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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce Midi News, la diplomatie versus la force qui va gagner face à l
00:00:07'Iran.
00:00:08Ce vendredi, Emmanuel Macron avec Kerstarmer co-présideront une visioconférence des pays non belligérants sur la question du détroit d
00:00:16'Hormuz.
00:00:16Pendant ce temps, Donald Trump maintient le blocus du même détroit et J.D. Vance dit aux Iraniens que la
00:00:22balle est dans leur camp.
00:00:23Des bateaux braves ce blocus, des bateaux ont réussi à passer au travers des forces américaines et leur destroyer.
00:00:32Des cartes radar nous permettent aussi de penser que pendant cette trêve, des munitions sont amenées en secret,
00:00:38ce qui permettrait de reprendre peut-être les combats dans les jours qui viennent.
00:00:42Autre signe d'avancée cette fois-ci entre les Israéliens et les Libanais, rencontre diplomatique prévue à Washington.
00:00:48Vous le voyez, le puzzle se précise sur l'avancée désormais très politique de ce conflit iranien,
00:00:54mais les conséquences sont toujours là.
00:00:56Le pétrole flirte toujours avec les 100 dollars, le prix à la pompe en France est toujours élevé.
00:01:01Autre sujet est nouveau, le kérosène qui équipe les avions est en train d'augmenter aussi,
00:01:06avec bien sûr une répercussion certaine sur vos billets d'avion.
00:01:10Quelle perspective avec ces derniers développements ?
00:01:12On voit ça dans Midi News dans un instant avec mes invités, juste après le journal présenté aujourd'hui par
00:01:18Sandra Chiombo.
00:01:19Bonjour Sandra.
00:01:20Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:22Vous le disiez, vous allez l'évoquer dans cette émission, l'Elysée a annoncé une conférence ce vendredi à Paris
00:01:27autour du détroit d'Hormuz.
00:01:29Elle sera coprésidée avec Londres et en présence des pays non belligérants volontaires.
00:01:33Cette mission multinationale est strictement défensive et est destinée à restaurer la liberté de navigation
00:01:39dans cette zone stratégique du Golfe lorsque les conditions de sécurité le permettront.
00:01:43Malgré les pourparlers à Washington ce mardi, les échanges de frappes se poursuivent sur le terrain entre Libanais et Israéliens.
00:01:49Sahal a frappé environ 150 cibles du Hezbollah ces dernières 24 heures dans de nombreuses zones du sud de Liban.
00:01:56L'armée israélienne se félicite d'avoir visé des lances-roquettes et des drones, des structures militaires et des cellules
00:02:01terroristes.
00:02:02Et puis le pape Léon XIV est attendu à Annaba aujourd'hui sur les traces de Saint-Augustin au deuxième
00:02:07jour de sa visite historique en Algérie.
00:02:09Il célébrera une messe cet après-midi que vous pourrez suivre en direct à 16h30 sur CNews.
00:02:14Le souverain pontife sera devant environ 1500 fidèles et en présence de religieux africains de différentes nationalités.
00:02:20Merci beaucoup Sandra tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:23Et nous suivrons évidemment non seulement cette messe mais également la visite du pape en Algérie dans ce Midi News.
00:02:29Avec mes invités Ophélie Roch, bonjour à Fabien Bouglet, expert en politique énergétique.
00:02:36Je parlais du kérosène et vous allez justement nous expliquer tout ça.
00:02:39Bertrand Bozancenot est là également.
00:02:41Bonjour.
00:02:41L'ambassadeur Bozancenot, merci beaucoup d'être avec nous.
00:02:43Yvan Riouffol est là.
00:02:45Vous êtes content Yvan ?
00:02:47Non parce que je ne vous sens pas très joyeuse.
00:02:49Est-ce que c'est la situation politique qui fait que...
00:02:52Ah non, pas du tout.
00:02:53C'est peut-être la veste.
00:02:55Oui, c'est une Autrichienne qui...
00:02:59Je ne sais pas très bien.
00:03:00Bon, alors on n'avait dit pas les fringues.
00:03:02Voilà un bon sujet de débat alors.
00:03:03Nelly Dena qui est là.
00:03:04Vous faites la mienne.
00:03:06Qui va nous parler évidemment du détroit d'Hormuz dans un instant.
00:03:08Mais d'abord je voudrais qu'on rappelle les faits.
00:03:11Le président Trump a annoncé un blocus des ports iraniens après l'échec des négociations à Islamabad.
00:03:17Il menace de détruire tout navire iranien tentant de le forcer.
00:03:21Mais on l'a vu, cette dernière heure plutôt, des navires commencent à passer et braver les destroyers américains.
00:03:27Après l'échec de ces négociations, quelles conséquences pour ce blocus ?
00:03:32Élément de réponse avec Sharon Kamara.
00:03:38Il veut renforcer la pression sur Téhéran.
00:03:41Après l'échec des négociations au Pakistan ce week-end,
00:03:44le président américain impose un blocus maritime sur les ports iraniens dans le détroit d'Hormuz.
00:03:50Donald Trump menace même de détruire tout navire en provenance de l'Iran qui tenterait de forcer le passage.
00:03:56Mettre l'Iran en état de blocus, c'est-à-dire la succès économiquement,
00:04:00lui empêcher toutes les exportations d'hydrocarbures possibles
00:04:03et faire en sorte que le régime, peut-être pas tombe,
00:04:08mais se retrouve véritablement dans une situation interne très délicate et pratiquement ingérable.
00:04:13Une annonce qui a très vite fait réagir les marchés mondiaux, qui replonge dans l'incertitude.
00:04:18Avec le regain de tension autour du détroit d'Hormuz,
00:04:21les prix du pétrole sont repassés ce lundi, au-dessus du seuil des 100 dollars le baril.
00:04:26Autre menace, l'arrêt de l'approvisionnement de pétrole vers l'Asie
00:04:30qui n'a jamais cessé ses importations de bruts iraniens depuis le début de la guerre.
00:04:34Donald Trump, dans le conflit avec l'Iran, il joue un jeu de billard à deux bandes.
00:04:42Il vise l'Iran, mais derrière, il espère qu'il y a quand même une deuxième boule qui va atteindre
00:04:47la Chine.
00:04:47Dans le cas où ce blocage s'avère être beaucoup plus problématique qu'envisagé,
00:04:54eh bien que la Chine force son protégé iranien à rentrer dans une certaine négociation.
00:05:00L'Iran qui dénonce un acte de piraterie, menace de riposter
00:05:03en s'en prenant au port du golfe Persique et du golfe d'Omane.
00:05:07Voilà, donc le bras de fer continue entre les Iraniens et les Américains.
00:05:12Anne Elidenac, expliquez-nous quelles sont les forces en présence dans le détroit d'Harmouz en ce moment.
00:05:17Oui, on va faire un point de situation à l'instant T.
00:05:20Pour l'heure, vous allez voir, les mouvements dans la zone qui nous intéresse montrent quatre bateaux.
00:05:25Il y a deux sortants, ce sont eux évidemment qui nous intéressent, et deux entrants.
00:05:29A priori, il y en a un qui n'est pas totalement concerné par le blocus américain
00:05:32parce qu'il bat certes pavillon chinois, mais il aurait chargé sa cargaison aux Émirats,
00:05:37ce que ne montre pas vraiment la carte d'ailleurs quand on regarde un peu ses mouvements.
00:05:41L'autre, en revanche, qui bat pavillon comorien, provient du port de Ramsha, c'est en Iran.
00:05:46Lui a déjà passé le détroit, et il pourrait évidemment être arraisonné conformément à la promesse américaine.
00:05:53Ça, Pierre, ça va être intéressant à suivre.
00:05:55Je ne sais pas si on peut voir un point qui clignote.
00:05:57En tout cas, il serait dans cette petite zone-là.
00:06:00Voilà, exactement.
00:06:02Il s'appelle le Elpis.
00:06:03Il a déjà dépassé le détroit, mais il n'est pas encore évidemment en mer d'Arabie.
00:06:08Si vous pourrez attendre les Américains, je vais y revenir dans un instant.
00:06:11Juste avant que le blocus n'entre en vigueur, il y avait déjà eu le passage, vous vous souvenez, de
00:06:1534 bateaux,
00:06:16précisément pour anticiper la mise à exécution de la menace américaine.
00:06:20Alors les moyens américains, quand même, on va y revenir parce qu'ils sont assez conséquents.
00:06:23Je vous le rappelle, sur le plan naval, il y a le porte-avions USS Lincoln avec ses 4 destroyers.
00:06:28Et puis le plus grand bâtiment du monde, c'est le USS Ford.
00:06:33Et lui, il a 3 destroyers associés.
00:06:36Regardez cette ligne imaginaire.
00:06:37On a fait une sorte de ligne imaginaux maritime pour vous dire à quel endroit, en fait,
00:06:41les Américains pourraient tenter de cueillir, si je puis dire, les bateaux qui tenteraient de sortir de la zone.
00:06:46Parce qu'en fait, on est juste au niveau de la frontière, vous le voyez, avec le Pakistan.
00:06:49Ce port de Chabat, il est juste à côté de la frontière pakistanaise.
00:06:54Et puis vous voyez, il y a la corne de l'Afrique de l'autre côté.
00:06:58Alors, petite histoire quand même.
00:06:59C'est le USS Ford qui avait assuré le blocus du Venezuela.
00:07:04Vous vous en souvenez, juste avant la capture de Maduro.
00:07:06Et force est de constater que ça avait très bien marché.
00:07:10Et puis sur les troupes américaines, parce que ça, ça me paraît important à souligner,
00:07:13il est intéressant de noter qu'il y a 50 000 militaires qui sont en tout déployés dans le Golfe.
00:07:18Mais en fait, c'est à peine 10 000 de plus que les rotations normales, habituelles.
00:07:22En revanche, il y a une recrudescence, vous l'évoquiez tout à l'heure dans votre sommaire,
00:07:26de mouvements aériens au-dessus de l'Europe.
00:07:29Et ça, on va le voir, en provenance évidemment de l'Angleterre.
00:07:33Car il faut bien recharger en munitions.
00:07:36Ça, c'est les cartes, justement, où on voit les avions passer.
00:07:39Voilà, c'est la carte.
00:07:39Alors la carte, elle n'est pas en temps réel.
00:07:41C'est une carte qui date déjà d'il y a quelques heures, quasiment 24 heures à vrai dire.
00:07:43Mais on voit déjà que les mouvements sont accélérés.
00:07:45Vous voyez aussi les zones qu'on contourne, à commencer par la France.
00:07:47Parce que la France avait dit qu'il y avait certains avions, notamment pour aider Israël,
00:07:52qui n'étaient pas habilités à passer sur son sol.
00:07:55Bon, ça, c'est le signe quand même que le cessez-le-feu en vigueur, il est quand même fragile.
00:08:01Et que chacun, aujourd'hui, peut profiter de cette trêve pour se réarmer adéquatement.
00:08:07Les Chinois aussi, il faut le préciser, qu'ils fournissent à l'Iran.
00:08:11En fait, ce statu quo, il profite un peu à tout le monde, ce statu quo du moment.
00:08:14Mais pendant ce temps, la diplomatie continue, et au niveau de ces discussions, ça donne quoi ?
00:08:19Alors, J.D. Vence, le vice-président qui a été un peu désigné négociateur en chef dans ce dossier,
00:08:26dit à ce jeu-là, on est deux.
00:08:28Sous-entendu, le blocus, « took and play that game ».
00:08:33C'est l'expression qu'il a utilisée.
00:08:35Donc, si vous le faites, nous aussi, on peut vous renvoyer l'appareil.
00:08:38Et c'est ça qui a été astucieux.
00:08:39Si tu veux jouer à ça, je fais la même chose.
00:08:40Exactement, dans la tactique américaine, il accuse l'Iran de terrorisme économique.
00:08:43Mais en fait, ce qui est intéressant, c'est que les Iraniens ont été pris à leur propre jeu par
00:08:46Donald Trump,
00:08:47qui a flairé le filon, si je puis dire.
00:08:49D'ailleurs, l'éditorialiste du Washington Post, Mark Thyssen, que je lisais hier soir, écrivait
00:08:54« C'est brillant de sa part, car ça sera moins compliqué que le premier plan qui était de s
00:08:58'emparer de l'île de Karg,
00:09:00vous vous en souvenez, là, il n'y aura pas de troupes au sol,
00:09:03tout en privant quand même l'Iran de sa manne financière principale. »
00:09:07La quarantaine des ports iraniens, quand même, pour vous donner une idée, c'est une perte sèche estimée à 435
00:09:12millions par jour,
00:09:13si l'on en croit un analyste, je ne cite pas n'importe qui, du département du Trésor américain.
00:09:17Donc, ils ont quand même fait leur compte.
00:09:19Les analystes octroyaient la victoire stratégique aux Russes iraniens sur le Détroit,
00:09:23mais c'était sans compter l'astucieux président américain qui leur a piqué l'idée pour retourner le scénario complètement.
00:09:29Bon, il avait eu, je vous le disais, l'expérience positive du Venezuela qui avait complètement asphyxié Maduro.
00:09:33Et en fait, beaucoup de pays ont à y perdre et devraient faire pression désormais,
00:09:38à commencer par la Chine, qui a quand même jugé ce bloc plus dangereux et irresponsable.
00:09:43Le ministre de la Défense hier, bon, il fait mine de dire aux Américains,
00:09:47attention, nos navires, vous continuez à transiter par Hormuz et ne vous mêlez pas de nos affaires.
00:09:52Mais en réalité, là encore, selon plusieurs éditorialistes, la Chine va faire pression sur l'Iran.
00:09:57Et puis, il faut rappeler la rencontre aussi avec Trump qui approche.
00:10:00Tout le monde a à cœur de résoudre ça avant.
00:10:03Alors, évidemment, la Chine, elle n'est pas dépourvue de solutions.
00:10:04Juste pour vous donner une idée, elle a bien absorbé le choc de la guerre jusqu'ici.
00:10:09Elle a même des stocks conséquents et d'autres sources d'approvisionnement.
00:10:12Mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps, quand même.
00:10:13Regardez la carte.
00:10:1545% du volume du pétrole chinois arrive précisément par Hormuz.
00:10:20C'est le plus gros importateur de pétrole iranien.
00:10:23Un dernier point, si vous voulez, sur les négociations, quand même.
00:10:27Puisque Islamabad, c'était the big picture, comme vous parlez anglais, donc du coup moi aussi.
00:10:32C'était la vue d'ensemble.
00:10:33C'était le fait de montrer au monde entier qu'on négocie.
00:10:37Ça a été un échec.
00:10:38Est-ce que ça veut dire pour autant qu'il y a un arrêt des négociations ? Non, bien sûr.
00:10:41Ça a été avorté sur le moment.
00:10:43Mais en réalité, vous êtes ambassadeur, ça n'a jamais cessé en sous-main.
00:10:47Les Iraniens veulent négocier visiblement parce qu'ils ont envoyé une délégation qui comptait pas moins de 70 spécialistes.
00:10:53Chacun dans un domaine précis pour verrouiller tous les points de négociation.
00:10:58Évidemment, le problème, c'est que pour l'instant, ils ne transigent pas sur le nucléaire et les fameux 20
00:11:02ans.
00:11:03La Russie compte encore de donner des gages puisqu'elle a réitéré son offre de récupérer les 400 kilos d
00:11:07'uranium enrichis.
00:11:08Et puis le Pakistan, vous le dites, il essaie de ramener tout le monde à la table des négociations.
00:11:11On n'a pas d'échéancier pour l'instant.
00:11:14Mais on sent que les discussions sont toujours possibles avant la fin de la période de cesser le feu.
00:11:17L'idée, c'est aussi, pourquoi pas, de prolonger le cesser le feu.
00:11:20Parce qu'il y a une ébauche, il y a un canevas.
00:11:22Il suffit juste d'aller dans ce sens.
00:11:24Alors justement, on parle de Donald Trump et de son opiniâtreté sur le nucléaire iranien.
00:11:30On l'écoute.
00:11:31L'Iran nous a appelés et souhaitent sceller un accord.
00:11:38Quels sont les points d'achoppement ?
00:11:41Oui, le nucléaire, notamment, ils n'auront jamais de bombe nucléaire.
00:11:48Notez bien, l'Iran n'aura jamais la bombe.
00:11:52Ils ont donné le feu vert pour beaucoup de choses, mais pas pour ça.
00:11:57Je suis certain, il n'y aura jamais d'accord.
00:12:03L'Iran n'aura jamais la bombe.
00:12:05Et nous allons récupérer tout le matériel nucléaire d'une manière ou d'une autre.
00:12:11Pour compléter ce que vient de dire Nelly Dénac, brillamment, qui nous a expliqué effectivement ce qui se passait avec
00:12:16les cartes.
00:12:17Et c'est très intéressant de voir effectivement, et on y reviendra, sur les cartes des avions qui sont là
00:12:22sans doute pour réarmer.
00:12:23On a dit hier avec Bruno Combi, un autre expert, qui disait que cette trêve, c'était très très bien
00:12:30pour réarmer justement les bateaux, les porte-avions qui n'auraient plus de munitions.
00:12:34Mais ces négociations, qu'on imagine toujours, la diplomatie dans des salons feutrés, où on se dit, cher monsieur, etc.,
00:12:43qu'en réalité on se déteste cordialement.
00:12:46Donc c'est le cas.
00:12:48Votre mouvement de tête suffit pour acquiescer.
00:12:51Mais concrètement, comment se passent ces négociations ?
00:12:53Surtout dans ces pays-là, avec cette culture-là que vous connaissez parfaitement.
00:12:58Non, mais ce qui est très clair, c'est qu'il n'y a aucune confiance entre les Iraniens et
00:13:03l'administration Trump.
00:13:05Les Iraniens reprochent naturellement à monsieur Trump d'avoir à deux reprises entamé un conflit, alors qu'ils étaient en
00:13:14pleine négociation.
00:13:15Et d'après les Omanais, on ne sait pas exactement ce qui s'était dit, mais même sur le dossier
00:13:20nucléaire, ils étaient en principe proches d'une formule.
00:13:24Donc aujourd'hui, c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de confiance entre eux.
00:13:28Et ce qui nécessite effectivement que d'autres rentrent dans la partie pour permettre, si vous voulez, d'essayer de
00:13:35trouver une solution, ce qui n'est pas acquis.
00:13:37Donc aujourd'hui, il y a vraiment, les options sont sur la table.
00:13:40On ne peut pas exclure un mouvement d'humeur, si je puis dire, si vraiment les choses n'aboutissent pas
00:13:46du tout.
00:13:47Mais on sait que les Chinois, les Pakistanais, les Séoudiens, les Égyptiens sont pour le moment actifs.
00:13:55Alors les négociations ne se passent pas dans un salon, mais vous avez des coups de téléphone qui naturellement les
00:14:00remplacent aujourd'hui.
00:14:01Et on voit bien le fait qu'actuellement, les Pakistanais, avec l'appui des Chinois et d'autres, sont en
00:14:08train d'essayer différentes formules pour voir dans quelle mesure on peut trouver un...
00:14:13Alors ça ne sera pas...
00:14:13C'est quoi les différentes formules ? Comment ça s'articule par rapport aux formules, j'allais dire, occidentales ?
00:14:18Non, ce qu'il y a, si vous voulez, bon, les deux plans sont totalement irréconciliables, l'américain comme l
00:14:24'iranien.
00:14:24En revanche, on sait que le dossier nucléaire est sans doute, paradoxalement, le plus facile.
00:14:30C'est-à-dire que si vous avez une suspension pendant quelque temps de l'enrichissement et un engagement de
00:14:36ne pas enrichir au-delà de 3, 5 ou peut-être de 10, enfin on ne sait pas.
00:14:41Mais avec un contrôle international très strict, même si aujourd'hui chacun dit qu'il fait semblant que c'est
00:14:49inacceptable, impossible,
00:14:50tout le monde sait qu'en réalité il y a quasiment un accord là-dessus.
00:14:55Quand le président Trump dit qu'ils n'auront jamais la bombe nucléaire, tout le monde est d'accord là
00:14:58-dessus, si vous voulez, mais c'est un autre aspect.
00:15:00En revanche, sur la question de l'enrichissement, je pense que de toute façon il y a moyen d'avoir
00:15:05un accord.
00:15:06Sur le balistique, je crois que les Iraniens ne lâcheront jamais parce que c'est leur seule capacité réelle de
00:15:11défense.
00:15:12En revanche, calmer les proxys, ça c'est possible.
00:15:16La discussion sera sur le détroit d'Hormuz également, c'est-à-dire quelles formules on peut trouver.
00:15:22On sent bien que le président Trump est tenté de dire, écoutez, s'il ne cède pas, je peux mener
00:15:29éventuellement une opération limitée pour faire sortir un certain nombre de bateaux,
00:15:33mais ensuite je m'en vais en disant débrouillez-vous.
00:15:37Ce qui est une formule très américaine.
00:15:39Donc si vous voulez, là, ce sont un peu les différentes options qui sont sur la table aujourd'hui.
00:15:44Mais alors qu'est-ce que vous pensez de cette option ?
00:15:46Alors il y a ces négociations-là qui sont vraiment très, j'allais dire, dans un précaré entre les Américains
00:15:51et les Iraniens,
00:15:52même s'il y a des proxys, vous venez de le dire.
00:15:55Et puis il y a cette invention de M. Macron et de M. Starmer de faire une visioconférence de pays
00:16:03non belligérants pour...
00:16:05Alors c'est quoi ? C'est la concurrence de ce que fait Trump avec l'administration Trump ?
00:16:09Non, je pense vraiment que c'est le complément.
00:16:11C'est-à-dire si effectivement, comme c'est très probable, le président Trump à un certain stade dit
00:16:16« Bon, j'ai rouvert et maintenant je m'en vais, débrouillez-vous »,
00:16:20eh bien il vaut mieux que ceci ait été un peu préparé.
00:16:22Alors c'est peut-être une image ou une vision qui sera difficile à réaliser,
00:16:27parce que ça peut être écouteux,
00:16:28et ça dépend naturellement s'il y a un arrangement ou non avec les Iraniens.
00:16:32Votre voisin n'a pas l'air d'accord avec vous.
00:16:34Non, non, si je suis tout à fait d'accord,
00:16:35mais je pense à la question du caractère stratégique du Détroit d'Hormuz.
00:16:40Je ne suis pas d'accord avec l'idée que Trump ne s'intéresse pas au Détroit d'Hormuz
00:16:44et a envie d'en partir.
00:16:46Sur ce point, il faut rappeler que Donald Trump a créé en février
00:16:50le Conseil national de la domination énergétique,
00:16:53et que toute sa politique politicienne et géopolitique
00:16:59consiste à contrôler la distribution mondiale d'énergie.
00:17:04Et que le Détroit d'Hormuz, il est stratégique pour Donald Trump,
00:17:06parce que c'est par là que passe le pétrole qui va vers la Chine,
00:17:11et que Donald Trump y voit un atout force
00:17:13pour contrôler et avoir un atout vis-à-vis de la Chine
00:17:17dans sa concurrence économique sur les terres rares.
00:17:19Surtout que son électorat ne comprendrait pas
00:17:21pourquoi est-ce qu'on a déployé autant de forces et de soldats
00:17:26pour revenir finalement, pour avoir juste rendu service à d'autres pays.
00:17:29Exactement. Donc en joueur de poker, il dit débrouillez-vous avec le Détroit d'Hormuz,
00:17:33mais lui, il voit un intérêt stratégique.
00:17:35Parce qu'il y a un autre aspect qu'il faut aborder,
00:17:38c'est qu'il y a deux guerres dans cette guerre.
00:17:40Il y a d'abord la guerre militaire, celle avec les missiles,
00:17:46Israël-États-Unis contre l'Iran,
00:17:48et il y a la guerre énergétique, la guerre mondiale de l'énergie.
00:17:51Et on le voit, tous les pays sont concernés.
00:17:53C'est pour ça d'ailleurs qu'il faut des négociations.
00:17:55Parce que ce lieu, il est emblématique.
00:17:58Et là, Donald Trump, il a fait un coup de judo.
00:18:01Il a utilisé la force de ses ennemis qui bloquaient le Détroit d'Hormuz
00:18:05pour le récupérer à son compte en profitant des négociations.
00:18:08Il a fait un coup très très utile.
00:18:11Et c'est très bien que derrière, en contrôlant le Détroit d'Hormuz,
00:18:14il contrôle, je me répète, l'énergie qui va vers la Chine.
00:18:18Or, l'Iran exporte 80% de son pétrole vers la Chine.
00:18:23Donc, c'est absolument déterminant.
00:18:25Non, j'ajouterai juste un point.
00:18:27Je crois qu'on est assez d'accord.
00:18:28D'ailleurs, le président Trump a dit dès le début
00:18:31que de toute façon, il garderait naturellement
00:18:33une partie de ses moyens militaires à la sortie du Détroit.
00:18:36Bon, donc, ça correspond exactement à ça.
00:18:38Mais simplement, il voudra engager les autres
00:18:41pour s'assurer, effectivement, qu'il n'est pas le seul à le faire
00:18:44et que ce n'est pas une opération purement américaine.
00:18:46Il en est où ?
00:18:47Pour ce que j'en comprends, mais ça rejoint un petit peu
00:18:50votre analyse qui est des spécialistes,
00:18:51c'est qu'en tout cas, Donald Trump ne va pas partir.
00:18:53On avait prêté à Donald Trump qu'il abandonne le terrain
00:18:57précisément pour essayer de gagner les mille termes
00:18:58et en tout cas pour satisfaire son électorat.
00:19:00Il semblerait qu'il s'aligne sur sa propre logique
00:19:03qui était, effectivement, d'abord d'affaiblir,
00:19:05voire de faire disparaître le régime iranien.
00:19:08Et il s'aligne là, me semble-t-il, sur la politique israélienne
00:19:10qui lui demande de tenir bon.
00:19:12Et on est là, naturellement, il va garder cette position dominante
00:19:18qui est celle, dans un rapport de force,
00:19:20d'un Iran qui a été considérablement affaibli
00:19:22parce qu'il n'a plus de marine, il n'a plus d'aviation,
00:19:25il n'a plus que des drones, il n'y a plus que des mines.
00:19:28Et donc, on est dans ce mouvement de manifestation
00:19:32d'une supériorité incontestable,
00:19:34qui est celle des États-Unis,
00:19:36afin d'abord de maintenir, effectivement,
00:19:40sa prépondérance auprès de l'opinion américaine
00:19:42pour montrer qu'il est l'homme fort
00:19:43et qu'il ne perdra pas la face
00:19:44et pour faire comprendre,
00:19:46en tout cas, c'est comme ça que je le comprends,
00:19:47qu'il ira maintenant au bout
00:19:49de l'éradication de ce régime
00:19:52qui, a priori, ne tient plus que par un fil.
00:19:54Alors, je n'ai pas les éléments...
00:19:55Et ça, on en parle quand même beaucoup moins
00:19:57de l'éradication du régime des Mollas.
00:20:00D'ailleurs, Donald Trump, dans son vocabulaire,
00:20:02il dit, regardez, de toute façon,
00:20:03il y a déjà un nouveau régime,
00:20:04alors qu'en réalité, pas du tout.
00:20:05Le nouveau régime ressemble beaucoup à l'ancien,
00:20:07et peut-être même en plus dur.
00:20:09Mais Donald Trump, il doit quand même
00:20:10faire attention à une chose,
00:20:11et d'ailleurs, il est dans une offensive
00:20:12contre la presse américaine
00:20:13qui ne lui fait pas de cadeau depuis quelques mois,
00:20:15que ce soit le Wall Street Journal,
00:20:17le New York Times.
00:20:19Bon, le New York Times n'a jamais été pro-Trump,
00:20:21à vrai dire, évidemment.
00:20:21Mais même le Washington Post,
00:20:23là, je vous citais un des éditorialistes,
00:20:24mais ils ne sont pas tous avec lui,
00:20:26il essaie d'intenter des actions en justice
00:20:28contre ces journaux,
00:20:28parce qu'il les accuse, en fait,
00:20:29de le faire baisser dans les sondages,
00:20:30en vue des midterms.
00:20:31Attention, les Républicains ne sont pas à la fête
00:20:33en ce moment dans les sondages.
00:20:35Alors, je voudrais qu'on aille juste...
00:20:36Je vous donne la parole après, Bertrand Besancenot,
00:20:38puisque les conséquences, évidemment,
00:20:40de ce blocage du détroit d'Hormuz,
00:20:42c'est toujours avec les stations d'essence.
00:20:46Florian Doré et Coralie Auberti
00:20:49sont en région parisienne.
00:20:51Qu'est-ce que vous constatez ce matin, Florian ?
00:20:56Bonjour, Pierre, absolument.
00:20:58Premier constat, des prix qui restent très élevés.
00:21:00Alors, on a voulu remettre les pieds
00:21:01dans la même station qu'hier
00:21:02pour voir la différence de prix
00:21:05et tout simplement quelques détails.
00:21:07Sur l'essence, aucun changement,
00:21:09le prix est identique.
00:21:10Une petite baisse de 2-3 centimes
00:21:12sur le litre de gasoil par rapport à hier,
00:21:14mais un élément à prendre en compte,
00:21:16notamment les voisins européens,
00:21:18nos confrères, nos pays juste à côté,
00:21:21ont trouvé des solutions, des parades, justement,
00:21:23pour contrer cette hausse du carburant
00:21:25avec une baisse des taxes.
00:21:26Aucune annonce dans ce sens pour le gouvernement français.
00:21:28Alors, on a posé ce matin la question
00:21:30aux automobilistes français.
00:21:32Que pensent les automobilistes
00:21:34de la gestion de ce dossier
00:21:35par nos responsables politiques ?
00:21:36Écoutez quelques réactions.
00:21:38Ça a flambe énormément.
00:21:39C'est terrible pour les Français,
00:21:40surtout avec l'économie d'aujourd'hui.
00:21:43C'est terrible.
00:21:44C'est plus pour la moitié d'un plein.
00:21:49Regardez, presque 40 euros.
00:21:50C'est pour une petite voiture.
00:21:51Là, j'utilise ma voiture
00:21:52quand je n'ai pas d'autre choix.
00:21:54Mais sinon, essayer de moins me déplacer.
00:21:56Les aides ponctuelles,
00:21:58ce n'est que ponctuelles.
00:21:59Voilà.
00:22:00Et à long terme,
00:22:01ça sert à...
00:22:02Enfin bon, c'est pas utile.
00:22:03Quand j'ai commencé à rouler
00:22:04avec cette moto,
00:22:05ça n'a pas loin de doubler
00:22:06quand même le prix de l'essence.
00:22:09Donc bon, c'est cher.
00:22:13Autre les prix très élevés,
00:22:14une autre menace.
00:22:15Le patron de Total
00:22:17l'a annoncé ce matin.
00:22:18Si le conflit devait se prolonger
00:22:20au-delà de trois mois,
00:22:21il y aurait de graves problèmes
00:22:22d'approvisionnement.
00:22:22Une nouvelle problématique
00:22:24qui pourrait voir le jour d'ici peu.
00:22:26Merci beaucoup Florian Doré
00:22:28avec Coralie Auberti
00:22:29dans une station au service
00:22:30de Fontenay-aux-Roses.
00:22:32La même qu'hier.
00:22:33J'ai l'impression que c'est
00:22:34un jour sans fin.
00:22:34Vous savez, le film avec Bill Murray.
00:22:36Parce que là, en l'occurrence,
00:22:37c'est le jour de la marmotte
00:22:38avec le totem,
00:22:39c'est-à-dire ce grand panneau
00:22:40d'affichage
00:22:41avec exactement les mêmes prix
00:22:42qu'hier.
00:22:43Et ce monsieur,
00:22:44c'est vrai qu'on en riait,
00:22:45mais il a raison.
00:22:47Il dit, quand c'est ponctuel,
00:22:48c'est ponctuel.
00:22:49Ça veut dire que ça ne va pas
00:22:50être pérenne.
00:22:51Et d'ailleurs, aujourd'hui,
00:22:52Patrick Pouyannès
00:22:54commence à avoir peur
00:22:55du manque d'approvisionnement.
00:22:56Ce qui m'étonne un peu
00:22:57parce que, d'après ce que
00:22:58j'avais compris,
00:22:58en fait, nous,
00:23:00on importe très, très peu
00:23:01de pétrole en provenance
00:23:03du Golfe.
00:23:03Je crois que c'est 11%
00:23:04d'Arabie Saoudite.
00:23:05Le reste, c'est les États-Unis,
00:23:06c'est le Kazakhstan.
00:23:07Le T3 en Monde,
00:23:08c'est 4 à 5% pour le pétrole
00:23:09et un petit peu pour la France.
00:23:11Mais on a un marché mondial.
00:23:13Donc, vous avez des pays
00:23:14qui ont énormément besoin
00:23:15et donc qui jouent la concurrence.
00:23:18Ça veut dire que
00:23:19les propos de Patrick Pouyannès
00:23:20sont quand même à prendre
00:23:21un peu au conditionnel
00:23:23parce que s'il dit
00:23:24qu'il a peur de l'approvisionnement
00:23:25en France,
00:23:26alors qu'en fait,
00:23:26on approvisionne jusqu'à 4%.
00:23:28Non, mais si vous avez
00:23:28une tension de marché
00:23:29où vous avez des pays
00:23:30qui sont très gourmands
00:23:31et qui vont augmenter
00:23:33leur acquisition
00:23:34et faire une tension
00:23:36sur les prix,
00:23:37il peut y avoir des problèmes
00:23:38d'approvisionnement mondiaux.
00:23:40Allez, on marque une pause
00:23:41dans ce Midi News
00:23:42et on vient juste après
00:23:43avec toutes ces problématiques.
00:23:44À tout de suite.
00:23:48Suite de Midi News
00:23:49avec cette dernière minute,
00:23:50l'Union européenne
00:23:51qui s'inquiète de possibles
00:23:52problèmes d'approvisionnement
00:23:53en kérosène
00:23:54dans un avenir proche
00:23:55qui concerne les avions
00:23:56et donc bien sûr
00:23:57vos billets d'avion.
00:23:58On en parle dans un instant
00:23:59après les dernières informations
00:24:01de Sandra Chiumbo.
00:24:02Le 1er mai restera donc
00:24:04férié, chômé et payé
00:24:05mais le gouvernement
00:24:06souhaite engager un dialogue
00:24:08avec certains commerces
00:24:09de proximité.
00:24:10Il fera des propositions
00:24:11de court et moyen terme
00:24:13pour ceux qui veulent
00:24:14employer du personnel
00:24:15ce jour-là.
00:24:15Demain matin,
00:24:16Jean-Pierre Farandou,
00:24:17le ministre du Travail,
00:24:18doit recevoir
00:24:19les fédérations
00:24:20des commerçants
00:24:20autour de ce texte.
00:24:22C'est l'heure de vérité
00:24:23pour le projet de loi
00:24:24de simplification.
00:24:25Le texte déposé
00:24:26en avril 2024
00:24:27est à deux votes
00:24:28d'une adoption définitive.
00:24:31Ce mardi à l'Assemblée,
00:24:32demain au Sénat,
00:24:33le gouvernement veut maintenir
00:24:34la base légale
00:24:35des zones à faible émission
00:24:36mais il va peut-être
00:24:37mettre un amendement
00:24:38pour laisser le libre choix
00:24:39aux collectivités locales.
00:24:41Joshua Zarkal,
00:24:42ambassadeur d'Israël,
00:24:43était l'invité
00:24:44de la matinale sur CNews.
00:24:45Il a évoqué une rencontre historique
00:24:47aujourd'hui à Washington
00:24:48entre Libanais et Israéliens.
00:24:50Il a souligné
00:24:51une réelle possibilité
00:24:52d'aller vers la paix
00:24:53car seule l'armée
00:24:54ne peut pas traquer le Hezbollah.
00:24:55Un accord est donc nécessaire
00:24:57selon lui
00:24:57malgré la poursuite
00:24:58des frappes sur le terrain.
00:25:00Zahal affirme d'ailleurs
00:25:00ce mardi avoir visé
00:25:02150 cibles du mouvement
00:25:03dans le sud du Liban
00:25:04ces dernières 24 heures.
00:25:06Merci Sandra.
00:25:07Effectivement Joshua Zarka
00:25:08a eu raison de dire
00:25:09qu'il y a toujours eu
00:25:11des négociations
00:25:11entre les Libanais
00:25:12et les Israéliens
00:25:13mais entre guillemets
00:25:14en cachette
00:25:14et là c'est au grand jour
00:25:16et c'est à Washington
00:25:16et on verra
00:25:17ce que ces négociations
00:25:18vont pouvoir donner.
00:25:19On va reparler
00:25:19de la diplomatie
00:25:21des pays du Golfe
00:25:21dans un instant.
00:25:23On était sur le sujet
00:25:23du carburant
00:25:24et je vous parlais
00:25:25de l'Union Européenne
00:25:26qui s'inquiétait
00:25:26cette fois-ci
00:25:27officiellement aussi
00:25:28des possibles problèmes
00:25:29d'approvisionnement
00:25:30en kérosène.
00:25:31s'avisent donc
00:25:32les compagnies aériennes
00:25:33et vos billets d'avion
00:25:34qui risquent évidemment
00:25:35d'être plus chers
00:25:36avant de passer
00:25:37au kérosène
00:25:38je voudrais quand même
00:25:38qu'on parle également
00:25:39de l'essence
00:25:40et de l'essence
00:25:41au niveau des entreprises.
00:25:42Vous savez que
00:25:43le gouvernement
00:25:44a lancé le prêt
00:25:45flash carburant.
00:25:47Nicolas Dufourc
00:25:48directeur général
00:25:49de PPI France
00:25:50annonce un démarrage
00:25:52rapide
00:25:53pour notamment
00:25:54les PME.
00:25:55Écoutez-le
00:25:55il était sur TF1 ce matin.
00:25:57On a eu plusieurs centaines
00:25:58de demandes
00:25:58pour à peu près
00:25:5910 millions d'euros.
00:26:0010 millions d'euros
00:26:01qui ont été demandés
00:26:02par un nombre d'entreprises
00:26:03que vous connaissez ?
00:26:04Plusieurs centaines.
00:26:05Plusieurs centaines d'entreprises
00:26:06qui se sont
00:26:06essentiellement
00:26:07à 60% des transporteurs routiers.
00:26:10L'aide est prévue
00:26:11pour les transporteurs
00:26:12les agriculteurs
00:26:12les pêcheurs
00:26:13c'est bien ça ?
00:26:13C'est ça.
00:26:14Les secteurs qui doivent
00:26:15eux à chaque fois
00:26:16justifier de conditions particulières
00:26:17font un minimum
00:26:18de chiffre d'affaires
00:26:19qui est concerné
00:26:19par le carburant.
00:26:21On peut emprunter
00:26:22entre 5000 et 50 000
00:26:23alors à un taux
00:26:24tout de même
00:26:24je le précise
00:26:25de 3,80%
00:26:27certaines entreprises disent
00:26:28c'est trop
00:26:29il aurait fallu
00:26:29que ce soit un prêt
00:26:30à taux zéro.
00:26:30Est-ce que vous
00:26:31vous emprunteriez
00:26:32pour faire votre plein d'essence
00:26:33par exemple ?
00:26:34Le problème c'est qu'on
00:26:36n'en demande pas mieux
00:26:36de faire un prêt à taux zéro
00:26:37simplement ça coûte
00:26:38de l'argent public
00:26:39et l'argent public
00:26:40il n'y en a plus.
00:26:41Fabien Bouglet
00:26:41c'est chadokien
00:26:43cette histoire
00:26:43c'est-à-dire que vous allez
00:26:44prendre un crédit
00:26:45pour faire votre plein d'essence.
00:26:46Mais c'est l'habitude
00:26:46de la France
00:26:47que de faire des crédits
00:26:48pour les dépenses courantes.
00:26:50On est en train
00:26:50d'avoir un État
00:26:51qui est en train
00:26:52de vouloir proposer
00:26:53de faire des crédits
00:26:54pour les dépenses
00:26:55de la vie quotidienne
00:26:57mais c'est absolument honteux.
00:27:00On est dans un délire énergétique
00:27:01à tous les niveaux.
00:27:03On parlait de l'électrification
00:27:05des usages annoncés
00:27:06par Sébastien Lecornu
00:27:07et là on arrive au summum
00:27:09c'est-à-dire qu'on ne veut pas
00:27:10régler les problèmes
00:27:11parce que derrière
00:27:12ce qui est fondamental
00:27:14c'est que
00:27:15quels que soient
00:27:16les dérivés du pétrole
00:27:17l'augmentation du prix du pétrole
00:27:19n'a pas simplement
00:27:20des conséquences
00:27:21sur les concitoyens
00:27:22qui vont faire leur plein
00:27:23c'est sur les entreprises
00:27:24sur le coût du plastique
00:27:26le coût du kérosène
00:27:27on a vu
00:27:28les engrais
00:27:29l'agriculture
00:27:30les transporteurs
00:27:31donc la première chose à faire
00:27:33c'est faire des économies
00:27:34il y a des économies à faire
00:27:35je pourrais en parler
00:27:36tout à l'heure
00:27:36et de baisser la taxe
00:27:39la fameuse taxe carbone
00:27:40sur l'essence
00:27:41qui est à 65 centimes
00:27:42par litre
00:27:43la TICPE
00:27:44la baisser de moitié
00:27:45pour faire en sorte
00:27:46que les entreprises
00:27:48aient plus de marge
00:27:49de manœuvre
00:27:50et leur compétitivité
00:27:51améliorée
00:27:52et que derrière
00:27:53on n'est pas du chômage
00:27:55et de la destruction
00:27:56d'activités
00:27:57on rejoint
00:27:57la thématique
00:27:58de votre livre
00:27:59Yvan
00:27:59c'est vraiment
00:28:00on fait payer
00:28:01la révolution du réel
00:28:02on fait vraiment
00:28:03on fait payer
00:28:04les classes populaires
00:28:05les agriculteurs
00:28:07et là on est dans
00:28:08l'épreuve de vérité
00:28:09dans cette épreuve du réel
00:28:10dans ce que j'ai appelé
00:28:11la révolution du réel
00:28:12la révolution du bon sens
00:28:13disait l'administration Trump
00:28:15qui force maintenant
00:28:16à se rendre compte
00:28:17que le système
00:28:17ne fonctionne plus
00:28:18le système est irréformable
00:28:20parce que le système
00:28:20devrait permettre
00:28:21de baisser des taxes
00:28:22comme cela se fait
00:28:23singulièrement en Allemagne
00:28:24et ailleurs
00:28:25je parle des taxes
00:28:25sur le carburant
00:28:26afin de rendre
00:28:27le carburant plus accessible
00:28:28or le système
00:28:29ne le peut pas
00:28:29il n'y a plus d'argent
00:28:30alors sinon
00:28:31et M. Dufourc le dit
00:28:32ouvertement
00:28:32écoutez voilà
00:28:33ça fait 14 ans
00:28:34que je dirige
00:28:35les pays
00:28:35mais là j'ai plus un sou
00:28:36on est au bout
00:28:37du bout
00:28:37d'un système
00:28:38qui ne fonctionne plus
00:28:39et donc c'est tout à fait
00:28:39intéressant
00:28:40de vivre ces heures-là
00:28:42parce que ce sont
00:28:42des heures qui vont
00:28:43peut-être
00:28:44accélérer l'histoire
00:28:46je l'espérerai
00:28:47dans le fond
00:28:47et de prendre conscience
00:28:49qu'aujourd'hui
00:28:49il est temps de rompre
00:28:50avec 50 ans
00:28:52d'un système
00:28:52qui ne fonctionne plus
00:28:53on en arrive là
00:28:54c'est une période révolutionnaire
00:28:55non non je rejoins
00:28:56complètement Yvan
00:28:57en fait
00:28:57c'est peut-être
00:28:59finalement une bonne solution
00:29:00parce que là
00:29:01tout est bloqué
00:29:02rien ne bouge
00:29:03et tant que les gens
00:29:04vont vivoter
00:29:05il n'y a rien qui va se passer
00:29:06le jour où les gens
00:29:07vont commencer à se dire
00:29:08mais là c'est pas possible
00:29:09je ne peux pas aller travailler
00:29:10je ne peux pas chauffer
00:29:12là il y aura peut-être
00:29:13un début de quelque chose
00:29:14qui va commencer
00:29:14donc moi j'espère aussi
00:29:15qu'il y a un sursaut
00:29:16d'une certaine manière
00:29:17et vous dites ça
00:29:18et puis il y a aussi
00:29:19des baisses
00:29:20de réservation
00:29:21de vacances
00:29:22puisqu'on l'a dit
00:29:22l'Union Européenne
00:29:23s'inquiète
00:29:23des réapprovisionnements
00:29:25en kérosène
00:29:25près de 30%
00:29:27de chute
00:29:28des réservations
00:29:28pour les vacances
00:29:29aux vacances d'été
00:29:31pour l'été
00:29:33et donc qui sont faites
00:29:34au mois de mars
00:29:35les français hésitent
00:29:36notamment pour les voyages
00:29:38en Asie
00:29:38et pour l'IATA
00:29:39les hausses de prix
00:29:41sont inévitables
00:29:42c'est un reportage
00:29:43de Jean-Luc Thomas
00:29:45plus la réouverture
00:29:46du détroit d'Ormoustard
00:29:47plus l'aérien
00:29:49et les voyages
00:29:49en général
00:29:50naviguent à vue
00:29:51une seule certitude
00:29:53les compagnies
00:29:53craignent une pénurie
00:29:55de kérosène
00:29:56les compagnies
00:29:57qui ont acheté
00:29:58du kérosène
00:29:59à terme
00:29:59c'est-à-dire
00:30:00qui l'ont payé
00:30:00au prix de l'an dernier
00:30:01n'ont pas actuellement
00:30:03de soucis majeurs
00:30:04mais si le conflit
00:30:05est dur
00:30:06elles vont manquer
00:30:07de kérosène
00:30:08et elles vont devoir
00:30:08l'acheter
00:30:09au prix du marché
00:30:10actuel
00:30:11qui est au-delà
00:30:11de 100 dollars
00:30:13le baril de pétrole
00:30:13si ce conflit dure
00:30:15le prix des billets
00:30:16va continuer d'augmenter
00:30:17et mécaniquement
00:30:18le nombre de passagers
00:30:20va baisser
00:30:20les prix ont très très
00:30:21fortement augmenté
00:30:22avec des hausses carburants
00:30:24ou des modifications
00:30:24de tarifs
00:30:25et ça se traduit également
00:30:26par une baisse
00:30:27du nombre
00:30:28de vols disponibles
00:30:29c'est-à-dire
00:30:30que les compagnies
00:30:30ont réduit
00:30:31la voilure
00:30:32de manière à consommer
00:30:33moins de kérosène
00:30:34et à mieux remplir
00:30:35leurs avions
00:30:36la cherté du kérosène
00:30:37entraîne actuellement
00:30:38un surplus moyen
00:30:39de 50 euros par billet
00:30:41les hausses qu'on a eues
00:30:42pour l'instant
00:30:43sont acceptables
00:30:44après il peut y avoir
00:30:45des hausses
00:30:46très importantes
00:30:46j'ai eu une confrère
00:30:48qui a eu un dossier
00:30:48qui a été augmenté
00:30:49de 800 euros
00:30:50parce que sur des classes
00:30:51affaires
00:30:514 personnes
00:30:52200 euros
00:30:53l'effet multiplicateur
00:30:54est assez important
00:30:54les agences de voyage
00:30:56sont d'ores et déjà
00:30:57pénalisées
00:30:58sur les réservations
00:30:59de cet été
00:31:00et de l'automne prochain
00:31:01faute de visibilité
00:31:03reportage de Jean-Luc Thomas
00:31:05et justement
00:31:05nous sommes avec
00:31:06le président de Tourcom
00:31:08Richard Venopoulos
00:31:09bonjour monsieur
00:31:10merci d'être avec nous
00:31:11en direct
00:31:11dans Midignos
00:31:13vous la sentez
00:31:14très clairement
00:31:15cette chute
00:31:16des réservations ?
00:31:18alors oui
00:31:19lorsque les événements
00:31:21ont commencé
00:31:21dans le golfe
00:31:22on a vraiment eu
00:31:22une baisse de 20 à 30%
00:31:24de réservations
00:31:25aujourd'hui
00:31:26depuis 10-15 jours
00:31:27les réservations
00:31:28ont repris
00:31:29on n'a pas
00:31:29des destinations
00:31:30bien fixes
00:31:31mais disons que
00:31:31l'Afrique
00:31:32et une partie de l'Asie
00:31:33quand même
00:31:33est réservée
00:31:34ce ne sont plus
00:31:35des vols
00:31:36avec un changement
00:31:37dans le golfe
00:31:37avec des compagnies
00:31:38du golfe
00:31:38mais des compagnies
00:31:39en direct
00:31:39comme Air France
00:31:40la Thaïs
00:31:41Vietnam
00:31:41Air Line
00:31:41etc
00:31:41est-ce que
00:31:42quand on a acheté
00:31:43son billet d'avion
00:31:44on ne peut pas
00:31:45revenir
00:31:46deux mois plus tard
00:31:47la compagnie
00:31:47ne peut pas revenir
00:31:48deux mois plus tard
00:31:48en disant
00:31:49en fait
00:31:49votre billet
00:31:49va coûter plus cher
00:31:50parce que le kérosène
00:31:51coûte plus cher
00:31:52alors aujourd'hui
00:31:53il y a des suppléments
00:31:54des fameux suppléments
00:31:55kérosène
00:31:55et les agents de voyage
00:31:56se précipitent
00:31:57pour émettre les billets
00:31:58immédiatement
00:31:58afin d'éviter ces taxes
00:32:00une fois qu'un billet
00:32:01a été mis
00:32:01on ne peut pas redemander
00:32:02rétroactivement
00:32:03la taxe
00:32:04c'est interdit
00:32:04certaines compagnies
00:32:05low cost le font
00:32:06mais c'est illégal
00:32:08et donc pour l'instant
00:32:09ceux qui ont pris
00:32:10leur voyage
00:32:11sont entre guillemets
00:32:11sereins
00:32:13ah oui
00:32:13ceux qui ont pris
00:32:14leurs billets
00:32:14et qui ont acheté
00:32:15leur voyage
00:32:16c'est terminé
00:32:16ils n'auront pas
00:32:17de suppléments
00:32:17comment est-ce que
00:32:18vous même
00:32:20vous recevez
00:32:22cette alerte
00:32:22de l'Union Européenne
00:32:23qui s'inquiète
00:32:24de possibles problèmes
00:32:24d'approvisionnement
00:32:25en kérosène
00:32:25dans un avenir proche
00:32:26comment est-ce que
00:32:27vous en tant que voyagiste
00:32:29est-ce que vous êtes inquiet
00:32:30et si oui
00:32:31qu'est-ce que vous allez faire
00:32:33franchement
00:32:33je n'y crois pas du tout
00:32:34si on commence
00:32:35à manquer de kérosène
00:32:36en Europe
00:32:36et dans d'autres pays
00:32:37ça serait quand même
00:32:38assez bizarre
00:32:39je veux bien comprendre
00:32:40qu'il y ait 20%
00:32:41de comment dirais-je
00:32:42que le pétrole
00:32:43sera récupéré
00:32:43dans cette zone-là
00:32:44mais il y a bien
00:32:45d'autres pays
00:32:45et on voit bien
00:32:46que la Russie
00:32:46commence aussi
00:32:47à vendre son pétrole
00:32:48donc les Etats
00:32:49trouveront
00:32:49les compagnies aériennes
00:32:51comme d'ailleurs
00:32:51les stations d'essence
00:32:52ont augmenté leurs tarifs
00:32:53avant même
00:32:53que le kérosène augmente
00:32:54ou que l'essence augmente
00:32:55donc au moins
00:32:56on ne s'inquiète pas
00:33:01banquer pour les pays
00:33:02donc le pétrole
00:33:03ils le trouveront
00:33:04mais par contre
00:33:04c'est sûr
00:33:05on va payer la différence
00:33:06Merci beaucoup
00:33:07Richard Venopoulos
00:33:08d'avoir été quelques instants
00:33:09avec nous
00:33:10dans Midi News
00:33:10Fabien Bouglet
00:33:11ce monsieur a raison
00:33:13de dire qu'effectivement
00:33:14si on commence
00:33:15à toucher à tout
00:33:15c'est toute l'économie
00:33:16qui s'effondre
00:33:17Exactement
00:33:17et on a eu déjà
00:33:19des exemples dans l'histoire
00:33:20où l'économie s'est effondrée
00:33:21en 1973-74
00:33:23avec le choc pétrolier
00:33:24on a dû résoudre
00:33:26le pétrole avait été
00:33:27multiplié par 7
00:33:28c'est encore pire
00:33:29qu'aujourd'hui
00:33:29donc là
00:33:29ça reste le modèle
00:33:32c'est pour ça que
00:33:33quand monsieur
00:33:34non pas Lombard
00:33:35mais Roland Lescure
00:33:37avait parlé
00:33:37de choc pétrolier
00:33:38on avait quand même
00:33:39calmé le jeu
00:33:40en disant
00:33:41choc pétrolier
00:33:41ça a été en 1973-179
00:33:43mais pas
00:33:44on a eu un choc gazier
00:33:45où le prix du gaz
00:33:46a été multiplié par 7
00:33:47en 2021
00:33:48c'était un vrai choc gazier
00:33:50multiplication du cours
00:33:51par 7
00:33:52avec toute une pédagogie
00:33:54du gouvernement
00:33:54qui avait dit
00:33:55voilà
00:33:55je crois que ça c'est encore
00:33:57de l'esbrouf
00:33:57pour pouvoir justifier
00:33:58les taxes
00:33:59les machins
00:34:00parce que Roland Lescure
00:34:01c'est un spécialiste
00:34:02parce qu'on ne baisse pas
00:34:03les taxes
00:34:04l'ambassadeur
00:34:05besoin de nos souris
00:34:06ça ça veut dire
00:34:06qu'il acquiesce
00:34:07j'imagine
00:34:07absolument
00:34:08mais par contre
00:34:09ce qui est intéressant
00:34:11c'est de voir que
00:34:12la question principale
00:34:13n'est pas que la question
00:34:14de l'essence
00:34:15c'est la question
00:34:16de l'infusion
00:34:17de l'augmentation
00:34:18du pétrole
00:34:19sur la totalité
00:34:20de l'économie
00:34:21ça c'est vraiment important
00:34:22les plastique
00:34:22les engrais
00:34:23le kérosène
00:34:25c'est vraiment essentiel
00:34:26et toute l'économie
00:34:28du pétrole
00:34:29vous avez raison
00:34:30Emmanuel Macron
00:34:31a tweeté
00:34:32sur la menace
00:34:33effectivement
00:34:34des pays du Golfe
00:34:35on va voir
00:34:36peut-être le tweet
00:34:37apparaître
00:34:38à l'écran
00:34:39voilà
00:34:39je me suis entretenu
00:34:40avec le président
00:34:41Pézeskian
00:34:42et avec Donald Trump
00:34:43j'ai appelé à reprendre
00:34:44les négociations
00:34:45interrompues
00:34:45à Islamabad
00:34:46clarifier les malentendus
00:34:47il est essentiel
00:34:48que le cessez-le-feu
00:34:49soit strictement respecté
00:34:50par tous
00:34:50il est aussi important
00:34:52que soit rouvert
00:34:52le détroit d'Hormuz
00:34:53à ces conditions
00:34:55les négociations
00:34:55devraient pouvoir
00:34:56reprendre rapidement
00:34:57alors moi j'aime beaucoup
00:34:59la façon très optimiste
00:35:02qu'a Emmanuel Macron
00:35:03de voir les choses
00:35:04on verra si les choses
00:35:06lui donneront raison
00:35:07je crois que
00:35:08nous avons également
00:35:08une réaction
00:35:09de Jean-Noël Barrault
00:35:11le ministre des affaires étrangères
00:35:13que l'on peut écouter
00:35:16simplement à mobiliser
00:35:17tous les pays
00:35:18qui comme la France
00:35:19souhaite que
00:35:20dès lors que le calme
00:35:21sera revenu
00:35:22que les hostalités
00:35:23prendront fin
00:35:24que la fluidité
00:35:26du transport maritime
00:35:27puisse reprendre au plus vite
00:35:28pour que nous cessions
00:35:30de subir
00:35:30dans notre vie quotidienne
00:35:32les conséquences
00:35:33de cette guerre
00:35:34que nous n'avons pas choisie
00:35:35voilà
00:35:35c'est une guerre
00:35:36que nous n'avons pas choisie
00:35:37donc il y a une sorte
00:35:38de
00:35:38j'allais dire
00:35:39d'exaspération
00:35:41presque
00:35:42monsieur Besancenot
00:35:43du ministre
00:35:44Jean-Noël Barrault
00:35:45et en même temps
00:35:47paradoxalement
00:35:47un tweet extrêmement
00:35:49on va revoir le tweet
00:35:50d'Emmanuel Macron
00:35:51extrêmement optimiste
00:35:52en fait du chef de l'État
00:35:53alors je ne sais pas
00:35:54s'il est optimiste
00:35:55mais d'abord tout diplomate
00:35:56doit rester optimiste
00:35:57parce que sinon
00:35:58on ne trouve pas de solution
00:35:59on se demande
00:35:59lequel est plus diplomate
00:36:00que l'autre
00:36:01ça qui est assez étonnant
00:36:02non mais la réalité
00:36:03simplement
00:36:04c'est qu'on voit bien
00:36:05qu'il y a une pression
00:36:06très forte
00:36:06un peu partout
00:36:07y compris aux États-Unis
00:36:09pour que ce conflit
00:36:10trouve une issue
00:36:11parce que naturellement
00:36:13les implications
00:36:14seraient tellement désastreuses
00:36:15pour l'ensemble
00:36:16de la planète
00:36:16qu'il y a des pressions
00:36:18très fortes
00:36:18qui viennent de Chine
00:36:19à l'intérieur des États-Unis
00:36:20des pays européens
00:36:21et des pays du Golfe
00:36:22en particulier
00:36:23parce que eux-mêmes
00:36:24veulent éviter naturellement
00:36:25de se trouver
00:36:26dans une situation catastrophique
00:36:28où on bombarde
00:36:29des installations pétrolières
00:36:30et gazières
00:36:30voire les usines
00:36:32de dessalement d'eau de mer
00:36:33et puis alors
00:36:34il y a un autre aspect
00:36:35c'est que
00:36:35tout le monde
00:36:36finit par être un peu conscient
00:36:38qu'in fine
00:36:39il faudra quand même
00:36:40trouver une forme
00:36:41d'arrangement
00:36:41avec les Iraniens
00:36:43parce que naturellement
00:36:44ils conserveront
00:36:45on a un double blocus
00:36:47mais en même temps
00:36:48les Iraniens
00:36:48conserveront
00:36:49dans tous les cas de figure
00:36:50une capacité de nuisance
00:36:51qui leur permettrait
00:36:53naturellement
00:36:53de tirer sur un métanier
00:36:56ou sur un pétrolier
00:36:56et à ce moment-là
00:36:58les assureurs
00:36:58ne baisseront jamais
00:36:59leur prix
00:36:59comme disait
00:37:00je ne sais plus
00:37:01quel expert sur ce plateau
00:37:02ça fait 47 ans
00:37:03qu'ils s'y préparent
00:37:03justement à cette étape
00:37:04bien sûr
00:37:04et donc si vous voulez
00:37:06les pays du Golfe
00:37:07peuvent ne pas aimer
00:37:09du tout le régime iranien
00:37:10pour de bonnes raisons
00:37:11mais en revanche
00:37:12ils savent qu'ils devront
00:37:13vivre avec lui
00:37:13puisque de toute façon
00:37:14c'est leur voisin immédiat
00:37:15et comme leur priorité
00:37:17c'est le développement économique
00:37:18leur grand projet
00:37:19ils savent très bien
00:37:20que si la zone
00:37:21reste sous tension
00:37:22et bien naturellement
00:37:23il n'y aura pas
00:37:24d'investisseurs internationaux
00:37:25qui viendront sur ces projets
00:37:26donc ce sont tous les facteurs
00:37:28qui amènent à
00:37:29alors je ne sais pas
00:37:30si on appelle ça
00:37:31de l'optimisme
00:37:31mais en tout cas
00:37:32qui montrent
00:37:33qu'il y a une vraie volonté
00:37:34d'essayer de trouver une issue
00:37:35quand même
00:37:35voilà vraie volonté
00:37:36avec encore
00:37:37on le rappelle
00:37:37cette visioconférence
00:37:38prévue par le chef de l'Etat
00:37:39avec son homologue
00:37:41Kerstarmer
00:37:43vendredi
00:37:44je vous donne la parole
00:37:44dans un instant
00:37:45Yvan Riaufoul
00:37:46mais d'abord
00:37:47le devoir m'appelle
00:37:48et nous devons
00:37:50absolument rejoindre
00:37:51à Dubaï
00:37:51Eva Dipat
00:37:52qui patiente
00:37:53pour nous expliquer
00:37:54la situation
00:37:55dans les pays du Golfe
00:37:57Eva
00:37:58l'Iran a prévenu
00:37:59très clairement
00:37:59si ses ports sont visés
00:38:00aucun port du Golfe
00:38:02ni du Golfe d'Oman
00:38:02ne sera en sécurité
00:38:04les pays du Golfe
00:38:06clairement
00:38:06craignent-ils la menace ?
00:38:10Eh bien en tout cas
00:38:11la menace
00:38:12est prise au sérieux
00:38:13et la nervosité
00:38:14remonte dans le Golfe
00:38:15on le voit ici
00:38:16sur le terrain
00:38:16à Dubaï
00:38:17on entend de nouveau
00:38:19les chasseurs
00:38:19dans le ciel
00:38:20signe d'une vigilance accrue
00:38:21alors que l'atmosphère
00:38:22était nettement
00:38:24plus calme
00:38:24la semaine dernière
00:38:25après l'annonce
00:38:26de la trêve
00:38:26et cette menace iranienne
00:38:28vise des points
00:38:29névralisiques
00:38:30très précis
00:38:30aux Émirats
00:38:32le point le plus sensible
00:38:33c'est sans doute
00:38:34Fujaira
00:38:34sur le Golfe d'Oman
00:38:36en dehors du détroit
00:38:37d'Ormuz
00:38:38et qui a été déjà visé
00:38:39à plusieurs reprises
00:38:40par des drones iraniens
00:38:41depuis le début
00:38:42de la guerre
00:38:43c'est en fait
00:38:44la grande voie
00:38:45de contournement
00:38:46d'Ormuz
00:38:47pour le brut émirien
00:38:48les exportations
00:38:49reposent sur un
00:38:50sur un oléoduc
00:38:51capable d'achéminer
00:38:53environ 1,8 million
00:38:54de barils par jour
00:38:55depuis Abu Dhabi
00:38:56soit près de 60%
00:38:58des volumes exportés
00:38:59par le pays
00:39:00avant le début
00:39:01du conflit
00:39:02et puis autre
00:39:03zone critique
00:39:04l'axe
00:39:05Rastanoura
00:39:06Yambou
00:39:06en Arabie Saoudite
00:39:07Rastanoura
00:39:08qui est sur le golfe
00:39:09arabo-persique
00:39:10et qui abrite
00:39:11le plus grand port
00:39:12pétrolier au monde
00:39:13au cœur
00:39:14de la principale région
00:39:15productrice
00:39:16du royaume
00:39:17depuis la fermeture
00:39:18d'Ormuz
00:39:19Riyad
00:39:19redirige
00:39:20environ 7 millions
00:39:21de barils par jour
00:39:22par cet oléoduc
00:39:24vers Yambou
00:39:25sur la mer Rouge
00:39:27devenue
00:39:27sa seule
00:39:28grande voie
00:39:29d'exportation
00:39:30de brut
00:39:30or cette infrastructure
00:39:32a été déjà
00:39:33et vient d'être
00:39:35réparée
00:39:36en fait
00:39:36la semaine dernière
00:39:37elle a été attaquée
00:39:37par les drones
00:39:38d'Iraniens
00:39:39et ensuite
00:39:41le risque
00:39:42est aussi
00:39:42double
00:39:43pour les Saoudiens
00:39:44parce que
00:39:45Téhéran
00:39:45a aussi évoqué
00:39:47hier
00:39:47la possibilité
00:39:48d'une fermeture
00:39:48de Bab el-Mandeb
00:39:49à l'entrée
00:39:50de la mer Rouge
00:39:51via les rebelles
00:39:53outils
00:39:53et puis
00:39:54le Qatar
00:39:55lui
00:39:55regarde surtout
00:39:56vers Ras Lafane
00:39:58le cœur gazier
00:39:59du pays
00:39:59lui aussi
00:40:00endommagé
00:40:01pendant cette guerre
00:40:02et puis
00:40:02en fait
00:40:03dans ce contexte
00:40:04les monarchies du Golfe
00:40:05affichent
00:40:05une ligne
00:40:06assez prudente
00:40:07il faut dire
00:40:08mais avec
00:40:09des nuances
00:40:10les Émirats
00:40:11ont dit
00:40:11à plusieurs reprises
00:40:12être prêts
00:40:13à participer
00:40:13à toute
00:40:14initiative internationale
00:40:15menée par les Etats-Unis
00:40:17pour sécuriser
00:40:18la navigation
00:40:18dans le détroit
00:40:19d'Hormuz
00:40:19Doha
00:40:20quant à elle
00:40:21a appelé
00:40:21à maintenir
00:40:22les voies maritimes
00:40:23ouvertes
00:40:24et refuse
00:40:25qu'elles deviennent
00:40:26un moyen de pression
00:40:27enfin
00:40:28Riyad
00:40:28postrée
00:40:29en coulisses
00:40:30Washington
00:40:30a renoncé
00:40:32au blocus
00:40:32par crainte
00:40:33d'une escalade
00:40:34régionale
00:40:35majeure
00:40:36selon les médias
00:40:36américains
00:40:37merci pour ces
00:40:38toutes précisions
00:40:39très précieuses
00:40:40merci
00:40:40Avadi Pat
00:40:41qui est donc
00:40:42correspondante
00:40:43de CNews
00:40:44à Dubaï
00:40:45oui mon cher Yvan
00:40:46non je voulais simplement
00:40:47remarquer à quel point
00:40:48l'histoire piétinée
00:40:50concernant en tout cas
00:40:50nos rapports avec le monde
00:40:51arabo-musulman
00:40:52et les producteurs de pétrole
00:40:53parce que nous évoquions
00:40:55la crise pétrolière
00:40:56de 1973
00:40:57qui avait été résolue
00:40:59en partie
00:41:00parce que l'Occident
00:41:01avait acheté
00:41:01sa sécurité pétrolière
00:41:03grâce à des accords
00:41:05léonins
00:41:05vis-à-vis notamment
00:41:06du monde arabo-musulman
00:41:07qui avait imposé
00:41:08à travers une immigration
00:41:10et une inclusion
00:41:12de ces populations
00:41:13le fait que
00:41:15effectivement
00:41:15en réponse
00:41:21la sécurité pétrolière
00:41:23pouvait être assurée
00:41:24et j'ai l'impression
00:41:25qu'on retombe
00:41:26dans ce même piège
00:41:27où effectivement
00:41:28enfin là
00:41:29il n'est pas question
00:41:30d'inclure des populations
00:41:31oui mais vous n'en savez rien
00:41:33justement
00:41:33comme nous sommes dépendants
00:41:34à ce point maintenant
00:41:35des pays
00:41:35c'est une suspicion
00:41:36qui vous appartient
00:41:37Yvon Rioufol
00:41:38mais
00:41:38oui oui bien sûr
00:41:39mais je fais quand même
00:41:40ce parallèle là
00:41:40car nous n'avons pas
00:41:41effectivement de force
00:41:42de négociation supérieure
00:41:4550 ans après
00:41:46pour pouvoir nous débarrasser
00:41:47de ce pétrole là
00:41:48nous n'avons pas fait
00:41:49l'effort
00:41:49pour penser
00:41:51à des solutions
00:41:52alternatives
00:41:53en tout cas
00:41:53pas d'effort suffisant
00:41:54et il me semble
00:41:55qu'on retombe
00:41:55dans ce piège
00:41:56effectivement
00:41:57d'une dépendance
00:41:59face à des exigences
00:42:01de pays musulmans
00:42:02la seule chose
00:42:02qui peut peut-être
00:42:03éventuellement changer
00:42:04pour tous ces pays
00:42:04en fait
00:42:05tous ces méronachies pétrolières
00:42:06c'est que pour la première fois
00:42:07elles vont être obligées
00:42:07peut-être de choisir
00:42:08et d'arrêter de faire
00:42:09une sorte de double jeu
00:42:10c'est-à-dire que par exemple
00:42:11tous ces pays
00:42:12qui d'une certaine façon
00:42:14laissaient un petit peu
00:42:15certaines de leur espèce
00:42:16financer des mouvements en Iran
00:42:17peut-être qu'à un moment
00:42:18ils se rendent compte
00:42:19qu'en fait la duplicité
00:42:20à un moment
00:42:20on va leur demander de choisir
00:42:21ils vont devoir se positionner
00:42:23alors que là pour l'instant
00:42:23ils jouaient un peu
00:42:24sur les deux tableaux
00:42:25personnellement
00:42:25je ne crois pas
00:42:26à un monde binaire
00:42:29mais là ça va être compliqué
00:42:30pour eux
00:42:30de ne pas se positionner
00:42:33parce qu'on va leur payer
00:42:33ce sera tout aussi compliqué
00:42:34si vous me le permettez
00:42:35d'avoir des solutions
00:42:38ou en tout cas
00:42:38des décisions aussi radicales
00:42:40que de choisir
00:42:41choisir c'est renoncer
00:42:42d'ailleurs
00:42:42dit-on
00:42:43oui mais si je ne souhaite pas
00:42:44autrement
00:42:44en tout état de cause
00:42:45pour vous dire
00:42:46ce qu'a dit
00:42:47M. Yvan Riouffel
00:42:49il ne faut pas oublier
00:42:50que la France
00:42:50a profité
00:42:51de cette crise pétrolière
00:42:53de 73-74
00:42:54pour construire
00:42:55son parc électronucléaire
00:42:56et que pour son électricité
00:42:58la France ne dépend pas
00:42:59d'énergie fossile
00:43:00ou de manière marginale
00:43:01donc il y a bien une solution
00:43:02et la France
00:43:03est un exemple
00:43:04pour l'Europe
00:43:05ça c'est la première chose
00:43:06la deuxième chose
00:43:07je voudrais quand même saluer
00:43:08on a parlé d'optimisme
00:43:09à propos du tweet
00:43:10d'Emmanuel Macron
00:43:11je ne suis pas
00:43:13vraiment pas macroniste
00:43:14mais moi je pense
00:43:15que là
00:43:16Emmanuel Macron
00:43:17renoue avec la prudence
00:43:18de la France
00:43:19et de la diplomatie française
00:43:20non alignée
00:43:21ni vers les Etats-Unis
00:43:22ou l'Union soviétique
00:43:23et je trouve
00:43:25que ça renvoie
00:43:27vous vous souvenez
00:43:28ce discours
00:43:28de Dominique de Villepin
00:43:31à l'ONU
00:43:32ça renvoie
00:43:33à cette diplomatie
00:43:34de la France
00:43:35pas tout mélangé
00:43:36non mais
00:43:36ça renvoie
00:43:37à une forme
00:43:37de diplomatie
00:43:38de prudence
00:43:40il a dit dès le début
00:43:41qu'il ne participerait pas
00:43:42à la guerre
00:43:43ça fait des années
00:43:44qu'on aurait bien aimé
00:43:45qu'Emmanuel Macron
00:43:45soit plus prudent
00:43:46Bertrand Benchot
00:43:47non mais ce que je veux dire
00:43:48c'est que cette crise
00:43:49est en train d'accélérer
00:43:50le mouvement
00:43:51vers un monde
00:43:52multipolaire
00:43:53c'est à dire
00:43:53que concrètement
00:43:54c'est vrai
00:43:55des pays européens
00:43:57c'est vrai également
00:43:58des monarchies du Golfe
00:43:59qui souhaitent maintenant
00:44:00s'émanciper
00:44:01par certains côtés
00:44:02de la tutelle américaine
00:44:04et qui pratiquent
00:44:05de plus en plus
00:44:06une politique gaullienne
00:44:07c'est à dire
00:44:08elles s'occupent
00:44:09de leurs intérêts
00:44:10donc vous rejoignez
00:44:10ce que dit Ophélie Rock
00:44:11c'est à dire
00:44:11qu'ils vont devoir
00:44:12en tout cas
00:44:12prendre des décisions
00:44:13oui oui
00:44:13non mais tout à fait
00:44:14mais ils y réfléchissent
00:44:15depuis un certain temps
00:44:16et ils pensent
00:44:17à leurs intérêts à eux
00:44:18ils vont pratiquer
00:44:19du plurialignement
00:44:20ce que font déjà
00:44:21le Brésil
00:44:22l'Inde
00:44:22ou l'Indonésie
00:44:24ce qui ne veut pas dire
00:44:25qu'ils renonceront
00:44:25à la protection américaine
00:44:27parce qu'ils se méfient
00:44:28toujours autant
00:44:28quand même de l'Iran
00:44:29et ils savent
00:44:30que ça ne sera
00:44:30ni la Russie
00:44:31ni la Chine
00:44:32qui viendra les protéger
00:44:33s'il y avait un problème
00:44:34néanmoins
00:44:34ils ne veulent plus
00:44:35être simplement
00:44:36un peu
00:44:37la marionnette
00:44:38de Washington
00:44:39voilà ce qu'on pouvait dire
00:44:40à ce stade
00:44:41dans un instant
00:44:41juste après
00:44:42le journal de 14h
00:44:43nous irons
00:44:44en Israël
00:44:45pour voir comment est-ce que
00:44:46les Israéliens vivent
00:44:48les négociations
00:44:49qui vont avoir lieu
00:44:50aujourd'hui
00:44:51entre Libanais
00:44:52et Israéliens
00:44:53c'est une première
00:44:53depuis 1983
00:44:54restez avec nous
00:44:55dans Midi News
00:44:58et dans un instant
00:44:59nous irons en Israël
00:45:01puisque des négociations
00:45:02importantes s'ouvrent
00:45:02entre Libanais
00:45:03et Israéliens
00:45:04aujourd'hui
00:45:05c'est une première
00:45:05depuis 1983
00:45:06mais d'abord
00:45:07les toutes dernières
00:45:08informations
00:45:09avec Sandra Chiumbo
00:45:10malgré les pourparlers
00:45:11ce mardi à Washington
00:45:12les échanges de frappes
00:45:14se poursuivent
00:45:14sur le terrain
00:45:15entre Libanais
00:45:16et Israéliens
00:45:17Tsaal affirme
00:45:19avoir ciblé
00:45:20environ 150 types
00:45:22du Hezbollah
00:45:22ces dernières 24h
00:45:24dans de nombreuses
00:45:25zones du sud
00:45:25du Liban
00:45:26l'armée israélienne
00:45:27se félicite
00:45:27d'avoir visé
00:45:28des lances-roquettes
00:45:29et des drones
00:45:29des structures militaires
00:45:30et des cellules terroristes
00:45:32de son côté
00:45:33le Pakistan
00:45:33cherche de nouveau
00:45:34à ramener l'Iran
00:45:35et les Etats-Unis
00:45:36à la table des négociations
00:45:37après l'échec
00:45:38des pourparlers
00:45:38samedi dernier
00:45:39à Islamabad
00:45:40la réunion
00:45:41pourrait avoir lieu
00:45:42prochainement
00:45:43avant la fin
00:45:44de la période
00:45:44de cesser le feu
00:45:45la semaine prochaine
00:45:46des efforts sont d'ailleurs
00:45:47en cours
00:45:47pour prolonger
00:45:48cette trêve
00:45:49et puis on termine
00:45:50avec ces images fortes
00:45:51Cécile Colleur
00:45:52et Jacques Paris
00:45:52ex-otages en Iran
00:45:54ont décroché
00:45:55leur portrait
00:45:56sur les grilles
00:45:57de l'Assemblée nationale
00:45:58ce mardi
00:45:58un acte symbolique
00:46:00aux côtés de
00:46:00Yael Brown-Pivet
00:46:01la présidente
00:46:02de l'institution
00:46:03est sous un tonnerre
00:46:04d'applaudissements
00:46:04Jean-Noël Barraud
00:46:05le ministre des affaires étrangères
00:46:07a salué le courage
00:46:08des deux français
00:46:09et la mobilisation
00:46:10autour de leur sort
00:46:11écoutez
00:46:12je veux d'abord témoigner
00:46:14de mon admiration
00:46:17du courage
00:46:19et de l'humanité
00:46:20dont Cécile et Jacques
00:46:23nous ont fait la démonstration
00:46:25je crois que c'est une
00:46:27leçon pour chacune
00:46:29et chacun d'entre nous
00:46:30témoigner de ma gratitude
00:46:31à l'égard de la présidente
00:46:34de l'Assemblée nationale
00:46:35mais aussi des parlementaires
00:46:36qui se sont mobilisés
00:46:38inlassablement
00:46:39depuis bientôt quatre ans
00:46:41pour que personne n'oublie
00:46:45le sort de Cécile et Jacques
00:46:47et pour que leur voix
00:46:50ne s'éteigne pas
00:46:51dans l'enfer
00:46:53dans l'étouffoir
00:46:54de la détention
00:46:57Et voilà pour l'essentiel
00:46:58de l'actualité Pierre
00:46:59Merci beaucoup Sandra
00:47:00Chiambo
00:47:01en effet quatre ans
00:47:02de détention
00:47:03de Cécile Collère
00:47:05et Jacques Paris
00:47:05On va reparler de l'Iran
00:47:06dans un instant
00:47:07mais d'abord la chronique éco
00:47:09Votre programme
00:47:10avec Bien Ici
00:47:11On est bien ici
00:47:13Trouvez votre futur logement
00:47:14par vie de quartier
00:47:15et temps de trajet
00:47:16sur bienici.com
00:47:17Avec Eric de Ritmatène
00:47:19Bonjour Eric
00:47:19Bonjour Pierre
00:47:20Vous souhaitez revenir
00:47:21sur le 1er mai
00:47:22les règles auraient pu
00:47:24être assouplies
00:47:24mais le gouvernement
00:47:25a en effet reculé
00:47:27sous la contrainte
00:47:27des socialistes
00:47:28Quel gâchis ?
00:47:29Ben oui c'est un gâchis
00:47:30parce qu'en France
00:47:31on est l'un des pays d'Europe
00:47:32où l'on travaille le moins
00:47:34à force de détruire
00:47:35cette valeur travail
00:47:36comme on le fait depuis des années
00:47:37on crée même des entreprises
00:47:39de démotivation
00:47:41je dis bien
00:47:41et bien la gauche
00:47:42notamment qui a toujours défendu
00:47:43les valeurs du travail
00:47:44les syndicats
00:47:45la CGT le faisait
00:47:46elle fait l'inverse aujourd'hui
00:47:47on le voit bien
00:47:47avec le recul sur le 1er mai
00:47:49et du coup
00:47:50notre productivité
00:47:51est vraiment en chute libre
00:47:53Et donc vous voulez dire
00:47:55qu'en interdisant
00:47:56à ceux qui voudraient
00:47:57le travailler
00:47:57puisque ça va aussi
00:47:58à ceux qui voudraient
00:48:00le faire le 1er mai
00:48:01on perd des points
00:48:02de productivité
00:48:03Voilà
00:48:03Alors vous voyez les chiffres ici
00:48:05on est vraiment en dessous
00:48:06si vous calculez
00:48:07en nombre d'heures de travail
00:48:08sur un an
00:48:09en France
00:48:10on est à 1664 heures par an
00:48:12l'Allemagne est à 1785
00:48:14la moyenne de l'Union Européenne
00:48:15c'est 1800
00:48:16donc on est vraiment
00:48:17au-dessous de la moyenne
00:48:18alors si on calcule
00:48:19par rapport à l'Union Européenne
00:48:21c'est 136 heures de moins
00:48:22par an
00:48:23ça fait ramener
00:48:25à 35 heures par
00:48:26enfin 7 heures
00:48:27par jour de travail
00:48:28et bien vous voyez
00:48:29on perd 19 jours
00:48:30de travail par an
00:48:31donc ça c'est considérable
00:48:32on crée plus suffisamment
00:48:34de richesses
00:48:34alors on demande souvent
00:48:35ce qu'est la productivité
00:48:37alors il y a plusieurs paramètres
00:48:38qui ont été calculés
00:48:39la productivité
00:48:40c'est d'abord
00:48:42elle vient du nombre
00:48:43de produits que l'on fabrique
00:48:44bien entendu
00:48:44plus on fabrique de produits
00:48:45plus on est productif
00:48:46la valeur ajoutée
00:48:47qui est créée
00:48:48donc ça
00:48:49bah écoutez en France
00:48:50on a le luxe
00:48:50qui crée de la valeur ajoutée
00:48:51mais c'est pas suffisant
00:48:52l'automobile on le voit bien
00:48:53on délocalise
00:48:54donc on crée plus de valeur
00:48:55d'ailleurs on voit
00:48:56la balance commerciale
00:48:57qui continue de tomber
00:48:58les heures travaillées
00:49:00bah j'en ai parlé
00:49:01c'est pas suffisant
00:49:02salariés qualifiés
00:49:03c'est extrêmement important
00:49:04d'être qualifiés
00:49:04ça en France
00:49:05on est plutôt bon
00:49:06et c'est pour ça
00:49:06que notre productivité
00:49:07peut-être pas formidable
00:49:09mais en tout cas
00:49:09elle reste quand même
00:49:10à un niveau
00:49:10grâce à nos ouvriers qualifiés
00:49:12grâce à nos ingénieurs
00:49:13et l'organisation
00:49:14et la motivation
00:49:15c'est aussi le point essentiel
00:49:16et malheureusement
00:49:17ça
00:49:17ça baisse également
00:49:18donc vous le voyez
00:49:19la richesse créée par habitant
00:49:21elle est à 40 000 euros
00:49:22par habitant en France
00:49:23on est là aussi
00:49:24sous la moyenne européenne
00:49:25voilà pourquoi
00:49:26le 1er mai
00:49:27bon après tout
00:49:28on n'oblige pas
00:49:28les gens à travailler
00:49:29le 1er mai
00:49:30c'est sur la base du volontariat
00:49:31c'est pour certains métiers
00:49:32fleuristes, boulangers etc
00:49:33on va leur dire
00:49:34non
00:49:34vous ne pouvez pas travailler
00:49:36vous devez vous reposer
00:49:37parce que c'est une obligation
00:49:38un jour chômé le 1er mai
00:49:39obligation de se reposer
00:49:41sauf dans certains métiers
00:49:42comme l'armée
00:49:43la gendarmerie
00:49:44la police
00:49:44la santé
00:49:45mais on en reparlera tout à l'heure
00:49:46bien sûr on en reparlera
00:49:47et vous resterez avec nous
00:49:48merci beaucoup
00:49:48Eric de Ritmatène
00:49:59et de ce 1er mai
00:50:00on en reparlera
00:50:01bien sûr
00:50:01et des décisions du gouvernement
00:50:02puisque je sens
00:50:03que ça piaffe
00:50:04de mon côté
00:50:05du côté d'Ophélie
00:50:06qui voulait réagir là-dessus
00:50:07par rapport à la chronique
00:50:09et en fait
00:50:09moi j'entends ça
00:50:10je me dis
00:50:13mince quoi
00:50:13touché au 1er mai
00:50:14il y a quand même
00:50:15quelque chose
00:50:15au-delà de l'aspect financier
00:50:16qui est de l'aspect
00:50:17purement symbolique
00:50:18mais on en reparlera
00:50:19oui mais ça
00:50:20en fait
00:50:20quand on vous dit
00:50:22mais on oblige personne
00:50:23mais si vous êtes boulanger
00:50:24et que votre patron
00:50:25décide d'ouvrir
00:50:26ça va être compliqué
00:50:27de me dire
00:50:27mais je n'ai pas envie
00:50:28de bosser le 1er mai
00:50:28ça s'appelle
00:50:29mettre un rond dans un carré
00:50:30donc voilà
00:50:32non mais c'est pour ça
00:50:32j'ai des réflexes
00:50:34comme ça un peu
00:50:35de syndicalistes de gauche
00:50:36mais c'est pour ça
00:50:37mais vous avez raison
00:50:38vous avez raison
00:50:40ça met du piment
00:50:41dans cette émission
00:50:42voilà il y a eu
00:50:43une partie en soi
00:50:44socialiste
00:50:44qui a fait
00:50:45oui mais quoi
00:50:45de quoi on parle
00:50:46on en a besoin
00:50:47on en a besoin
00:50:48Ophélie Roch
00:50:49avec les invités
00:50:50sont là également
00:50:51Bertrand Besancenau
00:50:51Fabien Bouglet
00:50:52Nelly Dena
00:50:53qui est revenu
00:50:53qui va nous expliquer
00:50:55justement le trafic
00:50:56dans le détroit d'Hormuz
00:50:57puisque c'est le point
00:50:57d'achoppement
00:50:58de toutes les tensions
00:50:59en ce moment
00:51:00Yvan Rioufol
00:51:00évidemment nous allons partir
00:51:02en Israël
00:51:03pourquoi ?
00:51:03parce que
00:51:03vous l'avez entendu
00:51:05c'est Joshua Zarka
00:51:06l'ambassadeur d'Israël
00:51:08en France
00:51:09qui sur notre antenne
00:51:10ce matin a dit
00:51:11que c'était historique
00:51:12ces négociations
00:51:12entre les Libanais
00:51:14et les Israéliens
00:51:15à Washington
00:51:16c'est une première
00:51:16depuis 1983
00:51:17nous rejoignons
00:51:18Olivier Benkemoun
00:51:19mon cher Olivier
00:51:20bonjour
00:51:20vous êtes à Tel Aviv
00:51:21avec Sacha Robin
00:51:22qu'attendent les Israéliens
00:51:24justement
00:51:24de ces fameuses
00:51:25négociations ?
00:51:30écoutez
00:51:31je ne suis pas sûr
00:51:31qu'ils attendent
00:51:32quelque chose
00:51:33de précis
00:51:33ils sont assez pessimistes
00:51:35d'ailleurs
00:51:35mais il faut quand même
00:51:36remettre ces négociations
00:51:38dans un contexte particulier
00:51:39ici en Israël
00:51:40parce que c'est une journée
00:51:42historique
00:51:42c'est une journée particulière
00:51:43c'est Yom HaShoah
00:51:46c'est la journée
00:51:46où on célèbre
00:51:47la Shoah
00:51:48on se remémore
00:51:49de la Shoah
00:51:49alors ce matin
00:51:50tout le pays
00:51:51s'est arrêté
00:51:52pendant deux minutes
00:51:52il y a eu une sirène
00:51:53continue
00:51:54ce n'est pas exactement
00:51:55la même sirène
00:51:55évidemment que celle
00:51:56qui annonce l'arrivée
00:51:57des missiles
00:51:58ou des roquettes
00:51:59tout s'est arrêté
00:52:00pour repenser
00:52:01à la raison
00:52:02pour laquelle
00:52:03Israël existe
00:52:04la Shoah
00:52:05il y a encore
00:52:05une trentaine
00:52:06de survivants
00:52:07de la Shoah
00:52:08qui sont ici
00:52:09à Yad Vashem
00:52:10évidemment
00:52:10le premier ministre
00:52:11Benjamin Netanyahou
00:52:11a fait un discours
00:52:13et a posé
00:52:15une couronne
00:52:15et puis partout
00:52:16vraiment partout
00:52:17tout s'est arrêté
00:52:17y compris les soldats
00:52:19qui sont en mission
00:52:20à Gaza
00:52:21ou au Liban
00:52:22alors effectivement
00:52:23ces discussions
00:52:25ne sont pas encore
00:52:26des négociations
00:52:26sont des pré-discussions
00:52:28si vous voulez
00:52:29vont réunir
00:52:31les ambassadeurs
00:52:32aux Etats-Unis
00:52:33d'Israël
00:52:34et du Liban
00:52:35c'est une première
00:52:35avec Marco Rubio
00:52:37qui joue
00:52:37les entremeteurs
00:52:38ça c'est symbolique
00:52:39évidemment
00:52:40la présence
00:52:40du chef
00:52:41de la diplomatie
00:52:42américaine
00:52:43pour créer
00:52:44les bons hospices
00:52:46et un lieu
00:52:47de discussion
00:52:47c'est historique
00:52:49comme l'a dit
00:52:49l'ambassadeur
00:52:50sur notre antenne
00:52:50puisque depuis
00:52:5183
00:52:52il n'y a pas eu
00:52:52de discussion
00:52:53exemple
00:52:54vous savez
00:52:55que le point
00:52:55le plus simple
00:52:56serait pour aller
00:52:57du Liban
00:52:58en Israël
00:52:59de prendre
00:53:00un avion
00:53:01lorsque la diplomatie
00:53:02française
00:53:02par exemple
00:53:03vient au Liban
00:53:04ou en Israël
00:53:05et bien
00:53:06elle est obligée
00:53:06de passer par Chypre
00:53:07il n'y a pas de ligne
00:53:08directe entre Liban
00:53:09et Chypre
00:53:10donc pour vous dire
00:53:11quand même
00:53:11qu'il n'y a pas
00:53:12beaucoup de gens
00:53:12qui pensent
00:53:13que ça va changer
00:53:14quelque chose
00:53:14autant d'années
00:53:16de guerre
00:53:16ne vont pas être
00:53:17réglées
00:53:18en quelques minutes
00:53:19mais quand même
00:53:20c'est quelque chose
00:53:22d'historique
00:53:23et d'important
00:53:24Olivier
00:53:25pendant ce temps
00:53:25évidemment
00:53:26les combats
00:53:27continuent
00:53:27dans le sud
00:53:28Liban
00:53:32oui pour vous dire
00:53:33d'ailleurs
00:53:33que selon
00:53:34le journal
00:53:35Aretz
00:53:3669%
00:53:36des Israéliens
00:53:37pensent
00:53:38qu'il faut
00:53:38continuer
00:53:38la guerre
00:53:39et les combats
00:53:40sont violents
00:53:40et les combats
00:53:41sont durs
00:53:41et en particulier
00:53:42à Binjel
00:53:43qui est une localité
00:53:44qui est considérée
00:53:46comme le fièvre
00:53:47du Hezbollah
00:53:48ici
00:53:49et bien
00:53:49l'aviation
00:53:50ne suffit pas
00:53:50donc il y a un engagement
00:53:51à pied
00:53:52il y a vraiment
00:53:53des militaires
00:53:53qui mènent des combats
00:53:54difficiles
00:53:55mètre par mètre
00:53:56et c'est la raison
00:53:56pour laquelle
00:53:57et bien évidemment
00:53:58il y a eu des blessés
00:53:59graves
00:54:00une dizaine
00:54:00et puis même
00:54:01un réserviste
00:54:02qui est mort
00:54:02a annoncé de salle
00:54:03ces dernières heures
00:54:04Merci Olivier
00:54:05Ben Kemoun
00:54:05avec Sacha Robin
00:54:06à Jérusalem
00:54:08pour CNews
00:54:09effectivement
00:54:10les Israéliens
00:54:11qui par
00:54:14leur opération
00:54:15militaire
00:54:15tentent à tout prix
00:54:16de détruire
00:54:17ce qui reste
00:54:17du Hezbollah
00:54:18au Liban
00:54:19puisque les Libanais
00:54:21n'y sont pas
00:54:21parvenus
00:54:22pendant toutes ces années
00:54:23mais qu'est-ce que
00:54:25le Hezbollah
00:54:25exactement ?
00:54:26Explication de
00:54:27Juliette Sadat
00:54:28C'est l'un des acteurs
00:54:30les plus puissants
00:54:31et controversés
00:54:32du Moyen-Orient
00:54:33Le Hezbollah
00:54:34naît en 1982
00:54:36en pleine guerre civile
00:54:37au Liban
00:54:38objectif affiché
00:54:39combattre
00:54:40l'invasion israélienne
00:54:42dans le sud du pays
00:54:43et détruire
00:54:44l'état hébreu
00:54:45Rapidement
00:54:46l'organisation
00:54:46est soutenue
00:54:47militairement
00:54:48et financièrement
00:54:49par l'ennemi
00:54:49numéro un
00:54:50d'Israël
00:54:51la république
00:54:52islamique d'Iran
00:54:52En 2006
00:54:54la deuxième guerre
00:54:55opposant le Liban
00:54:56et Israël
00:54:57marque un tournant
00:54:58pour le Hezbollah
00:54:58il gagne en popularité
00:55:00bien plus qu'une armée
00:55:02il s'impose
00:55:03comme un parti politique
00:55:04à part entière
00:55:05le premier du pays
00:55:06avec des élus
00:55:07au parlement
00:55:08et des ministres
00:55:09au gouvernement
00:55:10son influence
00:55:11va même au-delà
00:55:12des frontières
00:55:13il coopère
00:55:14avec d'autres
00:55:15organisations paramilitaires
00:55:16au Moyen-Orient
00:55:17comme le Hamas
00:55:18dans la bande de Gaza
00:55:19ou les outils du Yémen
00:55:20certains pays
00:55:21le considèrent
00:55:22comme une organisation
00:55:23terroriste
00:55:24c'est le cas
00:55:24des Etats-Unis
00:55:25et d'Israël
00:55:26l'Union Européenne
00:55:27quant à elle
00:55:28ne classe comme terroriste
00:55:30que la branche armée
00:55:31du Hezbollah
00:55:33Juliette Sadat
00:55:34pour ses explications
00:55:35c'est terrible
00:55:36comment après
00:55:37toutes ces années
00:55:38alors que le Hezbollah
00:55:39est toujours au Liban
00:55:40qu'est-ce qui se passe
00:55:41il force la main
00:55:41des autorités libanaises
00:55:43il y a une sorte de
00:55:44je ne vais pas dire
00:55:46de mépris
00:55:47mais en tout cas
00:55:47il y a une forme
00:55:48de lassitude
00:55:49où on se dit
00:55:50de toute façon
00:55:50on n'arrivera jamais
00:55:51au bout de ces bastions
00:55:52du Hezbollah
00:55:53non je ne crois pas
00:55:54c'est-à-dire que
00:55:54peu de gens
00:55:57doutent
00:55:57du fait que le Hezbollah
00:55:59enfin qu'il serait bon
00:56:00de mettre un terme
00:56:01à cette espèce
00:56:02de dominance
00:56:03du Hezbollah
00:56:05au Liban
00:56:05qui est une espèce
00:56:06de pieuvre
00:56:07sur l'Etat
00:56:07et sur le fait
00:56:09qu'effectivement
00:56:09le Hezbollah
00:56:10est essentiellement
00:56:11une marionnette
00:56:11de Téhéran
00:56:12il n'y a pas beaucoup
00:56:13de doute là-dessus
00:56:14y compris au Liban
00:56:15la question qui se pose
00:56:16c'est la capacité
00:56:18du gouvernement libanais
00:56:19à pouvoir désarmer
00:56:20alors il en a l'intention
00:56:21il l'a dit
00:56:22au plus haut niveau
00:56:22de l'Etat
00:56:23et naturellement
00:56:24des pays comme la France
00:56:25essayent d'aider
00:56:26en envoyant par exemple
00:56:27en essayant de renforcer
00:56:28l'armée libanaise
00:56:30cela étant
00:56:30c'est une tâche
00:56:31qui est difficile
00:56:31parce qu'effectivement
00:56:32ils ont conservé
00:56:33quand même
00:56:33un arsenal sérieux
00:56:36apparemment
00:56:36quand on voit
00:56:39le nombre de roquettes
00:56:39qui ont été tuées
00:56:40sur Israël
00:56:41au début justement
00:56:42de ce conflit là
00:56:43rien que celui-ci
00:56:44c'est quand même
00:56:45assez effarant
00:56:45alors maintenant
00:56:46en sens inverse
00:56:47il faut reconnaître
00:56:48que la méthode
00:56:48utilisée par monsieur
00:56:49Netanyahou
00:56:50n'est sans doute
00:56:50pas la bonne
00:56:52on a vu le carnage
00:56:53qui a été fait à Gaza
00:56:55je crains
00:56:55qu'on recommence
00:56:56la même chose
00:56:57au Liban
00:56:58ça c'est l'ambassadeur
00:56:59qui parle
00:56:59non non mais je le pense
00:57:00et je pense que le terme
00:57:01n'est pas assez fort
00:57:02bon
00:57:03en réalité
00:57:03quand on regarde
00:57:04ce qui s'est passé
00:57:05avec plus d'un million
00:57:06de réfugiés
00:57:07dans un pays
00:57:07qui déjà n'en pouvait plus
00:57:09quand vous voyez
00:57:10finalement la situation
00:57:11de tous ces gens
00:57:12et des frappes
00:57:13qui ne sont pas toutes ciblées
00:57:14alors expliquez-moi
00:57:14ce qu'on peut faire
00:57:15à la place
00:57:15non mais alors
00:57:16c'est là où effectivement
00:57:17il est important
00:57:18et ça je reconnais
00:57:20au président Trump
00:57:21qu'il a quand même fini
00:57:22par tordre le bras
00:57:23de monsieur Netanyahou
00:57:24pour lui demander
00:57:25justement
00:57:25qu'en tout cas
00:57:26les bombardements
00:57:27à Beyrouth s'arrêtent
00:57:28et que
00:57:29ce qui n'empêchait pas
00:57:30bon la poursuite
00:57:31dans le sud
00:57:32maintenant
00:57:32pour le gouvernement
00:57:33libanais
00:57:34qui est dans une situation
00:57:35extrêmement difficile
00:57:36ce qu'ils attendent
00:57:37en réalité
00:57:38c'est effectivement
00:57:39ils sont ravis
00:57:41parce qu'ils l'ont demandé
00:57:41depuis le début
00:57:42alors que monsieur Netanyahou
00:57:43le refusait
00:57:44et bien
00:57:45ils ont demandé
00:57:45effectivement
00:57:46à ce qu'il y ait
00:57:47une négociation directe
00:57:48bon maintenant
00:57:49elle va commencer
00:57:50encore une fois
00:57:51c'est une pré-discussion
00:57:52on est bien d'accord
00:57:53c'est simplement
00:57:53au niveau des ambassadeurs
00:57:54c'est à dire
00:57:55qu'il faut s'entendre
00:57:56sur les termes
00:57:57de la négociation
00:57:58et il est clair
00:57:59que le gouvernement libanais
00:58:01demande
00:58:01à ce que les bombardements
00:58:03s'arrêtent
00:58:04pour pouvoir négocier
00:58:05sérieusement
00:58:05alors ça
00:58:07je ne sais pas
00:58:07si monsieur Netanyahou
00:58:08y est prêt
00:58:09je pense que non
00:58:10et c'est là
00:58:11un des vrais problèmes
00:58:12et c'est rare
00:58:13effectivement
00:58:13on le suit
00:58:14j'imagine
00:58:15à la Maison Blanche
00:58:16Nelly Dénac
00:58:17ce sont des discussions
00:58:17c'est à dire
00:58:18que l'armée libanaise
00:58:19avait déjà pour mission
00:58:20à vrai dire
00:58:20de se charger
00:58:22de son problème
00:58:23Hezbollah
00:58:24elle n'a jamais été capable
00:58:25de s'en inquiéter
00:58:26véritablement
00:58:27là on peut supposer
00:58:28qu'avec un affaiblissement
00:58:29quand même assez notable
00:58:30en capacité militaire
00:58:32peut-être qu'elle pourrait
00:58:33reprendre la main
00:58:33enfin rien n'est moins sûr
00:58:34et puis après
00:58:35il y a la zone tampon
00:58:36ça aussi
00:58:37il va falloir définir
00:58:38dans les termes de l'accord
00:58:39jusqu'où cette zone tampon
00:58:40peut réellement aller
00:58:42disons que l'armée libanaise
00:58:43avait réussi
00:58:44dans la partie sud
00:58:46au sud du Litanie
00:58:47de faire déjà
00:58:47une partie du travail
00:58:49au nord
00:58:50bon les conditions
00:58:51n'étaient pas claires
00:58:52il faut le reconnaître
00:58:53même dans l'accord lui-même
00:58:54et donc
00:58:55il est clair
00:58:56que s'il n'y a pas
00:58:57une assistance internationale
00:58:58pour opérer
00:58:59le désarmement du Hezbollah
00:59:01on n'y parviendra pas
00:59:02c'est clair
00:59:03mais c'est certainement pas
00:59:04en faisant ce que fait
00:59:05monsieur Netanyahou
00:59:06que l'on facilitera
00:59:07la tâche du gouvernement libanais
00:59:09il faut peut-être
00:59:09redéfinir la mission
00:59:10de la finule aussi
00:59:10c'est ça aussi
00:59:11il y a quand même
00:59:12beaucoup de travail à faire
00:59:13c'est-à-dire que
00:59:14là on critique
00:59:15pardonnez-moi
00:59:16on critique les israéliens
00:59:17effectivement
00:59:17de taper le sud Liban
00:59:19et certainement
00:59:20certains se disent
00:59:21bah finalement
00:59:22ça fait des dommages collatéraux
00:59:23on détruit quand même
00:59:24des immeubles mentiers
00:59:25avec accessoirement
00:59:26des personnes à l'intérieur
00:59:28simplement
00:59:28personne n'a réussi
00:59:30quand on donne
00:59:31les clés
00:59:31j'allais dire
00:59:32aux libanais
00:59:32en disant
00:59:33tenez
00:59:33essayez de vous débarrasser
00:59:34du Hezbollah
00:59:35il ne se passe rien
00:59:36non mais s'ils n'ont pas
00:59:37la capacité
00:59:38et qu'en même temps
00:59:38le fait que le Hezbollah
00:59:40donne le sentiment
00:59:43d'être le seul
00:59:44à défendre le pays
00:59:45face à ses bombardements
00:59:47et à la chose
00:59:48il est paradoxal
00:59:50aujourd'hui
00:59:50que l'Iran
00:59:51apparaisse comme le protecteur
00:59:52du Liban
00:59:53bon c'est quand même
00:59:54paradoxal
00:59:54il y a toujours quelqu'un
00:59:55qui essaye de sortir
00:59:55son épingle du jeu
00:59:56et de la même façon
00:59:57que le Hamas
00:59:58gangrénait tellement
00:59:59la population palestinienne
01:00:00que les palestiniens
01:00:01n'avaient rien à dire
01:00:02par rapport au Hamas
01:00:02ça montre que cette politique
01:00:03effectivement
01:00:04n'est pas la bonne
01:00:05comme on l'a vu d'ailleurs
01:00:06aussi bien
01:00:06la politique de monsieur Netanyahou
01:00:08vis-à-vis du conflit
01:00:10israélo-palestinien
01:00:11a malheureusement
01:00:12eu des résultats
01:00:14catastrophiques
01:00:14bon le désastre
01:00:15du 7 octobre
01:00:16est aussi lié au fait
01:00:17nous l'oublions jamais
01:00:18en tout cas
01:00:19on entend moins parler
01:00:19du Hamas depuis
01:00:20oui d'accord
01:00:21mais en tout cas
01:00:21ce qui est très clair
01:00:22c'est qu'en ne reconnaissant
01:00:23pas le droit
01:00:24à l'autodétermination
01:00:25des palestiniens
01:00:26en refusant de négocier
01:00:27avec l'autorité palestinienne
01:00:29et en passant
01:00:29des accords de sécurité
01:00:30avec un mouvement terroriste
01:00:32qui est le Hamas
01:00:33et bien il a conduit
01:00:34à ce que nous avons vu
01:00:34donc j'espère
01:00:35qu'il ne va pas recommencer
01:00:36la même chose au Liban
01:00:37des accords ont eu lieu
01:00:38par le passé
01:00:39et pour l'heure
01:00:42il y a eu des accords
01:00:43d'Abraham
01:00:44il y a eu des accords
01:00:45de Camp David
01:00:46il y a eu des accords
01:00:48multiples j'allais dire
01:00:49et pendant ce temps
01:00:50le Hamas
01:00:50s'est réintégré
01:00:51à la population palestinienne
01:00:52mais c'est réintégré
01:00:53parce que tout simplement
01:00:54même les accords
01:00:54n'ont pas été respectés
01:00:55en particulier par Israël
01:00:57voilà
01:00:57c'est ce que je dis
01:00:57c'est ce que je dis
01:00:58mais pas que par Israël
01:01:00Yvan Hiroufoul pardon
01:01:01ou Ophélie Roque
01:01:03on ne peut pas éradiquer
01:01:04une pensée en fait
01:01:05c'est pas parce que
01:01:06vous mettez un tapis de bombe
01:01:08sur un pays
01:01:08que l'idéologie
01:01:10va disparaître
01:01:11et au contraire
01:01:12vous parlez de quelle idéologie
01:01:13je parle là
01:01:13je parle par exemple
01:01:14pour tout ce qui s'est passé
01:01:15en Palestine
01:01:16avec les bombardements
01:01:18c'est à un moment
01:01:19donc c'est quoi
01:01:19c'est l'idéologie
01:01:20islamiste
01:01:21oui on va
01:01:22on va faire en sorte
01:01:23de déraciner ça
01:01:24parce que le but
01:01:25c'était de dire
01:01:26on a une hydre
01:01:28il faut couper toutes les têtes
01:01:29et puis il faut brûler
01:01:30et puis surtout
01:01:30il n'y aura plus rien
01:01:31si vous éradiquez
01:01:32les capacités militaires
01:01:33ça quand même
01:01:33ça entrave pas mal
01:01:35l'idéologie
01:01:36non
01:01:36parce que l'idéologie
01:01:37elle est accorérée
01:01:38oui mais ils ne peuvent pas
01:01:38se reconstituer militairement
01:01:40en tout cas dans un premier temps
01:01:41non mais les enfants
01:01:42qui sont là
01:01:43ils vont aussi
01:01:44adopter cette idéologie là
01:01:45moi ce que je voudrais dire
01:01:46c'est que
01:01:46parce qu'ils sont conditionnés
01:01:47ils sont conditionnés
01:01:49bien sûr
01:01:49oui mais quand vous
01:01:51perdez un père
01:01:51une mère
01:01:52des frères
01:01:53des soeurs
01:01:53vous faites de futurs terroristes
01:01:55sans aucun problème
01:01:55moi je vois
01:01:57qu'il y a quand même
01:01:58énormément de gens
01:02:00énormément de personnes
01:02:01qui sont mal à l'aise
01:02:02par rapport à ça
01:02:03parce que justement
01:02:04en fait ça vous met
01:02:05dans une situation
01:02:06un peu impossible
01:02:07où vous dites
01:02:07est-ce que c'est comme ça
01:02:08qu'on éradique
01:02:09une idéologie
01:02:10j'ai pas le sentiment
01:02:12là j'ai le sentiment
01:02:12que pourquoi il y a des accords
01:02:14avec le Liban
01:02:14parce qu'une partie
01:02:15de la communauté internationale
01:02:16supporte moins bien
01:02:17qu'il y ait des chrétiens
01:02:18bombardés aussi à un moment
01:02:19je pense qu'il y a de ça aussi
01:02:20la politique elle est aussi
01:02:21comme ça parfois
01:02:21elle est à des échelons variables
01:02:24à des échelons divers
01:02:25et ce qui se passe
01:02:27actuellement au Liban
01:02:29à mon sens
01:02:30ça va être coupé
01:02:31beaucoup plus rapidement
01:02:32que ce qui s'est passé
01:02:33par exemple
01:02:34Yvan Riaufol
01:02:34j'entends les procès
01:02:37qui sont faits
01:02:38en disproportionnalité
01:02:39de la part d'Israël
01:02:40quand elle attaque
01:02:42le Liban
01:02:43ou quand elle avait
01:02:43attaqué Gaza
01:02:44j'entends ça
01:02:46je vois la violence
01:02:47en effet
01:02:47peut-être excessive
01:02:49d'Israël
01:02:49mais je vois surtout
01:02:50quand même
01:02:50la volonté d'éradiquer
01:02:52une nation
01:02:53un peuple
01:02:53le peuple juif
01:02:54et la nation israëlle
01:02:55de la part du Hezbollah
01:02:56et de la part de l'Iran
01:02:58et donc
01:02:58il me semble malgré tout
01:02:59que dans ces rapports de force là
01:03:01c'est en effet
01:03:01une course existentielle
01:03:03qui est menée par Israël
01:03:04dans laquelle
01:03:05tous les moyens sont bons
01:03:06et j'entends également
01:03:07le fait qu'il est compliqué
01:03:08naturellement
01:03:09d'éteindre une idéologie
01:03:10par les bombes
01:03:11mais enfin
01:03:11l'idéologie nazie
01:03:13malgré tout
01:03:13a été éteinte
01:03:14également par les bombes
01:03:15et avec naturellement
01:03:17le grand procès
01:03:18de Nuremberg
01:03:18ensuite
01:03:19qui a étalé
01:03:19les turpitudes
01:03:20du nazisme
01:03:21j'attendrai d'ailleurs
01:03:22le même procès
01:03:23de la part de l'islam radical
01:03:24pour qu'il étale
01:03:25cette turpitude
01:03:25dans ce que je remarque
01:03:26concernant le Liban
01:03:27et ça nous concerne
01:03:29c'est que
01:03:30la guerre civile
01:03:31qui s'est installée
01:03:31dans ce pays paisible
01:03:33a été une guerre civile
01:03:34qui a été installée
01:03:35par cet islam politique
01:03:36cet islam radical
01:03:37que l'on connaît
01:03:37aujourd'hui ici
01:03:38aussi en France
01:03:39et face auquel
01:03:40me semble-t-il
01:03:41nous on ferme
01:03:42trop souvent les yeux
01:03:43donc il faut regarder
01:03:44très attentivement
01:03:44la manière dont Israël
01:03:46se défend
01:03:46et Israël se défend
01:03:47maintenant effectivement
01:03:48avec le désespoir
01:03:50d'un pays acculé
01:03:51et la grande perversité
01:03:53de ses ennemis
01:03:56qui se victimiseraient
01:03:57un peu trop facilement
01:03:58en tout cas on a dit
01:03:59que c'était un préalable
01:04:00à d'autres dénégociations
01:04:01qu'en attendant
01:04:02et c'est Olivier Bet-Kemoun
01:04:04qui l'a très justement dit
01:04:05c'est un préalable
01:04:06là ce sont les ambassadeurs
01:04:08et ensuite on imagine
01:04:09que je parlais
01:04:10de différents accords
01:04:11de Camp David
01:04:11d'Abraham
01:04:12peut-être qu'il y aura
01:04:12d'autres accords encore
01:04:14qui seront là
01:04:16pour venir
01:04:16juste un mot
01:04:17je trouve ça intéressant
01:04:18qu'il ait confié
01:04:19les deux volets
01:04:19à ses deux têtes pensantes
01:04:21et ses deux bras droits
01:04:22au fond
01:04:22à J.D. Vance
01:04:24le soin de négocier
01:04:25avec les Iraniens
01:04:26pour l'heure
01:04:27on verra si
01:04:28on va en reparler
01:04:29si les négociations
01:04:30peuvent reprendre
01:04:30dans de bonnes conditions
01:04:31au Pakistan
01:04:31et Marco Rubio
01:04:33pour la partie libanaise
01:04:36alors que bon
01:04:36on disait surtout
01:04:37que son précaré
01:04:39c'est un peu l'Amérique latine
01:04:40et Cuba accessoirement
01:04:41puisqu'il est
01:04:43issu de parents cubains
01:04:44et s'il y a des actions militaires
01:04:46à un moment menées contre Cuba
01:04:47sans doute qu'il sera aussi impliqué
01:04:49Marco Rubio
01:04:49en attendant
01:04:50puisqu'on parlait du détroit d'Hormuz
01:04:51deux navires en provenance d'Iran
01:04:53traversent le détroit d'Hormuz
01:04:55malgré le blocus américain
01:04:57Nelly
01:04:57ce sont ces deux navires
01:04:59dont je vous parlais
01:05:00les fameux entrants
01:05:01vous savez
01:05:02il y a des mouvements
01:05:02assez précis
01:05:03qu'on a pu identifier
01:05:04dans cette zone
01:05:05alors il y a deux sortants
01:05:07et ce sont eux
01:05:07évidemment qui nous intéressent
01:05:08quand même au premier chef
01:05:10il y a celui qui bat
01:05:11pavillon chinois
01:05:12mais qui aurait chargé
01:05:13sa cargaison
01:05:14en fait aux Émirats
01:05:15donc finalement celui-là
01:05:16il sort un petit peu du spectre
01:05:18il ne devrait pas être arraisonné
01:05:19en tout état de cause
01:05:20l'autre en revanche
01:05:21qui bat pavillon comorien
01:05:23provient du port de Ramchak
01:05:25on va peut-être voir
01:05:26sur la carte
01:05:27je ne sais pas si je peux pointer
01:05:27mon doigt vers la carte
01:05:28c'est un peu compliqué
01:05:29mais vous allez voir
01:05:30on va le faire pour vous
01:05:30il y a un petit point
01:05:32qui montre sa progression
01:05:33en temps réel
01:05:34il a passé le détroit
01:05:36mais il pourrait être
01:05:37arraisonné
01:05:38conformément
01:05:39à la promesse américaine
01:05:40c'est le bateau
01:05:41Elpis
01:05:42et on va le voir
01:05:42peut-être clignoter
01:05:43vous voyez
01:05:44vous le voyez clignoter
01:05:44à côté de la petite photo
01:05:46en médaillon
01:05:46les moyens américains
01:05:49il y a un porte-avions
01:05:50évidemment
01:05:50le USS Lincoln
01:05:51qui a quatre destroyés
01:05:53le plus grand bâtiment
01:05:54du monde
01:05:54le USS Ford
01:05:55qui a trois destroyés
01:05:57dans la région
01:05:58et pour la petite histoire
01:05:59vous voyez
01:05:59la zone d'interception supposée
01:06:01c'est ici qu'on voudrait
01:06:02cueillir en fait
01:06:03si je puis dire
01:06:04les bateaux qui sortent
01:06:05de manière à pouvoir
01:06:06élargir le champ
01:06:07et ne laisser passer
01:06:08personne entre les mailles
01:06:09du filet
01:06:10on voit bien quand même
01:06:10que ça crée
01:06:11un goulot d'étranglement
01:06:12pour la petite histoire
01:06:13c'est ce même USS Ford
01:06:14qui avait assuré
01:06:16le blocus du Venezuela
01:06:17juste avant
01:06:18la capture de Maduro
01:06:19et ça a très très bien marché
01:06:21voilà on verra
01:06:22où en sont les négociations
01:06:24dans un instant
01:06:24restez bien avec Midi News
01:06:26le Détroit d'Harmouz
01:06:27et puis également
01:06:27tout à l'heure
01:06:28on parlera du 1er mai
01:06:29puisque vous voyez
01:06:30Ophélie a déjà
01:06:32réagi
01:06:33je suis taquée
01:06:34là
01:06:34les autres
01:06:35il n'y a pas de raison
01:06:37le rouge
01:06:38ah oui non mais regardez
01:06:39à tous les jours
01:06:43de Midi News
01:06:45et plusieurs bateaux
01:06:45ont franchi le Détroit d'Harmouz
01:06:47malgré le blocus américain
01:06:48on en parle après
01:06:49les toutes dernières informations
01:06:50présentées par Sandra Chiambo
01:06:52le Détroit d'Harmouz
01:06:53justement sera le centre
01:06:55de cette conférence
01:06:56qui se tiendra
01:06:57ce vendredi à Paris
01:06:58elle sera coprésidée
01:07:00avec Londres
01:07:00et en présence
01:07:01des pays non belligérants
01:07:02volontaires
01:07:03cette mission multinationale
01:07:05est strictement défensive
01:07:06et est destinée
01:07:07à restaurer
01:07:07la liberté de navigation
01:07:09dans cette zone stratégique
01:07:10du Golfe
01:07:10lorsque les conditions
01:07:11de sécurité
01:07:12le permettront
01:07:13par ailleurs
01:07:14les échanges de frappes
01:07:15se poursuivent sur le terrain
01:07:16entre le Liban et Israël
01:07:17malgré les négociations
01:07:18aujourd'hui à Washington
01:07:19Sahal a frappé environ
01:07:21150 cibles du Hezbollah
01:07:22ces dernières 24 heures
01:07:23dans le sud du Liban
01:07:24et se félicite
01:07:25d'avoir visé
01:07:26des lances-roquettes
01:07:26et des drones
01:07:27des structures militaires
01:07:28des cellules terroristes
01:07:29et de jouer une attaque
01:07:30contre ses soldats
01:07:31et puis le pape Léon XIV
01:07:33est attendu à Anaba
01:07:34aujourd'hui
01:07:34sur les traces
01:07:35de Saint-Augustin
01:07:36au deuxième jour
01:07:37de sa visite historique
01:07:38en Algérie
01:07:38il célébrera une messe
01:07:40cet après-midi
01:07:40que vous pourrez suivre
01:07:41en direct
01:07:41à 16h30 sur CNews
01:07:43le souverain pontife
01:07:44se tiendra devant
01:07:45environ 1500 fidèles
01:07:46et en présence
01:07:47de religieux africains
01:07:48de différentes nationalités
01:07:49Merci Sandra
01:07:50d'autres informations
01:07:52tout à l'heure
01:07:52à 14h
01:07:53nous sommes toujours
01:07:53avec l'ambassadeur
01:07:54Bertrand Besancenot
01:07:55avec Fabien Bouglet
01:07:56spécialiste de l'énergie
01:07:58avec Ophélie Roch
01:07:59avec Yifan Irioufol
01:08:01avec Nelly Dénac
01:08:02spécialiste internationale
01:08:04à CNews
01:08:05J.D. Vance
01:08:06le vice-président américain
01:08:07au lendemain
01:08:08des négociations
01:08:09échouées à Islamabad
01:08:10estiment que la balle
01:08:12est dans le camp de Téhéran
01:08:14en ce qui concerne
01:08:15les négociations
01:08:17Que ce soit pour les négociations
01:08:19ou pour savoir
01:08:19si nous parviendrons
01:08:20finalement à un accord
01:08:21je pense sincèrement
01:08:22que la balle
01:08:23est dans le camp iranien
01:08:24car nous avons mis
01:08:25beaucoup de choses
01:08:25sur la table
01:08:26nous avons d'ailleurs
01:08:27clairement indiqué
01:08:28quelles étaient
01:08:29nos lignes rouges
01:08:29nous avons également
01:08:30précisé que nous serions
01:08:31en réalité très heureux
01:08:33si l'Iran était traité
01:08:34comme un pays normal
01:08:35s'il avait une économie normale
01:08:37si son peuple
01:08:38pouvait prospérer
01:08:39et s'épanouir
01:08:40mais pour que l'Iran
01:08:41soit un pays normal
01:08:42sur le plan économique
01:08:43il devra être un pays normal
01:08:44en ce sens
01:08:45qu'il ne cherche pas
01:08:46à se doter
01:08:46de l'arme nucléaire
01:08:47il devra être un pays normal
01:08:48en ce sens
01:08:49qui ne soutiendra pas
01:08:50le terrorisme
01:08:51je pense qu'il a vraiment
01:08:52un accord majeur
01:08:53un accord de grande envergure
01:08:54à conclure ici
01:08:56mais c'est aux Iraniens
01:08:57je pense
01:08:57de faire le prochain pas
01:09:01voilà donc
01:09:02les Américains
01:09:03qui renvoient la balle
01:09:03aux Iraniens
01:09:04sur le plan diplomatique
01:09:05on en est où
01:09:06Nelly Denak ?
01:09:06c'est plutôt positif
01:09:07on sait que ça n'a jamais cessé
01:09:09les vrais négociateurs
01:09:11et pas seulement
01:09:11ceux qu'on affiche
01:09:13continuent à se parler
01:09:14régulièrement
01:09:15c'est comme ça
01:09:15que ça se passe
01:09:16dans la diplomatie
01:09:16les Iraniens
01:09:17ils veulent négocier
01:09:18visiblement
01:09:18ils envoient à chaque fois
01:09:19des délégations
01:09:20qui sont très conséquentes
01:09:20je crois qu'ils étaient
01:09:21jusqu'à 70
01:09:22la dernière fois
01:09:23pour négocier chaque point
01:09:24chacun
01:09:24dans leur spécialité propre
01:09:26et puis il y a la Russie
01:09:27qui tente aussi
01:09:28de donner des gages
01:09:29en disant
01:09:29mais confiez-nous
01:09:30le stock
01:09:31les 400 kilos
01:09:32d'uranium enrichi
01:09:33nous on va le conserver
01:09:35alors le Pakistan
01:09:35aussi
01:09:36donne de sa personne
01:09:38si je puis dire
01:09:38en cherchant à ramener
01:09:39tout le monde
01:09:39autour de la table
01:09:41possiblement d'ailleurs
01:09:42à Islamabad
01:09:43il n'y a pas de date avancée
01:09:44mais on sent que les choses
01:09:46pourraient bouger vite
01:09:47parce que l'idée
01:09:48c'est de capitaliser
01:09:49sur ce cessez-le-feu
01:09:50voire même
01:09:51d'essayer de l'étendre
01:09:51pour continuer les négociations
01:09:53à vrai dire
01:09:54le canevas
01:09:55il est déjà là
01:09:56le canevas de l'accord
01:09:57y compris
01:09:58sur le nucléaire
01:09:59il ne manquerait pas grand chose
01:10:00pour y parvenir
01:10:01je pense qu'il manque
01:10:02de la volonté politique
01:10:03au plus haut
01:10:04mais dès l'instant
01:10:05que quelqu'un donne
01:10:06une impulsion politique réelle
01:10:08je pense que derrière
01:10:08les exécutants
01:10:09eux ils sont prêts
01:10:10à poser leur signature
01:10:11il y a déjà des ébauches écrites
01:10:13des demandes
01:10:14et des concessions
01:10:15de part et d'autre
01:10:15donc on n'a pas à refaire
01:10:16tout le travail
01:10:17de fond en comble
01:10:18les deux parties
01:10:19sont tout à fait conscientes
01:10:20des compromis possibles
01:10:21maintenant
01:10:21il n'y a plus qu'eux
01:10:23et il n'y a plus qu'à attendre
01:10:24le signal
01:10:24si je puis dire
01:10:24et puis il y a évidemment
01:10:25la Chine qui joue
01:10:26un très grand rôle
01:10:27là-dessus
01:10:28puisque le plus grand
01:10:31j'allais dire
01:10:32importateur
01:10:33de pétrole iranien
01:10:34c'est la Chine
01:10:34oui
01:10:36je veux dire
01:10:36il est intéressant
01:10:37de comparer
01:10:38le ton
01:10:39de monsieur Rubio
01:10:42si vous le comparez
01:10:43à ce qu'avait dit
01:10:44le vice-président
01:10:45Vance
01:10:45sur place
01:10:46il avait été
01:10:48catégorique
01:10:48les choses n'ont pas marché
01:10:49etc
01:10:50tandis que ce que dit
01:10:51monsieur Rubio
01:10:52est tout à fait différent
01:10:52il dit des choses
01:10:54qui sont très vraies
01:10:54d'ailleurs sur le fond
01:10:55mais en même temps
01:10:57le ton
01:10:57est visiblement
01:10:59celui d'une négociation
01:11:00qui est en cours
01:11:01donc c'est un des éléments
01:11:02qui peut nous amener
01:11:03à être moins pessimiste
01:11:05qu'on pouvait l'être
01:11:06il y a quelque chose
01:11:07à quel moment
01:11:08il peut y avoir
01:11:09j'allais dire
01:11:10un incident
01:11:11pardonnez-moi
01:11:11je vois le mal partout
01:11:13mais il y a effectivement
01:11:14vous l'avez présenté
01:11:15très bien Nelly
01:11:16tout à l'heure
01:11:17ces deux escadres
01:11:18qui sont au large
01:11:20du
01:11:21enfin qui sont
01:11:21un peu après
01:11:22le détroit d'Hormoz
01:11:23en mer d'Arabie
01:11:24qui sont là
01:11:24qui attendent
01:11:25mais si jamais
01:11:26tout d'un coup
01:11:27on voit passer
01:11:29un bateau
01:11:30qui fait le mal
01:11:30qu'est-ce qui se passe
01:11:31on tire
01:11:31et dans ce cas là
01:11:32c'est un incident
01:11:32c'est le risque
01:11:35c'est pour ça
01:11:35qu'on dit
01:11:36qu'il y a une possibilité
01:11:37mais que c'est très fragile
01:11:38parce qu'effectivement
01:11:40il y a ces deux bâtiments
01:11:40qui peuvent être arrêtés
01:11:42par la marine américaine
01:11:43à la sortie
01:11:44du détroit d'Aumont
01:11:46et puis
01:11:47si effectivement
01:11:48un navire
01:11:49non amical
01:11:50selon les termes
01:11:52iraniens
01:11:53essaye de passer
01:11:54on ne peut pas
01:11:55exclure effectivement
01:11:56qu'il tire
01:11:57simplement
01:11:58je crois
01:11:58parce que tout le monde
01:11:59se regarde
01:12:00et tout le monde
01:12:00essaye de faire attention
01:12:01et d'éviter justement
01:12:02qu'il y ait l'étincelle
01:12:04qui ensuite
01:12:06empêcherait la négociation
01:12:07donc je présume
01:12:08qu'il va y avoir
01:12:10un effort des deux côtés
01:12:11pour essayer
01:12:11d'éviter justement
01:12:12l'étincelle
01:12:13après n'oublions pas
01:12:14qu'on ne parle pas
01:12:15de bâtiments militaires
01:12:15il s'agit de carriguison civile
01:12:17donc vous ne tirez pas
01:12:18non plus à vue
01:12:18sur n'importe quel bâtiment
01:12:19qui s'approche
01:12:20simplement les techniques
01:12:21d'arraisonnement
01:12:21elles sont multiples
01:12:22soit vous êtes dans la zone
01:12:23parce qu'il y a quand même
01:12:24350 kilomètres
01:12:25de surface maritime
01:12:27à courir
01:12:27et à couvrir
01:12:30de bout en bout
01:12:30soit vous êtes dans la zone
01:12:32et vous arraisonnez facilement
01:12:33avec un de vos destroyers
01:12:34qui se déplace assez rapidement
01:12:35évidemment c'est plus difficile
01:12:36pour le porte-avions
01:12:37et puis le porte-avions
01:12:38il a une position
01:12:39géostratégique statique
01:12:40soit vous pouvez aussi
01:12:41envoyer les hélicoptères
01:12:42avec des hommes élitreuillés
01:12:43on le voit aussi
01:12:44dans le cas
01:12:45d'arraisonnement
01:12:46de bateaux pirates
01:12:48et puis vous élitreuillez
01:12:49les types
01:12:50sur le bateau
01:12:51et ils prennent possession
01:12:52du bateau
01:12:52en attendant
01:12:53qu'on vienne stopper sa course
01:12:55il y a plusieurs techniques
01:12:56ça va être intéressant
01:12:57de voir la réaction américaine
01:12:58par rapport à l'arrivée du bateau
01:13:00à la limite
01:13:00et de voir
01:13:02est-ce que les Etats-Unis
01:13:04vont faire un coup d'éclat
01:13:06pour montrer
01:13:07j'existe
01:13:08et je veux faire appliquer
01:13:08le blocus
01:13:09ou est-ce qu'ils vont laisser passer
01:13:11parce qu'en sous-main
01:13:13diplomatiquement
01:13:14ça fait un geste
01:13:15de bonne volonté
01:13:16vis-à-vis des Iraniens
01:13:17donc ça va être
01:13:18un moment assez fort
01:13:19dans les prochaines heures
01:13:21je suis d'accord
01:13:21alors dans ces dernières minutes
01:13:23ce qu'on a vu également
01:13:24et c'était important
01:13:26c'était
01:13:27Cécile Collère
01:13:28et Jacques Paris
01:13:29qui ont enlevé
01:13:30leurs affiches
01:13:32de l'Assemblée nationale
01:13:34qui était là
01:13:34pendant
01:13:35près de 4 ans
01:13:37durée de leur détention
01:13:39image forte
01:13:40Boilem Sansal
01:13:41lui a été libéré
01:13:42il y a quelques semaines
01:13:44maintenant
01:13:45et
01:13:45il se trouve
01:13:46qu'une journaliste
01:13:48du service public
01:13:49s'est moquée
01:13:50de Boilem Sansal
01:13:52et lui a demandé
01:13:53s'il ne devient pas
01:13:54d'extrême droite
01:13:55alors qu'il sort
01:13:56tout juste
01:13:57des geôles
01:13:58du régime algérien
01:13:59on regarde
01:14:00C'est vraiment
01:14:01Vous entendez
01:14:02j'imagine
01:14:02et vous lisez
01:14:03les questions
01:14:04qui se posent
01:14:04parce que vous avez rejoint
01:14:05Grasset
01:14:06qui est dirigé
01:14:07par Bolloré
01:14:07vous donnez des interviews
01:14:08à plusieurs médias
01:14:09d'extrême droite
01:14:10Grasset n'est pas
01:14:11dirigé par Bolloré
01:14:12Grasset
01:14:13est une
01:14:15l'actionnariat
01:14:18vous donnez des interviews
01:14:19à plusieurs médias
01:14:20d'extrême droite
01:14:21est-ce que juste
01:14:22Boilem Sansal
01:14:22vous êtes en train
01:14:23de glisser
01:14:24vers une droite radicale
01:14:25vers l'extrême droite
01:14:26pas du tout
01:14:26moi je suis
01:14:28Boilem Sansal
01:14:28j'ai ma ligne
01:14:30je ne suis
01:14:31ni ceci
01:14:32ni cela
01:14:34c'est qui
01:14:34cette journaliste
01:14:35me demande-t-on
01:14:36en tout cas
01:14:37c'est une journaliste
01:14:37public sénat
01:14:38c'est tout ce que
01:14:39je peux vous dire
01:14:39et on est en train
01:14:41de rechercher
01:14:42effectivement le nom
01:14:42de cette journaliste
01:14:44je n'ai plus souvenir
01:14:45de son nom de famille
01:14:45mais enfin
01:14:46on a envie de dire
01:14:48WTF
01:14:48comme disent les américains
01:14:50et le public traduira
01:14:52mais c'est complètement
01:14:54surréaliste en fait
01:14:55comme question
01:14:56qu'est-ce que ça vient faire là
01:14:57à Boilem Sansal
01:14:58qui vient de passer
01:14:59des mois en prison
01:15:01qui a été
01:15:02dans l'état de santé
01:15:04dans lequel il était
01:15:05coupable de vouloir
01:15:06choisir son éditeur
01:15:07après la commission d'enquête
01:15:09sur l'audiovisuel public
01:15:11on voit bien
01:15:12les comportements
01:15:13individuels
01:15:14de journalistes
01:15:14qui ont un prisme
01:15:16idéologisé
01:15:17absolument épouvantable
01:15:18je suis dans telle maison
01:15:19d'édition
01:15:19je suis d'extrême droite
01:15:21je vais dans telle émission
01:15:22je suis d'extrême droite
01:15:24elle est où la liberté
01:15:26elle est où la liberté
01:15:27de conscience
01:15:27elle est où la liberté
01:15:29d'expression
01:15:29de choisir son éditeur
01:15:30comme dit Nélide
01:15:31non mais
01:15:32ne serait-ce que la liberté
01:15:33d'expression
01:15:34reconnue par la déclaration
01:15:35des droits de l'homme
01:15:36et du citoyen
01:15:37qui fait que chacun
01:15:38a le droit de s'exprimer
01:15:39partout où il veut
01:15:40dans n'importe quel média
01:15:41et qu'on n'a pas
01:15:43à être stigmatisé
01:15:44pour des raisons politiciennes
01:15:45du fait qu'on est
01:15:46dans telle ou telle maison
01:15:47d'édition
01:15:48mais ça ne va pas
01:15:48c'est inacceptable
01:15:50où le choix de l'éditeur
01:15:52prévaut sur le contenu
01:15:53du livre
01:15:54parce qu'en fait
01:15:55cette dame
01:15:55il faudrait d'abord
01:15:56qu'elle lise l'ouvrage
01:15:57et les preuves
01:15:57qu'il a subies
01:15:58et après elle se fait
01:15:59peut-être son opinion
01:16:00pour prendre une expression
01:16:00moi je lui conseille
01:16:01justement
01:16:02alors c'est pas encore
01:16:03chez Grasset
01:16:04parce que c'est encore
01:16:04l'ancien éditeur
01:16:05mais de lire 2084
01:16:06où effectivement
01:16:07c'est un roman
01:16:09d'anticipation
01:16:10de ce que peut être
01:16:11un régime totalitaire
01:16:12et il faut absolument lire
01:16:13s'il y a un livre
01:16:14de Boileham Sansal
01:16:15à lire c'est celui-ci
01:16:16et bien évidemment
01:16:16tous les autres
01:16:17de mon point de vue
01:16:20est le Solzhenitsyn
01:16:22de l'islamisme
01:16:23Solzhenitsyn avait dénoncé
01:16:25ce qu'était le goulag
01:16:26et le communisme
01:16:27aujourd'hui
01:16:27Solzhenitsyn dénonce
01:16:28ce qu'est l'islam radical
01:16:29et l'islam tout court
01:16:30d'ailleurs ce qui ne fait pas
01:16:31de différence
01:16:31entre l'islam
01:16:32et l'islam radical
01:16:32et il appelle même
01:16:33dans le journal du dimanche
01:16:34de dimanche dernier
01:16:35à libérer le pays
01:16:37et donc c'est ceci
01:16:38qu'on lui reproche
01:16:38davantage encore
01:16:39que d'avoir changé d'éditeur
01:16:40parce que derrière
01:16:41sa démarche pour aller
01:16:42vers un éditeur
01:16:42qui lui donnerait
01:16:43plus de liberté
01:16:44en effet
01:16:45il y a ce conformisme médiatique
01:16:47qui s'applique
01:16:47d'une manière stalinienne
01:16:49et qui devient ridicule
01:16:50dans la mesure
01:16:50maintenant
01:16:51où quiconque
01:16:52s'égare de la pensée
01:16:54labellisée
01:16:54telle qu'elle a été voulue
01:16:55par le président
01:16:56de la République
01:16:56et bien est considéré
01:16:58effectivement comme un déviant
01:16:59quelqu'un d'extrême droite
01:17:00de fasciste
01:17:01aurait dit Mélenchon
01:17:02mais ce sont les mêmes
01:17:03ressorts manichéens
01:17:04les mêmes ressorts
01:17:05qui sont faits
01:17:06pour effectivement
01:17:06clouer le bec
01:17:08et Dieu merci
01:17:09Boilem Sansal
01:17:10donne l'exemple
01:17:11qui n'est pas repris
01:17:12malheureusement
01:17:13par nombre d'hommes politiques
01:17:14donne l'exemple
01:17:15d'une résistance
01:17:16à un totalitarisme
01:17:17on est vraiment là
01:17:18dans un affrontement
01:17:19idéologique
01:17:19entre deux modèles
01:17:20de société
01:17:21une société libérale
01:17:22libre
01:17:23et une société totalitaire
01:17:24moi j'ai choisi mon camp
01:17:25Oriane Mancini
01:17:26voilà c'est le nom
01:17:27de cette journaliste
01:17:29est-ce qu'elle a d'ailleurs
01:17:30posé cette question
01:17:33toute seule
01:17:33ou est-ce qu'il y a
01:17:35une petite oreillette
01:17:36qui lui a dit
01:17:37tiens pose lui
01:17:37donc la question
01:17:38ça c'est à déterminer
01:17:40elle se fera féliciter
01:17:41par la confrérie
01:17:42des journalistes labellisés
01:17:43qui vont la trouver
01:17:44très courageuse
01:17:45on refera une commission
01:17:46qu'est-ce que vous voulez
01:17:46que je vous dise
01:17:47pardon
01:17:47je suis d'accord
01:17:48monsieur l'ambassadeur
01:17:50que Sansal
01:17:51soit un peu
01:17:51le soleil de signe
01:17:53de l'islamisme
01:17:54mais en revanche
01:17:56ne faisons pas
01:17:57l'amalgame
01:17:57entre islam
01:17:58et islam politique
01:17:59s'il vous plaît
01:18:00parce que ce sont
01:18:01deux choses différentes
01:18:01je reprends les propos
01:18:02de Boilem Sansal
01:18:03qui ne fait pas
01:18:04l'amalgame
01:18:05qui refuse
01:18:06de faire l'amalgame
01:18:07c'est quelqu'un de très bien
01:18:07mais on peut
01:18:08ne pas être d'accord
01:18:09on est d'extrême droite
01:18:11je fais moi-même
01:18:13cette différence
01:18:14mais je me rends compte
01:18:15que ceux qui vont
01:18:16au-delà
01:18:17de cette différence-là
01:18:18disent qu'il n'y a pas
01:18:18de différence
01:18:19dans le fond
01:18:19et que la matrice
01:18:20est la même
01:18:21comme est celui
01:18:22d'être emprisonné
01:18:23on peut comprendre
01:18:24qu'il ait cette réaction
01:18:25mais par contre
01:18:26comme vous
01:18:27qui avez été en poste
01:18:27dans d'autres pays
01:18:28ou avec une religion musulmane
01:18:31évidemment c'est très différent
01:18:32tout à fait
01:18:33et surtout non
01:18:33et surtout des pays
01:18:34qui jusqu'à présent
01:18:35je pense notamment
01:18:36à l'Arabie saoudite
01:18:37ou au Qatar
01:18:38qui sont des états
01:18:39wahhabites
01:18:40et bien quand vous voyez
01:18:41la façon dont ils se sont
01:18:42ouverts pour le moment
01:18:43il y a une véritable
01:18:44révolution culturelle
01:18:45en place
01:18:46qui est impressionnante
01:18:47mais moi je me souviens
01:18:48que
01:18:48justement c'est intéressant
01:18:49de voir que ces pays-là
01:18:50qui ont été
01:18:52qui ont été
01:18:53je dois dire
01:18:54d'une façon caricaturée
01:18:55comme étant justement
01:18:56les pères de l'islamie
01:18:58etc
01:18:58et bien aujourd'hui
01:18:59s'orientent totalement
01:19:00dans une autre direction
01:19:01alors qu'on voit
01:19:02d'autres pays
01:19:03qui eux
01:19:03ne vont pas dans la bonne direction
01:19:05et on peut penser
01:19:06y compris à la Tunisie
01:19:07moi je me souviens
01:19:08que Mohamed Ben Salman
01:19:10avant l'épisode tragique
01:19:12et effroyable
01:19:13du 7 octobre 2023
01:19:14s'était tourné vers Israël
01:19:16et voulait justement
01:19:17apaiser les relations
01:19:18entre Israël
01:19:18et l'Arabie saoudite
01:19:19et on était d'ailleurs
01:19:20en train de monter
01:19:21un partenariat économique
01:19:23entre l'Arabie saoudite
01:19:24et Israël
01:19:25et ça reviendra d'ailleurs
01:19:26peut-être
01:19:27Juste Yvan
01:19:28et vous allez dire après
01:19:29mais pour argumenter
01:19:33sur le fait
01:19:34que Boilem Sansal
01:19:36a justement
01:19:37ne fait pas la différence
01:19:38entre l'islam
01:19:39et l'islamie radical
01:19:40il y a une grande interview
01:19:42dans la revue
01:19:43des deux mondes
01:19:43d'il y a quelques années
01:19:45qui est menée
01:19:46par François-Olivier Gisbert
01:19:47c'est un dialogue
01:19:49entre François-Olivier Gisbert
01:19:50et Boilem Sansal
01:19:51qui est dans une des revues
01:19:53des deux mondes
01:19:54où effectivement
01:19:55vous pouvez
01:19:56lire tout ce qu'il y a
01:19:58de j'allais dire
01:19:59de terrible
01:20:00dans le régime algérien
01:20:01pardon
01:20:01Oui et le conflit
01:20:02en Iran
01:20:03occulte ce phénomène
01:20:05qui dans mon point de vue
01:20:06est extraordinaire
01:20:07d'un peuple
01:20:08majoritairement musulman
01:20:09qui veut lui-même
01:20:10se libérer précisément
01:20:11de l'emprise
01:20:12de l'islam
01:20:13alors de l'islam politique
01:20:14peut-être pas de l'islam
01:20:15mais en tout cas
01:20:16de l'islam
01:20:17oui enfin
01:20:17de la doctrine islamique
01:20:19qui est une doctrine
01:20:20qui est l'islam
01:20:21donc ce que l'on voit
01:20:22aujourd'hui
01:20:23à travers cette libération
01:20:24d'un peuple
01:20:24c'est effectivement
01:20:25un bouleversement
01:20:26peut-être
01:20:27qui peut-être géopolitique
01:20:28je n'ai pas les compétences
01:20:29que vous avez
01:20:30et qui pourrait
01:20:30se répercuter
01:20:31dans d'autres pays musulmans
01:20:32qui enfin se libérerait
01:20:34précisément
01:20:35de ce carcan totalitaire
01:20:36qui caricature maintenant
01:20:38et puisque l'on parle
01:20:41puisque l'on parle de l'Algérie
01:20:43le pape Léon XIV est en Algérie
01:20:45et vous suivrez à 16h30
01:20:48en direct
01:20:48la messe du pape Léon
01:20:50en Algérie
01:20:51après avoir voulu élargir
01:20:54le travail du 1er mai
01:20:55au commerce de proximité
01:20:56l'exécutif a finalement retiré
01:20:57son texte face aux oppositions
01:20:59le gouvernement de Sébastien Lecornu
01:21:01a renoncé
01:21:02hier soir
01:21:04provoquant des critiques
01:21:05jusque dans
01:21:06la majorité
01:21:08invité ce matin
01:21:08de la grande interview
01:21:10CNews Europe 1
01:21:11à 8h10
01:21:12le vice-président
01:21:13de l'Assemblée
01:21:14et porte-parole
01:21:14du député
01:21:15Rassemblement National
01:21:16Sébastien Chenu
01:21:17il accuse l'exécutif
01:21:19de reculer
01:21:19sur ses propres idées
01:21:21je veux dire que
01:21:22M. Lecornu
01:21:23laisse la place
01:21:23à Olivier Faure
01:21:24directement
01:21:24puisque c'est Olivier Faure
01:21:25qui dicte
01:21:26les textes
01:21:26qui doivent être
01:21:27soumis au vote
01:21:28de la représentation nationale
01:21:29ou qui doivent être retirés
01:21:31sincèrement
01:21:32quelle impuissance
01:21:33c'est des nuls
01:21:34ils font marche arrière
01:21:35il a peur de son nombre
01:21:37le pauvre Lecornu
01:21:38voilà
01:21:39la stratégie de la trouille
01:21:40disait ce matin
01:21:41Sébastien Chenu
01:21:42Ophélie Roque
01:21:43votre sujet
01:21:44est enfin arrivé
01:21:46que dire
01:21:47mais
01:21:49le souci
01:21:50à mon sens
01:21:50c'est qu'on ne fait pas
01:21:51les bons diagnostics
01:21:52c'est à dire que là
01:21:53on nous dit
01:21:53la France perd de l'argent
01:21:54ce qui est vrai
01:21:55les gens ne travaillent pas assez
01:21:56peut-être
01:21:57mais cette journée là
01:21:58c'est la seule journée
01:21:59où je suis désolée
01:22:00elle a été faite en hommage
01:22:01justement pour
01:22:02à l'époque
01:22:03quand les gens avaient
01:22:03des conditions de travail
01:22:04très dégradées
01:22:05de nos jours
01:22:05on n'est plus à la mine
01:22:06j'en conçois
01:22:08j'en conviens
01:22:09il y a quand même
01:22:10encore des métiers pénibles
01:22:12les couvreurs
01:22:12il y a des métiers
01:22:13même sans ça
01:22:14il y a des métiers
01:22:15qui en fait
01:22:17vous passez des temps fous
01:22:18vous abîmez la santé
01:22:19pourquoi pour un SMIC
01:22:21et de dire
01:22:21finalement
01:22:22non mais ça
01:22:23bon
01:22:23ça valait
01:22:24quand c'était encore
01:22:25le temps des corons
01:22:26et que finalement
01:22:27maintenant les gens
01:22:27oui on pourrait travailler
01:22:29mais en fait
01:22:30c'était pas ça
01:22:30le sens de cette journée
01:22:31le sens de cette journée
01:22:32c'était pas de dire
01:22:33il faut absolument
01:22:34que l'ouvrier gagne plus
01:22:36le sens de cette journée
01:22:37c'était
01:22:37il faut reconnaître
01:22:37la dignité du travail
01:22:38et la dignité du travail
01:22:40qui était
01:22:40de ne pas se plier
01:22:41à tous les désidératats
01:22:42justement
01:22:42des patrons d'entreprise
01:22:43donc moi
01:22:44ce qui me gêne un peu
01:22:45dans le fait de dire
01:22:46oui mais ça vous voyez
01:22:47on va élargir
01:22:49le boulanger
01:22:50le jardinier
01:22:50mais quand vous travaillez
01:22:52avec deux ou trois personnes
01:22:53quand votre patron
01:22:54vous êtes seul avec lui
01:22:55qui est lui
01:22:55il va dire
01:22:56j'ouvre mon commerce
01:22:56mais qu'est-ce que vous voulez dire
01:22:57non non moi
01:22:58je ne serai pas là
01:22:58pour faire le pain
01:22:59tu vas faire le pain
01:23:00tout seul
01:23:00mais c'est pas possible
01:23:02moi ce qui me gêne un peu
01:23:03c'est que c'est pas ça en plus
01:23:04qui va remettre les finances
01:23:06de la France
01:23:06dans le bon ordre
01:23:07même si on fait une journée
01:23:08de travail
01:23:09il n'y aura rien
01:23:10symboliquement
01:23:10vous avez dégradé quelque chose
01:23:12à mon sens
01:23:12qui était une des dernières choses
01:23:14qui marchait encore un petit peu
01:23:15c'est-à-dire la symbolique
01:23:17pourquoi pour finalement
01:23:18des peanuts
01:23:19c'est-à-dire que vous n'allez pas
01:23:21gonfler votre budget
01:23:21il faut se rappeler
01:23:22du contexte
01:23:23de la raison pour laquelle
01:23:24il y a eu la loi
01:23:24il y a eu des boulangers
01:23:25qui ont été verbalisés
01:23:26l'année dernière
01:23:27parce qu'ils ouvraient
01:23:29et qu'ils avaient leurs salariés
01:23:30qui travaillaient
01:23:31qui voulaient travailler
01:23:33gagner de l'argent
01:23:34parce que les gens ont besoin
01:23:34d'argent aussi aujourd'hui
01:23:35on ne peut pas l'oublier
01:23:37travailler plus pour gagner plus
01:23:38travailler c'est aussi
01:23:39ramener de l'argent
01:23:40et derrière ça souligne
01:23:42aussi l'ambiance décroissante
01:23:43c'est-à-dire qu'on a
01:23:44une idéologie de gauche
01:23:46qui veut arrêter l'activité
01:23:47dont la valeur travail
01:23:48n'est plus respectée
01:23:50donc ce que vous dites
01:23:51je le conçois
01:23:52mais le 1er mai
01:23:53s'il y a quelques entreprises
01:23:55d'ailleurs
01:23:55ce qui m'intéresserait
01:23:56c'est de savoir
01:23:57si toutes les personnes
01:23:58de gauche
01:23:59communistes
01:23:59vont acheter leur pain
01:24:00le 1er mai
01:24:01parce qu'il y a ça
01:24:02ou s'ils mangent des biscottes
01:24:04vous voulez dire
01:24:04on pourrait les condamner
01:24:06à manger des biscottes
01:24:07parce que les boulangers
01:24:08sont condamnés à fermer
01:24:09c'est toujours le paradoxe
01:24:10de la gauche décroissante
01:24:12à vouloir interdire
01:24:14que les autres
01:24:14fassent des choses
01:24:15qu'eux-mêmes font
01:24:17donc
01:24:17je pense que le problème
01:24:18c'est qu'en fait
01:24:19là on ressent le débat
01:24:21sur une proposition
01:24:22de loi
01:24:22et une mesure
01:24:23mais la vraie question
01:24:24elle est
01:24:25on remet pas le centre
01:24:26c'est-à-dire en jeu
01:24:27c'est-à-dire
01:24:28qu'est-ce que la valeur
01:24:29travaille
01:24:29qu'est-ce que la notion
01:24:30de travail
01:24:30et là c'est un vrai problème
01:24:31parce que quand on dit
01:24:32oui mais les jeunes
01:24:33ne veulent pas travailler
01:24:34oui mais un tel
01:24:35ne veut pas travailler
01:24:35mais vous avez vu
01:24:36la pauvreté des travails
01:24:38moi je suis
01:24:39avant d'être professeur
01:24:40je suis passée
01:24:41par pas mal de métiers
01:24:42mais la pauvreté
01:24:43dans ce qu'on vous propose
01:24:45intellectuellement
01:24:46la pauvreté
01:24:47comment vous voulez
01:24:47parfois vous
01:24:49comment dire
01:24:49vous hausser
01:24:50quand on vous demande
01:24:51finalement
01:24:51et la pauvreté
01:24:52des rémunérations
01:24:53et la pauvreté
01:24:54des rémunérations
01:24:55et donc moi
01:24:55quand on dit
01:24:55oui mais regardez
01:24:56les gens veulent travailler
01:24:57plus pour gagner plus
01:24:57mais ils ne veulent pas
01:24:58travailler une journée de plus
01:24:59parce qu'ils disent
01:25:00c'est formidable
01:25:01mais est-ce que vous êtes
01:25:02d'accord Véliroc
01:25:02avec les boulangers
01:25:03qui eux sont en colère
01:25:04et qui disent
01:25:05moi si je veux ouvrir
01:25:05je veux ouvrir
01:25:06parce qu'à côté de ma boulangerie
01:25:08il y a un McDonald's
01:25:08et lui il a le droit d'ouvrir
01:25:09mais c'est ça qui pose problème
01:25:10ce qui pose problème
01:25:11c'est finalement
01:25:13moi je suis désolée
01:25:14mais plutôt que de toujours
01:25:16fragiliser encore une fois
01:25:17les personnes qui travaillent
01:25:18en disant
01:25:18oui mais regardez
01:25:19le McDonald's est ouvert
01:25:19bah que le McDonald's ferme
01:25:21à un moment aussi
01:25:22oui mais comment vous voulez
01:25:23on est dans un monde
01:25:24alors moi j'ai vécu
01:25:26en Pologne communiste
01:25:27où tout était fermé
01:25:28il n'y avait rien
01:25:28sur les étals
01:25:30mais je ne suis pas sûr
01:25:31que ce soit une solution
01:25:33ce que je veux dire
01:25:33c'est que vous voyez bien
01:25:34qu'on a tendance
01:25:36à dire
01:25:36voilà
01:25:37on résume
01:25:37le travail salarial
01:25:39à cette journée
01:25:39en disant
01:25:40c'est la journée des travailleurs
01:25:41cette journée des travailleurs
01:25:42elle est complètement
01:25:43vidée de substance
01:25:43on grignote tout
01:25:45il n'y a plus rien
01:25:46il n'y a plus rien
01:25:46moi ce qui me gêne
01:25:47c'est de se dire
01:25:48que oui on peut faire
01:25:49finalement 35 heures
01:25:50de travail
01:25:51qui parfois
01:25:51c'est 37, 38, 39 heures
01:25:53qui ne seront jamais payées
01:25:54parce qu'en général
01:25:54on n'est jamais payé
01:25:55sur les heures supplémentaires
01:25:56quand on est dans
01:25:56une petite entreprise
01:25:58moi ça me gêne
01:25:59ça me gêne
01:25:59mais puisqu'on est
01:26:00sur ce créneau là
01:26:01qu'est-ce que vous pensez
01:26:02à cet égard
01:26:03parce que vous mentionnez
01:26:03les grandes enseignes
01:26:04du travail le dimanche
01:26:05par exemple
01:26:05moi je suis contre
01:26:06vous avez toujours été contre
01:26:07maintenant c'est un peu
01:26:08insensionalisé on va dire
01:26:09mais je suis contre
01:26:09parce qu'en fait
01:26:10ça dérégule tout
01:26:13et ça ne permet pas
01:26:15aux gens d'être heureux
01:26:16ça ne permet pas
01:26:17aux gens d'être heureux
01:26:17parce que finalement
01:26:19le travail ne s'arrête jamais
01:26:20le travail ne s'arrête jamais
01:26:22il est omniprésent
01:26:22mais chacun place son bonheur
01:26:23qu'il le souhaite
01:26:23en revanche
01:26:24si vous placez le bonheur
01:26:25avec un supermarché
01:26:27c'est triste
01:26:27en général
01:26:27il n'y a pas que ça
01:26:28parce que vous n'avez pas le choix
01:26:29vous n'avez pas le choix
01:26:30ce n'est pas une volonté
01:26:31de venir le dimanche
01:26:33le travail ne s'arrête jamais
01:26:34mais les émissions
01:26:35elles s'arrêtent
01:26:35et là c'est la fin
01:26:36donc je suis en tout cas
01:26:37je vous remercie
01:26:38merci Ophélie Roch
01:26:40merci pour votre franc-parler
01:26:41merci Nelly Dena
01:26:42qui va rire au folle
01:26:44merci Fabien Bouglet
01:26:46et Bertrand Besant-Sno
01:26:48je remercie également
01:26:49toutes les équipes
01:26:49de Midi News
01:26:50Anaïs Bernamonti
01:26:51France Goldfarbe
01:26:52Jules à la vision
01:26:53Christophe à la réalisation
01:26:54Guillaume Mosson
01:26:55Charlotte et Arthur en régie
01:26:56et bien sûr
01:26:57toutes les autres équipes
01:26:58de CNews
01:26:59dans un instant c'est Julien Pasquet
01:27:01pour 120 minutes info
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