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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Salle Info, bonsoir à tous. 19h, c'est l'heure. Au sommaire ce soir, Éric Zemmour est l'invité de
00:05Face à l'Info depuis New York pour la promotion de son livre Le Suicide Français.
00:10Pour la première fois traduit en anglais et aux Etats-Unis, quel regard portent les Etats-Unis sur notre suicide
00:18français ?
00:19En quoi l'affaire Liana est-elle un symbole de ce suicide, de cette déconstruction de l'autorité, du laxisme
00:26judiciaire ?
00:27Éric Zemmour est dans Face à l'Info ce soir.
00:30A chaque jour, son rassemblement pour rendre hommage à Liana. Ce soir, c'est à Puy-Casquier, là où son
00:35corps a été retrouvé il y a une semaine.
00:38Les obsèques auront lieu vendredi. Sébastien Lecornu a annoncé un décret pour justifier les classements sans suite de plaintes pour
00:47crimes sexuels.
00:48Gérald Darmanet annonce retirer le plaidé coupable criminel de sa réforme de la justice.
00:54Mais les Français attendent plus. Pourquoi la peine de mort revient-elle dans le débat ?
00:59L'édito de Mathieu Bocoté.
01:01Un ras-le-bol des hypocrites déclare ce soir Stéphia Alexandrian qui a poussé un coup de gueule contre la
01:07justice, contre les magistrats.
01:09Cette jeune femme a été violée par son père. Le même père qui a voulu violer ensuite son petit frère.
01:15Un petit frère qui a fini par se suicider.
01:17Pourquoi la justice a-t-elle laissé mon petit frère entre les mains d'un violeur reconnu comme tel ?
01:23Ces magistrats qui passent de poste en poste et qui n'ont pas su nous protéger.
01:27J'ai été méprisé. J'ai perdu ma mère qui s'est suicidée. Mon frère qui s'est suicidé.
01:32Stéphia Alexandrian revient dans Face à l'Info ce soir avec Marc Menand.
01:36Pourquoi le parquet de Nanterre va-t-il jusqu'à demander la mise en examen et la détention provisoire de
01:44Patrick Bruel pour des accusations de viol, agression sexuelle et harcèlement concernant neuf victimes présumées ?
01:51Peut-il dormir en prison ce soir ? Éclairage, décryptage, Charlotte Tornelas.
01:56A l'occasion d'une marche des fiertés à Saint-Quentin dans l'Aisne, un spectacle de drag queen a
02:01été jugé très choquant et inadapté aux enfants.
02:05Certains dénoncent même une apologie de la pédocriminalité.
02:10Spectacle autorisé, cautionné par les autorités locales.
02:14L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:16En Irlande du Nord, une agression violente au couteau attribuée à un migrant soudanais a déclenché des émeutes anti-immigration.
02:24La famille de la victime lance un appel au calme ce soir.
02:27Ces tensions révèlent-elles une opposition croissante à l'immigration ?
02:32Annose-t-elle une montée des clivages identitaires, ethniques et ratios dans nos sociétés occidentales ?
02:37L'édito de Mathieu Bocoté.
02:39Une heure avec nos mousquetaires pour tout ce dire et sans tabou.
02:55Je suis désolée si je suis virulente aujourd'hui, mais il fallait que ça sorte.
02:59Je lis partout Edouard Durand, le Saint-Sauveur, ministre de l'Enfance, ministre de la Justice, etc.
03:04Mais respectez-moi, respectez mon petit frère Karl.
03:10Edouard Durand n'est pas responsable du suicide de mon petit frère Karl, mais il fait partie des premiers magistrats.
03:15Et peut-être celui qui est resté le plus longtemps dans l'ensemble de cette situation familiale à avoir cautionné,
03:21maintenu le lien avec un père dont il savait le premier qu'il était un pédocriminel,
03:26de plus incestueux pour m'avoir agressé sexuellement tout au long de mon enfance.
03:31Et j'ai l'impression que l'empathie, c'est un peu quand ça arrange.
03:35Il y a beaucoup de gens que je connais, Stéphie c'est génial ce que tu fais, qui me soutiennent,
03:38etc.
03:39Mais qui vont dire la même chose à Edouard Durand, juste un peu de respect par pitié, par pitié.
03:44J'ai enterré ma mère et mes deux frères aussi parce qu'un magistrat, lui précisément, n'a pas trouvé
03:50bon de les protéger.
03:52Et ça je crois qu'il ne faut pas l'oublier.
03:53Nous avons voulu vous avoir ce soir à le bol des hypocrites, avez-vous crié hier soir sur Instagram ?
03:59Bien sûr, oui.
04:01Ça fait notamment suite à la suppression par France Inter d'un commentaire sous une interview d'Edouard Durand.
04:06Et cela fait cinq ans que je me tais et je crois que maintenant c'est assez.
04:09J'ai attendu cinq ans des excuses, cinq ans du respect.
04:12Je ne supporte plus de l'entendre dire à Touva qu'il est si évident de protéger les enfants, si
04:17évident qu'il faille protéger la fratrie d'un enfant victime d'inceste.
04:20C'est exactement mon cas alors même qu'il n'y a pas fait pendant deux ans.
04:23Si Edouard Durand avait protégé mes petits frères de mon père à l'époque alors qu'il était mon juge
04:27des enfants,
04:28aujourd'hui peut-être que je ne serai pas parmi vous pour vous parler du suicide de mon petit frère
04:32et de ma mère.
04:33Alors il a été président de la Civise qui est théoriquement un organisme qui a été initié par le président
04:41Macron
04:41afin de trouver des solutions, c'était en 2021, trouver des solutions pour sortir de cette désespérance des enfants et
04:50de la barbarie qu'ils subissent.
04:52Il a dit hier sur France Inter, la parole des victimes se heurte toujours à l'institution judiciaire.
05:00Et quand on lit ce que vous rapportez dans votre livre, comment, à la limite, ils vous écoutent mais vous
05:08n'êtes qu'un bruit de fond.
05:10Est-ce que c'est ça qui vous rend insupportable la situation ?
05:14Vous précisez d'ailleurs qu'il n'y a pas que lui qui est en cause, il représente l'ensemble
05:19de l'institution.
05:20Alors la spécificité d'Edouard Durand c'est qu'il est le premier magistrat.
05:23C'est lui qui m'a placé en urgence dans un foyer.
05:25C'est lui qui dit à mon père à quel point c'était un pédocriminel, à ma mère à quel
05:29point elle était une mauvaise mère de ne pas m'avoir protégée.
05:32Pour autant jamais il a donné les moyens à cette maman de protéger mes frères et il ne les a
05:35pas protégés lui-même.
05:36Je rappelle quand même qu'il a autorisé mes petits frères, enfin mon père, à voir mes frères au parloir.
05:41Il était en détention au Beaumet pour des faits de viol incestueux du temps de l'instruction criminelle.
05:46Puis il a été condamné et là il a pu voir mes frères à sa libération puisqu'il n'a
05:49fait qu'un an.
05:50Pas beaucoup, les belles en France.
05:52Un week-end sur deux, la moitié des vacances sans surveillance.
05:55Donc ce que j'ai à dire aujourd'hui c'est qu'Edouard Durand il a failli du temps où
05:58il a été mon juge des enfants.
06:00Ils sont nombreux à avoir failli à l'époque.
06:01Dans d'autres dossiers, pas que ma vie, mais également encore aujourd'hui je le vois au sein de mon
06:06association.
06:07Là où je lui reproche plus encore c'est qu'il a eu mille fois, et ça lui a été
06:10demandé, par bien de ses proches, de s'excuser.
06:13Mille fois l'occasion, pardon, de s'excuser.
06:14Et quand on lui est place, il a préféré me mépriser.
06:17Et c'est véritablement ce que je subis depuis cinq ans.
06:19Plein de médias ne me donnent pas l'heure parce que je m'oppose à Edouard Durand.
06:23Mais pourquoi, pourquoi il y a sur vous cette interdiction de fréquentation médiatique alors qu'en réalité aujourd'hui vous
06:33avez un demi-frère qui a dix ans et qui est au contact de cet homme, rappelons-le,
06:40qui a conduit au suicide de votre frère, qui vous a plus que maltraité et qui a conduit au suicide
06:46de votre maman par culpabilité.
06:48Comment c'est possible ?
06:50Et qui est votre père ?
06:52C'est une grande question.
06:54Je pense que ce que je dis ne plaît pas parce qu'Edouard Durand, sa spécificité, c'est pas tant
06:59de discuter, mais c'est de prêcher.
07:02Quand vous l'écoutez, tout est si évident.
07:03Il dit exactement aux victimes et aux parents de victimes qui n'arrivent pas à les protéger, aux parents protecteurs,
07:08ce qu'ils veulent entendre, si je puis dire.
07:11Je suis désolée, c'est l'émotion.
07:12Et c'est facile en fait comme discours.
07:14Moi aujourd'hui, je ferai probablement l'unanimité si je disais à chacun ce qu'il veut entendre.
07:19Et dès lors que je représente une réalité qu'il n'assume pas lui-même, c'est plus facile de
07:25mettre dans un placard en espérant peut-être que je finirai par renoncer.
07:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous estimez que dans des dossiers aussi dramatiques, il y a une sorte
07:34de cloisonnement intellectuel.
07:36On vit avec des dogmes, c'est ça ?
07:38Lui, il est enfermé dans ses persuasions.
07:41Et à partir de là, il n'y a pas véritablement le désir de comprendre ?
07:45En fait, il faut que vous sachiez déjà qu'Édouard Durand, il ne représente absolument pas toute la magistrature.
07:49Fort heureusement.
07:49Beaucoup de magistrats ne pensent pas comme lui.
07:51Beaucoup de magistrats ont un problème avec ce qu'il dit.
07:53Une parenthèse d'ailleurs, c'est votre dossier et on est très heureux de vous entendre et de vous faire
08:00témoigner.
08:01On aimerait bien qu'Édouard Durand vienne aussi sur notre plateau pour pouvoir, pourquoi pas, nous entendre aussi sa version.
08:08Évidemment, on veut donner la parole à tout le monde et on partage avec vous cette souffrance terrible que vous
08:15avez déjà l'occasion de partager avec nous.
08:17Et d'ailleurs, qu'on aura l'exclusivité de voir dans un documentaire lundi.
08:20Et aujourd'hui, qui est responsable du fait que votre demi-frère puisse côtoyer cet homme qui a montré qu
08:29'il était infréquentable pour des enfants ?
08:32Alors le système tout entier, c'est le chaîne de défaillance qu'on voit également dans le cas de Liana,
08:36puisque cela a été signalé.
08:38On parle d'un homme qui a eu une condamnation, donc c'est plus encore que des plaintes et des
08:41signalements.
08:41Il a été condamné, il sort de prison, il peut voir mes frères librement, donc un enfant de 2 ans,
08:46Carl à l'époque, mon frère Tim qui est très malade, qui ne parle pas, qui ne marche pas.
08:49Ça aussi, on passe sous le tapis.
08:52Et puis derrière, un JAF qui vient valider des années après Édouard Durand, en 2013 précisément, les décisions.
08:57Donc mon placement c'est 2010, ensuite un JAF en 2013.
09:01Et puis par la suite, tout suit son cours.
09:04Moi j'ai signalé il y a quelques années déjà, après le suicide de mon frère Carl au juge des
09:08enfants, la situation de mon demi-frère.
09:09Et aujourd'hui, il le voit librement sans nulle surveillance.
09:12Quand vous entendez cette agitation médiatique, cette agitation des politiques, tout le monde semble unanime, tout le monde est catastrophé,
09:22quelle est votre réaction ?
09:23Qu'est-ce qui vous choque le plus dans ce taux hubu verbal ?
09:30Moi je me sens très seule face à tout ça.
09:32Je trouve qu'il y a beaucoup de prises de parole qui sont assez hypocrites.
09:35Je pense qu'on oublie quand on parle d'intérêt général et qu'on oublie aussi la souffrance.
09:39La souffrance de ces familles.
09:42Moi j'ai envie de pleurer quand je pensais à Liana.
09:43Si je me suis exposée il y a cinq ans, c'était pour que cela n'arrive plus jamais.
09:47Et aujourd'hui, cela arrive encore.
09:49L'année dernière c'était Yannis, cette année c'est Liana.
09:51Combien d'autres encore avant qu'on fasse le nécessaire, avant qu'on entende les victimes ?
09:55Je n'ai pas le monopole de cela.
09:57Mais je crois que ce que je dis est quand même un bel exemple de tout ce qu'on a
10:00manqué et tout ce qu'on manque encore.
10:02Ladi, en exclusivité, sur la plateforme Arte, sortira un documentaire sur votre terrible parcours.
10:09Vous avez un beau visage, vous êtes souriante, mais vous êtes ravagée.
10:14On regarde un extrait.
10:17On a fait des soirées, on a fait le Nouvel An, on a fait Yédu.
10:20On a fait le Nouvel An avec lui ?
10:21Oui, on t'a fait le Nouvel An, Yannis.
10:23Je ne me rappelle plus.
10:23Mais si, mais même toi tu l'as dit.
10:26Et c'est l'année en plus de ça où il t'a agressée.
10:30Il ne vous en a pas parlé parce qu'il vous aimait trop, tu vois ?
10:34Oui, non mais bien, il a voulu nous protéger aussi, mais...
10:36C'est un inversement des rôles, mais comme vous, vous essayez de le protéger,
10:39on essaye de lui épargner votre souffrance pour lui laisser sa place à lui, tu vois ?
11:09Il a peut-être raté l'étape.
11:12Quand il t'arrive ça, il faudrait peut-être nous en parler.
11:15C'est psychologique la première violence.
11:17T'es sidéré, tu ne bouges pas, tu n'oses pas réagir.
11:19Yannis, il le décrit très bien.
11:21Donc même en disant ça à ton enfant, ça dépendait de lui.
11:24C'est comme moi, je l'ai eu au téléphone et en fait, tu essaies de trouver des réponses
11:26à tout, tu vois, en mode à ta peur en fait, en se disant, non mais la justice,
11:29mais de toute façon, ils ne croiront pas et machin, etc.
11:32Et c'était super difficile de te dire, ça va aller.
11:34Mais tu sais, même il n'aurait pas vu cet état de récidive pour ton agresseur.
11:39De toute façon, il faut déposer plainte.
11:42Parce que tu vas peut-être sauver une vie.
11:44Tu vois ?
11:48Sauver une vie, merci beaucoup Stéphie Alexandrian.
11:52Je sais que ce documentaire est très fort.
11:56Je sais qu'il raconte votre vie et qu'il y a un très fort témoignage
12:01à diffuser, à regarder donc lundi sur la plateforme Arte.
12:06Merci infiniment pour votre présence.
12:08On marque une pause, on revient avec l'affaire Liana et l'analyse,
12:12l'édito de Mathieu Boccote.
12:16Nicolas Dupont-Aignan, ce matin, sur CNews et Europe 1,
12:19s'est montré favorable à la peine de mort,
12:22dans certains cas très particuliers,
12:24à la suite évidemment du sort atroce réservé à Liana.
12:28Il n'est pas le seul à plaider pour cela,
12:30mais le débat entourant le retour de la peine de mort
12:33semble entraver Mathieu, peut-être même interdit.
12:37Peut-être pour de bonnes raisons d'ailleurs.
12:39Comment comprendre le retour de ce débat délicat ?
12:42Alors, ce n'est pas la première fois que le débat sur le rétablissement de la peine de mort
12:47revient dans l'actualité.
12:48On pourrait dire qu'à chaque secousse de l'horreur,
12:51à chaque fois que nous sommes confrontés à l'inimaginable devenue réalité,
12:55on trouve dans la vie publique des gens pour dire
12:58« ne serait-il pas nécessaire de rétablir la peine de mort ? »
13:02On dit souvent que la peine de mort n'a pas de vertu dissuasive.
13:05Mais parce qu'on dit que certains crimes sont à ce point atroce
13:08qu'ils ne pourraient trouver punition à leur hauteur que dans la peine de mort.
13:13Ça, je pense que c'est la réaction première.
13:15Mais ce qui est intéressant, c'est de voir comment ce débat évolue
13:18dans la vie publique depuis l'abolition de la peine de mort.
13:22Alors, on le sait, je pense que l'abolition de la peine de mort en France,
13:25et en France particulièrement, pas qu'en France,
13:26mais ici particulièrement en France, est vécue comme une grande conquête républicaine.
13:32Il y a tout un récit qui entoure ça,
13:34qui appartient aux légendaires de gauche sous la Ve République.
13:37Donc, globalement, on le sait.
13:38François Mitterrand s'oppose à la peine de mort.
13:41Il sait que la majorité des Français y est favorable.
13:44Il dit néanmoins « si vous m'élisez, je l'abolirai ».
13:47Et c'est parce qu'il va contre la majorité de la population
13:50dans un grand geste, on pourrait dire, humaniste contre la démocratie,
13:54ou à tout le moins humaniste contre la souveraineté populaire,
13:56humaniste contre la majorité.
13:57Reste à voir comment présenter les choses.
13:59Dans ce grand geste, il est vu comme un geste fondateur,
14:02un geste courageux de François Mitterrand,
14:04qui s'accompagne évidemment du récit de Robert Badinter,
14:08qui est une forme de figure presque canonisée de la Ve République.
14:11D'ailleurs, il est panthéonisé, ce n'est pas un détail.
14:14Donc, on nous le présente.
14:15On en avait parlé ici, je me souviens, on avait couvert sa panthéonisation.
14:20Donc, ça correspond à toute une philosophie, en quelque sorte.
14:24L'abolition de la peine de mort,
14:25ce n'est pas que l'abolition de la peine capitale.
14:27C'est aussi, dans le récit de la gauche sous la cinquième,
14:31c'est aussi présenté comme la mise en place d'une nouvelle philosophie de la punition,
14:35une nouvelle philosophie de la justice,
14:37une philosophie non plus punitive,
14:38mais une philosophie qui cherche à réhabiliter les hommes et les femmes
14:42en disant qu'il y a toujours la possibilité pour un homme de la rédemption en ce monde.
14:46Même le pire des meurtriers pourrait trouver la rédemption en ce monde.
14:50Il ne doit pas y avoir de peine si définitive qu'un homme ne pourrait plus espérer
14:54retourner dans la cité, retrouver sa liberté.
14:58Par ailleurs, c'est une décision qui a été peu à peu sacralisée.
15:03En 2007, sous Jacques Chirac, l'interdiction de la peine de mort a été inscrite dans la Constitution.
15:09Donc, dans la Constitution, c'est cette idée qu'il faut verrouiller ce choix de société,
15:15encore une fois, contre ceux qui, sous la pression populaire ou l'humeur populaire,
15:19voudraient la rétablir.
15:22Parce qu'il y a derrière ce débat, je vous ai raconté le légendaire républicain,
15:26c'est-à-dire grande conquête républicaine constitutionnalisée,
15:29de Mitterrand à Badinter à Chirac,
15:31la France se serait délivrée à jamais de la possibilité de son retour.
15:34Mais on peut raconter cette histoire autrement,
15:36et c'est intéressant sur le plan descriptif, il ne s'agit pas d'être pour ou contre,
15:39c'est de raconter comment une portion significative des Français,
15:44une majorité même pendant longtemps,
15:45ont continué d'être favorables à la peine de mort
15:48quand leurs élites majoritairement s'y opposaient.
15:51Donc, au début des années 80.
15:53Et tout au long des années 80,
15:55on trouve entre, disons, de 54 à...
15:58jusqu'en 94, dis-je,
16:01autour de 54 à 60 % des gens,
16:0361 % qui sont favorables au rétablissement de la peine de mort.
16:07Donc, l'abolition n'est pas acceptée.
16:10Par majorité de Français qui ne sont pas tous, je l'espère,
16:13des anti-humanistes, méchants, vicieux,
16:16tous potentiels bourreaux,
16:19à cette époque-là, dans les années 80,
16:2190 même, 90,
16:2260 % des Français,
16:24jusqu'à 60 % des Français,
16:25disent que cette abolition était une erreur.
16:28Il y a un basculement à la fin des années 90.
16:31Et ça, ça vaut la peine de le dire.
16:32Le parti pro-rétablissement de la peine de mort
16:34tombe à 44 % globalement, 40 %.
16:37Donc là, il y a une majorité désormais qui disent
16:39que cette abolition était une bonne chose.
16:41On pourrait dire que c'est un progrès des mentalités, d'accord?
16:44Mais malgré ça, vous noterez qu'il y a encore 40 à 44 % environ de Français
16:49qui, malgré le fait que dans le débat public,
16:51c'est la position inimaginable, s'il en est une,
16:54de 40 à 44 % des Français continuent
16:57d'être partisans de son rétablissement.
17:01De temps en temps, vous savez,
17:01les hommes politiques ont plaidé pour le rétablissement de la peine de mort.
17:04Par exemple, Christian Strosi,
17:06en 1991, on l'oublie,
17:08qui avait proposé le rétablissement de la peine de mort,
17:11notamment dans les cas d'affaires de viol et meurtre d'enfants.
17:15Comme quoi, c'est souvent autour d'un cas semblable
17:16que cette proposition revient.
17:18Je note, soit dit en passant,
17:19qu'au milieu des années 2010,
17:21dans la suite des attentats,
17:23retour d'une majorité petite,
17:26mais significative,
17:27disons, autour de 50 à 51 %
17:29des gens qui sont favorables à son rétablissement.
17:31Donc, il y a une forme de double d'histoire qui s'écrit ici.
17:35D'un côté, ce qui est présenté comme un progrès républicain,
17:39sous le signe de l'humanisme civique,
17:41et de l'autre côté, une population
17:43qui ne se bat pas pour son retour,
17:45mais qui n'en pense pas moins,
17:47et qui a des réflexes, soit tout le moins,
17:49des chaînes de pensée,
17:50qui, lorsque les histoires d'horreur surviennent,
17:52disent, mais la peine de mort, peut-être,
17:54on n'est peut-être pas contre,
17:56et c'est ce qu'on voit aujourd'hui,
17:57comme si elle correspondait à une attente
17:58dans la psychologie populaire.
18:00Alors, pourquoi le sujet revient-il maintenant, Mathieu ?
18:03Pourquoi revient-il maintenant ?
18:04Il revient, en fait, comme il revient chaque fois,
18:06lorsque l'horreur...
18:07En fait, lorsque, vous savez,
18:08on a des attentes raisonnables
18:10dans une société sur le crime.
18:11On sait que des gens peuvent s'entretuer,
18:14on sait que des gens peuvent se voler,
18:16on sait que des gens peuvent se piller.
18:17Mais quelquefois, il y a des crimes...
18:18On sait que la bête humaine est une bête imparfaite
18:20et souvent atroce.
18:21Mais de temps en temps,
18:22il y a des crimes d'une telle nature
18:24qu'ils nous sidèrent à un point tel
18:26et nous bouleversent qu'on se dit,
18:28devant cela, nous n'avons pas la peine disponible
18:31pour marquer notre volonté de sanctionner l'horreur.
18:35Évidemment, la première figure,
18:36c'est la figure de l'enfant.
18:38C'est-à-dire, y a-t-il quelque chose de pire en ce monde
18:41que l'innocence mutilée,
18:43que l'innocence sacrifiée,
18:44que l'innocence détruite par un homme
18:47qui devient un ogre, un monstre,
18:49et qui détruit un enfant.
18:50Donc, devant cela,
18:52je pense d'ailleurs que l'appel
18:52à la sanction la plus radicale
18:55existe dans la conscience de l'homme.
18:56Mon père, je vous permets de dire ça,
18:58disait toujours,
18:59si quelqu'un s'en prend à mes enfants,
19:00peu importe ce que la justice fera,
19:02moi, je vais m'en occuper.
19:03J'entendais hier soir sur cette chaîne,
19:06Geoffroy Lejeune dire,
19:07de manière presque dans les mêmes mots.
19:09Si jamais on s'en prenait à mes filles,
19:11eh bien, il y aurait la justice,
19:13mais mon premier sentiment,
19:14il ne dit pas qu'il le ferait ensuite, évidemment,
19:16mais mon premier sentiment,
19:17ce serait de dire,
19:17j'aurais envie de m'en occuper moi-même.
19:19Et je pense que cette idée
19:20de faire justice soi-même
19:22si l'ordre civil n'est pas capable
19:24de faire justice,
19:25ça, je pense que ça habite
19:26la conscience des hommes.
19:27Ensuite, devant le terrorisme.
19:29Le terrorisme, qu'est-ce que c'est?
19:30C'est la volonté de massacrer les hommes
19:31sur le mode d'une déclaration de guerre.
19:33Mais en cas de guerre,
19:34eh bien, quelquefois,
19:35la sanction, la peine de mort
19:36a existé historiquement
19:38devant le terrorisme,
19:39la vague de terrorisme.
19:40Certains ont dit,
19:40vous voulez tuer par dizaines,
19:41par centaines,
19:42par milliers en notre pays,
19:43mais si on vous attrape,
19:44désolé, on ne vous câlinera pas
19:45et la perpétuité réelle
19:47ne suffirait pas
19:47parce qu'encore une fois,
19:48elle ne serait pas
19:49à la hauteur de votre crime.
19:51Et moi, je rappelle toujours
19:51un événement par ailleurs
19:52à ceux qui sont absolument
19:53hostiles à la peine de mort,
19:55ce que je peux comprendre,
19:56mais évidemment,
19:56c'est presque tous notre cas
19:57d'une certaine manière.
19:58Je me demande de moi
19:59ce qu'ils pensent
20:01du jugement de Nuremberg.
20:03Le jugement de Nuremberg,
20:06et qu'est-ce qu'on fait
20:07avec la bonne partie d'entre eux?
20:08On les exécute.
20:10Est-ce que nous sommes devant
20:11des gens qui regrettent aujourd'hui
20:13qu'on ait exécuté
20:14les chefs nazis à Nuremberg?
20:16Et si Hitler ne s'était pas suicidé
20:18et on l'avait attrapé,
20:19est-ce qu'il aurait été illégitime
20:21de le pendre?
20:22Alors, encore une fois,
20:23je le dis,
20:23est-ce qu'on a des gens
20:24qui aujourd'hui disent
20:25à Nuremberg,
20:25nous n'aurions pas dû exécuter
20:27les chefs nazis?
20:28Était-ce une faute morale?
20:30Je donne cet exemple-là
20:31simplement à la manière
20:32d'un angle mort pour dire
20:33que dans ce débat,
20:33tout n'a pas été dit
20:35lorsqu'on se contente
20:35de célébrer l'abolition.
20:37À certains moments donnés,
20:38même les plus fervents abolitionnistes
20:40ont probablement
20:41une forme de remords.
20:43En fait, se disent,
20:45peut-être dans certains cas,
20:46certaines exceptions.
20:48Regardez sur mon compte Twitter,
20:50je poste tout de suite
20:51Alain Delon
20:52qui, en octobre 1988,
20:56était pour la peine de mort
20:58dans ces mêmes circonstances.
20:59Pour montrer à quel point
21:00les choses ne semblent pas changer.
21:02De mémoire, Sardou a écrit
21:03« Je suis pour »,
21:04a chanté « Je suis pour »,
21:05si je ne me trompe pas.
21:06Pas fâchiste non plus.
21:07Oui, alors,
21:08est-ce que ce débat
21:10risque de s'inscrire
21:10vraiment dans la vie politique?
21:13Alors, Nicolas Dupont-Aignan
21:14plaide pour un référendum.
21:16Alors, autrement dit,
21:16il veut ouvrir le débat.
21:17Vous savez,
21:18un référendum,
21:18il est fait pour ne pas
21:19être tenu en ce pays.
21:20Justement, je dis
21:21que depuis 1988.
21:22Mais, ce qui est intéressant,
21:24je ne pense pas
21:25que la donne va changer.
21:27Il y a des philosophes
21:28intéressants.
21:28Jean-Louis Arouel,
21:29par exemple,
21:29qui avait écrit un plaidoyer
21:30pour la peine de mort.
21:31Donc, il voulait la rétablir.
21:32Donc, il ne s'agit pas
21:33d'être pour ou contre.
21:34Ici, il s'agit de comprendre
21:35ce qui se joue à travers cela.
21:37Moi, j'ai plutôt l'impression
21:37que lorsque la population
21:38est pour la peine de mort
21:39publiquement,
21:40lorsqu'elle l'exprime,
21:41c'est qu'il y a une forme
21:41de trop-plein dans l'horreur.
21:43Une volonté de dire,
21:44vous savez, quelquefois,
21:45on est tellement en colère
21:46qu'on dit un propos
21:47que certains jugeront excessif.
21:49Certains diront
21:49« Ça va trop loin ».
21:50On est conscient
21:51d'aller trop loin,
21:51mais on doit se soulager
21:52de notre sentiment
21:54d'effroi,
21:55de sentiment de colère
21:56en ayant une parole très dure
21:57pour envoyer le signal
21:58qu'on en a marre.
21:59Je crois que dans le débat public,
22:01je ne parle pas
22:01des individus un par un,
22:03les moments de montée
22:06d'appui à la peine de mort
22:07répondent à cette idée
22:08que là, il y en a marre.
22:09Le système qui est généralement
22:10le nôtre ne fonctionne plus.
22:12Il faudrait un grand,
22:13grand geste
22:14qui changerait la philosophie pénale,
22:16la philosophie de la justice
22:18de ce point de vue.
22:19Si la peine de mort
22:20était rétablie demain,
22:21je ne crois pas
22:21que ce serait le quoi,
22:22soyons honnêtes,
22:23ce serait pas seulement
22:24une décision politique,
22:24mais presque métaphysique.
22:26Elle repose sur une autre
22:27conception de l'être humain,
22:28une autre conception de la faute,
22:30une autre conception
22:30de la rédemption possible.
22:32De ce point de vue,
22:32je ne crois pas
22:33que ça va arriver,
22:33mais le fait que cela revienne
22:35témoigne d'une insatisfaction profonde
22:37dans le cœur et l'âme
22:38de tant de gens
22:38qui disent que le système de justice
22:40n'est pas la hauteur
22:40de l'horreur que nous connaissons.
22:42On entend ce que ça témoigne
22:43et effectivement,
22:44on respecte la loi,
22:45la loi qui a évidemment
22:47supprimé la peine de mort.
22:48On entend effectivement
22:49tout ce que ça dit
22:50et ce débat qui revient régulièrement.
22:52Merci mon cher Mathieu,
22:54on parlera de Belfast.
22:55Ah oui.
22:55Que terrible ce qui se passe là-bas.
22:57Gabriel Cluzel,
22:58avant de parler avec vous,
23:00Charlotte Dornelas,
23:01de Patrick Burrell,
23:01qui risque peut-être
23:02de dormir en prison ce soir,
23:04on attend votre analyse
23:05et votre décryptage
23:06avec impatience.
23:07L'indignation,
23:08Gabriel Cluzel,
23:09ne fibrille pas
23:09à Saint-Quentin dans l'Aisne.
23:11La raison,
23:12la tenue,
23:13samedi,
23:14tout près de la basilique,
23:15d'un spectacle de drag queen
23:17avec des mots
23:18et des gestes obscènes.
23:20Pourquoi cette scène
23:21a-t-elle particulièrement choqué ?
23:24Alors,
23:26les mots prononcés
23:27par la drag queen
23:28avec des gestes suggestifs
23:29à l'appui,
23:30je les donne,
23:31c'est
23:31j'aime en secret
23:32tripoter mon fils.
23:33Voilà ce qui a été dit.
23:35Donc,
23:35sur la voie publique,
23:36devant des enfants,
23:38dans le contexte
23:40pédocriminel.
23:40On la va tenir,
23:41une image de Zemmour,
23:42son fils,
23:43c'est pas Zemmour.
23:45les images remontent,
23:46mais...
23:46Parce qu'il y a aussi
23:48un volet politique.
23:48Parce qu'il y a beaucoup
23:48d'autres images
23:49et beaucoup de vidéos.
23:49Je vais en parler,
23:50mais le spectacle
23:50était extrêmement politique.
23:52l'image ne correspond pas
23:52à ce contexte.
23:53Non, non, non.
23:54Donc,
23:55on connaît le contexte,
23:56le périscolaire.
23:58Bien sûr,
23:59avant tout,
23:59il y en a.
24:00Je rappelle que
24:01la veille de ce spectacle,
24:02on venait d'identifier
24:04son corps.
24:0570 000 plaintes,
24:07parce que finalement,
24:07on les découvre,
24:08ces 70 000 plaintes,
24:09on nous en parle là.
24:10Donc,
24:11ce contexte
24:12tragique,
24:13évidemment,
24:14nous fait dire
24:16que ces mots
24:16étaient spécialement
24:18choquants.
24:18Alors,
24:19le député
24:19Idé Liberté
24:20du groupe RN
24:21Eddy Casterman,
24:22député de l'Aisne
24:23à proximité,
24:24a d'ores et déjà
24:25annoncé
24:25qu'il saisissait
24:27immédiatement
24:28le procureur
24:29de la République
24:29au titre
24:30de l'article 40
24:31pour apologie
24:32de la pédophilie
24:33et corruption
24:33de mineurs.
24:35Alors,
24:36ce spectacle
24:37se voulait,
24:37nous dit-on,
24:39humoristique
24:39et du second degré,
24:41mais est-ce que
24:41ces choses sont drôles,
24:43même au deuxième,
24:44troisième,
24:44quatrième,
24:45sixième degré ?
24:46Quant aux enfants,
24:47ils ne comprennent
24:48évidemment
24:48le sens littéral
24:49des mots,
24:50le premier degré.
24:51Alors,
24:52il faut savoir
24:52que le spectacle
24:52était donc organisé
24:53par une association
24:54qui s'appelle
24:54Fier et Queer,
24:55nous y reviendrons,
24:57qui était donc
24:57très politique
24:58puisqu'on y voyait
25:00aussi arracher
25:01des affiches
25:02ou des bulletins de vote
25:03d'Éric Zemmour
25:03et de Marine Le Pen.
25:05Et ces paroles,
25:06alors parce que
25:07j'ai recherché,
25:08ces paroles viennent
25:09d'une chanson,
25:09ces paroles horribles
25:12du groupe
25:13Sexy Sushi
25:14qui date de 2013
25:16et qui s'appelle
25:16J'aime mon pays.
25:17Et tout l'objet
25:19de cette chanson
25:19est de prêter
25:20ses propos
25:21à un bon père
25:22de famille,
25:22catholique,
25:23conservateur
25:24et patriote
25:24qui en secret
25:25serait pédocriminel
25:27avec ses enfants.
25:29Donc,
25:29on fait d'une pierre
25:30deux coups,
25:30c'est très malin
25:31si j'ose dire,
25:33tenir des propos
25:34atroces
25:34devant des familles
25:35et accuser
25:36des catholiques
25:37conservateurs
25:38de les avoir tenus.
25:39Donc,
25:40c'était évidemment
25:40de la provocation
25:42et c'est d'autant plus
25:43de la provocation
25:44que le spectacle
25:45se tenait
25:45le long de la nef
25:47à l'extérieur
25:47de tout près
25:48de la basilique
25:50gothique
25:51de Saint-Quentin.
25:53Il y avait des catholiques
25:54qui priaient à l'intérieur
25:55et qui ont témoigné
25:56avoir entendu
25:56tout cela
25:57depuis l'intérieur
25:58de l'église.
25:59N'est-il pas étonnant
26:00d'ailleurs
26:00que cette marche
26:01des fiertés
26:02se soit tenue
26:02si près
26:03de la basilique ?
26:04Certains s'interrogent.
26:05n'y avait-il pas
26:05peut-être
26:06d'autres endroits ?
26:07Oui,
26:07on peut se demander
26:07comment la maire LR,
26:09proche de Xavier Bertrand,
26:10Frédéric Macarez,
26:11a pu autoriser
26:12la marche des fiertés
26:13à se tenir
26:14au pied de la basilique.
26:15Il y avait eu
26:15une pétition
26:17préalablement
26:19demandant
26:19à déplacer
26:20cette manifestation.
26:22Cette pétition disait
26:23c'est le square
26:24de la basilique,
26:25ça va être transformé
26:26en village associatif LGBT
26:28avec présence
26:29de différents stands.
26:30Il est également
26:31indiqué sur le flyer
26:32qu'il y aura
26:33des drag queens
26:33avec un spectacle.
26:36Ça sera à la vue de tous
26:37sur la voie publique.
26:39Du coup,
26:40ils s'en étaient inquiétés
26:41de ce fait.
26:42Ils avaient donc demandé
26:43à la mairie
26:43non pas d'annuler
26:44l'événement
26:44mais de le déplacer
26:45en disant
26:46il y a d'autres endroits
26:47à Saint-Quentin
26:48que cette place
26:49de la basilique.
26:51Ils disaient
26:52on peut concilier
26:53le respect
26:53de la liberté
26:54de manifestation
26:55avec celui
26:55de la liberté de culte.
26:56Il y a aussi
26:56Claire Géronimi
26:57qui est représentante
26:58UDR là-bas
27:01qui s'est également
27:02manifestée.
27:02Et la mairie
27:03s'était contentée
27:04de répondre
27:04qu'elle ne pouvait
27:05pas le faire
27:05qu'elle ne pouvait
27:06pas le restreindre
27:07ou qu'elle ne pouvait
27:08le faire
27:08qu'en cas de menace
27:09grave à l'ordre public.
27:11Ce qui est fou
27:11c'est qu'on a appris
27:12parce que l'association
27:13a remercié
27:13que la mairie
27:14a même prêté
27:15du matériel.
27:15Je ne sais pas
27:16si c'est du matériel sonore
27:17c'est vrai
27:17qu'il aurait été dommage
27:18que tous les enfants
27:19de la ville
27:21échappent à cette phrase
27:22et à ce spectacle.
27:26La réponse aussi
27:27de l'association
27:27est assez surréaliste.
27:29Ils ont répondu
27:30à cette pétition
27:31ils ont bien sûr
27:32accusé les signataires
27:33d'être extrémistes
27:35et intégristes
27:36vous voyez
27:37vous voulez échapper
27:38à ce genre de spectacle
27:39vous êtes nécessairement
27:40intégristes
27:40et d'extrême droite
27:42et ils ont expliqué
27:44que dans la chapelle Sixtine
27:45il y avait bien
27:46des fesses
27:46et des organes génitaux
27:48à l'air
27:48pourquoi ça vous dérange ?
27:49Marquez ça prouve
27:50au moins que c'était assumé
27:51ils comptaient bien
27:52monter des fesses
27:52et des organes génitaux
27:54à l'air
27:54pendant le spectacle
27:55alors je ne sais pas
27:56si j'ai le droit
27:57de dire que
27:58la drag queen
27:59ne ressemblait pas
28:00à la madone de Bruges
28:01de Michel-Ange
28:02comme je ne sais pas
28:02je ne vais pas le dire
28:03voilà
28:04on a regardé
28:06sur les réseaux sociaux
28:07elle ne ressemble pas du tout
28:08non mais j'aime tripoter mon fils
28:10voilà
28:10rappelons ça
28:11c'est ce qu'ils disent
28:12devant des enfants
28:13et avec des gestes
28:14à l'appui
28:15la vidéo est proprement
28:18insoutenable
28:18c'est pour ça du reste
28:20qu'on ne la montre pas
28:21alors moi je me suis toujours étonnée
28:23d'ailleurs qu'aucune association
28:24féministe
28:25n'ait jamais protesté
28:26vous savez
28:26les associations antiracistes
28:28accusent ceux qui font
28:29des blackface
28:30de racisme
28:31mais surjouer
28:32des stéréotypes sexistes
28:33féminins
28:34jusqu'à la caricature
28:35ce n'est pas du woman face
28:36apparemment
28:36et pourtant moi je trouve
28:38qu'on pourrait le qualifier
28:39de telle façon
28:40cette association militante
28:42est pourtant connue
28:43Gabrielle Cluzel
28:44agréée par l'Etat
28:46elle intervient à l'école
28:47ou pas ?
28:48oui elle intervient à l'école
28:49je répète la phrase
28:50j'aime en secret
28:51tripoter mon fils
28:52avec chorégraphie associée
28:54donc elle intervient
28:55dans l'école
28:55depuis longtemps
28:56avec bénédiction du rectorat
28:58enfin en tout cas
28:58depuis 2022
28:59et nous autres
29:00donc je vous le rappelle
29:01parents sommes sommés
29:02de faire
29:02confiance au rectorat
29:04et à l'éducation nationale
29:05donc il y a deux ans
29:06en mars 2024
29:07l'association
29:09parents vigilants
29:09avait tenté
29:10d'interpeller
29:11le rectorat
29:12une association
29:14LGBT
29:15c'était même associé
29:16à eux
29:17Séverine Dumini
29:18qui est la présidente
29:20de parents vigilants
29:20m'a montré le communiqué
29:21je lui ai demandé
29:22l'association
29:23qui s'appelle
29:24le centre LGBT
29:25de l'aide
29:26même si elle aussi
29:27elle trouvait
29:27que c'était fort de café
29:28et bien le rectorat
29:30s'en est moqué
29:30comme d'une guigne
29:31puisque quelques mois
29:32plus tard
29:32ils ont eu l'agrément
29:33en automne 2024
29:35pour intervenir
29:36dans les collèges
29:36et lycées
29:37ils disent qu'ils n'interviennent
29:38pas encore
29:39à l'école primaire
29:40c'est le mot
29:40pas encore
29:41je rappelle que le collège
29:42la 6ème
29:43c'est quand même
29:4311 ans
29:45alors
29:45et puis on peut continuer
29:46à tirer le fil
29:47c'est intéressant de voir
29:48pour leurs actions
29:49et notamment
29:49je cite ce que j'ai trouvé
29:50sur leur site
29:5110 ateliers gratuits
29:52de sensibilisation
29:53Evars
29:54vous vous souvenez
29:54du fameux Evars
29:56éducation à la vie affective
29:58et sexuelle
29:59l'association fait état
30:00sur son site
30:01du soutien
30:02de la CPAM
30:03de l'Aisne
30:03vous voyez
30:04c'est vrai que ça mérite
30:05d'être soutenu
30:06par la caisse primaire
30:07d'assurance maladie
30:08donc dans le cadre
30:09des programmes Evars
30:11donc Eddie Casterman
30:12le fameux député
30:13dont je vous parlais
30:14tout à l'heure
30:14a dit lui aussi
30:15écrire au ministre
30:17de l'éducation nationale
30:18pour que l'agrément
30:19soit retiré
30:20alors on va nous expliquer
30:22ensuite que le
30:24comment dire
30:25le programme Evars
30:26dispensé à l'insu
30:28des parents
30:28par des intervenants
30:29qu'ils ne connaissent pas
30:30à des horaires
30:32qu'ils ignorent
30:32pour qu'ils ne puissent pas
30:33garder leurs enfants
30:35à la maison
30:35est inoffensif
30:36et qu'il faut être
30:37bien coincé
30:38bien plein de préjugés
30:40pour s'en méfier
30:41on se demande ensuite
30:42pourquoi les gens
30:43filent dans le privé
30:44je veux simplement dire
30:44qu'aujourd'hui
30:45même le privé sous contrat
30:46se voit imposer
30:47les programmes Evars
30:49et je crois que
30:49le privé hors contrat
30:51qui échappe encore
30:52est mis sous pression
30:54parce qu'il faut
30:55absolument empêcher
30:56les parents
30:57de tenir leurs enfants
30:58à l'écart
30:59de ce genre d'association
31:00alors cette association
31:01elle a bénéficié
31:02de toutes sortes
31:02de fonds publics
31:04par exemple
31:04un fonds européen
31:05franco-allemand
31:06je ne sais pas pourquoi
31:07bon
31:08alors on se dit
31:09mais dans tous les domaines
31:11comme dans celui-ci
31:12est-ce que c'est une question
31:12d'idéologie
31:13d'impérissie
31:14de l'État
31:15est-ce qu'il y a la peur
31:17toujours d'être taxé
31:19peut-être de transphobie
31:20je n'en sais rien
31:21il faut savoir que sur le site
31:23jeveuxaider.gouv.fr
31:24qui répertorie
31:25les offres
31:26de services civiques
31:27et bien
31:28il y a des offres
31:29de services civiques
31:30donc pour l'association
31:32Fier et Queer
31:33des missions de bénévolat
31:34par exemple
31:34vous pourriez
31:35si vous avez des tiens mineurs
31:36de plus de 16 ans
31:37c'est ouvert aux bénévoles
31:38mineurs des 16 ans
31:39aider à la préparation
31:41de cette fameuse
31:43marche des fiertés
31:44où ont été tenus
31:45les propos
31:46que je ne vais pas répéter
31:47parce qu'ils sont
31:48proprement choquants
31:50alors on attend
31:51désormais la réponse
31:52du procureur
31:53et puis du ministre
31:53de l'éducation
31:54Edouard Jeffress
31:55c'est intéressant
31:56Merci Gabriel Cluzel
31:58avant de donner la parole
31:59à Charlotte Dornelas
31:59sur Patrick Bruel
32:01peut-être les dernières informations
32:02à propos de Eliana
32:04les obsèques se dérouleront
32:07vendredi
32:07dans la plus stricte intimité
32:08on a appris que le frère
32:10de Jérôme Barrella
32:11a été mis en examen
32:12pour viol
32:13sur deux ex-compagnes
32:15il a été remis en liberté
32:16contre l'avis du parquet
32:18Sébastien Lecornu
32:19a annoncé un projet
32:20décret pour motiver
32:21les classements sans suite
32:23de plaintes
32:23pour les crimes sexuels
32:25on a eu un sondage
32:26aussi aujourd'hui
32:27qui déclare que 75%
32:28des français approuvent
32:29la création d'une cour
32:31disciplinaire
32:31de la magistrature
32:32on a appris aussi
32:34aujourd'hui
32:34que le père
32:35de Jérôme Barrella
32:35a été visé
32:37par une plainte
32:38d'une de ses petites filles
32:39pour viol
32:40avant d'obtenir
32:42un non-lieu
32:43et puis on a appris
32:44aujourd'hui
32:44que Gérald Darmanin
32:45annonce retirer
32:46le plaidé coupable
32:47criminel
32:48de sa réforme
32:49de la justice
32:49une phrase a beaucoup
32:50fait parler
32:50celle d'Emmanuel Macron
32:52qui a déclaré
32:53ce matin
32:54qu'il ne faut pas
32:55agir dans la précipitation
32:57qu'on ne répond pas
32:57à un drame
32:59par décrit
32:59pas de précipitation
33:00pas de démagogie
33:01écoutez-le
33:02on n'a pas suffisamment fait
33:03pour les enfants
33:04aura-t-il déclaré
33:05on n'a pas été
33:07assez vite et fort
33:08sur l'éloignement
33:09des agresseurs
33:10et regresseurs
33:11présents
33:12changement
33:13qui a eu davantage
33:14lieu
33:14dans les violences
33:18sexuelles
33:20mais on a beaucoup
33:21moins fait
33:21pour les enfants
33:24Charlotte Dornela
33:26c'est en ce moment même
33:26Patrick Bruel
33:27est entendu
33:28par quatre juges
33:29on a appris
33:30ce matin
33:31la réquisition
33:31du parquet de Nanterre
33:33qui réclame
33:33le placement
33:34en détention
33:35provisoire
33:36du chanteur
33:37faut-il s'attendre
33:38à le voir
33:39dormir en prison
33:39dès ce soir ?
33:41C'est une possibilité
33:42c'est difficile
33:44de
33:44comment dire
33:46de jauger
33:46par rapport
33:47à des exemples
33:48qui existent déjà
33:48notamment de personnalités
33:49on a vu par exemple
33:51le PPDA
33:51ou Gérard Miller
33:53accusé de faits similaires
33:55alors après attention
33:56parce que dans le détail
33:57pour le placement
33:58en détention provisoire
33:59il y a beaucoup de choses
34:00qui peuvent compter
34:00notamment la manière
34:01dont il s'est adressé
34:03aux plaignantes
34:04ce qu'elle raconte
34:04est-ce qu'il leur a dit
34:05de se taire
34:06est-ce qu'il a fait pression
34:06à ce moment-là
34:07tout ça peut rentrer en compte
34:08donc les comparaisons
34:09sont toujours un peu compliquées
34:11mais on se souvient
34:11de l'AL
34:12qui lui avait été placé
34:13en détention provisoire
34:14lui aussi
34:15accusé de viol
34:17donc c'est une possibilité
34:18mais qui n'est pas
34:19non plus systématique
34:20même pour les cas
34:21de personnalité
34:22mais c'est ce qui a été réclamé
34:23vous l'avez dit
34:25à l'issue des 48 heures
34:27de garde à vue
34:27de Patrick Bruel
34:28alors pourquoi 48 heures
34:30de garde à vue
34:30c'est pas étonnant
34:31il y a de nombreux dossiers
34:32qui sont examinés
34:33de nombreuses affaires différentes
34:35donc forcément
34:35il faut l'entendre
34:36sur chaque affaire
34:37en fonction de ce qu'ont dit
34:38les plaignantes
34:39et le procureur
34:40de Nanterre
34:41à l'issue de cette garde à vue
34:42a requis donc l'ouverture
34:44d'une information judiciaire
34:45sa mise en examen
34:46je cite pour des faits de viol
34:47tentatives de viol
34:48agression sexuelle
34:49et harcèlement sexuel
34:50ce sont à chaque fois
34:51des affaires différentes
34:52il y en a très dans l'occurrence
34:54qui concernent
34:559 victimes présumées
34:56qui ont été commises
34:57entre 2010 et 2019
34:59et le procureur
35:01le procureur pardon
35:02a également requis
35:03donc son placement
35:04en détention provisoire
35:05et le tout
35:06a précisé le parquet de Nanterre
35:07a été examiné
35:08à la lumière des faits
35:09éventuellement prescrits
35:10qui concernent
35:1113 autres faits
35:12également de viol
35:13tentatives de viol
35:14agression et harcèlement
35:15qui ont été joints
35:16à la procédure
35:17pour que les juges d'instruction
35:18puissent examiner la pertinence
35:20de la prescription
35:21d'une part
35:22et surtout
35:23comprendre l'ensemble
35:24des faits
35:24qui sont reprochés
35:25à Patrick Bruel
35:26vous savez qu'on entend
35:26même quand il y a prescription
35:27notamment pour caractériser
35:29par exemple
35:30un crime sériel
35:31donc c'est la raison
35:32pour laquelle
35:32c'est joint
35:33lui conteste
35:34et il a répété
35:35en garde à vue
35:36l'intégralité des faits
35:37et il réfute
35:38toute infraction
35:39pénale
35:40dans ses agissements
35:41il a donc été déféré
35:43et vous l'avez dit
35:44il est entendu actuellement
35:44par 4 juges d'instruction
35:46l'audition va à nouveau
35:47prendre plusieurs heures
35:48on ne saura pas
35:49avant la nuit
35:50ce qu'il se passe
35:51puis il y aura
35:51un débat contradictoire
35:52entre le juge
35:53de la liberté
35:54et de la détention
35:55le procureur
35:56et ses avocats
35:58avant que le JLD
35:59ne décide seul
36:00de son placement
36:01ou non en détention
36:02c'est toujours comme ça
36:02que ça existe
36:04à noter
36:04il y a une particularité
36:05qui n'est pas exceptionnelle
36:07mais qui est dans ce cas là
36:08c'est que le parquet
36:09a fait une saisine directe
36:10du juge des libertés
36:11de la détention
36:12ça veut dire quoi ?
36:13ça veut dire que
36:13quand les juges d'instruction
36:14examinent le dossier
36:15ils peuvent décider eux-mêmes
36:17du placement
36:18en contrôle judiciaire
36:19quand le parquet
36:20réclame la saisine directe
36:21du JLD
36:22ça veut dire que
36:22le débat aura lieu
36:23sur la détention provisoire
36:25entre le procureur
36:26le juge
36:26et ses avocats
36:28à l'issue de quoi
36:29on saura
36:30s'il est effectivement
36:31placé en détention provisoire
36:32mais quoi qu'il arrive
36:33cette décision
36:34devrait être motivée
36:35ce qui est normal
36:36puisque en l'occurrence
36:37une détention provisoire
36:38on incarcère une personne
36:39qui n'est pas encore
36:40jugée
36:40donc la décision
36:42doit être motivée
36:43en effet par le juge
36:43des libertés
36:44et il faut qu'il y ait
36:45soit un risque de trouble
36:46à l'ordre public
36:47c'est pour les seuls crimes
36:48que ce risque de trouble
36:49à l'ordre public
36:50peut être évoqué
36:51le risque de subornation
36:52de témoins
36:53le risque de fuite
36:54le risque de dissimulation
36:55de preuves
36:55ou le risque de réitération
36:57des faits
36:57on peut placer en détention
36:58provisoire
36:59pour empêcher cette réitération
37:00et Bruel peut demander
37:02un délai pour préparer
37:03sa défense
37:03auquel cas la détention
37:04est de 4 jours
37:06maximum avant un débat
37:07et si la détention
37:08provisoire est décidée
37:09il peut faire appel
37:11dans les 10 jours
37:13Certains font remarquer
37:14que le fait
37:15que ce soit Patrick Bruel
37:16joue peut-être
37:17dans cette détermination
37:18et beaucoup compare
37:20cette affaire
37:20à celle du périscolaire
37:22où la détention
37:22provisoire est rare
37:23est-ce que c'est légitime
37:24Charlotte ?
37:25Alors sur la première partie
37:26de la phrase
37:27très honnêtement
37:28le fait que ce soit
37:29Patrick Bruel
37:29si on est vraiment honnête
37:31fausse à peu près
37:32toutes les réactions
37:32ça fausse les réactions
37:34évidemment des plaignantes
37:35on en a entendu beaucoup
37:36dire
37:36j'ai hésité à porter plainte
37:38que vaut ma parole
37:39contre celle de Patrick Bruel
37:40et d'ailleurs
37:40il y a eu des classements
37:42sans suite
37:42dont a bénéficié
37:43entre guillemets
37:44Patrick Bruel
37:45précédemment
37:45donc ça existe aussi
37:46dans le cas de Patrick Bruel
37:48sa notoriété
37:49et sa médiatisation
37:50accentuent évidemment
37:51le risque de trouble
37:52à l'ordre public
37:53qui pourrait être invoqué
37:54pour son placement
37:54en détention
37:55ça c'est vrai aussi
37:56et peut-être
37:57que cela alimente
37:58des envies de vengeance
37:59c'est certain
38:00peut-être
38:01j'en sais rien
38:01j'ai pas la réponse
38:02mais à l'inverse
38:03que ceux qui s'en offusquent
38:05assez naturellement
38:06imaginent à leur tour
38:07le même dossier
38:08sans le nom Bruel
38:10et que réclamerait-il
38:11exactement
38:11à l'heure où on se parle
38:13on oublie le nom Bruel
38:14et on rappelle les faits
38:16là en l'occurrence
38:16neuf victimes présumées
38:18et des accusations
38:18de viol
38:19de tentatives de viol
38:19d'agression sexuelle
38:20et harcèlement scolaire
38:21en particulier dans le contexte
38:23et ce qui est certain
38:24c'est qu'il existe
38:25un contexte général
38:26de raidissement
38:27sur les violences sexuelles
38:28et une actualité
38:30particulièrement lourde
38:31dans ce domaine
38:32mais pour l'instant
38:32nous commentons
38:33des réquisitions
38:35qui n'engagent pas
38:36nécessairement
38:36le juge
38:37des libertés
38:38de la détention
38:38pour ce qui est
38:39de la question
38:40que vous posez
38:41sur la comparaison
38:41avec le périscolaire
38:42en effet
38:42que certains ont fait
38:43elle est naturelle
38:44dans l'actualité
38:45mais forcément
38:46plus délicate
38:46dans le détail
38:47c'est pas évident
38:48de manier des comparaisons
38:49je vous le disais
38:49tout à l'heure
38:50même entre des faits similaires
38:51alors entre des faits
38:52qui ne le sont pas
38:52c'est compliqué
38:53parce qu'il y a
38:54de très nombreuses enquêtes
38:55en cours
38:56la procureure de Paris
38:57nous l'avait dit
38:58et détaillée
38:59mais dont nous ignorons
39:00largement le détail
39:02et nous avons tendance
39:03sur la question
39:04du périscolaire
39:05en particulier
39:05à réagir sur l'ensemble
39:07d'un dossier
39:08qui est absolument ignoble
39:09mais qui ne nous dit pas
39:10la situation
39:11de chaque animateur
39:11en particulier
39:12qui se retrouve évidemment
39:14devant la justice
39:15des enquêtes sont en cours
39:17il y a déjà eu
39:18des procès
39:18des gardes à vue
39:19qu'en est-il
39:20des détentions provisoires
39:21ou des détentions tout court
39:22il y a eu des procès
39:24mais pas encore
39:24de condamnations
39:25nous n'avons que
39:26les réquisitions
39:26alors on parle
39:27on attend en effet
39:28les jugements
39:28il y a le premier cas
39:30trois ans de prison
39:31dont infirmes
39:32ont été requis
39:35pour l'agression
39:36retenue sur trois enfants
39:37et le harcèlement
39:38sur deux adultes
39:39la décision est attendue
39:39le 7 juillet
39:40un deuxième cas
39:4118 mois de prison
39:42avec sursis
39:43ont été requis
39:43pour des agressions sexuelles
39:45sur neuf fillettes
39:46la décision est attendue
39:47le 16 juin
39:48mais il n'y a pas encore
39:49eu de jugement
39:50pour viol
39:50or en l'occurrence
39:51la comparaison
39:52pourrait être faite
39:52sur ce terrain en particulier
39:54mais il y a de l'existence
39:55de telles accusations
39:56évidemment
39:56notamment parmi les 16 personnes
39:58qui avaient été placées
40:00en garde à vue
40:00souvenez-vous
40:01en mai dernier
40:01et parmi elles
40:02deux animateurs
40:03ont été mis en examen
40:04notamment pour viol
40:05ou agression sexuelle
40:06et eux ont été placés
40:07en détention provisoire
40:08à ce moment-là
40:10et pour les autres
40:11le parquet a précisé
40:12que les éléments
40:12ne permettaient pas
40:13de retenir
40:14les charges suffisantes
40:15pour caractériser
40:16l'infraction pénale
40:17la raison pour laquelle
40:18la garde à vue
40:18a été levée
40:19et trois autres procès
40:21concernant l'affaire
40:22du périscolaire
40:23à Paris
40:23auront lieu en juin
40:25ce mois-ci
40:26en août et en septembre
40:27donc les procès
40:27vont évidemment
40:28s'étaler dans le temps
40:29puisque les enquêtes
40:30sont en cours
40:32Merci beaucoup
40:33Charlotte Dornela
40:35c'est Eric Zemmour
40:36et notre invité
40:36ce soir
40:37Eric Zemmour
40:38vous nous rejoignez
40:39en duplex
40:40depuis New York
40:41bonsoir
40:41on a tous eu
40:42les images
40:43devant la Heritage Foundation
40:46qu'on va voir
40:46d'ailleurs
40:47pendant qu'on parle
40:48à l'instant
40:49ce grand think tank
40:50conservateur
40:51américain
40:52vous enchaînez
40:53sur place
40:54les rencontres
40:55les conférences
40:56la sortie de votre livre
40:57en anglais
40:58alors avant de parler
41:00de Rihanna
41:01de Lihanna
41:01parlons d'abord
41:03de votre présence
41:04sur place
41:04aux Etats-Unis
41:05Eric Zemmour
41:07racontez-nous
41:07qu'est-ce que vous êtes
41:08allé faire
41:08concrètement
41:09sur place
41:10cette semaine
41:10et qu'est-ce qui vous a
41:11le plus frappé
41:14Bonsoir Christine
41:14je sais que vous êtes
41:16vous en fin de journée
41:17moi je suis
41:19à peu près vers 14h
41:20ici à New York
41:21il fait très beau
41:22j'étais à Washington
41:24il y a deux jours
41:25et là je suis à New York
41:27tout simplement
41:28ce que j'y fais
41:28c'est que
41:29mon livre
41:30comme vous l'avez dit
41:31a été édité
41:32le suicide français
41:33a été édité
41:34en langue américaine
41:36et les américains
41:37m'ont demandé
41:38de venir faire
41:39la promotion du livre
41:40donc je rencontre
41:41évidemment des journalistes
41:43qui m'interrogent
41:44mais aussi des éditeurs
41:45des intellectuels
41:46des écrivains
41:47et également
41:48des membres
41:50des
41:50ce qu'on appellerait
41:52en France
41:52des cabinets ministériels
41:54de Trump
41:55de la Maison Blanche
41:56du gouvernement américain
41:57et également
41:59des membres
41:59des ThinkFans
42:00vous savez
42:00ces cercles de réflexion
42:02comme la Heritage Foundation
42:03mais aussi
42:04comme le Clermont Institut
42:05qui sont
42:08vraiment
42:09l'armée
42:11des ombres
42:12qui forge
42:14l'idéologie
42:15de la vague
42:18trumpienne
42:19et qui prépare
42:20les programmes
42:21etc.
42:21donc c'est vraiment
42:22une rencontre
42:23tous azimuts
42:24et ce qui m'a
42:25beaucoup intéressé
42:27c'est que
42:28moi vous savez
42:29quand je réponds
42:30aux questions
42:31vous me connaissez
42:31un petit peu
42:32Christine
42:33je dis
42:33toujours ce que je pense
42:34et sans
42:36prendre de banc
42:37et donc
42:38quand ils m'interrogent
42:39sur les rapports
42:40entre la France
42:40et les Etats-Unis
42:41je ne leur mâche pas
42:43mes mots
42:43je leur dis
42:44qu'ils se sont
42:46souvent mal comportés
42:47avec nous
42:48que ça soit dans l'histoire
42:49avec le général de Gaulle
42:50ou d'autres
42:51ou encore aujourd'hui
42:52ils défendent leurs intérêts
42:54parfois de façon excessive
42:55et ils n'hésitent pas
42:56même avec un grand allié
42:58comme la France
42:59à faire des manœuvres
43:01qui ne nous plaisent pas
43:02donc je leur dis cela
43:03et ils acceptent très bien
43:05et à la fin
43:06ils m'applaudissent
43:07j'étais assez étonné
43:09par cette attitude
43:11et je crois
43:12avoir compris la raison
43:13c'est que
43:14pendant des décennies
43:15pendant des siècles même
43:16il s'agissait
43:18de rivalités
43:19voire d'affrontements
43:21entre pays
43:21de la même civilisation
43:22on a affronté
43:23les Anglais
43:24on a affronté
43:25les Allemands
43:25on a également
43:28on a rivalisé
43:29avec les Américains
43:30on n'était pas d'accord
43:32sur des tas de sujets
43:33que ce soit
43:34au temps du général de Gaulle
43:35de Jacques Chirac
43:36ou d'autres
43:37mais c'était
43:38dans le sein
43:39de la même civilisation
43:40aujourd'hui
43:41ce que j'ai compris
43:42et ce qu'ils ont compris
43:44c'est que
43:44c'est la civilisation
43:45occidentale
43:46dans son entier
43:47qui est en danger
43:48et donc
43:51si vous voulez
43:52quand je viens
43:52leur dire cela
43:53ils en sont tout à fait
43:54conscients
43:55et ils ont conscients
43:56aussi comme moi
43:57que nous sommes solidaires
43:58malgré nos différences
43:59malgré nos oppositions
44:00malgré nos rivalités
44:01nous sommes
44:02dans la même civilisation
44:04et cette civilisation
44:05occidentale
44:06qui est aujourd'hui
44:06en danger
44:07qui est aujourd'hui
44:07agressée
44:08qui est aujourd'hui
44:11volontiers
44:11dénoncée
44:12par les autres
44:13civilisations
44:14et à l'intérieur
44:15même de nos pays
44:17et c'est ça
44:17qui nous lie
44:18qui nous soude
44:19et c'est ça
44:19qui fait
44:20qu'ils me reçoivent
44:21ici
44:21les bras ouverts
44:22alors que
44:24vraiment
44:24je ne mâche pas
44:25mes mots
44:26avec eux
44:26Eric Zemmour
44:27vous ne mâchez pas
44:28vos mots
44:29mais en même temps
44:29je suis assez surprise
44:30si vous permettez
44:32que je vous taquine
44:33un petit peu
44:33lorsque vous étiez
44:35sur notre plateau
44:36combien de fois
44:36vous avez été
44:37anti-américain
44:39c'est intéressant
44:40ce que vous dites
44:40parce que justement
44:40vous ne venez pas
44:41d'une tradition
44:42pro-américaine
44:43on vous a toujours
44:44connu plutôt
44:44souverainiste
44:45attaché à l'indépendance
44:46de la France
44:46est-ce qu'il n'y a pas
44:47une certaine contradiction
44:48comment est-ce que
44:49vous expliquez
44:50ce paradoxe
44:51non non
44:52vous avez tout à fait
44:53raison de me rappeler
44:54cela
44:54je ne l'ai pas oublié
44:55et d'ailleurs
44:56je vous l'ai dit
44:57je n'ai pas mis
44:58mon drapeau dans ma poche
44:59je leur ai expliqué
45:00ce que je pensais
45:00d'ailleurs
45:01vous savez
45:02ils me connaissaient
45:02assez bien
45:03les gens qui me recevaient
45:04ils m'avaient lu
45:05certains en français
45:06ils m'avaient vu
45:07à la télévision
45:08dans vos émissions
45:09entre autres
45:10donc si vous voulez
45:11ils n'étaient pas étonnés
45:12donc c'est pas moi
45:14qui ai changé
45:15moi je viens d'une tradition
45:16vous l'avez dit
45:17gaulliste
45:17bonapartiste
45:18qui se méfient
45:19des anglo-saxons
45:20comme disait le général de Gaulle
45:21c'est-à-dire à la fois
45:22les anglais
45:23et les américains
45:24et qui voient
45:26les américains
45:26comme des gens
45:27qui veulent nous vassaliser
45:28et qui veulent nous soumettre
45:30en permanence
45:31et nous imposer
45:31leur culture
45:32leurs mœurs
45:33etc
45:33donc effectivement
45:34vous avez raison
45:35depuis des années
45:36voire des décennies
45:37je suis plutôt
45:38dans le camp
45:39de ceux
45:40qui se méfient
45:41de l'influence américaine
45:43et de la puissance américaine
45:44mais ce n'est pas moi
45:46qui ai changé
45:46en vérité
45:47comme je vous l'ai dit
45:48il y a une minute
45:48c'est la situation
45:49qui a changé
45:50c'est-à-dire que
45:51l'enjeu aujourd'hui
45:53n'est plus au sein
45:54de la même civilisation
45:55des rivalités
45:57qui subsistent
45:57les désaccords
45:58qui subsistent
45:59mais il y a
46:00une question
46:01qui surplombe
46:03tout cela
46:03qui est la question
46:04de la civilisation occidentale
46:06de la civilisation européenne
46:08qui est à la fois
46:10victime d'un conflit
46:11de civilisation
46:11qui est victime
46:13d'une colonisation
46:15à la fois
46:17migratoire
46:17par l'islam
46:18et commerciale
46:19par la Chine
46:20et même
46:20pour l'Europe
46:21technologique
46:22par les Etats-Unis
46:23vous voyez
46:23une espèce de triple
46:24colonisation
46:25que l'Europe subit
46:26et dont nous voulons
46:27nous libérer
46:27et je leur dis ça
46:29et évidemment
46:30ils acceptent
46:31tout à fait
46:31que je leur dise
46:32que je ne veux plus
46:33être soumis
46:34à la colonisation
46:35technologique américaine
46:36mais par ailleurs
46:37ils m'approuvent
46:38parce qu'ils craignent
46:39la même chose
46:40avec la Chine
46:41et avec
46:42l'invasion démographique
46:43islamique
46:44avant une question
46:45avant d'aborder
46:46Liana
46:46peut-être une dernière question
46:47comment vous expliquez
46:48justement
46:49qu'on vous reçoive
46:49désormais
46:50en grande pompe
46:51aux Etats-Unis
46:52est-ce qu'ils valident
46:52justement ce diagnostic
46:54est-ce qu'ils s'inquiètent
46:55pour l'Europe
46:55est-ce qu'ils s'inquiètent
46:56pour la France
46:57là-bas aux Etats-Unis
46:58sur ce suicide français
47:00je vais vous dire
47:01je crois qu'ils s'inquiètent
47:02beaucoup pour la France
47:03toutes les questions
47:04qu'on me pose
47:05toutes les interrogations
47:08trahissent
47:08un sentiment
47:09d'inquiétude
47:11en gros
47:12ils me disent
47:13mais qu'est-ce que
47:14la France devient
47:14vous savez
47:15on dit beaucoup
47:16en France
47:18que Trump
47:19que Vance
47:19ne nous aime pas
47:20n'aime pas l'Europe
47:21n'aime pas la France
47:22parce qu'ils disent
47:23ils parlent d'effacement
47:25civilisationnel de l'Europe
47:25qu'ils craignent
47:27l'immigration
47:27arabo-musulmane
47:28moi je pense
47:30que ce n'est pas
47:30qu'ils ne nous aiment pas
47:31au contraire
47:32ils aiment la France
47:33ils aiment l'Europe
47:34mais justement
47:35ils craignent
47:36que la France
47:38ne change
47:38et ne devienne
47:40un autre pays
47:41une autre civilisation
47:42et évidemment
47:43nous partageons
47:44ce même diagnostic
47:45donc c'est pour ça
47:46que vous avez raison
47:47ils me reçoivent ici
47:48les bras ouverts
47:49car nous sommes
47:51des alliés
47:53dans la lutte
47:54pour sauvegarder
47:55la civilisation occidentale
47:56mais évidemment
47:57chacun avec son style
47:59chacun avec
47:59sa tradition culturelle
48:01ici
48:02ce sont
48:03on se rebelle
48:05contre
48:05le danger
48:07de voir
48:08la civilisation occidentale
48:09périr
48:09à la façon américaine
48:10et moi
48:11je le fais
48:12à la façon française
48:13comme d'autres
48:14vont le faire
48:14à la façon italienne
48:15ou hongroise
48:16ou allemande
48:16dans le suicide français
48:18Eric Zemmour
48:19on va parler maintenant
48:19de Liana
48:20cette affaire
48:21qui bouscule la France
48:22qui secoue le gouvernement
48:23et qui émeut la France entière
48:25dans le suicide français
48:26vous analysez
48:27la déconstruction
48:28de l'autorité
48:29comment
48:29l'affaire
48:30Liana
48:32illustre-t-elle
48:33l'échec
48:33de l'état protecteur
48:34face à la récidive
48:36face au laxisme judiciaire
48:39Vous avez raison Christine
48:41la question judiciaire
48:42au sens large
48:44est vraiment
48:45une partie importante
48:47de mon travail
48:48depuis 30 ans
48:49et en particulier
48:49du suicide français
48:50mais j'ai écrit
48:51d'autres livres
48:51sur le coup d'état
48:52des juges
48:52etc.
48:53Donc c'est une question majeure
48:55l'évolution de la justice
48:56depuis 30 ans
48:57est à la fois
48:59est double
49:00à la fois
49:00elle a pris
49:01de plus en plus
49:02de puissance
49:02de plus en plus
49:03de pouvoir
49:03sur les politiques
49:04sur la société
49:05et en même temps
49:06elle a développé
49:08au nom d'une idéologie
49:09des droits de l'homme
49:10un laxisme
49:11et une volonté
49:13de privilégier
49:14souvent
49:15les criminels
49:16au détriment
49:17des innocents
49:18et c'est tout
49:19cet ensemble-là
49:20que nous payons
49:21à travers
49:22cette horrible
49:23paire Liana
49:25si vous voulez
49:26vous savez
49:27on nous dit
49:29depuis des décennies
49:30la prison
49:31est inutile
49:32et même pire
49:33la prison
49:34est la cause
49:35des récidives
49:36on nous dit
49:37le pire
49:37de la prison
49:38et donc
49:39on n'en construit pas
49:40et ensuite
49:41on nous dit
49:41vous voyez
49:42on ne peut pas mettre
49:43les criminels
49:44en prison
49:44parce qu'il n'y a pas de place
49:45c'est un cercle vicieux
49:46et c'est ça
49:47qu'on subit
49:48depuis 30 ans
49:49donc
49:50il faut combattre
49:51cette idéologie
49:52anti-prison
49:53la prison
49:54n'est pas faite
49:55pour rééduquer
49:56les prisonniers
49:57elle est faite
49:58pour les mettre
49:59à l'abri
50:00des autres
50:01pour mettre
50:02à l'abri
50:02les citoyens
50:04exactement
50:04pour mettre à l'abri
50:05la société
50:06pour protéger
50:06la société
50:07vous savez
50:07on sait depuis le 17ème siècle
50:10avec le grand philosophe Hobbes
50:11qu'il y a un contrat tacite
50:13entre l'état
50:15et les citoyens
50:16les citoyens
50:17acceptent
50:18de payer des impôts
50:19ils acceptent
50:20de ne plus se défendre
50:21eux-mêmes
50:21de ne plus avoir d'armes
50:23mais en échange
50:24l'état doit les protéger
50:25c'est
50:26sans doute
50:27les français
50:27sont le peuple
50:28le plus hobcien du monde
50:29car ils ont
50:30une grande tradition
50:31d'état
50:32d'état puissant
50:33qui les protège
50:34contre les criminels
50:35et contre les envahisseurs
50:36Éric Zemmour
50:37l'affaire Liana
50:38attendez
50:38c'est ce contrat
50:39qui est rompu
50:40et vous avez vu d'ailleurs
50:42ce père de famille
50:43qui dit à Darmanin
50:44mais moi
50:44si on me touche
50:45ma fille
50:46je dois me défendre
50:47moi-même
50:47et je le tuerai
50:48c'est ça
50:49c'est le danger
50:50si vous voulez
50:51comme l'état
50:52ne nous protège plus
50:53on va remettre en cause
50:55ce contrat
50:56hobcien
50:57est-ce que
50:58l'affaire Liana
50:59Liana
51:00révèle selon vous
51:01les limites
51:02comme vous le disiez
51:03à l'instant
51:03d'une société
51:04qui priorise
51:04les droits
51:05des suspects
51:06sur la sécurité
51:07des enfants
51:07ce qui prolonge
51:09ainsi peut-être
51:09le suicide national
51:11est-ce que
51:11ce n'est pas le symbole
51:12même justement
51:13de votre livre
51:13le suicide français
51:14bien sûr
51:15vous savez
51:17il y a une explosion
51:18des délits
51:19des crimes
51:20depuis à peu près
51:2225 ans
51:23depuis la fin
51:24des années 90
51:25on est passé
51:26de 100 000
51:28crimes et délits
51:30par an
51:31à 400 000
51:32et par ailleurs
51:34on a aujourd'hui
51:36160 000 actes
51:37sur les enfants
51:39de violences
51:39sur les enfants
51:40c'est absolument colossal
51:41il y a par ailleurs
51:43un énorme scandale
51:45à Paris
51:46dont on a beaucoup parlé
51:47pendant les municipales
51:48mais pas assez
51:49d'actes pédophiles
51:51d'animateurs
51:53de crèches
51:54sur des enfants
51:55et tout ça
51:55n'est absolument
51:57pas condamné
51:58donc évidemment
51:59vous avez raison
52:00nous devons
52:00changer radicalement
52:02de politique
52:03par ailleurs
52:03vous avez vu
52:05ce qui nous est raconté
52:08des difficultés
52:11de parquets
52:13de communiquer
52:15entre parquets
52:16de province
52:16de Paris
52:17etc.
52:18ressemble à une organisation
52:19du tiers-monde
52:20c'est quand même fou
52:21donc si vous voulez
52:23nous devons absolument
52:24retrouver une grande
52:25sévérité
52:26vis-à-vis
52:27de ces crimes-là
52:28je suis par exemple
52:29tout à fait favorable
52:31à la castration chimique
52:32même sans qu'on leur demande
52:34leur avis
52:34de ces criminels
52:35je suis même favorable
52:36à ce qu'on affiche
52:38le nom
52:38des gens
52:39qui ont été condamnés
52:40pour que les parents
52:41puissent
52:43vérifier
52:44si tel ou tel
52:45des gens
52:46qu'ils ont côtoyés
52:47n'est pas
52:48condamné
52:49pédophiles
52:50et puis évidemment
52:51plus globalement
52:53je suis favorable
52:54à ce qu'il y ait
52:55la construction
52:56massive
52:56et rapide
52:57de prison
52:58Merci beaucoup
53:00Eric Zemmour
53:01on aurait pu parler longtemps
53:02je ne sais pas si vous savez
53:03répondre en 10 secondes
53:04parce qu'on n'a plus
53:05de temps de parole
53:05mais en 10 secondes
53:06qu'est-ce que vous allez ramener
53:07de ce voyage
53:07politiquement
53:08qu'est-ce qui selon vous
53:10pourrait marcher
53:10chez nous
53:11en 10 secondes
53:12Eric Zemmour
53:12le plus vite possible
53:15en un mot
53:16je vois que les américains
53:18la droite américaine
53:19et elle
53:20fait les choses
53:21sérieusement
53:22elle mène le combat
53:23culturel
53:24elle a des think-funk
53:25elle a des éditeurs
53:26elle a des médias
53:27et ensuite
53:28cela permet
53:29de gagner
53:30la bataille politique
53:31car quand on gagne
53:32les élections
53:33et qu'on n'a pas
53:34gagné la bataille culturelle
53:35on se soumet
53:36à ses adversaires
53:37même quand on gagne
53:38les élections
53:39Merci beaucoup
53:40Eric Zemmour
53:41d'avoir été
53:42en duplex
53:43depuis New York
53:43la dernière fois
53:44c'était en octobre dernier
53:45quand vous étiez
53:46sur notre plateau
53:46revenez plus souvent
53:48Merci beaucoup
53:49Merci Christine
53:50Merci beaucoup
53:51Eric Zemmour
53:52Mathieu Bocoté
53:52peut-être juste un lien
53:54avec Eric Zemmour
53:56L'Irlande du Nord
53:57a longtemps opposé
53:58les catholiques
53:59et les protestants
54:00aujourd'hui
54:01dans un contexte
54:02d'extrême tension
54:03ils tendent
54:04à s'unir
54:05contre l'immigration
54:07il y a même
54:08eu des appels au calme
54:09qu'est-ce qui s'est passé
54:10concrètement ?
54:11Alors c'est une histoire
54:12absolument bouleversante
54:14qui se passe
54:14en Irlande du Nord
54:15qui est peut-être
54:16peut-être
54:16le laboratoire
54:17de la violence
54:18à venir en Europe
54:20alors je vous raconte
54:21les événements
54:21un Soudanais
54:23donc Adi
54:24Allodide
54:24était de 30 ans
54:26était donc
54:27en Irlande du Nord
54:28à Belfast
54:28et a été pris
54:30donc filmé
54:30donc on a tout
54:31été filmé
54:32en train de poignarder
54:33poignarder notamment
54:34à la tête
54:35Stephen Ogilvie
54:37un homme d'une quarantaine
54:38d'années
54:38il était à ce point
54:39poignardé
54:40donc évidemment
54:40il souffre de graves blessures
54:41il a perdu l'œil gauche
54:43donc à demi-aveugle
54:44on verra s'il est complètement
54:45au terme de cela
54:45donc une scène
54:47de violence
54:48absolument atroce
54:49en Irlande du Nord
54:50absolument
54:51pourquoi on parle de cela
54:53parce que bon
54:53ça c'est le point de départ
54:55réaction très vive
54:57en Irlande du Nord
54:58d'une partie
54:58de la population
54:59qui décide de réagir
55:01sur le mode émeutier
55:03c'est-à-dire
55:03sur le mode
55:04de l'émeute ethnique
55:05donc que font
55:05les émeutiers
55:06ils sont à ce point
55:07en colère
55:08contre ce
55:09soudanais
55:10qui vient
55:10de massacrer
55:11l'un des leurs
55:11que font-ils
55:13et bien ils décident
55:14d'aller s'en prendre
55:14sur le mode
55:15de l'émeute agressive
55:16à des quartiers
55:18globalement immigrés
55:19donc là
55:20on est dans une violence
55:20qu'il soit immédiatement
55:22entendu que c'est condamnable
55:24donc là
55:24ils décident
55:25de s'en prendre
55:26par exemple
55:26à des refuges
55:28ils décident
55:29de s'en prendre
55:29à des hôtels
55:30où sont logés
55:31des sans-papiers
55:34ou des réfugiés
55:35s'en prennent aussi
55:36à des commerces ethniques
55:37donc sur le mode
55:38en fait
55:39de l'émeute ethnique
55:40la révolte ethnique
55:41contre
55:42suite à un événement
55:43aussi bouleversant
55:44que celui-là
55:45je note
55:46que la classe politique
55:48condamne bien évidemment
55:49sur le mode
55:49nous condamnons bien évidemment
55:50le massacre de cet homme
55:51mais nous condamnons
55:52la réaction de la foule
55:53pourquoi c'est important
55:55ce qui se passe là-bas
55:56parce qu'il y a
55:57en Irlande du Nord
55:58c'est à l'heure
55:59probablement
55:59des derniers endroits
56:00d'Occident comme ça
56:00une culture
56:01de la violence de rue
56:02l'histoire
56:03qu'on commande
56:04par ailleurs
56:05on voit
56:05au Royaume-Uni
56:06plus largement
56:07la réaction
56:08face à l'immigration massive
56:09est une réaction
56:10désormais dans la rue
56:11la plupart du temps
56:12de manière très pacifique
56:13pensez à Tommy Robinson
56:14dont on a déjà parlé ici
56:15mais donc désormais
56:17l'opposition
56:17à l'immigration massive
56:18pousse les gens
56:19dans la rue
56:20la prochaine étape
56:22de ça
56:22il faut bien comprendre
56:23ce dont il est question
56:23c'est que c'est un affrontement
56:25sur une base ethno-raciale
56:26dans les rues
56:27c'est-à-dire que
56:28ce que plusieurs
56:29avaient annoncé
56:30il s'agit d'excuser
56:31personne ici
56:31ce que plusieurs
56:32avaient annoncé
56:33en disant
56:33tout ou tard
56:34vous allez avoir
56:34des violences dans les rues
56:35et si vous avez la violence
56:37de certains gangs
56:37pakistanais par exemple
56:38un jour il y aura
56:39des contre-gangs
56:40qui se formeront
56:41et ces gens
56:42s'affronteront
56:43très clairement
56:44donc le Royaume-Uni
56:45est le lieu
56:46où aujourd'hui
56:47en Occident
56:48on voit
56:49la prochaine étape
56:50de la crise
56:50du multiculturalisme
56:52arriver
56:52des gens finalement
56:53passer à la violence
56:55extrême
56:55contre les uns
56:56sur la base
56:56de leur apparence
56:57il faut bien comprendre
56:58ce dont il est question
56:59donc il y a une conscience
57:00raciale de plus en plus
57:01affirmée
57:02il y a des tensions
57:02et des raciales
57:04sur le plan politique
57:05les partis politiques
57:06eux-mêmes de droite
57:06cherchent à calmer
57:07les choses
57:07en un instant
57:08par exemple
57:09Restore Britain
57:09le parti de Rupert Law
57:10dit d'accord
57:12il ne faut plus seulement
57:12stopper l'immigration
57:13il faut remigration
57:14le mot remigration
57:15se normalise
57:16à grande vitesse
57:17au Royaume-Uni
57:17en ce moment
57:19et qu'est-ce que ça
57:19nous fait penser
57:20à quoi ça nous fait penser
57:21tout ça
57:21à Enoch Powell
57:22dont on a souvent parlé ici
57:23pourquoi l'a-t-on
57:24exécuté politiquement
57:26en 1968
57:26parce qu'il disait
57:27que devant les sociétés
57:29trop hétérogènes
57:30nous allons avoir
57:31un monde sous le signe
57:32des fleuves de sang
57:33des fleuves de sang
57:34et bien
57:35un homme a été massacré
57:36au Royaume-Uni
57:37une foule a réagi
57:38de manière exagérée
57:39insensiblement violente
57:41absolument violente
57:42et condamnable
57:42et derrière cela
57:43c'est peut-être
57:43notre avenir
57:44qui tout simplement
57:44se dévoile
57:45sur les îles britanniques
57:46et la famille de la victime
57:48lance un appel au calme
57:50ce soir
57:50tant la population
57:51est révoltée
57:52merci beaucoup Mathieu
57:53merci Gabriel
57:54merci Marc
57:55merci Charlotte
57:55excellent titre de programme
57:57l'heure des pros de Pascal Pro
57:58merci à tous
57:59à demain
57:59merci à tous
58:02merci à tous
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