Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Retrouvez les émissions en intégralité sur https://www.france.tv/france-2/telematin/toutes-les-videos/
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Yannick Jadot, sénateur écologiste de Paris.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:03Bonjour Yannick Jadot, le vice-président américain Jay Leven serait en route vers Islamabad pour négocier avec l'Iran. Faut
00:12-il négocier avec l'Iran ?
00:14Permettez-moi d'abord de rendre hommage au sergent-chef Montorio, soldats français tués, casques bleus, au service des Libanaises
00:22et des Libanais, assassinés dans une embuscade.
00:25Est-ce qu'il faut négocier ? Oui, on a absolument besoin d'un cessez-le-feu, on a besoin
00:30de sortir de cette situation absolument dramatique qui à la fois génère des milliers de morts un peu partout dans
00:38la région et puis cause une crise économique majeure partout aussi.
00:44Les Françaises et les Français payent le prix aujourd'hui très lourdement, la station-service, leur électricité, leur gaz de
00:51cette crise.
00:52Et c'est d'ailleurs pour moi un des grands sujets sur lesquels aujourd'hui on doit apporter des solutions,
00:59à la fois sortir de notre dépendance aux énergies fossiles.
01:04Il faut savoir quand même que c'est des automobilistes et nous-mêmes qui finançons des régimes pétroliers, qui finançons
01:10des groupes pétroliers qui font des milliards de profits.
01:14Mais ça, ça n'aide pas l'automobiliste qui va faire son plan ce matin.
01:17Alors, notre plan, très clairement, c'est un, vous savez, il y a un chèque énergie dans notre pays qui
01:24est en moyenne 250 euros, de 48 à 277.
01:27Il n'a pas été réévalué depuis 2019 malgré l'inflation.
01:32Donc, il faut multiplier par trois ce chèque énergie pour les 6 millions de ménages qui en ont terriblement besoin.
01:41Vous savez, on a dans notre pays à la fois, vous prenez une aide auxiliaire, une auxiliaire de vie ou
01:48une infirmière libérale.
01:50Dans certains déserts médicaux, aujourd'hui, c'est 100, 150 kilomètres par jour.
01:54Ça veut dire 300 euros de carburant par mois.
01:58Eh bien, si on remplace par une voiture électrique en leasing sa voiture, c'est 100 euros d'économisé par
02:07mois.
02:07Ça, c'est la réponse structurelle.
02:10Mais la réponse conjoncturelle, c'est ce chèque énergie pour les plus impactés, les plus vulnérables.
02:16Aujourd'hui, cette crise du pétrole, cette flambée des prix, c'est la liberté en moins pour les plus vulnérables,
02:23dans leur liberté de déplacement.
02:25Et ça, c'est inacceptable.
02:26Donc, il faut une réponse de court terme.
02:28Il faut aider les agriculteurs, les transporteurs routiers, les pêcheurs.
02:33Mais il ne faut pas simplement aider celles et ceux qui peuvent bloquer le pays.
02:36Il faut aider celles et ceux qui le font vivre aussi, les Françaises et les Français les plus vulnérables.
02:41Un enjeu majeur.
02:42Et puis, reconnaissez que si on fait du leasing social en matière automobile, notre plan 1 million de voitures en
02:48leasing social,
02:49c'est la fin des fermetures des usines automobiles dans notre pays.
02:53C'est des techniciens, des ouvriers, des ingénieurs au service de notre pays.
02:59C'est au fond sortir, sortir, sortir...
03:02Ah mais non !
03:04La Visco automobile perd 100 000 emplois toutes les décennies.
03:08Faire un grand plan sur la voiture électrique, c'est sortir, nous libérer des énergies fossiles.
03:14C'est bon pour le climat.
03:15Mais c'est au cœur de notre réindustrialisation et notre pays.
03:19Il n'a pas simplement besoin de services publics.
03:22Sur beaucoup de territoires, nous avons besoin d'usines.
03:25L'usine, c'est la fierté.
03:26L'usine, c'est des métiers que tout le monde comprend.
03:29L'usine, c'est l'aménagement des territoires.
03:32Donc c'est essentiel.
03:33Je constate, sur cette réindustrialisation, sur l'électrification,
03:36vous ne dites pas des choses très différentes du président de la République.
03:40Ah bah si, pardon.
03:42Il fait 50 000 voitures en leasing social.
03:4550 000, c'est 1% de celles et de ceux qu'en ont besoin.
03:49Ça n'est absolument pas à la hauteur.
03:51Il faut que les voitures existent.
03:52Mais il faut les produire.
03:54Il faut avoir le plan.
03:55Vous savez, moi je suis toujours stupéfait.
03:57Quand je suis sur le terrain, tout le monde dit la France va mal.
04:01Et c'est vrai que pour beaucoup de personnes, dans certains secteurs, ça va mal.
04:05Mais je vois des Françaises et des Français, des travailleurs, des ingénieurs, des bâtisseurs,
04:10des chercheurs, des éducateurs, des soignants,
04:13qui ont une ambition extraordinaire pour notre pays.
04:16C'est la France, bon sang.
04:18J'ai compris.
04:18On peut réindustrialiser.
04:20On peut avoir un beau projet autour de ça.
04:21Vous avez passé votre samedi avec Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann, entre autres,
04:26pour essayer de bâtir un projet.
04:28Faut-il désormais arrêter de tergiverser et dire qui est le mieux placé pour représenter
04:33la gauche non-éléfi à la présidentielle de 2017 ?
04:37On vous voit là, magnifique.
04:4027, pardon.
04:4017, c'est terminé.
04:41Oui.
04:44Notre ambition, c'est d'arrêter de sortir la gauche de l'entre-soi.
04:49La gauche qui se bat contre la gauche.
04:51On est dans la clarification.
04:53C'est sans Jean-Luc Mélenchon.
04:55J'ai déjà dit sa relation dégradée à la démocratie.
04:59Et sa dernière saillie contre vous relève toujours du même registre antisémite.
05:04Point.
05:05Nous, ce qu'on veut, c'est qu'on ne veut pas une compétition entre des personnes.
05:10On veut d'abord se mettre d'accord sur une plateforme commune,
05:14justement, pour s'occuper du logement, pour nous réconcilier avec les classes populaires.
05:18Ça ne fonctionne pas comme ça en France.
05:20Mais si, en fait, vous allez voir que ça va fonctionner comme ça.
05:23Les écolos peuvent toujours considérer que l'incarnation, ça ne compte pas.
05:27Les Français ont élu Nicolas Sarkozy parce que c'était lui,
05:30Emmanuel Macron parce que c'était lui.
05:33Les Français veulent un candidat ou une candidate.
05:35Non, je pense qu'un, il y aura une candidate ou un candidat.
05:39C'est essentiel, c'est une élection présidentielle.
05:41Là, ce n'est pas les écologistes, ça va des communistes,
05:43jusqu'à place publique, les socialistes, GRS, des écologistes.
05:48Ce que nous disons, c'est que, un, vu le niveau de défiance des Français pour la politique,
05:52un, nous allons nous occuper d'eux.
05:55Nous allons leur proposer sur le logement, les déserts médicaux, l'école, la santé,
06:00sur l'industrie, sur la sécurité.
06:01Nous allons travailler avec elle et avec eux, leur proposer des solutions.
06:06Deux, deuxième étape, une équipe.
06:09Moi, j'appelle ça, vous savez, dans le système britannique,
06:11on appelle ça un gouvernement fictif, c'est-à-dire que vous ne gouvernez pas,
06:14mais vous mettez déjà en place l'équipe qui va gouverner le pays
06:18pour montrer que, comme sous l'air Jospin,
06:21comme sous l'air Jospin, des personnalités crédibles,
06:25d'horizons politiques différents, travaillent au service de la France.
06:28Et oui, à la fin de l'été, nous verrons si, à la fin de l'été,
06:35quelle sera la personnalité, sur la base de ce programme,
06:38de cette équipe, qui est la mieux placée pour gagner.
06:41Parce que notre sujet, ce n'est pas de décider
06:44quel sera le meilleur opposant à Bardella ou à Édouard Philippe.
06:48C'est de gagner l'élection présidentielle.
06:50Il reste 30 secondes pour une question d'actualité importante.
06:52Déjeuner très commenté aujourd'hui entre une délégation du RN,
06:55conduite par Jordan Bardella, et le MEDEF,
06:58le mouvement des entreprises de France.
07:00Est-ce que ça vous choque ?
07:00Lamentable. C'est lamentable.
07:02Je veux dire, vous voyez, Poutine et Trump qui mettent le monde en chaos
07:07et que les entreprises considèrent que c'est avec ces gens-là,
07:11avec les amis de Trump et Poutine, qu'il faut faire leurs affaires,
07:15qu'il faut... Vous savez, j'ai relu, il n'y a pas longtemps,
07:18Éric Vullard, L'Ordre du jour, où il raconte quand même
07:22comment, dans l'histoire, trop d'industriels se sont à coquiner
07:26avec l'extrême droite.
07:27C'est la conférence où les nazis ont fait affaire avec les industriels.
07:29Ça a été toujours un désastre pour la démocratie,
07:33et y compris un désastre pour l'économie.
07:35Peut-être pas pour certaines entreprises, mais pour l'économie.
07:38Quand l'extrême droite attaque l'État de droit, la démocratie...
07:43Vous savez, Roux-de-Bézieux, c'était un zadiste en comparaison.
07:46Non, mais lui, il avait mis une frontière.
07:49C'est fini, Yannick Jadot.
07:49Lui, il avait mis une frontière.
07:50Merci infiniment, Yannick Jadot, invité des 4B.
07:53Merci.
Commentaires

Recommandations