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  • il y a 13 heures
Ce mercredi 8 avril, François Sorel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la demande de Mistral AI à l'Europe de se réveiller avec ses 22 propositions pour faire du continent une grande puissance dans l'intelligence artificielle, ainsi que le plan d'OpenAI pour protéger les humains et les entreprises contre les dangers de l'IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Et oui, et comme chaque soir, vous le savez, pour commencer, on ne déroge pas à cette règle.
00:10Une heure pour revenir sur l'actualité tech du jour, avec ce soir sur le plateau de Tech & Co,
00:15Isabelle Bordry.
00:16Bonsoir Isabelle.
00:17Bonsoir François.
00:18Fondatrice de Retency, il y a quelques années, tu étais aussi la patronne de Yahoo France.
00:23Absolument.
00:23Europe aussi, non ?
00:24Un peu européenne.
00:25Un peu Europe aussi.
00:27Lui aussi a eu des fonctions européennes.
00:29Absolument.
00:30Tristan Nitto, bonsoir.
00:31Bonsoir.
00:32Directeur associé commun numérique et anthropocène chez Autotechnologie.
00:35Et il y a aussi quelques années, tu étais le patron Europe de Mozilla, de la fondation Mozilla.
00:41Firefox, etc., etc., qu'on connaît, bien sûr.
00:44On continue à utiliser, d'ailleurs.
00:45Forcément.
00:45Absolument.
00:46Et Frédéric Simotel, mon binôme, comment ça va, Fred ?
00:50Eh bien, écoute, en pleine forme, en plus, avec cette actuelle, on se dit, parfois, on pourrait presque faire deux
00:53émissions.
00:54Mais bien sûr.
00:55Mais c'est pour ça qu'on a une quotidienne.
00:57Mais il nous faudrait deux, Léa Béné.
00:59Deux, Léa Béné.
01:00Ça ferait beaucoup, quand même.
01:02Parce qu'il baisse la tête, il dit, ça ferait beaucoup.
01:04Il ne faut pas exagérer, quand même.
01:06On lui fait un gros bisou.
01:07Allez, A.
01:08Alors, pour débuter, donc, je vous le disais, sujet très intéressant.
01:12Comment faire en sorte que l'Europe reste dans la course technologique face aux Américains et aux Chinois ?
01:17Ça fait longtemps qu'on se pose cette question.
01:19Pour Arthur Mench, patron de Mistraléa, la réponse se joue maintenant.
01:24La pépite française de Léa vient de publier 22 mesures d'urgence pour éviter que l'Europe ne devienne un
01:29simple état vassal des États-Unis et de la Chine.
01:33Anthony Morel nous en parlait ce matin dans Godbornic Business.
01:36On l'écoute.
01:37Et le message est d'autant plus fort qu'il vient d'un des seuls acteurs européens crédibles pour mener
01:43cette bataille mondiale de l'intelligence artificielle.
01:45Alors, parmi les mesures proposées, il y a, par exemple, l'instauration d'une préférence européenne dans les services numériques.
01:52En clair, quand une entreprise ou quand l'État ou une collectivité achète du cloud ou de l'intelligence artificielle,
01:57eh bien, elle devrait privilégier des acteurs européens.
02:00Alors, après, il faut encore le mettre en place.
02:02Un des leviers qui sont proposés, c'est, par exemple, un avantage fiscal pour les entreprises qui utilisent des infrastructures
02:08IA qui sont basées en Europe.
02:10Ça, c'est pour le premier volet.
02:11Le deuxième axe, c'est d'attirer les talents.
02:13La guerre de l'IA, c'est évidemment une guerre des cerveaux.
02:16Et donc, Mistral préconise notamment la mise en place d'une AI Blue Card.
02:20C'est une sorte de visa express européen pour les chercheurs et les ingénieurs en intelligence artificielle
02:26qui seraient délivrés en 15 jours maximum, qui auraient une validité de 4 ans.
02:30Il y a déjà une carte bleue européenne pour les travailleurs hautement qualifiés.
02:33Ça existe, sauf qu'aujourd'hui, c'est un dispositif qui est bureaucratiquement assez lourd,
02:37qui est surtout utilisé par l'Allemagne, pas vraiment par les autres pays.
02:40Donc, il s'agirait de dépoussiérer un petit peu tout ça.
02:42Et puis, le troisième axe, c'est la bataille de la data.
02:45C'est le carburant de l'intelligence artificielle.
02:47Le rapport préconise, par exemple, la mise en place d'une base de données européenne
02:50qui centraliserait toutes les œuvres tombées dans le domaine public pour qu'on puisse entraîner les modèles d'IA avec.
02:56Bon, sachant que tous les grands groupes européens d'IA siphonnent allègrement toutes les données possibles et imaginables,
03:01on peut se dire que cette mesure-là est peut-être un peu naïve.
03:03Mais l'idée de fond derrière tout ça, c'est de dire que le futur se joue maintenant.
03:07Soit on prend des mesures pour bâtir une souveraineté technologique durable,
03:10soit on se condamne à devenir encore plus dépendant des États-Unis et de la Chine.
03:16Voilà, caractère d'urgence de la part d'Arthur Mensch, avec toutes ces mesures.
03:21Anthony Morel a bien expliqué tout ça.
03:24On en parlait tout à l'heure avec Isabelle en préparant cette émission,
03:27mais c'est vrai que quand on voit les montants des financements aux États-Unis,
03:33si on compare ça à la France, à l'Europe, c'est fois 100, en fait.
03:37Ou c'est divisé par 100.
03:39Quand on va dire Mistral lève 1 milliard, de l'autre côté, OpenAI va enlever 112.
03:45C'est quand même assez impressionnant.
03:47Alors au-delà de l'argent, comment faire en sorte qu'on reste dans la course ?
03:52Après, on peut se poser la question du moment de cette communication.
03:56Est-ce que c'est arrivé au bon moment ?
03:58Parce qu'on peut dire en ce moment que l'actualité est quand même assez lourde, importante.
04:03Est-ce qu'il n'aurait pas fallu décaler cette tribune, en quelque sorte,
04:08à un moment un peu plus tranquille, pour qu'on puisse avoir un peu plus de visibilité ?
04:13Alors nous, on en parle, mais je ne suis pas persuadé que ce type d'informations
04:17fassent la une des grandes chaînes d'informations en continu en ce moment.
04:22Elles ont d'autres chats fouettés.
04:23Isabelle, peut-être pour commencer ?
04:24Je pense que déjà, c'est effectivement un cri d'alarme.
04:27Et un cri d'alarme, en fait, se joue quel que soit le moment.
04:31Il y a urgence aux États-Unis, ça va très très vite.
04:34Et donc, il est très important aujourd'hui de prendre position.
04:37Et ce qui est terrible, c'est que c'est toujours les mêmes sujets.
04:40C'est-à-dire que le sujet des talents, aujourd'hui, on est un pays,
04:44et en Europe, qui permet d'avoir une...
04:47Enfin, on a, je crois, la France, c'est le deuxième pays de médailles Fields.
04:52Donc, on a une académie d'excellence, des ingénieurs absolument excellents.
04:56Et donc, il faut qu'on soit capable de préserver ses talents.
04:59Alexandre Munch en est un parfait exemple.
05:01Arthur.
05:03Pardon, Arthur Munch en est un parfait exemple.
05:04Il est issu de l'école polytechnique.
05:06Il est parti aux États-Unis.
05:07Et maintenant, il est revenu.
05:09Et il se confronte à la difficulté européenne.
05:11Donc, incapacité de financer de manière importante sa structure.
05:16Et effectivement, deuxième paradoxe.
05:18On a des talents, on n'arrive pas à les garder.
05:20Mais on a aussi de l'épargne.
05:21Les Européens investissent deux fois plus en épargne que les Américains.
05:26Et cette épargne, aujourd'hui, est fléchée vers les obligations d'État et les grandes entreprises.
05:31Donc, il faut absolument que l'Europe crée un marché du capital
05:35qui permette d'être investi vers de l'innovation.
05:38Et le cri d'alarme d'Arthur Munch est absolument essentiel.
05:41Vous voyez à quel point ça va vite.
05:43On a d'autres sujets tout à l'heure qui montrent à quel point
05:46il y a une prise de pouvoir aujourd'hui des Américains.
05:49et l'Europe qui, malgré ses talents, n'arrive pas à garder la tête haute
05:54et à produire des produits efficaces.
05:57Christian ?
05:58Alors déjà, je suis complètement d'accord avec ça.
06:00Il y a un problème, c'est que l'écosystème financier pour investir,
06:04ça ne se décrète pas.
06:05On peut dire, on a envie.
06:07Il y a longtemps qu'on se dit, on a envie, il faudrait faire quelque chose.
06:10Et ça ne bouge pas beaucoup ou pas assez vite.
06:13Oui, parce que le terreau n'est pas...
06:16Voilà, c'est plein de choses.
06:17C'est la culture, la culture du risque, etc.
06:20C'est une chose.
06:21Et puis, il y a un contexte géopolitique qui a évolué énormément.
06:25C'est-à-dire qu'avant, on pouvait se reposer sur les Américains
06:27qui avaient l'air d'être nos alliés indéfectibles.
06:30Et ça fait un an, presque et demi,
06:32qu'on se rend compte qu'ils sont de moins en moins indéfectibles,
06:34voire totalement plus nos alliés.
06:36Et qu'on peut très bien...
06:39Que cette dépendance confortable, jusqu'à présent,
06:43elle n'était pas si grave parce que...
06:45Tout allait bien.
06:46Parce que tout allait bien.
06:47Et aujourd'hui, ça va publier.
06:49On a un président américain qui est complètement incontrôlable,
06:55imprévisible, qui le fait exprès.
06:57Il est erratique dans ce qu'il dit et ce qu'il fait en Iran, par exemple.
07:04Un coup, il les traite de tous les noms et il va mettre une bombe nucléaire.
07:09Et le lendemain, on est à tout près des accords de paix.
07:13Et ça, il commence une guerre sans prévenir ses alliés ni rien.
07:17Il n'y a rien qui va.
07:18Donc, on s'est rendu compte qu'on avait confié aux États-Unis
07:26beaucoup de nos investissements.
07:28On se dit, c'est pas grave, ils sont gentils, etc.
07:30Et là, en fait, il faut bâtir notre autonomie stratégique.
07:35Et l'IA, évidemment, qui est le sujet du moment, c'est central.
07:39Mais ça ne va pas être simple.
07:41Donc, en fait, moi, si je suis un petit peu cynique,
07:44je dirais qu'Arthur Mensch a déroulé un discours,
07:49finalement classique, qu'on entend et qui est juste.
07:52Mais il n'est pas nouveau, il existe depuis longtemps.
07:55Et là, il en profite pour glisser, aidez-moi, en fait.
07:59Et tous les trucs qu'il aiderait sur la data, etc.,
08:02sur les investissements, c'est facilitez-moi la vie
08:05parce que finalement, l'IA en Europe, c'est Mistral.
08:10Enfin, et je ne sais pas si je jouerais une partition différente
08:13si j'étais à sa place, soyons clairs.
08:16Mais en fait, il est dit, regardez, on a un problème.
08:18Notre allié n'est plus notre allié.
08:20Pour moi, la vie n'est pas facile, ou pour nous, chez Mistral,
08:23la vie n'est pas facile, aidez-nous au niveau de l'argent,
08:27mais aussi sur des choses plus du niveau de l'ordre du réglementaire
08:31qui peuvent nous aider sur des visas, sur des investissements, etc.
08:37Aujourd'hui, il y a 1 400 milliards qui est investi par les grandes entreprises
08:40sur l'achat des logiciels, sur l'hébergement des données,
08:43sur la structure et la transformation du numérique.
08:46Sur ces 1 400 milliards, il y en a 80% qui vont aux Etats-Unis.
08:49Donc, en fait, tout le paradoxe de l'Europe, c'est ça.
08:52On a des talents, on a du financement,
08:54mais on n'arrive pas à organiser un marché
08:57pour flécher et aider nos talents à construire vraiment des pépites.
09:00Et c'est un enjeu majeur, et je trouve que, voilà,
09:03c'est important de le dire et de le crier fort.
09:06Moi, j'avais un chiffre sur les services IT,
09:08c'est environ 270 milliards qui partent aux Etats-Unis,
09:11on se dit, on prendrait juste 10%.
09:12C'est ça.
09:13C'est les 27 milliards qu'on peut investir en France, première chose.
09:15Deuxième chose, le problème en Europe,
09:17c'est qu'on est encore trop fragmenté.
09:19On se retrouve en Allemagne.
09:21Mistral, il se retrouve en concurrence en Allemagne.
09:23Enfin, pour plein de choses, il n'y a pas encore cette Union européenne.
09:26Et puis, l'autre chose que je regrette, c'est que...
09:28Il n'y a pas là qu'il y a de la compétition entre les pays alliés.
09:31Oui, elle existe aussi aux Etats-Unis.
09:32Oui, oui, bien sûr.
09:33Ce n'est pas tout d'un bloc et il y a une compétition aussi aux Etats-Unis.
09:38Mais nous, voilà, on a du mal à franchir.
09:40Alors, on essaie d'alléger un peu les liens quand on lance des logiciels
09:45et qu'on va le développer en Allemagne, en Italie ou en Europe de l'Est.
09:51On essaie de simplifier ça, mais ce n'est pas facile.
09:52Il y a plein de...
09:54On le voit...
09:55Tiens, pour un truc très physique, j'entendais hier quelque chose sur les...
10:00Enfin, qui n'a rien à voir avec l'IA et tout ça,
10:02mais c'est rien que les trains.
10:04Les trains, quand on a un train qui va de Paris à Europe de l'Est,
10:10il change quatre fois de système électrique.
10:13Aujourd'hui, on a des rails qui sont en même temps.
10:15Voilà, au niveau logiciel, c'est un peu ça.
10:17Ça doit être du numérique, il y a ça.
10:19Mais moi, il y a un truc que je regrette beaucoup par rapport à cet appel
10:22d'Arthur Menz, c'est qu'il y va tout seul.
10:25Mais pourquoi il n'est pas allé chercher les grosses...
10:29Alors, il y a des start-up un peu moins connues en France,
10:33il y en a des un peu moins connues en Allemagne,
10:35mais pourquoi il n'a pas fait un collectif ?
10:37Et puis même avec les patrons, c'est-à-dire, tu disais, François,
10:40c'est difficile, effectivement, de se faire entendre là,
10:41mais de toute façon, avec toute l'actualité,
10:44si on attend, on se signale en 2018.
10:46Non, mais on avoue qu'en ce moment, l'actualité est vraiment très dense.
10:50Mais elle le sera encore dans un mois et dans deux mois,
10:53il apprend à partir dans les présidentielles,
10:54et puis voilà, donc c'est peut-être un peu en amont de ces présidentielles
10:57qui veut faire bouger les choses.
10:58Mais je trouve que là, il aurait dû mobiliser...
11:00Il est chez Thalès, il est chez Total,
11:04il est chez Dassault Systèmes.
11:05Il aurait dû mobiliser tous ses patrons et dire, voilà,
11:08moi, je me mets en porte au drapeau,
11:10mais derrière, je veux que tous...
11:12Et là, quand tu commences à voir toute l'industrie,
11:14mais même aller chercher des Allemands,
11:16aller chercher des patrons italiens,
11:18enfin voilà, il aurait dû peut-être aller chercher un peu plus de...
11:23Tous ces gens-là pour faire un vrai collectif,
11:25pour que l'appel soit entendu, parce que là, voilà...
11:27Ça va peut-être venir,
11:28il est peut-être parti tout seul,
11:30en espérant que les autres...
11:31Il faudra voir qu'est-ce qu'on en dit à Vivatec,
11:33mais si tu veux,
11:35moi, je regardais la presse internationale ce matin,
11:39enfin, européenne ce matin,
11:41on n'en parle pas.
11:42Il y a un autre filet dans le FT,
11:45en disant à Arthur Mench,
11:47je voudrais une...
11:47Mais c'est tout, quoi, tu vois,
11:49alors qu'il y aurait eu un patron,
11:50il serait allé chercher les trois patrons
11:51qui pèsent un peu en Grande-Bretagne,
11:54même si ce n'est pas l'Europe,
11:55enfin, on s'est compris,
11:55mais voilà, s'il était...
11:57Et c'est un peu ça que je regrette.
11:58Mais après, je pense que les patrons ont un peu peur,
12:01c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:03s'exprimer et dire qu'ils veulent avoir des solutions souveraines,
12:07alors qu'aujourd'hui, la réalité,
12:09c'est que toutes les grandes entreprises
12:10donnent toutes leurs données à toutes les grandes entreprises américaines.
12:13Donc, c'est quand même extrêmement complexe
12:15et ce n'est pas évident.
12:16Par contre, effectivement...
12:17Il y a un collectif de start-up,
12:18ne serait-ce qu'un collectif de start-up ?
12:19C'est vrai, non, non, mais je suis d'accord,
12:20on est toujours beaucoup plus puissant
12:22quand on forme un collectif.
12:23Mais après, il y a effectivement ce timing qui est intéressant.
12:26Aujourd'hui, l'effet Trump aux États-Unis
12:28a quand même une conséquence
12:29sur les laboratoires de recherche,
12:32sur les subventions des professeurs, etc.
12:35Et donc, il y a aujourd'hui,
12:36quelques chercheurs qui partent.
12:37Et donc, il y a...
12:38Pas autant que ça, hein.
12:39Pas autant que ça, mais qui partent.
12:40Parce qu'on se souvient, justement,
12:42de la campagne de communication d'Emmanuel Macron
12:44qui...
12:45On vous accueille.
12:45On vous accueille.
12:46Il n'y en a pas eu autant que ça.
12:48Oui, oui, mais je pense qu'il y a un momentum
12:50où, effectivement, aujourd'hui,
12:53le côté un peu insatiable de Trump
12:55est en tous les cas très difficilement anticipable
12:58quand tout d'un coup, on vous coupe vos budgets.
13:00C'est un vrai sujet pour les chercheurs.
13:02Et donc, l'Europe devrait jouer beaucoup plus
13:04cette carte d'accueil
13:07avec une visa, comme c'était dit tout à l'heure,
13:09et une garantie de financement
13:11pour faire en sorte que ces gens puissent travailler.
13:13Je pense que plus que le financement,
13:14parce que le financement,
13:15on va ramener de l'argent,
13:16même si on ramène de l'argent américain,
13:18ce qu'a fait...
13:20Oui, Mistral.
13:20Mistral, ce qu'on fait d'autres aussi.
13:22Je pense que le nerf de la guerre,
13:23il est vraiment dans ses centres de calcul.
13:25Il faut qu'on ramène davantage de...
13:27Aujourd'hui, on a appris
13:28qu'Alibaba avait monté
13:31un immense centre de calcul
13:32de 100 000 composants
13:35en Chine avec des composants
13:36qui leur...
13:37Des TPU, sans doute,
13:38qui développent eux-mêmes.
13:39Mais voilà, ils sont à fond là-dessus.
13:40Les Américains, on en a parlé là.
13:42Et nous, là, il faut vraiment
13:44qu'on fasse...
13:46Création d'un écosystème.
13:47Création d'un écosystème.
13:48C'est ce qu'on est en train de faire
13:49Elon Musk,
13:50qu'on en parlera tout à l'heure
13:51en intégrant complètement
13:52la chaîne de valeur
13:54entre le GPU,
13:55le logiciel,
13:56le silice...
13:57Et puis moi, j'aurais chiffré.
13:58Moi, j'aurais dit, voilà,
13:59il nous faut une usine de composants,
14:01c'est 40 milliards.
14:02Voilà, il nous faut 40 milliards.
14:03Il nous faut 10 milliards pour ça.
14:04Mais on les a déjà, ces chiffres.
14:05On le sait déjà.
14:07Il faut chiffrer ça.
14:08Je te dis, moi, ce qui me manque,
14:09c'est qu'il aurait dû
14:09y aller à plusieurs,
14:10bien chiffrer,
14:12et puis voilà,
14:14mettre des jalons.
14:15Alors, ce sera peut-être
14:15la deuxième étape.
14:16Encore une fois,
14:17je trouve très bien
14:18que lui prenne la parole
14:20et qu'il monte au créneau.
14:21Peut-être qu'il a fait
14:22le tour des autres,
14:22personne n'a vraiment suivi.
14:23J'en doute.
14:25Mais voilà.
14:26Et puis, il faut mettre...
14:28Mais ça prend du temps.
14:29Je ne cherche pas des excuses,
14:30mais ça prend du temps
14:31de rassembler des gens
14:32qui ont des expériences,
14:34des habitudes,
14:34des âges différents.
14:35Tu vois, il est jeune.
14:37Tu parlais de Thalès ou de Dassault.
14:40C'est des gens
14:41qui n'ont pas la même inertie,
14:43forcément, que Mistral.
14:44Tu vois,
14:44alors se mettent d'accord...
14:45Mais tu vois,
14:45il serait allé chercher un économiste,
14:47il serait allé chercher
14:47d'autres personnes
14:48qui ont la voix qu'ils portent.
14:49Alors, on sait,
14:50Mario Draghi a déjà le levé,
14:53mais tu vas voir un Philippe Aguillon,
14:54tu vas voir,
14:55tu vois, même des intellectuels,
14:57tu vois, leur dire,
14:57écoutez, là,
14:58il faut qu'on bouge
14:58parce qu'il y a un gros souci
15:00de perte de leadership
15:02sur ces technologies
15:04qui sont des technologies d'avenir.
15:05Aujourd'hui,
15:06on en parlera,
15:06l'histoire de l'emploi.
15:08Enfin, tu vois,
15:08ça concerne tout ça.
15:10Il faut davantage jouer
15:11sur l'éducation,
15:12tu vois, c'est...
15:12Alors, je suis sûr
15:14qu'il nous écoute.
15:14Je suis sûr qu'il nous écoute
15:15et qu'il va améliorer
15:16cette mode d'emploi.
15:17Moi, vraiment,
15:18ce que j'espère
15:19à tout mon cœur,
15:19c'est que cet appel
15:21s'entendu
15:21et que, peu à peu,
15:22on entende, là,
15:24au fil des jours,
15:24des semaines à venir,
15:27tel patron,
15:28tel groupe de start-up
15:29qui dit,
15:29nous, oui,
15:30on est à fond derrière Arthur
15:31et on pense qu'il faut y aller
15:33et que toutes ces voix
15:34commencent à se faire entendre.
15:36Il y a un enjeu
15:36pour préserver nos valeurs.
15:38Il parlait de la data,
15:39de la privacy,
15:40de l'utilisation des modèles,
15:42de l'entraînement.
15:42Il y a un enjeu
15:43qui va bien au-delà
15:44du problématique
15:45de l'emploi et de les finances,
15:46c'est la préservation
15:47des valeurs européennes.
15:49Et donc, c'est pour ça
15:49qu'effectivement,
15:51partir en collectif
15:52et assumer
15:53cette prise de position
15:54qui est une prise de position
15:55courageuse
15:56dans un rapport de force
15:58avec les Etats-Unis
15:59qui n'est clairement pas
16:00en notre faveur en ce moment
16:01aurait été effectivement pertinente.
16:04Puisqu'on est dans l'IA,
16:05on y reste.
16:06Je vous propose
16:07d'aller du côté
16:07des Etats-Unis maintenant
16:09et nous intéresser
16:12au discours
16:13qu'a eu
16:14OpenAI aujourd'hui
16:15concernant
16:16les conséquences
16:17de l'intelligence artificielle
16:19sur notre société.
16:20C'est rigolo
16:21parce que là,
16:21on est à un autre niveau.
16:22C'est intéressant
16:23de faire le parallèle
16:24entre ces deux informations.
16:26Comment nous,
16:27gagner en souveraineté ?
16:29OpenAI se dit
16:30attention,
16:30l'IA va complètement
16:31bouleverser notre société.
16:33Voilà ce que nous,
16:33on imagine
16:34et humblement,
16:35parce que j'ai l'impression
16:36que c'est quand même
16:36assez hum,
16:37ce qu'ils disent
16:37même si c'est quand même
16:39très marketing,
16:40tout ça,
16:40qu'est-ce qu'il faudrait faire
16:41pour essayer
16:42de limiter la casse
16:44en quelque sorte ?
16:45Et donc,
16:46il y a toute une série
16:46de mesures aussi
16:48que Samatman propose,
16:50par exemple,
16:52la semaine des 32 heures
16:53de travail.
16:53Et là,
16:54on n'est pas en France,
16:54les amis,
16:55on est aux Etats-Unis.
16:57C'est dingue quand même.
16:58Et pire que Martine Aubry,
16:59tu veux dire ?
16:59C'est ça.
16:59Pire que ça.
17:03Je trouve ça très savoureux
17:05qu'un chef d'entreprise
17:07issu du marché
17:08le plus capitaliste
17:09aujourd'hui sur la planète
17:10ait finalement
17:12des propositions
17:13tout à fait progressistes.
17:15Et puis l'autre point,
17:16c'est que c'est assez pessimiste,
17:17je trouve.
17:18Bah oui.
17:18Mais effectivement,
17:20qu'un patron ne réclame
17:21les 32 heures
17:22et qu'un patron explique
17:23qu'il faut un minimum
17:24de revenus
17:26redistribués
17:27à toute la population
17:29pour pallier
17:29à la valeur ajoutée
17:30qui va être créée
17:31par les robots,
17:32c'est quand même
17:32assez surprenant.
17:34Oui,
17:34des taxes liées
17:34au travail automatisé.
17:36C'est ça.
17:36Et redistribuer
17:37à ceux qui ne travaillent pas
17:39qui ont perdu leur travail.
17:40Des impôts plus élevés
17:41sur les plus-values
17:42pour les tranches supérieures
17:43sur les délits
17:44des sociétés.
17:44Le premier à parler de ça,
17:45c'est Bill Gates
17:45qui en a parlé en 2017.
17:47Mais même Elon Musk
17:49en a parlé.
17:50Je ne sais pas si...
17:50Oui, mais plus tard.
17:51Mais le premier
17:52qui a mené ça,
17:532017,
17:54dans un entretien,
17:54je ne suis plus acquis,
17:55Bill Gates avait dit
17:56qu'il va falloir taxer
17:57les robots
17:57parce que les robots
17:58vont prendre de plus en plus
17:59l'emploi et tout ça.
18:00Alors on était encore
18:01dans les prémices
18:02de l'IA générative.
18:03Oui, c'est qu'il y a quasiment
18:03dix ans.
18:04Oui, mais là on parle
18:05de redistribution
18:06vers les plus faibles.
18:07C'est ça qui est intéressant
18:08dans la démarche
18:09de Sam Allman.
18:09C'est qu'il a vraiment
18:10une position
18:10très progressiste
18:12et je trouve
18:14finalement très pessimiste
18:16sur le rôle de l'humain.
18:17C'est-à-dire qu'on pourrait
18:18avoir une démarche
18:19en disant
18:19on va faire en sorte
18:21que l'humain
18:21fasse des choses différentes
18:23et dans son interaction
18:24avec l'IA
18:25soit finalement augmentée.
18:27Mais là, en fait,
18:28il est en train
18:28de nous expliquer
18:29que ça va être l'inverse.
18:30Je trouve ça
18:32très pessimiste
18:33et pas du tout marketing.
18:34Il y a aussi ce fond
18:34de recherche publique.
18:35C'est compliqué.
18:36Déjà,
18:37une petite perspective
18:40historique.
18:40En fait,
18:40vous savez qu'à un moment
18:42dans l'histoire de l'humanité,
18:44encore,
18:44et qu'elle n'a pas
18:45si longtemps que ça,
18:46il y avait l'esclavage.
18:47Et donc, en fait,
18:48pourquoi est-ce que
18:49l'esclavage s'est arrêté ?
18:50Ce n'est pas juste
18:51de la bonté d'âme
18:52en se disant
18:52« Oh, les esclaves,
18:53on a été trop durs avec eux,
18:55il faudrait les libérer. »
18:56Alors, moi,
18:57c'est ce que je croyais
18:58quand j'étais enfant.
18:59Malheureusement,
19:00les choses sont considérablement
19:01plus prosaïques
19:02et peut-être même cyniques.
19:03C'est qu'en fait...
19:04La machine à vapeur.
19:05En fait,
19:06il fallait,
19:07avec l'avènement de l'industrie,
19:09il fallait des clients
19:11pour acheter les choses.
19:13Et donc,
19:13il fallait que les gens
19:14aient de l'argent.
19:15Et donc,
19:15il valait mieux avoir
19:16des ouvriers
19:16que des esclaves.
19:18Et je vois un genre
19:20de reflet,
19:20en fait,
19:21de cette époque-là,
19:22avec ce que raconte
19:24Sam Altman aujourd'hui.
19:25Il dit « Écoutez,
19:26si on détruit massivement
19:27de l'emploi,
19:28qui va acheter
19:30nos services ? »
19:32Et là,
19:32il dit « En fait,
19:33on est en train de faire
19:35une situation
19:35un peu en miroir
19:37de la fin de l'esclavage
19:38en disant
19:39« Non, mais là,
19:40il faut un genre de... »
19:42Il n'ose pas dire
19:43« Revenu universel,
19:44mais enfin,
19:44il est là,
19:44mais on va détruire
19:45de l'emploi.
19:46Comment est-ce qu'on maintient
19:47un équilibre ? »
19:49Et peut-être que c'est
19:49la réduction
19:50du temps de travail.
19:52Je pense qu'il est assez
19:55pragmatique
19:56dans son approche
19:58en se disant
19:58« Écoutez,
19:58là, en fait,
19:59on est en train
19:59de casser
20:00le système capitaliste
20:01si on casse
20:02complètement le travail. »
20:03Donc ça,
20:03c'est un premier point.
20:04Le deuxième point,
20:05c'est une surprise.
20:06C'est la surprise
20:07de voir que,
20:08en fait,
20:08c'est Open AI
20:09qui tient ce discours
20:10alors que je l'attendais
20:11beaucoup plus
20:12d'entreprise.
20:13Je suis tout à fait d'accord.
20:13Et là,
20:15en fait,
20:15j'ai l'impression
20:15qu'il vient lui...
20:17On est dans une grosse
20:18guerre d'images.
20:19Exactement.
20:20Il vient lui
20:20couper l'herbe
20:21sous le pied
20:21en lui disant
20:22« Ah, tu vois,
20:22en fait,
20:23c'est moi le gentil.
20:24Moi, c'est Open AI. »
20:25En tout cas,
20:25je fais croire aux gens
20:26que je suis gentil.
20:27Oui,
20:28je ne suis pas sûr
20:28qu'il y en ait un
20:29pour sauver l'autre.
20:30En tout cas,
20:31il intervertit
20:33les rôles
20:35et c'est assez smart
20:36au niveau de la communication.
20:37Je ne suis pas sûre
20:37que ce soit gentil
20:38d'avoir dit ça,
20:39en fait.
20:39Je trouve ça
20:40extrêmement pessimiste.
20:41Non, mais est-ce que
20:42ce n'est pas aussi,
20:43on va dire,
20:44une espèce de parallèle
20:47avec le côté aveugle
20:51des politiques aujourd'hui
20:52qui, finalement,
20:53ne réagissent pas
20:54énormément là-dessus ?
20:55Pour moi,
20:55l'appel,
20:56il a deux choses.
20:57C'est justement
21:00orienter les décisions publiques,
21:01c'est-à-dire pousser
21:03les politiques
21:04à réfléchir à tout ça
21:05et anticiper une régulation.
21:07Pour moi,
21:07c'est un peu...
21:08Au-delà de l'aspect communication,
21:10je suis sûr,
21:10il y a un côté là-dessus,
21:11mais je pense qu'il se dit...
21:13Alors, évidemment,
21:14pareil que pour Arthur Mench,
21:15ça tombe à un moment...
21:16Alors, quoi qu'aux États-Unis,
21:17on parle un peu de loin...
21:18Oui, c'est un peu plus loin là-bas.
21:19C'est un peu plus loin
21:20et puis surtout,
21:21comme il y a le soldat
21:22qui a été sauvé,
21:23voilà,
21:23tout va bien là-bas,
21:25la guerre est gagnée,
21:26donc on continue.
21:27D'ailleurs,
21:27tu vois la bourse américaine
21:28qui bat des records
21:29chaque jour un peu plus.
21:34Là-bas,
21:35voilà, c'est loin.
21:36Oui, c'est assez loin,
21:39mais je pense que par contre,
21:40oui,
21:40il faut que les politiques...
21:42Parce que tout le monde
21:43se rend compte,
21:44il y a quand même
21:44des milliers d'emplois
21:45qui sont menacés,
21:46on voit les développeurs,
21:47on voit même
21:47des sociétés américaines
21:48de services
21:49qui commencent un peu
21:50à couper,
21:51on voit les administrations
21:52qui font moins appel
21:53aussi à des sociétés de services.
21:55Enfin, on voit
21:55qu'il y a des choses
21:56qui sont en train de bouger.
21:57Donc là,
21:58c'est de dire attention
21:59aux décisions publiques
22:00que vous allez prendre,
22:01les gouverneurs,
22:02parce que là-bas,
22:02c'est un État fédéral,
22:04les gouverneurs,
22:04les politiques,
22:05et puis anticipons
22:06un peu tout ça.
22:07Donc il y a un peu
22:08ce...
22:09Pour moi,
22:10il y a un peu
22:10un appel aussi
22:12de ce côté-là,
22:13mobilisez-vous un peu,
22:14c'est en train d'arriver.
22:15Alors sur les 32 heures,
22:17ce que ça évoque pour moi,
22:18c'est qu'en fait,
22:19ce que je vois moi
22:20dans mes collègues
22:20et qui utilisent de l'IA
22:22pour faire du développement
22:23de logiciels,
22:23c'est qu'ils sont...
22:25En fait,
22:26il y a une surcharge mentale
22:28qui est liée
22:28à l'utilisation
22:30d'agents IA,
22:31qui font développer
22:32par la machine
22:32mais alors du coup,
22:34ils se retrouvent
22:34à gérer
22:35des dizaines d'agents
22:37et c'est vraiment...
22:40Enfin,
22:40ils sont épuisés.
22:43Enfin,
22:44ils utilisent en fait
22:46leur temps
22:46de façon beaucoup plus intense
22:48et je peux vous assurer
22:51que ça serait bien
22:53qu'ils fassent que 32 heures,
22:54voire moins,
22:55parce qu'en fait,
22:56ils donnent tout.
22:56Enfin,
22:57aujourd'hui,
22:57on est dans une période
22:58d'adaptation,
23:01d'apprendre,
23:02ou les apprentis sorciers,
23:03etc.
23:03Mais c'est objectivement
23:05épuisant
23:06en termes de charge mentale
23:08de gérer
23:09ces agents
23:09simultanément.
23:10Et donc,
23:12en fait,
23:12ces 32 heures,
23:13c'est peut-être
23:14une façon
23:15pour Sam Altman
23:16de dire
23:17bon,
23:18ok,
23:18les développeurs
23:20ou les managers
23:21d'agents,
23:22parce qu'ils ont
23:23un travail mentalement
23:24épuisant,
23:24devraient travailler moins
23:26si on ne veut pas
23:26les tuer.
23:26ce qu'il y a d'intéressant
23:27sur les 32 heures,
23:28c'est que ce n'est même pas
23:30réservé aux ingénieurs
23:32ou aux professionnels
23:33de l'informatique,
23:34en fait.
23:35C'est toute la société.
23:36C'est-à-dire que
23:37c'est pas...
23:39Voilà,
23:40c'est vraiment
23:40toute la société.
23:41Il y a aussi
23:41une autre mesure
23:42qui est assez intéressante,
23:44c'est ce fonds
23:44de richesse publique.
23:46Je ne sais pas
23:46si vous avez suivi ça.
23:48C'est assez intéressant,
23:49c'est pour redistribuer
23:50derrière les gains
23:51de l'IA.
23:51Enfin voilà,
23:52si je résume.
23:52Ça,
23:53c'est assez intéressant.
23:53Et donc cet argent,
23:55ce gain qui serait
23:56dans des fonds
23:57serait redistribué
23:58aux citoyens américains ?
23:59En contrepartie
24:00de la valeur ajoutée
24:01créée par les robots
24:02et que les humains
24:03ne créeraient plus.
24:05Mais qui iraient acheter
24:05dans des...
24:06Mais c'est un genre
24:07de revenu universel.
24:08C'est un peu
24:08un revenu universel.
24:10Voilà.
24:11C'est-à-dire que
24:11les robots
24:11travailleraient pour toi
24:12comme ils créent
24:13de la richesse,
24:14ils te restituent
24:15une partie de cette richesse.
24:15Benoît Hamon
24:16qui en avait parlé
24:17lors d'un des candidats
24:18à la présidentielle.
24:20Mais c'est intéressant.
24:21Il avait été bien moqué
24:21d'ailleurs par tout le monde.
24:22Parce que ça rend...
24:23Oui, mais là ça commence
24:23à prendre un petit peu
24:24de sens.
24:25En fait, ça rend
24:26le cri d'alarme
24:27d'Arthur Munch
24:28dont on évoquait
24:29tout à l'heure
24:30encore plus pressant.
24:32Parce que là,
24:32vous avez un autre patron
24:34qui explique
24:35que l'IA peut transformer
24:36complètement nos sociétés
24:37et donc il est absolument
24:41absolument important
24:42que l'Europe
24:43absolument préserve
24:44ses valeurs.
24:45C'est essentiel.
24:46La question que je me pose
24:47c'est pourquoi
24:48c'est un Arthur Munch
24:50alors c'est des gens
24:50évidemment ils ont
24:51les mains dedans
24:52les pieds dedans
24:53la tête dedans
24:53et tout ça
24:54mais pourquoi
24:55ils ne réussissent pas
24:55à mobiliser
24:57des grands intellectuels
24:59des grands économistes
25:00et tout ça.
25:01Moi c'est la...
25:02Je pense que certains
25:03n'arrivent pas
25:03à se rendre compte
25:04de la notion d'urgence
25:05et à quel point
25:05ça va vite.
25:06C'est-à-dire que les patrons
25:07s'en rendent compte
25:08mais je ne suis pas sûre
25:09que les intervenants extérieurs
25:11aient cette capacité
25:12à se projeter
25:13dans la rapidité
25:14des produits.
25:15Oui, c'est effrayant.
25:15Ça va vraiment
25:16très très vite.
25:17Alors, on a évoqué Mistral
25:19on a évoqué Open AI
25:19si on évoquait Anthropik
25:21mais ce sera après
25:22la petite pause
25:24est-ce que vous avez entendu
25:25parler de Mythos ?
25:26Mythos c'est ce nouveau modèle
25:30que Anthropik a mis au point
25:31mais qui ne veut pas
25:32rendre public
25:33pourquoi ?
25:34Parce que ses résultats
25:35sont tellement incroyables
25:37que Anthropik trouve
25:40que Mythos pourrait être dangereux.
25:42C'est dingue quand même
25:43cette histoire-là.
25:43Là on est vraiment
25:44dans un film de science-fiction
25:46on va tout vous expliquer
25:47dans une minute
25:48avec ce soir Isabelle Tristan
25:49et Frédéric Cetec & Co
25:51la quotidienne.
25:51A tout de suite.
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