00:01Bonjour Jean-Louis Cussac, merci de nous accompagner ce matin.
00:04Est-ce que vous pensez également que là on est en zone de surachat sur les valeurs technologiques,
00:09sur le S&P, sur le segment technologique du S&P 500 qui a donc pris 45% en ligne
00:14droite en l'espace de 10 semaines ?
00:18En tant qu'analyse technique, j'essaye de ne pas penser, mais de toute façon cette idée, on l'a
00:23depuis très longtemps.
00:24On se dit mais ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, ça va s'arrêter.
00:27Et ça ne s'est pas arrêté, donc il n'y a plus rien à dire, c'est une situation
00:33qu'il faut accepter.
00:35Il y a des effets peut-être faux mots, il y a des effets d'entraînement, des effets je ne
00:41sais de quoi,
00:42de confiance absolue puisqu'on a eu les pires situations et à chaque fois le marché est reparti.
00:47Donc c'est accompagné en même temps de grosses positions vendeuses à découvert sur différents marchés,
00:55sur les actions, sur des secteurs, sur des indices, il y a beaucoup d'arbitrages.
01:01Les forces techniques de construction, tous ces arbitrages représentent une somme d'argent gigantesque.
01:09Et donc bon, c'est un équilibre instable.
01:13Parfois il y a un petit catalyseur qui fait qu'on dévise comme au mois d'avril, encore une fois,
01:18avril 2026, avril 2025.
01:21On a des volatilités implicites qui ne sont jamais, jamais, jamais faibles.
01:27On est vraiment dans des marchés de méfiance.
01:31On tourne à 14, 15.
01:33Là en Europe, vous vous rendez compte, malgré la situation, le blocage du D3 qui est reporté,
01:40puisqu'on a un cessez-le-feu qui a été reporté.
01:42Donc on se dit, mais le pétrole, quand est-ce qu'il va vraiment passer ?
01:47L'Air France a dit que, bon, pour l'été il n'y avait pas de problème,
01:50mais à la rentrée il n'y avait pas de visibilité et ils vont être en manque probablement de kérosène.
01:57Oui, mais bon, c'est comme ça.
02:01Les gens se disent, les investisseurs se disent que tout finira par s'arranger, probablement,
02:05comme les fois précédentes.
02:06Donc on est dans cet état d'esprit.
02:07Maintenant, sur le plan technique, il se passe, oui, des choses assez fortes, assez importantes,
02:14mais on a eu cette accélération le 25 mai, gap à la hausse.
02:17Et depuis, vous voyez, comme il n'y a pas de conviction, beaucoup de confusion en face de nous,
02:23les marchés sont en lévitation, notamment en Europe.
02:26Ils attendent, toujours avec un côté plutôt optimiste, autour de 8100.
02:34À chaque fois qu'on a un mouvement, ce n'est pas accompagné de volume.
02:38Il n'y a pas de pression vendeuse.
02:40Hier, il y a eu, on a vu dans la journée, à un moment donné, à la mi-séance, même
02:45un peu avant,
02:46on voyait qu'il n'y avait plus grand-chose, que les valeurs secondaires étaient un peu vendues,
02:50et puis New York a fini par retracer.
02:53Et là, également, le Russell, les petites capilles, enfin, entre guillemets,
02:59ont retracé deux fois plus que le SP500, quand même.
03:02Alors, évidemment, la Broadcom a mis un coup sur le futur SP500 dans la nuit.
03:09Il a reculé davantage, mais déjà, il se reprend un petit peu.
03:12Vous voyez, il n'y a pas de relais.
03:13Il y a toujours cet espoir que ça finira bien.
03:15Donc, on est nettement au-dessus des niveaux d'alerte.
03:17Vous voyez, après la fantastique accélération du SP500, je ne sais pas,
03:22mais une alerte apparaîtrait peut-être en dessous des 7000, 7000, vous vous rendez compte ?
03:26C'est un niveau, pratiquement un des plus hauts que nous avions avant le mois d'avril.
03:31Et quand on est tombé à 6004, on est repassé à 7600.
03:36Voilà, c'est vraiment une situation très particulière, avec toujours des menaces.
03:41Comment ça va finir entre l'Iran et les États-Unis ?
03:44Pour l'instant, manifestement, le fait qu'il n'y ait rien qui se passe,
03:50bon, ça n'inquiète pas, ça n'inquiète personne.
03:53Sur le CAC 40, vous voyez, par exemple, la première alerte, vraiment,
03:55de retournement de situation, peut-être, à la baisse,
03:58il faudrait encore, il faudrait voir les volumes,
03:59il faudrait voir un peu la conviction qui accompagne ce mouvement éventuel.
04:03Ça serait les 7800 cassés, vous voyez.
04:067800 cassés, on pourrait se dire, bon, à partir de là,
04:09on pourrait peut-être quand même travailler plutôt dans le sens vendeur.
04:12Mais là, techniquement, si vous voulez, la hausse,
04:15le signal de hausse qui a été donné il y a longtemps maintenant,
04:17mais n'est pas infirmé.
04:18Donc, tous les jours, on essaye, avec beaucoup de prudence, bien évidemment,
04:23d'acheter dans des bonnes conditions.
04:25Ce matin, on est parti sur un point bas.
04:27Déjà, le marché a rebondi facilement.
04:31Il y a une grosse volatilité de la liquidité,
04:34c'est-à-dire qu'elle est là, elle n'est pas là.
04:35Et il n'y a rien dans les mouvements qui viennent contrer ces mouvements.
04:39Les marchés qui sont encore et toujours dans l'espoir, on est au bout.
04:44Merci beaucoup, Jean-Louis Cussac, de nous avoir accompagné ce matin.
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