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  • il y a 9 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue sur BFM TV, 68ème jour de guerre aujourd'hui.
00:04Bonsoir Olivier Truchot.
00:05Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:06Le détroit d'Hormuz reste au centre des attentions, surtout depuis qu'un bateau a été touché.
00:10Il appartient à l'armateur français CMA-CGM.
00:12On rappelle, on le précise, c'est le propriétaire de BFM TV.
00:16On va évoquer bien évidemment les conséquences, on va regarder l'attitude, la stratégie de la France.
00:21Aussi, il y a eu des... on va revenir précisément sur les faits,
00:24puisque c'est Laura Cambo qui est en direct de Doha au Qatar pour BFM TV.
00:29Mais Laura, que s'est-il passé avec ce navire appartenant à l'affraiteur, à la compagnie CMA-CGM ?
00:38Eh bien écoutez, on sait que l'incident s'est produit hier soir aux alentours de 20h30 heure française dans
00:44le détroit d'Hormuz.
00:45Ce navire qui a été touché par cette attaque, c'est un porte-conteneur qui appartient en effet à CMA
00:50-CGM, propriétaire de BFM TV.
00:53Ce navire s'appelle le San Antonio, il mesure 220 mètres de long.
00:56Il bat pavillon Maltais et à son bord, il y avait un équipage de nationalité philippine.
01:02CMA-CGM a publié un communiqué en affirmant que le navire avait été endommagé par cette attaque
01:08et également qu'il y avait plusieurs membres de l'équipage qui étaient blessés.
01:12Ils ont été pris en charge selon CMA-CGM.
01:16En tout cas, ce qu'on peut vous dire, c'est que selon CBS News, c'est un missile qui
01:20a été envoyé par l'Iran qui est à l'origine de cette attaque.
01:23Et on sait également que quelques heures après cet incident, Donald Trump a décidé d'interrompre sa mission, le projet
01:30Liberté.
01:31Laura Cambot en direct de Doha au Qatar avec Mathieu Le Peignet.
01:35Ulysse Gosset, ce navire s'appelle le San Antonio.
01:37Il faut rappeler qu'il s'agit du quatrième incident de navire dans le détroit d'Hormuz en l'espace
01:41de 72 heures.
01:42Alors, c'est la France qui a été visée ?
01:45Alors, c'est d'abord la deuxième fois qu'un bâtiment, un navire commercial de la flotte CMA est ainsi
01:51touché.
01:52Et le premier, ça avait été assez sérieux puisqu'il y avait eu des tirs de roquettes qui avaient abîmé
01:57le château.
01:58Il y avait eu un début d'incendie à bord.
02:00Heureusement, sans aucun problème pour l'équipage.
02:03Là, c'est un deuxième incident qui est grave.
02:06En fait, la question est de savoir quelle était la négociation en cours entre l'armateur et les Iraniens.
02:15Est-ce qu'il y avait eu des contacts ?
02:16Est-ce qu'il y avait eu une autorisation donnée ?
02:19Est-ce qu'il y a eu mauvaise communication ?
02:21C'est trop tôt pour le dire, c'est trop tôt.
02:23On sait que certains navires battant pavillons chinois n'avaient pas hésité à payer en yuan, directement en monnaie chinoise,
02:32le passage.
02:33Et que certains n'ont pas hésité à payer, d'autres jusqu'à 2 millions de dollars,
02:36avec des virements qui sont faits par une banque omanaise, depuis Oman jusqu'à l'Iran,
02:42et avec des circuits qui sont évidemment sécurisés, qui permettent d'échapper aux sanctions américaines.
02:47Donc là, en l'occurrence, la question c'est, que s'est-il passé ?
02:50Est-ce que c'est un incident qui vise effectivement un bateau ?
02:53Est-ce que c'est une bavure ?
02:55Ou est-ce que délibérément, il a été visé parce qu'il ne répondait pas à un des critères fixés
03:00par les cartes de la révolution ?
03:01L'Iran cherche de façon très claire à dire aux Américains
03:05le contrôle du détroit d'Ormuz ne se fera pas sans nous.
03:08Et ceux qui tentent de passer sans notre autorisation ou sans notre aval seront l'objet d'attaques.
03:13C'est une façon de dire à Donald Trump, vous n'êtes pas le seul à décider,
03:16et ce n'est pas vous qui allez libérer seul le détroit d'Ormuz.
03:18Alors, ça arrive dans un contexte quand même très incroyable,
03:22parce qu'on apprend aujourd'hui qu'il y a sur la table un plan très concret qui est prêt
03:29à être signé.
03:30Un projet d'accord qui prévoit notamment la libération du détroit d'Ormuz,
03:34et qui passe par évidemment le nœud gordien, c'est-à-dire la signature d'un accord sur le nucléaire.
03:38Donc ce qui s'est passé là est assez incompréhensible.
03:40Disons que c'est arrivé au mauvais moment, et peut-être quelques heures seulement,
03:44avant qu'on apprenne que cet accord était sur la table.
03:47Mettons-nous quand même à la place de cet équipage.
03:50Rappelons que plusieurs membres de l'équipage ont été blessés.
03:52Je voudrais en parler avec vous, Emmanuel Chalard,
03:54puisque vous êtes le secrétaire général de la Fédération des officiers de la marine marchande.
03:58Tout d'abord, est-ce que vous avez eu des informations plus précises concernant l'équipage ?
04:03Comment va-t-il ? Que se passe-t-il ?
04:04Sur cet équipage-là, il n'est pas directement sous la responsabilité de nos représentants du personnel,
04:10puisqu'on a des discussions depuis le début avec des représentants du personnel sous pavillon français.
04:18La consigne avait été donnée de rester bien sagement le temps que...
04:22Ce n'est pas passé de détroit.
04:23Là, on n'est pas sous pavillon français.
04:25Là, on n'est pas sous pavillon français.
04:27Ce qui est assez intéressant, c'est Malte.
04:32Malte, c'est l'Europe, c'est comme Chypre.
04:35Et finalement, c'est un pavillon de complaisance également,
04:38puisque moi, j'ai navigué pendant 15 ans,
04:40j'ai navigué avec aucun marin, avec un passeport maltais ou chypriote.
04:47Là, ce sont des équipages philippins qui sont à bord.
04:49Oui, et ce sont des équipages philippins qui sont à bord.
04:52Mais par contre, on est en état de guerre, certes.
04:55Donc sur le droit de passage, on peut se poser des questions en disant
04:58« La convention du droit de la mer n'est plus valable sur les eaux territoriales »
05:02puisque c'est un passage inoffensif, en fait.
05:04Parce qu'il n'y a pas d'eau internationale.
05:06Ça a été rappelé plusieurs fois.
05:07Donc on passe dans les eaux territoriales iraniennes.
05:12Mais par contre, sur la responsabilité de l'état du pavillon,
05:16Malte reste responsable, y compris sur cette opération.
05:19C'est-à-dire qu'est-ce que Malte a donné son accord avec ou pas
05:26un passage sous des autorités de la marine américaine ou pas ?
05:33Donc ça nous pose quand même, sur la navigation maritime, quelques enjeux.
05:39Mais pour répondre à votre question,
05:42chez nous, du point de vue des pavillons français,
05:44du point de vue des marins français,
05:46les quelques marins français qui restent volontaires,
05:48plus par solidarité par rapport à leurs collègues
05:52sur le fait d'être relevés,
05:55conformément aux accords qu'on a pu signer les uns et les autres,
05:59ça n'a pas changé.
06:01On ne passera pas le détroit d'Hormuz dans ces conditions-là.
06:04– La condition pour les pavillons français, c'est qu'on ne passe pas.
06:07C'est trop dangereux.
06:08– Oui, et c'était…
06:09– On l'a vu là.
06:10– Là, on a la certitude qu'il naviguait, qu'il allait quelque part,
06:13qu'il avait une destination ou pas ?
06:15– Oui, alors c'est toujours…
06:16– C'est-à-dire qu'il sortait, il entrait, il allait vers un port…
06:19– Ulysse Gossel a rappelé tout à l'heure,
06:21il y a un accord avec les Américains,
06:22et ça tombe quelque part, il ne faut pas être au mauvais endroit,
06:25au mauvais moment.
06:25– Il y a un projet d'accord.
06:26– Il y a un projet d'accord, il ne faut pas être au mauvais endroit,
06:29au mauvais moment,
06:30et personne n'a compris dimanche soir,
06:34l'intervention de Donald Trump.
06:36– Oui, mais là, ce bâtiment, ce navire, il allait quelque part,
06:39il avait un but précis, il sortait, il entrait, est-ce qu'on sait ?
06:43Ou est-ce qu'il faisait, comme tous les bâtiments, des ronds dans l'eau ?
06:45– Ah non, j'ai mis un ron dans l'eau.
06:47Alors, je n'ai pas vérifié quelle était la route qu'il avait prise,
06:49simplement, il passait par là, et je dirais que le régime…
06:53– Qu'est-ce qu'il transportait ?
06:54– Des conteneurs, il a à peu près…
06:56– J'ai vu, oui, un peu plus de 2800 conteneurs,
07:00donc ce n'est pas un grand, ce n'est pas un gros porte-conteneurs,
07:02il date de 2005, ça peut aller aujourd'hui,
07:05je vous le disais, il y a un ordre d'idée,
07:06entre 20 et 24 000 conteneurs,
07:09donc on l'appelle de 20 pieds,
07:10donc c'est un petit porte-conteneurs,
07:12mais ce n'est pas ça la question, c'est le symbole,
07:14et c'est un missile terre-mer qui est parti,
07:16donc c'était un navire qui était visé.
07:17Est-ce que c'était une erreur de cible ?
07:21Personne ne peut le dire, à part les Iraniens,
07:22mais les Iraniens, pour rester dessus,
07:23alors je ne sais pas si c'est pour se couvrir,
07:25on dit que c'est parce que le navire était soutenu par les Etats-Unis,
07:30pas escorté, soutenu par les Etats-Unis,
07:32et donc on pouvait lui tirer dessus sans aucun problème.
07:36– Ça veut dire quoi, soutenu ?
07:37– Soutenu, c'était parce que, évidemment,
07:38ils ne peuvent pas dire qu'il était escorté,
07:40parce qu'au début ils pensaient qu'il serait escorté,
07:41or on sait qu'il n'est pas escorté,
07:44d'ailleurs si vous regardez dans toutes les presses,
07:45personne ne vous dira qu'il était escorté, c'est flou,
07:47il était soutenu, mais ça ne veut rien dire,
07:49c'est tout simplement parce qu'il a voulu passer,
07:51pensant qu'il y aurait un blanc-seing,
07:52et ça n'a pas été le cas.
07:54– Ça n'a pas fonctionné, mais alors…
07:55– C'est un tir de missile, c'est ça ?
07:56– Oui, un tir de missile de croisière.
07:58– Quelles conséquences ?
08:01– Physique, vous parlez sur le bateau.
08:02– Le bateau aussi, mais ensuite maintenant,
08:05diplomatique stratégique,
08:06et Louis Gosset dit que c'est étonnant,
08:07ça arrive au moment où, au contraire,
08:08on parle d'un projet d'accord,
08:10Trump serait peut-être sur le point de conclure
08:12un accord avec l'Iran.
08:12– Maude Bréjon, rapidement, aujourd'hui,
08:14a déclaré que la France considérait
08:16que ce n'était pas une attaque contre elle.
08:18– Et Emmanuel Macron l'a dit,
08:19la France n'est pas visée.
08:20– Oui, mais c'est quand même…
08:23– Mais pourquoi cette prudence ?
08:24Parce qu'en même temps, on peut se poser la question,
08:26c'est à la France aussi de protéger
08:28aussi ses navires.
08:29Alors on sait que le porte-avions Charles de Gaulle,
08:31Louis Gosset, est en route vers la mer Rouge.
08:34– On voit que les événements s'accélèrent.
08:36On est dans une période critique pour deux raisons.
08:38La première, c'est que personne n'a envie
08:41que le blocus continue,
08:42ni les Américains, ni les Iraniens,
08:44pour différentes raisons, ni les Chinois,
08:45ni nous non plus.
08:45– Ni les Chinois et le monde entier.
08:46– Ni la France, ni la Chine,
08:48ni les automobilistes qui payent le prix trop cher.
08:52Il y a un deadline,
08:53il y a une date limite pour Trump,
08:55qui est dans moins de 10 jours maintenant,
08:56c'est son voyage à Pékin,
08:58où il va rencontrer le président chinois.
09:00Quel est le Trump qui va pénétrer
09:02dans la cité interdite ?
09:03Est-ce que c'est le commandant-chef victorieux
09:06qui aura fait la paix avec l'Iran
09:07et qui aura réussi à conclure un accord sur le nucléaire ?
09:09– Qui pourra dire « j'ai gagné cette guerre ».
09:11– Ou est-ce que c'est l'empereur déchu
09:12qui est finalement ridiculisé
09:14par un petit pays iranien, etc.
09:16Donc, il veut absolument conclure.
09:18Et d'ailleurs, aujourd'hui,
09:20dans les messages qui nous arrivent depuis Washington,
09:22il y a une petite phrase qui dit
09:24« il faut absolument que Trump signe
09:26avant de partir pour Pékin ».
09:28Donc, dans ce contexte-là,
09:29on a deux éléments.
09:30On a effectivement une attaque iranienne,
09:34un accrochage de plus, entre guillemets,
09:36qui est destiné à maintenir la pression du côté iranien.
09:39Pour bien dire aux Américains,
09:40on veut bien négocier,
09:41mais pas dans n'importe quelle condition,
09:42le Golfe Persique, c'est chez nous.
09:44Ça, c'est la position de propagande,
09:45je dirais presque routinière,
09:47assortie d'un tir de bici,
09:49ce qui n'est pas rien.
09:50Mais on a le deadline pour Donald Trump
09:52qui doit se rendre en Chine.
09:54Et, si vous voulez,
09:56autre événement majeur pour nous,
09:58la France,
09:58le porte-avions Charles de Gaulle,
10:00qui est le symbole quand même
10:01des forces armées françaises,
10:03et qui est un porte-drapeau exemplaire,
10:05arrive en mer Rouge.
10:06Il a franchi le canal de Suez,
10:08et après la mer Rouge,
10:10c'est le golfe d'Arabie,
10:12c'est le golfe Persique.
10:13Il est accompagné,
10:14il est accompagné quand même,
10:16il faut le préciser,
10:16de plusieurs navires.
10:18C'est un groupe aéronaval,
10:19avec au moins une frégate,
10:20un bateau ravitailleur,
10:22il y a des rafales à bord, etc.
10:24Et il va rejoindre,
10:25et c'est là où c'est important,
10:26d'autres navires,
10:27d'autres pays,
10:28qui pourraient participer
10:29à la sécurisation du détroit d'Ambôme.
10:30Ça, ça a été déjà annoncé,
10:32c'est-à-dire qu'une fois que la guerre
10:32sera terminée,
10:34il y a ce projet de sécurisation.
10:36Est-ce que ce projet
10:37pourrait commencer plus tôt ?
10:38Jusqu'à présent,
10:39il était en Méditerranée.
10:40Là, il est en mer Rouge.
10:42Et qu'est-ce qu'il y a en mer Rouge ?
10:44Il y a les Yéménites,
10:45qui sont les aïeux de l'Iran,
10:46qui peuvent, là aussi,
10:48tirer des missiles sur le char de Gaulle.
10:50Ce n'est pas anodin, premièrement.
10:53Et deuxièmement,
10:54quel est le signal
10:54qui a été donné par la France aujourd'hui,
10:56en dehors du déploiement du char de Gaulle ?
10:58C'est si, effectivement,
10:59il y a un accord entre l'Iran et les États-Unis,
11:02s'il y a bien un accord,
11:03alors nous sommes prêts
11:04à participer à cette coalition
11:06et à sécuriser.
11:07Ça change tout,
11:07si ça se produit.
11:09Donc maintenant,
11:09on attend de savoir
11:10si entre Trump
11:11et les gardiens de la Révolution,
11:14il peut ou pas
11:14y avoir un accord.
11:15Stéphane Marchand ?
11:16Alors, la stratégie des Français,
11:18c'est ne pas être mêlé à la guerre,
11:20ne pas être impliqué dans la guerre.
11:20D'ailleurs, très vite,
11:21on dit, attendez,
11:22ce n'est pas la France qui est visée.
11:23Ne nous impliquez pas dans cette guerre.
11:25Mais la stratégie,
11:26c'est aussi être le premier
11:28de l'après-guerre
11:29à être capable d'intervenir
11:30pour sécuriser le transit
11:32dans le détroit d'Hormouz.
11:33Donc, il y a un petit risque
11:34pour les Français
11:34d'arriver d'une certaine manière
11:36trop tôt.
11:37C'est-à-dire, la guerre reprend, etc.
11:38Donc là, il faut jouer
11:40assez finement.
11:40Pour ce qui concerne
11:41l'attaque contre le conteneur
11:43de CMA-CGM,
11:45c'est tout à fait naturel
11:46de la part des Iraniens.
11:48Finalement,
11:48Ils sont...
11:50Tout à fait.
11:51Ils sont...
11:51C'est vrai que c'est naturel.
11:53Ils sont dans une phase ultime
11:54de la négociation
11:55avec les Américains.
11:56Ils jouent leur peau,
11:58en quelque sorte.
11:59C'est un pays
12:00complètement ravagé
12:01et qui a,
12:02dans son arsenal,
12:02un instrument
12:03et un seul.
12:04Le blocage
12:05du détroit d'Hormouz.
12:06C'est sa seule force.
12:06Jusqu'à la dernière minute
12:08de la dernière heure...
12:09Ils vont utiliser cette arme.
12:10Ils vont utiliser
12:11et prouver que leur arme,
12:12ils peuvent tirer avec.
12:13Parce que sinon,
12:14ils peuvent se faire rouler
12:15dans la farine.
12:16Donc, c'est une question
12:17d'un rapport de force.
12:18C'est un rapport de force purement.
12:19C'est tout à fait la durée.
12:20C'est un rapport de force.
12:21Parce qu'en fonction de...
12:22Je veux dire,
12:23un missile de croisière,
12:25il ne part pas
12:26en s'appuyant comme ça
12:27sur le bouton.
12:28Les Iraniens utilisent
12:29ce qu'ils peuvent faire.
12:30Ils ont rentré
12:31des coordonnées,
12:32ils sont visés.
12:32Sauf qu'au début du plateau,
12:35je relisais aujourd'hui
12:37des textes sur la guerre Iran-Irak.
12:40Les gardiens de la révolution
12:42étaient tellement mal indisciplinés
12:45qu'à certains moments,
12:46ils ont attaqué des bateaux
12:47qui entraient dans des ports iraniens.
12:49Et donc, la marine iranienne officielle
12:53était scandalisée
12:54par le manque de discipline.
12:56On a tendance à considérer
12:58que tout ce qui se fait
12:59est rationnel
13:00et que la décision qui est prise,
13:02elle est prise au plus haut niveau.
13:03On peut encore avoir une fois
13:05avoir eu un des membres
13:06des gardiens de la révolution
13:07qui décide, lui, justement,
13:09de montrer...
13:11Sans avoir l'aval du commandement.
13:13Voilà.
13:14D'autant plus que
13:15depuis la guerre de juin 2025,
13:18l'ancien chef de la révolution
13:20qui s'appelle Ramenei,
13:21le père Ramenei,
13:23avait pris la décision
13:24très intéressante
13:25de décentraliser
13:26la décision militaire
13:28dans les régions d'Iran.
13:29Et par conséquent,
13:31ce que vous venez de dire, monsieur,
13:32correspond tout à fait à ça.
13:33Le commandement indépendant,
13:35autonome.
13:35Le commandement mosaïque
13:35avec la décentralisation
13:37à outrance,
13:37il y a un risque,
13:38c'est que plus on décentralise
13:40et plus il y a de risques...
13:41Il y a des prises
13:42de décisions autonomes.
13:43Non, mais il y a aussi
13:44l'hypothèse d'un tir
13:46d'une faction du régime
13:47qui ne souhaite pas un accord.
13:48Les durs.
13:50Ils sont tous durs,
13:51ceux qui sont là.
13:51Les plus durs.
13:51Ceux qui sont là,
13:53les gardiens de la révolution,
13:54ce ne sont pas des modérés,
13:55ce sont forcément des gens
13:56qui sont dans les rouages
13:59du régime depuis des décennies.
14:00Certains qui ont fait la guerre
14:02Iran-Irak,
14:02qui a duré, je vous rappelle,
14:04huit ans,
14:05qui a fait des millions de morts,
14:06etc.
14:06Et donc, ces gens-là,
14:07ce sont des durs.
14:08Et certains, effectivement,
14:10considèrent que l'Iran
14:10ne doit pas céder
14:11au grand Satan américain.
14:12C'est vraiment le contraire
14:14de toute la propagande
14:15du régime depuis 1979.
14:16Donc, ça peut être
14:17un tir d'une faction
14:18ou ça peut être un tir,
14:20moi je crois plutôt
14:20comme un tir domicile politique,
14:23un signal politique
14:25pour dire, effectivement,
14:26comme le dit Stéphane Marchand,
14:27jusqu'au dernier moment,
14:28il faut savoir
14:28que l'Iran ne reculera pas,
14:30sauf si, effectivement,
14:32il y a un accord possible.
14:33Et d'ailleurs,
14:33Trump va dans ce sens
14:35encore aujourd'hui
14:35avec des déclarations
14:36qui se multiplient,
14:37notamment une chaîne
14:38de télévision
14:39qui dit,
14:40on est proche d'un accord,
14:41ça serait l'idéal
14:42que je puisse signer cet accord
14:43avant de partir pour Pékin.
14:45On va retrouver
14:46Antoine Allard
14:46dans deux minutes.
14:47Il est en direct
14:48de Washington
14:48pour BFM TV.
14:49On a un ancien capitaine
14:50de Freyat avec nous
14:51et de Commando Marine,
14:52spécialiste de la sécurité maritime,
14:54François Morizur.
14:55Bonsoir,
14:57capitaine Morizur,
14:57merci d'être en direct
14:58avec nous
14:59sur BFM TV.
15:01Comment,
15:01quand on est comme ça,
15:02capitaine de navire,
15:03on fait face
15:04à une attaque délibérée
15:06ou non,
15:07mais qui blesse
15:07votre équipage ?
15:08Alors,
15:09quelle est la procédure ?
15:09Comment ça se passe ?
15:11Alors,
15:13c'est compliqué,
15:14c'est-à-dire,
15:14il faut déterminer
15:16dans quelles conditions
15:16vous allez naviguer,
15:17c'est-à-dire,
15:17est-ce que dans la zone
15:19dans laquelle
15:20vous allez opérer,
15:22quel est le niveau
15:23de risque
15:23que vous allez prendre ?
15:25Donc là,
15:25on est en pleine confusion
15:26actuellement,
15:27c'est-à-dire que
15:27la situation,
15:28elle est cadencée
15:30par les tweets de Trump,
15:32les réactions de l'Iran
15:33et dans les conditions
15:35qui nous touchent
15:37avec le CMA,
15:40en chronologiquement,
15:41il fallait reprendre
15:42le 3,
15:43ce qui s'est passé.
15:44C'est-à-dire,
15:44la situation était calme
15:45jusqu'au 3.
15:46Les Américains décident
15:47de mettre en place
15:48sans préavis,
15:49cette décision du soir
15:51à mettre en place
15:52pour l'an de la matin,
15:52cette escorte
15:53pour les deux navires
15:54de transport
15:55de véhicules américains,
15:58ça se met en place,
15:59ça se passe moyennement,
16:00c'est-à-dire que
16:01les Iraniens constatent
16:03qu'il y a une brèche
16:04dans leur blocage,
16:06ils tirent des missiles,
16:07des drones
16:08qui sont abattus,
16:09les deux navires passent.
16:11Ensuite,
16:12il y a une réaction de l'Iran,
16:13l'Iran réagit le lendemain,
16:15enfin immédiatement,
16:16en tirant sur deux navires,
16:18dont un,
16:19alors on en parlait juste avant,
16:20un navire qui était destiné
16:22à ravitailler en soja
16:24un port iranien,
16:25donc effectivement,
16:26des fois,
16:27il y a un peu de confusion
16:28en interne
16:29chez les Iraniens,
16:30et ensuite,
16:32je ne sais pas si vous l'avez
16:32remarqué,
16:33ils ont sorti une carte
16:34qui détermine
16:35leur zone de contrôle,
16:37donc cette carte
16:37est sortie il y a deux jours,
16:39et cette zone intègre
16:41les zones de mouillage
16:43se trouvant aux Émirats,
16:44Ras al-Khema,
16:46ils ont demandé
16:46à tous les navires
16:47de quitter cette zone,
16:48c'est ce qui a été fait,
16:49d'ailleurs,
16:49si vous regardez
16:50sur Marine Trafic,
16:51il n'y a pratiquement
16:51plus de bateaux
16:52dans cette zone,
16:53et la zone de Fujira,
16:55donc ça s'étend
16:56jusqu'aux Émirats,
16:58il y a eu des tirs
16:59dans la zone,
16:59il y a deux bateaux
17:00qui ont été touchés
17:01au mouillage
17:02de Ras al-Khema,
17:04et un tir
17:05sur la zone
17:05de stockage
17:07pétrolier
17:07de Fujira,
17:08donc le but,
17:08c'était de marquer
17:10le territoire,
17:11c'est-à-dire,
17:11voilà,
17:11ça c'est nous,
17:13on contrôle ça,
17:14et tout ce qui passe,
17:16c'est après notre agrément.
17:17D'accord,
17:18donc en fait,
17:18c'est un signal
17:19qui est envoyé
17:19à la fois aux Américains,
17:21aux bâtiments,
17:21en disant,
17:22ne prenez aucun risque,
17:24personne ne bouge,
17:25attendons de voir
17:26comment ça évolue,
17:27c'est ça,
17:28et donc c'est à destination
17:29de tous les navires
17:30qui voudraient éventuellement
17:31bouger aussi,
17:31quoi ?
17:32Tout à fait,
17:33ce qui s'est passé hier soir,
17:35c'est,
17:35alors il y a deux bateaux
17:36qui sont sortis,
17:37deux bateaux qui ont,
17:38le CMA qui sont partis,
17:39le Sant'Antonio
17:40et le Saigon,
17:42je pense qu'il y a
17:43une confusion,
17:45je ne suis pas sûr,
17:46mais je pense que
17:46la compagnie pensait
17:47que le guidage américain,
17:50pas l'escorte,
17:50le guidage,
17:51était encore en place,
17:54et ces navires ont été
17:56détectés par les Iraniens,
17:58identifiés par les Iraniens,
18:00et volontairement tirés,
18:01parce que lorsque vous tirez
18:03missiles sur un tanker,
18:05sur un porte-conteneur,
18:06c'est que vous voulez marquer
18:07votre,
18:08vous donnez un gros coup
18:09de marteau,
18:09pour dire stop,
18:10plus personne ne passe.
18:11Merci François Morizu,
18:13vous voulez ajouter
18:13quelque chose ?
18:14Oui,
18:14tout à fait,
18:15en fait,
18:15dire que cette histoire
18:17de passage par le sud,
18:18en fait,
18:19qui est initiée par Donald Trump
18:21sur les eaux territoriales
18:24au Manèse,
18:25ça ne marche pas
18:26pour les super tankers,
18:27ça ne marche pas
18:28pour les 300 000 tonnes,
18:30ça ne marche pas
18:30pour ceux dont...
18:31passage par le sud,
18:32parce que l'on voit
18:32le passage par le sud,
18:33c'est...
18:33Par les côtes d'Omane ?
18:34Par les côtes d'Omane.
18:35D'accord.
18:36Le rase caillou
18:37qui a été fait,
18:37en fait,
18:38par ce pauvre navire
18:40qui a dû passer
18:40avec son équipage par là.
18:42Tout ça,
18:43c'est en fait
18:43un peu de l'esbrouf,
18:45comme vous le dites,
18:46il y a un jeu,
18:47voilà,
18:47on est en train,
18:48on est en négociation,
18:49mais les seuls bateaux
18:50qui sont intéressants
18:51et qui intéressent l'Iran
18:52et qui intéressent
18:53les Etats-Unis,
18:54les vrais,
18:54sont ceux
18:55qui vont se faire
18:56100 000,
19:01par passage.
19:02C'est le pétrole.
19:04Le reste,
19:06ça n'a aucun intérêt.
19:07Donc,
19:08le quart carrière
19:08qui est passé
19:10sous la protection
19:12prétendue
19:12des Américains,
19:13c'était juste...
19:15Ça ne servait à rien.
19:16Et le pauvre bateau,
19:17et c'est ça
19:17qui nous...
19:20C'est du mal.
19:21Qui nous fait
19:22un peu de mal,
19:22c'est que ce bateau-là,
19:25200 mètres,
19:263 000 boîtes,
19:27c'est rien.
19:28C'est rien du tout.
19:29Il n'y a pas d'enjeu
19:30à le sud.
19:30Il n'y avait pas d'enjeu.
19:32Il n'y a qu'un jour,
19:33il y a 4 bateaux
19:33de MSC
19:35qui sont passés
19:36par le sud,
19:37dont le bateau
19:38de Croisière.
19:38Mais quel intérêt ?
19:40Aucun.
19:40En fait,
19:40dans cette affaire,
19:41on voit bien
19:42comment ça se passe.
19:43C'est pour ça
19:43qu'il faut que
19:44les Etats souverains,
19:46que la France,
19:47avec ses 40 pays neutres,
19:51mettent un corridor
19:52en place.
19:53Et finalement,
19:54après,
19:54on a pas la main.
19:55Il faut que la guerre
19:56soit terminée avant.
19:56C'est pour ça
19:57qu'on va...
19:58C'est nous
19:59ce qu'on demande.
20:00C'est que ce conseil
20:02de sécurité de l'ONU
20:02qui n'a été convoqué
20:03finalement que
20:04par les Etats-Unis
20:06deux fois
20:07en deux mois,
20:08le 11 mars,
20:10le 27 avril,
20:12ne l'ont été
20:13que par le Bahreïn,
20:14avec les Etats-Unis
20:15derrière
20:16qui ont ouvert
20:17ce conflit.
20:18Est-ce qu'il n'y a pas
20:19une possibilité ?
20:20Quand on joue au loto,
20:21on commence par remplir
20:22la grille
20:23et on ne perd pas
20:24le ticket
20:25parce qu'on a gagné.
20:26Mais il faut y aller
20:27et à un moment donné,
20:29peut-être qu'un corridor,
20:30je ne vois pas comment
20:31les Chinois,
20:32la Russie
20:33et les cinq membres
20:35permanents
20:35du Conseil de l'ONU
20:36ne pourraient pas
20:38voter
20:39ou exerceraient
20:40leur droit de veto
20:41sur une sortie
20:42des lignes civiles.
20:43Sauf qu'en attendant,
20:44ça se négocie direct.
20:45Sans prendre parti.
20:50Les marins,
20:51on veut naviguer,
20:52on adore nos métiers,
20:54on a les bateaux,
20:55on les maintient en place.
20:56Ou aidez-nous à passer.
20:57Aidez-nous à passer.
20:57Sauf que le deal,
20:58il est entre Washington
20:59et Théan pour le moment
21:00et qui exclut tout le monde.
21:02Et justement,
21:02c'est Antoine Lard
21:03qui est en direct
21:04de Washington
21:05avec nous
21:05pour BFM TV.
21:07Antoine,
21:07c'est vrai qu'on dit
21:09qu'on continue de négocier,
21:10qu'on se rapproche
21:11mais en même temps,
21:12Donald Trump,
21:12il continue de menacer
21:13l'Iran de frappes
21:14en disant
21:15vous signez ou on tape.
21:19Exactement.
21:20Alors Donald Trump
21:20d'abord se montre
21:21plutôt optimiste
21:22sur les chances
21:23de trouver un accord.
21:24Il dit qu'il y a
21:24de bonnes chances
21:25de pouvoir signer
21:27quelque chose.
21:27Il dit même
21:28que dans l'idéal,
21:28il souhaiterait conclure
21:29cet accord
21:30avant son départ en Chine
21:31en milieu de semaine prochaine.
21:33Mais dans le même temps,
21:34effectivement,
21:35Donald Trump menace
21:36en disant que
21:37c'est une négociation échoue.
21:39Eh bien,
21:39il reprendra les bombardements
21:40et il promet même
21:41des frappes
21:42qui seraient plus fortes,
21:43plus intenses encore
21:44que les précédentes.
21:45Ce mélange d'optimisme,
21:47de prudence
21:47et de menaces
21:48illustre aussi
21:49le fait que
21:50les Américains savent
21:51qu'il y a des divisions
21:52au sein du régime iranien.
21:53Il y a d'un côté
21:54une fraction plutôt modérée
21:56qui serait prête
21:57à conclure un deal
21:58et en face,
21:59les durs du régime
22:00qui, eux,
22:00refusent tout compromis.
22:02Trump ne donne pas
22:03de détails
22:03sur le plan
22:04qui est sur la table
22:04mais selon plusieurs
22:05médias américains,
22:06il y a une feuille de route
22:07qui a été soumise
22:07aux Iraniens,
22:0814 points
22:09pour définir
22:11le cadre
22:11des négociations
22:12et régler
22:13à la fois
22:14la question
22:14de la navigation
22:15dans les trains d'Hormuz
22:16et la question
22:16du nucléaire.
22:17Ça, c'est très important
22:18pour Donald Trump
22:18qui veut régler
22:19les deux sujets
22:20en même temps.
22:20Donald Trump est pressé
22:21de tourner la page
22:22de cette guerre
22:22et donc il veut négocier
22:23les deux choses
22:24à la fois.
22:25Il y a notamment
22:26dans ce plan
22:26l'idée
22:27que les Téhérans
22:28restitueraient
22:29les 450 kg
22:30d'uranium enrichis
22:31des stocks
22:32qui pourraient être
22:32transférés
22:33vers les Etats-Unis.
22:34Si l'Iran
22:35et les Etats-Unis
22:36arrivent à se mettre
22:36d'accord
22:37sur cette feuille de route,
22:38il y aura
22:38dans un deuxième temps
22:39des négociations
22:40plus détaillées
22:40en présentiel
22:41qui pourraient avoir lieu
22:43à Genève
22:43ou au Pakistan
22:44à Islamabad.
22:45Des négociations
22:46qui dureraient 30 jours
22:47et là on rentrerait
22:48vraiment dans les détails
22:48pour finaliser
22:50un accord
22:50qui mettrait fin
22:51définitivement
22:52à la guerre.
22:52Donc le chemin
22:53est encore long
22:54et on voit
22:55qu'il y a aujourd'hui
22:56ce mélange
22:57d'optimisme
22:57et de prudence
22:58du côté de la Maison-Blanche
22:59avec toujours
23:00ces menaces
23:00de Donald Trump
23:01de reprendre les combats
23:02qui est finalement
23:03une stratégie,
23:03un coup de pression
23:04assez classique
23:04chez Donald Trump
23:05lorsqu'il négocie.
23:06Donald Trump,
23:07vous savez,
23:07aime mettre la pression
23:08sur la partie adverse,
23:09mettre le pistolet
23:10sur la tempe
23:10de la partie d'en face
23:12pour obtenir
23:13un maximum de concessions.
23:14Merci Antoine Denard
23:15à Washington
23:15pour BFM TV.
23:17En attendant,
23:17quelle incidence
23:18ce qui se passe toujours
23:19sur le marché pétrolier
23:22Gaëtan Mélin
23:22et sur le baril de pétrole ?
23:24Il y a combien ce soir ?
23:25101 dollars
23:26par le Brent
23:27donc effectivement
23:27ça baisse
23:28et même,
23:29je dirais,
23:29quand on regarde
23:30le brut américain
23:31qui concerne justement
23:33les Américains,
23:33eh bien on est même
23:34repassé sous les 100 dollars.
23:36La fluctuation
23:37est incroyable.
23:38La semaine dernière,
23:39je vous rappelle,
23:39on était à 126 dollars
23:41le baril,
23:41100 dollars aujourd'hui.
23:43Tout tient finalement
23:44au discours des uns
23:45et des autres.
23:46Il ne suffit
23:46que Donald Trump
23:48ce soir
23:49ait un discours
23:50un peu alarmiste
23:50et tout de suite
23:51ce baril de pétrole
23:53repartira à la hausse.
23:54Alors en France,
23:55on est sur le débat
23:56de la taxation
23:56des super profits
23:58réalisés par Total.
23:59Ce matin,
24:01Olivier Faure,
24:01le leader socialiste,
24:03faisait la proposition
24:04donc qu'il faut taxer,
24:05alors pas seulement Total,
24:06d'ailleurs il faut taxer
24:07tous ceux qui profitent
24:08de cette guerre.
24:09Mais M. Pouyanné,
24:10le PDG de Total,
24:12il a menacé,
24:13il a dit
24:13si vous me taxez davantage,
24:15eh bien moi j'arrête
24:16de plafonner
24:17les prix que je propose
24:18dans mes stations de service.
24:19Je rappelle que Total,
24:20c'est 30%
24:20des stations de service françaises.
24:21Oui, tout à fait.
24:22Total Energy
24:23qui a dévoilé
24:24ces chiffres
24:24la semaine dernière
24:25avec un bénéfice
24:26en augmentation
24:27de 51%
24:28sur le premier trimestre.
24:29Mais ce qu'il faut rappeler,
24:29c'est que ces bénéfices
24:30ne sont pas réalisés
24:31en France,
24:32ils sont bien réalisés
24:32à l'étranger.
24:33Rien n'est réalisé en France.
24:35Vous prenez
24:35les chiffres de 2025,
24:36on n'a pas encore
24:37les chiffres globaux
24:38de 2026 bien évidemment,
24:39mais quand on regarde
24:40sur 2025,
24:41c'était une perte
24:41de 300 millions d'euros.
24:42Donc qu'est-ce que
24:43vous voulez taxer aujourd'hui ?
24:44D'ailleurs,
24:45l'année dernière,
24:46Total n'a pas payé
24:51que Total Energy
24:53paye quand même
24:54des impôts en France
24:55quand on regarde
24:57les cotisations notamment
24:58de l'ordre
24:59de 2 milliards d'euros.
25:00Donc ce n'est pas rien.
25:01Le problème aujourd'hui,
25:03c'est effectivement
25:03de savoir
25:04qu'est-ce qu'on entend
25:05par profiteur de guerre
25:07puisque dès le plafonnement
25:09des prix du carburant,
25:11il a été instauré
25:12dès 2023 par Total Energy.
25:14Le groupe promet
25:15que ce plafonnement
25:16va durer jusqu'à la fin
25:17de cette crise.
25:19En revanche,
25:19si effectivement
25:20il y a une taxation
25:22de quelque manière
25:24qu'il soit,
25:24le groupe ne sera pas
25:25en mesure
25:26d'assurer ce plafonnement
25:28à l'ensemble
25:28des automobilistes.
25:29Il y a aussi
25:29les fameuses marges brutes.
25:31Certains accusaient
25:32les distributeurs
25:33de carburant
25:34d'avoir augmenté
25:36leurs marges
25:36en profitant aussi
25:37de cette crise.
25:38Et finalement,
25:39Bercy,
25:39le gouvernement,
25:40dit lui-même
25:40qu'en moyenne,
25:41les marges brutes
25:42des distributeurs
25:43de carburant
25:43sont équivalentes
25:44à celles pratiquées
25:45avant la crise.
25:45Oui, tout à fait.
25:46On a eu effectivement
25:47un briefing
25:48de la part du ministère
25:49de l'économie
25:50sur ses marges
25:51depuis le début
25:52de la crise
25:52jusqu'à aujourd'hui.
25:54Et en fait,
25:54on voit bien
25:55que les marges brutes
25:56au tout début
25:57de la crise
25:57sont en hausse
25:59de la part
26:00de tout le monde
26:00mais surtout
26:02de la part
26:02des indépendants.
26:04Et ça,
26:04c'est assez important
26:05parce que quand on regarde
26:06après,
26:07tout le monde
26:07s'est aligné
26:08sur la position
26:08de Bercy,
26:09du ministère
26:10de l'économie
26:11et il n'y a pas
26:12de marges
26:13qui ont été réalisées.
26:15Donc personne
26:15ne s'est enrichi ?
26:16Non, tout à fait.
26:17Au niveau des distributeurs,
26:19même si encore une fois,
26:20et ça,
26:20c'est assez intéressant
26:21quand on regarde
26:22dans le détail,
26:22quand on regarde
26:23les grands majors,
26:24notamment Total
26:25et Générgie,
26:26eh bien c'est celui
26:27qui a vu sa marge
26:28fondre le plus.
26:30Donc ça tend le coup
26:31à tous les fantasmes
26:32mais finalement,
26:33si j'allais un peu
26:33plus loin dans la provocation,
26:35le seul qui fait des marges
26:36en ce moment,
26:36c'est l'État
26:37puisque l'État
26:37a un surplus
26:38de recettes fiscales
26:39et ça c'est factuel
26:41puisque le gouvernement
26:42lui-même l'admet
26:43en disant d'ailleurs
26:44que tous les dix jours,
26:45ils feront un point
26:46sur ce que la TVA
26:47rapporte en plus.
26:48Et d'ailleurs,
26:48on a eu les premiers chiffres
26:49sur mars et avril,
26:50ce sont 190 millions d'euros
26:52de surplus fiscal
26:53mais ces 190 millions d'euros,
26:55ils ont déjà été...
26:56Tramés ?
26:57Bien sûr,
26:58puisqu'on a 70 millions
26:59pour le mois de mars
27:00qui ont été alloués
27:01à trois secteurs prioritaires,
27:03la pêche,
27:04l'agriculture
27:05et les transporteurs
27:05et on a cette indemnité carburant
27:07qui va se monter
27:08à 180 millions d'euros
27:09pour les gros rouleurs,
27:11ceux qui utilisent...
27:11Qui sera donné en juin,
27:12c'est ça ?
27:13Non, à partir du 27 mai.
27:15Le portail n'est pas encore en place.
27:16Le portail sera mis en place
27:17à partir du 27 mai.
27:19Ce sera 50 euros,
27:19c'est ça ?
27:20Sous conditions.
27:21Il faut exiger,
27:22il faut le demander.
27:23Il faut avoir un trajet
27:24domicile-travail
27:25de plus de 15 kilomètres
27:27aller-retour,
27:28bien évidemment
27:29et puis il faut avoir
27:31bien sûr
27:32des conditions de revenus
27:33qui font que vous êtes
27:34un ménage modeste.
27:35Ça va être assez compliqué.
27:35Donc, non,
27:36ça ne va pas être assez compliqué.
27:37Parce qu'il faut demander,
27:38il faut envoyer ses papiers.
27:39On sait qu'en général,
27:41la moitié des gens
27:42ne demandent pas
27:42ce qui est leur dû.
27:43Non mais en fait,
27:44c'est assez simple.
27:45C'est sur les revenus de 2024,
27:46il suffit juste de vous connecter
27:47sur un peu au point de vous.
27:48Beaucoup de gens ne le savent pas,
27:49ils ne demandent pas.
27:49parce qu'il y a eu beaucoup
27:50de communication.
27:52Gaëtan,
27:52on se retrouve au mois de juillet,
27:53on fera le bilan,
27:54vous verrez.
27:54Les Français les plus modestes
27:55qui auront besoin
27:56de cette indemnité carburante,
27:57forcément,
27:58ils feront la demande.
27:59Encore une fois,
28:00c'est chiffré,
28:01ça coûte 180 millions d'euros
28:02et donc vous voyez
28:03les 190 millions d'euros
28:04de surplus fiscal
28:05sont tout de suite fléchés
28:06vers ces mesures,
28:07même si le gouvernement
28:08a annoncé hier
28:10par la voix du Premier ministre
28:11qu'effectivement,
28:12la crise va durer
28:13et qu'il faudra élargir
28:15le dispositif
28:16à d'autres professions,
28:17notamment les infirmières,
28:18les chauffeurs de taxi
28:19ou bien encore
28:20les aides à domicile.
28:21Stéphane Marchand,
28:22tout ce débat
28:23sur les super profits,
28:24les marges, etc.,
28:24c'est un débat très franco-français
28:27ou est-ce que c'est utile
28:28de l'avoir ?
28:28Parce qu'enfinement,
28:29on se rend compte
28:29qu'il n'y a finalement
28:30pas tellement de super profits
28:31et les marges,
28:32elles sont identiques
28:33à celles réalisées
28:34avant la crise.
28:36C'est un peu franco-français
28:37parce qu'on a tendance
28:38à avoir une idée
28:39du profit extrêmement négative
28:40en France.
28:40C'est un des seuls pays au monde
28:42où le mot profit,
28:43le mot bénéfice
28:44déclenche immédiatement
28:45une suspicion.
28:46Comme si une entreprise
28:47n'était légitime
28:48que si elle faisait faillite
28:49en quelques années.
28:50Donc, c'est quand même dommage.
28:52Alors que le principe
28:53d'une entreprise,
28:53c'est de faire des bénéfices ?
28:54Absolument.
28:54De manière à pouvoir embaucher,
28:56de pouvoir investir,
28:57de pouvoir etc.
28:57Donc,
28:59j'ai vécu dans quelques pays
29:01dans le monde
29:01et c'est le seul
29:02où j'entends
29:04cette haine du profit.
29:06Alors, évidemment,
29:07pour les multinationales françaises,
29:09se double le fait que,
29:10comme on le rappelait
29:10à l'instant,
29:11fréquemment,
29:13elles ne s'intéressent pas
29:14beaucoup à la France
29:15parce que ce sont
29:16des entreprises
29:17qui sont disposées
29:18dans 50,
29:19100,
29:20150 pays parfois
29:21avec des fiscalités
29:23très différentes.
29:24Elles font un petit peu
29:25d'arrangement fiscal
29:25de manière à optimiser.
29:27Et par conséquent,
29:28pour elles,
29:28la France n'est pas
29:30le cœur de leur procureur.
29:31C'est-à-dire que Total
29:31pourrait avoir son siège social
29:32ailleurs qu'en France ?
29:33En Irlande.
29:34C'est difficilement imaginable.
29:36C'est difficilement imaginable.
29:38C'est difficilement imaginable.
29:38C'est déjà été envisagé.
29:39C'est déjà été envisagé.
29:40C'est pour ça que je dis ça.
29:40Le France Total
29:40voulait éventuellement
29:42entrer à la bourse de New York.
29:44Il a été retenu.
29:45Il avait menacé.
29:46Oui, c'était un coup d'éclat.
29:47Mais il y aura une double cotation.
29:49Ces profils remontent où
29:50et vers où, en fait,
29:51ces 5,8 milliards ?
29:52Parce que le siège de Total,
29:53il est en France.
29:54On dit les 6 milliards.
29:56À quoi servent les bénéfices ?
29:57Les bénéfices,
29:58ils servent à être distribués,
30:00effectivement,
30:00en termes d'individences
30:01aux actionnaires,
30:01mais surtout à investir.
30:03Aujourd'hui,
30:03il faut rappeler aussi
30:04que le mix énergétique,
30:05ça concerne aussi Total Énergie.
30:07Il n'est pas seulement
30:08un producteur de pétrole.
30:09Il fait de l'électricité,
30:11du gaz,
30:13donc on ne peut pas,
30:15effectivement,
30:15du solaire.
30:16Donc voilà.
30:18Il y a 700 000 actionnaires
30:19français de Total ?
30:20Mais 80% des salariés Total
30:22sont actionnaires de Total.
30:23Mais en tout,
30:23je crois que c'est 700 000
30:24actionnaires français.
30:25Vous parliez du pouvoir d'achat.
30:26Actionnaires de Total,
30:26je crois que l'année dernière,
30:27ils avaient touché 12 500 euros
30:29de primes d'actionnaires.
30:30Oui, mais ça ne concerne pas
30:31que les gros,
30:32encore une fois,
30:33les petits salariés aussi.
30:34On parlait des salariés
30:35qui, eux aussi,
30:36ont des problèmes
30:36de pouvoir d'achat
30:37et pour eux,
30:38c'est une vraie bonne nouvelle,
30:39ces bénéfices.
30:40Merci à vous.
30:41Dans un instant,
30:42on va s'intéresser
30:43à un navire aussi.
30:45Mais ça, c'est un navire
30:46de croisière néerlandais,
30:47le MV Hondus.
30:48Vous savez,
30:48c'est à bord de ce navire
30:49qu'il y a l'antavirus.
30:51Et alors,
30:52on a des foyers aussi en France
30:54dans le Jura,
30:55dans l'Aveyron,
30:55dans le Barin.
30:56On va essayer de comprendre
30:57ce que c'est que cette situation.
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