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  • il y a 7 minutes
Sylvain Schaller, CEO et fondateur d'Elecsyor, Astel Allame, fondateur et CEO de NutriCheck, Soumeya Ben Aïssa, fondatrice et présidente d’OptimPharma, et Samia Dahmouni, présidente et fondatrice de Cyclezen, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 9 avril. Ils se sont penchés sur le concours Tech for Future, notamment la catégorie "Start", sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, en route vers Tech for Future.
00:05Tech for Future, voilà un joli concours qui est là pour récompenser en fait les startups européennes et surtout souveraines.
00:13C'est vrai que dans ce monde un peu incertain où nous vivons actuellement, il est toujours intéressant de voir
00:18ce qu'on est capable de faire, nous, en Europe.
00:21Et on a du talent, on a des talents.
00:23Et ce qu'il y a d'intéressant, c'est que cette cérémonie, ce concours des Tech for Future a
00:28été fait en collaboration avec la Tribune,
00:30qui est allée pitcher en fait, en tout cas faire pitcher des startups un peu partout en France.
00:35Et c'est ça aussi qui fait la richesse de ce concours.
00:38Dans la catégorie Stark, donc, après avoir découvert les semaines précédentes, les catégories d'ataïe à environnement, énergie, impact, industrie
00:47et santé.
00:48Donc, on va maintenant s'intéresser aux pépites en phase d'amorçage dans tous les domaines.
00:53Donc, cette catégorie start.
00:56Et je vous présente tout de suite nos invités.
00:59Samia Damouni est avec nous.
01:00Bonsoir, Samia.
01:01Bonsoir.
01:01Vous êtes présidente et fondatrice de Cycle Zen.
01:04Tout à fait.
01:04Merci d'être là.
01:05À vos côtés, c'est Sylvain Chaleur.
01:07Bonsoir, Sylvain.
01:07Bonsoir.
01:08Vous êtes le CEO et fondateur d'Elexior.
01:11Tout à fait.
01:11J'ai bien prononcé.
01:12Parfait.
01:13Tout va bien.
01:14Soumeya Benaïssa est là aussi avec nous.
01:16Bonsoir, Soumeya.
01:16Bonsoir.
01:17Vous êtes fondatrice et présidente d'Optim Pharma.
01:20Et enfin, Astel Alam, fondateur et CEO de Nutri-Check.
01:24Bonsoir, c'est bien ça.
01:25Ben voilà.
01:26Vous êtes tous un petit peu, je crois, dans pas mal de régions.
01:31Alors, on a par exemple Elexior qui est à Lyon.
01:34Nutri-Check à Montpellier.
01:35Optim Pharma à Châteauroux.
01:37Non, à Nantes.
01:38À Nantes ?
01:39Pourquoi j'ai subi ?
01:39Écoutez, alors, je ne sais pas ce qui s'est passé.
01:41On a une erreur quelque part.
01:43En tous les cas, merci d'être là.
01:45Nantes, c'est pas mal aussi.
01:46Ah oui, très joli.
01:47On va commencer par vous.
01:49Présentez-nous, Soumeya, Optim Pharma.
01:54Alors, Optim Pharma, c'est une plateforme numérique pour aider les établissements de santé à gérer les médicaments non administrés.
02:03Donc, les médicaments non administrés, c'est des médicaments qui ont été préparés pour les patients, mais finalement non utilisés.
02:09Oui, pour plusieurs raisons, parce que le traitement, il n'y en avait trop.
02:13Voilà, soit parce qu'il a changé de traitement, ça arrive très souvent, soit parce qu'il a été transféré
02:18ou sorti, voilà.
02:20Donc, tous ces médicaments-là doivent être tracés et doivent être contrôlés pour pouvoir être réutilisés à l'intérieur du
02:28circuit hospitalier.
02:31La bienséance voudrait que tous ces médicaments, on les rapporte à la pharmacie, en fait ?
02:35Alors non, justement, nous, on intervient vraiment à l'hôpital, on n'intervient pas à la pharmacie de ville, les
02:39officines de ville.
02:40Non, mais pour les particuliers, c'est ça, je crois, le geste à faire.
02:42Oui, effectivement.
02:43On ramène ces médicaments inutilisés à la pharmacie.
02:45Voilà, effectivement. Donc, les médicaments de ville, il faut les rapporter à la pharmacie.
02:49Mais à l'hôpital, bien sûr. Autre système.
02:51Donc là, c'est intra-hospitalier.
02:53Donc, c'est les infirmières, en fait, qui collectent ces médicaments-là, qui sont non administrés.
02:58C'est bien souvent les infirmières.
03:00Parfois, il y a des préparateurs en pharmacie hospitalière.
03:03Donc, moi, je suis une ancienne préparatrice en pharmacie hospitalière, donc je connais bien le sujet.
03:06Donc, vous savez de quoi il s'agit ?
03:08Et ces médicaments-là, en fait, pour pouvoir les réutiliser en toute sécurité,
03:14on doit les récolter, les collecter et avoir une traçabilité complète
03:19pour pouvoir les stocker, les contrôler et enfin les réintégrer dans le circuit.
03:27Donc, vous, votre technologie, vous combinez donc Soft as a Service
03:32et puis aussi de la Computer Vision, c'est ça ?
03:35C'est ça.
03:35Expliquez-nous comment ça marche.
03:37Alors, le problème, en fait, à l'hôpital, c'est qu'il y a à peu près 520 millions
03:42de médicaments jetés chaque année en France, ce qui est énorme.
03:45J'ose même pas imaginer ce que ça représente en termes de chiffres,
03:50de coûts pour la sécurité sociale, parce qu'in fine, c'est la sécu qui paye.
03:53C'est ça.
03:53On a une idée de ce que ça représente en termes de chiffres ?
03:56C'est justement cette étude qui a été faite par le réseau Médite et CDDS,
04:00la première étude en France qui a été faite au niveau de l'hôpital.
04:02Ils ont estimé, pour un échantillon de 210 établissements, 700 000 euros par semaine de jetés.
04:09Donc, c'est pour ça que je...
04:10Et pas tous les établissements ?
04:11Alors, les établissements de santé, les cliniques et les hôpitaux.
04:15C'est pour ça que je ne parle pas d'officine de ville, qui est totalement différente.
04:18Il y a cyclamètre, c'est incinéré.
04:21Si vous additionnez tout ça, c'est des sommes qui sont monstrueuses.
04:23C'est énorme, et c'est aussi un impact pour l'écologie.
04:26C'est un impact économique et écologique derrière.
04:29Il y a ces 8% des émissions de gaz à effet de serre en France, la santé.
04:36Et dans ces 8%, il y a près de 30% qui sont liés justement aux médicaments.
04:40Donc, vous êtes infirmière, vous récupérez ces médicaments qui ne sont pas utilisés.
04:43Qu'est-ce que vous en faites ?
04:44Alors, ces médicaments-là, comme je vous le disais, on doit les tracer.
04:47Donc, c'est là que la plateforme intervient.
04:50On est une plateforme, en fait, de contrôle.
04:52Et pour en une seule photo, c'est ça l'avantage.
04:56C'est qu'on leur fait gagner énormément de temps au niveau de la collecte et de la traçabilité.
05:00Donc, une seule photo et on récupère toutes les informations, on va dire, réglementaires essentielles
05:06pour voir justement si on peut réintégrer le médicament en toute sécurité,
05:10s'il n'est pas périmé, s'il n'est pas abîmé.
05:11Vous allez reconnaître le médicament, en fait.
05:14Alors, la particularité, encore une fois, c'est que...
05:17Vous êtes venu avec vos médicaments ?
05:18Oui, parce que pour montrer un peu ce que c'est, là, vous voyez, c'est à peu près pour
05:21un patient.
05:22Alors, vous êtes venu parce que, vous savez, on est diffusé à la radio aussi.
05:25Oui.
05:25Donc là, vous avez un sachet avec plein de médicaments.
05:28Avec des médicaments en vrac, en fait.
05:30Et c'est bien ça le problème.
05:31Là, pour un nouveau fond de rigueur, c'est le paradis.
05:33C'est génial.
05:34Je veux la prochaine.
05:36Il y a un peu de tout en dedans.
05:37Il y a un peu de tout, d'accord.
05:38Donc oui, effectivement, il n'y a plus de packaging parce que, justement, ils ont été préparés en pilulier pour
05:43les patients.
05:43D'accord.
05:44Et donc, c'est ça la problématique.
05:46C'est qu'il n'y a plus ce fameux packaging où il y a un data matrix, on peut
05:49scanner.
05:49Donc, c'est vraiment des comprimés en vrac.
05:51Donc, vous imaginez tout un sachet comme ça à l'échelle d'un gros hôpital.
05:56Enfin, je vous prends toujours l'exemple.
05:57Il y a certains hôpitaux en France, il y a 2000 services.
06:00Et c'est quelque chose qui arrive, enfin, qui revient quotidiennement.
06:03Elle fait ça avec son smartphone, l'infirmière ou l'infirmier, d'ailleurs ?
06:06Non, non, pareil, je suis venue avec ma petite tablette.
06:08Donc, toute la plateforme...
06:09On dirait une magicienne.
06:10Vous sortez des trucs comme ça, là ?
06:11Je peux encore sortir des choses.
06:13J'en ai petit.
06:14Et c'est génial parce qu'on peut ranger plein de choses.
06:18Donc, là, c'est une tablette qui...
06:19Voilà.
06:19Donc, tous les infirmiers seraient équipés de cette planète.
06:22Voilà.
06:23De cette planète.
06:24De cette tablette.
06:25Voilà.
06:26Exactement.
06:26Et du coup, on a le dossier de preuve, justement, de traçabilité complète sur cette tablette.
06:30Et la photo est prise avec la tablette.
06:32Et donc, la technologie, justement, de vision par ordinateur,
06:35qui permet de reconnaître tous les médicaments en une seule fois
06:38et d'avoir, justement, un listing détaillé.
06:40Donc, ce qui évite la saisie de la collecte
06:43et surtout la ressaisie derrière informatique
06:45parce que tout est envoyé automatiquement au service,
06:47au logiciel de gestion de stock de la pharmacie.
06:49Et donc, après, redistribution.
06:51Voilà.
06:52Redistribution à l'intérieur du Sécrit en intra-hospitalier
06:55parce que ça passe de main de professionnelle à main de professionnelle.
06:57À aucun moment, ça touche, on va dire, le patient.
06:59Contrairement à la ville, c'est ce qu'on disait.
07:01Les réglementations, voilà.
07:02On ne peut pas savoir comment le patient l'a conservé.
07:04Et ça, voilà.
07:05Ça permet d'économiser énormément.
07:07On a fait une première phase pilote très concluante.
07:10Justement, on a fait gagner de 2 heures à 15 minutes.
07:12Ce qui est énorme.
07:13Et on a réussi à réintégrer 97% des médicaments.
07:16Merci Soumaïa.
07:17Bonne chance.
07:18Merci.
07:19Pour futur.
07:20Pour peut-être que nous nous croiserons lundi.
07:23On enchaîne avec vous, Samia Damouni.
07:25Finalement, on est dans ce même concept de recyclage et de réemploi, finalement.
07:31Alors, vous êtes une start-up bordelaise
07:34et vous avez créé la première filière circulaire
07:36appliquée aux protections menstruelles.
07:38C'est ça ?
07:39Tout à fait.
07:39Alors, expliquez-nous ce que vous avez mis au point.
07:41Alors, on va...
07:42Au-delà de l'économie circulaire,
07:43nous, nous avons deux missions.
07:45On va aller attaquer deux sujets essentiels.
07:47Le premier, c'est la santé.
07:49Aujourd'hui, ce qui est mis à disposition des femmes
07:51depuis trop nombreuses années,
07:53ce sont des protections périodiques
07:55composées de plastique et de perturbateurs endocriniens.
07:58Donc, on va aller atteindre l'écologie,
08:01mais on va aller aussi atteindre la santé de la femme
08:03puisqu'on sait que les perturbateurs endocriniens
08:06peuvent altérer, accentuer des maladies.
08:09comme l'endométriose, par exemple,
08:11dont on parle plus en plus.
08:13Et donc, l'idée, c'était de se dire
08:14comment on peut mettre sur le marché un produit
08:17qui va être justement réfléchi
08:20pour être d'une part sain pour la femme,
08:23mais également pour la planète
08:24avec une chaîne de valeur complète
08:27où on va distribuer des protections périodiques.
08:30Donc, on a commencé avec les établissements
08:32en installant des distributeurs de protections périodiques.
08:35On va travailler sur le bien-être au travail,
08:36on va travailler sur l'accessibilité,
08:38sur la lutte contre la précarité menstruelle,
08:41donc divers sujets au niveau de la santé.
08:44Et à côté, nous sommes en train de développer...
08:46Avec des mesures qui sont plutôt en votre faveur.
08:49On voit qu'il y a des mesures gouvernementales
08:51qui mettent à disposition ces protections gratuitement, je crois.
08:54Alors, c'est assez lent.
08:57C'est assez lent, mais en tout cas, on en a parlé.
08:58Je ne sais pas où on en est.
08:59Ça commence, ça amorce.
09:00Ça s'amorce.
09:00Pas tous les établissements scolaires
09:02ont l'obligation de le faire encore.
09:04Mais on est dans la bonne voie.
09:06Ça commence à se déployer de plus en plus.
09:08Des entreprises commencent aussi à le mettre en place
09:10dans le cadre d'une stratégie RSE, qualité de travail.
09:13Donc, ça prend énormément d'ampleur.
09:16Et donc, on a une deuxième partie qui est en R&D,
09:18qui est la filière de valorisation des déchets menstruels.
09:21Là, on va être quand même sur un temps beaucoup plus lent.
09:23Ça fait deux ans que l'on travaille dessus.
09:25On espère voir cette filière à partir de 2028-2030
09:30déployée sur le territoire.
09:32Et là, notre mission, c'est justement de créer des collectifs
09:36avec des collecteurs de déchets agréés,
09:39des valorisateurs de déchets.
09:41Là, on s'est attaqué à une première technologie
09:44qui est donc le compostage industriel,
09:45dont on se sert pour les biodéchets alimentaires,
09:47que l'on va détourner, améliorer,
09:49avec une étape supplémentaire
09:51pour pouvoir dégrader la matière organique,
09:54parce qu'on est sur des produits que nous distribuons
09:55qui sont totalement organiques.
09:57Et ensuite, de pouvoir s'en servir
09:59comme compost pour l'agriculture non alimentaire.
10:01Et là, on a une réelle économie circulaire
10:04avec un petit plus santé pour les femmes.
10:07Très bonne idée.
10:08Merci beaucoup, Samia.
10:10Donc, rappelons que vous êtes présidente
10:12et fondatrice de CycleZen.
10:14Sylvain Chaleur, c'est à nous.
10:15Vous êtes CEO et fondateur de Elexior.
10:19Alors, vous êtes une deep tech.
10:20On est d'accord, vous êtes à Lyon.
10:21Oui, tout à fait.
10:23Et vous développez des muscles artificiels souples.
10:26C'est ça.
10:27Exactement.
10:29Donc, la technologie vient de mes recherches de thèse
10:32qui ont été réalisées à l'EPFL,
10:34où en fait, j'ai développé une nouvelle génération de moteurs.
10:37Je me suis permis de prendre un échantillon comme un médicament.
10:40Il fait moins de bruit, si je puis me permettre.
10:43C'est le but aussi, d'ailleurs.
10:44Mais il soignera moins ou bien, peut-être ?
10:46Peut-être, sûrement.
10:46Vous l'ingérez.
10:48Mais donc, on a en fait une nouvelle génération de moteurs
10:52sous forme de fibres qui est souple
10:54et qui vient imiter le comportement des fibres de muscles humains.
10:56Donc, quand on vient assembler ces moteurs en parallèle...
11:00Mais excusez-moi, là, ce que vous avez porté, il y a un moteur là-dedans ?
11:02En fait, si je l'alimente électriquement avec un certain signal,
11:04je vais venir vraiment générer un déplacement.
11:06Je vais venir imiter le comportement...
11:08D'un muscle ?
11:09D'une fibre de muscle, exactement.
11:10Qui fait un effort.
11:11Exactement.
11:11Et quand on vient, en fait, assembler plusieurs de ces fibres en parallèle,
11:15on recrée exactement comme un muscle est composé de plusieurs fibres.
11:18C'est exactement la même chose.
11:19Et la seule différence, c'est qu'en fait, ces moteurs-là, aujourd'hui,
11:22contrairement aux actionneurs qu'on retrouve dans la robotique classique,
11:24qui sont lourds, rigides, voire lents, qui peuvent se casser,
11:27il y a des vrais enjeux de sécurité aussi avec les interactions avec l'homme.
11:30Ici, on vient apporter une solution qui est souple, légère,
11:34de manière...
11:34Ce qui interagit de manière sécurisée avec l'humain.
11:37Et en plus de ça, on peut l'intégrer dans des textiles, par exemple,
11:40pour les exosquelettes, pour toutes les problématiques de robots humanoïdes aussi.
11:43Actuellement, ça peut apporter une nouvelle génération pour de l'autonomie,
11:46pour de la sécurité.
11:48C'est-à-dire que là, ce que vous mettez en place, c'est pour la robotique,
11:51on est d'accord ?
11:51Exactement.
11:52C'est pas pour remplacer les muscles humains ?
11:54Alors, la robotique fait partie de ça, en fait.
11:57C'est-à-dire que si on imagine demain une prothèse...
11:58C'est-à-dire que demain, on aurait une prothèse, finalement, robotique,
12:01qui aurait, en fait, dans son système, votre innovation.
12:06Exactement.
12:06On pourrait vraiment envisager ça.
12:08Aujourd'hui, il faut savoir que les sollicitations que j'ai eues côté industriel
12:11sont principalement liées à de la robotique, par exemple, pour des mains humanoïdes,
12:15pour de l'haptique, c'est-à-dire avoir des retours à contrôle machine,
12:18mais aussi pour des sollicitations médicales,
12:21à la fois côté prothèse, suite à des amputations et autres,
12:24mais aussi, on peut imaginer demain, par exemple, des cathéters
12:26qui seront poussés via ce système-là
12:28et qui permettraient de faciliter et de réduire le risque lors des opérations.
12:32Donc, c'est toute la démarche qu'on va appeler de chirurgie mini-invasive,
12:35et ça rentre dans ce cadre-là également.
12:37Alors, vous en êtes où aujourd'hui ?
12:38Donc, aujourd'hui, la société a été fondée en juillet dernier.
12:41J'ai été incubé sur Lyon, j'ai été labellisé Deep Tech.
12:45Donc, les embauches aussi ont commencé,
12:46et l'objectif va être d'abord de transférer le processus de fabrication
12:49qui était en Suisse, donc de venir le transférer en France
12:51pour des notions de souveraineté,
12:53surtout que le moteur aujourd'hui n'utilise pas d'aimants,
12:56et donc ça veut dire pas de terres rares.
12:58Donc, il y a des notions de souveraineté aussi derrière
12:59qui sont très importantes pour venir donner une vraie souveraineté robotique à la France.
13:03Et puis ensuite, il va falloir effectivement développer cette technologie.
13:07La labellisation Deep Tech permet de gagner du temps en temps de R&D
13:12dans les prochaines années, et puis ensuite de monter en échelle.
13:15D'accord. L'idée, c'est d'intégrer ça dans un premier robot prototype, par exemple,
13:20pour voir ce que ça donne ?
13:21Exactement.
13:21Un premier bras, une main, etc.
13:23C'est ça. Les sollicitations aujourd'hui, donc, pour intégrer à partir de 2017-2020.
13:27Vous travaillez aussi ce projet avec la Direction Générale de l'Armement, c'est ça ?
13:29Exactement.
13:30Donc, pour résumer...
13:31On voit les intérêts, bien sûr.
13:32C'est ça. Les secteurs applicatifs, industriels, avec exosquelettes,
13:35robot humanoïdes, textiles actifs, médicales, prothèses,
13:39machines de réhabilitation et outils chirurgiques hominienvasifs,
13:41et la défense, tout ce qui va être exosquelettes pour soldats,
13:43et aussi tous les systèmes embarqués avec des fortes contraintes de poids,
13:47parce qu'on est sur un actionneur qui est très léger.
13:49C'est ça, oui. Donc, on pourrait presque imaginer des exosquelettes aussi, finalement.
13:52Intégrés dans le textile directement et qui viendraient remplacer ou aider,
13:56accompagner les muscles humains. Exactement.
13:58Pas mal. Ça s'appelle Elexior.
14:01Sylvain, merci beaucoup.
14:03De rien.
14:03Vous êtes originaire de Lyon, donc, pour cette start-up qui est toute récente.
14:08C'est pour ça.
14:10On va dire la particularité de Start aussi, c'est que vous êtes tous
14:13très très jeunes en phase d'amorçage, en tout de suite.
14:17On va terminer avec Astel Lalame. Bonsoir, vous êtes fondateur et CEO de NutriCheck.
14:23Vous êtes basé où ?
14:25À Montpellier.
14:25À Montpellier.
14:26Et l'idée, c'est que là, vous avez une approche de nutrition
14:30qui est personnalisée grâce à des prises de sang, en fait.
14:34Tout à fait.
14:34Alors, racontez-nous.
14:35Chez NutriCheck, nous construisons votre jumeau biologique
14:38à partir de deux gouttes de sang directement à domicile
14:41pour générer des recommandations nutritionnelles vraiment ultra personnalisées.
14:45Deux gouttes, vous n'êtes pas obligé de me prendre un litre de sang.
14:47Alors, c'est deux gouttes de sang, effectivement, par spectrométrie de masse.
14:51Parce que j'aime pas les prises de sang, je vous le dis tout de suite.
14:53Ah oui, je peux comprendre.
14:54Alors, c'est vraiment un dollar avec NutriCheck.
14:57Alors, nous, on est une start-up deep tech, également, à mission,
15:01avec pour ambition de rendre la santé préventive accessible,
15:06mesurable, actionnable avec la nutrition.
15:09Alors, l'idée, c'est quoi ?
15:10C'est que, par exemple, vous me piquez deux gouttes de sang,
15:14vous allez analyser quoi, en fait, dans mon sang ?
15:18Alors, comment ça fonctionne ?
15:19On a développé un kit de testing à domicile.
15:22OK.
15:22D'accord ?
15:23Donc, c'est moi qui me le fais.
15:24Tout à fait.
15:25C'est d'autoprélèvement.
15:26Vous pouvez le commander sur notre site ou via nos partenaires.
15:28À l'intérieur de ce kit, vous avez une lancet.
15:31C'est pour se piquer le bout du doigt.
15:32Je vous rassure, à nouveau, c'est un dollar.
15:35Vous pouvez mettre une carte de...
15:35Oui, vous dites ça, oui.
15:36Vraiment.
15:36Un églis dans le doigt, ça fait mal.
15:38Je suis désolé.
15:38C'est vraiment...
15:39Ça se fait très rapidement et vous s'enterrez.
15:42Ensuite, vous avez une carte de collection.
15:44C'est du papier buvard, sur lequel vous allez pouvoir mettre deux gouttes de sang.
15:47OK.
15:47Vous le renvoyez à notre laboratoire accrédité,
15:50avec l'enveloppe réaffranchie.
15:51Voilà, vous n'avez rien à faire de plus.
15:53Et là, nous allons procéder à des analyses moléculaires par spectrométrie de masse.
15:59Donc, c'est des analyses multi-homiques, à la fois sur certains biomarqueurs
16:03et des signatures biologiques présentes sur votre sang séché.
16:06Ça, ça va nous permettre de modéliser votre physiologie sur 2500 voies métaboliques,
16:10créer véritablement un jumeau biologique,
16:12qui va permettre de simuler ensuite les interventions nutritionnelles,
16:18et savoir, on va pouvoir, je le redis plus clairement,
16:25identifier les déséquilibres au sein de votre physiologie
16:27et comment la nutrition va interagir avec votre physiologie.
16:31Mais si j'ai bien compris, pour résumer,
16:33avec ces deux gouttes de sang, vous allez me dire,
16:34est-ce qu'il faut que je mange ou pas ?
16:35– Tout à fait, on peut cibler précisément quelles sont vos déficiences.
16:41– Mais pour quoi faire ? Pour ma santé ?
16:42Pour pas que je grossisse ? Pour que je maigrisse ?
16:44C'est quoi l'idée ?
16:44– On opère sur le secteur du bien-être et de la prévention.
16:49C'est aider, par exemple, les sportifs à améliorer leur performance,
16:52leur récupération.
16:54– Et ça, chacun est unique en fait ?
16:55– De la longévité.
16:56Oui, alors tout le monde est unique.
16:57On voit même qu'on est unique au point que nos organes
16:59ne vieillissent pas à la même vitesse.
17:01On se rend compte de ça aujourd'hui.
17:02Et les analyses que nous faisons, en protéomique notamment,
17:05permettent d'estimer l'âge biologique de vos organes
17:07et en comment, en testant cela et en le validant,
17:11en quoi la nutrition peut vous aider à vivre plus longtemps en meilleure santé.
17:16– C'est vrai qu'il y a une grosse tendance aux Etats-Unis, justement,
17:18le fait d'analyser son sang pour pouvoir savoir
17:21si il vaut mieux manger des brocolis que des carottes, par exemple,
17:24parce qu'on ne s'en rend pas compte,
17:26mais on va moins supporter le brocoli que la carotte, par exemple.
17:31– Alors, surtout aux Etats-Unis, c'est un chiffre,
17:33c'est qu'il y a 8 personnes sur 10
17:35qui ont un dysfonctionnement métabolique,
17:37même chez nous, ici, en Europe,
17:39non pas parce qu'on ne prend pas soin de nous,
17:41mais parce qu'on est incapable de voir l'impact
17:43qu'a l'alimentation, l'environnement,
17:46notre mode de vie sur notre biologie.
17:48Donc, c'est vraiment pour ça que j'ai créé Nutri-Chair.
17:49– Parce qu'en fait, ça n'a pas d'impact sur notre quotidien, finalement.
17:52– Il faut pouvoir voir.
17:53Donc, on a des dysfonctionnements qui, au bout de quelques années,
17:56peuvent amener vers la maladie.
17:57Donc, l'objectif, c'est vraiment l'enjeu de santé publique,
18:01c'est de rester en bonne santé.
18:03C'est ça notre mission.
18:04– Mais qu'est-ce que je vais recevoir après vous avoir donné mes deux gouttes de sang ?
18:08– Alors, vous avez votre jumeau biologique.
18:11Quand je dis un jumeau, c'est qu'on fait une modélisation computationnelle de vous-même.
18:13C'est votre deuxième meilleur ami, qui vous connaît le plus,
18:17avec qui vous allez pouvoir…
18:18– Vous pouvez faire de sang, quoi.
18:19– Voilà, vous pouvez imaginer un agent conversationnel,
18:22mais qui est connecté sur vos données de santé,
18:24mais pas que nos tests Nutri-Chair.
18:25Vous pouvez rajouter vos analyses biologiques faites dans d'autres laboratoires,
18:29mettre vos objets connectés.
18:31Et donc, cette représentation computationnelle,
18:33vous allez pouvoir simuler l'impact de tel menu au restaurant,
18:36quel va avoir l'impact, quels vont être les meilleurs aliments
18:38ou ceux qu'il va falloir éviter.
18:40Ce jumeau vous guide au quotidien
18:43pour atteindre vos objectifs de bien-être et de santé.
18:45C'est son objectif.
18:47– Et vous en êtes où aujourd'hui ?
18:48– Aujourd'hui, on a déjà notre plateforme qui est prête pour le lancement.
18:52Les premiers testings sont faits sur nos analyses,
18:54nos kits de testing sont prêts,
18:55et on est en train d'intégrer des laboratoires accrédités
18:58pour notre lancement dans quelques semaines.
19:00– Eh bien, écoutez, tout ça est plutôt intéressant.
19:03Merci beaucoup.
19:04Ça s'appelle Nutri-Check.
19:05Astel Alam, merci d'être venu nous voir.
19:08Vous en êtes le fondateur.
19:09Merci aussi à Samia Damouni,
19:11présidente et fondatrice de Cyclozen,
19:13à Sylvain Chaleur, CEO et fondateur d'Electior,
19:17et à Soumeya Benaïssa,
19:18fondatrice et présidente d'Optim Pharma.
19:21– Merci.
19:21– L'un d'entre vous sera sur la scène du Pathé Palace,
19:27lundi, dès 20h,
19:30puisque ce sera la cérémonie de remise des prix
19:33de ces Tech for Future que j'aurais le plaisir de vous présenter.
19:37À noter qu'il y a une candidate absente quand même,
19:39il faut signaler, c'est Marilyn Rolf,
19:41qui est CEO et cofondatrice de Femnov,
19:43qui n'a pas pu venir ce soir,
19:44mais qui participe évidemment au concours.
19:46– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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