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  • il y a 4 minutes
Ce mercredi 15 avril, Claudia Panseri, responsable de la stratégie d'investissement de la Banque privée UBS France, et Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, ont notamment évoqué les nouvelles prévisions du FMI ainsi que l'évolution actuelle des marchés actions, comme Wall Street et le Nasdaq, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Deux acteurs de marché à 7h, vous avez l'habitude de ce rendez-vous avec en plateau ce matin Romain
00:05Haumont,
00:06macroéconomiste et stratégique chez Natixis IM et Claudia Pansieri, responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée UBS
00:13France.
00:13Merci à tous les deux d'être présents sur ce plateau.
00:17Encore beaucoup d'actualités, que ce soit d'un point de vue macroéconomique,
00:21avec notamment les prévisions du FMI qui ont été actualisées hier,
00:24plusieurs membres de bord de Banque Centrale qui ont pris la parole ces dernières heures,
00:29et puis sur le marché actions, on a Wall Street qui est toujours sur un petit nuage,
00:32avec donc le Nasdaq qui a enchaîné hier, une dixième séance dans le vert, ce n'était pas arrivé depuis
00:362021.
00:38C'est quand même un rallye impressionnant, Claudia Pansieri, les marchés américains,
00:42le rallye qui est en train de s'opérer.
00:44On a des valeurs, notamment des méga-caps américaines, qui ont gagné 20 à 25% depuis le début du
00:49mois,
00:49un Nasdaq qui prend 9,5% depuis le début du mois d'avril.
00:53Est-ce que ça va trop vite ? Qu'est-ce qui a changé entre la fin du mois de
00:56mars et aujourd'hui ?
00:58Bonjour. Je pense que c'était très vite à d'aller de sens.
01:03À partir du 26 février, le jour du déclenchement du conflit, il y a eu beaucoup de corrections.
01:09Alors, à niveau indiciel, on n'a pas vu de mouvements, je dirais, extraordinaires,
01:14mais à niveau de certaines valeurs, surtout les valeurs de consommation
01:17et les valeurs impactées par la hausse du prix de l'énergie,
01:20on a eu des corrections assez fortes.
01:22Comme d'habitude, les marchés ont une raison temporelle plutôt longue.
01:27Et donc, il regarde déjà, au-delà de l'impact que la hausse du prix du pétrole peut avoir
01:33sur les données macroéconomiques à court terme,
01:35il regarde effectivement une fin du conflit avec un prix du pétrole qui se normalise.
01:40Donc, je dirais, on est déjà dans l'anticipation de normalisation du scénario macroéconomique.
01:46Avec un focus sur l'IA, on aura l'occasion d'en reparler,
01:49mais en tout cas, à court terme, c'est ce segment qui tire la cote aux États-Unis.
01:53Du côté Amérique, pour l'instant, le marché n'anticipe pas de hausse de taux de la Fed.
01:59Ça, c'est quand même un point clé.
02:01Encore hier, le patron de la Fed de Chicago a dit que non, il n'y avait pas de raison
02:05pour l'instant.
02:06On voit encore ce matin le baril de pétrole sous les 100 dollars,
02:09que ce soit pour le WTI et pour le baril américain.
02:11Vous êtes à l'aise, Romain Aumont, avec ce scénario d'une Fed qui resterait un petit peu les bras
02:16croisés cette année ?
02:17Absolument.
02:18Comme ce qui vient d'être dit, nous considérons que le marché est en train d'évacuer le scénario du
02:23pire.
02:23On a atteint le pic de conflictualité.
02:25C'est en train de se matérialiser de nouveau sur les prix des matières premières énergétiques.
02:30Et dans ce contexte-là, on est face à un choc qui est littéralement transitoire,
02:33même si c'est tabou du côté de la Réserve fédérale de le nommer ainsi.
02:36On considère qu'à l'heure actuelle, la Réserve fédérale va pouvoir se focaliser sur son mandat de plein emploi
02:42et surpondérer dans sa fonction de réaction ce mandat vis-à-vis de la stabilité des prix.
02:48On a certes un choc sur les prix des matières premières énergétiques
02:52qui commencent à se retranscrire dans les agrégats d'inflation.
02:56Néanmoins, il n'y a aucun risque, d'après nous,
02:59où le risque est tout à fait modéré,
03:00qu'il se transfère petit à petit dans l'inflation sous-jacente.
03:04Et dans ce contexte-là, s'il n'y a pas d'effet de second tour,
03:06on a une Réserve fédérale qui va pouvoir continuer à accompagner la fin de cycle cyclique,
03:11je dirais, aux États-Unis.
03:13Avec Kevin Warch, qui sera auditionné mardi prochain,
03:16ça y est, on a une date au Sénat.
03:18Ça, ça peut jouer quand même un petit peu dans les prévisions de baisse de taux aux États-Unis quand
03:23même ?
03:23Ou non ? Au final, comme on l'a dit beaucoup de fois sur ce plateau,
03:26au final, Kevin Warch doit devoir composer avec les différents membres du board et leur voix.
03:30Kevin Warch va devoir composer avec les différents membres du board et leur voix,
03:35comme vous le dites à juste titre.
03:36Pour nous, il n'y a pas vraiment de changement de régime au sein de la Réserve fédérale.
03:40Kevin Warch va implémenter une politique monétaire
03:42qui est finalement celle consensuelle qu'a déjà implémentée Jérôme Powell lors de son mandat.
03:49Et globalement, pour nous, ça ne change strictement rien,
03:52cette présidence dans notre scénario,
03:54qui pourrait continuer à voir finalement une à deux baisses de taux se matérialiser
03:59à partir du moment où Kevin Warch entrerait en fonction.
04:02Vous partagez cette lecture ?
04:04Complètement.
04:05En fait, je pense que ce qui est très important, c'est l'évolution du marché du travail.
04:09On le sait très bien, je le répète,
04:11souvent la banque centrale américaine a un mandat, un double mandat,
04:15celui de la stabilité des prix et celui de la stabilité du marché et de l'emploi.
04:21Et donc, quand on regarde, c'est vrai qu'on a eu sur les derniers chiffres
04:24un petit rebond sur le marché de l'emploi,
04:25mais la tendance depuis un an, c'est un ralentissement.
04:29Donc, deux baisses de taux sont probables.
04:31Aujourd'hui, il n'y a pas de baisses de taux attendues de la part des investisseurs.
04:35Donc, on peut voir effectivement, l'S&P est très soutenu
04:38si le signal de la banque centrale est plutôt vers une baisses de taux vis-à-vis des attentes actuelles.
04:46En tout cas, l'S&P est proche de son record historique.
04:48Hier soir encore, nous étions à la porte d'un record 6 967 points.
04:54Le record, c'est 7200, 7300, 7300 points, quelque chose comme ça.
04:58On a aujourd'hui tous les objectifs de cours de ce début d'année
05:01qui ont presque été atteints au presque.
05:03Et en même temps, on a une croissance de profit trimestrale
05:07qui va être de l'ordre de 17%, encore une fois tirée par l'intelligence artificielle.
05:11On a eu le début de cette saison des résultats où 80% des sociétés qu'ils ont publiées
05:18publient des chiffres d'affaires et des résultats qui sont supérieurs à l'attente.
05:22Le consensus est pour 14% des croissances, nous 17%.
05:25On va terminer l'année avec une croissance de profit qui va être encore entre 10 et 12%.
05:32Les valorisations sont un tout petit peu moins chères par rapport au début d'année.
05:37Donc en fait, cette tendance va continuer.
05:39Il faut par contre, pour moi, s'attendre à une volatilité persistante
05:43parce que dans les trois mois à venir, on aura des chiffres d'inflation
05:47qui vont être plutôt négatifs.
05:48On a quand même un impact du prix du pétrole,
05:50des données macroéconomiques qui vont ralentir.
05:53Donc il y aura tout le temps cette tendance du marché
05:55à regarder si les banques centrales sont capables de baisser les taux effectivement,
06:00si l'économie a été impactée.
06:02Donc on aura des allers-retours avec un peu plus de volatilité,
06:06mais la tendance sous-jacente reste positive.
06:08Les résultats d'entreprises, en effet, la saison a débuté en début de semaine
06:12avec les banques américaines qui ont confirmé cette tendance.
06:16On avait une croissance de plus de 17% si on agrège un petit peu
06:18les JP Morgan, Wells Fargo, Citigroup.
06:22Le secteur bancaire qui affiche une croissance époustouflante,
06:24ça devrait être le cas également à la fin du mois
06:26pour l'intelligence artificielle,
06:28pour les fameuses sept magnifiques Romains-Aumont
06:30qui ont retrouvé de l'attrait en bourse.
06:32Absolument.
06:33Là, je rejoins totalement ce qui vient d'être dit.
06:36Dans la mesure où on a une chape de plomb
06:38qui commence à s'évaporer,
06:40dans la mesure où finalement on a une sorte de visibilité accrue
06:45de la part des investisseurs
06:47et on attend finalement un support maintenant micro
06:49qui va se matérialiser.
06:52Vraisemblablement, on va avoir un support
06:54sur le premier trimestre qui va être tout à fait fabuleux
06:58du point de vue des entreprises.
07:00Et donc, on a un contexte où on a certes
07:02une décélération qui est cyclique.
07:04Néanmoins, vous mentionnez les prévisions du FMI.
07:07On est quand même sur une accélération,
07:09d'après le FMI,
07:09qui vise un 2,3% de croissance aux États-Unis
07:12pour l'année 2026.
07:14Est-ce que le Bessane dit 3 à 3,5 ?
07:18Absolument.
07:19Il est optimiste, on peut le dire.
07:20Néanmoins, on a une accélération
07:22et donc finalement, on va avoir un support cyclique
07:23et dans ce contexte-là,
07:25il n'y a absolument aucune raison
07:26de voir des sorties de route sur le marché.
07:28Et donc finalement,
07:30le sentiment un peu dégradé
07:31qu'on a observé en 2025,
07:32qu'on a commencé à observer en 2026,
07:34eh bien, petit à petit,
07:35il est en train de s'évaporer encore une fois.
07:38Et donc là, derrière,
07:38on va avoir un support
07:39qui va être assez magistral
07:41pour les marchés d'actifs risqués,
07:44notamment américains.
07:45Oui, à partir de ce constat,
07:46est-ce qu'il faut payer des actions américaines
07:48sur des plus hauts ou plus chers,
07:49avec des prévisions de croissance
07:50et de résultats,
07:51comme vous l'avez souligné,
07:52qui sont au rendez-vous,
07:53ou prendre le risque
07:54de retourner sur les émergents,
07:56sur l'Europe,
07:57sachant que les résultats d'entreprises
07:59en Europe sont toujours au top
08:01en début d'année.
08:01Et puis à la fin de l'année,
08:02on commence un petit peu à réviser.
08:05Exactement.
08:06Bon, le consensus
08:07sur les croissances bénéficiaires
08:10des entreprises européennes,
08:11il est un petit peu plus mesuré
08:13que le consensus sur les États-Unis.
08:16On parle de l'ordre de 4-5%
08:17de croissance bénéficiaire.
08:19À un moment,
08:20on a une économie
08:22qui est capable de délivrer
08:23en termes de croissance bénéficiaire.
08:25Les valorisations sont quand même
08:27un petit peu moins chères.
08:28Il n'y a aucune raison
08:29de vouloir de nouveau
08:31aller chercher
08:31une croissance bénéficiaire en Europe,
08:34alors même que finalement,
08:36aux États-Unis,
08:36on a une croissance réelle qui tient.
08:39On va avoir des effets nominaux
08:41qui vont supporter finalement
08:43la croissance bénéficiaire des entreprises.
08:45Et donc finalement,
08:46les étoiles salinent,
08:47j'ai envie de dire.
08:48Avec l'intelligence artificielle,
08:49mais pas que.
08:50C'est vrai que le secteur bancaire
08:51a affiché des très bonnes performances
08:53au premier trimestre.
08:53Quels sont les secteurs
08:54qui vous intéressent
08:55si on souhaite un petit peu
08:56diversifier son portefeuille ?
08:58Dans un contexte
08:59de bruit géopolitique,
09:01on a vu que finalement,
09:02le secteur énergétique,
09:04le secteur des matériaux
09:06permettait de défendre
09:07pas mal son portefeuille
09:08du point de vue sectoriel
09:09aux États-Unis.
09:10Et on cherche toujours quand même
09:11à s'exposer
09:12à des secteurs globalement
09:14de croissance
09:15dans la mesure où
09:15on reste convaincu
09:17que cycliquement,
09:18les États-Unis sont de nouveau
09:19en 2026
09:20la locomotive,
09:21on va dire,
09:22des économies développées.
09:23Claudia Penséry,
09:24est-ce que les arguments
09:25qui justifiaient
09:27de surpondérer
09:27les portefeuilles
09:28en début d'année
09:28sur l'Europe,
09:29sur les émergents,
09:30tiennent toujours aujourd'hui ?
09:31Ou est-ce que non,
09:32il faut suivre un petit peu
09:33la tendance
09:34et allouer son portefeuille
09:36sur des actions américaines ?
09:37Alors nous,
09:38on a réduit
09:38un tout petit peu
09:39l'Europe et l'Inde
09:41il y a quelques semaines
09:42pour cet impact négatif
09:44de la hausse
09:44du prix du pétrole
09:45sur les résultats
09:46des entreprises.
09:47On le voit déjà
09:48en début d'année
09:48sur les premiers résultats
09:49en Europe
09:50à certaines valeurs
09:50de consommation.
09:52Malheureusement,
09:53être beaucoup impacté
09:54pas seulement
09:54par le manque
09:57par la baisse
09:58du chiffre d'affaires
09:59au Moyen-Orient
10:00mais aussi
10:00par une volonté
10:02des investisseurs
10:03et du consommateur
10:04aujourd'hui
10:04à être un peu plus timide.
10:06Par contre,
10:07sur les pays émergents,
10:08sur la Chine,
10:09sur Corée,
10:10Taïwan,
10:11on est toujours très exposé.
10:12Il y a cette exposition
10:13aux investissements
10:14en CAPEX,
10:14à l'intelligence artificielle
10:15qui sont toujours présents.
10:17Donc selon moi,
10:18il faut faire la différence
10:19entre les pays
10:20et les secteurs
10:21qui vont être impactés
10:22à court et moyen terme
10:24par un prix du pétrole
10:25qui va rester très proche
10:26de son dollar au baril
10:28dans les trois mois à venir
10:29et puis les secteurs
10:30qui au contraire
10:31vont bénéficier.
10:32Donc vous parlez
10:33du parti énergie,
10:34c'est les utilities,
10:35c'est certaines valeurs
10:36dans le secteur industriel.
10:37Donc il faut vraiment
10:38faire la différence
10:39entre les valeurs
10:40et les pays
10:41et les secteurs
10:42qui bénéficient
10:43des autos
10:44du prix du pétrole
10:45et celles qui malheureusement
10:46sont impactées.
10:46Quand on regarde
10:47dans le détail,
10:49il y a quand même
10:50quelque chose
10:50d'assez négatif
10:51sur les sociétés européennes.
10:53Les sociétés européennes
10:54sont celles
10:55qui bénéficient,
10:57qui malheureusement,
10:58sont malheureusement
10:59impactées
10:59par une hausse
11:00du prix de production
11:01et qui ont
11:02la moindre capacité
11:03à remonter
11:04les prix des ventes.
11:05Donc sur les résultats
11:07du premier trimestre
11:08mais aussi très probablement
11:09sur les résultats
11:10du deuxième trimestre,
11:11on va voir
11:12une compression des marges,
11:13compression des marges
11:14qui va avoir impact
11:15sur les résultats
11:16des entreprises
11:16et donc aujourd'hui
11:18un consensus
11:18qui est autour
11:19des 7-8%
11:20des croissances
11:21des profits
11:21sur l'Europe
11:22pourrait revenir
11:23sur des croissances
11:24des profits
11:24qui sont légèrement
11:25plus faibles.
11:25Avec un effet ciseau
11:27qui est négatif
11:28en quelque sorte.
11:29Ça se voit
11:29avec le secteur
11:30du luxe aujourd'hui.
11:31Hermès perd 13%,
11:32on a Kering
11:33qui perd un peu plus
11:34de 8%.
11:34C'est le cas typique
11:36d'une problématique
11:37de marge.
11:37Vous avez des chiffres
11:38d'affaires qui sont stables,
11:39des coûts qui progressent
11:40et derrière
11:41c'est compliqué à tenir.
11:42Le problème
11:42c'est qu'aujourd'hui
11:43les sociétés européennes
11:45sont négativement impactées
11:47par le manque
11:48d'indépendance énergétique.
11:49On a des subventions
11:50qui sont annoncées
11:52par les différents pays.
11:53L'Espagne annonce
11:555 milliards de subventions.
11:56La France seulement
11:5770 millions.
11:59L'Allemagne
11:59un petit peu plus.
12:00Mais ces subventions
12:01ne sont pas suffisantes
12:03pour aider les entreprises
12:04à réduire
12:05leurs coûts de production.
12:06Et donc vous avez
12:07effectivement cette incapacité
12:08à remonter les prix
12:09parce que le marché stagne
12:10et donc un effet ciseau
12:11sur les marges.
12:12Pricing pour l'heure
12:13c'est un mot
12:13qui a totalement disparu
12:14aujourd'hui.
12:15Même dans ce secteur du luxe
12:16c'est compliqué aujourd'hui
12:17de passer des hausses de prix.
12:19C'est toujours un argument.
12:20Vous cherchez toujours
12:20des sociétés
12:21qui ont du pricing power
12:22Claudia Panseri
12:23parce que c'est vrai
12:23que dans cette période
12:25où on parle plus d'inflation
12:26j'imagine que
12:27cette capacité
12:28de pouvoir remonter les prix
12:29va être un argument
12:30aujourd'hui
12:31pour les management.
12:32Je pense qu'il y a
12:33toujours une capacité
12:34de remonter les prix
12:35mais on change
12:36à des segments.
12:37On n'est plus
12:38sur le segment
12:38des consommations
12:39donc le consommateur
12:40devient aujourd'hui
12:41plus timide
12:42mais plutôt
12:43sur les secteurs industriels
12:45tout ce qui est lié
12:46à l'infrastructure
12:47à l'aéronautique
12:48à la cybersécurité
12:49à l'intelligence artificielle.
12:51Là vous avez
12:51des sociétés
12:52qui sont capables
12:53effectivement
12:53de remonter les prix.
12:55On a connu
12:55par le passé
12:56les sociétés traditionnelles
12:57qui pouvaient remonter les prix
12:58parce qu'il y avait toujours
12:59un consommateur
13:00des derniers ressorts.
13:01Aujourd'hui
13:01c'est plutôt
13:02une capacité
13:03à remonter les prix
13:04qui s'est déplacée
13:05sur des autres secteurs.
13:06Et ça donne
13:07un message
13:07quand même
13:08un petit peu
13:08de l'économie mondiale
13:09des secteurs
13:10des tendances
13:11aujourd'hui Romain.
13:13J'ai envie de dire
13:14que c'est une bonne nouvelle
13:14dans une certaine mesure
13:15parce que si
13:16certaines entreprises
13:17ne sont pas capables
13:18de transmettre
13:19cette hausse
13:19des prix de l'énergie
13:20finalement
13:21sur le scénario inflationniste
13:22on va avoir
13:23une banque centrale européenne
13:25qui potentiellement
13:26ne va pas réagir
13:27comme le marché l'anticipe.
13:29Donc on peut aussi
13:30voir un support
13:30étant donné
13:31qu'il y a beaucoup
13:31de remontées de taux
13:34qui sont escomptées
13:34à l'heure actuelle
13:35on parle de 2,
13:362,5, 3
13:36on est sur un scénario
13:38de risque BCE
13:38en Europe
13:39si la demande en face
13:41n'est pas là
13:41et bien ce choc
13:43négatif sur l'offre
13:44et bien il ne va pas
13:45se transmettre
13:45sur une inflation persistante
13:47et donc on pourrait voir
13:48finalement le marché
13:49action européen
13:50réagir positivement
13:51au fait qu'on ait
13:52une communication
13:53qui soit peut-être
13:53un petit peu plus douce
13:55qu'initialement redoutée
13:56de la part de la banque centrale européenne.
13:58Mais d'un côté
13:58vous aurez une mauvaise nouvelle
13:59avec des marges
14:00qui se dégradent
14:00et de l'autre côté
14:02une mauvaise nouvelle
14:03qui finalement n'arrive pas.
14:04Il va falloir jongler
14:05peut-être avec ce scénario.
14:06On est habitué
14:07à ce que finalement
14:08les entreprises européennes
14:09ne délivrent pas
14:09en termes de croissance bénéficiaire.
14:13Comparé aux Etats-Unis
14:14c'est un fait.
14:15Maintenant
14:16le support
14:17de cette posture
14:18de politique monétaire
14:19qui finalement
14:20serait peut-être plus doviche
14:21qu'initialement escomptée
14:22encore une fois
14:22et bien c'est un signal
14:23qui pourrait quand même
14:24à travers les taux
14:27et à travers les multiples
14:29de valorisation
14:29supporter la classe d'actifs.
14:31Je pense que c'est très important
14:32parce qu'on parle souvent
14:33de la hausse du prix du pétrole
14:35et moi
14:35des resserrements
14:36des conditions financières.
14:38Depuis cette semaine
14:39on voit en Europe
14:40un resserrement
14:40des conditions financières
14:41dû à la remontée
14:42des rendements obligataires.
14:44Donc c'est très important
14:46le fait
14:46que l'inflation
14:47reste à contenu.
14:49C'est très important
14:49qu'on puisse revoir
14:50cette normalisation
14:51des attentes
14:52à des hausses de taux
14:53de la part de la banque centrale.
14:54C'est un facteur
14:55de support éventuel
14:56au marché européen.
14:58Du côté de la BCE
14:59Christine Lagarde
15:00n'a pas souhaité
15:02donner des indications
15:03sur son calendrier.
15:04Il y aura une réunion
15:05à la fin du mois d'avril.
15:07En ce qui concerne
15:08les prévisions de croissance
15:09du FMI
15:10peu ou prou
15:111% de croissance
15:12en zone euro
15:13on n'est pas du tout
15:13sur des scénarios
15:14de récession pour l'heure
15:15parce que le consommateur américain
15:17il est là aussi
15:18néanmoins
15:18pour absorber
15:20ces hausses de prix.
15:21C'est là où la lecture
15:22est parfois un petit peu difficile
15:24Claudia Panseri
15:25dans le sens où
15:26les entreprises ont du mal
15:27à remonter les prix
15:28mais dans le même temps
15:29le consommateur américain
15:30peut plus facilement
15:31que le consommateur américain
15:34accepter ces hausses de prix.
15:35Oui et en même temps
15:36je pense qu'il ne faut pas
15:37oublier que
15:38juste avant le conflit
15:39on avait une dynamique
15:40des croissances européennes
15:41nautiques
15:42qui était plutôt bonne.
15:43On avait des chiffres
15:44sur les biens d'équipement
15:45une très forte hausse
15:47il y avait une reprise
15:48du secteur manufacturier.
15:50Moi je vois plutôt
15:51celle-là
15:52comme une sorte
15:52à des parenthèses
15:54petite pause
15:55à la reprise économique
15:56on avait vu
15:57une zone euro
15:57peut-être maintenant
15:59seulement retardée
16:00sur la deuxième partie
16:01de l'année
16:01mais il n'y a pas
16:02de risque à des récessions
16:03il y a un risque
16:04à des récessions
16:05seulement si le prix
16:06du pétrole
16:06reste à des niveaux
16:07supérieurs à 100 dollars
16:09le baril
16:09pendant une période
16:10plus longue que 6 mois
16:11où le prix des gaz
16:12augmente à des 250%
16:14et la banca centrale
16:15augmente à les taux
16:16mais dans le pire des cas
16:18dans une situation
16:19où le prix du pétrole
16:20reste là
16:21où nous sommes
16:22après une période
16:22plus ou moins longue
16:23on arrive sur une croissance
16:25qui est très proche
16:25des zéros
16:26et dans un scénario central
16:27on est en Europe
16:28sur une croissance
16:29légèrement inférieure
16:30à 1%
16:31Le mot de la fin
16:32Romain Aumont
16:32quelles sont les actualités
16:34les secteurs
16:36les choses que vous allez suivre
16:38dans les prochaines semaines
16:39on parle beaucoup moins
16:40du crédit privé
16:41bon c'est un fait
16:42il faudra bien sûr
16:43suivre les cours du pétrole
16:44le conflit en Iran
16:45la confiance des ménages
16:46enfin bref
16:46il y a plein de choses encore
16:47qui vont alimenter
16:48les séances à venir
16:49Absolument
16:50donc là la séquence
16:51va vraiment être focalisée
16:52sur l'aspect micro
16:53et surtout la guidance
16:56des entreprises
16:57comment elles anticipent
16:58la trajectoire
16:59finalement de leur croissance
17:00bénéficiaire
17:00notamment en Europe
17:01est-ce qu'on a vraiment
17:02un choc sur les marges
17:04c'est quelque chose
17:05où on va faire vraiment
17:06très attention
17:07à cette tonalité
17:08dans le discours
17:09aux Etats-Unis
17:10et en Europe
17:10des entreprises
17:11sur la trajectoire
17:13escomptée finalement
17:14de cette croissance bénéficiaire
17:15à moyen terme
17:16Merci beaucoup à tous les deux
17:17nous a raccompagné ce matin
17:18Romain Aumont
17:19donc macroéconomiste
17:20et stratégiste
17:20chez Natixis IEM
17:21et Claudia Pansieri
17:22responsable de la stratégie
17:24d'investissement
17:24de la banque privée
17:25UBS en France
17:26Merci à tous les deux
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