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- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00120 minutes info, bonjour à tous, bienvenue en ce mardi sur l'antenne de CNews 2h pour décrypter l'actualité
00:07avec mes invités que je vous présente dans une poignée de secondes.
00:09Le temps de saluer bien sûr d'abord Audrey Berthaud, il est 15h, votre journal. Bonjour Audrey, on commence avec
00:14ce deuxième jour de visite historique pour le pape Léon XIV en Algérie.
00:18Un double attentat suicide a eu lieu hier à Blida, à une quarantaine de kilomètres d'Alger où le pape
00:24effectuait une visite.
00:25Deux kamikazes se sont fait sauter, sont donc morts et aujourd'hui le pape a quitté Alger pour Anaba sur
00:32les traces de Saint-Augustin à 16h30 d'ailleurs.
00:35Notez-le, une messe se tiendra en la basilique Saint-Augustin d'Anaba, messe qui sera bien sûr diffusée en
00:41direct sur CNews donc à 16h30.
00:43La guerre contre l'Iran, on va beaucoup en parler dès le début de cette émission et dans ce journal
00:46on évoque Washington.
00:48Alors on s'arrête un instant parce que direction de l'Assemblée Nationale en direct où un hommage est rendu
00:52en ouverture des questions au gouvernement.
00:53Jacques Paris et Cécile Collaire qui ont été détenus, vous le savez, en Iran et libérés la semaine dernière.
01:01Cécile Collaire, Jacques Paris, Olivier Grondeau, Louis Arnaud et Benjamin Brière.
01:10Merci.
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02:01Merci.
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03:00Merci.
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03:03Merci.
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03:04Merci.
03:07Merci.
03:10Merci.
03:11J'ai reçu de Mme Pascal Borde, députée de la troisième circonscription du Gard.
03:15On ne passe pas vers l'Assemblée nationale à une ou deux reprises encore
03:19pour voir les questions au gouvernement sur les grandes thématiques qui nous intéressent.
03:23Mais il était important de vous montrer cette image en direct, notamment de Jacques Paris et Cécile Collaire,
03:28libérés la semaine dernière.
03:29Après trois ans et demi de détention en Iran, rythmés par les menaces de mort et la privation.
03:34La fin du calvaire.
03:36Heureusement pour nos deux compatriotes.
03:37On poursuit rapidement ce journal avec vous Audrey.
03:40Washington qui accueille, je le disais, avant de partir en direct à l'Assemblée,
03:42les premiers pourparlers entre le Liban et Israël.
03:45Oui, les discussions doivent se dérouler en fin de journée, heure française.
03:48C'est en effet les premiers pourparlers directs depuis 1993.
03:53Des représentants du Liban et d'Israël seront présents, mais avec un grand absent, le Hezbollah.
03:57Ce qui réduit forcément les perspectives d'accord.
04:01Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a posé déjà deux conditions pour parler.
04:06Le désarmement du Hezbollah.
04:07Et la recherche d'un véritable accord de paix.
04:10Justement, Pauline Trevzer, vous êtes notre correspondante en Israël.
04:14Pauline, bonjour.
04:15Qu'attendent les Israéliens concrètement de ces négociations ?
04:20Oui, alors Audrey, d'abord, il faut bien comprendre qu'aujourd'hui est une journée particulière en Israël.
04:25Puisqu'Israël commémore Yoam A. Shoah.
04:28Il commémore les 6 millions de personnes juives tuées durant la seconde guerre mondiale.
04:33Plusieurs sirènes ont retentit dans tout le pays ce matin.
04:36Tout le pays s'est mis à l'arrêt pour se recueillir.
04:39Alors que parallèlement, les Israéliens attendent ces discussions avec le Liban qui doivent se dérouler à Washington dans quelques heures
04:47maintenant.
04:48Et justement, avec Fabrice Elstern, nous avons pu discuter avec ces Israéliens.
04:53Alors certains nous disent vouloir une paix durable rapidement.
04:57Ils attendent clairement une réponse rapide.
05:01Mais en réalité, la plupart des témoignages que nous avons recueillis, les Israéliens sont prêts à aller jusqu'au bout
05:06de cette guerre
05:07et attendre le démantèlement complet du Hezbollah par l'armée israélienne.
05:12Et d'ailleurs, on sait que Tzal continue de frapper les cibles du Hezbollah.
05:16Ce sont pas moins de 150 cibles visées durant les dernières 24 heures au sud du Liban.
05:22Pauline Trevzer, merci beaucoup.
05:24Avec Fabrice Elstern à Tel Aviv, en Israël.
05:26Une image de sport.
05:37Le PSG va devoir valider son ticket pour les demi-finales de la Ligue des Champions ce soir contre Liverpool.
05:43Vainqueur à l'aller, deux buts à deux.
05:45Les Parisiens se déplacent à Anfield.
05:47Une qualification qui leur permettrait de retrouver le vainqueur de l'autre match du soir
05:51qui oppose le Bayern Munich au Real Madrid.
05:55et les deux matchs sont diffusés et à suivre bien sûr en exclusivité sur Canal+.
05:59ce soir à partir de 21h.
06:00Et vous serez au rendez-vous Audrey, comme chacun d'entre nous autour de cette table évidemment.
06:11Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
06:17120 minutes et nos discussions qui démarrent avec nous autour de la table cet après-midi.
06:21Yohann Uzaï, évidemment, du service politique de CNews.
06:23Benoît Perrin, merci d'être présent, directeur général des Contribuables Associés.
06:27On va beaucoup parler de ces risques d'augmentation exponentielle des prix du carburant dans les semaines et les mois.
06:33Venir avec Dora Abdelrazik du service international également.
06:36Bonjour à vous.
06:37Antranique Kévorkian est avec nous également.
06:39Bonjour, analyste international pour le millénaire.
06:42Bruno Combi, polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire.
06:45Bonjour à vous.
06:45Et évidemment, l'inévitable Éric de Ritmatten pour toutes les questions économie qui sont centrales, bien sûr, dans ces séquences
06:53géopolitiques qui nous amènent vers le détroit d'Hormuz.
06:57Bien sûr, moins de 24 heures après son entrée en vigueur, le blocus du détroit imposé par Donald Trump est
07:02déjà menacé.
07:03Pékin a jugé ce matin dangereux et irresponsable ce blocage imposé pour les Etats-Unis, par les Etats-Unis et
07:09dans le même temps, certains navires, et c'est là que les questions commencent à se poser, déjà moins de
07:1424 heures après, certains navires semblent avoir franchi ces dernières heures le détroit d'Hormuz, dont un bateau chinois sous
07:20sanction.
07:21On peut voir peut-être ces cartes, vous le savez, actualisées avec les systèmes GPS des différents navires.
07:27Alors ça, ce sont les avions militaires qui continuent également d'évoluer, on en parlera avec Dora dans un instant,
07:31mais ces bateaux qui, pour certains, nous dit-on, entre Anik et Vorkian, commencent à franchir le détroit.
07:37Quelle conclusion tirer de cette situation ? Certains navires prennent la direction du détroit pour livrer leurs marchandises. Que se
07:43passe-t-il vraiment depuis 16 heures hier dans le détroit d'Hormuz ?
07:46C'est très compliqué à dire, mais ce qu'on voit ici, c'est que c'est une guerre d
07:49'endurance, à la fois pour les Etats-Unis et pour l'Iran.
07:52Vous avez mentionné le passage de certains bateaux, c'est tout à fait vrai, mais il faut savoir quelque chose,
07:56c'est qu'il y a des bateaux qui sont balisés, donc un système qu'on appelle AIS, et d
08:00'autres qui ne le sont pas.
08:01Après, c'est vrai que la technologie américaine, en principe, donc tout ce qui est marine, donc la Navy, est
08:08tout à fait capable de repérer des bateaux, même qui n'ont pas de transpondeurs.
08:14Maintenant, je pense que ce qui se passe actuellement...
08:16Je vous arrête, on passe par l'Assemblée nationale, on va faire des ping-pong, je suis désolé pour donner
08:19tout de suite la parole des questions des députés au gouvernement, notamment sur les questions du gouvernement qui vont vous
08:25intéresser.
08:25La présidente du groupe Assemblée nationale, je voudrais à mon tour saluer celles et ceux qui ont retrouvé la liberté.
08:32Nouvellement élu maire de Vauvert, je tiens à exprimer l'honneur et la fierté que j'ai eu à représenter
08:37pendant six ans les habitants de la deuxième circonscription du Gard.
08:42J'adresse à chacun, et en particulier aux collègues de mon groupe avec lesquels j'ai partagé cet engagement, mes
08:51voeux de lucidité, de courage et de constance pour la réussite de la France.
08:57Ma question s'adresse à madame la ministre de l'Énergie.
09:00La guerre en Iran a brutalement rappelé une réalité que la Macronie a toujours refusée de voir.
09:05En matière de pouvoir d'achat, de souveraineté ou de croissance, l'accès à une énergie bon marché doit être
09:12une priorité absolue.
09:13Aujourd'hui, les Français renoncent à se déplacer, les petites entreprises voient leur marge s'effondrer, les infirmières, les aides
09:20-soignantes sont en difficulté, les agriculteurs et les pêcheurs travaillent à perte.
09:25Partout, la même angoisse, c'est de ne plus pouvoir suivre à cause des factures qui ont explosé.
09:31Et que fait l'État à part prélever près de la moitié du prix de l'essence ? Rien ou
09:35presque rien.
09:36A court terme, vous espériez une baisse de 5 à 10 centimes par litre d'essence.
09:40Pour l'instant, c'est à peine 1 centime.
09:43A long terme, votre gouvernement refuse toujours de relancer l'exploration de nouveaux gisements d'hydrocarbures comme nous vous l
09:50'avions proposé.
09:52Pour s'en sortir et soutenir l'activité, l'État doit planifier, revoir la gestion de ses stocks stratégiques et
09:57surtout faciliter l'accès à l'essence en la taxant moins.
10:01La proposition du Rassemblement national de réduire à 5,5% la TVA sur l'énergie est plus que jamais
10:09d'actualité.
10:11Même pour les agriculteurs et les pêcheurs déjà exonérés de taxes sur le carburant, les mesures prises restent largement insuffisantes.
10:19Des aides directes doivent être renforcées afin d'éviter la disparition de ces filières essentielles.
10:26Ma question est donc simple. Allez-vous enfin agir pour faire baisser durablement le prix de l'essence ?
10:32Merci monsieur le député. La parole est à madame Maude Bréjon, ministre en charge de l'énergie.
10:38Merci madame la députée, mesdames et messieurs les députés.
10:40Monsieur le député m'est donné. D'abord, vous le savez, depuis le début, nous avons les yeux rivés sur
10:44ce qui se passe au Moyen-Orient.
10:46Et votre question aurait probablement dû commencer par cela.
10:50On est dans une situation extrêmement volatile avec des prix qui fluctuent en fonction des prises de parole des grandes
10:56puissances et en premier lieu de Donald Trump.
10:58On s'est adapté depuis les premiers jours.
10:59Dès les premiers jours du conflit, nous avons décidé à la demande du Premier ministre d'être aux côtés des
11:04agriculteurs, d'être aux côtés des pêcheurs,
11:06parce que vous l'avez souligné et vous avez raison, il traverse une situation extrêmement difficile,
11:10d'être aux côtés des transporteurs et d'apporter une aide d'urgence qui rende soutenable l'activité économique,
11:17parce que derrière c'est des emplois, parce que derrière c'est des salaires et évidemment des enjeux sociaux extrêmement
11:23importants.
11:23Nous adapterons ce dispositif autant que nécessaire dans les jours et dans les semaines à venir,
11:27en fonction d'une situation qui nous dépasse, en tout cas qui dépasse le cadre purement franco-français.
11:34Nous avons dit depuis le départ que ces aides pouvaient être amplifiées, pouvaient être reconduites autant que de besoin,
11:41encore une fois, en fonction de l'évolution du conflit.
11:44Je note quand même que vous évoquez parmi les pistes pour faire baisser durablement le carburant,
11:48alors la baisse de la TVA à 5,5%, j'ai déjà eu l'occasion d'y répondre, 12 milliards
11:53d'euros qui aujourd'hui ne sont pas financés dans vos propositions.
11:57Et ensuite je note l'exploration, pardonnez-moi, de nouveaux gisements d'hydrocarbures.
12:02Et là on a un désaccord effectivement fondamental sur l'approche qu'on a de l'énergie,
12:07parce que nous on considère qu'elle doit être décarbonée, qu'il faut électrifier,
12:10et que pour ça on a besoin des renouvelables et du nucléaire,
12:13certainement pas d'aller chercher de nouveaux gisements de pétrole ou de gaz de schiste,
12:17comme j'ai pu l'entendre dans vos rangs.
12:20Donc voilà, j'en conclurai là-dessus.
12:22Néanmoins, de façon très républicaine, je voudrais aussi vous souhaiter bon vent pour la suite de vos fonctions.
12:29Merci beaucoup Madame la Ministre.
12:32La parole est à présent à Madame Nicole Dubré-Chira pour le groupe Ensemble pour la République.
12:38Voilà pour cette réponse de la Ministre Bréjean qui rappelle que la priorité du gouvernement pour le moment
12:45n'est pas de faire des chèques aux Français pour les aider à surpasser cette crise, à vivre cette crise,
12:51mais plutôt continuer de marteler que le décarboné est l'avenir de la France.
12:56Mais on va y revenir tout à l'heure parce qu'on va passer beaucoup de temps sur les carburants.
12:59La seule chose notable et peut-être plus vraie que nature de ce que nous a dit Maude Bréjean,
13:04c'est que ça les dépasse en effet cette situation.
13:07Ça, on l'avait tous compris.
13:10Restons un instant sur le détroit d'Harmouz.
13:11Et je vous le disais, dans moins de 10 minutes, on va se pencher très concrètement sur la situation,
13:15sur les énergies et le carburant.
13:17Cette image, elle est en direct.
13:18Et pardon de vous avoir interrompu entre Annick et Vorkian tout à l'heure.
13:22Cette image, elle est en direct.
13:23Alors on rappelle aux téléspectateurs qui ne sont pas encore aguerris à ce type de cartes en temps réel.
13:29On a des points rouges, des points verts qui représentent tous des navires.
13:32Les points rouges sont des navires qui transportent de l'énergie, des hydrocarbures, du pétrole, du gaz.
13:37Les points verts sont plutôt des navires commerciaux, des portes-contenaires.
13:40Quand c'est un point, c'est un navire qui est à l'arrêt.
13:43Quand c'est une flèche, c'est un navire qui est en mouvement.
13:45Voilà pour le décodage de cette carte.
13:49Que se passe-t-il vraiment depuis 16h hier dans le détroit d'Hormuz ?
13:52Pour reprendre ce que je disais tout à l'heure, on a deux destroyers américains.
13:57Ce sont des gros navires qu'on appelle Frank Peterson et Michael Murphy.
14:02Ce sont les deux destroyers qui sont supposés à la fois détecter les mines en cause
14:05et assurer la sécurité des côtes.
14:07Maintenant, la problématique, c'est qu'en réalité, on voit bien l'engouffrement
14:13et l'engoncement, si je puis dire, des bateaux actuels.
14:16Puisqu'on a quand même à peu près entre 500 et 700 navires de plus de 10 000 tonnes
14:20qui sont arrêtées pour des questions d'assurance, mais pas que, comme vous l'avez vu.
14:24C'est à la fois géographique et économique.
14:25Et la problématique la plus importante aussi, c'est de savoir en pourcentage
14:30quel est le trafic actuel.
14:31On est à peu près à 10% actuellement du trafic normal du détroit d'Hormuz.
14:38Ce qui est quand même très peu et c'est à la fois inquiétant.
14:41Pour moi, ici, comme je le disais initialement, c'est plus une guerre d'attrition, mais des deux côtés.
14:47Maintenant, c'est à la fois les Etats-Unis et les Iraniens qui jouent la montre.
14:49Mais plus ça dure longtemps, plus nos taux, notamment le taux d'emprunt de la France,
14:54qu'on appelle l'OAT, obligation assimilable au trésor,
14:57plus ce taux monte et plus nous, en tant que citoyens, on est impactés.
15:01Puisque, par définition, le taux d'emprunt est plus haut côté français.
15:03Donc, ça impacte les crédits à la consommation.
15:05D'ailleurs, j'en profite pour dire que la guerre au Moyen-Orient pèsera sur l'économie européenne en 2026,
15:09prévient ces dernières minutes le patron du Fonds monétaire international
15:12avec un impact négatif de la guerre au Moyen-Orient pour tous les pays de la zone euro.
15:18Bruno Combi, on reste encore un instant sur ces cartes et sur ces navires qui ne passent pas,
15:24dont on ne sait pas exactement la situation.
15:26Ce qu'il faut dire également sur ces cartes, c'est qu'il y a ce qu'on voit et
15:29ce qu'on ne voit pas également.
15:30Absolument.
15:31Et donc, un commentaire.
15:33Donc, le trafic est extrêmement ralenti par rapport à ce qui se passe en temps normal,
15:36comme ça vient d'être dit.
15:37Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'aujourd'hui, ce matin,
15:40plusieurs navires ont passé le D3 lui-même, c'est-à-dire au centre de la carte.
15:43Mais ils sont pour l'instant en train de faire des ronds dans l'eau, dans le golfe d'Aumont.
15:47Or, le barrage américain est sur la partie droite du golfe d'Aumont.
15:50Et pour l'instant, ils hésitent à tenter le diable et à y aller.
15:54Donc, ils tournent, ils y vont, mais pas encore.
15:57Donc, on va attendre de voir ces prochaines heures.
15:59Je pense qu'on aura des réponses.
16:01Il y a cette information depuis ce matin qui nous parle d'un navire chinois
16:04qui aurait justement franchi ce cap du D3.
16:09Et ce serait évidemment un premier face-à-face grandeur nature entre les Etats-Unis et la Chine.
16:14Est-ce que ce bateau a franchi le D3 d'Ormouz ?
16:16Oui ou non ?
16:16Alors, Dora, qu'il y a des informations là-dessus ?
16:18Concernant ce bateau, il faut savoir qu'il est allé dans un port émirati.
16:23Donc, se prendre le carburant.
16:25Donc, il a pu passer effectivement puisqu'il n'était pas concerné par le blocus.
16:29Il est passé par le D3.
16:30Par contre, le point que l'on voit à l'écran...
16:34Qui clignote ?
16:34Qui clignote.
16:35Ça, c'est un autre bateau, un pavillon comorien.
16:38Lui, par contre, a rempli sa cargaison au port de Ramcha.
16:43Et ça, c'est en Iran.
16:45Il est passé par le D3.
16:46Et comme Bruno l'a dit, il est pour l'instant dans la mer d'Omane.
16:50Ce que l'on sait, c'est que peut-être que les Américains seraient positionnés un petit peu plus loin.
16:54On a une autre carte.
16:55Un peu plus à l'est.
16:55Voilà.
16:56On a une carte où on a essayé d'imaginer justement cette ligne.
17:00Et où pourraient être positionnés ces bateaux ?
17:03Donc, c'est pour ça que les bateaux ne bougent pas actuellement.
17:05Mais en tout cas, les bateaux qui ne sont pas concernés par les ports iraniens,
17:09eux, ont réussi à passer.
17:10Alors, ce qu'on comprend, c'est qu'à l'heure où l'on se parle,
17:13le blocus version Donald Trump est toujours maintenu.
17:16Et aucun bateau n'a transigé.
17:18En dehors, évidemment, de ceux qui ne se sont pas approvisionnés en Iran.
17:22Nous sommes d'accord sur cette question.
17:24Pour l'instant, il n'y a pas eu de forçage, de forcing de ce blocage de Donald Trump.
17:30On peut imaginer en training des bateaux qui tentent la traversée
17:35et qui sont donc arraisonnés par les militaires américains
17:39pour contrôler ce qu'ils transportent.
17:41Et en fonction de l'origine et du chargement,
17:44ils sont arrêtés ou on les laisse passer.
17:45C'est concrètement exactement comme ça que ça se passe.
17:47Oui, c'est exactement comme ça que ça se passe.
17:49Et c'est tout là la problématique pour les Iraniens également.
17:52Puisque vous savez, les Iraniens ont pas mal de missiles sur les littoraux,
17:56notamment d'une part.
17:57Ils ont aussi des sous-marins nains qui sont plus ou moins détectables par les Américains.
18:01Et les sous-marins nains sont également adaptables pour les eaux
18:04qui sont un peu superficielles, donc pas très profondes,
18:07c'est-à-dire sur les littoraux.
18:08Autrement dit, le risque pour les passants est double.
18:10Donc personnellement, si j'étais capitaine d'un tel navire,
18:13je ne m'aventurerais pas à prendre le risque que vous avez mentionné.
18:18Donc tout est à voir d'ici quelques heures, comme ça a été dit in fine.
18:22Mais le risque est double.
18:23La Chine pourrait vouloir calmer le jeu.
18:26Dora, Bruno Combier également, Pékin pourrait être le prochain acteur important de ce rapport de force ?
18:31Le problème, c'est que quand Donald Trump impose ce blocus,
18:35c'est un petit peu pour faire pression sur la Chine, pour qu'elle fasse pression sur l'Iran.
18:38Sauf que la Chine elle-même, elle a un moyen de pression.
18:41Et c'est les terres rares.
18:44Donc là, elle pourrait elle aussi, à son tour,
18:47entrer dans le jeu en imposant ses propres sanctions sur le reste du monde.
18:54La Chine, qu'il faudra surveiller très près, en tout cas,
18:57elle a demandé plusieurs fois d'ouvrir ce détroit d'Hormuz,
19:01en disant à Donald Trump que ce qu'il faisait n'était pas en accord avec le droit international.
19:09Mais en tout cas, pour l'instant, la Chine, en plus,
19:12ce qu'il faut savoir, c'est que si on fait pression sur la Chine...
19:14C'est dangereux et irresponsable, ce blocus.
19:16Exactement. Mais Pékin a assez de pétrole pour l'instant.
19:19Donc elle ne sera pas impactée dans l'immédiat, aussi, concernant son pétrole.
19:23Est-ce qu'une prise de position chinoise pourrait faire fléchir Donald Trump ?
19:29Ce qui est sûr, c'est que la Chine est un des pays qui pourrait être bientôt un des pays
19:34les plus impactés,
19:35puisque 90% du pétrole iranien va vers la Chine.
19:38Mais elle a assez de réserve.
19:39À court terme, c'est le pays qui a le plus de réserve.
19:41Nous, en Europe, on avait trois mois de réserve.
19:43On a déjà commencé à piocher un petit peu dedans.
19:45En Chine, ils avaient plus que trois mois de réserve.
19:47Mais ils vont commencer bientôt à piocher dedans, aussi.
19:51Et donc, à terme, c'est eux qui seraient potentiellement les plus affectés, si ça continue.
19:55C'est pour ça que le levier des terres rares pourrait...
19:57Le levier des terres rares, il pourrait activer ça.
19:59Le problème, c'est qu'ils vont punir qui ?
20:01En maniant le levier des terres rares, ils vont punir l'Europe,
20:04qui n'est pas à l'origine de cette guerre.
20:06Et donc, ce n'est pas le bon acteur.
20:07Enfin, ce n'est pas le bon levier, quelque part.
20:09On a besoin de clarté, parce qu'on en manque cruellement
20:10depuis l'annonce de ce blocus.
20:15On a besoin d'ouvrir ce détroit pour faire baisser la tension.
20:18On se dirige vers l'inverse.
20:19Non seulement le blocus, Antonique Carvorkian,
20:22non seulement ce blocus n'améliore pas la situation
20:24concernant les exportations de pétrole.
20:26Et je vous le disais, juste après la pause,
20:28on va se concentrer très directement sur ces énergies.
20:31Mais il peut même l'aggraver, en fait.
20:34Et c'est ça qui nous inquiète précisément.
20:36Alors, c'est effectivement inquiétant pour nous, d'une part.
20:39Mais il faut également prendre en compte qu'aujourd'hui,
20:42on a certaines alternatives, notamment via des gazoducs
20:47et des oléoducs qui se trouvent en Arabie Saoudite, par exemple.
20:49Il y a des alternatives terrestres.
20:50Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite, les chiffres officiels indiquent
20:52une exportation de 6 millions de barils à la journée,
20:57ce qui est quand même considérable par rapport aux enjeux actuels.
21:00Mais vous parliez de la Chine tout à l'heure.
21:02J'aimerais bien me prononcer rapidement là-dessus.
21:04Il y a un double enjeu pour la Chine.
21:06Un, en termes de matières premières, etc.
21:09Donc ça, c'est une problématique qui la concerne directement.
21:11Mais je pense que, bizarrement, c'est contre-intuitif ce que je vais dire,
21:15mais depuis le début de la guerre, de façon générale,
21:18et selon un angle diplomatique, la Chine a en partie intérêt à ce que ça dure.
21:22Je vais vous dire pourquoi.
21:23Parce qu'on l'avait dit il y a quelques semaines sur vos plateaux, je crois.
21:27Les États-Unis avaient retiré des missiles anti-aériens qu'on appelle TAD de Corée du Sud.
21:31Donc tous ces points-là qui alimentaient la sécurité en Asie du Sud-Est
21:38ont été retraités et se trouvent actuellement dans la zone que vous montrez à l'écran.
21:43Ce qui fait que la Chine, je parle d'un point de vue diplomatique uniquement,
21:46si toutefois, selon des spécialistes, d'ici un ou deux ans,
21:49les spécialistes de l'Asie du Sud-Est,
21:50il y aura peut-être un conflit direct avec Taïwan,
21:53ce serait une aubaine diplomatiquement parlant et militairement pour les Chinois.
21:58A voir.
21:58Bruno, pour conclure.
21:59Oui, effectivement, il y a un oléoduc qui part du Golfe Persique
22:03et qui rejoint la mer Rouge sur le territoire de l'Arabie Saoudite
22:05qui permet de compenser en partie le pétrole qui ne transite plus par le détroit d'Ormuz,
22:10mais en partie seulement, parce que cet oléoduc fonctionnait déjà avant la guerre,
22:14évidemment, et il y a juste une petite augmentation de 1-2 millions de barils par jour
22:20comme ordre de grandeur qui permet d'alléger le problème,
22:23mais uniquement de l'alléger de quelques barils par jour,
22:25alors que le flux de pétrole à travers le détroit, c'est 20 millions de barils par jour.
22:30Donc on voit que ça répond à 10% du problème, c'est très insuffisant.
22:35Dans ces conditions, chacun scrute évidemment les cours du baril de pétrole
22:40qui est remonté hier au-dessus des 100 dollars pour repasser en dessous,
22:44un baril qui fait le yo-yo, des marchés qui ne s'affolent pas complètement pour le moment,
22:51on va le voir dans une poignée de minutes, mais qui tire la sonnette d'alarme,
22:54notamment l'Agence internationale de l'énergie qui nous dit que le mois d'avril sera pire
22:57que le mois de mars en termes de prix et de ressources de carburant.
23:01Le pire est-il à venir ? On répond tous ensemble à cette question dans une poignée de secondes.
23:06Restez sur CNews, merci.
23:11Il est quasiment 15h30, merci à tous de nous rejoindre en direct sur CNews.
23:15La suite de 120 minutes info, on parle des prix du carburant dans un instant
23:19avec toutes les explications et les prévisions à moyen terme.
23:22Mais d'abord à 15h pile, bien sûr, 15h30 pile, le retour d'Audrey Berthaud
23:26pour l'essentiel de l'actualité. Audrey, rebonjour.
23:28Washington accueille les premiers pour parler entre le Liban et Israël.
23:32La question du désarmement du Hezbollah est un point central dans les négociations du jour.
23:37Mais quelles sont les origines du Hezbollah ?
23:40Fondée en 1982, la branche armée du Hezbollah est considérée comme terroriste pour l'Union Européenne.
23:45Retour sur un acteur clé du Moyen-Orient avec Juliette Sadat.
23:50C'est l'un des acteurs les plus puissants et controversés du Moyen-Orient.
23:54Le Hezbollah naît en 1982 en pleine guerre civile au Liban.
23:59Objectif affiché, combattre l'invasion israélienne dans le sud du pays et détruire l'Etat hébreu.
24:06Rapidement, l'organisation est soutenue militairement et financièrement par l'ennemi numéro un d'Israël,
24:12la République islamique d'Iran.
24:13En 2006, la deuxième guerre opposant le Liban et Israël marque un tournant pour le Hezbollah.
24:20Il gagne en popularité.
24:21Bien plus qu'une armée, il s'impose comme un parti politique à part entière.
24:26Le premier du pays avec des élus au Parlement et des ministres au gouvernement.
24:31Son influence va même au-delà des frontières.
24:34Il coopère avec d'autres organisations paramilitaires au Moyen-Orient,
24:38comme le Hamas dans la bande de Gaza ou les outils du Yémen.
24:42Certains pays le considèrent comme une organisation terroriste.
24:45C'est le cas des Etats-Unis et d'Israël.
24:47L'Union européenne, quant à elle, ne classe comme terroriste que la branche armée du Hezbollah.
24:53Retour ici en France.
24:55Le projet de loi de simplification de la vie économique est à deux votes d'une adoption définitive.
25:00Un article a été ajouté en janvier dernier.
25:02La suppression des zones à faible émission, les fameuses ZFE, contre les véhicules polluants.
25:07Aujourd'hui, le gouvernement cherche à le sauver à travers un ultime amendement.
25:12Mais alors, qu'est-ce qu'une ZFE ?
25:14Toutes les explications de Nicolas Roger.
25:17Une mesure environnementale qui pénalise les automobilistes.
25:22Les ZFE, zones à faible émission, sont des espaces géographiques
25:26dans lesquels l'accès est restreint aux voitures les plus polluantes
25:29dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'améliorer la qualité de l
25:34'air.
25:35Concrètement, les voitures sont classées en fonction d'une vignette critère allant de 0 à 5.
25:40Plus le niveau est élevé, plus le véhicule est considéré comme polluant.
25:45Le critère 5 désigne les véhicules diesel immatriculés avant 2006.
25:49Les ZFE font leur début officiel en 2019.
25:52Paris, Lyon, Strasbourg ou encore Grenoble sont les premières villes à mettre en place le dispositif.
25:58Ce dernier sera renforcé en 2021 avec la loi Climat et Résilience.
26:03Celle-ci impose une ZFE aux agglomérations de plus de 150 000 habitants
26:07qui se situent au-dessus du seuil maximal de pollution fixé par l'Union européenne.
26:12Sur cette carte, on note les 25 villes concernées par une zone à faible émission aujourd'hui en France.
26:18Les collectivités peuvent décider d'un niveau plus ou moins élevé de restrictions.
26:22A Paris, Strasbourg, Lyon et Montpellier par exemple,
26:27seuls les véhicules possédant une vignette critère 0, 1 ou 2 sont autorisés.
26:32Il peut néanmoins exister des autorisations en fonction de l'heure et du jour.
26:37Le Conseil de Paris adopte le plan d'action à 20 millions d'euros concernant le périscolaire.
26:42Ce plan d'action du nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
26:45est destiné à protéger les enfants dans le périscolaire.
26:48De grosses affaires de violences sexuelles sur mineurs secouent le périscolaire depuis maintenant plusieurs mois.
26:53Écoutez cette adjointe à la mairie du 16e, Isabelle Nizar,
26:58sur les possibles solutions à mettre en place dans le périscolaire.
27:02Il suffisait tout simplement de repasser le périscolaire le mercredi matin toute la journée
27:06et de libérer le mercredi pour ceux qui ne veulent pas,
27:11pour les parents qui souhaitent garder leurs enfants le mercredi
27:13et ceux qui n'ont pas la solution, journée, mercredi, périscolaire toute la journée.
27:17Et trouver du personnel le mercredi toute la journée, sur une seule journée,
27:21plutôt que de devoir les chercher, de devoir trouver du personnel quelques heures par semaine,
27:26c'est beaucoup plus simple.
27:27Et puis après son arrivée chez l'éditeur Grasset,
27:29Boilem Sansal assure ne pas se rapprocher de l'extrême droite questionnée sur ce sujet.
27:34Oui, il était interrogé dans la matinale de Public Sénat ce matin.
27:38Boilem Sansal est revenu en effet sur son récent départ de Gallimard,
27:42son éditeur historique, vers Grasset.
27:44Écoutez cet échange entre Oriane Mancini, la journaliste, et Boilem Sansal.
27:49Et vous lisez les questions qui se posent parce que vous avez rejoint Grasset
27:52qui est dirigé par Bolloré, vous donnez des interviews à plusieurs médias d'extrême droite ?
27:57Grasset n'est pas dirigé par Bolloré, Grasset est une...
28:00Il est sous le contrôle du Bolloré.
28:01L'actionnariat, là.
28:03Voilà.
28:04Non mais vous donnez des interviews à plusieurs médias d'extrême droite.
28:07Est-ce que juste Boilem Sansal, vous êtes en train de glisser vers une droite radicale, vers l'extrême droite
28:12?
28:12Pas du tout.
28:13Moi je suis Boilem Sansal, j'ai ma ligne.
28:17Je ne suis ni de ceci ni de cela.
28:20Juste un mot, merci beaucoup Audrey, c'est la fin de ce journal.
28:22Mais je voudrais qu'on reste juste un instant sur cette séquence
28:24parce qu'elle est exceptionnelle et dans le mauvais sens du terme.
28:28Incroyable.
28:28Yohann Uzay, peut-être Rameau, cette question à Boilem Sansal
28:31qui vient de sortir d'interminables mois de détention.
28:35Et cette question qui sort de nulle part en fait.
28:37De quel droit ?
28:38C'est une mise en accusation permanente de Boilem Sansal
28:41qui est forcément coupable.
28:42Il est forcément coupable de quelque chose.
28:44De quoi exactement, on ne sait pas.
28:46Mais il est forcément coupable puisqu'il a décidé de changer d'éditeur.
28:50Il me semble pourtant que Boilem Sansal a été clair depuis sa libération
28:53et depuis qu'il a retrouvé une liberté de parole.
28:55Une liberté de parole qu'il n'avait manifestement pas.
28:58quand il est revenu sur le territoire français.
29:01Ça, personne ne veut l'entendre.
29:03Mais cette mise en accusation permanente de Boilem Sansal
29:06par la petite classe politico-médiatique
29:08mais par une grande majorité des médias,
29:11c'est vrai, il faut le dire,
29:12c'est absolument insupportable.
29:14La réponse de Boilem Sansal,
29:16elle est parfaite.
29:17Elle est très très bien expliquée.
29:18Mais ils ne veulent pas l'entendre parce que ça ne correspond pas,
29:21ça n'entre pas dans les cases qu'ils ont préfabriquées.
29:23Et ça ne correspond surtout pas à l'idéologie qui est la leur.
29:26Le prisme quand même de certains de nos confrères,
29:29on stigmatise un homme parce qu'il choisit tel ou tel éditeur.
29:33Le conformisme médiatique ou le nouveau totalitarisme,
29:36on pourrait dire également, Johan.
29:37Ah oui, c'est absolument ça.
29:39On le voit avec Boilem Sansal,
29:40mais les exemples sont légions.
29:43Sur beaucoup de sujets,
29:44beaucoup de nos confrères se comportent de cette manière-là.
29:47Ça devient de plus en plus insupportable.
29:50Et je crois que les Français, d'ailleurs, ne sont pas dupes.
29:53Ils ont compris cela.
29:54Ils le comprennent.
29:55Ils se détournent d'un certain nombre de confrères
29:59qui, effectivement, font leur travail quand même
30:02d'une manière extrêmement partielle.
30:04Le blocus du Détroit d'Or, Mouzon,
30:06n'y revient.
30:06Et ce que chacun scrute ces derniers jours,
30:09ce sont bien sûr les cours du baril de pétrole
30:11qui est de nouveau remonté au-dessus des 100 dollars hier
30:13pour passer juste en dessous ce matin.
30:15Les prix ne baissent pas franchement
30:17parce que le cessez-le-feu reste perçu
30:19comme évidemment très fragile.
30:21Les acteurs du marché pétrolier
30:22qui attendent des signaux durables
30:23avant d'ajuster significativement leur tarif
30:25dans ces conditions difficiles pour les distributeurs
30:28de répercuter une baisse nette à la pompe.
30:30Éric Doré de Maten, je commence avec vous
30:31parce que le gouvernement nous annonçait ces derniers jours
30:33une baisse de 5 à 10 centimes.
30:36Aujourd'hui, la baisse, j'ai noté, est de 1 centime.
30:40Ça ne se calme pas forcément, non ?
30:42Tant qu'on aura ce statu quo, ce stand-by,
30:47la crainte qu'on bloque, puis finalement il ne se passe rien,
30:50les cours vont rester à hauteur de 100 dollars à peu près.
30:53Alors hier, vous le disiez, c'était au-dessus.
30:55Aujourd'hui, je regarde le dernier cours,
30:5698 dollars pour le baril de pétrole.
30:59Je ne retiens qu'une chose, pour être très clair pour tout le monde,
31:02je regarde par rapport au 1er janvier,
31:04plus 61% le prix du baril.
31:06Quand on sait ça, on a tout compris.
31:07Et ça explique que l'essence à la pompe, elle reste extrêmement chère.
31:11Avec le 1 centime, moi je dis, c'est une honte.
31:13Parce que quand je suis allé à Bercy la semaine dernière,
31:16on disait 5, 10 centimes de baisse ce week-end,
31:19ça viendra, ça viendra.
31:20Même Serge Papin, qu'on aime beaucoup,
31:22qui est l'ancien patron de System U,
31:23il est vu plein de fois sur des interviews économiques en tant que patron.
31:26Maintenant, il est ministre du Conseil.
31:27Mais oui, oui, ça va se faire.
31:28Mais c'est de l'impuissance, on ne peut rien faire.
31:31C'est comme ça.
31:32En fait, c'est terrible, parce que soit ces gens-là nous montrent,
31:34soit ils nous montrent qu'ils ne savent pas du tout de quoi ils parlent.
31:37Et dans les deux cas, c'est très dommageable, je trouve, pour les Français.
31:41Mais oui, et puis ils ne peuvent pas agir.
31:43Édouard Leclerc a dit, je vais vous baisser de 20 centimes le prix de l'essence.
31:46Il a dit, j'ai fait une bêtise, parce que ça ne se baisse pas.
31:49Et puis l'essence reste chère pour plusieurs raisons dont on parlera tout à l'heure.
31:52Je vous fais réagir, je veux juste qu'on entendre,
31:53parce que la déclaration du jour, elle est signée du directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie,
31:58qui nous explique que concernant les carburants, le mois de mars n'était qu'une mise en bouche,
32:04j'ai envie de dire, avant un mois d'avril qui risque d'être bien pire.
32:07Écoutez-le.
32:10Le mois de mars a été très difficile pour le monde entier,
32:15tant sur le plan énergétique qu'économique.
32:17Et le mois d'avril pourrait bien être encore pire que mars.
32:23Car au cours du mois de mars, nous avons déjà reçu des cargaisons
32:26qui avaient été chargés bien avant que la crise ne frappe les marchés.
32:32Alors qu'au cours du mois d'avril, rien n'est en cours de chargement.
32:36Johan, rapidement, et on essaie de donner un mot à chacun,
32:39parce qu'on va partir en pause assez vite.
32:41Rapidement, le gouvernement de M. Lecornu n'est pas responsable
32:44de l'augmentation du prix des carburants.
32:46Le pétrole augmente, c'est le cours mondial.
32:48Non mais l'inaction, c'est un peu sa responsabilité.
32:50Mais pas forcément.
32:51Et je vous explique pourquoi très rapidement.
32:53Les Français, et nous touchons là du doigt,
32:56les conséquences directes d'une dette abyssale.
32:59Parce que nous avons une dette abyssale,
33:01ce gouvernement n'a pas de marge de manœuvre
33:03pour baisser les taxes sur les carburants.
33:05Bien sûr qu'il faudrait baisser les taxes sur les carburants.
33:07Je vais vous dire même, il faut aller plus loin.
33:09Il faut baisser les taxes, il faut baisser les impôts,
33:11parce que ce pays est asphyxié par les taxes, par les impôts.
33:14Tout à l'heure, on a écouté en direct une proposition d'un député RN
33:16qui parle de la TVA sur l'énergie.
33:18Oui, mais vous savez, c'est facile d'être dans l'opposition en ce moment,
33:21de dire il faut baisser les taxes, 12 milliards, d'accord,
33:23mais on prend l'argent où ?
33:24Nous sommes asphyxiés par une dette, encore une fois,
33:26qui est une dette abyssale.
33:28Ce sont les gouvernements précédents,
33:29c'est M. Macron qui est responsable de cela.
33:31Si des réformes avaient été faites pour baisser considérablement
33:34la dépense publique, nous n'aurions pas cette dette,
33:37nous n'aurions pas ce déficit budgétaire,
33:39et nous pourrions faire, comme les Italiens,
33:41comme les Allemands, baisser les taxes.
33:43Parce que les réformes n'ont pas été faites,
33:44parce qu'on veut partir plutôt à la retraite,
33:46parce qu'on veut travailler moins,
33:47parce qu'on ne veut pas travailler le 1er mai,
33:49nous n'avons plus de marge de manœuvre,
33:50nous touchons-là, à nouveau, je vous le dis,
33:52nous touchons-là du doigt directement les conséquences
33:54de notre dette abyssale, il n'y a pas de marge de manœuvre.
33:56Benoît Perrin, est-ce qu'il faut paniquer ?
33:58Alors, est-ce qu'il faut paniquer, c'est difficile de le savoir.
34:00En revanche, ce dont on est à peu près certain,
34:03c'est qu'il y aura, a priori,
34:05sauf des pénuries très ponctuelles,
34:06mais il n'y aura pas de pénurie générale en France,
34:08pour une raison très simple,
34:09c'est que vous avez à peu près le pétrole d'origine
34:11qui vient de cette région du monde, du Moyen-Orient,
34:13c'est à peu près 12%, entre 12 et 15% du pétrole
34:16que nous consommerons.
34:19En revanche, effectivement, la vraie difficulté,
34:22c'est qu'on risque d'avoir, en tout cas,
34:24une augmentation qui continue, effectivement,
34:26et les spécialistes de l'énergie mondiale le précisent,
34:29tout en sachant quand même, et ça, il faut bien rappeler,
34:31que dans la chaîne, justement, vous avez deux parties du prix,
34:35le produit et évidemment les taxes.
34:36Maintenant, on sait que l'État prend 50% de taxes,
34:39donc c'est aussi pour ça que, très concrètement,
34:41beaucoup de Français se tournent vers l'État.
34:42Ce n'est pas dans une réflexe d'État de nounou,
34:44ce n'est pas du tout ça.
34:45C'est simplement que, comme c'est celui qui perçoit 50% des taxes,
34:49il est tout à fait normal de s'adresser à l'État dans ces moments-là.
34:52Et on voit bien qu'il y a un certain nombre de pays
34:54qui, effectivement, prennent des mesures sur la fiscalité.
34:57Vous avez, effectivement, l'Allemagne, vous avez l'Italie,
34:59vous avez la Pologne.
35:00On est là pour voir un petit peu chez nos voisins
35:01qui fait des efforts et qui n'en fait pas, on va l'afficher.
35:04Il y a des gouvernements qui font des efforts
35:05et corrélés à des économies.
35:08Il n'y a pas un gouvernement en Europe
35:10qui baisse la fiscalité sans toucher à la dépense publique.
35:13En vert, les pays qui bénéficient d'aide à la pompe,
35:17en vert, en jaune, orange,
35:19les pays qui n'en bénéficient pas.
35:21Je ne sais pas pourquoi je vous le dis au pluriel
35:22puisqu'il n'y a que la France qui est concernée.
35:23Bruno Combi, Éric de Ritmatène, rapidement, messieurs.
35:26Alors moi, je vais vous faire une prédiction, Julien.
35:28Dites-moi.
35:29Avril est pire que mars.
35:30Et tant que le détroit d'Ormouz reste fermé,
35:33mai sera pire qu'avril.
35:35Vous avez bien fait de venir, Éric de Ritmatène.
35:38En fait, ce qui se passe, c'est que...
35:40Et il a raison, Yohann Usé.
35:41On ne peut pas comme ça sortir de l'argent.
35:44Chapeau magique, c'est impossible.
35:46Ça, ça ne se fera pas.
35:47Et le gouvernement a bien raison.
35:48Il faut vraiment le féliciter pour ça.
35:49Maintenant, il y a un point sur lequel il pourrait agir.
35:52C'est la taxe sur l'environnement,
35:55la taxe écologique qui a été suspendue par les Allemands.
35:57Ça a permis de baisser de 17 centimes le prix du carburant.
36:00Je vous ai fait un petit tableau.
36:01Voilà, je suis très court.
36:02En France, ça correspond à 18 centimes.
36:04On pourrait du jour au lendemain baisser de 18 centimes le cours des carburants.
36:07Et pourquoi on ne le fait pas ?
36:08On ne le fait pas parce que cet argent est destiné à mettre aux normes
36:11les installations des hypermarchés, des magasins,
36:13avec les systèmes d'air conditionné, qu'on soit des éoliennes.
36:17C'est l'effort des Français pour l'environnement.
36:20Le sens des priorités à la française.
36:22On pourrait le suspendre trois mois ou quatre mois.
36:23Ça ne veut pas dire l'arrêter.
36:25On ne veut pas.
36:25Là où nos voisins allemands sont très pragmatiques,
36:28nous, on ne comprend pas ce qu'il faut faire.
36:29Et les Allemands augmentent le prix du tabac.
36:30Je vous arrête.
36:31On va rester sur ce sujet.
36:32On doit marquer une courte pause parce qu'on va retourner à l'Assemblée nationale
36:35avec une question importante aussi qu'on vous mettra en direct
36:37sur la loi sur le travail le 1er mai.
36:41Mais on va rester évidemment sur ce sujet du carburant.
36:44On va parler de vos vacances, également de l'impact sur le prix du kérosène
36:47et sur les prix des avions qui pourraient très rapidement augmenter.
36:51Restez avec nous.
36:51A tout de suite.
36:5515h51, 120 minutes.
36:56La suite.
36:57Yoann Uzaï, Bruno Combi, Benoît Perrin, Antranik et Vorkian
37:00sont toujours autour de la table.
37:02Nous avons laissé la discussion autour des prix des carburants
37:06qui nous interrogent, qui affolent évidemment les Français.
37:10Parce qu'en avril, rien n'a été chargé, nous dit le directeur de l'Agence internationale
37:15pour l'énergie.
37:16Il y a plus de raisons de craindre le pire que l'inverse.
37:19Plus la crise dure, plus le risque est grand.
37:22Éric de Ritmaten, je reviens vers vous également présent, bien sûr, pour nous éclairer sur les questions économiques.
37:28On a vu cette carte avant la pause sur ces pays européens qui font un effort,
37:32qui aident les contribuables à aller un peu à la pompe.
37:36Comme on dit, on parlera du kérosène dans un instant.
37:40Les autres pays qui ont décidé de baisser les prix du carburant, nous, non.
37:43Est-ce qu'il y a un seuil de prix à partir duquel le gouvernement n'aura plus d'autre
37:50choix
37:51que d'aller piocher dans les caisses ?
37:54Pour être très court, très direct, très franc, il a fait quelque chose pour les pêcheurs, pour les agriculteurs.
37:59Oui, le prêt-flash !
38:00Non, mais ça, le prêt, c'est 3% d'intérêt, donc ce n'est pas un cadeau.
38:03Non, c'est loin d'être un cadeau.
38:05Et quand même, il a fait baisser environ de 20 centimes pour les professionnels.
38:08Donc là, il y a quand même un acte qui est fait, qui coûte cher.
38:11À quel moment le gouvernement sera au pied du mur ?
38:13Là, je parle des consommateurs, ceux qui roulent en voiture pour travailler, etc., ou pour se balader.
38:18Là, c'est ceux qui sont inquiets parce qu'un représentant de commerce n'a pas d'aide particulière.
38:23L'infirmière, à moi, je ne sais pas comment ça se passe, je sais que sur les pêcheurs et les
38:26agriculteurs,
38:27mais je crois que l'infirmière n'a pas d'aide, elle sera obligée de prendre un crédit flash.
38:31Donc c'est ceux-là qui sont inquiets, c'est ceux qui utilisent la voiture au quotidien.
38:34À quel moment il faut agir ? Moi, je dis au-dessus de 2 euros, il faut faire quelque chose.
38:38C'est fait pour certains professionnels, je le dis, pêcheurs et agriculteurs.
38:41En revanche, ce n'est pas fait pour tout le monde, pour tout un chacun, alors que l'Allemagne est
38:44à moins 0,17 centimes
38:45parce qu'elle a supprimé la taxe sur l'environnement, donc 17 centimes loin.
38:52L'Italie est à 25 centimes de moins.
38:54Le Portugal, vous allez voir sur la carte, moins 20 centimes.
38:57Et l'Espagne a baissé la TVA.
38:58Donc tout ça, ça fait que l'essence est en dessous de 2 euros dans ces pays.
39:02Chez nous, on reste au-dessus de, je rappelle, 2,03 euros pour le sans-plomb 95, 2,28 euros
39:07pour le gazole.
39:08Et c'est une moyenne en France parce que 2,28 euros le gazole, il est à 2,60 dans
39:12certaines villes ou sur autoroutes.
39:14Et le pétrole, je le rappelle, le baril qui est actuellement en dessous de 100 dollars le baril.
39:19Mais n'oublions pas qu'il a augmenté de 61% depuis le 1er janvier.
39:22C'est ça qui est grave.
39:23Il n'y aura pas d'aide supplémentaire pour les gros rouleurs à ce stade, on l'a bien compris.
39:26Je vous précise juste que je pourrais vous interrompre d'ici quelques secondes parce que Sébastien Lecornu s'apprête à
39:32répondre à une question au gouvernement, à l'Assemblée nationale, sur le travail le 1er mai, qui va nous intéresser
39:38également.
39:39Donc on s'interrompra éventuellement dans quelques secondes.
39:41Pour répondre à votre question, je crois que le gouvernement sera, comme vous dites, au pied du mur le jour
39:45où des Français, vous parlez des infirmiers notamment, feront le choix de rester chez eux plutôt que d'aller travailler.
39:51Parce qu'aller travailler leur coûtera beaucoup trop cher.
39:54Là, effectivement, ça deviendra un problème majeur et le gouvernement sera contraint d'intervenir.
39:58Nous n'y sommes pas encore. Est-ce que nous pouvons y arriver ?
40:00Moi, j'entends les spécialistes. Ils disent oui, ça n'est pas exclu.
40:04Je sais aussi que la Banque Centrale Européenne travaille sur des prévisions concernant l'inflation qui tournent autour de 4
40:11-5% d'ici la fin de l'année.
40:12Ça veut dire une crise économique qui peut-être se profile pour les prochains mois.
40:16Donc nous ne savons pas où nous allons, mais nous allons peut-être vers le pire.
40:19Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale. Pardon, Johan.
40:22La Sommée nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le ministre, Président Marc Angeli,
40:27merci pour votre question qui va me permettre de resynchroniser, je l'espère, l'ensemble des membres de cet hémicycle
40:33sur un sujet,
40:33effectivement, qui anime beaucoup les débats, parmi tous les autres sujets brûlants de notre actualité par ailleurs, depuis plusieurs jours.
40:41Il y a une initiative qui prospère dans le débat public depuis maintenant de nombreux mois, voire années,
40:47qui est en effet, pour être très précis, parce que je pense que maintenant il va falloir être beaucoup plus
40:51précis qu'on ne l'a été,
40:53qui vise à sécuriser quelque chose qui a toujours existé, à savoir une convention collective qui protégeait l'activité spécifique
41:00des boulangeries.
41:01Il se trouve que cette convention collective a été fragilisée. Et donc il y a une initiative politique qui a
41:07été menée.
41:07Vous en avez été. Permettez-moi de pouvoir juste parler.
41:15Car si nous en sommes là, c'est une fois de plus parce que la France Insoumise a introduit du
41:19désordre dans l'hémicycle en fin de semaine dernière.
41:22Et donc qu'il me soit permis de reprendre avec calme et méthode le fait que donc une initiative a
41:30été poussée.
41:31Vous l'avez défendu. Je regarde le président Wauquiez. Son groupe l'a défendu.
41:35Le groupe Renaissance l'a défendu. Le groupe Modem.
41:37Même les discussions se sont fait jour partout en disant mais comment depuis des années quelque chose qui était possible
41:43pour nos boulangers
41:44peut du jour au lendemain être remis en question.
41:47Deuxième chose, une proposition de loi a été effectivement votée par le Sénat, a été introduite ici même.
41:54Là, je diverge un peu quand même avec, non pas ce que vous dites, mais les éléments du débat public
42:00depuis maintenant 48 heures.
42:02C'est que j'ai l'impression que tout le monde ne l'a pas lu, ce texte.
42:05Et que le texte de loi, non seulement, traite de la question des boulangeries, c'est entendu.
42:10Des fleuristes, ça a été demandé, je regarde une fois plus Laurent Wauquiez, c'est entendu.
42:14Mais enfin, une autre liste de commerce beaucoup plus longue que les conventions collectives du passé.
42:19Et surtout, pardon Monsieur le Ministre, mais pas que les boulangeries artisanales.
42:24L'ensemble des chaînes de boulangerie industrielle.
42:27Et moi, je suis désolé de le dire, au nom du gouvernement, je n'ai jamais dit que j'étais
42:33favorable à l'ouverture du travail le 1er mai pour les filières industrielles.
42:39Alors ensuite, évidemment, il y a eu cette motion de rejet.
42:44Je n'y reviens pas.
42:45Une fois de plus, il y a un détournement en ce moment depuis, clairement, je vais mettre les pieds dans
42:50le plat,
42:50depuis le lendemain des élections municipales, il y a une tentative d'obstruction quasiment systématique venue de la France insoumise
42:57qui crée un malaise dans l'hémicycle et qui vient rompre avec ce que nous avons réussi collectivement à faire
43:02à l'automne dernier
43:03pendant les discussions budgétaires.
43:05Or, on le sait tous, nous sommes français.
43:08On ouvre le droit du travail et le code du travail avec une main tremblante.
43:12Vous avez été ministre de la fonction publique.
43:15Ce n'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers
43:21une commission mixte paritaire
43:22qui allait rouvrir des filières entières, dont des boulangeries industrielles, des FNAC, un renvoi par décret sans le moindre débat.
43:32Mais si, monsieur le rapporteur général, c'est ce qu'il y a dans le texte.
43:35Et le renvoi par décret a créé un doute et une peur qui fait que l'ensemble des syndicats de
43:44ce pays ont saisi le Premier ministre
43:45et le gouvernement et le ministre du Travail.
43:47Alors après, il y a une culture politique qu'il faut assumer.
43:50Est-ce que lorsque toutes les organisations syndicales du pays vous écrivent,
43:54mais une fois plus vous avez été ministre de la fonction publique,
43:56est-ce qu'il faut les envoyer promener ou est-ce qu'il faut les écouter ?
43:58Je considère, et il n'y a pas de surprise, c'est ce que j'ai dit à cette tribune
44:01lors de la déclaration de politique générale,
44:03que par définition, il fallait respecter le dialogue social, il fallait respecter le paritarisme,
44:08et comme l'a dit le ministre du Travail, j'espère que ça se retranscrira dans l'ambiance des débats
44:12et dans les votes
44:12sur l'assurance chômage cette semaine, parce que cette méthode a fonctionné.
44:17Maintenant, de quoi parle-t-on pour avancer et continuer d'être précis ?
44:21Soit nous souhaitons, monsieur le rapporteur général Bazin, soit nous souhaitons une ouverture large,
44:27et par définition, c'est ce qu'a dit le ministre du Travail,
44:30nous n'échapperons pas, et je n'échapperai pas, et je maintiendrai cette position,
44:35qu'il faudra un dialogue branche par branche, qui permettra de faire émerger de nouvelles conventions,
44:41lesquelles pourront, le cas échéant, être transcrits dans la loi,
44:43et auquel cas, par définition, rien ne pourra être fait avant le 1er mai 2027.
44:48Point-virgule, si néanmoins on revient à l'esprit initial,
44:53mais avec rigueur et précision, sans faux-semblants,
44:56mais je sais que c'est ce que vous dites, vous, monsieur le rapporteur général,
44:59mais vous voyez bien que je ne parle pas qu'à vous et à votre groupe,
45:02parce que je vous suis soucieux de ça.
45:03Je remets, je resynchronise l'ensemble de l'hémicycle, me semble-t-il,
45:06sur ce que nous souhaitons faire.
45:08Si on veut revenir uniquement au seul boulanger fleuriste à ouvrir,
45:14mais au seul boulanger artisanaux, indépendants, commerçants de proximité,
45:19ce qui était l'intuition initiale, le mandat a été donné au ministre
45:23pour accélérer justement une discussion sociale ad hoc,
45:27et trouver, je le crois, parce que je pense que c'est possible,
45:29et que personne, même à gauche de l'hémicycle,
45:31songe un seul instant à mettre en échec nos boulangers de proximité,
45:35sur quelque chose qui a déjà été entendu par nos anciens,
45:38et sur lequel il s'agit tout simplement de resécuriser quelque chose
45:42qui a été rendu plus insécure récemment par une jurisprudence.
45:45Donc, si on reprend, je pense que l'esprit de nos débats l'automne dernier
45:50nous ont permis de faire un certain nombre de choses,
45:52je souhaite convoquer de nouveau cet esprit,
45:54et je crois que personne dans cet hémicycle a intérêt à balayer le dialogue social
45:59d'un revers de main, et inversement, je forme le vœu que le calme revienne dans cet hémicycle,
46:03ce qui permettra de retravailler sereinement
46:05pour le service de l'intérêt général des Françaises et des Français.
46:10Merci Monsieur le Premier Ministre, la parole est à présent.
46:13Voilà pour la réponse du Premier Ministre sur cette question
46:16qui concerne le travail du Premier Mec,
46:18qui fait débat depuis plusieurs jours, vous le savez, à l'Assemblée Nationale.
46:2116h, passé d'une petite minute, l'essentiel de l'actualité, Audrey Berthoud,
46:25et on reparle un instant des carburants et de vos vacances à venir également,
46:29qui pourraient être impactées. Audrey ?
46:31Deuxième jour de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie,
46:34un double attentat suicide a eu lieu hier à Blida, à une quarantaine de kilomètres d'Alger,
46:39où le pape effectuait une visite.
46:41Aujourd'hui, le pape a quitté Alger pour Anada, sur les traces de Saint-Augustin,
46:45à 16h30, dans une petite demi-heure.
46:47Une messe se tiendra en la basilique Saint-Augustin d'Anaba,
46:51messe diffusée en direct et à suivre sur CNews.
46:55Washington accueille les premiers pour parler entre le Liban et Israël,
46:58les discussions doivent se dérouler en fin de journée, heure française.
47:01C'est en effet les premiers pour parler direct depuis 1993.
47:04Des représentants du Liban et d'Israël seront présents,
47:08mais avec un grand absent, le Hezbollah, ce qui réduit les perspectives d'accord.
47:12Et puis l'Assemblée nationale a rendu hommage à Cécile Collère,
47:16Jacques Paris, Olivier Gondeau, Louis Arnaud et Benjamin Brière.
47:19Les députés de l'Assemblée, vous le voyez, ont rendu hommage aux ex-otages.
47:24Cécile Collère et Jacques Paris ont été libérés,
47:27à payer plus de trois ans de détention arbitraire en Iran.
47:30Merci beaucoup Audrey Berthaud.
47:33On sait évidemment que vous vous êtes impacté directement,
47:37si vous êtes un gros rouleur, par les prix du carburant
47:40qui sont en augmentation ces derniers temps.
47:42La faute bien sûr à ce conflit au Moyen-Orient et ce blocage du détroit d'Hormuz.
47:46Les avions pourraient-ils eux aussi manquer de carburant ?
47:50Les compagnies demandent des mesures d'urgence à l'Union Européenne.
47:52Un tiers du kérosène provient du Moyen-Orient.
47:55Mathieu Devesse de la rédaction de CNews est avec nous.
47:57Le kérosène bien sûr, carburant utilisé dans la totalité des avions de ligne.
48:02Exactement Julien, déjà de quoi parle-t-on ?
48:03Le pétrole brut tel qu'il sort du sol, il n'est pas utilisable tel quel.
48:07Qu'est-ce qu'on fait alors ?
48:08On l'envoie dans une raffinerie où il est chauffé,
48:11puis séparé pour obtenir différentes coupes.
48:14Essence donc pour bien sûr les voitures.
48:17Kérosène, principalement les avions, c'est ce qui nous intéresse.
48:19diesel, voitures et camions, fuel, navires et industrie.
48:22Pourquoi le kérosène est-il le carburant privilégié de l'aviation ?
48:26Il fournit beaucoup d'énergie, il permet de voler longtemps.
48:29Il résiste au froid et ça vous l'aurez compris, c'est essentiel notamment en haute altitude.
48:33Alors pourquoi on en parle aujourd'hui avec cette guerre, ce conflit au Moyen-Orient ?
48:38Eh bien vous le savez, c'est une région pétrolière.
48:40Beaucoup de pétrole, donc beaucoup de carburant,
48:42dont le kérosène et les infrastructures peuvent devenir des cibles militaires.
48:47Les chaînes d'approvisionnement également, elles sont très fragiles.
48:50Des raffineries, des ports, donc en cas de frappe ou de blocus,
48:54eh bien les pénuries sont possibles.
48:55L'impact mondial, lui, il est immédiat.
48:57Vous allez en parler, le prix du pétrole manque,
48:59donc le prix du kérosène aussi avec un effet direct.
49:02Sur quoi ? Sur les compagnies aériennes et les capacités militaires.
49:05Sachez que 20%, 20% du kérosène mondial, Julien,
49:08transite par le fameux détroit d'Hormuz.
49:10Et les Français qui pourraient moins prendre l'avion cet été,
49:13bien sûr, c'est la question qu'on peut se poser.
49:15Je sais que le PDG de Total Energy, Patrick Pouyanné,
49:17met en garde contre les risques de pénurie en kérosène dans 3 mois
49:20si le blocus est maintenu dans le détroit d'Hormuz.
49:22Déclaration qui inquiète, d'autant que l'Union Européenne,
49:25donc par ailleurs, va dans le même sens aujourd'hui
49:27sur les risques de pénurie de kérosène.
49:30Bonjour Bruno Pénichoux, merci beaucoup d'être avec nous en direct sur CNews.
49:34Vous êtes directeur général de Voyage Galia, agence de voyage.
49:38Le prix du kérosène augmente également, on l'a bien compris.
49:43Est-ce qu'il va être plus cher ?
49:44Est-ce qu'il est même déjà plus cher de prendre l'avion cet été pour les Français ?
49:49Eh oui, déjà plus cher effectivement,
49:51puisqu'Air France a annoncé une surcharge,
49:53une nouvelle surcharge carburant en plus de celle qu'ils avaient déjà positionnée.
49:57Donc on est maintenant à 100 euros en classe éco sur les longs courriers,
50:00200 en premium et 400 euros en classe à faire.
50:05Donc c'est significatif et ça va sûrement amener les Français à réfléchir sur leur choix de destination.
50:12Et les différences que vous êtes en train de nous annoncer,
50:15forcément vous y voyez dans les réservations,
50:18les gens qui vous appellent pour planifier leurs vacances,
50:22vous voyez des changements de comportement de la part des Français
50:24qui voyagent peut-être moins loin que les années précédentes ?
50:28Alors c'est vrai, exactement, vous avez raison.
50:30On n'a pas une disparition de la demande,
50:32mais on a plutôt un attentisme actuellement.
50:34Les gens attendent de voir la tendance.
50:37Nous, ce qu'on leur recommande, c'est de réserver pourtant dès maintenant,
50:40parce qu'on peut figer les prix.
50:42Une fois que le prix du billet est émis,
50:43il ne peut plus y avoir de surcharge complémentaire.
50:46Donc si les compagnies essaient d'en repasser dans les mois suivants,
50:48on sera protégé.
50:49Mais dans tous les cas, bien sûr, il y a un effondrement de la demande
50:52sur tout ce qui est Moyen-Orient, ça se comprend.
50:55Air France a d'ailleurs annoncé la prolongation de l'arrêt de ses vols
50:57sur Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï, Riyad jusqu'à début mai.
51:01Donc par ricochet, je dirais, on sent, nous,
51:04un ralentissement de la demande sur l'Égypte, la Turquie.
51:07Bizarrement, des pays comme la Grèce sont touchés aussi,
51:10alors qu'il n'y a aucun souci sur cette destination.
51:13Donc on a une réorientation dans les demandes,
51:16donc plus vers Canada, par exemple, Brésil, Pérou.
51:20Nous, on a eu sur du long courrier des demandes qui seraient orientées là.
51:22Et des destinations jugées sûres, si on peut dire,
51:26comme la Réunion ou le Japon,
51:27qui ont toujours le vent en poupe au niveau des demandes.
51:31Alors c'est important ce que vous venez de dire,
51:32parce que j'allais vous demander s'il y avait un risque
51:34que les compagnies facturent après achat une augmentation des prix.
51:38Vous, vous m'assurez aujourd'hui que,
51:40si je paye un billet à tel prix aujourd'hui,
51:44quoi qu'il arrive en termes d'inflation des prix,
51:46ce prix ne bougera pas jusqu'à mon départ de cet avion.
51:49Vous me le confirmez.
51:50Je vous le confirme sous réserve que le billet ait été émis.
51:53C'est-à-dire, non pas seulement une réservation,
51:55mais qu'il ait été imprimé, si j'ose dire,
51:57et qu'on puisse certifier que le prix ne bougera plus.
52:02Donc c'est effectivement le cas.
52:04Et ces surcharges carburants dont j'ai parlé tout à l'heure
52:06s'appliquent sur les nouvelles émissions de billets.
52:08Moins 30% de réservation pour les compagnies aériennes
52:11par rapport à l'an passé.
52:12Je notais ça ce matin en préparant.
52:14Ça pourrait empirer ?
52:15Vous êtes inquiet dans votre secteur ?
52:17Écoutez, quand on sait que ces charges de kérosène
52:19dont parlait votre collègue,
52:20c'est près de 30% des frais d'exploitation
52:23des compagnies aériennes,
52:24que c'est quand même un secteur d'activité fragile,
52:27tout près de l'équilibre.
52:29Oui, moi, je pense qu'on est qu'au début
52:31de ce qui risque de se répandre,
52:35je dirais, comme une traînée poudre.
52:36Et qu'on a mangé notre pain gras, si j'ose dire,
52:43et que les hausses de tarifs vont vraiment être significatives.
52:45Là, on parle déjà avec les chiffres que j'ai annoncés,
52:48entre 10 à 12% d'augmentation.
52:51Moi, je pense qu'il risque, si la situation n'évolue pas favorablement,
52:54bien sûr, dans le Détroit,
52:56d'avoir des nouvelles hausses dans les mois qui viennent.
52:59Très intéressant de vous entendre et de comprendre,
53:01en effet, l'impact que ça peut avoir.
53:03Peut-être, avant de vous libérer, un petit mot,
53:05un conseil peut-être pour les gens qui nous écoutent,
53:07pour éviter cet envolée des prix.
53:09Si je comprends, plus tôt nous réserverons,
53:12moins cher ce sera ?
53:14Exactement.
53:15On a quand même des destinations en moyen courrier
53:17qui sont très, très sûres actuellement sur le bassin méditerranéen,
53:20que ce soit l'Espagne, le Portugal, l'Italie,
53:23même sur du long courrier, comme on l'a vu,
53:25sur tout ce qui est à l'ouest.
53:27Des destinations comme l'Égypte, aujourd'hui,
53:29ou la Turquie, qui pourtant sont boudées,
53:31sont absolument très, très stabilisées au niveau de l'environnement.
53:36Et on a des tarifs qui sont relativement intéressants,
53:38parce que les compagnies aériennes souhaitent quand même
53:40ils opèrent les lignes et remplir leur place.
53:41Donc c'est le moment où vous avez raison de réserver vos vacances à ce qu'il y a.
53:44Eh bien, le message est passé et les Français sont avertis.
53:47Grâce à vous, Bruno Penichou, directeur général de Voyage Galia.
53:51Merci beaucoup d'être intervenu aujourd'hui sur l'antenne de CNews.
53:55Dépêchez-vous pour réserver vos billets.
53:58Oui, Benoît, c'est fait ?
54:00Pas encore.
54:00Pas encore ?
54:01Ben, vous allez payer le prix.
54:03Le gouvernement, on a entendu Sébastien Lecornu en direct il y a un instant
54:06depuis l'Assemblée nationale, le gouvernement qui recule sur le travail le 1er mai.
54:09Pas de commission mixte paritaire pour l'instant,
54:11donc pas de texte adopté en urgence.
54:13Pourtant, l'idée n'était pas de supprimer le 1er mai, Yohan.
54:15C'était simplement de permettre à certains salariés volontaires
54:18dans les commerces de proximité, notamment de travailler.
54:22On avait l'occasion de faire un geste simple, concret,
54:25qui ne coûtait rien à personne.
54:26On a reculé face aux pressions syndicales.
54:28On va en faire un tour de table.
54:30Je voudrais juste que vous entendiez la présidente de l'Assemblée,
54:31Yael Brown-Pivet, qui a dit sa colère ce matin sur ce sujet.
54:36Je suis évidemment déçue parce que c'est un échec,
54:40un échec en fait de la concertation.
54:42Et je trouve que c'est symptomatique de ce qui se passe dans notre pays.
54:46C'est la responsabilité du gouvernement qui n'a pas négocié
54:49avec les organisations syndicales alors qu'il avait plus d'un an pour le faire.
54:54Le résultat, c'est quand ça arrive dans l'hémicycle,
54:56patatras, ça ne se passe pas bien.
54:58Et on se met à négocier le vendredi soir.
55:01Mais c'est trop tard.
55:02Il faut négocier.
55:03Avant, il faut écouter le Parlement
55:05et il faut écouter les organisations syndicales.
55:08Moi, je n'en peux plus de ce pays
55:09où les gens ne se parlent pas.
55:11Yohann Uysa, et pourquoi on se couche à ce point
55:13devant les syndicats,
55:15devant toute forme d'ailleurs de contestation syndicale dans ce pays ?
55:18Pour une raison qui est extrêmement simple,
55:20c'est la peur.
55:21Il est évident que ce gouvernement ne bougera plus
55:24jusqu'à la prochaine élection,
55:26enfin dans l'année qui suit.
55:27Ce gouvernement ne fera rien.
55:28Il va essayer d'administrer comme il peut le pays,
55:30de gérer les affaires courantes
55:31parce que M. Lecornu est terrorisé
55:33à l'idée d'une éventuelle censure,
55:35à l'idée d'une grogne sociale,
55:37de manifestations importantes.
55:39Donc, ils ne bougeront pas.
55:40Donc, il n'y a plus rien à attendre de ce gouvernement.
55:43Je ne leur en fais même pas le reproche
55:44parce qu'en réalité...
55:45Vous croyez ?
55:45Oui, je l'ai souvent fait.
55:48Mais j'ai acté le fait qu'il ne fallait plus rien attendre
55:50parce que de toute façon,
55:51ils n'ont plus de majorité à l'Assemblée nationale.
55:53Ils n'ont pas de courage.
55:54Donc, l'un dans l'autre fait qu'ils ne bougeront absolument pas.
55:57Mais il faudra qu'il y ait un débat important
55:59et un débat de fond
56:00durant la campagne pour l'élection présidentielle
56:02parce que sinon, ce pays va mourir économiquement.
56:05Si on choisit de ne pas travailler le 1er mai,
56:08de partir à la retraite plus tôt,
56:10de ne pas faire de réformes de l'assurance chômage,
56:14si on ne mène pas des réformes en profondeur
56:17pour faire des milliards,
56:19des dizaines de milliards d'euros d'économies,
56:22eh bien, nous n'aurons plus aucune marge de manœuvre.
56:24Nous n'aiderons pas à la baisse des taxes,
56:26à la baisse des impôts.
56:27Nous n'avons plus de marge de manœuvre,
56:28on le voit, sur les carburants.
56:30Donc, ça n'est plus possible.
56:31Donc, il faudra qu'il y ait un débat.
56:32Vraiment, je souhaite qu'il y en ait un
56:33parce qu'il n'y a pas eu de débat de ce type-là.
56:36Les Français ont été privés de campagne présidentielle
56:38il y a quatre ans à cause de la guerre en Ukraine.
56:41Il y a dix ans, c'était l'affaire François Fillon
56:43qui avait empêché un débat normal.
56:45Il faudra qu'il y ait vraiment une campagne présidentielle.
56:47Les Français la méritent.
56:48Ce pays en a besoin pour enfin trancher les débats de fond.
56:52Benoît Perrin et Éric Dorit-Matten,
56:54avant de rendre l'antenne,
56:56les boulangers n'ont pas le droit d'ouvrir,
56:58les McDo, les hôtels, les stations-services sont ouverts.
57:00C'est grotesque.
57:01C'est grotesque.
57:02Et les salariés volontaires des secteurs concernés
57:06ne peuvent pas travailler.
57:07Donc, vous n'avez pas le droit de gagner plus d'argent.
57:10C'est ça qui est incroyable.
57:11C'est que la décision est surréaliste.
57:13Pour stimuler la croissance, il y a deux moteurs principaux.
57:15Le premier moteur, c'est la productivité.
57:17Donc là, c'est souvent des solutions à long terme.
57:19Il faut travailler sur la formation, sur l'innovation.
57:21Et le deuxième pilier important,
57:22c'est bien sûr de travailler davantage.
57:24Donc, il faut qu'il y ait plus de gens qui travaillent.
57:26Il faut que ceux qui travaillent,
57:27travaillent encore davantage.
57:28Et là, en plus, on a un énorme pouvoir d'achat en France.
57:34C'est une solution pour donner davantage de pouvoir d'achat
57:37à ceux qui en ont besoin et à ceux qui sont volontaires.
57:40Il faut rappeler quand même que ceux qui travaillent le 1er mai
57:42sont payés double.
57:43Bien sûr.
57:43Donc, c'est vraiment incroyable de devoir céder à des syndicats
57:47simplement sous prétexte de la peine.
57:49Il a suffi d'un courrier, d'un courrier des syndicats
57:52pour tout arrêter net.
57:53On rappelle, et je parle sous votre contrôle, Eric,
57:55moins de 10% des salariés de notre pays sont syndiqués.
57:59On ne peut pas juste laisser le choix aux gens qui veulent travailler.
58:02C'est imposer le bonheur.
58:03Je trouve vraiment imposer le bonheur.
58:05C'est vrai.
58:05Du haut.
58:06En disant, moi, un gouvernement, je vais vous imposer le bonheur.
58:09Et le bonheur, c'est de ne pas travailler le 1er mai
58:11plutôt que de faire confiance à la responsabilité.
58:13C'est la gauche qui est responsable, ce n'est pas le gouvernement.
58:15Non, c'est la gauche.
58:16Et reprendre une loi de 1947 qui n'a pas évolué.
58:19Aujourd'hui, on a besoin de travailler plus.
58:21Et puis surtout, n'oublions pas une chose,
58:22c'est que pourquoi on s'en prend aux fleuristes et aux boulangers ?
58:25Ils ne gênent personne.
58:25On n'a besoin d'eux le 1er mai.
58:27Alors que les cinémas vont être ouverts.
58:29Certaines salles de gym ou je ne sais pas quoi.
58:30Attendez, on ne comprend pas.
58:31On crée une France à deux niveaux, à deux vitesses.
58:33En 2026, en France, on se demande si un fleuriste
58:35a le droit d'ouvrir son magasin.
58:39C'est le paradoxe qu'on mettait en avant depuis hier.
58:43Le fleuriste fait des charges qu'il y a des salariés
58:45et qu'il doit travailler davantage, lui n'y a pas droit.
58:47Quand on a M. Farandou au ministère du Travail,
58:49ce même M. Farandou qui était PDG de la SNCF en 2024
58:51et qui avait tout cédé en quelques heures au syndicat
58:55parce qu'il voulait que ses JO se passent bien,
58:57on n'est pas surpris non plus.
58:59Oui, il nous reste 20 secondes.
59:00Il ne faut pas se méprendre.
59:01Ce n'est pas M. Farandou qui décide.
59:02Vous imaginez bien qu'un dossier aussi sensible que celui-là
59:05dans les circonstances actuelles s'est tranché directement à Matignon.
59:09M. Farandou ne fait qu'appliquer les directives de Sébastien Lecornu
59:11qui, encore une fois, est tétanisé,
59:13pour les raisons que je vous ai expliquées, par la peur.
59:15Donc là, la responsabilité, elle n'est pas à chercher
59:17du côté du ministre du Travail.
59:18En tout cas, si vous voulez un brin de muguet le 1er mai
59:21sur le fronton de CNews,
59:23Yohann Uysa, il y aura son petit stand
59:24et vous pourrez lui acheter un petit bouquet.
59:27Merci beaucoup à toutes et à tous d'avoir été sur le plateau.
59:32On rend un petit peu plus tôt l'antenne pour ce 120 minutes aujourd'hui
59:34puisque vous avez rendez-vous avec Émeric Pourbet
59:36dans un instant qui nous mettra sur la voie de cette messe
59:40que nous suivrons en direct,
59:42la messe du pape qui sera donnée depuis l'Algérie
59:45à suivre en direct sur CNews.
59:46Très bon après-midi.
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