- il y a 2 jours
Johan Ricaut, co-fondateur et directeur général de Shopopop, Margaux Zekri, fondatrice et directrice générale de Miam'Up, Rémi du Chalard, fondateur de SeeHaptic, Sylvain Denoncin, président du groupe Okeenea, et Guillaume Pétriat, PDG d'Inn'Pulse, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 19 mars. Ils se sont penchés sur e concours Tech for Future sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, en route vers Tech4Future.
00:05Et alors je sais ce que vous dites, vous vous dites mais c'est quoi Tech4Future ?
00:07On va vous expliquer, ne paniquez pas, il s'agit du plus grand concours de start-up de France.
00:13845 candidatures, 126 pitches, 30 gagnants dans tous les territoires et au final 6 grands gagnants
00:19que j'aurais plaisir de vous dévoiler avec nos invités, ce sera lors de la cérémonie des Tech4Future
00:25qui aura lieu, notez-le, le 13 avril prochain et ce sera en direct sur BFM Business à la radio
00:30et à la télé dès 20h.
00:32Plusieurs catégories, bien sûr, à chaque fois et évidemment nous avons la data et l'IA, l'environnement et l
00:39'énergie,
00:40nous avons aussi l'industrie, la santé et puis start aussi qui représente en fait des pépites en phase d
00:45'amorçage
00:46dans tous les domaines, à noter que ce concours des Tech4Future est en collaboration avec nos confrères de la tribune.
00:54Notez-le, maintenant on s'intéresse à la catégorie Impact avec nos candidats pour cette catégorie,
01:00nous avons Eveliti et Sylvain de Nancin qui est là, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Sylvain, merci d'être là, à vos côtés c'est Guillaume Petriati, Impulse, bonsoir Guillaume.
01:10Bonsoir, Petria.
01:12Qu'est-ce que j'ai dit ? Petriati, ah non, j'ai rajouté un ti, je ne sais pas
01:17pourquoi.
01:18Tu suis d'ouest, pas proche d'Italie, sud-ouest.
01:20Voilà, c'est ça, oui autrement c'était Petriati, mais ça c'est autre chose.
01:23Petria donc, Miamup c'est Margot Zécrit, là il y a la fin, on est bien d'accord ?
01:27On est d'accord.
01:28Tout va bien, merci d'être là Margot, dont vous représentez, je disais Miamup.
01:33Syaptic avec Rémi Dechalard, bonsoir Rémi.
01:36Bonjour François.
01:37Et nous avons aussi Yohann Rico avec Chopopop, vous en êtes le cofondateur et CIO.
01:42Exactement.
01:43Ben voilà, on va commencer avec vous, tiens.
01:45Ok, super.
01:46Chopopop donc, qui concourt dans cette catégorie Impact.
01:51Chopopop, c'est pas les céréales, c'est Chopopop.
01:55Attention, vous êtes originaire de Nantes, dans les pays de la Loire, vous en êtes le cofondateur et CIO.
02:01Est-ce qu'on peut dire que c'est un peu le blabla car du co-transportage ?
02:04C'est comme ça souvent qu'on vous présente ?
02:05C'est souvent le raccourci, c'est un bon raccourci pour comprendre assez vite ce qu'on fait.
02:09Ça marche plutôt bien, oui.
02:11Alors, expliquez-nous ce qu'est Chopopop.
02:13Alors, Chopopop, c'est aujourd'hui la première plateforme en France et en Europe sur ce qu'on appelle le
02:17co-transportage.
02:18C'est aussi pour ça qu'on est assez proche finalement du co-voiturage et qu'on fait référence à
02:22Blablacar.
02:23C'est un système qui va permettre d'un côté un particulier qui vient d'effectuer une commande et d
02:28'acheter des produits,
02:28de recevoir à son domicile sa commande puisque la livraison va être faite par un autre particulier
02:34qui lui va profiter de son trajet prévu pour récupérer la commande au magasin, la déposer au domicile
02:40et en contrepartie du service rendu, va récupérer une petite participation au frais qui l'engage de l'ordre de
02:45quelques euros.
02:46Ok. Par exemple, je vais faire mes courses au supermarché du coin.
02:51Via l'appli, je vois qu'à côté de chez moi, l'un de mes voisins a fait des courses
02:55aussi.
02:55J'y passe, je prends ses courses. En gros, je schématise et je lui apporte ses courses.
03:00Et je vais être, on va dire, dédommagé pour ça et toucher quelques euros.
03:08Ça marche bien, Chopopop ?
03:09Ça marche très bien. On en parlait tout à l'heure avant d'arriver.
03:12Ça fait quand même quelques années maintenant qu'on a développé ce système.
03:14On est, on va dire, une vieille start-up, si on doit le dire comme ça.
03:18Ça fait plus de dix ans qu'on a développé ce système.
03:20Aujourd'hui, c'est plus de 17 millions de co-transportages qui ont été réalisés en France
03:24et aussi un peu plus largement en Europe.
03:26C'est plusieurs millions de connexions humaines, finalement, qu'on a recréées à l'échelle de cette relation qu'on
03:32peut faire.
03:33C'est finalement aussi trois dimensions d'impact qu'on arrive à aligner.
03:37Un impact environnemental par la mutualisation des trajets.
03:39Donc, on est aussi sur une logique de réduction des émissions de CO2.
03:42Un impact social par une couverture territoriale qui nous permet aussi de proposer du service
03:46dans des zones où les modèles un peu plus traditionnels sont des fois en délicatesse
03:50pour opérer des solutions de transport.
03:53Et une dimension pouvoir d'achat, puisque finalement, chaque co-transporteur,
03:57utilisateur de l'application de Chopopop va pouvoir finalement récupérer quelques euros
04:02sur ses trajets du quotidien.
04:04Tout ça avec des limites aussi pour rester dans un cadre qui répond aux enjeux de l'économie collaborative
04:08et ne pas rentrer dans de la professionnalisation.
04:11Très bien.
04:12Quel est, on va dire, le co-transportage le plus populaire chez Chopopop ?
04:17C'est quoi ?
04:17C'est les courses ?
04:18C'est les courses alimentaires.
04:19C'est les courses alimentaires.
04:20C'est le bon exemple que vous preniez tout à l'heure.
04:22Ça, c'est un peu partout en France.
04:23C'est partout en France.
04:25C'est un service qui couvre aujourd'hui plus de 27 000 communes en France.
04:30Et c'est vrai qu'on a un très fort usage dans la distribution alimentaire.
04:33de plus en plus aussi sur d'autres secteurs de la grande distribution pour du textile,
04:37de l'équipement de la personne, de l'équipement de la maison.
04:39C'est vrai qu'alimentaire, c'est peut-être le plus évident.
04:42La plus grande récurrence.
04:43On a besoin de remplir le frigo, comme on dit assez souvent.
04:46C'est clair.
04:48Voilà, Chopopop qui concourt dans cette catégorie Impact.
04:52Merci beaucoup, Johan.
04:53On va maintenant donner la parole à Margot Zecry de Miamup.
04:58Vous en êtes la fondatrice et CEO.
04:59Bonsoir, Margot.
05:00Vous êtes basée à Portée-sur-Garonne.
05:03C'est en Occitanie.
05:04La particularité aussi des Tech for Future, c'est qu'avec la tribune,
05:09nous sommes allés chercher des startups un peu partout en région.
05:13On est sortis de la région parisienne et on est allés chercher les startups les plus intéressantes
05:18dans chaque catégorie, un petit peu partout sur notre territoire.
05:22Présentez-nous, Miamup, Margot.
05:24De quoi s'agit-il ?
05:25Avec plaisir.
05:26En effet, moi, j'ai fondé Miamup en région toulousaine.
05:29Donc nous, l'idée, en fait, c'est de rendre accessible une alimentation de meilleure qualité pour tout le monde.
05:35Et pour ça, avec Miamup, on s'est concentré sur le secteur de la restauration collective
05:39pour déployer une démarche de dons alimentaires entre nos cantines scolaires,
05:44nos restaurants d'entreprise, médico-sociaux, vers les associations d'aide alimentaire.
05:49Où en est-on aujourd'hui dans le gaspillage alimentaire ?
05:52Je vois qu'il y a des lois, j'ai vu passer des lois qui sont beaucoup plus incitatives,
05:57voire même qui obligent les enseignes à redonner toute la nourriture qui ne peut plus être vendue, je crois.
06:05Il y a des choses, non, qui se passent ?
06:07Oui, il y a des nouvelles législatives, en effet.
06:10Donc il faut savoir qu'en France, chaque année, on gaspille environ 10 millions de tonnes d'enrées alimentaires.
06:15Le secteur de la restauration collective contribue à peu près à 10% de ce gaspillage.
06:20Donc ça reste encore important, malgré des actions aussi qui mettent en place pour lutter contre ce gaspillage.
06:26Et donc les nouvelles législatives qui sont assez fortes et qui encouragent vraiment cette réduction du gaspillage alimentaire,
06:34ce sont la loi AGEC.
06:36Voilà, donc là c'est vraiment de réduire de 50% le gaspillage alimentaire dans tous les secteurs d'ici
06:422030.
06:43Et donc la restauration collective aujourd'hui est obligée de mettre en place des démarches de dons alimentaires
06:49pour valoriser ces excédents.
06:50Et elle est également obligée de se faire collecter et valoriser ce qu'on appelle les biodéchets.
06:56Et puis il y a la loi EGalim qui, elle, encourage donc ce secteur à améliorer la qualité des repas
07:02qui sont servis quotidiennement aux enfants ou aux convives de la restauration collective.
07:06Et elle renforce aussi cette dimension de lutte contre le gaspillage alimentaire.
07:11Et en gros, vous êtes quoi ? Vous êtes une appli, finalement, un service web qui met en relation
07:16les managers des cantines et les associations qui ont besoin, en fait, de cette nourriture
07:21qui allait partir à la poubeille pour la redistribuer.
07:23C'est ça l'idée ?
07:24Alors on a un peu plus qu'une appli, mais effectivement, donc on a...
07:27Une appli dans le sens où la manière dont on interagit avec vous, en fait.
07:31Oui, effectivement, c'est un des outils.
07:32Donc avec Myamup, on a développé en interne une application numérique.
07:36D'accord.
07:36Cette application, elle permet aux équipes de restauration de déposer en ligne des dons
07:41qu'ils souhaitent faire aux associations.
07:42Les associations, ça leur permet vraiment de commander en fonction de leurs besoins
07:46en approvisionnement.
07:47Ça, c'est très important aussi pour nous.
07:49Et ensuite, cette plateforme, elle nous permet d'acheminer et d'optimiser toutes nos tournées
07:53de collecte et de livraison de ces dons.
07:56Donc on va plus loin.
07:57On propose aussi la logistique en bas carbone, en véhicule électrique et en cyclologistique
08:02pour rester cohérent dans la démarche.
08:04Et on prend aussi en charge tout le conditionnement de ces plats, qui est un vrai frein pour
08:09la restauration collective et pour mettre en place une démarche de don.
08:12Voilà.
08:13Margot, c'est écrit pour Myamup.
08:16Sylvain, vous êtes président du groupe Okinéa et vous êtes basé en Champagne, au
08:23Mont-d'Or.
08:24Champagne au Mont-d'Or, c'est dans le 69, exactement, c'est bien ça.
08:27À côté de Lyon.
08:27À côté de Lyon.
08:28Et vous, vous avez créé en fait une solution de navigation indoor qui effectivement peut
08:38aider les personnes qui sont en situation de handicap, je crois.
08:41Expliquez-nous comment ça fonctionne et donnez-nous un exemple, un contexte pour qu'on comprenne bien.
08:46Bien sûr.
08:47Ça fait plus d'une vingtaine d'années qu'on est tous habitués à mettre notre GPS en
08:51route quand on monte dans la voiture et à se laisser guider sans stress et de savoir
08:56à quelle heure on va arriver à bon port, même si on ne connaît pas du tout l'itinéraire.
08:59Depuis dix ans, c'est le cas de GPS piéton urbain.
09:03Mais quand on arrive à l'entrée d'un bâtiment, fin de l'histoire, il faut se débrouiller
09:07avec les panneaux et la signalétique traditionnelle.
09:11Plus encore, quand on est en situation de handicap, là ça devient un mur.
09:15C'est impossible pour beaucoup d'utilisateurs.
09:17Il y a 12 millions de personnes en situation de handicap en France, 1,7 million de personnes
09:23déficientes visuelles.
09:24Pour elles, l'autonomie est impossible.
09:27Donc finalement, ce qu'on veut, c'est redonner de la liberté, de la fluidité, de la simplicité
09:32à tout le monde et en particulier à ceux qui en ont le plus besoin dans ces grands
09:37bâtiments.
09:37Alors concrètement, où est-ce qu'on peut trouver ce genre de service ? Pour prendre
09:42un exemple très concret, on vient de déployer tout un campus universitaire.
09:47Par définition, il y a beaucoup de nouveaux étudiants qui arrivent, ils ne connaissent
09:49pas bien les lieux.
09:50Il y a 30 bâtiments sur 20 hectares.
09:53Il faut mettre à l'heure au cours, il vaut mieux bien se préparer.
09:57Il vaut mieux se préparer et aujourd'hui, à part des panneaux disséminés à droite
10:01et à gauche, ça reste très compliqué.
10:03Et donc finalement, Evelity, c'est quoi ? C'est une app gratuite pour tous ces utilisateurs
10:07qui a des interfaces et des chemins qui sont adaptés au profil de l'utilisateur, quel
10:11qu'il soit.
10:12Et donc, on va pouvoir être guidé de la même manière qu'un GPS piéton, sauf que
10:17ça fonctionne à l'intérieur, à l'échelle de campus.
10:19Et donc aujourd'hui, on va pouvoir couvrir beaucoup d'universités, des hôpitaux, des
10:24réseaux de transport, des bâtiments publics et puis des entreprises qui ont des gros
10:30sites privés qui accueillent du monde.
10:31Comment rendre tout ce site-là accessible et fluide à ce que les gens arrivent à
10:36leur rendez-vous, à leur cours, sans charge mentale ?
10:40En fait, ça sert aussi bien aux personnes qui sont en situation de handicap, mais aussi
10:44aux personnes qui ne connaissent pas les lieux encore et qui découvrent et qui veulent
10:47aller par exemple dans une salle particulière.
10:48C'est ça en fait.
10:50C'est un GPS indoor, on est d'accord ?
10:53C'est exactement ça.
10:54Et donc, vous avez cartographié tous ces bâtiments que vous équipez, c'est ça
10:57aussi ? Alors, ça fait partie de notre process, on va digitaliser les plans, positionner les
11:03points d'intérêt, donc les destinations à l'image d'un GPS outdoor, et puis après,
11:07vous allez pouvoir naviguer dans l'application pour dire tiens, je veux passer aux toilettes,
11:10je veux aller prendre un café à la machine à café, ça fait partie des points d'intérêt
11:13les plus utilisés sur nos sites.
11:16Et puis, aller à...
11:16La salle 122, elle est au premier étage, en haut à gauche.
11:20Et donc, je vais pouvoir y arriver en toute autonomie.
11:22Et finalement, Evility, je trouve que c'est un très bon exemple de ce qu'on appelle
11:25le design inclusif, c'est-à-dire qu'on va au départ travailler pour des personnes
11:30qui ont des besoins spécifiques.
11:31Je suis en fauteuil, je n'ai pas la même route, probablement, que quelqu'un qui va
11:35pouvoir prendre les escaliers, évidemment.
11:37Si je suis déficient visuel, j'ai besoin d'instructions vocales et de vibrations avec
11:40mon téléphone pour être autonome.
11:42Je suis déficient cognitif, peut-être que j'ai du mal à me repérer dans ce bâtiment-là,
11:46même si je le connais.
11:47Et donc, c'est cette approche du design inclusif qui permet d'avoir pas une solution dédiée,
11:52mais une solution qui sert à tout le monde, et c'est bien l'application qui s'adapte
11:56à vos besoins, et pas l'inverse.
11:58Comment le téléphone arrive à se repérer, justement, alors qu'il n'a plus de GPS ?
12:01Vous créez un GPS interne, je crois, avec du Bluetooth, c'est ça ?
12:05Alors aujourd'hui, on utilise deux types de technologies, mais pour faire très simple,
12:08effectivement, il n'y a pas de GPS à l'intérieur des bâtiments, les satellites ne passent pas.
12:12Donc, soit on va venir positionner des petites balises Bluetooth, on en met quelques-unes
12:17à l'intérieur, on les utilise comme des satellites, et dans l'application, on va calculer
12:21votre position en temps réel, et quand vous vous déplacez...
12:23Ça va trianguler, quoi.
12:24Ça triangule, et puis aujourd'hui, on a même déployé et développé avec un labo de recherche
12:28une techno où il n'y a plus du tout d'infrastructure, c'est à partir de jumeaux numériques,
12:32on fait une captation vidéo du lieu, et ensuite, à travers la caméra et les capteurs du téléphone,
12:37on va savoir vous positionner au mètre près dans n'importe quel type de bâtiment.
12:42Aujourd'hui, par exemple, on est en pilote à la gare du Nord, n'importe qui peut télécharger
12:46Evoliti, c'est gratuit, et aller se déplacer de manière complètement autonome dans un
12:51site aussi vaste que celui de la gare du Nord.
12:53Voilà, Evoliti, Sylvain de Non-Saint, donc président du groupe Okina.
12:57On est dans la catégorie donc impact, et pour rester toujours dans les... pour aider
13:03les personnes qui sont en situation de handicap, il y a aussi une start-up qui est très intéressante
13:08qui s'appelle Siaptic.
13:09Rémi Dechalard, rebonsoir, président et cofondateur.
13:13Expliquez-nous ce qu'est Siaptic, s'il vous plaît.
13:15Alors Siaptic, c'est une technologie, donc c'est pour aider les personnes déficientes
13:17visuelles, donc des personnes qui n'ont jamais vu de leur vie à des personnes qui ont
13:21perdu la vue hier.
13:22Donc si elle se monte sur des lunettes, c'est un clip de lunettes, donc ça se monte sur
13:25n'importe quel type de lunettes, ça va permettre avec des caméras, des capteurs de voix,
13:28de capturer tout ce qui est en face de l'utilisateur, et après on va aller dessiner ces images
13:32sur la peau du dos.
13:33Donc c'est plein de petits picots qui vont dessiner les images sur la peau de votre dos,
13:36cette information remonte au cerveau, comme quand on touche le dos, et en fait le cerveau,
13:40il comprend que c'est des images, il va être capable de les interpréter.
13:42Donc là, si je serais équipé du dispositif et que je serais non-voyant, je serais capable
13:46de percevoir qu'il y a une sorte de table, enfin quelque chose qui ressemble à une table
13:49avec des formes, donc je devine par mon intelligence que cette forme correspond à quelqu'un, je
13:53devine que c'est François vu l'organisation de la salle, et je peux voir qu'il y a trois
13:56personnes en face.
13:58Oui, parce qu'en fait ça vient en support de la voix aussi, bien évidemment.
14:00Oui, c'est ça.
14:01Donc nous, c'est pas du tout en conflit avec les autres sens, la personne a toujours son
14:04édition parfaite, c'est pas quelque chose d'invasif.
14:06Parce qu'en fait, il y a pas mal de technologies qui vont parler, qui vont faire de l'audio
14:09description, mais l'audio description, en fait, on est dans la tête de l'auteur.
14:12On lit un livre, on est dans la tête de l'auteur, mais pas dans la tête de la personne
14:15qui
14:16lit livre.
14:16Si j'y lis un livre, je peux être intéressé par quelque chose, mais en fait l'auteur,
14:19c'est pas le sujet qu'il veut mettre en avant, du coup il va pas en parler.
14:22Alors que là, notre système, c'est comme la vue, si on est intéressé par quelque
14:24chose, on le regarde, on va récupérer de l'information.
14:27Là, c'est exactement la même chose, je vous parle, donc je vous regarde, parce que je veux
14:30percevoir que vous êtes là, etc.
14:31Mais si je veux percevoir ce qui est sur le côté, j'ai juste à tourner la tête.
14:35Alors donc, c'est un petit module qu'on rajoute sur n'importe quelle paire de lunettes,
14:39qui est connecté, en fait, à une espèce de, comment dirais-je, de ceinture, finalement,
14:46qu'on a dans le dos, c'est ça ?
14:48Exactement.
14:49Et qui va envoyer ces petites impulsions, c'est comme un radar, finalement.
14:53J'essaie de schématiser au maximum, mais finalement, le radar va scanner notre environnement
15:00et va restituer, en fait, tout ce que le radar voit en petits picotements, c'est ça ?
15:06Mais est-ce que le cerveau comprend, en fait, fait le distinguo entre ces picotements ?
15:12Il arrive à dessiner des, comment ça se passe, par exemple, des personnes, c'est ça ?
15:17En fait, nous, au lieu d'avoir un écran qui est composé de pixels, nous, c'est composé
15:21de petits picots qui vont tapoter le dos.
15:23Donc, en fait, on dessine vraiment des images, mais c'est des images qui, au lieu que ce soit
15:25de la lumière qui est envoyée par les pixels, c'est des picots qui tapotent votre dos.
15:28En fait, il est prouvé par pas mal de travaux, par exemple, Paul Bakherita, il a prouvé
15:32que, voire par la peau ou par les yeux, ça simulait exactement les mêmes aires cérébrales.
15:37Et ce qui est le plus passionnant, c'est le syndrome de Charles Bonnet, donc il a découvert
15:41ça au 18e siècle, donc il y a quelques temps déjà, qu'en fait, il y a des aveugles
15:44qui voyaient des choses.
15:45Donc, ils ne sont pas fous, ils ne sont pas schizophrènes, mais en fait, comme les yeux
15:48ne captent plus rien, en fait, le cerveau, il génère spontanément des images.
15:51Donc, les gens pouvaient être terrifiés, c'est pour ça que c'est un syndrome qui est encore
15:54très connu aujourd'hui, que les ophtalmos sensibilisent et les aveugles à ce sujet-là.
15:58Et si vous voyez des gens se promener ou des choses comme ça, vous savez que c'est
16:02votre imagination, vous n'êtes pas fous, c'est tout à fait normal.
16:04Le cerveau génère des images à partir de rien.
16:07Nous, au lieu que ça génère à partir de rien, ça va générer à partir de nos informations.
16:11C'est comme un réseau de neurones, si on ne lui donne rien en entrée, il va sortir
16:14des choses, n'importe quoi.
16:16Mais si on donne des informations cohérentes, c'est comme ChatGPT, ça sort des résultats cohérents.
16:21Alors, évidemment, il y a beaucoup de technologies dans cet outil.
16:24J'imagine que ça coûte cher, non ?
16:26En fait, en France, on a de la chance, il n'y a pas mal de systèmes de remboursement.
16:29Donc, il y a MDPH, AGFIP et il y en a d'autres.
16:31Il y a pas mal d'aides.
16:32Il y a pas mal d'aides et donc le reste à charge pour beaucoup d'utilisateurs sera presque zéro.
16:37Top !
16:37Donc ça, c'est génial.
16:38Donc, la France, c'est quand même un bon endroit pour faire ça.
16:40Et ça existe déjà ? C'est-à-dire que toutes les personnes malvoyantes qui nous écoutent
16:42peuvent s'équiper de si aptiques ? Vous en êtes où ?
16:45Donc, les précommandes étaient ouvertes.
16:47Donc là, on a atteint nos quotas.
16:49Donc, elles sont fermées.
16:50Elles vont réouvrir à la sortie du produit qu'on sera sur le marché.
16:52Là, on est vraiment dans la phase finale.
16:53C'est avoir toutes les certifications.
16:55Certification de dispositif médical, CE.
16:57Et comme ça, on peut le remettre vraiment sereinement entre les mains des utilisateurs.
17:00Est-ce que vous n'avez pas un peu peur de la concurrence des géants américains
17:03qui, avec leurs lunettes connectées, vont sans doute proposer des services aussi
17:08pour les personnes malvoyantes ?
17:10Ça sera complémentaire à votre avis ?
17:11C'est plutôt aller dans le bon sens aussi ?
17:13Déjà, ça permet de sensibiliser sur le sujet.
17:16C'est vraiment complémentaire.
17:17Nous, on avait déjà intégré, il y a quelques années déjà,
17:19dans le design de notre produit, un micro et un néoparleur.
17:22Comme ça, en fait, tout ce qu'on ne pourra pas percevoir par notre capacité d'affichage,
17:25parce qu'on ne va pas voir comme avec nos yeux de la bonne qualité,
17:28en fait, la personne va pouvoir questionner une IA pour qu'elle lui réponde.
17:32Et donc, en fait, on s'est connecté à notre système.
17:35Quand il n'a pas les ressources en local pour répondre à quelque chose de spécifique,
17:38par exemple, la personne veut dire comment est habillée la personne en face,
17:42demande à l'IA, et l'IA va répondre oralement.
17:45Donc, c'est vraiment une synergie.
17:46Et nous, notre savoir-faire et comment transmettre des images,
17:48on n'est pas une société qui fabrique des lunettes.
17:50Merci beaucoup, Rémi Syaptic.
17:52Rémi Dechalard, donc président et cofondateur.
17:54On va terminer avec Impulse.
17:58Et Guillaume Petria, qui est avec nous.
18:00Bonsoir, Guillaume.
18:01Bonsoir.
18:01Cofondateur et CEO, vous êtes basé à Grasse.
18:03C'est dans les Alpes-Maritimes.
18:06Et vous avez mis au point un défibrillateur de poche connecté.
18:12Parce que vous partiez du principe que finalement,
18:15même s'il y a des défibrillateurs publics installés un peu partout,
18:19on ne sait pas où ils sont.
18:20Et ils ne sont pas forcément à proximité.
18:23Là, vous partiez du principe que ces petits défibrillateurs,
18:26on pourrait les emporter quasiment n'importe où et les avoir tout le temps sur nous.
18:30Oui, c'est ça.
18:31Et le constat initial, c'est qu'aujourd'hui en France,
18:34il y a bien des défibrillateurs,
18:35mais on est toujours à 3 à 10 % de personnes sauvées de l'arrêt cardiaque.
18:39Il y a une forte inégalité territoriale, mais on n'est pas bon.
18:41C'est-à-dire que ce chiffre ne progresse pas malgré tout ?
18:43Non, il stagne.
18:44Donc il y a un sujet de formation qui est majeur,
18:46mais il y a un sujet aussi d'accessibilité des défibrillateurs.
18:49Donc comme vous l'avez dit, il n'y en a pas beaucoup,
18:52parce qu'ils sont chers, ils sont gros,
18:54donc on ne peut pas facilement les transporter dans certains endroits.
18:57Vous ne l'avez pas cité, mais on peut citer la montagne,
18:59on peut citer les terrains de foot,
19:00mais aussi, ils sont intimidants.
19:02C'est-à-dire que même s'il y en a un qui est présent,
19:04la plupart des personnes, ça on ne le dit pas,
19:05mais n'osent pas s'en servir, alors qu'on peut s'en servir.
19:09Donc nous, on a travaillé ces trois...
19:10Oui, et puis il y a des automatisations aussi dans tous ces trucs-là.
19:13Donc nous, on est au stade de prototype.
19:15Je suis moins avancé que mes camarades ici,
19:16on existe depuis trois ans.
19:18Donc nous, on a travaillé le prix, il est moins cher,
19:21le poids, 300 grammes,
19:22et surtout, il est beaucoup plus simple.
19:24C'est-à-dire que vous avez de chaque côté des électrodes,
19:27vous les détachez,
19:29vous les posez sur une poitrine dénudée,
19:31et après, il est automatique.
19:33Tout se fait automatiquement ?
19:34Je n'ai pas appuyé sur des boutons ?
19:36Il n'y a pas de bouton.
19:36Et je ne peux pas me tromper de...
19:38On va dire d'électrodes ?
19:39C'est bien expliqué ?
19:40Les électrodes sont interchangeables.
19:41Par contre, ce qui est très important,
19:43c'est qu'on a dessiné un buste d'hommes et de femmes,
19:46parce qu'il y a aussi un frein.
19:47Aujourd'hui, beaucoup de personnes n'osent pas poser des électrodes sur une femme,
19:51alors que c'est tout à fait un emplacement facile à trouver avec un dessin.
19:55C'est beaucoup plus simple.
19:56Parce qu'il faut savoir que ça, il faut le mettre dans les 3 minutes,
19:58quand vous avez un arrêt cardiaque.
20:00Donc, 3 minutes pour comprendre que c'est peut-être un arrêt cardiaque,
20:04ensuite, appeler les secours, c'est très important.
20:06Avant de faire quoi que ce soit.
20:08Appeler les secours, bien sûr.
20:10Appeler les secours, il vous guide d'ailleurs.
20:11Et après, trouver un dispositif médical, un défibrillateur.
20:14Donc, nous, on a vraiment voulu jouer sur tous les aspects qui freinent l'accessibilité.
20:18Très bonne idée.
20:20C'est pour 2027.
20:22Avec un prix, je crois aussi, ça aussi assez intéressant,
20:25par rapport aux défibrillateurs qui coûtent plutôt cher, je crois.
20:28Oui, c'est 1 500 euros en moyenne.
20:30Donc, nous, on sera à moins de 1 000 euros, c'est sûr.
20:32Donc, nous, on a une formule pour les entreprises,
20:34puisque c'est notre première cible, à 290 euros,
20:36et un abonnement de 35 euros.
20:38Puisqu'on a une application connectée,
20:39qui offrira des services de formation, de maintenance préventive.
20:44Je pensais à un truc, mais est-ce qu'il existe des applis
20:47qui géolocalisent, en fait, les défibrillateurs ?
20:49Vous avez aujourd'hui des réseaux...
20:52Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, on a un incident, quelque chose comme ça,
20:57il faudrait une appli facile...
20:59Vous avez aujourd'hui des réseaux, vous avez deux grands réseaux,
21:02Save Life, Staying Alive, qui géolocalisent les défibrillateurs.
21:05Ils y arrivent de plus en plus à se géolocaliser,
21:07y compris les défibrillateurs portatifs.
21:10Et qui géolocalisent aussi les citoyens sauveteurs,
21:13c'est-à-dire ceux qui sont capables d'intervenir.
21:14Donc ça, nous, notamment, on est soutenus par Staying Alive.
21:18On va être un maillon essentiel pour les aider à être encore plus efficaces.
21:21Voilà, combien de personnes meurent malheureusement d'une crise cardiaque
21:24parce qu'on n'a pas pu les réanimer aujourd'hui en France ?
21:2650 000 par an en France, 5 millions par an dans le monde.
21:31Oui, c'est des chiffres assez impressionnants.
21:34Merci beaucoup, Guillaume Pétria,
21:36donc Impulse, confondateur et CEO de cette société basée à Grasse.
21:40Et merci à vous toutes et à vous tous.
21:42Merci à Sylvain, Guillaume, Margot, Rémi et Johan.
21:46Et bonne chance, donc, pour cette catégorie Impact.
21:48Merci.
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