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  • il y a 9 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Et bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans BFM, grand soir suite de notre édition spéciale alors que
00:05s'achève ce 85e jour de conflit.
00:08Sur cette question, sommes-nous tout près d'un accord historique après bientôt 3 mois de guerre ?
00:13De nombreux signes ce soir le laissent penser ou bien allons-nous assister dans les heures qui viennent à la
00:18reprise des frappes avec le risque cette fois d'un embrasement incontrôlable ?
00:22C'est 50-50, affirme ce soir Donald Trump qui réunit ses plus proches conseillers, tandis qu'en coulisses, vous
00:29le verrez, de part et d'autre, les missiles sont déjà prêts.
00:32Donald Trump qui doit s'entretenir lui ce soir avec Benyamin Netanyahou pour discuter de cet accord, le Premier ministre
00:37israélien décrit par le président américain comme déchiré.
00:41Quelle est réellement la volonté d'Israël ? Nous serons à Tel Aviv ce soir des responsables israéliens, affirment eux
00:46que le Premier ministre est très préoccupé par cet accord
00:49et qu'il exhorte Donald Trump à lancer une nouvelle série de frappes. Donald Trump qui est interrogé sur la
00:53chaîne israélienne N12 affirme
00:55« Je ne conclurai aucun accord s'il n'était pas avantageux pour Israël. Peut-on réellement le croire ?
01:00» On se posera là encore la question.
01:04Des divergences qui restent donc ce soir encore profondes entre l'Iran et les Etats-Unis, des questions importantes qui
01:10n'ont toujours pas été réglées,
01:11celles d'Hormuz, l'Uranium également, mais l'espoir tout de même d'un accord, d'un protocole d'accord
01:17plutôt forcément imparfait.
01:19Bonsoir Axel Meunier, vous êtes à Washington. Donald Trump s'apprête à rencontrer ses principaux conseillers.
01:25Il pourrait prendre une décision, nous dit-on, d'ici demain. Un deal ou la guerre, c'est vraiment ce
01:31qui se joue là dans les prochaines 24 heures.
01:36Oui, effectivement, Donald Trump savait très bien pourquoi il n'allait pas au mariage de son fils ce week-end,
01:40pourquoi il a annulé tout pour rester ici, à la Maison-Blanche.
01:44D'abord, il y a cette réunion, effectivement, avec son équipe de sécurité nationale.
01:47Il y aura là, autour de lui, les deux émissaires liés à la question iranienne,
01:51ceux qui ont négocié directement avec Téhéran et avec les pays intermédiaires,
01:55c'est-à-dire Jared Kushner, son gendre, Steve Whitcoff, son ami.
01:59Et puis, il y aura aussi J.D. Vance, le vice-président, qui a lui-même annulé et écourté son
02:03séjour dans l'Ohio ce week-end
02:05pour rentrer d'urgence ici dans la capitale fédérale.
02:08Donald Trump qui multiplie aussi les coups de téléphone avec les pays du Golfe,
02:13avec Emmanuel Macron, le président français, qui essaie de prendre toutes les températures pour essayer de prendre sa décision.
02:20Il assure qu'il la prendra d'ici demain.
02:23Ce sera soit la reprise des frappes, soit un accord,
02:27mais d'après de nombreux médias américains ici, et notamment le site Axios ou le journal The Washington Times,
02:33il semblerait qu'un accord soit quasiment acté entre les deux pays.
02:36Il manquerait encore quelques points de désaccord.
02:39Il manquerait des formulations sur lesquelles les deux pays diffèrent encore.
02:43Mais ce ne serait plus qu'une question de temps.
02:47Mais la question, c'est de savoir comment ont-ils pu se mettre d'accord sur des fossés qui semblaient
02:53les séparer,
02:53notamment sur la question du nucléaire, de la balistique, sur la question des compensations, des avoirs iraniens,
02:59sur la question des sanctions.
03:01Bref, on attend d'en savoir plus et si cet accord est réellement aussi palpable qu'il semble l'être,
03:06ou alors si Donald Trump a toujours l'option militaire en tête.
03:09Pour l'instant, le président américain n'a pas pris la parole publiquement,
03:13ne devrait probablement pas le faire ce week-end.
03:15En tout cas, rien n'est à son agenda, à moins qu'il ne se mette à publier sur son
03:19réseau social.
03:20Et on va surveiller ça pour vous, évidemment.
03:21– Merci Axel Monnier, on n'est jamais effectivement à l'abri d'une déclaration sur son réseau social
03:27qu'il affectionne particulièrement.
03:29Mika Blujon-Mérette, bonsoir.
03:31– Bonsoir.
03:31– Trump qui doit rencontrer dans les heures qui viennent,
03:34Jared Kushner, Steve Wicob, G.D. Vance,
03:36qui a annulé le mariage,
03:38en tant que sa venue au mariage de son fils, sa partie de golf.
03:41Est-ce que ça ressemble tout ça à une cellule de crise avant une décision importante ?
03:45– Réunion des Joint Chiefs, etc.
03:47Effectivement, ça part un petit peu dans tous les sens.
03:48Et en fait, aujourd'hui, je suis bien embêté là, à cette heure-ci,
03:50parce que je ne peux pas vous dire si, effectivement,
03:52ce sont des signes qui imaginent plutôt une entrée en guerre,
03:56ou un retour en guerre,
03:56ou au contraire, tout le monde se réunit
03:58pour essayer de discuter des derniers termes de l'accord,
04:00pour dire qu'il va y avoir un accord demain.
04:02– En tout cas, ce sont des signes annonciateurs de quelque chose.
04:04– Alors, ce sont des signes annonciateurs de quelque chose,
04:06mais attention, on reste toujours dans le motif qu'on voit depuis cette semaine.
04:09Le motif, c'est quoi ?
04:10C'est que tous les week-ends, on a effectivement une montée de tensions,
04:14organisées d'abord par les États-Unis, à chaque fois.
04:17– Oui, j'ai compté, ça fait 8 fois en 45 jours qu'il dit qu'il va passer à
04:19l'action.
04:20– Mais exactement, aujourd'hui, c'est donc le huitième,
04:21la huitième semaine, le huitième week-end,
04:24le huitième motif paterne où on retrouve ça.
04:26Et de fait, ce qui est assez frappant,
04:28c'est de voir qu'on en était exactement au même point le week-end dernier,
04:31on en était au même point le week-end avant.
04:33Et il y a déjà eu des réunions comme ça, arrangées.
04:37Là, ce qui est assez spectaculaire,
04:38c'est évidemment le fait qu'il n'avait pas au mariage de son fils.
04:40– Ça ne l'avait pas empêché d'aller au golf ?
04:41– Et ça ne l'a évidemment pas empêché d'aller au golf,
04:43ce qui limite évidemment le côté, si vous voulez, imminent de la chose.
04:46Encore une fois, on est sur du Donald Trump typique dans ce conflit-là,
04:50où nous, on est bien en peine de pouvoir dire ce qu'il en est,
04:52parce que de fait, il ménage la chèvre, le chou, le chaud, le froid.
04:56Et au fait, il vous dit 50-50.
04:58Par contre, il y a un dernier élément, avant de passer la parole au collègue,
05:01qui me paraît important, c'est qu'on a un certain nombre de sénateurs républicains,
05:05dont l'Instagram par exemple, qui sont effectivement, eux, plutôt pro-frappes.
05:09– Dont Roger Wicke aussi.
05:10– Qui, exactement, et qui, eux, sont en train de se mobiliser dans les médias
05:12depuis 3, 4, 5 heures, pour justement dire,
05:15attention, ne nous plantons pas, il faut imaginer aussi les frappes.
05:18Parce que, donc peut-être qu'effectivement, ça, c'est un signe annonciateur
05:21qu'il y a peut-être quelque chose qui penche un peu plus vers l'accord que vers des frappes.
05:25– Donc on y reviendra dans un instant, on verra ce que disent,
05:27en particulier précisément, ces sénateurs républicains.
05:30– Mais, Général Sido, est-ce qu'il y a des éléments significatifs
05:33qui actent une reprise, for sure, j'ai envie de dire, des hostilités ?
05:37– For sure !
05:38– Des hostilités.
05:40Est-ce que quand vous voyez tout l'armement dans la région, vous vous dites…
05:43– Effectivement, est-ce qu'il y a eu des renforcements des bases américaines
05:45sur les avions qui volent un petit peu plus, comme l'F-15 ou l'F-16 ?
05:48Est-ce qu'il y a eu des renforcements, aucun signe en tout cas, aucune fuite ?
05:52Est-ce qu'il y a eu des renforcements des vols de B-52 ?
05:54Est-ce qu'il y a des ravitailleurs ?
05:56Parce que ça, c'est l'outil stratégique majeur.
05:57– On a vu des avions ravitailleurs à l'aéroport de Ben-Gurion,
06:00à un moment donné, il y a deux semaines ?
06:01– Oui, il y en a, il y en a en Crète, il y en a un petit peu partout
06:04quand même,
06:05pour effectivement donner de l'allonge aux bombardiers américains.
06:08On n'en parle pas de ça, on n'en parle pas.
06:10Et puis, bon, il y a quand même l'indice, il y a l'indice des sénateurs américains,
06:13mais il y a l'indice, j'ai envie de dire, clé, Netanyahou n'est pas content.
06:17Donc ça veut dire qu'on n'est pas dans la voie des bombardements.
06:19– Alors, ils doivent se parler ce soir, mais peut-être a-t-il des indices
06:22comme quoi ils s'apprêteraient peut-être à signer, c'est ça que vous nous dites ?
06:25– Il y a des arguments majeurs pour frapper, pour dire,
06:28là j'ai vraiment des cibles qui vont changer la donne,
06:30des cibles qui vont avoir un résultat stratégique,
06:33qui vont effectivement mettre à genoux le régime iranien,
06:37qui vont les faire céder sur toutes les revendications,
06:39toutes les exigences, parce qu'en fait, les Iraniens
06:43assument leurs exigences, c'est quasiment eux qui se donnent
06:45le rôle de vainqueur en posant leurs conditions.
06:47Donc il faudrait qu'ils cèdent sur quelque chose.
06:49Alors, sur quoi ils peuvent céder ?
06:51Effectivement, il faudrait que Netanyahou donne un objectif réel.
06:53Est-ce qu'on en a ? Oui, on peut en imaginer.
06:56Le chef d'état-major israélien, il y a quelques jours,
07:00disait « On m'a bridé, moi je voulais frapper les objectifs énergétiques ».
07:06Effectivement, on en a beaucoup parlé à ce moment-là.
07:09La veille du 8 avril, c'est ce que visait, avant de réduire,
07:13de ramener à l'âge de pierre, effectivement,
07:15en coupant tout ce qui était énergétique en Iran.
07:17Alors, on peut imaginer ces objectifs, tout à fait.
07:20Mais là, on va dans une escalade.
07:22Alors, est-ce que cette escalade peut passer ?
07:25Parce que là, Trump a commencé quand même pour une guerre limitée.
07:29Lui, il avait imaginé en 15 jours.
07:31Moins de 4 semaines même, avait-il dit.
07:33Benyamin Netanyahou lui avait promis que ça se terminerait en 15 jours.
07:36Voilà, une guerre limitée.
07:36Lui, il a acheté une guerre limitée.
07:38Et maintenant, on lui demande de jouer une guerre totale.
07:42C'est quand même totalement différent.
07:44Il faut qu'il fasse une véritable bascule d'esprit.
07:47Vous voyez, la guerre totale, c'est, oui, effectivement, l'âge de pierre,
07:50des bombardements massifs, la reprise du détroit d'Hormuz,
07:54engager l'US Navy, potentiellement des troupes au sol, etc.
07:57Et on l'a dit plusieurs fois, l'opinion américaine est totalement contre cette guerre totale.
08:01Sergueï, il y a quelque chose qui est intéressant aussi,
08:04c'est qu'il a eu en visio ses alliés du golfe de Donald Trump.
08:07Il s'est entretenu avec eux.
08:08Est-ce que ça aussi, c'est un signal ?
08:11Est-ce qu'il les consulte ?
08:12Est-ce qu'il leur annonce quelque chose ?
08:14Un signal peut-être d'un accord ?
08:16Il y a beaucoup de signaux et on a du mal à les interpréter.
08:21Dans toute cette histoire, ce qui me paraît important pour Trump,
08:26c'est le chiffre de 60 jours.
08:28Parce que 60 jours, ça lui donne la possibilité…
08:31Ah oui, on dit quoi ?
08:32Alors, on pourrait appeler aux téléspectateurs,
08:33on dit qu'il pourrait y avoir un cessez-le-feu de 60 jours.
08:35Voilà, le cessez-le-feu de 60 jours qui accompagne cet accord,
08:40ou présumé accord, parce que jusqu'à maintenant,
08:43personne ne l'a vu à part le maréchal pakistanais…
08:48Asmiar Mouni, ouais.
08:49Et puis les Américains.
08:50Parce que le 14 juin, c'est 80 ans de Trump.
08:58Et ce n'est pas que ça, c'est même des grosses festivités,
09:00notamment avec un combat de MMA, des défilés…
09:04Plus la Coupe du monde de football, plus la festivité du 4 juillet.
09:09Et donc, bien évidemment, Trump avait besoin de tranquillité,
09:12a besoin de tranquillité pendant cette période-là.
09:14Et puis, voilà.
09:16Et donc, si actuellement on parle de la possibilité d'une trêve de 60 jours,
09:22là, je vois intérêt pour Trump.
09:24Mais est-ce que c'est une réalité ?
09:27Vous l'avez vu, cet accord-là, les fils qui étaient donnés,
09:32l'Iran a obtenu quasiment tout ce qu'elle voulait.
09:36Et donc, quand même, c'est une perte.
09:41Et l'Instagram, pourtant, il est trompiste, quand même.
09:46Et même, il a l'oreille du président, si on peut dire,
09:49parce qu'il joue au golf avec lui.
09:51Il accuse, il dit, si cet accord voit le jour,
09:57pourquoi avoir la guerre ?
09:58En fait, cette guerre n'a servi à rien.
10:00Et donc, ça, c'est l'opinion aussi qui circule.
10:03Et nous sommes incapables actuellement.
10:06Donc, en fait, la pièce de monnaie est sur le bord.
10:12Et donc, elle peut tomber d'un côté ou de l'autre.
10:14On est sur un fil, comme équilibériste.
10:16Anthony Dabila, on a ce tweet de Barack Ravid,
10:19qui, justement, est très bien informé,
10:21qui discute avec le président Donald Trump,
10:22qui nous dit quelque chose de très important au sujet des pays du golf.
10:25Une source régionale de haut niveau m'a dit
10:27que tous les dirigeants arabes et musulmans
10:28qui ont participé à cette conversation avec Trump samedi
10:31l'ont pressé d'avancer avec l'accord
10:32pour mettre fin à la guerre et enrayer l'escalade dans la région.
10:35Et il ajoute que le message de tous était,
10:37s'il vous plaît, arrêtez la guerre pour le bien de toute la région.
10:40Qui a le plus peur ce soir ?
10:41C'est les pays du golf ?
10:42Oui, de manière évidente,
10:44ce sont eux qui ont le plus à perdre.
10:46Je prenais cette image.
10:48C'est comme si vous braquiez une banque avec quelqu'un
10:50et puis au final, vous le mettez en avant
10:52et vous vous en servez comme d'un bouclier humain
10:55et vous lui dites, bon, t'inquiète pas,
10:56tu vas quand même participer aux gains,
10:58mais tu risques de prendre quelques balles et pas moi.
11:00C'est un peu la position des pays arabes du golf.
11:04C'est pas dans ce moment décisif.
11:06Et on va savoir quelle direction on prend.
11:09Et j'ai envie de dire, ce soir,
11:11ou dans les heures et les jours qui viennent,
11:13on va savoir si Donald Trump préfère les westerns
11:16ou les films noirs.
11:17Ou plutôt, quelle est sa vision du monde
11:19et quelle est sa vision de la puissance américaine ?
11:21Qu'est-ce que je veux dire par là ?
11:22C'est quoi le western ?
11:23C'est quoi le film noir ?
11:24Le western, c'est la reprise des combats
11:26où il y a un monde en noir et blanc
11:27où le gentil shérif n'a pas peur d'employer la manière forte
11:30pour faire régner la loi et l'ordre.
11:32Le film noir, c'est la guerre que parle ?
11:33Le film noir, c'est on part d'une situation chaotique
11:35où tout le monde a sa part d'ombre,
11:37mais aussi sa part de lumière,
11:38où il faut faire des concessions.
11:40Il y a un moment, pendant le film,
11:41il y a un peu plus de chaos,
11:43mais il n'y a pas de résolution,
11:45il n'y a pas de happy ending dans un film noir.
11:47On retourne à la situation de départ
11:49où les choses sont un peu floues,
11:51un peu difficiles,
11:52et là, est-ce que Donald Trump va faire des concessions
11:54en se disant, il faut bien vivre avec l'Iran ?
11:57Alors certes, il ne sera plus peut-être nucléaire,
12:00mais il aura eu des gains,
12:01comme le détroit d'Hormuz
12:02ou l'affaiblissement de la présence américaine dans la région.
12:05Ce n'est pas un gain.
12:06Le détroit d'Hormuz était ouvert avant.
12:08Oui, mais on le verra dans un instant,
12:09parce qu'il demande...
12:10Non, je parle des iraniens.
12:11On le verra dans un instant,
12:12le détroit d'Hormuz,
12:13rien n'est encore trop réglé.
12:14Non.
12:15Donc voilà,
12:15est-ce qu'il y aura cet emploi de la force
12:17pour résoudre le problème,
12:19ou est-ce qu'on va faire des concessions
12:21et on laissera une part de gains aux adversaires ?
12:25Léa Longman,
12:26quand Donald Trump,
12:27qui parle à CBS News ce soir,
12:29dit chaque jour,
12:30cela s'améliore,
12:31je suis sur le point de finaliser un accord.
12:34Jamais le président américain ne s'est aventuré aussi loin,
12:38ou vous nous dites,
12:39il continue de souffler le chaud et le froid,
12:41et quoi qu'il dise,
12:44ça n'assure en rien
12:45qu'il pourrait y avoir dans les heures qui viennent
12:47un accord signé entre l'Iran et les Etats-Unis ?
12:49Alors si on n'avait que Donald Trump,
12:51je vous aurais dit,
12:51deuxième option,
12:53c'est encore,
12:53ça fait partie de...
12:54C'est un samedi soir,
12:57normal,
12:57classique,
12:58dans la planète Trump.
12:59depuis 45 jours,
13:00c'est super.
13:02Mais il y a aussi beaucoup de signaux autour.
13:05Il y a un article du New York Times
13:08qui a interviewé des sources israéliennes,
13:11qui dit que, en fait,
13:12Netanyahou a été évincé.
13:14Alors n'allez pas si vite,
13:16ce sera une deuxième partie.
13:17Alors,
13:19je reviens sur Trump,
13:25parce qu'au-delà du fait
13:26de ce qui est bien pour Trump
13:27ou pas bien pour Trump,
13:28on est assis, nous,
13:29à Paris,
13:30et l'idée du western
13:32ou du film noir,
13:33elle convient à Paris.
13:34Elle convient un peu moins
13:36au Moyen-Orient,
13:37dans le sens où,
13:38c'est vrai qu'il y a eu,
13:40ce que raconte Barack Ravid,
13:41ce qu'il reporte,
13:42c'est que le Pakistan,
13:45l'Égypte,
13:46les Émirats,
13:47l'Arabie Saoudite,
13:48le Qatar
13:50et la Turquie,
13:51évidemment,
13:51veulent que ça se termine.
13:52Mais ce qu'on entend aussi,
13:54c'est-à-dire,
13:54c'est toujours ce double discours,
13:56on entend aussi
13:57les pays du Golfe
13:57qui sont très, très inquiets
13:59de la manière
13:59dont ça se termine.
14:00Et pour l'instant,
14:01les rumeurs qui fuitent
14:03autour de cet accord,
14:05qui, encore une fois,
14:05c'est des rumeurs,
14:06donc on est un peu
14:07dans les scénarios, en fait.
14:08On ne parle même pas d'accord,
14:09pardon,
14:09on parle de protocole d'accord.
14:11Protocole d'accord.
14:12C'est ça.
14:12En fait,
14:13ce qui serait assez différent.
14:14On dit quoi ?
14:14Protocole d'accord
14:14ou accord cadre ?
14:16Cadre.
14:16On peut dire cadre,
14:18on peut dire cadre,
14:19mais il n'empêche
14:20que pour l'instant,
14:20tout le monde parle
14:21de trois phases principales.
14:22On parle de cesser le feu,
14:24soi-disant,
14:25de 60 jours,
14:26sauf que,
14:26première phase,
14:27ce serait annoncer
14:28la fin de la guerre,
14:29deuxième phase,
14:30ce serait négocier
14:32autour d'Hormuz,
14:32et la troisième phase,
14:33ce qui devrait durer un mois,
14:35ce serait négocier
14:36autour du nucléaire.
14:37Mais la logique,
14:38si c'est vrai cette histoire,
14:39en fait,
14:40tout est à l'envers
14:41et je ne vois pas
14:42comment Trump se sort
14:44d'un accord comme ça,
14:45à moins que,
14:46par exemple,
14:46il y ait des garanties
14:47pakistanaises qui disent
14:48nous,
14:48on vous garantit
14:49de pouvoir sortir
14:50après le nucléaire,
14:51enfin les 440 kilos,
14:53parce que ce n'est pas un accord.
14:56Il ne peut pas se retrouver,
14:57Trump,
14:57avec un accord pire
14:58que le JCPOA
14:59d'où il est sorti de 2015.
15:01Or là,
15:01on négocie tout à l'envers,
15:03mais je suis assez d'accord
15:05qu'on a des signaux
15:06qui disent
15:07qu'on y est peut-être,
15:08ce qui n'empêche pas,
15:10ce qui n'empêche pas
15:10une frappe.
15:12C'est-à-dire que
15:12ce n'est pas du tout binaire,
15:13on n'est pas dans le binaire.
15:14Vous nous dites
15:14qu'on pourrait à la fois
15:15signer quelque chose
15:16et en même temps frapper ?
15:17Bien sûr.
15:17Ou frapper et après signer.
15:19Frapper là et signer.
15:21Frapper et signer.
15:22C'est-à-dire que
15:22c'est la logique un peu
15:25de toutes les négociations
15:26au Moyen-Orient.
15:27Et si vous voyez,
15:27il y a aussi un pattern
15:28au Moyen-Orient
15:29qu'on voit très souvent,
15:30c'est-à-dire qu'on annonce
15:30un cessez-feu
15:31et après on donne
15:32encore un petit coup
15:33pour dire que...
15:35Je vous donne la parole
15:35de ton,
15:36mais Pierre Berthelot
15:36n'a pas encore...
15:37Oui, il n'a pas encore parlé.
15:39Pierre Berthelot,
15:40quand on voit
15:41ce qui nous parvient,
15:42notamment des médias,
15:43à savoir la réouverture
15:46qui sera rétablir
15:47la circulation
15:47dans le détroit d'Hormuz
15:48ou cessez-le-feu
15:49de 60 jours,
15:50quand vous voyez ça,
15:51il n'y a pas le nucléaire.
15:52On dit réétablir
15:53la circulation progressive
15:55dans le détroit d'Hormuz.
15:56Sir Vosch-Ghazy
15:56nous disait tout à l'heure,
15:57c'est une affaire,
15:58alors ça,
15:58les Américains
15:58n'ont rien à voir là-dedans,
15:59c'est une affaire
16:00entre l'Iran et Oman.
16:01Finalement,
16:02est-ce que ce n'est pas
16:02un échec ce soir ?
16:04On verra,
16:05mais après,
16:05on ne peut pas tout faire
16:06d'un seul coup.
16:07Le plus facile,
16:08c'est faire des gestes
16:09sur Hormuz
16:09parce que finalement,
16:11on peut ouvrir ou fermer,
16:12alors peut-être pas
16:13en totalité,
16:14en partie,
16:14mais ça,
16:15les deux sont capables
16:16de le faire.
16:16Par contre,
16:17le nucléaire,
16:18c'est clair que ça ne se fera
16:19pas tout de suite,
16:20ça prendra des mois,
16:21voire des années.
16:22On peut fixer,
16:23comme vous l'avez dit,
16:23les grandes lignes
16:24des paramètres,
16:25c'est-à-dire qu'en gros,
16:27ils auront un enrichissement limité,
16:29donc on reviendrait
16:29au JCPOA,
16:30mais pour sauver la face,
16:32si je puis dire,
16:33Trump pourrait avoir
16:33ce fameux geste symbolique
16:35qui est le transfert,
16:36on en a déjà parlé,
16:38des 400 kilos
16:38vers un pays tiers
16:40de confiance.
16:41Là,
16:41il obtiendrait plus.
16:41Le guide suprême
16:42a fait savoir
16:43que c'était un ventre,
16:44je crois,
16:45qu'il s'y opposait.
16:46Oui,
16:46d'accord,
16:46mais il met la pression,
16:48mais c'est négociable,
16:49je pense.
16:50Donc,
16:50en tout cas,
16:51on peut avoir quelque chose
16:52qui ressemble à ça,
16:52mais ça,
16:53ça ne se fera pas en un mois.
16:54Mais les Iraniens,
16:55on a mis des conditions
16:56et dans un deuxième temps,
16:57si vous acceptez
16:58ces conditions-là,
17:01on négociera
17:02justement après
17:03sur le nucléaire.
17:04Oui,
17:05parce qu'ils veulent
17:05dissocier les deux dossiers.
17:06En fait,
17:07l'intérêt des Américains,
17:08c'est de mettre
17:09tout en même temps.
17:10Les Iraniens,
17:11leur but,
17:11c'est de dissocier
17:12les deux dossiers
17:12parce que l'uranium,
17:13c'est la carte maîtresse
17:14et ils savent très bien
17:15que ça ne peut pas
17:16se faire tout de suite.
17:16Mais Donald Trump
17:17peut dire oui,
17:18à votre avis ?
17:19Ça dépend s'il obtient des...
17:20À mon avis,
17:21il ne peut pas tout obtenir
17:22d'un seul coup.
17:22Parce qu'on l'a déjà dit,
17:24le temps à court terme,
17:25peut-être pas à moyen terme,
17:26mais il joue pour les Iraniens.
17:27On n'en va pas revenir là-dessus.
17:29Donc,
17:29s'il a des gestes
17:30sur Hormuz,
17:31c'est déjà
17:32une dynamique positive.
17:33Vous voulez dire
17:33qu'il pourrait signer
17:35ce soir
17:36ou dans les heures qui viennent
17:37un protocole d'accord
17:39qui n'évoque pas
17:40ou demain peut-être
17:40qui n'évoque pas
17:42le nucléaire
17:42dans un premier temps.
17:43Ou alors
17:43qui seraient traités
17:44mais dans...
17:45Ça va être compliqué à expliquer
17:46même en inventant
17:47un récit à la Trump.
17:49Mais l'avantage d'Hormuz,
17:50c'est déjà
17:50que vous avez
17:50quelque chose de concret
17:52qui est plus faisable
17:53que du nucléaire.
17:54On n'a pas besoin d'un an.
17:56Mais là,
17:56c'est les Iraniens
17:56qui vont bien décider.
17:57Le deuxième avantage,
17:58excusez-moi,
17:59c'est que ça va faire baisser
18:00le prix du pétrole.
18:01Dès qu'on va ouvrir
18:02peut-être pas à 100%,
18:03mais en partie au Hormuz,
18:04il y a des pétroliers
18:05qui sortent, etc.
18:06Ça peut réassurer
18:07les assureurs aussi.
18:12baisser la pression...
18:14Il dit qu'il s'en fiche
18:14de Donald Trump,
18:15il n'a pas besoin
18:15de ce pétrole-là.
18:16C'est son...
18:17Une vision très concrète.
18:18Ce qui est faux,
18:19Mika.
18:19Ce qui est faux,
18:20parce que,
18:20vous savez mieux que moi,
18:21les marchés ne sont pas
18:22décorrélés aux Etats-Unis
18:23du marché mondial.
18:24Bien sûr.
18:24Donc, même si c'est
18:25les plus gros producteurs...
18:27Ils gagnent des sous.
18:27Oui, d'accord.
18:28Mais ils ont besoin aussi
18:29de certaines catégories
18:30de pétrole.
18:30Absolument.
18:31Donc, ils ont beau être
18:31les premiers exportateurs
18:32et producteurs mondiaux,
18:33ils ne sont pas décorrélés
18:35des prix mondiaux.
18:35Mika, un accord...
18:36Pardon, un accord
18:37qui exclut le nucléaire
18:39qui rouvre Hormuz
18:42faiblement,
18:43en tout cas à demi-mot,
18:44Donald Trump peut signer
18:45quelque chose comme ça ?
18:46Oui, mais c'est ça le truc,
18:47c'est que rouvrir Hormuz,
18:48il y a tellement de conditions
18:50en fait à mettre sur la table
18:51pour avoir une prévisibilité,
18:53des précisions,
18:54des choses qui soient
18:54véritablement concrètes
18:55pour pouvoir rassurer
18:57les armateurs,
18:58les PNI clubs,
18:59les assureurs, etc.
19:00qu'en fait, en réalité,
19:01ce n'est pas juste
19:02avec un protocole d'accord
19:03que vous allez vous en sortir.
19:05Ce qui va être important ici,
19:066 protocoles d'accord,
19:07donc il y a bien,
19:08pour ce cessez-le-feu
19:09de 60 jours,
19:10d'une part,
19:11c'est de comprendre
19:11qu'est-ce qui se passe
19:12à la fin des 60 jours.
19:13Est-ce que c'est renouvelé ?
19:14Quelles sont les modalités
19:15de retour à une discussion
19:17ou de prolongation
19:18ou d'ailleurs de pas du tout ?
19:20Bref, donc il y a tous
19:21ces éléments-là
19:21déjà à prendre en compte.
19:22Deuxième élément,
19:23il y a eu un certain nombre
19:24de cessez-le-feu
19:25que vous connaissez,
19:26vous savez,
19:26qui n'ont pas été respectés
19:28et les deux parties,
19:29côté iranien
19:30comme côté américain,
19:31ont dit
19:31« On a frappé,
19:32mais ce n'est pas une rupture
19:33du cessez-le-feu ».
19:34Bon, si vous voulez,
19:35on est dans une situation
19:35où ce n'est pas parce que
19:36vous allez avoir
19:37un protocole d'accord
19:38que ça va magiquement,
19:40même s'il y a des intentions
19:41de réouvrir Hormuz,
19:42par exemple,
19:43magiquement rouvrir le trafic,
19:45magiquement faire baisser
19:46les primes d'assurance,
19:47magiquement faire baisser
19:48les prix du pétrole.
19:49Donc on n'est pas retourné
19:50à la situation
19:50d'avant la guerre.
19:52Mais bien sûr,
19:52là vous mettez le doigt
19:54sur le sujet.
19:54Quand je parlais de prévisibilité ici,
19:56c'est « On réouvre Hormuz,
19:57ok, d'accord,
19:57mais sur quelle base ?
19:58Sur la base du péage
20:00et de l'autorité de gestion
20:00du détroit iranien ? »
20:02Est-ce qu'il avait l'air
20:02de dire Syavosh Ghazi ?
20:04Alors, est-ce que c'est ça
20:05ou est-ce que c'est une réouverture
20:06où on a la route Omanes
20:08d'un côté,
20:08sur laquelle il y a
20:09une certaine incertitude,
20:10et la route iranienne
20:11avec la dimension
20:12de premiumisation
20:13que les Iraniens
20:14essayent de faire mettre en place ?
20:16Bref, si vous voulez,
20:16aujourd'hui,
20:17on peut parler
20:17de protocole d'accord,
20:18mais un protocole d'accord
20:19en soi,
20:19ça ne règle pas malheureusement
20:21tout
20:21et ça ne réouvre pas tout.
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