Jean-Luc Mélenchon, qui pose…
00:11:03– Mais vous dites pourquoi pas ce principe ?
00:11:05– Je pense que ça peut évidemment se regarder,
00:11:07mais il ne faut pas non plus que ce soit l'arbre qui cache la forêt.
00:11:10Et en réalité, sur le prix,
00:11:12quand vous découpez la répartition des marges et des prix
00:11:16entre ce qui est touché par les pétroliers,
00:11:19ce qui est touché par l'État,
00:11:20ce qui est touché par les distributeurs,
00:11:22il est évident que vous avez 60% de taxe.
00:11:24Donc si on veut constater immédiatement,
00:11:26évidemment qu'il faut des contrôles,
00:11:27et moi je soutiens le principe de contrôle notamment sur les marges,
00:11:30mais si on veut rendre immédiatement du pouvoir d'achat aux Français,
00:11:32moi c'est ce qui m'obsède et c'est ce qui m'intéresse,
00:11:34il faut évidemment baisser la fiscalité.
00:11:37Il y a 60% encore une fois du prix du pétrole
00:11:41qui relève de la fiscalité,
00:11:42donc il faut rendre cet argent aux Français.
00:11:45Et donc moi je souhaite que Total puisse continuer
00:11:49à appliquer ce principe de blocage des prix
00:11:51pour soulager nos compatriotes qui vont…
00:11:54– Quitte à taxer Total peut-être.
00:11:55– Et encore une fois, ça se regardera,
00:11:57je ne sais pas ce que va déposer le Parti Socialiste,
00:11:59nous regarderons tout cela,
00:12:00mais je ne crois pas que la priorité non plus dans un pays
00:12:02qui a 46% de prélèvement obligatoire,
00:12:05soit encore une fois d'inventer des taxes et d'inventer des impôts.
00:12:07Je crois qu'il faut au contraire baisser la pression fiscale
00:12:10qui pèse sur les Français et sur la France du travail.
00:12:12– Est-ce que vous créez une inflation généralisée ?
00:12:13Le gouvernement dit qu'il n'y en aura pas,
00:12:14le gouvernement dit aussi qu'il n'y aura pas de pénurie,
00:12:16est-ce que vous le croyez ?
00:12:17– Vous leur faites confiance ? Moi non.
00:12:19L'inflation depuis 2022 et depuis la réélection d'Emmanuel Macron
00:12:25a augmenté de plus de 20% sur l'alimentation,
00:12:30de 25% sur les biens énergétiques.
00:12:33Et cette situation, elle est évidemment très dure pour les Français
00:12:36parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous regardent ce soir
00:12:38qui sont contraints de faire des choix.
00:12:40Et cette société à l'europrès qui est en train de se mettre en place,
00:12:43elle n'est pas acceptable, elle n'est pas soutenable.
00:12:45Et donc je crains effectivement, comme beaucoup d'observateurs
00:12:48de la vie politique et de la vie économique,
00:12:50que nous ne soyons qu'au début d'une situation difficile pour les Français.
00:12:53Et donc il faut agir, il faut agir pour faire baisser les prix.
00:12:57Vous savez que nous avons pris une initiative
00:12:59avec le Rassemblement national de consultation des filières économiques
00:13:02pour alléger les normes qui pèsent sur nos entreprises
00:13:05parce qu'on a l'impôt que payent les Français,
00:13:08on a l'impôt que payent les entreprises
00:13:09et puis on a cet impôt papier, cette paperasse,
00:13:11ces applications de normes et beaucoup de surtransposition européenne
00:13:15qui sont votées ici à quelques mètres de nous
00:13:17dans l'hémicycle du Parlement européen
00:13:18qui viennent gonfler les prix, je pense par exemple à l'automobile.
00:13:22Quand on écoute Lucas Demeo, l'ancien directeur général de Renault,
00:13:26il dit que dans les dix prochaines années,
00:13:30les véhicules automobiles vont augmenter d'environ 40%
00:13:32et que ces hausses seront imputables à 92%
00:13:35aux nouvelles normes et aux nouvelles réglementations.
00:13:37Donc on a trop d'impôts dans l'économie française,
00:13:40on a trop de taxes et on a trop de normes.
00:13:42Et ces trois mécanismes-là ont évidemment des répercussions directes sur les prix.
00:13:46Et quand vous dites que l'État n'en fait pas assez,
00:13:48quand vous dites que l'État n'en fait pas assez
00:13:50sur justement ces questions notamment de carburant
00:13:51et qui concernent vraiment le quotidien des Français qui nous écoutent,
00:13:56est-ce que l'État peut tout ?
00:13:58On l'a vu, le quoi qu'il en coûte, c'est terminé, nous a dit le gouvernement.
00:14:01Où est-ce qu'on trouve l'argent ?
00:14:02Vous avez dit 15 milliards, on les trouve facilement,
00:14:04mais franchement, on a l'impression qu'on n'a plus les moyens.
00:14:07Non, on n'a pas plus les moyens, monsieur Daré.
00:14:09L'argent public est très mal utilisé.
00:14:11Enfin, je veux dire, mettez-vous à la place...
00:14:13Il n'y a pas de problème de dette en France ?
00:14:14Bien sûr qu'il y a un problème de dette,
00:14:16mais d'abord, un, j'en suis pas responsable.
00:14:18Et deuxièmement, plus les Français payent d'impôts,
00:14:20plus la qualité du service public se dégrade.
00:14:23Pourquoi est-ce que la France,
00:14:24qui a 46% de prélèvements obligatoires,
00:14:26il n'y a pas un État au monde
00:14:28qui prélève plus que la France d'Emmanuel Macron ?
00:14:30Enfin, je veux dire, le socialisme,
00:14:32il est aujourd'hui en vigueur dans l'économie française.
00:14:35Et c'est l'autre nom du macronisme.
00:14:36Donc, je veux dire, cette société
00:14:38où l'argent est mal utilisé,
00:14:40où on prélève toujours plus sur la France du travail,
00:14:43où on ne lutte pas assez
00:14:45contre les gaspillages d'argent public,
00:14:47enfin, quand on dit aux gens
00:14:48il n'y a pas d'argent pour l'hôpital,
00:14:49il n'y a pas d'argent pour embaucher des policiers,
00:14:51il n'y a pas d'argent pour créer des offres de soins
00:14:53dans la ruralité,
00:14:54il n'y a pas d'argent pour les maternités,
00:14:57il n'y a pas d'argent pour nos personnes âgées,
00:14:58mais que de l'autre.
00:14:59Les Français voient qu'on dépense toujours plus d'argent
00:15:01pour, par exemple, permettre la gratuité des soins aux étrangers
00:15:04en situation irrégulière,
00:15:06pour donner des...
00:15:071 milliard par an.
00:15:07Oui, et puis 20 milliards d'euros
00:15:09si on prend en compte les prestations sociales non contribuatives
00:15:12qui sont à part d'un étranger.
00:15:13Je vous donne un exemple très simple.
00:15:14Si demain, nous sommes à la tête du gouvernement,
00:15:17pour bénéficier du modèle social français,
00:15:19et donc pour bénéficier d'une aide sociale,
00:15:20il faudrait être de nationalité française.
00:15:22C'est 20 milliards d'euros de coûts.
00:15:24Donc de l'argent, il y en a, M. Darek.
00:15:26Les 15 milliards dont vous parlez
00:15:27pour venir en aide directement aujourd'hui
00:15:29au pouvoir d'achat des Français
00:15:30qui souffrent de cette crise.
00:15:32Vous avancez un certain nombre de propositions,
00:15:33pourquoi pas,
00:15:34mais c'est des réformes de moyen terme et de long terme.
00:15:36Ce qu'ils veulent, les gens,
00:15:37c'est des mesures d'urgence,
00:15:39si j'ose dire, pour demain et après-demain,
00:15:40pour faire le plein demain et après-demain.
00:15:42Parfaitement.
00:15:42Il suffit donc de réunir le Parlement
00:15:45et de faire voter un projet de loi de finances rectificatif.
00:15:48Et donc, en quelques semaines, en quelques jours,
00:15:52l'État peut avoir une influence directe
00:15:54sur l'argent qu'il prélève
00:15:56sur le dos de la France du travail.
00:15:58Parce qu'il y a beaucoup de gens
00:15:59qui en ont marre d'être ceux sur qui
00:16:01l'effort pèse systématiquement,
00:16:03de travailler toujours plus,
00:16:04de gagner toujours moins,
00:16:06de voir le coût de la vie augmenter,
00:16:07de voir l'énergie augmenter
00:16:09et d'avoir le sentiment
00:16:10que c'est toujours à eux
00:16:11qu'on vient demander des efforts.
00:16:13Donc il faut de la justice,
00:16:14il faut remettre de l'ordre
00:16:15dans les finances de l'État
00:16:17et il faut surtout des politiques courageuses
00:16:20pour permettre, je dirais,
00:16:21à l'économie française de se redresser.
00:16:23Et je vais vous dire,
00:16:24l'État a un effort à faire sur son train de vie.
00:16:26Mais il faut aussi permettre à nos entreprises,
00:16:29aux artisans, aux commerçants,
00:16:31à nos TPE, PME, à nos ETI
00:16:32de recréer de la richesse.
00:16:34Parce que voyez-vous,
00:16:35la dette, c'est évidemment calculée
00:16:40sur les mauvaises dépenses de l'État,
00:16:41mais elles sont calculées sur le PIB.
00:16:43Et donc, on ne peut pas avoir une économie
00:16:46qui ne produit plus rien,
00:16:47qui importe tout
00:16:48et qui dépend donc des autres.
00:16:50Les propositions que vous faites,
00:16:51ce sont les propositions de Jordan Bardella
00:16:53ou ce sont les propositions
00:16:54du RN et de Marine Le Pen ?
00:16:55Parce que sur la question
00:16:56de la taxation de total,
00:16:57elle est plus directe.
00:16:58Elle dit, il faut taxer.
00:16:59Mais je vous l'ai dit,
00:17:00on peut évidemment en discuter.
00:17:02Vous m'interrogez sur les mesures
00:17:03que nous proposons.
00:17:05Pardon, mais la TVA
00:17:06à 5,5% sur l'énergie.
00:17:07Vos mesures ou ce sont celles
00:17:08du RN et de Marine Le Pen ?
00:17:09Faites-moi grâce de cela.
00:17:11La TVA a 5,5% sur l'énergie.
00:17:14Même la précédente
00:17:14de la campagne présidentielle.
00:17:15C'est Marine Le Pen qui l'a proposée.
00:17:17Nous avons toujours fait
00:17:17du pouvoir d'achat
00:17:19et de la justice fiscale aussi.
00:17:21C'est-à-dire le fait
00:17:23de soulager les Français
00:17:24qui travaillent le plus durement
00:17:25de la pression fiscale.
00:17:26Nous en avons toujours fait
00:17:28un impératif
00:17:29et nous allons continuer
00:17:29de porter ces mesures
00:17:30dans le cadre de la campagne.
00:17:32Parce qu'encore une fois,
00:17:33on ne peut pas se satisfaire
00:17:34d'une économie
00:17:35qui dégouline de taxes,
00:17:36qui dégouline d'impôts,
00:17:37qui dégouline de normes.
00:17:38Et ça, c'est le bilan direct
00:17:40d'Emmanuel Macron
00:17:41et de ses premiers ministres.
00:17:42Vous demandez à Emmanuel Macron
00:17:43de réunir les partis.
00:17:44Vous l'aviez demandé
00:17:45au début de la guerre.
00:17:45Ça ne s'est pas fait.
00:17:46Il y a des choses
00:17:46qui se sont faites à Matignon.
00:17:47Est-ce que vous demandez
00:17:48à Emmanuel Macron
00:17:48de réunir les partis ?
00:17:50Oui.
00:17:51À chaque fois que nous avons été invités
00:17:53dans une réunion des chefs de partis,
00:17:54je m'y suis rendu
00:17:55parce que j'ai du respect
00:17:56pour la fonction.
00:17:57Mais si je ne me trompe pas,
00:17:57là, ça ne s'est pas fait
00:17:58depuis la guerre.
00:18:00Mais si vous voulez,
00:18:01ce qu'il faut maintenant,
00:18:01c'est agir.
00:18:02Et ce qu'il faut maintenant,
00:18:03c'est prendre des mesures
00:18:05pour les Français.
00:18:06Pourquoi est-ce que
00:18:06quand on passe la frontière
00:18:08en Espagne,
00:18:10le carburant est à 1,50€ ?
00:18:12Parce qu'ils ont pris
00:18:13des mesures particulières
00:18:14pour baisser notamment les taxes.
00:18:15L'Italie, la Pologne,
00:18:18l'Espagne, le Portugal...
00:18:19Monsieur Daré, pardon,
00:18:20et j'en termine.
00:18:21Tous les pays européens,
00:18:23tous les pays autour de nous
00:18:25ont pris la mesure du problème
00:18:26et ont décidé de baisser les taxes.
00:18:29Pourquoi est-ce que la France
00:18:30est systématiquement une exception,
00:18:32non pas parmi les premiers de la classe,
00:18:34mais toujours à être au dernier rang ?
00:18:36Avec l'économie la plus endettée,
00:18:38l'économie la plus endettée,
00:18:39j'en conviens,
00:18:40ce n'est pas vous qui êtes au pouvoir,
00:18:41mais il y a un certain nombre
00:18:42de réformes qui ont été faites.
00:18:43Si on voit cette urgence économique,
00:18:45c'est dû aussi au fait
00:18:46que le détroit d'Hambouz
00:18:48reste totalement bloqué.
00:18:49On voit qu'il y a une guerre psychologique
00:18:50qui est engagée entre Donald Trump
00:18:52et les Iraniens.
00:18:53Quand on voit les conséquences chez nous,
00:18:56est-ce qu'aujourd'hui,
00:18:57malgré tout,
00:18:58c'est devenu notre guerre ?
00:19:00Non, ce n'est pas notre guerre,
00:19:01mais nous en subissons
00:19:02de manière très lourde
00:19:05les conséquences.
00:19:06Vous savez, moi,
00:19:07j'ai toujours été extrêmement prudent
00:19:09avec cette tentation réitérée
00:19:13du président Trump
00:19:14de vouloir orchestrer
00:19:16des interventions extérieures.
00:19:17J'ai été,
00:19:17et nous avons été avec Marine
00:19:19extrêmement prudents
00:19:20lorsque, il y a quelques mois,
00:19:22il y a quelques semaines,
00:19:23le président américain
00:19:24a décidé d'une intervention militaire
00:19:26au Venezuela.
00:19:27Le régime,
00:19:29l'abominable régime vénézuélien
00:19:31de Maduro
00:19:33et désormais de ses successeurs
00:19:34est aujourd'hui encore debout.
00:19:35Ça veut dire que,
00:19:36à vos yeux, Trump...
00:19:36En Iran,
00:19:38en Iran,
00:19:39sans doute les Américains
00:19:40ont sous-estimé
00:19:41leur adversaire,
00:19:42comme ça a été le cas hier
00:19:44en Afghanistan,
00:19:45comme ça a été le cas hier
00:19:46en Irak.
00:19:47et on voit bien que
00:19:49la volonté de déstabiliser
00:19:51un régime
00:19:52ne peut pas se faire
00:19:53par quelques opérations aériennes.
00:19:55Pourquoi ?
00:19:55Parce que le régime iranien,
00:19:56on le voit,
00:19:57est sans doute plus solide
00:19:58qu'on ne l'avait envisagé.
00:20:00Il est sans doute plus résilient
00:20:01qu'on ne l'avait envisagé.
00:20:02Il est désormais plus radicalisé
00:20:04qu'il y a quelques semaines.
00:20:04Il faut envoyer des troupes.
00:20:05Et surtout,
00:20:06on a peut-être oublié,
00:20:08je dis on,
00:20:09en essayant de m'inclure
00:20:10dans le camp occidental,
00:20:11mais nous ne nous sentons pas
00:20:12concernés par cette guerre,
00:20:14en tout cas,
00:20:14par le déclenchement de la guerre.
00:20:18Trump a sans doute oublié
00:20:21que la géographie commande l'histoire.
00:20:23Et qu'à partir du moment
00:20:24où le régime iranien
00:20:26a la main sur le détroit d'Hormuz,
00:20:28il a la main sur l'un des poumons
00:20:29de l'économie mondiale.
00:20:30Donc la situation
00:20:31est beaucoup plus compliquée que cela.
00:20:32Je pense que le rôle de la France,
00:20:34c'est d'abord d'assurer la sécurité
00:20:35de ses ressortissants.
00:20:36On a plus de 400 000 Français
00:20:38qui sont installés
00:20:39ou qui travaillent dans la région.
00:20:40Nous devons assurer leur sécurité.
00:20:42Nous devons honorer nos engagements
00:20:45que nous avons à l'égard
00:20:46d'un certain nombre de pays
00:20:47amis de la France.
00:20:47Je pense aux Émirats arabes.
00:20:49C'est respecté.
00:20:49On a vu hier des images de Rafale.
00:20:51Je ne sais pas si vous les avez vu.
00:20:52Vous avez parfaitement raison.
00:20:53Je pense aux Libans.
00:20:54Je pense aux Libans.
00:20:54Et je veux rendre hommage
00:20:56effectivement à nos soldats
00:20:57et notamment à notre armée de l'air
00:20:58qui fait un travail remarquable
00:21:01pour lutter contre les drones iraniens.
00:21:04Et puis, il faut évidemment
00:21:05mieux protéger les Français
00:21:06des conséquences directes et indirectes
00:21:08de cette crise sur notre économie
00:21:10et sur leur pouvoir d'achat.
00:21:12Est-ce que vous considérez
00:21:12que la France doit s'impliquer davantage ?
00:21:14Peut-être que demain,
00:21:15si Marine Le Pen ne peut pas,
00:21:17vous serez candidat
00:21:17à la présidence de la République.
00:21:19Est-ce qu'il faut envoyer demain
00:21:21la marine française
00:21:21dans le détroit d'Hormuz
00:21:22pour le sécuriser,
00:21:24pour le libérer ?
00:21:24Est-ce que vous le feriez ?
00:21:25Tant qu'il n'y a pas
00:21:26de cessez-le-feu durable,
00:21:28je ne crois pas judicieux
00:21:31de procéder à l'envoi
00:21:32de troupes,
00:21:34en l'occurrence de la marine,
00:21:36directement dans le détroit d'Hormuz.
00:21:37Il y a des missions aujourd'hui
00:21:38de sécurisation qui existent.
00:21:40Je pense à la mission
00:21:41Aspides qui est alliant
00:21:42en mien rouge
00:21:42avec un certain nombre
00:21:43de partenaires européens.
00:21:44Mais je pense qu'avant même
00:21:46toute idée de cessez-le-feu,
00:21:47il serait périlleux
00:21:49et peut-être à perte
00:21:50que d'envoyer des soldats
00:21:53et notamment des soldats
00:21:53de la marine française
00:21:55dans le détroit d'Hormuz.
00:21:57En revanche,
00:21:58la France,
00:21:58je le crois,
00:21:59avec d'autres partenaires européens,
00:22:01avec une coalition internationale,
00:22:03pourrait demain
00:22:03et après-demain,
00:22:04dans le cadre de la réouverture
00:22:05du détroit d'Hormuz,
00:22:07procéder à des missions
00:22:07d'accompagnement.
00:22:08Parce qu'une fois
00:22:08que le détroit d'Hormuz
00:22:10sera rouvert,
00:22:11il y a un véritable enjeu
00:22:12pour assurer la sécurité
00:22:14des bateaux
00:22:15qui vont traverser cette zone.
00:22:16Et puis vous savez
00:22:17que la France,
00:22:17et c'est peut-être
00:22:18une plus-value que nous avons
00:22:19par rapport à l'armée américaine,
00:22:22a des véritables compétences
00:22:24sur le déminage.
00:22:25Notamment des mines
00:22:26qui sont placées
00:22:27dans le détroit d'Hormuz
00:22:27et qui en fait aujourd'hui
00:22:28le véritable danger
00:22:30dans le cadre des passages.
00:22:31Est-ce que l'Iran
00:22:31est notre adversaire ?
00:22:33Oui, les Mollahs,
00:22:34je veux dire,
00:22:34le régime islamique des Mollahs
00:22:36est évidemment,
00:22:37est éminemment un régime
00:22:38qui est abominable.
00:22:40L'Iran est notre ennemi.
00:22:41Ce n'est pas souhaitable.
00:22:41Non mais, d'abord,
00:22:42je ne vais pas m'engager
00:22:44si vous voulez
00:22:45dans une surenchère verbale.
00:22:46Ce régime est un régime abominable.
00:22:48Faut-il envoyer,
00:22:49bien sûr que je souhaite
00:22:50sa chute,
00:22:50mais faut-il envoyer
00:22:52des soldats français
00:22:54ou des soldats
00:22:54des nations européennes
00:22:56sur le sol iranien ?
00:22:57Je ne le crois pas.
00:22:58Et on voit bien d'ailleurs
00:22:59que depuis plusieurs semaines
00:23:00où le président américain
00:23:02dont les objectifs de guerre
00:23:04sont extrêmement erratiques,
00:23:05qui change régulièrement
00:23:06de position
00:23:07et qui aussi, je crois,
00:23:09crée le doute
00:23:10dans le camp occidental
00:23:11parce que je vous rappelle
00:23:11que cette opération,
00:23:12elle a été menée
00:23:13avec l'armée israélienne
00:23:14sans qu'aucune nation européenne
00:23:16ait été concertée.
00:23:17Et donc, tout l'enjeu aujourd'hui,
00:23:18c'est de permettre à la France
00:23:20d'assumer son devoir de puissance,
00:23:22de retrouver une autonomie stratégique,
00:23:23de retrouver une indépendance,
00:23:25de retrouver une défense nationale
00:23:26qui soit non seulement
00:23:27en capacité demain
00:23:28de protéger les intérêts vitaux
00:23:29de la France,
00:23:30mais qui soit capable
00:23:31d'être crainte
00:23:32pour être crédible
00:23:33sur la scène internationale.
00:23:33On évoquait Donald Trump.
00:23:35Est-ce qu'à vos yeux,
00:23:35Donald Trump est aujourd'hui
00:23:36un danger pour le monde ?
00:23:38Non, mais moi,
00:23:39j'évite de rentrer
00:23:40dans ces surenchères verbales
00:23:41et dans ces qualificatifs
00:23:42qui sont des qualificatifs moraux.
00:23:44La réalité,
00:23:45et je le disais,
00:23:46c'est que la politique de Trump
00:23:47est aujourd'hui totalement erratique
00:23:49et personne n'est capable
00:23:50de prédire.
00:23:50Elle est dangereuse,
00:23:51sa politique ?
00:23:51Non seulement ce que souhaite,
00:23:53par définition,
00:23:54à partir du moment
00:23:56où vous changez d'avis
00:23:57très régulièrement
00:23:59et où vous n'avez pas
00:24:00la certitude
00:24:01comme chef d'État amie
00:24:02parce que la France
00:24:03reste une nation amie
00:24:04des États-Unis d'Amérique.
00:24:06Nous le sommes par l'histoire,
00:24:07par la diplomatie,
00:24:08par les relations économiques
00:24:09que nous avons avec ce pays,
00:24:10par notre appartenance
00:24:11à une culture occidentale.
00:24:13Mais évidemment que ça nuit
00:24:14à la fiabilité et à la crédibilité
00:24:16des États-Unis d'Amérique
00:24:17sur la scène internationale.
00:24:18Il y a deux soldats français
00:24:19qui sont morts au Liban,
00:24:20qui ont été ciblés par le Hezbollah.
00:24:22Il y en a un troisième
00:24:22qui était mort au début
00:24:24du conflit en Irak.
00:24:25Pour les deux au Liban,
00:24:26il y a eu un honnouage national,
00:24:28deux hommages nationaux
00:24:29précisément ces derniers jours.
00:24:30C'est la ministre des Armées
00:24:31qui se sont rendue.
00:24:31Il n'y avait pas le premier ministre,
00:24:32il n'y avait pas le président.
00:24:33Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
00:24:36D'abord, je voudrais m'incliner
00:24:38devant le sacrifice de nos soldats
00:24:40qui sont engagés
00:24:42dans des territoires difficiles.
00:24:43D'abord, je le disais au Moyen-Orient
00:24:45et notamment à Abu Dhabi,
00:24:46j'ai eu l'occasion de me rendre
00:24:47il y a quelques mois
00:24:48sur la base française.
00:24:50On a plus de 900 soldats
00:24:51qui défendent dans cette région
00:24:53incertaine du monde
00:24:54à la fois les intérêts de la France
00:24:55et la sécurité de nos partenaires.
00:24:57Et puis il y a des Français,
00:24:57c'est vrai,
00:24:58plus de 700 soldats français
00:25:00qui sont engagés dans la finule
00:25:02depuis plus de 50 ans,
00:25:04qui est une mission ONU
00:25:05que nous menons
00:25:05pour assurer la sécurité au Liban.
00:25:07Et ces missions,
00:25:08elles sont évidemment importantes.
00:25:09Vous savez que le mandat de la finule
00:25:11arrive à son terme
00:25:12à la fin de l'année 2026.
00:25:13Les soldats français doivent rester ?
00:25:14Je crois qu'il serait de bonne augure
00:25:16que cette mission soit prolongée.
00:25:17Je pense que ça doit être envisagé, bien sûr.
00:25:19Le fait que le président
00:25:19et le Premier ministre
00:25:20ne soient pas laissés au dommage,
00:25:22ça ne vous a pas particulièrement marqué ?
00:25:24C'est leur choix
00:25:25et c'est leur responsabilité.
00:25:26On voit qu'il y a Vladimir Poutine
00:25:27qui essaie de s'inviter
00:25:28dans les discussions,
00:25:29les négociations,
00:25:30qui discute avec les Iraniens.
00:25:32Est-ce qu'il faut le remettre
00:25:33autour de la table
00:25:34lors du prochain G7
00:25:35qui redeviendrait un G8 ?
00:25:36Ça va se passer à Evian en France.
00:25:37Est-ce qu'il faut faire revenir
00:25:38Vladimir Poutine autour de cette table ?
00:25:40Écoutez, le président
00:25:41de la Fédération de Russie
00:25:42est très certainement
00:25:43le grand gagnant de ce conflit
00:25:44puisqu'il tire en réalité
00:25:48des revenus
00:25:49de ses exportations de pétrole.
00:25:51Et cette guerre
00:25:52est une bonne nouvelle
00:25:54pour les rentrées de cash
00:25:57de la Fédération de Russie.
00:25:59Elles sont une très mauvaise nouvelle
00:26:01pour l'Ukraine
00:26:02qui se voit encore une fois
00:26:03un peu oubliée
00:26:03par cette situation de guerre.
00:26:05Est-ce qu'il faut le réintégrer
00:26:06au G7 ?
00:26:07Soyons francs.
00:26:10Il faudra dialoguer
00:26:12nécessairement
00:26:12à un moment donné
00:26:13avec la Russie
00:26:14pour négocier la paix.
00:26:16Et pour pouvoir négocier
00:26:17un cessez-le-feu,
00:26:18il faut s'asseoir
00:26:19autour d'une table.
00:26:20Donc il faut l'inviter au G7 ?
00:26:21Je ne sais pas
00:26:22s'il faut l'inviter au G7.
00:26:23Vous seriez président ?
00:26:23Vous seriez président
00:26:24Jordan Bardella ?
00:26:25Non, il ne s'agit pas
00:26:26de l'inviter au G7
00:26:27et nous ne remuerons pas
00:26:29si elle est terre
00:26:30pour qu'il soit invité au G7.
00:26:31En revanche,
00:26:32faut-il parler
00:26:33avec la Fédération de Russie
00:26:34notamment par l'intermédiaire
00:26:36de nos forces armées
00:26:37et de nos services de renseignement ?
00:26:38À partir du moment
00:26:39où vous voulez négocier
00:26:41la paix,
00:26:42en Ukraine notamment,
00:26:43il faut évidemment
00:26:44se mettre autour d'une table
00:26:45pour faire taire les armes
00:26:46et je crois qu'il y a
00:26:47des contacts entre l'Elysée
00:26:48et la Fédération de Russie.
00:26:50Et je veux dire,
00:26:50dans un monde de plus en plus incertain,
00:26:52dans un monde de plus en plus violent
00:26:54et de plus en plus dur,
00:26:56il faut montrer les muscles,
00:26:57bien sûr.
00:26:57Est-ce que vous parliez du Liban ?
00:26:59Est-ce que la réponse
00:26:59et les frappes d'Israël
00:27:00aujourd'hui sur le Liban
00:27:01vous semblent juste
00:27:03ou totalement disproportionnées ?
00:27:06Israël est dans une situation
00:27:08difficile
00:27:09parce qu'elle a
00:27:11à ses portes
00:27:12et autour d'elle
00:27:14un ennemi direct
00:27:15qui est l'Iran
00:27:15et des proxys
00:27:18chiites,
00:27:18s'agissant du Hezbollah,
00:27:21sunnites,
00:27:21s'agissant du Hamas,
00:27:24dont l'existence est mue
00:27:26par la destruction
00:27:26de l'État d'Israël.
00:27:27Donc Israël est engagé
00:27:29dans une lutte
00:27:32qui est une lutte existentielle
00:27:33et qui est une lutte
00:27:34civilisationnelle
00:27:35pour assurer sa sécurité.
00:27:36Est-ce qu'elle est proportionnée
00:27:37ou est-ce qu'elle est proportionnée ?
00:27:37Je vous réponds.
00:27:38La réponse israélienne,
00:27:40nous l'avions dit
00:27:41lorsqu'il s'agissait
00:27:42de répondre aux attaques
00:27:43du Hamas.
00:27:44Nous le redisons aujourd'hui,
00:27:46doit être proportionnée.
00:27:48Est-ce qu'elle l'est ?
00:27:49Parce que, manifestement,
00:27:50elle ne l'a pas toujours été.
00:27:52Vous savez que la France
00:27:53est un pays ami du Liban.
00:27:54Moi, je me suis rendu au Liban.
00:27:55J'ai eu l'occasion en 2022
00:27:57de rencontrer le président sortant,
00:27:59le président Aoun
00:28:00qui quittait ses fonctions.
00:28:01J'ai eu l'occasion
00:28:02de rencontrer à l'époque
00:28:02M. Mikati
00:28:03qui était Premier ministre.
00:28:05Et donc, il y a des liens
00:28:06très importants
00:28:07entre la France
00:28:08et le Liban.
00:28:08Mais il faut comprendre
00:28:09qu'Israël mène une guerre
00:28:11existentielle
00:28:12contre le Hezbollah
00:28:12dont on a un peu
00:28:14pendant très longtemps
00:28:15considéré
00:28:16qu'il était une partie du Liban.
00:28:17La réalité,
00:28:18c'est que le Hezbollah
00:28:19est une extension du régime iranien
00:28:21qui veut non seulement
00:28:22la destruction d'Israël
00:28:24mais qui menace
00:28:25tous les intérêts européens
00:28:26et tous les intérêts occidentaux
00:28:28dans la région.
00:28:28Donc, il faut non seulement
00:28:30désarmer le Hezbollah
00:28:31et donc, en cela,
00:28:32des frappes ciblées
00:28:33et des interventions ciblées
00:28:34d'Israël sont, je dirais,
00:28:35légitimes
00:28:35mais elles doivent être proportionnées.
00:28:37Pas de soutien inconditionnel.
00:28:38Parce qu'encore une fois,
00:28:39moi, je veux dire que
00:28:40je n'ai jamais eu
00:28:41de soutien inconditionnel
00:28:42pour personne
00:28:43et en matière de politique étrangère
00:28:44et de politique de défense,
00:28:45je n'en aurais jamais.
00:28:46mais comprenez bien que
00:28:48le meilleur moyen
00:28:50de permettre à Israël
00:28:52d'assurer sa sécurité,
00:28:53c'est le renforcement
00:28:55de l'État libanais,
00:28:56de l'État régulier
00:28:57et de l'armée libanaise.
00:28:58Et en cela,
00:28:59je crois que la France,
00:29:00par les liens historiques
00:29:01que nous avons avec le Liban
00:29:02et qui sont vieux,
00:29:03je dirais vieux comme le monde,
00:29:05les liens avec le Liban,
00:29:06il remonte à la promesse
00:29:07du roi Saint-Louis
00:29:08de protéger les chrétiens maronites
00:29:10au XIIIe siècle
00:29:10et donc, nous avons non seulement
00:29:11des liens d'amitié,
00:29:13des liens culturels très fortes
00:29:14avec le Liban,
00:29:15avec le peuple libanais,
00:29:16et le meilleur moyen
00:29:18de permettre
00:29:19le retour de la paix
00:29:20dans la région
00:29:21et d'un cessez-le-feu durable,
00:29:22c'est non seulement
00:29:23la souveraineté
00:29:24de l'État libanais,
00:29:25c'est le renforcement
00:29:26de l'armée régulière
00:29:27auquel, évidemment,
00:29:28la France peut participer
00:29:29et c'est nécessairement
00:29:30le désarmement total
00:29:32du Hezbollah
00:29:33pour permettre à Israël
00:29:35et aux démocraties
00:29:36de pouvoir vivre en sécurité.
00:29:37Je repose une question
00:29:38à laquelle vous n'avez pas voulu
00:29:39répondre, réponse courte,
00:29:40question courte, réponse courte.
00:29:42Donald Trump,
00:29:42à vos yeux,
00:29:42est-il un danger pour le monde ?
00:29:46Je l'ai dit,
00:29:47sa politique,
00:29:47je me garderai
00:29:48de tout jugement moral.
00:29:50Est-ce qu'il est danger ?
00:29:51Est-ce qu'il est dangereux ?
00:29:52Est-ce qu'il est fou ?
00:29:54Je pense qu'expliquer
00:29:55que des dirigeants politiques,
00:29:56que le président
00:29:57de la première puissance mondiale
00:29:59est un fou,
00:30:00est à mon sens,
00:30:01un non-sens pour le coup,
00:30:02pardon,
00:30:02pour la répétition totale.
00:30:04Mais ce qui est certain,
00:30:05c'est que les décisions
00:30:06qui ont été prises
00:30:07par Donald Trump
00:30:08et qui sont de manière significative
00:30:10très différentes
00:30:10de son premier mandat isolationniste
00:30:13dans lequel il a retiré
00:30:15les Etats-Unis d'Amérique
00:30:16d'un certain nombre
00:30:17d'opérations extérieures,
00:30:18eh bien effectivement
00:30:19renforcent les incertitudes mondiales.
00:30:21Il faut bien comprendre
00:30:21que la France et l'Europe
00:30:23sont aujourd'hui encerclées,
00:30:24c'est-à-dire qu'on a
00:30:25à l'Ouest
00:30:26une nation américaine
00:30:27qui redevient un empire,
00:30:29qui réhabilite
00:30:30la doctrine Monroe,
00:30:31mais bien sûr
00:30:32qui est encore un allié,
00:30:33mais un allié incertain.
00:30:34Lorsqu'on entend
00:30:35le président américain
00:30:36ou quand on lit
00:30:37la stratégie de sécurité nationale
00:30:38américaine
00:30:39annoncer et promettre
00:30:41le désengagement américain,
00:30:42eh bien nous devons avoir conscience
00:30:44qu'au 21e siècle
00:30:45et que dans les années qui viennent,
00:30:47eh bien nous ne pouvons pas
00:30:47nous appuyer sur les autres
00:30:48pour garantir notre indépendance
00:30:50et notre sécurité.
00:30:51Et je crois qu'en Europe,
00:30:52la France a un rôle à jouer
00:30:54parce que nous avons
00:30:55l'arme nucléaire,
00:30:56parce que nous avons un siège
00:30:57au Conseil de sécurité de l'ONU
00:30:58et parce que nous avons
00:30:59à la fois une armée
00:31:00et une base industrielle
00:31:01de défense d'exception.
00:31:01Jordan Bardella,
00:31:02ces questions internationales
00:31:03qui s'invitent aussi
00:31:04dans le débat français
00:31:05d'autres questions internationales.
00:31:06Lundi était en déplacement
00:31:08en Ariège le chef de l'État,
00:31:09Emmanuel Macron.
00:31:10Il s'est agacé, dit-il,
00:31:11que les médecins étrangers
00:31:12qui viennent en France
00:31:13et de pays qui ne sont pas
00:31:14membres de l'UE,
00:31:15eh bien des difficultés
00:31:16à exercer.
00:31:17Il avait notamment un médecin
00:31:19qui avait été formé à Oran,
00:31:20en Algérie.
00:31:20Il échangeait avec lui.
00:31:22Le chef de l'État qui a dit,
00:31:22je cite,
00:31:23« Allez dire ça après
00:31:24à tous ces maboules
00:31:25qui voudraient nous fâcher
00:31:26avec l'Algérie. »
00:31:27Alors, est-ce que vous êtes
00:31:28l'un de ces maboules,
00:31:29Jordan Bardella ?
00:31:29Écoutez,
00:31:30si exiger que la France
00:31:33soit respectée
00:31:34dans le cadre
00:31:34de sa politique étrangère
00:31:37fait de moi un maboule,
00:31:38alors il va y avoir
00:31:39des millions de maboules
00:31:40en France.
00:31:41D'abord,
00:31:42un président ne devrait pas
00:31:43dire cela,
00:31:43parce que quand on est
00:31:44le président de la République,
00:31:46on est au-dessus de la mêlée,
00:31:48on est au-dessus du débat
00:31:48et me concernant
00:31:50une idée extrêmement haute
00:31:51de la fonction
00:31:52qu'occupe le président
00:31:53de la République
00:31:55et que nous aspirons
00:31:56demain à exercer
00:31:59avec la fonction
00:31:59de Premier ministre
00:32:01et avec l'ambition
00:32:01de redresser la France.
00:32:05Résumer le dossier algérien
00:32:07à la seule question
00:32:09des médecins étrangers,
00:32:10d'abord,
00:32:11je me permets de rappeler
00:32:11qu'il n'y a que 30%
00:32:13des médecins algériens
00:32:14qui se rendent en France
00:32:16qui réussissent
00:32:17le test d'équivalence
00:32:19qui est prévu par...
00:32:20Quels sont vos chiffres ?
00:32:20Ce sont des chiffres
00:32:21qui sont publics,
00:32:22vous regarderez sur Internet,
00:32:24vous les trouverez,
00:32:24vous pouvez même fact-checker
00:32:25en même temps.
00:32:25On va vérifier.
00:32:26Vous trouverez ça facilement,
00:32:27j'ai lu ce chiffre
00:32:29sur l'un des articles
00:32:30d'un de vos confrères.
00:32:31Il n'y a que 30%
00:32:31des médecins algériens
00:32:33qui viennent en France
00:32:34et qui réussissent
00:32:36à passer le diplôme
00:32:37d'équivalence.
00:32:37Donc qu'il y ait
00:32:38des diplômes d'équivalence
00:32:38pour s'assurer
00:32:39que les médecins étrangers
00:32:40qui viennent exercer en France
00:32:43soient, je dirais,
00:32:44dignes de pouvoir exercer
00:32:45en France dans les compétences
00:32:46et dans les aptitudes
00:32:46qui sont attendues
00:32:47par le système médical français,
00:32:49je trouve cela
00:32:49parfaitement normal.
00:32:50Mais résumer le dossier algérien
00:32:53aux simples médecins étrangers
00:32:54qui viennent avec très certainement
00:32:56l'ambition de travailler,
00:32:57de contribuer au système
00:32:58de santé français
00:32:59me semblait totalement
00:33:00à côté de la plaque.
00:33:01On a en face de nous
00:33:02un État qui multiplie
00:33:04les provocations contre la France,
00:33:06qui refuse de récupérer
00:33:07ses ressortissants
00:33:08et qui bénéficie
00:33:09de la générosité
00:33:09de l'État français
00:33:10depuis plusieurs décennies.
00:33:11Donc il faut
00:33:12que nous repartions
00:33:13à compter du printemps 2027
00:33:15sur une relation
00:33:16et sur des bases saines
00:33:18avec l'Algérie
00:33:18d'égal à égal.
00:33:20Et pour cela,
00:33:22il faut abolir les privilèges,
00:33:24il faut mettre fin
00:33:25à la convention de 68
00:33:26et aux accords de 68,
00:33:28pardonnez-moi,
00:33:28qui prévoient des conditions
00:33:29migratoires extrêmement généreuses
00:33:31pour les Algériens
00:33:33qui viennent en France.
00:33:34Et je me permets
00:33:34de vous rappeler
00:33:35que d'après l'INSEE,
00:33:37puisque vous êtes attaché
00:33:38aux sources,
00:33:38vous êtes journaliste
00:33:39et vous avez parfaitement raison,
00:33:40il faut être précis,
00:33:40d'après l'INSEE,
00:33:41vous avez quasiment
00:33:43un immigré algérien
00:33:44sur deux
00:33:45qui occupe un HLM.
00:33:47Donc la France
00:33:47est généreuse,
00:33:48mais la France...
00:33:48Jordan Bardella,
00:33:49pourtant la stratégie
00:33:50de la discussion
00:33:51et de la négociation
00:33:53semble mieux fonctionner
00:33:54que la stratégie
00:33:55de la tension,
00:33:55puisqu'on apprend ce matin
00:33:56que les expulsions
00:33:57vers l'Algérie
00:33:57ont repris
00:33:58avec la délivrance
00:33:59de ces fameux
00:34:00laissés placés.
00:34:01Vous dites bravo
00:34:02Laurent Nouniès ?
00:34:03En tout cas,
00:34:04le résultat
00:34:05m'a l'air
00:34:05d'être un peu
00:34:06plus encourageant
00:34:07puisque vous m'apprenez
00:34:09que les OQTF
00:34:10ont effectivement
00:34:11été délivrés.
00:34:12Mais ça a marché
00:34:13parce qu'on a discuté,
00:34:14pas parce qu'on s'est fâché
00:34:14avec les Algériens.
00:34:15Non mais attendez,
00:34:16ça fait plusieurs années
00:34:17que l'Algérie
00:34:19multiplie les provocations
00:34:20contre la France
00:34:20et que l'Algérie
00:34:21multiplie les outrances
00:34:23et les provocations
00:34:24contre la France.
00:34:25On se souvient
00:34:25de la façon
00:34:26dont les influenceurs
00:34:28algériens,
00:34:29vous vous souvenez
00:34:29de ce dossier
00:34:30où des influenceurs
00:34:30algériens
00:34:31qui tenaient
00:34:31des propos épouvantables
00:34:32sur la France
00:34:33ont été refoulés
00:34:34à la frontière
00:34:34lorsqu'ils ont été
00:34:35raccompagnés
00:34:36par les autorités
00:34:37françaises à Alger.
00:34:38Donc la France
00:34:39et l'Algérie
00:34:40doivent à partir
00:34:41de maintenant
00:34:42discuter d'égal à égal.
00:34:43Il faut bien
00:34:44que le régime algérien
00:34:45qui vit aussi
00:34:46sur une rente mémorielle
00:34:47et sur une forme
00:34:47d'aigreur à l'égard
00:34:48de la France
00:34:49comprenne que nous avons
00:34:50donné à l'Algérie
00:34:50son indépendance
00:34:51et qu'elle doit maintenant
00:34:52nous donner la nôtre.
00:34:53Et donc demain
00:34:53dans le cadre
00:34:54d'une relation
00:34:54d'égal à égal
00:34:55nous irons voir
00:34:56les autorités algériennes
00:34:57pour non seulement
00:34:58exiger la fin
00:34:58des provocations
00:34:59mais nous demanderons
00:35:01que l'Algérie
00:35:04accorde
00:35:04ses obligations
00:35:05de quitter
00:35:06le territoire français
00:35:06aux ressortissants
00:35:07algériens
00:35:08qui n'ont rien à faire
00:35:09sur le sol français.
00:35:10Et nous mettrons
00:35:10pardon...
00:35:10L'Algérie, pays amis
00:35:11ou ennemis ?
00:35:13Mais par principe
00:35:14nous n'avons d'ennemis
00:35:16que des pays
00:35:16avec lesquels
00:35:17nous faisons la guerre.
00:35:18Nous n'allons pas
00:35:19envoyer
00:35:20l'armée française
00:35:22à Alger.
00:35:23Enfin je veux dire
00:35:23c'est pas le sujet.
00:35:25Le sujet c'est de régler
00:35:26les problèmes.
00:35:27Et tant que l'Algérie
00:35:27sera dans une attitude
00:35:28de défiance
00:35:29et de rejet
00:35:30à l'égard
00:35:30de la diplomatie française
00:35:32et bien la diplomatie française
00:35:34devra faire prévaloir
00:35:35ses armes diplomatiques
00:35:36et notamment
00:35:37la suspension
00:35:38des visas
00:35:39pour les ressortissants
00:35:40algériens
00:35:41la suspension
00:35:41des transferts
00:35:42de fonds privés
00:35:43la suspension
00:35:43de l'aide publique
00:35:44au développement.
00:35:45Et d'une manière
00:35:46plus générale
00:35:47je crois que la France
00:35:48doit aussi cesser
00:35:49d'accueillir
00:35:49sur son sol
00:35:50des dirigeants étrangers
00:35:52pour se faire soigner
00:35:52à partir du moment
00:35:53où ces dirigeants étrangers
00:35:55injurent la France.
00:35:56Jordan Bardella
00:35:57il y a un sujet
00:35:57qui a fortement marqué
00:35:58l'Assemblée nationale
00:35:59cette semaine
00:35:59c'est la commission
00:36:00d'enquête parlementaire
00:36:02sur l'audiovisuel public.
00:36:03Le vote a eu lieu
00:36:04le rapport sera bien publié
00:36:06le rapport rédigé
00:36:07par le rapporteur
00:36:08Charles Lalonde
00:36:08qui fait partie du parti
00:36:09d'Éric Ciotti
00:36:10UDR
00:36:10qui est allié
00:36:10avec vous
00:36:11avec le RN.
00:36:13Alors lui propose
00:36:14un certain nombre
00:36:14de réformes
00:36:15notamment de fusionner
00:36:16des chaînes
00:36:17est-ce que si vous
00:36:18demain vous arrivez
00:36:19au pouvoir
00:36:19vous souhaitez toujours
00:36:20privatiser
00:36:21l'audiovisuel public ?
00:36:22Oui.
00:36:23D'abord je veux rendre
00:36:24hommage au travail
00:36:25qui a été
00:36:26notamment réalisé
00:36:27par Charles Lalonde
00:36:28qui est un député
00:36:30remarquable
00:36:30qui a fait un travail
00:36:32gigantesque
00:36:33qui est un travail
00:36:33au fond
00:36:34non pas seulement
00:36:35de député
00:36:35parce qu'il a été
00:36:36dans son rôle
00:36:37de député
00:36:38au sens noble du terme
00:36:39en faisant la transparence
00:36:40mais c'est un devoir moral
00:36:42que de faire la transparence
00:36:43sur une entité
00:36:45l'audiovisuel public
00:36:47critiqué
00:36:47c'est normal
00:36:48il est critiqué
00:36:49parce qu'il s'attaque
00:36:50à une caste
00:36:51parce qu'il a mis en lumière
00:36:53les privilèges
00:36:53qui sont accordés
00:36:54à la gauche caviar
00:36:55depuis des années
00:36:55dans l'audiovisuel public
00:36:56avec pardon
00:36:58des rapports
00:36:59qui viennent accréditer cela
00:37:00et qui ne viennent pas
00:37:00de Charles Lalonde
00:37:01je veux dire
00:37:01le rapport de la Cour des comptes
00:37:02qui vient nous expliquer
00:37:03qu'il y a une situation financière
00:37:04critique
00:37:04dans l'audiovisuel public
00:37:06c'est un sujet
00:37:07et c'est surtout un sujet
00:37:07vous voyez
00:37:08on parlait tout à l'heure
00:37:09vous me disiez
00:37:10est-ce qu'on peut tolérer la dette
00:37:11est-ce que la France
00:37:12ne vit pas au-dessus de ses moyens
00:37:12ben vous voyez
00:37:13on a la 4 milliards d'euros
00:37:15quasiment de budget annuel
00:37:16qui est délivré chaque année
00:37:17à l'audiovisuel public
00:37:18je ne crois pas
00:37:19qu'en 2026
00:37:20privatiseriez
00:37:20Radio France
00:37:20et France Télévise
00:37:21je ne crois pas
00:37:22j'y viens
00:37:22en 2026
00:37:23qu'il y ait encore un sens
00:37:26à ce que l'état français
00:37:28soit propriétaire
00:37:29de chaînes de télé
00:37:30c'est pas un enjeu
00:37:31pour la démocratie
00:37:32c'est pas un enjeu
00:37:33pour la démocratie
00:37:33mais la démocratie
00:37:34n'est pas que le pouvoir politique
00:37:37soit propriétaire
00:37:38d'une chaîne de télé
00:37:39ça pardon
00:37:40mais c'est pas vraiment
00:37:40la démocratie
00:37:41donc demain
00:37:43à la tête du pays
00:37:44nous engagerons
00:37:45la privatisation
00:37:46de l'audiovisuel public
00:37:47et je me permets
00:37:48de finir sur
00:37:49la mention du rapport
00:37:51ce rapport
00:37:51il a souligné
00:37:52beaucoup de dérives
00:37:53sur les frais de bouche
00:37:55sur l'ensemble
00:37:57des pince-fesses
00:37:58qui sont organisées
00:37:58notamment à Cannes
00:37:59avec des palaces
00:38:00à 1500 euros la nuit
00:38:02sur les dépenses
00:38:03de personnels
00:38:04je crois que les frais de bouche
00:38:05écoutez
00:38:06ce qui a été souligné
00:38:07par le rapport
00:38:07l'a aussi été
00:38:08par le rapport
00:38:10extrêmement rigoureux
00:38:11de la cour des comptes
00:38:12dont je crois
00:38:12on ne peut pas contester
00:38:13la neutralité
00:38:14et l'objectivité
00:38:15donc il y a évidemment
00:38:16beaucoup de ménage
00:38:17à faire
00:38:17dans la façon
00:38:18dont l'argent
00:38:18des français
00:38:19est gaspillé
00:38:20et pardon
00:38:21mais l'état français
00:38:24en 2026
00:38:25et bien
00:38:26peut parfaitement
00:38:27se passer
00:38:27d'un audiovisuel public
00:38:29qui est aujourd'hui
00:38:29pléthorique
00:38:30qui coûte beaucoup d'argent
00:38:31qui utilise l'argent
00:38:33de tous les français
00:38:33pour faire du militantisme politique
00:38:35et pour assumer
00:38:36une idéologie politique
00:38:37enfin je vous rappelle
00:38:37quand même
00:38:38vous avez vous même
00:38:38traité sur le service public
00:38:39monsieur Daré
00:38:41quand sur France 5
00:38:42le président du premier parti
00:38:44de France
00:38:45est comparé à Hitler
00:38:46sur le plateau
00:38:47c'est dans l'air
00:38:48et que personne ne bouge
00:38:49sur le plateau de télévision
00:38:50ne serait-ce que pour nuancer
00:38:51un tel propos
00:38:52pardon mais ça choque
00:38:53des millions de français
00:38:54qui en plus
00:38:55payent tout cela
00:38:56avec leur impôts
00:38:56puisque vous en parlez
00:38:57de mes précédents de fonction
00:38:58il y a aussi
00:38:58l'immense majorité
00:39:00des journalistes
00:39:00qui assument parfaitement
00:39:01leur travail
00:39:02dans l'audiovisuel public
00:39:03vous avez parfaitement raison
00:39:05et qui à mon avis
00:39:05eux n'ont pas droit
00:39:06aux privilèges
00:39:07et aux frais de bouche
00:39:07qui sont accordés
00:39:08à un certain nombre
00:39:10de personnes
00:39:10si vous voyez
00:39:11ce que je veux dire
00:39:12vous évoquez
00:39:12tout à l'heure
00:39:13vos propositions économiques
00:39:14la semaine dernière
00:39:15vous avez déjeuné
00:39:15pour la première fois
00:39:16avec la structure dirigeante
00:39:18du Medef
00:39:18est-ce que ça veut dire
00:39:19que le RN
00:39:20est devenu aujourd'hui
00:39:21le parti du patronat
00:39:23je fais sourire
00:39:24la façon dont vous résumez
00:39:26dont vous caricaturez
00:39:27les choses
00:39:27il y a 5 millions
00:39:28d'entreprises en France
00:39:30moi je considère
00:39:32qu'il ne pourra pas
00:39:33y avoir
00:39:35de retour
00:39:36à la prospérité
00:39:37à la puissance
00:39:38de la France demain
00:39:39qui est le leitmotiv
00:39:40et ce pourquoi
00:39:40je me bats
00:39:41et ce pourquoi
00:39:41je me lève chaque matin
00:39:42sans des entreprises
00:39:44prospères
00:39:44sans des entreprises
00:39:45robustes
00:39:46qui créent
00:39:46qui innovent
00:39:47qui embauchent
00:39:48moi je rencontre
00:39:49chaque mois
00:39:50chaque semaine
00:39:51dans mes fonctions
00:39:52de parlementaires
00:39:53de présidents de mouvements
00:39:54des patrons
00:39:54qui sont aujourd'hui
00:39:56asphyxiés
00:39:56par les charges
00:39:57par les normes
00:39:58par la paperasse administrative
00:39:59qui ne supportent plus
00:40:00la façon dont l'état
00:40:01s'ingère dans les affaires
00:40:02de l'entreprise
00:40:03donc il y a urgence
00:40:04à rendre le pouvoir
00:40:05au terrain
00:40:06à redonner
00:40:07de l'oxygène
00:40:08à nos artisans
00:40:09à nos boulangers
00:40:10à nos commerçants
00:40:11à nos agriculteurs
00:40:12à nos pêcheurs
00:40:13à nos entreprises
00:40:14mais aussi
00:40:14à nos grandes entreprises
00:40:15et donc il est
00:40:16parfaitement normal
00:40:17monsieur Darek
00:40:17en 2026
00:40:19à un an
00:40:19d'une élection présidentielle
00:40:21où le mouvement
00:40:21que je préside
00:40:22est aujourd'hui
00:40:23donné au second tour
00:40:23qui a le premier groupe
00:40:25de députés à l'Assemblée
00:40:26qui a ici
00:40:27au Parlement européen
00:40:27la première délégation
00:40:28de parlementaires
00:40:29qui administre 70 communes
00:40:31de dialoguer
00:40:32avec les représentants
00:40:33d'organisations économiques
00:40:35et je continuerai
00:40:36de le faire
00:40:37parce que
00:40:37moi je veux dire
00:40:38pour bâtir un projet
00:40:39de gouvernement
00:40:40qui soit un projet
00:40:41de redressement
00:40:41de l'économie française
00:40:42j'ai naturellement besoin
00:40:44des gens qui sont concernés
00:40:46par les mesures
00:40:46qui sont très concrètes
00:40:47beaucoup revendiquent
00:40:48la fin des 35 heures
00:40:49si demain vous arrivez
00:40:50au pouvoir à l'Elysée
00:40:51est-ce que vous supprimez
00:40:52les 35 heures
00:40:53les 35 heures
00:40:55ont rigidifié
00:40:56le marché du travail
00:40:57et donc ce que nous avons proposé
00:41:00pardon
00:41:00vous allez me dire
00:41:01mais
00:41:01j'anticipe déjà votre question
00:41:03vous allez me dire
00:41:03est-ce que Marine Le Pen
00:41:04est d'accord
00:41:04avec ce que vous allez dire
00:41:05c'est son projet en 2022
00:41:07permettre des dérogations
00:41:08par branche
00:41:09c'est-à-dire
00:41:10permettre qu'on négocie
00:41:11le temps de travail
00:41:12par branche
00:41:12afin aussi que le travail
00:41:14paie mieux
00:41:14parce que dans certaines branches
00:41:15on peut aller à 37 heures
00:41:16mais à condition que les 37 heures
00:41:18soient payées
00:41:19mais pas de suppression générale
00:41:20pas de suppression générale
00:41:21en revanche
00:41:22encore une fois
00:41:22je pense que l'économie française
00:41:23elle a besoin d'oxygène
00:41:24elle a besoin de liberté
00:41:26elle a besoin de confiance
00:41:27elle a besoin de pragmatisme
00:41:29moi je ne suis pas un idéologue
00:41:31en économie
00:41:32et donc je pense
00:41:33naturellement
00:41:34qu'il faut écouter
00:41:35ce que disent les chefs d'entreprise
00:41:36est-ce qu'il faut supprimer
00:41:37des postes de fonctionnaires ?
00:41:40je l'ai écrit dans mon livre
00:41:42et j'ai beaucoup parlé de droite
00:41:43dit Marine Le Pen
00:41:44vous l'avez entendu ?
00:41:45je pense qu'il y a
00:41:46trop de gens dans les bureaux
00:41:48et qu'il n'y a pas assez
00:41:49de fonctionnaires sur le terrain
00:41:50c'est-à-dire que
00:41:51l'offre d'emploi dans les bureaux
00:41:52est pléthorique
00:41:54quand vous comparez par exemple
00:41:55la France avec l'Allemagne
00:41:57il y a beaucoup plus de fonctionnaires
00:41:58par rapport au nombre d'habitants
00:41:59en France
00:42:00qu'il y en a en Allemagne
00:42:01moi mon sujet
00:42:02c'est qu'il n'y a pas assez
00:42:03de gens sur le terrain
00:42:04il n'y a pas assez
00:42:05de policiers sur le terrain
00:42:06il n'y a pas assez de gens
00:42:08qui travaillent dans la justice
00:42:09sur le terrain
00:42:10pour faire accélérer
00:42:10les procédures judiciaires
00:42:11il n'y a pas assez
00:42:12de soignants sur le terrain
00:42:14il n'y a pas assez
00:42:15de professeurs sur le terrain
00:42:16dans un pays
00:42:17qui bat tous les records
00:42:19de déclin
00:42:19donc ce sera au cas par cas
00:42:20j'entends votre proposition
00:42:21non mais attendez
00:42:22ce n'est pas au cas par cas
00:42:23c'est qu'il y a
00:42:24une philosophie générale
00:42:25et cette philosophie générale
00:42:26elle doit consister
00:42:27à réduire la bureaucratie
00:42:28d'État
00:42:29parce qu'on voit
00:42:31que souvent
00:42:31dans les élections locales
00:42:32notamment dans les collectivités
00:42:34les municipalités
00:42:35les régions
00:42:36les départements
00:42:36font des promesses
00:42:37d'embauche
00:42:38et parfois
00:42:39ça ne correspond pas toujours
00:42:40à la quantité de travail
00:42:42qui est disponible
00:42:44Jean-Marie Le Pen disait
00:42:45au soir du 21 avril 2002
00:42:46le RN est socialement à gauche
00:42:48économiquement à droite
00:42:49et plus que jamais
00:42:50nationalement de France
00:42:51est-ce que c'est une définition
00:42:53à laquelle vous souscrivez
00:42:54le FN pardon
00:42:54c'est un slogan
00:42:56c'était le slogan
00:42:57de Jean-Marie Le Pen
00:42:58qu'il avait porté en 2002
00:43:00je suis effectivement
00:43:02nationalement de France
00:43:03mais je pense que
00:43:04de raisonner encore une fois
00:43:05en gauche-droite
00:43:06tout ça n'a pas de sens
00:43:07moi je suis attaché
00:43:08à la liberté d'entreprendre
00:43:09je suis attaché
00:43:10à la souveraineté de mon pays
00:43:11je pense qu'on a besoin
00:43:12de déverrouiller les contraintes
00:43:13qui pèsent sur la croissance
00:43:14parce que si demain
00:43:15on veut pouvoir écrire
00:43:16l'avenir du peuple français
00:43:17en France
00:43:18on a besoin de le faire
00:43:19avec des entreprises
00:43:20et des groupes industriels
00:43:21français
00:43:21que ce soit des petites entreprises
00:43:23des moyennes entreprises
00:43:24des grandes entreprises
00:43:24et moi je serai toujours
00:43:25à leur écoute
00:43:26et je suis enfin
00:43:27pour le travail qui paye
00:43:28parce que le travail
00:43:28ne paye pas assez
00:43:29dans notre pays
00:43:30et le rapprochement
00:43:31entre le brut et le net
00:43:32sera l'un des grands enjeux
00:43:34de l'élection présidentielle
00:43:35parce qu'au fond
00:43:36il y a beaucoup de gens
00:43:37qui ont le sentiment
00:43:38que dans notre pays
00:43:39l'effort porte toujours
00:43:40sur les mêmes
00:43:41et que l'effort
00:43:42n'est pas rémunéré
00:43:42à sa juste valeur
00:43:43je veux dire
00:43:44l'écart me semble-t-il
00:43:45entre celui
00:43:46qui ne travaille pas
00:43:47parfois par accident
00:43:49de la vie
00:43:50parce qu'il se retrouve
00:43:51dans une situation difficile
00:43:52et qui bénéficie
00:43:53de la protection sociale
00:43:54et ça c'est aussi
00:43:55la grandeur
00:43:55du modèle social français
00:43:56l'écart entre celui
00:43:57qui n'a pas d'activité
00:43:59qui bénéficie
00:43:59de la protection sociale
00:44:00et celui qui travaille
00:44:01et qui a un bas salaire
00:44:02cet écart me semble-t-il
00:44:04est beaucoup trop proche
00:44:05Jordan Bardella
00:44:05vous évoquez Marine Le Pen
00:44:06elle sera fixée
00:44:07sur son sort judiciaire
00:44:08le 7 juillet
00:44:09le parquet a requis
00:44:104 ans de prison
00:44:11dont un ferme
00:44:115 ans d'inéligibilité
00:44:13aujourd'hui
00:44:14est-ce que vous jugez
00:44:14probable ou improbable
00:44:16que Marine Le Pen
00:44:17puisse être candidate
00:44:17à l'élection présidentielle ?
00:44:19Alors je ne suis pas
00:44:20Madame Irma
00:44:20et je ne suis pas
00:44:21dans la tête des juges
00:44:22en tout cas
00:44:23ce que je peux vous dire
00:44:23c'est que je le souhaite
00:44:25parce que
00:44:26mais votre sentiment
00:44:27quand même
00:44:27c'est quoi ?
00:44:29vous savez
00:44:31beaucoup de juristes
00:44:32vous rappelleront
00:44:33cette phrase
00:44:33il n'y a rien de plus mauvais
00:44:35qu'une impression d'audience
00:44:37donc il est impossible
00:44:38de savoir ce que décideront
00:44:40les juges de la cour d'appel
00:44:41mais je veux dire
00:44:42on ne va pas jouer à cela
00:44:43je n'en sais rien
00:44:43vous n'en savez rien
00:44:44et personne n'en sait rien
00:44:45ce que je sais
00:44:46c'est que
00:44:47Marine Le Pen
00:44:48est totalement innocente
00:44:50des faits
00:44:50qui lui sont reprochés
00:44:52qu'il n'y a ni
00:44:54enrichissement personnel
00:44:55dans cette affaire
00:44:56pas un centime
00:44:56d'enrichissement personnel
00:44:58qu'il n'y a aucun
00:44:59emploi fictif
00:45:00et qu'il y a en réalité
00:45:01un désaccord administratif
00:45:02entre cette maison
00:45:03le Parlement européen
00:45:04et des partis politiques français
00:45:06puisqu'on n'est pas les seuls
00:45:06à être concernés
00:45:07sur la façon
00:45:07dont travaillent
00:45:08des assistants
00:45:09au Parlement européen
00:45:10donc c'est un contentieux
00:45:11administratif
00:45:12qui existe
00:45:12que nous contestons
00:45:13et je souhaite
00:45:14que Marine Le Pen
00:45:15puisse naturellement
00:45:16porter nos couleurs
00:45:16dans l'élection présidentielle
00:45:17confiance dans la justice française
00:45:21ça dépend
00:45:22vous n'avez pas confiance
00:45:23dans la justice française
00:45:24ça dépend
00:45:25vous voyez parfois
00:45:26je vois certaines
00:45:28quand je vois
00:45:29certains actes difficiles
00:45:30de criminalité
00:45:31de délinquance
00:45:32des types
00:45:33qui sont passés
00:45:34dix fois
00:45:35par la casse-prison
00:45:37par la garde à vue
00:45:39qui sont remis
00:45:39en liberté
00:45:40il y a des millions
00:45:41de français
00:45:42qui ne comprennent pas
00:45:42ces décisions
00:45:43et je fais aussi partie
00:45:44de ces français
00:45:45qui subissent parfois
00:45:46ces décisions
00:45:47comme des injustices
00:45:48c'est pas embêtant
00:45:48quand on veut peut-être
00:45:49être président de la république
00:45:50de ne pas avoir confiance
00:45:52dans la justice de son pays
00:45:53vous savez
00:45:54moi j'aime pas la langue de bois
00:45:56oui bah allez-y
00:45:56et je pense qu'au rassemblement national
00:45:58on n'est pas connu
00:45:59pour faire de la langue de bois
00:45:59donc si vous voyez
00:46:00ces grandes questions
00:46:01qu'on a posées 150 fois
00:46:02à tous les dirigeants politiques
00:46:03est-ce que vous avez confiance
00:46:04dans la justice de votre pays
00:46:06il y a des décisions de justice
00:46:07que je comprends
00:46:08que j'accepte
00:46:09que je tolère
00:46:09et puis il y a d'autres
00:46:10décisions de justice
00:46:11qui à titre personnel
00:46:12et comme citoyen
00:46:12me révoltent
00:46:13mais évidemment que je fais confiance
00:46:14aux institutions de notre pays
00:46:16la France est une grande démocratie
00:46:18nous sommes une grande république
00:46:19et malheureusement
00:46:20les principes républicains
00:46:21ne sont pas suffisamment défendus
00:46:23les juges doivent juger en droit
00:46:25ils ne doivent pas faire de politique
00:46:27et quand au cours d'un procès
00:46:29de première instance
00:46:31comme ça a été le cas pour nous
00:46:32l'une des magistrates
00:46:35vient dire
00:46:36je n'ai pas d'élément
00:46:38concernant l'un des dossiers
00:46:39des prévenus en l'occurrence
00:46:39l'un des députés européens du RN
00:46:41mais ça me ferait trop mal
00:46:42de demander la relax
00:46:42et bien naturellement
00:46:43ça jette le discrédit
00:46:45sur la confiance
00:46:46qu'on peut accorder
00:46:47à certaines décisions
00:46:49de justice
00:46:49mais vous savez
00:46:50il y a aussi beaucoup de magistrats
00:46:51puisqu'on parlait
00:46:52de la délinquance
00:46:52et de la criminalité
00:46:53qui lorsqu'ils remettent
00:46:54en liberté
00:46:56certains délinquants
00:46:56dans des décisions
00:46:57qui parfois choquent
00:46:58les français
00:46:58dans des crimes très lourds
00:46:59et bien ils ne font
00:47:00qu'appliquer la loi
00:47:00et donc les lois sont faites
00:47:01pour être changées
00:47:02si la justice condamne Marine Le Pen
00:47:03et qu'elle ne peut pas se présenter
00:47:05elle l'a dit
00:47:05ce sera vous le candidat
00:47:06à l'élection présidentielle
00:47:07est-ce que vous êtes prêt
00:47:08à exercer la fonction
00:47:09de chef de l'état
00:47:09si vous êtes élu ?
00:47:10je me prépare chaque jour
00:47:11et je me prépare chaque jour
00:47:13main dans la main
00:47:13avec Marine Le Pen
00:47:14à exercer des responsabilités
00:47:15et au moment où je suis
00:47:17devant vous ce soir
00:47:18je me prépare à être chef
00:47:20du gouvernement
00:47:20mais chaque jour
00:47:21qui passe
00:47:21nous rapproche du pouvoir
00:47:23et donc par respect
00:47:24vous ne préparez pas
00:47:24une seconde
00:47:25à être président de la République ?
00:47:26nous envisageons
00:47:27différents scénarios
00:47:28mais il serait
00:47:31parfaitement maladroit
00:47:32de ma part
00:47:33de répondre oui
00:47:34à cette question
00:47:35dans le contexte
00:47:36dans lequel nous sommes
00:47:36et donc jusqu'à nouvel ordre
00:47:38je me prépare
00:47:39à être chef du gouvernement
00:47:40le devoir des français
00:47:42sera très bientôt
00:47:43de choisir
00:47:44et ils diront
00:47:44si oui ou non
00:47:45ils veulent poursuivre
00:47:46la politique
00:47:46qui est menée
00:47:47non pas depuis 10 ans
00:47:48par monsieur Macron
00:47:49mais en réalité
00:47:50depuis 30 ans
00:47:50et franchement
00:47:51je veux dire monsieur Daré
00:47:52quand on voit
00:47:53depuis quelques semaines
00:47:55tous ceux qui ont
00:47:56une responsabilité
00:47:57dans la situation du pays
00:47:58monsieur Attal
00:47:59monsieur Philippe
00:48:01monsieur Retailleau
00:48:02qui tous ont été
00:48:03ministres d'Emmanuel Macron
00:48:04venir aujourd'hui
00:48:06devant les français
00:48:07essayer d'être
00:48:08plus blancs que blancs
00:48:09nous expliquer
00:48:10ce qu'ils vont faire demain
00:48:11alors qu'ils ont mis
00:48:11notre pays
00:48:12dans une situation
00:48:12de déclin
00:48:13sans précédent
00:48:14mais ces gens là
00:48:15devraient se couvrir de honte
00:48:16s'habiller en noir
00:48:17et demander pardon
00:48:18aux français
00:48:19pour la situation
00:48:20qu'ils vont nous laisser
00:48:21avec des records
00:48:22d'insécurité
00:48:23deux dettes
00:48:24une faillite
00:48:24de l'économie française
00:48:25et un discrédit
00:48:26sur la situation du pays
00:48:28mais une dernière question
00:48:29sur cette campagne de 2027
00:48:30que ce soit vous
00:48:31ou Marine Le Pen
00:48:32la candidate
00:48:33comment vous allez
00:48:33la financer cette campagne
00:48:34on a lu que déjà
00:48:35plusieurs banques
00:48:36ont refusé de vous accorder
00:48:37un prêt
00:48:37il y a un vrai problème là-dessus
00:48:38oui il y a un sujet
00:48:40pour que les banques
00:48:42vous ont refusé
00:48:42écoutez
00:48:43il y a des démarches
00:48:44qui sont en cours
00:48:44mais pour l'instant
00:48:45les banques françaises
00:48:47refusent
00:48:48d'accorder un prêt
00:48:49qui n'a
00:48:51honnêtement
00:48:51qu'un risque
00:48:53minime
00:48:54enfin je veux dire
00:48:54pour être remboursé
00:48:55des frais de campagne
00:48:56il faut non seulement
00:48:57faire plus de 5%
00:48:59je pense qu'il y a
00:49:00peu de risques
00:49:01même si
00:49:01en démocratie
00:49:02il ne faut jamais dire jamais
00:49:03il ne faut pas s'exprimer
00:49:04avant les français
00:49:05mais qu'on fasse
00:49:05moins de 5%
00:49:06ou que les comptes de campagne
00:49:08soient rejetés
00:49:10nous avons toujours été
00:49:11irréprochables
00:49:11s'agissant de nos comptes de campagne
00:49:12les comptes de campagne
00:49:13de la présidentielle
00:49:14ont toujours été validés
00:49:15nous avons toujours fait
00:49:17acte et gage
00:49:17de notre probité
00:49:18donc cette situation
00:49:19elle est incompréhensible
00:49:20et elle est incompréhensible
00:49:21pour la démocratie française
00:49:23enfin rendez-vous compte
00:49:24que la France
00:49:25qui se prétend
00:49:25être une grande démocratie
00:49:27et j'ai bon espoir
00:49:28qu'elle le soit encore
00:49:28et bien
00:49:29voit le premier parti de France
00:49:31qui est aujourd'hui
00:49:32donné au second tour
00:49:33l'élection présidentielle
00:49:34donné gagnant
00:49:35dans d'innombrables sondages
00:49:37voire s'opposer
00:49:38un refus négatif
00:49:39vous avez fait des demandes
00:49:39à l'étranger de financement déjà ?
00:49:41vous savez qu'aujourd'hui
00:49:42il n'est pas possible
00:49:43d'aller hors de l'Union Européenne
00:49:45donc si nous ne trouvons pas
00:49:46de banque française
00:49:47nous démarcherons naturellement
00:49:48des banques
00:49:49dans des démocraties
00:49:51partenaires autour de nous
00:49:52mais ça pose un sujet
00:49:53et moi je souhaite
00:49:54non pas
00:49:54vous n'avez pas commencé
00:49:55ni en Hongrie
00:49:55ni en ailleurs
00:49:56non et je ne souhaite
00:49:57non pas
00:49:57aller
00:49:58je veux dire
00:49:59solliciter un prêt bancaire
00:50:00à l'étranger
00:50:01je souhaite
00:50:02obtenir un prêt bancaire
00:50:03en France
00:50:04et donc moi
00:50:05j'appelle aussi chacun
00:50:06à ses responsabilités
00:50:07Marine Le Pen
00:50:08semble quasiment vouloir
00:50:09déjà choisir son rival
00:50:10ou celui du RN
00:50:11pour le second tour
00:50:11hier à nos confrères de l'AFP
00:50:14elle confie
00:50:14je cite
00:50:14qu'elle préfère un second tour
00:50:15face au bloc central
00:50:16en gros à Edouard Philippe
00:50:17plutôt que face à Jean-Luc Mélenchon
00:50:19vous avez peur
00:50:21d'affronter le leader
00:50:21de la France Insoumise
00:50:22au second tour ?
00:50:23non mais je ne ferai pas
00:50:24de pronostics
00:50:25on n'en sait rien
00:50:26je veux dire
00:50:26la campagne présidentielle
00:50:28va démarrer
00:50:29l'élection a lieu
00:50:30dans 11 mois
00:50:30vous ne partagez pas son souhait ?
00:50:31non pardon
00:50:32ce que dit Marine
00:50:32et je partage
00:50:34ce qu'elle dit
00:50:34sur Edouard Philippe
00:50:35c'est que pour le coup
00:50:36Edouard Philippe
00:50:37c'est le choix de la continuité
00:50:38c'est stop ou encore
00:50:39je veux dire
00:50:39Edouard Philippe
00:50:40il a été premier ministre
00:50:41d'Emmanuel Macron
00:50:41il est celui qui a augmenté
00:50:43la fiscalité sur le carburant
00:50:45et c'est 16 centimes
00:50:46de TICPE
00:50:47qui renchérissent
00:50:48au moment où on se parle
00:50:49les factures de carburant
00:50:51de nos compatriotes
00:50:51il est l'homme des gilets jaunes
00:50:52il est l'homme de la dette
00:50:54il est l'homme
00:50:55de la déraison budgétaire
00:50:57il est l'homme
00:50:58qui a mis en oeuvre
00:50:59les politiques d'Emmanuel Macron
00:51:00laxistes sur l'immigration
00:51:01et sur l'insécurité
00:51:02il représente vraiment
00:51:04tous les défauts du macronisme
00:51:05vous le qualifiez comment
00:51:06en un mot
00:51:07Edouard Philippe
00:51:10écoutez
00:51:11est-ce qu'on va passer
00:51:12toute la campagne présidentielle
00:51:15à commenter
00:51:17à donner des titres
00:51:19des injures
00:51:20à des qualificatifs
00:51:21à nos adversaires
00:51:22ou est-ce qu'on va dire
00:51:22ce qu'on fait pour le pays
00:51:24donc je vais vous dire
00:51:25moi si tous les candidats
00:51:27qui sont annoncés
00:51:28ou qui seront candidats
00:51:29à l'élection présidentielle
00:51:30sont prêts à ne jamais dire
00:51:32du mal
00:51:32des autres
00:51:33mais plutôt à expliquer
00:51:34ce qu'ils vont faire
00:51:34pour la France
00:51:35d'abord je pense que le débat
00:51:36sera beaucoup plus sain
00:51:37et si les autres l'acceptent
00:51:39alors moi je l'accepte aussi
00:51:40quand vous voyez que Bruno Retailleau
00:51:41par exemple s'engage
00:51:41comment vous jugez sa candidature
00:51:46je pense qu'il cherche
00:51:47à faire oublier
00:51:48qu'il a été ministre
00:51:50d'Emmanuel Macron
00:51:51et qu'il n'y a jamais
00:51:52autant d'immigration
00:51:52et jamais autant d'insécurité
00:51:54que lorsqu'il était
00:51:54ministre de l'intérieur
00:51:55donc on voit
00:51:57qu'il essaie d'être
00:51:57très radical
00:51:58dans ses propositions
00:51:59qu'il essaie de faire
00:52:00du Éric Zemmour
00:52:01parce que ça lui permet
00:52:02d'exister
00:52:02mais je pense que
00:52:04le destin de
00:52:04monsieur Retailleau
00:52:06pardon
00:52:06j'allais dire d'Éric Retailleau
00:52:07vous voyez l'absus
00:52:07de Bruno Retailleau
00:52:09et on en reparlera
00:52:10dans quelques mois
00:52:11il finira par se retirer
00:52:12pour soutenir
00:52:12pour soutenir Édouard Philippe
00:52:13alors pas de qualificatif
00:52:14mais un mot parmi ceux
00:52:15qui prétendent peut-être
00:52:16après j'ai du respect
00:52:17personnel pour mes adversaires
00:52:18j'ai du respect personnel
00:52:19pour mes concurrents
00:52:20mais simplement
00:52:21je considère que
00:52:22quand on a une responsabilité
00:52:23très lourde
00:52:23dans la situation
00:52:24de la France
00:52:24l'humilité vous impose
00:52:27un mot
00:52:27je vais vous en citer
00:52:28deux trois
00:52:28certains prétendants
00:52:29un mot
00:52:29François Hollande
00:52:32un mot
00:52:34il faut que je vous donne
00:52:34un mot
00:52:35par François Hollande
00:52:36le passé
00:52:38Marine Tondelier
00:52:38qui a dit
00:52:39qu'elle était candidate
00:52:47la folie idéologique
00:52:49des Verts
00:52:49enfin je veux dire
00:52:50les Verts
00:52:50c'est la décroissance
00:52:51c'est l'immigrationnisme
00:52:53c'est le wokisme
00:52:53c'est tout ce qu'on combat
00:52:54ici au Parlement européen
00:52:55alors un qu'on a croisé
00:52:56tout à l'heure
00:52:56Raphaël Glucksmann
00:52:57il est ici
00:52:58au Parlement européen
00:52:59un mot sur lui
00:53:01rêveur
00:53:03Gabriel Attal
00:53:03est-ce qu'il vous a envoyé
00:53:04son livre ?
00:53:05non il ne me l'a pas envoyé
00:53:06est-ce que vous allez le lire ?
00:53:09écoutez moi je lirai
00:53:10avec grand plaisir
00:53:11les livres de mes adversaires
00:53:13mais pardon
00:53:14il parle de vous
00:53:14attendez
00:53:15Jordan Bardella
00:53:16il parle de vous
00:53:16il faudra le lire
00:53:17il parle de vous
00:53:18parce qu'il parle notamment
00:53:18de tous les débats
00:53:19qui vous ont opposé
00:53:19pendant la campagne
00:53:21des législatives de 2024
00:53:22après la dissolution
00:53:23ça commence bien
00:53:24vous allez voir
00:53:25quand ça commence comme ça
00:53:27c'est que généralement
00:53:27ça se termine mal
00:53:28un adversaire politique
00:53:29féroce doté d'une prestance
00:53:30et d'un réel talent oratoire
00:53:31ça se complique ensuite
00:53:33allez donnez moi la suite
00:53:34pourtant Jordan Bardella
00:53:35est l'illustration même
00:53:36des raisons pour lesquelles
00:53:37le rassemblement national
00:53:38est un danger pour la France
00:53:39l'absence vertigineuse de fonds
00:53:42dès qu'on parle de sujets concrets
00:53:43cela sonne creux
00:53:44mais est-ce que vous répondez à ça ?
00:53:47est-ce que vous vous rendez compte
00:53:48du culot de ces gens-là ?
00:53:50enfin Gabriel Attal
00:53:51il est ministre depuis combien de temps ?
00:53:562018 ?
00:53:57vous voyez ça fait tellement longtemps
00:53:59qu'on ne sait plus
00:53:59donc il a tout été
00:54:02il s'est occupé des comptes publics
00:54:04il s'est occupé de l'éducation nationale
00:54:06il a été premier ministre
00:54:08et donc il vient aujourd'hui
00:54:09devant les français
00:54:10nous expliquer ce qu'il va faire demain
00:54:13mais pardon
00:54:13mais monsieur Attal
00:54:15mais comme monsieur Philippe
00:54:16comme monsieur Retailleau
00:54:18ils ont été au pouvoir
00:54:20depuis 10 ans
00:54:21comment peuvent-ils
00:54:22incarner la rupture ?
00:54:23comment peuvent-ils
00:54:24incarner le renouveau ?
00:54:25comment peuvent-ils
00:54:26comprendre les français
00:54:27quand ils ont été si sourds
00:54:29aux douleurs de notre pays ?
00:54:31quand on a fait
00:54:313 400 milliards d'euros
00:54:35de dettes
00:54:361 300 milliards d'euros
00:54:37en plus
00:54:38de dettes
00:54:39depuis 10 ans
00:54:39quand on a le record
00:54:41du déficit commercial
00:54:42quand il y a
00:54:4370 000 faillites d'entreprises
00:54:44depuis le 1er janvier
00:54:462026
00:54:47quand on a une explosion
00:54:48de l'insécurité
00:54:49une explosion de l'immigration
00:54:50mais on devrait demander
00:54:51pardon aux français
00:54:52donc moi la question
00:54:54que je pose
00:54:54et elle est très sérieuse
00:54:55à monsieur Attal
00:54:56comme à monsieur Philippe
00:54:57et à monsieur Retailleau
00:54:58qu'avez-vous fait de la France ?
00:55:01Jordan Bardella
00:55:01il y a quelques semaines
00:55:02vous avez rendu public
00:55:03votre relation avec
00:55:04Maria Carolina
00:55:05de Bourbondé
00:55:06et de Sicile
00:55:06avec ses photos
00:55:07la une de Paris Match
00:55:08Bruno Retailleau
00:55:09vous en parlait
00:55:09vous a ciblé
00:55:10il y a quelques jours
00:55:11dans la dépêche du midi
00:55:12la pipolisation
00:55:13dit-il très peu pour moi
00:55:14faire des couvertures
00:55:16de magazine
00:55:16c'est très bien
00:55:17mais faire la rupture
00:55:18c'est beaucoup mieux
00:55:19qu'est-ce que vous répondez
00:55:20à cela ?
00:55:20rien
00:55:21vous dites il est jaloux
00:55:22je ne sais pas pourquoi
00:55:23il tient ses propos
00:55:24pourquoi il est extrêmement
00:55:24agressif avec moi
00:55:25il ferait mieux
00:55:26de concentrer des coups
00:55:28sur son ancien patron
00:55:29monsieur Macron
00:55:30dont il a été ministre
00:55:32pourquoi est-ce que
00:55:33j'ai décidé d'assumer
00:55:35mon histoire sentimentale
00:55:37mon histoire d'amour
00:55:37et pourquoi est-ce que
00:55:38j'ai décidé d'assumer
00:55:40aussi publiquement
00:55:40la personne qui partage
00:55:41ma vie
00:55:42parce que
00:55:42quand vous faites de la politique
00:55:43au niveau où je la fais
00:55:45et bien vous êtes traqué
00:55:46par les photographes
00:55:47vous êtes traqué
00:55:48par la presse
00:55:48vous êtes traqué
00:55:49par les journalistes
00:55:50et donc nous sommes heureux
00:55:51nous sommes amoureux
00:55:52et nous n'avons aucune raison
00:55:53de nous cacher
00:55:54voilà
00:55:54n'en déplaise à monsieur Rotaillot
00:55:55est-ce qu'elle va jouer
00:55:56un rôle politique à vos côtés
00:55:58non je crois que ce n'est pas son
00:56:00je crois que ce n'est pas son souhait
00:56:03mais sa présence au quotidien
00:56:07dans les défis extrêmement importants
00:56:10que je traverse
00:56:11est pour moi un soutien de poids
00:56:13ça ne sera pas votre directrice de campagne
00:56:15si j'ose dire
00:56:15on a vu des couples à l'époque
00:56:16rappelez-vous
00:56:16Cécilia Nicolas Sarkozy
00:56:18ça ne sera pas une directrice de campagne
00:56:19je crois que ça n'est pas son souhait
00:56:22elle s'intéresse
00:56:24elle est italienne
00:56:25elle s'intéresse à la vie du pays
00:56:27elle s'intéresse à la vie de la France
00:56:30maintenant
00:56:30je vous demande que ma vie privée
00:56:32soit aussi respectée dans cette dimension
00:56:35c'est dit, c'est dit
00:56:36Elle partage vos opinions politiques ?
00:56:38Ben vite est là
00:56:41ça peut arriver
00:56:42mais pas toujours
00:56:43mais encore une fois
00:56:44ce qu'elle pense relève de son intimité
00:56:47et encore une fois
00:56:48ce n'est pas parce que
00:56:49vous partagez votre vie avec quelqu'un
00:56:51que vous partagez nécessairement
00:56:53ses opinions politiques
00:56:55donc je demande qu'elle soit respectée
00:56:58et je demande à mes adversaires
00:57:00et à mes détracteurs
00:57:02de la laisser tranquille
00:57:03voilà
00:57:03s'il y a quelque chose à me reprocher
00:57:06on me le dit directement
00:57:07on m'attaque personnellement
00:57:08mais on ne touche pas à mes proches
00:57:10et on ne touche pas à la femme
00:57:11qui partage ma vie
00:57:12Ces derniers jours
00:57:13je ne sais pas si vous avez vu
00:57:13Brigitte Macron s'est confiée
00:57:14à nos confrères de la tribune
00:57:15dimanche sur ses 10 années à l'éluer
00:57:17j'ai lu
00:57:23triste comme jamais
00:57:23je ne l'avais été
00:57:25vous êtes
00:57:26si j'ose dire
00:57:27à lui imposer cela à l'Elysée
00:57:29C'est difficile
00:57:30d'être avec quelqu'un
00:57:31qui fait de la politique
00:57:32parce que vous êtes
00:57:33et la première dame
00:57:34Madame Macron
00:57:35en a été elle-même
00:57:36la cible
00:57:37de manière insupportable
00:57:38et de manière indigne
00:57:39puisqu'elle a été attaquée
00:57:41sur sa vie privée
00:57:42elle a été attaquée
00:57:43dans son intimité
00:57:44ses enfants
00:57:45ont aussi été
00:57:46attaqués
00:57:47jetés en pâture
00:57:47et moi je défends
00:57:49une vision haute
00:57:49et une vision noble
00:57:50de la politique
00:57:51on peut combattre
00:57:52le président Macron
00:57:53sans s'attaquer
00:57:54à la personne d'Emmanuel Macron
00:57:56on peut contester
00:57:57les orientations politiques
00:57:58et se battre chaque jour
00:57:59que Dieu fait
00:58:00comme je le fais
00:58:00depuis qu'Emmanuel Macron
00:58:02est entréalisé
00:58:02contre les choix
00:58:03qu'il impose à la France
00:58:04que je considère
00:58:04comme délétères
00:58:05en respectant son intimité
00:58:07et en laissant de côté
00:58:10la famille
00:58:11vous savez
00:58:11c'est des vieux codes d'honneur
00:58:13que de ne pas toucher
00:58:14à la famille
00:58:15que de ne pas toucher
00:58:16à l'entourage
00:58:17et j'ai de la compassion
00:58:19pour Madame Macron
00:58:19parce que je pense
00:58:20qu'elle a beaucoup souffert
00:58:21des critiques
00:58:21qui lui étaient faites
00:58:23mais peut-être
00:58:24qu'elle a aussi prouvé
00:58:25sa solidité
00:58:26Jean-Dane Bardella
00:58:27quelques mètres de nous
00:58:27il y a une immense
00:58:28bannière étoilée
00:58:29c'est le drapeau
00:58:29de l'Union Européenne
00:58:30si demain vous arrivez
00:58:31à l'Elysée
00:58:32ou à Matignon
00:58:32est-ce que vous enlevez
00:58:33le drapeau européen
00:58:34du perron de l'Elysée
00:58:35et du perron de Matignon
00:58:35quand il est mis ?
00:58:38Sur le perron de l'Elysée
00:58:39sur le perron de Matignon
00:58:41oui je pense que
00:58:42je ne laisserai
00:58:42que le drapeau français
00:58:45parce que c'est un symbole
00:58:46je l'ai dit
00:58:47le premier déplacement
00:58:50si les français nous accordent
00:58:51leur confiance
00:58:52ce sera à Bruxelles
00:58:53moi je veux tout changer
00:58:54sans rien détruire
00:58:55je suis un optimiste
00:58:57peut-être un idéaliste
00:58:58c'est le retour du Frexit
00:58:59mais non
00:58:59ce n'est pas le retour du Frexit
00:59:01vous savez
00:59:01il y a beaucoup de pays
00:59:03ici
00:59:03beaucoup de peuples
00:59:04qui attendent que la France
00:59:05pèse à nouveau
00:59:06dans le fonctionnement
00:59:07de l'Union Européenne
00:59:08et donc demain
00:59:09je me battrai
00:59:10aux côtés d'alliés européens
00:59:12je pense que demain
00:59:13par exemple
00:59:14sur le combat
00:59:14de la simplification
00:59:15et de l'allègement normatif
00:59:16qui moi m'est chère
00:59:17et qui est chère
00:59:17à beaucoup de chefs d'entreprise
00:59:18je pense que le gouvernement
00:59:19allemand
00:59:20de M. Mertz
00:59:20comme le gouvernement italien
00:59:22de Mme Méloni
00:59:23pourront être des alliés
00:59:24je défends
00:59:25mais juste symboliquement
00:59:26vous enlèveriez quand même
00:59:27ce drapeau
00:59:27oui parce que l'Elysée
00:59:28si vous voulez
00:59:28ça a une portée
00:59:29évidemment historique
00:59:30une portée symbolique
00:59:32donc vous soutenez
00:59:32les maires qui ont fait ça
00:59:33dans leur commune
00:59:34mais c'est de leur responsabilité
00:59:36vous savez
00:59:36ils ne sont pas sous ma tutelle
00:59:38moi je suis le chef du mouvement
00:59:39évidemment que nous avons pris
00:59:40des engagements politiques
00:59:41la portée symbolique
00:59:42fait que vous le feriez à l'Elysée
00:59:43ils sont libres
00:59:44et écoutez
00:59:45l'Elysée
00:59:45c'est la maison du peuple français
00:59:47c'est pas tant la maison
00:59:48du Président de la République
00:59:49ça l'est depuis
00:59:51plusieurs décennies
00:59:51c'est un lieu chargé d'histoire
00:59:53et moi je suis très fier
00:59:54de mon pays
00:59:55et je veux demain
00:59:55que la France
00:59:56j'ai ce goût pour l'avenir
00:59:58je veux demain
00:59:58que la France retrouve
00:59:59un leadership
00:59:59sur la scène européenne
01:00:00sur la scène internationale
01:00:02et c'est en étant fier
01:00:03de ce que nous sommes
01:00:03de notre drapeau
01:00:04de notre rythme national
01:00:05de notre identité
01:00:06qu'on pourra demain
01:00:07continuer d'épater le monde
01:00:08je pense simplement
01:00:09que la France
01:00:09est le plus beau pays
01:00:10mais peut-être
01:00:11qu'elle manque un peu d'appétit
01:00:12et nous allons essayer
01:00:12de renouer avec ce goût
01:00:14pour la conquête
01:00:14pour la puissance
01:00:15et pour les symboles
01:00:16qui font la patrie
01:00:17Merci beaucoup
01:00:17Jordan Bardella
01:00:18nous aura accordé
01:00:19cet entretien exclusif
01:00:20pour BFM TV
01:00:21en direct du Parlement européen
01:00:23Merci à toutes les équipes
01:00:24techniques de BFM
01:00:24qui ont permis
01:00:25la réalisation
01:00:26de cet entretien
01:00:26Merci à Alexandre Gilardi
01:00:28et un grand merci
01:00:28à Déborah Collet
01:00:29qui a permis aussi
01:00:30l'organisation
01:00:30de cet entretien
01:00:31Vous restez sur BFM TV
01:00:33tout de suite
01:00:33c'est le 20h
01:00:34avec Julie Hamet
01:00:35Merci à tous
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