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  • il y a 19 minutes
Hakima Boukerouis, 34 ans, mère de quatre enfants. Pendant plus de vingt ans, elle n'a été qu'un portrait-robot. Une femme tuée à coups de couteau, sans nom et sans visage, abandonnée dans un tonneau dans une forêt profonde de Moselle. Grâce à l'ADN, on a pu l'identifier, puis remonter jusqu'au suspect.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0214h-15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Mystère dans la forêt de Donon, en Moselle.
00:08Cela fait maintenant deux mois qu'une femme a été découverte morte dans ce massif forestier.
00:14Impossible pour le moment de l'identifier.
00:16La victime est morte poignardée et abandonnée dans un tonneau en plastique.
00:23Bonjour, Akima Boukerouis, 34 ans, mère de 4 enfants, pendant plus de 20 ans.
00:29Elle n'a été qu'un portrait robot, une femme tuée à coups de couteau, sans nom, sans visage,
00:35abandonnée dans un tonneau dans une forêt profonde de Moselle.
00:39Grâce à l'ADN, on a pu l'identifier et remonter jusqu'à un suspect.
00:43Qui est derrière ce crime qu'on croyait à jamais oublier ?
00:47Akima Boukerouis, la morte du tonneau, l'heure du crime, la seule émission radio 100% fait divers.
00:53C'est tout de suite sur RTL.
01:02Jeudi 6 janvier 2005 dans la soirée, Robert Weber, maire d'Abrechvilleur, village Lorrain,
01:08posé au cœur d'un vaste massif forestier, roule sur la très étroite route départementale 44.
01:15Son œil est attiré par une curieuse forme sur le bas côté gauche.
01:19Il aperçoit un grand sac à carreaux, d'où émergent des sacs poubelles noires,
01:25ce qui apparaît être un tonneau de jardin en plastique vert.
01:29Une légère odeur de putréfaction se dégage du tonneau ainsi qu'un liquide jaune.
01:34Le maire pense à une charogne.
01:36Abandonnée par un chasseur ou un boucher, il prévient les gendarmes de sa découverte.
01:41Le lendemain, la brigade de Lorquin est sur place.
01:44Le paquet est maintenu par des cordes, les sacs déchirés, le tonneau en partie cassé.
01:50L'ouverture du couvercle laisse soudain apparaître un pied et un mollet de petite taille à la peau très claire.
01:57Ça pouvait être une jeune femme ou un adolescent, se souviendra le maire d'Abrechvilleur.
02:02Les légistes identifient le cadavre comme étant celui d'une femme de petite corpulence.
02:091m60, cheveux noirs et courts, ongles taillés courts et soignés.
02:13Pas de cicatrices, pas de tatouages.
02:16La victime ne porte qu'un soutien-gorge et un débardeur rose.
02:20Le corps est trop abîmé pour savoir si elle a eu des enfants.
02:23La femme au tonneau n'a pas été étranglée.
02:25En revanche, les docteurs notent une plaie à la pommette droite et au cou.
02:29Au total, une quinzaine de blessures par arme blanche, elle est morte, poignardée.
02:36Samedi 8 janvier 2005, lendemain de la découverte du corps,
02:40les gendarmes entendent un premier bûcheron de l'Office National des Forêts.
02:44Ces derniers mois, ils travaillaient dans le massif du Donon.
02:47Ils se souvient avoir vu ce paquet ficelé avec une corde grosse comme un doigt, dit-il,
02:53non pas au bord de la route, mais un peu plus haut, dans la forêt,
02:57à moitié immergé dans la petite rivière, la sarre rouge.
03:00Il s'est approché.
03:02En soulevant le sac avec un bâton, il a été saisi par une odeur de pourriture.
03:07Il a pensé à une bête morte laissée par un chasseur.
03:10C'était le 13 octobre, un mois plus tard.
03:13Avec son grappin, un grumier a décidé de sortir ce détritu du torrent
03:19et la balancer en bord de route avant d'être découvert.
03:22Le cadavre était donc dans la forêt depuis au moins 4 mois.
03:26Les expertises ADN sont lancées, mais impossible d'identifier la malheureuse.
03:30Dans cette zone transfrontalière, Belgique, Luxembourg, Allemagne,
03:34les enquêteurs s'intéressent au milieu de la prostitution et aux femmes disparues,
03:39âgées de 30 à 40 ans, 18 sont répertoriées, mais les recherches ne donnent rien.
03:4420 janvier, le juge d'instruction de Metz, Stéphane Therme, ouvre une enquête pour homicide volontaire.
03:53Vendredi 28 janvier 2005, les gendarmes de la section de recherche de Metz
03:58interpellent et placent en garde à vue un Allemand âgé de 40 ans, Stéphane H.
04:02Il vit en ermite dans une maison forestière qu'il squatte depuis des mois.
04:07Ce survivaliste a l'habitude d'enfouir nourriture, affaires, objets volés,
04:12lors de cambriolages dans la forêt, dans des tonneaux et des containers étanches.
04:18Il dispose également de toute une collection de couteaux ainsi que des cordelettes.
04:22Stéphane H. est inconnu de la police allemande.
04:25Il est longuement interrogé, suspect qualifié de très intéressant,
04:30mais la piste n'est pas concluante, l'homme est relâché.
04:34Voilà donc pour les tout premiers pas de l'enquête sur la femme au tonneau.
04:39Premières interrogations et premiers mystères autour de cette victime, impossible à identifier.
04:43Et puis pour ne pas faciliter les choses, le visage de cette femme est très abîmé.
04:48Impossible de savoir vraiment à quoi elle pouvait ressembler de son vivant.
04:52Mais les gendarmes, ils n'ont pas dit leur dernier mot.
04:55Il y a aussi, il ne faut pas l'oublier, il y a toutes ces pièces de vêtements.
04:59Il y a également une couronne dentaire.
05:02Alors, il y a ce tonneau qu'il va falloir examiner,
05:04parce que ce n'est pas banal qu'on découvre un cadavre dans un tonneau
05:07qui plus est dans une forêt totalement isolée.
05:09Et puis bien sûr, il y aura l'ADN.
05:11Alors tout ça, on va le voir dans la suite de l'heure du crime.
05:14Bonjour Olivier Simon.
05:16Bonjour Jean-Alphonse Richard.
05:17Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime.
05:20Vous êtes journaliste, chef d'agence au Républicain Lorrain à Sarbourg.
05:25Alors évidemment, Sarbourg, c'est juste là, on est dans le secteur.
05:27Alors, vous étiez là, présent au début de l'enquête et votre témoignage,
05:31c'était intéressant parce que les premiers pas de l'enquête,
05:34on les a aujourd'hui oubliés.
05:35Alors, on commence par la découverte de ce corps dans la forêt du Donon.
05:40À vrai dire, on est un peu au bout du monde là, Olivier Simon.
05:43Alors, le lieu où a été découvert le corps dans le tonneau,
05:47c'est la départementale qui monte vers le sommet du Donon,
05:51un massif forestier à l'écart de fond de vallée du pays de Sarbourg.
05:57C'est un lieu que les touristes connaissent bien,
06:00mais effectivement, il n'y a pas une fréquentation énorme.
06:04Ce n'est pas là où sont les plus grands flux du territoire.
06:07Oui, on s'en doute parce qu'il faut y aller vraiment de manière volontaire dans ce coin,
06:11aller se balader, c'est des petites routes, des petits chemins.
06:15Là, par exemple, le corps a été découvert non loin d'un petit chemin forestier
06:19où les bûcherons ont accès, mais pas grand monde d'autres dans ce coin.
06:22Encore une question pour vous, Olivier Simon.
06:24Découverte qui frappe évidemment les imaginations,
06:27avec le récit des gendarmes,
06:29et puis le récit aussi du maire d'Abreche-Villers.
06:31Il était aux premières loges.
06:33Alors, le maire d'Abreche-Villers, oui, effectivement,
06:34c'est lui qui a fait la découverte en voyant un tonneau
06:37qui était en contrebas de la route dans la Sarre,
06:41s'y intéressait parce qu'il trouvait complètement incongrue
06:43la présence de ce tonneau.
06:45Et quand il a manipulé le tonneau,
06:48c'est là qu'il a aperçu un pied qui dépassait.
06:51Il s'est rendu compte de l'importance de la découverte.
06:54Bien sûr.
06:54Il a évidemment immédiatement averti les autorités.
06:58Il a averti les autorités, effectivement,
06:59et il a bien fait.
07:00Il a appelé la gendarmerie qui ont vérifié.
07:02Et on sait ce qui s'est passé.
07:03Je viens de le raconter.
07:04Bonjour, maître Alexandre Boutier.
07:06Bonjour, monsieur Richard.
07:07Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime
07:09et dans le studio de l'heure du crime.
07:11Vous êtes avocat au barreau de Nancy.
07:13Et dans cette affaire, vous défendez la partie civile.
07:16Oui, les quatre enfants de la disparue, retrouvés, mortes aujourd'hui.
07:20C'est ça, de cette dame qui va être fort heureusement identifiée.
07:23Mais au moment où nous parlons,
07:25en ce début d'enquête, c'est très compliqué.
07:28Ce qu'on sait, maître Alexandre Boutier,
07:29et là, il n'y a aucun doute,
07:30c'est que c'est une affaire totalement criminelle.
07:33La victime a été brutalisée, frappée à coups de couteau.
07:36Oui, on peut dire qu'elle a été massacrée.
07:37Quinze coups de couteau.
07:39Le visage touché plaît au cou, au visage.
07:43Aucune chance, il y a un défaire du moment de violence qui est caractéristique.
07:47C'est vrai que généralement, quand on a cette violence-là,
07:51c'est soit quelqu'un qui a un problème psychiatrique,
07:55soit ça peut être quelqu'un qui connaît bien la victime et qui a une rancœur.
07:58Et une rage.
07:59Et une rage, bien sûr.
08:01Parce que j'ajoute à ça, on ne va pas rentrer dans les détails,
08:03parce que l'autopsie était absolument abominable.
08:06Moi, je l'ai lu, vous aussi, vous la connaissez bien.
08:08L'autopsie est terrifiante.
08:09Elle a été aussi en partie découpée, sans doute,
08:11pour essayer de la faire rentrer dans ce tonneau.
08:12C'est ça, il a fallu la faire rentrer dans le tonneau.
08:14Vous comprenez bien que c'est quand même un exercice de style un peu délicat.
08:18Et les eaux ont été brisées.
08:21Quand on parle de tonneau, c'est un tonneau de jardinage.
08:23C'est ça, c'est pas un tonneau pour l'alcool.
08:25C'est un gros tonneau en plastique un peu dur.
08:28Alors, il y en aura beaucoup dans cette forêt.
08:29On se rendra compte que, bien évidemment, il y a un ermite
08:32qui collectionne les tonneaux,
08:33qui enterre ses affaires, ses effets personnels dedans.
08:36On a même des gens qui distillent,
08:38parce qu'on distille dans ce coin-là de la France,
08:41comme dans d'autres d'ailleurs.
08:42Mais là aussi, on utilise ces tonneaux pour faire
08:44la première mixture avec les fruits, le sucre, etc.
08:47J'avoue que j'étais surpris.
08:48Vous parlez de cette fameuse ermite,
08:50c'est-à-dire l'allemand, Stéphane H.
08:54C'est incroyable.
08:55Cet homme, il vit dans la forêt.
08:56Personne ne savait qu'il était là.
08:58Il n'y a pas besoin de lire
08:59la psychanalyse des contes de fées de Betalaïm
09:01pour savoir que le méchant en loup,
09:03le grand méchant en loup, est dans la forêt.
09:04Et là, nous avons un ermite.
09:05Donc, naturellement, les gendarmes vont s'intéresser
09:08à cette piste, qui est une piste objectivement intéressante.
09:10Il a un peu la gueule de l'emploi aussi.
09:11Il a la gueule de l'emploi.
09:12Oui, c'est ça.
09:13Donc, il a un peu la gueule de l'emploi.
09:15Maître Alexandre Boutier,
09:16alors c'est important,
09:17parce que les premiers temps d'enquête,
09:19les premières semaines,
09:20évidemment, vous le savez encore bien mieux que moi,
09:22c'est très important pour dénouer des investigations.
09:25Tout de suite, on pense à la prostitution.
09:27Alors oui, parce qu'en fait,
09:28on est dans un lieu où il y a trois frontières.
09:30Vous l'avez dit, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne.
09:33Et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'allées et venues,
09:37beaucoup de prostitutions outre-Rhin,
09:39avec les bordels parfaitement légalisés.
09:42Et c'est vrai qu'on pense immédiatement à un règlement,
09:45parce que dans ce milieu-là,
09:45et bien malheureusement, ça arrive.
09:47Il y a beaucoup de personnes qui sont entendues au début ?
09:50Alors oui, c'est un travail de bénédictins
09:52que vont faire les gendarmes.
09:54C'est vrai qu'énormément de personnes,
09:56on va même de l'autre côté,
09:57on interroge à l'international,
10:00on essaye d'avancer,
10:01on met tout en œuvre quand même
10:02pour donner une histoire à ce cadavre.
10:04Parce qu'il faut noter que,
10:05lorsqu'on n'a pas de cadavre, on n'a pas d'histoire.
10:07À partir du moment où on trouve un cadavre,
10:09et dans notre région, le Grand Est,
10:11j'ai envie de dire que la forêt, la terre,
10:13rend régulièrement les cadavres.
10:14Et à partir de là, on déroule une histoire.
10:16Et là, on le voit, en fait,
10:17ce qui va nous manquer, c'est l'identité.
10:19Quand on n'a pas d'identité,
10:20on n'a pas véritablement d'histoire.
10:22On a un cadavre, point.
10:23Donc, en fait, et on va le comprendre
10:24au travers de cette histoire,
10:26que l'histoire, l'identification est capitale.
10:28Et il faut saluer le travail des gendarmes,
10:30parce qu'effectivement,
10:31ils auraient pu laisser tomber, après tout,
10:32un cadavre d'une femme.
10:33Non, c'est vrai qu'on...
10:34On ne va pas s'embêter, mais là, non.
10:35Tout à fait.
10:35La justice a été persévérante dans cette affaire.
10:39Il y a peut-être eu un raté
10:40au moment de la déclaration de disparition
10:42qui n'a pas été prise en compte
10:43et qui va, effectivement,
10:45permettre ce retard à cette identification.
10:47Mais, pour autant, la justice,
10:49a été constante et a résolu l'affaire.
10:53Olivier Simon, encore une question.
10:55Il y a d'autres cadavres, je l'ai lu dans la presse,
10:57qui avaient été découverts dans cette forêt
10:59ou pas très loin ?
11:00Alors, ils ne sont pas exactement dans la même forêt,
11:03parce qu'on est quand même sur des distances assez longues,
11:06mais on est sur la même typologie.
11:09C'est le début du massif Vosgien,
11:12au niveau du pays de Sarbourg,
11:13du pays de Falsbourg.
11:14On a eu d'abord un crâne de découverte
11:17en forêt de Dabo.
11:18On a eu un corps découvert en contrebas
11:22d'un rocher d'escalade au Falkenberg.
11:24Et en fait, toutes ces énigmes
11:26sont restées des énigmes,
11:27puisqu'on n'a jamais eu de réponse.
11:28L'histoire du tonneau,
11:30c'est la seule qui, après plus de 20 ans,
11:33trouve une explication.
11:3520 ans, effectivement, de vérification
11:37et de recherche vaine,
11:39puis le miracle de l'ADN.
11:42Akima Boukerwis,
11:43la morte du tonneau.
11:44Un homme identifié,
11:46mais il avait 5 ans
11:47quand la femme a été retrouvée.
11:49C'est son fils.
11:50L'enquête de l'heure du crime,
11:51on se retrouve dans un instant sur RTL.
11:59Merci d'écouter RTL.
12:10L'heure du crime consacrée aujourd'hui
12:13à l'affaire d'une femme
12:14retrouvée morte dans un tonneau.
12:16La macabre découverte a été faite
12:18en janvier 2005
12:19dans une forêt de Moselle.
12:21Victime impossible à identifier,
12:22les vérifications vont battre leur plein
12:25pendant une vingtaine d'années.
12:27Mardi 1er mars 2005,
12:29les gendarmes chargés de l'enquête
12:31sur celle qu'on appelle
12:31l'inconnue du tonneau
12:33se déplacent au magasin de vêtements
12:35Eurodif à Strasbourg.
12:37C'est dans l'une des 80 boutiques
12:39Eurodif en France
12:40qu'a été acheté le débardeur rose
12:42de marque Babanuki,
12:44taille M,
12:45que portait la victime.
12:46Le directeur ignore
12:47si ce débardeur a été vendu
12:49dans son magasin,
12:50mais il précise
12:50que ce modèle a été distribué
12:52d'août à décembre 2004.
12:55Les enquêteurs font le tour
12:56des points de vente Eurodif
12:58avec l'espoir de trouver
12:59un paiement par carte bancaire
13:01sans succès.
13:01Le vêtement coûtait seulement
13:037,90 euros.
13:05Il a sûrement été payé en espèces.
13:08Même démarche pour le soutien-gorge
13:09de la victime
13:10de marque Eschter Studio.
13:12Un modèle basique
13:13diffusé largement dans des boutiques,
13:16mais aussi dans des hypermarchés.
13:18400 points de vente visités.
13:20Vérification vaine.
13:22Le tonneau en plastique
13:23fait l'objet d'un examen attentif.
13:25Il est de marque ArcoStar,
13:28fabriquée à Londres,
13:29vendue en France
13:29par la chaîne de bricolage Castorama.
13:31Il sert généralement
13:33à l'arrosage des jardins.
13:34Les acheteurs de la région Grand Est,
13:3671 personnes,
13:38sont identifiées et visitées.
13:40Les gendarmes vont même s'intéresser
13:41à une association de chasseurs belges
13:44qui possèdent une maison dans le coin
13:45et utiliserait ce genre de tonneau
13:48sans résultat.
13:49L'examen des dents de la victime
13:51ne permet pas de retrouver
13:52les traces d'un praticien.
13:54La couronne dentaire
13:55de marque Richemonde,
13:56plutôt onéreuse,
13:58n'est plus utilisée
13:59depuis des années
14:00dans la région.
14:00En revanche,
14:01de nombreuses patientes
14:02originaires des pays de l'Est
14:04en sont dotées.
14:0612 femmes sont identifiées,
14:07dont certaines
14:08se livrent à la prostitution.
14:10Aucun rapprochement n'est fait
14:11avec la victime.
14:14Dimanche 17 décembre 2006,
14:16presque un an après
14:17la découverte du corps,
14:18les gendarmes regrettent
14:19de ne pas avoir pu identifier
14:21la victime.
14:22Le corps repose toujours alors
14:24à la morgue de l'hôpital de Metz.
14:26Les investigations ne vont
14:28dès lors plus progresser.
14:294 ans après le début de l'enquête,
14:31le juge clôture le dossier.
14:35Mardi 8 octobre 2024,
14:3819 ans après la découverte du corps,
14:40Interpol lance une grande opération
14:42Identify Me
14:44pour identifier 46 femmes
14:46tuées dans 6 pays européens.
14:48L'inconnu du tonneau en fait partie.
14:51Les gendarmes,
14:52messins,
14:53sont à nouveau sollicités.
14:55Nouvelles expertises ADN
14:56en parentalité cette fois.
14:57Elles sont ordonnées.
14:58Dans les deux mois qui suivent,
15:00l'ADN match
15:01avec un jeune algérien
15:04interpellé à plusieurs reprises
15:06sur le territoire français,
15:07il est inscrit au FNAEG
15:08pour un vol de parfum.
15:10Il ne peut pas être l'auteur du crime.
15:13Il avait 5 ans en 2005.
15:15La victime serait en fait sa mère,
15:19Akima Bouké-Rouis,
15:21née le 28 avril 1970
15:23à Sidi Hayad en Kabylie.
15:25Selon le livret de famille,
15:27elle avait épousé en Algérie
15:29Saïd El, bien plus âgée qu'elle,
15:31avec qui elle avait eu 4 enfants.
15:33Deux filles, deux garçons.
15:35Le mari avait demandé en 2004
15:36le regroupement familial
15:38à Trappes dans les Yvelines.
15:40Jusqu'en 2024,
15:42Saïd El, l'époux,
15:43a déclaré Akima
15:45sur sa déclaration d'impôt,
15:47puis plus rien.
15:49Par la suite,
15:50il n'a jamais signalé
15:52la disparition de sa femme.
15:56Akima Bouké-Rouis.
15:57Son nom de jeune fille est donc,
16:00c'est donc elle,
16:01la femme tuée à coup de couteau
16:03et placée dans un tonneau,
16:04presque 20 ans pour l'identifier.
16:07Alors évidemment,
16:07c'est un soulagement
16:08et une victoire pour les enquêteurs
16:10parce que les efforts ont porté.
16:12On est allé jusqu'au bout
16:13de l'expertise et de l'expérience.
16:16Et là, ça paye.
16:17Il faut saluer ce travail acharné
16:19et puis aussi le travail d'Interpol
16:20qui a relancé cette affaire
16:21parce que sans Interpol,
16:22il n'y aurait peut-être pas eu le déclic
16:24ou en tout cas pas tout de suite.
16:25Qui a tué cette femme en 2004 ?
16:27Pour le savoir,
16:28il va falloir se plonger
16:30dans les méandres
16:30de la famille Bouké-Rouis.
16:32Une très grande famille,
16:33très nombreuse.
16:34Il va y avoir,
16:35vous allez le voir,
16:36beaucoup de surprises
16:37mais ça,
16:37je le réserve pour la suite.
16:38C'est à suivre.
16:39Olivier Simon,
16:40je le disais à l'instant,
16:41vous êtes journaliste
16:42chef d'agence
16:43du Républicain Laurent
16:43à Sarbourg
16:44et vous avez suivi
16:46tout au moins
16:46les premières années
16:47de cette enquête.
16:49Travail de Romain
16:50des gendarmes
16:51et ça,
16:52il faut bien le souligner
16:52à partir de tout petits indices.
16:55En fait,
16:55il partait de quasiment rien.
16:57Pas de piste,
16:58pas d'indice.
16:58Je me souviens
16:59qu'ils sont allés
16:59s'intéresser au cas
17:00d'un marginal allemand
17:01qui vivait dans le massif.
17:03C'est une piste
17:03qui n'a rien donné.
17:04On s'est intéressé
17:06très vite
17:06en fait au tonneau lui-même
17:08parce qu'il n'y avait
17:08pas d'autres éléments.
17:11Donc,
17:11on a même diffusé
17:12même,
17:13je me souviens
17:14la photo du tonneau.
17:15Il y avait effectivement
17:17des vêtements.
17:18C'est maigre.
17:19Le problème,
17:19c'est qu'il n'y avait
17:21surtout aucune disparition
17:22qui avait été signalée
17:23dans le secteur.
17:24Ça ne fait pas beaucoup.
17:25Effectivement,
17:25vous avez raison
17:25de le souligner.
17:26Olivier Simon,
17:27encore une question.
17:28C'est grâce à Interpol,
17:29il faut le dire.
17:30C'est grâce à Interpol
17:31si le dossier a été rouvert.
17:33Clairement,
17:34je pense que oui,
17:35Interpol
17:35est la constitution
17:38d'une cellule de cold case
17:39qui a pu aller plus loin
17:41parce que même
17:43au niveau dentaire,
17:44l'information
17:45avait circulé.
17:46Des recherches
17:46avaient déjà été faites
17:47mais qui n'avaient pas été
17:49proventes
17:49avec les moyens de l'époque.
17:51Effectivement,
17:51ça avait fait choublant
17:52ces recherches
17:53même si elles ont été
17:54acharnées.
17:55Maître Alexandre Boutier,
17:56vous êtes avec nous
17:56pour nous éclairer
17:57sur cette histoire.
17:58Vous êtes avocat à Nancy
17:58et avocat de la partie civile
18:01des membres
18:01de la famille Bouké-Rouis.
18:03C'est bien ça.
18:06Maître Boutier,
18:07il y a une chance
18:07dans ce dossier,
18:09une vraie chance
18:10parce que ce n'est pas
18:10le cas pour tous les dossiers.
18:12C'est que les scellés
18:12n'ont jamais été détruits.
18:13Tout à fait.
18:14Donc régulièrement,
18:15les laboratoires demandent
18:16à ce que les scellés
18:16soient détruits
18:17pour fin de la place.
18:18Mais c'est vrai que la justice
18:19aujourd'hui résiste
18:20et sait qu'il y a
18:22des progrès
18:23qui sont parfois fulgurants
18:25et on avance
18:26très très vite aujourd'hui.
18:27Donc il y a un intérêt
18:28à conserver des scellés
18:2920 ans
18:30et même davantage.
18:31C'est vrai qu'on a eu
18:32beaucoup de chance.
18:33Le Paul Colquais
18:34a refusé ce dossier.
18:36Donc c'est vrai
18:36que c'est véritablement
18:37Interpol,
18:38vous venez de le dire,
18:39qui a permis
18:39de solutionner celui-ci.
18:41Et c'est vrai que la dimension
18:41on va dire internationale
18:43du fait du lieu
18:44où a été retrouvé le tonneau
18:45a joué quelque part.
18:46C'est-à-dire que
18:47celui qui a placé le tonneau-là
18:48s'est mis un peu
18:49la corde au cou
18:49à ce moment-là
18:50puisqu'il y avait
18:51cette dimension internationale.
18:52C'est intéressant ça.
18:53Ce n'était pas la bonne région.
18:54Ce n'était pas la bonne région.
18:55Bon, voilà.
18:56Et il n'a pas enterré
18:57ce tonneau aussi ?
18:58Alors, on peut penser
18:59qu'il a été...
19:01Dérangé ?
19:01Voilà, que le tonneau
19:03était pour le transport
19:04et que peut-être après
19:05il y avait donc l'enfouissement
19:06parce que sinon le tonneau
19:07on va forcément le retrouver
19:09sur des années.
19:10Ça ne disparaît pas.
19:11Voilà, c'est imputressible
19:12le plastique.
19:12Donc nécessairement
19:13quelqu'un aurait ouvert
19:14ce tonneau un jour ou l'autre.
19:15Alors, on va parler de l'ADN
19:16parce que c'est tout à fait passionnant
19:18cette enquête.
19:18Elle est incroyable
19:19et vraiment palpitante.
19:21Mais avant ça
19:21on a cherché beaucoup.
19:23On a parlé des vêtements, etc.
19:24Ça n'a rien donné.
19:25Vraiment des enquêtes
19:26au jour le jour.
19:27Très compliqué.
19:27Il y a la dentition.
19:29Il y a la fameuse couronne
19:30Richemonde.
19:30Alors là, on a identifié
19:32normalement avec...
19:32C'est vrai qu'en fait
19:33les enquêteurs justement
19:34quand ils retrouvent
19:35des empreintes dentaires
19:36interrogent les praticiens.
19:37C'est-à-dire qu'il y a
19:38une sorte de protocole.
19:39Alors bon, c'est aussi
19:39au bon vouloir
19:40de tout un chacun
19:41de praticiens
19:42d'aller vérifier dans ses archives.
19:44Alors, est-ce que c'est fait ?
19:45Est-ce que le travail est fait ?
19:46On ne peut jamais en être
19:48véritablement certain.
19:49Pour autant, la prothèse
19:50eh bien, on sait que c'était
19:51un modèle même si onéreux
19:53en tout cas ancien
19:54et donc là, on est plutôt
19:55sur des pays
19:57un peu plus, on va dire,
19:58low cost
19:59en termes de dentition.
20:00Donc, c'est vrai qu'on se tourne
20:01vers le pays de l'Est
20:02mais il aurait fallu
20:02aller voir en Algérie.
20:04On le saura après.
20:05On le saura après.
20:06Évidemment, là on fait...
20:07Et là, dès qu'on a un morceau
20:09de résolution,
20:10c'est beaucoup plus simple.
20:11Mais effectivement,
20:12à ce moment-là,
20:13on voit beaucoup de filles
20:14de l'Est, entre guillemets.
20:15C'est-à-dire,
20:15il y a beaucoup de femmes
20:17qui sont interrogées,
20:17j'ai vu dans le dossier.
20:18C'est ça.
20:19Beaucoup de femmes
20:19sont interrogées
20:20parce que, encore une fois,
20:22une femme qui n'est pas signalée
20:24est disparue.
20:24Parce que c'est ça, en fait.
20:25On a retrouvé un cadavre
20:26mais il n'est pas signalé.
20:28Généralement,
20:28lorsqu'un beau proche disparaît,
20:30il y a une fiche
20:32de disparition.
20:33Là, on n'avait pas
20:34de fiche de disparition.
20:34Donc, on pense à un milieu
20:35un peu interlope
20:36et le milieu de la prostitution
20:37en étant...
20:38Bien sûr,
20:38où les filles peuvent disparaître
20:39comme ça du jour au lendemain
20:40parce qu'elles sont assassinées.
20:42Évidemment,
20:42on ne les retrouve pas.
20:44C'est encore le cas
20:44presque tous les jours aujourd'hui.
20:46Ce sont des milieux
20:46très criminogènes.
20:48Alors, question importante
20:49parce qu'on arrive à l'ADN
20:51et ça, c'est très étonnant.
20:52Après les demandes d'Interpol,
20:54on va se lancer
20:55dans l'étude de la parentèle.
20:57Il faut dire que l'ADN
21:00découvert initialement en 1944
21:02et l'empreinte génétique
21:03en 1984
21:04va amener à la création
21:06on le sait aujourd'hui
21:07du FNEG,
21:07le Fichier National Automatisé
21:09des Empreintes Génétiques
21:09suite à l'affaire célèbre
21:11de Guy Georges.
21:13On s'est rendu compte
21:13qu'il y avait des lacunes
21:14et donc on a créé ce fichier.
21:16Alors, ça a posé des problèmes
21:16en termes de liberté individuelle
21:17mais aujourd'hui,
21:18c'est très efficace
21:19d'un point de vue judiciaire.
21:21Et ce fichier
21:23s'enrichit tous les jours
21:24puisque dès que vous êtes mis en cause,
21:26c'est-à-dire qu'il ne faut pas
21:26être nécessairement condamné,
21:27c'est-à-dire une fois
21:28que vous êtes ramassé
21:29entre guillemets
21:30pour violence
21:30et interrogé par des enquêteurs,
21:32eh bien, vous êtes inscrit
21:34dans ce fichier.
21:35C'est vrai que la science
21:37avance très vite
21:38et aujourd'hui,
21:38eh bien, on peut faire
21:39des rapprochements
21:41de parentalité.
21:42Il y aura même maintenant aussi
21:43de la généalogie génétique.
21:45Ça existe déjà.
21:46Voilà.
21:46Et notamment aux Etats-Unis
21:47où c'est très employé
21:49mais effectivement...
21:49Le cadre légal en France
21:51n'est pas encore là.
21:51Non, pas encore,
21:52mais ça viendra.
21:53En tout cas,
21:53la DNA de Parentel,
21:54c'est vrai que c'est surprenant,
21:55c'est une technique
21:56qui fonctionne vraiment très bien.
21:57On peut dire qu'on peut être
21:59un criminel chanceux
22:00mais il faut aussi bien
22:01éduquer ses enfants
22:02parce qu'il ne faut pas
22:02qu'ils tombent dans le fichier
22:03puisque sinon,
22:04vous êtes rattrapé
22:04à posteriori,
22:06justement,
22:06par ce fichier
22:07et par la parentalité.
22:09Et on croise les fichiers
22:10et effectivement,
22:10c'est beaucoup plus facile.
22:11Alors, maître Alexandre Boutier,
22:13il faut quelques mots
22:14sur Akima Bouké-Rouis.
22:16Là, on vient de l'identifier
22:17sixième et septième épouse
22:19du fameux Saïd L.
22:20On va y revenir.
22:21Qui est-elle, cette femme ?
22:22Alors, cette femme,
22:23on la connaît peu.
22:24En tout cas,
22:25les quatre enfants que je représente,
22:27lorsqu'elle disparaît,
22:28l'aînée a 10 ans
22:29et le plus jeune a 4 ans.
22:30Donc, ils en ont plutôt
22:32des souvenirs pour les aînés
22:33mais même pas pour le plus jeune.
22:35Donc, en fait,
22:36ils étaient éloignés
22:37puisqu'ils étaient en Algérie
22:38à ce moment-là
22:38et elle était revenue en France.
22:40Elle souhaitait faire
22:41un rapprochement familial
22:43et du jour au lendemain,
22:44elle va disparaître.
22:45Voilà.
22:46Donc, eux vont se poser la question.
22:48On leur dit qu'il y avait eu
22:48un signalement qui a été fait
22:49qui n'a pas été pris en compte
22:51mais voilà.
22:51Donc, en fait,
22:52elle disparaît
22:53et eux,
22:53ils doivent vivre avec cela.
22:55Alors, ils ont le souvenir
22:56d'une femme
22:57qui est née en Kabylie
22:58qui était une femme
23:00peut-être un peu rebelle
23:00parce qu'elle n'a pas
23:01écouté ses parents.
23:02Elle a épousé
23:04quelqu'un
23:05qui était beaucoup plus âgé
23:06qu'elle
23:06et qui était objectivement
23:08un homme à femme
23:08puisqu'il a eu jusqu'à 6,
23:10peut-être même 7 femmes
23:11dans sa vie,
23:12en tout cas,
23:12qu'il a épousées.
23:13Une vie en pointillé
23:15donc pour cette victime.
23:16La famille de la disparue
23:17et ses secrets,
23:18objet de toutes les interrogations.
23:21Akima Boukerwis,
23:22la morte du tonneau.
23:23Je veux savoir
23:23ce qui s'est passé.
23:24C'est sûrement lui
23:25qui a fait ça à ma fille.
23:27L'enquête de l'heure du crime
23:28que racontent les proches,
23:29les parents,
23:30les enfants
23:30sur cette femme
23:31devenue une ombre.
23:32Était-il au courant
23:33de sa fin tragique
23:34à suivre dans un court instant
23:35sur RTL ?
23:40Toute la journée, RTL vous accompagne.
23:51L'heure du crime,
23:52la seule émission radio
23:53100% fait d'hiver
23:54avec Jean-Alphonse Richard.
23:57Des victimes sans identité
23:58dont les services de police
23:59et de gendarmerie
24:00ne connaissent que la violence
24:01du crime qu'elles ont subi.
24:0346 victimes sans nom,
24:04mais avec un portrait robot,
24:05un visage parfois reconstitué
24:07en 3D
24:07qu'Interpol diffuse
24:09dès aujourd'hui
24:10sur son site internet.
24:11Au programme de l'heure du crime,
24:13l'affaire Akima Bouké-Rouis.
24:14Pendant 20 ans,
24:15cette femme tuée
24:16à coups de couteau,
24:17abandonnée dans un tonneau
24:18dans une forêt de Moselle
24:19est restée non identifiée.
24:22L'ADN a parlé en 2024.
24:24À la recherche du meurtrier,
24:26les enquêteurs
24:26se penchent sur la famille.
24:29Mardi 24 juin 2025,
24:31les gendarmes
24:32de la section de recherche
24:33de Metz
24:33se rendent à la prison
24:35de Bois-d'Arcy,
24:36dans les Yvelines,
24:37pour y interroger
24:38le fils d'Akima Bouké-Rouis,
24:40l'inconnu du tonneau.
24:42Cet homme,
24:42de 25 ans,
24:43est détenu pour vol.
24:45Il en avait 5
24:46quand sa mère a disparu.
24:47Il ne sait rien d'elle.
24:48Son père,
24:49Saïd El,
24:50qui a eu 6 femmes,
24:52ne lui en a jamais parlé.
24:53Il ignore
24:54si son père avait signalé
24:55ou non la disparition.
24:56Il a souvenir toutefois
24:58que dans la famille,
25:00seule sa grand-mère,
25:02Enifa,
25:02avait tenté
25:04de la rechercher.
25:05Enifa,
25:0677 ans,
25:08est interrogée
25:09à son domicile.
25:10Elle apprend
25:11de la bouche des gendarmes
25:12la mort de sa fille.
25:14Elle répète alors
25:15comme une prière.
25:16Ma fille,
25:17tu es morte toute seule.
25:19Je ne sais pas
25:20qui t'a donné la mort,
25:21ma chérie Akima.
25:22La maman raconte
25:24que sa fille
25:24est arrivée à l'âge
25:25de 11 ans
25:26en France.
25:27Scolarisée en classe
25:28de 6ème
25:28au collège Gagarine
25:30à Trappes,
25:31elle a poursuivi
25:31ses études
25:32et voulait devenir floriste.
25:34À 20 ans,
25:35Saïd El
25:36l'a emmenée
25:37en Algérie
25:37pour l'épouser.
25:38Il avait 22 ans
25:39de plus qu'elle.
25:40Elle a eu 4 enfants.
25:42Nous n'avions pas
25:43de nouvelles,
25:43dit Enifa.
25:44Devant les gendarmes,
25:45elle ajoute,
25:46je veux savoir
25:46ce qui s'est passé
25:47entre Saïd et Akima.
25:49C'est sûrement lui
25:50qui a fait ça,
25:51ma fille.
25:53La mère d'Akima
25:55Bukerouis raconte
25:56qu'il y avait eu
25:57un problème
25:57entre sa fille
25:58et son mari.
25:59Akima lui avait confié
26:00qu'elle avait porté
26:01plainte contre Saïd.
26:03Elle l'avait dénoncée
26:03aux autorités algériennes
26:05pour une affaire
26:06de trafic d'armes.
26:07En représailles,
26:09son époux aurait déchiré
26:10ses papiers
26:11pour qu'elle ne puisse
26:12pas voyager en France.
26:13Akima serait toutefois
26:15revenue dans sa famille
26:16puis s'est brutalement
26:18évaporée.
26:18Elle est sortie
26:20pour aller travailler
26:21à Versailles
26:22et depuis,
26:23nous n'avons plus
26:23eu de nouvelles,
26:24indique Enifa.
26:26A l'époque,
26:26elle avait tenté
26:27de faire un signalement
26:28de la disparition
26:29au commissariat
26:30mais la police
26:30n'a jamais donné suite
26:32à sa demande.
26:32La maman déclare
26:33je ne sais pas
26:34si c'est lui,
26:35Saïd,
26:36qui a tué
26:36ou s'il lui a fait
26:38un complot.
26:40S'il lui a fait
26:41un complot,
26:42c'est ce que pense
26:42la maman.
26:43En tout cas,
26:43c'est elle qui allume
26:45la mèche du mari
26:46parce qu'elle sent
26:46qu'il y avait
26:47quelque chose de louche
26:48qui existait
26:49entre sa fille
26:50et puis cet homme
26:50qui se comportait mal
26:52avec elle.
26:53Donc effectivement,
26:53tous les soupçons
26:54se portent sur lui.
26:55Elle a essayé,
26:55cette mère,
26:56de dénoncer
26:57les faits à la police
26:58à l'époque
26:58mais elle était bien
26:59esselée.
26:59En tout cas,
27:00on ne l'a pas
27:00vraiment reçu
27:01et on ne l'a pas
27:02entendu.
27:03Alors bien sûr,
27:03c'est l'ancien mari
27:05d'Akima,
27:06Saïd,
27:06elle qui intéresse
27:07les enquêteurs.
27:08Il va falloir
27:08l'interroger.
27:09On va en parler ça
27:10dans le prochain chapitre
27:11de l'heure du crime.
27:13Maître Alexandre Boutier,
27:14vous êtes avec nous
27:14dans cette heure du crime,
27:15avocat à Nancy,
27:16avocat de la partie civile.
27:17Vous connaissez cette famille
27:18puisque vous la défendez.
27:20Il y a ces investigations
27:22dans le milieu familial.
27:23On va interroger
27:24tout le monde.
27:25Les gendarmes,
27:25ils vont vraiment interroger
27:26le maximum de personnes
27:27dans cette famille
27:28qui est tentaculaire.
27:29Il y a eu plusieurs épouses,
27:31etc.
27:32C'est assez compliqué.
27:34Pas facile,
27:35ces investigations
27:36dans ce milieu disloqué
27:37où parfois même
27:37les personnes
27:38ne parlent pas français.
27:39Alors oui,
27:40pas facile
27:40mais finalement,
27:41on voit très clairement
27:42qu'une fois qu'on a un corps,
27:44on a un début d'histoire.
27:45Une fois qu'on identifie
27:46le corps,
27:47ça va très vite
27:47puisqu'une fois que
27:48le corps est identifié,
27:50on arrive très très vite
27:51à la famille
27:52et partant au père
27:54puisque les enfants
27:57que je représente
27:58et la famille
27:58d'une manière plus large
27:59est convaincu
28:00de l'implication du père
28:01dans cette histoire
28:02immédiatement.
28:02C'est-à-dire que
28:03pour eux,
28:04il y avait une histoire,
28:04une légende
28:05qui disait qu'elle était partie
28:06donc il y avait quand même
28:07encore l'espoir
28:08qu'elle ait refait sa vie
28:09et qu'elle soit vivante
28:09quelque part.
28:10Mais à partir du moment
28:10où on leur dit
28:11elle est morte,
28:11on a la preuve
28:14instantanément,
28:15toute la famille dit
28:16c'est le mari.
28:16C'est le mari.
28:17Alors il faut le dire,
28:19Akima Boukerouis,
28:19à l'époque,
28:20elle était revenue en France.
28:21Elle travaillait je crois
28:22comme baby-sitter.
28:23C'est ça,
28:23d'un couple habitant à Versailles.
28:25Voilà, c'est ça.
28:26Et puis d'un seul coup,
28:26elle disparaît,
28:27elle va au boulot
28:27et puis effectivement,
28:29on ne la retrouve pas.
28:31La vie,
28:32avant de disparaître définitivement,
28:33là c'est là que je vous dis
28:34que ce n'est pas facile
28:35cette enquête
28:35parce que la vie d'Akima Boukerouis,
28:38sa vie à elle-même
28:38était déjà empointillée.
28:40Bien sûr,
28:45elle avait été laissée
28:46entre guillemets
28:47en Algérie
28:48avec ses propres enfants
28:50et les enfants
28:50d'un premier lit.
28:52Donc elle gérait la maison
28:53en Algérie
28:54mais elle avait l'espoir
28:54de venir en France
28:55puisqu'elle s'y est rendue
28:57et elle l'entendait
28:58faire une demande
28:59de rapprochement familial
28:59pour ses enfants.
29:00Donc elle était dans cette démarche
29:02de venir en France.
29:03Mais pour autant,
29:03elle disparaît du jour au lendemain.
29:05Sa mère,
29:05vous l'avez rappelé,
29:07a déclaré,
29:08a essayé de déclarer
29:08sa disparition
29:10et on voit bien
29:10que cette prise en compte
29:12des disparus
29:12est un problème
29:13encore aujourd'hui.
29:14C'est-à-dire qu'il n'y a pas
29:15véritablement de protocole.
29:16On va dire un mot là-dessus.
29:17Voilà, il n'y a pas
29:17véritablement de protocole.
29:18On voit que la justice
29:19a été persévérante,
29:20a très bien fait son travail
29:21mais à l'origine,
29:22s'il y avait une démarche
29:24on va dire un peu normée
29:25dans ces disparitions,
29:26on pourrait même considérer
29:27bien qu'on laisse
29:28un peu d'ADN de proche
29:29pour voir si un jour
29:30on retrouve un corps
29:31comme dans notre cas,
29:32et bien ça pourrait
29:32matcher directement.
29:33Voilà, l'idée est là.
29:34Mais ça en tout cas,
29:35force est de constater
29:35dans ce dossier,
29:36et bien la disparition
29:37n'a pas été enregistrée.
29:38C'est une bonne initiative
29:39que vous donnez là
29:40parce qu'effectivement
29:41on pourrait s'intéresser
29:42tout de suite
29:42dès lors qu'il y a
29:43suspicion de disparition,
29:45s'intéresser tout de suite
29:45quitte à fermer le dossier
29:47si la personne évidemment
29:48est rapidement retrouvée.
29:50Ça c'est une bonne idée.
29:50Encore une question
29:51pour vous,
29:52Maître Alexandre Boutier.
29:54La mère de la victime,
29:56la mère d'Akima Bouké-Rouis,
29:58elle, elle dit que c'était
29:59vraiment un climat
30:00très conflictuel
30:00entre sa fille et le mari.
30:01Oui, alors on le sait.
30:04C'est un secret de polychinelle.
30:04C'est un secret de polychinelle.
30:05En fait, il frappe ses épouses.
30:08Voilà, à la fin,
30:10tout est beau,
30:10tout est rose au début
30:12et puis voilà,
30:13plus ou moins rapidement
30:13en tout cas,
30:14il en vient aux mains
30:14et il y a eu,
30:16il en voulait beaucoup
30:17puisqu'en fait,
30:18il y avait une histoire d'armes
30:19et il avait été dénoncé
30:22à la justice algérienne.
30:23Il avait fait 30 jours,
30:2535 jours de prison
30:26et il n'avait pas du tout apprécié.
30:28Oui, c'est ça.
30:28Et donc depuis,
30:29il cognait sur sa femme.
30:30Il y avait une rancœur certaine
30:32qu'on pouvait à la limite considérer
30:35mais bon, voilà,
30:35après d'aller jusqu'à se venger
30:39comme il semble l'avoir fait,
30:40en tout cas,
30:41sa famille en est convaincue,
30:42eh bien,
30:43ça pose question
30:44justement de cette violence
30:45de cet homme.
30:46Oui, ça pose question
30:47et cet homme,
30:47on va le retrouver évidemment
30:48dans la suite de l'ordre du crime.
30:50Une question pour vous,
30:51Olivier Simon,
30:51journaliste,
30:52chef d'agence du Républicain Lorrain
30:53à Sarbourg.
30:56Au Républicain Lorrain,
30:58c'était devenu cette histoire,
31:00avant qu'elle soit résolue,
31:01lui, c'était devenu,
31:01comme on dit dans le milieu
31:03des journalistes,
31:04une sorte de marronnier,
31:05c'est-à-dire une affaire
31:06dont on parlait chaque année
31:07à la même époque.
31:09Alors,
31:09pas chaque année,
31:10mais effectivement,
31:11il y a des dates anniversaires.
31:12C'était une façon
31:13de rester attentif
31:15à d'éventuelles avancées
31:17et en même temps,
31:18de ne pas oublier
31:19parce qu'il y a quand même
31:20une personne
31:21qui a été retrouvée décédée
31:22dans des circonstances
31:23tout à fait particulière
31:24et puis,
31:25en espérant toujours
31:26qu'il pouvait y avoir
31:27des éléments
31:28qui ressurgissent
31:29à un moment donné,
31:30d'ailleurs,
31:30comme ça s'est passé.
31:31Oui,
31:31on n'oublie pas.
31:31Et puis,
31:32on a plusieurs énigmes
31:33comme ça
31:33qui restent pendant,
31:35même si chacun
31:36a pu se forger
31:37son opinion
31:38ou avoir l'impression
31:40de bien connaître l'histoire,
31:42on n'est jamais
31:42à l'abri
31:43d'un rebondissement.
31:44Pas à l'abri
31:45d'un rebondissement,
31:46effectivement.
31:47Un mari qui va être
31:48placé en garde à vue.
31:49Akima Boukerwis,
31:50la morte du tonneau.
31:52Je n'ai pas envoyé
31:52cet homme pour tuer ma femme
31:54qui lui donne une trempe.
31:56C'est tout.
31:56L'enquête de l'heure du crime.
31:58On se retrouve
31:58dans un instant sur RTL.
32:03Bonne journée sur RTL.
32:14RTL,
32:15partenaire des concerts
32:16de Céline Dion.
32:17Alors que les concerts
32:18de Céline Dion en France
32:20ont affiché complet
32:21en quelques minutes,
32:22RTL nous a mis de côté
32:23des places.
32:24Oui, rien que pour vous.
32:25Et vous les offre aujourd'hui,
32:26toutes les heures.
32:27Pour jouer,
32:28envoyez dès maintenant
32:28le mot Céline
32:29au 74 900.
32:32Attention,
32:33je vous donne
32:335 petites minutes
32:34pour vous inscrire.
32:36Bonne chance à vous.
32:38RTL
32:4014h15
32:41C'est l'heure du crime
32:42sur RTL.
32:44avec Jean-Alphonse Richard.
32:46Retour dans l'heure du crime
32:47sur l'affaire Akima Boukirouis.
32:48En 2005,
32:49son corps frappé
32:50de coups de couteau
32:51avait été découvert
32:52dans un tonneau en plastique
32:54dans une forêt de Moselle.
32:5520 ans pour identifier
32:57cette femme morte
32:58à 34 ans.
32:592025,
33:00son ancien mari
33:01est interrogé.
33:03Mardi 24 juin 2025,
33:06les gendarmes
33:06placent en garde à vue
33:07Saïd El,
33:0877 ans.
33:10Cet ancien chauffeur de car
33:11qui exerçait
33:12dans les Yvelines
33:13est inconnu
33:14de la justice française
33:15mais pas de l'algérienne.
33:17Il a fait
33:1835 jours de prison
33:19après avoir été dénoncé
33:21par sa sixième femme,
33:22Akima,
33:23pour détention
33:24d'un fusil de chasse
33:25sans autorisation.
33:26Il indique
33:27qu'après cette histoire,
33:28il a divorcé
33:29de son épouse
33:30en 2002
33:31ou 2003.
33:32Il ne se souvient
33:33plus très bien.
33:34Le mari explique
33:35qu'avant cette histoire,
33:36tout se passait
33:37très bien
33:38dans son couple.
33:38puis Saïd El s'est aperçu
33:41qu'Akima le trompait
33:42avec un de ses fils
33:43né d'une précédente union.
33:45Ma femme
33:46et mon fils
33:47étaient en couple cachés.
33:49Vous me demandez
33:50ma réaction,
33:51dit-il au gendarme.
33:52Eh bien,
33:52j'étais un peu en colère.
33:54Cela m'a fait mal.
33:55Je voulais liquider
33:56mon fils
33:57et ma femme,
33:57indique le mari.
33:58Par liquider,
33:59il précise
34:00qu'il voulait
34:01les chasser de chez lui.
34:02Les gendarmes
34:03soupçonnent
34:03Saïd El
34:04d'avoir fait appel
34:05à un homme de main
34:06pour faire du mal
34:07à une épouse infidèle.
34:08Il confirme
34:09avoir demandé
34:10un service
34:11entre guillemets
34:11à un individu
34:13qu'il surnomme
34:13le gitan.
34:15Fort,
34:15musclé,
34:16tatouage sur les bras,
34:17moustache,
34:18logé dans un campement
34:19à mort repas.
34:20Il lui a donné
34:2115 000 francs
34:22puis 1000 francs
34:23pour qu'il donne
34:24une bonne correction
34:25à sa femme
34:25et à son fils.
34:26Saïd El insiste
34:28« Je n'ai pas envoyé
34:29cet homme tuer ma femme.
34:30Je voulais qu'il frappe
34:32mon fils
34:32et puis ma femme aussi
34:33si vous voulez
34:34qu'il lui donne
34:35une trempe.
34:36C'est tout. »
34:37Les enquêteurs insistent,
34:38demandent au suspect
34:39ce qu'il a vraiment
34:40demandé aux gitan.
34:41Réponse
34:42« Je lui ai demandé
34:43de massacrer
34:44ces deux personnes,
34:45donc ma femme
34:46et mon fils.
34:47Mais pour vous,
34:48massacrer,
34:49ça veut dire quoi ?
34:50Question de gendarme.
34:51Réponse
34:51« Frapper au maximum,
34:53les frapper,
34:54les mettre à terre. »
34:57Mercredi 25 juin,
34:58Saïd El
34:58est présenté
34:59au juge d'instruction
35:00de Metz,
35:01mis à l'examen
35:01pour meurtre
35:02et écroué.
35:03Saïd El,
35:04certifie qu'il ignorait
35:05que son épouse
35:06avait été tuée,
35:07avertie en garde à vue
35:08du risque
35:09d'aller en prison,
35:10le mari a répondu
35:11« La prison ou la mort,
35:12pour moi,
35:13c'est naturel.
35:14Peu importe,
35:15c'est la même chose.
35:16Moi aussi,
35:17je veux savoir
35:17comment est morte
35:20Akima. »
35:21Et là,
35:22on a beaucoup de clés.
35:22Évidemment,
35:23cette audition,
35:24elle est importante
35:24parce que le mari
35:25aurait pu être réticent
35:27à parler
35:27et finalement,
35:28il se laisse un peu embarquer.
35:29J'ai l'impression
35:30que la garde à vue
35:30porte ses fruits
35:31parce que les gendarmes
35:32savaient y faire
35:33et que cet homme
35:33qui n'aurait pas dû
35:34parler comme il parle,
35:35etc.,
35:36il va se laisser
35:36emporter par ses propos,
35:38emporter par sa mémoire
35:40et peut-être aussi
35:40par la colère
35:41qu'il a toujours aujourd'hui
35:42contre cette femme.
35:44Maître Alexandre Boutier,
35:45avocat au barot de Nancy,
35:46avocat de la partie civile,
35:48on a la clé.
35:49Sa femme l'avait trompée
35:50avec un fils
35:51né d'une précédente union.
35:53C'est ça le déclencheur ?
35:54Et voilà,
35:55en tout cas,
35:55c'est ce qu'il croit
35:56puisque la famille
35:57conteste cette relation
35:59mais pour autant,
36:00lui,
36:00l'a cru
36:01puisque
36:03c'est comme ça
36:03qu'il explique son courroux.
36:05Et il y a un élément important,
36:07il n'a pas divorcé
36:08de son épouse,
36:09il l'a répudiée en 2007.
36:11Or,
36:11on sait qu'elle est morte,
36:12ça c'est une constante,
36:13ça a fait objectif,
36:14en 2004.
36:15Donc,
36:15il fait une démarche volontaire
36:17à ce moment-là
36:18pour se séparer officiellement
36:19et permettre d'ailleurs
36:20un nouveau mariage.
36:21Donc en fait,
36:22il est aussi pris par
36:23l'aspect administratif des choses
36:25et parallèlement,
36:26ça ne l'empêche pas
36:26avec un cynisme certain
36:28de déclarer toujours celle-ci
36:30au service des impôts
36:31pour bénéficier de sa part fiscale.
36:32Ça,
36:32c'est un facteur aggravant.
36:34En tout cas,
36:34normalement,
36:35quand même,
36:36voilà.
36:36Et encore une fois,
36:37il ne l'a jamais déclaré disparu.
36:39C'est ça,
36:39il ne l'a jamais signalé.
36:40Voilà,
36:40il ne l'a jamais signalé.
36:41Ça signe,
36:42je veux dire,
36:42son crime.
36:43La famille,
36:45même sans ses aveux,
36:46est convaincue
36:47de toute façon
36:47de son implication.
36:49Et encore une fois,
36:51ce n'est pas une seule personne
36:52disparue à l'époque
36:53puisque le frère,
36:54le fils aîné
36:55et leur frère
36:56a disparu également
36:58du jour au lendemain
36:59à la même période.
37:00Alors arrêtons-nous
37:00un instant là-dessus.
37:01Donc il y a le fils
37:02qui l'aurait trompé,
37:06qui aurait trompé son père
37:06finalement
37:07avec l'épouse.
37:09Ce fils,
37:10alors lui,
37:12Akimaboukirwis,
37:12on le retrouve
37:13dans un tonneau
37:13puis on l'identifie.
37:14Le fils,
37:15plus rien.
37:15Ah,
37:16le fils a disparu
37:17bel et bien.
37:17C'est-à-dire que
37:18là aussi,
37:19il ne s'est manifesté
37:19auprès de personne
37:21alors qu'il aurait dû le faire
37:22puisque finalement,
37:24vis-à-vis de son père,
37:25on aurait pu comprendre
37:25si les faits sont établis
37:27de cette relation adultère.
37:29Mais pour autant,
37:30pourquoi disparaître
37:31et ne jamais donner signe
37:32à sa fratrie
37:33avec laquelle
37:34il s'entendait parfaitement bien ?
37:35Donc voilà,
37:36c'était un point d'interrogation.
37:37On peut se poser la question
37:38s'il n'est pas lui aussi
37:39parti dans un tonneau
37:40quelque part ?
37:40Très clairement.
37:41Très clairement,
37:43il en est convaincu.
37:44C'est-à-dire que
37:45tant qu'ils étaient
37:46tous les deux disparus,
37:48l'idyle,
37:49la légende de l'idyle
37:50pouvait encore
37:52nourrir finalement
37:53le fait qu'ils étaient
37:54toujours vivants quelque part.
37:55À partir du moment
37:55où on la retrouve morte,
37:56elle,
37:57nécessairement lui est mort
37:58puisqu'il aurait dû se signaler.
38:00Alors évidemment,
38:01l'idyle,
38:02il n'y a que lui pour le dire.
38:03Il n'y a pas de témoins,
38:04etc.
38:04C'est une explication
38:05qui vaut ce qu'elle vaut d'ailleurs.
38:08Et puis cette leçon
38:09qu'il veut donner
38:10à son fils
38:10et à sa femme,
38:12là,
38:12il me fait entrer en scène
38:14un curieux personnage.
38:15Le gitan.
38:16Le gitan.
38:16Voilà,
38:17l'homme de main.
38:18L'homme de main
38:18qu'on paye.
38:19Alors,
38:20il ne se souvient plus vraiment
38:21du montant.
38:23Et puis,
38:23voilà,
38:24le gitan aurait donc
38:26outrepassé finalement
38:27sa commande.
38:28Encore qu'il a dit
38:28de les massacrer
38:29et de les mettre à terre.
38:30Peut-être dans la terre,
38:31carrément.
38:31Voilà.
38:32Donc en fait,
38:32c'est pour mettre aussi
38:33une distance
38:33vis-à-vis de sa propre responsabilité.
38:35Mais le fait de commander,
38:37de toute façon,
38:38c'est un meurtre
38:39par instigation,
38:40quoi qu'il arrive.
38:41Donc de toute façon,
38:42quel que soit son rôle,
38:44soit par instigation,
38:44soit directement,
38:45c'est au même niveau,
38:46au niveau du code pénal.
38:47Ce gitan,
38:48évidemment,
38:48les gendarmes,
38:49encore une fois,
38:49ils n'ont pas lâché
38:50grand-chose dans cette histoire.
38:52Je suppose qu'ils l'ont recherché.
38:53Donc ils le recherchent encore.
38:55Bah,
38:55écoutez,
38:55je pense que,
38:57voilà,
38:57l'image est tellement caricaturale
38:58que finalement,
38:59on peut espérer
39:00que les gendarmes
39:01ne passent pas trop de temps
39:02dans cette direction.
39:03Oui,
39:04effectivement,
39:04ils vont se concentrer
39:06surtout sur le mari.
39:07Alors,
39:08dans tous les cas de figure,
39:09il y a quelque chose
39:10aussi d'intéressant
39:10avec cet homme,
39:11avec le mari Saïd,
39:13elle,
39:13c'est qu'il dément
39:14d'avoir voulu faire tuer l'épouse.
39:18Lui,
39:18il dit,
39:19je voulais qu'on la bastonne.
39:20Alors,
39:21voilà,
39:21c'est très ambigu.
39:22C'est très ambigu.
39:23En fait,
39:23les mots très forts
39:24qu'il utilise,
39:25eh bien,
39:26on voit qu'encore,
39:27encore,
39:28voilà,
39:28c'est une haine encore actuelle,
39:30j'ai envie de dire.
39:31Donc,
39:32il n'est pas passé au-delà
39:34et il parle de massacrer.
39:36Massacrer,
39:36quand vous demandez
39:37à quelqu'un de massacrer,
39:38ça s'arrête où ?
39:39Les deux.
39:39Je veux dire que
39:40ce n'est pas l'un ou l'autre,
39:41non,
39:41c'est les deux.
39:43Lors de cette garde à vue,
39:44on a le sentiment,
39:44je le disais tout à l'heure,
39:45mais ça,
39:46c'est assez frappant
39:46lorsqu'on connaît
39:47la mécanique de garde à vue,
39:48vous la connaissez très bien,
39:50maître Alexandre Boutier,
39:51on a l'impression
39:52que cet homme,
39:53il se laisse embarquer,
39:54il monte en puissance,
39:55il donne de plus en plus
39:56de détails.
39:57Il a peut-être envie
39:58de se confier,
39:59mais je ne suis pas sûr de ça.
40:00Alors,
40:01je ne pense pas que c'est...
40:02Je pense qu'il a envie...
40:03Bon,
40:03c'est aussi son état de santé
40:09c'est uniquement
40:10pour des raisons médicales.
40:12Il le dit,
40:13il dit,
40:13la prison ou la mort,
40:15c'est la même chose.
40:16Il sait peut-être
40:16qu'il est au bout du chemin,
40:17il y a peut-être
40:18une part de revendication
40:19plutôt que d'explication.
40:21Mais voilà,
40:21il veut dire au monde
40:22et à sa famille
40:23que voilà,
40:23oui,
40:24il l'a fait
40:24parce qu'il avait envie
40:25de le faire.
40:27Enquête presque,
40:28bouclée presque,
40:28parce qu'il reste encore
40:29beaucoup de zones d'ombre
40:31à explorer.
40:33Akima Boukerwis,
40:33la morte du tonneau,
40:35elle est morte
40:35et je ne le savais pas.
40:37Elle est morte,
40:38mais pourquoi ?
40:39L'enquête de l'heure du crime,
40:40je vous retrouve tout de suite
40:41sur RTL.
40:44Contactez RTL par SMS
40:45au 74 900.
40:4799 centimes par SMS.
40:49Tous les deux.
40:50Jusqu'à 15 heures.
40:52C'est l'heure du crime
40:53sur RTL.
40:54Avec Jean-Alphonse Richard.
40:56Dans l'heure du crime,
40:57aujourd'hui,
40:58l'affaire Akima Boukerwis.
41:00Pendant 20 ans,
41:00cette femme tuée
41:01à coups de couteau,
41:02son corps caché
41:03dans un tonneau
41:04laissé dans une forêt
41:05de Moselle
41:06était une victime anonyme.
41:07identifié à 2024,
41:09son ancien mari retrouvé
41:11et mis un examen
41:12pour meurtre.
41:14Quelques semaines
41:15après son placement
41:16en détention,
41:16Saïd L,
41:17le mari soupçonné
41:18d'avoir tué
41:19ou fait tuer
41:20son épouse
41:21Akima Boukerwis,
41:22est placé
41:23sous contrôle judiciaire.
41:24âgé de 78 ans,
41:27très malade,
41:28il a été libéré
41:29pour raison de santé.
41:30L'enquête
41:31n'a pas permis
41:32pour l'heure
41:32de retrouver
41:33l'un de ses fils
41:34qui aurait eu
41:35une liaison sentimentale
41:36avec Akima,
41:38le fameux gitan
41:39employé
41:39pour donner une leçon
41:40aux deux amants,
41:41n'a pas non plus
41:43été identifié.
41:45Lors de son audition
41:46par les gendarmes,
41:47Enifa,
41:48la mère de l'inconnu
41:49du tonneau,
41:50Akima Boukerwis,
41:51n'avait cessé
41:53de répéter
41:53avec émotion
41:54« Elle est morte
41:55et je ne le savais pas.
41:57Elle est morte,
41:58mais pourquoi ? »
41:59C'est très important
42:00que les auditeurs
42:01puissent se reporter
42:02sur le site d'Interpol
42:03et identifier
42:04des éléments
42:05qui leur sont connus.
42:06Ça peut être un bijou,
42:07ça peut être un vêtement,
42:07ça peut être un tatouage,
42:08qui ne regardent pas seulement
42:09les dossiers français,
42:11mais qui regardent
42:11les dossiers étrangers.
42:12Il est très possible
42:13qu'en fait,
42:14le dossier d'une disparue française
42:15ait sa réponse
42:17dans un pays voisin
42:18participant.
42:19Alors ça,
42:20c'est une réflexion
42:20très intéressante,
42:21c'est la voix
42:22de Frank Danroll,
42:23le chef de l'Office
42:24central pour la répression
42:25des violences aux personnes,
42:26l'OCRVP,
42:27qui s'occupe d'ailleurs
42:28beaucoup de dossiers
42:29de disparition,
42:31des cold case,
42:32comme on dit.
42:32Ils sont très spécialisés
42:33là-dedans
42:33et très efficaces.
42:34C'était une interview
42:35sur RTL.
42:37Maître Alexandre Boutien,
42:38un petit mot juste là-dessus,
42:39on fait une petite parenthèse,
42:40mais c'est vrai
42:41qu'il y a eu ce travail
42:42international dans cette affaire.
42:44On l'a un peu souligné,
42:45mais sans cette piste
42:47internationale,
42:48peut-être que l'enquête
42:49ne serait pas allée aussi vite.
42:50Il y a un chiffre noir,
42:51si vous voulez,
42:51au niveau des disparitions.
42:53On parle de 10 000
42:55disparitions annuelles
42:56en France.
42:56C'est un chiffre noir.
42:58Il y a des disparitions,
42:59bien sûr, volontaires,
43:00c'est-à-dire des gens
43:00qui veulent être en rupture
43:01avec leurs proches.
43:03Et puis,
43:04il y en a d'autres
43:04qu'on n'arrive pas à chiffrer.
43:05Et si on les multiplie
43:07par pays,
43:07c'est vertigineux.
43:08C'est vertigineux.
43:09Donc,
43:09c'est vrai qu'il y a
43:10des accords bilatéraux,
43:12nationaux,
43:12Interpol,
43:13où on essaye quand même
43:14de communiquer aujourd'hui.
43:16On voit,
43:16il y a des demandes
43:17d'entraide qui sont effectuées.
43:18Et là,
43:19c'est une démarche personnelle
43:20d'Interpol
43:20qui a voulu,
43:22justement,
43:23peut-être considérer
43:24que l'inconnu
43:26était peut-être
43:27une prostituée.
43:27Donc,
43:28de l'inclure,
43:28justement,
43:29dans le côté international.
43:31Ça a permis
43:32de solutionner,
43:32finalement,
43:34une affaire
43:34qui était nationale
43:36et qui était,
43:37finalement,
43:38familiale.
43:38Dans un domaine,
43:39vous l'avez dit,
43:39les disparitions
43:40qui restent difficiles.
43:41Parce que les disparitions,
43:42c'est une zone grise.
43:43Exactement.
43:43On va parler de chiffres noirs,
43:44mais c'est le terme exact.
43:45Parce qu'effectivement,
43:46on ne sait pas trop
43:46comment les attraper.
43:47On ne sait pas
43:48si c'est vrai,
43:48si c'est faux.
43:49C'est toujours très compliqué
43:50et on n'a pas encore
43:52la solution.
43:54Est-ce que l'enquête
43:55est terminée ?
43:55Ça y est,
43:56c'est fini ?
43:56L'instruction est en cours.
43:57L'instruction est en cours.
43:58Elle est couverte
43:58par le secret
43:59de l'instruction.
44:01Le mari a, bien sûr,
44:02bénéficié
44:02de la présomption
44:03d'innocence,
44:03mais la famille
44:04que je représente
44:05est convaincue
44:05de son implication.
44:06D'ailleurs,
44:06vous l'avez rappelé,
44:07lui-même,
44:08en garde à vue,
44:09s'épanche sur son rôle,
44:16même au regard
44:17du code pénal.
44:18Alors oui,
44:18il y a des zones d'ombre
44:19parce que,
44:20voilà,
44:21il y a ce frère,
44:22il y a ce fils aîné
44:22qui est le même,
44:23donc c'est Yael
44:25dit Kamel,
44:25c'était le prénom usité,
44:27eh bien lui,
44:27a disparu
44:28en même temps
44:29à quatre jours
44:30d'intervalle
44:31d'Akima,
44:32c'est-à-dire que,
44:33voilà,
44:34lui n'a pas été retrouvé,
44:35la famille,
44:35aujourd'hui,
44:36sait,
44:37en a fait son deuil,
44:38elle aimerait peut-être
44:38avoir le corps.
44:40Et effectivement,
44:41alors est-ce que,
44:42il va falloir
44:43le réinterroger,
44:44cet homme,
44:45Saïd El,
44:46est-ce qu'il peut raconter
44:47ce qu'il y a ?
44:47Alors ça,
44:47c'est le juge d'instruction
44:48qui le terminera,
44:49mais effectivement,
44:49c'est vrai qu'aujourd'hui,
44:50en tout cas,
44:51devant la conviction
44:52de la famille,
44:53justement,
44:54du décès
44:55de ce Kamel,
44:56on va peut-être
44:57en appeler,
44:57justement,
44:58à l'humanité
44:58de cet homme
44:59pour qu'il désigne
45:01là où il a pu
45:02l'enterrer,
45:03puisque manifestement,
45:04ils ont disparu
45:05de Trappes,
45:05en tout cas,
45:06de cette région parisienne
45:07en 2004,
45:08ensemble,
45:08à quatre jours d'intervalle.
45:09Donc il y a eu
45:10une espèce de guette-à-pente,
45:11c'est ça qu'il faut dire.
45:12Voilà,
45:12on peut le penser.
45:13Et puis il y a eu
45:14surtout un transport,
45:15c'est-à-dire que le tonneau,
45:15bien évidemment,
45:16c'était pour permettre
45:17ce transport.
45:18On arrive dans le Donon,
45:19est-ce que Kamel
45:20a été enterré,
45:22en tout cas,
45:22il ne figure pas
45:23dans un tonneau
45:23parce qu'on l'aurait retrouvé
45:24au bout de 20 ans,
45:25je pense que,
45:25si ça avait été
45:26un autre tonneau.
45:26Donc en fait,
45:28pour Akima,
45:29il n'a pas eu le temps
45:31de l'enfouir
45:32ou de la faire
45:32complètement disparaître,
45:33mais pour Kamel,
45:34manifestement,
45:35le corps n'est pas réapparu.
45:37Ça, c'est très intéressant
45:38parce qu'on voit bien
45:39qu'à travers votre propos
45:41que l'enquête,
45:41elle est loin d'être terminée.
45:42Il va y avoir encore
45:43des vérifications
45:44et ça, c'est très important
45:45parce qu'on n'est pas
45:46au bout totalement
45:47de cette histoire,
45:48même si le principal effet,
45:49j'ai envie de dire,
45:49l'identification de cette femme
45:51et savoir la manière
45:52dont elle a été tuée.
45:53Ça, c'est pour la famille,
45:54c'est très important.
45:56Olivier Simon,
45:56journaliste,
45:57chef d'agence
45:57du Républicain Lorrain
45:59à Sarbourg,
46:00vous avez bien suivi
46:02cette enquête,
46:03tout au moins
46:03dans les premiers mois.
46:05Olivier,
46:0620 ans d'attente
46:07et effectivement,
46:08répétons-le,
46:09mais la clé
46:10de l'identification,
46:11c'est l'ADN.
46:12Oui, tout à fait,
46:13c'est l'ADN
46:13qui a matché,
46:15qui a permis
46:15à un moment donné
46:16de faire les recoupements
46:18qui...
46:18Ça a été très vite d'ailleurs,
46:20une fois que les enquêteurs
46:22ont pu avoir
46:23des éléments
46:23qui leur ont permis
46:24d'avancer.
46:25Parce qu'après,
46:26même tout ce qu'on a pu
46:28imaginer
46:30ou voir
46:30comme avancer
46:31au niveau de l'enquête,
46:33tout s'avérait être
46:34de fausses pistes.
46:35Parce qu'en plus,
46:35quand on connaît maintenant
46:37l'épilogue,
46:39on en était très loin.
46:40On en était très loin,
46:41mais c'est vrai,
46:42vous avez raison,
46:43Olivier Simon,
46:44c'est plus facile
46:45de refaire l'enquête
46:45une fois qu'on a
46:47la case finale,
46:48j'ai envie de dire.
46:49ça, c'est évidemment
46:50plus aisé.
46:51Maître Alexandre Boutier,
46:53la famille,
46:54dans tous les cas,
46:55je l'ai dit,
46:56une grande famille,
46:56très dispersée,
46:57très disloquée aussi,
46:58il faut bien le dire.
46:59La famille,
47:00dans tous les cas,
47:00la mère d'Akima,
47:02elle peut faire son deuil
47:03aujourd'hui ?
47:04Elle peut avoir
47:04fait son deuil,
47:05oui.
47:06Et il y a,
47:06bon,
47:07un détail quand même,
47:08on va dire technique,
47:09c'est un dosophémisme,
47:10c'est que le corps
47:10va être restitué à la famille.
47:12Oui, c'est ça.
47:12Parce que ça,
47:13je voulais vous poser la question,
47:14le corps,
47:15il était à la morgue
47:16pendant des années quasiment ?
47:17Oui, il y est toujours.
47:19En fait,
47:19il y a encore maintenant
47:20des analyses
47:21qui vont peut-être être
47:22à nouveau procédées
47:23par le juge d'instruction,
47:24en tout cas,
47:24ça lui appartient,
47:25mais le corps finira
47:26par être restitué
47:27à la famille
47:28qui pourra l'enterrer.
47:29Alors,
47:29quel état d'esprit
47:30elle est là,
47:30la maman et les proches ?
47:33Vous savez,
47:33vous avez toujours l'espoir,
47:34j'imagine,
47:35d'une mère qui pensait
47:36sa fille vivante,
47:38peut-être heureuse quelque part.
47:39Aujourd'hui,
47:39elle est bien évidemment
47:40dans la souffrance
47:41et dans la douleur.
47:42Et elle a le sentiment
47:43qu'elle connaissait la vérité,
47:46en fait,
47:46elle avait ce pressentiment.
47:47C'est étonnant
47:48qu'on ne l'ait pas entendu.
47:49Je pense,
47:49et surtout aussi,
47:50les enfants que je représente
47:52sont quand même
47:53dans une forme de dualité
47:55puisqu'ils fréquentaient,
47:57alors,
47:58les relations étaient
47:58un peu distendues
47:59avec le père
48:00puisque c'était pour certains
48:00uniquement téléphonique,
48:02mais ils apprennent
48:03à la fois la mort
48:04de leur mère
48:05et que c'est leur père
48:06qui est l'auteur.
48:08Donc,
48:08c'est vrai que pour eux,
48:09c'est très perturbant également.
48:10Olivier Simon,
48:11dernière question pour vous,
48:12c'est une histoire
48:12qui a marqué votre région ?
48:15Ça reste l'une
48:16des grandes affaires
48:17du secteur.
48:18Par contre,
48:20il n'y a rien
48:20qui te permet vraiment
48:21de la raccrocher localement.
48:23Il n'y avait pas
48:23de disparition ici,
48:25il n'y avait pas
48:25d'inquiétude de famille
48:26qui était dans l'attente
48:27de connaître la vérité.
48:29Donc,
48:29c'est vrai qu'il y a
48:30une distance
48:31qui peut un peu se créer,
48:32même si ça reste
48:33l'un des grands événements
48:33marquants
48:34des dernières décennies.
48:35On a interrogé
48:36beaucoup de monde
48:37dans les premières semaines,
48:38mais ça devient
48:39plus une affaire régionale
48:41parce qu'il n'y a pas
48:42d'attachement local.
48:43L'inquiétude
48:44ou les interrogations
48:45s'estomment très vite,
48:46même s'il y a toujours
48:47la curiosité
48:48de savoir exactement
48:49ce qui s'était passé.
48:50Et on sait aujourd'hui
48:51à 90%
48:52ce qui s'est passé,
48:52mais pas totalement.
48:53Merci beaucoup,
48:54Olivier Simon
48:54et Maître Alexandre Boutier
48:56d'avoir été les invités
48:57de l'heure du crime.
48:58et merci à l'équipe
48:58de l'émission
48:59rédactrice en chef
49:00Justine Vigneault.
49:01Préparation
49:02Valentine Bardet,
49:03Lisa Canalès.
49:04Réalisation en direct,
49:05Nicolas Godet.
49:07L'heure du crime,
49:08la seule émission radio
49:10100% fait d'hiver.
49:13Demain,
49:14dans l'heure du crime,
49:14l'affaire Pierre Leschiera,
49:16le berger de Castellar,
49:18abattu par un tir
49:19de chevrotine
49:19depuis plus de 20 ans.
49:21L'identité
49:21de son assassin
49:22reste un mystère.
49:23L'affaire du berger
49:24de Castellar,
49:25demain,
49:2514h en direct
49:26sur RTL.
49:27Dans un instant,
49:28entrez dans l'histoire
49:29et c'est avec vous
49:29Laurent Dutch,
49:30bonjour.
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