- il y a 6 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:0040e jour de guerre au Moyen-Orient. Je dis bien 40e jour de guerre parce que si les Américains pour
00:05le moment ont gardé l'arme au pied, pas de frappe américaine,
00:08le conflit est toujours là. Il suffit de regarder ce qui s'est passé aujourd'hui à Beyrouth et à
00:13Tyre, où l'armée israélienne a lâché un véritable tapis de bombe
00:17puisqu'on nous dit qu'Israël n'est pas concerné par ce cessez-le-feu entre les États-Unis et
00:23l'Iran.
00:23D'ailleurs, on va retrouver tout de suite Naouf El-Khaofi pour BFMTV, et à Beyrouth, sur l'un des
00:28lieux de frappe.
00:31Oui, scène apocalyptique qu'on est en train de vivre en plein centre de Beyrouth avec ces plusieurs frappes qui
00:36ont ciblé des immeubles résidentiels.
00:38On est ici dans un quartier au cœur de la capitale libanaise, un quartier plutôt calme, densément peuplé.
00:44Une frappe qui a visé et qui a fait énormément de dégâts sur ces différents immeubles résidentiels.
00:49Vous voyez qu'ils sont éventrés. Cette frappe a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes, plusieurs blessées.
00:56C'est difficile de vous donner un nombre, mais on sait que les dégâts sont considérables compte tenu de l
01:00'étendue des dégâts.
01:01En ce moment même, vous apercevez donc les différents secouristes qui sont toujours présents,
01:05qui procèdent à différentes vérifications pour tenter de retrouver de potentiels vivants.
01:10Situation extrêmement tendue. C'est toute un déluge de feu qui s'est abattu.
01:14Pas seulement ici au cœur de la capitale, dans tout le pays, la banlieue sud de Beyrouth, le sud Liban,
01:19mais également le nord.
01:20Et la plupart de ces différentes localités n'avaient pas reçu d'avis d'évacuation.
01:24Ce qui crée une certaine forme d'inquiétude et de psychose de la part des habitants qui sont complètement effrayés,
01:30qui en ont marre, l'impression d'être pris au piège par cette guerre.
01:33Eux qui pensaient ce matin, en se réveillant, à un potentiel de cesser le feu, il n'en est rien.
01:37Saal a expliqué avoir lancé près de 100 missiles, 100 sites qui ont été frappés tout au long de la
01:43journée.
01:44La plus grande opération depuis le début de la guerre.
01:47À Beyrouth, on va retrouver Élise Phillips en direct, toujours, parce qu'Élise, vous êtes le témoin de la saturation
01:53des hôpitaux.
01:58Exactement. Depuis tout à l'heure, devant cet hôpital de Beyrouth, dans le centre de Beyrouth,
02:02les habitants, les médecins reçoivent énormément de patients.
02:05C'est-à-dire que toutes les 10 minutes, à peu près, il y a des ambulances qui sonnent, qui
02:09viennent décharger des patients.
02:10La plupart sont sur des civières parce qu'ils n'arrivent pas à marcher, à se déplacer par eux-mêmes.
02:16Ils sont pris en charge par des infirmiers, par des médecins, qui notent dans un premier temps quel est leur
02:19état,
02:20quelles sont leurs blessures, quel est leur âge, leur sexe.
02:22Et ensuite, ces patients sont transférés vers le service des urgences.
02:26Beaucoup ont déjà dû être opérés.
02:27Je discutais il y a quelques secondes à peine avec la médecin responsable pour la journée,
02:33qui me disait avoir déjà reçu 38 personnes, dont une dame qui est arrivée à l'instant.
02:38Et elle, elle a été blessée dans une frappe qui vient de se produire parce qu'il y a eu
02:42toutes les frappes de la journée.
02:43Et puis, à l'instant, ici à Beyrouth, il y a à nouveau eu trois frappes, dont une qui est
02:47dans un quartier tout proche d'ici.
02:49Un quartier donc pas du tout dans les quartiers sud, habituellement frappé par Israël.
02:52Et donc, on s'attend à un nouvel afflux de blessés ici dans ces hôpitaux.
02:56Ces hôpitaux sont saturés. D'ailleurs, certains patients viennent de loin, viennent de lieux de frappe qui sont situés parfois
03:01à une trentaine de minutes de route d'ici.
03:03Ils sont pris en charge ici par le personnel soignant, par des infirmiers, des médecins qui les emmènent ensuite dans
03:09l'hôpital, parfois pour les opérer.
03:11Certaines blessures sont très graves. Il y a des amputations, des enfants qui ont été blessés à la tête.
03:15On a vu tout au long de la journée avec Julie Roser des gens qui arrivent avec des pansements sur
03:19la tête,
03:19qui sont parfois inconscients, ne savent pas vraiment ce qui leur est arrivé.
03:22D'autres étaient couverts de poussière. Ils avaient à peine été extraits des décombres.
03:27C'est une journée de chaos qui a été vécue ici par les habitants à Beyrouth.
03:32On redoute la suite, puisque je vous le disais, il y a encore eu des frappes il y a quelques
03:35minutes.
03:35Et Israël a justifié ces bombardements massifs sur la capitale en disant que l'armée avait frappé à nouveau des
03:41quartiers du Hezbollah
03:42et que le Hezbollah se dirigeait maintenant vers les quartiers nord de la ville, vers des endroits où d'habitude
03:47il n'est pas.
03:47Israël tente de justifier ces frappes dans des quartiers différents en disant encore une fois que c'est toujours le
03:53Hezbollah qu'elle traque et pas des civils.
03:55Il n'empêche que ce soir, il y a beaucoup de victimes civiles, des enfants parmi les victimes.
04:01Le bilan provisoire du ministère de la Santé libanais fait état de 89 morts et 722 blessés.
04:07Ça pourrait augmenter. Il y a des appels à témoins qui sont lancés sur les réseaux sociaux
04:11parce que des gens ce soir cherchent leurs proches portées disparues.
04:13– Elis Phillips à Beyrouth avec Julie Roseur pour BF.
04:17– Elis Gosset, revenons sur cette journée particulière.
04:19Quelques heures donc après la signature d'un cessez-le-feu,
04:22Israël lance sa plus vaste offensive contre les positions du Hezbollah au Liban.
04:26Les autorités iraniennes menacent de sortir du cessez-le-feu
04:30et Donald Trump est obligé de dire à un média américain
04:33que ce qui se passe au Liban n'est pas dans le cessez-le-feu.
04:37Ça devient compliqué.
04:39– Donald Trump a dit effectivement ouvertement
04:42le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban.
04:45Ce qui est une sorte de feu vert donné à Israël
04:47mais on voit bien que ça ne peut pas durer longtemps
04:49et c'est la raison pour laquelle Israël a choisi
04:52de pilonner Beyrouth pendant toute la journée
04:55avec une violence effectivement jamais vue depuis le 28 février,
04:58depuis le début de la guerre,
04:59même si l'offensive israélienne n'a commencé que le 2 mars.
05:03Mais le nombre de victimes est considérable,
05:07près de 720 blessés, 89 morts.
05:09– Selon le ministère de la Santé.
05:10– Il y avait déjà eu près de 1500 morts,
05:121500 morts depuis le début de l'offensive israélienne
05:15et un million de blessés.
05:16On voit bien qu'Israël frappe tous azimuts
05:19pour essayer d'éliminer un maximum de capacité du Hezbollah
05:23en termes humains et en termes militaires et armes
05:27pour le jour où il sera obligé d'arrêter
05:30ou Trump demandera d'arrêter sinon effectivement
05:32le cessez-le-feu lui-même sera compromis.
05:34Les Iraniens ont déjà menacé d'arrêter tout accord
05:38s'il y avait toujours des bombardements.
05:40Les grands pays de la région s'inquiètent également
05:43des conséquences de cette offensive israélienne renouvelée.
05:48Donc à un moment donné,
05:49il faudra que Trump siffle la fin de la partie
05:51mais pour l'instant…
05:52– Est-ce qu'il le peut ?
05:53– S'il le veut, il le peut.
05:56S'il le veut, il le peut.
05:57C'est une question de…
05:58Il faut savoir s'il veut sauver sans cesser le feu ou pas.
06:01Ou s'il cesse le feu va être rompu à peine 48 heures
06:04après avoir été conclu.
06:04– Il y a peut-être une autre interprétation,
06:06c'est que le Premier ministre israélien
06:08ne voulait peut-être pas de se cesser le feu
06:09ou en tout cas a l'intention de continuer
06:12à mener ses objectifs qui ne sont pas forcément les mêmes
06:15que celui du président américain.
06:17– Oui, je pense que les objectifs américains et israéliens,
06:20depuis le début, on a beaucoup glosé sur leur divergence
06:23mais ils vont globalement dans le même sens,
06:25ne serait-ce que parce que l'opération, rappelez-vous,
06:27elle a été étroitement organisée par les deux États-majors.
06:32On dit souvent que Tzal, pour la première fois,
06:33fait la guerre en anglais,
06:34tellement il y avait une imbrication
06:35entre les deux armées israéliennes et américaines.
06:38Maintenant, il est vrai que les Israéliens
06:40sont dans un combat existentiel vis-à-vis de l'Iran.
06:42Les États-Unis, eux, sont très éloignés de la région.
06:44Ils peuvent accepter, notamment pour le détroit d'Hormuz,
06:47un cessez-le-feu, là où Israël aurait vu plutôt
06:49un changement de régime comme étant l'objectif à mener
06:52et donc la poursuite des combats.
06:53Maintenant, ce que je voudrais dire sur le Liban,
06:55c'est que depuis le début, on sait que les Américains
06:57ont sous-traité la question libanaise à l'armée israélienne
07:00et je trouve extrêmement frappant que,
07:03vous savez, il y a tout un débat pour savoir
07:05si ce sont les Américains qui ont finalement baissé la garde
07:08ou si ce sont les Iraniens qui ont finalement,
07:09ils sont rendus aux menaces américaines.
07:13Il est quand même extrêmement frappant que le Hezbollah,
07:15qui, je le rappelle, est une milice qui est dépendante de l'Iran,
07:19qui vient toujours aider l'Iran,
07:20qui a aidé l'Iran en Syrie,
07:22qui a aidé l'Iran l'année dernière
07:24quand la guerre des 12 jours a eu lieu
07:26et cette année, vous rappelez-vous,
07:28pendant plusieurs jours, le Hezbollah n'est pas intervenu
07:30et puis ils ont finalement décidé d'entrer en guerre
07:33contre Israël
07:35au grand déplaisir de beaucoup de Libanais,
07:39ce qui entraînait le Liban dans la guerre.
07:41Et là, ce qui est quand même extrêmement frappant,
07:42c'est de voir l'Iran qui sort du conflit
07:45par ce cessez-le-feu sans que son allié, son subordonné,
07:50la milice dont elle est si proche, soit concernée.
07:53C'est extrêmement frappant.
07:54Je pense que, de la part des Iraniens,
07:56une des premières choses à faire aurait été de dire,
07:58évidemment, que le Liban doit être inclus.
08:00C'est ce que disent les Iraniens.
08:01Les Iraniens disent que le Liban est inclus dans cette cessez-le-feu.
08:03Vous savez, là aussi, entre ce qu'ils disent en public
08:07et ce qu'ils ont réellement accepté,
08:08il y a peut-être un écart.
08:10Et en tout cas, si c'est le cas,
08:12ça veut dire que le Liban et donc Israël
08:15vont continuer son opération militaire,
08:18finalement, avec une certaine solitude du Hezbollah.
08:20David Rigoulet-Rose, c'est quand même un drôle de cessez-le-feu
08:23parce qu'il y a les frappes au Liban,
08:26particulièrement meurtrières.
08:27Les pays du Golfe sont également visés par des frappes iraniennes.
08:31On a vu l'Arabie Saoudite intercepter neuf drones.
08:35Le ministre pakistanais dit lui-même
08:37que le cessez-le-feu n'est pas vraiment respecté
08:40entre Iraniens et Américains.
08:41C'est un drôle de cessez-le-feu pour l'instant.
08:43Cessez-le-feu, en fait,
08:44le seul qui n'ont pas dégainé aujourd'hui,
08:45c'est les Américains, quoi, en fait.
08:46Oui, en réalité.
08:48C'est ça.
08:48Les seuls qui n'ont pas tiré aujourd'hui.
08:50Il y a eu une frappe en Iran, indéterminée.
08:53Mais ce qui est frappant, c'est qu'il n'y a pas de cessez-le-feu réel
08:58pour l'instant.
08:59Alors, Pitex-7 a fait une déclaration en disant
09:03que ça tenait potentiellement à la décentralisation
09:06de l'organisation de l'armée iranienne,
09:09enfin, en tout cas, des passes d'Aran,
09:11qui ont une marge de manœuvre, effectivement,
09:13relativement grande,
09:13et qu'il fallait prévenir tout le monde,
09:16y compris que tout le monde n'aurait pas été informé
09:19et qu'ils pouvaient utiliser des pigeons voyageurs,
09:21éventuellement, le cas échéant.
09:23Le téléphone n'existant pas.
09:25Non, justement.
09:26Non, justement, ils ont coupé le téléphone.
09:28Pour signaler qu'effectivement, il y a eu un ordre central.
09:31Mais en réalité, ça pose des problèmes de fond.
09:33C'est-à-dire, qui décide à Téhéran ?
09:36Parce que ce n'est pas une personne.
09:38D'ailleurs, on le voit avec le formatage attendu
09:40de la délégation iranienne à Issamabad.
09:43Vendredi ?
09:44Il était question que ce soit Halibaf.
09:46Il faut préciser que les Américains et les Iraniens
09:49vont discuter vendredi au Pakistan.
09:51Ils sont censés se voir.
09:52Se voir directement, d'ailleurs, ce qui serait sans précédent,
09:55de ce point de vue-là.
09:55On ne sait pas qui va représenter les deux pays.
09:57D'ailleurs, il était question que ce soit J. Divance,
09:59puis finalement, ce n'est pas forcément lui qui irait.
10:01À la maison blanche, je dis que pour des questions de sécurité,
10:02il ne va pas y aller.
10:03Oui, mais du côté iranien, la chose est plus confuse,
10:05parce que, évidemment, c'était Halibaf qui était pressenti,
10:09y compris par la partie américaine.
10:10Il semblerait que ça ne soit pas assuré.
10:12Donc, il y a des tensions très fortes au sein du régime iranien.
10:15Et d'ailleurs, ça se sent avec les versions qui sont présentées,
10:17puisqu'il y a une version en farsi, une version en anglais,
10:19elles ne sont pas compatibles.
10:21Mais même sur le plan, le fameux plan de 10 points iraniens,
10:24la maison blanche dit ce soir, ce plan,
10:27ce n'est pas le plan des négociations.
10:29On ne va pas partir de ce plan-là.
10:31Mais Trump a fait une précision cet après-midi
10:33en disant qu'effectivement, le plan des Iraniens
10:35n'était pas le plan qui est discuté en secret.
10:37Alors, quel plan est discuté alors ?
10:38Il ajoute, les vrais points seront discutés à huis clos à Islamabad.
10:43Donc, on voit bien qu'il y a encore un désaccord sur les points.
10:47Je rappelle qu'à l'origine, il y avait 15 points américains
10:49et 10 points iraniens.
10:50Dans les premiers échanges,
10:53les Iraniens n'avaient même pas inclus l'uranium.
10:55Et les Iraniens disent, aujourd'hui encore,
10:57nous aurons le droit d'enrichir l'uranium,
11:00notamment à des fins civiles.
11:01Côté américain, on dit, il n'en est pas question.
11:04L'autre point de divergence,
11:06c'est aussi sur les fameux 440 kilos.
11:08Les Américains disent, on va les récupérer.
11:10On sait où ils sont, grâce aux satellites,
11:13disent les Américains.
11:14Et on va aller les récupérer avec les Iraniens.
11:17On voit, en fait, si vous voulez,
11:19qu'il y a eu un accord absolument, comment dire,
11:22inattendu ou spectaculaire,
11:23qui a empêché la fin du monde.
11:24C'est déjà une bonne chose.
11:25mais qui ne règle rien.
11:27Et donc, il va y avoir des négociations
11:28extrêmement difficiles,
11:29qui peuvent capoter à tout moment.
11:31Et en plus, avec un Israël qui, quand même,
11:34à reculons, certes,
11:35mais a quand même accepté le principe
11:37d'un cessez-le-feu pendant deux semaines en Iran.
11:40Bien, en Iran.
11:41Et jamais sur le Liban.
11:42Donc, il y a une sorte de vide, en fait,
11:44qu'il faut combler assez rapidement,
11:46parce que sinon, ça risque de faire capoter la négociation.
11:48Et puis, il y a toujours cette rhétorique
11:50que l'on peut entendre,
11:50notamment à la télé iranienne.
11:52On dit, écoutez,
11:52si jamais il se passe quoi que ce soit,
11:54on est prêt, regardez.
11:57Il a été décidé que des négociations
11:59auraient lieu à Islamabad
12:00pour finaliser les détails
12:02et que dans un délai maximal de 15 jours,
12:04la victoire de l'Iran sur le champ de bataille
12:06soit également consolidée
12:07par le biais de négociations politiques.
12:10Nous avons le doigt sur la gâchette
12:12et la moindre erreur de la part de l'ennemi
12:14sera punie avec toute la rigueur nécessaire.
12:18Le doigt sur la gâchette.
12:19Il faut décortiquer quand même
12:20la propagande iranienne.
12:21Oui, bien sûr.
12:22Parce que quand même,
12:22les capacités militaires iraniennes
12:24ont été détruites.
12:26C'est pas à 100%, mais...
12:27C'est pas à 100%, mais objectivement,
12:29l'Iran est très affaibli.
12:30Mais c'est vrai que c'est un régime
12:30qui est habitué à avoir une rhétorique
12:32de propagande toujours très excessive.
12:34Ça ne dit pas grand-chose,
12:35ça ne dit rien en réalité
12:36des discussions de derrière les rideaux.
12:38Et d'ailleurs, je note à cet égard,
12:40même si les situations sont très différentes,
12:42rappelez-vous,
12:42dans les premiers jours
12:43de l'opération vénézuélienne,
12:44Dulce Rodriguez
12:45se répandait dans des diatribles
12:46enflammés contre les États-Unis,
12:48exigeant la libération
12:49de M. Maduro, etc.
12:50au moment même où, en fait,
12:52en coulisses,
12:53elle était en train de discuter
12:53avec les Américains.
12:54Donc, au fond,
12:55on ne sait pas très bien
12:55ce qui se passe dans le régime iranien.
12:57Et comme le disait tout à l'heure
12:59David Rigoleros,
13:00il y a aussi une question
13:02profondément compliquée
13:03pour les Iraniens
13:03qui est technique.
13:04C'est-à-dire que c'est un régime
13:05qui, depuis 1979,
13:07fonctionne en collectif.
13:08On se réunit,
13:09on discute,
13:10on est dans un système de groupe.
13:13Et là, aujourd'hui,
13:14compte tenu de la pénétration
13:15du renseignement israélo-américain
13:17dans l'appareil d'État iranien...
13:19Et puis, les pertes aussi.
13:20C'est extrêmement compliqué.
13:22En fait, le dirigeant
13:22qui va prendre une décision
13:24sait qu'en fait, en réalité,
13:26il peut être assassiné
13:27à tout moment.
13:27Donc, il a sur ses épaules
13:29une très d'autres responsabilités.
13:30Avec, évidemment,
13:31la pression inverse
13:32et que ça peut aussi l'inciter,
13:34pour sa sécurité personnelle,
13:36à trouver une solution.
13:36Il faut préciser aussi
13:37que le détroit d'Ormouz,
13:38qui était censé rouvrir,
13:40ne l'a pas vraiment...
13:41Non, on n'a pas rouvrir.
13:42Il n'y a que deux bateaux
13:43qui sont passés.
13:44Mais je voulais revenir...
13:45Ça ne s'est pas encore fait, ça.
13:46Je voulais revenir
13:47aux différents paramètres,
13:48et notamment à la personnalité
13:51de ceux qui seront
13:52à la table des négociations.
13:53C'est, je pense, fondamental.
13:55Le fait que Trump
13:56n'accepte pas, apparemment,
13:59que J.D. Vance y aille
14:00et préfère que ce soit
14:01son genre et Wittkopf,
14:02ça veut dire quoi ?
14:03Ça veut dire que je veux
14:03que ça reste à la maison,
14:05entre nous,
14:06parce que lui va pouvoir
14:07faire du business
14:08derrière tout ça.
14:09En fait, c'est ça, l'histoire.
14:11Parce que lui, son rêve,
14:13c'est de pouvoir discuter
14:13avec Halibov.
14:15Halibov, qui est le président
14:16du Parlement,
14:17a été quand même
14:18maire de Téhéran
14:19de 2005 à 2017,
14:21et pendant 12 ans,
14:22il s'est considérablement
14:23enrichi,
14:23car c'est un homme
14:24extrêmement corrompu,
14:25qui a fait beaucoup
14:26d'argent dans l'Immos.
14:28Oui, mais lui particulièrement,
14:30donc, qui dit corrompu,
14:32dit corruptible.
14:33Et donc, c'est extrêmement important
14:35de pouvoir garder un canal
14:37de négociation directe
14:39via son gendre,
14:40exactement,
14:41via son gendre,
14:42avec qui il parle
14:42certainement plus facilement,
14:44de manière plus fluide
14:45qu'avec J.D. Vance.
14:46On va lui faire une proposition
14:47qu'il ne pourra pas refuser.
14:48Exactement.
14:48Ça s'appelle une proposition
14:50qu'on ne peut pas refuser.
14:51Exactement,
14:51je vois que nous avons
14:52les mêmes références
14:53avec le parrain et le reste.
14:54Non, mais c'est ça.
14:55Et donc, je pense que
14:56le rêve de Trump,
14:57maintenant,
14:57c'est de trouver
14:58un interlocuteur
14:59qui soit achetable,
15:01qui soit corrompu,
15:02et ainsi,
15:03et après,
15:03on pourra voir
15:04quoi ?
15:05quelque chose
15:05de très important,
15:06c'est qu'il y aura
15:07immanquablement
15:08une nuit des longs couteaux
15:09à Téhéran.
15:10C'est une certitude.
15:11C'est-à-dire qu'ils vont
15:12s'égorger entre eux
15:13pour savoir
15:13qui sera le dernier
15:14qui restera
15:15et qui gardera le pouvoir,
15:16César Impérator.
15:17Nous allons à Washington
15:19retrouver Antoine Hollard
15:20en direct pour BFM TV
15:21parce que, quand même,
15:23depuis hier,
15:24après avoir promis
15:25le pire à l'Iran,
15:27Donald Trump a finalement
15:28dit OK
15:29pour un cessez-le-feu.
15:30Ça veut dire quoi ?
15:31Qu'il roule des mécaniques,
15:33maintenant ?
15:33Il bombe le torse,
15:34le président des Etats-Unis.
15:38Oui, Donald Trump
15:39part d'une victoire
15:41totale et éclatante
15:42pour les Etats-Unis.
15:43C'est un récit
15:44qui est repris aussi
15:45par la Maison-Blanche
15:46ou par Pete Exet,
15:47le ministre de la Guerre
15:48qui est en conférence de presse
15:49ce matin.
15:50Lui aussi parle d'une victoire
15:51écrasante et historique.
15:53Reste qu'il y a quand même
15:54beaucoup d'inconnus
15:55autour de cet accord
15:57que Donald Trump
15:57entend négocier.
15:59Hier, il évoquait
16:00un plan en 10 points
16:01qui est une base
16:03de travail acceptable
16:04disait Donald Trump.
16:05Et puis aujourd'hui,
16:05on voit que la Maison-Blanche
16:06est en train de rétro-pédaler
16:08alors que ces points
16:09effectivement sont totalement
16:10inacceptables pour les Etats-Unis.
16:11La Maison-Blanche
16:12explique que les points
16:13qui ont circulé dans la presse
16:14ne sont pas ceux
16:15qui ont été montrés
16:16à Donald Trump.
16:17Donald Trump lui-même,
16:19il y a quelques minutes,
16:19a fait une mise au point
16:21sur son réseau social
16:22en expliquant que
16:23les points qui seront discutés
16:25ne seront à huis clos
16:26et qu'ils ne seront pas
16:27rendus publics auparavant.
16:28Donc beaucoup de confusion
16:29autour de cet accord
16:31ou de cette proposition d'accord.
16:33Confusion aussi
16:34sur ce qui se passe au Liban.
16:36Donald Trump dit
16:37que les bombardements
16:38aujourd'hui menés par Israël
16:40au Liban
16:40sont une escarbouche séparée,
16:42que ça concerne le Hezbollah
16:44qui ne fait pas partie
16:45de l'accord.
16:45Il dit que c'est un problème
16:46qui sera rapidement réglé.
16:47Est-ce que ça veut dire
16:48que Trump a validé
16:49ces bombardements ?
16:50Est-ce qu'il a été informé
16:51par Netanyahou
16:52qu'ils allaient avoir lieu ?
16:53On n'a pas de réponse
16:54pour le moment sur ce point.
16:56Trump en tout cas dit
16:57que le Liban
16:57n'est pas concerné
16:58par l'accord
16:58alors même que
16:59les négociateurs pakistanais
17:00affirment le contraire.
17:03Antoine Delar,
17:03Washington pour BFM TV.
17:04On va quand même
17:05réécouter aussi
17:06le secrétaire américain
17:07à la défense.
17:08Pitex est toujours intéressant
17:09d'écouter les différentes
17:10prises de parole
17:10pour essayer de voir
17:11sur quelle ligne
17:12on est dans la stratégie américaine.
17:15Nous ne partirons pas.
17:17Nous allons nous assurer
17:18que l'Iran
17:20respecte les termes
17:21du cessez-le-feu.
17:22Concernant le Détroit,
17:24vous avez vu
17:25l'accord initial
17:26qui a été conclu
17:27que l'Iran
17:29laisse passer les bateaux.
17:30Donc ça,
17:31ça va se produire.
17:32Les bateaux vont passer.
17:33Nous,
17:34nous n'exportons
17:35que très peu d'énergie
17:36dans ce Détroit.
17:37C'est vraiment
17:37tant que le monde
17:39intervienne,
17:40les autres pays du monde
17:41interviennent
17:42et fassent en sorte
17:42que le Détroit
17:43reste ouvert.
17:45Mais là,
17:46voilà,
17:46il ouvre volontairement.
17:48Alors,
17:48laissez passer les bateaux.
17:49Aujourd'hui,
17:50rares ont été les navires.
17:51On en a compté deux
17:53qui ont décidé
17:54de passer ce passage
17:57stratégique commercial.
17:58Pourquoi, en fait ?
17:59Pourquoi ça va être
17:59pas si simple que ça
18:00de rouvrir le Détroit d'Ormouse ?
18:02Je pense qu'il peut y avoir
18:02plusieurs questions
18:03qui se posent,
18:03mais l'une d'entre elles,
18:04c'est de savoir
18:04si ce passage sera libre
18:06ou s'il faudra verser
18:07à l'Iran son écho,
18:08ces fameux 2 millions de dollars
18:09payés en yuan
18:10qu'elle exige maintenant
18:11pour chaque navire.
18:12Ça,
18:13c'est peut-être quelque chose
18:14qui sera contenu dans l'accord
18:15ou pas.
18:15Mais j'aimerais juste revenir
18:16sur ce que disait
18:17Marie-Laure tout à l'heure
18:17parce que je pense que
18:19c'est important
18:20au sens où Trump,
18:22on s'est beaucoup moqué de lui,
18:23le disait,
18:23il y a bien eu
18:24un changement de régime
18:24à Terran,
18:25c'est-à-dire que la faction
18:26la plus radicale du régime,
18:27en tout cas la faction religieuse,
18:29semble avoir été écartée
18:30au profit des gardiens
18:31de la Révolution
18:32qui sont à la fois
18:33très radicaux
18:34et en même temps
18:35dont on sait
18:35qu'ils sont très corrompus,
18:36ils ont beaucoup
18:36d'intérêts financiers,
18:37économiques
18:38dans l'économie iranienne
18:40et ils ont du coup
18:41aussi un intérêt
18:41à les préserver.
18:43Là aussi,
18:44je trouve que le parallèle
18:45avec le régime chaviste
18:46est quand même intéressant
18:46parce que c'est la faction affairiste
18:48en fait qui s'est emparée
18:49du pouvoir à Caracas.
18:50Donc ça pourrait peut-être
18:51donner lieu
18:52à des éléments
18:53de modération
18:54de la part du pouvoir iranien.
18:56Mais pas une capitulation.
18:57Pas une capitulation.
18:58Mais de toute façon,
18:59je pense que la nature
18:59idéologique du régime,
19:00il sera toujours
19:01un régime qui va conserver
19:02une rétorie.
19:02Comment est-ce qu'il justifie
19:03auprès de la population
19:04que ça s'est calmé,
19:05qu'on était en train
19:06de passer à autre chose ?
19:06Dans une dictature,
19:07ça n'a aucune importance.
19:08Les gens ne vous croient pas.
19:08L'opinion publique,
19:09on s'en fiche.
19:10L'importance,
19:11je veux juste finir
19:12sur ce point-là
19:14en rappelant que
19:15dans ce contexte,
19:16la libération de nos otages
19:17peut s'expliquer ainsi.
19:19Une forme de geste
19:21de bonne volonté
19:22vis-à-vis des Occidentaux
19:23en général,
19:23pas seulement des Français.
19:24Et j'observe à cet égard
19:25qu'en Irak,
19:27vous savez qu'il y avait
19:27une journaliste américaine
19:28qui avait été enlevée
19:29par une milice pro-iranienne.
19:31Elle a été libérée.
19:31Elle a été libérée
19:32de manière aussi étonnante.
19:34Elle n'a pas été libérée.
19:35Je veux dire,
19:35elle n'a pas été retrouvée
19:36par les Américains.
19:37Elle a été volontairement relâchée.
19:39Je suis tout à fait d'accord.
19:40Et ça,
19:40ces deux signes-là,
19:41la libération de nos otages français
19:43et la libération
19:44de cette Américaine
19:45prouvent que contrairement
19:47à ce qu'on pensait,
19:48les Iraniens
19:49commencent à être sensibles
19:50à l'image
19:51qu'ils donnent d'eux
19:53auprès du monde entier.
19:54Mais est-ce que
19:54la population iranienne
19:55ne va pas être
19:56la grande perdante
19:57de tout ça ?
19:58C'est la variable
19:59d'ajustement.
20:00De toute façon,
20:00c'est clair.
20:01Dans l'esprit de Donald Trump,
20:03de toute façon,
20:03ce n'est pas son critère
20:05d'irrimant premier.
20:07Il y a d'autres choses
20:08plus importantes.
20:09Il y a la question nucléaire
20:10qui demeure quand même
20:11la question centrale.
20:13La question balistique
20:14pour les Israéliens.
20:15Et c'est intéressant
20:16pour le Golfe
20:18parce que ça fait partie...
20:19C'est un point
20:19qui, paradoxalement,
20:20peut être rentré
20:21dans la négociation,
20:22y compris pour les Américains.
20:24Ils ont évoqué le fait
20:25que ce serait un écho
20:26qui permettrait...
20:27Un prélèvement
20:28qui permettrait
20:29de relancer
20:29l'économie iranienne,
20:31etc.
20:31Ça changerait le statut
20:33quand même du transit
20:35parce que les Omanais
20:36ont fait valoir
20:37qu'ils avaient, eux,
20:38des engagements internationaux
20:39et qu'ils n'ont jamais
20:40réclamé la moindre taxation.
20:43Donc, ce serait une victoire
20:44à présenter, en tout cas,
20:45pour les Iraniens
20:46dans le cadre
20:47d'un éventuel accord.
20:48D'accord.
20:48Mais un éventuel accord
20:49où ils renonceraient
20:50alors à l'uranium,
20:51à l'enrichissement...
20:53Ça paraît difficilement concevable
20:55qu'on fasse l'impasse
20:57sur ce point central.
20:58Parce que, de toute façon,
20:59c'est le noyau dur du problème
21:01depuis le début.
21:02La question...
21:03Et là, on retrouve effectivement
21:04le changement de régime.
21:05On n'est plus dans le régime...
21:06Souvent, on parlait
21:07du régime des Molas.
21:07C'est vrai,
21:08c'est plus le régime des Molas.
21:08Il faut arrêter de dire
21:09régime des Molas.
21:10Oui.
21:10C'est le régime des gardiens
21:11de la Révolution.
21:12Des képis, oui.
21:14En fait, c'était...
21:14Est-ce qu'on est passé
21:15d'une dictature religieuse
21:16à une dictature militaire ?
21:18Il y a une dimension...
21:19J'ai appelé ça
21:20l'option pinochetiste.
21:21C'est-à-dire,
21:22avec l'horizon démocratique
21:23qui n'est pas spécialement ouvert.
21:25Justement.
21:25Même si...
21:26Chili a fini par se démocratiser.
21:27Oui, à terme.
21:28Mais pas dans les médias.
21:30Moi, j'aimerais juste rebondir
21:31sur l'aspect nucléaire
21:32et prolifération.
21:33En fait, la réalité,
21:34si on regarde la réalité,
21:35pas les conjectures,
21:36mais la réalité,
21:37c'est que l'espace aérien
21:39de l'Iran
21:40est complètement
21:40dans les mains
21:41des Israélo-américains.
21:42Donc, en fait,
21:43toute relance
21:43du programme nucléaire
21:44ouverte,
21:45toute même reconstruction
21:46de l'industrie iranienne,
21:48y compris industrie de défense,
21:49est quand même très compliquée.
21:50En fait,
21:51ce qui peut arriver à l'Iran,
21:52c'est d'être dans la situation,
21:53vous savez,
21:53où était Gaza
21:56pendant des années.
21:57C'est-à-dire que régulièrement,
21:58la coalition israélo-américaine
21:59viendrait,
22:00comme on le disait,
22:01tondre la pelouse,
22:02c'est-à-dire détruire
22:03des capacités
22:03en train d'être reconstruites.
22:05Donc, ça veut dire aussi
22:06que, par défaut,
22:07les dirigeants iraniens
22:09voyant cette situation
22:10sont aussi poussés
22:12à trouver un accord
22:13pour réintroduire
22:14une forme de stabilité
22:15dans leur système.
22:15Et rien ne les empêche ensuite,
22:17pardon,
22:17de délocaliser
22:18leur production d'uranium
22:20en Corée du Nord.
22:22Qui est à Daoui,
22:25qui est leur nouvel allié.
22:27Enfin, ça fait déjà un moment,
22:28mais Kim Jong-un,
22:29qui, lui,
22:30s'est bunkerisé littéralement
22:31dans son royaume
22:33à Pyongyang...
22:34– Donald Trump
22:34le trouve sympathique,
22:36c'est ce qu'il a dit.
22:37– Enquête main,
22:37enquête main.
22:38– Il a dit hier,
22:40il le trouvé sympathique.
22:41– Il a trouvé sympathique
22:42parce que Kim Jong-un
22:43a dit du bien de Trump.
22:45Donc, dès qu'on dit
22:45du bien de Trump,
22:47on est en odeur de sainteté,
22:48forcément.
22:49Mais non,
22:49mais ça, c'est possible,
22:50c'est parfaitement possible.
22:51Donc, c'est pour ça que,
22:53bon, c'est très compliqué.
22:54– Pour comprendre
22:55ce qui se joue en ce moment,
22:56c'est-à-dire,
22:57Donald Trump,
22:57aujourd'hui,
22:57les Américains
22:58n'ont pas dégainé,
22:59n'ont pas frappé.
23:00C'est Israël
23:01qui a mis le paquet.
23:02Israël dit,
23:02on a tué
23:03une centaine de personnes
23:04qui appartenaient
23:05au Hezbollah.
23:06Donc, comme ça,
23:07ça dit aux Iraniens,
23:08vous voyez,
23:08nous, maintenant,
23:09on tape plus,
23:10ça tape là-bas,
23:11le Hezbollah
23:11est en train
23:12d'être liquidé.
23:13Donc, maintenant,
23:14vous avez compris,
23:14il n'y a plus personne
23:15à Téhéran.
23:16Le Hezbollah,
23:16on est en train
23:17de l'éradiquer.
23:20Il faut discuter,
23:22il faut négocier.
23:22C'est comme ça,
23:22ça se joue à deux,
23:23c'est le double rôle.
23:24D'abord,
23:24il faut quand même rappeler
23:24qu'il y a deux guerres
23:26différentes.
23:27Et donc,
23:27l'accord de cessez-le-feu,
23:29on le sait maintenant
23:30avec certitude,
23:31contrairement à ce qui a été
23:31annoncé par le Premier ministre
23:33du Pakistan,
23:34l'accord ne concerne pas
23:35le Liban.
23:36Ça, c'est un point majeur.
23:37Oui, mais ce que fait Israël,
23:39arrange les Américains aussi.
23:40Disons qu'il y a
23:41une convergence de vues
23:42sur la nécessité,
23:42effectivement,
23:43d'éradiquer le Hezbollah.
23:44Le Liban du Hezbollah,
23:45oui, c'est vrai.
23:46Donc, il y a deux guerres différentes.
23:47Le Liban,
23:48la guerre n'est pas finie,
23:49elle va continuer
23:49et Israël ira jusqu'au moment
23:51où Trump dira
23:52il faut s'arrêter.
23:53Et il ne le dira
23:54que si ça met en péril
23:55le cessez-le-feu
23:56sur la guerre principale
23:57qui est la guerre en Iran.
23:59Et sur cette guerre-là,
24:00il y a encore
24:01une grande incertitude
24:02sur les contenus
24:03des dix points
24:04qui ont été approuvés
24:06par Donald Trump.
24:07Personne aujourd'hui
24:07n'a révélé ces dix points
24:09de façon précise
24:10et garantie.
24:11Même Axios,
24:12le site américain,
24:13n'a pas dévoilé
24:14ces dix points.
24:15On ne sait pas en particulier
24:16s'il y a un accord
24:17sur les 440 kilos
24:19d'uranium enrichi.
24:20Sur la capacité
24:21ou pas de l'Iran
24:22de continuer
24:23à enrichir de l'uranium,
24:24c'est un point essentiel.
24:26On ne sait pas non plus
24:27les détails
24:27sur les détails d'Hormuz.
24:28Et alors,
24:29ça veut dire
24:29qu'il y a encore
24:31un grand brouillard
24:32sur la négociation
24:34et c'est pour ça
24:34que Trump lui-même dit
24:35les prochains jours
24:36vont être difficiles
24:37parce qu'il va falloir
24:38maintenant négocier
24:38point par point.
24:39Et donc,
24:40on en saura plus
24:40si les points sont révélés
24:43d'une part,
24:43mais aussi
24:43qui conduira
24:44les deux délégations.
24:45Côté américain,
24:47à Islamabad,
24:48vendredi.
24:48Est-ce que côté américain,
24:49J.D. Vance,
24:50le vice-président,
24:51ira ou pas ?
24:52A priori, non.
24:53Oui, mais on n'en sait rien.
24:55Aujourd'hui,
24:55on dit que non.
24:56Oui, mais il y a encore
24:57des...
24:58Honnêtement,
24:59Trump parle des charlatans,
25:00des fraudeurs,
25:01des menteurs
25:01qui diffusent des informations
25:03dont ils n'ont aucune source
25:05sérieuse.
25:06Donc, je dirais
25:07qu'il y a encore
25:07une incertitude.
25:08On verra
25:09jusqu'au dernier moment.
25:10C'est fondamental.
25:10C'est vrai que J.D. Vance
25:11n'est pas au cœur
25:12de la négociation.
25:13Il a été envoyé en Hongrie,
25:14on le sait.
25:15Donc, ce n'est pas vraiment
25:16le moment.
25:16On soutenir Orban
25:17qui est menacé
25:18de faire les élections.
25:19Donc, il est probable
25:20que Trump a une confiance
25:21absolue dans son gendre
25:23et dans Steve Whitcoff.
25:24Et il aurait sans doute
25:26envie de les envoyer.
25:27Sauf que les Iraniens,
25:28eux, réclament
25:29la présence de J.D. Vance.
25:30On va voir comment ça se fait.
25:31Mais côté iranien,
25:32c'est aussi très important.
25:33Est-ce que ça sera
25:34le président du Parlement
25:35dont on a parlé,
25:36Galibaf,
25:37seul ?
25:37Ou est-ce qu'il dira
25:38avec le ministre
25:38des Affaires étrangères ?
25:39Est-ce qu'il dira
25:39avec le président
25:40de la République d'Iran ?
25:42Et en fonction
25:43des délégations,
25:44on pourra déjà
25:45commencer à analyser
25:46et voir sur quelle voie
25:47on se décide.
25:48Mais encore une fois,
25:49le cessez-le-feu,
25:49il est extrêmement fragile
25:51et tout le monde le sait.
25:52Juste un mot pour dire
25:53que pour J.D. Vance,
25:54qui se veut peut-être
25:55futur candidat
25:56à la présidence américaine,
25:58être vu en train
25:58de serrer la main
25:59d'un Iranien,
26:00ce n'est peut-être pas
26:00la meilleure photo
26:01de promotion
26:02qu'il puisse avoir.
26:02Du côté du Liban,
26:04le Hezbollah
26:04se dit en droit
26:05de riposter
26:06aux frappes israéliennes
26:07meurtrières.
26:08L'Iran qui a continué
26:10d'envoyer des drones,
26:11des attaques
26:12sur les pays du Golfe
26:14aux Émirats Arabes Unis
26:15où nous retrouvons
26:16Boris Karlamov
26:17en direct pour BFM TV.
26:18Vous êtes à Abu Dhabi
26:19puisque malgré
26:20ce cessez-le-feu,
26:20on a tiré vers
26:21les Émirats Arabes Unis.
26:24Oui absolument Alain
26:26puisque les Émirats Arabes Unis
26:27depuis le début
26:28de ce cessez-le-feu
26:29disent avoir été
26:30la cible
26:30de 17 missiles balistiques,
26:3235 drones iraniens,
26:35tout autant de missiles
26:36et de drones iraniens
26:36qui ont été interceptés
26:38par le système
26:39de défense aérien.
26:41La nuit dernière,
26:42déjà il y avait eu
26:42cet incendie
26:43qui s'est déclaré
26:44dans la plus grande
26:45installation
26:46de transformation
26:47de gaz naturel
26:49des Émirats Arabes Unis,
26:50le complexe de Habshan
26:52qui se situe
26:52à quelques kilomètres
26:53d'ici à Abu Dhabi.
26:56Un incendie
26:56qui avait été provoqué
26:57par la chute
26:58de débris de missiles
26:59interceptés
27:00quelques minutes auparavant
27:01par ce même système
27:02de défense aérien.
27:04Un incendie
27:05qui a fait
27:05trois blessés légers
27:07et toutes les opérations
27:09sur ce site
27:09qui avaient été suspendues
27:10tout au long
27:11de cette journée,
27:12voilà ce qu'avaient annoncé
27:13les autorités locales.
27:14Mais les Émirats Arabes Unis
27:15ne sont pas
27:16le seul pays du Golfe
27:18à être sous le feu,
27:20nourris des Iraniens
27:22puisque le Qatar
27:23également
27:24a intercepté
27:25aujourd'hui
27:25sept missiles balistiques
27:27ainsi que plusieurs
27:28drones iraniens.
27:29Et en ce qui concerne
27:30le Koweït,
27:31nous apprenons ce soir
27:33qu'une attaque
27:34de drones
27:34a endommagé
27:35plusieurs installations
27:36énergétiques
27:38dont notamment
27:38un complexe pétrolier.
27:40Donc une riposte
27:41iranienne
27:42qui se poursuit
27:43envers les pays du Golfe
27:45et ce,
27:45malgré le début
27:46de ce cessez-le-feu.
27:47qui se poursuit
27:48ce qui se poursuit
27:48dans les pays.
27:48– Sous-titrage FR 2021
Commentaires