- il y a 3 mois
Mardi 14 avril 2026, retrouvez Olivier Perrin (Directeur général, Arthur Hunt) et Pierre-Emmanuel Martin (Président, Carbon) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.
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00:00Bonjour, bienvenue dans cette émission spéciale sans transition sur Bismarck.
00:03On tourne cette émission à l'occasion de la sortie du dossier spécial
00:07La France en mode projet dans le guide décideur énergie et environnement.
00:11J'ai le plaisir d'avoir autour de cette table deux personnalités qui ont participé à ce dossier,
00:17à savoir Olivier Perrin, directeur général d'Arthur Hunt.
00:21Bonjour Olivier.
00:21Bonjour.
00:22Arthur Hunt, c'est un cabinet de conseil en management et ressources humaines.
00:25Et vous êtes aussi je crois le leader d'un pôle stratégie dédié au secteur de l'énergie et de
00:29l'industrie au sein d'Arthur Hunt.
00:31A vos côtés, Pierre-Emmanuel Martin, vous êtes le cofondateur et président de Carbone,
00:36ce projet de gigafactory solaire à fosse-sur-mer qui vise je crois jusqu'à 5 gigawatts de capacité dès
00:422028.
00:43Alors on se retrouve aujourd'hui dans un contexte un peu particulier parce que depuis qu'on avait fait ces
00:46interviews
00:47pour le guide énergie et environnement, il y a eu enfin la programmation pluriannuelle de l'énergie PPE 3
00:53pour trois ans de retard, disons-nous tout à l'heure.
00:55Et surtout le conflit au Moyen-Orient et la crise énergétique qui en découle malheureusement.
01:01Alors électrifier la France, c'est dans l'air, façon de parler.
01:04On vient d'avoir le plan d'électrification annoncé par le gouvernement.
01:07Ça suppose de produire plus d'électricité décarbonée, de reconstruire l'industrie qui l'équipe.
01:13Et ça sera tout l'objet de cet échange.
01:14Alors je vais commencer pour parler vraiment de l'actualité pure.
01:17Ce plan de l'électrification, ça montre une volonté d'accélérer.
01:24Est-ce que pour vous c'est une urgence géopolitique, c'est une solution, on va dire, un peu improvisée
01:30dans l'urgence géopolitique ?
01:32Ou vous y trouvez quand même des pistes de réflexion intéressantes qui vous rendent un peu confiant ?
01:36Pierre-Emmanuel.
01:37Écoutez, voyons plutôt le verre à moitié plein.
01:40Il vaut mieux vaut tard que jamais.
01:43On a une nécessité qui est évidemment d'accélérer la transition énergétique.
01:49Ces nécessités, elles sont rappelées par la crise profonde et très grave autour des flux pétroliers autour du détroit d
01:57'Hormuz.
01:57Mais n'oublions pas qu'en arrière-fond, il y a quand même la crise climatique.
02:01Et on le voit avec des températures qui ont excédé au mois de mars aux Etats-Unis.
02:05On a atteint les 44 degrés.
02:07Il y a quand même des trucs qui sont extrêmement inquiétants.
02:10Et que donc sortir des énergies fossiles, c'est absolument nécessaire de manière générale.
02:15A la fois pour ces questions géopolitiques, mais aussi ces questions de changement climatique.
02:20On rappellera juste un chiffre.
02:21En France, on consomme, malgré une électricité décarbonée à 95%,
02:25on consomme quand même encore 60% de notre énergie primaire via des fossiles.
02:29Et donc il est absolument urgent de remplacer, d'exclure en tout cas du champ de la production d'énergie,
02:36ces énergies fossiles qui posent de multiples problèmes.
02:39Et on ne parlera pas aussi des pollutions induites.
02:42Et derrière les conflits aussi, ce sont des hommes et des femmes et des enfants
02:46qui souffrent durement dans beaucoup de régions du monde.
02:49Est-ce que ça pourrait être, Olivier Perrin, le choc un petit peu pour booster cette nécessaire transition qu'on
02:55attendait ?
02:55Alors je ne sais pas si c'est le choc, puisqu'en fait on en a eu plusieurs depuis des
02:59années.
03:00Parce que quand on a eu le démarrage du conflit entre la Russie et l'Ukraine,
03:05là aussi on a parlé d'un choc qui allait nous faire réagir.
03:08Je pense qu'il faut être face aux réalités.
03:11Si on a encore 60% de notre mix, ça veut dire qu'il va falloir faire des efforts substantiels.
03:17Et jusqu'à présent, force est de constater qu'on n'a pas vraiment réussi.
03:21Ça prend du temps et pourtant on part d'une base extrêmement intéressante en France.
03:26Grâce à notre production nucléaire, hydro et les renouvelables,
03:29on a déjà une électricité fortement décarbonée.
03:33Néanmoins, on voit bien que l'électrification des usages est un autre challenge,
03:38très conséquent, qui a des impacts lourds.
03:41On voit bien la production de véhicules électriques, les véhicules chinois,
03:45les véhicules européens, l'automobile européenne qui est en immense souffrance.
03:49Malheureusement, dans nos activités, on a aussi une activité liée à des plans de sauvegarde de l'emploi.
03:54Inutile de vous dire que la majorité actuelle est plutôt sur le secteur de l'automobile.
03:59Donc c'est quand même une transformation très profonde qu'il faut mener.
04:04Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il faut la mener.
04:07On est tous alignés, je pense.
04:08Mais la vitesse d'exécution et notre capacité à réellement la réaliser est à questionner.
04:14En parlant de vitesse d'exécution, parce que comme vous le dites, on travaille sur le temps long,
04:20mais parfois les entrepreneurs voudraient que le temps soit plus court.
04:24Si on prend l'exemple de Carbone, je crois, arrêtez-moi si je me trompe,
04:27que vous aviez obtenu un permis en moins de 7 mois, un des permis en tout cas qui est nécessaire
04:31au début de l'âge de l'activité.
04:34C'est un peu une performance, c'est vrai.
04:36Mais vous m'aviez aussi parlé de blocage, notamment la dissolution de 2024 qui a mis dans la mouise pour
04:42rester poli beaucoup d'entrepreneurs en France,
04:46avec des signatures qui restaient parfois un peu dans les tiroirs.
04:48Comment est-ce que vous caractériseriez l'État, peut-être sur en tout cas les derniers mois ?
04:52Est-ce que c'est un partenaire fiable ou un peu à géométrie variable ?
04:56Non, l'État reste en France un partenaire fiable.
05:00La question, c'est la direction politique.
05:02On a quand même une administration qui administre bien.
05:05La question, c'est qu'à un moment donné, il faut lui donner une direction.
05:08Elle a besoin d'un cadre.
05:09Je veux dire, la dissolution, ce n'est pas accompagnée d'une stabilité très forte,
05:12puisqu'on a vu quand même quatre premiers ministres depuis juin 2024, Gabriel Attal, à aujourd'hui Sébastien Le Cordu.
05:18Sachant que son bail s'arrêtera en mai 2027.
05:23Donc on est...
05:24Plus tard !
05:24Au plus tard !
05:25On lui souhaite, en tout cas, sur des temps extrêmement, finalement, assez courts par rapport aux enjeux et aux temps
05:33longs qu'il nous faut.
05:33Alors effectivement, en France, on est capable d'aller vite.
05:36Notre-Dame était un exemple, le carbone est le deuxième, à ce niveau-là,
05:39puisqu'on a eu en sept mois une autorisation environnementale pour une usine Céveso type seuil haut,
05:45une ICPE type 2 sur 45 hectares, dans un lieu où il y a quand même quelques contraintes écologiques.
05:50Donc on sait, quand on travaille bien et tous unis, aller vite.
05:53Maintenant, après, c'est, je dirais, à l'image aussi de l'Europe, qui est un peu coincée,
05:58puisqu'on est un peu les précurseurs au niveau mondial de tout ce qui est, on va dire, les green
06:04tech.
06:04Voilà.
06:04Et les Chinois ont pris le pas et se sont dit, tiens, demain, on va faire un leapfrog, un saut
06:08de grenouille.
06:10On va directement aller sur les nouvelles technologies plutôt que de faire des voitures thermiques.
06:14On va plutôt apprendre à faire des voitures électriques.
06:15Et là, on se retrouve coincé entre un agent orange qui, d'un côté, nous dit de rester dans l
06:21'ancien monde,
06:22de dominer par les fossiles et les grosses bagnoles thermiques,
06:26et de l'autre, des nouvelles technologies qu'on sait absolument nécessaires et qu'on ne maîtrise pas.
06:31Et sachant que nous, on n'a pas de pétrole, on a des idées,
06:34et encore faudrait-il qu'elles s'accordent à peu près au niveau européen,
06:37qui est aussi la bonne maille, l'Europe.
06:39Mais l'Europe, bon, peut-être que la défaite de Victor Orban est une très bonne nouvelle aussi,
06:44parce que l'Europe est bloquée sur pas mal de sujets à cause de ce genre de souverainisme nationaliste
06:52qui est aussi au service d'influences étrangères et d'agents étrangers.
06:59Et là-dessus, bon, peut-être qu'on va avoir en Europe, face à ces crises,
07:03une direction où, oui, si on ne prend que le sujet qui nous intéresse, l'énergie,
07:07un des gros points de blocage aujourd'hui, c'est l'absence de consensus franco-allemand
07:11sur ce que doit être l'architecture électrique en Europe.
07:14On a des conflits sur les interconnexions, sur la question de la place du nucléaire,
07:19sur la question de la place des renouvelables.
07:21Enfin, elle est absolument symétrique.
07:23En France, on s'interroge beaucoup sur les énergies renouvelables.
07:27En Allemagne, on s'interroge plus que de raison sur le nucléaire.
07:30Donc voilà, toutes ces choses qui doivent s'accorder aujourd'hui.
07:33On l'espère, et c'est ça, en fait, le principal élément de blocage,
07:37c'est qu'à un moment donné, il faut qu'à l'échelle du continent,
07:40on ait des infrastructures, en tout cas dans l'électricité,
07:43qui puissent être à l'échelle, à la maille et accueillir.
07:45Après, la question des voitures sera réglée à n'en point douter.
07:49Je pense que l'Industrial Accelerator Act, qui doit...
07:55Niveau européen, oui.
07:55Niveau européen, consacrer le Made in Europe, ce qui sera une petite révolution,
07:59permettra, par exemple, de soutenir les batteries.
08:01Et donc, par là, d'aider le leasing social sur des véhicules électriques.
08:05Et on ne peut que se féliciter des chiffres en France.
08:07En mars, 50 000 immatriculations de véhicules électriques.
08:10Le premier, c'est Renault, avec l'ensemble de ses gammes,
08:13avec beaucoup de Super 5, derrière Tesla.
08:16Et après, Groupes Stellantis ou Volkswagen.
08:18Bon, les Chinois sont encore très loin derrière.
08:20Donc, on peut voir quand même des signes très favorables.
08:23Olivier, sur la PPE 3, si on peut y revenir,
08:26quand elle s'est enfin dévoilée,
08:29quelles ont été, pour faire court, vos premières impressions,
08:32en tout cas, peut-être les limitations que vous avez pu constater ?
08:38Ce que je peux constater, c'est qu'on retrouve un peu quand même le « en même temps ».
08:43C'est-à-dire qu'on veut un peu tout faire,
08:46sans donner une direction extrêmement claire,
08:49mettant en avant les besoins de R&D
08:51ou poussant des projets comme le projet que vous portez.
08:56On ne le ressent pas vraiment dans le texte.
08:58On voit qu'on essaye de faire un peu tout.
09:01On a fait du « stop and go » sur le nucléaire,
09:03qui a été absolument dévastateur pour l'écosystème.
09:08On voit bien que sur les renouvelables,
09:09on a mis un petit coup d'accélérateur.
09:11« Stop and go » aussi.
09:11« Stop and go » aussi.
09:12« Stop and go » et puis ensuite, on veut repartir.
09:16Je trouve absolument remarquable
09:18que vous ayez pu obtenir votre permis
09:21sur un site complexe.
09:22Ça, c'est remarquable.
09:24Dans le même temps, on sait qu'on a des sites
09:27éoliens offshore qui ont
09:28des durées de construction
09:30à cause du permitting
09:31de 7, 8, 10, 12 ans, 15 ans pour Saint-Nazaire.
09:34Là, on se dit « ça y est, on n'y est plus du tout ».
09:37Encore une fois, dans la PPE,
09:38on voit des choses intéressantes,
09:40mais on voit bien qu'on n'est pas allé jusqu'au bout.
09:42C'est incontestablement un document
09:45qui a dû...
09:46S'il est si en retard,
09:47c'est qu'il y a eu beaucoup de tensions internes.
09:51Pas forcément d'alignement.
09:53Comme vous l'évoquiez,
09:54avec nos voisins allemands,
09:55on a l'impression qu'on ne parle jamais le même langage,
09:57même s'ils ont enfin fait un mea culpa
09:59sur le nucléaire.
10:00On voit bien les problèmes d'interconnexion.
10:02Et finalement, on n'est toujours pas à un niveau
10:04où on doit penser l'Europe
10:06comme un seul système énergétique.
10:08C'est le seul moyen qu'on a de s'en sortir.
10:11Effectivement, la disparition, j'espère, définitive
10:14de Victor Orban
10:16doit permettre, finalement,
10:18de pouvoir prendre des décisions à la majorité,
10:20qui est un autre problème, je pense,
10:21du fonctionnement de l'Europe.
10:22C'est que c'est difficile de se mettre d'accord à 27,
10:25chacun ayant des situations géographiques différentes,
10:28des situations potentielles, justement,
10:30de renouvelables différentes,
10:32même si, on va dire, qu'il y a une partie de l'Europe,
10:33quand il y a du vent en Bretagne,
10:36ça remonte assez loin au nord.
10:40Donc, tout ça fait que cette PPE,
10:42on a l'impression que...
10:43Enfin, je trouve que le cap peut paraître ambitieux,
10:45même si, de mon point de vue, il est quand même...
10:48On va avoir du mal à le réaliser.
10:50D'ailleurs, on a bien vu la PPE 2,
10:51on ne l'a pas réalisée.
10:53Et l'exécution, pour moi, reste très incertaine.
10:56Très, très incertaine, parce qu'on a encore une fois...
10:58Dans un an, on a des élections.
11:01On a déjà été pénalisé par les dissolutions,
11:03l'absence de majorité, des cacophonies...
11:06Les cartes, c'est qu'il y a d'être rebattu.
11:06Voilà.
11:07On peut encore rebattre les cartes.
11:08Et ça, c'est terrible pour les industriels.
11:11Voilà.
11:11Moi, je ne suis pas un industriel,
11:13mais mon voisin l'est.
11:14Oui.
11:14Et on ne peut pas se permettre.
11:15On est sur du cycle long, de l'investissement.
11:17Il faut une trajectoire.
11:19Et d'ailleurs, en parlant de trajectoire du cycle long,
11:20on a évoqué tout à l'heure la question des véhicules électriques.
11:23Et je crois que dans le plan,
11:24en tout cas, ce que prévoient ces 400 000 véhicules électriques par an,
11:28d'ici 2027, on en est encore comme assez loin.
11:301 million en 2030.
11:31Et voilà.
11:31Et 1 million en 2030.
11:33La logique, finalement, c'est un peu la même que la vôtre pour le solaire.
11:37Ce serait de produire souverain.
11:39Et est-ce que finalement,
11:40carbone ne pourrait pas être un modèle de référence pour...
11:42Alors, d'abord, on produit souverain.
11:44Enfin, même si la base industrielle française dans l'automobile
11:48a singulièrement rétréci,
11:50et qui pourrait faire l'objet d'un film, d'ailleurs.
11:54On a quand même encore, je crois,
11:55on fabrique 1 million 300 000 véhicules sur le sol français,
11:59à comparer aux 2,5 millions il y a 20 ans.
12:02Donc, il y a quand même une base industrielle.
12:03Donc, on a Renault.
12:04Renault qui semble bien engagé dans l'électrique.
12:06Stellantis, c'est un peu plus complexe.
12:07Bon, qui est peut-être lié à une culture
12:09ou à des choses aussi où l'Italie est peut-être moins engagée
12:13sur cette question-là.
12:14Donc, moi, je suis assez confiant sur la base industrielle
12:17de l'automobile, d'autant qu'on a ces usines
12:21de batterie qui arrivent.
12:23Et puis, on a aussi les sous-traitants de premier rang.
12:26Enfin, Valeo est quand même vachement bien engagé
12:28sur cette question-là.
12:29Et donc, je pense que si on arrive à rencontrer,
12:32ou en tout cas à susciter toujours le même désir,
12:34la même passion et des voitures
12:36qui correspondent à ce qu'attendent les gens,
12:37à des prix pas totalement délirants,
12:39sachant que des véhicules électriques
12:42qui font 1 000 km à 15 000 euros,
12:44avec un niveau de qualité d'une BMW.
12:46Enfin, je veux bien que les Chinois soient géniaux,
12:49mais pour utiliser beaucoup les véhicules électriques
12:51depuis quelques années,
12:53il m'est arrivé quand même d'avoir des bagnoles chinoises,
12:54des BYD ou des MG,
12:56où je cherche encore comment ouvrir une fenêtre
13:00automatiquement dans ces véhicules.
13:02Ou alors un écran qui se cristallise
13:04et dont on ne voit plus.
13:05Donc, en termes de qualité,
13:06on a encore des choses à faire valoir.
13:09Après, il faut se protéger, ne pas être naïf.
13:11Après, aussi, je dirais,
13:13pour revenir sur la...
13:14Si je peux m'exprimer un peu sur la PPE,
13:15parce que je pense qu'effectivement,
13:17elle est encore un peu fragmentée,
13:19un peu impressionniste.
13:20Et peut-être qu'il y a le en même temps.
13:21Mais on revient de loin,
13:22parce que cette PPE,
13:23effectivement, elle devait être sortie en juillet 2023.
13:26Ça devait être un argument,
13:27enfin, quelque chose d'un peu technique.
13:29Le gouvernement Gabriel Attal
13:31ne l'a pas sorti à temps.
13:32Et après, on est rentré
13:33dans une espèce de faille spatio-temporelle
13:35où on a eu encore un phénomène
13:37quand même assez extraordinaire,
13:38où à la fois, suite aux dissolutions,
13:41on s'est retrouvé avec un rassemblement national
13:43qui a dit clairement...
13:44Oui.
13:44... qu'il ne ferait pas passer...
13:46... qu'il ne ferait pas passer.
13:47En tout cas,
13:48qu'il pousserait une motion de censure
13:50qui était reprise par LFI.
13:51Donc, ensemble,
13:52ils étaient prêts à faire tomber
13:53n'importe quel gouvernement
13:54si cette PPE passait.
13:56Ce qui a pu faire peur
13:57à un Premier ministre
14:00comme François Bayrou.
14:01Et on félicite Sébastien Lecornu
14:04d'avoir osé la sortir.
14:06On l'attendait.
14:07Il la fallait.
14:08Ça, c'est un premier plan.
14:08Après, est-ce que 2027 ?
14:10Oui.
14:12Gageons quand même
14:12qu'on fera juste...
14:15Et en tout cas,
14:15ce sera nous,
14:16notre participation au débat.
14:17On fera juste remarquer
14:18à tous les souverainistes
14:19et nationalistes
14:20qui se piquent de parler d'énergie
14:21qu'on n'a rien inventé de mieux.
14:23Bon, il y a...
14:24Encore, faudra-t-il parler
14:25d'où provient l'uranium.
14:27Mais on n'a rien inventé de mieux
14:29que le soleil,
14:30notre vent et notre biomasse
14:31comme énergie patriote
14:32et territoriale
14:34et pour qu'il ne passe pas
14:35du territoire d'Hormuz.
14:36Donc, d'ailleurs,
14:36on s'amuse pas mal
14:37en ce moment
14:37à s'envoyer des...
14:38Voilà, les...
14:40Le lobby des intermittents
14:41salue le lobby d'Hormuz
14:43et on leur dit
14:43on a gagné.
14:44Bon, il faut le prendre
14:46comme ça aussi.
14:47Une question pour Olivier.
14:48En prenant l'exemple
14:48d'ailleurs de Carbon
14:49qui, je crois,
14:50ça représente 3000 emplois
14:51directs ou indirects.
14:52Tout à fait. Direct, direct.
14:54Direct.
14:55Et si on parle d'emploi,
14:56puisque c'est quand même aussi
14:57évidemment votre cœur de métier,
14:59est-ce qu'en termes de compétences
15:00par rapport aux objectifs
15:01que la France se fixe,
15:03est-ce que,
15:03pour dire les choses clairement,
15:05est-ce qu'on a ce qu'il faut
15:05ou est-ce qu'il va y avoir
15:06des politiques de formation,
15:09d'embauche peut-être
15:10de l'étranger ou que sais-je,
15:11pour vraiment muscler aussi
15:13on va dire les forces en puissance ?
15:16Alors, je pense qu'on a
15:16toujours eu des compétences
15:18en France
15:19et on a une excellence,
15:20on a des filières d'excellence,
15:21des filières où on a
15:22des ingénieurs extraordinaires.
15:25Je pense que les déficits
15:27vont arriver au niveau
15:28un petit peu en dessous,
15:29c'est-à-dire technicien, etc.
15:33On a bien vu,
15:34quand on a eu les difficultés
15:35sur les centrales nucléaires françaises,
15:39on ne trouvait plus de soudeur.
15:40Alors, c'est un petit peu
15:41ce qui a fait beaucoup de bruit,
15:43mais on voit bien
15:44que les écosystèmes sont fragiles,
15:46donc il faut continuer
15:47à développer ces compétences
15:48et renforcer
15:49toutes les filières scientifiques
15:51et la culture scientifique
15:52qui est nécessaire
15:53pour faire fonctionner
15:56tout notre système.
15:57Donc, je pense
15:59qu'il y a des ambitions
16:00et on parle de 330 000 emplois,
16:01je crois,
16:02dans la PPE 3,
16:03320 000 emplois
16:04qui seront d'ici 2030.
16:06Je pense qu'il y aura
16:07un petit challenge quand même
16:08pour les pourvoir.
16:09Très bien.
16:11On va terminer
16:11par une dernière question
16:13et je vous laisse tous les deux,
16:14évidemment,
16:14la liberté d'y répondre.
16:15On a vu que, voilà,
16:16une crise géopolitique
16:17pouvait finalement
16:17devenir presque une opportunité
16:19pour accélérer
16:21la décarbonation.
16:23Qu'est-ce qui, selon vous,
16:24dans les prochains mois,
16:25devrait être...
16:26Voilà, on sait
16:27qu'il y a la présidentielle,
16:28on l'a évoqué,
16:29qui arrive d'ici un an.
16:31Quels devraient être,
16:32de manière assez concrète,
16:34les champs à investir
16:36par les pouvoirs publics
16:37ou par les investisseurs aussi
16:40pour démontrer,
16:41avant un éventuel changement,
16:43on va dire,
16:43au sommet de l'État,
16:44que la décarbonation
16:46en France,
16:46ça peut marcher ?
16:47Alors, si je dois répondre,
16:49moi, c'est d'abord votre boulot.
16:50Je pense que les pouvoirs publics,
16:52il va falloir résister
16:53face à une désinformation
16:54qui est massive,
16:55enfin, juste après l'annonce
16:57du plan d'électrification
16:58de Le Cornu,
16:58sur CNews,
16:59on a quand même des gens
17:00qui se piquent
17:01des commentateurs de l'énergie
17:03et qui ont expliqué
17:04que l'électrification
17:05avec les pompes à chaleur,
17:07c'était juste une manière
17:08de laisser la porte ouverte
17:09aux Chinois
17:10et à tous ceux qui fabriquent.
17:11Bon, donc à un moment donné,
17:12il va falloir arrêter quand même
17:13que toute cette désinformation massive
17:17qui perturbe complètement
17:18le jeu politique
17:19et qui fait le jeu
17:20d'intérêts étrangers,
17:22et là,
17:22c'est même plus les Chinois
17:23dont on parle,
17:24ça va être des intérêts
17:26liés à Donald Trump,
17:28c'est qu'à un moment donné,
17:29cette électrification
17:30qui est nécessaire
17:31et qu'on doit pouvoir conduire.
17:32la France est quand même
17:33le lieu
17:34et ce pays
17:34où les industries
17:36de l'électricité
17:37mais au sens large,
17:38les exploitants,
17:39les distributeurs de matériel,
17:41les créateurs de matériel,
17:41enfin tout ça,
17:42on est quand même ce pays,
17:43on profite de cette opportunité
17:45pour enfin pousser à fond
17:46et exclure définitivement
17:48du champ
17:49de notre énergie primaire
17:52les énergies fossiles
17:53et gaz compris
17:54et là,
17:55ce sera le biogaz
17:56qui peut être exploité
17:59sur notre territoire.
17:59C'est une réponse aussi
18:00à la crise agricole
18:02et sortir définitivement
18:03de ce truc
18:03parce que là,
18:04les Chinois,
18:06oui,
18:06on utilisera
18:06mais il y a une autre puissance
18:08et plusieurs puissances
18:09qui ont émergé,
18:09notamment l'Inde
18:10qui est en train de réussir
18:11sa réindustrialisation
18:11sur beaucoup d'objets.
18:13Voilà,
18:13si on ne veut pas
18:14aller jusqu'au bout
18:15et refaire chez nous
18:17les pompes à chaleur,
18:18les panneaux solaires,
18:18les batteries,
18:19il y aura différentes zones
18:20d'achalandises
18:21mais il faut aller à fond
18:22derrière cette électrification,
18:24ça c'est sûr.
18:25Et donc ça,
18:25c'est les journalistes.
18:27Oui,
18:27on est en train de boulot.
18:28Au-delà de ça,
18:29j'aimerais vraiment
18:29que là,
18:30pour le coup,
18:31la puissance publique
18:31agisse durement
18:34parce que ça,
18:35c'est une désinformation
18:37qui est très dangereuse
18:38pour notre démocratie
18:39et notre vivre ensemble.
18:41Bien sûr.
18:42Olivier,
18:42je vous laisse le mot de la fin.
18:43Donc,
18:46sur cette thématique,
18:47moi je pense que
18:47la responsabilité
18:48des politiques
18:50est d'arrêter l'idéologie
18:52sur ces sujets d'énergie.
18:54Il n'y a pas de discussion
18:56possible
18:56sur les impacts climatiques
18:57des énergies fossiles,
18:58on le sait.
18:59On ne va pas revenir dessus.
19:01On sait qu'il faut décarboner
19:02donc faisons-le
19:03sans idéologie.
19:05Ça ne sert à rien.
19:06On voit que ça amène
19:07beaucoup de désinformation,
19:08des sujets complètement farfelus.
19:11Donc,
19:11la responsabilité des politiques
19:13et notamment de celui
19:14qui va prétendre
19:15ou celle
19:15qui va prétendre
19:17au poste
19:18de président de la République
19:18doit amener
19:20une vraie volonté,
19:21une vraie vision
19:22en tenant compte
19:23de nos atouts
19:24et comme vous le disiez,
19:25ils sont très très nombreux.
19:28Donc,
19:28on a énormément
19:29de savoir-faire,
19:30énormément de compétences techniques.
19:32C'est vrai que parfois
19:33on se perd
19:33dans les méandres
19:34de notre bureaucratie
19:36mais là maintenant,
19:37il est temps d'agir
19:37pour avoir
19:38un avantage compétitif.
19:39C'est incontestable.
19:41Alors,
19:41c'est sûr que le marché européen
19:42c'est seulement
19:43500 millions de personnes
19:44sur 8,5 milliards
19:46mais c'est un marché moteur.
19:47Oui,
19:48c'est un marché moteur.
19:49Ce n'est pas rien du tout.
19:50Donc,
19:51à nous de faire la différence,
19:53c'est à portée de main.
19:54Sur cette note d'optimisme,
19:56s'achève cette émission spéciale
19:58sans transition Bismarck
19:59à l'occasion de la sortie
20:00du guide
20:00énergie-environnement
20:02de décideurs.
20:02Merci beaucoup Olivier Perrin,
20:03merci beaucoup Pierre-Méon Martin.
20:05C'est lui qui vous plaît.
20:05On gardera un oeil
20:06sur vos projets
20:06et vos activités respectives.
20:08A très bientôt.
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