- il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:01Générique
00:00:05...
00:00:05Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver beaucoup de choses encore ce soir dans l'actualité.
00:00:09Dans quelques minutes, on vous racontera cette enquête absolument incroyable du New York Times.
00:00:14Enquête au sujet de l'homme invisible, le nouveau guide suprême, Mosh Taba Ramenei.
00:00:19Sa cachette, la chirurgie à laquelle il a droit, les enveloppes sous-scellées pour communiquer avec lui.
00:00:25On vous racontera tout ça évidemment dans le détail.
00:00:27On parlera aussi de la dernière menace iranienne, couper les câbles sous-marins, et donc couper Internet à toute la
00:00:32région.
00:00:33Et puis aussi de cette mystérieuse épidémie de démission autour de Donald Trump dans l'armée américaine.
00:00:38Un rendez-vous également à 19h30 tout à l'heure.
00:00:40Le parti socialiste court-il derrière Jean-Luc Mélenchon ?
00:00:43Le parti d'Olivier Fort met la barre à gauche toute dans son programme qui vient d'être publié.
00:00:47On va en débattre tout à l'heure avec Alain Duhamel et avec Chloé Riedel, l'eurodéputé socialiste, qui a
00:00:52rédigé ce programme.
00:00:54Bienvenue à tous.
00:00:59Mais avant cela, ravi de vous accueillir, Général Sidos.
00:01:01Bonsoir.
00:01:02Bonsoir.
00:01:02Vous êtes ancien chef d'État...
00:01:04Chef d'État ?
00:01:04Ancien chef du bureau de liaison de la Finule, c'est déjà bien.
00:01:08On va aller dans le détroit d'Hormuz dans quelques instants, puisque Donald Trump donne désormais l'autorisation à son
00:01:12armée
00:01:13pour abattre tous les bateaux iraniens qui posent des mines.
00:01:17Mais en ce 55e jour de guerre, la situation semble figée, bloquée.
00:01:22Il n'y a pas de négociation d'un côté, mais il n'y a plus de bombardement de l
00:01:26'autre.
00:01:26On a le sentiment d'une sorte de guerre des tranchées.
00:01:29où personne n'ose sortir une tête de peur de prendre une balle ou d'attaquer à son tour.
00:01:35C'est ça ? C'est la guerre des tranchées ?
00:01:36C'est un petit peu ça.
00:01:36Effectivement, ça y ressemble beaucoup.
00:01:38Effectivement, le dernier rang de négociation qui était prévu a été annulé,
00:01:43parce qu'il y a eu d'abord des échanges verbaux assez violents quand même.
00:01:48Et d'ailleurs, les Iraniens ont un petit peu repris la façon de faire de Trump.
00:01:52Après, il y a eu ces affaires de bateaux iraniens qui ont été arraisonnés par les Américains.
00:01:57Ça n'a pas loupé.
00:01:58Les Iraniens se sont emparés de bateaux internationaux.
00:02:01Alors, il y a la déclaration de la porte-parole qui dit
00:02:03« Mais ce sont des bateaux internationaux. »
00:02:05Ça ne nous concerne pas, donc le feu n'est pas rompu.
00:02:07Donc, en fait, il y a des fâcheries, je dirais,
00:02:11parce que ça ressemble, si ce n'était dramatique pour l'économie mondiale,
00:02:14ça ressemble à des fâcheries de gamins de cours de récréation.
00:02:18Mais, et d'ailleurs, un dirigeant iranien l'a dit,
00:02:21œil pour œil, tanker pour tanker.
00:02:23Donc, c'est quand même, effectivement, on en est là.
00:02:24Je te prends un tanker, je t'en prends un autre.
00:02:26Et puis après, c'est neutre.
00:02:28Et puis après, on va chercher une ouverture quand même.
00:02:30Parce qu'ils veulent négocier les uns et les autres.
00:02:32C'est clair, on était précis.
00:02:33Pour aller au-delà de cette bataille navale
00:02:37par tanker interposé.
00:02:38Cette cour de récréation, je reprends votre mot,
00:02:41le détroit d'Hormuz, pour dire les choses clairement,
00:02:43on va retrouver Gorsari qui est sur les rives de ce détroit,
00:02:46du côté des Émirats arabes unis avec Morgane Dumont.
00:02:49L'information du jour, c'est donc que Donald Trump
00:02:51lance officiellement la saison de la chasse aux mines.
00:02:54Il demande à l'armée américaine de tirer,
00:02:56de détruire désormais tous les bateaux iraniens
00:02:58qui minent ce détroit d'Hormuz.
00:03:03Et sans hésitation, et même les petits bateaux
00:03:07est à un niveau trois fois supérieur que ce qu'il existe actuellement.
00:03:11Effectivement, le président américain a posté cette décision,
00:03:15cette ordonnance en quelque sorte à destination de la marine américaine.
00:03:20Ce que l'on sait par ailleurs, c'est qu'il fait sans doute référence,
00:03:23vous savez, à ces flottilles de vedettes d'action et d'attaques rapides
00:03:29qui ont d'ailleurs saisi des navires, notamment hier.
00:03:34Ces flottilles-là, on en a vu une par image satellite hier.
00:03:38Il s'agissait d'une flottille de 33 bateaux
00:03:40qui longeaient les côtes iraniennes.
00:03:42Ça ressemblait à une démonstration de force,
00:03:44mais on ne connaissait pas, et on ne connaît toujours pas,
00:03:46la destination ni la mission de ces 33 bateaux.
00:03:49Mais il est possible que ces bateaux-là
00:03:51se rendent au milieu du Détroit
00:03:53puisqu'ils peuvent effectuer jusqu'à 35 kilomètres.
00:03:56Et le milieu du Détroit, c'est précisément là
00:03:57où potentiellement il pourrait y avoir des mines iraniennes.
00:04:01Alors, sachez que depuis quelques jours maintenant,
00:04:03nous sommes au courant qu'il y a une mission américaine
00:04:06avec des drones submersibles présentes dans le Détroit d'Hormuz
00:04:09pour neutraliser l'explosif de ces mines.
00:04:12Mais on ne sait pas combien il y a de mines et sur quelle surface.
00:04:14Donc, c'est pour ça que cette mission apparaît extrêmement difficile.
00:04:18Il n'empêche qu'elle est actée par le président américain.
00:04:22Merci beaucoup, Igor.
00:04:23Une mission pour chasser les mines.
00:04:25Donald Trump qui dit qu'il faut détruire tous les bateaux qui posent les mines.
00:04:27Il y a bien des mines, donc.
00:04:29Ah, c'est la grande question.
00:04:30Depuis des semaines, on ne sait pas.
00:04:32Le lundi, il y en a.
00:04:32Le mardi, il n'y en a plus.
00:04:33Exactement.
00:04:34Il y en a ou il n'y en a pas ?
00:04:35C'est quelque chose de sidérant.
00:04:36L'appel aux Européens et à l'OTAN qualifiés de lâche à un moment,
00:04:40justement pour déminer, parce qu'à la limite, c'était la compétence qu'on avait.
00:04:43Et puis, il y a eu des réunions à Londres, à Paris sur ça.
00:04:46Je ne vois pas tellement le résultat d'ailleurs.
00:04:48Ça a peut-être été proposé.
00:04:49Et puis là, d'un seul coup, réapparaissent les mines.
00:04:51Et réapparaissent les moyens anti-mines des Américains,
00:04:54dont on n'avait pas beaucoup parlé.
00:04:56On pensait même qu'ils avaient des moyens très réduits.
00:04:58En fait, quand on regarde, ils ont énormément d'affaires de drones.
00:05:01Ils ont énormément de moyens.
00:05:02Alors, ils peuvent être critiqués, mais ils en ont des moyens.
00:05:05Alors, est-ce qu'ils vont les mettre en œuvre pour ouvrir un chenal ?
00:05:09C'est à vérifier.
00:05:09Il ne faut jamais oublier qu'il y a eu ces deux destroyers qui sont passés.
00:05:12Alors, on ne sait pas très bien où ils sont.
00:05:13Ils sont dans le golfe Persique.
00:05:14Ils sont revenus.
00:05:16Et il avait été question, d'ailleurs, j'avais vu ça,
00:05:19que ce type de bâtiment pouvait être équipé avec des robots anti-mines.
00:05:23Alors, spécifiquement, les deux qui étaient passés, non.
00:05:26En fait, on n'a pas tous les secrets de l'US Navy.
00:05:28Ça veut dire que même après deux mois de guerre,
00:05:29on n'a pas la certitude absolue qu'il y a des mines,
00:05:31quelque part dans ce détroit.
00:05:32Non, ça fait partie d'un grand bluff de la dissuasion classique.
00:05:36Je pose des mines, il n'y en a pas.
00:05:37Ça permet de faire durer, ça permet d'agir.
00:05:40Ensuite, est-ce qu'il y a vraiment des mines ?
00:05:41J'ai envie de dire, il y a quand même des bateaux qui sont passés,
00:05:43qui sont passés même près des côtes aux Manèses ou au milieu.
00:05:46Des bateaux qui avaient coupé leur GPS.
00:05:50Personne n'a sauté sur une mine.
00:05:51Il y a eu des attaques, mais il n'y a pas eu de bateaux touchés par des mines.
00:05:54Donc, ça laisserait entendre qu'il n'y en a pas.
00:05:56Ensuite, les mines, c'est très embêtant.
00:05:58Il faut les poser, les relever.
00:06:00On ne sait pas toujours où elles sont.
00:06:02Est-ce que les Iraniens ont la capacité ?
00:06:04Il y a un doute total qui pèse sur cette affaire-là.
00:06:07Vous l'avez dit, les Iraniens et les Américains aussi d'ailleurs
00:06:10continuent d'arraisonner régulièrement des bateaux
00:06:12qui contournent le blocus iranien ou le blocus américain.
00:06:16Je voudrais vous montrer des images générales
00:06:18publiées par le régime iranien.
00:06:20Je dis publier ça parce que la vidéo que vous allez entendre
00:06:23et la petite bande sonore derrière,
00:06:24évidemment, n'ont pas été rajoutées par les équipes de BFM TV.
00:06:27Regardez bien.
00:06:55Tout ça mis en image, évidemment,
00:06:57avec de très belles images tournées par des drones
00:07:00qui survolent ce bateau.
00:07:03Les Iraniens font quand même un peu la loi,
00:07:04font un peu ce qu'ils veulent, non ?
00:07:05Alors, quelque part, oui.
00:07:06C'est quand même eux qui ont bloqué le détroit d'Hormuz à l'origine.
00:07:08C'est certain que s'ils laissaient passer les bateaux internationaux,
00:07:12les Américains les laisseraient passer.
00:07:14La réalité, elle est quand même là.
00:07:15C'est quand même eux qui ont bloqué.
00:07:16C'est quand même eux qui choisissent qui va rentrer, qui va sortir.
00:07:19Il y a des bateaux qui rentrent et des bateaux qui sortent,
00:07:20selon certaines informations.
00:07:22Pas beaucoup, d'ailleurs.
00:07:23Pas beaucoup.
00:07:24Mais là, effectivement, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:07:26Ils ont démontré qu'ils avaient capturé un bateau.
00:07:28Effectivement, ce bateau est pas minondas, de la société MSC.
00:07:32Alors, c'est très bizarre, parce que l'armateur,
00:07:34ou même un ministre grec, a dit que le bateau avait été très endommagé.
00:07:38Or, là, sur les images que l'on peut voir, il ne l'est pas.
00:07:40Bon, là, c'est totalement du montage, avec une musique dramatique.
00:07:43Et que les images de tir n'ont pas été diffusées.
00:07:45Exactement.
00:07:45Mais là, donc, c'est une mise en scène faite par les Iraniens
00:07:48pour montrer ce dont ils sont capables.
00:07:50C'est une réponse à toutes les vidéos qu'on a vues
00:07:52des militaires américains, des Marines ou de l'US Navy,
00:07:58qui pouvaient s'emparer de bateaux, avec hélicoptères, avec des vedettes.
00:08:01Donc ça, c'est leur réponse.
00:08:02C'est une réponse...
00:08:03Quand on regarde bien les images, on peut les critiquer.
00:08:07C'est un tout petit bateau.
00:08:09Heureusement qu'il y a une échelle de coupé qui est envoyée par l'équipage.
00:08:12Parce que sinon, je ne vois pas comment ces Iraniens
00:08:14pourraient monter à bord du bateau.
00:08:15Ils sont peut-être armés, on suppose, quand même, ceux qui montent.
00:08:17Alors, ils sont armés, mais regardez, il est tout petit, oui.
00:08:20Bon, ils pourraient tirer sur le bateau.
00:08:22Mais c'est ce qui s'est passé, effectivement.
00:08:24Quand ils l'ont arraisonné, ils ont tiré dessus.
00:08:26Sans doute pas avec ce genre de bateau, mais peut-être plus gros.
00:08:28Tirer un coup de missile ou peut-être un canon mitrailleur sur un petit bateau.
00:08:31Ils l'ont arraisonné en tirant.
00:08:33C'est ce qui est connu.
00:08:33Ces petits bateaux, en général, c'est ce qu'on appelle la flotte moustique iranienne.
00:08:39Il y a des centaines de vedettes qui vont très vite, armées, évidemment.
00:08:42Et qui permettent, aujourd'hui, aux Iraniens de faire régner leur loi, finalement, dans ce détroit.
00:08:47Que peut faire Donald Trump ?
00:08:49Là, il y a soit la négociation, soit le passage en force.
00:08:52Le passage en force avec toute la flotte américaine qui se regroupe.
00:08:56Je n'ose pas imaginer l'option, parce que là, ça ferait du dégât.
00:08:59Parce que les Iraniens ne pourraient pas s'attaquer à la flotte américaine.
00:09:01Ils s'attaqueraient à tous les tankers.
00:09:03Mais les Américains n'ont pas la possibilité de détruire ces bateaux ?
00:09:06Alors, ils ont la possibilité, sans aucun doute.
00:09:09Ces bateaux-là ne feront pas le pouvoir.
00:09:10Là, pour le coup, le détroit, il est rouvert demain matin.
00:09:12S'il y avait un passage en force, oui.
00:09:15Oui.
00:09:15Avec toutes les frégates qu'ils ont, qui sont équipées pour lutter contre ces petits bateaux.
00:09:19C'est prévu.
00:09:20Ils ont plein de canons mitrailleurs qui feront une seule bouchée, un de ces bateaux-là.
00:09:24Ça se ferait en restant au large ?
00:09:26Ou il faut s'approcher ?
00:09:27Là, il faut vraiment aller au contact.
00:09:28Ça ne se fait pas à coup de missile, par exemple ?
00:09:31Non, je ne pense pas.
00:09:31Non, ça pourrait à longue distance, oui, avec des hélicoptères.
00:09:35Il ne faut pas oublier que pendant la phase de combat, il y avait un avion, l'avion A-10,
00:09:40le Ferschel A-10, le Thunderbolt, un avion d'attaque au sol, prévu à l'époque soviétique
00:09:44pour casser char par char.
00:09:46Et l'information avait été donnée que ces avions-là attaquaient toutes ces petites vedettes
00:09:51pour nettoyer le golfe d'Hormuz.
00:09:53Preuve que ça n'a pas été non plus totalement nettoyé.
00:09:56Et ça a quand même duré pendant plusieurs semaines, ces attaques.
00:09:59Donc, même la chasse aux petits bateaux par petits bateaux, surtout s'ils en ont des centaines,
00:10:04ça n'a pas fonctionné totalement.
00:10:06Donc, la menace résiduelle existe.
00:10:09Alors, s'il devait y avoir un passage en force, là, il y aurait une bataille navale avec des pertes.
00:10:14Qui la gagne, la bataille navale ?
00:10:16La marine américaine la gagnerait, mais avec des pertes, soit contre des bateaux américains,
00:10:20parce que c'est toujours possible qu'un essaim de drone neutralise une frégate.
00:10:25C'est possible, on peut l'imaginer, mais je pense que les Iraniens...
00:10:28Un essaim de drone peut neutraliser une fragate avec tous les bateaux ?
00:10:31Il faudrait, je pense, des dizaines, voire des centaines de ces petites vedettes
00:10:36contre une seule frégate.
00:10:37Alors, il ne faut pas que je donne des idées.
00:10:38Mais, voilà, il n'y aurait pas de frégate isolée, de toute façon.
00:10:43Il y aurait des avions, des hélicoptères américains.
00:10:45Mais il y aurait, potentiellement, un combat naval assez impressionnant.
00:10:49Mais je pense que les Iraniens attaqueraient les objectifs faciles.
00:10:53Tous les tankers, ça, c'est facile pour eux.
00:10:56Il y a ce qui se passe, Général, dans le détroit d'Ormuz,
00:10:58et puis il y a des choses qui se passent désormais à des milliers de kilomètres à l'est,
00:11:01dans l'océan Indien.
00:11:02En quelques jours, les États-Unis ont arraisonné deux bateaux,
00:11:06à des milliers de kilomètres d'Ormuz,
00:11:10des bateaux qui, selon eux, contenaient du pétrole iranien ou étaient liés à l'Iran.
00:11:14Est-ce que les Américains ont militairement les moyens d'amplifier le blocus,
00:11:18d'en faire un blocus, peut-être pas mondial, mais en tout cas, bien plus large ?
00:11:22Alors, les Américains ont un certain nombre de bâtiments.
00:11:26Alors, déjà, on a trois porte-avions qui vont être dans la zone.
00:11:28C'est quand même impressionnant.
00:11:28Le troisième arrive.
00:11:29Le troisième arrive.
00:11:31Alors, il devait être rapatrié.
00:11:33Celui qui était en Méditerranée, qui avait eu un problème technique.
00:11:35On ne savait pas où il allait.
00:11:36Surtout que son équipage avait 300 jours à la mer.
00:11:40C'est quand même énorme.
00:11:41Et on a pensé à un moment qu'il allait retourner aux États-Unis
00:11:44pour changer l'équipage, le reposer, etc.
00:11:46Eh bien, non.
00:11:47Il a passé le canal de Suez, mer rouge,
00:11:49et il va arriver dans l'océan Indien.
00:11:51On le voit.
00:11:51C'est celui en bas, sur la carte, le plus au-dessus.
00:11:53C'est le Ford.
00:11:54Le Gérald Ford.
00:11:56Et on a le George Bush, Bush père,
00:11:58qui servait dans l'aéronaval pendant la guerre du Pacifique.
00:12:00On ne confond pas les Bush dans l'armée américaine.
00:12:01Non, non.
00:12:02Et le Lincoln, qui est sur zone depuis le début de la guerre.
00:12:05Donc là, on a trois porte-avions,
00:12:06plus toutes les frégates qu'il y a autour.
00:12:07Plus des sous-marins.
00:12:08Plus un petit groupe amphibie de marines.
00:12:11Ça fait quand même beaucoup de bateaux.
00:12:14Alors, ils peuvent étendre, effectivement, la mission.
00:12:16Effectivement, moi, je verrai comme ça, quand même.
00:12:18C'est vraiment étendre le contrôle dont vous avez parlé
00:12:20sur l'océan Indien,
00:12:21avec ce premier exemple d'arraisonnement,
00:12:24de pétrolier, d'intérêt, disons,
00:12:26de pétrole qui intéresse les Iraniens.
00:12:29Trois porte-avions en même temps,
00:12:30ou presque sur une même zone.
00:12:32Je crois qu'il y en a onze.
00:12:33Il y en a donc onze porte-avions américains.
00:12:35Il en reste huit, si je compte bien, ailleurs dans le monde.
00:12:38Ça arrive souvent que les trois porte-avions américains
00:12:40soient au même endroit ?
00:12:41C'est une concentration absolument énorme.
00:12:44Parce que sur les onze,
00:12:46déjà, il y en a un qui devait être retiré du service,
00:12:48qui est maintenu.
00:12:48Et ensuite, ce qui se dit quand même beaucoup,
00:12:51il n'y a pas onze en même temps à la mer.
00:12:53Il faut en réparer.
00:12:54Il y en a quatre, six.
00:12:55Il faut les rééquiper.
00:12:57Il faut les reposer.
00:12:58Il faut les remettre en condition.
00:12:59Regardez-nous, Charles de Gaulle,
00:13:00il n'a pas dix ans de disponibilité permanente.
00:13:04Donc, en fait, là, on a entre les trois quarts
00:13:06ou 50% au milieu de la flotte de porte-avions américains.
00:13:09Ce qui est gigantesque.
00:13:12Voilà, donc...
00:13:12Donc, quand Donald Trump dit
00:13:13il n'y a que 10% de ma marine qui est là,
00:13:15j'en ai encore sous le pied.
00:13:16Non.
00:13:17Il sous-estime un peu la situation.
00:13:19Même au niveau des frégates.
00:13:19Même au niveau des frégates, des destroyers,
00:13:21ils en ont 70.
00:13:23J'avais vu le chiffre ce matin.
00:13:25Là, il y en a quand même beaucoup sur zone.
00:13:26Beaucoup.
00:13:27Donc là, il y a quand même un bel effort qui est fait
00:13:30pour vraiment densifier le blocus,
00:13:33pour le rendre efficace.
00:13:33C'est l'image que l'on en a immédiatement.
00:13:35Le général Pellistrandi nous rejoint.
00:13:37Bonsoir.
00:13:38Général, on voyait sur la carte, il y a quelques instants,
00:13:40ce fameux troisième porte-avions, le Bush-Pair,
00:13:42qui est en train tout doucement d'arriver sur zone.
00:13:45Ce qui est intéressant, Général,
00:13:46c'est que ce porte-avions teste en ce moment une arme,
00:13:49un laser, un laser contre les drones.
00:13:52Expliquez-nous comment ça fonctionne.
00:13:53Oui, on a tous, vous savez, vu dans les films
00:13:58ou en réalité, vous savez, le point rouge des tireurs.
00:14:03Voilà, bon, c'est un laser.
00:14:05La seule chose, c'est que ça permet de viser quelque chose.
00:14:09Mais là, on est dans un autre registre.
00:14:11En fait, vous voyez, on a ici ces images de test.
00:14:14Vous avez ici une cible qui est tout au bout
00:14:17et en fait, elle est détruite par un laser.
00:14:20Alors, qu'est-ce que c'est qu'un laser ?
00:14:22En fait, c'est un faisceau.
00:14:23D'énergie très concentrée
00:14:25et qui va avoir une très haute intensité
00:14:28qui nécessite beaucoup d'électricité
00:14:30sur un temps très court, quelques millisecondes.
00:14:33Et donc, ça peut être très utile pour détruire les drones.
00:14:36Pourquoi ?
00:14:37Parce que c'est un système très mobile.
00:14:39Vous avez de l'énergie et vous pouvez...
00:14:42Les drones, il y a beaucoup de plastique,
00:14:44beaucoup de composants qui sont, en fait,
00:14:46qui peuvent griller un peu comme dans un micro-ondes.
00:14:48Et donc, c'est la raison pour laquelle
00:14:49les Américains ont déployé ces techniques.
00:14:53Nous faisons d'ailleurs de même
00:14:55car nous sommes aussi au même niveau technologique
00:14:58et notamment sur le porte-avions.
00:15:00George Bush, regardez, ils ont installé ce système.
00:15:03Alors, on voit bien que c'est encore une installation
00:15:05un peu provisoire.
00:15:06Ça fait un peu bricolage, les fils qui dépassent.
00:15:08Mais, en fait, ce système-là pourrait permettre
00:15:12d'intercepter des drones qui seraient tirés contre le porte-avions.
00:15:17Voilà, vous avez ici...
00:15:18Alors, on est dans le domaine du prototype,
00:15:21mais l'avantage du porte-avions,
00:15:23c'est qu'il y a beaucoup de place pour mettre ce système-là
00:15:26et surtout, il y a beaucoup d'énergie.
00:15:28N'oubliez pas, il y a...
00:15:29Donc, à bord, ce sont...
00:15:31Il y a deux réacteurs nucléaires.
00:15:33Donc, on a toute l'énergie nécessaire
00:15:35pour envoyer un faisceau d'énergie très dense
00:15:38sur un éventuel drone
00:15:39qui essaierait d'approcher le porte-avions.
00:15:42Ça, c'est une autre paire de manches.
00:15:44Effectivement.
00:15:44Merci beaucoup, Jérôme Pellistrandi.
00:15:46Général, c'est une réponse possible contre les drones,
00:15:49si la guerre reprend ça.
00:15:50C'est un élément de plus.
00:15:51Ils ont déjà une grosse défense anti-drone.
00:15:53Il y a plein de systèmes.
00:15:55Canons mitrailleurs, petits missiles.
00:15:58Il y a énormément de choses.
00:16:00C'est un élément de plus.
00:16:01On en parle depuis très longtemps,
00:16:02de la défense avec les lasers.
00:16:04Eh bien, oui, ils vont l'expérimenter.
00:16:05Ils en parlent.
00:16:06Oui, on en parle.
00:16:07Vous voyez, c'est quand même à l'état de prototype, encore.
00:16:10Il ne faut pas imaginer que demain,
00:16:11on puisse utiliser un laser pour attaquer un avion
00:16:14ou attaquer un bateau.
00:16:16C'est vraiment l'état de prototype, je pense.
00:16:18Je pense que les armements classiques, déjà,
00:16:19il y a suffisamment en missiles et en canons de tout type
00:16:22pour résoudre le problème.
00:16:23Fiable, des systèmes fiables.
00:16:25Vous restez avec nous, Général.
00:16:26Si vous voulez bien, on va accueillir à présent
00:16:27nos autres invités.
00:16:29Didier François, qui va nous rejoindre, évidemment,
00:16:31comme chaque soir, spécialiste défense à BFM TV.
00:16:34Elsa Vidal, éditorialiste.
00:16:35Bonsoir.
00:16:36En politique internationale à BFM également.
00:16:38Maya Cadra, bonsoir.
00:16:40Enseignante, journaliste, spécialiste du Moyen-Orient,
00:16:42Bernard Guetta.
00:16:43Bonsoir, bienvenue également.
00:16:45Député européen Renew, spécialiste de géopolitique.
00:16:48On va commencer avec vous, Elsa Vidal,
00:16:50si vous voulez bien.
00:16:51Je parlais tout à l'heure, il y a quelques minutes,
00:16:53de cette enquête assez hallucinante,
00:16:54assez incroyable, du New York Times.
00:16:56Aujourd'hui, qui s'est intéressée au guide suprême,
00:16:59le guide caché, Mojtaba Ramenei.
00:17:03On ne l'a jamais vu, on ne l'a jamais entendu,
00:17:05depuis qu'il a succédé à son père.
00:17:07Je dis enquête incroyable, d'abord,
00:17:09par le travail effectué par la journaliste.
00:17:11Absolument.
00:17:12Oui, alors c'est une enquête publiée aujourd'hui,
00:17:14par le New York Times,
00:17:15par l'une de ses journalistes,
00:17:18Farmas Fassiri,
00:17:19qui travaille depuis à peu près 30 ans sur l'Iran,
00:17:21qu'elle suit assidûment.
00:17:22Et elle est aussi chargée du suivi des Nations Unies
00:17:25pour le New York Times,
00:17:26et pour cette enquête,
00:17:27qui va nous détailler de manière incroyable,
00:17:29le quotidien du guide suprême actuel,
00:17:32eh bien, elle s'est entretenue
00:17:33avec une trentaine d'interlocuteurs,
00:17:35en Iran ou à l'extérieur,
00:17:37parmi lesquels des dirigeants actuels,
00:17:39six d'entre eux,
00:17:40au profil extrêmement expérimenté,
00:17:42mais aussi des membres des gardiens de la Révolution,
00:17:45des membres du gouvernement,
00:17:47du membre du clergé,
00:17:48certains ayant quitté le pays.
00:17:50Et elle nous dresse un portrait absolument précis,
00:17:53presque au scalpel,
00:17:54de ce qui est le quotidien du fils d'Ali Khamenei,
00:17:58qui a pris la tête de l'Iran
00:18:00en tant que guide suprême
00:18:01à partir du 1er mars,
00:18:04suite au décès de son père.
00:18:05Alors, c'est un revenant
00:18:07dont on dresse l'histoire,
00:18:08puisqu'on ne l'a pas vu,
00:18:09on ne l'a pas entendu,
00:18:10et c'est pour une très bonne raison,
00:18:12on le disait grièvement blessé,
00:18:13grâce au travail de cette enquêtrice,
00:18:15on sait à quel point il est désormais
00:18:18presque juste survivant,
00:18:20il a le visage entièrement brûlé,
00:18:23il devra vivre de la chirurgie réparatrice,
00:18:26les lèvres et le visage sont gommés,
00:18:28il attend une prothèse pour une de ses jambes
00:18:30qui a déjà été opérée par trois fois,
00:18:33il n'a plus l'usage d'une de ses mains,
00:18:35mais il recommence à l'acquérir,
00:18:37il a beaucoup de mal à s'exprimer à l'oral,
00:18:40et il a refusé de le faire
00:18:43pour des raisons politiques,
00:18:44pour ne pas apparaître comme vulnérable
00:18:46et victime de la puissance états-unienne.
00:18:49– On apprend par ailleurs,
00:18:51j'avoue que le président iranien Pégeskian,
00:18:53qui est par ailleurs médecin,
00:18:55vient le soigner dans sa planque.
00:18:56– Il fait partie de ceux qui sont chargés
00:18:59de le soigner à côté d'autres médecins
00:19:03émérites du régime,
00:19:04et le président,
00:19:05qui est donc un chirurgien cardiaque initialement,
00:19:07participe aux soins de Moshtaba Khamenei,
00:19:11et on sait aussi qu'il vit dans un secret
00:19:14extrêmement gardé pour communiquer avec l'extérieur,
00:19:17il s'en remet aux méthodes les plus anciennes
00:19:19et les seules qui soient véritablement éprouvées,
00:19:22c'est-à-dire, comme vous le faisiez signe, Maya,
00:19:24– C'est-à-dire ?
00:19:24– Écrire.
00:19:25– Le bon vieux papier.
00:19:27– Oui, exactement.
00:19:27– Il n'y a que ça de vrai.
00:19:28– Énotes, manuscrites, scellés,
00:19:31il peut ainsi reconnaître l'écriture
00:19:33de ceux avec qui il communique,
00:19:35scellés, et qui voyagent,
00:19:37ados de bicyclette, ados de moto,
00:19:39ados de camion,
00:19:40par des routes secondaires,
00:19:42jusqu'au lieu où il réside,
00:19:44et qui n'est pas,
00:19:45et c'est peut-être le seul…
00:19:46– C'est la seule info, oui.
00:19:47– Qui manque.
00:19:48– Oui, mais elle est déterminante.
00:19:50On ne sait pas où Mojtabar Khamenei
00:19:53vit à l'heure actuelle,
00:19:54où il passe sa convalescence.
00:19:57En revanche, on a des informations
00:19:59extrêmement précises
00:20:01sur la transformation
00:20:03dans laquelle a été projeté l'Iran
00:20:04et le pouvoir iranien.
00:20:06On est passé d'une verticale,
00:20:08dont jouissait le père de Mojtabar,
00:20:10qui était véritablement un guide suprême,
00:20:12à une forme de colligialité,
00:20:14et très, très loin du récit américain
00:20:16d'un régime fracturé,
00:20:17mais plus raisonnable.
00:20:19On est au contraire
00:20:19face à une militarisation accrue
00:20:21et les différents interlocuteurs
00:20:24très au fait,
00:20:25et qui ont un contact régulier
00:20:26avec les dirigeants actuels iraniens,
00:20:30disent bien qu'il s'agit maintenant
00:20:31d'un conseil d'administration
00:20:33des généraux,
00:20:35parmi lesquels, bien sûr,
00:20:35les gardiens de la révolution,
00:20:37de ceux avec qui Khamenei
00:20:38a fait la guerre,
00:20:39dont il a gardé l'habitude
00:20:41de la fréquentation,
00:20:42mais aussi du président du Parlement,
00:20:44Khali Baf,
00:20:45avec lequel il déjeunait
00:20:46une fois par semaine,
00:20:47qu'il tutoie
00:20:48et qu'il considère comme un père,
00:20:50comme un égal, donc.
00:20:51Et c'est donc Khali Baf
00:20:52qui prend la parole
00:20:53en se positionnant
00:20:55comme le messager de Khamenei
00:20:57et qui a mis de côté,
00:20:58comme on racontait hier soir,
00:21:00les négociateurs
00:21:01qui étaient à Raqchi,
00:21:02le ministre des Affaires étrangères,
00:21:04mais aussi, d'autres parties,
00:21:06le président Pézechkian,
00:21:07plus ouvert,
00:21:08et qui pense que l'Iran
00:21:10a tout à gagner à négocier.
00:21:11C'est d'ailleurs
00:21:12ces généraux,
00:21:13avec l'accord de Khamenei,
00:21:15qui ont décidé
00:21:17de passer
00:21:17à une version très dure
00:21:19de la réponse iranienne,
00:21:20le blocus
00:21:21et les frappes
00:21:23dans le reste de la région
00:21:24sont le fait
00:21:25de ce conseil d'administration.
00:21:31Merci beaucoup,
00:21:32Elisa Villal.
00:21:33C'est donc cette enquête
00:21:34aujourd'hui dans le New York Times.
00:21:35Bernard Guetta,
00:21:35vous en retenez quoi
00:21:37aujourd'hui
00:21:37de cet homme
00:21:38qui vit,
00:21:39on ne sait pas où,
00:21:40mais caché
00:21:40dans un état de santé
00:21:41plus que fragile,
00:21:43qui se fait soigner
00:21:44par le propre président iranien
00:21:46qui vient à domicile
00:21:47lui produire des soins.
00:21:49Qui est un vrai médecin.
00:21:49Oui, qui est un vrai médecin,
00:21:51qui n'est pas que président.
00:21:51Non, voilà.
00:21:53Écoutez,
00:21:53j'en retiens deux choses.
00:21:55C'est que premièrement,
00:21:56on peut en conclure
00:21:58qu'il y aurait
00:21:58un durcissement du régime.
00:22:00C'est ce que dit
00:22:01entre les lignes
00:22:02le papier du New York Times.
00:22:05Je ne sais pas
00:22:06si c'est la conclusion
00:22:09que j'aurais
00:22:10pour ma part.
00:22:12Je dirais plutôt
00:22:13qu'il y a un immense
00:22:16désarroi
00:22:18du régime
00:22:19que forcément,
00:22:20puisque on est
00:22:22dans une situation
00:22:22de conflit armé,
00:22:24même si pour l'instant
00:22:24il y a un cessez-le-feu,
00:22:26ben oui,
00:22:26évidemment,
00:22:27les généraux
00:22:28pèsent plus
00:22:29que les civils.
00:22:30C'est toujours
00:22:31la situation
00:22:32en période
00:22:33de conflit armé.
00:22:35Est-ce que ça veut dire
00:22:36qu'il y a forcément
00:22:37durcissement ?
00:22:38Ben,
00:22:39je dirais moi
00:22:40qu'il y aurait
00:22:41durcissement
00:22:42si ce régime
00:22:43avait les moyens
00:22:44du durcissement.
00:22:46Et ce n'est pas le cas
00:22:46aujourd'hui ?
00:22:47Je ne dirais pas
00:22:47que ce soit le cas
00:22:48aujourd'hui
00:22:49ou c'est peut-être
00:22:50encore le cas
00:22:51pour quelques jours
00:22:52ou quelques semaines,
00:22:53mais la situation
00:22:53économique
00:22:55du régime
00:22:56et du pays,
00:22:57d'ailleurs,
00:22:58est absolument
00:22:59dramatique.
00:23:00La situation militaire
00:23:01n'est pas si brillante
00:23:02que cela.
00:23:03Et on est dans
00:23:04une situation
00:23:05où les deux parties,
00:23:07je veux dire
00:23:07Donald Trump
00:23:08comme le régime
00:23:09iranien,
00:23:11auraient intérêt
00:23:12à ce que cette guerre
00:23:13se termine
00:23:13le plus rapidement
00:23:14possible.
00:23:15Ils n'arrivent pas
00:23:18à trouver
00:23:19le compromis
00:23:20nécessaire
00:23:21qui leur permette
00:23:22à l'un ou à l'autre
00:23:22de sauver la face.
00:23:23C'est une situation
00:23:24totalement absurde.
00:23:25Mais je ne parlerai pas
00:23:26moi pour ma part
00:23:27d'un durcissement
00:23:28du régime iranien.
00:23:29Le président
00:23:30Pézéchkian
00:23:30est sur votre analyse.
00:23:32Le président
00:23:32Pézéchkian
00:23:33dit
00:23:34qu'on a tout intérêt
00:23:35à arrêter.
00:23:36Les dégâts économiques
00:23:38sont absolument
00:23:39faramineux.
00:23:40500 milliards,
00:23:41on mettra des années
00:23:42à les dépasser
00:23:44et il nous faut
00:23:44lever les sanctions.
00:23:45Travaillons à la levée
00:23:46des sanctions.
00:23:47Mais en face,
00:23:48ce n'est pas la ligne
00:23:49qui a pour le moment
00:23:49triomphé.
00:23:51Didier François,
00:23:52est-ce que
00:23:53les Américains
00:23:54et les Israéliens,
00:23:55est-ce que le Mossad
00:23:55en ce moment
00:23:56cherche à l'éliminer ?
00:23:58Ou on le laisse
00:23:59tranquille
00:23:59tant qu'il est là ?
00:24:00Est-ce qu'ils ont envie ?
00:24:01Est-ce qu'ils ont intérêt
00:24:02à l'éliminer ?
00:24:03Le Mossad,
00:24:04je ne sais pas.
00:24:07Les Américains,
00:24:08à mon avis,
00:24:11ils doivent se poser
00:24:12les mêmes...
00:24:13La question
00:24:14qu'ils doivent se poser,
00:24:15c'est
00:24:15est-ce qu'il va pencher,
00:24:16est-ce qu'il va peser
00:24:18dans les discussions
00:24:18en faveur
00:24:19des négociations ou pas ?
00:24:21Parce qu'on voit bien,
00:24:22même le...
00:24:23j'adore nos camarades
00:24:24du New York Times,
00:24:25enfin,
00:24:26c'est des questions
00:24:26que se posent tous
00:24:27les services de renseignement
00:24:28de la planète
00:24:28qui ont un tout petit poil
00:24:29de plus d'accès
00:24:30et de capacité.
00:24:31On l'espère en tout cas.
00:24:31Et ils n'ont pas
00:24:34totalement les mêmes réponses
00:24:35qu'il y a une partie
00:24:36du pouvoir
00:24:37qui se radicalise,
00:24:38c'est évident.
00:24:40Mais vous voyez bien,
00:24:41Rally Baff,
00:24:41par exemple,
00:24:41typiquement,
00:24:42est toujours très,
00:24:43très proche du guide.
00:24:44Et ce sont tous
00:24:45des généraux.
00:24:45Tous.
00:24:46Rally Baff est général.
00:24:48Absolument.
00:24:48Enfin, tous.
00:24:49Il fait partie de ceux
00:24:50qui déjeunent une fois par semaine
00:24:51et qui a plus fois des guides.
00:24:51Avec Taïeb,
00:24:52qui est le patron
00:24:53des renseignements,
00:24:54etc.
00:24:55Vahini fait partie...
00:24:56En fait,
00:24:57encore une fois,
00:24:58il y a des discussions
00:24:58entre eux,
00:24:59il y a des divergences
00:25:00qui sont d'ordre tactique
00:25:01sur comment on doit faire.
00:25:03Donc, le problème,
00:25:04c'est qu'à la fin des fins,
00:25:06normalement quand même,
00:25:07le guide,
00:25:07même si c'est très collégial,
00:25:09c'est lui qui doit
00:25:10donner l'orientation.
00:25:11Tant qu'il ne dit pas
00:25:12quelle est l'orientation...
00:25:13C'est qu'il n'y a pas
00:25:13d'orientation.
00:25:14Donc, je pense que
00:25:15un, il n'y en a pas
00:25:16et que deux,
00:25:17il sauve sa vie.
00:25:18Parce qu'à la limite,
00:25:19s'il dit non
00:25:20à la négociation,
00:25:21à ce moment-là,
00:25:22il reviendra sur la liste
00:25:22des mecs à liquider.
00:25:24Tant que ce n'est pas lui
00:25:25qui dit non
00:25:25et que celui qui dit non,
00:25:26c'est Vaidi,
00:25:27le patron des gardiens
00:25:28de la révolution,
00:25:29c'est lui qui est
00:25:29en tête de liste.
00:25:30Donc, a priori,
00:25:31si on calcule logiquement.
00:25:34Maïa Kadra,
00:25:35Israël Katz,
00:25:36aujourd'hui le ministre
00:25:37israélien de la Défense,
00:25:38dit nous attendons
00:25:39le feu vert des Américains
00:25:40pour éliminer
00:25:42Ramenei, fils.
00:25:43C'est vraiment comme ça
00:25:44que ça se passe ?
00:25:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:25:47l'armée israélienne
00:25:48attend un ordre
00:25:50de la Maison Blanche
00:25:51pour bombarder,
00:25:52on ne sait pas où,
00:25:53c'est la seule info
00:25:54qui manque dans l'article,
00:25:55du New York Times.
00:25:56Il n'est pas prouvé
00:25:56qu'ils le sachent eux-mêmes.
00:25:57Exactement.
00:25:58C'est une menace
00:26:00maquillée
00:26:01avec de la communication
00:26:03politique
00:26:03qui aujourd'hui
00:26:05s'entrepose
00:26:08dans le chemin
00:26:09qui entrave aujourd'hui
00:26:10les négociations.
00:26:11Ce n'est pas tant
00:26:12Moshtaba Ramenei
00:26:14qui est dans un État
00:26:14qui laisse à désirer
00:26:15que les négociateurs
00:26:17eux-mêmes,
00:26:18Galiba, Farakshi,
00:26:20le chef des gardiens
00:26:21de la révolution,
00:26:22Vaidi.
00:26:23Et donc, si vraiment
00:26:24ils veulent repasser
00:26:25à la politique
00:26:26des éliminations
00:26:28successives
00:26:28des têtes pensantes
00:26:29et qui dirigent
00:26:30l'Iran aujourd'hui,
00:26:31ça serait beaucoup
00:26:32plus rationnel
00:26:33d'un point de vue
00:26:34militaire
00:26:35d'éliminer des têtes
00:26:36dans la délégation
00:26:38iranienne
00:26:38qui négocierait
00:26:41à Islamabad.
00:26:42Parce qu'on voit
00:26:42très bien
00:26:43qu'il y a
00:26:43les plus durs
00:26:44dans cette délégation.
00:26:45On a parlé
00:26:46de Galibaf.
00:26:47Galibaf,
00:26:47c'est un fidèle
00:26:48à ce régime.
00:26:49Il y a une autre branche.
00:26:52C'est là où il y avait
00:26:53ce débat autour
00:26:53du durcissement
00:26:55du régime.
00:26:56Est-ce que le régime
00:26:56s'est durci
00:26:57ou est-ce qu'il a changé
00:26:58de nature
00:27:01et qui tient plus
00:27:02au régime
00:27:03beaucoup plus
00:27:04qu'à ses intérêts
00:27:05personnels
00:27:05parce qu'il y a
00:27:06des gardiens
00:27:06de la révolution
00:27:06qui rêvent
00:27:07de leur avoir gelé,
00:27:10débloqué.
00:27:11Pour illustrer
00:27:11peut-être vos propos
00:27:12sur les durs du régime,
00:27:13je voudrais qu'on s'intéresse
00:27:13à ce qui se passe
00:27:15chaque jour,
00:27:15peut-être même
00:27:16chaque heure en ce moment
00:27:17en Iran,
00:27:18c'est-à-dire la politique
00:27:19de la corde au cou.
00:27:20Les chiffres des ONG
00:27:21sont absolument terrifiants
00:27:23sur les...
00:27:23Non pas les condamnations
00:27:24à mort,
00:27:25mais les exécutions à mort.
00:27:26Je vous donne simplement
00:27:27le chiffre pour 2025,
00:27:28avant la guerre,
00:27:29avant le soulèvement
00:27:31du début d'année,
00:27:321639 personnes
00:27:33exécutées en Iran.
00:27:34Ça fait plus de 4 personnes
00:27:36pendues chaque jour
00:27:37en Iran l'an dernier.
00:27:39Narji Sajji,
00:27:40vous nous avez rejoint.
00:27:41Bonsoir.
00:27:42Ça, c'était 2025.
00:27:43Ça continue,
00:27:44ça s'accélère.
00:27:45Oui, et puisque derrière
00:27:45ces chiffres,
00:27:46il y a aussi des images
00:27:47et des histoires.
00:27:48On voulait vous raconter
00:27:49aujourd'hui celle
00:27:50de Mehdi Farid,
00:27:51cet homme,
00:27:52une cinquantaine d'années,
00:27:53un profil discret.
00:27:54C'est un ancien employé
00:27:55de l'organisation iranienne
00:27:56de l'énergie atomique,
00:27:57autrement dit,
00:27:58un homme qui travaille
00:27:59dans un secteur très sensible
00:28:00lié au nucléaire.
00:28:01En 2023,
00:28:02il est arrêté.
00:28:03Pourquoi ?
00:28:04Parce qu'il est accusé
00:28:04d'espionnage au profit
00:28:05du Mossad,
00:28:07les services de renseignement
00:28:08israéliens.
00:28:09Selon les autorités iraniennes,
00:28:10il leur aurait transmis
00:28:11des informations
00:28:12très sensibles.
00:28:13Il est d'abord condamné
00:28:13à 10 ans de prison
00:28:14et puis son dossier
00:28:15est rouvert
00:28:16et c'est la peine de mort.
00:28:18Alors lui,
00:28:18durant son procès,
00:28:19on a les images juste ici
00:28:20de son procès,
00:28:21ni ses accusations.
00:28:23Des associations,
00:28:24d'ailleurs,
00:28:24dénoncent un procès opaque,
00:28:25sans garotis,
00:28:26d'avocat indépendant.
00:28:28On ne sait pas
00:28:28s'il était accompagné
00:28:29d'un avocat indépendant
00:28:30pour défendre
00:28:31ses accusations
00:28:33qui sont très difficiles
00:28:34à vérifier
00:28:35et Mehdi Farid
00:28:36a été pendu hier.
00:28:37Une autre preuve,
00:28:38peut-être s'il en fallait
00:28:39que les exécutions
00:28:40s'enchaînent,
00:28:41la veille,
00:28:41c'était au tour
00:28:42d'un autre homme,
00:28:43Amir Ali Mirjafari,
00:28:44un autre profil,
00:28:45beaucoup plus jeune.
00:28:46Il est arrêté
00:28:47à 24 ans
00:28:48lors des manifestations
00:28:49en janvier dernier.
00:28:50Selon la justice iranienne,
00:28:52il aurait mis le feu
00:28:52à l'une des mosquées
00:28:53de Téhéran.
00:28:54Il est accusé,
00:28:55lui aussi,
00:28:56de liens étroits
00:28:57avec Israël,
00:28:57mais là encore,
00:28:58impossible de vérifier
00:28:59ses accusations
00:29:00de manière indépendante.
00:29:01C'est ce que dénoncent
00:29:02les ONG.
00:29:03Elle parle d'aveux
00:29:04qu'il aurait eu,
00:29:06des aveux possiblement
00:29:07obtenus sous la pression.
00:29:09Elle parle d'un possès
00:29:09aussi très rapide.
00:29:10Il a été arrêté
00:29:11il y a 15 semaines
00:29:12et finalement,
00:29:13il a été exécuté
00:29:14mardi dernier.
00:29:14Voilà,
00:29:15donc les visages
00:29:16des deux derniers hommes
00:29:17sans doute
00:29:18qui ont été exécutés
00:29:20pendus en Iran
00:29:20pas plus tard
00:29:21que cette semaine.
00:29:22Nargis,
00:29:23il y a d'autres visages
00:29:25en ce moment
00:29:25puisque Donald Trump
00:29:26a parlé de huit femmes.
00:29:27C'est assez mystérieux
00:29:28de huit femmes
00:29:29condamnées à mort
00:29:31en Iran.
00:29:31Qu'est-ce qu'on sait
00:29:32de ces huit femmes ?
00:29:33Alors parmi elles,
00:29:34un visage ressort.
00:29:35C'est celui de Bita Emati.
00:29:36On la voit ici
00:29:37accompagnée de son mari
00:29:39sur cette photo.
00:29:40Alors son visage,
00:29:40vous l'avez peut-être vu,
00:29:41il a fait le tour
00:29:41des réseaux sociaux.
00:29:42Elle est arrêtée
00:29:43elle aussi en janvier
00:29:44pendant ses manifestations
00:29:45avec son mari
00:29:46et deux de ses voisins.
00:29:47Elle participe
00:29:48à des rassemblements,
00:29:49scande des slogans.
00:29:50Selon les autorités,
00:29:51elle aurait lancé
00:29:51des objets
00:29:52et participé
00:29:53à des dégradations.
00:29:54Mi-avril,
00:29:55elle est condamnée à mort
00:29:56et si sa peine
00:29:57est appliquée,
00:29:57elle pourrait devenir
00:29:58la toute première femme
00:29:59exécutée
00:30:00pour avoir manifesté
00:30:01lors de ses manifestations
00:30:02donc en janvier dernier.
00:30:03Merci beaucoup Nargis.
00:30:04C'est signe de quoi
00:30:05ces condamnations,
00:30:07ces pendaisons
00:30:08dans les prisons iraniennes
00:30:09qui se multiplient
00:30:10ces derniers jours ?
00:30:11Ce régime n'est pas
00:30:12si solide que cela
00:30:13parce qu'un régime fort
00:30:15n'exécute pas
00:30:17l'année dernière
00:30:181637 ou 1639
00:30:22personnes
00:30:22et n'assassine pas
00:30:25parce que
00:30:26véritablement
00:30:27ce terme d'exécuter
00:30:28me semble
00:30:30totalement inadéquat.
00:30:31on arrête une personne
00:30:33et dix jours après
00:30:34même pas
00:30:35elle est pendue
00:30:36ça veut dire
00:30:37sans véritable
00:30:39sans véritable
00:30:42examen
00:30:42de ce qui lui est reproché
00:30:44sans possibilité
00:30:46d'appel
00:30:46non ça ne s'appelle pas
00:30:47une exécution
00:30:48ça s'appelle un assassinat
00:30:49et ça s'appelle
00:30:50des assassinats
00:30:51de masse.
00:30:52Il y a eu
00:30:53à la suite
00:30:54pendant les manifestations
00:30:56de janvier
00:30:57on ne sait pas
00:30:58au grand minimum
00:31:0010 000 morts
00:31:01et probablement
00:31:02beaucoup plus
00:31:03sans doute
00:31:03mais enfin bon
00:31:05certainement
00:31:06certainement
00:31:0610 000
00:31:07mais maintenant
00:31:08il y a
00:31:09les personnes
00:31:10assassinées
00:31:11massivement
00:31:12dans les prisons
00:31:13par ce régime.
00:31:14Il faut qu'on se rende compte
00:31:15un peu
00:31:15de quelques éléments
00:31:16de contexte
00:31:16l'Iran
00:31:17est le deuxième pays
00:31:18au monde
00:31:19après la Chine
00:31:19à pratiquer
00:31:20la peine de mort
00:31:22et là
00:31:22on est effectivement
00:31:23dans un contexte
00:31:24de répression
00:31:24massive et continue
00:31:26depuis notamment
00:31:27le début
00:31:28des manifestations
00:31:29qui ont culminé
00:31:30le 8 et le 9 janvier
00:31:31avec des indications
00:31:32données par le pouvoir
00:31:34judiciaire
00:31:35qu'il faudrait traiter
00:31:36avec la plus grande
00:31:37célérité
00:31:38toutes les arrestations
00:31:39et les dossiers
00:31:40et ça fait partie
00:31:41de l'entreprise
00:31:42de terreur
00:31:42qui est là
00:31:43pour passer un message
00:31:44aux Iraniens
00:31:44c'est rester chez vous
00:31:45et puis il faut éliminer
00:31:46tous les opposants
00:31:47ce qui fonctionne
00:31:47depuis le début de la guerre
00:31:48le rester chez vous
00:31:50fonctionne
00:31:50la politique de la terreur
00:31:51elle marche aujourd'hui
00:31:52je suppose qu'il n'y a pas
00:31:52un Iranien
00:31:53qui a envie
00:31:55certainement pas
00:31:56ça démontre
00:31:59dans l'histoire
00:32:00on a quand même
00:32:00des exemples
00:32:01de la radicalité
00:32:02des dirigeants
00:32:03de leur conviction
00:32:04profonde
00:32:04de ce qu'ils font
00:32:05de leur intransigeance
00:32:06totale
00:32:07vous aviez montré
00:32:07il y a quelques jours
00:32:09l'image d'un vieux Mola
00:32:10en train de dire
00:32:11mais il faut les condamner
00:32:12à mort
00:32:12le type est complètement
00:32:13hors sol
00:32:14mais il est
00:32:14complètement fanatisé
00:32:15l'Union soviétique
00:32:16pendant la Deuxième Guerre mondiale
00:32:18a tenu comme ça
00:32:19on flinguait beaucoup
00:32:20on tuait beaucoup
00:32:21on fusillait énormément
00:32:22on flinguait
00:32:22je crois qu'on peut dire
00:32:22le colonel
00:32:23tu prends pas la colline
00:32:24t'es fusillé
00:32:25l'armée allemande
00:32:26les nazis
00:32:26à la fin de la guerre
00:32:27ça pendait dans tous les sens
00:32:29donc ça montre
00:32:30la détermination totale
00:32:31des dirigeants
00:32:32c'est l'élément
00:32:32que je tiens à prendre
00:32:33à mesurer
00:32:34ces gens-là
00:32:35ont été forgés
00:32:36depuis 50 ans
00:32:38dans la révolution
00:32:38dans la guerre
00:32:39contre l'Irak
00:32:40ce sont des radicaux
00:32:41qui ne changeront pas
00:32:42c'est pour ramener ça
00:32:43à la discussion tout à l'heure
00:32:44sur le guide
00:32:46et son entourage
00:32:47il n'y a aucun
00:32:49modéré dans cette affaire
00:32:50ils ont des divergences
00:32:51tactiques
00:32:52sur ce qu'il faut faire
00:32:52est-ce que négocier sauvera plus le régime
00:32:54que de continuer à se battre
00:32:56et c'est ça le sujet entre eux
00:32:57c'est comment sauver le régime
00:32:59donc quand on dit dur
00:33:01ils sont tous durs
00:33:02et ceux qui plaident
00:33:05pour les négociations
00:33:06le font au nom
00:33:07de la sauvegarde du régime
00:33:08et le font pour maximiser
00:33:10les gains militaires
00:33:10ce que dit Khaliba
00:33:11à la télévision d'état
00:33:12c'est on a des gains militaires
00:33:14on a prouvé
00:33:15qu'on pouvait
00:33:15détruire des avions américains
00:33:17maintenant on le veut
00:33:18qu'ils se traduisent
00:33:19dans la sphère diplomatique
00:33:20parce que je voudrais qu'on parle
00:33:21de la dernière menace
00:33:22des iraniens
00:33:22juste après
00:33:23juste sur le chiffre
00:33:25des exécutions
00:33:25ce sont les exécutions
00:33:27des prisonniers
00:33:28il y a des exécutions
00:33:30sauvages
00:33:31on ne compte pas
00:33:31ceux qui ont pris
00:33:32une balle dans la rue
00:33:33il y a des personnes
00:33:34qui sont assassinées
00:33:35d'une manière
00:33:35complètement aléatoire
00:33:37exactement comme
00:33:38sous le régime syrien
00:33:39il y avait les prisonniers
00:33:40et il y avait ceux
00:33:41qui étaient tués
00:33:42dans leur propre maison
00:33:43parfois devant leurs propres enfants
00:33:44Raphaël Grabli
00:33:45nous a rejoint
00:33:46à présent pour évoquer
00:33:47une autre menace
00:33:48donc je le disais
00:33:49du régime iranien
00:33:50c'est une agence de presse
00:33:51iranienne
00:33:52qui dit aujourd'hui
00:33:54Raphaël
00:33:54nous pourrions peut-être
00:33:55envisager de couper
00:33:56les câbles sous-marins
00:33:58ceux qui sont donc
00:33:59sous
00:34:00dans les eaux
00:34:01du golfe Persique
00:34:02ce sont les câbles
00:34:03d'internet
00:34:03notamment
00:34:04quelle est la menace
00:34:05alors déjà
00:34:06il faut revenir
00:34:06sur ce que c'est
00:34:07que ces câbles sous-marins
00:34:08ils connectent en fait
00:34:09littéralement
00:34:09le monde entier
00:34:10à internet
00:34:11très concrètement
00:34:11c'est des gros tuyaux
00:34:12avec de la fibre optique
00:34:13à l'intérieur
00:34:14comme ce qui arrive
00:34:15chez vous
00:34:15sur votre box
00:34:16vous voyez un petit peu
00:34:17le maillage mondial
00:34:18de ces câbles sous-marins
00:34:19il y en a 500 dans le monde
00:34:21pour vous donner
00:34:22une petite idée
00:34:23il y a 1,5 million
00:34:25de kilomètres
00:34:26de câbles sous-marins
00:34:28partout dans le monde
00:34:29et puis après
00:34:30si on zoome
00:34:31sur le détroit d'Hormuz
00:34:32on a à peu près
00:34:33vraiment sur ce goulet
00:34:34d'étranglement là
00:34:35une dizaine de câbles
00:34:36et un petit peu plus
00:34:37même une vingtaine
00:34:38dans le golfe d'Omane
00:34:40c'est déjà arrivé
00:34:41sur terre
00:34:42qu'on coupe des câbles ?
00:34:42c'est déjà arrivé
00:34:43déjà il y a des accidents
00:34:44et puis il y a des sabotages
00:34:45bien sûr dit Bernard Guetta
00:34:46mais je posais la question
00:34:47à Raphaël Grandly
00:34:48exactement ce que j'allais dire
00:34:48dans la mer Baltique
00:34:49il y a eu des câbles
00:34:50sectionnés à plusieurs reprises
00:34:52depuis le début de l'invasion
00:34:53en Ukraine
00:34:54évidemment ça fait partie
00:34:56d'une guerre hybride
00:34:56on soupçonne de façon
00:34:57assez large
00:34:58la Russie
00:35:00donc oui
00:35:00des sabotages
00:35:01de câbles sous-marins
00:35:02c'est déjà arrivé
00:35:03je suppose qu'ils sont
00:35:04quand même un peu protégés
00:35:05non c'est facile
00:35:05de couper un câble ?
00:35:06alors ils sont protégés
00:35:08notamment
00:35:09par une petite enveloppe
00:35:11en métal
00:35:12mais malgré tout
00:35:13ils sont aussi
00:35:14assez simples
00:35:15à couper
00:35:16par exemple
00:35:16une encre de bateau
00:35:17ça peut couper
00:35:19un câble sous-marin
00:35:20notamment
00:35:20que dans le détroit d'Hormoz
00:35:21les fonds sont assez
00:35:24la mer est assez
00:35:25peu profonde
00:35:26donc avec
00:35:27des plongeurs
00:35:28avec un bateau
00:35:28on peut imaginer
00:35:30que des Iraniens
00:35:31que les Iraniens
00:35:31puissent parvenir
00:35:32à couper
00:35:34à sectionner
00:35:34un des câbles sous-marins
00:35:36qu'on voit
00:35:37à l'écran
00:35:37en illustration
00:35:37général ça peut être
00:35:39une des fameuses surprises
00:35:40promises par l'Iran
00:35:41ça ?
00:35:41c'est une nouvelle étape
00:35:43ce serait vraiment
00:35:44une nouvelle étape
00:35:44alors si on en parle
00:35:46c'est que c'est envisagé
00:35:46bien évidemment
00:35:48mais de toute façon
00:35:48vu l'ambiance
00:35:50qui règne
00:35:50effectivement
00:35:51chez les gardiens
00:35:51de la révolution
00:35:53ils sont prêts
00:35:54à couler le bateau
00:35:55tous les bateaux
00:35:56enfin quand j'ai dit le bateau
00:35:57quand on est sur un bateau
00:35:58et que tout est perdu
00:35:59le capitaine coule avec
00:35:59et bien là
00:36:00on est à peu près
00:36:01dans le même style
00:36:01donc effectivement
00:36:02si on commence à parler de ça
00:36:03oui il y aura des incidents
00:36:05tout doucement
00:36:05ça va progresser
00:36:06puis là entre guillemets
00:36:08l'occident américain
00:36:10sera paralysé
00:36:11se dira
00:36:11mais jusqu'où
00:36:12ils vont aller
00:36:13et accessoirement
00:36:13tous les pays voisins
00:36:14parce qu'on l'a pas dit
00:36:15tout à l'heure
00:36:15mais l'internet en Iran
00:36:16il n'y en a plus
00:36:17depuis 60 jours
00:36:18donc c'est pas les Iraniens
00:36:19qui vont subir cette mesure
00:36:21ce sont tous les pays voisins
00:36:22au sens très large
00:36:23c'est le Golfe
00:36:24après une précision
00:36:26c'est vrai que pour avoir
00:36:26un effet
00:36:28pour couper internet
00:36:29chez les voisins du Golfe
00:36:30dans tous les pays du Golfe
00:36:31là on a vu
00:36:32dans le détroit d'Harmouz
00:36:32il y a une dizaine de câbles
00:36:33si on en coupe un
00:36:35il se passe pas grand chose
00:36:36parce qu'en fait
00:36:36il y a ce qu'on appelle
00:36:37des redondances
00:36:37c'est-à-dire que le trafic
00:36:38passe par d'autres routes
00:36:39c'est comme quand vous avez
00:36:40une autoroute
00:36:41qui est bouchée
00:36:42vous prenez une route nationale
00:36:43voire une route départementale
00:36:44ça se passe un petit peu comme ça
00:36:45mais ça va moins vite
00:36:46ça va moins exactement
00:36:47sur la départementale
00:36:48pour les câbles
00:36:49j'en sais rien
00:36:49mais pour vraiment ralentir
00:36:51le trafic
00:36:52sur les 10 qu'on a vu
00:36:53il faudrait qu'ils en coupent
00:36:55aller au moins 8
00:36:55pour que vraiment
00:36:56ça ait un effet significatif
00:36:58par contre
00:36:58réparer ensuite ces câbles
00:37:00techniquement c'est faisable
00:37:01mais enfin
00:37:01aller réparer des câbles
00:37:05on peut imaginer que ce soit complexe
00:37:06ça c'est ce qui se passe
00:37:06donc côté iranien
00:37:07je voudrais qu'on dise un mot
00:37:08avec vous Didier-François
00:37:08de ce qui se passe côté américain
00:37:10avec un départ
00:37:11qui a été annoncé
00:37:11il y a quelques heures
00:37:13John Fellan
00:37:13le secrétaire d'Etat
00:37:14à la marine
00:37:15qui a été démissionné
00:37:17ou qui a démissionné
00:37:18sans explication
00:37:19il y a quelques semaines
00:37:19c'était le chef d'état-major
00:37:20de l'armée de terre
00:37:21qui partait lui aussi
00:37:22dans des conditions
00:37:23assez mystérieuses
00:37:23est-ce qu'il y a
00:37:24une épidémie de burn-out
00:37:26ou des gens qui s'en vont
00:37:27parce qu'ils ne sont pas d'accord
00:37:28avec Donald Trump
00:37:29c'est compliqué
00:37:35le patron politique des armées
00:37:38le secrétaire d'Etat
00:37:39à la guerre
00:37:40et une partie
00:37:41de ses officiers
00:37:42de ses généraux
00:37:43sur deux sujets essentiels
00:37:45le premier sujet
00:37:46c'est tout ce qui est
00:37:47en fait
00:37:47la diversité
00:37:49entre guillemets
00:37:49c'est-à-dire
00:37:50tout ce qui est
00:37:51genre
00:37:52tout ce qui est
00:37:54minorité
00:37:54etc
00:37:55où excès
00:37:56est en train de remettre en cause
00:37:56toute la politique
00:37:59d'affirmative action
00:38:01qui a été mise en place
00:38:02dans les armées
00:38:02depuis des années
00:38:04et la deuxième chose
00:38:05c'est la question
00:38:06de l'allégeance
00:38:12à sa politique
00:38:13et donc il avait
00:38:14par exemple
00:38:15écarté le chef d'état-major
00:38:16de l'armée de terre
00:38:17il y a très peu de temps
00:38:18pendant les combats
00:38:18pour mettre à sa place
00:38:20quelqu'un qui lui était
00:38:21beaucoup plus proche
00:38:22alors que le général
00:38:23qui était chef d'état-major
00:38:25de l'armée de terre
00:38:25avait été dans un cabinet
00:38:28démocrate avant
00:38:29donc ça
00:38:29il y a cet aspect-là
00:38:30de contrôle
00:38:30en revanche
00:38:32dans le cas particulier
00:38:33qui est celui du secrétaire
00:38:34d'état
00:38:35à la marine
00:38:35c'est pas du tout
00:38:37du tout un militaire
00:38:37c'est un politique
00:38:38qui a été nommé
00:38:39par Donald Trump
00:38:40qui n'y connaît rien
00:38:42aux questions militaires
00:38:43d'ailleurs
00:38:43et qui a fait une petite gaffe
00:38:45assez importante
00:38:46d'un point de vue politique
00:38:47donc ce qui permet
00:38:48à excès de faire le ménage
00:38:50il avait déclare
00:38:51vous savez que
00:38:51Donald Trump veut
00:38:52la fameuse marine dorée
00:38:54et lui bêtement
00:38:55qui est chargée
00:38:56de la mettre en oeuvre
00:38:56a dit
00:38:57on peut peut-être
00:38:57la faire faire à l'étranger
00:39:01utiliser des chantiers navals
00:39:03en Europe
00:39:03avait-il dit
00:39:05oups
00:39:05donc là voilà
00:39:06il vient de se prendre
00:39:07la balle perdue
00:39:07ça va leur
00:39:08mais ce qui est intéressant
00:39:09de voir
00:39:10donc on n'est pas du tout
00:39:11sur la friction militaire
00:39:13Trump
00:39:13on est plutôt sur
00:39:14une friction interne à Maga
00:39:15qu'on a bien vu aussi
00:39:17sur la question du renseignement
00:39:18où les plus radicaux
00:39:18sont en train de se barrer
00:39:19qu'on avait vu sur Epstein
00:39:21etc
00:39:21où on voit
00:39:22autour de la guerre
00:39:24en Iran
00:39:24une sorte de réalignement
00:39:26où les plus complotistes
00:39:28les plus antisémites
00:39:30ne sont pas très d'accord
00:39:31pour cette guerre
00:39:32et ce rapprochement
00:39:33avec Israël
00:39:33est donc en train
00:39:34de quitter le navire
00:39:35ça nous emmène aussi
00:39:35à la question de Donald Trump
00:39:36Bernard Guetta
00:39:37la presse américaine
00:39:38a dit ces derniers jours
00:39:39que certains de ses conseillers
00:39:41lui avaient demandé
00:39:41de communiquer un peu moins
00:39:43de retenir son pouce
00:39:44le matin au réveil
00:39:46et c'est vrai que
00:39:47depuis quelques heures
00:39:48à part quelques messages
00:39:49postés d'ici de là
00:39:50il se calme
00:39:51vous avez l'impression ?
00:39:52je ne dirais pas
00:39:52qu'il se calme
00:39:53sous réserve
00:39:54qu'il se passe quelque chose
00:39:54pendant votre réponse
00:39:55on a l'impression
00:39:56qu'on le calme
00:39:57parce que bon
00:39:58on a lu
00:40:00dans la presse américaine
00:40:01et dans les meilleurs titres
00:40:02que certains
00:40:03de ses conseillers
00:40:06décidaient
00:40:06de dire
00:40:07bon ça
00:40:07on ne lui en parle pas
00:40:09on règle ça
00:40:10sans lui en parler
00:40:11parce qu'autrement
00:40:12il peut être
00:40:13trop impulsif
00:40:14trop gaffeur
00:40:15trop provocateur
00:40:17trop tout simplement
00:40:18inconséquent
00:40:18mais pour en revenir
00:40:19aux démissions
00:40:20ou aux exclusions
00:40:23au ministère
00:40:25de la guerre
00:40:26puisqu'il s'appelle
00:40:27maintenant
00:40:27le ministère
00:40:28de la guerre
00:40:29il y a aussi
00:40:30une raison
00:40:31très très simple
00:40:32c'est que
00:40:33quand la tête
00:40:34commence à perdre
00:40:35les pédales
00:40:35et bien
00:40:36l'état-major
00:40:38s'éloigne
00:40:39l'état-major
00:40:40s'éloigne
00:40:40parce qu'il y a
00:40:41des ordres
00:40:42qui commencent
00:40:42à être tout simplement
00:40:43inapplicables
00:40:44et délirants
00:40:45qui commencent
00:40:45qui finissent
00:40:46par être
00:40:47inapplicables
00:40:48et délirants
00:40:48merci beaucoup
00:40:49à tous les six
00:40:49d'être venus
00:40:50ce soir
00:40:50sur ce plateau
00:40:51j'ajoute
00:40:51cette information
00:40:52donnée
00:40:52il y a quelques instants
00:40:53par la chaîne
00:40:55israélienne
00:40:55N12
00:40:55au sujet
00:40:56des négociations
00:40:57N12
00:40:58qui est une chaîne
00:40:59sérieuse
00:40:59ils ont des très
00:41:00bonnes sources
00:41:01chez les militaires
00:41:02et qu'on cite
00:41:02régulièrement
00:41:03qui annonce ce soir
00:41:04que
00:41:05Rali Baf
00:41:05le président
00:41:06du parlement
00:41:07iranien
00:41:07qui faisait partie
00:41:08du premier cycle
00:41:09de négociations
00:41:10a démissionné
00:41:11de l'équipe
00:41:11des négociateurs
00:41:15on va chercher
00:41:16toutes les informations
00:41:17évidemment
00:41:17sur ce qui se passe
00:41:18en ce moment
00:41:19et on va en reparler
00:41:20ça s'appelle
00:41:20un délitement
00:41:22en tout cas
00:41:23les négociations
00:41:23semblent s'éloigner
00:41:24encore un tout petit peu
00:41:25plus ce soir
00:41:25il y a une réunion
00:41:26du premier
00:41:27du cabinet de sécurité
00:41:28israélien
00:41:29sur la question
00:41:29de la prison
00:41:30et il y a le 20h
00:41:31de Paola Purari
00:41:31à suivre
00:41:32pour les dernières informations
00:41:33dans une demi-heure
00:41:34maintenant
00:41:34merci encore
00:41:35à tous les six
00:41:35d'être venus
00:41:36ce soir
00:41:37on va parler politique
00:41:38à présent
00:41:39nous sommes à un an
00:41:40de l'élection présidentielle
00:41:41c'est l'heure
00:41:41vous le savez
00:41:41des déclarations
00:41:42de candidature
00:41:43mais c'est l'heure
00:41:44aussi des projets
00:41:46c'est le parti socialiste
00:41:47qui vient de publier le sien
00:41:49on va en parler
00:41:49avec celle
00:41:49qui l'a rédigé
00:41:50ce projet des socialistes
00:41:51c'est Chloé Rydel
00:41:52qui est avec nous
00:41:53bonsoir
00:41:55eurodéputé socialiste
00:41:56Olivier Faure
00:41:56vous a donc demandé
00:41:57de plancher
00:41:57sur un gros projet
00:41:59140 pages
00:42:00que vous avez rendu public
00:42:01aujourd'hui
00:42:01pour en parler ce soir
00:42:02Alain Duhamel
00:42:03bonsoir
00:42:04bonsoir
00:42:04ravi de vous retrouver
00:42:05140 pages avec
00:42:06on va rentrer dans le détail
00:42:07tout à l'heure
00:42:08l'attaque Zuckman
00:42:08tout à fait une surprise
00:42:09vous l'aviez défendu
00:42:11il y a quelques mois
00:42:12l'abrogation de la réforme
00:42:13des retraites
00:42:14d'Elisabeth Borne
00:42:14le SMIC à 1700 euros net
00:42:17enfin 1690
00:42:18pour être précis
00:42:19dans votre projet
00:42:20Alain Duhamel
00:42:21vous l'avez regardé
00:42:22vous l'avez observé
00:42:23vous l'avez analysé
00:42:24ce programme
00:42:25est-ce que c'est
00:42:26comme on le lit
00:42:27et on l'entend beaucoup
00:42:28depuis ces dernières heures
00:42:29d'abord un très gros
00:42:30coup de barre à gauche
00:42:31bon alors
00:42:32je n'en connais
00:42:33que ce que j'en ai lu
00:42:35dans Libération
00:42:35c'est-à-dire
00:42:364 ou 5 pages
00:42:37donc je ne prétends pas
00:42:38que j'en connais
00:42:38tous les détails
00:42:39en revanche
00:42:40je l'ai relu plusieurs fois
00:42:42c'est un programme
00:42:45de partis d'opposition
00:42:50différent comme approche
00:42:52de ce qui par exemple
00:42:53après les législatives
00:42:55de 24
00:42:57commençait à paraître
00:42:58quand il a été question
00:42:59à un moment
00:43:00que pourquoi est-ce que
00:43:01ce ne serait pas
00:43:01un premier
00:43:02ou une première ministre
00:43:03de gauche
00:43:04qui forme le gouvernement
00:43:06à ce moment-là
00:43:07il était surtout question
00:43:09des synthèses
00:43:10ou des compromis
00:43:10qu'il était possible
00:43:11de faire
00:43:11là c'est pas du tout ça
00:43:13c'est un programme
00:43:14de gouvernement
00:43:15d'un parti
00:43:16d'opposition
00:43:18bien à gauche
00:43:19je dirais que c'est
00:43:20c'est un programme
00:43:21de rupture
00:43:22pas de rupture
00:43:23avec l'ensemble
00:43:24de la société
00:43:25mais de rupture
00:43:26économique
00:43:27nette
00:43:28avec des choses
00:43:29qui se comprennent
00:43:33je sens que vous
00:43:34arrivez à d'autres
00:43:34points
00:43:34et d'autres
00:43:36qui disons
00:43:37pour employer
00:43:39un mot modéré
00:43:39bousculent
00:43:40c'est à dire
00:43:41sur le plan fiscal
00:43:42alors d'abord
00:43:43ça c'est vraiment
00:43:45je veux dire
00:43:45s'il y avait
00:43:47un adjectif
00:43:48pour le parti socialiste
00:43:50en ce moment
00:43:50c'est vraiment
00:43:51l'adjectif fiscal
00:43:53c'est ce qui ressort
00:43:55vraiment
00:43:57alors je le dis
00:43:58d'autant plus
00:43:58que dans l'ensemble
00:43:59des mesures
00:43:59que j'ai lues
00:44:00je ne suis pas concerné
00:44:02donc je dis ça
00:44:03c'est pas parce que
00:44:04je peste intérieurement
00:44:06mais
00:44:07il y a une volonté
00:44:08il y a une démarche
00:44:09il y a une stratégie
00:44:09qui est claire
00:44:11moi il y a deux choses
00:44:12qui me frappent
00:44:14d'une part
00:44:15que c'est effectivement
00:44:16un programme
00:44:17pour le parti socialiste
00:44:19bien à gauche
00:44:20j'ai connu
00:44:21des programmes socialistes
00:44:22plus modérés
00:44:23et d'autre part
00:44:24et alors ça
00:44:25c'est ce qui m'a choqué
00:44:26c'est que c'est un programme
00:44:27dans lequel on a l'impression
00:44:28que l'état de crise
00:44:30dans lequel on est
00:44:32n'est pas pris en compte
00:44:33que c'est un programme
00:44:34comme si tout allait bien
00:44:35comme si la France
00:44:36allait bien
00:44:37comme si l'Europe
00:44:37allait bien
00:44:38comme si le monde
00:44:39allait bien
00:44:40autrement dit
00:44:41je ne dis pas du tout
00:44:42que c'est un programme bête
00:44:43ou je ne dis pas du tout
00:44:44que c'est un programme
00:44:45qui n'est pas
00:44:47professionnel ou sérieux
00:44:49mais c'est un programme idéaliste
00:44:51c'est un programme irénique
00:44:52c'est un petit peu
00:44:55le programme
00:44:56d'un monde
00:44:57qui irait bien
00:44:58Chloé Rydel
00:44:59sur l'aspect fiscal
00:45:01coup de barre à gauche
00:45:02et impôts en plus
00:45:03alors d'abord
00:45:04je vais vous répondre
00:45:05sur
00:45:05c'est un programme
00:45:06pour un monde
00:45:07qui irait bien
00:45:07pas du tout
00:45:08puisque nous partons
00:45:09d'une certaine analyse
00:45:10de l'état du monde
00:45:11qui en l'occurrence
00:45:12est très inquiétante
00:45:14nous pensons
00:45:14qu'il nous faut
00:45:15aujourd'hui
00:45:15engager un grand combat
00:45:18social
00:45:18pour la liberté
00:45:19parce que
00:45:20nous ne sommes pas
00:45:21tous égaux
00:45:21face à la liberté
00:45:23dans un monde
00:45:24où vous avez
00:45:25une liberté
00:45:26qui est de plus en plus
00:45:27réservée
00:45:28à quelques-uns
00:45:29aux plus riches
00:45:29aux plus puissants
00:45:30un capitalisme
00:45:31qui est devenu
00:45:32un capitalisme
00:45:33de prédation
00:45:33où vous avez
00:45:34de grands états
00:45:35de grandes entreprises
00:45:36qui cherchent
00:45:37à s'accaparer
00:45:38les ressources
00:45:38de plus en plus rares
00:45:40sur une planète finie
00:45:41et ce capitalisme
00:45:43qui devient autoritaire
00:45:44concentre de plus en plus
00:45:45de richesses
00:45:46en porte aussi
00:45:47avec lui
00:45:47la démocratie
00:45:48vous aviez
00:45:49une personne
00:45:50sur quatre
00:45:51dans le monde
00:45:51qui vivait en démocratie
00:45:52il y a 20 ans
00:45:53c'est désormais
00:45:54une personne
00:45:55non pardon
00:45:56une personne sur deux
00:45:57maintenant c'est désormais
00:45:58une personne sur quatre
00:45:59et donc non
00:46:00le monde ne va pas bien
00:46:01oui le monde est inquiétant
00:46:03et oui la France
00:46:04est très fracturée
00:46:05sur le plan social
00:46:06sur le plan territorial
00:46:07et même sur le plan culturel
00:46:08et donc
00:46:09c'est pour répondre
00:46:10à tout cela
00:46:11que nous avons choisi
00:46:12de faire
00:46:13et de proposer
00:46:14aux militants socialistes
00:46:15de faire de la liberté
00:46:16une grande lutte sociale
00:46:18parce que
00:46:18encore une fois
00:46:19il faut qu'elle soit réelle
00:46:20pour tous
00:46:20dans un monde
00:46:21où elle devient un luxe
00:46:22pour ne pas qu'on parle en l'air
00:46:23je vous propose peut-être
00:46:24qu'on regarde quelques-unes
00:46:25des mesures
00:46:25je crois qu'il y en a 800
00:46:26au total
00:46:28les principales mesures économiques
00:46:29je précise d'ailleurs
00:46:30que le programme
00:46:30n'est pas chiffré
00:46:32parce que c'est une base
00:46:33qui est transmise à nos militants
00:46:34mais c'est vrai que c'est toujours dommage
00:46:35il n'est pas encore voté
00:46:36pour qu'on puisse comparer
00:46:37plusieurs des mesures
00:46:37moi d'abord si je peux me permettre
00:46:39très très brièvement
00:46:40je trouve qu'il y a
00:46:42une grande divergence
00:46:43entre l'idée
00:46:45la question c'est celle
00:46:46des libertés
00:46:47et ce que j'ai lu
00:46:48donc je ne juge
00:46:49que ce que j'ai lu
00:46:50qui est une réponse fiscale
00:46:52liberté
00:46:53mais précisément
00:46:54parce que
00:46:54on rentre dans le détail
00:46:55je pense que ce n'est pas
00:46:56le même sujet
00:46:56on rentre dans le détail
00:46:57on rentre dans le détail
00:46:57TAC Zuckman
00:46:58attendez
00:46:58pour que tout le monde
00:46:59ait bien les mesures
00:47:00si vous permettez
00:47:01TAC Zuckman
00:47:022% sur les patrimoines
00:47:032% chaque année
00:47:05prélevés sur les patrimoines
00:47:06de plus de 100 millions d'euros
00:47:07impôts sur les successions
00:47:08au-delà de 200 000 euros
00:47:10abrogation de la réforme borne
00:47:11sur les retraites
00:47:13et retour à 62 ans
00:47:15c'est ce qu'il y a écrit
00:47:15avec 43 annuités
00:47:17augmentation du SMIC
00:47:18à 1690 euros net
00:47:19ce qui fait à peu près
00:47:20250 de plus
00:47:21qu'aujourd'hui en net
00:47:22pour les SMICAR
00:47:23à la fin du mois
00:47:23et limitation
00:47:24de 1 à 20
00:47:26des écarts de salaire
00:47:27dans les entreprises
00:47:28il se trouve
00:47:29que les deux dernières mesures
00:47:30elles sont clairement
00:47:31dans le programme
00:47:33elles étaient clairement
00:47:34dans le programme
00:47:34de Jean-Luc Mélenchon
00:47:36aujourd'hui
00:47:37l'idée de limiter
00:47:37les salaires de 1 à 20
00:47:38l'augmentation du SMIC
00:47:40la limitation des salaires
00:47:41de 1 à 20
00:47:41c'était une mesure
00:47:42qui figurait dans le programme
00:47:43d'Anne Hidalgo
00:47:43en 2022
00:47:44je m'excuse
00:47:45ah bon ?
00:47:45bien sûr
00:47:46c'est une mesure historique
00:47:47du parti socialiste
00:47:48mais là n'empêche pas l'autre
00:47:49et les mesures que vous citez
00:47:50en l'occurrence
00:47:50le partage de la richesse
00:47:52en entreprise
00:47:52non seulement par la limitation
00:47:54des écarts de salaire
00:47:55mais aussi par une mesure
00:47:56que nous voulons
00:47:56très simple
00:47:57c'est à dire que
00:47:58pour 1 euro de dividende versé
00:47:59vous avez 1 euro versé
00:48:00à la participation
00:48:01et à l'intéressement
00:48:02des salariés
00:48:03une mesure de partage
00:48:03de la richesse
00:48:04en entreprise
00:48:05nous proposons cela
00:48:06des états généraux
00:48:08de la justice fiscale
00:48:09aussi avec la taxe Zuckman
00:48:10un nouvel impôt
00:48:12sur l'héritage
00:48:12qui serait sans impact
00:48:13pour 99% des français
00:48:15d'ailleurs
00:48:15parce qu'il y a besoin
00:48:17de partager la richesse
00:48:18dans un monde
00:48:19où elle est de plus en plus
00:48:20concentrée
00:48:21pour qu'encore une fois
00:48:22chacun soit libre
00:48:23de vivre sa vie
00:48:25à un moment
00:48:26où de moins en moins
00:48:27de personnes
00:48:28ont l'impression
00:48:29de l'être
00:48:29Alain Demel
00:48:30est-ce que pour vous
00:48:30c'est un projet
00:48:31que pourrait porter
00:48:32je ne sais pas moi
00:48:33François Hollande
00:48:34non
00:48:35non ça
00:48:36franchement non
00:48:37Olivier Faure
00:48:38d'ailleurs
00:48:38c'est assumé
00:48:40puisque c'est un projet
00:48:42qui ne veut pas
00:48:42être social-démocrate
00:48:44c'est un projet
00:48:45de rupture
00:48:47de rupture démocratique
00:48:49je ne dis pas le contraire
00:48:50mais de rupture
00:48:51alors évidemment
00:48:52les mesures qui sont citées
00:48:53on se dit
00:48:54ça concerne d'abord
00:48:57les grandes fortunes
00:48:58bon c'est l'évidence
00:48:59dans ce qui est proposé
00:49:01mais il y a
00:49:03ce qui a toujours été
00:49:05je suis au parti socialiste
00:49:06que je suivais de près
00:49:08quand vous n'étiez pas encore nés
00:49:10il y a
00:49:12un tropisme fiscal
00:49:16qui prend tellement de place
00:49:17dans l'exposé des choses
00:49:19qui prend la place
00:49:19dans votre tête
00:49:20j'ai l'impression
00:49:21parce que dans les 600 mesures
00:49:22il y a énormément de choses
00:49:24la fiscalité n'est qu'une petite partie
00:49:26certes elle vous intéresse
00:49:28mais on pourrait parler
00:49:29du plan de réindustrialisation
00:49:31que nous proposons
00:49:32par exemple
00:49:32j'étais honnête
00:49:35j'ai dit
00:49:35je ne juge que ce que j'ai lu
00:49:37et ce que j'ai lu
00:49:38c'est ce qui était
00:49:39dans Libération Spéteur
00:49:40alors laissez-moi vous dire
00:49:41ce que vous n'avez pas lu
00:49:41on ne va pas faire les 600 points
00:49:43on ne va pas faire les 600 points
00:49:45d'abord restons là-dessus
00:49:46vous avez vu
00:49:48entendu certaines des critiques
00:49:49qui ont été émises
00:49:50y compris en off
00:49:51au sein du parti socialiste
00:49:52de dire c'est effectivement
00:49:53un programme
00:49:54pour l'aile gauche
00:49:55du PS
00:49:55et peut-être même
00:49:56un programme qui
00:49:57et ce n'est pas un tort
00:49:58gagner une élection
00:49:59il faut faire 50%
00:50:01pour s'en dévoire
00:50:01je termine juste ma question
00:50:02et pourquoi pas
00:50:03aller prendre aussi
00:50:03des électeurs
00:50:04à Jean-Luc Mélenchon
00:50:06vous avez dit vous-même
00:50:07que vous aviez voté Mélenchon
00:50:08je crois deux fois dans votre vie
00:50:09c'est rappelé ce matin
00:50:10dans la presse
00:50:11est-ce que c'est un programme
00:50:12fait aujourd'hui
00:50:13pour permettre
00:50:14au candidat socialiste
00:50:15quel qu'il soit
00:50:16d'être au second tour
00:50:17et pas Jean-Luc Mélenchon
00:50:18mais déjà c'est nécessaire
00:50:19il faut que le parti socialiste
00:50:21reprenne une place
00:50:22première à gauche
00:50:23moi c'est pour ça
00:50:23que je suis au parti socialiste
00:50:24excusez-moi
00:50:25je ne suis pas à la France insoumise
00:50:26j'ai fait ce choix
00:50:27à un moment où
00:50:29pour beaucoup de gens
00:50:29de ma génération
00:50:30ça n'allait pas de soi
00:50:31et je l'assume
00:50:32et je ne le regrette aucunement
00:50:33parce que Jean-Luc Mélenchon
00:50:34aujourd'hui
00:50:34est le principal boulet
00:50:36qui empêche la gauche
00:50:37de revenir au pouvoir
00:50:38dans notre pays
00:50:39la vocation du socialisme
00:50:42a toujours été
00:50:43de transformer
00:50:43l'ordre économique et social
00:50:44et aujourd'hui
00:50:45on est face à une radicalisation
00:50:48du capitalisme
00:50:49de la mondialisation
00:50:49qui frappe d'abord
00:50:51les plus pauvres
00:50:52qui les menacent
00:50:53dans leur vie quotidienne
00:50:54et donc nous avons besoin
00:50:55aujourd'hui
00:50:55dans le monde
00:50:56qui est le nôtre
00:50:57de politiques de justice radicale
00:50:58et c'est vrai
00:50:59sur tous les sujets
00:51:00c'est vrai en matière
00:51:00de pouvoir d'achat
00:51:02pour réduire les dépenses
00:51:03contraintes
00:51:04qui pèsent sur la vie
00:51:05quotidienne des français
00:51:05le logement
00:51:06l'énergie
00:51:06il faut des politiques
00:51:08de puissance publique
00:51:09fortes
00:51:09c'est vrai aussi
00:51:10pour résorber
00:51:11les fractures
00:51:11sociales et territoriales
00:51:13qui défigurent notre pays
00:51:15c'est vrai pour lutter
00:51:16contre le racisme
00:51:17l'antisémitisme
00:51:18et l'islamophobie
00:51:18nous avons besoin
00:51:19de politiques
00:51:21de justice radicale
00:51:22parce que le monde
00:51:23dans lequel on est
00:51:23est radicalement injuste
00:51:25il faut de la radicalité
00:51:26l'un de l'un de l'un
00:51:27bon moi je suis le parti socialiste
00:51:31depuis très longtemps
00:51:32il a toujours été assez prolifique
00:51:35en matière de programmes
00:51:36et parmi ces programmes successifs
00:51:39il y a des programmes
00:51:40dont on voit bien
00:51:40que ce sont des programmes
00:51:43réformistes d'un parti
00:51:44qui espère arriver bientôt au pouvoir
00:51:47c'est arrivé plusieurs fois
00:51:49et puis il y a d'autres phases
00:51:51et je pense que c'est le cas en ce moment
00:51:53dans lequel le programme du parti socialiste
00:51:55se présente bien davantage
00:51:57comme un programme de rupture
00:51:59et de rupture
00:52:01et de parti d'opposition
00:52:02qui bien sûr va tenter sa chance
00:52:06à toutes les élections
00:52:07qui vont avoir lieu l'année prochaine
00:52:09mais qui est en posture
00:52:11de parti d'opposition
00:52:12alors que moi je l'ai connu
00:52:13à au moins trois reprises
00:52:15en posture de parti
00:52:17si j'ose dire
00:52:18pré-gouvernemental
00:52:20et vous avez connu
00:52:21M. Mitterrand par exemple
00:52:22très bien
00:52:22Je ne crois pas que
00:52:24le pré-programme
00:52:25que nous présentons aujourd'hui
00:52:26qui est je le rappelle
00:52:27encore soumis à l'amendement
00:52:28de nos militants
00:52:29et qui n'est pas voté
00:52:30est beaucoup moins radical
00:52:31sur plein d'aspects
00:52:33que ne l'était
00:52:33le programme de M. Mitterrand
00:52:35Est-ce que je peux vous répondre là-dessus ?
00:52:36Je vous en prie
00:52:38J'en ai souvent parlé
00:52:39avec François Mitterrand
00:52:40en particulier
00:52:41de les deux programmes successifs
00:52:46il m'a toujours dit
00:52:48il faut proposer beaucoup de choses
00:52:52certaines sont impossibles
00:52:54et il y aura une sélection naturelle
00:52:57de ce qui subsistera ou pas
00:53:01Mais moi ce que je crois
00:53:03qu'attendent les français
00:53:04c'est un projet
00:53:06qui donne à voir
00:53:06une explication du monde
00:53:07une vision du monde
00:53:08un objectif politique
00:53:09et la nôtre
00:53:10celle qu'on propose
00:53:11elle est claire
00:53:12que la liberté soit réelle
00:53:13pour tous
00:53:13vraiment partagée
00:53:14et non pas un luxe
00:53:16Sur le côté
00:53:18entre le projet
00:53:19que vous ferez
00:53:20il peut y avoir
00:53:21un petit peu de mots dans l'accord
00:53:23Dans notre projet
00:53:24qui assiste en mesure
00:53:26il y a beaucoup de choses
00:53:27et qui ne fera pas tout
00:53:29Voilà
00:53:29et vous en avez lu
00:53:30qu'une minorité
00:53:31et vous le reconnaissez
00:53:32Non je le proclame
00:53:33Mais il faut faire des propositions
00:53:35sur tous les sujets
00:53:36qui intéressent les français
00:53:37et en l'occurrence
00:53:38nous parlons
00:53:39encore une fois
00:53:40de la façon dont il faudra
00:53:41refaire société
00:53:41demain en France
00:53:42parce que la polarisation
00:53:43de la société française
00:53:44elle nourrit le vote
00:53:45d'extrême droite
00:53:45Donc comment est-ce que
00:53:46on remet de la justice fiscale
00:53:48on remet des services publics
00:53:49dans tous les territoires
00:53:50Je reprends un exemple
00:53:51concret, précis
00:53:53Vous envisagez
00:53:54le retour des nationalisations
00:53:55par exemple
00:53:56dans le secteur de l'énergie
00:53:57Quelle entreprise ?
00:53:58Oui d'ailleurs
00:53:58nous l'avons portée
00:53:59à l'Assemblée nationale
00:54:00La nationalisation d'EDF
00:54:02EDF ?
00:54:03Ce n'est pas ce que nous proposons
00:54:04La nationalisation d'EDF
00:54:05c'est quelque chose
00:54:05que nous avons porté
00:54:06à l'Assemblée nationale
00:54:07en l'occurrence
00:54:08pour sortir l'énergie
00:54:09de la logique du tout marché
00:54:11puisque c'est un bien commun
00:54:12qui doit être accessible à tous
00:54:13Est-ce que ça pourrait aller
00:54:13au-delà d'EDF ?
00:54:14Pour appliquer des tarifs régulés
00:54:15pour les gens
00:54:16et pour nos entreprises
00:54:17Est-ce que ça pourrait aller
00:54:19au-delà d'EDF ?
00:54:19D'autres nationalisations ?
00:54:20Nous proposons
00:54:22dans ce projet
00:54:23d'envisager des nationalisations
00:54:25dans des secteurs stratégiques
00:54:26de l'économie
00:54:26Nous l'avons proposé aussi
00:54:27pour ArcelorMittal
00:54:28à l'Assemblée nationale
00:54:29Mais ça ne va pas
00:54:30Mais aussi vous l'envisagez
00:54:31sur les autoroutes
00:54:32Si j'ai bien lu
00:54:33Et nous proposons également
00:54:34la nationalisation des autoroutes
00:54:35pour reprendre progressivement
00:54:36les 9000 km d'autoroutes
00:54:38qui ont été concédées
00:54:39et réinvestir les profits
00:54:40et les bénéfices
00:54:41que l'État en retirerait
00:54:43dans le train
00:54:44des transports
00:54:45et des mobilités durables
00:54:46Mais ça signifierait
00:54:48en ce qui concerne
00:54:48les autoroutes
00:54:49que ça a déjà été au moment
00:54:50où on a décidé
00:54:52de leur statut
00:54:52ça a été un grand sujet
00:54:53de polémique
00:54:54ça signifierait
00:54:55puisqu'il y a déjà eu
00:54:57si j'ose dire
00:54:58un achat
00:54:58qu'on paierait une deuxième fois
00:54:59si on les nationalisait
00:55:02Non mais je crois que
00:55:03Parce qu'il faudrait bien
00:55:05beaucoup de Français
00:55:05voient l'absurdité
00:55:06que cela a été
00:55:07de transférer
00:55:08et de faire des concessions privées
00:55:09sur les autoroutes
00:55:10Ça ne nous empêche
00:55:11Je ne dis pas le contraire
00:55:12De faire une véritable politique
00:55:13de transport
00:55:13à l'échelle nationale
00:55:15Nous nous parlons
00:55:15d'un nouveau contrat social
00:55:16pour les transports
00:55:17parce que le transport
00:55:18est une question sociale
00:55:18Oui mais il faudrait
00:55:19les racheter
00:55:19Et au-delà de la nationalisation
00:55:21des autoroutes
00:55:21et de l'investissement massif
00:55:23que nous devons faire
00:55:24pour multiplier l'offre de train
00:55:25et baisser le prix du train
00:55:27nous voulons aussi
00:55:27démocratiser l'accès
00:55:28à la voiture électrique
00:55:29en massifiant
00:55:30la location sociale
00:55:31de petits véhicules électriques
00:55:33produits en France
00:55:33et en Europe
00:55:34Vous voyez
00:55:34nous parlons de production
00:55:35dans ce programme
00:55:36Puisqu'on parle d'énergie
00:55:36et de carburant
00:55:37d'écologie aussi
00:55:38qui se veut populaire
00:55:39Floride Alain Deul
00:55:40puisqu'on parle d'énergie
00:55:41et de carburant
00:55:42je voudrais essayer
00:55:42de comprendre
00:55:44la proposition
00:55:45du parti socialiste
00:55:46aujourd'hui
00:55:46sur les prix des carburants
00:55:47pour avoir moi-même
00:55:48posé la question
00:55:48à deux responsables
00:55:49socialistes
00:55:50ici même
00:55:51J'ai eu deux réponses
00:55:52absolument différentes
00:55:54entièrement différentes
00:55:55La version Olivier Faure
00:55:56il y a trois semaines
00:55:56c'est nous ne baisserons pas
00:55:58la TVA sur les carburants
00:55:59pour tout le monde
00:56:00parce que sinon
00:56:01ça aidera bien sûr
00:56:02les français qui ont du mal
00:56:02à boucler leur fin de mois
00:56:03mais ça aidera aussi
00:56:05les plus riches
00:56:06la version Philippe Brun
00:56:08l'un des messieurs
00:56:09économie du PS
00:56:10avant-hier sur ce plateau
00:56:12c'est pas du tout la même
00:56:13je vous propose d'écouter
00:56:14et l'un
00:56:15et l'autre
00:56:16et puis vous nous direz
00:56:17ce que vous comptez faire
00:56:17sur les carburants
00:56:18pour aider les français
00:56:20On ne peut pas avoir
00:56:21une mesure générale
00:56:22si vous avez une mesure générale
00:56:23elle est à la fois
00:56:24très coûteuse
00:56:25et elle est très injuste
00:56:26parce qu'elle permet
00:56:27aussi bien à celui
00:56:28qui roule
00:56:29en Rolls Royce
00:56:30qu'à celui qui roule
00:56:31avec une vieille Twingo
00:56:32il ne s'agit pas
00:56:33d'arroser tout le pays
00:56:35avec des subventions
00:56:36nous n'en avons plus
00:56:36les moyens
00:56:37donc effectivement
00:56:38il faut cibler
00:56:39Il faut maintenant
00:56:39aller beaucoup plus loin
00:56:40moi j'ai dit
00:56:41qu'il faut baisser les taxes
00:56:43essayons d'agir
00:56:44sur les taxes
00:56:46pour soulager
00:56:47les français
00:56:47moi je suis l'élu
00:56:48d'une France
00:56:48qui ne peut pas vivre
00:56:49durablement
00:56:50avec un gasoil
00:56:51à 2,50 euros le litre
00:56:52Je précise que Philippe Brun
00:56:53à qui on pose la question
00:56:54après dit
00:56:55pour tout le monde
00:56:55absolument pour tout le monde
00:56:56c'est quoi la ligne
00:56:57du projet du PS là-dessus ?
00:56:59Moi je pense que
00:57:00et nous l'avons proposé
00:57:01récemment avec
00:57:03de nombreux députés
00:57:04et eurodéputés socialistes
00:57:05qu'il faut aller saisir
00:57:06les super profits
00:57:07qu'engendrent
00:57:08les grands pétroliers
00:57:11pour réinvestir cela
00:57:12dans des chèques énergie
00:57:13à destination
00:57:14des français les plus modestes
00:57:15parce que si vous baissez
00:57:16les taxes
00:57:16effectivement
00:57:17vous les baissez
00:57:17pour tout le monde
00:57:18vous ne ciblez pas bien
00:57:20l'argent public
00:57:21et le coût
00:57:22que ça représente
00:57:22pour la puissance publique
00:57:23il faut faire attention
00:57:24au budget aussi
00:57:25et ça je pense
00:57:26que c'est la bonne réponse
00:57:26à court terme
00:57:27mais la réponse
00:57:27à long terme
00:57:28c'est d'électrifier
00:57:29notre pays
00:57:30c'est de faire
00:57:31la grande transition énergique
00:57:32Philippe Brun se plante
00:57:33je vais me passer l'expression
00:57:34quand il dit
00:57:34on veut désormais
00:57:36baisser la TVA
00:57:37pour tout le monde
00:57:37ça n'est pas
00:57:38la nouvelle position du PS
00:57:39sur les carburants
00:57:40c'est pas une petite question
00:57:41c'est Vincent Tudemoy
00:57:42tous les jours parler
00:57:42Non ça n'est pas une petite question
00:57:43vous avez raison
00:57:43et là-dessus
00:57:44je vous dédie ma position
00:57:45Mais Philippe Brun
00:57:46est connu au sein
00:57:47du parti socialiste
00:57:48pour avoir des compétences
00:57:50pour avoir beaucoup d'idées
00:57:51Absolument
00:57:52Mais pour avoir des idées
00:57:53qui ne sont pas forcément
00:57:54celles qui sont reprises
00:57:56par la direction
00:57:56à l'arrivée
00:57:57Mais vous vous trompez
00:57:57nous avons repris
00:57:58par exemple
00:57:58l'idée de Philippe Brun
00:58:00dans le projet
00:58:01de parité sociale en politique
00:58:02J'ai dit pas forcément
00:58:04Non mais je vous réponds
00:58:05parce que
00:58:05vous avez
00:58:07vous laissez entendre
00:58:08que
00:58:09le projet
00:58:10et celui d'un clon
00:58:11etc.
00:58:11pas du tout
00:58:12moi j'ai construit ce projet
00:58:12sur plus d'un an
00:58:14avec l'ensemble
00:58:15des sensibilités
00:58:15Mais je n'ai pas dit
00:58:15que c'était du tout
00:58:16dans la plan
00:58:17Et je suis persuadée
00:58:18que nous pouvons arriver
00:58:19à force de dialogue
00:58:20entre nous
00:58:21à présenter
00:58:22et faire voter
00:58:23un projet à la fin
00:58:24qui soit partagé
00:58:24par l'ensemble
00:58:25Oui
00:58:25Et moi je reprends
00:58:27ce que je pense
00:58:27chacun a ses convictions
00:58:29je reprends
00:58:30ce que je pense
00:58:31depuis que j'observe
00:58:32le parti socialiste
00:58:33à l'approche d'élection
00:58:34il y a des programmes
00:58:35du parti socialiste
00:58:36qui sont des programmes
00:58:37d'un parti
00:58:38qui espère le pouvoir
00:58:39qui se trouve
00:58:40qui se pense
00:58:42à la porte du pouvoir
00:58:43et qui propose
00:58:44des choses
00:58:45je ne dirais pas
00:58:47insignifiantes
00:58:47Mais
00:58:48Mais dites-moi
00:58:49ce qui n'est pas faisable
00:58:51selon vous
00:58:51dans ce programme
00:58:52Et d'autre part
00:58:54il y a des moments
00:58:55où au contraire
00:58:56vous avez
00:58:56Soyons précis
00:58:58Et ce sera le mot de la fin
00:58:59je ne vais pas pouvoir
00:58:59vous laisser répondre
00:59:00mais il reste
00:59:00un an de campagne
00:59:02Alain Dommel
00:59:02on aura l'occasion
00:59:03de reparler du projet
00:59:04des socialistes
00:59:05des républicains
00:59:06du RN
00:59:07Mais sur les autoroutes
00:59:08s'il faut un exemple
00:59:09sur les autoroutes
00:59:09j'ai trouvé ridicule
00:59:11le système
00:59:11qui a été mis en place
00:59:13mais je trouverais
00:59:14encore plus ridicule
00:59:14d'être obligé
00:59:15d'indemniser
00:59:16tous les propriétaires privés
00:59:18Non mais les imprimés
00:59:19nous reprenons
00:59:20les concessions
00:59:20à la fin
00:59:21de l'expiration
00:59:21Merci beaucoup
00:59:23Alain Dommel
00:59:23Les carburants
00:59:24La France
00:59:24Les impôts
00:59:26Il en sera question
00:59:26également tout à l'heure
00:59:27à 21h
00:59:28puisque BFM TV
00:59:29vous donne la parole
00:59:29ce soir encore
00:59:30C'est avec vous
00:59:31Maxime Switek
00:59:32les Français
00:59:32face à la guerre
00:59:3421h tout à l'heure
00:59:35quel est le programme ?
00:59:36Oui absolument
00:59:36Bonsoir Marc
00:59:37Deux grands thèmes
00:59:38dans cette émission
00:59:39C'est très simple
00:59:40D'abord
00:59:41à quel point
00:59:42est-ce que ces deux mois de guerre
00:59:43on est quasiment à deux mois de guerre
00:59:44pèsent sur le portefeuille
00:59:45des Français
00:59:45qui seront autour de moi
00:59:46On pense évidemment
00:59:47au carburant
00:59:47bien sûr
00:59:48on en parlera
00:59:49mais pas uniquement
00:59:50est-ce qu'il y a déjà
00:59:50des changements d'habitude
00:59:51on en parlera avec eux
00:59:52et puis
00:59:53qu'est-ce qu'ils craignent
00:59:53face à la menace iranienne
00:59:55face à Trump
00:59:55qu'est-ce qu'ils pensent
00:59:57de la place
00:59:58du poids
00:59:58de la France
00:59:59sur le concert international
01:00:01est-ce qu'ils y croient encore
01:00:02d'une certaine manière
01:00:03et eux
01:00:04est-ce qu'ils seraient prêts
01:00:04à s'engager
01:00:06s'il y avait
01:00:07des combats
01:00:08qui se rapprochaient
01:00:09s'il y avait des attaques
01:00:10etc
01:00:10on leur a posé la question
01:00:12dans un sondage aux Français
01:00:13et on leur posera la question
01:00:15à ceux qui participeront
01:00:16au forum tout à l'heure
01:00:17c'est à 21h
01:00:18c'est sur BFM TV
01:00:19est-ce que je vous fais le plein Marc ?
01:00:21Vous me dites
01:00:21regardez
01:00:22accessoire de dingue ce soir
01:00:25On ne lésine pas sur les moyens
01:00:26à tout à l'heure
01:00:27Maxime Switek
01:00:2821h avant cela
01:00:29le 20h
01:00:30Paola Purari
01:00:30à suivre dans quelques instants
01:00:31information
01:00:32de dernière minute
01:00:33ça se passe à Téhéran
01:00:34la capitale iranienne
01:00:35des explosions
01:00:37entendues en ce moment même
01:00:38à Téhéran
01:00:39le système de défense aérienne
01:00:40est activé à nouveau
01:00:42les dernières infos à suivre
01:00:43ne bougez pas
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