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Chaque week-end, Anne Seften vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:04Générique
00:11De retour sur le plateau de BFM Grand Soir, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez au 84e jour de
00:16la guerre.
00:16Le suspense reste total quant à la suite des événements.
00:19Les armes américaines vont-elles à nouveau parler après 6 semaines de trêve ?
00:22Où y a-t-il de réel espoir de parvenir à un accord comme semble vouloir le Pakistan ou le
00:27penser ?
00:28Les Émirats arabes uniques nous entendront dans un instant.
00:30Bonsoir Antoine Lard.
00:32Hier, les déclarations de Donald Trump dans le bureau Oval étaient quelque peu sibyllines.
00:36Le président Donald Trump allant même jusqu'à dire que le deuxième mariage de son fils Don Sommer ne tombait
00:41pas au bon moment.
00:42Où en est-on ce soir ?
00:44Que nous dit, ça fait déjà rigoler en plateau, que nous dit Donald Trump sur son réseau social Trousse ?
00:48Reste-t-il à la Maison Blanche ce week-end le président américain ?
00:54Alors oui, effectivement, il va rester à la Maison Blanche ce week-end.
00:58Ça n'était pas prévu au départ.
00:59En fait, en ce moment même, Donald Trump est dans l'état de New York.
01:02Il participe à un meeting politique pour soutenir un candidat républicain qui se présente aux élections de mi-mandat.
01:08Au départ, Donald Trump devait ensuite passer le week-end à proximité de là, dans le New Jersey, l'état
01:13voisin, dans l'une de ses propriétés, l'un de ses golfs.
01:16Et puis finalement, il a changé d'avis sur son réseau social.
01:19Il a expliqué qu'en cette période cruciale, il préférait être à Washington.
01:22Donc il va revenir ce soir à Washington.
01:24Il va passer le week-end à la Maison Blanche.
01:27Au passage, il indique aussi qu'il ne pourra pas assister au mariage de son fils, mariage qui devait avoir
01:31lieu demain dans les Bahamas.
01:33Alors comment interpréter ce changement de programme ?
01:36Est-ce que ça veut dire que Donald Trump se prépare à relancer les hostilités contre l'Iran et qu
01:39'il veut être à la Maison Blanche pour préparer tout cela avec ses conseillers ?
01:42Ou au contraire, est-ce que Donald Trump estime qu'il a des avancées dans ses négociations et qu'il
01:46veut suivre au plus près le dossier, là encore, entouré de ses collaborateurs ?
01:50Impossible de le savoir pour le moment.
01:52Ce que l'on constate, en tout cas, c'est que ces dernières 24 heures, il y a plusieurs signaux
01:56plutôt positifs côté américain qui laissent penser qu'un accord serait possible.
02:00Il y a d'abord les déclarations de Marco Rubio, le chef de la diplomatie, qui fait état de progrès
02:04dans les discussions.
02:05Alors progrès léger, Rubio dit qu'il ne faut pas faire preuve d'un optimisme démesuré, mais progrès tout de
02:10même.
02:10Et puis, Donald Trump, et ça c'est assez notable, a fait preuve d'une forme de réserve lorsqu'il
02:15évoque le sujet iranien.
02:18Hier, il a à nouveau, effectivement, laissé planer la menace d'une reprise des frappes, mais il l'a fait
02:22de façon, sur la forme, beaucoup moins virulente et belliqueuse qu'auparavant.
02:26Il a simplement expliqué que si rien ne bouge, il prendra, je cite, des mesures drastiques.
02:30On est loin de ces menaces de rayer l'Iran de la carte ou de détruire la civilisation iranienne.
02:35En tout cas, Donald Trump, on le rappelle, s'est donné jusqu'à lundi pour recevoir une réponse positive de
02:41l'Iran.
02:41Ça veut dire que ce week-end sera probablement crucial, mais impossible pour le moment de savoir quelle décision prendra
02:47le président américain.
02:48Antoine Ellard, en direct de Washington.
02:50Merci à vous, cher Antoine.
02:52Alors que vous voyez là les images du président Donald Trump dans l'état de New York, comme nous le
02:56disait Antoine ce soir, qui assiste à un meeting politique.
03:00On verra s'il parle d'ailleurs de l'Iran.
03:02Amiral Vichaud, si Donald Trump annule son golfe, sa participation au mariage de son fils, en disant « je reste
03:08à Washington », que la Maison-Blanche réévalue son agenda,
03:11est-ce-à-dire qu'il va se passer forcément quelque chose, que ce soit sur le terrain diplomatique ou
03:15le terrain des frappes à nouveau ?
03:16Le problème est que ça ne dépend pas uniquement de lui, ça dépend des Iraniens, et donc ce serait bien
03:22présomptu de ma part de vous donner une réponse dans un sens ou dans l'autre.
03:26Bon, effectivement, en tout cas ce qui est sûr, c'est qu'il se tient à disposition pour les négociations,
03:31ou comme vous l'a fort bien dit M. Ellard, pour relancer le combat.
03:35Ça, c'est parfaitement clair. Mais de là à en tirer des conclusions, je pense...
03:40Alors, on va avancer dans le débat. Je vous soumettrai l'accord cadre qui est donné par la presse saoudienne
03:45sur justement la base de travail entre Iraniens et Américains.
03:49Vous aurez peut-être l'occasion de peut-être avancer dans votre réflexion.
03:53Laure Palais, on voit ce que nous dit le sénateur Roger Wicker ce soir, qui est le président de la
03:57commission des forces armées au Sénat.
03:59Voilà. Long post sur X, avec cette petite phrase, la poursuite d'un accord avec le régime islamiste de l
04:04'Iran risque de donner une impression de faiblesse.
04:06Nous devons achever ce que nous avons commencé les grands temps d'agir.
04:09Se passe-t-il sur le même registre qu'un certain l'Instagram, par exemple ?
04:13Non, pas du... Voilà, merci. J'attendais cette réponse.
04:16Non, effectivement, on a une division au sein des sénateurs républicains, même si pour l'instant il n'y a
04:23pas eu de résolution qui est allée jusqu'au bout.
04:25Il y a des tentatives, et les sénateurs qui sont contre le conflit et l'intervention, enfin leur nombre augmente...
04:33Il y en a une encore hier, Mike Johnson, justement, n'est pas parvenu à la faire passer.
04:37Mais ça ne passe pas, et c'est loin de passer, parce qu'il faudrait aussi que la Chambre acquiesce.
04:41Et donc, pour l'instant, il n'y a pas de résolution sur ce sujet-là.
04:45Et puis, vous l'avez dit, l'Instagram, c'est le plus va-t'en-guerre de tous les sénateurs
04:50magas.
04:52Qui a changé son discours, d'ailleurs, au cours de la guerre, parce qu'il y avait eu ces frappes,
04:56où il y a eu ces panaches de fumée lancées par les Israéliens, avec ou pas les Américains.
05:01Il avait été un peu... Il freinait un peu. Et depuis, plus du tout.
05:05Plus du tout, parce qu'en fait, c'est quand même le combat de sa vie.
05:09Donc non, a priori, ça continue.
05:13En tout cas, le Congrès est derrière le Président.
05:16Et l'opinion, relativement aussi, finalement.
05:19On y reviendra dans un instant.
05:20Contrairement à ce qu'on peut entendre ici et là.
05:22Bien évidemment, David Corona, quand vous voyez ce qu'il se passe là.
05:25Et on va avancer aussi dans la réflexion dans un instant.
05:27On écoutera Marco Rubio.
05:28On se penchera, je le disais, sur cet accord cadre qui est relayé par la presse saoudienne.
05:32Vous dites quoi ?
05:33C'est, je ne sais pas, c'est peut-être un rebondissement ce soir.
05:37C'est finalement une façon classique dans les négociations,
05:40même si c'est vrai qu'on passe par des émotions en forme de montagne russe aussi.
05:45Alors, il y a deux choses qui sont rassurantes dans la même action de Donald Trump.
05:49La première, c'est qu'il décide d'annuler une activité ludique
05:53pour essayer de se pencher sur un problème qui plonge le monde
05:58dans un chaos économique depuis plusieurs semaines.
06:00La deuxième, c'est que lors d'une négociation de crise,
06:03que ce soit une rédition ou pour signer un accord,
06:06le moment le plus tendu est le moment du passage à l'acte.
06:09Parce que s'asseoir et dire, oui, j'accepte que l'accord global ou l'accord cadre
06:14m'a choisi un accord cadre.
06:16Et plutôt que d'essayer de faire signer toutes les parties sur toutes les oppositions,
06:20de se demander quel était le point d'accord duquel on pouvait partir
06:24pour construire potentiellement cet accord,
06:28fait que ce moment-là crée une tension particulière.
06:32Et le fait que Donald Trump décide de pouvoir être présent
06:37pour accepter, pour refuser ce qui va être décidé.
06:40Mais est-ce qu'il doit être obligatoirement présent ?
06:43Parce que moi, je me dis qu'il peut décider de lancer des opérations n'importe où il est.
06:46Alors présent, non, mais disponible psychologiquement pour répondre dans un temps court
06:49et faire des contre-propositions ou accepter en plein un accord
06:55qui pourrait être signé et qui pourrait être l'occasion aussi pour lui
06:59de déclarer une forme de paix ou de fin de guerre.
07:01Parce qu'en fait, il y a deux manières d'obtenir la paix.
07:03Et de réfléchir à son discours aussi.
07:05C'est ça, c'est une action de communication aussi.
07:07Il y a deux manières d'obtenir la paix dans ce monde.
07:09La première, c'est qu'il y ait une des parties qui gagne et que l'autre capitule
07:12parce que c'est la meilleure manière de s'en sortir à moindre frais.
07:16La deuxième, c'est celle sur laquelle on se dirige.
07:18C'est un épuisement partagé de se dire
07:21tous les camps ont suffisamment perdu pour se demander
07:24s'il n'est pas temps justement de trouver un accord
07:27et de trouver un point de jonction
07:29duquel on va pouvoir commencer à construire un accord total.
07:31– Mais quand Donald Trump dit encore ces dernières heures
07:34les Iraniens rêvent d'un accord,
07:37on les voit rêver d'un accord là où vous le sentez comme ça ?
07:39– L'avantage, ce qui a été un inconvénient dans l'impulsivité
07:43et l'imprévisibilité de Donald Trump depuis le début
07:45avec des ultimatums posés, dépassés, annulés,
07:49des effets d'annonce, d'éradiquer la population iranienne de cette planète
07:53et finalement de dire non, on va faire autre chose,
07:55pourrait être à notre avantage, ou en tout cas à l'avantage
07:58des gens qui regardent ce conflit depuis leur canapé
08:02ou depuis leur pays limitrophe, de se dire
08:06il pourrait aussi décider du jour au lendemain,
08:08parce qu'il a trouvé la bonne histoire à raconter,
08:10de décider que c'est terminé pour x ou y raison.
08:13– Alors on va écouter ce que dit Marco Rubio,
08:16il y avait donc ce Trump impatient ces dernières heures,
08:18mais il y a aussi cette dernière prise de parole de Marco Rubio,
08:21secrétaire d'État américain, c'était lors d'une conférence depuis la Suède
08:24où se tenait une réunion informelle des affaires étrangères des pays de l'OTAN.
08:28Écoutons Marco Rubio.
08:30– Concernant l'Iran, les informations de ce matin, je sais qu'il est tôt,
08:34elles sont encore disponibles aux États-Unis,
08:36un peu plus tard dans la région au Moyen-Orient,
08:38mais nous attendons des nouvelles des discussions en cours.
08:41Il y a eu quelques légers progrès, je ne veux pas exagérer,
08:43mais il y a eu un léger mouvement, et c'est positif,
08:46les principes fondamentaux restent les mêmes.
08:47L'Iran ne pourra jamais posséder l'arme nucléaire.
08:51– Marie-Laure Buisson, comment vous voyez les choses ?
08:53Il y a ces légers progrès, ces avances, c'est quelque peu positif.
08:56Il y a aussi, et on va la voir, la photo de l'arrivée du symbole,
09:00de la figure des négociations, c'est Hassim Mounir à Téhéran.
09:04Il a rencontré d'ailleurs le ministre de l'Intérieur iranien,
09:09plus, nous dit la presse saoudienne, la présence du Qatar.
09:11Est-ce que ça c'est bon signe ou ça renforce seulement la pression sur l'Iran ?
09:15– Alors, je pense que c'est bon signe quand même,
09:18dans la mesure, en tout cas, les conditions sont optimales pour Donald Trump.
09:22Donald Trump a déclaré que le maréchal Mounir était son maréchal préféré.
09:27– Oui, c'est vrai, il ne cesse de le dire.
09:29– Il ne cesse de le dire.
09:30Et d'ailleurs, le maréchal Mounir a quand même été le seul et unique maréchal pakistanais
09:35à avoir jamais été invité à déjeuner à la Maison Blanche en grande pompe.
09:38C'était le 18 juin 2025, il y a un an, ça ne s'était jamais produit avant.
09:43Également, pour tout vous dire, la raison de son invitation,
09:46c'est parce qu'au Pakistan, il y a des terres rares qui se trouvent au Balouchistan
09:50et que donc le maréchal Mounir était venu pour négocier un accord
09:53avec le président Trump et les États-Unis
09:55pour l'exploitation de ces terres rares au Pakistan.
09:58Enfin, toujours est-il que le maréchal Mounir est très bien en cours
10:02chez Donald Trump.
10:03– Très bien vu.
10:03– Très bien vu.
10:04– Et donc, a priori, ce sont des conditions optimum pour des négociations.
10:12Maintenant, qu'est-ce que ça va donner et qu'est-ce qui va se passer ?
10:16Moi, je ne suis pas Madame Soleil, je ne suis pas à la tête de Donald Trump.
10:19Je pense que Donald Trump n'est pas allé au mariage de son fils
10:22également pour des questions toutes simples d'image.
10:25Je ne sais pas si vous imaginez une photo volée de Donald Trump.
10:27– Un président américain, au Bahamas en plus.
10:29– Au Bahamas.
10:31Voilà, alors si en plus de ça, il a prévu d'attaquer Cuba,
10:34les Bahamas sont juste à côté.
10:36Donc, ce n'est peut-être pas le moment de se trouver dans la zone.
10:38Je dis ça pour rien, mais bon.
10:40Voilà où on en est.
10:42Je pense que, bon, de toute façon, c'est le week-end pivot.
10:48C'est maintenant, c'est maintenant que les choses vont se passer.
10:50S'il ne prend pas une décision ce week-end, ça va être très compliqué.
10:54Mais juste un petit insert et j'en terminerai par là.
10:57Il faut arrêter de dire que Trump a des problèmes épouvantables
11:01sur la scène américaine.
11:02Je signale quand même que là, il y a eu deux primaires républicaines
11:08qui se sont passées dans le Kentucky et également…
11:12– Avec ce fameux Thomas Massy.
11:13– Thomas Massy et également à la Nouvelle-Orléans.
11:16Et à chaque fois, les candidats qui détestaient Trump,
11:19qui en disaient du mal, candidats républicains,
11:22qui s'étaient opposés à Trump, ont été balayés par l'ouragan Trump.
11:27Et c'est les candidats soutenus par Trump qui ont gagné,
11:33qui ont remporté jusqu'à maintenant la primaire.
11:36En cas qui sont en lice pour la…
11:38– Alors très vite, petite incise de leur palais.
11:39Est-ce qu'on peut dire balayés ?
11:40– Alors vous avez parfaitement raison.
11:42Il verrouille le parti et il est très revanchard.
11:44Donc tous les candidats qui auraient voté contre sa destitution en 2021 en particulier,
11:49ont été balayés, et je pense à Thomas Massy, dans le Kentucky.
11:53Pour ce qui est de l'opinion, il a une opinion à 38% je crois favorable,
11:58ce qui n'est pas complètement…
12:00– Avec 61% des personnes qui se disaient justement que cette guerre était une erreur,
12:03selon un récent sondage au début du mois de mai.
12:05– Mais en fait, vous avez deux catégories d'Américains,
12:06ceux qui souffrent terriblement et qui sont aux banques alimentaires
12:09et qui ont des problèmes de pouvoir d'achat de fin de mois,
12:12et puis des autres qui voient le Dow Jones dépasser les 50 000 points,
12:17c'est du jamais vu.
12:18– Encore ce soir, les filles en hausse.
12:20– C'est un record.
12:22Donc pour qui, notamment les 401k, qui sont les programmes de retraite,
12:26et là on parle des retraités, mais aussi de la classe moyenne supérieure américaine,
12:30eh bien finalement, elle bénéficie de cet essor économique
12:33qui est en grand nombre de parties dû à l'essor de l'intelligence artificielle
12:37et pas que…
12:38– Oui.
12:39– Voilà, il y a beaucoup de facteurs.
12:41– Olivier Lasmole, pourquoi ce week-end ?
12:43Pourquoi il pourrait passer à l'action ce week-end ?
12:47On dit que le vendredi, c'est compliqué,
12:50on dit que le dimanche aussi, il y a les marchés qui clôturent.
12:53Est-ce que c'est le bon timing, là, le dimanche ?
12:55Tout le monde a cette date de fin de week-end ?
12:57– Oui, on parle toujours du week-end, on parle toujours du week-end.
13:00Je suis toujours un peu surpris.
13:01Ce que je vois toujours, en revanche, c'est qu'à chaque fois qu'il perd or,
13:04il n'agit pas, et quand il se tait, il agit.
13:06– Pour la guerre des 12 jours, je me rappelle, c'est dans la nuit du samedi au dimanche aussi.
13:09– Oui, aussi, à cause justement des cours boursiers, effectivement.
13:15Là, je vois très difficilement Trump agir à nouveau.
13:19– Pourquoi ?
13:19– On a eu des signaux faibles, vous allez me dire qu'on en a depuis des semaines,
13:23qu'on a tous les jours, des signaux contradictoires, faibles.
13:26– Oui, je vous montrerai les fameux B1 tout à l'heure, attention.
13:29– Oui, mais par exemple, vous allez me dire que ça va avec son instabilité,
13:34mais quand il dit, écoutez, finalement, je vais me laisser quelques jours jusqu'à lundi prochain
13:38avant de prendre une décision.
13:39Et puis en même temps, on voit dans les 24 heures, quasiment le double de navires
13:45que l'Iran laisse passer.
13:47Donc on a, de part et d'autre, on voit des petits signaux qui avancent doucement, petit à petit.
13:52Alors vous allez me dire que le détroit d'Hormuz, c'était une passoire qui n'était pas vraiment un
13:57blocus,
13:58parce qu'il y a quand même beaucoup de navires qui passaient,
14:00et on ne peut pas le savoir réellement, puisque l'Iran s'est amusé à faire ce qu'on appelle
14:03du spoofing satellitaire,
14:05c'est-à-dire à brouiller les transpondeurs.
14:09La transpondeur, c'est ce qui permet de savoir avec l'AIS,
14:13l'identification d'un navire, d'où il vient, ce qu'il a à bord.
14:15– Une sorte de GPS.
14:16– Une sorte de GPS, et on brouille tout.
14:17Et donc comme il brouille, on ne sait pas réellement les navires qui sont sur zone ou qui ne sont
14:21plus.
14:22Et donc on voit quand même des signaux qui avancent, donc je ne vois pas.
14:24En ce moment, sachant qu'a priori, on aurait potentiellement un accord cadre,
14:28je ne vois pas en ce moment, à moins qu'il est à début d'anérisme,
14:33lancer une attaque ce week-end.
14:34– Ah, l'avis de Mickaël Benhamou, qui ne s'est pas encore exprimé, Mickaël.
14:39– Alors, Palaise qui essaye de vous doubler.
14:40– Alors, on peut parler ce soir, mais ce que je voulais dire, c'est…
14:46– Mais elle est lacuneur, alors.
14:47– C'est pour ça.
14:50– Non, mais je voulais dire déjà que je n'aime pas trop l'expression accord cadre, en fait,
14:54parce qu'en fait, il n'y a pas d'accord.
14:55– Moi, je reprends les mots de la presse saoudienne.
14:57– Non, moi, je suis un bon élève.
14:59– Alors, un bon juriste utilise le thème accord cadre, c'est idéal.
15:02– Oui, mais moi, je répète ce que mes confrères disent, bêtement.
15:04– On a une espèce de cas de négociation qui n'est même pas acceptée par les deux parties,
15:09mais qui aujourd'hui n'amène pas à grand-chose.
15:11On a en parallèle des négociations régionales qui avancent, par contre.
15:14On a les Émirats, cette semaine, qui ont quand même expliqué qu'ils ne voulaient pas d'escalade.
15:18Ça, c'est la grande nouveauté pour moi de cette semaine.
15:20C'est que les Émiratis, enfin, se sont alignés sur la position saoudienne et qatarie.
15:25– Avec le haut conseiller du président Amériti qui nous dit ce soir, c'est 50-50 sur soit le
15:30détroit d'Hormuz se réouvre, soit on y retourne.
15:34– Ils étaient en train de nous dire qu'eux étaient prêts à ce que ça reparte, à nos nouvelles
15:37frappes américaines et que voilà.
15:39Et donc là, maintenant, ils sont en train de se rendre compte que les Américains ne sont pas capables de
15:42les protéger en cas d'escalade.
15:44Les Américains n'ont plus suffisamment de stocks de missiles défensifs et n'ont plus aussi de présence navale dans
15:49le Golfe Persique
15:50pour pouvoir défendre tout ce petit monde. Et les bases terrestres ont été en partie endommagées.
15:53Donc voilà, ça vous donne une Amérique qui est moins forte.
15:56Des Émiratis qui sont en train de s'aligner sur le reste du conseil de coopération du Golfe.
16:00Donc un Trump qui aussi a des contraintes, contraintes temporelles effectivement, c'est pour ça que je suis assez d
16:05'accord.
16:06– Alors on a parlé, Mickaël, on les rappelle les contraintes, il y a le 11 juin, le début de
16:10la Coupe du Monde, le 14 juin, son anniversaire, ses 80 ans.
16:12– Premier juin aussi, le Congrès en fait, il a le fait que le Congrès va certainement remettre la pression
16:16sur Trump,
16:18notamment sur le plan budgétaire. Trump a besoin du Congrès pour voter ses nouveaux budgets
16:23et il a du mal en fait à faire passer certaines lois.
16:27Donc non, non, ce n'est pas facile pour lui. Et effectivement, je crois qu'il a trois options.
16:32Soit effectivement reprendre les frappes massives pour forcer un changement de régime, ça c'est la position israélienne.
16:37Soit une opération spéciale pour récupérer l'uranium.
16:41Ou alors, c'est ce que vous avez dit, prétendre qu'il a gagné, inventer un prétexte de communication en
16:46disant
16:46« Nous sommes les plus forts et nous allons maintenant faire autre chose dans les Caraïbes ou au Groenland »
16:50et ensuite utiliser Fox News.
16:53– Ou à Cuba, disait l'amiral Vichaud.
16:54– Voilà, Cuba, et puis ensuite faire autre chose.
16:57Mais je pense que ce sont ces trois options qui sont sur la table.
16:59Et honnêtement, là aujourd'hui, je n'ai pas la moindre idée de ce qui pourrait se passer à titre
17:03personnel.
17:04J'ai fait des prédictions ces derniers mois, mais là, franchement là, ce soir,
17:09je n'ai pas la moindre idée de ce qui pourrait se passer ces prochains jours.
17:11– Alors, on écoutera dans un instant ce que dit Trump aussi au sujet d'Israël,
17:16mais je voulais qu'on revienne sur cet accord.
17:17Alors, accord-cadre, pardon, je répète accord-cadre, vous n'êtes pas d'accord,
17:21mais on va regarder ces trois piliers de l'accord.
17:23Il y a marqué dans les trois piliers de l'accord, cessez le feu immédiat,
17:26total et inconditionnel sur tous les fronts,
17:27engagement à s'abstenir, vous le voyez, d'attaquer les infrastructures militaires,
17:32civiles ou économiques, arrêt des opérations militaires
17:34et de la guerre médiatique entre les trois pays.
17:35Après, il y a des concessions politiques, un volet stratégique,
17:38notamment la garantie de la liberté de navigation dans le Golfe Persique,
17:41que le détroit d'Hormuz est la mer d'Arabie, on y reviendra.
17:43Mais là, Amiral Vichaud, il n'y a plus du tout le nucléaire.
17:47C'est comme si on s'était focalisé maintenant complètement sur ce détroit d'Hormuz.
17:50– Oui, parce que le détroit d'Hormuz, ça intéresse vraiment tout le monde,
17:54alors que le nucléaire, on nous a quand même expliqué
17:58que ce n'était pas un problème urgentissime.
18:01Il fallait éviter que ça recommence, mais tout le monde est d'accord
18:04pour dire que les Iraniens sont dans la capacité de tirer une bombe demain matin.
18:11– Je ne sais pas si les Américains sont très d'accord
18:13pour dire qu'ils sont très tranquilles non plus.
18:16– Ou alors c'est que les Russes ont fait un petit effort vis-à-vis des Iraniens
18:20et leur ont prêté une bombe, mais on ne voit pas comment ils auraient pu…
18:23– Non, mais sur cette fébrilité aussi, sur cette inquiétude
18:27justement d'enrichissement d'uranium, je ne parle pas forcément de la bombe,
18:30mais sur ce moratoire aussi, ça va se jouer sur ce moratoire.
18:32– Oui, mais là, pourquoi ? Parce que Trump là-dessus,
18:35il s'apprisonne sur le moyen long terme, pour une fois.
18:39Et il y résonne, à mon avis, à plutôt 3, 4, 5 ans,
18:43et pas demain matin sur le nucléaire.
18:46Et sur le nucléaire, il n'y a pas d'urgence pour demain matin, à mon avis.
18:50Ce site n'engage que moi, mais voilà.
18:53Par contre, moi, ce que je pense, c'est que tout ce petit monde,
18:57quand même, on ne parle pas beaucoup des Chinois,
18:59et je pense que les Chinois aussi tirent quelques ficelles, certainement, dans la coulisse.
19:06Et c'est probablement ça qui a amené les gens à se dire,
19:11bon, peut-être on va, peut-être finalement, aller vers un accord.
19:14– Et en plus que le Premier ministre, je crois, pakistanais, est en ce moment en Inde.
19:19Euh, pardon, à Pékin, en Chine, pardonnez-moi.
19:22Le Premier ministre Sharif est là-bas, il est en train de discuter.
19:25Et les Chinois, je pense, prendraient assez mal à un retour des hostilités,
19:29parce que si retour des hostilités il y a,
19:32il y aura bombardement d'infrastructures civiles, notamment des ponts.
19:36Or, on sait que les Chinois comptent particulièrement sur l'Iran,
19:39qui est sur la route de la soie, et que c'est important pour eux.
19:44Et on se souvient que lorsque le grand pont de Farage, Tarage…
19:50– Près de Téhéran, oui.
19:51– Près de Téhéran, avec des bombes…
19:53– Voilà, exactement. Ça ne les a pas fait rire du tout,
19:55parce que c'était extrêmement important dans le cadre de leur politique commerciale,
20:02de la route de la soie justement dont je parlais.
20:04Donc les Chinois ne veulent pas d'une reprise des hostilités.
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