- il y a 5 heures
Ce lundi 20 avril, Laure Closier présente une émission exceptionnelle en compagnie de Denis Ferrand, directeur général de Rexecode. Une rencontre sans filtre entre deux dirigeants du CAC 40, Benoît Bazin, PDG de Saint-Gobain, et Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, et six étudiants, réunis pour une conversation libre et exigeante autour des grands défis économiques contemporains.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:10Générique
00:00:13BFM Business présente les dialogues de Rex & Code, leur closier.
00:00:20Bonsoir à tous et bienvenue dans ce format inédit sur BFM Business.
00:00:25Je suis avec Denis Ferrand, directeur général de Rex & Code.
00:00:27Bonsoir.
00:00:28Bonsoir alors.
00:00:28Merci Denis d'avoir pris l'initiative de ce format inédit.
00:00:316 étudiants, 2 PDG du CAC 40 qui vont dialoguer parce que le but c'est bien ça, c'est
00:00:36de faire des ponts.
00:00:38Exactement.
00:00:39Rex & Code, c'est l'Institut d'analyse économique pour les entreprises.
00:00:42Mais c'est aussi un acteur du débat de politique économique.
00:00:45Et justement, on va vous parler de ponts, peut-être que ce seront des passerelles.
00:00:48Mais en tout cas, ce sont deux mondes que l'on a envie de faire se rencontrer,
00:00:51de faire dialoguer ensemble, le monde des chefs d'entreprise
00:00:53et le monde également de ceux qui se façonnent la compréhension de l'économie
00:00:57parce qu'ils sont dans un cursus économique.
00:00:59Et donc, nous avons réuni un panel de 6 étudiants
00:01:01qui viendront échanger avec deux chefs de grandes entreprises.
00:01:04Alors c'est parti avec nous ce soir, Patrick Pougnane.
00:01:06Et bonsoir, PDG de Total Énergie, géant français multi-énergie, présent dans 120 groupes en face de vous, Benoît Bazin.
00:01:13Bonsoir.
00:01:14Bonsoir.
00:01:14PDG de Saint-Gobain, leader mondial de la construction durable.
00:01:17Vous avez autour de vous, parce que c'est un plateau d'église, que c'est vraiment, on est en
00:01:20rond tous ensemble,
00:01:226 étudiants qui ont travaillé une bonne partie de l'après-midi, qui ont répété leurs questions,
00:01:27qui sont un peu stressés, mais peut-être que vous aussi, vous l'êtes un petit peu.
00:01:30Ils vont vous challenger, vous aurez évidemment, vous aussi, le droit de leur poser les questions que vous avez envie
00:01:35de leur poser.
00:01:36Je commence mon petit tour de table.
00:01:38Je commence à gauche avec Sophia.
00:01:40Sophia, bonsoir.
00:01:41Sophia, vous êtes étudiante en Master 1 d'études économiques et internationales à Paris 8.
00:01:47Vous adorez la photo, vous adorez la randonnée.
00:01:50Vous revenez d'un voyage en solitaire au Japon.
00:01:53Est-ce que ça s'est bien passé ?
00:01:54Ça s'est très bien passé.
00:01:55Merci beaucoup, Laure.
00:01:56Effectivement, la photographie et le voyage, ce sont mes passions qui animent ma curiosité.
00:02:01À côté de vous, c'est Martin.
00:02:02Martin, bonsoir Martin.
00:02:04Vous, vous êtes élève à Polytechnique.
00:02:06Vous faites du football, du tennis.
00:02:08Vous adorez le cinéma.
00:02:09Vous avez un groupe de musique.
00:02:10Et j'ai appris, Patrick, ça va vous intéresser, qu'à Polytechnique, on fait aussi du kart.
00:02:15Il s'occupe de l'association de kart de Polytechnique.
00:02:17Comme quoi, c'est très varié, les enseignements là-bas.
00:02:19Oui, on a repris l'association de karting.
00:02:21Donc voilà, on s'amuse bien.
00:02:23Et il y a un événement, on fait une nouvelle course le 8 mai.
00:02:25Vous êtes invité, si vous voulez venir, avec plaisir.
00:02:28À côté de vous, Patrick Pouyanné, c'est Sidonie.
00:02:31Sidonie, vous vous êtes élève en prépa aux grandes écoles de Angers.
00:02:35Sidonie, vous êtes fan d'Oscarwell.
00:02:37Vous adorez la lecture.
00:02:38Et alors, vous êtes à fond dans les maths.
00:02:41Vous ne vous arrêtez jamais si un exercice de maths n'est pas fini.
00:02:44C'est ça.
00:02:45C'est vrai que les mathématiques ont le don de révéler ma détermination à finir quelque chose lorsque je l
00:02:52'ai commencé.
00:02:52Et des filles qui aiment les maths, on en a largement besoin.
00:02:56Vous avez du futur, c'est bien.
00:02:58À côté de vous, c'est Hugo.
00:03:00Hugo qui est élève en master d'économie du développement à l'université Grenoble-Alpes.
00:03:05Vous aimez la philosophie, les voyages, la pêche de la truite et aussi la trompette que vous pratiquez depuis 12
00:03:12ans.
00:03:13Plus de 12 ans, oui.
00:03:14Merci beaucoup.
00:03:14Bonsoir.
00:03:15Oui, les choses simples, la musique, la nature, une canne à pêche, le bonheur.
00:03:22À côté de vous, c'est Mariola.
00:03:23Mariola, vous êtes étudiante en école de journalisme à Toulouse.
00:03:27Vous aimez le football.
00:03:28Vous vous décrivez vous-même comme culotté, tenace et aimant les risques.
00:03:32Oui, effectivement.
00:03:34Et puis parfois, ça peut créer de belles opportunités.
00:03:37Vous avez envoyé un mail directement à Patrick Pouyanné.
00:03:39Oui, c'est vrai que je vous avais écrit, monsieur Pouyanné, au mois de janvier.
00:03:42Vous avez la chance, je lis mes mails.
00:03:44Et en plus, j'en fais quelque chose, je les ai renvoyés en disant, bonne idée, elle veut m'interviewer.
00:03:48Invitez-la donc au panel avec ses corps.
00:03:50Comme quoi, ça fonctionne, décrire au PDG.
00:03:52Ça marche.
00:03:52Il faudra lire les mails de tous les étudiants.
00:03:54Je ne dis pas à tous les étudiants de France de m'écrire.
00:03:57Ah ben là, c'est parti.
00:03:59On est intéressé par les talents et les jeunes talents.
00:04:01À côté de vous, Benoît Bazin, c'est Oscar.
00:04:04Oscar qui est à l'ENS et qui a déjà travaillé avec le Conseil d'analyse économique sur la dette
00:04:09publique.
00:04:10Une filière d'avenir ?
00:04:11Absolument.
00:04:12Et je pense que ça me préservera du chômage.
00:04:14Vous avez bien raison.
00:04:15Voilà nos six étudiants, nos deux PDG.
00:04:18Est-ce que vous êtes prêts ?
00:04:20On va parler évidemment de politique de l'offre parce que c'est ça la thématique aujourd'hui.
00:04:24Elle a besoin d'être défendue, cette politique de l'offre, parce qu'elle est, Denis, en partie attaquée aujourd
00:04:28'hui.
00:04:29Oui, effectivement, on vit un moment qui est assez déroutant parce qu'en fait, on est comme face à une
00:04:35discordance des temps.
00:04:36On ne fait que parler de souveraineté.
00:04:38Enfin, le mot souveraineté est désormais un mot que l'on a dans toutes les bouches, qu'elle soit pour
00:04:42l'énergie, qu'elle soit pour la défense, qu'elle soit alimentaire, qu'elle soit sur le numérique.
00:04:46Et dans le même temps, il y a un procès sur l'économie de l'offre, sur la politique de
00:04:51l'offre qui n'aurait pas délivré les résultats attendus qui est fait.
00:04:54Alors qu'en réalité, les deux éléments, souveraineté et politique de l'offre, sont les deux faces d'une même
00:05:00pièce, en réalité.
00:05:01C'est-à-dire qu'on a besoin d'avoir une réponse en matière de production, en matière d'investissement,
00:05:06pour pouvoir reconquérir les espaces de souveraineté qui sont aujourd'hui au cœur de toutes les préoccupations.
00:05:11La souveraineté, ce sera notre premier thème.
00:05:14Tout à fait, ce sera notre premier thème, avec en particulier, on va insister sur la dimension de la souveraineté
00:05:18énergétique, celle qui est la plus immédiatement interrogée,
00:05:22mais également avec les enjeux de défense. Et puis également, la souveraineté, ça se construit par de l'innovation.
00:05:28En fait, on a tout un ensemble de thèmes qui sont à construire et qui vont renvoyer in fine sur
00:05:33la capacité de l'économie à pouvoir délivrer de la production.
00:05:37Souveraineté, innovation, partage de la valeur ajoutée, ce sont nos trois thèmes.
00:05:40Je rappelle les règles, on a le droit de s'interrompre, on a le droit de répondre à une question
00:05:44qui n'a pas forcément été posée directement à soi.
00:05:47Enfin, on est libre dans les dialogues de Rex et Côte. C'est parti.
00:05:58Et on commence cette partie souveraineté, ce premier sujet avec Mariola.
00:06:04Mariola, qui commence par une première question sur les hydrocarbures. Je crois que c'est pour Patrick Pouyanné.
00:06:08Oui, bonjour M. Pouyanné. Vous dites souvent que si vous continuez autant à investir dans les hydrocarbures, c'est parce
00:06:14qu'il y a beaucoup de demandes.
00:06:16Mais parallèlement, il y a aussi une jeunesse qui veut moins d'hydrocarbures, qui est très sensible sur la question
00:06:22climatique.
00:06:23Comment Total Energy compte appréhender et se préparer à la transition écologique qui va indéniablement avoir lieu d'ici 30
00:06:31-40 ans ?
00:06:32Je ne sais pas comment on va s'y préparer. En fait, on a mis en place depuis 2020 une
00:06:37stratégie qui est assez innovante.
00:06:38On est le seul major pétrolier à la développer. D'ailleurs, on est devenu Total Energy.
00:06:42Ce n'est pas simplement pour du greenwashing.
00:06:45C'est parce qu'en fait, on a décidé que oui, on doit encore produire l'énergie dont vous avez
00:06:49besoin.
00:06:50D'ailleurs, vous êtes bien contents tous en ce moment que je produis des pétroles et que vous ayez à
00:06:53des plus grands pétroliers mondiaux
00:06:55pour vous fournir de l'essence, du diesel, du kérosène qui va manquer dans quelques jours.
00:06:58Je n'ai jamais eu autant de questions sur mon métier principal de la part des pouvoirs publics en ce
00:07:03moment,
00:07:04parce que c'est la réalité de la demande d'aujourd'hui.
00:07:06Mais en même temps, on a décidé aussi, en même temps, qu'on mettrait 25-30% de nos investissements
00:07:11dans l'électricité et les énergies renouvelables.
00:07:13En fait, l'analyse qu'on a faite, c'est une analyse de la demande.
00:07:17Il se passe une transition énergétique à lieu.
00:07:19Et en fait, le maître mot, dans tous les scénarios quels qu'ils soient, on peut en débattre, les nets
00:07:23zéros, etc.,
00:07:24la croissance de l'électricité, l'électrification de nos sociétés est inéluctable.
00:07:29D'ailleurs, c'est le maître mot qu'utilise le gouvernement en question en ce moment,
00:07:32comme on l'avait fait d'ailleurs en 1973, crise du pétrole, le nucléaire en France, donc l'électricité.
00:07:37Donc, on a décidé que Total Energy allait continuer à produire du pétrole et du gaz,
00:07:40parce que c'est les énergies d'aujourd'hui dont j'ai besoin, nous avons besoin.
00:07:43C'est aujourd'hui, le fossile représente 80% du mix énergétique mondial.
00:07:47C'était 83% quand je suis rentré dans cette boîte, vous voyez, ça n'a pas beaucoup bougé,
00:07:51mais qu'il faut beaucoup plus d'électricité, donc c'est un champ incroyable,
00:07:54et donc on y investit beaucoup d'argent.
00:07:56On est en train de devenir un des plus grands électriciens, en fait,
00:07:58on sera dans les 10 plus gros électriciens au monde en 2030.
00:08:01On est déjà, aujourd'hui, 10% de l'énergie que nous produisons, c'est peu connu,
00:08:05c'est déjà des électrons, c'est plus du pétrole et du gaz.
00:08:07Alors, 10%, on a commencé en 2020, en 5 ans, on a 25 milliards d'acquis,
00:08:11donc c'est énormément d'investissements.
00:08:13L'énergie, elle viendra à l'électricité, soit du gaz, gaz à l'électricité,
00:08:18soit des renouvelables, éoliens, à terre, en mer,
00:08:20et on a aujourd'hui un portefeuille de près de 35 gigawatts d'électricité.
00:08:24Donc, on ne fait pas ça dans les avantages de l'entreprise,
00:08:26c'est qu'on fait ça en grand.
00:08:27Donc, c'est une réalité, mais c'est une réalité qui veut aussi répondre
00:08:30à la demande de nos clients, et nos clients, ils sont en transition,
00:08:34mais pour l'instant, ils se déplacent, ils se chauffent,
00:08:37ils vivent avec des énergies fossiles.
00:08:39Donc, je ne peux pas simplement leur dire, j'en ai plus.
00:08:41D'ailleurs, aujourd'hui, je pense que je me ferais sacrément secouer
00:08:44si je disais que je n'en ai plus, et on dirait, qu'est-ce que vous faites ?
00:08:46Voilà, donc, on est dans cet équilibre, et c'est le mot transition qui est complet.
00:08:49Et c'est ça qu'il faut qu'on arrive à vous convaincre.
00:08:51En tout cas, l'entreprise est complètement engagée,
00:08:53elle est engagée, y compris d'ailleurs, lorsqu'on produit du pétrole et du gaz,
00:08:57on baisse nos émissions, mais on les baisse vraiment.
00:08:59On est en train de construire une usine de gaz à l'électricité au MAN,
00:09:03le fameux GNL, dont on divise par 10 les émissions,
00:09:06en électrifiant tous les processus.
00:09:07Donc, il y a un vrai engagement, après, je sais que les jeunes nous disent
00:09:12que ça ne va pas assez vite, oui, mais la société ne va pas plus vite.
00:09:14Et le vrai débat quand on parle d'énergie, c'est qu'il faut à la fois
00:09:17qu'on fasse une transition, oui, qui soit durable, ça c'est clair,
00:09:20mais aussi qu'elle soit de l'énergie fiable.
00:09:24Aujourd'hui, si je vous dis que je ne fais plus l'énergie,
00:09:25vous n'allez pas être content, et vous ne pouvez pas contenter
00:09:29d'une électricité intermittente, il faut qu'elle soit abordable.
00:09:31Et en fait, c'est ça, je vous poserai la question,
00:09:32mais ce que j'observe en ce moment, c'est-à-dire qu'il y a le débat public,
00:09:36et y compris dans nos pays occidentaux, qui sont des pays riches,
00:09:40dès que l'énergie devient trop chère, ça ne va pas.
00:09:42Pourquoi ? Parce que c'est un bien essentiel pour votre vie de tous les jours,
00:09:46pour votre pouvoir d'achat.
00:09:47Alors, je ne vous dis pas ce qui se passe dans des pays émergents.
00:09:50Donc, on cherche cet équilibre, ce n'est pas simple.
00:09:53Et en tout cas, nous, on est devenu Total Énergie
00:09:55parce qu'on a décidé qu'on serait un électricien de taille mondiale
00:09:58et qu'on avance en cette direction.
00:10:00Voilà. Alors, ça prend du temps.
00:10:02Mais je trouve que l'entreprise n'avance à pas de géant,
00:10:04et je suis très fier de l'amener sur cette voie-là.
00:10:06Est-ce que vous avez une date, un moment où, justement,
00:10:09vos investissements sur les énergies renouvelables
00:10:13vont dépasser ceux actuellement dans les énergies fossiles ?
00:10:15Bon, je n'ai pas de date aujourd'hui, ça sera sans doute mon successeur qui le fera.
00:10:18Moi, je sais que j'amènerai l'entreprise en 2030.
00:10:22Ça partira avant, je resterai plus longtemps, je n'en sais rien.
00:10:24Mais en 2030, il y aura 20% d'électricité,
00:10:27et on sait le faire, pour répondre à la question,
00:10:29en investissant 25% de nos énergies.
00:10:31Mais je sais aussi que je dois continuer à investir dans le pétrole et dans le gaz.
00:10:34Il y a un phénomène naturel un peu étrange,
00:10:36c'est que si je n'investis pas dans le pétrole,
00:10:38les champs de pétrole diminuent naturellement chaque année.
00:10:39Donc, il se fait comme un chadoc. Nous, on est des chadocs.
00:10:41On se bat pour maintenir la production.
00:10:43Après, la crise actuelle qui se passe va être un accélérateur,
00:10:46sans aucun doute, des énergies domestiques,
00:10:49des énergies renouvelables,
00:10:50et des énergies nucléaires, etc.
00:10:52Je pense que, vous allez voir,
00:10:54il va se passer ce choc pétrolier que nous vivons.
00:10:56La France, en 1973, a dit,
00:10:57on lance un programme électronucléaire,
00:10:59on va avoir une réponse de la même nature,
00:11:01et sans doute par les énergies renouvelables.
00:11:03Tant mieux pour nous, on est sur ce segment-là,
00:11:04on est prêt à l'embarquer dans tous les pays.
00:11:06Alors, juste avant qu'on passe à la question de Sofia,
00:11:09Benoît Vazin, quand Patrick Pouyanné parle d'électrification des clients,
00:11:12il parle de vous.
00:11:14Quand on parle d'électrification qui est inéluctable,
00:11:17chez vous, par exemple, ça donne quoi ?
00:11:18D'ailleurs, j'en vends beaucoup à Benoît,
00:11:19il fait un bon client.
00:11:20J'imagine.
00:11:21Oui, nous avons des accords d'achat d'électricité,
00:11:24par exemple au Texas, sur des champs solaires que tu avais menés.
00:11:27Benoît Vazin, c'est très important dans notre trajectoire de décarbonation,
00:11:29parce que nous avons pris l'engagement d'être neutre en carbone en 2050,
00:11:32pour être exemplaire sur notre propre empreinte,
00:11:35étant le leader mondial de la construction durable.
00:11:38Alors, le complément aussi de ce que dit Patrick Pouyanné,
00:11:41c'est que nous, on peut apporter beaucoup de sobriété énergétique dans le bâtiment.
00:11:44En France, on ne le sait pas assez,
00:11:46on dépense quasiment 45% de l'énergie dans les bâtiments privés et publics.
00:11:50Et ce n'est pas très sorcier de baisser ça de 20, 30 ou 40%.
00:11:54Donc, une des sources d'énergie, une des sources de décarbonation,
00:11:57c'est finalement l'énergie qu'on économise dans le bâtiment.
00:11:59Donc, il faut qu'on apporte ça à nos clients,
00:12:01mais qu'on soit exemplaire sur nos propres procédés.
00:12:03Et on a baissé 35% de nos émissions de CO2.
00:12:06Alors, c'est tout un tas de projets,
00:12:08à la fois changer les matériaux et aussi changer les sources d'énergie.
00:12:11Donc, pour nous, c'est passer du gaz à l'électrique.
00:12:14Par exemple, on a fait les deux premières usines au monde,
00:12:16tous concurrents confondus, de plaques de plâtre à l'électrique,
00:12:20en Norvège et au Canada.
00:12:22Pourquoi en Norvège et au Canada ?
00:12:23Parce qu'on a de l'hydroélectricité avec des contrats à 30 ans très peu chers.
00:12:28Donc, on a un atout formidable en France, c'est le nucléaire.
00:12:31Il faut que l'électricité nucléaire soit abondante, disponible,
00:12:36à un coût raisonnable et surtout avec de la visibilité.
00:12:39Nous, quand on fait une usine, par exemple, dans le vitrage,
00:12:42on l'a reconstruit tous les 20 ans.
00:12:44L'usine sur laquelle on a fait la première au monde de vers zéro carbone,
00:12:47c'est une usine française qui existe depuis 150 ans.
00:12:50Donc, quand on met une usine dans un pays, en France ou ailleurs,
00:12:52on doit savoir quelle va être l'énergie sur 20, 30, 50 ans.
00:12:55Et donc, de la visibilité, de la stabilité sur le coût de l'électricité.
00:12:59Par exemple, je sais qu'en Europe, on va électrifier des usines en Espagne avant la France,
00:13:04parce que l'électricité aujourd'hui en Espagne est abondante
00:13:07et est moins chère qu'en France. Donc, oui, la trajectoire est tout à fait possible.
00:13:12Il y a à la fois le coût des investissements, mais il y a surtout le coût de fonctionnement.
00:13:16C'est-à-dire que moi, je ne peux pas faire une usine électrique
00:13:19si elle est 20, 30 % plus chère que des concurrents qui seraient au gaz
00:13:22de l'autre côté des Pyrénées.
00:13:23Donc, le coût de l'électricité est absolument majeur
00:13:27dans la vitesse avec laquelle on peut décarboner des procédés industriels
00:13:31qui sont relativement énergivores, comme la fabrication du verre ou de la plaque de plate.
00:13:36Denis ?
00:13:36Oui, effectivement. Ce coût de l'énergie est aussi un facteur de différenciation,
00:13:41un facteur de compétitivité qui est extrêmement important,
00:13:43avec des différentiels assez remarquables.
00:13:46Alors, France et Europe sont sur des prix relativement similaires
00:13:51de ceux que l'on peut avoir aux Etats-Unis pour l'électricité.
00:13:55La France a un avantage. Aujourd'hui, on est à 55 euros kWh sur le marché gros en France.
00:13:59L'Allemagne est à 80-90. On a 25 euros d'avantage,
00:14:01et qui vient d'ailleurs non seulement du nucléaire, mais en fait aussi des renouvelables.
00:14:05Les gens se plaignent qu'on a investi des surcapacités nucléaires plus renouvelables,
00:14:09mais c'est pour ça. Aujourd'hui, il y a une crise,
00:14:12il n'y a pas d'impact sur le prix de l'électricité en France,
00:14:13parce que profondément, on a une abondance de capacités de production.
00:14:18Et ça, c'est un message très fort que je veux passer.
00:14:19Si on veut maîtriser le prix de l'énergie, il faut investir des surplus.
00:14:24Parce que sinon, chaque fois qu'il y a une crise, on prend des à-coups.
00:14:28Et la France, sur l'électricité, malgré tous les débats que j'entends,
00:14:30on investit sur les renouvelables, non, non, non, c'est très bien d'avoir tout ça.
00:14:33Parce que cet ensemble nous rend aujourd'hui beaucoup plus absorbeurs de la crise que l'on vit.
00:14:38Donc on a un avantage en France. Je connais l'histoire de l'Espagne,
00:14:41mais tu verras, l'Espagne, elle est un peu...
00:14:42Moi, j'ajoute la sobriété, c'est que je suis investi en Espagne.
00:14:45On était enfant en 1973, vous n'étiez pas là.
00:14:47La sobriété énergétique, c'est un sujet majeur.
00:14:49Et je pense qu'il faut faire attention, par exemple,
00:14:51on a le réflexe instantanément quand l'énergie monte,
00:14:53de protéger le consommateur.
00:14:55Et à ce moment-là, d'appauvrir le signal prix.
00:14:57C'est-à-dire non, l'énergie est plus chère, donc il faut l'économiser.
00:15:00Non, non, mais il se protège lui-même.
00:15:01Quand c'est trop cher, il en consomme moins.
00:15:03Oui, la demande se retire.
00:15:04Ils viennent tous dans les stations Total Energy parce qu'on est trop bas.
00:15:07Voilà, c'est ça, c'est le problème que j'ai.
00:15:08Question de Sophia.
00:15:10Bonsoir, M. Bazin.
00:15:11Vous êtes à la tête d'un groupe dont l'activité est particulièrement énergivore.
00:15:15Dans une Europe où le coût de l'énergie est sensiblement plus élevé
00:15:19qu'aux Etats-Unis, par exemple, vous êtes également implantée.
00:15:22Cependant, Saint-Gobain reste ancré en Europe.
00:15:25Donc comment justifiez-vous ce choix de rester ancré en Europe ?
00:15:28Et dans un contexte de réindustrialisation de la France,
00:15:32que diriez-vous à ceux qui envisagent de s'en aller ?
00:15:35Alors c'est une question vaste.
00:15:37Il y a plusieurs choses.
00:15:38D'une part, il y a le poids de l'histoire.
00:15:39Saint-Gobain a été créé il y a un peu plus de 360 ans.
00:15:42Donc c'est vrai que nous avons été Français par naissance,
00:15:45Européens par vocation et Mondiaux par volonté, si je simplifie.
00:15:49Alors c'est en train de changer quand même assez vite
00:15:51parce que fondamentalement, quand on fait des choix d'investissement
00:15:53dans une entreprise internationale,
00:15:55on alloue le capital là où il y a de la croissance et de la rentabilité.
00:15:59Donc typiquement, Saint-Gobain, dans la dernière décennie,
00:16:012010-2020, avait 60% de ses résultats en Europe de l'Ouest.
00:16:05On n'a pas baissé les résultats, mais aujourd'hui, c'est un tiers
00:16:07parce qu'on a plus que doublé nos résultats en Amérique du Nord, en Asie,
00:16:11parce qu'on a été allé chercher de la croissance.
00:16:13Alors effectivement, quand on investit en Europe, qu'est-ce qu'on regarde ?
00:16:17On regarde effectivement le coût de l'énergie.
00:16:19Est-ce qu'il est compétitif ?
00:16:20Il est entre deux et cinq fois plus cher que ce qu'on peut trouver ailleurs.
00:16:24Et donc nous, notre réponse, elle est double.
00:16:26D'une part, d'être sur des produits qui ne voyagent pas,
00:16:30et donc de fait qu'ils ne sont pas en concurrence internationale
00:16:33avec des Chinois qui vont aller livrer le Moyen-Orient ou l'Afrique,
00:16:35parce que ça ne passerait pas, on ne serait plus compétitif,
00:16:38et ou d'être sur de la très haute innovation,
00:16:41où à ce moment-là, on a un facteur de différenciation.
00:16:44Donc c'est soit sur des produits standards, j'allais dire,
00:16:46des produits qui ne voyagent pas,
00:16:48soit de l'innovation qui, à ce moment-là, a trois, cinq ou dix ans d'avance.
00:16:51Donc c'est ça un peu les deux éléments de réponse,
00:16:53mais en sachant que la dynamique, en revanche,
00:16:56elle est relativement défavorable à l'Europe,
00:16:58parce que de fait, il n'y a pas eu de croissance économique en Europe,
00:17:01à la différence de ce qu'on peut voir en Inde.
00:17:03Si je prends les chiffres en volume de matériaux de production,
00:17:06par exemple, chez 5B, pour la construction,
00:17:09on est tiré par la population.
00:17:11Il y a 1,4 milliard, 1,5 milliard d'Indiens,
00:17:13il n'y a pas de croissance démographique en France.
00:17:16Et à part l'Espagne qui accueille des immigrants,
00:17:18il n'y a plus de croissance démographique en Europe.
00:17:20Donc le facteur démographique est très, très important.
00:17:22Et de fait, on a mis 80% de nos investissements de croissance
00:17:26en dehors de l'Europe.
00:17:27Alors qu'est-ce que je dis sur l'attractivité de la France ?
00:17:29Il y a quand même une électricité, Patrick l'a rappelé,
00:17:32qui est plus attractive que dans d'autres pays en Europe.
00:17:35Ensuite, il faut un cadre compétitif qui soit stable dans la durée,
00:17:40un cadre du coût du travail, un cadre de la fiscalité,
00:17:42je suis sûr qu'on va y revenir, de l'éducation.
00:17:45Moi, je suis ravi que des jeunes filles continuent d'apprendre les mathématiques
00:17:48parce qu'on a besoin d'ingénieurs.
00:17:49Donc il faut des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs.
00:17:52Donc le coût du travail et la fiscalité, l'éducation,
00:17:55les infrastructures en termes de routes, de ports, et puis l'énergie.
00:17:58Donc c'est ça, les quatre bords du cadre
00:18:00qui rendent l'investissement attractif en France.
00:18:04Forcé de constater qu'il y a eu une politique de l'offre
00:18:07il y a quelques années qui a remis un petit peu l'industrie
00:18:09au centre du jeu en France,
00:18:10avant même les sujets de guerre en Ukraine et de souveraineté.
00:18:13En revanche, depuis 2-3 ans, on a quand même tiré sur les entreprises.
00:18:17On a arrêté la baisse des charges.
00:18:18On a remis de la fiscalité sur les grandes entreprises.
00:18:20On a envoyé des signaux assez négatifs depuis 2-3 ans
00:18:24vis-à-vis des grandes entreprises qui, par nature,
00:18:26tous les jours se disent,
00:18:27est-ce que je mets un investissement en Inde ?
00:18:29Est-ce que je vais en Australie ?
00:18:30On a fait une grosse offre publique d'achat en Australie.
00:18:32Est-ce que je vais au Canada ?
00:18:33Où il y a de la croissance.
00:18:34Donc, il faut faire attention aux signaux très négatifs
00:18:37qui ont été envoyés depuis 2-3 ans
00:18:39sur la politique de l'offre
00:18:40où on a renié les baisses de charges,
00:18:42on a renié la fiscalité.
00:18:43Je pense qu'aujourd'hui,
00:18:44le sujet n'est pas de reconstruire
00:18:46des grands outils manufacturiers
00:18:48lorsqu'on passe d'industrie en France.
00:18:50Il ne faut pas rêver.
00:18:51Les emplois sont perdus.
00:18:52Lorsqu'on parle d'industrie en France,
00:18:53on parle de l'industrie de l'intelligence.
00:18:55On parle du digital,
00:18:56on parle de l'intelligence artificielle,
00:18:57on parle de l'innovation profondément.
00:18:59Et c'est là que les facteurs
00:19:01que vient de dire Benoît sont essentiels.
00:19:03Qu'est-ce qu'on va regarder
00:19:05lorsqu'on emploie des ingénieurs ?
00:19:07C'est le coût du travail de l'ingénieur.
00:19:09Pourquoi on a ce crédit d'impôt recherche ?
00:19:11Mais simplement pour compenser le fait
00:19:12que les charges sur les salaires
00:19:14sont trop élevées.
00:19:15Donc, en fait, moi, j'ai une proposition simple
00:19:17à relancer la politique de l'offre.
00:19:18C'est baisser les charges
00:19:19et baisser les aides de crédit d'impôt recherche.
00:19:21Moi, c'est que ça...
00:19:22Parce que c'est si vous
00:19:22qu'on a besoin de garder...
00:19:23Je vais vous dire que
00:19:24quand on voit que nos jeunes ingénieurs,
00:19:25on en fabrique beaucoup en France
00:19:26et de très grande qualité,
00:19:27ils sont enviés dans le monde entier.
00:19:29Un jour, je suis allé dans la Silicon Valley
00:19:31pour dire qu'on voulait
00:19:31construire une digital factory.
00:19:33Et le patron d'une grande...
00:19:36Il m'a dit, mais pourquoi
00:19:36en Californie ?
00:19:39Vous avez tous les talents en France
00:19:40créé votre digital factory à Paris.
00:19:42Ce que j'ai fait.
00:19:43Mais la différence,
00:19:44c'était le coût du travail.
00:19:46C'est le coût du travail.
00:19:47Donc, j'ai décidé...
00:19:48Et on a les talents,
00:19:49puis on voit qu'ils s'en vont.
00:19:50Pourquoi ils s'en vont ?
00:19:51Parce qu'ils ont accès aux États-Unis
00:19:54à des capitaux meilleurs marchés
00:19:55pour développer leurs entreprises.
00:19:56Et ça, c'est une frustration.
00:19:57Donc, la question du capital.
00:19:59Et puis après, le travail.
00:20:00Il faut que le travail
00:20:01soit plus rémunérateur dans ce pays.
00:20:03Et je suis prêt à revenir.
00:20:03Et pour moi, c'est au cœur du débat
00:20:05On va y revenir largement.
00:20:06On va y revenir,
00:20:07mais c'est fondamental à mes yeux.
00:20:08Juste, Denis, sur la question
00:20:09du coût du travail,
00:20:10Patrick Pouyani dit
00:20:10trop d'aides d'un côté
00:20:11parce que ça compense justement
00:20:13un coût du travail qui est trop élevé.
00:20:14C'est ça, notre sujet en France ?
00:20:16Exactement.
00:20:16Avec une difficulté qui est de...
00:20:18On peut regarder le coût du travail
00:20:19en moyenne.
00:20:21Et avec la politique de l'offre
00:20:22qui est intervenue,
00:20:23il y a eu une réduction de l'écart
00:20:25qui était devenue défavorable
00:20:27à la France par rapport
00:20:27aux autres Européens.
00:20:28Cet écart s'est réduit
00:20:29dans un sens favorable
00:20:30à la compétitivité
00:20:31de l'économie française.
00:20:32Mais ça, c'est sur une observation moyenne.
00:20:35En revanche,
00:20:35ce que l'on voit très clairement,
00:20:37c'est que ces politiques
00:20:38de baisse de charges,
00:20:38en ayant été concentrées
00:20:39plutôt sur les basses qualifications,
00:20:41parce qu'on avait un objectif
00:20:43en réalité de quantité d'emploi,
00:20:45de remettre dans l'emploi
00:20:46des personnes qui ont été exclues.
00:20:47Et on a un fort financement
00:20:51des baisses de charges
00:20:52sur le bas de la distribution
00:20:53des salaires
00:20:54par des prélèvements
00:20:54qui sont très élevés
00:20:56sur le haut de la distribution.
00:20:57Et donc, in fine,
00:20:58on aboutit à cette situation
00:20:59où on va compenser ces charges
00:21:00par des dispositifs
00:21:01qui peuvent rien prendre.
00:21:02On a réduit l'écart,
00:21:04on l'a même inversé
00:21:05avec l'Allemagne,
00:21:05parce qu'on se compare
00:21:06beaucoup à l'Allemagne.
00:21:06Le sujet pour nous,
00:21:07c'est que moi,
00:21:08j'ai des équipes maintenant
00:21:09au Portugal,
00:21:10et un ingénieur portugais,
00:21:11je peux dire qu'ils sont
00:21:12aussi bien formés
00:21:12qu'un ingénieur français,
00:21:15ils coûtent deux fois moins cher
00:21:16qu'un ingénieur français.
00:21:17Mais il faut quand même
00:21:18qu'on regarde aussi
00:21:19la réalité de cette affaire.
00:21:19Et pour une entreprise
00:21:20comme la nôtre,
00:21:21européenne par ailleurs,
00:21:22je ne parle pas d'aller au Mexique
00:21:24ou je ne sais pas où,
00:21:25en Inde,
00:21:26je parle de l'Europe.
00:21:27Il y a encore des écarts
00:21:28de compétitivité.
00:21:28Et c'est ça qu'il faut
00:21:29qu'on arrive quand même
00:21:30à être conscient
00:21:30et trouver les moyens.
00:21:32Et ce n'est pas,
00:21:32on va m'expliquer,
00:21:33tu remettais en cause
00:21:35le système social français,
00:21:36non, je suis prêt
00:21:37à faire des propositions
00:21:37là-dessus également.
00:21:38Mais je pense qu'il faut
00:21:39regarder la réalité
00:21:40de où on en est aujourd'hui
00:21:41et on a des écarts,
00:21:42on a un écart de compétitivité
00:21:44qui à mesure est
00:21:44beaucoup plus important
00:21:45que sur l'énergie
00:21:45parce que l'énergie,
00:21:46on est plutôt bien placé
00:21:47et le débat,
00:21:48il est plutôt sur le travail
00:21:49et éventuellement
00:21:50sur le coût du capital
00:21:51et attirer l'épargne.
00:21:52C'est ça pour moi
00:21:53les deux sujets importants
00:21:54pour l'économie.
00:21:54Et puis au plan social,
00:21:56ce que disait Denis Férent
00:21:57est très juste,
00:21:57c'est-à-dire qu'on a créé,
00:21:58ce qui est dramatique
00:21:59je trouve pour le pays,
00:21:59une trappe à bas salaire.
00:22:01Vous tous,
00:22:01vous êtes déjà très très bien formés
00:22:03ou en voie de lettre,
00:22:03mais on a 60%
00:22:05des salaires français
00:22:06qui sont entre 1
00:22:07et 1,6 fois le SMIC
00:22:08avec zéro progression sociale
00:22:10donc pas d'ascenseur social
00:22:12pas d'équilibre démocratique.
00:22:14La méritocratie
00:22:15et l'ascenseur social
00:22:16c'est absolument majeur
00:22:17dans l'équilibre
00:22:17de nos sociétés
00:22:18et malheureusement
00:22:19l'allègement des charges
00:22:20il s'est porté là-dessus
00:22:21donc pas assez
00:22:22sur la partie valeur ajoutée
00:22:23innovation
00:22:24qui est vraiment
00:22:24l'avenir du pays
00:22:25donc investir dans la recherche
00:22:27et le développement
00:22:27investir dans l'innovation.
00:22:29Moi j'ai rajouté par exemple
00:22:30on a doublé
00:22:30la taille de notre centre de recherche
00:22:32à Aubervilliers.
00:22:33On investit 400 millions
00:22:34de recherche et développement
00:22:36dans le monde
00:22:36les deux tiers en France.
00:22:38J'ai investi
00:22:39au même moment
00:22:4050 millions
00:22:40dans un bâtiment
00:22:41c'est pas un outil très productif
00:22:43on nous a enlevé
00:22:4317% du crédit impôt recherche
00:22:45c'est pas grave
00:22:46on le fait quand même
00:22:47mais vous voyez
00:22:48les signaux qui sont envoyés
00:22:49alors même qu'on veut
00:22:50plus d'innovation
00:22:50plus de valeur ajoutée
00:22:51pour des ingénieurs
00:22:52ou des chercheurs en France.
00:22:53Non c'est grave.
00:22:55Non non
00:22:55parce que sinon
00:22:56les gens qui nous écoutent
00:22:57vont dire
00:22:57mais voyons
00:22:57on peut le supprimer complètement.
00:22:59Ils sont toujours
00:22:59en patriote
00:23:00les panneaux français
00:23:01qui vont continuer.
00:23:01C'est surtout qu'on l'a fait
00:23:02une fois que la décision
00:23:03était prise
00:23:03si je l'avais su avant
00:23:04alors là c'est vrai
00:23:05que pour le coup
00:23:05parce que c'est une question
00:23:07qui était restée
00:23:08pendant de chez Senghor
00:23:08pendant 15 ans
00:23:09moi j'ai fini par le décider
00:23:10en 2021
00:23:10mais si j'avais su
00:23:11qu'on m'enlevait 17%
00:23:12et un jour plus
00:23:13de crédit impôt recherche
00:23:14j'aurais probablement
00:23:15pris une autre décision.
00:23:16Donc il faut faire très attention
00:23:17à pousser la valeur ajoutée
00:23:18l'innovation
00:23:19et pas faire une trappe
00:23:20à bas salaire
00:23:20parce qu'après on compense
00:23:22avec de la dépense sociale
00:23:22mais c'est un cercle vicieux.
00:23:23Denis après la question du go.
00:23:24Oui sur l'innovation
00:23:26simplement en un mot
00:23:27un chiffre assez frappant
00:23:28dans le rapport
00:23:29des investissements d'avenir
00:23:30qui est sorti récemment
00:23:31la France n'apparaît
00:23:32qu'à trois reprises
00:23:33dans les cinq premiers pays
00:23:35pour les 64 technologies
00:23:36du futur les plus importantes.
00:23:37Donc en fait
00:23:38il y a un risque de retard
00:23:40dans l'innovation
00:23:40qui est extrêmement important
00:23:41qui est en train de se prendre
00:23:42par exemple l'Iran
00:23:43elle apparaît six fois
00:23:44dans ce classement
00:23:45donc on est moins souvent
00:23:46dans les cinq premiers
00:23:48dans les drones en particulier
00:23:50mais on est moins souvent
00:23:50dans des facteurs d'innovation
00:23:52dans des secteurs d'innovation
00:23:53et ça c'est un point d'alerte
00:23:54qui va précisément renvoyer
00:23:56probablement un autre
00:23:57constructeur de prélèvement
00:23:57selon les qualifications.
00:23:58Hugo on a prévu de parler
00:24:00de compétitivité avec la Chine
00:24:01mais Benoît Vazan
00:24:02il a répondu en partie
00:24:03sur la manière
00:24:03dont il était positionné
00:24:05face aux Chinois
00:24:06peut-être le nucléaire du coup ?
00:24:07Peut-être le nucléaire oui
00:24:09donc vous avez déjà évoqué
00:24:11qu'en France
00:24:12on a un avantage
00:24:12par rapport à la production électrique
00:24:14qui non seulement
00:24:17on a une souveraineté
00:24:18sur cette production
00:24:19mais en plus de ça
00:24:19elle a l'avantage
00:24:20d'être décarbonée
00:24:21est-ce que
00:24:23le marché électrique européen
00:24:25ne constitue pas
00:24:27enfin gomme pas
00:24:28en partie
00:24:28l'avantage
00:24:30de la production électrique
00:24:32française ?
00:24:33Vous dites non Patrick Pouyennet
00:24:34directement ?
00:24:35Non écoutez
00:24:36c'est un débat
00:24:37enfin économiquement
00:24:38c'est complètement faux
00:24:39en fait la France
00:24:40est le grand gagnant
00:24:41du marché électrique européen
00:24:43parce que nous sommes
00:24:44surproducteurs en France
00:24:46nous sommes surproducteurs
00:24:47il y a eu malheureusement
00:24:47une année
00:24:48où il nous a manqué
00:24:49à l'électricité
00:24:49c'est 2022
00:24:50où malheureusement
00:24:51on a vécu la conjonction
00:24:52du gaz russe
00:24:53et du nucléaire
00:24:55qui ne marchait pas
00:24:55mais aujourd'hui
00:24:56qui gagne ?
00:24:57Quel est le pays
00:24:57qui bénéficie le plus
00:24:59du marché électro-opérat ?
00:24:59Mais c'est la France
00:25:00parce qu'on exporte
00:25:01et grâce à ça
00:25:02grâce à ces redus d'export
00:25:03on va pouvoir construire
00:25:04dans un nouveau nucléaire
00:25:05donc honnêtement
00:25:07et puis par ailleurs
00:25:07je vais vous dire
00:25:08il se trouve que
00:25:09je viens de négocier
00:25:10avec mon collègue d'EDF
00:25:11et j'ai réussi à signer
00:25:13un contrat
00:25:13il ne doit pas avoir 15
00:25:14on doit avoir 12 ans
00:25:15pas tout à fait comme fait
00:25:16mais à un prix
00:25:17qui est totalement bon
00:25:19pour que je continue
00:25:20à faire de l'industrie
00:25:20en France
00:25:21donc on peut trouver
00:25:22des moyens
00:25:24et dans le débat
00:25:24on mélange beaucoup
00:25:25le prix au consommateur final
00:25:27du prix aux entreprises
00:25:28en industrielle
00:25:29et c'est un vrai choix politique
00:25:30c'est un vrai choix politique
00:25:31en Allemagne
00:25:32ils ont fait un choix très clair
00:25:34les citoyens
00:25:35les consommateurs
00:25:35à l'électricité
00:25:36subventionnent les entreprises
00:25:37mais c'est un choix
00:25:38pour la France
00:25:39et c'est un choix
00:25:39qui doit être pris
00:25:40par le politique
00:25:40il ne faut pas demander à EDF
00:25:41de mélanger tout
00:25:42dans une vaste péréquation
00:25:43et donc il y a des contrats
00:25:44avec l'électricité
00:25:45moi je viens d'en signer un
00:25:46et je suis très satisfait
00:25:47et pour les deux
00:25:47je suis parti
00:25:48et puis voilà
00:25:49donc je pense que
00:25:50le marché électrique européen
00:25:52il fonctionne
00:25:52honnêtement
00:25:53vous êtes étudiant en économie
00:25:55on apprend
00:25:56la première leçon d'économie
00:25:57c'est que le prix
00:25:58est égal au coût marginal
00:25:59d'accord
00:26:00ça c'est moi ce que j'ai appris
00:26:01première leçon
00:26:01et bien il se trouve
00:26:02que ça marche
00:26:03et pourquoi
00:26:03si vous commencez à tordre
00:26:05cette notion là
00:26:06ça ne marche pas
00:26:06parce qu'à ce moment là
00:26:07vous allez décourager
00:26:08l'investissement
00:26:09or le sujet en Europe
00:26:10c'est d'encourager
00:26:11l'investissement dans l'énergie
00:26:13et donc il ne faut pas
00:26:14qu'on se mette à tout ordre
00:26:15et d'ailleurs j'ai confiance là-dessus
00:26:17il y a suffisamment
00:26:17le débat existe en France
00:26:18dans la plupart des grands pays européens
00:26:20il n'existe pas beaucoup
00:26:20je peux vous dire
00:26:21et donc il faut
00:26:22qu'on fasse confiance
00:26:23à une économie de marché
00:26:25et après
00:26:26on peut se poser des questions
00:26:28sur par exemple
00:26:29des choses extrêmement amorties
00:26:30comme l'hydroélectricité
00:26:31est-ce que l'hydroélectricité
00:26:32qui est totalement amortie
00:26:33qui sont quelque part
00:26:34des biens nationaux
00:26:35doit profiter
00:26:36d'un prix marginal
00:26:37ça c'est une bonne question
00:26:38mais ne généralisons pas
00:26:40le cas de l'hydroélectricité
00:26:41au fait qu'on doit
00:26:42construire plus de capacités
00:26:43je veux dire
00:26:43si on ne construit pas
00:26:44des centrales à gaz en Europe
00:26:46on va au-devant
00:26:47de graves problèmes
00:26:48il y a des pays
00:26:48comme l'Allemagne
00:26:49etc. qui le savent
00:26:50donc il faut à un moment
00:26:51qu'on soit
00:26:52donc c'est un incitateur
00:26:53d'investissement
00:26:54il marche ce marché
00:26:55il fonctionne
00:26:55il ne fonctionne pas
00:26:56quand il y a une hystérésie
00:26:58comme en 2022
00:26:58mais à part l'épisode 2022
00:27:00regardez en ce moment
00:27:00qui se plaint du marché
00:27:01de l'électricité
00:27:02peut-être que la question
00:27:03c'est Hugo
00:27:03votre prénom c'est ça
00:27:04c'était plus d'interconnectivité
00:27:06entre les différents pays
00:27:07pour fluidifier un peu
00:27:08le marché européen
00:27:11il y avait un rapport
00:27:12avec le coût marginal
00:27:13effectivement
00:27:13c'est les tenants
00:27:15qui disent qu'il faut tout casser
00:27:16parce qu'en France
00:27:16on a genre
00:27:17les apprentissanciers
00:27:18il y a un rêve en France
00:27:19qui est de manipuler le marché
00:27:20je veux dire que
00:27:21faites confiance au marché
00:27:22c'est mieux que de faire confiance
00:27:24aux états régulateurs
00:27:25Hugo c'est aussi la question
00:27:26de l'utilisation du nucléaire français
00:27:28en Europe
00:27:28est-ce qu'on ne devrait pas
00:27:30pousser les autres
00:27:31à aller plus vers le nucléaire ?
00:27:34après ça c'est une question
00:27:35de point de vue
00:27:36mais disons que
00:27:37peut-être que
00:27:37l'avantage français
00:27:40d'avoir justement
00:27:40une production électrique
00:27:44dont le pays est souverain
00:27:45et qui en plus de ça
00:27:47est décarboné
00:27:48peut-être qu'elle
00:27:49pour ce modèle-là
00:27:50pourrait être davantage
00:27:51mis en avant
00:27:52comme étant un exemple
00:27:55je suis d'accord
00:27:56on est le cinquième pays
00:27:57le plus décarboné au monde
00:27:58et on a accepté
00:27:58les mêmes obligations
00:27:59de décarbonation marginale
00:28:00que les autres
00:28:01c'est là qu'on a
00:28:02un souci collectif
00:28:03c'est une bataille
00:28:04de Bruxelles
00:28:04de faire accepter
00:28:05les guerres français
00:28:06c'est un atout
00:28:07bataille en partie gagnée
00:28:08puisque Ursula von der Leyen
00:28:09a dit qu'elle a fait des erreurs
00:28:10l'Union Européenne
00:28:11la Commission Européenne
00:28:11a reconnu l'erreur stratégique
00:28:13de l'Allemagne
00:28:14sur l'abandon du nucléaire
00:28:15c'est l'Allemagne
00:28:16qui est en train de le reconnaître
00:28:16l'Allemagne l'a reconnu
00:28:17et Ursula von der Leyen
00:28:18qui est allemande
00:28:19l'a reconnu
00:28:20mais voilà
00:28:20il y a une prise de conscience
00:28:22tardive
00:28:22et malheureusement
00:28:24le stop and go
00:28:24de la France
00:28:25sur le nucléaire
00:28:25nous a perdu 10 ou 15 ans
00:28:27je parle à un jeune étudiant
00:28:28mais tu es jeune
00:28:29l'Europe est notre futur
00:28:30où est le problème
00:28:32excusez-moi
00:28:32de dire que
00:28:33la France fait du nucléaire
00:28:35et l'exporte en Europe
00:28:36pendant que
00:28:37l'Allemagne fait du
00:28:38l'éolien
00:28:38parce qu'ils ont plein
00:28:39de ressources éoliennes
00:28:40plus que nous
00:28:40qu'ils l'acceptent mieux que nous
00:28:42et que cette électricité éolienne
00:28:43nous on va aussi en bénéficier
00:28:44je pense qu'à un moment
00:28:45il faut qu'on dépasse
00:28:46le débat national là-dessus
00:28:47le futur de l'Europe
00:28:49et politique de l'offre
00:28:50etc
00:28:50on est dans le même bateau
00:28:52et si on ne comprend pas ça
00:28:53et qu'on veut se battre
00:28:54avec 27 économies par cellaire
00:28:55qu'on ne va pas plus vers
00:28:56un marché unique
00:28:58y compris dans l'énergie
00:28:59on n'en apportera pas
00:29:00les réponses
00:29:00la réponse c'est qu'il faut
00:29:01qu'on soit collectivement intelligent
00:29:03allouons le capital
00:29:03là où il est le mieux utilisé
00:29:05en France on a du nucléaire
00:29:06continuons à l'entretenir
00:29:07en Allemagne ils n'en veulent pas
00:29:08ils en vont peut-être
00:29:09ils ont des éoliennes
00:29:10mais qu'ils nous fassent
00:29:10plein d'éoliennes
00:29:11et puis voilà
00:29:12et puis nous on les accède
00:29:13je pense que c'est comme ça
00:29:14qu'il faut penser
00:29:14en Espagne ils ont plein de solaire
00:29:15le problème c'est qu'il faudrait
00:29:17peut-être qu'il y ait un peu plus
00:29:17d'interconnexion
00:29:18entre le solaire espagnol
00:29:19et la France
00:29:20ceux qui ne veulent pas le faire
00:29:21c'est pas les espagnols
00:29:22c'est les français
00:29:23parce qu'on veut protéger
00:29:24le nucléaire français
00:29:24donc au bout d'un moment
00:29:26la question pour nous tous
00:29:26c'est est-ce qu'on dépasse
00:29:27nos égoïsmes nationaux
00:29:29pour construire une union
00:29:30qui soit plus forte
00:29:32et plus compétitive
00:29:33dans cette compétition mondiale
00:29:34On a besoin Denis
00:29:34d'interconnexion énergétique
00:29:36pour faire l'Europe
00:29:37Oui on a besoin
00:29:38d'interconnexion énergétique
00:29:39on a besoin de toute façon
00:29:40d'une manière générale
00:29:41de tout un ensemble
00:29:41d'investissements
00:29:42et de projections
00:29:43de l'investissement
00:29:44et avec cette question
00:29:46est-ce que ces investissements
00:29:48sur une échelle continentale
00:29:49sur une échelle
00:29:49qui est strictement nationale
00:29:50et dans ce cas
00:29:51au niveau national
00:29:52qu'est-ce qui est aujourd'hui
00:29:54qu'est-ce qui peut freiner
00:29:55les investissements
00:29:56c'est quand même
00:29:57tout cet ensemble
00:29:57de thèmes de politique
00:29:58de l'offre
00:29:59Exercice inversé
00:30:00Benoît Bazin
00:30:00est-ce que vous avez une question
00:30:01pour nos étudiants ?
00:30:02J'ai une question
00:30:03et qui est en même temps
00:30:04une remarque
00:30:05vous avez évoqué
00:30:06les investissements
00:30:07dans les industries du futur
00:30:08moi je fais très très attention
00:30:10au fait qu'il y a
00:30:10un continuum industriel
00:30:12on n'a plus que 10%
00:30:13du PIB en France
00:30:14qui est industriel
00:30:15alors est-ce qu'il faut
00:30:16tout mettre sur la pharmacie
00:30:17tout mettre sur l'IA
00:30:19par exemple
00:30:20nous on fait des matériaux
00:30:21un peu traditionnels
00:30:22du vitrage
00:30:22oui sauf qu'à la fin
00:30:23ça fait le cockpit du rafale
00:30:25si on parle de souveraineté
00:30:26donc si on ne sait plus
00:30:27faire du vitrage
00:30:28on ne saura pas faire
00:30:29du verre décarboné
00:30:30du verre solaire
00:30:31qui permette
00:30:31de diviser par deux
00:30:33la consommation énergétique
00:30:34des bâtiments
00:30:34et on ne saura pas faire
00:30:35l'Airbus
00:30:36donc faisons attention
00:30:38laissons le marché
00:30:39choisir
00:30:40les bonnes technologies
00:30:41les bonnes innovations
00:30:42les bonnes industries gagnantes
00:30:43le marché
00:30:44et pas l'état
00:30:46si je comprends
00:30:47en tout cas la question
00:30:48pour vous
00:30:48pour les étudiants
00:30:49c'est est-ce qu'il y a
00:30:50des secteurs dans lesquels
00:30:51industriels vous iriez travailler
00:30:53d'autres pas
00:30:54comment vous voyez l'Europe
00:30:56sur le monde industriel
00:30:58de demain
00:30:58c'est quoi l'industrie
00:30:59en Europe demain
00:31:00qui veut répondre
00:31:01à cette question là
00:31:01ingénieur de l'économie technique
00:31:02par exemple
00:31:04c'est pour Martin
00:31:04cette question
00:31:06si c'est pour moi
00:31:07alors moi je pense
00:31:09personnellement
00:31:10mais c'est tout à fait personnel
00:31:11que l'IA va dicter un peu
00:31:13l'économie du futur
00:31:14et la structure
00:31:15du marché du travail
00:31:18et donc je pense
00:31:19que notre rôle
00:31:20enfin en tout cas mon rôle
00:31:21en tant que jeune ingénieur
00:31:22c'est aussi de participer
00:31:23à cette nouvelle révolution
00:31:24qui va apparaître
00:31:25c'est pour ça
00:31:26même si je ne suis pas encore
00:31:27sûr de mon avenir professionnel
00:31:29je m'oriente a priori
00:31:30sur l'étude de l'IA
00:31:32et être ingénieur
00:31:34dans ce domaine là
00:31:35parce que je pense
00:31:36que c'est le domaine du futur
00:31:38mais c'est mon avis personnel
00:31:39et alors les mathématiques
00:31:40ça va si une donnée
00:31:42c'est vrai que si je rejoins
00:31:44tout à fait Martin
00:31:45je suis totalement d'accord
00:31:46je pense que l'IA
00:31:47va venir vraiment
00:31:48bouleverser les métiers
00:31:50de demain
00:31:50par exemple
00:31:51dans les mathématiques
00:31:52ou encore la finance
00:31:54qui est un domaine
00:31:54qui m'intéresse particulièrement
00:31:56et donc c'est vrai
00:31:57que je pense qu'aujourd'hui
00:31:58si la France peut
00:32:00vraiment investir
00:32:01et nous aussi
00:32:02de notre côté
00:32:03en tant que jeunes
00:32:04on peut se former
00:32:05finalement aux tenants
00:32:06et aux aboutissants
00:32:07de l'IA
00:32:07ça ne pourra être
00:32:09que de la plus-value
00:32:11pour notre futur
00:32:12en fait
00:32:13Patrick Pouyana
00:32:13ils veulent bosser
00:32:14dans l'IA
00:32:15ça me paraît essentiel
00:32:16parce que vous dire
00:32:16une difficulté
00:32:17c'est que moi
00:32:17j'ai pas trop le temps
00:32:18de me former à tout ça
00:32:19et non mais c'est un vrai sujet
00:32:21je dois vous dire
00:32:21auquel on fait face
00:32:22parce que du coup
00:32:23le management
00:32:23de nos entreprises
00:32:24doit
00:32:25et qu'en fait
00:32:25ce sont nos jeunes
00:32:26nos plus jeunes
00:32:27qui eux sont complètement
00:32:28dans ce monde digital
00:32:29qui le vivent beaucoup plus
00:32:30et qui poussent l'entreprise
00:32:32et en fait
00:32:32sur tout ce qui est digital
00:32:34etc
00:32:34on a donné le pouvoir
00:32:35à des jeunes managers
00:32:36parce qu'en fait
00:32:37et qui doivent challenger
00:32:38les plus âgés
00:32:39qui ont tendance à
00:32:40ouais bon tout ça
00:32:41c'est sympa
00:32:42mais nos méthodes
00:32:43fonctionnent bien
00:32:43donc il y a une vraie révolution
00:32:44comme on l'a vécu
00:32:45alors on l'a vécu
00:32:46notre génération
00:32:46ça s'appelait internet
00:32:47je sais pas comment je faisais
00:32:49il y a 35 ans
00:32:50quand j'étais directeur
00:32:50de cabinet de la ministre
00:32:51j'avais pas internet
00:32:52je sais pas comment je travaillais
00:32:52j'y arrivais quand même
00:32:53au passage
00:32:54on y arrivait avec des fax
00:32:55des papiers etc
00:32:56maintenant on peut faire des choses
00:32:57donc pour moi l'IA
00:32:58il faut pas avoir peur
00:32:59c'est un gigantesque outil
00:33:01un superbe outil
00:33:02de démultiplication
00:33:03de l'être humain en fait
00:33:04on va faire beaucoup plus de choses
00:33:06et vous il est essentiel
00:33:07alors pour le coup
00:33:07c'est pas faux ici
00:33:08il est essentiel
00:33:09que tout ça
00:33:09vous en compreniez
00:33:11les sous-jacents
00:33:12qu'est-ce que ça veut dire
00:33:13comment on peut l'utiliser
00:33:14orienter
00:33:14ça me parait pour votre génération
00:33:15c'est majeur
00:33:16mais enfin
00:33:16il faut aussi venir
00:33:17dans la transition énergétique
00:33:18si vous voulez répondre à la question
00:33:20si vous allez tous faire de l'IA
00:33:21c'est pas incompatible
00:33:22il faut peut-être faire de la construction
00:33:23de la construction durable aussi
00:33:25il faut pas tout faire de l'IA
00:33:26parce qu'à la fin
00:33:27l'économie elle est quand même
00:33:29du hard
00:33:30du physique
00:33:30voilà nous on a
00:33:32il n'y a pas que des softwares
00:33:33qui se baladent dans l'air
00:33:34il y a aussi des produits
00:33:35mais on va c'est un dernier remarque
00:33:36et on passe à la deuxième partie
00:33:37venez chez un grand
00:33:37on a 1100 usines
00:33:38avec évidemment 3000 capteurs
00:33:40et surtout beaucoup d'IA
00:33:41sur la recherche de matériaux
00:33:43en fait la vérité c'est que
00:33:43on a beaucoup d'IA
00:33:44sur la recherche de matériaux
00:33:45par exemple
00:33:46les nouvelles formulations
00:33:47l'économie circulaire
00:33:48comment on fait du recyclage
00:33:49de tout un tas de matériaux
00:33:50qu'on n'imaginait même pas
00:33:52il y a quelques années
00:33:52l'IA nous aide énormément
00:33:54dans la recherche sur matériaux
00:33:55donc ça vaut aussi
00:33:55y compris pour l'industrie
00:33:57des matériaux de demain
00:33:58ou d'aujourd'hui
00:33:58mais au passage sur l'IA
00:33:59quand on a construit
00:34:00notre digital factory à Paris
00:34:02où il y a 300 personnes
00:34:02on m'avait dit
00:34:03tu vas avoir du mal
00:34:04à recruter des jeunes ingénieurs
00:34:05parce qu'ils vont rêver
00:34:06aller chez les Amazon
00:34:10les hyperscalers etc
00:34:11tu auras du mal
00:34:12et en fait on a réussi
00:34:13à recruter
00:34:14on a des gens de très bon niveau
00:34:15parce qu'en fait
00:34:16nous on leur propose
00:34:16des projets
00:34:17des sujets
00:34:18qui sont compliqués
00:34:19je peux vous dire
00:34:21optimiser les flux
00:34:22par exemple
00:34:22le gouvernement me dit
00:34:23comment vous pouvez produire
00:34:24plus de diesel
00:34:24dans votre affinerie
00:34:25qui est un outil hard
00:34:26puisqu'on risque de manquer
00:34:27de diesel
00:34:28et bien je peux vous dire
00:34:29que je suis prêt
00:34:29il y a de l'IA là-dedans
00:34:30et il y a de quoi
00:34:31mettre des ingénieurs
00:34:32pour réfléchir
00:34:32et c'est pas
00:34:33et c'est un champ
00:34:34qui a l'air
00:34:34une question simple
00:34:35donc on propose
00:34:36des questions
00:34:36des challenges compliqués
00:34:37aux jeunes
00:34:37et qui du coup
00:34:38ils viennent
00:34:39et ils sont attirés
00:34:40dans l'entreprise
00:34:41dans notre digital factory
00:34:42c'est pour Sidonis
00:34:42ça c'est pour recruter
00:34:43le jeune qui est à côté de moi
00:34:44parce que c'est un dialogue
00:34:45mais il faut que j'en profite
00:34:47ce soir quand même
00:34:48je vous laisse m'envoyer
00:34:49le contrat
00:34:50et je vais me gérer
00:34:50à la proposition
00:34:51attendez on finit
00:34:52l'émission quand même
00:34:52on va passer à la partie
00:34:54innovation
00:34:54investissement
00:34:55et gouvernance
00:35:04Denis Ferrand
00:35:04il y a un nouveau mot
00:35:05qui est arrivé
00:35:05dans le vocabulaire
00:35:06c'est la
00:35:07permacrise
00:35:07on est tout le temps
00:35:08tout le temps en crise
00:35:09on enchaîne
00:35:10depuis le Covid
00:35:11sauf qu'il faut quand même
00:35:11penser à investir
00:35:12dans le temps long
00:35:13et là
00:35:13dans la tête des dirigeants
00:35:14parfois
00:35:14il y a une petite dichotomie
00:35:16oui c'est vrai
00:35:16c'est une autre forme
00:35:17de discordance des temps
00:35:18là encore
00:35:19entre ces crises permanentes
00:35:21qui viennent percuter
00:35:22les choix d'investissement
00:35:22et puis le fait
00:35:23que les entreprises
00:35:24on l'a dit
00:35:24elles ont besoin
00:35:25de visibilité
00:35:27elles ont besoin
00:35:27de stabilité
00:35:28dans leur environnement
00:35:29il n'y a rien de pire
00:35:30d'ailleurs
00:35:30que quand un acteur
00:35:32qui devrait être
00:35:32l'acteur du réducteur
00:35:33de l'incertitude
00:35:34qui est l'état
00:35:34a des politiques
00:35:35qui peuvent être
00:35:36extrêmement versatiles
00:35:37donc le temps long
00:35:38c'est le temps
00:35:39de l'entreprise
00:35:40et pour autant
00:35:41il y a toujours
00:35:42des choix
00:35:42qui vont se faire
00:35:43à court terme
00:35:43il y a des choix
00:35:44d'adaptation
00:35:46et ce qui est tout à fait
00:35:47frappant sur la période
00:35:48actuelle
00:35:48c'est combien
00:35:49le type d'investissement
00:35:51est en train
00:35:51de se transformer
00:35:51la dynamique
00:35:53de l'investissement
00:35:53quand on le regarde
00:35:54sur l'ensemble
00:35:54des entreprises
00:35:55en France
00:35:56c'est de l'investissement
00:35:57en numérique
00:35:58c'est ça qui actuellement
00:35:59est le principal driver
00:36:00d'un investissement
00:36:01des entreprises
00:36:02donc il y a un horizon
00:36:03qui est celui
00:36:03de la stratégie
00:36:04et il y a celui
00:36:05de la tactique
00:36:06avec des adaptations
00:36:07en permanence
00:36:08à effectuer
00:36:08de la part
00:36:09des entreprises
00:36:10question de Sidonie
00:36:11oui
00:36:11donc monsieur Pouyanet
00:36:13monsieur Bazin
00:36:14vos entreprises
00:36:15prennent des décisions
00:36:17qui impactent
00:36:17tout le monde
00:36:18et donc
00:36:19en ce sens
00:36:20vous avez
00:36:21un pouvoir
00:36:22important
00:36:23est-ce que
00:36:24pour vous
00:36:24ouvrir
00:36:25la gouvernance
00:36:27des grandes entreprises
00:36:28à des comités
00:36:29de parties
00:36:29prenantes
00:36:30est la solution
00:36:32pour
00:36:33faire
00:36:34les bons choix
00:36:35pour la société
00:36:36de demain
00:36:42je crois pas
00:36:43parce qu'on a déjà
00:36:44beaucoup d'organes
00:36:45de gouvernance
00:36:46un conseil
00:36:47d'administration
00:36:48du dialogue social
00:36:49des actionnaires
00:36:50les territoires
00:36:52dans lesquels
00:36:52on implante
00:36:53quand on a
00:36:531100 usines
00:36:54ça veut dire
00:36:54qu'on s'implante
00:36:55dans des territoires
00:36:55je vous donne un exemple
00:36:56notre dernière usine
00:36:57de plaques de plâtre
00:36:58en Inde
00:36:58il n'y a pas de gaz
00:37:00il n'y a pas d'électricité
00:37:01on prend
00:37:01des écorces de riz
00:37:03des fermiers
00:37:04environnement
00:37:05on fait des briquettes
00:37:06et on brûle les briquettes
00:37:07donc on s'implante
00:37:08dans un territoire
00:37:09et on dialogue
00:37:10évidemment
00:37:10avec ce territoire
00:37:12donc on a déjà
00:37:12beaucoup beaucoup
00:37:13de parties prenantes
00:37:15sous tous les aspects
00:37:16environnement
00:37:17sociaux
00:37:18sociétaux
00:37:19financiers
00:37:19je crois pas
00:37:20qu'il faille en rajouter
00:37:21parce que c'est vrai
00:37:22que la force d'une entreprise
00:37:23c'est à la fois
00:37:24le temps long
00:37:25mais l'agilité
00:37:26dans le temps court
00:37:27donc je crois que
00:37:28nous ce qu'on a essayé
00:37:29de faire
00:37:29les uns les autres
00:37:29dans nos entreprises
00:37:30c'est le cas de Saint-Gobain
00:37:31par exemple
00:37:32on s'est complètement
00:37:32réorganisé il y a 6 ans
00:37:34on était par ligne
00:37:34de produits mondial
00:37:35il y avait un français
00:37:36qui décidait
00:37:37dans 80 pays
00:37:38pour son produit
00:37:38aujourd'hui
00:37:39on est par pays
00:37:40et donc on a
00:37:41un Vietnamien en Vietnam
00:37:42on a un Indien en Inde
00:37:43un Mexicain en Mexique
00:37:44et ça leur donne
00:37:45beaucoup d'agilité
00:37:45de proximité
00:37:47avec les pouvoirs
00:37:48publics locaux
00:37:48avec les territoires
00:37:49avec les clients
00:37:50avec les architectes
00:37:51j'étais en Turquie
00:37:52la semaine dernière
00:37:52pour remettre un prix
00:37:53qu'on sponsorise
00:37:54sur l'architecture durable
00:37:55prix mondial
00:37:56de l'architecture durable
00:37:57on est en Turquie
00:37:58pour le faire
00:37:59avec des gens
00:37:59qui venaient du Vietnam
00:38:01qui venaient du Mexique
00:38:02et de tout un tel pays
00:38:02donc je crois
00:38:03qu'on a déjà
00:38:04un ensemble
00:38:05un écosystème
00:38:05sur lequel on est
00:38:06très à l'écoute
00:38:07après il y a
00:38:08la responsabilité
00:38:09de la décision
00:38:10du chef d'entreprise
00:38:11mais on a déjà
00:38:11un écosystème très riche
00:38:13je ne crois pas
00:38:13qu'il faille le complexifier
00:38:15avec des gens
00:38:15dont la responsabilisation
00:38:17ne sera pas pérenne
00:38:18nous on vit
00:38:18avec une décision
00:38:19et on a à la fois
00:38:21cet équilibre
00:38:21temps court
00:38:23enfin franchement
00:38:24je vais vous dire
00:38:25je pense que c'est
00:38:26la fausse bonne idée
00:38:27par excellence
00:38:27ça ne marche pas
00:38:28comme ça
00:38:28une entreprise
00:38:30oui on a des interfaces
00:38:31à plein niveau
00:38:32avec nos clients
00:38:33avec des ONG
00:38:34on a des tas
00:38:35d'organisations
00:38:36pour le faire
00:38:37croire que
00:38:37parce qu'on mettrait
00:38:38un comité
00:38:39au sommet de l'entreprise
00:38:40près du conseil
00:38:41d'administration
00:38:41aurait un impact
00:38:42c'est pas comme ça
00:38:43que ça fonctionne
00:38:44il peut y avoir intérêt
00:38:45et j'ai manipulé l'idée
00:38:46d'ailleurs à un moment
00:38:47de se dire
00:38:48on va avoir un comité
00:38:48consultatif de partie
00:38:50après il faut juste
00:38:50animer le comité consultatif
00:38:52être capable
00:38:52qu'il y ait un vrai dialogue
00:38:53et c'est pas si simple
00:38:55que ça
00:38:55le but c'est pas de simplement
00:38:56à mes yeux
00:38:57le temps du chef d'entreprise
00:38:58il est rare
00:38:59donc il faut qu'il soit
00:39:00aussi efficace
00:39:01et le but c'est pas de jouer
00:39:02une scène de théâtre
00:39:03pour dire
00:39:03c'est à la mode
00:39:04je vais faire ça
00:39:05la question c'est l'efficacité
00:39:06et donc je crois beaucoup plus
00:39:07alors ce qu'on a fait
00:39:08dans l'entreprise
00:39:09c'est qu'au niveau
00:39:09des territoires français
00:39:10dans chacune des régions
00:39:12j'ai demandé qu'on crée
00:39:13un comité de liaison
00:39:15avec les parties prenantes
00:39:17des élus
00:39:17des maires
00:39:18des consommateurs
00:39:19des clients
00:39:19des ONG
00:39:21et on a aujourd'hui
00:39:22une dizaine
00:39:22dans chacune des régions
00:39:24on a ces comités
00:39:25qui vivent sur le terrain
00:39:25et qui remontent
00:39:26des problèmes pratiques
00:39:27qui peuvent avoir un impact
00:39:28sur nos politiques
00:39:30en termes de produits
00:39:32de prix etc
00:39:32de disponibilité
00:39:34d'ouverture
00:39:34ça je veux bien rentrer là-dedans
00:39:35il faut être proche des gens
00:39:36croire qu'on va faire
00:39:37institutionnaliser l'affaire
00:39:39au niveau d'un conseil
00:39:39d'administration
00:39:40c'est méconnaître
00:39:41le fonctionnement
00:39:42c'est pas que ça me fait
00:39:42pas peur du tout
00:39:43je serais pas fatiguement
00:39:44capable de gérer ça
00:39:45je peux vous dire
00:39:45mais simplement
00:39:46je ne vois pas
00:39:47la valeur ajoutée
00:39:47de tout cela
00:39:48un conseil d'administration
00:39:49c'est pas une assemblée nationale
00:39:50une entreprise
00:39:51c'est pas
00:39:53soyons clairs
00:39:53une entreprise
00:39:54a une organisation
00:39:54elle a une gouvernance
00:39:56moi je ne suis pas élu
00:39:58je suis élu par les actionnaires
00:39:59mais pas élu par le peuple
00:40:01c'est pas la même chose
00:40:02donc à la fin
00:40:03une entreprise
00:40:03elle doit avoir
00:40:04comme vous l'avez dit
00:40:04une stratégie
00:40:05c'est le conseil d'administration
00:40:06qui fixe la stratégie
00:40:07c'est pas une personne
00:40:08c'est le conseil d'administration
00:40:08ça c'est important
00:40:09quelle est la stratégie
00:40:10où est-ce qu'on veut aller
00:40:11cette stratégie
00:40:12on la soumet aux actionnaires
00:40:13qui s'y sont pas contents
00:40:13peuvent dire non
00:40:14ils ont le droit de nous dire non
00:40:15mais
00:40:16et on cherche à trouver
00:40:17à pérenniser
00:40:18et à toujours
00:40:19à progresser
00:40:19à chercher de la croissance
00:40:20à développer l'entreprise
00:40:22c'est ça notre enjeu
00:40:23on prend en compte
00:40:24et tout ce qui s'est passé
00:40:25depuis une dizaine d'années
00:40:26en Europe
00:40:27ce qu'on appelle
00:40:28la RSE
00:40:28est important
00:40:29on l'intègre
00:40:30on y passe du temps
00:40:31on regarde comment
00:40:32on peut prendre en compte
00:40:33bien sûr
00:40:33mais on le faisait
00:40:34comme M. Jourdain
00:40:35maintenant on demande
00:40:36de le formaliser
00:40:36faut-il créer des comités
00:40:37je pense que
00:40:38soyons plutôt
00:40:39dans la réalité de l'action
00:40:40et c'est ça que je cherche à faire
00:40:41et encore une fois
00:40:42moi ce qui m'intéresse
00:40:43par exemple
00:40:43sur le côté
00:40:44émission de gaz à effet de serre
00:40:46la question que vous me posiez
00:40:46c'est est-ce que
00:40:47et on le fait
00:40:48le paramètre
00:40:49que je suis
00:40:51personnellement
00:40:51c'est de savoir
00:40:52si le contenu carbone
00:40:53des produits énergétiques
00:40:54que je vends à mes clients
00:40:55diminue
00:40:56année après année
00:40:57c'est-à-dire
00:40:57est-ce que je vends
00:40:58des produits
00:40:58des produits moins carbonés
00:41:00je sais qu'il y a du carbone
00:41:01parce qu'il y a du pétrole
00:41:01et de gaz
00:41:02on a réussi à baisser
00:41:03ce contenu carbone
00:41:04de 18%
00:41:04entre 2015 et 2025
00:41:06vous pouvez dire
00:41:07ça va passer vite
00:41:07mais c'est un effort
00:41:08je peux vous dire
00:41:09incroyable
00:41:09qui passe d'ailleurs
00:41:10par la stratégie
00:41:10de l'électricité
00:41:11des renouvelables etc
00:41:12ou des biocarburants
00:41:13donc c'est ça
00:41:14qu'il faut
00:41:14notre contribution
00:41:15à la société
00:41:16de ce point de vue là
00:41:17et puis après
00:41:18mon sujet
00:41:18c'est comment je fais
00:41:19pour vendre à mes clients
00:41:21une énergie
00:41:21qui soit la moins chère possible
00:41:22ça je peux vous dire
00:41:23là ils m'attendent au tournant
00:41:24donc mes priorités
00:41:26elles sont là aussi
00:41:27il y a un peu
00:41:27derrière la question
00:41:28de Sidonie
00:41:28la question du vertige
00:41:29du pouvoir
00:41:30de la décision
00:41:31de l'impact
00:41:32de l'entreprise
00:41:33oui mais je pense
00:41:34qu'il y a deux points
00:41:35très importants
00:41:35on a dit Patrick et moi
00:41:36la même chose
00:41:37c'est à dire
00:41:38ne sous-estimez pas
00:41:39le fait qu'on est dans
00:41:40un monde déglobalisé
00:41:42fragmenté
00:41:42et que la réponse
00:41:43à votre idée de comité
00:41:45en Argentine
00:41:46ce sera pas la même
00:41:47qu'au Canada
00:41:47ce sera pas la même
00:41:48qu'en Chine
00:41:49donc il faut faire
00:41:49très très attention à ça
00:41:50parce qu'un comité
00:41:51aujourd'hui à Paris
00:41:53ce sera pas du tout
00:41:54la bonne réponse
00:41:55sur tout un tas
00:41:55d'endroits
00:41:56et on vit dans les territoires
00:41:57sans arrêt
00:41:57Patrick l'a évoqué
00:41:58sur les régions de France
00:41:59nous on a tout un tas
00:42:01de dialogues
00:42:01pays par pays
00:42:02parce que le mode
00:42:03constructif en Chine
00:42:04n'est pas le même
00:42:05qu'aux Etats-Unis
00:42:06n'est pas le même
00:42:07que ça c'est très important
00:42:08la deuxième chose
00:42:09c'est qu'on a beaucoup
00:42:10beaucoup de dialogue social
00:42:11donc une entreprise
00:42:12c'est pas un one man show
00:42:14c'est pas une décision solitaire
00:42:16le chef d'entreprise
00:42:17il doit être en permanence
00:42:18perméable
00:42:19à toutes les idées
00:42:20toutes les influences
00:42:21de ces
00:42:22moi j'écoute Patrick
00:42:23quand il parle de l'énergie
00:42:24il est plus expert
00:42:25de l'énergie que moi
00:42:25mais c'est pas que
00:42:26ses pairs
00:42:27c'est aussi des jeunes
00:42:29nous on a formé
00:42:29par exemple 85%
00:42:31de tous nos salariés
00:42:32à la fresque du climat
00:42:33parce qu'on s'est dit
00:42:34on est leader
00:42:34de la construction durable
00:42:35on veut engager
00:42:37tous nos salariés
00:42:38partout dans le monde
00:42:39sur la mission
00:42:40ou la raison d'être
00:42:42de Saint-Germain
00:42:42donc partout
00:42:43on a ce dialogue
00:42:44avec toutes sortes
00:42:45d'instances
00:42:45que ce soit des jeunes
00:42:46des moins jeunes
00:42:47dans l'entreprise
00:42:47du dialogue social
00:42:48des parties prenantes
00:42:49des clients
00:42:50donc on a déjà
00:42:51une richesse
00:42:52et c'est ça qui fait
00:42:52la force de l'entreprise
00:42:53c'est d'être capable
00:42:54d'organiser une richesse
00:42:56de dialogue
00:42:56après le chef
00:42:58de l'entreprise
00:42:58avec son conseil d'administration
00:42:59il en assume la responsabilité
00:43:00parce que ultimement
00:43:01c'est lui qui est garant
00:43:02des résultats
00:43:03et de la pérennité
00:43:04de l'entreprise
00:43:05question d'Oscar
00:43:07donc Denis Ferrand
00:43:08l'a rappelé
00:43:08la politique de l'offre
00:43:09est aussi quelque chose
00:43:10de coûteux
00:43:11dans un contexte
00:43:12où la France
00:43:12doit réduire son déficit
00:43:14les aides publiques
00:43:15sont régulièrement
00:43:16pointées du doigt
00:43:17puisqu'elles représentent
00:43:17à peu près 200 milliards
00:43:18d'euros
00:43:19sous toute leur forme
00:43:20dans le budget de l'Etat
00:43:21et donc il me semble légitime
00:43:23de nous interroger
00:43:23sur la conditionnalité
00:43:25de ces aides publiques
00:43:27et donc ma question
00:43:28ce serait une double question
00:43:29ce serait à la fois
00:43:30de vous demander
00:43:30est-ce que vous êtes favorable
00:43:31à la conditionnalité
00:43:32des aides publiques
00:43:32et deuxièmement
00:43:34jusqu'où est-ce que vous êtes prêt
00:43:35à accepter des objectifs
00:43:37enfin des conditions
00:43:38sous forme d'objectifs
00:43:39de politique publique
00:43:40qui peuvent porter
00:43:41sur le schéma d'emploi
00:43:42sur la localisation
00:43:42le maintien de l'activité
00:43:44Bon je trouve qu'il y a
00:43:45une grande commission
00:43:46au Sénat
00:43:47je suis intervenu
00:43:48je suis pas sûr
00:43:48d'avoir l'assentiment
00:43:49de tous mes pères
00:43:50du CAC 40
00:43:50donc je vais laisser Benoît
00:43:52j'ai pris une position
00:43:52assez claire
00:43:54je pense qu'il y a
00:43:54divers types d'aides publiques
00:43:55d'abord il y a des aides publiques
00:43:56l'Etat intervient
00:43:58pour aider des entreprises
00:43:59en difficulté
00:44:00je pense que c'est
00:44:01ce qui fait très bien
00:44:02il a sauvé un jour Peugeot
00:44:03il a sauvé Air France
00:44:04pendant le Covid
00:44:05très bien
00:44:05il faut qu'il y ait
00:44:06un retour à bonne fortune
00:44:07c'est-à-dire
00:44:08ce qui me paraît pas correct
00:44:09c'est de dire
00:44:09l'aide publique
00:44:10et l'entreprise
00:44:11il y a d'autres grandes entreprises
00:44:12je vais pas citer le nom
00:44:13qui ont pendant des années
00:44:14été sauvées par l'Etat
00:44:15et qui aujourd'hui
00:44:16créent des milliards
00:44:17peut-être qu'à un moment
00:44:18il y a une question
00:44:19de retour à bonne fortune
00:44:20qu'il faut introduire
00:44:21cette conditionnalité
00:44:22moi me paraît
00:44:23une bonne idée
00:44:23notamment pour les grandes entreprises
00:44:25on peut avoir
00:44:27et ça ça me paraît important
00:44:29après il y a
00:44:29la conditionnalité
00:44:31de la localisation
00:44:31elle me paraît évidente
00:44:33si j'ai une aide
00:44:34c'est bien pour investir
00:44:35en France
00:44:35je vais pas demander
00:44:36à l'Etat français
00:44:36d'avoir une aide
00:44:37pour aller investir
00:44:38même aux Pays-Bas
00:44:39ou en Allemagne
00:44:39ça me paraît
00:44:41quelque chose
00:44:41et j'ai eu le débat
00:44:42parce que vous savez
00:44:43lorsqu'on a créé
00:44:44la fameuse compagnie ACC
00:44:45avec Stellantis
00:44:46et Mercedes
00:44:46il y avait un débat
00:44:47entre les Etats
00:44:48pour savoir
00:44:49si la première usine
00:44:49serait en France
00:44:50ou en Allemagne
00:44:51on avait des doubles subventions
00:44:52je me suis battu
00:44:53pour qu'elle soit en France
00:44:54bien m'en appris
00:44:56puisque la deuxième usine
00:44:56elle va pas paraître
00:44:57pour l'instant
00:44:58l'entreprise a des difficultés
00:44:59mais je veux dire
00:44:59c'est pas si simple
00:45:00donc oui la localisation
00:45:02par contre il est évident
00:45:03mais il y a eu le débat
00:45:04pendant le Covid
00:45:05on va conditionner les aides
00:45:07qu'il y avait aux dividendes
00:45:09moi j'ai pris la décision
00:45:10pas été beaucoup
00:45:11j'ai dit
00:45:11puisque c'est ça
00:45:11je prendrai zéro aide
00:45:13parce qu'il est hors de question
00:45:14que je reçoive un ordre de l'Etat
00:45:15de réduire mes dividendes
00:45:16là on marche sur la tête
00:45:17ceci étant
00:45:18je comprenais le débat
00:45:19si la collectivité
00:45:20doit m'aider
00:45:21parce que vraiment
00:45:21je passe une mauvaise passe
00:45:23comment je peux demander
00:45:24des milliards
00:45:25des millions
00:45:26des centaines de millions
00:45:27à l'Etat
00:45:27qui vient m'aider
00:45:29au passage
00:45:30je suis pas sûr
00:45:30qu'on les ait rendus
00:45:32et puis continuer
00:45:33à verser les dividendes
00:45:33avant
00:45:34il faut une question de cohérence
00:45:35donc j'ai dit
00:45:35à ce moment là au Conseil
00:45:36mais c'est soit on les prend
00:45:37et c'est zéro
00:45:38soit on continue les dividendes
00:45:39comme on avait essayé
00:45:39de continuer les dividendes
00:45:40on n'a dit pas d'aide
00:45:41donc je pense qu'il faut avoir
00:45:41un certain bon sens
00:45:42une certaine logique
00:45:44sinon on mélange
00:45:44le grand public
00:45:45a un peu de mal
00:45:46à nous suivre
00:45:47si on a l'impression
00:45:48d'être des prédateurs
00:45:49or on n'est pas des prédateurs
00:45:51après il y a d'autres aides
00:45:52sur lesquelles je pense
00:45:52qu'il faut continuer
00:45:54les aides à l'innovation
00:45:55comme je l'ai dit
00:45:56les aides aux énergies renouvelables
00:45:58en 2005
00:45:58les gens disent aujourd'hui
00:45:59ces développeurs
00:45:59prennent trop d'argent
00:46:00mais d'accord
00:46:00mais s'ils n'avaient pas eu
00:46:01ces aides en 2005
00:46:02on n'aurait jamais fait émerger
00:46:03les énergies renouvelables
00:46:05en France
00:46:05donc il y a des innovations
00:46:07technologiques
00:46:07où il faut des soutiens
00:46:08après il faut les gérer
00:46:10dans le temps
00:46:10je veux dire
00:46:11je prends encore
00:46:11les énergies renouvelables
00:46:12il est évident
00:46:12qu'aujourd'hui en 2025
00:46:14on n'a pas besoin
00:46:15de subventionner
00:46:16les énergies renouvelables
00:46:17selon le même schéma
00:46:18qu'on faisait en 2005
00:46:19je veux dire
00:46:20je suis
00:46:20j'ai répondu
00:46:22à la commission Lévy
00:46:22on n'a pas besoin
00:46:23de faire
00:46:24que l'État garantisse
00:46:25un revenu fixe
00:46:26aux développeurs solaires
00:46:28l'État pourrait
00:46:29s'en sortir beaucoup plus simplement
00:46:30comme on le fait aux Etats-Unis
00:46:31quelques subventions fiscales
00:46:33et après que le développeur solaire
00:46:34vende son électricité
00:46:35sur le marché
00:46:36ça paraît bizarre
00:46:37mais aujourd'hui en France
00:46:38l'État qui n'est pourtant
00:46:39pas si riche
00:46:39accepte de prendre
00:46:40le risque de marché
00:46:41pour les développeurs renouvelables
00:46:42il y a un marché
00:46:43c'est compétitif aujourd'hui
00:46:44de faire du solaire
00:46:44et des batteries
00:46:45donc il faut ces aides-là
00:46:47ces aides-là
00:46:47c'est des aides
00:46:48qui sont localisées
00:46:49ça c'est une condition évidente
00:46:51il ne faut pas chercher
00:46:52à les lier
00:46:53à des schémas complexes
00:46:54après ma position ultime
00:46:56je leur ai dit
00:46:56moi je m'appreur
00:46:59je ferais un grand bargain
00:47:00si j'étais
00:47:01je ne suis pas en charge
00:47:02des affaires politiques publiques
00:47:03ni du MEDEF
00:47:04mais honnêtement
00:47:04il y a un grand bargain à faire
00:47:06baissez-nous les charges
00:47:07et baissez-nous les aides
00:47:09et à mon avis
00:47:10et baissez-nous
00:47:11quand je dis les charges
00:47:12c'est aussi les impôts de production
00:47:13enfin je mettrai là-dedans
00:47:14tout ce qui pèse
00:47:14parce qu'en fait
00:47:15honnêtement
00:47:16notre système
00:47:16il est étrange
00:47:17dans ce pays
00:47:18on crée à chaque fois
00:47:20des nouvelles charges
00:47:21on en rajoute
00:47:22des nouvelles bonnes idées
00:47:23et pof
00:47:24on va chercher à les compenser
00:47:26et donc on fait grossir
00:47:26le gâteau des aides
00:47:29c'est celui du bon argent
00:47:30de celui de l'offre
00:47:32c'est celui qui va permettre
00:47:33de donner du pouvoir d'achat
00:47:35permettre de développer
00:47:36les entreprises
00:47:36ça c'est du bon gâteau
00:47:37donc moi
00:47:38honnêtement
00:47:38je ne sais pas
00:47:39si le débat présidentiel
00:47:40aura lieu
00:47:40mais je pense qu'il y a
00:47:41un vrai sujet
00:47:42et je serais tout à fait prêt
00:47:43à y contribuer
00:47:44et ce n'est pas pour me manquer
00:47:46c'est juste que je pense
00:47:47que si on était capable
00:47:47il faut faire baissez
00:47:48les deux côtés
00:47:49il ne faut pas se contenter
00:47:49de dire qu'à 200 milliards
00:47:50c'est trop
00:47:50on les supprime
00:47:51on supprime le crédit d'impôt recherche
00:47:53on cherche les charges
00:47:54sur les ingénieurs
00:47:55là je vais vous dire
00:47:55on va aller tous dans le mur
00:47:56ça ce n'est pas la bonne idée du tout
00:47:58voilà
00:47:59vous partagez le point de vue
00:48:00de Patrick Pouyanné ?
00:48:01quelques remarques
00:48:02moi déjà je ferais une remarque
00:48:03sur la dépense publique
00:48:04parce que je pense que d'abord
00:48:05si on a un pays dans cette situation
00:48:07c'est qu'on n'a pas géré
00:48:08la dépense publique
00:48:09c'est un autre débat
00:48:10qui pourra faire l'oublier
00:48:11de discussions sur BFM
00:48:13mais il n'y a pas de volonté
00:48:15aujourd'hui
00:48:15et pas de courage politique
00:48:16pour baisser la dépense publique
00:48:18ce qui est un vrai vrai problème
00:48:20dans l'attractivité du pays
00:48:21après
00:48:22moi je considère que les aides
00:48:24et j'ai commencé ma vie professionnelle
00:48:25avant chez Saint-Gobain
00:48:26au Syrie
00:48:26qui est le lieu de restructuration industrielle
00:48:29des entreprises qui vont mal
00:48:29donc oui il peut y avoir
00:48:30des aides ponctuelles
00:48:31et comme l'a évoqué Patrick
00:48:33le crédit impôt recherche
00:48:34c'est un bon système
00:48:35c'est un crédit d'impôt d'ailleurs
00:48:36c'est pas une aide
00:48:37c'est un crédit d'impôt
00:48:38mais c'est complètement marginal
00:48:40par rapport au fait
00:48:41d'avoir un cadre compétitif
00:48:43et attractif
00:48:43donc encore une fois
00:48:45et c'est un facteur 10 ou 100
00:48:47par rapport au sujet des aides
00:48:48c'est créons
00:48:49et ça la puissance publique
00:48:50c'est son devoir
00:48:51un cadre compétitif
00:48:52donc le coût du travail
00:48:53et de la fiscalité
00:48:55attractif, stable, prévisible
00:48:56et durable
00:48:57on a fait du zigzag
00:48:58sur les dernières années
00:48:59de l'énergie
00:49:00on en a parlé
00:49:01attractive et compétitive
00:49:02de l'éducation
00:49:03où on peut former des ingénieurs
00:49:05mais avec des grandes masses
00:49:06et puis des infrastructures
00:49:07de routes, d'aéroports, de ports
00:49:09nous on va chercher
00:49:09du minerai de fer
00:49:10pour Pont-à-Mousson
00:49:11à Anvers
00:49:11parce que le port de Dunkerque
00:49:13n'est plus compétitif
00:49:14alors qu'on a la plus belle
00:49:15façade maritime de France
00:49:16donc vous voyez que
00:49:17le sujet de l'aide
00:49:18il est
00:49:18déjà en Europe
00:49:19on a 1,5% d'aide
00:49:21aux Etats-Unis
00:49:21ou en Chine
00:49:22c'est 3 ou 4 fois ça
00:49:23donc ne croyons pas
00:49:25qu'on a beaucoup
00:49:25beaucoup plus d'aide
00:49:26en France ou en Europe
00:49:27les Chinois
00:49:28les Américains
00:49:28sont beaucoup plus puissants
00:49:29sur l'aide à l'investissement
00:49:31etc
00:49:31et après dans le cadre
00:49:33que j'évoque
00:49:33alors c'est un cadre
00:49:34français et européen
00:49:35il faut savoir
00:49:36très vite faire de l'anti-dumping
00:49:38s'il y a du dumping
00:49:39des Chinois
00:49:39ça nous prend 4 ans en Europe
00:49:413 mois aux Etats-Unis
00:49:42donc les industries sont mortes
00:49:43aujourd'hui en Europe
00:49:44il y a 50%
00:49:45de l'industrie européenne
00:49:46qui est à risque
00:49:47de la déferlante chinoise
00:49:49parce que
00:49:49les coûts de production
00:49:50sont 30 à 40% moins chers
00:49:52ils sont subventionnés
00:49:54il y a des facteurs technologiques
00:49:55que les Chinois
00:49:55n'avaient pas il y a 20 ans
00:49:56donc il faut faire
00:49:57très attention
00:49:58à être capable
00:49:59le Made in Europe
00:50:00je prends cet exemple
00:50:00le Made in Europe
00:50:01que vient de lancer
00:50:02la fausse bonne idée
00:50:03de la Commission européenne
00:50:04on le fait avec 90 pays
00:50:05c'est pas un Made in Europe
00:50:06on est 27
00:50:07donc ça n'a aucun sens
00:50:09de faire du Made in Europe
00:50:10donc la réciprocité
00:50:11des marchés publics
00:50:12elle n'existe pas
00:50:12en Europe aujourd'hui
00:50:13elle n'a pas été traduite
00:50:14en France
00:50:15il y a eu une directive
00:50:16de 2014
00:50:17pour protéger
00:50:18les marchés publics français
00:50:19face à des entreprises
00:50:20qui viennent de marchés publics
00:50:22en Turquie ou en Inde
00:50:23qui ne sont pas ouvertes
00:50:23aux entreprises européennes
00:50:24ça n'a pas été traduit
00:50:25depuis 10 ans
00:50:26en droit français
00:50:26donc pour une entreprise
00:50:28ça c'est beaucoup plus puissant
00:50:29le cadre compétitif
00:50:30que de savoir
00:50:31si on rajoute
00:50:31un zeste ici
00:50:32ou un zeste là
00:50:33mais à la fin
00:50:33quand vous avez entendu
00:50:34Patrick Pouyanné
00:50:34parler de conditionnalité des aides
00:50:36qui a crié un peu d'émotion
00:50:37quand même dans le CAC 40
00:50:37j'ai aucun problème avec ça
00:50:38vous dites oui
00:50:39absolument
00:50:42c'est du bon sens
00:50:43et notamment les grands groupes
00:50:45on doit être cohérent
00:50:47et parce que je crois beaucoup
00:50:48une des forces de la France
00:50:49ce sont les grandes entreprises
00:50:51quelqu'un a dit
00:50:51malheureusement récemment
00:50:52c'est pas grave
00:50:53s'il y a 99% des entreprises
00:50:55qui sont contentes
00:50:56à 0,01%
00:50:57ne sont pas contentes
00:50:58les grandes
00:50:58parce qu'on leur donne
00:50:59des surtaxes
00:50:59le problème c'est que 0,01%
00:51:01à elles seules
00:51:02elles font 20%
00:51:03de l'économie française
00:51:04et 50% de l'innovation
00:51:05et 50% de l'innovation
00:51:06non mais pour reprendre
00:51:06sur le thème de la souveraineté
00:51:07je voulais vous donner
00:51:08un autre exemple
00:51:08d'une aide qui peut paraître étrange
00:51:10je profite de la tribune
00:51:12et après question de Martin
00:51:13oui ne vous inquiétez pas
00:51:14on va écouter Martin
00:51:15avec intention
00:51:16surtout que je veux le recruter
00:51:17ah oui il faut l'écouter
00:51:19non
00:51:19vous voyez par exemple
00:51:22j'ai eu une discussion
00:51:23assez étonnante récemment
00:51:24à Bruxelles
00:51:26la commission me dit
00:51:27on est très inquiet
00:51:28parce que vous êtes en train
00:51:29de fermer les raffineries européennes
00:51:30les huit avec les autres
00:51:31je lui dis
00:51:32oui bien sûr
00:51:32vous nous dites
00:51:33que vous voulez baisser
00:51:34les émissions de carbone
00:51:35en Europe
00:51:35de 90% en 2040
00:51:37donc ça veut dire
00:51:38qu'il n'y aura plus besoin
00:51:39de carburant
00:51:40essence
00:51:41diesel
00:51:41en Europe
00:51:42ou très marginalement
00:51:43moi je ne peux pas
00:51:44une raffinerie c'est énorme
00:51:45donc c'est souvent
00:51:47beaucoup d'impact direct
00:51:48d'emploi direct
00:51:49et indirect
00:51:49donc il faut que je
00:51:51transforme mes raffineries
00:51:52donc je les transforme
00:51:52en bio raffineries
00:51:53etc
00:51:53ah oui
00:51:54mais quid de la souveraineté
00:51:56européenne de l'Europe
00:51:57en cas de conflit
00:51:57on aura besoin de carburant
00:51:59de kérosène
00:51:59et compagnie
00:52:00et là
00:52:02ce que je veux dire
00:52:02à travers cet exemple
00:52:03ma réaction à moi
00:52:04est normale
00:52:05le marché me dit
00:52:06que je dois transformer
00:52:07mes raffineries
00:52:07puis il y a une autre notion
00:52:08la souveraineté
00:52:09qui dit que c'est peut-être
00:52:10dangereux en cas de guerre
00:52:11de plus avoir de raffinerie
00:52:12parce que les autres
00:52:14ils auront peut-être
00:52:14toujours du pétrole
00:52:15même si ils n'en a plus
00:52:16les autres ils en utiliseront
00:52:17et j'ai répondu
00:52:18oui mais dans ce cas-là
00:52:19il va falloir quelque part
00:52:20que les états
00:52:21doivent venir
00:52:22avec des aides
00:52:24créer des mécanismes
00:52:25de capacité
00:52:25vous devez me rémunérer
00:52:26pour garder ma raffinerie
00:52:27parce qu'il n'y a aucune
00:52:28logique de marché
00:52:29et je pense que c'est important
00:52:30de garder cette notion
00:52:31les marchés
00:52:32ne peuvent pas tout faire
00:52:33le marché ne fait pas tout
00:52:34ne fait pas tout bien
00:52:34et de temps en temps
00:52:36il faut que les états
00:52:37soient là
00:52:37pour intervenir
00:52:38par des mécanismes
00:52:39de façon à soutenir
00:52:40mais avec un plan de long terme
00:52:42mais avec un plan de long terme
00:52:43mais quand c'est un plan de long terme
00:52:44honnêtement
00:52:45quand les aides d'état
00:52:46c'est pour l'investissement
00:52:48quand c'est pour le futur
00:52:49mais c'est très bien
00:52:50ce qui n'est pas bien
00:52:50c'est les aides
00:52:53ou les déficits
00:52:54qui financent du fonctionnement
00:52:55c'est ça qui est mauvais
00:52:57dans nos économies publiques
00:52:58nos états nationaux
00:52:59quand on gère
00:53:00des trous
00:53:01de perte de fonctionnement
00:53:03ça c'est pas bon
00:53:03mais investir pour le futur
00:53:05diriger en termes de souveraineté
00:53:07ou diriger l'innovation
00:53:08dans le bon sens
00:53:08mais les états
00:53:10j'ai suggéré
00:53:11j'étais à une conférence
00:53:12à Washington
00:53:12j'ai suggéré
00:53:13aux leaders européens
00:53:13qu'ils fassent un plan Marshall
00:53:14pour l'IA
00:53:16de 100 milliards d'euros
00:53:17vu où on en est
00:53:18l'IA c'est juste essentiel
00:53:19vous l'avez dit
00:53:20et il n'y a que des entreprises
00:53:21soit américaines
00:53:22soit chinoises là-dedans
00:53:22pardon pour
00:53:23il y a quelques grandes pépites françaises
00:53:24mais enfin
00:53:25elles ne sont pas nombreuses
00:53:25les pauvres
00:53:26ils sont pas
00:53:27oui mais tout seul
00:53:28il ne va pas y arriver Arthur
00:53:29tout seul
00:53:29je peux vous dire
00:53:30face aux géants
00:53:31et ça me paraît essentiel
00:53:33de réfléchir maintenant
00:53:34à investir pour le futur
00:53:36nous en Europe
00:53:37ou en France
00:53:37dans le bon futur
00:53:39ça me paraît
00:53:40complètement
00:53:41une axe
00:53:41où là les aides
00:53:42ont un outil
00:53:43sont un levier
00:53:44alors justement
00:53:45il ne faut pas que vous répondiez
00:53:46avant à la question de Martin
00:53:47il n'a pas pu la poser
00:53:48c'est un peu le sujet
00:53:49sinon ma question
00:53:49aura plus de sens
00:53:50on a parlé de financement
00:53:51par l'état
00:53:52des entreprises
00:53:53moi j'aimerais aussi
00:53:54parler des financements
00:53:56des petites entreprises
00:53:57des start-up
00:53:58par des grandes entreprises
00:54:00en France
00:54:00quand une start-up
00:54:01essaie de lever de l'argent
00:54:02de faire des levées de fonds
00:54:03au premier round
00:54:04ça peut passer
00:54:05mais pour ceux d'après
00:54:06souvent c'est des financements étrangers
00:54:08ce qui peut poser problème
00:54:09en termes de dépendance stratégique
00:54:11notamment dans les secteurs
00:54:12de l'IA
00:54:12ou de la défense
00:54:14aux Etats-Unis
00:54:14c'est pas pareil
00:54:15parce qu'ils ont les fonds de pension
00:54:16donc ils ont des fonds
00:54:17pour financer
00:54:18en France
00:54:19est-ce que ça ne serait pas aussi
00:54:19un peu votre rôle
00:54:21en tant que grande entreprise
00:54:22d'aider ces start-up
00:54:24ces petites boîtes
00:54:24qui vont être
00:54:26vous de demain
00:54:28en leur donnant de l'argent
00:54:30ou alors en les clientélisant
00:54:33qu'est-ce que vous en pensez ?
00:54:34Alors Benoît Basantide
00:54:35on le fait déjà
00:54:35On le fait
00:54:36nous on investit chaque année
00:54:37dans une quinzaine de start-up
00:54:39alors naturellement
00:54:40sur les métiers de Saint-Gobain
00:54:41et en plus de ça
00:54:42on a une trentaine
00:54:43d'accords
00:54:43de partenariats commerciaux
00:54:45de recherche et développement
00:54:46donc on a une structure
00:54:46qui s'appelle Nova
00:54:47qui est précisément
00:54:48pour traiter
00:54:50cet écosystème des start-up
00:54:51après il y a le sujet
00:54:52que vous évoquiez
00:54:52c'est qu'on a besoin
00:54:54d'actionnariats français
00:54:56d'actionnariats européens
00:54:57beaucoup plus puissants
00:54:58c'est vrai des start-up
00:54:59c'est vrai des grands groupes
00:55:00aujourd'hui on n'a pas
00:55:01d'actionnaires français
00:55:02de référence
00:55:03donc il y a eu une disparition
00:55:04de l'actionnariat français
00:55:05et donc évidemment
00:55:07on met toute l'épargne
00:55:08sur la dette publique
00:55:09mais on a besoin
00:55:11de financer en fonds propres
00:55:12les start-up
00:55:13et l'actionnariat
00:55:13des petites
00:55:14et des grandes entreprises
00:55:15donc si le capital
00:55:16des grandes entreprises
00:55:17il s'est déplacé
00:55:18aux Etats-Unis
00:55:19c'est parce qu'il n'y a pas
00:55:20de fonds de pension en France
00:55:21il n'y a pas assez
00:55:22de fonds de pension en Europe
00:55:23et tout était placé
00:55:24sur l'épargne
00:55:24sur la dette publique
00:55:25mais on fait beaucoup
00:55:26de partenariats
00:55:27avec les start-up
00:55:27c'est l'innovation ouverte
00:55:29pour nous ça nous apporte
00:55:30beaucoup et réciproquement
00:55:31mais après vous avez raison
00:55:32il y a un sujet
00:55:33de levée de capital
00:55:34marché de capitaux en Europe
00:55:35et tous les sujets
00:55:36sont relativement bien identifiés
00:55:37le rapport Draghi
00:55:38a dit faisons très vite
00:55:39le marché de capitaux
00:55:40moi je vais vous répondre
00:55:41un
00:55:42mon job n'est pas
00:55:43d'aller investir
00:55:43dans les start-up
00:55:44je suis désolé de vous le dire
00:55:46en tant qu'entreprise
00:55:46mon job c'est de produire
00:55:47de l'énergie
00:55:48la moins chère possible
00:55:49de baisser les émissions
00:55:50etc
00:55:51ce que je fais faire
00:55:52avec les start-up
00:55:53je vais leur donner des contrats
00:55:54de R&D
00:55:55je vais leur donner
00:55:55du chiffre d'affaires
00:55:57je vais leur donner
00:55:57des contrats commerciaux
00:55:58ça je me sens extrêmement à l'aise
00:56:00et notamment
00:56:00les start-up françaises
00:56:02pour identifier des gens
00:56:03d'ailleurs on a un incubateur
00:56:05à Station F
00:56:05j'accueille 10 start-up
00:56:06par tous les 6 mois
00:56:08et à la fin
00:56:0950% d'entre elles
00:56:10obtiennent des contrats commerciaux
00:56:11pendant 6 mois
00:56:11ils développent des cas
00:56:12ils veulent nous convaincre
00:56:13on en a racheté certaines
00:56:14donc ça je me sens
00:56:15dans la notion
00:56:16chiffre d'affaires
00:56:17R&D
00:56:17innovation à l'aise
00:56:18le financement
00:56:20le financement de l'économie
00:56:21c'est le rôle des banques
00:56:21si je puis me permettre
00:56:22des banques
00:56:23des assurances
00:56:25non non mais j'insiste
00:56:28parce que
00:56:28le placement de la trésorerie
00:56:29Total Energy
00:56:30encore une fois
00:56:30ma vocation première
00:56:31c'est de fabriquer de l'énergie
00:56:33de produire de l'énergie
00:56:34alors ça veut pas dire
00:56:35que j'en fais pas marginalement
00:56:36mais ce qui ne marche pas
00:56:37par rapport à votre question
00:56:38c'est pas parce que moi
00:56:39tout d'un coup
00:56:39et je pense que Benoît
00:56:40il aura le même problème
00:56:41oui on peut mettre
00:56:4320-50 millions par an
00:56:44mais on va pas aller y mettre
00:56:45des milliards
00:56:45or ce qui nous manque aujourd'hui
00:56:46et c'est une vraie question de fond
00:56:48c'est effectivement
00:56:49on n'a pas
00:56:50et je pense que c'est
00:56:51la grande réforme
00:56:52que doit s'attaquer
00:56:53à l'Union Européenne
00:56:54et chez l'Etat
00:56:54c'est ce marché de capitaux
00:56:55et on l'a pas pourquoi
00:56:57parce qu'on a quand même
00:56:58en Europe
00:56:58quand je fais la
00:56:59après 10 ans de CIO
00:57:00à regarder l'Amérique
00:57:01et l'Europe
00:57:02on a une question
00:57:03on est un peu risque adverse
00:57:04ici
00:57:04on a peur du risque
00:57:06aux Etats-Unis
00:57:07les fameux fonds de pension
00:57:08la vraie différence
00:57:09c'est qu'ils investissent
00:57:11l'argent
00:57:11en des entreprises
00:57:12ils ont pas peur
00:57:13alors bien sûr
00:57:13ils sont massifs
00:57:14les capitaux qu'ils lèvent
00:57:15mais ils ont pas peur
00:57:17et les mandants
00:57:17les retraités
00:57:18les futurs retraités
00:57:19ils sont d'accord
00:57:20pour que de l'argent
00:57:20soit placé
00:57:21sur des entreprises
00:57:22alors il y en a
00:57:22des très belles
00:57:23des grandes
00:57:24des blue chips
00:57:25qui font du dividende
00:57:26mais il y en a aussi
00:57:27des plus risqués
00:57:27donc c'est une question
00:57:28de risque adverse
00:57:29en Europe
00:57:29aujourd'hui
00:57:30l'épargne
00:57:31l'épargne est massive
00:57:33parce que nos concitoyens
00:57:34comme ils ont un peu peur
00:57:35de la planète
00:57:35et du monde
00:57:36ils épargnent
00:57:37mais l'épargne
00:57:38elle fait quoi
00:57:38vous savez qu'il y a
00:57:39300 milliards par an d'euros
00:57:40qui partent s'investir
00:57:42dans l'épargne américaine
00:57:43et en France
00:57:44ils vont dans des fonds en euros
00:57:45les assureurs sont très bons
00:57:46pour vendre des fonds en euros
00:57:47les fonds en euros
00:57:48ça ne rapporte pas grand chose
00:57:49et ça ne prend pas
00:57:49beaucoup de risques
00:57:50mais on a un problème
00:57:53culturel
00:57:53de relation à l'argent
00:57:54et à la prise de risque
00:57:56et s'il y a bien
00:57:57une réforme
00:57:57j'ai vu qu'un candidat
00:57:58la reprenait
00:57:59on a ce principe
00:58:00de précaution
00:58:01et ce principe
00:58:01d'adversité au risque
00:58:02est en train
00:58:03aujourd'hui
00:58:03de nous stériliser
00:58:04il faut qu'on ait pas peur
00:58:06on ne doit pas avoir peur
00:58:07du futur
00:58:08c'est ça la question de fonds
00:58:10et si on a ça
00:58:11on va trouver
00:58:12et il faut trouver
00:58:12les moyens
00:58:13d'arrêter de financer
00:58:14les dettes publiques
00:58:15et mettre l'argent
00:58:17dans des fonds en euros
00:58:17qui ne rapportent pas
00:58:18et convaincre
00:58:19et les outils
00:58:19je suis sûr que l'épargnant français
00:58:21et on peut faire
00:58:22des fonds de pension
00:58:23entre guillemets
00:58:23ou placer de l'épargne
00:58:24dans des entreprises
00:58:25et gagner de l'argent
00:58:26les américains
00:58:27ne sont pas des philanthropes
00:58:27que je sache
00:58:28donc aujourd'hui
00:58:29oui on a une industrie financière
00:58:31qui n'est pas assez puissante
00:58:33il faut des plus grandes banques
00:58:34en Europe
00:58:35c'est évident
00:58:36BNP doit être une des plus grandes
00:58:37c'est un nain
00:58:38elle n'est même pas dans les
00:58:39je ne sais pas
00:58:39les 20 ou 25 premières
00:58:40par rapport aux américains
00:58:41non il faut des plus grandes banques
00:58:41il faut des plus grands
00:58:42marchés de capitaux
00:58:43il faut unifier les marchés
00:58:44les bourses par exemple
00:58:45de façon à avoir des outils
00:58:47qui vont être capables
00:58:47parce que c'est comme moi
00:58:49Total Energy
00:58:49par rapport à un concurrent plus petit
00:58:50parce que j'ai un bilan énorme
00:58:52je peux faire la politique
00:58:53de diversification
00:58:54je peux prendre des risques
00:58:55la taille est fondamentale
00:58:58dans la prise de risque
00:58:58et donc il faut créer
00:59:00des champions européens
00:59:01qui prendront plus de risques
00:59:02et il faut créer des marchés
00:59:04de capitaux et financiers
00:59:05qui permettront de financer
00:59:06ces start-up
00:59:07mais à la fin c'est pas votre job
00:59:07c'est pas votre job
00:59:08c'est pas la vocation première
00:59:09je le fais
00:59:11je le fais dans mon intérêt
00:59:13vous êtes pas la BPI
00:59:14moi je suis pas la BPI
00:59:15je suis pas la BNP
00:59:16et la BPI n'est pas
00:59:17à la hauteur du sujet non plus
00:59:19c'est pas le vecteur financier
00:59:20il faut avoir des moyens financiers
00:59:21beaucoup plus puissants
00:59:22mon bilan n'a pas vocation
00:59:24ma trésorerie
00:59:25elle est placée
00:59:26pour amortir
00:59:27par exemple
00:59:27ma trésorerie est utilisée
00:59:28pour placer les chocs pétroliers
00:59:30c'était pas une question
00:59:30ils sont au contact
00:59:31des start-up
00:59:32les grands groupes
00:59:32en permanence
00:59:33mais effectivement
00:59:34dans la partie financement
00:59:35pour passer de 20 millions
00:59:36à 2 milliards
00:59:37c'est pas notre rôle
00:59:39oui mais
00:59:40vous dites que c'est pas votre rôle
00:59:41parce que vous n'avez pas des banques
00:59:42mais quand l'état
00:59:43vous donne des financements
00:59:44vous êtes aussi 13 euros
00:59:45alors que l'état
00:59:46n'est pas non plus une banque
00:59:47mais je n'ai pas de financement
00:59:48de l'état
00:59:48je n'ai pas de financement
00:59:49de l'état
00:59:51mais encore une fois
00:59:53ça dépend encore une fois
00:59:54l'état
00:59:54non mais c'est la question
00:59:55que tu poses
00:59:56c'est quoi
00:59:56dans quel domaine
00:59:57l'état doit-il intervenir
00:59:59dans l'économie
01:00:00encore une fois
01:00:01quand l'état
01:00:02veut promouvoir
01:00:03des innovations
01:00:04du futur
01:00:06que le marché lui-même
01:00:08ne va pas
01:00:09nécessairement
01:00:10financer
01:00:11il peut
01:00:11et il le fait
01:00:12c'était l'idée de France 2030
01:00:14je pense qu'il y avait
01:00:14une idée là
01:00:15après à chaque fois
01:00:16on peut dire
01:00:17ah mais France 2030
01:00:17la cour des comptes
01:00:18dit tout n'est pas parfait
01:00:19mais bien sûr
01:00:19que tout n'est pas parfait
01:00:20quand on prend des risques
01:00:21mais sinon on ne prend pas de risques
01:00:22et on garde l'argent
01:00:23et on ne le fait pas
01:00:24mais c'est un choix
01:00:25donc l'état à mon avis
01:00:26est dans son rôle
01:00:27de pilote vers l'avenir
01:00:28après il est quand même mieux
01:00:29si l'état à mon avis
01:00:30plutôt que de le financer lui-même
01:00:32créer les conditions
01:00:33qui font que les banques
01:00:34les assurances
01:00:35et les fonds de pensions
01:00:37vont grossir
01:00:38et vont financer l'économie
01:00:39ça me paraît très meilleur
01:00:40c'est-à-dire l'état
01:00:40il doit créer les conditions
01:00:43de ce marché de capitaux
01:00:44qui acceptera le risque
01:00:46aujourd'hui
01:00:48après la crise 2008
01:00:49qu'est-ce qui s'est passé
01:00:49les états européens
01:00:50ont eu peur
01:00:52de cette crise financière
01:00:53ils ont créé des contraintes
01:00:54sur le bond financier
01:00:55ce qu'on appelle
01:00:56BAL3
01:00:56qui sont incroyables
01:00:57les américains
01:00:58ils avaient créé
01:00:59les mêmes contraintes
01:00:59sauf qu'ils les ont
01:01:00toutes enlevées depuis
01:01:00donc vous avez
01:01:01un monde financier américain
01:01:02sans contraintes
01:01:02et un monde européen
01:01:03avec des contraintes
01:01:04de gestion de leur bilan
01:01:05mais ça c'est vraiment
01:01:06cette question de
01:01:07l'aversion au risque
01:01:08etc.
01:01:09elle est essentielle
01:01:10voilà
01:01:11ça ne veut pas dire
01:01:11encore une fois
01:01:12je continue à financer
01:01:13des bonnes start-up
01:01:14mais honnêtement
01:01:15je préfère mettre
01:01:16je veux dire
01:01:16j'ai préféré
01:01:17mettre de l'argent
01:01:18dans des fonds
01:01:19de private equity
01:01:21et j'ai mis
01:01:21beaucoup d'argent
01:01:22on doit avoir
01:01:22600 millions
01:01:23dans des fonds
01:01:24de private equity
01:01:25dont c'est le métier
01:01:26de gérer ce risque
01:01:28que moi en direct
01:01:29parce que j'en avais
01:01:30un petit fond
01:01:30mais alors on bricolait tous
01:01:31et puis tout le monde
01:01:32s'est énervé
01:01:32etc.
01:01:33ça a excité tout le pouvoir
01:01:34il nous reste 20 minutes
01:01:34il nous reste 20 minutes
01:01:35si on veut parler
01:01:36de partage
01:01:36de la valeur ajoutée
01:01:37il faut qu'on change
01:01:38de partie
01:01:46Denis Ferrand
01:01:47la valeur ajoutée
01:01:48c'est un peu comme la météo
01:01:49il y a la température ressentie
01:01:50la température réelle
01:01:51si vous interrogez
01:01:51les français comme ça
01:01:52ils disent
01:01:52il y a de plus en plus
01:01:54de parts dans la valeur ajoutée
01:01:56qui part aux actionnaires
01:01:57moins pour les salariés
01:01:59quand on regarde dans le détail
01:01:59c'est pas complètement ça
01:02:00oui effectivement
01:02:01en réalité
01:02:02c'est probablement
01:02:03l'une des pièces
01:02:03les plus importantes du procès
01:02:04qui est fait à la politique
01:02:05de l'offre
01:02:05à savoir qu'il y a une perception
01:02:06de ce qu'il n'y a pas
01:02:07de progression de pouvoir d'achat
01:02:09alors qu'il y a eu
01:02:10des dispositifs
01:02:11en faveur
01:02:12de la stimulation de l'activité
01:02:13donc on a déjà évoqué
01:02:15quelques éléments
01:02:15qui peuvent l'expliquer
01:02:16c'est le fait
01:02:17notamment que cette politique
01:02:18de l'offre
01:02:18ciblant plutôt
01:02:19les faibles rémunérations
01:02:21et bien on crée
01:02:22beaucoup d'emplois
01:02:22mais peu de rémunération
01:02:24peu de progression
01:02:25du salaire par tête
01:02:26et puis même d'une manière générale
01:02:27il faut bien distinguer
01:02:28deux aspects
01:02:29il y a la lecture macroéconomique
01:02:31et il y a la lecture
01:02:31au niveau de l'entreprise
01:02:32au niveau de la macroéconomie
01:02:34il y a eu plus de progression
01:02:36du revenu
01:02:37des ménages
01:02:37en France
01:02:38depuis maintenant
01:02:39une quinzaine d'années
01:02:39qu'il n'y a eu
01:02:40de progression
01:02:40de l'activité économique
01:02:41or la progression
01:02:43du revenu
01:02:44c'est en premier lieu
01:02:45la croissance
01:02:46et ce qui fait
01:02:46la faible progression
01:02:47du revenu
01:02:48c'est aussi
01:02:48la faible croissance
01:02:49que l'on a eu
01:02:50alors quand en plus
01:02:51vous ajoutez à cela
01:02:52le fait que vous avez
01:02:52une progression démographique
01:02:53qui est importante
01:02:54et bien on se rend compte
01:02:55que depuis 15 ans
01:02:56la progression du pouvoir
01:02:57d'achat des ménages
01:02:57j'ai 3% en 15 ans
01:02:59donc effectivement
01:03:00il y a eu
01:03:01la mesure nous dit
01:03:02il y a eu presque
01:03:03trop de pouvoir d'achat
01:03:04relativement à la croissance
01:03:05mais parce que la croissance
01:03:06était faible
01:03:06et le ressenti
01:03:07c'est qu'il n'y a pas
01:03:08de progression du pouvoir d'achat
01:03:09ça c'est la lecture macroéconomique
01:03:11la lecture dans le monde
01:03:12de l'entreprise
01:03:13c'est comment se fait
01:03:15le partage de la valeur
01:03:16pour celle qui se crée
01:03:17sur le territoire
01:03:18et la France
01:03:19c'est un cas
01:03:19qui est relativement atypique
01:03:20par rapport aux autres
01:03:21pays occidentaux
01:03:22à savoir que la part
01:03:23des salaires
01:03:24dans la valeur ajoutée
01:03:26la part de la valeur ajoutée
01:03:27qui est distribuée
01:03:28à destination des salariés
01:03:29est assez stable
01:03:30un petit peu plus
01:03:31des deux tiers
01:03:32la part des dividendes
01:03:33est d'environ 3%
01:03:35de la valeur ajoutée
01:03:36et une part importante
01:03:37de la valeur ajoutée
01:03:38il ne faut pas l'oublier
01:03:39c'est l'investissement
01:03:40c'est 21%
01:03:41c'était notre thème
01:03:42en particulier d'aujourd'hui
01:03:43Question de Sophia
01:03:45Monsieur Bazin
01:03:45Monsieur Pouyanné
01:03:46vos deux groupes
01:03:48possèdent des dispositifs
01:03:49des packages
01:03:50de partage de la valeur
01:03:52particulièrement attractifs
01:03:53est-ce que cela vous a permis
01:03:55de ressentir
01:03:55de la part de vos salariés
01:03:56une meilleure implication
01:03:59et souhaiteriez-vous
01:04:00plaideriez-vous
01:04:01pour que ces dispositifs
01:04:02soient généralisés
01:04:03à l'ensemble
01:04:04des entreprises françaises
01:04:06Absolument
01:04:06nous ça fait 39 ans
01:04:0839 ans
01:04:09que Saint-Gobain
01:04:10fait un plan
01:04:11d'épargne salariale
01:04:11il est accessible
01:04:12à 92%
01:04:14de nos salariés
01:04:14sur 80 pays
01:04:16donc 160 000 salariés
01:04:17dans le monde
01:04:18je crois que nous avons
01:04:1980% des salariés français
01:04:21qui ont cotisé
01:04:22on fait toujours ça
01:04:22une fois par an
01:04:23au mois de mars-avril
01:04:24donc les salariés
01:04:25de Saint-Gobain
01:04:26ont investi
01:04:26entre 4 et 4 milliards et demi
01:04:28d'actions sur Saint-Gobain
01:04:29et c'est une progression
01:04:30de 7% par an
01:04:31depuis 2008
01:04:31donc c'est un dispositif
01:04:33majeur
01:04:34qui s'ajoute
01:04:35à tout ce qui est
01:04:36participation
01:04:37intéressement
01:04:37mais notamment
01:04:37pour aligner
01:04:39l'intérêt
01:04:41du salarié
01:04:41avec l'entreprise
01:04:43pour faire de la pédagogie
01:04:44économique
01:04:44pour dire
01:04:45le cours de bourse
01:04:46c'est important
01:04:46parce que vous
01:04:47allez avoir un dividende
01:04:48parce que quand vous aurez
01:04:49le moment de partir
01:04:50à la retraite
01:04:51vous aurez un petit pécule
01:04:52si nous faisons
01:04:54des meilleurs résultats
01:04:55à partir de décisions
01:04:56difficiles
01:04:56des efforts
01:04:57ça veut dire
01:04:57qu'à la fin
01:04:58le cours de bourse
01:04:59de Saint-Gobain
01:04:59normalement doit le refléter
01:05:00donc ça permet
01:05:01une cohérence
01:05:02de l'entreprise
01:05:03avec sa raison d'être
01:05:05sa stratégie
01:05:06les efforts
01:05:06ses résultats
01:05:07et ça permet
01:05:08d'y associer
01:05:09le plus grand nombre
01:05:09donc moi je suis absolument
01:05:11en soutien
01:05:12de ce dispositif là
01:05:13je souhaite qu'il s'élargisse
01:05:14c'est moins facile
01:05:15pour des petites
01:05:16et moyennes entreprises
01:05:17qui n'ont pas la liquidité
01:05:18nécessaire
01:05:19mais il faut absolument
01:05:20l'encourager
01:05:20c'est majeur
01:05:21ça s'ajoute à tout un tas
01:05:22d'autres choses
01:05:22mais c'est absolument majeur
01:05:23Patrick Bouyanné
01:05:24en fait c'est là
01:05:25que les deux grandes entreprises
01:05:28que nous représentons
01:05:30sont différentes
01:05:31je dirais
01:05:32de l'entreprise moyenne française
01:05:33il est évident
01:05:34que nos salariés
01:05:35sont dans un univers
01:05:36protégé
01:05:37de ce point de vue là
01:05:37et profitent
01:05:38du package
01:05:39comme vous l'avez dit
01:05:40effectivement
01:05:40un salarié
01:05:41chez Total Energy
01:05:42cette année
01:05:42il va bénéficier
01:05:44d'une prime d'intéressement
01:05:45de en moyenne
01:05:4610 ou 11 000 euros
01:05:47ce qui est assez élevé
01:05:49il va bénéficier
01:05:51d'une augmentation
01:05:51de capital
01:05:52réservée aux salariés
01:05:53avec 20% de discount
01:05:55ils épargnent maintenant
01:05:56450 millions d'euros par an
01:05:57ils représentent maintenant
01:05:588% de l'actionnaire
01:06:00et de l'actionnaire
01:06:01il y a salarié
01:06:01ils étaient à 5%
01:06:02il y a 10 ans
01:06:02et j'en suis très heureux
01:06:04donc il y a plein
01:06:04de dispositifs
01:06:05j'abonde
01:06:06les intéressements
01:06:07on a plein de dispositifs
01:06:09et ça c'est
01:06:10alors je ne vais pas faire
01:06:12de la pub pour recruter
01:06:13dans les grandes entreprises
01:06:13mais on est dans un monde
01:06:15différent
01:06:15je veux dire
01:06:15je le conçois
01:06:17et c'est vrai que nos salariés
01:06:18de ce point de vue là
01:06:19ils sont plutôt gâtés
01:06:20d'ailleurs
01:06:20quand ils rentrent chez nous
01:06:21ils ne partent plus
01:06:21vous savez on a un taux de départ
01:06:22ils sont très heureux
01:06:23l'entreprise fonctionne bien
01:06:25et même s'il y a un débat
01:06:26même avec nos salariés
01:06:27sur le sujet climatique
01:06:29et positionnement
01:06:29et d'ailleurs
01:06:30une des raisons pour lesquelles
01:06:31j'ai décrit la stratégie au début
01:06:32c'est aussi pour répondre
01:06:33aux attentes de nos salariés
01:06:34en interne
01:06:35de nos collègues
01:06:35parce qu'ils se posent des questions
01:06:36et on a besoin
01:06:37ils sont plus à l'aise
01:06:38depuis qu'on investit
01:06:39dans toutes ces énergies
01:06:41non carbonées
01:06:41et donc il y a aussi
01:06:42une réponse
01:06:43et un très fort d'adhésion
01:06:44de la stratégie
01:06:45mais donc ces outils
01:06:46oui
01:06:46ils sont essentiels
01:06:47ils sont très bien
01:06:48est-ce qu'on peut les généraliser
01:06:50je ne suis pas un patron de PME
01:06:52de 50 personnes
01:06:52et je pense que pour eux
01:06:54c'est beaucoup plus difficile
01:06:55bien sûr que ça crée du lien
01:06:57ça crée du lien
01:06:58c'était l'idée du général de Gaulle
01:06:59ou de Pompidou
01:07:00avec la participation
01:07:00et c'était une bonne idée
01:07:02je vois bien que les hommes politiques
01:07:04essayent d'augmenter
01:07:06ces mécanismes
01:07:07mais ils se heurtent quand même
01:07:08à la réalité économique
01:07:09et encore une fois
01:07:09je ne connais pas ce monde
01:07:10donc je ne veux pas parler
01:07:11à leur place
01:07:12moi je sais que chez nous
01:07:13on les développe
01:07:14je suis le plus grand
01:07:15fort partisan
01:07:16de l'actionnariat salarié
01:07:17parce que quand on me dit
01:07:18il y a un divorce
01:07:19entre actionnaires et salariés
01:07:21la valeur ajoutée
01:07:22la meilleure réponse
01:07:23que j'ai apportée
01:07:23c'est d'augmenter
01:07:25l'actionnariat salarié
01:07:26maintenant il y a un plan
01:07:26chaque année
01:07:27et je suis très fier
01:07:28qu'ils arrivent à investir
01:07:29que 65 000 salariés
01:07:31dans le monde
01:07:31investissent 500 millions d'euros
01:07:32dans l'entreprise
01:07:33et leur pécule croit
01:07:34puisqu'en plus
01:07:35l'action a le bon goût de monter
01:07:36et puis par ailleurs
01:07:37ils ont un dividende
01:07:37qui est rémunéré à 5,5%
01:07:38donc c'est de l'argent bien placé
01:07:40et on leur verse
01:07:41chaque année
01:07:41les dividendes
01:07:42et ce débat là
01:07:43c'est la bonne réponse
01:07:45alors je sais bien
01:07:45que certains me disent
01:07:46mais non c'est le cabinet
01:07:47non
01:07:47c'est la bonne façon
01:07:48de réconcilier
01:07:49vous êtes salarié
01:07:51et moi je peux l'offrir
01:07:51parce que je suis une société cotée
01:07:53tout le monde ne peut pas l'offrir
01:07:55et c'est donc par rapport
01:07:55à la deuxième partie de vos questions
01:07:56je ne suis pas totalement à l'aise
01:07:57pour vous répondre
01:07:58d'abord parce que je ne suis pas
01:07:59patron d'une PME
01:08:00peut-être que Rex et Code
01:08:01organisera un débat avec eux
01:08:02ce qui est intéressant
01:08:03Denis quand même
01:08:04c'est qu'on sent
01:08:04vous êtes dans une grande entreprise
01:08:06vous êtes très bien doté
01:08:07vous êtes dans une PME
01:08:08une ETI
01:08:09vous n'avez pas les mêmes avantages
01:08:11en tout cas
01:08:12si on reprend les chiffres
01:08:13sur la dissémination
01:08:14ou sur la diffusion
01:08:15de ce type de dispositif
01:08:16il y a à peu près 50%
01:08:17des salariés du secteur privé
01:08:19qui sont couverts
01:08:19par un dispositif
01:08:20de participation
01:08:21d'intéressement
01:08:21mais avec évidemment
01:08:23une hétérogénéité importante
01:08:24dans les montants
01:08:25qui sont versés
01:08:26c'est évident
01:08:27en tout cas
01:08:27ce système se diffuse
01:08:29il prend des formes
01:08:30assez diversifiées
01:08:31mais en tout cas
01:08:32c'est quelque chose
01:08:32qui commence à prendre
01:08:33je trouve que c'est un dispositif
01:08:34très intéressant
01:08:35parce que
01:08:35encore une fois
01:08:36les salariés
01:08:36ils ont une vision
01:08:37de long terme
01:08:37de leur entreprise
01:08:38comme les dirigeants
01:08:40donc ça permet
01:08:41d'avoir cette vision
01:08:41de long terme
01:08:42c'est un tout début
01:08:43de capitalisation
01:08:44moi je l'assimile
01:08:45un tout petit peu à ça
01:08:46donc dans l'éducation
01:08:46économique du pays
01:08:47le fait qu'il y ait 50%
01:08:48de salariés privés
01:08:49c'est en soi un bon signe
01:08:50on pourrait imaginer
01:08:51pour les PME
01:08:52il y ait un pot commun
01:08:54qui puisse être investi
01:08:55sur d'autres entreprises
01:08:55plus liquides qu'une PME
01:08:57enfin je pense qu'il y a
01:08:57tout un tas de dispositifs
01:08:58à améliorer
01:08:59pour permettre
01:09:00au plus grand nombre
01:09:01des salariés privés
01:09:01d'investir
01:09:02ça fait aussi une bonne proposition
01:09:03pour la présidentielle
01:09:04je vois que
01:09:05tous les deux
01:09:05on est en train de créer
01:09:06un livre blanc là
01:09:07rassurez-vous
01:09:07on n'est pas candidat
01:09:08enfin pas moi en tout cas
01:09:10après ça peut aller vite
01:09:12certains candidats
01:09:12se déclarent d'un coup
01:09:13on ne sait pas
01:09:13allez on continue
01:09:14avec une question d'Oscar
01:09:16donc c'est totalement lié
01:09:17justement sur l'actionnaire
01:09:18salarié
01:09:19qu'est-ce que vous répondez
01:09:21à la critique
01:09:21qui est formulée
01:09:23comme quoi
01:09:23ça rajoute une forme
01:09:24de précarité
01:09:25en créant une double dépendance
01:09:27de la conjoncture
01:09:28lorsque vous êtes salarié
01:09:30alors premièrement
01:09:30on ne force pas du tout
01:09:32les salariés
01:09:32à être actionnaires
01:09:33de leur entreprise
01:09:33donc ça c'est un choix libre
01:09:34et il n'y a absolument
01:09:37aucun doute à avoir là-dessus
01:09:38c'est pas à la place
01:09:38de la rémunération
01:09:38c'est autre chose
01:09:40si par exemple
01:09:41vous avez touché
01:09:42de l'intéressement
01:09:42de la participation
01:09:43si vous l'investissez
01:09:44dans l'épargne salariale
01:09:45c'est déductible fiscalement
01:09:46donc certains ont besoin
01:09:48de prendre l'intéressement
01:09:49pour des raisons
01:09:49de pouvoir d'achat
01:09:50parce que le sujet
01:09:51du pouvoir d'achat
01:09:52c'est aussi lié
01:09:52à d'autres sujets
01:09:53le logement par exemple
01:09:54ça fait 10 ans
01:09:54qu'on n'a pas de politique
01:09:55du logement en France
01:09:56on essaie d'y contribuer
01:09:57modestement chez Saint-Gobain
01:09:58mais c'est un autre sujet
01:09:59que le sujet
01:10:00du partage de la valeur
01:10:01mais donc il n'y a aucun
01:10:04caractère combinatoire
01:10:05de l'épargne salariale
01:10:06mais je peux vous dire
01:10:07que dans les entreprises
01:10:08toutes les catégories
01:10:09socio-professionnelles
01:10:10et chez Saint-Gobain
01:10:11nous avons 15% de cadres
01:10:1315% de techniciens
01:10:14et 70% d'ouvriers
01:10:16ou de magasiniers
01:10:17chez Point P
01:10:17on a 33 000 salariés
01:10:18en France
01:10:18quand ils cotisent
01:10:19à 80%
01:10:20je peux vous dire
01:10:21qu'ils y trouvent
01:10:22alors après c'est vrai
01:10:23qu'on passe toujours
01:10:24le message
01:10:24que vous investissez
01:10:25dans une action
01:10:26donc c'est risqué
01:10:27il peut y avoir le Covid
01:10:28il peut y avoir
01:10:28la crise financière de 2008
01:10:29ça n'est pas
01:10:30un placement absolument
01:10:32garanti par nature
01:10:33donc il faut diversifier
01:10:34donc on fait aussi
01:10:35de la pédagogie économique
01:10:36pour dire
01:10:36mettez un petit peu
01:10:37d'assurance vie
01:10:38ne mettez pas
01:10:39tout votre plan départ
01:10:39de logement
01:10:40dans l'action Saint-Gobain
01:10:41même si elle va bien
01:10:42mais voilà
01:10:43il n'y a pas du tout
01:10:44de lien de dépendance
01:10:45et toutes les catégories
01:10:46socio-professionnelles
01:10:47les administrateurs salariés
01:10:48que nous avons
01:10:48en consadministration
01:10:49qui représentent pour nous
01:10:50la CGT et la CFDT
01:10:51sont les premiers partisans
01:10:53de l'épargne salariale
01:10:54c'est un dispositif formidable
01:10:55Oscar
01:10:56dans la façon
01:10:56dont tu as formé la question
01:10:57tu m'as réveillé en moi
01:10:59on donne le sentiment
01:11:00que le travail est aliénant
01:11:02dans la façon dont tu portes
01:11:03c'est pas vrai
01:11:05dans ce pays
01:11:06on a un problème
01:11:06de relation au travail
01:11:07tous les débats
01:11:09au Parlement
01:11:09sont toujours
01:11:10il faut travailler moins
01:11:11comme s'il y avait
01:11:11une aliénation du travail
01:11:13mais le travail
01:11:14on n'y passe
01:11:14plus de la moitié
01:11:15de notre vie
01:11:16c'est un endroit
01:11:17où on peut se réaliser
01:11:18et donc
01:11:19ce que décrit Benoît
01:11:21c'est plutôt que profondément
01:11:22nos salariés
01:11:23ils sont attachés
01:11:24à l'entreprise
01:11:24ils aiment leur entreprise
01:11:26ils ont envie de s'y développer
01:11:28ils ont envie de trouver une famille
01:11:29et c'est ça la réalité
01:11:30et c'est pas aliénant pour eux
01:11:32ça veut pas dire
01:11:33que les jobs soient tous passionnants
01:11:34mais il faut comprendre cela
01:11:35et je pense que
01:11:36s'il y a bien une idée
01:11:37qu'il faudrait faire évoluer
01:11:38sur le pays
01:11:39c'est celle-là
01:11:40tout ce débat autour
01:11:41du temps de travail
01:11:42tout est tout le temps pensé
01:11:43comme s'il y avait aliénation
01:11:45il faut libérer les gens
01:11:46ça c'était peut-être vrai
01:11:46du temps du marxisme
01:11:47on n'est plus là aujourd'hui
01:11:48et je pense que
01:11:49mais c'est essentiel
01:11:50ce que je dis
01:11:50moi ce que j'observe
01:11:51c'est les salariés
01:11:52qui veulent s'engager
01:11:53qui cherchent des motivations
01:11:54qui veulent du sens
01:11:55mais qui aussi s'engagent
01:11:57et quand je vois
01:11:58encore une fois
01:11:58qu'ils ont confiance
01:11:59dans nos entreprises
01:12:00moi ça me rend
01:12:01extrêmement fier
01:12:02et heureux
01:12:02de les voir s'investir
01:12:04après c'est plus facile
01:12:05et je pense que
01:12:06c'est comme ça
01:12:06qu'il faut voir aussi le sujet
01:12:07donc il n'y a pas
01:12:08le travail n'est pas
01:12:10l'aliénation
01:12:10on ne cherche pas
01:12:11à les aliénés
01:12:11pas du tout
01:12:12on cherche au contraire
01:12:13notre vecteur à nous
01:12:14est-ce que salarié actionnaire
01:12:16c'est une bonne chose
01:12:16et ça va forcément ensemble
01:12:17bien sûr c'est une bonne chose
01:12:18en tout cas si l'entreprise
01:12:19est en bonne forme
01:12:19parce que quelque part
01:12:20il constitue une épargne
01:12:22on lui verse des dividendes
01:12:23et à la fin
01:12:24il en récupérera les pécules
01:12:26et honnêtement
01:12:26pour moi ces fonds-là
01:12:28c'est les fonds d'épargne retraite
01:12:29dont on n'a pas le droit
01:12:29de dire le nom
01:12:30je ne sais pas si vous voulez
01:12:30dire assurance vie
01:12:31on n'a pas le droit de prononcer
01:12:32mais en fait c'est ce qu'on est
01:12:32en train de fabriquer
01:12:34et c'est un peu injuste
01:12:35pour être honnête
01:12:35que les salariés
01:12:36des grandes entreprises
01:12:37le fassent
01:12:39et que ceux des petites
01:12:40ont plus de mal à le faire
01:12:40donc il y a une vraie question
01:12:41collective
01:12:41vous faites la capitalisation
01:12:42que ne peuvent pas faire
01:12:43les salariés des petites entreprises
01:12:44on le fait pour les fonctionnaires
01:12:46avec préfonds
01:12:47et on le fait pour les salariés
01:12:48des grandes entreprises
01:12:49et au milieu
01:12:50il y a 50% de salariés préviés
01:12:51qui n'ont pas le droit
01:12:53et on y reste un temps d'échange
01:12:54est-ce que vous
01:12:55vous avez à nouveau des questions
01:12:56Patrick Pouyannet
01:12:57Benoît Bazin
01:12:57pour nos étudiants
01:12:59moi c'est vrai que
01:13:00le point que vient de faire Patrick
01:13:01est extrêmement important
01:13:03alors ça fait 30 ans
01:13:05que chacun d'entre nous
01:13:06on est dans notre entreprise
01:13:06mais l'entreprise aujourd'hui
01:13:09et je crois qu'il y a
01:13:10des enquêtes d'opinion
01:13:11qui le montrent
01:13:12c'est d'abord et avant tout
01:13:14un lieu d'action collective
01:13:16c'est un lieu de solidarité
01:13:18et c'est très très important
01:13:19dans le monde actuel
01:13:20c'est-à-dire que
01:13:20moi j'ai des salariés
01:13:21de toutes sortes de religions
01:13:22avec des conflits au Moyen-Orient
01:13:24j'ai des salariés
01:13:25qui étaient en Russie
01:13:26en Ukraine et en Pologne
01:13:28il y a des salariés
01:13:29aux Etats-Unis
01:13:29mettre un masque
01:13:30c'était un acte politique
01:13:31pas non
01:13:31on a dit que c'était
01:13:32pour la sécurité de nos employés
01:13:33donc l'entreprise
01:13:34c'est un lieu d'unité
01:13:35c'est un lieu d'action collective
01:13:37c'est un lieu
01:13:38où on peut s'épanouir
01:13:39ça ne veut pas dire
01:13:40que même dans notre travail
01:13:41à nous
01:13:41quand on lit les résultats
01:13:42de Saint-Gobain tous les mois
01:13:43c'est un peu monacal
01:13:44c'est pas toujours très passionnant
01:13:46mais il y a énormément
01:13:47de choses à faire
01:13:48on a une raison d'être
01:13:49making the world a better home
01:13:51ça n'est pas parfait
01:13:51ça n'est pas tout rose
01:13:52mais je peux dire que
01:13:53ce qui est important
01:13:54moi me semble
01:13:55c'est des entreprises
01:13:55je ne sais pas ce que vous
01:13:56vous recherchiriez
01:13:57si vous vouliez aller
01:13:58dans une grande entreprise
01:13:59ou une plus petite
01:14:00moi les deux choses
01:14:01qui me paraissent importantes
01:14:02c'est du sens
01:14:03making the world a better home
01:14:04et de l'autonomie
01:14:06est-ce que mes talents
01:14:08individuels, collectifs
01:14:09ils servent à quelque chose
01:14:10est-ce que je peux les faire
01:14:11fructifier
01:14:11est-ce que je peux apprendre
01:14:12de mes collègues
01:14:13de l'équipe
01:14:14et donc quand on a du sens
01:14:15et d'autonomie
01:14:16l'entreprise
01:14:18c'est un facteur d'unité
01:14:19moi je commence
01:14:20toutes mes réunions
01:14:22de managers
01:14:23de tout pays
01:14:23en disant
01:14:24vous vous rendez compte
01:14:24de la chance qu'on a
01:14:25il y a un indien
01:14:26un chinois
01:14:27un américain
01:14:28un brésilien
01:14:29un gars des émirats
01:14:30barbunis
01:14:31et on a tout cela
01:14:32à servir à la raison d'être
01:14:33de Saint-Gobain
01:14:33et ça c'est un lieu formidable
01:14:34et je trouve qu'il faut
01:14:35qu'on arrive en France
01:14:36pour participer à la politique
01:14:38de l'offre
01:14:38à l'avenir du pays
01:14:39à changer cette image
01:14:40des entreprises
01:14:41et y compris des grandes entreprises
01:14:42parce que ne nous trompons pas
01:14:43une grande entreprise
01:14:44elle peut faire des choix
01:14:45tous les matins
01:14:46de mettre du capital
01:14:48au Canada
01:14:48en France
01:14:49ou au fin fond
01:14:51de l'Asie du Sud-Est
01:14:52en Indonésie
01:14:53on a une population
01:14:54de 200 millions
01:14:54qui croient 10 fois plus vite
01:14:55que la France
01:14:56donc ne pénalisons pas
01:14:58les grandes entreprises
01:14:59qui font 50% de l'innovation
01:15:01qui ont à chaque fois
01:15:02qu'il y a un emploi
01:15:02sur le territoire
01:15:0333 000 en France
01:15:04c'est 5 emplois induits
01:15:05et donc c'est extrêmement important
01:15:07mais changeons l'image
01:15:09de l'entreprise
01:15:09c'est un lieu d'action collective
01:15:11d'épanouissement
01:15:12de développement personnel
01:15:13et collectif
01:15:13Mariola, Hugo
01:15:14peut-être
01:15:15l'entreprise
01:15:15le sens
01:15:16l'autonomie
01:15:17est-ce que vous avez
01:15:18une mauvaise image
01:15:19vous aussi
01:15:19peut-être comme certains
01:15:21politiques français
01:15:21de la grande entreprise
01:15:23Sidonie vous passe le micro
01:15:26qui va directement
01:15:27qui va directement à Mariola
01:15:28allez
01:15:29on se lance
01:15:29non
01:15:30il n'y a pas de mauvaise image
01:15:32en tout cas personnellement
01:15:33de grandes entreprises
01:15:34je dirais
01:15:36que
01:15:36encore une fois
01:15:37à titre personnel
01:15:38ce qui est important
01:15:40je pense pour
01:15:42dans mon futur
01:15:43quand je m'engagerais
01:15:44dans une entreprise
01:15:45c'est les valeurs
01:15:46qu'elle véhicule
01:15:47à savoir
01:15:49la transparence
01:15:50le respect
01:15:51de l'humain
01:15:52et de l'environnement
01:15:53et l'éthique
01:15:55l'éthique qu'elle suit
01:15:56et je pense que
01:15:57déjà ça
01:15:58c'est
01:16:00avec la transparence
01:16:01c'est déjà très bien
01:16:04et en soi
01:16:05il n'y a pas forcément
01:16:05de mauvaise image
01:16:06de la grande entreprise
01:16:07si tant est
01:16:09qu'elle arrive
01:16:09à concilier
01:16:10ces aspects là
01:16:11qu'est-ce que vous mettez
01:16:12dans la transparence
01:16:13la communication
01:16:13vous voulez que
01:16:14la transparence
01:16:15dans les actions
01:16:16qui sont menées
01:16:18les projets menés
01:16:19ce que ça implique
01:16:22je pense que
01:16:22vous avez raison
01:16:23je suis un
01:16:24mon partisan
01:16:25de la transparence
01:16:25elle a un coût
01:16:26on vient de publier
01:16:28un rapport
01:16:28de transparence fiscale
01:16:29on a tout dit
01:16:29du coup il y a
01:16:30un monsieur Zuckman
01:16:31qui prend que les phrases
01:16:32qui l'intéressent
01:16:32et qui raconte à peu près
01:16:33n'importe quoi
01:16:34sur Total Energy
01:16:35mais c'est le prix à payer
01:16:36pour la transparence
01:16:37mais j'ai aucun problème
01:16:39je pense que
01:16:39nos grandes entreprises
01:16:41on se doit
01:16:41vis-à-vis de la société
01:16:42on est effectivement
01:16:44un acteur de la société
01:16:44et je comprends
01:16:46cette exigence
01:16:46de mieux comprendre
01:16:47et je pense qu'on a tout
01:16:48nous
01:16:49pour éviter justement
01:16:50le débat
01:16:51les faux débats
01:16:51ou les peurs
01:16:53qu'on peut susciter
01:16:54je pense que
01:16:54pour le coup
01:16:55les grandes entreprises
01:16:55on a les moyens
01:16:56c'est compliqué
01:16:57parce que le problème
01:16:57de la transparence
01:16:58c'est que pour décrire
01:16:58une entreprise
01:16:59comme la d'autre
01:16:59je peux dire
01:16:59on en fait des pages
01:17:00de rapports
01:17:01les CSRD
01:17:02mais je suis sur le fond
01:17:03je pense que c'est
01:17:04une bonne approche
01:17:06dans toute entreprise
01:17:07quand tu rentres
01:17:07dans les entreprises
01:17:08tu verras le premier document
01:17:09qu'on doit te remettre
01:17:10en tout cas c'est ce qui se passe
01:17:11c'est ce qu'on appelle
01:17:11le code de conduite
01:17:12chez nous
01:17:13et dedans
01:17:13il y a les 5 valeurs
01:17:14de l'entreprise
01:17:15et en fait
01:17:15c'est un document
01:17:16qui n'est pas simplement
01:17:17qu'on renouvelle
01:17:18tous les 10 ans
01:17:19qui est assez fondateur
01:17:20et qui est très intéressant
01:17:21parce qu'il traduit
01:17:22quelque part
01:17:23l'ADN de l'entreprise
01:17:24et on ne peut pas décrire
01:17:25je suis sûr
01:17:25que ce que je dis
01:17:26nous chez nous
01:17:26Total Energy
01:17:27n'est pas ce que dit
01:17:27Benoît chez Saint-Gobain
01:17:28et ça c'est très important
01:17:30de le comprendre
01:17:30de le regarder
01:17:31de le lire
01:17:31après il est évident
01:17:33que la réalité
01:17:34mais pour les collaborateurs
01:17:36quand vous avez
01:17:36100 000 collaborateurs
01:17:37c'est de faire en sorte
01:17:38que les pratiques
01:17:38de l'entreprise
01:17:39soient en ligne
01:17:43et ça diverge
01:17:44et on en paye le prix
01:17:45donc on veille
01:17:46à tout ça
01:17:47mais c'est comme ça
01:17:47que ça fonctionne
01:17:48en tout cas
01:17:48je comprends très bien
01:17:49ton attente
01:17:50et je la partage
01:17:51de façon vraiment
01:17:52je l'ai fait mienne
01:17:54Et c'est justement
01:17:54peut-être ce qui froisse
01:17:57un certain nombre
01:17:58de salariés
01:17:58c'est la différence
01:17:59qu'il peut y avoir
01:18:00entre les valeurs
01:18:01qui sont prônées
01:18:02par l'entreprise
01:18:03et ce qui se passe
01:18:05en réalité
01:18:06Ben écoute tu vois
01:18:08il se trouve que
01:18:08je vais réunir
01:18:09je réunis maintenant
01:18:09tous les ans
01:18:10depuis 5 ans
01:18:10depuis le Covid
01:18:11300 collaborateurs
01:18:12qui ne sont pas du tout
01:18:13des gens qui me rapportent
01:18:14qui sont candidats
01:18:16à venir dialoguer
01:18:17pendant un jour et demi
01:18:18avec le PDG
01:18:18et son comité exécutif
01:18:19et on parle de tout cela
01:18:21et quand ils nous disent
01:18:21qu'il y a des contradictions
01:18:22on les prend
01:18:23et on les cherche
01:18:24de répondre
01:18:24et on regarde tout cela
01:18:25et on écoute des gens
01:18:26de tous les niveaux
01:18:27de l'entreprise
01:18:27là je vais prendre des gens
01:18:28qui ont au moins
01:18:295 à 6 ans
01:18:305 à 6 ans d'ancienneté
01:18:31pour nous dire un peu
01:18:32qu'est-ce qu'ils pensent
01:18:33de l'entreprise
01:18:33après 5 ans 6 ans
01:18:34donc voilà
01:18:35on cherche à réconcilier
01:18:36c'est pas un exercice simple
01:18:37mais en tout cas
01:18:38ça me paraît
01:18:39à mes yeux
01:18:40c'est totalement fondamental
01:18:41une remarque Patrick Pouyanné
01:18:43ou une question
01:18:43pour nos étudiants
01:18:45non mais je pense
01:18:46qu'il a posé
01:18:46plein de questions
01:18:48j'en avais sur l'énergie
01:18:49vous n'avez plus rien à dire
01:18:50non j'ai parlé déjà beaucoup
01:18:51non je voudrais juste
01:18:52redire ce que
01:18:53je m'écarte un peu
01:18:54si je reviens sur la politique
01:18:55de l'offre
01:18:56parce que finalement
01:18:56vous nous avez invité pour ça
01:18:57je pense que c'est un débat
01:18:58qu'a mis notre ami
01:19:00Rex Ego d'essentiel
01:19:01et j'ai accepté
01:19:02de participer à ce débat
01:19:02parce que je pense
01:19:03qu'il ne faut surtout pas
01:19:05abandonner cette politique
01:19:07il est essentiel
01:19:08que dans un pays
01:19:09où on veut
01:19:11on a une politique sociale
01:19:12extrêmement
01:19:13bénéfique à l'ensemble
01:19:15on ne peut pas continuer
01:19:16il faut faire croître
01:19:17le gâteau
01:19:18pour pouvoir partager le gâteau
01:19:19la seule façon
01:19:20de faire croître le gâteau
01:19:21c'est d'inciter
01:19:22à plus produire
01:19:23d'inciter à plus créer de richesses
01:19:25cette politique de l'offre
01:19:26c'est exactement ça
01:19:27et ce n'est pas
01:19:28en attaquant le gâteau
01:19:29en disant
01:19:30le gâteau il est un peu trop gros
01:19:32donc on va leur piquer
01:19:32un peu plus de taxes
01:19:34pour financer
01:19:35la politique sociale
01:19:36que notre futur
01:19:37va être assuré
01:19:38ça c'est une vision
01:19:39extrêmement courte vue
01:19:40qui est extrêmement dangereuse
01:19:41parce que ce qu'on va faire
01:19:42et ce n'est pas une menace
01:19:43à la fin
01:19:44comme l'a dit très bien Benoît
01:19:45on a des choix
01:19:46et si toutes les grandes entreprises françaises
01:19:47se mettent à choisir
01:19:48autre chose que la France
01:19:49le gâteau
01:19:50il va diminuer
01:19:50donc il faut faire croître le gâteau
01:19:51pour faire croître le gâteau
01:19:52il faut travailler plus
01:19:55voilà
01:19:55et il faut travailler plus
01:19:57et il faut mettre
01:19:57de la compétition sur le travail
01:19:58on a un sujet
01:19:59je l'ai dit
01:20:00il faut qu'on baisse
01:20:00les charges dans ce pays
01:20:02alors tout le monde
01:20:02il faut financer
01:20:03la politique sociale
01:20:04et je suis le premier
01:20:05à reconnaître
01:20:06que cette politique sociale
01:20:07elle est bonne
01:20:08pour l'ensemble du pays
01:20:08c'est un acquis du pays
01:20:10mais simplement
01:20:11depuis 45
01:20:12on fait peser
01:20:13toute la politique sociale
01:20:14du pays
01:20:14sur le travail
01:20:17en 45
01:20:18on n'avait pas
01:20:18beaucoup de retraités
01:20:19malheureusement
01:20:20on avait perdu une population
01:20:21on avait des gens
01:20:22qui travaillaient
01:20:22en 2025
01:20:24continuer à faire porter
01:20:25toute la politique sociale
01:20:26sur le travail
01:20:27c'est pas une bonne idée du tout
01:20:29ça ne crée pas
01:20:30des facteurs de compétition
01:20:31et donc il faut
01:20:32je pense qu'il est important
01:20:34et fondamental
01:20:35qu'on ait ce débat
01:20:36dans ce pays
01:20:36à l'occasion du débat qui vienne
01:20:37on doit faire passer
01:20:39une partie des charges
01:20:40qui pèsent toutes sur le travail
01:20:41en partie sur la consommation
01:20:43pour débloquer du net
01:20:44et on a fait des calculs simples
01:20:46au niveau des grandes entreprises
01:20:48si on baissait de 6% les charges
01:20:49on créerait 2% de TVA
01:20:51au passage ça crée
01:20:52du pouvoir d'achat
01:20:53aussi pour les salariés
01:20:54et quand on taxe la consommation
01:20:55on taxe les produits
01:20:56qu'on importe
01:20:57on taxe les plateformes chinoises
01:20:58je pense qu'on ne peut pas
01:20:59continuer dans ce débat de l'offre
01:21:01à occulter ce problème
01:21:03la compétitivité du facteur travail
01:21:05elle est plus importante
01:21:06pour nous tous
01:21:07que celle du facteur énergie
01:21:09qui a introduit le débat
01:21:10donc je redis
01:21:11je sais que c'est un débat
01:21:12qui va venir
01:21:13et j'espère que le débat
01:21:13ira lieu
01:21:14et qu'il faut quelque part
01:21:15qu'il ne soit pas simplement manichéen
01:21:16Benoît Bazin
01:21:16et juste on a 6 étudiants
01:21:17travaillez plus tous
01:21:18là c'est dans vos esprits
01:21:20c'est acquis
01:21:21Moi ce que je retiens aussi
01:21:22dans le travail
01:21:23et plus ce que dit Patrick
01:21:24c'est pas forcément
01:21:24de faire des semaines
01:21:25de 60 ou 80 heures
01:21:26comme on fait l'un et l'autre
01:21:28mais c'est fondamentalement
01:21:29d'avoir une durée de vie active
01:21:31beaucoup plus longue
01:21:32pour rejoindre ce que dit Patrick
01:21:33il y a quelque chose
01:21:34qui me choque
01:21:34et vous devriez faire la révolution
01:21:36c'est qu'aujourd'hui
01:21:37on pénalise les jeunes
01:21:40on pénalise les jeunes
01:21:41on a monté le salaire
01:21:42des retraités
01:21:43la pension des retraités
01:21:44plus fortement que l'inflation
01:21:45alors qu'on a 25%
01:21:47de jeunes au chômage
01:21:47on laisse un environnement dégradé
01:21:49une dette publique
01:21:50hors contrôle
01:21:51les jeunes ne peuvent pas
01:21:52s'acheter de logement
01:21:53sauf si ils sont aidés
01:21:54par leurs parents
01:21:54leurs grands-parents
01:21:55donc il y a un déséquilibre
01:21:56générationnel
01:21:57qui est je trouve
01:21:58catastrophique pour la société
01:21:59donc je pense qu'il faut
01:22:00effectivement remettre
01:22:01du positif
01:22:02sur l'investissement
01:22:03sur l'innovation
01:22:04en commençant par l'éducation
01:22:06je crois qu'on a plaidé
01:22:07Patrick et moi
01:22:07pour l'éducation
01:22:08des mathématiques
01:22:09et y compris auprès
01:22:10des jeunes filles
01:22:11et des jeunes femmes
01:22:12pour qu'on ait
01:22:12tout le pool de talent
01:22:13de la planète
01:22:14pour profiter l'éducation
01:22:16c'est très important
01:22:17de repartir
01:22:18dans une logique
01:22:19d'investissement
01:22:20pour l'avenir du pays
01:22:21sans oublier
01:22:22la jeunesse
01:22:23et donc oui
01:22:23il faut produire plus
01:22:24moi je suis très attaché
01:22:25à la production industrielle
01:22:26en France
01:22:27parce que fondamentalement
01:22:28je crois que c'est
01:22:28l'équilibre de nos démocraties
01:22:30pourquoi ?
01:22:31parce que quand on n'a plus
01:22:32une industrie
01:22:33on n'a plus d'ascenseur social
01:22:34l'ascenseur social
01:22:36dans l'industrie
01:22:36il est quand même
01:22:36plus important
01:22:37que de métier des services
01:22:38vous commencez
01:22:39comme magasinier
01:22:40chez Amazon
01:22:40vous n'allez pas devenir
01:22:42chef de la SNCF
01:22:43donc on a plus
01:22:45de méritocratie
01:22:45on a plein d'exemples
01:22:46chez Saint-Gobain
01:22:47de gens qui sont
01:22:47commencés comme ouvriers
01:22:49et qui sont directeurs d'usines
01:22:50ou qui prennent des jobs
01:22:52encore plus importants
01:22:52donc l'industrie
01:22:53c'est la méritocratie
01:22:55c'est l'ascenseur social
01:22:56et sont donc
01:22:57les partis politiques modérés
01:22:59qui font l'équilibre
01:23:00de nos démocraties
01:23:01donc je pense que
01:23:01c'est très important
01:23:02d'avoir de l'offre
01:23:03d'avoir de la production
01:23:04d'avoir de l'investissement
01:23:05pour peupler les territoires
01:23:06pour faire de la méritocratie
01:23:07de l'ascenseur social
01:23:08et l'équilibre de nos démocraties
01:23:10donc la question
01:23:10c'est à quelles conditions
01:23:11êtes-vous prêt
01:23:11à travailler plus
01:23:12pour le pays
01:23:13voilà exactement
01:23:14et je sais pas pourquoi
01:23:15j'ai Martin
01:23:17prêt à travailler plus
01:23:19et à quelles conditions
01:23:21de toute façon
01:23:21moi je pense que
01:23:22c'est quelque chose
01:23:23d'assez personnel
01:23:24moi j'avais pas prévu
01:23:25moi je pense travailler
01:23:26beaucoup
01:23:26parce que je pense
01:23:27que ça va être
01:23:28que c'est central
01:23:28dans la vie de quelqu'un
01:23:29de le travail
01:23:30je pense que j'ai réalisé
01:23:31récemment que
01:23:32le travail et le métier
01:23:33c'était l'essentiel
01:23:34de ce qu'on allait redonner
01:23:35à la société
01:23:36et c'était la raison principale
01:23:37pour laquelle
01:23:38moi il fallait que j'ai du sens
01:23:39dans mon travail
01:23:40parce que c'était vraiment
01:23:42le retour que j'avais donné
01:23:43à la société
01:23:43qui m'avait éduqué
01:23:44donc avec du sens
01:23:45c'est oui
01:23:45avec du sens c'est oui
01:23:47évidemment oui
01:23:47Oscar
01:23:49oui personnellement
01:23:50je suis d'accord aussi
01:23:50moi je serais très investi
01:23:52je pense dans mon travail
01:23:53et dans mes recherches
01:23:54après je pense
01:23:55qu'il faut pas sous-estimer
01:23:56aussi le fait que
01:23:57la réduction du temps de travail
01:23:58par exemple
01:23:58c'est ce qui nous distingue
01:23:59des Etats-Unis
01:24:00ça fait aussi partie
01:24:01des gains en bien-être
01:24:02de l'Europe
01:24:03par rapport aux Etats-Unis
01:24:04et que c'est pas quelque chose
01:24:04qu'il faut complètement occulter
01:24:06on n'a pas dit
01:24:07toucher au modèle social
01:24:08on a dit qu'on le gardait
01:24:09juste il fallait réussir
01:24:10à le financer
01:24:10moi j'ai notamment
01:24:12insisté sur la part active
01:24:14des seniors
01:24:15aujourd'hui on a seulement
01:24:1650% des seniors
01:24:17qui travaillent
01:24:17c'est dramatique
01:24:18et 21% de jeunes
01:24:19qui sont au chômage
01:24:21sans passer encore une fois
01:24:22sur des semaines
01:24:23de 50 heures
01:24:24mais on peut avoir
01:24:24un peu plus de flexibilité
01:24:26c'est la durée
01:24:27de temps de travail
01:24:28dans la vie
01:24:29et la formation qui va avec
01:24:30la formation continue
01:24:31Marie-Ola
01:24:32vous aurez le dernier mot
01:24:33enfin avant Denis
01:24:34une dernière question
01:24:35pour vous messieurs
01:24:36on a dit
01:24:37en petite
01:24:37une petite question
01:24:39l'an prochain
01:24:40c'est l'élection présidentielle
01:24:42est-ce qu'il y a un candidat
01:24:44qui vous fait peur
01:24:45sur lequel vous vous dites
01:24:48purée
01:24:48si lui il passe
01:24:50c'est finito
01:24:51sur le plan économie
01:24:54est-ce que vous êtes inquiet ?
01:24:57en 30 secondes
01:24:57je ne vais pas m'exprimer
01:24:58alors honnêtement
01:24:59je pense que
01:25:00nous soutiendrons
01:25:01et je pense que
01:25:01c'est très important
01:25:02bien évidemment
01:25:03en tant que chef d'entreprise
01:25:04nous souhaitons
01:25:04que les politiques
01:25:05qui seront proposées
01:25:06et on écoutera
01:25:06le débat présidentiel
01:25:07prennent en compte
01:25:08cette priorité absolue
01:25:09qui est pour moi
01:25:10faire grossir le gâteau
01:25:11de la richesse française
01:25:12pour pouvoir le redistribuer
01:25:14de façon plus intelligente
01:25:14c'est ça que je vais écouter
01:25:15après j'écoute tout le monde
01:25:16je ne crois pas
01:25:17aux recettes miracles
01:25:19je ne crois pas
01:25:20aux mages économiques
01:25:21je crois qu'il faut
01:25:22simplement donner aux entreprises
01:25:23et c'est une force du pays
01:25:24les grandes, les petites
01:25:25d'ailleurs les français
01:25:26ont de plus en plus confiance
01:25:27dans les entreprises
01:25:28plus que dans le monde politique
01:25:29donc il faut qu'ils donnent
01:25:30le moyen aux entreprises
01:25:31de se développer
01:25:32voilà à l'aune
01:25:33à laquelle je jugerai
01:25:34les programmes
01:25:35qui seront présentés
01:25:37et vous monsieur ?
01:25:38moi je pense que
01:25:39c'est très important
01:25:39d'avoir du courage politique
01:25:41de prendre des décisions
01:25:42de gérer la dépense publique
01:25:44pour être capable
01:25:45de redonner
01:25:46de l'investissement
01:25:47sur l'éducation
01:25:48sur la recherche
01:25:49et le développement
01:25:49d'avoir aussi
01:25:50une ouverture sociale
01:25:51par exemple
01:25:51je l'ai évoqué
01:25:52dans votre métier
01:25:53dans notre marché
01:25:55de Saint-Gobain
01:25:55la démographie
01:25:56c'est essentiel
01:25:57si aujourd'hui
01:25:57on a l'Espagne
01:25:58qui marche bien
01:25:58c'est parce que
01:25:59l'Espagne a 500 000 migrants
01:26:01qui font la construction
01:26:02et qui se logent
01:26:02donc moi je suis ouvert
01:26:04en étant très pro-européen
01:26:06à ce qu'il y ait
01:26:07de l'immigration
01:26:07dans d'autres pays
01:26:08parce que c'est bon
01:26:08pour la puissance économique
01:26:09parce que c'est bon
01:26:10pour l'équilibre des retraites
01:26:11et donc je suis très attaché
01:26:12à un certain modèle social
01:26:14à un modèle ouvert
01:26:15de l'Europe
01:26:15et fondamentalement
01:26:16à des candidats
01:26:17très européens
01:26:18parce que je crois
01:26:18qu'on l'a dit
01:26:18c'est évident
01:26:19c'est pas la France
01:26:20qui va gagner toute seule
01:26:21sur l'énergie
01:26:21sur l'industrie
01:26:22sur l'innovation
01:26:23il faut fondamentalement
01:26:25des candidats pro-européens
01:26:26parce que c'est ça
01:26:26qui va nous permettre
01:26:27d'être en concurrence
01:26:28avec les Etats-Unis
01:26:29et la Chine
01:26:30et de gagner
01:26:30donc c'est des candidats
01:26:32pour l'avenir
01:26:32pour l'Europe
01:26:33et de façon très ouverte
01:26:34Denis Ferrand
01:26:35la conclusion est pour vous
01:26:36oui alors la conclusion
01:26:37je ne vais pas pouvoir ramasser
01:26:38faire une synthèse
01:26:39il y a eu tellement
01:26:40d'éléments
01:26:41mais je pense qu'effectivement
01:26:42on a bien retrouvé
01:26:43combien l'enjeu
01:26:45de la politique de l'offre
01:26:47qui était effectivement
01:26:47le thème fondateur
01:26:48sur lequel on était parti
01:26:49c'est un enjeu
01:26:50qui est de production
01:26:51c'est un enjeu
01:26:52qui implique de l'investissement
01:26:54et surtout c'est un enjeu
01:26:55qui peut embarquer
01:26:56au service de l'excellence
01:26:57au service
01:26:58de retrouver
01:27:00de la souveraineté
01:27:00mais également
01:27:01c'est dans la production
01:27:03que l'on peut se révéler
01:27:04et que l'on va trouver
01:27:05aussi du sens
01:27:06dans son travail
01:27:07et je pense que
01:27:07c'est aussi un élément
01:27:08qui est très important
01:27:09de pouvoir se construire
01:27:11cette représentation
01:27:12de l'économie
01:27:13le travail est un révélateur
01:27:15dans l'entreprise
01:27:16également
01:27:17donc on visait
01:27:18à faire ce dialogue
01:27:19entre des entreprises
01:27:20et des étudiants
01:27:21je pense qu'on a tous
01:27:23à gagner
01:27:23à continuer
01:27:24à construire
01:27:25ces passerelles
01:27:25pour pouvoir mieux
01:27:26comprendre comment
01:27:26c'est aussi dans l'entreprise
01:27:28que se façonnent
01:27:29que s'expriment le mieux
01:27:30les capacités d'offres
01:27:31qui vont embarquer
01:27:32de la population
01:27:32faire des ponts
01:27:33c'était l'objectif
01:27:33de cette émission
01:27:34merci Denis
01:27:35d'avoir été à l'initiative
01:27:36de cette dialogue
01:27:37de Rex & Code
01:27:37merci à vous Patrick Pouyanné
01:27:39merci à vous
01:27:39Benoît Bazin
01:27:40d'avoir joué le jeu
01:27:41du dialogue
01:27:42avec les étudiants
01:27:42merci à vous 6
01:27:43c'était franchement
01:27:44un débat de très haute qualité
01:27:45ça faisait du bien
01:27:46d'entendre des jeunes aussi
01:27:48investis
01:27:48qui sont documentés
01:27:50qui sont intéressés
01:27:51c'était un vrai plaisir
01:27:52j'espère qu'on pourra
01:27:53continuer ces dialogues
01:27:54de Rex & Code
01:27:54tout au long de la campagne
01:27:55parce qu'on a eu quelques idées
01:27:56dont on pourrait débattre
01:27:58dans de prochaines émissions
01:27:59Frédéric Simotel
01:28:00c'est à vous Tech & Co
01:28:01ce soir
01:28:02quel est le programme ?
01:28:05Alors
01:28:06le programme
01:28:07on va évidemment parler d'IA
01:28:08on va parler
01:28:08tiens vous avez vu
01:28:09ce robot étonnant
01:28:10qui a gagné un semi-marathon
01:28:11alors ça peut paraître
01:28:12comme anecdotique
01:28:13mais on est vraiment
01:28:14dans une révolution
01:28:15dans le monde de la robotique
01:28:16un robot qui se comporte
01:28:17vraiment comme un humain
01:28:18on va parler de tout ça
01:28:19et on va évidemment
01:28:20beaucoup parler
01:28:20d'intelligence artificielle
01:28:21avec nos amis
01:28:24très bonne soirée
01:28:25à bientôt sur BFM Business
01:28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires