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  • il y a 8 heures
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00:00:00Générique
00:00:04Le blocus de Donald Trump va-t-il prendre des airs de passoire dans les heures qui viennent ?
00:00:09C'est l'une des questions qu'on va se poser parce qu'un bateau sous sanction est passé.
00:00:13Il se rapproche de la ligne rouge tracée par les Américains en mer d'Oman.
00:00:17Nos envoyés spéciaux vont nous raconter le déroulé de ces événements.
00:00:20Ils sont présents dans le Golfe, bien sûr, l'ensemble des pays, mais aussi aux Etats-Unis
00:00:25et également en France, dans les stations-service où on surveille l'évolution du prix à la pompe.
00:00:30Commençons par aller dans le Golfe parce que c'est vraiment cette zone qu'on surveille depuis presque deux jours.
00:00:35Maintenant, Dominique-Marie est au bord de l'eau au Qatar et vous êtes avec Anthony Métro.
00:00:39Le blocus, on le sait, est en vigueur depuis hier.
00:00:43Et on a appris ce matin qu'un pétrolier chinois était passé.
00:00:46Mais est-ce qu'on sait jusqu'où il a pu aller, Dominique ?
00:00:51Oui, effectivement, ce super-tanker chinois a franchi la partie la plus étroite du détroit d'Hormuz.
00:00:57Effectivement, il continue de voguer, d'avancer à une allure tout à fait respectable.
00:01:0111, 12 nœuds, ça fait à peu près 20 km heure.
00:01:03C'est une vitesse de croisière tout à fait normale.
00:01:05Mais au fond, qui sait où se situe précisément la ligne rouge que vous évoquiez,
00:01:09la ligne rouge virtuelle dressée par les Américains sur les cartes maritimes,
00:01:13a priori pour l'instant personne.
00:01:15Il faut rappeler que dans cet espace-là, l'endroit le plus étroit du détroit,
00:01:18les Américains, a priori, n'ont pas disposé de bateaux
00:01:22parce qu'ils seraient sans doute beaucoup trop exposés
00:01:24à des tirs de rétorsion des Iraniens qui seraient beaucoup, évidemment, beaucoup trop proches.
00:01:28Probablement, les Américains envisagent de bloquer, en fait,
00:01:31les bateaux au niveau du golfe d'Omane, bien plus au sud,
00:01:34à plusieurs heures de navigation de là.
00:01:36D'ailleurs, vous évoquiez un autre tanker également.
00:01:39Il y en a un deuxième qui est parti du beaucoup plus tôt,
00:01:41qui a pris de l'avance hier, sans doute pour devancer l'heure fatidique du blocus américain.
00:01:46Eh bien, ce bateau, actuellement, je peux vous le dire, il fait des rondolos,
00:01:50précisément à l'approche du golfe d'Omane, là où sont à pied les navires américains
00:01:54et là où, probablement, ils envisagent de mettre en place leurs mesures de rétorsion
00:01:58et de bloquer la route à tous les bateaux qui auraient franchi, effectivement,
00:02:01le détroit d'Ormuz un peu plus tôt.
00:02:03– Oui, si on vous entend bien, Dominique, on est vraiment dans un moment
00:02:05où chacun s'observe un petit peu, où personne ne sait vraiment de quel côté la pièce va tomber.
00:02:11Merci beaucoup.
00:02:12Vous continuez à surveiller pour voir si ces bateaux continuent à faire des ronds dans l'eau
00:02:15ou bien s'ils tentent le passage en force.
00:02:18Patrick, expliquez-nous ce qui est en train de se passer.
00:02:20Est-ce que ce tanker, il est en train de se rapprocher de l'épreuve de force ou pas ?
00:02:24– Non, il se rapproche, mais sans doute pas de l'épreuve de force.
00:02:27Pourquoi ? Parce qu'il faut rentrer dans les méandres du pavillon,
00:02:30de l'armateur et surtout de la cargaison.
00:02:33Et selon plusieurs sources, quand même, je parle vraiment du chinois,
00:02:37pas de l'autre, on pourrait y revenir,
00:02:39mais le navire chinois transporte ou transporterait du méthanol
00:02:43en provenance des Émirats Arabes Unis.
00:02:45De toute façon, son port d'embarquement, c'était Charjas,
00:02:49donc on est vraiment dans les Émirats Arabes Unis.
00:02:50Et, comment dirais-je, si ce navire a peut-être transporté
00:02:55déjà des hydrocarbures sous sanction,
00:02:58semble-t-il, cette fois-ci, on est sur du méthanol
00:03:00en provenance des Émirats Arabes Unis.
00:03:02– Donc ça, ça n'est pas sous sanction,
00:03:03contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps ?
00:03:05– C'est ça, et donc il y aura peut-être,
00:03:07peut-être, comme ça a été indiqué dans la note aux gens de mer,
00:03:11à la communauté des gens de mer envoyée par la UIS Navi hier,
00:03:13il y aura peut-être une inspection quand même.
00:03:15En fait, aujourd'hui, il va sans doute y avoir surtout des messages
00:03:18envoyés par les uns et les autres.
00:03:19Et ce qui va nous intéresser, au-delà du Chinois et de la Chine,
00:03:22qui prend une importance très très forte aujourd'hui,
00:03:25notamment parce que Xi Jinping a parlé pour la première fois,
00:03:27et sa parole est très forte,
00:03:29il faudra regarder, pour moi, c'est l'Elpis qui est juste avant,
00:03:33qui, lui, pour le coup, a tout pour être contrôlé.
00:03:35C'est de la flotte fantôme iranienne, pavillon comorien,
00:03:38il a tout pour être envoyé à bâbord
00:03:41et ne pas passer le golfe d'Omane ou la mer d'Arabie.
00:03:44On est à un moment, Olivier Weber, où chacun est en train de se jauger ?
00:03:47Oui, absolument.
00:03:49Ça fait partie de l'épreuve de rapport de force,
00:03:51mise en place par, bien sûr, les Américains pour contrer l'oblocus,
00:03:54donc un contre-oblocus,
00:03:55mais qui est évidemment très, pas fragile,
00:03:59mais je veux dire, un peu compliqué à mettre en place,
00:04:01parce que, c'était dit d'ailleurs par un amiral américain à la retraite,
00:04:05donc il s'exprimait sur la BBC,
00:04:06il y a tous les éléments,
00:04:08il y a les éléments stratégiques, militaires, économiques aussi.
00:04:10Alors, de quoi s'agit-il ?
00:04:11De quelles cargaisons, effectivement ?
00:04:13Est-ce que c'est du méthanol ou du pétrole pour tel ou tel pétrolier ?
00:04:16Est-ce qu'il fait partie de la fameuse flotte fantôme ?
00:04:19300 à 600 bâtiments fantômes,
00:04:21donc pour l'Iran ou à destination de l'Iran.
00:04:24Les autorités françaises parlent de 900 dans le monde au total,
00:04:27avec l'Iran, la Russie et la Corée du Nord,
00:04:29ce sont souvent les mêmes.
00:04:30Après, donc, il y a l'origine,
00:04:32il y a le pavillon de complaisance, effectivement,
00:04:34donc on va se jauger, effectivement,
00:04:35on va se juger,
00:04:36et il y a des risques de dérapage, effectivement,
00:04:38et pour l'instant, ça peut tenir.
00:04:40L'histoire, c'est de faire pression sur ce pays,
00:04:43non pas intermédiaire,
00:04:44qui est beaucoup plus important que ça,
00:04:45qui est la Chine,
00:04:45qui a besoin du pétrole,
00:04:46qui importe 70% de son pétrole.
00:04:48Je rappelle simplement rapidement
00:04:50que la croissance actuellement est de 5% en Chine.
00:04:52Ça peut nous faire rêver en Europe,
00:04:54pas du tout en Chine,
00:04:55c'est problématique.
00:04:57La séquence 2000-2010,
00:04:59et même les années 2010-plus-plus,
00:05:01c'était pratiquement 9-10% en moyenne par année,
00:05:03et il y a des tensions sociales si on a 5 ou 6%.
00:05:06Là, l'économie chinoise est fragilisée,
00:05:08on peut penser que la Chine va rentrer dans le jeu
00:05:10pour forcer un peu l'Iran à lever son blocus.
00:05:12C'est vrai que c'est l'un des enseignements de cette matinée,
00:05:15la Chine qui hausse le ton,
00:05:16et on va vous dire plus précisément pourquoi,
00:05:18et dans quels termes, dans quelques instants.
00:05:19D'abord, Nicolas S. est avec nous.
00:05:21On ne dit pas votre nom de famille
00:05:22parce que vous êtes un membre des forces spéciales françaises,
00:05:24et vous êtes encore d'actives,
00:05:26mais plus opérationnelles,
00:05:28si on a bien compris, en tout cas,
00:05:30et vous publiez un livre.
00:05:31Évidemment, ce sont des témoignages qui sont rares,
00:05:33et qui sont toujours, évidemment, passionnants,
00:05:35fascinants, parce que vous êtes l'auteur de forces spéciales
00:05:37et guerriers du 10.
00:05:3810, c'est votre commando parachutiste,
00:05:40le CPA 10,
00:05:42et on est évidemment curieux d'entendre votre expertise.
00:05:45Est-ce que vous êtes formé
00:05:46sur l'arraisonnement des bateaux ou pas ?
00:05:48Ça fait partie du genre de mission
00:05:49que, techniquement, vous pourriez réaliser ?
00:05:52Alors, pas au CPA 10,
00:05:54mais dans les forces spéciales, oui,
00:05:55il y a les commandos marines,
00:05:56dont c'est la spécialité,
00:05:57et qui sont entraînés, formés
00:06:00pour réaliser ce genre de mission.
00:06:01Sur le même modèle que ce que peuvent faire les Américains,
00:06:04ce sont les mêmes techniques ou pas ?
00:06:05Bien sûr, oui, tout à fait,
00:06:06ce sont les mêmes techniques
00:06:07qu'on retrouve dans toutes les forces spéciales modernes.
00:06:10Donc, les commandos marines, en France,
00:06:11sont l'équivalent des SEALS américains,
00:06:13et ils ont tout à fait les mêmes capacités.
00:06:15Et comment on fait pour arraisonner un bateau, alors ?
00:06:17Alors, ce n'est pas mon domaine d'expertise,
00:06:19puisque moi, je ne suis pas dans la marine,
00:06:20mais il y a des techniques d'interception
00:06:23avec des navettes rapides,
00:06:26et puis des systèmes d'accrochage
00:06:29pour monter dans les bateaux,
00:06:30ou alors ça peut se faire en hélicoptère,
00:06:32tout simplement.
00:06:33Action rapide et forte,
00:06:35en tout cas, c'est le même maître mot,
00:06:36j'imagine, que pour les commandos paras.
00:06:38Voilà, c'est le même esprit,
00:06:39même si ce n'est pas exactement la même technique.
00:06:42Vous allez évidemment nous éclairer
00:06:44sur l'aspect militaire des choses,
00:06:46mais d'abord donc,
00:06:47cette prise de position chinoise,
00:06:49l'ovarinel, avec Xi Jinping,
00:06:50qui dit que ce blocus,
00:06:51il est à la fois dangereux et irresponsable.
00:06:54Pourquoi la Chine sort du bois maintenant ?
00:06:56Parce que je pense qu'elle n'a pas le choix,
00:06:59dans le sens où le rapport de force,
00:07:01enfin, oui,
00:07:03en fait, il y a des effets de manche,
00:07:04le rapport de force autour du détroit d'Hormuz se confirme.
00:07:07On sort d'une négociation,
00:07:09enfin, d'une première rencontre,
00:07:11parce que les négociations ne sont pas terminées,
00:07:13qui n'ont pas atteint, on va dire,
00:07:16un accord,
00:07:16enfin, on n'est pas tombé sur un accord.
00:07:18Maintenant, je pense que tout ça montre
00:07:20que le détroit d'Hormuz,
00:07:22c'est d'abord un outil de dialogue,
00:07:24où les deux parties durcissent le ton,
00:07:26et au travers de ce détroit,
00:07:28ils essayent de montrer qu'ils sont capables
00:07:30de maintenir leurs revendications.
00:07:32La Chine, en faisant ça,
00:07:34effectivement,
00:07:35je ne vais pas dire qu'on ne s'y attendait pas,
00:07:36mais elle est plutôt discrète,
00:07:37à la différence des États-Unis, on va dire,
00:07:40elle essaye déjà de se démarquer
00:07:42en montrant une forme de responsabilité.
00:07:45Les mots sont clairs.
00:07:46Un peu de hauteur.
00:07:47De hauteur.
00:07:47On ne fait pas ça, voyons.
00:07:49Remettez-vous autour de la table,
00:07:51on est des personnes responsables,
00:07:53tenez-vous correctement,
00:07:54c'est un peu ça.
00:07:55Donc, je pense qu'ils vont être importants,
00:07:57je pense que les Chinois, en tout cas,
00:07:58enfin, que Xi Jinping va être importants
00:07:59pour essayer de calmer le jeu,
00:08:01là où, depuis le début,
00:08:02en réalité,
00:08:02personne n'a été capable
00:08:03d'une forme de désescalade
00:08:07sur le plan diplomatique.
00:08:08Et je crois que c'est un premier pas intéressant
00:08:10qui va certainement donner
00:08:13aux Chinois une capacité d'apaisement.
00:08:15Alors, est-ce que tout ça va aboutir
00:08:17à une autre rencontre ?
00:08:18Je crois comprendre
00:08:19qu'en tout cas, ça s'organise.
00:08:20On n'a pas la date.
00:08:21Mais je crois que ça montre
00:08:23que Pékin, ça va être le prochain,
00:08:25on va dire, acteur
00:08:26dont, on va dire,
00:08:28les jeux diplomatiques
00:08:29et le rapport de force
00:08:30va compter dans ces prochains jours.
00:08:32Alors, c'est toute la question,
00:08:33Olivier Weber.
00:08:34Cette prise de position chinoise,
00:08:36est-ce qu'elle peut être productive
00:08:37ou contre-productive ?
00:08:38Parce qu'on sait que Donald Trump,
00:08:39aux États-Unis,
00:08:40il affiche une position de fermeté
00:08:42vis-à-vis de la Chine.
00:08:43Oui, absolument.
00:08:44Je pense que c'est un acteur essentiel
00:08:45du jeu à venir.
00:08:46On a eu le premier round
00:08:47de négociations d'Estababade
00:08:48que Trump disait être long.
00:08:50Mais 21 heures,
00:08:51ce n'est rien
00:08:51quand on négocia avec l'Iran.
00:08:53Évidemment, pour Gillivan,
00:08:54c'était peut-être beaucoup
00:08:55le vice-président américain
00:08:56qui a passé 21 heures
00:08:57plus le transport,
00:08:58c'est-à-dire trois jours.
00:08:59Mais on est dans un temps très court.
00:09:00Deuxième phase,
00:09:01c'est maintenant,
00:09:01c'est le rapport de force.
00:09:02Dans une guerre qui est multidimensionnelle,
00:09:04qui est à la fois économique,
00:09:05bien sûr militaire,
00:09:06mais aussi dans le diplomatique.
00:09:07Et l'économie compte beaucoup,
00:09:09on l'a dit tout à l'heure,
00:09:09pour la Chine.
00:09:10La troisième phase,
00:09:11ça sera le round avenir
00:09:13de négociations.
00:09:14Je précise qu'on est toujours
00:09:14dans le cessez-le-feu.
00:09:15Pour l'instant, il tient.
00:09:17C'est très fragile.
00:09:18Ça peut déraper
00:09:18avec les embarcations rapides.
00:09:20On dit que la marine iranienne
00:09:21était détruite.
00:09:22Ce n'est pas tout à fait vrai
00:09:23parce qu'il reste
00:09:24tous ces petits bateaux
00:09:25à embarcations rapides.
00:09:26Il y a les serrages
00:09:27et les olfars rares.
00:09:28Ce sont des petits bateaux
00:09:29de 15 à 22 mètres,
00:09:30on va dire,
00:09:31qui sont très très rapides,
00:09:32avec 2, 3, 4 marins embarqués.
00:09:33C'est assez impressionnant
00:09:35de voir sur la page,
00:09:35d'ailleurs,
00:09:36du site des Pazara,
00:09:37des Guerrières de la Révolution,
00:09:38ce que sont,
00:09:38y compris les sous-marins
00:09:40de poche,
00:09:41qui s'appellent les radires,
00:09:42qui font à peu près
00:09:4330 mètres de long
00:09:43et 120 tonnes.
00:09:45Et donc,
00:09:45cette troisième phase à venir,
00:09:46elle est très importante
00:09:47parce que la Chine
00:09:48a besoin, évidemment,
00:09:49de débloquer le détroit d'Hormuz
00:09:50pour le pétrole,
00:09:51on l'a dit,
00:09:52mais aussi pour les engrais
00:09:53et pour ses alliés
00:09:54de manière générale
00:09:54dans le monde.
00:09:55Il y aura des pressions
00:09:55qui vont remonter,
00:09:56y compris de la part
00:09:57des pays du Sud,
00:09:58Asie et Afrique
00:09:59qui ont besoin absolument
00:10:00de ces engrais.
00:10:01Je termine là-dessus.
00:10:02Papier très intéressant,
00:10:03la Carnegie Foundation,
00:10:04une fondation américaine
00:10:05il y a 15 jours.
00:10:06Disons, attention,
00:10:07il y a, par exemple,
00:10:0746% des produits
00:10:09d'engrais à base durée
00:10:10qui passent par le détroit.
00:10:11Il y a le potassium,
00:10:12mais pas que.
00:10:13Il y a le nitrate, etc.
00:10:14Si ces pays du Sud
00:10:15ne peuvent pas en semencer
00:10:16dans les semaines à venir,
00:10:17la récolte à venir
00:10:18à l'automne
00:10:19sera catastrophique.
00:10:19Le passage vital
00:10:20pour une grande partie de l'Asie,
00:10:22pour l'Iran aussi,
00:10:22évidemment,
00:10:23au premier chef.
00:10:24Et on voit bien ici
00:10:24la volonté des Américains
00:10:28après des semaines de frappes militaires.
00:10:29On passe dans une seconde phase
00:10:30et on va aller à Téhéran
00:10:31pour voir comment tout cela
00:10:33est perçu du côté iranien
00:10:34avec Siavoj Ghazi
00:10:36en sachant, Siavoj,
00:10:37que Donald Trump a dit
00:10:39que les Iraniens
00:10:39l'avaient appelé
00:10:40pour passer un accord
00:10:41à tout prix.
00:10:41Que répond Téhéran
00:10:42face à ça ?
00:10:44Écoutez,
00:10:45d'après ce que moi je sais,
00:10:46c'est que, en fait,
00:10:47c'est qu'on a les Américains
00:10:48qui ont appelé les Iraniens
00:10:49parce que, pour leur dire
00:10:50que, en fait,
00:10:51les négociations
00:10:52n'avaient pas été...
00:10:56n'avaient pas
00:10:57pu revenir
00:10:58à la table
00:10:58des négociations.
00:11:00C'est ce que disent ici
00:11:01le côté pouvoir iranien.
00:11:02On sait que
00:11:03différents pays
00:11:04jouent les intermédiaires
00:11:05pour ramener
00:11:06les deux parties
00:11:07à la table des négociations.
00:11:08Ça ne sera peut-être pas
00:11:09au Pakistan cette fois-ci.
00:11:10Ça pourrait être
00:11:11en Turquie
00:11:12ou dans un pays européen.
00:11:13Mais le problème
00:11:16essentiel,
00:11:17c'est les divergences
00:11:18sur trois points.
00:11:19C'est tout d'abord
00:11:20le programme
00:11:21d'enregistrement
00:11:22d'uranium de l'Iran.
00:11:23Les Américains
00:11:24exigent que ce programme
00:11:25cesse complètement
00:11:27ce que Téhéran refuse
00:11:28en affirmant
00:11:29que l'Iran
00:11:30a le droit,
00:11:31selon le traité
00:11:32de neuprolifération,
00:11:33de développer
00:11:33un programme nucléaire,
00:11:35de faire de l'enregistrement
00:11:36d'uranium,
00:11:36y compris jusqu'à 60%.
00:11:38Sur cette question-là,
00:11:40il peut y avoir
00:11:41des compromis,
00:11:42des concessions
00:11:43de la part des Iraniens.
00:11:45Par exemple,
00:11:45une période de temps
00:11:46où l'Iran
00:11:48suspendrait
00:11:49pour un laps
00:11:50le temps
00:11:51son programme
00:11:52d'enregistrement
00:11:52d'uranium,
00:11:53d'autant plus
00:11:54que les usines
00:11:55d'enregistrement
00:11:55d'uranium
00:11:56ont été totalement
00:11:57détruites
00:11:57par les frappes
00:11:58de juin 2025.
00:12:00Ensuite,
00:12:00il y a la question
00:12:01des stocks d'uranium.
00:12:02Là encore,
00:12:03l'Iran refuse
00:12:04que ces stocks
00:12:05soient envoyés
00:12:06à l'étranger,
00:12:07comme le demandent
00:12:07les Américains.
00:12:09Donc ça,
00:12:09c'est l'autre point
00:12:10qui pose problème.
00:12:11Et enfin,
00:12:11c'est le contrôle
00:12:12du détroit d'Urmuz.
00:12:13L'Iran veut
00:12:15avoir ce contrôle,
00:12:16demande
00:12:17des réparations
00:12:19de guerre.
00:12:20Ça a été demandé
00:12:20encore ce matin
00:12:21par l'ambassadeur
00:12:23d'Iran
00:12:23aux Nations Unies
00:12:24à cinq pays
00:12:25de la région,
00:12:25l'Arabie Saoudite,
00:12:27les Émirats,
00:12:28Bahreïn,
00:12:28le Qatar,
00:12:29mais aussi la Jordanie.
00:12:30Alors on ne sait pas
00:12:31pour le Koweït
00:12:32si ça sera demandé
00:12:34également ou pas,
00:12:35mais l'Iran
00:12:35va avoir le contrôle
00:12:36du dessous du détroit
00:12:37d'Urmuz
00:12:38pour pouvoir
00:12:39toucher des taxes,
00:12:41ce qui servira
00:12:42à la reconstruction
00:12:43du pays.
00:12:43Et c'est une arme,
00:12:44on dit beaucoup,
00:12:46c'est une arme,
00:12:46l'arme atomique
00:12:48de l'Iran,
00:12:48mais aussi
00:12:49des réparations
00:12:50de guerre
00:12:51de ces cinq pays
00:12:52qui sont
00:12:53dans la guerre.
00:12:56Merci beaucoup,
00:12:57Siavosh,
00:12:57et on ira à Washington
00:12:58pour voir le regard
00:12:59qu'on a sur ces négociations
00:13:01côté américain
00:13:02tout à l'heure.
00:13:03On voit que les Iraniens,
00:13:03ils affichent leur confiance,
00:13:05même si la facture,
00:13:06elle peut être lourde.
00:13:07Et vous l'avez évoqué,
00:13:08Siavosh,
00:13:08avec ce pH
00:13:09que demandent les Iraniens,
00:13:10la facture de ce blocus
00:13:11pour les Iraniens,
00:13:12à combien elle se monte ?
00:13:13La presse américaine
00:13:14a fait les comptes
00:13:15et on va le voir
00:13:15avec Fanny Lechcheider.
00:13:19Alors dites-nous,
00:13:20Fanny,
00:13:20combien l'Iran peut perdre
00:13:22avec ce blocus ?
00:13:24Les sommes sont
00:13:24assez vertigineuses.
00:13:25Oui, regardez ce chiffre,
00:13:27435 millions de dollars
00:13:28de pertes par jour.
00:13:29C'est ce qu'estime
00:13:30un chercheur,
00:13:31un analyste
00:13:31de la Fondation
00:13:32pour la défense
00:13:33des démocraties,
00:13:34cité par le
00:13:34Wall Street Journal,
00:13:35qui prend en compte,
00:13:37vous voyez,
00:13:37plus de la moitié
00:13:38des pertes
00:13:39liées aux exportations
00:13:40de pétrole,
00:13:41de produits de pétrochimie
00:13:43qui n'auront pas eu lieu
00:13:44à cause de ce blocus.
00:13:46C'est évidemment beaucoup,
00:13:48surtout quand on considère
00:13:49les données
00:13:51qui ont servi
00:13:52à ces calculs
00:13:52d'estimation.
00:13:53On partait sur
00:13:54un million de barils
00:13:56exportés par jour,
00:13:57à un prix de guerre
00:13:58moyen de 87 dollars
00:13:59le baril,
00:14:00et en considérant
00:14:01que la quasi-intégralité
00:14:02transitait par l'île de Cargue.
00:14:04Mais la réalité
00:14:05est différente.
00:14:06Mais depuis de la guerre,
00:14:07l'Iran a exporté davantage
00:14:09et s'est même enrichi.
00:14:10Oui, voilà,
00:14:10c'est ce qu'a montré
00:14:11notamment Kepler,
00:14:12l'entreprise qui cartographie
00:14:13les flux d'hydrocarbures
00:14:15dans le monde,
00:14:15en montrant qu'entre
00:14:17le début de la guerre
00:14:18et un mois plus tard,
00:14:19eh bien,
00:14:19on tournait plutôt
00:14:20aux alentours
00:14:21de 2 millions
00:14:21de barils de pétrole
00:14:23qui sont sortis d'Iran,
00:14:25à un prix qui avoisine
00:14:26d'ailleurs plutôt
00:14:26les 110-120 dollars
00:14:28le baril
00:14:29que les 87
00:14:30qui ont été cités
00:14:30dans l'étude,
00:14:32ce qui fait
00:14:32que les revenus
00:14:33ont substantiellement
00:14:34augmenté,
00:14:35plus 25 millions
00:14:37de dollars
00:14:37pendant le premier
00:14:38mois de guerre,
00:14:39sans compter
00:14:40que certains analystes
00:14:41estiment qu'il y a
00:14:42encore des réserves
00:14:43de pétrole
00:14:43détenues par l'Iran
00:14:45en dehors
00:14:45des zones du Golfe
00:14:47qui sont concernées
00:14:48par le blocus
00:14:49naval américain
00:14:50et qui concerneraient
00:14:51154 millions
00:14:52de barils
00:14:53encore en mer.
00:14:54Merci beaucoup,
00:14:56Fanny.
00:14:57Nicolas S,
00:14:58on peut se dire
00:14:59que si les Américains
00:15:00voulaient renforcer
00:15:01ce blocus
00:15:01et sécuriser
00:15:02le passage des bateaux,
00:15:04ils pourraient débarquer
00:15:05sur les côtes
00:15:06qui ne veulent pas
00:15:08trop frôler
00:15:08les côtes iraniennes
00:15:10et ça,
00:15:10ce seraient les paras
00:15:11qui seraient en première ligne
00:15:12pour aller prendre
00:15:13ces côtes.
00:15:14Pourquoi est-ce qu'ils ne le font pas ?
00:15:15Pourquoi est-ce que
00:15:15c'est très compliqué
00:15:16de votre point de vue ?
00:15:17Alors,
00:15:18une opération amphibie,
00:15:19c'est quelque chose
00:15:20de très lourd
00:15:20et de très risqué
00:15:21parce qu'il y a
00:15:22des systèmes
00:15:23de déni d'accès,
00:15:24des batteries côtières
00:15:26ou même tout simplement
00:15:27de l'artillerie
00:15:28ou des systèmes solaires
00:15:30puisqu'une opération
00:15:31comporte toujours
00:15:31des vecteurs aériens
00:15:32et donc,
00:15:33ce n'est pas si simple
00:15:34que ça
00:15:34de s'approcher
00:15:35d'une côte
00:15:35pour débarquer
00:15:39une large troupe.
00:15:41C'est un peu comme,
00:15:42à moindre échelle,
00:15:43c'est un peu comme
00:15:44le débarquement de Normandie
00:15:45avec les pertes associées.
00:15:47Donc,
00:15:48ça n'est pas neutre
00:15:49d'un point de vue militaire
00:15:50et une opération militaire,
00:15:51toujours un calcul
00:15:52bénéfice-risque.
00:15:53Donc,
00:15:54il faut voir
00:15:54quel est le bénéfice
00:15:55qui serait tiré
00:15:56d'une telle opération
00:15:57par rapport au risque
00:15:58que ça entraîne
00:15:59pour le décideur
00:16:00en termes
00:16:02tout simplement
00:16:04de pertes humaines.
00:16:06C'est un calcul
00:16:07humain et financier
00:16:08mais aussi
00:16:09d'un point de vue politique
00:16:09puisque tout ça
00:16:10a des répercussions
00:16:11dans les démocraties.
00:16:12Par rapport au débarquement,
00:16:13la différence,
00:16:14c'est qu'ici,
00:16:14les Américains
00:16:15et les Israéliens
00:16:15ont le contrôle du ciel.
00:16:18Ça ne permet pas
00:16:19de frapper
00:16:21très très durement
00:16:21tous ces dénis d'accès
00:16:23dont vous nous parlez.
00:16:23J'imagine que c'est un terme
00:16:24un petit peu technique
00:16:24mais qui dit bien
00:16:25ce qu'il veut dire
00:16:25pour permettre
00:16:27le débarquement d'arrière ?
00:16:27Le contrôle du ciel
00:16:29n'est pas total.
00:16:30Il y a une supériorité aérienne
00:16:32qui n'est pas
00:16:33une suprématie aérienne.
00:16:34On l'a vu récemment
00:16:36avec les avions de chasse
00:16:37abattus au-dessus de l'Iran
00:16:39et on peut imaginer
00:16:40qu'à l'approche
00:16:40d'une large force
00:16:41près de ses côtes,
00:16:43l'Iran rapprocherait
00:16:44des systèmes
00:16:45de défense solaire
00:16:45qui sont actuellement
00:16:46certainement dissimulés
00:16:48de manière à justement
00:16:50frapper fort
00:16:51sur les envahisseurs.
00:16:53Et vous avez raison,
00:16:54on peut imaginer
00:16:54que cet épisode du pilote
00:16:56a poussé les Américains
00:16:58à aller vers cette solution
00:16:59du blocus
00:17:00plutôt que de passer
00:17:01à la vitesse supérieure.
00:17:02Justement,
00:17:02allons-y aux Etats-Unis
00:17:03parce qu'on voit
00:17:04que les Américains
00:17:06sont en train de miser
00:17:07sur l'étranglement
00:17:08de l'économie iranienne.
00:17:11On va retrouver
00:17:11Théo Bassilana
00:17:12qui est avec nous
00:17:14depuis Washington.
00:17:15La presse américaine
00:17:16se fait l'écho aussi
00:17:16de ces fameuses négociations
00:17:18au Pakistan.
00:17:19Côté américain,
00:17:20est-ce qu'on sait plus
00:17:21sur les sujets
00:17:22sur lesquels
00:17:22les négociations ont à choper ?
00:17:26Oui, on en sait plus
00:17:27et notamment
00:17:28sur les conditions
00:17:29imposées et exigées
00:17:30par les Etats-Unis.
00:17:31Tout d'abord,
00:17:32Donald Trump souhaite
00:17:33que l'Iran
00:17:33suspende l'enrichissement
00:17:35de son uranium
00:17:35sur une période
00:17:36de 20 ans.
00:17:38L'Iran a fait
00:17:39une contre-proposition
00:17:40en abaissant
00:17:40cette suspension
00:17:41à 5 ans,
00:17:42une offre refusée
00:17:43par le président américain.
00:17:44Il faut d'ailleurs
00:17:45dire ici, Julien,
00:17:46que plusieurs médias
00:17:47sont très surpris
00:17:48ce matin
00:17:49par la durée
00:17:49de 20 ans exigée
00:17:50par Donald Trump
00:17:51puisqu'ils estiment
00:17:52que cette offre
00:17:53est déjà une offre
00:17:54bien inférieure
00:17:55à ce qu'ils sous-entend
00:17:56depuis le début
00:17:57du conflit
00:17:58et puis ils font part
00:17:59de leurs inquiétudes.
00:18:00Que se passerait-il
00:18:01après ces 20 ans ?
00:18:02Est-ce que les Iraniens
00:18:03pourraient enrichir
00:18:04comme ils le souhaitent
00:18:05leur uranium ?
00:18:06On a parlé
00:18:07de ce premier point
00:18:08majeur de désaccord,
00:18:09il y en a un autre.
00:18:10Les Etats-Unis
00:18:11ont exigé
00:18:11que l'Iran
00:18:12cède l'intégralité
00:18:14des 440 kilos
00:18:15d'uranium enrichis
00:18:17mais les Iraniens
00:18:17refusent,
00:18:18ils insistent
00:18:19pour que ce combustible
00:18:20reste en Iran
00:18:21et pour cela
00:18:22ils ont même proposé
00:18:23aux Américains
00:18:24de le diluer
00:18:25considérablement
00:18:26afin qu'il ne puisse pas
00:18:26servir à la fabrication
00:18:28d'une arme nucléaire.
00:18:30Cependant c'est une proposition
00:18:31qui ne plaît pas
00:18:31aux responsables
00:18:33de l'administration Trump
00:18:34car ils considèrent
00:18:34qu'il pourrait de nouveau
00:18:36l'enrichir à l'avenir
00:18:37pour l'utiliser
00:18:38à des fins militaires.
00:18:40Des points d'achoppement
00:18:41qui pourraient d'ailleurs
00:18:42être discutés
00:18:42très prochainement
00:18:43entre les délégations
00:18:44américaines et iraniennes
00:18:46puisque ce matin
00:18:47le média Bloomberg
00:18:47révèle qu'une deuxième rencontre
00:18:49pourrait avoir lieu
00:18:50avant la fin
00:18:52du cessez-le-feu actuel
00:18:53qui se termine
00:18:54donc dans une semaine.
00:18:55Effectivement,
00:18:56merci beaucoup Théo,
00:18:57c'est vrai Lova
00:18:58qu'il y a d'autres informations
00:18:59aussi en provenance
00:19:00du Pakistan
00:19:00qui vont dans ce sens
00:19:01en quelques secondes
00:19:02sur un deuxième rang
00:19:03de négociations
00:19:04qui se profile.
00:19:04Oui et vous voyez
00:19:06que la nature peut-être
00:19:07pour éclairer pourquoi
00:19:07la pause de 20 ans
00:19:08est un délai important
00:19:11c'est en fait
00:19:11on peut considérer
00:19:12que 20 ans
00:19:13c'est le temps
00:19:13qu'il vous faut
00:19:14pour perdre
00:19:14la compétence industrielle.
00:19:17Je pars du principe
00:19:17que vos enfants
00:19:18viennent d'apprendre à lire.
00:19:20Vous leur donnez des bouquins
00:19:21matin, midi, soir
00:19:22entre le moment
00:19:22ils apprennent
00:19:23et le moment
00:19:23ils maîtrisent la lecture
00:19:24il y a un temps
00:19:25d'apprentissage.
00:19:26On leur retire le bouquin
00:19:27ils sauront toujours lire
00:19:29mais si après
00:19:30ils n'ont plus aucun bouquin
00:19:31pour lire
00:19:32pendant 20 ans
00:19:33on peut considérer
00:19:33qu'ils seront à peine
00:19:35déchiffrés
00:19:35effectivement
00:19:36c'est exactement
00:19:37la même chose
00:19:37et c'est aussi
00:19:38des générations
00:19:39d'ingénieurs
00:19:40de chimistes
00:19:40et de tout
00:19:41un écosystème nucléaire
00:19:44effectivement
00:19:44qui risque de perdre
00:19:45c'est un pari
00:19:46parce que les Iraniens
00:19:47peuvent très bien envoyer
00:19:48aussi des experts
00:19:48à l'étranger
00:19:49maintenir une compétence
00:19:50et revenir dans 20 ans
00:19:51néanmoins
00:19:52pour le régime
00:19:53c'est autre chose
00:19:5420 ans
00:19:54je ne suis pas sûre
00:19:55qu'eux peuvent tenir par
00:19:56Il y a des conséquences
00:19:56sur le nucléaire
00:19:57il y a des conséquences
00:19:58aussi sur le pétrole
00:20:00évidemment
00:20:00et le mois d'avril
00:20:01sera plus
00:20:03compliqué encore
00:20:03sur le plan énergétique
00:20:04que le mois de mars
00:20:05c'est l'agence internationale
00:20:06de l'énergie
00:20:06qui l'a dit ce matin
00:20:08et on écoutera
00:20:09ce responsable
00:20:09dans quelques instants
00:20:10on verra aussi
00:20:10bien sûr
00:20:11les conséquences
00:20:11à la pompe
00:20:11à tout de suite
00:20:13Le blocus américain
00:20:14il est en vigueur
00:20:15depuis hier
00:20:16et les conséquences
00:20:17sur le prix à la pompe
00:20:17sont évidemment importantes
00:20:19ça va même s'accentuer
00:20:21dans les semaines qui viennent
00:20:22comme on va le voir
00:20:22avec l'une de nos équipes
00:20:24on va retrouver d'ailleurs
00:20:25l'ensemble de nos envahiers spéciaux
00:20:26qui sont déployés
00:20:27dans les pays
00:20:28touchés par la guerre
00:20:29notamment le Liban
00:20:31et Israël
00:20:32puisque vous savez
00:20:32que des pourparlers
00:20:33de paix doivent commencer
00:20:34dans les heures qui viennent
00:20:35d'abord regarder
00:20:36les dernières infos
00:20:36les dernières images
00:20:37avec vous
00:20:38Marie-Jean Tric
00:20:38Bonjour Julien
00:20:39à la une
00:20:40cette rencontre
00:20:40entre des représentants
00:20:42libanais et israéliens
00:20:43une rencontre
00:20:44qui a lieu
00:20:44dans la capitale américaine
00:20:45à Washington
00:20:45sous la houlette
00:20:47des Etats-Unis
00:20:47l'objectif est d'ouvrir la voie
00:20:49à une résolution du conflit
00:20:50on rappelle que pour le moment
00:20:51le Liban a été écarté
00:20:53du cessez-le-feu
00:20:53instauré depuis le 8 avril
00:20:55alors malgré tout
00:20:56les perspectives
00:20:57d'un accord
00:20:57semblent minces
00:20:58le Hezbollah
00:20:59a d'ores et déjà
00:21:00réclamé l'annulation
00:21:01de la rencontre
00:21:01qui l'assimile
00:21:02à une capitulation
00:21:03et sur le terrain
00:21:04la situation
00:21:05reste très tendue
00:21:06la preuve
00:21:07avec cette carte
00:21:08150 cibles
00:21:09rien qu'au cours
00:21:10des dernières 24 heures
00:21:12l'hôpital de Tebnin
00:21:13a notamment été touché
00:21:14vous allez voir les images
00:21:15dans un instant
00:21:16les dégâts
00:21:17de cette frappe
00:21:18sont considérables
00:21:19pour le moment
00:21:20on n'a pas encore
00:21:21de bilan humain
00:21:22consolidé définitif
00:21:23dans le même temps
00:21:24l'armée israélienne
00:21:25de son côté
00:21:26annonce la mort
00:21:27de l'un de ses soldats
00:21:28au combat
00:21:29dans le sud du Liban
00:21:29vous voyez ici son visage
00:21:30il était âgé de 30 ans
00:21:32c'est le 13ème soldat israélien
00:21:34à avoir été tué
00:21:35depuis le début
00:21:36du conflit
00:21:37dans l'actualité également
00:21:39cette question
00:21:39va-t-il y avoir
00:21:40de nouvelles négociations
00:21:41entre les Etats-Unis
00:21:42et l'Iran
00:21:43en tout cas
00:21:44c'est en cours
00:21:45de discussion
00:21:45selon la presse américaine
00:21:46les négociateurs
00:21:47pourraient retourner
00:21:48à Islamabad au Pakistan
00:21:49un peu plus tard
00:21:50dans la semaine
00:21:51selon le vice-président américain
00:21:52J.D. Vance
00:21:53la balle est désormais
00:21:54dans le camp des Iraniens
00:21:55écoutez-le
00:21:58je pense vraiment
00:21:59que la balle
00:22:00est dans le camp iranien
00:22:01nous avons clairement indiqué
00:22:02quelles étaient
00:22:03nos lignes rouges
00:22:03pour que l'Iran
00:22:04soit un pays
00:22:05normal économiquement
00:22:06il devra aussi
00:22:07ne pas poursuivre
00:22:08une arme nucléaire
00:22:09et il faudra
00:22:10que ce soit un pays
00:22:11normal
00:22:11sans poursuivre
00:22:12le terrorisme
00:22:13et donc il y a vraiment
00:22:15je pense
00:22:15quelque chose
00:22:16de grandiose à faire ici
00:22:17mais c'est aux Iraniens
00:22:19de franchir l'étape suivante
00:22:23Vous avez entendu
00:22:24le vice-président américain
00:22:25qui mentionne donc
00:22:26la question du nucléaire
00:22:27parce que c'est vraiment
00:22:28l'un des points
00:22:29qui bloquent
00:22:30dans ces négociations
00:22:31selon la presse américaine
00:22:32les Etats-Unis
00:22:33ont demandé à l'Iran
00:22:34de suspendre
00:22:35son programme
00:22:36d'enrichissement d'uranium
00:22:36pendant 20 ans
00:22:37ce que l'Iran refuse
00:22:39le régime propose
00:22:40une pause de 5 ans
00:22:41et en parallèle
00:22:42de ces tractations
00:22:43diplomatiques
00:22:43Donald Trump
00:22:44continue de mettre
00:22:45la pression
00:22:45sur le régime iranien
00:22:46le blocus américain
00:22:48dans le détroit d'Harmouz
00:22:48est entré en vigueur
00:22:49hier après-midi
00:22:50mais certains tentent
00:22:51déjà de le braver
00:22:52regardez ce qui s'est passé
00:22:54vous allez voir
00:22:54sur cette carte
00:22:55ce métanier chinois
00:22:57le Rich Stary
00:22:58est parti des Émirats
00:22:59Arabes Unis
00:23:00au moment de passer
00:23:00le détroit
00:23:01il a semblé faire
00:23:02demi-tour
00:23:02et puis finalement
00:23:03il est revenu
00:23:04il a réussi
00:23:05à passer
00:23:07moins de 24 heures
00:23:08après le début
00:23:08du blocus
00:23:09un bateau
00:23:10qui était donc visé
00:23:10par les sanctions américaines
00:23:11a donc pu
00:23:12passer le détroit
00:23:13Oui effectivement
00:23:14on surveille tout ça
00:23:15en temps réel
00:23:16merci beaucoup
00:23:16Marie Jantric
00:23:18on vous retrouve
00:23:19tout à l'heure
00:23:20d'abord tout ce que
00:23:21vous nous dites là
00:23:21évidemment des conséquences
00:23:22très concrètes pour nous
00:23:23sur le prix de l'essence
00:23:25à la pompe
00:23:26en attendant peut-être
00:23:26que l'inflation
00:23:27se répercute
00:23:28sur l'ensemble des produits
00:23:29ça a commencé
00:23:30sur le non alimentaire
00:23:31d'abord donc direction
00:23:32les stations de service
00:23:33parce qu'on se souvient
00:23:34qu'il y a quelques jours
00:23:34le gouvernement nous avait dit
00:23:35il y aura une baisse
00:23:36dans les jours à venir
00:23:36de 5 à 10 centimes
00:23:37sauf que Clémence Renard
00:23:39cette baisse
00:23:40elle se limite finalement
00:23:40à 1 centime
00:23:42et vous le constatez
00:23:43d'ailleurs directement
00:23:44avec Benjamin Danan
00:23:47oui tout à fait
00:23:48pour la moyenne nationale
00:23:49alors ici
00:23:50les automobilistes
00:23:50sont un peu plus chanceux
00:23:51on va vous montrer
00:23:52sur ce panneau
00:23:52puisque c'est une baisse
00:23:54de 4 centimes
00:23:54en 48 heures
00:23:55selon ce que nous ont dit
00:23:56les clients
00:23:56pour le samplon 95
00:23:57vous voyez
00:23:58qui avait vendu
00:23:58à 1,99€
00:24:00aujourd'hui
00:24:01il était à 2,03€
00:24:02il y a deux jours
00:24:03donc voilà
00:24:03ça fait une maigre baisse
00:24:05si on fait un rapide calcul
00:24:07sur 40 litres
00:24:08les automobilistes
00:24:08gagnent 1,60€
00:24:10mais c'est une baisse
00:24:11même si elle est légère
00:24:11qui est significative
00:24:12pour eux
00:24:13il y a beaucoup de personnes
00:24:14qui nous disent
00:24:14depuis ce matin
00:24:15qu'elles ont pris l'habitude
00:24:16depuis plusieurs semaines
00:24:17de faire le tour
00:24:17des stations-service
00:24:18avant de faire leur plein
00:24:19justement pour essayer
00:24:20de trouver la moins chère
00:24:21pour faire quelques économies
00:24:22donc pour eux
00:24:23cette baisse
00:24:23c'est un encouragement
00:24:25c'est encourageant
00:24:26mais c'est insuffisant
00:24:28les prix sont toujours
00:24:28beaucoup trop élevés
00:24:29je vous propose d'écouter
00:24:30quelques réactions
00:24:31au micro de Benjamin Danan
00:24:33on n'a pas le choix
00:24:34on fait avec
00:24:35on est obligé de travailler
00:24:36on est obligé de bosser
00:24:38même il fait un peu plus cher
00:24:40mais on est obligé de travailler
00:24:41on prend moins la voiture
00:24:42et quand on la prend
00:24:43on ne va pas forcément
00:24:44mettre le plein
00:24:44on va juste mettre
00:24:4520€, 30€
00:24:46pour le trajet
00:24:48et en attendant
00:24:49que les prix
00:24:50rebaissent un peu
00:24:50j'espère que
00:24:52ça ne va pas augmenter plus
00:24:54à mon avis
00:24:55il va y arriver
00:24:55à 3€
00:24:56honnêtement
00:24:57j'ai vendu ma voiture
00:24:58et je suis en train
00:24:59d'acheter en électrique
00:25:00et en fait
00:25:01c'est plus avantageux
00:25:02pour moi
00:25:02par rapport à mon travail
00:25:04à Paris
00:25:04vous avez entendu
00:25:05des automobilistes
00:25:06qui essayent
00:25:07de s'organiser
00:25:08comme ils peuvent
00:25:09beaucoup de personnes
00:25:09qui ne peuvent pas forcément
00:25:10se déplacer autrement
00:25:11que pour leur voiture
00:25:12on a aussi
00:25:13à rencontrer
00:25:13d'autres personnes
00:25:14qui elles
00:25:15essayent de privilégier
00:25:16par exemple
00:25:17les transports en commun
00:25:18pour aller travailler
00:25:19ou à minima
00:25:19qui essayent de limiter
00:25:20les petits trajets
00:25:21en voiture
00:25:22le baril de Bren
00:25:23ça évolue beaucoup
00:25:24on était hier
00:25:25au-dessus des 100$
00:25:26et on est juste en dessous
00:25:26là comme on le voit
00:25:27merci beaucoup
00:25:28Clémence Gaétane
00:25:29expliquez-nous
00:25:30pourquoi le gouvernement
00:25:30dit 5 à 10 centimes
00:25:31de baisse
00:25:32et finalement
00:25:32ce n'est que 1
00:25:33parce que le gouvernement
00:25:35s'appuie sur les déclarations
00:25:37de l'UFIP
00:25:37l'Union française
00:25:38des industries pétrolières
00:25:40qui avait bien expliqué
00:25:41que si
00:25:42et seulement si
00:25:43on avait un baril de pétrole
00:25:45qui se stabilisait
00:25:46pendant plusieurs jours
00:25:47sous les 95$
00:25:49on pouvait espérer
00:25:51une baisse
00:25:52de 5 à 10 centimes
00:25:54des prix des carburants
00:25:56on a bien vu
00:25:56Julien
00:25:57que ça ne s'est pas déroulé
00:25:59de cette manière
00:25:59puisqu'on a eu
00:26:01effectivement un prix
00:26:01du baril de pétrole
00:26:02qui est repassé
00:26:03sous les 95$
00:26:04et dès le lendemain
00:26:06on repartait à la hausse
00:26:07vous l'avez dit
00:26:08hier on était
00:26:09au-dessus des 100$
00:26:11actuellement
00:26:11on est à 98$
00:26:13et quand on regarde
00:26:15la référence de cotation
00:26:16à Rotterdam
00:26:17qui sert
00:26:17pour le diesel
00:26:19et bien là
00:26:20on sent quand même
00:26:21une petite détente
00:26:22ce qui pourrait laisser
00:26:24pressager
00:26:25pour les prochains jours
00:26:26une petite baisse
00:26:28sur le prix du diesel
00:26:30uniquement sur
00:26:31le prix du diesel
00:26:32mais tout ceci
00:26:35reste dépendant
00:26:36de l'évolution
00:26:37de la situation
00:26:38dans le détroit d'Hormuz
00:26:39et puis bien sûr
00:26:40des propos
00:26:41des uns
00:26:42et des autres
00:26:43est-ce qu'il y aura
00:26:44des facilités
00:26:45pour certains tanqueurs
00:26:47de pouvoir
00:26:47franchir ce détroit
00:26:49est-ce qu'il y aura
00:26:50un blocage
00:26:51plus profond
00:26:52tout ceci
00:26:53a un impact
00:26:54sur les prix
00:26:56du pétrole
00:26:57mais vous l'avez dit
00:26:57tout à l'heure
00:26:58pour le moment
00:26:59les conséquences
00:27:01restent limitées
00:27:02au prix du baril de pétrole
00:27:03et à certaines marchandises
00:27:06qui viennent directement
00:27:08du Moyen-Orient
00:27:09en tout cas
00:27:09si on écoute
00:27:10l'agence internationale
00:27:11de l'énergie
00:27:11les semaines et les mois
00:27:13qui s'annoncent
00:27:14d'un site guerre
00:27:15à l'optimisme
00:27:16écoutez
00:27:18mars a été un mois difficile
00:27:20pour le monde
00:27:21du point de vue
00:27:22de l'énergie
00:27:22et de l'économie
00:27:23en termes d'énergie
00:27:24en termes d'économie
00:27:26et
00:27:28april
00:27:28et avril
00:27:29pourraient être
00:27:29encore pires
00:27:30que mars
00:27:32car nous avons reçu
00:27:34des navires chargés
00:27:35avant que la crise
00:27:36ne démarre
00:27:36sur les marchés
00:27:40alors qu'en avril
00:27:41rien n'a été chargé
00:27:46alors évidemment
00:27:46c'est pas de nature
00:27:47à rassurer les industriels
00:27:48et les automobilistes
00:27:50regardez une carte d'Europe
00:27:51qui montre
00:27:52l'ensemble des pays
00:27:53qui ont décidé
00:27:54de lâcher un petit peu
00:27:55de l'Est
00:27:56pour donner un coup de pouce
00:27:57aux automobilistes
00:27:58on voit qu'ils sont
00:28:00très nombreux
00:28:01à le faire
00:28:02il y en a un
00:28:02qui reste en rouge
00:28:03ici
00:28:04c'est la France
00:28:05Gaëtan
00:28:06comment l'expliquer
00:28:07et combien de temps
00:28:08cela peut-il durer ?
00:28:09Tout simplement
00:28:09c'est la position
00:28:10du gouvernement français
00:28:11qui sait
00:28:12qu'il n'a plus
00:28:13les moyens
00:28:13de 2022 et 2023
00:28:15lorsqu'il avait sorti
00:28:16le chèque
00:28:17le quoi qu'il en coude
00:28:18pour venir en aide
00:28:20et aux automobilistes
00:28:21et aux industriels
00:28:23qui étaient énergivores
00:28:25tout ceci a coûté
00:28:26beaucoup d'argent
00:28:27aujourd'hui
00:28:27on a un déficit
00:28:28qui est colossal
00:28:29on a un endettement
00:28:30qui est très très important
00:28:31et puis depuis
00:28:32le début de cette guerre
00:28:33on a un tour d'emprunt
00:28:34qui s'est considérablement
00:28:37alourdi
00:28:38aujourd'hui
00:28:39la charge
00:28:39de la dette française
00:28:40c'est quand même
00:28:41le premier budget
00:28:42le gouvernement
00:28:43essaie de gagner
00:28:44du temps
00:28:45il ne sait pas demain
00:28:46si le baril de pétrole
00:28:48va franchir durablement
00:28:49la barre des 100 dollars
00:28:51ou bien
00:28:51sur le détroit d'Ormouse
00:28:54si une solution
00:28:55va être trouvée
00:28:57on peut estimer
00:28:58que si un accord
00:29:00de paix
00:29:00est durable
00:29:01et que la situation
00:29:02évolue favorablement
00:29:04et bien
00:29:05le prix du baril de pétrole
00:29:07va commencer à baisser
00:29:08et on verra
00:29:09les conséquences
00:29:10sur les prix du carburant
00:29:11aujourd'hui
00:29:12on voit bien
00:29:13que la position
00:29:13du gouvernement français
00:29:15c'est d'essayer
00:29:15de trouver
00:29:16des solutions
00:29:18pour les secteurs
00:29:19en très grande difficulté
00:29:20transport
00:29:21pêche
00:29:21agriculture
00:29:22et pour le reste
00:29:23passer à l'électrique
00:29:24passer à l'électrique
00:29:26et puis essayer
00:29:26de gagner du temps
00:29:27probablement
00:29:29si la situation
00:29:29empire
00:29:30probablement
00:29:31si on a
00:29:33un prix du carburant
00:29:34qui ne cesse
00:29:35de progresser
00:29:36le gouvernement
00:29:37sera au pied du mur
00:29:38et devra trouver
00:29:39d'autres solutions
00:29:39alors on voit
00:29:40que ça ne s'arrange pas
00:29:41sur le front
00:29:42de l'Iran
00:29:42qu'en est-il
00:29:43sur le front
00:29:43du Liban
00:29:44on s'y intéresse aussi
00:29:46tout particulièrement
00:29:46aujourd'hui
00:29:47parce que vous savez
00:29:47que des négociations
00:29:48vont commencer
00:29:49dans les heures qui viennent
00:29:50alors ça sera à Washington
00:29:51avec d'un côté Israël
00:29:52de l'autre
00:29:53le gouvernement libanais
00:29:54mais pas le Hezbollah
00:29:55c'est une précision importante
00:29:56Alizé Boissin
00:29:57est avec nous
00:29:58depuis Tel Aviv
00:29:59en Israël
00:29:59dites-nous
00:30:00quel est l'état d'esprit
00:30:01des Israéliens
00:30:02Alizé
00:30:03sur ces négociations
00:30:04qui arrivent
00:30:04y a-t-il
00:30:05une volonté
00:30:07d'arriver
00:30:07à un accord
00:30:08tel que vous percevez
00:30:09les choses
00:30:09avec Valentin Rivollier
00:30:12et bien avec
00:30:13les Israéliens
00:30:14avec qui on a pu
00:30:15discuter avec Valentin Rivollier
00:30:16l'état d'esprit
00:30:17ici il est plutôt pessimiste
00:30:18ce dont il faut bien
00:30:19se rendre compte
00:30:19c'est que
00:30:19ces négociations
00:30:20qui arrivent
00:30:21elles sont historiques
00:30:22ce sont les premières
00:30:22depuis 1983
00:30:24et Israël
00:30:25n'a aucune intention
00:30:26et bien
00:30:27de discuter
00:30:28sur la fin de la guerre
00:30:30avec le Hezbollah
00:30:30libanaise
00:30:31qu'Israël
00:30:31va demander
00:30:32ce qu'Israël va exiger
00:30:33c'est de la part
00:30:34du Liban
00:30:34c'est le démantèlement
00:30:36du Hezbollah
00:30:37libanais
00:30:37de cette milice
00:30:39chiite
00:30:39pro-iranienne
00:30:40et en réalité
00:30:40Israël n'attend rien
00:30:42de ces négociations
00:30:43je vous propose
00:30:43d'écouter certains témoignages
00:30:45que nous avons pu recueillir
00:30:46ici à Tel Aviv
00:30:49le gouvernement libanais
00:30:50le gouvernement libanais
00:30:50est très faible
00:30:51la seule façon
00:30:52de vaincre
00:30:52le Hezbollah
00:30:53serait de conclure
00:30:54un accord avec lui
00:30:54ou bien qu'il s'allie
00:30:56à l'Iran
00:30:56qui imposerait alors
00:30:57un cessez-le-feu
00:30:58au Hezbollah
00:30:59nous n'avons
00:31:00aucune chance
00:31:00face au Hezbollah
00:31:05les négociations
00:31:06n'aboutiront à rien
00:31:07car ce n'est pas
00:31:08que les Libanais
00:31:08s'y opposent
00:31:09bien au contraire
00:31:10mais il se heurte
00:31:11au Hezbollah
00:31:12qui est plus puissant
00:31:13que le gouvernement
00:31:13libanais tout entier
00:31:14c'est pourquoi
00:31:15nous n'y croyons pas
00:31:19nous devons entamer
00:31:20des pourparlers
00:31:20il est clair
00:31:21que le Hezbollah
00:31:22pose problème
00:31:22mais je crois
00:31:23que des accords
00:31:24sont possibles
00:31:26le premier ministre
00:31:27israélien
00:31:28Benyamin Netanyahou
00:31:28l'a répété
00:31:29la guerre continue
00:31:30et puis je vais vous donner
00:31:31un chiffre
00:31:32qui vous montre
00:31:33l'état d'esprit
00:31:33ici en Israël
00:31:35selon le journal
00:31:35Areth
00:31:3669% de la population
00:31:38souhaite poursuivre
00:31:39le combat
00:31:40avec le Hezbollah
00:31:41libanais
00:31:41Merci beaucoup
00:31:42Alizé
00:31:42avec Valentin Révolier
00:31:43ce sentiment général
00:31:44on va vous l'expliquer
00:31:46évidemment
00:31:46d'abord Nicolas S
00:31:47vous qui appartenez
00:31:49aux forces spéciales
00:31:50vous les connaissez aussi
00:31:50les forces spéciales
00:31:51israéliennes
00:31:52elles sont à l'oeuvre
00:31:52évidemment
00:31:53dans le sud
00:31:55Liban
00:31:56quel regard vous avez
00:31:56sur cette action militaire
00:31:58qui est en cours
00:32:01c'est de l'action
00:32:02de contre guérilla
00:32:04puisque le Hezbollah
00:32:06est une milice
00:32:06et donc ça fait partie
00:32:08effectivement des spécialités
00:32:09des forces spéciales
00:32:10et on sait que les forces spéciales
00:32:12israéliennes sont très compétentes
00:32:13et ont une grande expérience
00:32:14de ce type de combat
00:32:15pourquoi est-ce que le combat
00:32:16est différent face à une guérilla
00:32:17que face à une armée régulière
00:32:18parce qu'une guérilla
00:32:20se cache
00:32:21se fond dans la population
00:32:22c'est un combat
00:32:24du faible au fort
00:32:24et donc le but
00:32:27pour une guérilla
00:32:28c'est de dénier
00:32:31le terrain
00:32:31à son adversaire
00:32:33ce n'est pas de l'occuper
00:32:33de le contrôler
00:32:34parce qu'elle ne peut pas le faire
00:32:35elle n'en a pas la force
00:32:36mais simplement d'empêcher
00:32:37la force adverse
00:32:38d'exercer son contrôle
00:32:40et donc ça nécessite
00:32:42moins de moyens
00:32:42mais ça nécessite
00:32:43des procédés différents
00:32:44et de la discrétion
00:32:45c'est aussi un combat de scisif
00:32:46parce qu'on a l'impression
00:32:47que même si ça se poursuit
00:32:49depuis des années
00:32:49et des années
00:32:50les forces spéciales
00:32:51elles agissent
00:32:51sur des points
00:32:52comme ça précis
00:32:53mais que le Hezbollah
00:32:54revient systématiquement
00:32:55alors oui
00:32:56les forces spéciales
00:32:57c'est un instrument
00:32:59un instrument très efficace
00:33:00dans ce qu'elles savent faire
00:33:01c'est-à-dire
00:33:03cibler les réseaux
00:33:03frapper les nœuds
00:33:05de ces réseaux
00:33:06que ce soit
00:33:06des centres logistiques
00:33:08des individus
00:33:08des dirigeants
00:33:11mais ça n'est qu'une partie
00:33:13de la solution
00:33:13puisque ce type de mouvement
00:33:17tient aussi longtemps
00:33:18qu'il est alimenté
00:33:19Olivier Weber
00:33:20votre prochain livre
00:33:20s'appelle
00:33:21Des anges et des ogres
00:33:21on a l'impression
00:33:22qu'on est plutôt
00:33:23chez les ogres
00:33:23que chez les anges
00:33:24dans ce qui se passe
00:33:25en ce moment
00:33:25notamment ici au Liban
00:33:27oui oui
00:33:27j'étais au Liban
00:33:28encore il y a quelques mois
00:33:29les libanais savaient
00:33:30que la guerre
00:33:31allait reprendre
00:33:31on ne sait pas
00:33:32la question
00:33:33c'est pas savoir
00:33:34si elle va reprendre
00:33:34mais c'est quand
00:33:35et alors c'est intéressant
00:33:36parce qu'autant
00:33:36les sunnites
00:33:37que les chrétiens
00:33:38parce qu'il y a
00:33:39trois populations
00:33:39ou trois religions
00:33:40sunnites, chrétiens
00:33:42et chiites
00:33:42et même certains chiites
00:33:44puisque le Hezbollah
00:33:45est chiite
00:33:45disaient
00:33:46mais on laisse faire
00:33:47aux israéliens
00:33:47le sale boulot
00:33:48on ne peut plus
00:33:49maîtriser le Hezbollah
00:33:49il y a deux raisons
00:33:50alors certes
00:33:50les ponts sont coupés
00:33:52avec l'Iran
00:33:52puisque le régime
00:33:53de Bachar el-Assad
00:33:54est tombé
00:33:54donc il y a maintenant
00:33:55un an et quatre mois
00:33:55c'était en décembre
00:33:572024
00:33:58en revanche
00:33:58il y a toujours
00:33:59la contrebande
00:33:59qui vient de sirer
00:34:00avec des armes
00:34:01semi-légères
00:34:02légères et autres
00:34:03et puis deuxièmement
00:34:04les stocks
00:34:05qui sont là
00:34:06l'autre élément
00:34:07c'est la topographie
00:34:08donc le sud du Liban
00:34:09effectivement
00:34:09c'est de la montagne
00:34:10c'est du 1000 mètres
00:34:111500 mètres
00:34:12etc
00:34:12c'est bourré de caves
00:34:13c'est bourré de grottes
00:34:14c'est bourré de tunnels
00:34:15également
00:34:16donc j'allais dire
00:34:17à l'iranienne
00:34:17donc c'est compliqué
00:34:18pour les israéliens
00:34:19d'y aller
00:34:19mais ils connaissent
00:34:20le terrain évidemment
00:34:21dans cette zone
00:34:22de sécurisation immédiate
00:34:24où était Netanyahoud
00:34:24entre 3 et 5 km
00:34:26on va dire
00:34:26et deuxièmement
00:34:27la grande bande
00:34:27il est télé ce week-end
00:34:28voilà on a vu l'image
00:34:29voilà on l'a vu ce week-end
00:34:30alors c'est intéressant
00:34:30il était avec les militaires
00:34:31de Tsaal réguliers
00:34:32mais aussi avec les réservistes
00:34:33c'est un message
00:34:34pour dire attention
00:34:35à vous les citoyens
00:34:36de tous les jours
00:34:37à vos enfants
00:34:37on est parti pour un temps long
00:34:38voilà c'est un temps long
00:34:39c'est un peu une image
00:34:41très médiatique
00:34:42sachant que pour finir
00:34:4313 morts c'est beaucoup
00:34:45pour les israéliens
00:34:45ils savent que
00:34:46évidemment le coût
00:34:47va être élevé
00:34:48en même temps
00:34:48ils savent aussi
00:34:49qu'ils n'ont pas le choix
00:34:49c'est maintenant ou jamais
00:34:50Patrick Sos
00:34:51ces négociations
00:34:52on a l'impression
00:34:53que personne n'y croira
00:34:53est-ce que du côté américain
00:34:55du côté de Washington
00:34:55puisqu'on est les organisateurs
00:34:56on va quand même
00:34:57mettre la pression
00:34:57aux israéliens
00:34:58pour qu'on aboutisse
00:34:59à quelque chose
00:35:00oui et puis surtout
00:35:01la note d'optimisme
00:35:03c'est quand même
00:35:04cette visite historique
00:35:06et surtout cette rencontre
00:35:08à ce niveau-là
00:35:09des ambassadeurs
00:35:10une ambassadrice libanaise
00:35:11et un ambassadeur israélien
00:35:13deux pays qui ne se parlent pas
00:35:15enfin je le répète régulièrement
00:35:17mais le simple fait
00:35:19qu'il n'y ait pas de vol
00:35:20entre deux villes
00:35:21aussi proches
00:35:21que Tel Aviv
00:35:22et Beyrouth
00:35:23ça en dit vraiment long
00:35:24je le répète
00:35:25pour avoir
00:35:26pour le coup
00:35:27accompagner des ministres
00:35:28des affaires étrangères
00:35:28français
00:35:29vous avez le Falcon
00:35:30de la République française
00:35:32qui est obligé de faire
00:35:33Beyrouth-Chypre-Chypre-Tel Aviv
00:35:35même la diplomatie étrangère
00:35:37ne peut pas interférer
00:35:39mais là-dedans
00:35:40de la façon la plus concrète
00:35:41donc ce sont des gens
00:35:42qui ne se parlent pas
00:35:43ou qui ne se parlaient pas
00:35:45depuis des années
00:35:46et des années
00:35:46donc rien que ça
00:35:47en fait
00:35:48encore une fois
00:35:49on est en 2026
00:35:50avec l'obligation médiatique
00:35:52d'aller extrêmement vite
00:35:53comme pour le premier round
00:35:55de négociation
00:35:56qui a duré 21 heures
00:35:57qui était évidemment
00:35:58un tout début
00:35:59et bien là
00:36:00on n'est pas l'aboutissement
00:36:01on n'est qu'au début
00:36:03il y a eu
00:36:04malgré tout ce qui a été dit
00:36:05finalement
00:36:06l'imprimature
00:36:07le feu vert
00:36:08de Netanyahou
00:36:09c'est qu'il y a quand même
00:36:11la volonté
00:36:11d'avancer
00:36:12deux parties et d'autres
00:36:13le problème c'est que vous avez
00:36:14deux parties et d'autres
00:36:14et vous avez une troisième partie
00:36:16à côté qui est le Hezbollah
00:36:17mais ça tout le monde le sait
00:36:19Oui ce qu'on peut dire
00:36:20c'est que sur les deux volets
00:36:21de négociations
00:36:22on peut dire ça comme ça
00:36:23Iran, Amérique, Etats-Unis
00:36:26Israël, Liban
00:36:27c'est des ennemis ontologiques
00:36:28pour des raisons différentes
00:36:29mais réellement
00:36:30il y a la question
00:36:31de la position
00:36:32voire la légitimité
00:36:33dans une certaine mesure
00:36:34d'Israël dans la région
00:36:35qui reste encore un sujet
00:36:37qui cristallise
00:36:37des postures idéologiques
00:36:39voire parfois
00:36:41qui pousse
00:36:42jusqu'à des idéologies terroristes
00:36:44donc on ne parle pas de
00:36:45ça ne peut pas être
00:36:46des négociations
00:36:47qui se passent on va dire
00:36:48calmement, sereinement
00:36:49en réalité
00:36:51ce à quoi on assiste
00:36:53sincèrement pour moi
00:36:53c'est une bonne nouvelle
00:36:54on arrive à mettre
00:36:55autour de la table
00:36:55des gens
00:36:56qui idéologiquement
00:36:57rappelons-le
00:36:58l'axe du mal
00:36:59l'Iran
00:37:00aux yeux des Etats-Unis
00:37:02l'Iran appartenait
00:37:03à cet axe du mal
00:37:04et pour l'Iran
00:37:05et le Hezbollah
00:37:07c'était le grand Satan
00:37:09et le petit Satan
00:37:10donc le grand Satan
00:37:10ce sont les Etats-Unis
00:37:11le petit Satan
00:37:12c'est Israël
00:37:13donc on parle quand même
00:37:14à des pays
00:37:14qui ne se parlaient pas
00:37:16je rappelle la diplomatie
00:37:17c'est quand même
00:37:18le début de quelque chose
00:37:20ou plutôt
00:37:20dans l'espoir
00:37:21d'une fin
00:37:22de conflit
00:37:23que ce soit larvé
00:37:24ou en l'occurrence
00:37:25d'affrontements militaires
00:37:27assez sévères
00:37:28donc ce dont on peut
00:37:29quand même
00:37:31féliciter
00:37:32tous les acteurs
00:37:32c'est qu'on a réussi
00:37:33à se mettre autour
00:37:34de la table
00:37:34maintenant s'attendre
00:37:35à ce que ça se passe bien
00:37:36que ce soit rapide
00:37:36soyons clairs
00:37:38ça mettra du temps
00:37:39moi je pense
00:37:39qu'on n'est pas du tout
00:37:40sur quelques jours
00:37:41parfois même
00:37:41sur quelques mois
00:37:42que ce soit sur la question
00:37:43du nucléaire
00:37:44pour les Iraniens
00:37:45ou que ce soit sur la question
00:37:47du Liban
00:37:47par rapport à Israël
00:37:48et dernier point
00:37:49je crois que
00:37:50pour le cas d'Israël
00:37:52la question américaine
00:37:53est fondamentale
00:37:54si les Etats-Unis
00:37:55on le voit
00:37:56si les Etats-Unis disent
00:37:57go on continue
00:37:58ils continueront les frappes
00:37:59s'ils disent stop
00:38:00on parle
00:38:00il faut négocier
00:38:01et bien quelque part
00:38:03ils seront forcés
00:38:03de négocier
00:38:04et ça je pense que
00:38:05c'est quelque chose d'important
00:38:05pour les négociations
00:38:06entre Israël et le Liban
00:38:07mais on va surveiller
00:38:08évidemment le début
00:38:09de ces négociations
00:38:09avec le décalage horaire
00:38:10c'est encore la nuit
00:38:11à Washington
00:38:12mais ça va commencer
00:38:13dans les heures qui viennent
00:38:13et on vous dira exactement
00:38:15comment ça se passe
00:38:16tout comme on va vous dire
00:38:17dans quelques instants
00:38:17comment se passe
00:38:18la mise en place
00:38:19du blocus américain
00:38:20parce qu'il y a déjà
00:38:21des navires
00:38:22qui soufflent le chaud
00:38:24et le froid
00:38:24et qui tentent
00:38:25de franchir
00:38:26ce fameux détroit d'Ormos
00:38:27à tout de suite
00:38:33le blocus américain
00:38:34prend-il des airs
00:38:35de passoire
00:38:36ce matin
00:38:37c'est ce qu'on va vérifier
00:38:38dans les heures qui viennent
00:38:38parce que
00:38:40plusieurs bateaux
00:38:41tentent de voir
00:38:41si le passage du blocus
00:38:43serait possible
00:38:44ou pas
00:38:44et on voit
00:38:45qu'on est dans
00:38:45des eaux troubles
00:38:46en ce moment
00:38:47on va essayer
00:38:47de les clarifier
00:38:48avec nos envoyés spéciaux
00:38:49qui sont déployés
00:38:49partout dans les pays
00:38:51concernés par ce conflit
00:38:52ils sont présents
00:38:53évidemment dans le Golfe
00:38:55mais aussi aux Etats-Unis
00:38:56et dans les stations
00:38:57services en France
00:38:59où on a les yeux rivés
00:39:00sur le prix du litre
00:39:02de sans-plomb
00:39:03et de gazole
00:39:04d'abord
00:39:05direction le Golfe
00:39:06parce que Dominique Marie
00:39:07on vous retrouve
00:39:08avec Anthony Métro
00:39:09au Qatar
00:39:10vous êtes au bord
00:39:11de ce fameux
00:39:12Golfe Persique
00:39:12que tout le monde surveille
00:39:13et derrière vous
00:39:15il y a de très nombreux bateaux
00:39:16et certains
00:39:17tentent de passer
00:39:19le détroit d'Ormuz
00:39:20malgré le blocus
00:39:22dites-nous comment ça se passe
00:39:23et où on en est
00:39:26Oui les bateaux
00:39:26qui sont derrière moi
00:39:27ne vont pas partir
00:39:28ce sont des bateaux
00:39:29occidentaux
00:39:30ou en tout cas
00:39:30qui sont ici
00:39:32qui battent pavillon
00:39:33du port de Doha
00:39:33où je me trouve
00:39:34quant aux autres
00:39:35ils sont très peu
00:39:36mais effectivement
00:39:37on en a repéré quelques-uns
00:39:38il y a notamment un bateau
00:39:39un tanker chinois
00:39:40qui effectivement
00:39:40a passé ce matin
00:39:41le détroit d'Ormuz
00:39:43dans sa partie
00:39:44la plus étroite
00:39:44il continue de voguer
00:39:45à une allure
00:39:46tout à fait respectable
00:39:4711-12 nœuds
00:39:48ce qui fait à peu près
00:39:4920 km heure
00:39:50mais au fond
00:39:51on ne sait pas
00:39:51s'il a vraiment franchi la limite
00:39:52qui peut dire
00:39:53où se situe
00:39:54cette frontière invisible
00:39:55qu'auraient dessinée
00:39:56les Américains
00:39:57sur une carte maritime
00:39:58pour l'instant
00:39:58personne
00:39:59ce qui est probable
00:39:59en fait
00:40:00c'est que les Américains
00:40:01aient placé leur bateau
00:40:02bien plus loin de là
00:40:03à plusieurs heures
00:40:03de navigation
00:40:04plus au sud
00:40:05à l'entrée en fait
00:40:06du golfe d'Oman
00:40:07parce qu'ils seraient
00:40:08beaucoup trop exposés
00:40:09s'ils mettaient
00:40:10effectivement leur bateau
00:40:11en plein cœur
00:40:12du détroit d'Ormuz
00:40:13qui serait vraiment
00:40:14trop proche
00:40:14des côtes iraniennes
00:40:16et puis
00:40:16il y a un élément
00:40:17quand même
00:40:17qui est intéressant
00:40:18à regarder
00:40:18c'est d'autres bateaux
00:40:19qui ont tenté
00:40:19de fuir plutôt
00:40:20la région
00:40:21en tout cas
00:40:21de devancer
00:40:22l'heure fatidique
00:40:23du blocus américain
00:40:24c'est le cas
00:40:25d'un tanker
00:40:26un petit tanker
00:40:27qui bat
00:40:28pavillon du Comore
00:40:29et qui effectivement
00:40:30est passé beaucoup plus tôt
00:40:31mais ce bateau
00:40:33a coupé son transpondeur
00:40:34et désormais
00:40:34d'après ce qu'on sait
00:40:35fait des ronds dans l'eau
00:40:36à proximité
00:40:37justement immédiate
00:40:38de la zone
00:40:39où seraient tapis
00:40:40les navires américains
00:40:41les navires américains
00:40:42en tout cas
00:40:42si c'était pour lui
00:40:43une tentative
00:40:44de franchir ce blocus
00:40:46pour l'instant
00:40:46elle semble avorter
00:40:47et oui
00:40:48quand on coupe
00:40:48son transpondeur
00:40:49c'est qu'on fait des étapes
00:40:51qu'on n'a pas forcément
00:40:52envie de rendre publiques
00:40:53merci beaucoup Dominique
00:40:54on suit l'évolution
00:40:55avec cette carte
00:40:57que vous voyez
00:40:57tous ces petits points jaunes
00:40:58ces petits points roches
00:40:59ces petits points verts
00:41:00tout ça est assez complexe
00:41:01mais avec un oeil averti
00:41:02on voit que
00:41:03il y a des bateaux
00:41:04qui sont en train de bouger
00:41:05et qui tentent un petit peu
00:41:06leur chance
00:41:06et quand on fait les comptes
00:41:08depuis ce matin
00:41:09il y en a eu un premier
00:41:10puis un deuxième
00:41:10et là
00:41:11il y en a pratiquement
00:41:12une quinzaine
00:41:13qui manifestement
00:41:14dans les deux sens
00:41:15dans les deux sens
00:41:16et effectivement
00:41:17le grand public
00:41:18apprend sans doute
00:41:19un peu avec stupéfaction
00:41:20que comment le pavillon
00:41:23ne fait pas le moine
00:41:23si je puis dire
00:41:24et qu'on peut rentrer
00:41:25vraiment dans des méandres
00:41:26entre le pavillon
00:41:28qui peut changer
00:41:29le nom du bateau
00:41:30qui peut changer
00:41:31la cargaison
00:41:32qui peut changer
00:41:32l'armateur
00:41:33et la destination
00:41:35et là
00:41:35on se retrouve
00:41:36alors vraiment
00:41:37en plein dedans
00:41:37c'est à dire que
00:41:38ce sont des données
00:41:39qui sont compilées
00:41:40par une société
00:41:42anglo-saxonne
00:41:43chargée de l'évaluation
00:41:44des risques
00:41:45donc ils sont
00:41:46a priori au courant
00:41:47et donc sur ces 14 passages
00:41:49d'un côté comme de l'autre
00:41:50vous avez un certain nombre
00:41:51de navires
00:41:53qui font partie
00:41:54de la flotte fantôme
00:41:55qui est répertoriée
00:41:57par la Lloyd's
00:41:57encore une autre
00:41:58autorité d'assurance
00:41:59britannique
00:42:00qui fait vraiment référence
00:42:01donc ces bateaux-là
00:42:02sont passés
00:42:04et ce qu'ils ont bénéficié
00:42:05d'une petite largesse
00:42:07parce que
00:42:08là aussi
00:42:08si on regarde
00:42:09quelques astérisques
00:42:10dans la note aux marins
00:42:11faite par l'US Naviguerre
00:42:13il y avait une espèce
00:42:14de délai de grâce
00:42:15qui était donné
00:42:16encore une fois
00:42:16ce ne sont pas des hors-bord
00:42:18ce sont des navires
00:42:19qui sont partis de loin
00:42:20qui ont une manœuvrabilité
00:42:24qui n'est pas celle
00:42:24effectivement
00:42:25d'une petite navette
00:42:26et donc c'est assez difficile
00:42:28de les faire tourner
00:42:29en rond
00:42:30et puis vous en avez d'autres
00:42:31on est sur du navire
00:42:33sous sanction
00:42:34le navire
00:42:34mais la cargaison
00:42:36pas forcément
00:42:36et puis vous avez
00:42:37cette troisième catégorie
00:42:38c'est celle que vient
00:42:39d'expliquer Dominique Marie
00:42:40c'est à dire
00:42:41on est parti du bon port
00:42:43sauf qu'à un moment
00:42:44on a coupé le transpondeur
00:42:45qu'est-ce qu'on a fait
00:42:46il se trouve que
00:42:47les côtes iraniennes
00:42:47ne sont pas très loin
00:42:48les ports aussi
00:42:49et ensuite on ressort
00:42:50et on va tester
00:42:51parce que devant
00:42:52lorsqu'on sort
00:42:53il y a un porte-avions américain
00:42:55et des navires d'escorte
00:42:56suspense
00:42:57et on voit qu'il y a
00:42:58des logiques qui s'affrontent
00:42:59une logique militaire
00:43:00une logique de rapport de force
00:43:01une logique juridique
00:43:03aussi
00:43:03nos experts vont nous expliquer
00:43:06ici en plateau
00:43:07comment ces deux logiques
00:43:08s'affrontent et se combinent
00:43:09et comment on cherche
00:43:09un petit peu
00:43:10il y a un avocat avec nous
00:43:12maître Logiter
00:43:13qui est spécialiste
00:43:14de ces questions
00:43:15justement du droit maritime
00:43:16et également
00:43:16l'amiral Michel Olagaraï
00:43:19qui est avec nous
00:43:20bonjour à vous
00:43:21je commence avec vous
00:43:22amiral
00:43:22si vous voulez
00:43:23parce qu'on va se demander
00:43:25si le droit va primer
00:43:27sur la force ou pas
00:43:28est-ce que
00:43:28de votre point de vue
00:43:29la logique militaire
00:43:30est en train
00:43:31de s'imposer
00:43:33enfin on est dans ce moment
00:43:34où on ne sait pas
00:43:34justement ce qui va s'imposer
00:43:35en principe le droit prime
00:43:36sur la force
00:43:37mais actuellement
00:43:37c'est la force qui prime
00:43:38largement sur le droit
00:43:39j'espère ne pas vous faire
00:43:41de peine cher maître
00:43:42mais manifestement
00:43:44tout le monde s'affranchit
00:43:45de toutes les règles
00:43:46du droit international
00:43:49de toutes les conventions
00:43:50tout cela n'existe plus
00:43:52lorsque les intérêts
00:43:53de ce niveau là
00:43:54sont en jeu
00:43:55manifestement
00:43:55les plus grands
00:43:56les membres du conseil
00:43:57de sécurité de l'ONU
00:43:58les bafou
00:44:00allègrement
00:44:00que ce soit la Russie
00:44:01que ce soit éventuellement
00:44:02d'ailleurs
00:44:02les Etats-Unis
00:44:04avec l'Iran également
00:44:05donc pour l'instant
00:44:06il y a deux lignes
00:44:07qui sont
00:44:08et deux logiques
00:44:09qui se superposent
00:44:11le passage d'Hormuz
00:44:12maîtrisé par les Iraniens
00:44:14avec les conditions
00:44:15des Iraniens
00:44:16dont certaines sont
00:44:17très floues
00:44:17péage etc
00:44:18et puis ensuite
00:44:19la ligne
00:44:20qui va de l'extrémité
00:44:21de la frontière
00:44:22entre Iran
00:44:23et Pakistan
00:44:24jusqu'au
00:44:25Golfe de Mans
00:44:26et qui est là
00:44:26la limite
00:44:27un peu floue
00:44:28là aussi
00:44:29qui est établie
00:44:30par les Américains
00:44:31pour assurer
00:44:33cet embargo
00:44:33il y a un cas concret
00:44:35que je trouve
00:44:35assez extraordinaire
00:44:36vous y avez fait allusion
00:44:37monsieur Sault
00:44:37c'est intéressant
00:44:38c'est le
00:44:39Rich Story
00:44:40qui est un bâtiment
00:44:41qui est sous sanction
00:44:42parce qu'il avait transporté
00:44:43du pétrole russe
00:44:44etc
00:44:44donc il est mis sous sanction
00:44:45par les Etats-Unis
00:44:46alors il vient
00:44:48semble-t-il
00:44:48de franchir
00:44:49le détroit d'Hormuz
00:44:49on ne sait pas
00:44:50s'il va franchir
00:44:50la deuxième limite
00:44:51qui est la limite
00:44:52fixée par les Américains
00:44:54parce que ce bâtiment
00:44:55appartient à une société
00:44:56chinoise
00:44:57mais transporte
00:44:58du méthanol
00:44:59qui va
00:45:00des Emirats
00:45:01Arabes Unis
00:45:02qui sont
00:45:03un allié
00:45:03des Etats-Unis
00:45:04vers je ne sais
00:45:05quelle destination
00:45:06ce qui est là aussi intéressant
00:45:07donc cas d'école
00:45:08on s'attendait
00:45:10à ce qu'il y ait
00:45:10un tel embrouillage
00:45:11une telle difficulté
00:45:12mais là
00:45:13comment vont la jouer
00:45:14les Américains
00:45:14parce que les Américains
00:45:15sont assez
00:45:16bruts de fonderie
00:45:17on fait
00:45:18on ne fait pas
00:45:18la subtilité
00:45:20ne semble pas être
00:45:20leur force jusqu'à présent
00:45:21alors que les Iraniens
00:45:22font preuve quand même
00:45:23de beaucoup plus
00:45:24de retenue
00:45:25d'intelligence
00:45:26malgré leur
00:45:27faible force
00:45:28donc comment vont
00:45:29réagir les Américains
00:45:30ça ça va être
00:45:31certainement
00:45:31une étape très intéressante
00:45:33pour les quelques heures
00:45:34qui viennent
00:45:34On voit bien Maître
00:45:35qu'on est en nos troubles
00:45:37est-ce que les choses
00:45:38peuvent se clarifier
00:45:39et que dit le droit ?
00:45:40Alors
00:45:41je suis un peu plus réservé
00:45:42sur le non-respect
00:45:44des règles
00:45:45de droit international
00:45:45un peu plus réservé
00:45:47vous savez
00:45:48je pense qu'on en a parlé
00:45:49sur votre plateau
00:45:49la question de la validité
00:45:51au nom d'un blocus
00:45:52c'est une question compliquée
00:45:53en droit international
00:45:53c'est pas le premier blocus
00:45:55qu'on a
00:45:55on en a eu beaucoup
00:45:56au cours des précédents mois
00:45:58et il y a des arguments
00:45:59qui vont un peu
00:45:59dans les deux sens
00:46:00et on s'aperçoit
00:46:01que les Américains
00:46:02dans la notice
00:46:03aux navigants
00:46:04qui a été émises
00:46:05où ils vont prévoir
00:46:06un délai
00:46:07ils vont prévoir
00:46:08les conditions
00:46:09dans lesquelles
00:46:09on pourra arrêter le navire
00:46:10essayent de se placer
00:46:12plus ou moins
00:46:12en respectant
00:46:14les règles du droit de la guerre
00:46:15puisqu'il y a des règles
00:46:15du droit de la guerre
00:46:16Comme Poutine le fait
00:46:17en Ukraine
00:46:17Alors justement
00:46:18tout le problème
00:46:19c'est la sanction
00:46:20du droit de la guerre
00:46:21puisque en fait
00:46:22à la fin
00:46:23c'est quand même
00:46:23le plus fort qui gagne
00:46:24et on va voir
00:46:25dans quelles conditions
00:46:26ces règles vont plus ou moins
00:46:28être respectées
00:46:28en particulier
00:46:29avec ces premiers navires
00:46:30qui commencent à franchir
00:46:32le détroit
00:46:33qui sont des navires
00:46:35suspicieux
00:46:35on verra comment ça va se passer
00:46:36et là où ça va être
00:46:37beaucoup plus compliqué
00:46:38c'est à propos des navires
00:46:39qu'on appelle
00:46:40des états neutres
00:46:41c'est-à-dire les navires
00:46:41qui ne sont ni iraniens
00:46:43ni états-uniens
00:46:44qui sont souvent chinois
00:46:46on va le dire
00:46:47normalement ils pourraient passer
00:46:48après le blocus américain
00:46:49mais quels contrôles
00:46:50vont être faits ?
00:46:51Et l'autre particularité
00:46:52c'est qu'on a deux blocus
00:46:53qui se battent
00:46:55l'un contre l'autre
00:46:55le blocus iranien
00:46:56et le blocus américain
00:46:57c'est ça
00:46:58ils se superposent
00:46:59ils se superposent
00:47:00exactement
00:47:00une fois qu'on a franchi l'un
00:47:01il faut ensuite franchir l'autre
00:47:02vous le voyez très bien
00:47:03sur la carte
00:47:04on voit que les navires
00:47:06passent par le haut
00:47:06du détroit
00:47:07et le haut du détroit
00:47:08c'est la route
00:47:09qui est imposée par les Iraniens
00:47:11c'est parce qu'ils ont peur
00:47:11des mines
00:47:12qui seraient un peu au sud
00:47:13les Iraniens disent
00:47:14qu'il y a des mines
00:47:15et disent ne passez pas
00:47:16par le schéma de trafic normal
00:47:17passez par le schéma
00:47:18de trafic
00:47:19qu'on vous propose
00:47:21il y a un risque
00:47:21on voit que la Chine
00:47:23est de plus en plus présente
00:47:25dans ces débats
00:47:26qu'on a actuellement
00:47:27Xi Jinping d'ailleurs
00:47:29a pris la parole
00:47:30pourquoi la Chine
00:47:31est en train de hausser le ton
00:47:32et pourquoi elle est
00:47:33aux premières loges
00:47:33sur ce qui est en train
00:47:34de se passer
00:47:34je pense que Xi Jinping
00:47:36est l'arbitre
00:47:37dont tout le monde a besoin
00:47:38la Chine est directement
00:47:39et indirectement
00:47:40imbriquée dans ce conflit
00:47:42je rappelle que l'Iran
00:47:4390% de son pétrole
00:47:46est vendu à la Chine
00:47:47or aujourd'hui
00:47:48au-delà du simple
00:47:49usage de la force
00:47:50et de tout ce qui est juridique
00:47:51est-ce que les Etats-Unis
00:47:53n'ont pas envoyé
00:47:53un message à la Chine
00:47:54en laissant passer ce bateau
00:47:56pour desserrer un peu les taux
00:47:58je rappelle que Trump
00:47:59se rend en Chine le 14 mai
00:48:00il ne peut pas arriver
00:48:02et voir les Chinois
00:48:04en position
00:48:04voilà
00:48:05donc est-ce que c'est pas aussi
00:48:06un message diplomatique
00:48:07le fait de laisser passer
00:48:09ce bateau chinois
00:48:11spécifiquement
00:48:12moi je pense que oui
00:48:13en tout cas
00:48:13ce qui nous permettra
00:48:14de le comprendre
00:48:15ce sera le comportement
00:48:16de ces bateaux américains
00:48:18par rapport à des
00:48:19à des bateaux
00:48:20qui battent autre pavillon
00:48:21donc qui ont une autre nationalité
00:48:23Le Varinelle
00:48:24oui je pense que
00:48:25ça montre aussi
00:48:26qu'un des trois
00:48:27des blocages
00:48:28des blocus
00:48:29dans le cas de négociation
00:48:30c'est un outil de dialogue
00:48:32ou plutôt un espace
00:48:33dans lequel on décide
00:48:34d'une capacité
00:48:35d'augmentation
00:48:35d'une conflictualité
00:48:37pour quitter
00:48:38la partie militaire
00:48:39on a quand même
00:48:40depuis quelque temps
00:48:41on parle plus de tir
00:48:42on parle plus de bombardement
00:48:43et je veux dire
00:48:44ça fait du bien quand même
00:48:45il y a des populations
00:48:46qui doivent respirer
00:48:47alors je parle pas
00:48:47de tout ce qui se passe
00:48:48derrière sur le plan militaire
00:48:49mais néanmoins
00:48:50c'est un apaisement
00:48:53sur un contexte
00:48:54qui paradoxalement
00:48:55se resserre
00:48:56se durcit
00:48:57donc il y a une espèce
00:48:58de guerre non déclarée
00:49:00mais de guerre ouverte
00:49:01en même temps
00:49:02et c'est vrai que
00:49:03la Chine
00:49:04c'est la nouvelle
00:49:05enfin
00:49:06c'est le nouvel acteur
00:49:08qui va permettre
00:49:09de peser
00:49:10et directement
00:49:11vis-à-vis des Etats-Unis
00:49:13mais je crois
00:49:14qu'il ne faut pas se leurrer
00:49:16la Chine n'est pas neutre
00:49:18je veux dire
00:49:19c'est pas comme
00:49:19rappelez-vous
00:49:20quand on a parlé
00:49:21de la France
00:49:21et de l'Union Européenne
00:49:22comment ils pourraient
00:49:23effectivement
00:49:24agir dans le cadre
00:49:25du détroit d'Hormuz
00:49:26là la Chine
00:49:27elle a quand même
00:49:28alors
00:49:28un allié
00:49:29qui est l'Iran
00:49:30donc c'est aussi
00:49:31une manière
00:49:31d'envoyer un message
00:49:32ne serait-ce que
00:49:33la déclaration
00:49:35de Xi Jinping
00:49:36aux Etats-Unis
00:49:37bon
00:49:38t'es pas chez toi
00:49:39non plus
00:49:41sans pour autant
00:49:42mettre
00:49:42de l'huile sur le feu
00:49:43du côté iranien
00:49:44donc il y a
00:49:45un espèce
00:49:45du côté chinois
00:49:47de calmer aussi
00:49:49les velléités américaines
00:49:51il faut rappeler
00:49:51qu'ils ont été
00:49:52très durs
00:49:52sur ce bord
00:49:53d'ailleurs
00:49:53il y a quelques heures
00:49:54on nous disait
00:49:54comment ça allait
00:49:55sur le plan opérationnel
00:49:57rien passé
00:49:58tout passé
00:49:59que les ports iraniens
00:50:00on ne savait pas
00:50:01mais c'est toujours
00:50:03exactement
00:50:03ça reste quand même
00:50:04assez nébuleux
00:50:04en tout cas
00:50:05sur le ton
00:50:06et sur le vocabulaire
00:50:07du côté iranien
00:50:09on se montre
00:50:10offensif
00:50:11écoutez
00:50:14les Etats-Unis
00:50:15persistent à mal
00:50:16interpréter la situation
00:50:17et à prendre
00:50:18des mauvaises décisions
00:50:19ils sont incapables
00:50:20d'agir concrètement
00:50:21tout prétendu
00:50:22blocus
00:50:22n'est qu'une démonstration
00:50:23de force
00:50:24nous sommes convaincus
00:50:25que de telles actions
00:50:26ne leur apporteront
00:50:26aucun bénéfice
00:50:27et au final
00:50:28ne feront que leur nuire
00:50:29la politique de l'Iran
00:50:31dans le détroit d'Ormuz
00:50:32est clair
00:50:32toute action
00:50:33menaçant sa sécurité
00:50:34entraînera
00:50:35une riposte proportionnée
00:50:37toute attaque
00:50:38contre des navires
00:50:38iraniens
00:50:39provoquera une riposte
00:50:40correspondante
00:50:41toute atteinte
00:50:42aux intérêts nationaux
00:50:43de l'Iran
00:50:43créera inévitablement
00:50:45des failles de sécurité
00:50:46susceptibles
00:50:47de mettre en danger
00:50:47la sécurité du peuple américain
00:50:51les remarques de Patrick Sos
00:50:52c'est une déclaration
00:50:53qui est faite
00:50:53à la télévision chinoise
00:50:55CCTV
00:50:55c'est une chaîne chinoise
00:50:57voilà
00:50:58maître
00:50:58est-ce que l'Iran
00:50:59a compétence juridique
00:51:01et a légitimité
00:51:02à éventuellement
00:51:05frapper
00:51:05les bateaux
00:51:06si ce qui se passe
00:51:08au large de ses côtes
00:51:09ne lui convient pas
00:51:09c'est tout un problème
00:51:10de droit international
00:51:11il y a dans la charte
00:51:12des Nations Unies
00:51:13la possibilité
00:51:13qu'auraient les états
00:51:14de pouvoir faire acte
00:51:16de légitime défense
00:51:17lorsqu'ils seraient attaqués
00:51:19et c'est sur ce fondement
00:51:20que l'Iran
00:51:21considère
00:51:22qu'il a le droit
00:51:22de bloquer
00:51:24le détroit d'Ormus
00:51:25j'ajoute même
00:51:26que c'est sur ce fondement
00:51:27il y a quelques mois
00:51:28que les Etats-Unis
00:51:29considéraient
00:51:30qu'ils avaient le droit
00:51:30de tirer sur des navires
00:51:32de narcotrafiquants
00:51:33vous vous souvenez
00:51:33de ce qui s'était passé
00:51:34au large du Venezuela
00:51:35après l'interprétation
00:51:37de cet article
00:51:37est très compliquée
00:51:38puisqu'en France
00:51:39les Etats-Unis
00:51:40vont sans doute invoquer
00:51:40le même
00:51:41et la légitime défense
00:51:42qui leur permet
00:51:43de recourir au blocus
00:51:45qu'ils ont imposé
00:51:46est-ce que vous pensez
00:51:47Amiral Lagaraï
00:51:48que la situation
00:51:50peut dégénérer
00:51:51ou au contraire
00:51:51on est dans une phase
00:51:52où on se regarde de loin
00:51:53et qu'entre marins
00:51:54tout ça va se régler
00:51:55entre gentlemen
00:51:56Je reconnais
00:51:58que ce qu'a dit Madame
00:51:58est tout à fait pertinent
00:51:59c'est-à-dire que
00:52:00il n'y a pas
00:52:02vous savez pourquoi je fais
00:52:03bien sûr
00:52:03parce que vous êtes compétents
00:52:06mais surtout
00:52:07l'état de guerre chaude
00:52:09s'est calmé
00:52:10et ça c'est quelque chose
00:52:12d'important
00:52:12ça signifie
00:52:13vraisemblablement
00:52:14que les deux parties
00:52:15continuent de négocier
00:52:16sans doute alors
00:52:17d'une façon un peu
00:52:18légère
00:52:19secondaire
00:52:19mais continuent quand même
00:52:21de négocier
00:52:21d'ailleurs
00:52:21Vance l'a un peu
00:52:22laissé entendre maintenant
00:52:23alors qu'il était parti
00:52:25en claquant la porte
00:52:26si vous voulez
00:52:26d'une certaine façon
00:52:27et en subit une déconvenue
00:52:28donc pour l'instant
00:52:31il me semble
00:52:32que chaque partie
00:52:32a une certaine retenue
00:52:34c'est pour ça
00:52:34que je parlais
00:52:35de quelques bâtiments
00:52:36qui vont faire office
00:52:37d'exemple
00:52:38comment va réagir
00:52:40la ligne
00:52:40d'interdiction
00:52:42américaine
00:52:42va-t-il laisser passer
00:52:43ou bien
00:52:45se couvert
00:52:46de droits
00:52:46en particulier
00:52:47vous avez raison
00:52:48le droit sert aussi
00:52:48de couverture
00:52:49on essaie de se légitimer
00:52:50on essaie de s'y conformer
00:52:51il y a une sorte
00:52:53d'habillage juridique
00:52:54a posteriori
00:52:54absolument
00:52:56mais il ne faut pas
00:52:56oublier une chose
00:52:58concernant la Chine
00:52:58je serai très rapide
00:52:59l'attractivité de la Chine
00:53:01vient de considérablement
00:53:02augmenter
00:53:03vous avez en ce moment
00:53:04Lavrov qui est en Chine
00:53:05le premier ministre espagnol
00:53:06qui est en Chine
00:53:07et le prince
00:53:08d'Arabi Slavoudite
00:53:09qui est en Chine
00:53:10regardez un peu
00:53:10alors que Merz y est déjà allé
00:53:13que Carnet y est déjà allé
00:53:14ça fait quand même
00:53:15beaucoup beaucoup de gens
00:53:16qui cherchent à se prémunir
00:53:18un peu de ce qui se passera
00:53:19après le conflit
00:53:20il y aura un risque
00:53:20moi j'aimerais apporter
00:53:21un peu de nuance
00:53:22sur cette baisse
00:53:24de l'intensité militaire
00:53:25je pense qu'on est toujours
00:53:27dans le même scénario
00:53:28mais la guerre a changé
00:53:29de théâtre
00:53:30et cette intensité militaire
00:53:32est passée au Liban
00:53:33est passée au Liban
00:53:34que l'Iran est en train
00:53:35d'instrumentaliser
00:53:36aussi pour mettre pression
00:53:37donc il y a toujours
00:53:38cette pression militaire
00:53:39et il y a la pression économique
00:53:41où on joue sur deux fronts différents
00:53:43mais avec des objectifs
00:53:45finalement du côté iranien
00:53:46qui s'accordent
00:53:47et la pression économique
00:53:49elle se traduit
00:53:50par des pertes lourdes
00:53:52pour les Iraniens
00:53:53depuis l'entrée en vigueur
00:53:54de ce blocus
00:53:55en tout cas
00:53:55c'est la presse américaine
00:53:57qui le dit
00:53:57et c'est vrai
00:53:57comme va nous le montrer
00:53:59Fanny Wegschheider
00:53:59que les chiffres sont vertigineux
00:54:03Alors c'est combien exactement
00:54:05d'après les médias américains
00:54:06la facture pour l'Iran
00:54:07Fanny ?
00:54:07Alors d'après le Wall Street Journal
00:54:08qui cite un analyste
00:54:10de la Fondation pour la défense
00:54:11des démocraties
00:54:12ces pertes s'élèveraient
00:54:13à 435 millions de dollars
00:54:15par jour de pertes
00:54:17pour l'Iran
00:54:19dont vous voyez
00:54:20plus de la moitié
00:54:21qui serait liée
00:54:21à des exportations
00:54:22de pétrole
00:54:23de produits pétrochimiques
00:54:24qui n'auraient plus lieu
00:54:25donc à cause de ce blocus
00:54:26sur cette base de calcul
00:54:28donc
00:54:29qui serait
00:54:30de 1,5 million de barils
00:54:33exportés par jour
00:54:34à un prix de guerre
00:54:35environ de 87 dollars
00:54:37et qui transiterait
00:54:39quasiment
00:54:40exclusivement
00:54:40par l'île de Cargue
00:54:41mais vous allez le voir
00:54:43la réalité est différente
00:54:43Oui et on rappelle
00:54:44que depuis le début de la guerre
00:54:45l'Iran
00:54:45contrairement à ce qu'on pourrait penser
00:54:47s'est enrichi
00:54:47Oui c'est ce qu'on a constaté
00:54:49en tout cas
00:54:49ce que dit Kepler
00:54:51cette entreprise
00:54:52qui suit
00:54:53les flux d'hydrocarbures
00:54:55dans le monde
00:54:55en disant que
00:54:56entre le début de la guerre
00:54:57et un mois plus tard
00:54:58et bien
00:54:58l'Iran avait augmenté
00:55:00son nombre de barils exportés
00:55:02de 100 000
00:55:02pour atteindre
00:55:03à peu près
00:55:032 millions de barils
00:55:04par jour exportés
00:55:06ce qui aussi
00:55:08au tarif
00:55:08de plutôt
00:55:09110-120 dollars
00:55:10le baril
00:55:10au lieu des 87
00:55:11utilisés dans
00:55:12la modélisation
00:55:13ont mené
00:55:15à des revenus
00:55:16beaucoup plus conséquents
00:55:17également
00:55:18vous le voyez
00:55:18sur le premier mois de guerre
00:55:19plus 25 millions
00:55:21de dollars par jour
00:55:22pour l'Iran
00:55:24par ailleurs
00:55:24certains analystes
00:55:25mettent en garde
00:55:26contre le blocus
00:55:27naval américain
00:55:28en disant
00:55:29qu'il pourrait être
00:55:30aussi compensé
00:55:31par d'autres réserves
00:55:32dont dispose l'Iran
00:55:33en pétrole
00:55:34qui sont aussi
00:55:35en mer déjà
00:55:36et en dehors
00:55:36des zones concernées
00:55:37par le blocus
00:55:38et qui représenterait
00:55:39154 millions de barils
00:55:40merci beaucoup Fanny
00:55:41puisque ce sont des chiffres
00:55:42qui viennent des Etats-Unis
00:55:43et bien restons-y
00:55:44avec Théo Bassilana
00:55:45qui est à Washington
00:55:46on vous retrouve en direct
00:55:47Théo parce que
00:55:47les médias américains
00:55:49ils donnent ces chiffres
00:55:49mais ils donnent aussi
00:55:50des informations
00:55:51sur les coulisses
00:55:52des négociations
00:55:53du Pakistan
00:55:54et on sait aujourd'hui
00:55:56que les choses
00:55:56ont à choper
00:55:57sur des points
00:55:58qui peuvent sembler
00:55:59quand même
00:56:00discutables
00:56:04Exactement
00:56:04et notamment
00:56:05sur les conditions
00:56:06exigées par les Etats-Unis
00:56:07tout d'abord
00:56:08Donald Trump
00:56:09souhaite que l'Iran
00:56:10suspende l'enrichissement
00:56:11de son uranium
00:56:12sur une période
00:56:13de 20 ans
00:56:14l'Iran a fait
00:56:15une contre-proposition
00:56:16donc le week-end dernier
00:56:17en abaissant
00:56:17cette suspension
00:56:18à 5 ans
00:56:19une offre refusée
00:56:20par le président américain
00:56:21il faut dire
00:56:22qu'ici
00:56:22plusieurs médias américains
00:56:24sont surpris
00:56:25aussi ce matin
00:56:25par cette période
00:56:27de 20 ans
00:56:27ils se demandent déjà
00:56:28pourquoi 20 ans
00:56:29et puis ils font part
00:56:30de leurs inquiétudes
00:56:31que se passerait-il
00:56:32après ces 20 ans
00:56:33est-ce que les Iraniens
00:56:34pourraient enrichir
00:56:35comme ils le souhaitent
00:56:36leur uranium
00:56:37autre point
00:56:38majeur de désaccord
00:56:39Julien
00:56:40les Etats-Unis
00:56:40ont exigé
00:56:41que l'Iran
00:56:42cède l'intégralité
00:56:43de leurs 440 kg
00:56:44d'uranium enrichi
00:56:46mais les Iraniens
00:56:46refusent
00:56:47ils insistent
00:56:48pour que ce combustible
00:56:49reste en Iran
00:56:50et pour cela
00:56:50ils ont même proposé
00:56:51aux Américains
00:56:52de le diluer
00:56:54considérablement
00:56:54afin qu'il ne puisse pas
00:56:55servir à la fabrication
00:56:56d'une arme nucléaire
00:56:58cependant
00:56:58c'est une proposition
00:56:59qui ne plaît pas
00:57:00au responsable
00:57:00de l'administration Trump
00:57:01car il considère
00:57:02qu'il pourrait
00:57:03à l'avenir
00:57:03de nouveau l'enrichir
00:57:04pour l'utiliser
00:57:05à des fins militaires
00:57:06et puis
00:57:07dernier point
00:57:07de désaccord
00:57:08au pluriel
00:57:09le rétablissement
00:57:10de la libre circulation
00:57:11au sein du détroit
00:57:12d'Ormus
00:57:12et la fin
00:57:13du soutien iranien
00:57:15à des groupes affiliés
00:57:15comme le Hamas
00:57:16ou le Hezbollah
00:57:17des points d'échoppement
00:57:19qui pourraient d'ailleurs
00:57:20être très vite
00:57:20très vite discutés
00:57:21entre les délégations
00:57:23américaines et iraniennes
00:57:24puisque ce matin
00:57:25c'est le média
00:57:25Bloomberg
00:57:26qui annonce
00:57:27qu'une nouvelle rencontre
00:57:28un deuxième cycle
00:57:30de négociations
00:57:30pourrait se tenir
00:57:31dans les prochains jours
00:57:32avant la fin
00:57:34du cessez-le-feu actuel
00:57:34de deux semaines
00:57:35Merci beaucoup Théo
00:57:37vous continuez à veiller
00:57:38pour ne rien rater
00:57:39avec Corentin Guistot
00:57:40du côté de Washington
00:57:41il risque cette perspective
00:57:42d'un nouveau rang
00:57:43de négociations
00:57:44il se précise quand même
00:57:46Oui on pouvait s'y attendre
00:57:47c'est pas en 21h
00:57:48qu'on va mettre fin
00:57:49à une guerre
00:57:50aussi importante
00:57:51sur tous les plans
00:57:52donc pour moi
00:57:52c'était vraiment le début
00:57:54pour moi pour tout le monde
00:57:55pour tous les observateurs
00:57:57de cette guerre
00:57:57c'était le début
00:57:58des négociations
00:57:58on a enclenché
00:58:00des pourparlers
00:58:00et là maintenant
00:58:01il y a différents leviers
00:58:02il y a des retournements
00:58:03l'Iran qui veut à nouveau
00:58:04être en position de force
00:58:05les Etats-Unis
00:58:06qui jouent leur carte
00:58:07c'est vraiment
00:58:07une partie d'échec
00:58:09Avec cette pression juridique
00:58:11Maître Lodjitter
00:58:12c'est à ça qui sert au fond
00:58:13le blocus
00:58:14pour renforcer
00:58:14la position américaine ?
00:58:15Je pense que clairement
00:58:16c'est pour renforcer
00:58:17la position américaine
00:58:18Encore une fois
00:58:18le blocus
00:58:19c'est une arme de guerre
00:58:20qui est possible
00:58:21mais là le but
00:58:22c'est clairement
00:58:23de renforcer
00:58:23la position américaine
00:58:24sur l'Iran
00:58:25en particulier
00:58:26sur la ressource
00:58:27économique actuelle de l'Iran
00:58:29comme vous l'avez montré
00:58:30qui sont les exportations
00:58:31de pétrole brut
00:58:32et ce lien
00:58:33économique
00:58:33qui se crée
00:58:34sous nos yeux
00:58:35entre l'Iran
00:58:36qui fournit l'énergie
00:58:38à la Chine
00:58:38et la Chine
00:58:39qui fournit à l'Iran
00:58:39des produits
00:58:40dont il a besoin
00:58:41à cause des sanctions
00:58:42Lovarine
00:58:43Oui je pense qu'il y a
00:58:44une question stratégique
00:58:45assez importante
00:58:46et fondamentale
00:58:47dans le cadre
00:58:47des négociations
00:58:48ce qui est acté
00:58:49en tout cas
00:58:51au lendemain
00:58:52de l'offensive
00:58:54avant les négociations
00:58:55c'est que l'Iran
00:58:56est passé
00:58:57d'un état proliférant
00:58:59en suspicion de prolifération
00:59:01à un état dit du seuil
00:59:02c'est-à-dire qu'en fait
00:59:03la capacité d'avoir
00:59:04l'arme nucléaire
00:59:05ne repose que sur sa volonté politique
00:59:08qui a toujours été en fait
00:59:09d'ailleurs sa posture stratégique
00:59:11il disait
00:59:11laissez-nous enrichir
00:59:12on ne va pas dépasser les seuils
00:59:14nous ce qu'on veut
00:59:15c'est d'avoir le droit
00:59:16à l'arme nucléaire
00:59:17le jour où on le décide
00:59:18donc il y a une capacité
00:59:20industrielle et de savoir-faire
00:59:21avec une décision politique
00:59:22qui fait que vous passez
00:59:24de non proliférant
00:59:24à état possesseur
00:59:26ça c'est le schéma
00:59:29qui était avant les négociations
00:59:30ce schéma c'est quoi ?
00:59:31mais c'est une claque
00:59:33par rapport à la posture américaine
00:59:35d'avant JCPOA
00:59:36où nous en fait
00:59:38pardon quand je dis nous
00:59:39c'est l'Europe
00:59:40et les Nations Unies
00:59:40c'était le traité négocié
00:59:41par Barack Obama
00:59:42exactement
00:59:42où en fait l'ère du JCPOA
00:59:43l'Iran n'était pas à ce stade-là
00:59:45donc en fait
00:59:46quand les Etats-Unis partent
00:59:48et qu'on arrive au jour
00:59:49se retire du traité
00:59:50et aujourd'hui on négocie
00:59:51avec un pays
00:59:52qui est capable aujourd'hui
00:59:53d'avoir l'arme nucléaire
00:59:54c'est un échec
00:59:55de la posture américaine
00:59:56juste pour terminer
00:59:57là les négociations
00:59:58elles disent quoi ?
00:59:59et on critiquait
01:00:00moi je critiquais
01:00:00en disant qu'on n'a rien gagné
01:00:01on insécurise le monde
01:00:03là ce qui se passe
01:00:04c'est que les Américains disent
01:00:05non non non
01:00:05on ne lâchera rien
01:00:06on veut retirer ce savoir-faire
01:00:08mais aussi
01:00:09sur la négociation
01:00:11vous savez
01:00:11sur le
01:00:13décorréler les proxys
01:00:14c'est aussi
01:00:15quitter
01:00:16faire en sorte
01:00:17que les Iraniens
01:00:18sortent
01:00:19de cette menace
01:00:19existentielle
01:00:20envers les Israéliens
01:00:21je rappelle
01:00:22que les groupes terroristes
01:00:23appellent
01:00:24matin-midi soir
01:00:25à la destruction
01:00:25d'Israël
01:00:26donc là ils sont sur les deux volets
01:00:27qui effectivement
01:00:28n'existaient pas
01:00:29au lendemain
01:00:30du JCPO
01:00:31je voudrais juste
01:00:32appeler attention
01:00:32sur le rôle du Pakistan
01:00:34le Pakistan a été choisi
01:00:36comme lieu de négociation
01:00:37alors que ses liens
01:00:38avec la Chine
01:00:39sont tout à fait extraordinaires
01:00:40et que ses liens
01:00:41avec l'Iran
01:00:42sont excellents aussi
01:00:43c'est-à-dire que les Américains
01:00:44ont fait une concession
01:00:46considérable
01:00:46parce que le lieu
01:00:47doit en principe
01:00:48être neutre
01:00:48il y avait d'autres propositions
01:00:50donc Islamabad
01:00:51a vraiment
01:00:52un rôle tout à fait central
01:00:54en plus
01:00:54c'est connu
01:00:55c'est un pays nucléaire
01:00:57il est connu
01:00:58pour avoir aidé
01:00:59la Corée du Nord
01:01:00à proliférer
01:01:01pourquoi n'aiderait-il pas
01:01:02l'Iran à proliférer ?
01:01:04il suffirait
01:01:04qu'un accord se fasse
01:01:06entre Iran
01:01:07et Pakistan
01:01:09mais en claquant des doigts
01:01:10il possède
01:01:11l'arme nucléaire
01:01:12donc voyez
01:01:13qu'on peut battre en brèche
01:01:14absolument tous les schémas
01:01:15y compris celui
01:01:16que vous avez échafaudé
01:01:17tout à fait naturellement
01:01:18qui est de dire
01:01:19je l'ai
01:01:19et je décide de l'avoir
01:01:20ils peuvent l'avoir
01:01:21très rapidement
01:01:22grâce à leur lien
01:01:23avec le Pakistan
01:01:24et pendant ce temps
01:01:24les problèmes d'approvisionnement
01:01:26en pétrole mondiaux
01:01:27évidemment
01:01:28non seulement persistent
01:01:29mais en pire
01:01:30écoutez ce que dit
01:01:30l'agence internationale
01:01:31de l'énergie
01:01:34Mars a été un mois difficile
01:01:36pour le monde
01:01:37du point de vue
01:01:37de l'énergie
01:01:38et de l'économie
01:01:39in terms of energy
01:01:40in terms of economy
01:01:43and April
01:01:44et avril
01:01:44pourraient être encore
01:01:45pires que Mars
01:01:48car nous avons reçu
01:01:50des navires chargés
01:01:51avant que la crise
01:01:51ne démarre sur les marchés
01:01:56alors qu'en avril
01:01:57rien n'a été chargé
01:02:01alors évidemment
01:02:02il joue les oiseaux
01:02:03de mauvaise augure
01:02:04Gaëtan
01:02:04on n'a pas envie
01:02:05d'entendre ça
01:02:05et pourtant
01:02:06ce qu'il dit là
01:02:07on comprend bien
01:02:07qu'entre les lignes
01:02:08ça augure de difficultés
01:02:10économiques
01:02:11dans les semaines
01:02:11et les mois qui viennent
01:02:12et pas que dans
01:02:13les stations-service
01:02:13oui ce qu'il explique
01:02:15c'est que plus
01:02:15la situation dure
01:02:17plus les pays
01:02:18vont être obligés
01:02:19de piocher
01:02:20dans leurs réserves
01:02:21stratégiques
01:02:22et forcément
01:02:23ça va avoir un impact
01:02:25et sur le prix
01:02:26sur les marchés
01:02:27mais également
01:02:27sur l'approvisionnement
01:02:29on a bien en tête
01:02:30que les pays
01:02:31qui souffrent aujourd'hui
01:02:32de l'approvisionnement
01:02:33ce sont surtout
01:02:34les pays asiatiques
01:02:35qui ont comme principal
01:02:36fournisseur
01:02:37le Moyen-Orient
01:02:38pour l'Occident
01:02:40c'est moins vrai
01:02:41encore une fois
01:02:41parce qu'on s'approvisionne
01:02:43ailleurs
01:02:44qu'au Moyen-Orient
01:02:46néanmoins
01:02:47on reste très dépendant
01:02:49de ces marchés financiers
01:02:50de cette évolution
01:02:51du prix du baril de pétrole
01:02:52qui détermine
01:02:53les prix
01:02:55des carburants
01:02:55mais pas que
01:02:56je vous rappelle
01:02:58qu'à partir du 1er mai
01:02:59en France
01:02:59on va avoir
01:03:00la première déclinaison
01:03:01de cette augmentation
01:03:02des prix
01:03:03à savoir
01:03:04une hausse
01:03:05de 15%
01:03:06des prix
01:03:07du gaz
01:03:08et plus on attend
01:03:10plus on va avoir
01:03:12un ruissellement
01:03:13sur l'économie mondiale
01:03:14l'économie européenne
01:03:15et l'économie française
01:03:17parce qu'à partir
01:03:18du moment
01:03:19où les énergies
01:03:20comme le gaz
01:03:21l'électricité
01:03:22sont concernées
01:03:23par cette augmentation
01:03:24à cela
01:03:25vous rajoutez
01:03:25une augmentation
01:03:26des prix du transport
01:03:27qu'il va falloir
01:03:28répercuter
01:03:29à un moment
01:03:29ou à un autre
01:03:30avec donc
01:03:31une augmentation
01:03:32de l'inflation
01:03:32en France
01:03:33on tient encore
01:03:34parce que
01:03:34les industriels
01:03:35font actuellement
01:03:36une pression
01:03:37énorme
01:03:38sur le gouvernement
01:03:38pour rouvrir
01:03:40les négociations
01:03:40avec les distributeurs
01:03:42rappelez-vous
01:03:43c'est ce qui s'est passé
01:03:43entre 2022
01:03:44et 2023
01:03:45une réouverture
01:03:46qui a conduit
01:03:46à une augmentation
01:03:47des prix
01:03:48de biens
01:03:49de consommation
01:03:50de l'alimentaire
01:03:50notamment
01:03:51avec une hausse
01:03:52on s'en souvient
01:03:53de près de 16%
01:03:54dans l'alimentaire
01:03:56le gouvernement
01:03:56tient bon
01:03:57pour le moment
01:03:58pas de réouverture
01:03:59mais à un moment
01:04:00ou à un autre
01:04:00il est évident
01:04:01que si la situation
01:04:02perdure
01:04:03il faudra effectivement
01:04:04revoir ses positions
01:04:05et là vous nous emmenez
01:04:06hors des stations
01:04:07services
01:04:08où le prix
01:04:10du litre
01:04:10de sans-plomb
01:04:11et de gazole
01:04:12se maintient
01:04:14à des niveaux élevés
01:04:15malgré ce qu'avait
01:04:17dit le gouvernement
01:04:18il y a quelques jours
01:04:19Clémence Renard
01:04:19vous êtes justement
01:04:20dans une station
01:04:20avec Benjamin Danan
01:04:21et ça vous le constate
01:04:23il suffit de regarder
01:04:23les prix
01:04:26oui tout à fait
01:04:27on va vous montrer
01:04:27très concrètement
01:04:28dans cette station
01:04:29service
01:04:29c'est une baisse
01:04:30très très légère
01:04:31pour le sansplomb
01:04:3195 par exemple
01:04:32qui est vendu en euros
01:04:3399 aujourd'hui
01:04:34était à 2,03 euros
01:04:35il y a deux jours
01:04:36donc ça fait 4 centimes
01:04:37de baisse
01:04:38donc voilà je le disais
01:04:39une maigre baisse
01:04:40mais qui est quand même
01:04:40significative
01:04:41pour les automobilistes
01:04:42avec qui on a pu échanger
01:04:43il y a beaucoup de personnes
01:04:44qui nous disent
01:04:45avoir pris l'habitude
01:04:45depuis plusieurs semaines
01:04:46de faire le tour
01:04:47des stations service
01:04:48avant de faire le plein
01:04:49justement pour comparer
01:04:50les prix
01:04:51essayer de trouver
01:04:52la moins chère
01:04:52pour faire quelques économies
01:04:54là par exemple
01:04:54avec cette baisse
01:04:55de 4 centimes
01:04:56si on fait un rapide calcul
01:04:57sur un plein de 40 litres
01:04:58les automobilistes
01:04:59gagnent 1,60 euros
01:05:00alors c'est une maigre baisse
01:05:02ils nous disent quand même
01:05:03qu'elle est encourageante
01:05:04mais avec des prix
01:05:05donc à la pompe
01:05:05qui sont selon eux
01:05:06toujours trop élevés
01:05:08alors les automobilistes
01:05:09essayent de s'organiser
01:05:10un petit peu
01:05:10comme ils peuvent
01:05:11ceux qui le peuvent
01:05:12essayent de limiter
01:05:13les petits trajets
01:05:14par exemple
01:05:14ou bien prendre des transports
01:05:16en commun pour aller au travail
01:05:17mais ça tout le monde
01:05:18ne peut pas le faire
01:05:19donc l'addition est salée
01:05:21pour les automobilistes
01:05:22qui eux sont contraints
01:05:23de prendre la voiture
01:05:24pour aller travailler
01:05:24là forcément
01:05:25la situation est plus difficile
01:05:26on discutait par exemple
01:05:27tout à l'heure
01:05:28avec un monsieur
01:05:28qui nous disait
01:05:29que lui il fait des sacrifices
01:05:31par exemple
01:05:31dans sa vie personnelle
01:05:32il évite de faire des activités
01:05:34le week-end
01:05:35qui nécessitent la voiture
01:05:35ou bien un autre monsieur
01:05:36qui nous disait
01:05:37que lui réfléchissait
01:05:38à acheter un véhicule électrique
01:05:39on voit effectivement
01:05:40qu'il n'y a pas grand monde
01:05:41derrière vous à la station
01:05:42les gens attendent de voir
01:05:43comment les choses vont évoluer
01:05:46merci beaucoup
01:05:47Clémence
01:05:47sur les images
01:05:48de Benjamin Dan
01:05:49dans quelques instants
01:05:50on va continuer
01:05:51à surveiller
01:05:52la situation internationale
01:05:53avec notamment
01:05:53les démêlés de Donald Trump
01:05:54avec le pape
01:05:56puisqu'il y a eu
01:05:56des échanges compliqués
01:05:58c'est le moins qu'on puisse dire
01:05:59on va vous donner
01:06:00les coulisses
01:06:00de cette passe d'arme
01:06:01à tout de suite
01:06:01le blocus naval
01:06:03et ses multiples conséquences
01:06:04et ce matin
01:06:05à la une
01:06:06conséquence sur l'économie du monde
01:06:08et l'économie iranienne
01:06:09il y a aussi
01:06:10le début des négociations
01:06:11pour le Liban
01:06:12ainsi que le bras de fer
01:06:13entre Donald Trump
01:06:14et le pape
01:06:16nos envahis spéciaux
01:06:16vont nous aider
01:06:17à y voir plus clair
01:06:18sur l'ensemble de ces sujets
01:06:19on va les retrouver
01:06:20les uns après les autres
01:06:20mais regardons d'abord
01:06:21les dernières infos
01:06:22sur ce conflit au Moyen-Orient
01:06:23les dernières images
01:06:24avec Marie-Jean-Tec
01:06:25vous en parliez Julien
01:06:26à la une
01:06:27et bien c'est le blocus naval
01:06:28avec ce blocus américain
01:06:29qui est entré en vigueur
01:06:30hier après-midi
01:06:31dans le détroit d'Hormuz
01:06:32la Chine dénonce
01:06:33un comportement irresponsable
01:06:34écoutez
01:06:37malgré l'accord de cesser le feu
01:06:38conclu entre les parties concernées
01:06:40les Etats-Unis ont renforcé
01:06:42leur déploiement militaire
01:06:43et mis en place
01:06:44un blocus ciblé
01:06:45ce qui ne fera
01:06:46qu'exacerber les tensions
01:06:47fragiliser un accord
01:06:48de cesser le feu
01:06:49déjà fragile
01:06:50et compromettre encore
01:06:51davantage
01:06:52la sécurité du passage
01:06:53dans le détroit
01:06:54il s'agit d'un comportement
01:06:55dangereux
01:06:56et irresponsable
01:06:58alors certains tentent déjà
01:06:59de braver le blocus
01:07:01au moins 14 navires
01:07:02ont passé le détroit d'Hormuz
01:07:04depuis hier
01:07:04dont certains
01:07:05sous sanctions américaines
01:07:07c'est notamment le cas
01:07:07de ce métanier chinois
01:07:10le Rich Starr
01:07:10il est parti des Émirats Arabes Unis
01:07:12il a tenté de passer le détroit
01:07:13au début
01:07:13il a fait demi-tour
01:07:14puis finalement
01:07:14il a réussi à passer
01:07:16tout cela
01:07:17alors
01:07:18et bien qu'une nouvelle rencontre
01:07:19pourrait avoir lieu
01:07:20entre les Etats-Unis
01:07:21et l'Iran
01:07:21en tout cas
01:07:22c'est en cours de discussion
01:07:23les négociateurs
01:07:25pourraient retourner
01:07:26à Islamabad au Pakistan
01:07:27un peu plus tard dans la semaine
01:07:28et le nœud des discussions
01:07:30concerne vraiment
01:07:31le nucléaire
01:07:32selon la presse américaine
01:07:33les Etats-Unis
01:07:33ont demandé à l'Iran
01:07:34de suspendre
01:07:35son programme d'enrichissement
01:07:36d'uranium
01:07:37pendant 20 ans
01:07:38ce que l'Iran refuse
01:07:39le régime iranien
01:07:40propose une pause
01:07:41de 5 ans
01:07:42autre rencontre
01:07:43pour le coup
01:07:44bien et bien confirmée
01:07:45et bien c'est cette rencontre
01:07:46historique
01:07:47entre des représentants
01:07:48israéliens et libanais
01:07:49qui a lieu à Washington
01:07:50la capitale américaine
01:07:51aujourd'hui
01:07:51une rencontre
01:07:52sous la houlette
01:07:53des Etats-Unis
01:07:53l'objectif est de rouler la voie
01:07:55à une résolution du conflit
01:07:56puisqu'on rappelle
01:07:57que pour le moment
01:07:57le Liban a été écarté
01:07:59du cessez-le-feu
01:08:00instauré depuis le 8 avril
01:08:01alors malgré tout
01:08:02les perspectives d'un accord
01:08:03semblent très minces
01:08:04le Hezbollah
01:08:05a d'ores et déjà
01:08:06réclamé l'annulation
01:08:07de la rencontre
01:08:07tandis que sur le terrain
01:08:08la situation reste
01:08:09extrêmement tendue
01:08:10150 cibles
01:08:12ont été frappées
01:08:13ces dernières heures
01:08:14dans le sud du Liban
01:08:15l'hôpital de Ptebnim
01:08:17vous voyez ici
01:08:17a notamment été touché
01:08:19vous voyez ces images
01:08:20avec des dégâts considérables
01:08:21pour l'instant
01:08:22le bilan humain
01:08:23n'a pas été communiqué
01:08:25pas de bilan définitif
01:08:26l'armée israélienne
01:08:27de son côté
01:08:28annonce la mort
01:08:29de l'un de ses soldats
01:08:30au combat
01:08:30vous allez voir son visage
01:08:32il était âgé de 30 ans
01:08:34c'est le 13ème soldat israélien
01:08:35tué depuis le début du conflit
01:08:37Merci beaucoup Marie
01:08:39ces négociations
01:08:40puisque vous nous en parlez
01:08:42on va justement
01:08:42prendre le pouls
01:08:43du côté israélien
01:08:44pour voir sur quoi
01:08:46elles peuvent aboutir
01:08:47ces discussions
01:08:48qui vont donc se dérouler
01:08:49à Washington
01:08:49d'un côté
01:08:50des représentants israéliens
01:08:51de l'autre
01:08:52des représentants libanais
01:08:53mais pas de représentants
01:08:54du Hezbollah
01:08:55on le précise bien
01:08:55c'est Alizé Boissin
01:08:56qu'on voit ici
01:08:57du côté de Tel Aviv
01:08:58alors dites nous
01:08:59Alizé
01:09:00on imagine que vous avez
01:09:00rencontré pas mal de monde
01:09:01depuis ce matin
01:09:02à quelques heures maintenant
01:09:03du début de ces négociations
01:09:04est-ce que les gens sont optimistes
01:09:05sur une possibilité
01:09:07d'aboutir ou pas ?
01:09:10C'est pas vraiment le mot d'ordre ici
01:09:12c'est plutôt le pessimisme
01:09:13qui règne ici en Israël
01:09:14ce qu'il faut bien se rendre compte
01:09:15c'est d'abord que ces négociations
01:09:16en effet vous avez raison
01:09:17elles sont historiques
01:09:18ce sont les premières négociations
01:09:19directes depuis 1983
01:09:21mais on va être très clair
01:09:23pour Israël
01:09:24il s'agit non pas
01:09:25d'arrêter le combat
01:09:27parce que la guerre continue
01:09:28Benyamin Netanyahou
01:09:30l'a redit
01:09:31en allant rencontrer
01:09:32les troupes au Suliban
01:09:33mais c'est de négocier
01:09:35d'exiger de la part du Liban
01:09:37le désarmement
01:09:38le démantèlement
01:09:39du Hezbollah libanais
01:09:40de la milice chiite pro-iranienne
01:09:42et ça et bien Israël
01:09:43a un petit peu
01:09:44peu d'espoir
01:09:45d'aboutir à un quelconque accord
01:09:47je vous propose
01:09:48d'écouter certains Israéliens
01:09:49que nous avons rencontrés
01:09:50avec Valentin Rivoli ce matin
01:09:57Le gouvernement libanais
01:09:58est très faible
01:09:59la seule façon de vaincre
01:10:00le Hezbollah
01:10:01serait de conclure
01:10:02un accord avec lui
01:10:02ou bien qu'il s'allie à l'Iran
01:10:04qui imposerait alors
01:10:05un cessez-le-feu au Hezbollah
01:10:07nous n'avons aucune chance
01:10:08face au Hezbollah
01:10:13Les négociations
01:10:14n'aboutiront à rien
01:10:15car ce n'est pas
01:10:16que les Libanais s'y opposent
01:10:17bien au contraire
01:10:18mais ils se heurtent au Hezbollah
01:10:20qui est plus puissant
01:10:21que le gouvernement libanais
01:10:22tout entier
01:10:22c'est pourquoi
01:10:23nous n'y croyons pas
01:10:27Nous devons entamer
01:10:28des pourparlers
01:10:29il est clair que le Hezbollah
01:10:30pose problème
01:10:30mais je crois que des accords
01:10:32sont possibles
01:10:33On est sur le terrain
01:10:35les opérations
01:10:36continuent
01:10:37du côté du Sud Liban
01:10:38et je vais terminer
01:10:39en vous donnant un chiffre
01:10:40qui résume bien
01:10:41l'état d'esprit
01:10:42ici des Israéliens
01:10:43selon le journal
01:10:44Arrête
01:10:4469% des habitants
01:10:47ici
01:10:47souhaitent continuer
01:10:48la guerre
01:10:48face au Hezbollah libanais
01:10:49qui est beaucoup
01:10:50à liser
01:10:51images et témoignages
01:10:52recueillis par Valentin Rivoli
01:10:54Patrick Sos
01:10:54comment ça va se passer
01:10:55concrètement ?
01:10:56ça commence quand et où ?
01:10:57ça va commencer
01:10:58a priori sur les coups
01:10:59de 17h
01:11:00du côté de Washington
01:11:02ce qui est vraiment important
01:11:03en tout cas
01:11:04du point de vue libanais
01:11:05c'est le fait
01:11:07que ça se passe
01:11:07sous les auspices
01:11:09je dirais
01:11:09de Marco Rubio
01:11:10qui sera présent
01:11:11le secrétaire d'état
01:11:12américain
01:11:13qui a une vision
01:11:14tâche les tâches
01:11:14Jay Devance
01:11:15c'est le Pakistan éliant
01:11:16et Marco Rubio
01:11:17c'est le Liban israël
01:11:19oui
01:11:19et avec une connaissance
01:11:21quand même plus fine
01:11:22de la diplomatie
01:11:23à défaut de connaître
01:11:24parfaitement la région
01:11:26il y a au moins
01:11:27je dirais ce langage diplomatique
01:11:29que Marco Rubio
01:11:30maîtrise beaucoup plus
01:11:31que Jay Devance
01:11:31qui je rappelle
01:11:32a passé sa semaine
01:11:33d'abord à Budapest
01:11:34et ensuite à Islamabad
01:11:35pour le succès
01:11:36que l'on connaît
01:11:37personnel en tout cas
01:11:38il y a beaucoup de moqueries
01:11:39d'ailleurs sur Jay Devance
01:11:41sur ces sujets là
01:11:43mais attention
01:11:44vous connaissez
01:11:44les histoires américaines
01:11:45de l'homme qui chute
01:11:46et qui peut rebondir derrière
01:11:47on ne sait pas
01:11:48s'il va repartir à Islamabad
01:11:49mais en tout cas
01:11:49le fait que Marco Rubio
01:11:51soit je dirais
01:11:52dans le coup
01:11:53montre qu'on a l'idée
01:11:54d'y aller sérieusement
01:11:57patiemment
01:11:57et que cette fois-ci
01:11:58on ne va pas se laisser piéger
01:11:59par des ultimatums
01:12:01ou des dates cochées
01:12:03qui mettraient tout le monde
01:12:04dans le piège
01:12:05parce qu'on sait que
01:12:06tout ça date
01:12:07de plus de 40 ans
01:12:08entre le Liban et Israël
01:12:09il y aura un risque
01:12:11le Liban est dans une position
01:12:13très très inconfortable
01:12:14parce que le pays
01:12:15est tellement fragile
01:12:16qu'il ne peut absorber
01:12:17ni la guerre
01:12:18ni la paix
01:12:19la guerre pour des raisons
01:12:20évidentes
01:12:21et la paix
01:12:21pour des raisons
01:12:22de soulèvement interne
01:12:24du côté de la milice
01:12:26du Hezbollah
01:12:27donc aujourd'hui
01:12:28l'ambassadeur libanais
01:12:32qui part à Washington
01:12:33il arrive un peu
01:12:34les mains nues et ballantes
01:12:35il n'a rien à offrir
01:12:36malheureusement
01:12:37parce que les Libanais
01:12:38aujourd'hui
01:12:38ne peuvent pas
01:12:39désarmer le Hezbollah
01:12:40or c'est la position
01:12:41sine qua non
01:12:42pour cette fin de guerre
01:12:43et le Liban aussi
01:12:44ne peut pas désarmer
01:12:45le Hezbollah
01:12:45parce qu'il n'y a
01:12:46aucune aide militaire
01:12:47qui vient de l'étranger
01:12:48or aujourd'hui
01:12:49l'armée libanaise
01:12:50est très affaiblie
01:12:51il n'y a pas d'aide militaire
01:12:52parce qu'il y a
01:12:53comme un consensus
01:12:53international
01:12:54qui craint que
01:12:55si l'armée libanaise
01:12:56est forte
01:12:57un jour
01:12:57elle pourra se retourner
01:12:58contre l'état d'Israël
01:13:00donc il y a
01:13:00toutes ces choses
01:13:01mises bout à bout
01:13:02qui font que la solution
01:13:04elle est aujourd'hui
01:13:05sans issue
01:13:06et on va aller
01:13:07dans quelques instants
01:13:07du côté de l'Algérie
01:13:09pour retrouver Jeanne Daudet
01:13:10qui suit la visite du peuple
01:13:11d'abord une information
01:13:12qu'on apprend
01:13:13Patrick
01:13:13c'est Emmanuel Macron
01:13:15qui va se réunir
01:13:17avec Kerstarmer
01:13:18le Premier ministre britannique
01:13:19réunion
01:13:19qui doit se tenir
01:13:21vendredi
01:13:21et on sait que
01:13:23cette réunion
01:13:24elle est dans les tuyaux
01:13:25avec une annonce
01:13:26de l'Elysée
01:13:27et une information
01:13:28qu'on avait eue
01:13:29désirée
01:13:30d'Emmanuel Macron
01:13:31annonçant cette conférence
01:13:32il faut aller vraiment
01:13:33jusqu'au bout de la phrase
01:13:34l'idée d'une conférence
01:13:35pour mettre en place
01:13:37une mission
01:13:38multinationale
01:13:39pacifique
01:13:39qui serait distincte
01:13:41et le mot est important
01:13:43distincte
01:13:43de l'action
01:13:44des belligérants
01:13:45et donc on n'est pas
01:13:46en train de
01:13:47prêter main forte
01:13:48aux américains
01:13:49qui par ailleurs
01:13:49là aussi
01:13:51c'est pas forcément
01:13:52sur les sites de radar
01:13:53mais on se rend compte
01:13:54qu'il y a un certain mouvement
01:13:55de navires spécialistes
01:13:57de la chasse aux mines
01:13:59ils ne sont pas si nombreux
01:14:00que ça
01:14:00qui étaient dans le Pacifique
01:14:02et qui sont en train
01:14:03d'arriver du côté
01:14:04de l'US Navy
01:14:05sur la zone
01:14:06du CENCOM
01:14:07et donc ce sera
01:14:07pour une mission
01:14:09multinationale
01:14:09encore une fois
01:14:11distincte
01:14:11et cette mission
01:14:12est en train
01:14:13de se concrétiser
01:14:13on le rappelle
01:14:14depuis plusieurs semaines
01:14:15maintenant
01:14:15il y a un moteur
01:14:16franco-britannique
01:14:17sur cette situation
01:14:19Amiral
01:14:20étrangement
01:14:20il y a quelques chasseurs
01:14:21de mines français
01:14:21qui ont quitté
01:14:22Brest leur base
01:14:23et qui sont en relâche
01:14:25à Toulon pour l'instant
01:14:26il y en a même un
01:14:26qui a quitté Toulon
01:14:27hier
01:14:29il y a un mouvement
01:14:31en tout cas
01:14:31qui est lancé
01:14:32dans la force multinationale
01:14:33il sera intéressant
01:14:34de voir si les chinois
01:14:35sont intégrés
01:14:35les japonais
01:14:36ils seront
01:14:38ça veut dire
01:14:39que cette initiative
01:14:40elle prend de l'ampleur
01:14:40Madeleine Myrkane
01:14:41oui je pense
01:14:42que cette initiative
01:14:43en tout cas
01:14:44dans sa préparation
01:14:45elle prend de l'ampleur
01:14:47et je pense
01:14:47que ça
01:14:47ça montre aussi
01:14:48que tout le monde
01:14:49se dirige
01:14:50vers plus de probabilités
01:14:51que la guerre s'arrête
01:14:53que les négociations
01:14:53puissent aboutir
01:14:54d'un mot le va
01:14:55oui je pense que ça remet
01:14:56en fait sur la table
01:14:58des critiques
01:14:59en fait depuis le début
01:15:00rappelez-vous
01:15:01ces images
01:15:01avec le porte-avions
01:15:02en début du conflit
01:15:06français
01:15:06en disant
01:15:06qu'est-ce qu'on va faire
01:15:07en fait on est sur
01:15:08l'aboutissement
01:15:09d'une méthode
01:15:10de confiance
01:15:10et de discrétion
01:15:11on se rend compte
01:15:12que la partie européenne
01:15:13est très discrète
01:15:14mais en fait
01:15:15elle est aussi
01:15:15très mobilisatrice
01:15:16pour essayer
01:15:17d'une part
01:15:17de maintenir
01:15:18sa distance
01:15:19avec les Etats-Unis
01:15:20c'est quand même
01:15:20le point clé
01:15:21alors même
01:15:22que Donald Trump
01:15:22passe son temps
01:15:24soit soufflé
01:15:25entre le chaud
01:15:26et le froid
01:15:26en disant
01:15:27ils sont trop nuls
01:15:28mes copains
01:15:28j'ai besoin de vous
01:15:30et puis je vais quitter
01:15:31l'OTAN
01:15:31et puis finalement
01:15:32j'ai pas besoin de vous
01:15:33et puis finalement
01:15:33j'ai besoin de vous
01:15:34d'autre côté
01:15:35l'Union Européenne
01:15:36enfin plutôt
01:15:36avec le leadership français
01:15:38et les britanniques
01:15:39essaie de marquer
01:15:40on se tient
01:15:41on se maintient
01:15:41on essaie de ramener
01:15:42tout le monde
01:15:42autour de la table
01:15:43et c'est dans ce contexte
01:15:44international que se poursuit
01:15:45la visite de Léon XIV
01:15:47en Algérie
01:15:48il est arrivé hier
01:15:49c'est la première fois
01:15:49qu'un pape se rend
01:15:51dans ce pays
01:15:52Léon XIV
01:15:52qui avait parlé
01:15:54de la guerre
01:15:54juste avant d'arriver
01:15:56on s'en souvient
01:15:56on va revenir
01:15:57sur ce bras de fer
01:15:58d'abord on va retrouver
01:15:58Jeanne Nodet
01:15:59parce qu'elle suit
01:15:59cette visite
01:16:00pour BFM TV
01:16:03alors évidemment
01:16:03il n'y a pas que ce sujet là
01:16:04loin sans faux
01:16:05qui est abordé
01:16:06lors de cette visite
01:16:06on en est même
01:16:07souvent assez loin
01:16:12Exactement
01:16:12c'était une première journée
01:16:13à Alger
01:16:14hier historique
01:16:14très diplomatique
01:16:15plusieurs séquences fortes
01:16:16et des paroles importantes
01:16:17de la part du pape Léon
01:16:18sur la colonisation
01:16:19d'abord au monument
01:16:20aux morts de la guerre d'Algérie
01:16:21il a rendu hommage
01:16:22à l'histoire de l'Algérie
01:16:24à l'âme d'un peuple
01:16:25dit-il
01:16:25qui s'est battu
01:16:26pour l'indépendance
01:16:27et la dignité
01:16:27de cette nation
01:16:28il a désormais appelé
01:16:29au pardon
01:16:30à demander
01:16:30je cite
01:16:31à ne pas ajouter
01:16:32de la rancœur
01:16:33à la rancœur
01:16:33de génération en génération
01:16:35ensuite face
01:16:35aux autorités algériennes
01:16:37le pape n'a pas mentionné
01:16:38explicitement le conflit
01:16:39au Moyen-Orient
01:16:40il n'a pas nommément
01:16:41évoqué dirigeants internationaux
01:16:42comme il avait pu le faire
01:16:43dans l'avion
01:16:43lorsqu'il a répondu
01:16:44à Donald Trump
01:16:45pour autant
01:16:46le souverain pontife
01:16:47a insisté sur le fait
01:16:48je cite
01:16:48que les personnes
01:16:49et les organisations
01:16:50qui dominent sur les autres
01:16:51détruisent le monde
01:16:52que le Tréo a créé
01:16:53pour que nous puissions
01:16:55vivre ensemble
01:16:55dit-il
01:16:56il a aussi appelé
01:16:57l'Algérie
01:16:58à devenir l'un des acteurs
01:16:59d'un cours nouveau
01:16:59de l'histoire
01:17:00aujourd'hui
01:17:00plus urgent que jamais
01:17:01explique-t-il
01:17:02face aux violations
01:17:03constantes
01:17:04du droit international
01:17:05et aux nouvelles
01:17:06tentations coloniales
01:17:08enfin le pape
01:17:08a aussi rappelé
01:17:09l'importance
01:17:10du dialogue interreligieux
01:17:11notamment avec
01:17:12cette image
01:17:13et cette visite
01:17:14en déprude d'après-midi
01:17:15c'était à la grande mosquée
01:17:16d'Alger
01:17:16place aujourd'hui
01:17:17maintenant à une séquence
01:17:18plus personnelle
01:17:19et spirituelle
01:17:20ici à Anaba
01:17:21au nord-est de l'Algérie
01:17:22le pape est en route
01:17:23sur les traces
01:17:24de Saint-Augustin
01:17:25pour ce pape
01:17:26Léon XIV
01:17:26qui est entré
01:17:27dans l'ordre de Saint-Augustin
01:17:28lorsqu'il avait 22 ans
01:17:30merci beaucoup Jeanne
01:17:31et on verra
01:17:32si le pape revient
01:17:33sur cette petite
01:17:35Algarade
01:17:36qu'il a eue
01:17:36avec le président
01:17:37Trump
01:17:38parce que des mots
01:17:39ont été échangés
01:17:41ce bras de fer
01:17:41il a même été relancé
01:17:42il y a quelques heures
01:17:43comme va nous le montrer
01:17:44Fanny Weckscheider
01:17:48on a vraiment l'impression
01:17:49Fanny
01:17:49qu'il y a une double offensive
01:17:50Trump vente
01:17:50contre Léon XIV
01:17:52en ce moment
01:17:52oui
01:17:52dernier épisode en date
01:17:54c'est du côté
01:17:54de la sphère trumpiste
01:17:56avec le vice-président
01:17:58écoutez-le
01:17:58qui s'est exprimé
01:17:59sur le pape
01:18:00je pense que dans
01:18:02certains cas
01:18:03il vaudrait mieux
01:18:03que le Vatican
01:18:04s'en tienne aux questions
01:18:05morales
01:18:05qu'il se concentre
01:18:07sur vous savez
01:18:07ce qu'il se passe
01:18:08dans l'église catholique
01:18:10et qu'il laisse
01:18:11le président des Etats-Unis
01:18:12se charger
01:18:13de définir
01:18:14la politique publique
01:18:15américaine
01:18:16une critique
01:18:17des prises de position
01:18:18du pape
01:18:19qui fait suite
01:18:20donc à plusieurs échanges
01:18:21assez tendus
01:18:22entre le Vatican
01:18:23et Washington
01:18:24regardez quelques jours
01:18:25auparavant
01:18:26c'était samedi
01:18:27le pape appelait
01:18:28les dirigeants
01:18:29israéliens et américains
01:18:31à calmer le jeu
01:18:33en demandant
01:18:34qu'il s'asseye
01:18:35à une table du dialogue
01:18:36de la médiation
01:18:36et non à la table
01:18:37où se planifient
01:18:38le réarmement
01:18:38et où se décident
01:18:39les actions meurtrières
01:18:42regardez ce qui énerve
01:18:43Donald Trump
01:18:44puisque dès le lendemain
01:18:45il affirme
01:18:46ne pas être un grand fan
01:18:47du pape Léon XIV
01:18:48c'est un homme
01:18:49dit-il
01:18:49qui ne croit pas
01:18:50à la lutte contre la criminalité
01:18:52allant jusqu'à dire
01:18:53qu'il ne fait pas
01:18:53un bon travail
01:18:54mais pas de quoi énerver
01:18:55le pape Léon XIV
01:18:57qui hier
01:18:58dans son avion
01:18:59en direction d'Alger
01:19:00a dit qu'il n'avait pas peur
01:19:01de l'administration Trump
01:19:02ni de répandre
01:19:03le message de l'évangile
01:19:04mais aussi ceci
01:19:05écoutez-le
01:19:08je ne me considère pas
01:19:10comme un homme politique
01:19:10je ne souhaite pas
01:19:11entrer en débat
01:19:12avec lui
01:19:13je ne crois pas
01:19:14que le message
01:19:14de l'évangile
01:19:15doit être détourné
01:19:16comme certains le font
01:19:17trop de gens souffrent
01:19:19dans le monde aujourd'hui
01:19:19trop d'innocents sont tués
01:19:21il faut absolument
01:19:22que quelqu'un
01:19:23prenne la parole
01:19:23et dise qu'il existe
01:19:25une meilleure solution
01:19:29tout ceci alors que
01:19:30sur True Social
01:19:31le réseau social
01:19:32du président américain
01:19:33il y avait cette image
01:19:34qui était postée
01:19:35image générée
01:19:35par l'intelligence artificielle
01:19:37et donc affichée
01:19:38par le président lui-même
01:19:39se montrant
01:19:40en situation
01:19:41plutôt christique
01:19:42c'est une image
01:19:43qu'il a enlevée
01:19:44assez rapidement
01:19:45de sa plateforme
01:19:46en disant que
01:19:47ce n'était pas l'image
01:19:48qu'il avait voulu donner
01:19:49qu'elle avait été mal comprise
01:19:49qu'en fait
01:19:50c'était un soignant
01:19:51de la Croix-Rouge
01:19:52qui aidait
01:19:53à apporter la santé
01:19:56et qu'il soignait beaucoup
01:19:58pourtant tout avait bien commencé
01:19:59entre Donald Trump
01:20:01et le pape Léon XIV
01:20:03souvenez-vous
01:20:04c'était il y a un peu
01:20:04moins d'un an
01:20:05le 8 mai 2025
01:20:06lorsque le pape a été élu
01:20:09il lui a adressé
01:20:09ses félicitations
01:20:10à ce cardinal
01:20:11Robert Francis Prévost
01:20:12qui vient tout juste
01:20:13d'être nommé
01:20:14quelle excitation
01:20:14quel grand honneur
01:20:15pour notre pays
01:20:16puisque c'était
01:20:16le premier pape américain
01:20:18un soignant de la Croix-Rouge
01:20:19il fallait oser quand même
01:20:20ça je dois dire
01:20:22on l'avait vraiment
01:20:23pas vu venir
01:20:23cette image
01:20:24elle n'a pas du tout plu
01:20:25d'ailleurs
01:20:25à la base
01:20:26de l'électorat
01:20:27MAGA
01:20:28le fameux électorat
01:20:29ultra conservateur américain
01:20:30Théo Bastilana
01:20:31vous êtes à Washington
01:20:32et ça
01:20:32ça ne nous a pas échappé
01:20:36exactement Julien
01:20:37et surtout à la suite
01:20:38vous l'avez vu avec Fanny
01:20:39à la suite des propos
01:20:40qu'il a pu tenir
01:20:40à l'encontre du pape Léon XIV
01:20:42on le rappelle
01:20:43il l'a notamment qualifié
01:20:44de faible en matière
01:20:45de criminalité
01:20:46et de piètre politique étrangère
01:20:47à la suite de ses propos
01:20:48mais aussi à la suite
01:20:50de la photo que vous venez de parler
01:20:52et qu'il a partagé
01:20:53le président américain
01:20:54sur son réseau social
01:20:55où il était donc représenté
01:20:56comme une figure du Christ
01:20:57guérissant un malade
01:20:59à la suite
01:20:59de tout ça
01:21:00des commentateurs politiques
01:21:02conservateurs
01:21:02ou même des influenceurs
01:21:04catholiques
01:21:04qui le soutiennent
01:21:05ont exprimé
01:21:06un malaise
01:21:07voici quelques-unes
01:21:07de leurs déclarations
01:21:08je cite
01:21:09pourquoi franchement
01:21:10je ne comprends pas
01:21:11pourquoi il a publié ça
01:21:12ou encore
01:21:13se comparer
01:21:14même sur le ton
01:21:15de la plaisanterie à Jésus
01:21:16c'est un blasphème flagrant
01:21:18une photo
01:21:19vous l'avez dit
01:21:19qu'il a depuis supprimé
01:21:21en prétextant donc hier
01:21:22qu'il pensait être représenté
01:21:24comme un médecin
01:21:25de la Croix-Rouge
01:21:25et ce matin Julien
01:21:26les médias américains
01:21:27ils font quand même
01:21:28une analyse alarmante
01:21:30de cette situation
01:21:31ce conflit
01:21:31entre Donald Trump
01:21:32et le pape Léon XIV
01:21:33pourrait avoir
01:21:33de lourdes conséquences
01:21:35sur les élections
01:21:36de mi-mandat
01:21:37il ne faut pas l'oublier
01:21:38avec une perte
01:21:39de soutien
01:21:40de sa base
01:21:40la plus fidèle
01:21:42CNN rappelle ce matin
01:21:43que 59%
01:21:45des catholiques américains
01:21:46avaient voté
01:21:47pour Donald Trump
01:21:48en 2024
01:21:48un record
01:21:50depuis des décennies
01:21:50et puis
01:21:51ils vont plus loin
01:21:52dans leur analyse
01:21:53une étude montre
01:21:53qu'il s'agit aussi
01:21:54de ceux qui sont restés
01:21:55le plus fidèles
01:21:56à ces idées
01:21:57au cours des années
01:21:58par rapport
01:21:58à d'autres groupes religieux
01:22:00un pape qui jouit ici
01:22:01d'une popularité immense
01:22:03auprès des américains
01:22:04il était
01:22:04la personnalité
01:22:06la plus populaire
01:22:07l'été dernier
01:22:07contrairement
01:22:08à un Donald Trump
01:22:09qui traverse
01:22:10une période plus difficile
01:22:11avec selon
01:22:12un récent sondage
01:22:13un taux d'appropation
01:22:14qui chute
01:22:15à 30%
01:22:15et c'est d'autant plus
01:22:17embêtant
01:22:17qu'il y a
01:22:18les élections
01:22:18qui se profilent
01:22:19les fameux
01:22:19mid-terms
01:22:20l'ovarinaire
01:22:20oui mais
01:22:21ce qui est intéressant
01:22:22c'est que bon
01:22:23il y a un côté
01:22:23un peu
01:22:25de l'égo
01:22:27narcissique
01:22:27de Donald Trump
01:22:28voilà
01:22:29je passe ces images
01:22:30mais moi
01:22:30ce que je trouve
01:22:31plutôt inquiétant
01:22:32c'est qu'au-delà
01:22:33cette image
01:22:34pour moi
01:22:34Alain Carve
01:22:34donc l'image christique
01:22:36du médecin
01:22:37de la Croix-Rouge
01:22:40c'est que
01:22:41quand même
01:22:41on voit dans l'évolution
01:22:42des discours
01:22:44et des postures
01:22:45stratégiques
01:22:46de Donald Trump
01:22:47mais aussi
01:22:48de J.D. Vance
01:22:50mais également
01:22:51de Pete S.Gate
01:22:52c'est
01:22:52la présence
01:22:54de plus en plus
01:22:55d'un discours religieux
01:22:57sur des postures
01:22:58stratégiques
01:22:58l'alerte
01:22:59elle est plus là
01:23:00à mon sens
01:23:00et cette image
01:23:01montre peut-être
01:23:02la limite
01:23:02c'est-à-dire que
01:23:03il arrive à fédérer
01:23:06quand il dit
01:23:06finalement
01:23:07Dieu est avec moi
01:23:08notre armée
01:23:09elle est bénie
01:23:10par le ciel
01:23:10tout va bien
01:23:11mais l'iconographie
01:23:12c'est la limite
01:23:13de trop
01:23:13et peut-être
01:23:14ça peut le ramener
01:23:14à une forme
01:23:15de raison
01:23:16quand on l'espère
01:23:16Au-delà de cette image
01:23:17très symbolique
01:23:18évidemment
01:23:18Maneli Mirkani
01:23:19il peut jouer un rôle
01:23:19le pape
01:23:20dans ce qui se passe
01:23:21du côté de l'Iran
01:23:21ou pas ?
01:23:23Moi je ne le pense
01:23:25pas vraiment
01:23:25je pense que
01:23:26le sujet de l'Iran
01:23:28dépasse
01:23:29les spectres
01:23:30j'allais dire
01:23:31de la politique classique
01:23:32c'est toute une
01:23:33reconstruction
01:23:34du Moyen-Orient
01:23:35qui est en jeu
01:23:36alors évidemment
01:23:37apaiser les esprits
01:23:38c'est important
01:23:40dans un moment
01:23:41comme celui-ci
01:23:42en tout cas
01:23:43influencer sur les décisions
01:23:44qui sont en train
01:23:45d'être prises
01:23:45sur les négociations
01:23:46je ne le pense pas
01:23:48à ce stade
01:23:49en tout cas
01:23:49il n'y a pas d'indication
01:23:51qui montre ça
01:23:52Alors on verra
01:23:53si l'initiative
01:23:54franco-britannique
01:23:55elle peut avoir
01:23:56davantage de conséquences
01:23:57on y revient
01:23:58Patrick
01:23:58parce que donc
01:23:59on a maintenant une date
01:24:00ce sera vendredi
01:24:01les pays non belgiennes
01:24:03les cantours
01:24:03sont encore flous
01:24:04pour l'instant
01:24:05On sait simplement
01:24:06que ça se passera
01:24:06en visioconférence
01:24:07il ne s'agit pas
01:24:08en fait de faire
01:24:09un battage
01:24:10avec tapis rouge
01:24:10mais bien d'aller
01:24:11dans le concret
01:24:13ça fait un bout de temps
01:24:14que ces nations
01:24:15sont prêtes
01:24:16on les connaît
01:24:17alors on dit
01:24:18à chaque fois
01:24:18alors c'est le moment
01:24:19des Européens
01:24:20ce n'est pas que les Européens
01:24:21mais il y a les Australiens
01:24:22qui ont fait preuve
01:24:23de bonne volonté
01:24:24les Japonais aussi
01:24:25qui ont des intérêts
01:24:27et puis ça leur permet
01:24:28de voir aussi
01:24:28c'est très étonnant
01:24:30ce qui se passe au Japon
01:24:30je ne vais pas trop
01:24:31dégager là-dessus
01:24:32mais cette armée
01:24:34qui est constitutionnellement
01:24:36pacifique
01:24:36ce qui est un espèce
01:24:38d'oxymore
01:24:39un peu étrange
01:24:40mais qui voudrait aussi
01:24:41changer un peu
01:24:42de logiciel
01:24:43et donc vous allez avoir
01:24:44ce nombre
01:24:45de navires
01:24:47qui vont sans doute
01:24:47affluer
01:24:48le problème
01:24:49c'est qu'on revient
01:24:50toujours à cette fin
01:24:51de phrase
01:24:52notamment du communiqué
01:24:53d'Emmanuel Macron
01:24:54c'est dès que la situation
01:24:55le permettra
01:24:56alors qu'est-ce que ça veut dire
01:24:57et c'est là qu'on arrive
01:24:58dans ce flou
01:24:58regardez
01:24:59on n'est plus tellement
01:25:00dans la guerre
01:25:00mais on n'est absolument
01:25:01pas dans la paix
01:25:02est-ce qu'à un moment
01:25:04on pourra sentir
01:25:05que tout ceci est possible
01:25:07à partir du moment
01:25:09où vous aurez des indications
01:25:10sur la présence
01:25:11relativement forte
01:25:12de chasseurs de mines
01:25:13ou de moyens
01:25:14vraiment sur zone
01:25:15
01:25:16ça sentira
01:25:17un peu mieux
01:25:18pour cette conférence
01:25:18est-ce qu'un cadre juridique
01:25:20maître Logiteur
01:25:20peut aussi être posé
01:25:22par cette conférence
01:25:23de vendredi
01:25:23un cadre juridique
01:25:24qui permette
01:25:25de sortir de la nasse
01:25:26dans laquelle nous sommes
01:25:27alors c'est compliqué
01:25:28déjà
01:25:28première remarque
01:25:30que je voulais faire
01:25:30c'est que
01:25:30le tweet
01:25:31de Donald Trump
01:25:33de dimanche
01:25:33celui en fait
01:25:34qui a déclenché
01:25:35ce blocus
01:25:36quand il parle du blocus
01:25:37voilà
01:25:37quand il parle du blocus
01:25:38Donald Trump avait écrit
01:25:39et je reprends son tweet
01:25:40d'autres pays
01:25:41seront impliqués
01:25:42dans ce blocus
01:25:43c'est ce qu'il avait écrit
01:25:44et notamment le Royaume-Uni
01:25:45qui a démenti juste après
01:25:46et juste après
01:25:47le Premier ministre
01:25:48du Royaume-Uni
01:25:48a dit non
01:25:48on ne veut pas être impliqué
01:25:49critique de Trump
01:25:50je vais quitter l'OTAN
01:25:52etc
01:25:52donc il y a aussi
01:25:53cette réaction sans doute
01:25:55qui est compliquée
01:25:56pour nous
01:25:56états européens
01:25:57d'avoir quand même
01:25:58notre puissance
01:26:00enfin la puissance
01:26:01tutélaire de l'OTAN
01:26:02qui à chaque fois
01:26:03nous dit voilà
01:26:03je vais quitter l'OTAN
01:26:04et c'est compliqué
01:26:06pour ces états européens
01:26:07alors je pense que
01:26:08l'idéal
01:26:09serait de recevoir
01:26:11comme cadre juridique
01:26:12une résolution
01:26:14du Conseil de sécurité
01:26:15puisque c'est avec
01:26:16ce cadre juridique
01:26:17qu'on peut
01:26:18être impliqué
01:26:19dans les opérations
01:26:19de maintien de la paix
01:26:20voire dans les opérations
01:26:22de guerre
01:26:22mais on sait
01:26:23qu'à l'heure actuelle
01:26:24il y a un problème
01:26:25avec le Conseil de sécurité
01:26:26puisqu'il y a ce blocage
01:26:28de la Chine
01:26:29et de la Russie
01:26:30qui se sont opposés
01:26:31à des résolutions
01:26:32du Barène
01:26:32sur la liberté
01:26:34de navigation
01:26:34mais la solution
01:26:36la plus simple
01:26:36serait soit
01:26:37un mandat de l'OTAN
01:26:38ou soit un mandat de l'OTAN
01:26:40sur une décision
01:26:41du Conseil de sécurité
01:26:42Mané Lémircade
01:26:43Oui alors
01:26:44moi je suis d'accord
01:26:45avec vous
01:26:45que ça aurait été
01:26:46le cadre idéal
01:26:47en revanche
01:26:47rappelons-le
01:26:48que la France
01:26:49s'est abstenue aussi
01:26:50sur cette résolution
01:26:52qui pouvait être
01:26:52clé à ce moment-là
01:26:54cette résolution
01:26:55était très attendue
01:26:56ne serait-ce
01:26:57que pour un signal
01:26:58donné au pays du Golfe
01:27:00qui avait grandement besoin
01:27:02d'un soutien international
01:27:03sur leur position
01:27:04face à la question
01:27:06de Détroi-Dormoz
01:27:08là je pense
01:27:09qu'une coalition
01:27:11n'a pas forcément
01:27:13sa place
01:27:14c'est que dit
01:27:16Donald Trump
01:27:17dans les négociations
01:27:18dans le blocus
01:27:19en tout cas
01:27:19parce que le blocus
01:27:20on le sait
01:27:21c'est vraiment
01:27:21pour mettre cette pression
01:27:22dans les négociations
01:27:24le blocus
01:27:25je pense que
01:27:25il avait vraiment
01:27:27pour viser
01:27:29d'impliquer la Chine
01:27:30et d'impliquer
01:27:31les pays
01:27:32du porteur
01:27:32du Golfe Persique
01:27:34pour mettre la pression
01:27:36sur l'Iran
01:27:36pour mettre la pression
01:27:37sur les partenaires
01:27:37de l'Iran
01:27:38pour le faire céder
01:27:39sur le dossier nucléaire
01:27:41mais en revanche
01:27:42je suis d'accord
01:27:42que ces pays-là
01:27:45vont être impliqués
01:27:45dans la phase
01:27:46juste après
01:27:47et il y a une forme
01:27:48effectivement
01:27:49de préparation
01:27:51qui est sous-jacente
01:27:52à toutes ces
01:27:54les conférences
01:27:55et les annonces
01:27:57qui est pour embrayer
01:27:58tout de suite après
01:27:59et je pense
01:27:59que l'enchaînement
01:28:00des événements
01:28:01une fois que
01:28:02l'accord
01:28:03sera annoncé
01:28:04alors est-ce qu'on va
01:28:05devoir attendre
01:28:06un Islamabad 2
01:28:07ou est-ce que
01:28:08Trump va
01:28:09prendre les devants
01:28:10parce qu'il adore
01:28:12annoncer
01:28:12et avoir l'exclusivité
01:28:14et tout de suite
01:28:15il y aura un enchaînement
01:28:16je pense
01:28:17des événements
01:28:17côté partenaire
01:28:18internationale
01:28:19et ces rebondissements
01:28:19militaires et diplomatiques
01:28:20vous allez bien sûr
01:28:21continuer à suivre
01:28:22dans quelques instants
01:28:22avec Christophe Delay
01:28:24et Roselyne Dubois
01:28:25à demain
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