- il y a 6 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va continuer cette émission maintenant en s'intéressant à la page People.
00:05La page People pour celui qui est potentiellement l'un des candidats à l'élection présidentielle,
00:10c'est-à-dire Jean-Dade Bardella.
00:12Il fait la une de Paris Match avec Maria Carolina de Bourbon des Deux Siciles.
00:19Il a 30 ans, elle a 22 ans, visiblement ils vivent une idylle, l'idylle que personne n'attendait.
00:25C'est ce qu'on dit du côté de Paris Match, c'est la princesse et son élu.
00:30Ils sont donc photographiés le long des côtes corse où ils sont partis passer un week-end.
00:35Alors c'est de la communication et on va en discuter maintenant dans le signé Consigny.
00:39Ils sont seuls au monde face aux îles sanguinaires, un moment de poésie et de romantisme.
00:45Signé Consigny maintenant pour s'intéresser à cette communication avec Charles Consigny qui est avec nous.
00:51Bonsoir Charles.
00:52Bonsoir.
00:52Et avec Caroline Parmentier qui est dénôtre, qui est députée Rassemblement National,
00:57élu dans le Pas-de-Calais.
00:58Bonsoir Caroline Parmentier.
01:00Alors on dit comme communication et communication d'un autre âge à la papa ?
01:05Écoutez, je me rêvais un autre destin que celui de commenter la vie privée de Jordan Ier,
01:15empereur des Français.
01:18Mais bon, puisque Jordan nous y contraint, puisque Jordan Bardella nous y contraint,
01:25par la mise en scène évidente de sa vie privée, allons-y.
01:29Vous êtes sûr que c'est une mise en scène ?
01:31Ah bah oui, je pense qu'il n'y a pas besoin d'être enquêteur à la police judiciaire pour
01:36se rendre compte que c'est une mise en scène.
01:38Oui, ce sont ce qu'on appelle des fausses photos volées.
01:42Voilà, moi je ne crois ni à cette mise en scène.
01:46Je vous avoue, sans rentrer dans les détails, mais puisqu'on en est à commenter la vie privée,
01:52je trouve ce couple assez distant.
01:56C'est bidon ?
02:00Comment ça, distant ?
02:01Je ne sais pas, il mettrait un scaphandre qui serait peut-être plus chaleureux, j'en sais rien.
02:07Je trouve ça assez curieux.
02:09Vous ne trouvez pas les photos très chaleureuses ?
02:11Il y a quoi ? Il y a un mètre à peu près entre chacun, sur toutes les photos ?
02:15C'est pour ça, je trouve.
02:16Non, mais bon, voilà.
02:17J'ai une petite expérience maintenant quand même.
02:21J'ai 36 ans, bientôt 37.
02:24J'ai vécu deux, trois choses.
02:26Je sais reconnaître de la chaleur humaine et une certaine distance.
02:30Voilà, et je pense qu'effectivement...
02:32Je ne comprends pas, vous auriez aimé qu'il s'embrasse de tout le monde.
02:35Surtout Charles Consigny.
02:36Il a un côté...
02:38Non, non, ce n'est pas ça.
02:39C'est qu'il ne faut pas prendre les Français pour des imbéciles.
02:42Donc, si vous voulez, moi, ce que je pense...
02:42Donc, c'est une des opérations de com'.
02:44Ce que je pense, pour être clair, c'est que, un, ce jeune homme, qui a beaucoup de qualités par
02:48ailleurs,
02:49est à l'évidence trop jeune pour le poste auquel il prétend, et trop inexpérimenté.
02:54Deux, je ne veux pas être contraint, parce qu'il met en scène sa vie privée,
02:58à acheter tout cru cette mise en scène.
03:01Je pense que c'est bidon de A jusqu'à Z.
03:04Et donc, trois, oui, ça me paraît un peu décalé.
03:06Ce n'est pas la première fois qu'un responsable politique s'affiche dans Paris Match,
03:13car une parmentie, justement, c'est de la com' à l'ancienne,
03:15alors qu'on attendait peut-être de Jordan Bardella, nouvelle génération, autre chose.
03:20Écoutez, Charles Consigny, vous aimez les gens.
03:22Beaux, jeunes, minces, glamour, bien habillés, bien élevés.
03:27Si, si, vous le dites à longueur d'émission.
03:29Non, non, je m'en fiche complètement.
03:30Vous êtes snob comme un pot de chambre.
03:32Ça, c'est vrai.
03:34Ça, c'est vrai, je vous l'accorde.
03:36Et là, ce couple-là ne passe pas.
03:39Alors qu'elle est la cousine du descendant de Napoléon.
03:42Oui, oui.
03:43Elle est aussi la petite fille d'un marchand d'armes.
03:45Elle descend des Capétiens.
03:47Alors là, je ne vous comprends pas.
03:48S'il y a vraiment quelqu'un qui ne devait pas être...
03:50Mais je ne suis pas Stéphane Bern.
03:51Je suis désolé.
03:53Moi non plus.
03:54Ça ne m'impressionne pas du tout qu'elle descend des Capétiens.
03:56Non, mais honnêtement, vous aimez les gens qui ont plutôt ce look-là.
03:59Et là, non, ça ne vous va pas.
04:00Quand c'est de l'autre côté de l'échiquier politique,
04:05quand c'est Raquel Garrido et Alexis Corbière
04:08qui ont d'ailleurs critiqué cet, comment-t-il dit, pipolisme.
04:14Alors qu'eux-mêmes ont posé en 2017 dans Paris Match
04:17sous le titre « Les amoureux de la France insoumise ».
04:23Oui, mais eux, ça n'a l'air plus...
04:25Alors pour le coup, ça a toujours existé.
04:27Quand c'est de l'autre côté...
04:27Non, Charles, mais en doute la sincérité même de ces images.
04:30Je vous donne juste mon impression comme un peu factice.
04:33Quand c'est de l'autre côté de l'échiquier politique...
04:34Le ménager de moins de 50 ans qui lit cette presse pipole, vous voyez ?
04:37Mais quand c'est Macron et vous n'avez pas trouvé que c'était pas sincère,
04:41quand c'était Raquel Garrido, vous n'avez pas trouvé que c'était pas sincère,
04:43quand c'était Xavier Bertrand et sa femme, le Kennedy du pauvre,
04:48vous n'avez pas trouvé que c'était pas sincère ?
04:51J'avais été très, très, très...
04:52Ils apprécieront, les pauvres qui ont leur Kennedy.
04:56J'avais été très gêné, au contraire,
04:59par le matraquage pipole qui avait entouré le couple Macron.
05:02Ça s'est toujours fait, Pierre Vannard.
05:04Alors c'est le passage obligé.
05:06Oui, mais alors c'est ça qui est peut-être un peu décevant,
05:07parce que peut-être que de Jean-Denis Mardella, on attendait autre chose.
05:10Mais c'est-à-dire que vous attendiez quoi, exactement ?
05:11Il est plus jeune, cette nouvelle génération, finalement, il fait comme les anciens.
05:14Moi, je vous dis...
05:14Il met en scène sa vie privée dans une campagne présidentielle.
05:18Ou on l'a lui met en scène.
05:18Il est amoureux, il était pris.
05:22Vous avez besoin de le dire ?
05:23Je peux vous dire que si ces photos n'étaient pas sorties,
05:26d'autres photos seraient sorties sûrement moins heureuses, moins jolies.
05:30Donc c'est pour éviter les photos volées ?
05:31Vous savez comment ça marche.
05:32Vous n'allez pas me dire le contraire.
05:34On aurait pu avoir des photos où ils étaient moches.
05:36J'ai moi-même suffisamment lutté, comme attaché de presse de Marine Le Pen
05:39et Jordan Bardella, contre les photos moches.
05:42Oui, mais naturelles.
05:43Ça aurait pu être une photo...
05:44Oui, mais naturelle.
05:44Ça aurait pu être une photo ridicule.
05:46Oui, donc vous organisez les choses pour éviter qu'il y ait...
05:48Je ne dis pas qu'on les a organisées.
05:50Je dis que d'autres photos étaient susceptibles de sortir.
05:53Est-ce que dans...
05:53Qu'est-ce que ça dit ?
05:54Il a le droit de se promener en Corse avec la femme qui aime.
05:56En cravate.
05:57Au-delà de la sincérité au nom des images, ça dit...
05:59Il fait froid en Corse au mois de mars.
06:01Mais vous, quand vous avez froid, vous mettez une cravate.
06:03C'est curieux.
06:04Ça dit quoi de ce lancement de campagne présidentielle ?
06:07Écoutez, il est élégant, vous êtes gonflé.
06:08Vous avez horreur des gens en jogging ?
06:10Non, mais c'est pas ça.
06:11Vous avez horreur des gens en short ?
06:12Non, mais...
06:13Vous êtes gonflé.
06:13Peut-être que Charles est jaloux.
06:14Mais je pense...
06:15Non, je ne suis pas du tout jaloux.
06:17Je suis jaloux de qui, d'ailleurs ?
06:19Mais pas du tout.
06:20Moi, ce qui m'amuse beaucoup dans ce truc, c'est le côté 100% fake.
06:25Mais c'est faux !
06:26Et moi, ce que j'aime en politique...
06:28Je suis désolé.
06:28Cette jeune femme, je vais vous dire, moi, ça m'était arrivé de voir ses contenus sur Instagram,
06:33ceux de sa mère aussi, d'ailleurs, parce que tout est public.
06:35Donc, on est gêné de le dire, mais c'est tout est public, comme tout le monde actuellement,
06:38comme tout le monde d'un jour.
06:39Pardon de vous dire, c'est la jet set dans ce qu'elle a de plus...
06:42Vous n'aimez plus les aristocrates ?
06:44Ça n'est pas de l'aristocratie.
06:45Si, c'est un certain Gotha, je suis désolée.
06:48Non, j'ai une autre idée, ouais, c'est ça.
06:49C'est qui un aristocrate pour vous, alors ?
06:51C'est quelqu'un qui a une petite élégance d'esprit.
06:53Elle n'est pas élégante, peut-être ?
06:54Pas quand on regarde sur Instagram, non.
06:56Elle a fait arvarde...
06:57Non, il y a un autre terme qui m'est venu, si vous voulez,
06:59en regardant le compte Instagram de la famille.
07:01Je vous trouve...
07:01Ce n'était pas le terme d'élégance.
07:02Je vous trouve décevant.
07:03Non, mais je ne vais pas le prononcer.
07:04C'est quoi, c'était vulgaire ?
07:05Mais pas du tout.
07:06J'invite les téléspectateurs à juger par eux-mêmes.
07:09C'est des jugeants de valeur.
07:10Non, non, non, ça ne vous pouvait pas aller sur ce terrain.
07:12Il y a juste...
07:13Non, pourquoi ?
07:14Parce qu'elle n'est absolument pas vulgaire.
07:15Il y a une espèce d'épanchement, si vous voulez,
07:17à côté, les anges de la télé-réalité, c'est effectivement...
07:21Mais pas du tout !
07:27Moi, je ne veux pas commenter la vie privée.
07:28Vous êtes de mauvaises fois.
07:29Oui, mais qu'est-ce que ça dit politiquement ?
07:31Politique, voilà.
07:32Ce qui m'intéresse, c'est l'aspect politique des choses.
07:35Et donc, je pense d'ailleurs que c'est sans doute une erreur
07:39de la part de ce jeune homme, qui est sans doute talentueux,
07:42je ne vous dis pas.
07:43Il ne l'a pas montré pendant ses études,
07:45ni dans une quelconque entreprise, ni dans rien, à part des...
07:49En union de voix aux législatives.
07:51Mais voilà.
07:51Quand vous n'avez fait que 12%, cher Charles.
07:53C'est pour ça que je vous dis...
07:55Vous n'avez pas passé le premier tour.
07:5613,5, 13,5, avec une candidate qui avait fait 4% à la présidentielle.
08:00Moi, personne ne m'a rien mis sur un plateau.
08:02Vous voyez, au royaume des aveugles, les bandes sont rois.
08:04Peut-être que si j'avais été au RN, je serais président du RN.
08:06Je pense que je n'ai pas eu envie d'y aller.
08:07C'est étonnant.
08:08Pardon, mais dans les Yvelines, c'était une circonscription.
08:10Il n'y en a pas eu un seul LR au second tour.
08:12Il n'y en a pas eu un seul au second tour.
08:13Revenons au dossier politique.
08:16Il n'y en a pas eu un seul au second tour cette année-là,
08:16et le LR sortant a fini quatrième.
08:18Donc, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'aspect politique des choses,
08:21et je pense que pour quelqu'un qui, d'une part,
08:24se prévalait d'être le porte-parole des classes populaires.
08:27Je ne suis pas sûr que tout à coup,
08:29cette alliance avec une jeune femme qui,
08:31manifestement, nage dans le pognon,
08:33soit forcément un message...
08:34Il faut qu'il reste dans sa classe ?
08:36Non, c'est pas ce que je dis.
08:38C'est qu'il a l'air fasciné comme un papillon par la lumière.
08:41Mais why not ?
08:41Donc, il n'aurait pas dû...
08:43Lui, l'enfant qui a grandi en Seine-Saint-Denis,
08:44ne peut pas être avec une princesse.
08:46Il a le droit...
08:46Quel mépris de classe, Charles !
08:48Là, je vous retrouve !
08:49Je vous retrouve !
08:50Ne faites pas semblant.
08:51Il a le droit.
08:51Si ça l'amuse, c'est très bien.
08:53Mais deuxièmement, moi, ce que je crois beaucoup,
08:55et là, vraiment,
08:57c'est à la sincérité en politique.
08:59Je pense que les Français en ont absolument ras-le-bol
09:02qu'on les prenne pour des idiots.
09:04Et j'ai le sentiment, quand même,
09:06d'un truc qui est vraiment fait
09:07pour être lu chez le coiffeur
09:09et pour qu'on s'ébobisse
09:10devant ce petit couple parfait,
09:12ce genre de idéal.
09:13Et je vous dis, je n'y crois pas une seconde.
09:15C'est tout !
09:16Et là, c'est vraiment le citoyen...
09:17C'est-à-dire que...
09:17L'homme qui parle.
09:18Caroline, parmentier,
09:19politiquement, ça veut dire
09:20qu'on commence à mettre en scène
09:21Jordan Bardella avec sa compagne
09:23et on se prépare au fait
09:26que Marine Le Pen puisse être mise sur la touche.
09:28Donc, on commence à peaufiner
09:29l'image de Jordan Bardella.
09:30Tout ça n'est pas calculé comme ça.
09:32Absolument pas.
09:33Je note votre mépris social.
09:34Non, pas du tout.
09:35Croyez bien que les électeurs
09:37du Rassemblement National
09:39sont tout aussi romantiques,
09:41romanesques que vous.
09:42Ah ben, ça je ne comprends pas.
09:44Tous les Français le sont.
09:45Ils ont cru à Macron.
09:47Et bien sûr,
09:47ils achètent le Jean de Réal.
09:49Non mais voilà.
09:50On commence à mettre en scène
09:52Jordan Bardella pour la présidentielle.
09:54Je pense que...
09:54On commence à raconter une histoire.
09:56Il manquait le côté vie privée.
09:57Donc, on le met en scène.
09:59Je suis bien placée pour le savoir.
10:00J'étais son attaché de presse.
10:01Et il n'était pas question
10:02qu'une caméra ou un journaliste
10:04mette un pied dans sa vie privée.
10:06C'est ce qu'il avait dit lui-même publiquement.
10:07Avec l'émission de Karine Lemarchand,
10:09notamment.
10:09Ma vie privée,
10:10c'est mon dernier espace de liberté.
10:11Un espace que j'entends préserver
10:13autant que possible.
10:13Et on n'avait même pas pu cuisiner
10:15des pâtes chez lui.
10:15Il ne le voulait pas.
10:17Là, il a ouvert une porte.
10:19Ça n'est pas chez lui.
10:19C'est la résolution.
10:20Mais je vois, en effet,
10:21une nouveauté.
10:22Et cette nouveauté,
10:23elle est dans la sincérité
10:25de l'amour qu'il vit.
10:30Et si vous voulez,
10:32on sait très bien
10:33qu'une élection,
10:34si jamais il était candidat
10:36à la présidentielle
10:37ou si jamais il était
10:38Premier ministre,
10:39c'est une rencontre,
10:40c'est une incarnation.
10:41C'est une rencontre
10:42avec le peuple.
10:43On le sait.
10:43Entre un homme et le peuple.
10:44Donc il faut montrer une partie
10:45de sa vie.
10:46Ils ont besoin de savoir...
10:47Je termine juste une fois.
10:49Ils ont besoin de savoir
10:51avec qui ils vont aller.
10:52Oui, je le crois sincèrement.
10:54Je pense sincèrement.
10:55Et si j'avais pu, moi...
10:56Et un candidat,
10:56on ne peut pas être
10:57un célibataire candidat à l'Elysée ?
10:59On peut tout à fait
11:00être un célibataire candidat à l'Elysée.
11:01Bien sûr que oui.
11:02Mais ce qui est amusant,
11:03c'est qu'on a...
11:04Mais là, justement,
11:04il se trouve qu'il est amoureux.
11:06La manière dont vous en parlez,
11:07on a l'impression
11:08d'être à la réunion de préparation
11:10de ce machin.
11:10Pas du tout.
11:11Je suis désolé.
11:12Vous n'êtes pas de bonne foi.
11:13Ce que je vous dis...
11:15Alors attendez,
11:15écoutez Charles, attends.
11:16Par exemple,
11:16est-ce que vous nous soutenez
11:17que c'est une vraie paparazzi ?
11:19Je n'en sais rien.
11:21Ah, vous ne savez pas ?
11:21Je n'en sais rien.
11:22Ce que je sais,
11:23c'est que si ces photos
11:24n'étaient pas sorties,
11:25moi, ce que je pressens
11:26en tant qu'ancienne
11:27attachée de presse,
11:28c'était mon métier.
11:29Si ces photos n'étaient pas sorties,
11:30d'autres photos moches
11:31ou ridicules...
11:32Mais ils s'étaient déjà affichés
11:32avec elle ?
11:33Pas non.
11:34Si, à la soirée du Figaro.
11:36Ils ne s'étaient pas affichés.
11:37Ils étaient sortis.
11:38Non, ils étaient juste venus
11:39à une soirée
11:40où il y avait absolument
11:41tout ce qui compte à Paris,
11:44shooté par à peu près
11:45150 paparazzi à la sortie.
11:48Et ils sont sortis
11:49tous les deux.
11:50À part ça,
11:50ils ne s'étaient pas affichés.
11:50Ce n'était pas comparable.
11:52Je vais vous faire une confidence.
11:53Oui, allez-y.
11:53Je vais vous faire une confidence.
11:55Personnellement,
11:55je les ai croisés dans l'avion
11:56au retour de Nice
11:57parce que Jordan Bardal
11:58a été allé à Menton
11:59soutenir votre candidate,
12:00je crois que c'est
12:00Alexandra Masson,
12:01je me souviens bien,
12:02qui est entre-temps
12:03devenue maire de Menton.
12:04Et j'ai pris...
12:05J'étais chez moi à Nice,
12:06je prends l'avion
12:06et ils étaient assis
12:07au premier rang de Volaire-France
12:08pour rentrer.
12:11Je les ai croisés,
12:12je les ai salués.
12:20Ça me gêne
12:22de commenter
12:23la vie privée
12:23de ce bardet-là.
12:25Mais oui, honnêtement,
12:26ça me gêne.
12:26Et je vais vous dire,
12:27vous savez,
12:28c'est peut-être sa force d'ailleurs,
12:29c'est qu'il ose des choses
12:31qui sont d'une vulgarité
12:33complète.
12:34Cette mise en scène,
12:34elle est en même...
12:35Quand c'était Xavier Bertrand,
12:36ce n'était pas vulgaire.
12:37Parce que là,
12:37les photos ne sont pas vulgaires.
12:39C'est l'idée qui est vulgaire.
12:40C'est tout ce qu'il a.
12:41C'est la mise en scène qui est vulgaire.
12:42Je veux dire,
12:43Marine Le Pen est plus chic
12:44avec ses chats
12:46et son désamour
12:47affiché des paillettes.
12:48Vous voyez ?
12:49Je trouve ça plus élégant,
12:50cette distance.
12:50Et l'amour,
12:51vous en faites quoi ?
12:51Il est plus en phase
12:52avec la simplicité.
12:53Là, on ne le voit pas beaucoup.
12:54Ça existe, l'amour ?
12:55L'amour,
12:55alors dites-moi,
12:56il est page combien,
12:57dans Match, l'amour ?
12:58Non, mais je ne sais pas.
12:59Il fallait qu'il s'embrasse
13:01pour vous faire.
13:03Écoutez-moi alors
13:04qu'il aurait trouvé ça.
13:06Si vous voulez...
13:07Non, mais j'essaie
13:08de comprendre
13:08ce que veut dire Charles.
13:09C'est très rigolo.
13:10Vous êtes paradoxal.
13:11C'est très rigolo.
13:11Vous êtes paradoxal.
13:12Je ne sais pas comment vous dire.
13:17la mise en scène de soi
13:18une vulgarité.
13:20Caroline Parmentier.
13:20Et Jacques Chirac
13:22et Bernadette Chaudron de Courcel.
13:24Alors qu'elle était plus chic.
13:25Non, mais Caroline Parmentier,
13:27on voit bien quand même
13:28que ce n'est pas la première fois
13:30effectivement
13:30qu'un couple politique
13:33s'affiche
13:33dans les colonnes de Match.
13:36Alors, un couple,
13:36voilà,
13:37où un homme politique
13:37nous présente sa compagne
13:38ou vice-versa.
13:40Est-ce que c'est vraiment utile ?
13:42Ce n'est pas du même ordre.
13:43Est-ce que c'est vraiment utile ?
13:44Est-ce que c'est le passage obligé,
13:46notamment lorsqu'on s'apprête
13:47peut-être à être candidat
13:48à l'élection présidentielle ?
13:49Vous qui avez été
13:50l'attaché de presse
13:51de Marine Le Pen
13:51et de Jordan Bardella.
13:53Ce n'est pas le passage obligé
13:55parce que je pense
13:56que Marine Le Pen
13:57peut être élue sans ça.
13:59Elle n'a jamais voulu.
14:00Elle a toujours,
14:01elle, comme une mère louvre,
14:02protégé ses enfants.
14:03Elle a elle-même
14:04suffisamment souffert
14:05dans sa jeunesse.
14:05Elle n'a jamais fait
14:06de photo avec ses enfants
14:07dans un image.
14:08Elle a assez souffert
14:08dans sa jeunesse,
14:09je pense,
14:09de l'exposition
14:10qui avait été celle
14:10de ses parents
14:11et de sa famille.
14:12elle n'a jamais voulu.
14:13Même parfois,
14:14nous avons insisté
14:15pour qu'elle le fasse.
14:16Il n'en a jamais été question.
14:17Personne ne sait
14:18où vivent ses enfants,
14:19s'ils sont mariés.
14:21Personne ne sait ça.
14:22Donc on peut quand même
14:22réussir à protéger son peuple.
14:23Bien sûr,
14:24ce n'est pas un passage obligé.
14:25Malgré la popularisation
14:26de la vie politique française.
14:26Maintenant,
14:27j'ai envie de dire,
14:27chacun fait un peu
14:28comme il veut.
14:28Il est amoureux,
14:29c'est sa femme,
14:31il ne l'a pas présenté en plus.
14:33Il se promène en Corse,
14:35il est pris en photo.
14:36C'est peut-être
14:36une première étape ?
14:37Peut-être.
14:38Voilà.
14:38Je ne sais pas
14:41comment vous dire.
14:41Je pense que j'ai une nostalgie.
14:44Mais vous ne faites pas
14:44plus mauvais que vous n'êtes pas.
14:45Charles,
14:47souvenez-vous des photos
14:48de Nicolas Sarkozy
14:51présentées.
14:52Tout le monde avait trouvé
14:53ça vulgaire.
14:54Présentant sa nouvelle campagne
14:56à Disneyland.
14:58Et en quoi c'est vulgaire
14:59l'être à Disneyland ?
15:00Est-ce que dans ces cas-là,
15:00c'est Nicolas Sarkozy
15:01qui l'avait choisi ?
15:03Souvenez-vous que quand il a dit
15:06avec Carla,
15:07c'est du sérieux,
15:07ça avait choqué tout le monde.
15:09Et moi,
15:10j'appréciais beaucoup
15:11Nicolas Sarkozy
15:12comme personnage politique.
15:13Mais le fait qu'il nous prenne
15:15à témoin de sa psychanalyse
15:16de couple,
15:16ça ne m'a jamais passionné.
15:18Sarkozy, c'est Sarkozy.
15:19Jordan, c'est Jordan.
15:20Jordan ne l'a pas fait.
15:21Jordan ne l'a pas fait.
15:22Pas encore,
15:23mais c'est quand même le début.
15:24C'est pas le genre.
15:24Oui, mais en même temps,
15:26ça dit quelque chose aussi
15:27peut-être d'un récit
15:29d'un couple
15:30par rapport à un autre couple
15:31complètement atypique
15:32qui est à l'Elysée aussi.
15:34On a eu un président très jeune
15:35avec une femme âgée.
15:38Beaucoup interrogée.
15:39Ils ont fait six d'une
15:40de Paris-Mathieu.
15:41Six ou sept.
15:42Donc aujourd'hui,
15:43c'est pour ça que je vous dis
15:43que c'est à la fois politique
15:45et puis un récit
15:46qu'on commence à être en scène.
15:47Justement, pour le coup,
15:48ce sont des photos de bon vous.
15:49Je suis désolé.
15:50C'est dommage pour quelqu'un
15:51qui prétend incarner l'alternance
15:53de faire exactement
15:54la même chose.
15:55Charles, vous ne voulez pas
15:56que les politiques s'affichent ?
15:58Non, c'est pas ça.
15:58Et en plus,
15:59c'est pas du tout
15:59exactement la même chose.
16:00Je pense qu'il ne faut pas
16:04prendre les Français
16:05pour des cons.
16:06Je le dis comme
16:07je le pense.
16:08Je pense qu'il ne faut pas
16:09les prendre pour des idiots
16:10et je crains...
16:10Imagine-t-on le général de Gaulle
16:11et Tante Yvonne ?
16:14Il y avait des photos
16:15devant un feu de cheminée
16:16du général de Gaulle
16:17avec Tante Yvonne.
16:17Tante Yvonne qui tricotait,
16:19le général de Gaulle qui l'isait.
16:20Pour le coup, Charles,
16:21ce n'était pas une présentation.
16:22En fait, je crains...
16:23Madame Barmentier,
16:24quel a été le défaut
16:25de M. Macron ?
16:26Il avait quelques qualités,
16:27qu'il était relativement brillant,
16:29il avait deux, trois états
16:30de service, etc.,
16:31qui ont fait que les Français
16:32lui ont fait confiance.
16:33Quel a été son défaut ?
16:35C'est qu'il était pathologiquement
16:38narcissique,
16:39obsédé par l'image de lui-même
16:40et que ça l'a mené,
16:42comme Narcisse en son temps,
16:43à se noyer dans son propre reflet.
16:45Je suis d'accord.
16:46Et bon, quel est le défaut
16:47de Bardella,
16:48qui n'a pas les états de service
16:49du président Macron ?
16:51Il faut être un arc,
16:52le président ?
16:53Non, ce n'est pas ça.
16:53Non, mais il avait quand même
16:54une expérience professionnelle.
16:56Oui, il a réussi.
16:57Ah bah merci du cadeau.
16:58Alors là, on l'a vu à l'œuvre.
17:00Vous voyez, tous les Français...
17:00Merci bien.
17:01Si vous voulez,
17:01les Français qui travaillent
17:02tous les jours dans des entreprises...
17:03Non, non, mais arrêtez de ça.
17:05Ah bah ça existe, vous savez.
17:06Il n'y a pas que les princesses.
17:07Je les connais mieux que vous.
17:08Il n'y a pas que les princesses
17:10et les trentenaires beaux gosses.
17:11Je vous rappelle que je suis élu
17:12du Pas-de-Calais.
17:12Il y a aussi des vrais Français
17:13qui travaillent dans des entreprises.
17:14Ils aiment bien quand même
17:15qu'on ait un peu mouillé la chemise
17:17avant de prétendre régenter leur vie.
17:18Est-ce que vous croyez
17:19qu'il n'a pas mouillé la chemise ?
17:19Non, mais ça compte un peu.
17:20Il a gagné les Européennes
17:21à l'âge de 23 ans.
17:22Il a eu 11 millions de voix
17:24aux dernières initiatives.
17:25Vous savez ce que c'est
17:25une campagne électorale,
17:26une vraie ?
17:26Ce n'est pas la même chose
17:27que de bosser sous les ordres
17:29d'un patron,
17:30de s'emmerder, etc.
17:31Mais peu importe.
17:32Ce que je vous dis juste,
17:33c'est que je crains
17:33que ça révèle quelque chose.
17:34C'est qu'en réalité,
17:36ce jeune homme a la même faille narcissique
17:38que le président sortant.
17:39Je veux répondre à ça.
17:39Il a les mêmes défauts.
17:40Il est de la même manière.
17:42Sauf...
17:42Alors attendez, répondez.
17:43Je le connais personnellement,
17:45si vous me permettez,
17:46cette familiarité.
17:48Il n'a absolument pas
17:49la grosse tête.
17:50Et s'il y a bien quelqu'un
17:52qui ne supporterait pas
17:53qu'il ait la grosse tête,
17:54c'est Marine Le Pen.
17:55Pour ceux qui la connaissent,
17:56en réunion de groupe,
17:58elle dé...
18:00C'est son surmoi.
18:01Elle assomme, je dirais,
18:02les grosses têtes
18:04à coup de Martinet.
18:05Voilà.
18:05Elle ne supporte pas
18:06les politiques
18:07qui prennent la grosse tête.
18:08C'est ce que je vous dis,
18:08elle est plus sain.
18:09Caroline Parmentier,
18:10en conclusion,
18:11Jordane et Maria Carolina,
18:12c'est du sérieux ?
18:14Vous lui demanderez à lui,
18:15ça ne vous enduit pas.
18:17Merci Caroline Parmentier.
18:19Merci à vous.
18:20On dit, vous savez,
18:20what a time to be alive.
18:22Pardon ?
18:23Quelle époque pour être vivant ?
18:26On a de la chance
18:27de vivre ça.
18:27Charles, je vous ai trouvé grognon.
18:29Non, pas du tout.
18:30Il snob.
18:30Je sais juste
18:31que ça ne m'intéresse pas.
18:32Il snob comme un pot de chambre.
18:34Ça en retiendra l'expression.
18:35J'étais chez le coiffure
18:36tout à l'heure
18:37et malheureusement,
18:38ils n'avaient pas Paris Match.
18:39C'est con.
18:39Ah oui ?
18:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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