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Hong Tuan Duong, Président et co-fondateur de PredictCan Biotechnologies, Isabel Marey-Semper, Fondatrice et PDG de DOXANANO, Alexandros Pantalis, Président et cofondateur de Phagos, Khadija Benmansour, Cofondatrice de Kor, et Sanae Salhi, Présidente et cofondatrice de DiaDeep, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 2 avril. Ils se sont penchés sur la catégorie santé du concours Tech for Future sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, en route vers Tech for Future.
00:06Je vous retrouve donc le 13 avril prochain, ce sera au Pâté Palace, en plein cœur de Paris,
00:11pour la cérémonie de ces Tech for Future.
00:15Un rendez-vous qu'on en attend avec impatience, en collaboration avec BFM Business et La Tribune.
00:20L'histoire de ce rendez-vous, c'est de récompenser en fait les startups européennes et souveraines.
00:25Chaque semaine, vous le savez, on découvre nos finalistes dans différentes catégories,
00:28puisque je vous rappelle qu'il y a beaucoup de catégories, Data IA, Environnement, Énergie, Impact, Industrie et Start.
00:35Start, c'est des pépites en phase d'amorçage dans tous les domaines.
00:38Et donc la catégorie santé, on s'y intéresse ce soir.
00:41Avec donc sur le plateau de Tech & Co, Sana qui est avec nous.
00:46Sana Sali, bonsoir Sana.
00:47Bonsoir.
00:48Vous êtes présidente et cofondatrice de Diadip.
00:50À vos côtés, nous avons Doxo Nano.
00:54Et pour Doxo Nano, c'est Isabelle Marais-Sempeur qui est là.
00:56Bonsoir Isabelle.
00:57Bonsoir Doxo Nano.
00:59Doxo Nano, qu'est-ce que j'ai dit ?
01:00Doxo Nano, pardon.
01:02Fondatrice et PDG, donc Isabelle.
01:04Merci d'être avec nous aussi.
01:06Nous avons aussi la startup core avec Khadija Ben Mansour qui est avec nous.
01:10Bonsoir Khadija, ça va ? Je m'en sors bien ?
01:12Bonsoir, presque, mais j'accepte.
01:13Allez-y.
01:14C'est Khadija.
01:15Khadija.
01:16On y était.
01:17Il ne faut pas prononcer le cas.
01:18C'est bon, pour l'instant, j'en ai présenté trois.
01:20J'ai trois erreurs.
01:21Nickel.
01:21Tout va bien.
01:22C'est maîtrisé tout cela.
01:24Voilà, nous avons aussi Fagos ce soir sur le plateau de Tech & Co.
01:28Et Fagos, c'est avec Alexandros Pantadis.
01:30C'est bien.
01:32Écoutez, pour l'instant, j'en ai un sur cinq.
01:33On s'en sort plutôt pas trop mal.
01:35Et nous avons aussi Ang Chuang Dong.
01:38C'est bien ça ?
01:39Exact.
01:40Ça va à peu près ou pas ?
01:41Parfait.
01:41Nickel.
01:42Très bien.
01:42Vous êtes président et cofondateur de Predict Khan Biotechnologie.
01:46Sana, on va commencer avec vous, si vous le voulez bien.
01:49Donc, nous allons découvrir la startup que vous dirigez.
01:55Et j'aimerais que vous nous présentiez un petit peu ce que c'est et ce que vous faites.
02:00Si vous voulez.
02:01Autrement, si vous ne voulez pas, je fasse avec quelqu'un d'autre.
02:03Il n'y a aucun problème.
02:04Non, non, avec grand plaisir.
02:05C'est juste que je vais enlever les sourires puisqu'on va parler de cancer.
02:08Écoutez, malgré tout, voilà, c'est la vie.
02:11C'est comme ça.
02:12Et peut-être que, justement, derrière la gravité du cancer, vous apportez un espoir, j'imagine, derrière tout ça.
02:18Un espoir qui enlève une épée de Damoclès qui est sur tous les patients qui ont eu un cancer
02:23et qui pose la question, est-ce qu'il va revenir ?
02:27Et justement, nous, ce qu'on fait...
02:28Les récidives, c'est quelque chose qui est assez courant, malheureusement.
02:32Exactement.
02:32Et tout l'enjeu, en fait, ce n'est pas de récidiver ou pas.
02:35L'enjeu, c'est de pouvoir l'anticiper pour pouvoir, en fait, donner le traitement le plus adapté aux patients.
02:40D'accord.
02:40Et donc, quand on...
02:41Aujourd'hui, les outils qui sont à disposition des pathologistes,
02:44donc les médecins de l'ombre qui interprètent ces images de cellules de tumeurs,
02:49ne sont pas suffisants, justement, pour pouvoir, en fait, anticiper cette récidive
02:54et donc adapter le traitement.
02:55Et ce qu'on fait à Diadip, c'est qu'à partir, justement, de cette image de la biopsie des
03:00patients,
03:00on arrive avec l'intelligence artificielle à, finalement, sortir des éléments invisibles à l'œil nu,
03:06donc des biomarqueurs morphologiques,
03:09qui vont caractériser la tumeur dans sa globalité
03:11et, finalement, anticiper quelles sont les patients qui vont récidiver de ceux qui ne vont pas récidiver.
03:17Pour que, derrière, l'oncodermatologue ou l'oncologue, pardon, les cliniciens,
03:21ils puissent, finalement, donner le traitement plus lourd à celui qui va récidiver en amont
03:26et éviter qu'il récidive et éviter le surtraitement pour les patients qui, finalement, ne récidiveront pas.
03:33Vous arrivez à réduire, grâce à votre technologie, les délais diagnostics de 4 semaines à 10 minutes, c'est ça
03:39?
03:39Oui, tout à fait.
03:40Vous vous rendez compte ? C'est incroyable.
03:42Avec une technologie souveraine.
03:43Aujourd'hui, la majorité des tests qui sont faits pour, justement, anticiper cette récidive
03:48sont des tests qui partent aux Etats-Unis,
03:52pour ou en Europe, en fonction des tests, et qui reviennent avec un résultat.
03:55Donc, le temps de transport, etc., d'envoyer un laboratoire spécialisé,
04:00parfois, il faut attendre 6 semaines.
04:02Donc, je vous laisse imaginer, à la fois, la tumeur n'attend pas, malheureusement,
04:06et, d'un autre côté...
04:07Le stress du patient.
04:09Et il ne sait pas comment, pendant 6 semaines,
04:12est-ce qu'il va subir la chimiothérapie ou pas ?
04:14Et l'intelligence artificielle, c'est sa magie.
04:18C'est, finalement, au moment où le pathologiste va faire son diagnostic,
04:23il va regarder cette image de la biopsie,
04:26il va faire littéralement un clic droit,
04:28il va enclencher l'IA,
04:29et elle va lui donner un score de probabilité de risque pour le patient,
04:33est-ce qu'il va récidiver ou pas ?
04:34Parce qu'elle va analyser les cellules qu'il y a dans la biopsie, c'est ça ?
04:38Exactement.
04:39Et elle va voir ce que le pathologiste ne peut pas voir à l'œil nu.
04:41Et derrière, quand le clinicien va venir voir le patient pour lui dire
04:45« Bonjour monsieur, vous avez un mélanome qu'on va enlever chirurgicalement,
04:50et vous n'êtes pas à risque. »
04:53Ou, il va lui dire « On va enlever le mélanome,
04:55mais malheureusement, vous êtes à risque,
04:56et on va vous surveiller,
04:58ou finalement, donner un traitement plus lourd. »
05:01Ça marche sur quel type de cancer ?
05:03Aujourd'hui, on l'a prouvé avec Gustave Roussy
05:05sur 800 patients pour le mélanome,
05:07pour les stades précoces du mélanome.
05:08On l'a fait pour le cancer du sang sur 1200 patients,
05:11et on l'a fait aussi sur le cancer colorectal,
05:14qui est une mission qui me tient à cœur,
05:16parce que mon père est un survivant du cancer colorectal.
05:19Oui, le cancer colorectal, qu'il se soit le bien s'il est pris à temps, en fait, c'est
05:23ça.
05:23Et surtout, si j'ai un message à passer,
05:26ne faites pas comme mon papa,
05:27faites vos tests à partir de 50 ans de dépistage,
05:30et pensez vraiment, le moindre symptôme,
05:34d'aller en parler avec mon médecin généraliste,
05:36parce que ça peut vous sauver la vie.
05:38Il y a un cas médiatique assez fort,
05:40c'est celui d'Angélina Jolie,
05:43qui a eu, je crois, un cancer du sein.
05:46C'est plus négatif.
05:46Voilà, qui s'est rendu compte, en fait,
05:48que la prévention nécessitait de lui enlever son autre sein,
05:52je crois, et même ses ovaires.
05:53Enfin, il y a eu un truc quand même.
05:55On est dans la même histoire, en fait,
05:57avec votre technologie,
05:58parce que là, en fait,
05:59les médecins ont prédit
06:01que son cancer pouvait récidiver, c'est ça ?
06:04Oui, tout à fait.
06:05Après, aujourd'hui, on peut aussi
06:07ne pas être aussi radical qu'Angélina Jolie.
06:09Après, Angélina Jolie, c'est très spécifique,
06:11parce que c'est un cancer qui est triple négatif.
06:14Donc, c'était hautement à risque.
06:17La probabilité était très élevée.
06:18C'était très élevée.
06:18Maintenant, quand on est atteint d'un cancer du sein
06:20ou un mélanome,
06:22une surveillance beaucoup plus rapprochée
06:24ou des traitements de chimiothérapie,
06:27d'hymniothérapie, etc.,
06:29ils seront beaucoup moins lourds
06:30et gardent la qualité de vie du patient intacte
06:33pendant le suivi.
06:35On va rester dans le cancer
06:36avec votre voisine de droite,
06:39Isabelle Marais,
06:41vous avez dit sans paix, c'est ça ?
06:42Sans paix.
06:42Sans paix, voilà, on est d'accord.
06:44Fondatrice et PDG de Doxa Nano.
06:46Parfait.
06:46Vous êtes à Bordeaux,
06:48en tout cas Pessac exactement,
06:50pépite de nanomédecine.
06:51Et on reste dans ce domaine de la cancérologie,
06:54puisque vous,
06:55vous voulez apporter une technologie de rupture
06:57dans la chimiothérapie activée à distance.
07:00Exactement.
07:00Alors expliquez-nous ce dont ils sont.
07:01D'abord, je voudrais vous remercier,
07:02parce que vous donnez l'occasion
07:03à chacun d'entre nous
07:04de vous présenter ce qu'on fait.
07:05C'est l'objectif des Tech for Fortune.
07:06Oui, mais je trouve ça formidable.
07:07C'est vraiment génial.
07:09Merci beaucoup.
07:09Je vous en prie.
07:10Donc, chez Doxa Nano,
07:11effectivement,
07:12on veut s'attaquer au cancer,
07:14et particulièrement aux tumeurs
07:15localement avancées,
07:16c'est-à-dire celles qui ont grossi
07:17dans leur région d'origine,
07:18mais qui n'ont pas encore métastasé.
07:20Et nous, on a la conviction,
07:21chez Doxa Nano,
07:21avec toute l'équipe,
07:22que la chimiothérapie
07:24a un très bel avenir devant elle,
07:26à condition qu'on la révolutionne.
07:29La chimio, ça reste,
07:30on l'a évoqué,
07:31le traitement de référence
07:31pour 60% des patients dans le monde,
07:34mais elle a une grande limite,
07:35qui est que la dose
07:36qu'on injecte aux patients
07:37est celle que son corps peut supporter,
07:39et pas la dose la plus efficace
07:40pour lutter contre la tumeur.
07:41Parce que la chimio,
07:42elle est toxique
07:43pour les cellules cancéreuses,
07:44mais aussi pour les cellules cellules.
07:45Mais aussi pour les cellules cellules.
07:46C'est ça le problème.
07:46C'est ça le problème.
07:47Et du coup,
07:48on a dans les tumeurs
07:49des quantités de chimio
07:50qui sont trop faibles
07:51pour tuer la tumeur,
07:52et trop fortes
07:53sur les organes sains
07:54pour être inoffensif,
07:54avec des effets délétères
07:56qu'on connaît tous.
07:57Et donc, nous,
07:57on veut changer ce paradigme
07:59et développer
08:00une approche thérapeutique
08:02qui sera pour
08:03un très grand nombre de patients,
08:06une très grande variété de tumeurs,
08:07et surtout,
08:08surtout,
08:09un coût abordable
08:10et compatible
08:10avec le système de santé.
08:11Alors, parlez-nous
08:12de ces nano-capsules.
08:13Comment ça marche ?
08:14Ça marche.
08:16Alors, nano,
08:16c'est,
08:17vous prenez un nanomètre,
08:18vous prenez un mètre
08:19et vous le divisez
08:19en un milliard de fois.
08:20Et là,
08:20on obtient un nanomètre.
08:21Donc, nous...
08:22On va avoir une bonne vue
08:22pour le voir.
08:23Oui, une super bonne vue.
08:24Et donc, nous,
08:24on développe des nano-capsules
08:26qui font 50-100 nanomètres
08:28et qui sont en fait
08:29des vrais coffres forts
08:30à chimiothérapie.
08:31Elles sont super stables,
08:32des vrais coffres forts.
08:32On les injecte
08:33en intraveineux.
08:34Donc, c'est une administration
08:35systémique,
08:36ce n'est pas intratumoral,
08:36donc c'est beaucoup plus large
08:38comme application.
08:39Elles transportent...
08:40C'est un vrai coffre-fort.
08:41C'est la brinque
08:42de la chimio.
08:42Elles transportent
08:43la chimio
08:43de façon sécurisée
08:44dans le corps.
08:45Ça, c'est la première propriété.
08:46Sans être déployée,
08:48c'est ça ?
08:49Sans être déployée,
08:49exactement.
08:49C'est vraiment un coffre-fort.
08:50Elle est transportée
08:51dans l'organisme
08:52sans être mis en...
08:55activée.
08:56Exactement.
08:57La deuxième propriété
08:57de ces nano-capsules,
08:58c'est qu'elles s'accumulent
08:59extrêmement bien
09:00dans la tumeur
09:00parce qu'on les a conçues
09:01pour cela.
09:02C'est leur taille,
09:02la charge de surface,
09:03la forme.
09:04Et elles s'accumulent
09:05de manière passive
09:06dans la tumeur.
09:07Et là,
09:07c'est ce que vous aviez
09:08mentionné tout à l'heure,
09:09c'est la radiothérapie
09:10qui va activer
09:11ces nano-particules
09:12pour que le coffre-fort
09:13s'ouvre.
09:13Parce qu'il faut bien
09:13qu'il libère
09:14ce qu'il contient,
09:14c'est-à-dire la chimio.
09:15Donc la radiothérapie
09:15va casser l'armure,
09:17en tout cas le coffre-fort
09:19de cette chimiothérapie
09:20qui va pouvoir se déployer.
09:21Exactement.
09:21Et nous,
09:22par rapport à d'autres
09:23approches technologiques,
09:24biotechnologiques en particulier
09:25qui ont fait vraiment
09:26des miracles,
09:27mais ils ont fait des miracles
09:28sur un petit nombre
09:29de patients
09:29qui sont éligibles
09:30à ces approches
09:31et un coût
09:32qui est très élevé.
09:33Donc nous,
09:33on est un peu à contre-pied
09:34de tout ce qui se force.
09:35Je veux dire,
09:36depuis dix ans,
09:37c'est qu'on développe
09:38une approche
09:39pour un grand nombre
09:39de patients,
09:40une grande variété
09:41de tumeurs,
09:42gastro-intestinales,
09:43poumons dans la petite cellule,
09:44on l'a évoqué,
09:46la gorge,
09:47l'utérus,
09:49sarcombe,
09:49voilà.
09:50Et c'est ça
09:51notre force.
09:52Écoutez,
09:54on va suivre
09:55en tout cas
09:56tout cela de près.
09:57Rappelons le nom
09:58d'Oxanano.
10:00Merci beaucoup Isabelle.
10:01Je vous en prie, merci.
10:02On enchaîne avec
10:02Khadija Ben Mansour,
10:05cofondatrice de CORE.
10:07Alors vous,
10:07vous êtes du côté de Tours,
10:09je crois,
10:09c'est ça ?
10:10Effectivement,
10:10notre siège est basé à Tours,
10:11nous couvrons tout le territoire français
10:13et ailleurs.
10:14Alors,
10:14présentez-nous la plateforme
10:15de santé numérique
10:16que vous avez mise en place.
10:18Eh bien,
10:19nous,
10:19avec CORE,
10:19notre mission,
10:20c'est d'avoir
10:21le moins de patients possible
10:22chez Isabelle et chez Sana.
10:23On est d'accord,
10:24on est tous d'accord.
10:24si vous pouvez tous les enlever,
10:26ça serait génial.
10:27C'est l'objectif.
10:28L'objectif,
10:29c'est effectivement
10:30de s'appuyer
10:31sur les nouvelles technologies
10:32d'intelligence artificielle
10:33pour apporter de la prévention,
10:36apporter de la médecine préventive
10:37à tous
10:37et donc faire basculer
10:39notre système de santé
10:39qui est encore aujourd'hui
10:40très réactif,
10:41on attend d'être malade
10:42pour agir,
10:43vers un système
10:44qui est beaucoup plus
10:45préventif,
10:46proactif.
10:47C'est ça,
10:47on le fait à travers
10:48le bilan de santé
10:49de nouvelle génération
10:50qu'on distribue aujourd'hui
10:51à travers les entreprises,
10:53les assureurs
10:53et qui va permettre
10:54à chacun
10:55de faire un tour d'horizon complet,
10:57un tour d'horizon
10:57à 360 de sa santé
10:59pour comprendre
11:00quels sont ses facteurs de risque,
11:01quels sont ses enjeux de santé
11:03et comment agir dessus demain.
11:05Et là où c'est important,
11:06c'est surtout
11:06de ne pas regarder
11:07les choses séparées-vains,
11:08c'est de ne pas regarder
11:09la santé mentale toute seule,
11:10la santé cardiovasculaire,
11:11la santé digestive,
11:12mais en fait de relier
11:14entre tous ces signaux faibles,
11:16systémiques,
11:16personnels
11:17pour savoir
11:18comment anticiper les maladies,
11:19comment les dépister précocement
11:21et comment optimiser
11:22sa santé de manière générale.
11:23Donc vous êtes
11:24véritablement
11:25pour la prévention
11:26qui on sait
11:27et on va dire
11:28le graal
11:29dans la médecine
11:30et dans le traitement
11:31des maladies.
11:33Vous êtes déjà déployé
11:34dans plusieurs milliers
11:35d'entreprises,
11:36c'est ça ?
11:36Oui absolument,
11:37en fait la prévention
11:37c'est effectivement le graal,
11:39c'est ce vers quoi
11:39on essaye de tendre
11:40parce que l'espérance
11:42de vie augmente,
11:43mais en revanche
11:43l'espérance de vie
11:44en bonne santé,
11:44c'est le parent pauvre.
11:46Et la différence
11:46entre les deux,
11:47c'est 10 ans
11:48en mauvaise santé.
11:49Et ça,
11:50c'est très largement
11:51évitable.
11:52Le coupable de ça,
11:54c'est bien sûr
11:54les maladies chroniques,
11:55c'est les maladies cardiovasculaires,
11:56c'est les cancers
11:57qui sont évitables
11:58à 60%.
11:58Donc l'idée,
11:59c'est de se dire
11:59comment est-ce qu'on va
12:00apporter cette connaissance
12:02de la prévention
12:02à l'échelle individuelle
12:04pour éviter ça.
12:05on le déploie à travers
12:07les entreprises,
12:07c'est une décision marché
12:09puisque c'est là
12:10où se situe
12:10la capacité de déploiement
12:11et de propension
12:12à payer
12:12qui est la plus importante,
12:14accompagnée par nos partenaires
12:15Assurance Mutuelle Santé
12:17qui l'intègrent
12:18dans leur offre.
12:20Merci beaucoup
12:21Radija,
12:22co-fondatrice de CORE.
12:24On va parler maintenant
12:25avec Fagos
12:26de la santé animale.
12:28Avec vous,
12:28Alexandre Rospentalis,
12:30vous êtes président
12:30et co-fondateur
12:31de Fagos.
12:32La santé animale,
12:34intéressant,
12:35parce qu'on le sait,
12:36on a de plus en plus
12:37de petits compagnons.
12:40Expliquez-nous
12:40ce que vous faites.
12:41Fagos,
12:42je crois que vous êtes
12:42dans l'antibiorésistance,
12:43c'est ça ?
12:44Tout à fait.
12:45Donc,
12:45on développe une alternative
12:46aux antibiotiques
12:48en commençant
12:49par la santé animale
12:49mais évidemment,
12:50c'est une solution
12:51qui pourra s'appliquer
12:51à toutes les santés.
12:53On vise la santé humaine.
12:54Mais vous commencez
12:54par les animaux pour l'instant.
12:56Exactement.
12:56Pour des raisons
12:57d'exécution,
13:00de rapidité,
13:01d'accès au marché
13:02et aussi pour des raisons
13:03d'impact.
13:04Donc,
13:05il y a une importante partie
13:06des antibiotiques
13:06qui sont consommés
13:07pas par des êtres humains
13:08mais par des animaux.
13:09Et donc,
13:11remplacer,
13:11ou en tout cas,
13:13venir apporter
13:14une alternative
13:14aux antibiotiques
13:15pour les animaux,
13:16c'est absolument crucial.
13:17Donc,
13:17peut-être pour remettre
13:18le contexte,
13:20la résistance aux antibiotiques
13:21et d'ailleurs
13:21les maladies bactériennes,
13:22c'est la deuxième cause
13:24de mortalité au monde,
13:25les maladies bactériennes.
13:26Donc,
13:27maintenant,
13:28chaque année,
13:29c'est une accélération
13:30de la résistance
13:31aux antibiotiques.
13:32Donc,
13:32les bactéries
13:33qui deviennent
13:33résistantes
13:34à la seule solution
13:36aujourd'hui
13:36pour lutter contre elles
13:37et à ce rythme,
13:39dans 20 ans,
13:40il n'y a plus
13:40aucun antibiotique
13:41qui fonctionne.
13:42Donc,
13:43toutes les bactéries
13:43sont résistantes.
13:44Et rappelons
13:45que ça soigne
13:46des milliards de gens.
13:47Enfin,
13:47les antibiotiques,
13:48c'est...
13:49C'est pas automatique.
13:51C'est pas automatique.
13:52Mais...
13:53Malheureusement,
13:54ça l'est
13:54parce que l'antibiorésistance
13:55est due au fait
13:56que les gens
13:56prennent des antibiotiques
13:57alors qu'ils ne devraient
13:58pas en prendre.
13:59Et c'est aussi dû au fait
13:59que les bactéries
14:00sont des êtres vivants.
14:02Donc, ils évoluent
14:03à force d'utiliser
14:04tout le temps
14:04les mêmes antibiotiques.
14:06En fait,
14:06c'est simple,
14:06les bactéries,
14:07elles développent
14:08des défenses naturelles
14:09et c'est ça
14:10la résistance aux antibiotiques.
14:11Et donc,
14:11nous,
14:12pour lutter contre les bactéries,
14:13on va utiliser
14:14leurs prédateurs naturels,
14:15les bactériophages
14:17et ils sont présents
14:18partout dans la nature.
14:19Ils éliminent les bactéries
14:20depuis des milliards d'années
14:21avec une efficacité redoutable.
14:23Pour vous donner une idée,
14:24tous les deux jours,
14:25ils éliminent la moitié
14:26des bactéries sur Terre
14:27et ils ne sont pas du tout
14:28utilisés en santé
14:29de routine aujourd'hui.
14:31Oui, parce qu'après,
14:32c'est vrai qu'on associe
14:33des bactéries à des ennemis
14:34mais pas toutes les bactéries
14:35sont mauvaises pour l'humain.
14:37C'est ça aussi.
14:37La plupart des bactéries
14:39sont bonnes.
14:39Voilà, c'est ça.
14:40C'est vraiment une infime.
14:40Il y en a qui sont très méchantes.
14:42Et il peut y avoir
14:44des amalgames
14:44mais vraiment,
14:45c'est une infime partie
14:46des bactéries
14:47qui sont pathogènes.
14:49Et donc,
14:49ces bactériophages,
14:50vous les injectez aux animaux
14:53pour que...
14:54Comment ça marche en fait ?
14:55On les distribue
14:56dans l'eau de boisson
14:57des animaux
14:58et vraiment,
14:59le challenge
15:00pour les bactériophages
15:01c'est de trouver le bon
15:03parce qu'ils sont ultra précis.
15:05Donc, chaque bactériophage
15:06il va pouvoir éliminer
15:07qu'une sous-catégorie
15:08de bactéries.
15:09Comme les antibiotiques
15:10qui ont des souches
15:11bien particulières
15:12et qui arrivent à cibler
15:14des bactéries,
15:15non ?
15:16En fait,
15:17les antibiotiques
15:17sont large au spectre.
15:19Donc, ça veut dire
15:19qu'ils vont vraiment attaquer
15:20plusieurs espèces bactériennes
15:22et c'est vrai qu'ici,
15:23on parle au niveau
15:24de la souche bactérienne.
15:26Ah oui,
15:26donc on est vraiment
15:27chirurgical.
15:28Très, très précis.
15:29Et non seulement
15:30chaque bactériophage
15:31va pouvoir attaquer
15:32qu'une ou plusieurs
15:34souches bactériennes
15:35mais en plus,
15:36il faut éliminer
15:36plusieurs souches bactériennes
15:38pour éliminer la maladie
15:39en elle-même.
15:40Et donc,
15:40il faut plusieurs bactériophages.
15:42Et donc,
15:42historiquement,
15:43cette technologie,
15:43elle n'a pas réussi
15:44à décoller
15:45depuis plus d'un siècle
15:46parce qu'il fallait
15:47tout tester manuellement.
15:48Une quasi infinité
15:50de combinaisons.
15:51Et aujourd'hui,
15:52c'est ça qu'on résout
15:52avec Vagos.
15:53On amène de l'intelligence
15:54artificielle
15:55pour venir analyser
15:57l'ADN
15:57des bactériophages,
15:59prédire les meilleurs candidats
16:00et après les produire
16:02en un temps record
16:02sans aucun test manuel
16:04et plateforme brevetée.
16:05Alors,
16:06qu'est-ce que ça donne
16:06à un animal
16:07qui donc boit de l'eau
16:08avec ses bactériophages
16:10se retrouve protégé
16:12en quelque sorte
16:13concernant
16:13cette propre bactérie ?
16:15Tout à fait.
16:16Enfin,
16:16la bactérie qu'on aura choisi
16:17de combattre ?
16:18On est dans la prévention,
16:20donc vraiment,
16:20c'est des événements récurrents,
16:22les problèmes bactériens.
16:22C'est de la prévention,
16:23ce n'est pas de la...
16:25Comment dire ?
16:26Un traitement.
16:26Les deux sont possibles,
16:28mais nous,
16:28on préconise vraiment
16:29la prévention
16:30et on arrive à prévoir,
16:31donc notamment en élevage,
16:33on arrive vraiment
16:33à prévoir les bactéries
16:34qui vont être problématiques
16:36et en fait,
16:36on peut anticiper
16:38le traitement bactériophage
16:39qui est le plus adapté.
16:40Et si les bactéries évoluent
16:42ou que des nouvelles bactéries
16:44viennent s'installer,
16:45on peut faire réévoluer
16:46les traitements
16:47à base de bactériophages
16:48pour venir garder l'efficacité
16:49contre ces bactéries pathogènes.
16:51Deux millions d'animaux
16:52déjà traités en France
16:53sur les douze derniers mois
16:54et la France est le premier pays
16:56à avoir donné
16:57une autorisation réglementaire
16:58pour l'utilisation
16:59des bactériophages
17:00de façon personnalisée
17:01et à phagos.
17:02Et la prochaine étape,
17:03c'est l'humain ?
17:04La prochaine étape,
17:05c'est l'humain.
17:06Très bien.
17:06Passionnant tout ça aussi.
17:08On est peut-être
17:08en avant-garde
17:09d'une petite révolution
17:10finalement pour soigner
17:12des maladies
17:12qui déciment parfois
17:13les populations
17:14et qui justement
17:15ont été stoppées
17:16ou en tout cas freinées
17:17par les antibiotiques.
17:18Merci beaucoup
17:20Alexandros Pantané,
17:21On va terminer avec
17:22Ang Chuang Duong
17:23qui est le président
17:24et cofondateur
17:25de Predican Biotechnologie.
17:28Vous êtes basé
17:29à Montpellier.
17:30Tout à fait, oui.
17:31Et vous développez
17:32en fait une plateforme
17:33qui combine
17:33des modèles biologiques
17:35du foie humain
17:35et de l'intelligence artificielle
17:36pour anticiper
17:38les effets indésirables.
17:39Tout à fait.
17:40C'est ça ?
17:40Tout à fait.
17:41Parce qu'il faut savoir
17:42qu'aujourd'hui
17:43pour développer un médicament
17:44il faut compter
17:44dix ans et plus
17:46d'un milliard d'euros investis.
17:47Et 90% en fait
17:49de ces médicaments candidats
17:52échouent.
17:52Échouent et ne seront jamais
17:54commercialisés.
17:54Non pas parce que
17:55ces médicaments
17:56ne présentent pas
17:56d'efficacité
17:57mais ils présentent
17:59un risque de toxicité
18:00pour les patients.
18:02Et on voit bien que...
18:03Et ça, ça suffit
18:03pour les recaler en fait ?
18:04Tout à fait.
18:05Parce qu'ils sont plus toxiques.
18:06En fait, c'est l'effet...
18:07C'est la balance bénéfice-risque.
18:08Bénéfice-risque.
18:09Tout à fait.
18:09Le risque est plus élevé
18:10que le bénéfice.
18:11Exactement.
18:11Et ce sont des défis majeurs
18:13pour l'industrie pharmaceutique
18:14aujourd'hui.
18:15Comment réduire
18:16le temps des développements,
18:18le coût
18:18et également rendre
18:19les médicaments plus sûrs
18:20pour les patients.
18:21Et pour répondre
18:22à ces défis,
18:24on a imaginé
18:25une solution hybride.
18:26Cette solution
18:27est composée
18:28d'une plateforme biologique
18:30qui utilise
18:31une technologie
18:32qu'on a brevetée
18:33qui permet
18:34avec une simple prise de sang
18:36de l'individu
18:37de générer son mini-foi
18:38en laboratoire.
18:40Et on va pouvoir analyser...
18:42Parce que c'est le foie
18:43qui pose toujours problème ?
18:44C'est le foie
18:45qui élimine
18:46la plus grande partie
18:46de tous les médicaments
18:47que vous prenez.
18:48Ok.
18:48Donc si le foie
18:49n'a pas envie
18:50d'éliminer tel médicament,
18:51là il devient toxique ?
18:52C'est ça en fait en gros ?
18:53Il y a l'élimination
18:54mais il y a aussi
18:54l'accumulation
18:55de tous les métabolismes
18:57qui sont transformés
18:58par les enzymes du foie.
19:00Ok.
19:01Voilà.
19:01Et donc,
19:02c'est une plateforme biologique
19:03donc on peut faire
19:05en quelque sorte
19:06un essai clinique
19:07mais en laboratoire
19:09et générer
19:10donc des données personnalisées
19:12pour chaque individu.
19:13Et donc savoir,
19:14par exemple,
19:15je ne sais pas moi,
19:15avant d'administrer
19:17un traitement
19:18à un patient,
19:19on lui fait
19:20une prise de sang
19:20et on va savoir
19:22comment il va réagir,
19:23en tout cas
19:23comment son foie
19:24va réagir
19:25avec une probabilité
19:27précise ?
19:27Tout à fait.
19:28C'est quelque chose
19:29qu'on peut déjà le faire,
19:30c'est-à-dire qu'on peut
19:31avec une prise de sang
19:32du patient
19:32savoir quel est
19:33le meilleur protocole
19:34thérapeutique
19:34pour le patient.
19:35Si le clinicien dispose
19:37d'un panel de médicaments
19:38pour le traitement,
19:39on va pouvoir lui dire
19:40attention,
19:41ce médicament risque
19:42d'être plus toxique
19:43qu'un autre,
19:44par exemple.
19:45Et donc on va pouvoir
19:46anticiper cette toxicité
19:47chez le patient.
19:49D'accord.
19:49Et vous en êtes où
19:50aujourd'hui ?
19:50Alors la solution
19:51est déjà opérationnelle,
19:53donc déjà déployée
19:54en Europe et en Asie
19:55à travers nos partenaires locaux.
19:58D'accord.
19:59Voilà, donc depuis
20:00le début de l'année.
20:02Donc là vous allez quoi ?
20:03Vous allez dans les hôpitaux,
20:04les cliniques ?
20:05À qui vous proposez ça ?
20:07Alors on travaille
20:08en partenariat également
20:09avec les hôpitaux,
20:11donc pour tout ce qui est
20:12développement de tests compagnons.
20:13D'accord.
20:13Donc là on est par exemple
20:15en collaboration
20:16avec le centre
20:16Lacassane à Nice,
20:18donc un centre de cancérologie
20:19pour développer
20:20un test compagnon
20:21pour les patients
20:22qui ont un cancer du sein.
20:24pour après dire
20:24s'il y a un risque
20:25de tortuecité
20:26dans le traitement ou pas.
20:27dans le traitement ou pas.
20:27C'est un risque de tortuecité
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