00:01Bonjour à tous, bonjour Valérie Pécresse, merci de passer par les 4V ce matin.
00:06Emmanuel Grégoire a été intronisé, maire de Paris, samedi.
00:10Pensez-vous pouvoir travailler en bonne intelligence avec lui ?
00:14Évidemment, j'ai félicité Emmanuel Grégoire pour sa victoire dès le dimanche de son élection
00:19et je lui ai proposé de l'inviter à la région Île-de-France.
00:22Parce que le vrai sujet aujourd'hui, entre Paris et sa région,
00:27c'est qu'il faut une ère beaucoup plus collaborative.
00:30Paris ne peut pas se construire contre sa banlieue.
00:32Et vous le savez, c'est ce qui s'est passé avec notamment la multiplication des embouteillages,
00:37avec cette espèce de clôture du périphérique qui aujourd'hui empêche les banlieusards de faire le tour de Paris.
00:43Donc on a besoin aujourd'hui de se parler, on a besoin de se parler de circulation.
00:47Vous savez que les embouteillages à Paris, ça fait que les bus n'avancent plus, qu'on ne peut plus
00:51les prendre.
00:52On a des problèmes aussi éducatifs.
00:54La région finance la rénovation des cités scolaires dans lesquelles il y a des collèges, la ville.
00:59Et malheureusement, la ville étant en ruine, elle n'a pas les moyens de payer les rénovations des collèges.
01:05Donc elle bloque la rénovation des lycées.
01:07Donc nous avons besoin de remettre tout notre dialogue entre Paris et la région sur pied.
01:13Quand vous dites qu'il y a des problèmes d'embouteillage à Paris,
01:14est-ce que vous accusez Anne Hidalgo d'avoir trop puni la voiture, si je puis dire, à Paris ?
01:19Vous espérez qu'Emmanuel Grégoire le fasse moins ?
01:22Ce que j'espère surtout, c'est qu'on va faire un vrai plan de circulation ensemble.
01:27Parce que Paris ne peut pas vivre enfermée sur elle-même.
01:31Plus de voitures ?
01:32Le sujet, ce n'est pas plus de voitures.
01:33Le sujet, c'est comment est-ce qu'on circule dans Paris.
01:36On a mis des pistes cyclables.
01:37Moi, je suis totalement favorable aux pistes cyclables.
01:40J'en construis 750 kilomètres en Ile-de-France.
01:43Mais des pistes cyclables sécurisées et pas des pistes cyclables qui empêchent la voiture de circuler.
01:48Aujourd'hui, à Paris, le sujet, ce n'est pas plus de voitures.
01:51C'est que les automobilistes, les cyclistes et les bus arrivent à avoir un partage de l'espace public.
01:58Mais l'espace public, on ne pourra pas l'accroître.
02:01Non, mais moi, je le dis très clairement.
02:03Donner la priorité aux bus, c'est important parce que c'est le transport des plus défavorisés,
02:08des plus pauvres, des personnes à mobilité réduite, des familles.
02:11Donc oui, à un moment donné, il faut se poser deux minutes et il faut se parler.
02:16Il faut mettre des parkings relais, si on veut moins de voitures dans Paris, aux portes de Paris.
02:20Ce qu'Anne Hidalgo a toujours refusé de financer.
02:22Donc on a besoin aujourd'hui d'apaiser les relations entre automobilistes, cyclistes et puis conducteurs de bus.
02:29Et puis les piétons aussi qui ont le droit de circuler dans Paris.
02:32J'entends que vous souhaitez une sorte de reset des relations entre la ville et la région avec Emmanuel Grégoire.
02:37Je veux de l'apaisement, je veux de la préopération et je ne veux plus d'un Paris égoïste qui
02:42déteste sa banlieue finalement,
02:44alors que la banlieue le fait vivre, fait vivre au Paris.
02:46Les maires insoumis veulent désarmer les polices municipales, disant que ce n'est pas aux communes de faire le boulot
02:52de la police.
02:52Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:54Je pense que c'est un terrible retour en arrière.
02:56Je pense que c'est de la non-assistance à Francilien en danger.
03:00Je pense qu'aujourd'hui on assiste à une montée de la violence partout.
03:04Cette montée de la violence m'a conduite à créer des brigades de sécurité dans les lycées,
03:08des brigades de sécurité dans les transports, mettre 1000 agents de plus dans les transports,
03:12et aider les maires à organiser leur police municipale.
03:17Aujourd'hui, vous le savez, avec le bouclier de sécurité de la région, que le RN a refusé de voter,
03:22que la gauche a déféré devant le tribunal administratif,
03:26mais grâce à ce bouclier de sécurité, je finance toutes les communes pour qu'elles équipent leur police municipale.
03:32On a construit des dizaines de commissariats de police municipale,
03:36on a équipé avec des voitures, avec des gilets pare-balles toutes ces polices municipales.
03:40On les a armées aussi, et aujourd'hui 90% des habitants de l'île de France
03:45sont protégés par le bouclier de sécurité de la région,
03:48et par des polices municipales et de la vidéoprotection.
03:52Donc, revenir en arrière, je vais vous dire, désarmer la police, c'est réarmer la violence.
03:58C'est finalement ménager des délinquants au lieu de protéger les habitants.
04:02Et ça veut dire quoi ?
04:03Ça veut dire que la police nationale elle-même aura moins de moyens,
04:06puisque les polices municipales, c'est elles qui gèrent les caméras de vidéoprotection.
04:10Les polices municipales, c'est elles qui vont dans les quartiers.
04:13Moi, je ne veux pas de zone de non-droit dans ma région.
04:16Alors, je serai extrêmement vigilante, extrêmement vigilante là-dessus.
04:21Le ministre de l'Intérieur, à l'instant, sur RTL, a parlé d'attaques racistes ignobles
04:26contre le maire de Saint-Denis.
04:29Le maire de Saint-Denis, Baliba Kayoko, appelle à une manifestation contre le racisme samedi prochain.
04:35Est-ce que vous irez ?
04:36Écoutez, pour l'instant, je n'ai pas prévu de m'allier avec la France insoumise,
04:42mais je condamne toute attaque raciste sur le territoire, sur le territoire de la France.
04:48Parce qu'aujourd'hui, le vrai risque que nous avons dans la France...
04:52Il y a des attaques racistes contre les nouveaux maires insoumis ?
04:55Ce qui a plutôt marqué les journées d'élection, c'est la violence ignoble
05:00contre les maires sortants qui ont été battus par des insoumis
05:03et qui se sont fait huer, qui se sont fait attaquer, dont les familles ont été menacées.
05:08Donc c'est plutôt cette violence-là.
05:10Et je pense qu'Ali Bakayoko est en train d'essayer d'allumer un contre-feu face à cette violence
05:14dont il est en partie responsable, puisqu'il n'a pas su empêcher ces débordements violents.
05:21Mais ça n'excuse rien.
05:23Et avec moi, il n'y aura jamais d'attaque raciste contre un élu de la République ou contre un
05:28habitant.
05:29Ce matin, dans le Figaro, Éric Ciotti parle du Titanic LR, parti dont vous êtes membre,
05:35et de ses petits matelots.
05:36Et alors, le premier matelot, c'est vous.
05:38Valérie Pécresse dénonce-t-il.
05:39Qu'est-ce que vous lui répondiez ?
05:40Je lui réponds que si, effectivement, l'objectif de ma vie doit être d'empêcher
05:45le Rassemblement National et la France Insoumise d'être face à face
05:49au second tour de l'élection présidentielle de 2027,
05:52si ça doit être l'objectif de ma vie,
05:54eh bien oui, je vais continuer à souquer ferme pour empêcher ce duel
05:58qui sera un duel qui fracturera définitivement la France
06:02et qui la plongerait dans le chaos et la faillite.
06:05Alors oui, moi, j'en suis fière.
06:07En revanche, les hauts faits de M. Ciotti,
06:09à part tuer son père à Nice et essayer de tuer sa famille politique, la droite,
06:15je ne l'écollais pas bien.
06:16Mais le Rassemblement des Droites à Nice, ça n'a pas si mal marché que ça ?
06:19Je crois que c'était un duel fratricide
06:22entre celui qui a tout reçu et celui qui a tout donné.
06:26Donc moi, je ne me prononcerai pas vraiment
06:28pour en tirer des leçons de politique nationale.
06:33Ce que je crois, en revanche,
06:35c'est qu'évidemment, il faudra un candidat unique
06:38de la droite et du centre.
06:40De la droite et du centre.
06:41De la droite et du centre au présidentiel
06:43pour éviter ce face-à-face entre le Rassemblement National et LFI
06:47que je combats de toutes mes forces.
06:49Édouard Philippe est-il aujourd'hui le mieux placé ?
06:52On a vu les sondages ce week-end.
06:53C'est le seul, si l'on en croit les sondages,
06:55à pouvoir battre le candidat du RN au deuxième tour.
06:58Édouard Philippe est-il le mieux placé aujourd'hui
07:01pour éviter ce duel entre le RN et la France Insoumise ?
07:04On est encore loin de l'élection.
07:06Mais la vérité, c'est qu'il va falloir se rassembler.
07:08Vous savez, on a perdu Paris,
07:11on a perdu un certain nombre de villes.
07:13Et à chaque fois qu'on les a perdues,
07:14je pense à Strasbourg,
07:15à chaque fois qu'on a perdu ces villes,
07:17c'est que la droite et le centre n'étaient pas uniques.
07:19Ou peut-être que le candidat n'était pas celui ou celle qu'il fallait.
07:22Édouard Philippe, aujourd'hui, on le voit.
07:23Est-ce qu'il y a un moment où il ne faut pas commencer à choisir ?
07:26Est-ce qu'Édouard Philippe est le mieux placé ou pas ?
07:27En tout cas, moi, ce que j'ai dit,
07:28je l'ai dit à Édouard Philippe,
07:30je l'ai dit à Bruno Retailleau,
07:32je l'ai dit à tous ceux qui envisagent
07:34d'être candidats à cette présidentielle.
07:35C'est Gabriel Attal le nom que vous cherchez.
07:36Gabriel Attal aussi.
07:37Je l'ai dit à tous,
07:39je l'ai dit,
07:40vous devez vous rassembler
07:42et vous rassemblez le plus vite possible.
07:43Vous savez, j'ai une petite expérience,
07:45j'ai une petite expérience des campagnes ratées,
07:48j'ai aussi une petite expérience en Ile-de-France
07:51des campagnes réussies.
07:52Le sujet, c'est d'être prêt.
07:54Et pour être prêt,
07:55il faut un projet de rupture.
07:57Et M. Brunstein,
07:58vous m'avez parlé de la LFI,
08:00vous m'avez parlé aussi du RN.
08:03Eh bien, moi, je le dis,
08:04ce projet pour la France,
08:06ça doit être un projet
08:07de comment on fait France ensemble.
08:09Parce qu'aujourd'hui,
08:09il y a deux Frances qui s'opposent
08:11et il faut faire France ensemble.
08:13France ensemble,
08:14ça veut dire beaucoup plus de justice,
08:15beaucoup plus d'ordre et de république,
08:17aussi beaucoup plus de patriotisme,
08:19d'esprit européen
08:19face aux menaces internationales.
08:21C'est ce projet-là
08:22qu'on doit construire ensemble.
08:24Et pour le construire,
08:25il faut un chef.
08:26Il faut un chef.
08:27J'ai bien compris,
08:28vous ne me donnerez pas de non
08:29par oui ou par non
08:29parce qu'on doit s'arrêter.
08:30Est-ce que vous excluez
08:31d'y retourner, vous ?
08:33À ce stade,
08:33je n'ajouterai pas
08:34de la division à la division.
08:35Il y a trop de prétendants.
08:36Pas assez de projets.
08:38Merci infiniment.
08:39Valérie Pécresse.
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