- il y a 7 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:01Bonsoir à tous, pardon, ravi de vous retrouver. Donald Trump est-il en train d'appuyer sur le bouton stop
00:00:06?
00:00:06C'est le revirement du jour, il est assez spectaculaire.
00:00:09Le président américain annonce des discussions en cours avec l'Iran pour arrêter la guerre.
00:00:13On sera bien sûr à Washington dans un instant, en Israël également.
00:00:17Benjamin Netanyahou est-il prêt lui aussi à faire taire les armes ?
00:00:20Et puis tournant décisif dans ce conflit ou coup de bluff, l'analyse de nos invités et de nos spécialistes
00:00:25en plateau dans un instant.
00:00:27En France, quelles leçons ? On en parlait il y a un instant après le second tour des municipales.
00:00:31Trois invités ce soir vont se succéder.
00:00:33Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée, François Ruffin, l'ex-insoumis candidat à l'Elysée et Sébastien Chenu,
00:00:40le numéro 2 du Rassemblement national.
00:00:42Et puis un hommage national à Lionel Jospin, ce sera jeudi.
00:00:46Emmanuel Macron l'a annoncé il y a quelques minutes, l'ancien Premier ministre mort à 88 ans.
00:00:50C'est son ami et ancien ministre Pierre Moscovici qui viendra tout à l'heure nous raconter ses années.
00:00:55Jospin, mais d'abord donc l'événement du jour.
00:00:57Antoine Hollard à Washington, c'est donc ce revirement de Donald Trump sur l'Iran.
00:01:02Puisque le président américain envisage désormais clairement une sortie du conflit.
00:01:06Il dit même que les discussions ont déjà débuté.
00:01:11Oui exactement et Donald Trump a vraiment surpris tout le monde en annonçant que des discussions sont en cours avec
00:01:17l'Iran afin de mettre fin à la guerre.
00:01:19Il surprend aussi lorsqu'il dit que ces négociations sont déjà bien avancées.
00:01:23Il évoque 15 points d'accords majeurs déjà trouvés avec Téhéran, notamment sur la question du nucléaire.
00:01:29Donald Trump qui s'est exprimé à plusieurs reprises aujourd'hui sur son réseau social auprès de deux chaînes d
00:01:33'information économique au pied de son avion lorsqu'il a quitté la Floride.
00:01:36Et puis tout à l'heure dans le Tennessee en marge d'un événement.
00:01:39Et ce qui frappe à chaque fois, c'est son optimisme.
00:01:42Écoutez.
00:01:45Les discussions sont excellentes.
00:01:48Elles sont en bonne voie.
00:01:50Elles se sont déroulées hier soir et avant-hier soir également.
00:01:55Et je pense que c'est en bonne voie.
00:01:59Ils veulent la paix.
00:02:01De toute façon, ils ne peuvent plus avoir l'arme nucléaire maintenant.
00:02:03Donc on verra bien comment ça se termine.
00:02:07Donald Trump qui affirme aussi que tout cela, c'est grâce à sa stratégie.
00:02:10C'est, dit-il, parce qu'il a mis la pression sur l'Iran en menaçant de détruire toutes les
00:02:14centrales électriques.
00:02:17C'est parce qu'il a mis cet ultimatum de 48 heures sur lequel il est finalement revenu que les
00:02:22Iraniens ont contacté les Etats-Unis pour discuter.
00:02:25Donald Trump qui se donne cinq jours pour conclure cet accord, mais qui dit que les choses pourraient être plus
00:02:30rapides et qu'un accord pourrait être trouvé encore plus tôt.
00:02:33Voilà, donc cinq jours pour trouver une issue à cette guerre.
00:02:36Merci beaucoup Antoine Aulard.
00:02:37Nos spécialistes en plateau ce soir, Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale à BFM.
00:02:42Soyez la bienvenue, Ulysse Gosset.
00:02:44Bonsoir Ulysse, éditorialiste également spécialiste en diplomatie qui est Evan Gorgestani.
00:02:48Bonsoir.
00:02:49Bonsoir.
00:02:49Vous êtes éditorialiste à France 24, ancienne correspondante à Washington également.
00:02:54Et le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense à BFM.
00:02:58Très honnêtement, et ce sera la même question pour tous les quatre si vous voulez bien pour commencer,
00:03:01très honnêtement, ce revirement-là de Donald Trump, qui l'avait vu venir ?
00:03:05Pas moi.
00:03:07Il fallait en sortir d'une manière ou d'une autre.
00:03:09C'était soit l'escalade avec les Marines qui débarquent, ou la négociation.
00:03:12Il a finalement choisi de négocier.
00:03:14Qui est Evan Gorgestani ?
00:03:15Alors moi…
00:03:15Vous l'aviez vu venir honnêtement ?
00:03:17Alors, pas le timing du revirement.
00:03:19En revanche, je me méfie toujours des deadlines de Donald Trump,
00:03:21parce qu'on a vu cette dernière année qu'en fait il met des deadlines un peu n'importe comment,
00:03:26et ça ne veut pas toujours dire 48 heures ou 36 heures ou 5 semaines.
00:03:31Donc voilà, je n'étais pas trop à cheval sur les 48 heures.
00:03:35Et vous, général, il y avait des indices ou pas ?
00:03:37Moi, je n'aimerais pas être à la place des officiers américains
00:03:39qui doivent tout planifier dans l'urgence,
00:03:42en attendant que des ordres précis soient donnés par la Maison-Blanche.
00:03:47C'est arrivé plus vite que prévu en réalité.
00:03:49Ce qui était programmé pendant le week-end,
00:03:51toute la presse américaine parlait d'intervention au sol,
00:03:53et en fait l'intervention au sol, c'est pas plus tard,
00:03:56et maintenant c'est retour à la diplomatie, entre guillemets.
00:03:58Enfin bon, il y a deux jours, Donald Trump bombardait un site d'enrichissement nucléaire,
00:04:03sauf erreur de ma part, en Iran, le site de Natanz.
00:04:05Il y a un peu plus de 24 heures, il lançait donc cet ultimatum aux Iraniens
00:04:08en leur disant « vous débloquez le détroit d'Hormuz »
00:04:10ou alors « je frappe toutes vos infrastructures civiles,
00:04:13y compris les centrales électriques ».
00:04:16Qu'est-ce qui l'a fait changer d'avis, Elza Vidal ?
00:04:19Bien malin, celui qui le saurait.
00:04:21Honnêtement, tous les voyants étaient au rouge.
00:04:25Aucun des objectifs ne pouvait être clairement revendiqué.
00:04:29Les initiatives du côté iranien
00:04:32continuaient à avoir un caractère de surprise assez marqué,
00:04:36notamment les dernières frappes qui ont visé des installations nucléaires israéliennes.
00:04:42Tout était fait pour que Donald Trump s'arrête.
00:04:45La difficulté étant que cet homme échappe à nos capacités de prédiction.
00:04:49Mais effectivement, il y a eu nombreux feux rouges
00:04:53qui ont, semble-t-il, amené le président à changer de tactique.
00:04:56Attention, rien ne dit que cette annonce n'est pas elle-même une ruse
00:05:00puisqu'il y a dans le même temps des bateaux de guerre
00:05:03qui convergent vers le détroit d'Hormuz
00:05:06amenant des forces, celles dont on disait qu'elles pouvaient être déployées au sol.
00:05:09Donc aucun changement n'est encore validé à ce stade.
00:05:12L'Iran, pour l'heure, ne reconnaît pas l'existence de ces discussions
00:05:16qui auraient donc, d'après Donald Trump, débuté il y a deux jours.
00:05:18Comment est-ce qu'il faut interpréter cette information ?
00:05:21Là, c'est aussi une guerre de communication.
00:05:24Qui dit exactement la vérité ?
00:05:26On ne sait pas exactement quelles sont la teneur des discussions.
00:05:29Par exemple, quand les journalistes demandaient à Donald Trump
00:05:32avec qui il parle, on ne sait pas exactement avec qui ils parlent, les Américains.
00:05:38Est-ce que ça passe par des médiateurs ?
00:05:40On n'a pas vraiment beaucoup de détails.
00:05:42Pour les Iraniens, bien entendu, actuellement,
00:05:45la position, c'est de dire qu'il n'y a pas de négociation.
00:05:48Est-ce que c'est plutôt bon signe ?
00:05:51Oui, peut-être.
00:05:52Mais souvenez-vous, par exemple, avec le Venezuela,
00:05:55juste avant que ça se passe,
00:05:57les Vénézuéliens disaient absolument aucune discussion.
00:06:00Et au final, en fait, il y en avait.
00:06:02Et par ailleurs, pour les Iraniens, il faut faire très attention.
00:06:04Et maintenant, ils le savent bien, quand même,
00:06:07juste avant que ça débute, le 28 février.
00:06:09Oui, la dernière fois que vous en négociez,
00:06:10ils se sont fait bombarder.
00:06:11Voilà.
00:06:12Et puis, la fois d'avant aussi, l'été dernier, c'était pareil.
00:06:14Ils étaient censés être en négociation.
00:06:16Et puis, ils se sont fait bombarder.
00:06:17Donc, c'est un peu compliqué, là.
00:06:19Ulysse Gosset, la presse israélienne affirme
00:06:22que c'est le président de l'Assemblée du Parlement iranien
00:06:26qui serait le négociateur attitré.
00:06:28Qu'est-ce qu'on sait de lui, aujourd'hui ?
00:06:30C'est l'un des conservateurs encore vivants.
00:06:33C'est un homme clé du régime.
00:06:35C'est le président du Parlement, effectivement.
00:06:37Mais c'est aussi l'ancien chef de la police,
00:06:39l'ancien chef de l'armée de l'air iranienne.
00:06:42Et quelqu'un...
00:06:43Plutôt faucon que colombe.
00:06:45Très clairement...
00:06:46C'est tant qu'il y a des colombes.
00:06:47Il n'y a pas de colombes dans le régime de la République islamique d'Iran.
00:06:51Mais ça a été aussi le maire de Téhéran.
00:06:53Donc, c'est quelqu'un qui connaît tous les rouages du système.
00:06:56Et on en parle depuis le début de la guerre.
00:06:57Quand on dit...
00:06:58Vous savez, au début de la guerre,
00:06:59on a déjà évoqué ce scénario d'une négociation
00:07:03avant qu'elle n'éclate.
00:07:04Et puis ensuite, pour en sortir.
00:07:05Et deux hommes étaient souvent cités.
00:07:07C'était Ali Laridjani,
00:07:08le chef du Conseil national de sécurité,
00:07:11l'homme qui n'est plus là,
00:07:11qui a été tué.
00:07:13Et le président du Parlement,
00:07:15Galibaf.
00:07:15Et donc, le voilà qui ressort.
00:07:17C'est un dur,
00:07:18mais c'est quelqu'un qui est pragmatique.
00:07:20Et qui pourrait, effectivement,
00:07:22être un bon interlocuteur pour les Américains.
00:07:24Est-ce qu'il est possible qu'il négocie
00:07:26dans le dos du guide suprême ?
00:07:27Même si je rappelle qu'on n'est pas bien sûr
00:07:29de l'état de santé du nouveau guide suprême.
00:07:31Ou est-ce qu'il le fait avec son accord ?
00:07:33Alors, le guide suprême,
00:07:34d'abord, on ne sait pas quel est son état de santé.
00:07:36Donc, non.
00:07:37Ce qu'il faut, c'est l'accord des gardiens de la Révolution.
00:07:40Il ne faut jamais oublier que le régime,
00:07:42aujourd'hui, ce n'est pas le guide suprême,
00:07:43ce sont les gardiens.
00:07:44Ce sont eux qui ont complètement reconstitué le système
00:07:48avec une nouvelle génération de gardiens
00:07:49qui savaient que les plus vieux seraient éliminés
00:07:51en cas de guerre.
00:07:52C'est ce qui s'est passé.
00:07:53Tous les dirigeants importants du régime
00:07:56ont été quasiment éliminés.
00:07:58Donc, il y a une nouvelle génération
00:07:59qui est en train d'arriver au pouvoir.
00:08:02Et surtout, il y a une décentralisation.
00:08:04C'est-à-dire que si Israël et Trump tapent sur Téhéran,
00:08:08il y a dans les 31 provinces
00:08:09des gardiens de la Révolution
00:08:10qui tiennent le pays régionalement.
00:08:12Et ce sont eux qui, aujourd'hui, tiennent le pays.
00:08:14– Selon Donald Trump, dans son discours tout à l'heure,
00:08:18il disait qu'il y avait 88 cadres qui avaient été éliminés.
00:08:22Bon, donc ça veut dire qu'il en reste quand même beaucoup.
00:08:25Et oui, il y a cette réalité du pouvoir.
00:08:28Il faut bien comprendre que l'État iranien est très structuré.
00:08:33Ce n'est pas de n'importe quoi.
00:08:36Ce sont des gens qui sont venus éduquer.
00:08:40Ce sont des scientifiques.
00:08:41Alors, ils sont des lettrés.
00:08:43Ils ont réprimé de façon épouvantable.
00:08:45Mais l'État fonctionne bien.
00:08:47Et donc, il y aura toujours des interlocuteurs crédibles.
00:08:50Et je prends, ne serait-ce que, par exemple, les diplomates.
00:08:53Jusqu'à présent, visiblement, il n'y a pas eu d'ambassadeurs
00:08:56qui ont fait défection.
00:08:58– Un pays.
00:08:59– Un pays.
00:08:59– Mais ce qui est assez phénoménal aujourd'hui,
00:09:02c'est qu'en fait, on découvre que les Iraniens avaient mis au poids
00:09:04ce qu'on appelle la stratégie de la mosaïque.
00:09:06On n'en parle pas beaucoup, mais ce sont les experts qui nous l'ont dit.
00:09:09La mosaïque, c'est quoi ?
00:09:10C'est-à-dire, au lieu d'avoir un responsable du pouvoir,
00:09:13en l'occurrence le guide, dont on savait qu'il allait soit disparaître
00:09:16pour raison de santé, soit être éliminé,
00:09:18il fallait prévoir l'avenir.
00:09:20Et ils se sont préparés au remplacement des dirigeants.
00:09:22Et donc, avec une stratégie de pouvoir,
00:09:25comme un grand puzzle, comme une grande mosaïque, à travers le pays.
00:09:28– Et c'est pour ça que l'Iran résiste aujourd'hui,
00:09:30et c'est ce que, sans doute, Donald Trump a compris,
00:09:32enfin, après quatre semaines de guerre.
00:09:34– On va aller dans quelques minutes en Israël,
00:09:35voir ce que dit Benyamin Netanyahou de ce changement de pied de Donald Trump.
00:09:39Mais d'abord, direction le Liban et sa capitale, Beyrouth.
00:09:41C'est Nicolas Kouadou qui est sur place,
00:09:44pour voir s'il y a des effets, déjà, aujourd'hui.
00:09:46Il semble bien que non, militairement parlant,
00:09:48puisque les bombardements israéliens se poursuivent,
00:09:51de même que l'action menée par l'armée israélienne dans le sud-Liban.
00:09:57– Oui, Marc, pas vraiment d'amélioration,
00:09:59c'est même plutôt l'inverse qu'on observe sur le terrain,
00:10:01et notamment dans le sud-Liban,
00:10:03avec des attaques israéliennes qui s'intensifient.
00:10:06Il y a toujours ces combats au sol,
00:10:07dont on parle depuis maintenant plusieurs jours,
00:10:09dans les localités.
00:10:10Pour ceux qui visualisent la carte de Nakoura, de Riam,
00:10:13ce sont des petits villages à deux ou trois kilomètres
00:10:15de la frontière israélienne.
00:10:16Il y a des affrontements au sol,
00:10:18avec des chars israéliens, notamment, qui sont déployés,
00:10:21et les combattants du Hezbollah,
00:10:23toujours, qui combattent l'armée d'Otsa.
00:10:25Il y a énormément de bombardements menés par l'aviation israélienne
00:10:29sur les infrastructures du Hezbollah,
00:10:31et depuis hier, sur énormément de ponts
00:10:34qui traversent la rivière Litanie.
00:10:37Et donc, ça a pour effet de couper totalement
00:10:40toute une partie du Liban, toute la partie sud,
00:10:42dont la grande ville de Thiers, quatrième ville du pays,
00:10:45du reste du Liban.
00:10:47La situation est donc extrêmement précaire ici.
00:10:50Et d'ailleurs, lorsqu'on regarde les déclarations,
00:10:52tant du côté israélien que du côté du Hezbollah,
00:10:54on voit bien que ça ne va pas se terminer tout de suite.
00:10:56Beyrouth, ça a été plutôt calme aussi depuis deux jours.
00:10:59Pour autant, il y a deux heures,
00:11:01un commandant du Hezbollah a été visé par une frappe
00:11:03dans les quartiers sud-est de Beyrouth.
00:11:06Et il y a tout juste une heure,
00:11:07tous les habitants de la banlieue sud de Daria
00:11:09ont reçu un ordre d'évacuation,
00:11:11ce qui veut dire qu'il y aura très probablement
00:11:13des frappes israéliennes ce soir sur Beyrouth.
00:11:15Nicolas, quoi douter au toucher ?
00:11:16Donc au Liban, pour BFM,
00:11:17général, pour être parfaitement clair,
00:11:19le ton baisse d'un cran,
00:11:20ou même de plusieurs aujourd'hui côté américain.
00:11:22Mais la guerre, elle en est au même point,
00:11:24elle ne se calme pas.
00:11:25Pas du côté, en tout cas,
00:11:27d'Israël, au Liban, au sud-Liban.
00:11:29Oui, là, on est vraiment dans un combat de haute intensité.
00:11:32Vous avez vu la destruction de ce pont,
00:11:35qui est une artère vitale,
00:11:36pour desservir notamment la ville de Thiers,
00:11:39et qui va poser un vrai problème logistique.
00:11:43Alors, non seulement, certes, au Hezbollah,
00:11:45mais aussi à la population libanaise
00:11:47qui est dans cette partie.
00:11:48Donc là, oui, Israël est vraiment
00:11:50dans la poursuite du combat,
00:11:52et je vois mal aujourd'hui Israël
00:11:56renoncer à cette offensive au sud-Liban,
00:11:58parce que l'objectif est bien,
00:12:00outre l'Iran,
00:12:02d'éliminer la branche militaire du Hezbollah,
00:12:06et pour ça, il n'y a pas 36 solutions,
00:12:07c'est du combat au sol.
00:12:08Je reviens au propos,
00:12:09Ulysse Gossel, Zavidal, de Donald Trump tout à l'heure,
00:12:11qui nous dit donc,
00:12:12des discussions ont déjà débuté avec Téhéran
00:12:15depuis deux jours,
00:12:16d'autres vont être menées dans les cinq jours qui viennent,
00:12:18c'est pour ça qu'ils repoussent l'ultimatum
00:12:20sur le détroit d'Hormuz.
00:12:21Qui on peut imaginer autour de la table,
00:12:24de ces discussions ?
00:12:25C'est à quel niveau que ça va se passer ?
00:12:26Alors, au niveau américain,
00:12:28on a une idée réelle
00:12:29de qui pourrait être les négociateurs.
00:12:31C'est d'abord, évidemment,
00:12:32l'actuel envoyé spécial de Trump
00:12:34pour tout ce qui est la négociation clairance,
00:12:35c'est Steve Whitcoff, premièrement,
00:12:37et puis son gendre,
00:12:38Jared Kushner,
00:12:39qui lui aussi pourrait prendre la route
00:12:43d'Islamabad au Pakistan,
00:12:45ça c'est la grande nouveauté,
00:12:46c'est l'arrivée du Pakistan comme médiateur.
00:12:48Et puis côté iranien,
00:12:49donc, évidemment,
00:12:50il y a trois personnes clés,
00:12:51il y a le ministre des Affaires étrangères,
00:12:53Abbas Rabshi,
00:12:54qui est donc quelqu'un qui est toujours vivant
00:12:56et qui est toujours négociateur,
00:12:58il connaît bien la négociation,
00:13:00mais il y a donc surtout
00:13:02le président du Parlement,
00:13:04Ghalibaf,
00:13:04et puis il y a un homme
00:13:05qui n'est pas connu du tout,
00:13:06dont je vous donne le nom,
00:13:07il s'appelle Ali Asghar Hijazi,
00:13:10qui est le numéro 2
00:13:11du Conseil National de Sécurité.
00:13:13Quand Ali Laridjani,
00:13:14le numéro 1,
00:13:15a été éliminé par une frappe israélienne,
00:13:18il y a eu un numéro 2
00:13:18qu'il a immédiatement remplacé
00:13:20ou qui est arrivé,
00:13:21si vous voulez,
00:13:22immédiatement au Conseil
00:13:24des gardiens de la Révolution,
00:13:25et c'est cet homme-là
00:13:26qui va effectivement
00:13:28être un des hommes clés
00:13:29et de la négociation,
00:13:29si elle a lieu au Pakistan,
00:13:31peut-être samedi prochain.
00:13:33Direction Israël.
00:13:34Hugo Smag,
00:13:35on a entendu les mots
00:13:36de Donald Trump
00:13:36cet après-midi,
00:13:37le ton qui effectivement
00:13:39baisse de plusieurs camps.
00:13:40Qu'en est-il du côté israélien
00:13:42ce soir ?
00:13:42Est-ce que Benjamin Netanyahou
00:13:43a réagi déjà
00:13:45à ces propos
00:13:46du président américain ?
00:13:49Eh bien oui,
00:13:50pour le moment,
00:13:50la seule réaction
00:13:51du Premier ministre israélien,
00:13:53c'est une vidéo postée
00:13:54par son porte-parole
00:13:56de lui dans son bureau
00:13:57avec un député de la Knesset,
00:13:59le député Boaz Bismuth,
00:14:01qui est également
00:14:02président de la Commission
00:14:02à la Défense
00:14:03et aux Affaires étrangères,
00:14:05qui l'interpelle,
00:14:06qui interpelle le Premier ministre
00:14:06sur les négociations
00:14:07entre les États-Unis
00:14:09et l'Iran,
00:14:09qui lui demande
00:14:10de ne pas conclure
00:14:11d'accord désavantageux
00:14:12avec eux
00:14:13et ce à quoi
00:14:14le Premier ministre israélien
00:14:16a répondu dans la vidéo,
00:14:17nous nous efforçons
00:14:19désormais d'amener
00:14:20Israël et l'Iran
00:14:21vers des horizons inédits,
00:14:23eux sont à terre,
00:14:24nous, nous sommes debout.
00:14:25Fin de citation
00:14:26de Benjamin Netanyahou.
00:14:28Alors,
00:14:28il ne répond pas directement
00:14:29aux propos de Donald Trump,
00:14:31d'autant qu'on ne sait pas
00:14:31vraiment si cette vidéo
00:14:32a été filmée avant
00:14:34ou après la prise de parole
00:14:35du président américain,
00:14:36mais on peut comprendre
00:14:37en tout cas
00:14:37qu'ils ne sont pas
00:14:38sur la même ligne,
00:14:39notamment parce qu'ils n'ont
00:14:39pas les mêmes objectifs
00:14:41de guerre,
00:14:42notamment parce que
00:14:42le président américain,
00:14:43lui, est désormais pressé
00:14:44par des affaires économiques
00:14:46également.
00:14:47Et puis aussi parce que
00:14:48Benjamin Netanyahou,
00:14:49hier encore,
00:14:50ne promettait pas,
00:14:50non pas des négociations,
00:14:52mais il promettait plutôt
00:14:53la fin du régime des Mollah
00:14:55et de s'en prendre désormais
00:14:57personnellement
00:14:57à chaque dirigeant iranien
00:14:59suite aux frappes
00:15:00qui ont eu touché
00:15:00le sud du pays.
00:15:02Merci à vous,
00:15:03Hugo Smag,
00:15:03avec Aristide Sadna,
00:15:04donc à Tel Aviv en Israël.
00:15:05En fait,
00:15:06il y a deux négociations.
00:15:07Il y en a une entre
00:15:08les États-Unis et l'Iran
00:15:09et l'autre entre
00:15:10les États-Unis et Israël
00:15:12pour savoir s'il faut
00:15:12continuer ou pas la guerre ?
00:15:14Israël,
00:15:15il me semble qu'ils ont
00:15:17confirmé au moins
00:15:18qu'ils étaient au courant
00:15:19que Trump allait
00:15:22potentiellement négocier
00:15:23avec les Iraniens.
00:15:24En revanche,
00:15:25on ne sait pas
00:15:25s'ils sont trop d'accord
00:15:27au cas publiquement.
00:15:28Clairement,
00:15:29il y a quelques jours,
00:15:31Israël,
00:15:31c'était plus
00:15:32on va continuer
00:15:32pendant des semaines
00:15:33et on ne s'arrêtera
00:15:34que quand on aura
00:15:35tous nos objectifs atteints.
00:15:37Et là,
00:15:38pour l'instant,
00:15:38ce n'est pas encore
00:15:40complètement le cas.
00:15:41Est-ce que l'un
00:15:42peut continuer sans l'autre ?
00:15:44C'était un peu
00:15:45la question
00:15:46qui a été posée.
00:15:47Alors,
00:15:47c'était avant
00:15:48ces annonces de Donald Trump,
00:15:50mais la question
00:15:50a été posée
00:15:51à Benyamin Netanyahou
00:15:51par la presse étrangère
00:15:53quand il leur a parlé,
00:15:54ce qui ne lui arrive pas
00:15:55très souvent.
00:15:56Et ils lui ont posé
00:15:57la question
00:15:58est-ce que vous pourriez
00:15:59continuer sans
00:16:00les États-Unis ?
00:16:01Et il a bien entendu
00:16:03éviter soigneusement
00:16:04de répondre à la question.
00:16:05Ça pourrait être
00:16:06très compliqué.
00:16:06Le Liban,
00:16:07je pense que c'est
00:16:09assez différent
00:16:09pour Israël,
00:16:11mais en revanche,
00:16:12pour la partie Iran,
00:16:13ça risque d'être...
00:16:14La réponse est non.
00:16:14La réponse est non.
00:16:15S'il y a un accord
00:16:16entre l'Iran
00:16:17et les États-Unis,
00:16:18Israël devra arrêter
00:16:20de bombarder l'Iran.
00:16:21Mais ça ne veut pas dire
00:16:22qu'il va tout faire
00:16:23pour saboter la négociation
00:16:24et pour continuer la guerre
00:16:25jusqu'au bout,
00:16:25puisque l'objectif
00:16:26de Netanyahou,
00:16:27c'est effectivement
00:16:28la destruction du régime.
00:16:30C'est l'effondrement
00:16:31complet du régime.
00:16:32Et pour l'instant,
00:16:33on n'y est pas.
00:16:33D'où la difficulté.
00:16:34Vous savez,
00:16:35je vous parlais
00:16:35de cette stratégie
00:16:36de la mosaïque.
00:16:36C'est des petites unités
00:16:37à travers l'Iran
00:16:38et qui sont très difficiles
00:16:39à détruire.
00:16:40Et donc,
00:16:41tant que cela n'est pas fait,
00:16:42Netanyahou va vouloir
00:16:43continuer la guerre
00:16:44pour éliminer,
00:16:45si vous voulez,
00:16:45la menace existentielle
00:16:47et il a cinq jours
00:16:48pour le faire.
00:16:48Et il a cinq jours
00:16:49pour le faire.
00:16:49On va voir ce qui se passera
00:16:50présent.
00:16:50Merci beaucoup
00:16:51à tous les quatre
00:16:52d'être venus ce soir
00:16:52sur ce plateau.
00:16:53Si évidemment,
00:16:54il se passe des choses nouvelles
00:16:55du côté d'Israël
00:16:56et de Washington,
00:16:57on vous donnera
00:16:58toutes les infos
00:16:59dans cette émission
00:17:00ou dans l'édition spéciale
00:17:01qui va se poursuivre,
00:17:02puisqu'on va ouvrir maintenant
00:17:03une page consacrée
00:17:03à tout autre chose,
00:17:05aux enjeux,
00:17:06aux résultats
00:17:07des élections municipales
00:17:09second tour hier.
00:17:10Les vainqueurs,
00:17:11les perdants,
00:17:11les conséquences pour 2027.
00:17:13Trois invités
00:17:14qui vont nous rejoindre
00:17:14à la suite,
00:17:15je le précise,
00:17:16la présidente de l'Assemblée
00:17:17dans un instant,
00:17:18François Ruffin,
00:17:19l'ex-insoumis candidat
00:17:20à l'Élysée
00:17:20dans la foulée
00:17:21et Sébastien Chenul,
00:17:22numéro 2
00:17:23du Rassemblement national.
00:17:24Ensuite,
00:17:25à mes côtés,
00:17:25Marie Chantret,
00:17:26la chef du service politique
00:17:27de BFM
00:17:28que je salue,
00:17:29ravi de vous retrouver
00:17:29et bonsoir
00:17:30Yael Broun-Pivet,
00:17:31présidente de l'Assemblée nationale.
00:17:33Quand on regarde
00:17:33la moisson du bloc central
00:17:35aux élections municipales,
00:17:37elle est assez maigre.
00:17:39Édouard Philippe
00:17:40qui rempile au Havre,
00:17:42Annecy et Bordeaux
00:17:44qui tombent
00:17:44dans l'escarcelle de la majorité
00:17:45et puis c'est à peu près tout.
00:17:47Ça veut dire
00:17:47que 9 ans de macronisme
00:17:49électoralement parlant,
00:17:50c'est 3 villes.
00:17:51Vous êtes durs avec nous
00:17:53et je crois pas tout à fait exact
00:17:55parce qu'en fait,
00:17:56ce qu'on a tendance à regarder,
00:17:58c'est normal,
00:17:58c'est les résultats
00:17:59dans les très grandes villes
00:18:01mais l'implantation locale,
00:18:03ce n'est pas que
00:18:05des très grandes villes
00:18:06de plus de 50 000,
00:18:07100 000 habitants
00:18:08sur tout le territoire national.
00:18:10Il y a beaucoup de maires
00:18:11qui ont été élus,
00:18:12des équipes
00:18:13avec des maires
00:18:14divers centres,
00:18:16divers droites,
00:18:16etc.,
00:18:17qui sont raccrochés
00:18:17au macronisme
00:18:19mais qui ne sont pas
00:18:20forcément étiquetés.
00:18:21Rappelez-vous,
00:18:22plus de la moitié
00:18:23des communes de France
00:18:24n'ont pas de maires
00:18:25étiquetés politiquement.
00:18:27Ça ne veut pas dire
00:18:28qu'ils ne sont pas
00:18:28dans l'arc républicain,
00:18:30central, modéré, etc.
00:18:32Vous ne pensez pas
00:18:32qu'une partie des Français ?
00:18:33Il ne faut pas être injuste
00:18:34avec notre positionnement politique.
00:18:36Il existe
00:18:37et je pense surtout
00:18:38que les Français,
00:18:39eux,
00:18:40sont fondamentalement
00:18:41des gens modérés
00:18:42qui vont se reconnaître
00:18:43dans ces camps-là.
00:18:45Les Français sont majoritairement
00:18:46des gens modérés ?
00:18:46Que ce soit nous,
00:18:47que ce soit les sociodémocrates,
00:18:49que ce soit les républicains,
00:18:51on a quand même
00:18:52une très large partie
00:18:54de notre population
00:18:56et c'est heureux
00:18:57qu'ils refusent
00:18:58les extrêmes,
00:18:58que ce soit
00:18:58l'extrême gauche
00:18:59et l'extrême droite
00:19:00et qu'ils se reconnaissent
00:19:01dans des personnes
00:19:02qui ont des positions
00:19:03plus modérées,
00:19:05plus raisonnables,
00:19:06plus responsables.
00:19:07Je le crois profondément.
00:19:08Qu'a payé, selon vous,
00:19:09l'ancien Premier ministre
00:19:11François Bayrou ?
00:19:12C'est une défaite
00:19:12très remarquée hier soir à Pau.
00:19:14C'est quoi ?
00:19:15C'est d'avoir été
00:19:16Premier ministre
00:19:17d'Emmanuel Macron ?
00:19:18Je ne crois pas.
00:19:20Vous savez,
00:19:21peut-être que c'est triste,
00:19:23mais c'est la fin
00:19:24d'une vie politique
00:19:26et je le regrette
00:19:27parce qu'en fait,
00:19:28François Bayrou
00:19:29apporte beaucoup
00:19:29à la politique
00:19:30avec sa vision centrale
00:19:32d'équilibre
00:19:32et justement
00:19:33d'essayer de faire marcher
00:19:35les gens
00:19:35les uns avec les autres
00:19:36en mode coalition,
00:19:37ce que nous n'arrivons
00:19:38toujours pas à faire
00:19:39en France
00:19:40et ce que je regrette.
00:19:41Après,
00:19:42c'est difficile.
00:19:43Les élections municipales,
00:19:44ça s'est joué à pas beaucoup.
00:19:45Et là aussi,
00:19:46c'est important.
00:19:47Ça veut dire
00:19:47qu'il faut que les gens
00:19:49aillent voter,
00:19:49qu'ils se disent
00:19:50que leur vote sert à quelque chose
00:19:51et on voit bien
00:19:52que parfois,
00:19:52ça bascule
00:19:53à une voix,
00:19:54à dix voix,
00:19:55à cent voix,
00:19:55à quelques centaines de voix.
00:19:56Donc,
00:19:57votre vote compte.
00:19:58Ça,
00:19:59c'est une bonne nouvelle.
00:20:00C'est vrai que c'est rude
00:20:01pour la famille Modem,
00:20:02c'est rude
00:20:03pour l'ancien Premier ministre
00:20:04et évidemment,
00:20:05je lui ai adressé
00:20:05un message de sympathie
00:20:07parce que ça ne fait jamais plaisir.
00:20:09C'est quelqu'un
00:20:09qui s'est beaucoup engagé,
00:20:11qui va continuer,
00:20:12je l'espère,
00:20:12à s'engager.
00:20:13Il y en a d'autres.
00:20:14Il y a des défaites
00:20:15qui sont rudes,
00:20:16celle de Christian Estrosi,
00:20:18celle de Rachida Dati également.
00:20:20Vous savez,
00:20:21la politique,
00:20:21c'est un engagement total.
00:20:24Et donc,
00:20:24humainement,
00:20:25de vivre ce type de défaite,
00:20:27c'est douloureux personnellement
00:20:29et je pense à eux ce soir.
00:20:30Vous parlez de Rachida Dati,
00:20:31on sait qu'Emmanuel Macron
00:20:32a fait beaucoup
00:20:33pour qu'elle arrive
00:20:35à la mairie de Paris.
00:20:35Ce n'est pas le cas
00:20:36et c'est même assez net.
00:20:37Un 10 points de retard
00:20:38sur Emmanuel Grégoire.
00:20:40Il l'a soutenu,
00:20:40elle a pu rester ministre
00:20:42jusqu'à quasiment
00:20:42trois semaines avant
00:20:43le premier tour.
00:20:44Il est intervenu
00:20:45entre les deux tours
00:20:46pour obtenir le retrait
00:20:47du candidat à horizon
00:20:48Pierre-Éve Bournazel.
00:20:49Est-ce qu'il a eu le tort
00:20:50de s'en mêler ?
00:20:51Je ne crois pas.
00:20:52Je crois qu'il a raison,
00:20:53en fait,
00:20:54un président de la République,
00:20:55un Premier ministre des ministres,
00:20:56pas du tout,
00:20:57mais il a raison
00:20:57de faire de la politique.
00:20:59Mais il s'investit
00:21:00beaucoup pour elle
00:21:01et on ne l'a pas vu
00:21:02s'investir pour les autres candidats.
00:21:03Mais il s'est aussi engagé
00:21:04pour d'autres.
00:21:05Maintenant,
00:21:05on voit bien
00:21:06que ça ne suffit pas
00:21:07que les Français
00:21:09sont attentifs
00:21:10au projet,
00:21:11à la façon
00:21:12dont on le porte,
00:21:13etc.
00:21:14Et qu'il n'y a pas
00:21:14de recette magique
00:21:16ni miracle
00:21:16pour gagner une élection.
00:21:18Regardez,
00:21:18Jean-Michel Aulas,
00:21:19à Lyon,
00:21:20on pensait tous
00:21:21qu'il allait
00:21:23renverser la table
00:21:23et ça n'a pas été le cas.
00:21:25La politique
00:21:26n'est pas une science exacte
00:21:27et ça n'est surtout
00:21:28pas une science mathématique.
00:21:30Quand vous regardez
00:21:30la liste sur Michel Aulas
00:21:31à Lyon,
00:21:32annoncé grand vainqueur
00:21:33dans les sondages
00:21:33et qui finalement perd,
00:21:34vous avez cité
00:21:34François Bayrou à Pau
00:21:35qui perd sa mairie,
00:21:36Pierre-Yves Bournazel
00:21:37qui n'arrive pas
00:21:38à se qualifier pour,
00:21:39plutôt qu'il retire sa liste
00:21:40mais le score
00:21:40n'était pas phénoménal non plus.
00:21:42Christian Estrosi,
00:21:43candidat d'horizon à Nice
00:21:45qui est battu par Eric Ciotti,
00:21:46il y a un côté
00:21:47la poisse
00:21:48des candidats macronistes.
00:21:49Non,
00:21:50franchement,
00:21:51comment vous pouvez dire ça ?
00:21:53Comment vous expliquez
00:21:54qu'après neuf ans au pouvoir
00:21:55vous ne soyez pas
00:21:56à la tête de davantage
00:21:57de grandes villes
00:21:57et que les scores
00:21:57ne soient pas plus élevés
00:21:58que ça ?
00:21:59Deux quinquennats.
00:22:00Non mais parce que
00:22:02l'implantation locale
00:22:03elle vient du bas,
00:22:04elle ne vient pas d'en haut.
00:22:05Ah bah Christian Estrosi
00:22:05il était sortant.
00:22:06Non mais elle vient du bas,
00:22:08elle vient des citoyens,
00:22:09elle vient d'un ancrage local,
00:22:11elle ne se décide pas,
00:22:12elle ne se décrète pas d'en haut.
00:22:14Ça n'est pas quelque chose
00:22:15de vertical
00:22:15une implantation locale.
00:22:16Mais sans parler de poisse
00:22:17c'est horizontal
00:22:18et ça met du temps.
00:22:20Vous savez,
00:22:21mais sans parler de poisse
00:22:21est-ce que vous entendez
00:22:23que l'étiquette macroniste
00:22:25ou en tout cas ce lien
00:22:26avec le chef de l'État
00:22:28par son parti
00:22:29est finalement
00:22:30un effet repoussoir ?
00:22:31J'entends qu'il y ait
00:22:32des villes aujourd'hui
00:22:34conquises
00:22:34mais c'est vrai
00:22:35que ce n'est pas
00:22:36le grand chelème
00:22:36et que cette implantation locale
00:22:38est un manque
00:22:39pour le parti.
00:22:39C'est un manque
00:22:40et on le voit bien
00:22:41mais c'est parce que
00:22:42c'est difficile
00:22:43de s'implanter localement
00:22:44et on voit bien
00:22:45que les nouveaux partis
00:22:46font eux aussi
00:22:48des scores
00:22:49qui ne sont pas
00:22:50mirobolants
00:22:51et que finalement
00:22:52les partis
00:22:53qui réussissent
00:22:54sur des élections locales
00:22:56des élections municipales
00:22:57c'est bien souvent
00:22:58des partis
00:22:58qui sont installés
00:22:59depuis très longtemps
00:23:00qui ont des cadres
00:23:01qui ont des militants
00:23:03qui sont implantés
00:23:04dans le tissu associatif
00:23:06ça met longtemps
00:23:07moi je vois
00:23:08dans mon territoire
00:23:09dans les Yvelines
00:23:10on a gagné hier
00:23:12une ville
00:23:13en 2020
00:23:15on n'avait pas réussi
00:23:16à la conquérir
00:23:17hier on a réussi
00:23:19avec les mêmes militants
00:23:20qui courageusement
00:23:22ont continué à travailler
00:23:23c'est la ville de Montesson
00:23:24et c'est des petites choses
00:23:27pour vous
00:23:27parce que vous avez
00:23:28la vision nationale
00:23:29et moi je vois au contraire
00:23:31que c'est du travail
00:23:31du sur-mesure
00:23:33méticuleux
00:23:34c'est long
00:23:34ça prend du temps
00:23:35et c'est ce travail
00:23:36qu'il faut que nous
00:23:37on continue à faire
00:23:38parce que c'est fondamental
00:23:39parce que les maires
00:23:41c'est la vie quotidienne
00:23:42des français
00:23:42c'est eux qui vont
00:23:44changer la vie des gens
00:23:45au jour le jour
00:23:46donc on ne peut pas
00:23:47nous
00:23:47parti politique
00:23:49se désintéresser
00:23:49de cette élection là
00:23:50Yael Brunbi
00:23:51je voudrais qu'on dise un mot
00:23:52des alliances à gauche
00:23:53qui ont fait beaucoup parler
00:23:54entre les deux tours
00:23:55des élections
00:23:55elles ont été parfois
00:23:56fructueuses
00:23:57ça a été le cas par exemple
00:23:58à Nantes
00:23:59où la maire sortante socialiste
00:24:00s'était alliée
00:24:00avec les insoumis
00:24:01parfois ça s'est conclu
00:24:03par un échec
00:24:03Toulouse
00:24:04le candidat des insoumis
00:24:05rejoint par le parti socialiste
00:24:07n'a pas réussi
00:24:07à prendre la mairie
00:24:09est-ce que vous les qualifiez
00:24:10comme Bruno Retailleau
00:24:11d'alliance de la honte ?
00:24:13Alors moi ce que j'ai observé
00:24:14surtout c'est que
00:24:15les maires
00:24:17socialistes
00:24:17qui avaient été
00:24:18intransigeants
00:24:19avec la France insoumise
00:24:20ont quasiment tous
00:24:21été réélus
00:24:23ça veut dire
00:24:26Grégoire à Paris
00:24:27alors qu'il y avait
00:24:28une liste insoumise
00:24:29c'est Mathieu Klein
00:24:30à Nancy
00:24:31c'est Nicolas Meillard
00:24:32au signal
00:24:33à Rouen
00:24:34c'est Michael Delafosse
00:24:37à Montpellier
00:24:37on a des maires
00:24:39courageux
00:24:40qui sont droits
00:24:41qui sont clairs
00:24:42dans leurs orientations
00:24:43politiques
00:24:44qui n'ont pas fait
00:24:45d'alliance
00:24:45et qui gagnent
00:24:46donc moi j'observe ça
00:24:48principalement
00:24:49et après ce que je vois
00:24:50c'est qu'effectivement
00:24:51les alliances de deuxième tour
00:24:53avec la France insoumise
00:24:54ça ne marche pas
00:24:55mais je crois que
00:24:57les alliances de deuxième tour
00:24:58ça ne marche pas
00:24:59les français
00:25:00ils ont besoin
00:25:00de clarté
00:25:01ils ont besoin
00:25:02de constance
00:25:03ils ont besoin
00:25:03de savoir
00:25:04que la personne
00:25:05qu'ils vont élire
00:25:07a une cohérence idéologique
00:25:09et lorsqu'on fait
00:25:10des alliances de deuxième tour
00:25:11on perd de cette cohérence idéologique
00:25:13et je pense
00:25:14qu'on perd les français
00:25:14Vous n'êtes pas très loin
00:25:16de dire comme Olivier Faure
00:25:17le patron du PS
00:25:17Jean-Luc Mélenchon
00:25:18est un boulet pour la gauche
00:25:20pas très loin
00:25:20ce n'est pas une question
00:25:21de boulet
00:25:23je pense que
00:25:23comment vous expliquez
00:25:26les exemples
00:25:27que vous venez de donner
00:25:27je pense que
00:25:28Jean-Luc Mélenchon
00:25:29c'est le poison de la gauche
00:25:30c'est le poison de la gauche
00:25:32parce qu'il a
00:25:33des positions
00:25:34qui sont radicales
00:25:36qui le situent
00:25:38largement
00:25:38en dehors du champ républicain
00:25:40et le fait que
00:25:42en dehors du champ républicain
00:25:43il y ait des alliances
00:25:44avec le parti socialiste
00:25:46et bien effectivement
00:25:47ça fait perdre
00:25:48le parti socialiste
00:25:49parce que
00:25:49et j'en reviens
00:25:50à ce que je vous disais
00:25:51au début
00:25:51les français
00:25:52sont radicalement
00:25:53modérés
00:25:54ils ne sont pas
00:25:57majoritairement
00:25:57en phase avec les partis
00:25:59dehors du champ républicain
00:26:01est-ce que ça signifie
00:26:01qu'aujourd'hui
00:26:02vous mettez un signe égal
00:26:04entre la France insoumise
00:26:06version Jean-Luc Mélenchon
00:26:07et le RN version
00:26:08Jordan Bardella
00:26:09et Marine Le Pen
00:26:10en fait je ne sais pas bien
00:26:11ce que c'est que le RN
00:26:12version Bardella
00:26:13ou Marine Le Pen
00:26:15en dehors du champ républicain
00:26:16ce qui est sûr
00:26:16c'est que le RN
00:26:17continue à avoir
00:26:19des collaborateurs
00:26:22des candidats
00:26:23qui sont suspectés
00:26:26d'antisémitisme
00:26:27etc.
00:26:28et élection
00:26:29après élection
00:26:29ils doivent faire le ménage
00:26:31dans leur liste
00:26:32mais à chaque élection
00:26:33nouvelle
00:26:34le problème
00:26:35c'est que ça se reproduit
00:26:37à chaque élection
00:26:38donc en fait
00:26:39il y a quand même
00:26:40ça pose question
00:26:41si le ménage
00:26:42était réellement fait
00:26:43il n'aurait plus besoin
00:26:44de le faire demain
00:26:45et à chaque élection
00:26:46on a des cas
00:26:47on a des situations
00:26:48etc.
00:26:49donc il y a
00:26:49un vrai sujet
00:26:50et puis quand on
00:26:52regarde le programme
00:26:53du Rassemblement National
00:26:55notamment ce fameux
00:26:57référendum
00:26:58sur l'immigration
00:26:58non seulement
00:26:59sur le fond
00:27:00il propose quelque chose
00:27:01qui est complètement
00:27:02en dehors du champ républicain
00:27:03puisqu'il propose
00:27:04une politique
00:27:05de préférence nationale
00:27:06qui est complètement
00:27:07contraire à nos valeurs
00:27:08à notre histoire
00:27:09mais à la constitution aussi
00:27:10et ils le savent bien
00:27:11puisque sur la forme
00:27:12ils veulent modifier
00:27:13la constitution
00:27:14en passant par un chemin
00:27:15détourné
00:27:15mais la conclusion
00:27:16vous en direz
00:27:17je vous repose la question
00:27:17vous considérez que les deux
00:27:19sont aussi dangereux
00:27:20l'un que l'autre
00:27:20elle est fidèle
00:27:21que les deux pour moi
00:27:22sont aussi dangereux
00:27:23l'un que l'autre
00:27:23pas pour les mêmes raisons
00:27:24pas pour les mêmes raisons
00:27:26mais moi je combats
00:27:28résolument
00:27:29les deux extrêmes
00:27:30après en fait
00:27:31on n'a pas besoin
00:27:32de le qualifier
00:27:33mais en tout cas
00:27:33ce qui est sûr
00:27:34c'est que les deux
00:27:34ont un programme
00:27:35qui est dangereux
00:27:36et un programme
00:27:37qui vient contrer
00:27:39ce sur quoi
00:27:40est fondée
00:27:40notre république
00:27:41et ce sur quoi
00:27:42la France s'est bâtie
00:27:43la France ça n'est pas ça
00:27:45je suis saisie
00:27:46je suis saisie depuis le début
00:27:46de cette interview
00:27:47ça fait deux fois
00:27:48que vous dites
00:27:48que les français
00:27:49sont modérés
00:27:50quand on voit
00:27:51les enquêtes d'opinion
00:27:52et cette projection
00:27:53d'ailleurs hier soir
00:27:54que près de 38%
00:27:56des français
00:27:56sont près de main
00:27:57à voter pour
00:27:58Jordan Bardella
00:27:59franchement
00:27:59c'est un peu
00:28:00contre-intuitif
00:28:01comme constat
00:28:02non je crois pas
00:28:03je crois que
00:28:05les français
00:28:06et quand on les interroge
00:28:07en fait
00:28:07et c'est ça
00:28:08qui est aussi intéressant
00:28:09c'est que finalement
00:28:09les 38% de français
00:28:12dont vous parlez
00:28:13je crois
00:28:14ne se reconnaissent pas
00:28:15tous
00:28:16dans un programme
00:28:18extrême
00:28:19et donc
00:28:19c'est aussi pour ça
00:28:20c'est quoi
00:28:21c'est de la colère
00:28:21c'est du ras-le-bol
00:28:22c'est du ras-le-bol
00:28:23c'est on n'a pas essayé
00:28:24etc
00:28:24mais je crois
00:28:26fondamentalement
00:28:26qu'ils n'ont pas
00:28:28forcément
00:28:29la conscience aiguë
00:28:31de ce que représente
00:28:32le programme
00:28:33du Rassemblement National
00:28:34et là
00:28:34on est probablement
00:28:36coupable nous
00:28:37en tant qu'hommes
00:28:38et femmes politiques
00:28:39parce qu'on ne le dénonce
00:28:40pas suffisamment
00:28:41et on ne le déconstruit
00:28:43pas suffisamment
00:28:44et on ne dit pas
00:28:45peut-être suffisamment
00:28:46ce en quoi
00:28:47il est extrêmement dangereux
00:28:49et contraire
00:28:50à la République
00:28:52que nous aimons tous
00:28:53et que ces français
00:28:54aiment aussi
00:28:56Justement
00:28:57Yael Broun-Pivet
00:28:57Gérald Darmanin
00:28:58ministre aujourd'hui
00:29:00dit
00:29:00il y a d'un côté
00:29:01LFI
00:29:01de l'autre
00:29:02le Rassemblement National
00:29:03ils font donc organiser
00:29:04notre camp
00:29:05en vue de l'élection présidentielle
00:29:06et il apporte même
00:29:06une petite néance
00:29:07désormais
00:29:08il dit
00:29:08il faut un seul candidat
00:29:09de la droite et du centre
00:29:10et peut-être même
00:29:11de la gauche républicaine
00:29:13pour gagner
00:29:13l'élection présidentielle
00:29:14est-ce que vous dites
00:29:15comme lui
00:29:15il faut étendre
00:29:16cette grande primaire
00:29:17y compris
00:29:18à la rive d'en face
00:29:19je suis heureuse
00:29:20parce que c'est plutôt
00:29:20lui qui dit comme moi
00:29:22alors on ne va pas se battre
00:29:23pour savoir
00:29:23qui porte cela
00:29:25moi je suis ravie
00:29:26qu'on le porte ensemble
00:29:26parce que
00:29:27je crois profondément
00:29:28qu'effectivement
00:29:29le périmètre
00:29:31du candidat commun
00:29:31il doit s'élargir
00:29:33vers la social-démocratie
00:29:35vous mettez qui
00:29:36dans le périmètre commun ?
00:29:37je tente
00:29:38je tente
00:29:38mais c'est important
00:29:39la question
00:29:39elle va se poser
00:29:40dans les semaines qui viennent
00:29:40Edouard Philippe
00:29:41il doit être dans ce périmètre
00:29:42bien sûr
00:29:43lui qui pour l'instant
00:29:43n'en veut pas
00:29:44Olivier Faure ?
00:29:46pourquoi pas ?
00:29:47pourquoi pas Olivier Faure
00:29:48dans une primaire ?
00:29:49parce que
00:29:49en fait
00:29:50et c'est là où
00:29:51c'est pas qu'une question
00:29:52de personne
00:29:53c'est quel est le projet
00:29:55et quelle est la vision
00:29:56de la politique
00:29:57que l'on a
00:29:57et je pense que
00:29:58c'est de cela
00:29:59dont il faut
00:30:00qu'on parle
00:30:01aujourd'hui
00:30:01aujourd'hui
00:30:02j'entends beaucoup
00:30:03on parle des personnes
00:30:04qui, ça peut être qui
00:30:05c'est quoi le match
00:30:06etc
00:30:06qui est candidat
00:30:07comment on départage
00:30:08les candidats
00:30:09c'est un sujet
00:30:09et c'est super intéressant
00:30:10mais quand vous voyez
00:30:11mais quand vous voyez
00:30:11les personnalités
00:30:12dont on parle
00:30:12c'est quand même
00:30:14plus le qui
00:30:15avant le quoi
00:30:16justement
00:30:17mais ça n'a pas de sens
00:30:18parce que
00:30:18si le qui
00:30:20nous fait porter
00:30:22quelque chose
00:30:22qui n'a pas de cohérence
00:30:23on perd
00:30:24la clarté
00:30:25dont je vous parlais
00:30:26tout à l'heure
00:30:27dans notre interview
00:30:28à laquelle je crois
00:30:29que les français
00:30:30sont attachés
00:30:30il faut qu'on ait
00:30:31une cohérence
00:30:32et une clarté de ligne
00:30:33et donc discutons
00:30:35avant
00:30:35et c'est là
00:30:36c'est ainsi
00:30:37qu'on pourra déterminer
00:30:38le périmètre
00:30:39qu'avons-nous
00:30:40en commun
00:30:40et moi je crois
00:30:42que nous avons
00:30:42beaucoup en commun
00:30:44des républicains
00:30:45aux sociodémocrates
00:30:46et qu'il y a
00:30:47des lignes de force
00:30:48que nous avons
00:30:49en partage
00:30:50sur lesquelles
00:30:50nous devons
00:30:51aujourd'hui
00:30:52travailler
00:30:52Est-ce que vous excluez
00:30:54vous
00:30:55Yael Brunpivet
00:30:55vous avez dit
00:30:56en janvier dernier
00:30:56c'est pas le sujet
00:30:57aujourd'hui
00:30:57c'était en janvier dernier
00:30:58en mars
00:30:59est-ce que vous excluez
00:31:01vous de faire partie
00:31:03de cette primaire
00:31:04Alors aujourd'hui
00:31:05en fait vous voyez
00:31:06moi j'ai
00:31:06non mais
00:31:07je vais vous décevoir
00:31:08aujourd'hui je suis président
00:31:10de l'Assemblée nationale
00:31:11et ce que je me dis
00:31:12à la place qui est la mienne
00:31:14c'est
00:31:14il faut impérativement
00:31:16que l'année qui vienne
00:31:16soit une année utile
00:31:17aux français
00:31:18et à la place qui est la mienne
00:31:19je peux le faire
00:31:20j'ai le pouvoir
00:31:21de faire cela
00:31:22c'est-à-dire que
00:31:22il y a des textes
00:31:23qui sont importants
00:31:25l'aide à mourir
00:31:26la fin de vie
00:31:26vous savez que je me bats
00:31:27depuis des mois
00:31:28depuis des années
00:31:29pour que ce texte arrive
00:31:30il doit être examiné au Sénat
00:31:32là
00:31:32la semaine prochaine
00:31:34puis il reviendra
00:31:35à l'Assemblée
00:31:35et on pourrait le voter
00:31:37avant l'été
00:31:37c'est mon ambition
00:31:39il y a un texte important
00:31:41sur l'aide sociale
00:31:42à l'enfance
00:31:43il faut absolument
00:31:44qu'on examine ce texte
00:31:46il faut protéger
00:31:47les enfants de la République
00:31:48il y a un texte important
00:31:49sur la sécurité
00:31:50du quotidien
00:31:51vous savez
00:31:51la lutte contre
00:31:53les rodéos urbains
00:31:54la lutte pour
00:31:55contre
00:31:55tous ceux
00:31:56qui font
00:31:58en fait
00:31:58qui emmerdent
00:31:59les français
00:32:00au quotidien
00:32:01dans nos quartiers
00:32:01dans nos villes
00:32:02donc le perchoir
00:32:02tout le perchoir
00:32:03mais rien que le perchoir
00:32:04jusqu'à la fin du quinquennat
00:32:05tout le perchoir
00:32:05pour faire cette année
00:32:06utile
00:32:07je crois que c'est ça
00:32:08la mission qui est la mienne
00:32:10parce que les français
00:32:11ils ont besoin
00:32:11de résultats concrets
00:32:12moi je me bats tous les jours
00:32:13pour cela
00:32:14et j'asticote aussi
00:32:15le gouvernement
00:32:16comme vous le savez
00:32:16pour que les lois
00:32:17que nous votions
00:32:18soient appliquées
00:32:19parce qu'autrement
00:32:20elles ne rentrent pas
00:32:21dans la vie des gens
00:32:21merci beaucoup
00:32:22Yael Brunpivet
00:32:23d'être venu ce soir
00:32:23sur ce plateau
00:32:25c'est maintenant
00:32:25François Ruffin
00:32:26qui va nous rejoindre
00:32:27député debout de la Somme
00:32:29il a été l'un des partisans
00:32:31des accords à gauche
00:32:32au municipal
00:32:33déconne pas la gauche
00:32:34c'est même ce qu'il avait lancé
00:32:35il y a quelques jours
00:32:36face au Rassemblement National
00:32:38bonsoir François Ruffin
00:32:40soyez le bienvenu
00:32:40sur ce plateau
00:32:41quand on regarde
00:32:42le panorama
00:32:44des villes gagnées
00:32:45et des villes perdues
00:32:45par la gauche
00:32:46la gauche conserve
00:32:47Paris, Marseille, Lyon, Nantes
00:32:49je ne vais pas toutes les citer
00:32:50j'essaye d'en garder
00:32:50quelques-unes
00:32:51mais dans plusieurs villes
00:32:52où des alliances
00:32:53avaient été faites
00:32:53avec les insoumis
00:32:54la gauche a perdu
00:32:55Clermont, Brest, Thule, Avignon
00:32:57Limoges, Besançon
00:32:58Poitiers
00:32:59d'abord quelle leçon
00:33:00vous tirez de ça ?
00:33:01D'abord je vais vous dire
00:33:02que je suis content
00:33:03pour ce qui se passe chez moi
00:33:04Amiens a basculé à gauche
00:33:06et à l'autre bout
00:33:06de la circonscription
00:33:07c'est Angelo Tonoli
00:33:09qui fait aussi basculer
00:33:10la ville à gauche
00:33:11à Abbeville
00:33:12on voit que
00:33:14Paris, Lyon, Marseille
00:33:15reste à gauche
00:33:16c'est un soulagement
00:33:17que ma soeur
00:33:18gagne à Grenoble
00:33:20et tant mieux
00:33:21maintenant vous savez
00:33:22les élections
00:33:23qui est de gauche aussi
00:33:25votre soeur
00:33:26ça va mieux en disant
00:33:27un doute
00:33:28maintenant vous savez
00:33:29les élections municipales
00:33:30ce sont des élections
00:33:31en trompe-l'œil
00:33:31parce qu'on regarde
00:33:32les grandes métropoles
00:33:33et en vérité
00:33:34quand on fait ça
00:33:35on regarde là
00:33:36où la gauche est la plus forte
00:33:37parce qu'il y a les quartiers
00:33:38parce qu'il y a les diplômés
00:33:39et on oublie
00:33:40le pays en entier
00:33:42des gros gros gros
00:33:44bouts du pays
00:33:44et la réalité
00:33:45c'est qu'aujourd'hui
00:33:46on a le Rassemblement National
00:33:48et ses alliés
00:33:49qui maintenant
00:33:50ont gagné
00:33:51dans 63 villes
00:33:52de plus de 10 000 habitants
00:33:53on a Perpignan
00:33:54Carcassonne
00:33:55Castes
00:33:55Carpentras
00:33:56Orange
00:33:57Vierzon
00:33:57Laflèche
00:33:58Moissac
00:33:59Sébastien Chenu
00:34:00refera sans doute
00:34:00la même liste
00:34:01dans quelques minutes
00:34:02et hier soir
00:34:03on avait un discours
00:34:04présidentiel
00:34:05de Jordan Bardella
00:34:06qui voit un tapis rouge
00:34:07entre l'élection
00:34:10municipale
00:34:10et l'élection présidentielle
00:34:11mais vous savez
00:34:12pardon François Ruffin
00:34:12que la question des alliances
00:34:13elle va se poser
00:34:14à un moment ou à un autre
00:34:15dans l'élection présidentielle
00:34:17qui arrive
00:34:17et face à Jordan Bardella
00:34:19ou face à Marine Le Pen
00:34:20il n'a pas été le seul
00:34:21à faire ce même discours
00:34:22les alliances
00:34:23avec la France insuline
00:34:24il y a eu lui et Édouard Philippe
00:34:25avec l'arté hier
00:34:25les alliances
00:34:27je considère comme étant
00:34:28l'extrême droite
00:34:29et l'extrême Macronie
00:34:30l'extrême argent
00:34:31et donc
00:34:31que va faire la gauche
00:34:32la question je vous la pose
00:34:34aujourd'hui
00:34:34il y a deux lignes
00:34:35si je résume
00:34:36il y a celle d'Olivier Faure
00:34:37qui dit désormais
00:34:38je précise désormais
00:34:39Jean-Luc Mélenchon
00:34:40est un boulet pour la gauche
00:34:41et il y a Jean-Luc Mélenchon
00:34:43qui lui répond
00:34:43c'est le PS
00:34:44qui nous a entraîné
00:34:45dans sa chute
00:34:45question très simple
00:34:47faut-il ou non
00:34:48à nouveau des alliances
00:34:49avec la France insuline
00:34:50je pense qu'il y a deux boulets
00:34:51ah bon envoyez tout le monde
00:34:52Olivier Faure
00:34:53Jean-Luc Mélenchon
00:34:54il y a deux boulets
00:34:56il y en a un
00:34:57qui l'a été par le passé
00:34:58en la personne
00:34:59de François Hollande
00:35:00et ça s'est payé
00:35:02en 2017
00:35:03encore en 2022
00:35:04et il y a l'autre
00:35:06oui
00:35:06l'autre c'est qui ?
00:35:07il y a Jean-Luc Mélenchon
00:35:09je l'ai déjà dit
00:35:09bon ben voilà
00:35:10et donc là
00:35:11mais qui peut être aussi
00:35:12vous savez
00:35:13c'est là où la situation
00:35:14est compliquée
00:35:14parce qu'il peut être aussi
00:35:15un booster à des endroits
00:35:17on le voit en banlieue parisienne
00:35:18on le voit en banlieue lyonnaise
00:35:20et que son nom
00:35:21peut être même synonyme
00:35:22de respect
00:35:23mais pardon mais ça c'est une réponse
00:35:24de normand
00:35:24non c'est pas une réponse de normand
00:35:25vous dites c'est un boulet
00:35:26mais il peut aussi nous faire regarder
00:35:27c'est pas une réponse de normand
00:35:28monsieur Faure
00:35:28moi je vais vous dire
00:35:29ce que je veux qu'on fasse
00:35:31qu'on donne la voix
00:35:32au peuple de gauche
00:35:33le peuple de gauche
00:35:34qu'est-ce qu'il veut ?
00:35:35les trois quarts
00:35:36des électeurs de gauche
00:35:37ils veulent une chose
00:35:38c'est une candidature commune
00:35:40tranchée par le biais
00:35:40d'une primaire
00:35:41c'est le cas pour
00:35:42les trois quarts
00:35:43des électeurs insoumis
00:35:44comme pour le trois quarts
00:35:46des électeurs socialistes
00:35:47et aujourd'hui
00:35:47on a deux gauches
00:35:48qui ne veulent pas
00:35:50se réconcilier
00:35:50on a deux gauches
00:35:51qui décident de vivre fâchés
00:35:52pourquoi ?
00:35:53parce qu'ils voient
00:35:54leur petite part de marché
00:35:55et ils se disent
00:35:56que c'est comme ça
00:35:57qu'ils vont pouvoir
00:35:58les garder
00:35:58mais faut-il à tout prix
00:35:59les réconcilier
00:36:00ces deux gauches ?
00:36:02en tout cas pour gagner
00:36:03je ne parle pas
00:36:04des chefs de parti
00:36:05qui de toute façon
00:36:06ne le veulent pas
00:36:07mais ce que veulent
00:36:08les gens de gauche
00:36:09c'est qu'il y ait
00:36:10une candidature commune
00:36:11parce que c'est leur seul chance
00:36:12de gagner
00:36:12mais ils ne voulaient pas
00:36:13de ces alliances
00:36:14on ne parle même plus
00:36:15d'alliance
00:36:15on demande aux gens de gauche
00:36:17d'avoir un bulletin de vote
00:36:18et de choisir
00:36:19qui portera leur voix
00:36:21à l'élection présidentielle
00:36:23mais ça c'est la théorie
00:36:24attendez je vous interromps
00:36:25juste un instant
00:36:26on a un cas concret
00:36:27qui est celui de Toulouse
00:36:29le parti socialiste
00:36:30s'est rallié
00:36:30derrière le candidat insoumis
00:36:32qui a perdu hier soir
00:36:33François Picmal
00:36:34entre les deux tours
00:36:35le candidat insoumis
00:36:36rejoint par le PS
00:36:37il perd 3000 voix
00:36:39ça veut dire
00:36:39que des électeurs
00:36:40de centre gauche
00:36:41ou socialistes
00:36:41ne sont pas allés voter pour lui
00:36:43quand Jean-Luc Moudinck
00:36:44le maire sortant
00:36:44qui a été réélu
00:36:45en a gagné 30 000
00:36:46c'est pas qu'une question
00:36:48de personne
00:36:48c'est aussi une question
00:36:49de que feront
00:36:50les électeurs
00:36:51de Jean-Luc Mélenchon
00:36:51s'il va à la primaire
00:36:52et que c'est vous
00:36:53qui l'a gagné
00:36:53ou si c'est Olivier Faure
00:36:54qui l'a gagné
00:36:55mais je suis convaincu
00:36:56qu'il y a des figures
00:36:56qui sont plus rassembleuses
00:36:57que d'autres
00:36:58mais vous savez
00:36:58ce que vous décrivez
00:36:59c'est déjà ce que j'ai vécu
00:37:00lors des élections législatives
00:37:02de 2022
00:37:03dans ma circonscription
00:37:05de la Somme
00:37:05et où j'avais à l'époque
00:37:07lancer l'alerte
00:37:08en disant
00:37:08attention
00:37:08il y a une diabolisation
00:37:10qui se renverse
00:37:11la diabolisation
00:37:12est en train de passer
00:37:12du rassemblement national
00:37:13à la France insoumise
00:37:15il y a un piège
00:37:15qui nous est tendu
00:37:16ne sont-on pas
00:37:18à pieds joints dedans
00:37:19donc je l'ai vécu
00:37:21je sais ce que ça signifie
00:37:22je vois les efforts
00:37:23faits par des candidats
00:37:24remarquables
00:37:24François Picmal
00:37:26professeur de lettres
00:37:27engagé pour le droit
00:37:28au logement
00:37:29dont on sait
00:37:30qu'il n'est pas
00:37:31un vociférateur
00:37:32de la même manière
00:37:33pour Damien Maudet
00:37:34à Limoges
00:37:35et pourtant
00:37:35à chaque fois
00:37:36il paye le prix du parti
00:37:37en vérité
00:37:38il paye le prix
00:37:39de l'étiquette
00:37:40il paye le prix
00:37:41de Jean-Luc Mélenchon
00:37:42il paye le prix
00:37:43de l'étiquette
00:37:43juste parenthèse
00:37:45François Ruffin
00:37:45hier soir
00:37:46chez nos confrères
00:37:47vous avez eu ces mots
00:37:48à l'endroit de Clémence Guettet
00:37:50qui a été beaucoup soulevé
00:37:51vous l'avez traité
00:37:52de petite lieutenant
00:37:53elle vous a répondu
00:37:54en disant qu'elle n'était
00:37:55la lieutenant de personne
00:37:56mais c'est ça aujourd'hui
00:37:57Jean-Luc Mélenchon
00:37:58mais c'est pas nouveau
00:37:59enfin
00:37:59on voit bien
00:38:00ce qui se passe
00:38:01à la France insoumise
00:38:02ce sont
00:38:03les lieutenants
00:38:05qui sont passés
00:38:07par Sciences Po
00:38:08qui ont fait
00:38:08collaborateurs parlementaires
00:38:10qui ont tenu
00:38:11les faits
00:38:13servis de porteur d'eau
00:38:14à Jean-Luc Mélenchon
00:38:15qui sont parachutés
00:38:16aujourd'hui
00:38:16dans les meilleures circonscriptions
00:38:17mais vous savez
00:38:18ce que je raconte là
00:38:19au fond
00:38:20c'est ce que le parti socialiste
00:38:22a pratiqué
00:38:22dans ces belles années
00:38:23en réservant
00:38:24les meilleurs morceaux
00:38:26pour ses collaborateurs
00:38:27parlementaires
00:38:28voilà comment ça marche
00:38:29je vous écoute
00:38:30depuis tout à l'heure
00:38:31attentivement
00:38:31François Ruffin
00:38:32vous dites
00:38:34Jean-Luc Mélenchon
00:38:34boulet
00:38:35même s'il n'est pas tout seul
00:38:36mais il est capable
00:38:38aussi d'aller chercher
00:38:38des électorats
00:38:40à qui la gauche
00:38:40ne parle plus forcément
00:38:41on sait que vous avez
00:38:42été proche de lui
00:38:43que vous êtes fâchés
00:38:44aujourd'hui
00:38:44vous êtes éloignés
00:38:45vous n'êtes plus
00:38:45un insoumis
00:38:46on a l'impression
00:38:46qu'il y a quelque chose
00:38:48que vous n'osez pas
00:38:49franchir avec lui
00:38:50je l'ai déjà franchi
00:38:5150 fois
00:38:52monsieur Fauvel
00:38:53la question n'est pas là
00:38:55la question c'est
00:38:56que veulent les électeurs
00:38:57de gauche
00:38:57les électeurs de gauche
00:38:59ils veulent une candidature
00:39:00commune
00:39:00qu'ils soient des électeurs
00:39:01insoumis
00:39:02ou qu'ils soient
00:39:03des électeurs socialistes
00:39:03dans tous les cas
00:39:04et vous savez
00:39:04les chefs de parti
00:39:06les petits marquis
00:39:07de la politique
00:39:08les apparatchiks
00:39:09ils ne veulent surtout pas
00:39:10qu'il y ait une candidature
00:39:11commune
00:39:11ils ne veulent surtout pas
00:39:12qu'on laisse
00:39:13les gens de gauche
00:39:14voter
00:39:14parce qu'ils savent
00:39:15qu'à ce moment là
00:39:16il y aurait la possibilité
00:39:17d'un rassemblement
00:39:18dont ils ne veulent pas
00:39:19et on voit le jeu
00:39:20entre Raphaël Guxman
00:39:22et François Hollande
00:39:22d'un côté
00:39:23et Jean-Luc Mélenchon
00:39:24de l'autre
00:39:25pour organiser la BACA
00:39:26sur le pont du Titanic
00:39:29on est sur le pont du Titanic
00:39:30et on a
00:39:31les chefs de la gauche
00:39:33qui sont en train
00:39:34de se bagarrer
00:39:34pour avoir le gouvernail
00:39:35pendant qu'on est en train
00:39:36de foncer
00:39:37droit sur l'Hibsberg
00:39:38un Hibsberg sur lequel
00:39:39il y a marqué
00:39:39rassemblement national
00:39:40est-ce qu'il ne vaut pas mieux
00:39:41pas de primaire
00:39:42qu'une primaire
00:39:42où un candidat
00:39:44ne soutiendra pas
00:39:45celui qui gagne à la fin
00:39:46vous savez
00:39:47pardon
00:39:48je vous pose la question
00:39:49différemment
00:39:49il y a trois semaines
00:39:50le parti socialiste
00:39:50a dit les propos
00:39:51de Jean-Luc Mélenchon
00:39:52sur Epstein-Einstein
00:39:53sur Glucksmann
00:39:53sont intolérables
00:39:54relents
00:39:56complotistes
00:39:56et antisémites
00:39:58est-ce qu'on peut
00:39:59aller débattre
00:40:00à la même table
00:40:01que Jean-Luc Mélenchon
00:40:02dont on accuse
00:40:02qu'on accuse donc
00:40:03de propos intolérables
00:40:04et antisémites
00:40:05et s'il gagne
00:40:06le soutenir derrière
00:40:08on efface tout
00:40:09la politique c'est ça
00:40:09je vous dis
00:40:10vous savez
00:40:12je me souviens
00:40:13dans l'histoire
00:40:14du 12 février 1934
00:40:17que s'est-il passé
00:40:17le 6 février 1934
00:40:19la manifestation à Paris
00:40:20des fascistes
00:40:20on a les fascistes
00:40:21qui sont en bord
00:40:21de prendre l'assemblée
00:40:23et six jours plus tard
00:40:24on a la première réaction
00:40:25de la CGT
00:40:26la CGTU
00:40:27c'est-à-dire des socialistes
00:40:28et des communistes
00:40:29qui se détestent à l'époque
00:40:30mais qui se détestent
00:40:31comme jamais
00:40:31et pourtant
00:40:32des deux cortèges
00:40:33par un cri
00:40:34unité
00:40:35unité
00:40:36unité
00:40:36et c'est par le bas
00:40:37c'est par la base
00:40:38que se construit
00:40:39le Front Populaire
00:40:39votre ciment
00:40:40ce sera le RN
00:40:42le ciment
00:40:43vous savez aujourd'hui
00:40:44ce qui fait le ciment
00:40:44la gauche
00:40:45c'est que si je dis
00:40:45qu'il faut encadrer
00:40:46le prix des loyers
00:40:47parce qu'on a un souci
00:40:49le souci majeur
00:40:50pour les français
00:40:51en termes de pouvoir d'achat
00:40:52c'est le logement
00:40:53qui pèse pour un tiers
00:40:55du budget des ménages
00:40:56ça a été multiplié
00:40:57par 4
00:40:57et en vérité
00:40:58c'est au-dessus
00:40:59de 50-60%
00:41:00pour les familles populaires
00:41:02et bien
00:41:02ce sujet-là
00:41:03il est commun
00:41:04à toute la gauche
00:41:04si on vient dire
00:41:05que c'est pas juste
00:41:08que dans notre pays
00:41:09les plus riches
00:41:10sont ceux
00:41:11qui payent
00:41:11le moins d'impôts
00:41:12qui parviennent
00:41:13à y échapper
00:41:14tout comme
00:41:14les plus multinationales
00:41:16tandis que
00:41:16les plus modestes
00:41:17sont ceux
00:41:18qui en proportion
00:41:18payent le plus d'impôts
00:41:20qu'un milliardaire
00:41:20paye moins d'impôts
00:41:22que sa secrétaire
00:41:22ça fait du ciment
00:41:23de la gauche
00:41:23le ciment de la gauche
00:41:24il est énorme
00:41:25par contre
00:41:26on a des chefs de parti
00:41:27qui aujourd'hui
00:41:27ont décidé
00:41:28qu'il fallait se fâcher
00:41:29qu'il fallait tempêter
00:41:31et qu'il fallait
00:41:32se diviser au fond
00:41:33plus sur le ton
00:41:34que sur le fond
00:41:34moi je viens dire
00:41:35oui je prétends
00:41:37qu'il y a des hommes
00:41:37et des femmes
00:41:38au milieu de tout ça
00:41:38de bonne volonté
00:41:39et qu'ils parviennent
00:41:40à réconcilier les choses
00:41:41vous savez
00:41:41et c'est pas seulement
00:41:42la gauche
00:41:42qu'il faut rassembler
00:41:43dans l'état de fracture
00:41:44où on est
00:41:45c'est la France
00:41:46qu'il s'agit de rassembler
00:41:47derrière
00:41:47il nous reste une poignée
00:41:48de secondes
00:41:48c'est Sébastien Chenu
00:41:49je disais tout à l'heure
00:41:50le numéro 2
00:41:51du Rassemblement National
00:41:51qui va vous succéder
00:41:53sur ce plateau
00:41:54est-ce que vous souhaitez
00:41:55lui dire quelque chose
00:41:56non moi je souhaite
00:41:56dire quelque chose
00:41:57on a le décès
00:41:58de Lionel Jospin
00:42:00qui est une grande figure
00:42:02j'adresse mes condoléances
00:42:04bien sûr
00:42:04à sa famille
00:42:05et à ses proches
00:42:06c'est ma jeunesse
00:42:08c'est la vôtre aussi
00:42:091995 à l'élection présidentielle
00:42:111997
00:42:12avec la gauche plurielle
00:42:15et une gauche plurielle
00:42:17qui fait la CMU
00:42:19la couverdure maladie universelle
00:42:21qui fait les emplois jeunes
00:42:22qui fait les 35 heures
00:42:24et qui montre
00:42:26avec Lionel Jospin
00:42:27de la probité
00:42:29jusque dans son retrait
00:42:30et enfin
00:42:31un homme
00:42:32premier ministre
00:42:33qui arrive à réunir
00:42:34autour de la table
00:42:35socialiste
00:42:35communiste
00:42:36écologiste
00:42:37un homme
00:42:37qui dans le conseil
00:42:39des ministres
00:42:39a Marie-Georges Buffet
00:42:41Martine Aubry
00:42:42Jean-Mierre Chouvernement
00:42:43Dominique Voinet
00:42:44et ces gens-là
00:42:45ne se battent pas
00:42:46et qui n'hésitaient pas
00:42:47ces dernières années
00:42:48à critiquer très fortement
00:42:49Jean-Luc Mélenchon
00:42:49vous y ramenez tout
00:42:50mais en tout cas
00:42:51la nécessité
00:42:52aujourd'hui
00:42:53d'avoir
00:42:54une capacité
00:42:55de dialogue
00:42:55au sein de la gauche
00:42:57plutôt que de se bagarrer
00:42:58comme des chiffonniers
00:42:59Merci beaucoup
00:43:00François Ruffin
00:43:01C'est génial
00:43:01puisque vous parlez
00:43:02Lionel Jospin
00:43:02qui aura un hommage national
00:43:04on l'a appris
00:43:04il y a quelques minutes
00:43:05qui lui sera rendu
00:43:06ce sera jeudi prochain
00:43:08Merci beaucoup
00:43:08François Ruffin
00:43:09C'est maintenant
00:43:10Sébastien Chenu
00:43:11donc le vice-président
00:43:12du Rassemblement national
00:43:13et de l'Assemblée nationale
00:43:15qui va nous rejoindre
00:43:16sur ce plateau
00:43:18pour évoquer
00:43:19le bilan du RN
00:43:20au municipal
00:43:21Bonsoir
00:43:21Monsieur Chenu
00:43:22Bonsoir
00:43:22Votre parti
00:43:23est d'ailleurs
00:43:23assez étonnamment
00:43:24François Ruffin
00:43:25a rappelé tout à l'heure
00:43:26toutes les listes
00:43:26gagnées par le RN
00:43:27il ne les a pas toutes faites
00:43:29il y en a fait plusieurs
00:43:30tout à l'heure
00:43:30des dizaines de villes gagnées
00:43:31les plus
00:43:33comment dire
00:43:34les plus grandes
00:43:34en tout cas
00:43:35Perpignan
00:43:35Carcassonne
00:43:36la Seine-sur-Mer
00:43:37mais je suis sûr
00:43:37que vous êtes venu
00:43:38vous aussi
00:43:38avec des exemples
00:43:39mais pas de victoire
00:43:41là où vous aviez
00:43:42des espoirs
00:43:42à Marseille
00:43:43à Toulon
00:43:43à Nîmes
00:43:44également
00:43:44qui étaient des vrais espoirs
00:43:46du Rassemblement national
00:43:47que vous espériez
00:43:48remporter
00:43:48même question
00:43:49pour François Ruffin
00:43:50d'abord
00:43:50quel bilan
00:43:51vous tirez de ces élections
00:43:52pour le Rassemblement national
00:43:54le moins qu'on puisse dire
00:43:55pour le Rassemblement national
00:43:56c'est que c'est un sacré succès
00:43:57parce que
00:43:58nous avons remporté
00:44:00pour être honnête
00:44:00tout le monde dit ça
00:44:01à part les écologistes
00:44:02c'est facile de regarder
00:44:03nous nous n'avons jamais
00:44:04eu autant de maires
00:44:05Rassemblement national
00:44:06ça n'existe pas
00:44:07soit en pleine
00:44:08soit plus proche de 70
00:44:09aujourd'hui
00:44:10on ne parle pas des villages
00:44:11évidemment
00:44:11parce qu'il y a aussi
00:44:12beaucoup de villages
00:44:13la cinquième ville de France
00:44:14en association avec Eric Ciotti
00:44:16donc c'est pas rien
00:44:17il n'y a peut-être pas eu Marseille
00:44:20mais il n'avait pas votre logo
00:44:21sur ces affiches
00:44:22non mais il avait nos candidats
00:44:22il avait nos candidats
00:44:23et je crois que
00:44:24tout le monde sait
00:44:24qu'Eric Ciotti
00:44:25est notre partenaire
00:44:27donc je pense que voilà
00:44:27il n'y a jamais eu autant
00:44:28de maires Rassemblements national
00:44:29et en particulier
00:44:31moi j'ai entendu
00:44:32un certain nombre
00:44:32de vos confrères
00:44:33dire parfois
00:44:33avec un peu de mépris
00:44:34c'est la France
00:44:35des sous-préfectures
00:44:36ils n'ont gagné
00:44:37que des sous-préfectures
00:44:38d'abord Carcassonne
00:44:38est une préfecture
00:44:39pour ceux qui pensent
00:44:40que nous n'avons gagné
00:44:41que des sous-préfectures
00:44:42mais ça veut dire
00:44:43que nous gérons aujourd'hui
00:44:44je crois
00:44:451,5 million d'habitants
00:44:46tout cumulé
00:44:47un peu plus même je crois
00:44:49donc ce n'est pas rien
00:44:51et surtout
00:44:52quel mépris
00:44:53tout ne se passe pas
00:44:54ni à Paris
00:44:54ni à Lyon
00:44:55ni à Marseille
00:44:56vous avez raison sur ce point
00:44:57nous sommes les élus
00:44:58des sous-préfectures
00:44:59nous sommes les élus
00:45:00des provinces
00:45:00nous sommes les élus
00:45:02des Français de la vie réelle
00:45:03vous avez raison sur ce point
00:45:04c'est-à-dire l'implantation
00:45:05du RN dans les villages
00:45:06dans les petites villes
00:45:07dans les villes moyennes
00:45:07et c'est évidemment dit
00:45:08sans aucun ton péjoratif
00:45:10vous avez dit
00:45:10les sous-préfectures
00:45:11mais quand on regarde
00:45:12les plus grandes villes
00:45:13précisément les 280
00:45:14plus grandes villes de France
00:45:15ça en fait quand même
00:45:16un certain nombre
00:45:16il y en a 12
00:45:17aujourd'hui
00:45:1812 seulement
00:45:18qui sont dirigées
00:45:19soit par le RN
00:45:20soit par ses alliés
00:45:21vous avez cité
00:45:22Éric Ciotti
00:45:22comment vous l'expliquez
00:45:2312 sur 280
00:45:24parce que souvent
00:45:25sociologiquement
00:45:26dans les très grandes villes
00:45:27prenons Paris
00:45:28Lyon
00:45:29Marseille est un petit peu
00:45:30à part
00:45:31mais on pourra se pencher
00:45:31sur les raisons
00:45:33qui expliquent peut-être
00:45:34notre défaite à Marseille
00:45:35mais par exemple
00:45:36Paris et Lyon
00:45:37pour prendre les plus grandes
00:45:37et peut-être
00:45:38les plus caricaturales
00:45:39on a des populations
00:45:40qui sont devenues
00:45:41tellement en cessez
00:45:43des préoccupations
00:45:44des français
00:45:45c'est-à-dire
00:45:45vous avez d'un côté
00:45:46des préoccupations
00:45:47qui sont celles
00:45:49de français
00:45:50qui sont traitées
00:45:51comme des clientèles électorales
00:45:53souvent par la gauche
00:45:54c'est-à-dire
00:45:55les Marseillais
00:45:55et les Lyonais
00:45:55ils font sécession
00:45:57et les préoccupations
00:45:58d'autres parties
00:45:59de ce qu'on appelle
00:46:00en réalité
00:46:00les bobos
00:46:01sont tellement éloignées
00:46:03de la vie réelle
00:46:03il suffit de voir hier
00:46:05Emmanuel Grégoire
00:46:06à vélo
00:46:07dans Paris
00:46:07pour se dire que
00:46:09mon Dieu
00:46:09mais est-ce qu'à un moment
00:46:10il va atterrir
00:46:11et comprendre
00:46:11que les préoccupations
00:46:12des français
00:46:12ce n'est pas
00:46:13les voix sur berge
00:46:14après Thierry Mariani
00:46:15c'est moins de 2%
00:46:17des voix dimanche dernier
00:46:17c'est peut-être
00:46:17des préoccupations
00:46:18de parisiens
00:46:19et c'est pour ça
00:46:20que je vous dis
00:46:20qu'il y a une coupure
00:46:22excessivement forte
00:46:23très forte
00:46:23et d'abord
00:46:24on devrait y réfléchir
00:46:25dans notre société
00:46:26entre les habitants
00:46:27des grandes villes
00:46:28qui n'ont pas
00:46:28les mêmes préoccupations
00:46:29que les habitants
00:46:30des villes moyennes
00:46:31des petites villes
00:46:31etc
00:46:32mais sont-ils pour autant
00:46:33coupés de la réalité
00:46:34pas forcément
00:46:34ils sont dans un monde
00:46:35un peu parallèle
00:46:36on va dire
00:46:36ils sont dans un monde
00:46:37un peu parallèle
00:46:38et donc par conséquent
00:46:39ils ont des votes
00:46:40qui sont un peu en décalage
00:46:41mais je me dis
00:46:41que les habitants
00:46:42de ces villes
00:46:42qui vous entendent ce soir
00:46:43dire ils font sécession
00:46:44ce sont des bobos
00:46:45ils n'auront peut-être
00:46:45pas envie de voter plus
00:46:46peut-être pas envie
00:46:47de voter plus pour l'ERN
00:46:48plus
00:46:49moins c'est pas possible
00:46:51parce qu'on a fait
00:46:52des mauvais scores
00:46:52donc ils ne peuvent
00:46:53que voter davantage
00:46:54pour nous
00:46:55mais est-ce qu'on peut
00:46:56quand on se revendique
00:46:57le premier parti de France
00:46:58qu'on est en tête
00:46:59des sondages
00:47:00se dire on gagnera
00:47:01la présidentielle
00:47:01dans un an
00:47:02sans le vote
00:47:03de ces grandes villes
00:47:04qui représentent tout de même
00:47:05des millions
00:47:06et des millions d'électeurs
00:47:07des millions à Paris
00:47:08Marseille, Lyon
00:47:08Monsieur Fauvel
00:47:09il suffit de regarder
00:47:10deux choses
00:47:10la dernière fois
00:47:11dernière municipale
00:47:12Anne Hidalgo est réélue
00:47:13elle va aux présidentielles
00:47:14elle fait 1,7
00:47:15à l'inverse
00:47:16Jean-Luc Mélenchon
00:47:17fait de très mauvais scores
00:47:18aux municipales
00:47:19y compris dans les grandes villes
00:47:21je vous rappellerai
00:47:21le score de la France
00:47:22insoumise à Paris
00:47:22était assez mauvais
00:47:24en tout cas moins de 10%
00:47:25il fait 22%
00:47:26à l'élection présidentielle
00:47:27donc vous voyez
00:47:27il n'y a pas de logique
00:47:29c'est pas corrélé
00:47:31ça se passe pas de la même façon
00:47:32c'est pas les mêmes scrutins
00:47:32c'est pas les mêmes enjeux
00:47:33c'est pas les mêmes candidats
00:47:35rien n'est vraiment pareil
00:47:36il y a des dimensions personnelles
00:47:38dans les élections municipales
00:47:39il y a des dimensions politiques
00:47:42locales
00:47:42il y a du national
00:47:43qui entre en jeu
00:47:43mais on voit bien
00:47:44que c'est pas les mêmes
00:47:44c'est pas les mêmes dynamiques
00:47:45Sur le cas précis de Nice
00:47:485ème ville de France
00:47:49vous considérez aujourd'hui
00:47:51que Nice
00:47:51est tombée dans l'escarcelle
00:47:53du RN
00:47:53c'est une ville
00:47:54rassemblement national
00:47:55elle est dirigée
00:47:56par Eric Ciotti
00:47:57partenaire du rassemblement national
00:47:58dans une majorité
00:47:59dans laquelle il y a
00:48:00des élus
00:48:01rassemblement national
00:48:02jamais le logo RN
00:48:02n'a été affiché
00:48:03sur ces affiches
00:48:04Marine Le Pen
00:48:05et Jordan Bardella
00:48:06ne se sont jamais rendus
00:48:07sur place
00:48:08durant la campagne
00:48:08Jordan Bardella
00:48:09était allé à Menton
00:48:10et ils se sont affichés ensemble
00:48:11mais on croit savoir
00:48:13de bonnes sources
00:48:14que ce n'était pas le souhait
00:48:15d'Eric Ciotti
00:48:17de voir sur place
00:48:19le soutien de Marine Le Pen
00:48:20et de Jordan Bardella
00:48:21comme si peut-être
00:48:22c'était un moins
00:48:23dans cette campagne
00:48:24vous l'entendez aussi ainsi
00:48:25non je vais vous dire
00:48:26d'abord les logos RN
00:48:27par exemple
00:48:27puisque vous parlez du sud
00:48:29Laure Lavalette
00:48:29ou Louis Alliot
00:48:30n'ont pas fait figurer
00:48:31le logo du RN
00:48:32parce qu'ils ont des personnalités
00:48:33qui sont tellement fortes
00:48:34comme Eric Ciotti
00:48:35qu'elles dépassent l'éclinage
00:48:36ça ne dit pas autre chose
00:48:37ça ne dit pas aussi
00:48:38le fait que peut-être
00:48:39le logo RN
00:48:40puisse être un repoussoir
00:48:41si tout le monde ne sait pas
00:48:43qu'Eric Ciotti
00:48:43est notre partenaire
00:48:44personne ne le sait
00:48:45alors évidemment
00:48:46que nos électeurs
00:48:47Rassemblement National
00:48:47ont voté des deux mains
00:48:49pour Eric Ciotti
00:48:50et évidemment
00:48:51qu'Eric Ciotti
00:48:52en est fier
00:48:52puisqu'il a des élus
00:48:53et il avait des candidats
00:48:54qui sont désormais
00:48:55des élus du RN
00:48:56dans sa majorité
00:48:57il a Eric Ciotti
00:48:58reçu un petit coup de pouce
00:48:59dans la dernière ligne droite
00:49:00puisque Bruno Rotaillot
00:49:01le président des Républicains
00:49:02a annoncé
00:49:03qu'il ne soutenait plus
00:49:04son propre candidat
00:49:05Christian Estrosi
00:49:06est-ce que vous voulez profiter
00:49:07de votre présence ce soir
00:49:08sur ce plateau
00:49:09pour remercier
00:49:10chaleureusement Bruno Rotaillot
00:49:11non pas du tout
00:49:12moi je considère
00:49:13que les LR
00:49:13ne savent plus où ils habitent
00:49:14le problème c'est que
00:49:15d'un côté Bruno Rotaillot
00:49:17donnerait peut-être
00:49:17un petit coup de pouce
00:49:18à Eric Ciotti
00:49:19et de l'autre côté
00:49:20il fait maintenir
00:49:21Martine Vassal
00:49:23à Marseille
00:49:23qui amène la ville
00:49:24sur un plateau
00:49:25j'en parlais tout à l'heure
00:49:26à la gauche
00:49:28à Nîmes
00:49:29il maintient ses candidats
00:49:30fusionnés avec Horizon
00:49:31au second tour
00:49:32livrant la ville
00:49:33aux communistes
00:49:34les mêmes LR
00:49:35ce sont les mêmes
00:49:35dans la même famille politique
00:49:36et donc finalement
00:49:37on ne comprend rien
00:49:38de ce que veut faire LR
00:49:39nous on leur a proposé
00:49:40on leur a tendu la main
00:49:41dans certaines villes
00:49:42là où il n'y avait pas
00:49:43où il n'était pas forcément
00:49:44Macron compatible
00:49:45elle n'a pas vraiment été prise
00:49:46cette fois
00:49:46exactement
00:49:46donc ils ont préféré
00:49:48faire élire des communistes
00:49:48ils ont préféré faire élire
00:49:49des socialistes
00:49:50dans cette ville-là
00:49:51donc à un moment
00:49:51il faut que M. Rotaillot
00:49:52sorte de l'ambiguïté
00:49:53et je vais vous dire
00:49:55en montrant cette ambiguïté
00:49:56en faisant preuve
00:49:57de cette ambiguïté
00:49:58il démontre
00:49:59et LR avec
00:50:00qu'ils ne sont pas
00:50:01une force d'alternance
00:50:01demain
00:50:02parce qu'ils ne veulent pas
00:50:03s'allier avec vous
00:50:03pas parce qu'ils ne veulent pas
00:50:07M. Rotaillot
00:50:08il a été ministre
00:50:09d'Emmanuel Macron
00:50:10ce n'est pas nous
00:50:10qui l'avons été
00:50:11ils ont voté
00:50:12le budget
00:50:13ils n'ont pas empêché
00:50:14en tous les cas
00:50:15ils n'ont pas voté
00:50:16la censure
00:50:16concernant le budget
00:50:17donc de temps en temps
00:50:19ils votent le maire
00:50:20de censure
00:50:20pardon mais vous le saviez
00:50:21quand Jordan Bardella
00:50:22il y a 8 jours
00:50:22exactement a tendu la main
00:50:23Madame Genevard
00:50:26elle est ministre de l'Agriculture
00:50:27et elle accepte
00:50:28le maire Cossure
00:50:29donc ils sont d'un côté
00:50:30avec Macron
00:50:30de l'autre côté
00:50:31sur le terrain
00:50:32ils sont avec
00:50:33des élus
00:50:34divers et variés
00:50:37Rotaillot appelle
00:50:37ou en tous les cas
00:50:38ne sous-entend
00:50:39une bienveillance
00:50:40pour Eric Ciotti
00:50:41mais est-ce qu'à un moment
00:50:43ils font faire preuve
00:50:44de responsabilité
00:50:45et savoir où ils habitent
00:50:46mais là je me dis
00:50:47vous avez été un peu vexé
00:50:48par le fait que la main tendue
00:50:49de Jordan Bardella
00:50:50à la droite
00:50:50n'ait pas été reprise par ailleurs
00:50:52parce que tout ce que vous décrivez là
00:50:53c'était le cas
00:50:54il y a une semaine
00:50:54quand Jordan Bardella
00:50:55a pris la parole
00:50:56pour dire sonalellement
00:50:57je tends la main
00:50:58à la droite sincère
00:50:59et je rajoute
00:50:59pardonnez-moi juste
00:51:00est-ce que vous êtes vous aussi
00:51:01dans votre parti
00:51:02tout à fait sur la même ligne
00:51:04Jordan Bardella
00:51:05a tendu sept mois
00:51:06elle l'a dit à plusieurs reprises
00:51:07d'ailleurs durant cette campagne
00:51:08Marine Le Pen est sur une ligne
00:51:10tout à fait différente
00:51:11non c'est pas ça
00:51:12nous on est pour l'union des patriotes
00:51:13je le redis à chaque fois
00:51:14d'ailleurs j'ai l'impression
00:51:15qu'il faut toujours réexpliquer
00:51:16et je vais vous montrer
00:51:17que cette union des patriotes
00:51:19elle a vocation à attirer à nous
00:51:20des gens qui viennent de LR évidemment
00:51:22mais regardez
00:51:23dans le bassin minier
00:51:24Liévin
00:51:24ville historiquement socialiste
00:51:27est passée
00:51:28sous les couleurs
00:51:29du Rassemblement National
00:51:30le jeune Danny Paiva
00:51:32devient un jeune maire
00:51:33Rassemblement National de Liévin
00:51:34mais à parlance
00:51:36toutes les villes du bassin minier
00:51:37autour
00:51:38je pourrais en citer
00:51:39un certain nombre
00:51:40qui sont des villes moyennes
00:51:41etc
00:51:41sont toutes passées
00:51:42au Rassemblement National
00:51:44donc ça veut dire
00:51:44que les patriotes
00:51:45du Pas-de-Calais
00:51:46qui dans ce bassin minier
00:51:47ont longtemps voté à gauche
00:51:48c'est une évidence
00:51:50et bien se mettent
00:51:50à voter Rassemblement National
00:51:51et dans le sud
00:51:52les patriotes
00:51:53et bien qui viennent
00:51:54probablement plus de LR
00:51:55puisque c'était davantage LR
00:51:56votre Rassemblement National
00:51:57donc on est vraiment
00:51:58le point de rencontre
00:51:59entre tous les patriotes français
00:52:00un dernier mot sur Rachida Dati
00:52:02qui a reçu
00:52:03la candidate LR
00:52:05à Paris
00:52:06qui a reçu
00:52:06dans les derniers jours
00:52:07de campagne
00:52:07le soutien de Sarah Knafou
00:52:09la candidate de reconquête
00:52:10qui s'est retirée
00:52:10mais aussi de Jordan Bardella
00:52:11qui a dit qu'il voterait
00:52:13pour elle à titre personnel
00:52:14s'il était parisien
00:52:15de Marine Le Pen aussi
00:52:16est-ce que vous n'êtes pas sûr
00:52:17ce n'est pas vous
00:52:18qui l'avez fait perdre ?
00:52:19quand on fait
00:52:20le score qu'on a fait à Paris
00:52:21je pense qu'évidemment
00:52:22il n'y avait pas grand chose
00:52:23on ne pouvait pas
00:52:25la faire perdre
00:52:28le soutien
00:52:29que vous lui avez apporté
00:52:30lui a peut-être fait perdre
00:52:31les voix notamment
00:52:31de Pierre-Yves Bournazel
00:52:32dont on voit
00:52:33que les reports
00:52:34sont absolument
00:52:35périodes
00:52:35la réalité
00:52:36c'est qu'effectivement
00:52:37Pierre-Yves Bournazel
00:52:37a été téléguidé
00:52:39par Gabriel Attal
00:52:40encore une fois
00:52:40pour faire perdre
00:52:41ou en tout cas
00:52:42pour faire gagner la gauche
00:52:43parce que Gabriel Attal
00:52:44qui est derrière
00:52:45qui manipule un peu
00:52:45comme Tataillé
00:52:46vous savez la marionnette
00:52:47Édouard Philippe
00:52:47c'est pareil
00:52:47il manipule la marionnette
00:52:49Bournazel
00:52:50c'était pour empêcher
00:52:51Rachida Dati
00:52:52c'est leur règlement de compte
00:52:53et c'est surtout
00:52:53pour faire élire la gauche
00:52:55Clément Beaune
00:52:55tous les anciens ministres
00:52:56macronistes
00:52:57ont appelé
00:52:57et ont voté
00:52:58Emmanuel Grégoire
00:52:59la réalité c'est que
00:53:00Gabriel Attal
00:53:01comme Édouard Philippe
00:53:02sont des gens qui
00:53:02à la fin
00:53:03finissent toujours
00:53:04par faire voter à gauche
00:53:05Merci beaucoup
00:53:06Sébastien Chenu
00:53:06d'être venu ce soir
00:53:07sur ce plateau
00:53:08il était l'homme
00:53:08de la gauche plurielle
00:53:09dès 35 heures
00:53:10du Pax
00:53:12Sébastien Chenu
00:53:13on part sur un jeu de mots
00:53:14la gauche plurielle
00:53:16Merci à vous
00:53:16l'homme de la gauche plurielle
00:53:18disais-je
00:53:18Lionel Jospin
00:53:19est donc mort
00:53:19aujourd'hui à 88 ans
00:53:21on l'a appris
00:53:23aujourd'hui
00:53:24on apprend également
00:53:24qu'un hommage national
00:53:26lui sera rendu
00:53:26jeudi prochain
00:53:27c'est le chef de l'État
00:53:28Emmanuel Macron
00:53:29qui l'a dit
00:53:29en cette fin d'après-midi
00:53:30bonsoir Pierre Moscovici
00:53:32ancien patron
00:53:33de la Cour des comptes
00:53:34mais vous avez été
00:53:35également son conseiller
00:53:37son ministre
00:53:38je ne sais plus combien de fois
00:53:39son directeur adjoint
00:53:40de campagne
00:53:41également responsable
00:53:42de son projet
00:53:43également en 2002
00:53:44c'est un ami
00:53:45que vous avez perdu ?
00:53:46Ah oui
00:53:46c'est un ami très proche
00:53:47un mentor
00:53:48un maître
00:53:49je l'ai rencontré
00:53:50il y a exactement
00:53:5140 ans maintenant
00:53:52j'ai commencé
00:53:53par être le secrétaire
00:53:55du groupe des experts
00:53:56du Parti Socialiste
00:53:56il m'a emmené
00:53:57dans son cabinet
00:53:57de mise à l'éducation nationale
00:53:59il m'a tout appris
00:54:00en politique
00:54:00avec Dominique Strauss-Kahn
00:54:01aussi
00:54:02et c'était un homme
00:54:04assez exceptionnel
00:54:04qui n'était pas
00:54:06expansif forcément
00:54:08assez pudique
00:54:08mais qui était aussi
00:54:09qui s'avait montré
00:54:10son affection
00:54:11qui était quelqu'un
00:54:12qui m'a formé
00:54:14je sentais toujours
00:54:15sur moi
00:54:17son regard
00:54:19attentif
00:54:19qui savait me rectifier
00:54:21quand il pensait
00:54:22que je faisais une erreur
00:54:22qui de temps en temps
00:54:24me faisait des réflexions
00:54:25qui m'aidaient
00:54:26à mieux me comporter
00:54:27et puis c'était surtout
00:54:29un grand homme politique
00:54:30et un grand homme d'état
00:54:32on va revenir là-dessus
00:54:34si vous voulez bien
00:54:34dans les minutes qui viennent
00:54:35vous saviez qu'il était malade
00:54:36ces derniers mois
00:54:37oui oui
00:54:37j'ai eu la chance
00:54:39de faire partie
00:54:39de ceux qui l'ont vu
00:54:41pratiquement jusqu'au bout
00:54:44oui il était malade
00:54:46depuis l'automne
00:54:49sans trahir de secret
00:54:50vous parliez encore
00:54:51de la politique
00:54:52de la vie
00:54:53de quoi ?
00:54:54de la politique
00:54:55et de la vie
00:54:55même s'il était
00:54:56ces derniers temps
00:54:57un peu fatigué
00:54:58mais je pense
00:55:00je crois le savoir
00:55:01que ces dernières pensées
00:55:03ont été justement
00:55:04le souci
00:55:05de ce qui se passerait
00:55:06aux élections municipales
00:55:06et sans vouloir
00:55:08trahir un secret
00:55:09je pense qu'il n'aurait pas
00:55:10été malheureux
00:55:11de l'élection
00:55:11d'Emmanuel Grégoire
00:55:12dans la mesure où lui-même
00:55:13avait été un élu parisien
00:55:15du 18ème arrondissement
00:55:16alors après il était parti
00:55:17à Sainte-Gabel
00:55:18dans
00:55:20en Garonne
00:55:21où il avait aussi
00:55:22des origines
00:55:23mais bon
00:55:24il était resté
00:55:25vous savez ce sont
00:55:25qu'on parlait
00:55:26de ses amis
00:55:27comme de la bande
00:55:28du 18ème
00:55:29on l'a vu faire campagne
00:55:30pour les européennes
00:55:31auprès de
00:55:32Raphaël Guxman
00:55:33absolument
00:55:34un déjeuner
00:55:35avec Lionel Jospin
00:55:36j'ai eu la chance
00:55:36d'en faire
00:55:37jusqu'à quelques mois
00:55:39c'était toujours
00:55:40un déjeuner amical
00:55:42et politique
00:55:42et ça va mettre
00:55:45des pics aussi
00:55:45pardon ?
00:55:46il savait faire
00:55:47quelques pics également
00:55:48on l'a vu récemment
00:55:49en plateau
00:55:49oui mais c'était
00:55:50pas son goût
00:55:51moi je me souviens
00:55:53très bien
00:55:53qu'il me disait
00:55:54souvent
00:55:55j'aime bien
00:55:56plaisanter
00:55:57parfois
00:55:58peut-être un peu
00:55:58spirituel
00:56:00méfie-toi
00:56:00des petites phrases
00:56:01ne fais jamais
00:56:02de petites phrases
00:56:02et au bout d'un moment
00:56:04vous avez vraiment
00:56:04retenu la leçon ?
00:56:05je crois
00:56:08chacun est comme il est
00:56:09je ne suis pas un austère
00:56:10qui se marche
00:56:11je suis un peu moins austère
00:56:13mais non
00:56:14je crois qu'il avait raison
00:56:15globalement
00:56:16il ne faut pas
00:56:16faire de petites phrases
00:56:17il faut se hisser
00:56:18au niveau
00:56:19qui doit être
00:56:19celui de la politique
00:56:20c'est-à-dire
00:56:20celui des idées
00:56:22et celui des propositions
00:56:23et des réalisations
00:56:24Lionel Jospin
00:56:25pour beaucoup de français
00:56:25et peut-être pour les plus jeunes
00:56:27d'entre nous
00:56:28qui nous regardent ce soir
00:56:29c'était un coup de tonnerre
00:56:31c'était le coup de tonnerre
00:56:32du 21 avril 2002
00:56:33regardez
00:56:35j'assume pleinement
00:56:38la responsabilité
00:56:39de cet échec
00:56:40et j'en tire les conclusions
00:56:43en me retirant
00:56:44de la vie politique
00:56:45après
00:56:47après la fin
00:56:49après la fin
00:56:50de l'élection présidentielle
00:56:52Jospin sorti
00:56:53du deuxième tour
00:56:54par Jean-Marie Le Pen
00:56:55ce qu'à peu près
00:56:55personne n'avait vu venir
00:56:56en tout cas dans les sondages
00:56:58est-ce que ce soir-là
00:56:59vous saviez
00:56:59qu'il allait dire ça ?
00:57:01je l'ai senti
00:57:02quand il est rentré
00:57:03dans la pièce
00:57:04où les responsables
00:57:05socialistes étaient là
00:57:06nous savions tous
00:57:07qu'il n'était pas
00:57:08au deuxième tour
00:57:09lui ne le savait pas
00:57:10à ce moment-là
00:57:10quelque chose
00:57:11le ciel lui est tombé
00:57:12sur la tête
00:57:13mais vous savez
00:57:14ça c'est une réaction
00:57:15qui lui ressemble
00:57:17il ne vous avait pas prévenu
00:57:18qu'il arrêtait la politique
00:57:19non non
00:57:19c'est une réaction
00:57:19de responsabilité
00:57:21c'est-à-dire
00:57:21il me disait toujours
00:57:22c'est celui qui a
00:57:23les plus hautes fonctions
00:57:25qui a les plus grandes responsabilités
00:57:26c'était lui
00:57:27qui avait pris cet échec
00:57:28sur lui
00:57:29vous savez
00:57:30surtout avant
00:57:31le 21 avril 2002
00:57:32il y a surtout
00:57:32la période 97-2002
00:57:33et elle reste
00:57:35une très belle période
00:57:36pour la gauche
00:57:36et je crois aussi
00:57:37une belle période
00:57:37pour la France
00:57:38et ça c'est ce qu'était
00:57:39Lionel Jospin
00:57:39c'était un homme de gauche
00:57:40qui était attaché
00:57:41à l'égalité
00:57:42à la justice sociale
00:57:43les 35 heures
00:57:44on aime ou on n'aime pas
00:57:45c'est une conquête
00:57:46les emplois jeunes
00:57:47à l'époque où le chômage
00:57:48était très haut
00:57:49c'était aussi
00:57:49nos mesures sociales
00:57:50la CMU
00:57:51la cotisation
00:57:52universelle
00:57:53conquête sociale
00:57:54l'association
00:57:54l'allocation
00:57:55pour les personnes âgées
00:57:56le PACS
00:57:58il y avait tout ça
00:57:58qui marquait
00:57:59et puis en même temps
00:58:00il y avait un chemin
00:58:00très rigoureux
00:58:01vers l'euro
00:58:02parce que c'était une période
00:58:03où la gauche
00:58:04réduisait les déficits
00:58:05il fallait faire baisser
00:58:06les déficits
00:58:07pour se qualifier à l'euro
00:58:08souvenez-vous
00:58:08qu'en 97
00:58:09son mot d'ordre
00:58:10c'était le réalisme
00:58:12de gauche
00:58:13être vraiment de gauche
00:58:14et être vraiment réaliste
00:58:15mais c'était aussi
00:58:15le rassemblement
00:58:16de la gauche
00:58:16mais quand vous êtes réaliste
00:58:17de gauche
00:58:17s'est-il remis
00:58:19de ce soir
00:58:20d'avril 2002
00:58:21s'est-il remis
00:58:22de voir
00:58:23Jean-Marie Le Pen
00:58:24au second tour
00:58:25de l'élection présidentielle
00:58:27d'une certaine façon
00:58:28non
00:58:29il est passé à autre chose
00:58:30il avait 65 ans
00:58:31il aurait pu avoir
00:58:32un retour en politique
00:58:33ou faire autre chose
00:58:34non il est devenu
00:58:36ce qu'il avait été
00:58:37jusqu'au bout
00:58:38un homme privé
00:58:39qui s'intéressait
00:58:40à la vie publique
00:58:41qui était passionné
00:58:42par son pays
00:58:42mais qui ne pensait pas
00:58:44qu'il fallait
00:58:45interférer
00:58:46par exemple
00:58:46avec la vie du parti socialiste
00:58:48se mêler trop
00:58:48de querelles internes
00:58:50il restait toujours
00:58:51très extérieur
00:58:52et c'était probablement
00:58:54une blessure
00:58:54mais dont il ne parlait
00:58:56jamais
00:58:56il en voulait
00:58:57aux français
00:58:59je crois qu'il en voulait
00:59:00beaucoup
00:59:01à la division
00:59:02de la gauche
00:59:03d'ailleurs c'était son
00:59:048 candidats de gauche
00:59:04c'était son explication
00:59:06c'est la division
00:59:07de la gauche
00:59:07c'était la frivolité
00:59:08qui nous a fait perdre
00:59:09pour moi ce n'était pas
00:59:10que ça
00:59:10vous voulez dire
00:59:11à aucun moment
00:59:12dans les discussions
00:59:13que vous avez pu avoir
00:59:13avec lui
00:59:14ensuite il n'a remis
00:59:15en cause
00:59:15sa campagne
00:59:16qui pour ceux
00:59:18qui ont eu
00:59:18le loisir de la civile
00:59:20il y a quelques années
00:59:20part pas tout à fait bien
00:59:21c'est un fax envoyé à l'AFP
00:59:22pour lancer la campagne
00:59:23il y a la petite phrase
00:59:25sur mon
00:59:25je n'ai pas socialiste
00:59:27c'est pour ça que je dis
00:59:27qu'il y avait sans doute
00:59:28une blessure chez lui
00:59:30et moi
00:59:30qu'il est suivi
00:59:32de 86 à 2002
00:59:33après amicalement
00:59:34bien sûr
00:59:36j'ai été étonné
00:59:37parce que
00:59:37j'ai participé
00:59:38à toutes ces campagnes
00:59:38vous vous rappelez
00:59:39que j'étais
00:59:40directeur adjoint
00:59:41et surtout le responsable
00:59:42du programme
00:59:42de la campagne de 2002
00:59:43j'avais été
00:59:45le trésorier
00:59:46de la campagne
00:59:47de 95
00:59:48donc celui qui
00:59:48s'occupait du financement
00:59:49de la campagne
00:59:51et je l'ai vu faire
00:59:52tellement de belles campagnes
00:59:5295
00:59:53quelle campagne
00:59:54on démarre avec 5%
00:59:55pour Emmanuel Lé
00:59:56on termine à 24% en tête
00:59:57et 47% au deuxième tour
00:59:59que la gauche était dans le trou
01:00:001997
01:00:01quelle campagne
01:00:02et en 2002
01:00:02bizarrement
01:00:03la campagne qu'il devait gagner
01:00:05qu'il devait faire de lui
01:00:06le président de la République
01:00:06il a été quand même
01:00:07un peu à côté
01:00:08lui-même
01:00:10un peu à côté
01:00:11avec
01:00:11je rappelais une série
01:00:12de maladresse
01:00:12mon projet n'est pas socialiste
01:00:15vieilli
01:00:15usé
01:00:16fatigué
01:00:16je fais dans le désordre
01:00:17pour Jacques Chirac
01:00:17et on avait considéré
01:00:18Marc sur ces mots
01:00:19à l'encontre de Jacques Chirac
01:00:21une très grande violence
01:00:22en perspective
01:00:23avec ce qu'est aujourd'hui
01:00:25notre vie politique
01:00:26que de chemin
01:00:28ou de mauvais chemin
01:00:29parcouru
01:00:29quand on imagine
01:00:30qu'à l'époque
01:00:31mais vous savez
01:00:32c'était
01:00:34c'était une campagne
01:00:35où je n'ai pas
01:00:36retrouvé
01:00:37son énergie au fond
01:00:38il y avait quelque chose
01:00:39qui le gênait
01:00:40il n'en voulait pas aux français
01:00:41mais peut-être
01:00:42ne les comprenait-il
01:00:43pas complètement
01:00:44et puis surtout
01:00:45il y avait aussi
01:00:45une forme d'essoufflement
01:00:46intellectuel
01:00:47mais vous savez
01:00:47vous voyez une chose
01:00:48qui me frappe
01:00:49je suis donc resté
01:00:50son ami jusqu'au bout
01:00:51j'allais déjeuner
01:00:51avec lui régulièrement
01:00:53voilà comment ça se passe
01:00:54quand vous êtes dans la rue
01:00:54avec Lionel Jospin
01:00:5585 ans
01:00:5686 ans
01:00:5787 ans
01:00:57vous avez des gens
01:00:58qui viennent le voir
01:00:59qui disent
01:01:00je suis de gauche
01:01:01c'était beau la gauche
01:01:02quand c'était vous
01:01:03et c'est comme ça
01:01:04qu'il faut faire
01:01:05mais peut-être
01:01:06parce qu'il s'est retiré
01:01:07non pas uniquement
01:01:08parce qu'il y avait aussi
01:01:08de la dignité
01:01:09parce qu'il y avait
01:01:09de la sincérité
01:01:11et puis la deuxième chose
01:01:12c'est qu'il y avait aussi
01:01:12des gens qui venaient le voir
01:01:13qui lui disaient
01:01:14moi je ne suis pas de gauche
01:01:15monsieur Jospin
01:01:15je n'ai pas voté pour vous
01:01:16je suis de droite
01:01:17mais la gauche avec vous
01:01:18c'est propre
01:01:19c'est l'intégrité
01:01:20et c'est pour ça
01:01:21que c'est à la fois
01:01:22un homme qui incarne la gauche
01:01:23et aussi un grand homme d'état
01:01:24qui disparaît
01:01:25et je suis ravi
01:01:26mais vraiment ravi
01:01:27qu'Emmanuel Macron
01:01:28ait décidé
01:01:29de lui rendre un hommage national
01:01:30parce que si quelqu'un
01:01:31le mérite
01:01:31après Michel Rocard
01:01:33après Pierre Moroy
01:01:34parce qu'il a porté
01:01:35la gauche très haut
01:01:37parce qu'il a gouverné longtemps
01:01:38parce qu'il a marqué son temps
01:01:39c'est bien luned Jospin
01:01:40on n'a jamais su
01:01:41nous en tout cas
01:01:42pour qui
01:01:43Lionel Jospin
01:01:44avait voté au second tour
01:01:45en 2002
01:01:46en 2002
01:01:47on sait qu'il a voté par procuration
01:01:48je crois qu'il avait quitté Paris
01:01:49dans les heures conçues
01:01:50est-ce que vous savez vous
01:01:50pour qui il a voté ?
01:01:51non je ne sais pas
01:01:52pour qui il a voté
01:01:53mais je me souviens d'une scène
01:01:54qui donne peut-être
01:01:55une petite indication
01:01:56qui était que nous
01:01:57nous sommes tous précipités
01:01:58le soir du 21 avril 2002
01:02:00pour dire
01:02:01il faut voter pour Jacques Chirac
01:02:03massivement
01:02:04moi j'ai perdu mon siège
01:02:06parce que j'étais
01:02:07à côté de jeunes gens
01:02:08qui se balaient dans la rue
01:02:09en disant
01:02:09F comme fasciste
01:02:11N comme nazi
01:02:12et puis moi
01:02:12mes électeurs étaient
01:02:13pour beaucoup RN
01:02:14j'avais besoin d'eux
01:02:15au deuxième tour
01:02:15ils m'ont dit
01:02:16ah non bye bye
01:02:16j'ai perdu 150 voix
01:02:18mais je l'avais fait
01:02:19parce que c'était insupportable
01:02:22insupportable
01:02:22de voir Jean-Marie Le Pen
01:02:23au deuxième tour
01:02:23lui
01:02:25il réunit l'équipe de campagne
01:02:26pour nous dire au revoir
01:02:27il nous dit
01:02:28vous vous êtes un peu précipité
01:02:30vous avez été un peu naïf
01:02:31faites de la politique
01:02:32pensez à ce qui se passera
01:02:33après
01:02:34vous pensez qu'il est
01:02:35possible que quoi ?
01:02:36qu'il n'ait pas
01:02:37glissé un bulletin Jacques Chirac
01:02:38on ne l'imagine pas
01:02:39à voter Jean-Marie Le Pen
01:02:39mais qu'il n'ait pas voté du chou
01:02:41je ne sais pas
01:02:42franchement
01:02:42le vote est toujours secret
01:02:43le sien encore plus secret
01:02:44que les autres
01:02:44parce que c'est un homme assez secret
01:02:46il le restera
01:02:47donc ce soir
01:02:48en tout cas
01:02:48il n'a pas appelé
01:02:50avec enthousiasme
01:02:51à voter Jacques Chirac
01:02:52il a estimé que nos auditions
01:02:52ont été naïfs
01:02:53d'ailleurs d'une certaine façon
01:02:54mais ça c'est une autre histoire
01:02:55sans être naïfs
01:02:56on n'a pas non plus été récompensés
01:02:57puisque Jacques Chirac a dit
01:02:58merci d'avoir voté pour moi
01:02:59et au revoir
01:03:00merci beaucoup Pierre Moscovici
01:03:01merci à vous
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