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Une pétition publiée sur le site de l'Assemblée nationale a été lancée par des scientifiques. Elle est soutenue par l'Académie de médecine. On en débat avec David Garbous, président du collectif "En vérité", qui regroupe les marques qui prônent la transparence, et Chantal Julia, médecin nutritionniste, cheffe de service de santé publique à l'hôpital Avicenne, et professeur de nutrition à la Sorbonne-Paris Nord.
Regardez C'est notre époque avec Thomas Sotto du 28 mai 2026.
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00:017h, 9h30, RTL Matin, Thomas Souto.
00:04C'est notre époque à 9h12 et notre époque est aussi faite de pétitions comme celles publiées sur le site
00:09de l'Assemblée Nationale
00:10et qui demandent que le Nutri-Score, vous savez les fameuses lettres A, B, C, D, E qui nous disent
00:14si un aliment est bon ou pas bon pour la santé,
00:17deviennent obligatoires qu'on le trouve ce Nutri-Score sur tous les papiers.
00:20Cette pétition qui est soutenue par l'Académie de médecine, elle a déjà recueilli plus de 61 000 signatures.
00:24On en parle avec nos deux spécialistes, professeur Chantal Julia, bonjour.
00:27Bonjour. Médecin nutritionniste, chef de service de santé publique à l'hôpital Avicenne et professeur de nutrition à Sorbonne-Paris
00:33-Nord.
00:33Et puis David Garbousse, président du collectif En Vérité qui regroupe les marques qui prônent pour le coup la transparence.
00:40David, peut-être pour commencer, il fonctionne selon quelles règles aujourd'hui ce Nutri-Score ?
00:44Alors peut-être qu'on va laisser la spécialiste s'exprimer sur ce sujet parce que c'est elle qui
00:48a travaillé sur l'algorithme.
00:49Alors allez-y, Chantal.
00:51Le Nutri-Score, il se base sur les données de composition nutritionnelle qui sont disponibles à l'arrière du paquet.
00:55Les règles sont les mêmes pour tout le monde, elles sont même dans le décret en France.
01:01Donc ça prend en compte la densité énergétique, le sucre, le sel, les acides gras saturés pour les éléments défavorables
01:07à la santé.
01:07Et les fibres, les protéines et le pourcentage de fruits, légumes, légumineuses pour la partie plutôt favorable.
01:13Il y a un algorithme qui donne ensuite une valeur globale à la qualité nutritionnelle du paquet.
01:18La règle, la recette, c'est la même pour tout le monde.
01:20Est-ce que quand on a un produit qui est étiqueté A, vous vous dites, vous professeur, c'est bon,
01:24on peut y aller, on se fait plaisir ?
01:26Alors globalement, l'objectif c'est de comparer des produits qui sont comparables.
01:29On ne va pas comparer de l'huile d'olive et du Coca-Cola parce qu'on ne va pas
01:32le manger.
01:33Oui parce que l'huile d'olive, il y a huile dans l'huile d'olive, donc forcément on imagine
01:35que ça ne va pas être du A.
01:36Ça ne va pas être du A mais ça va être du B.
01:39Globalement, oui, les huiles vont se repartir entre le B et le E, enfin les matières grasses en tout cas,
01:45en fonction de leur composition nutritionnelle.
01:47Donc à l'intérieur d'un groupe alimentaire ou d'un rayon de supermarché, vous allez trouver de la variabilité
01:54qui va du A au E.
01:55Donc on privilégie plutôt les aliments qui sont mieux classés, vous n'allez pas avoir toutes les couleurs partout non
02:00plus.
02:01Et on essaye de limiter les produits qui sont classés D ou E, mais ça ne veut pas dire qu
02:05'il ne faut pas en manger du tout.
02:06Ça en fait un petit plaisir de temps en temps.
02:07Un petit paquet de gâteaux, tout ça.
02:09David, qui décide de mettre sur tel ou tel paquet de gâteaux ou de boîtes de raviolis un Nutri-Score
02:16?
02:16Alors ça c'est super important, c'est le choix de l'industriel de l'afficher ou de ne pas
02:20l'afficher.
02:21Mais il n'a pas le choix de l'afficher que sur les bons produits et pas sur les mauvais.
02:25Ça c'est une exigence du Nutri-Score.
02:28Il décide d'y aller ou de ne pas y aller.
02:31Et là, effectivement, il l'affiche partout ou nulle part.
02:34Et là, ce n'est pas lui aussi, c'est très important, qui décide de sa note.
02:38L'algorithme, il est publié par Santé publique France.
02:42C'est un tiers de confiance extérieure.
02:43Ce n'est pas la marque qui décide.
02:45Et donc, il va évaluer ses produits et voir si la note est A, B, C ou D.
02:49Et ça, c'est assez fabuleux parce qu'on a un sujet de confiance dans la consommation aujourd'hui.
02:54On a besoin de repères et le Nutri-Score en est devenu un de manière redoutable.
03:00Et moi, j'ai vu, j'ai été industriel, j'ai vu aussi la valeur que ça crée.
03:05C'est-à-dire que les équipes de recherche et développement, elles évaluent leurs produits.
03:10Et quand elles sont C et qu'elles ne sont pas très loin de passer B, ça leur donne une
03:13motivation.
03:14Donc, ce n'est pas mal pour ça.
03:15Ça les pousse à être plutôt meilleurs.
03:17Ça pousse à la créativité.
03:18On a tous été, entre guillemets, au fond de la classe ou devant la classe.
03:21Avoir une mauvaise note, ça ne nous plaît pas.
03:23Et ça crée aussi des possibilités d'innovation.
03:26Et c'est ce qui s'est passé beaucoup sur le Nutri-Score.
03:28Professeur, docteur, on est toujours un peu parano.
03:30On se demande toujours si on ne va pas se faire avoir, si ce n'est pas un truc de
03:33marketing.
03:34Vous, globalement, vous lui faites confiance au Nutri-Score ou pas ?
03:37Vous y allez les yeux fermés ?
03:38Alors, oui.
03:39D'abord, parce que j'ai travaillé depuis 10 ans.
03:41Donc, on a quand même un certain nombre de recherches qui nous permettent de nous dire
03:44que oui, l'algorithme, il est fiable.
03:46On a fait des études en particulier qui ont pu montrer que des régimes alimentaires
03:51qui contiennent des produits qui, en moyenne, sont mieux classés dans le Nutri-Score
03:54sont associés à des meilleurs résultats en termes de santé.
03:57On a moins de risques d'obésité, de maladies cardiovasculaires, de cancers.
04:01Donc, améliorer son alimentation avec le Nutri-Score, c'est aussi améliorer sa santé.
04:07On a une question de régime au 74-900.
04:09Non, c'est bien, mais le Coca-Zéro est classé A.
04:13Vous savez que le Coca-Zéro, c'est bourré d'aspartame.
04:15Ce n'est pas des produits naturels.
04:16Oui, il n'y a pas de sucre.
04:17On ne va pas grossir en buvant directement du Coca-Zéro,
04:20même si ça envoie le message du sucre à notre cerveau.
04:22Donc, ça nous pousse à la consommation.
04:23J'écoute bien le docteur Jimmy Mamed le matin.
04:25Bravo.
04:25Vous dites quoi, vous, là-dessus ?
04:27Alors, d'abord, je précise que le Coca-Zéro n'est pas A,
04:30parce qu'il n'y a que l'eau qui a le droit d'être A dans les boissons.
04:32Il a été, non ? Il n'a pas été ?
04:33Il n'a jamais été.
04:34Il a été B et aujourd'hui, il est C.
04:36Parce que le nouvel algorithme qui a été mis à jour en 2023
04:39tient justement compte dans les boissons des édulcorants.
04:42D'accord.
04:43Donc, ils sont classés comme négatifs ?
04:45Ils sont classés comme négatifs.
04:46Ils ont quatre points, entre guillemets, dans l'algorithme
04:49qui pèsent pour les faire passer du B au C.
04:54Mais, par ailleurs, le Nutri-Score,
04:55il donne une information sur la composition nutritionnelle,
04:59mais que la composition nutritionnelle.
05:00Effectivement, il ne va pas tenir compte des additifs,
05:02il ne va pas tenir compte des pesticides.
05:04Déjà, il prend en compte...
05:05Ça veut dire, pardon, les additifs, c'est-à-dire qu'un produit transformé,
05:07donc qui n'est pas terrible pour la santé,
05:09peut être classé A parce que les ingrédients qu'il compose
05:11ne sont pas trop mauvais ?
05:12C'est là qu'on arrive un peu sur le fil du rasoir, quand même.
05:14C'est possible.
05:15Alors, en moyenne, les aliments ultra-transformés,
05:17ils sont très majoritairement classés C, D ou E.
05:19Je crois qu'il n'y en a que 15% qui vont être classés A ou B.
05:22Et les produits qui vont pouvoir être ultra-transformés
05:26et bien classés, c'est majoritairement des poêles et de légumes
05:29dans lesquels il va y avoir des additifs
05:31à l'intérieur de la composition.
05:33Mais majoritairement, ils sont plutôt moins bien classés.
05:36Mais oui, le Nutri-Score ne va pas tenir compte de ça.
05:38Il tient compte de la composition nutritionnelle
05:39et c'est déjà beaucoup.
05:41David Garbousse, on imagine qu'il y a un lobbying intense
05:43du côté de l'industrie agroalimentaire.
05:46Il y a combien d'industriels qui jouent le jeu aujourd'hui là-dessus ?
05:48On a une idée de la proportion ?
05:49Oui, elle a été mesurée de manière très précise.
05:52Quand vous allez dans un rayon de supermarché,
05:54il y a un peu plus de 40% des produits
05:57qui affichent un Nutri-Score.
05:58On va dire un peu moins de la moitié.
05:59Ce qui n'est pas mal quand même, 40%.
06:01Ce qui n'est pas mal, surtout parce que le Nutri-Score
06:03n'est pas encore obligatoire.
06:04Donc c'est uniquement sur la base du volontariat
06:06qu'on a atteint.
06:07C'est le projet de la pétition.
06:08Il y a un travail parlementaire pour aller dans ce sens-là.
06:1240%, c'est intéressant.
06:13Et ce qui est encore plus intéressant,
06:15c'est que quand vous regardez la part des ventes,
06:17c'est plus de 50%.
06:18Donc ça fait vendre.
06:20Oui, ça fait vendre.
06:21Et il y a beaucoup d'études qui montrent
06:23qu'effectivement, et ça c'est extrêmement intéressant,
06:26que même les marques qui sont notées D ou E,
06:28donc on va dire les notes rouges,
06:31quand elles affichent le Nutri-Score,
06:32elles vendent mieux leurs produits
06:33que quand elles ne l'affichent pas.
06:34Ce qui veut dire que ceux qui nous écoutent
06:36sont beaucoup plus, on va dire,
06:38avertis que ce qu'on imagine
06:39dans certaines directions d'entreprise.
06:42Ils sont rassurés par la présence du Nutri-Score,
06:44même si c'est un produit D.
06:45Et d'ailleurs, les gens disent,
06:46comme vous l'avez dit tout à l'heure,
06:47un gâteau, ça fait du bien de temps en temps,
06:48je veux me faire plaisir.
06:50Et le Nutri-Score, d'ailleurs,
06:50ne dit pas qu'un produit D ou E est mauvais.
06:52Il dit qu'il faut en manger moins souvent.
06:54Moi, j'adore les Kinder.
06:59Ce serait eux, il n'y a pas beaucoup de suspense.
07:01Oui, ce serait eux.
07:02Pourquoi ils décident de ne pas l'afficher ?
07:04Parce qu'ils ont peur d'avoir que des gammes de produits
07:05qui ne seraient qu'eux
07:06et qu'au bout d'un moment, quand même,
07:07on se dit, c'est eux, c'est eux, c'est eux,
07:08ça ne va pas rentrer dans le cerveau ?
07:10Mais c'est une erreur de jugement majeur.
07:12C'est exactement ça.
07:13C'est le syndrome du mauvais élève.
07:14Se dire, on va avoir des ventes en baisse.
07:16C'est exactement l'inverse qui se passe.
07:19Donc, à la fois,
07:21ils perdent des opportunités business.
07:23Donc, c'est un problème
07:24quand on est à la direction d'une entreprise.
07:25et aussi, ils décrédibilisent l'ensemble des acteurs
07:28qui ont fait l'effort de le mettre.
07:29Parce que ça alimente cette petite musique
07:31qui dit que les industriels
07:32qui ne trouvent pas leur avantage
07:34dans les propositions nutritionnelles
07:36ne l'affichent pas.
07:37Donc, ça, c'est vraiment un problème.
07:38Professeur Julien, une question
07:39pour la nutritionniste que vous êtes.
07:40Valérie, moi, j'utilise l'application Youka.
07:42Est-ce que c'est fiable ?
07:43Youka, c'est une appli,
07:45on scanne le code barre, c'est ça ?
07:46Et il nous dit, il donne une note sur 100,
07:4810 sur 100, 30 sur 100, etc.
07:51C'est bien ça ou pas ?
07:52Alors, Youka, c'est une application
07:54qui a été créée par des consommateurs
07:57qui étaient intéressés par les questions nutrition.
07:59La façon dont il va donner sa note,
08:02c'est une combinaison entre le Nutri-Score,
08:04en tout cas l'algorithme sous-jacent
08:06pour 60% de la note,
08:0830% ça va être la présence d'additifs,
08:11et 10% pour le bio.
08:14Donc, c'est pas mal quand même.
08:15En termes d'initiatives,
08:17c'est effectivement une façon de combiner
08:18des éléments qui sont intéressants
08:20pour le consommateur.
08:21D'un point de vue scientifique,
08:22et là je prends la casquette académique,
08:24on sait que les aliments ultra-transformés
08:28et la composition nutritionnelle des produits
08:30vont avoir un impact sur la santé.
08:31Par contre, on ne sait pas aujourd'hui dire
08:33c'est 60, 30, 10, c'est 50, 50.
08:36C'est une question très concrète.
08:37Vous l'avez sur votre téléphone ou pas, Youka, vous ?
08:38Non.
08:39Non, vous ne l'avez pas.
08:39C'est quand même à noter.
08:41Moi, je suis nutritionniste,
08:42donc quelque part, j'en ai pas pensé.
08:44C'est vrai, vous avez des compétences.
08:45Vous, vous l'avez, David Garbous ?
08:47Oui, moi, je l'ai et je l'utilise assez régulièrement,
08:48je dois dire,
08:49parce qu'effectivement,
08:51notamment sur la partie additif,
08:52c'est un sujet de santé publique aussi
08:54qui est devant nous
08:55et sur lequel il faudra travailler rapidement.
08:57Question de Hugues.
08:58Certains n'affichent pas un Nutri-Score
08:59mais un Planet-Score.
09:01C'est quoi ?
09:02J'ai déjà vu, moi, ce truc-là,
09:03sur des gâteaux bio notamment,
09:06et je me dis, tiens,
09:06au début, je n'ai pas remarqué
09:07parce que ça se ressemble quand même beaucoup,
09:08et je lui dis ça,
09:09c'est parce qu'il doit avoir
09:10un mauvais Nutri-Score
09:11et qu'il cache ça avec un bon Planet-Score.
09:12Alors, c'est une très bonne question
09:13parce que ça ressemble effectivement beaucoup
09:15mais ça n'a rien à voir.
09:16Le Planet-Score,
09:17comme son nom l'indique,
09:18il indique une note environnementale
09:21au sujet sur la planète
09:22alors que le Nutri-Score
09:23indique une note nutritionnelle.
09:25Planet-Score a décidé d'utiliser
09:26la note avec les A, B, C, D, E
09:28parce que c'est un repère
09:29qui s'est extrêmement bien installé
09:31grâce au Nutri-Score
09:31donc il a voulu faire un petit peu la même chose.
09:34Deuxièmement,
09:35donc un parle d'environnement
09:36l'autre parle de santé
09:37et ensuite il y en a un qui est privé
09:38et l'autre qui est public.
09:40Et il y a dans la même lignée
09:42que sur le Nutri-Score,
09:44il y a une initiative du gouvernement
09:45qui est en train d'être travaillée en ce moment
09:46sur l'affichage environnemental
09:47qui sera une initiative publique
09:49qui va sortir dans les prochains mois
09:50qui a été travaillée avec l'ADEME,
09:52avec le ministère de la Transition écologique
09:53et qui a été ouverte à une très large concertation
09:55qui va clarifier les choses
09:56parce que ce ne sera pas le même graphisme.
09:59J'ai une dernière question,
10:00professeur Chantal Julliat
10:00qui est un peu sur un autre sujet
10:02mais encore.
10:02On a appris ce matin
10:03que la ministre de la Santé
10:04a annoncé le remboursement
10:07des médicaments anti-obésité
10:09pour les cas les plus lourds,
10:11on va dire.
10:11Est-ce que c'est une bonne nouvelle
10:13pour vous ou pas ?
10:13Comment vous accueillez cette nouvelle ?
10:16Alors c'est une bonne nouvelle
10:17pour les patients
10:17qui ont besoin de ces médicaments.
10:20Oui, Govi, voilà.
10:22L'objectif de ces médicaments
10:23c'est tout de même qu'ils soient
10:24et a priori c'est le cas en France,
10:26qu'il n'y ait pas de mésusage
10:28de ces médicaments
10:29donc il y a quand même
10:29un certain nombre d'indications très fortes.
10:31Quoi qu'il arrive,
10:32qu'on ait ou pas ces médicaments
10:34quand on en a besoin,
10:35on aura de toute façon
10:36besoin de manger
10:37et une alimentation équilibrée
10:39c'est à peu près les mêmes règles
10:40y compris sous ces médicaments-là.
10:42Il y a quelques spécificités
10:43tout de même
10:44mais globalement
10:45le Nutri-Score
10:45marche aussi
10:46entre guillemets
10:47et peut aussi être adapté
10:48pour les patients
10:49qui seraient sous ces traitements.
10:51Donc bien mais pas suffisant,
10:52c'est ce qu'on retient.
10:53De toute façon,
10:54il faudra toujours avoir
10:55un effort d'alimentation
10:57quelle que soit
10:58la pathologie qu'on a
10:59et le traitement
11:00sous lequel on est.
11:01Merci beaucoup à tous les deux
11:02Professeur Chantal Julia,
11:03médecin nutritionniste,
11:05chef de service de santé publique
11:06à l'hôpital La Vicenne
11:07et professeur de nutrition
11:08à la Sorbonne Paris Nord
11:09et puis David Garbouze,
11:10président de la santé publique.
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