00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05La rubrique hebdomadaire, pratique aux pratiques de cette émission,
00:09je vous engage aussi à écouter un petit peu tout pour investir,
00:13de 11h à midi le matin, c'est intéressant aussi.
00:16Mais nous recevons Benoît Lombard, président de Vincera.
00:19Bonjour.
00:19Bonjour.
00:20On parlait d'inflation, tiens justement, avec Michel Remy.
00:24Retour de l'inflation.
00:25Bon, quels sont les placements rêvés pour se protéger contre l'inflation ?
00:31Ah, les placements rêvés.
00:32C'est vrai que, d'abord, la première des choses, c'est que l'inaction a cours réel.
00:36On sait qu'on a des taux sans risque, des taux directeurs de la BCE à 2%.
00:39On a un livret A qui est depuis le 1er février dernier à 1,5%,
00:44des cicats monétaires à 2%.
00:45Et donc, aujourd'hui, avec une inflation à 1,7%,
00:49si on ne bouge pas, en réalité, on perd de l'argent.
00:52Et c'est un coût silencieux, mais réel, pour l'épargne.
00:56Donc, il faut aller ailleurs.
00:57Il faut aller ailleurs.
00:58Donc, éviter les livrets réglementés au taux trop bas.
01:03Bah, livrets réglementés.
01:04Livrets A, il n'y a pas d'impôts.
01:06Livrets réglementés, vous avez quand même, aujourd'hui,
01:08un prélèvement forfaitaire qui est important.
01:10Donc, il faut aller ailleurs.
01:11Où aller ?
01:12Eh bien, vous avez des fonds en euros, des compénie d'assurance.
01:14Donc, il faut distinguer...
01:15Ça, ça recommence à devenir intéressant.
01:17Ça recommence à devenir intéressant.
01:18Il faut distinguer l'épargne de précaution, dont on a besoin.
01:21Alors, pourquoi pas un peu livret à ce cadre monétaire ?
01:23De l'épargne sécurisée, là, allons vers des fonds en euros.
01:25Et puis, on peut aller aussi vers de l'obligataire,
01:29des investissements dans des obligations corporelles,
01:31des obligations d'entreprise.
01:32Il y a deux catégories.
01:33Il y a l'investment grade, qui sont les meilleures des notations,
01:36qui sont des grandes entreprises.
01:38On a un coût de portage attractif aujourd'hui.
01:40Et puis, on a du high yield, qui est un peu plus risqué,
01:42mais avec des durations durées d'investissement.
01:45Si on a employé un vocabulaire que tout un chacun comprend,
01:47des durations et des durées faibles,
01:49eh bien, on a un coût d'attraction relativement important,
01:53si tant est que les taux ne remontent pas.
01:55Oui, et là, c'est le problème, parce qu'ils sont en train de remonter.
01:58Ils remontent, oui.
01:59Mais on le voit, la BCE n'a pas ni baissé, ni augmenté ses taux dernièrement.
02:04Là, je crois que la dernière réunion, c'était en mars, le 19 mars.
02:07A priori, il devrait rester à ces niveaux-là.
02:10Du moins, c'est tout ce qu'on anticipe.
02:12On est, on le sait, en période vraisemblablement de stagnation.
02:16Donc, c'est horrible, puisqu'on a de l'inflation, on n'a pas de croissance.
02:19Et que donc, il s'agit aujourd'hui de rester quand même limité
02:24dans les politiques des banques centrales,
02:26pour éviter de se retrouver avec une inflation galopante.
02:30L'obligataire.
02:32Aujourd'hui, on a des coûts de portage quand même qui sont attractifs.
02:34Je voudrais quand même rappeler, sur de l'investissement de grade,
02:36sur une horizon de 3-5 ans, on a du 3,5, 4, 5%.
02:40Donc, on peut avoir des obligations qui sont émises sur une durée qui est définie.
02:45Donc, on les porte, des obligations de portage.
02:47Et là, on a un coût qui est suffisamment attractif.
02:50Et aussi, bien évidemment, puisqu'on a cette durée qui est définie,
02:54on n'a pas un risque, si tant est que ça correspond à cette horizon de gestion,
02:57qui est extrêmement défini.
02:58Et c'est là où j'y voudrais aller, indépendamment des actions,
03:01parce que les opportunités peuvent exister aussi sur le marché des actions,
03:04à la faveur, bien évidemment, des événements géopolitiques
03:06qu'on ne contrôle pas.
03:08Oui, mais ça, c'est un petit peu la loterie
03:10quand on n'a pas de positionnement ou de stratégie fixe.
03:14Si vous aviez, allez, il nous reste une minute,
03:18une structure d'allocation à recommander, ça ressemblerait à quoi ?
03:21Allez, je dirais précaution, un peu de signe monétaire, pourquoi pas,
03:25pour le court terme.
03:26Allez, en sécurité, des fonds d'euros, de l'obligataire,
03:29parce qu'on a un coût de portage qui est attractif, ainsi que, je le rappelais.
03:32Et puis, j'allais dire, en satellite, des obligations à yield,
03:37donc avec des émetteurs qui sont un peu moins bien notés,
03:39mais là, on a une granularité qui existe.
03:41Et puis aussi, à la faveur, bien évidemment, d'événements géopolitiques,
03:45revenir un peu sur le marché des actions,
03:46parce qu'on a quand même, aujourd'hui, des boîtes qui sont saines,
03:48des boîtes qui fonctionnent.
03:49Et puis, on sait très bien que la crise s'arrêtera un jour,
03:53et qu'on regrettera peut-être de ne pas être allé sur un marché qui est discounté.
03:58Avec une petite optique value.
04:00Exactement.
04:01La valorisation des entreprises.
04:04Merci, merci Benoît Lombard.
04:06Président de Vincera, d'avoir été avec nous pour répondre à nos questions.
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