00:00Good morning business, le pitch.
00:03Le pitch ce matin c'est avec Julien Issement, bonjour, vous êtes le fondateur et directeur général de Clear Surgery.
00:09Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:11Bonjour, merci de me recevoir.
00:13La chirurgie elle a évolué, on est passé d'une approche ouverte à une approche mini-invasive,
00:18donc ça veut dire guidée par les images et guidée par les données.
00:21Résultat, une salle d'opération qui s'est complexifiée avec l'ajout dans la salle d'opération un peu partout
00:26d'écran pour accéder à ces données.
00:31Et moins ergonomique, des solutions plus coûteuses, plus lourdes à installer.
00:36Nous notre enjeu chez Clear Surgery c'est vraiment de révolutionner la manière dont le chirurgien va accéder
00:40et à l'information qui est nécessaire pour opérer le patient.
00:45On a créé ClearSphere qui tourne là-dessus et qui est une sphère personnelle immersive du chirurgien
00:52qui lui permet de positionner toutes les données dont il a besoin dans son champ de vision
00:55et son endoscope, son échographe, ses données préopératoires.
01:00Et de tout piloter au doigt et à l'œil.
01:02Et ça c'est un peu la révolution parce que le chirurgien est stérile et donc on peut lui redonner
01:06la main là-dessus.
01:07Alors quand vous dites là-dessus, c'est l'Apple Vision Pro.
01:10Absolument.
01:11Ce matin, mais ça sert à s'entraîner ou ça sert à opérer ?
01:14Non, ça sert à opérer. En fait, chirurgie mini-invasive c'est guidé par l'image et donc le chirurgien
01:18quand il opère,
01:19il opère par l'intermédiation d'écran. Nous ce qu'on veut c'est supprimer ces solutions qui sont assez
01:26complexes,
01:27pas très ergonomiques, il y en a partout dans la salle d'opération et ce qu'on veut c'est
01:30vraiment lui redonner la main
01:31sur le pilotage de son environnement chirurgical et lui permettre d'afficher toutes les informations dont il a besoin.
01:37Anthony ?
01:37Donc c'est ça, il faut rappeler peut-être pour ceux qui ne se souviendraient pas de l'Apple Vision
01:40Pro et qui nous écoutent
01:41que c'est un casque de réalité augmentée, réalité mixte.
01:45Ils appellent ça un ordinateur spatial.
01:46En gros, on va pouvoir projeter dans son champ de vision un certain nombre d'informations numériques.
01:50Alors l'un des inconvénients de ce genre d'appareil, pour l'avoir testé un petit peu,
01:54c'est que ça reste quand même encombrant.
01:55C'est plus léger que ce qui se faisait à quelques années,
01:57mais je me dis que pour un chirurgien qui doit être dans la précision sur des opérations qui durent parfois
02:02plusieurs heures,
02:04avoir un machin comme ça sur les yeux, ça doit quand même être assez compliqué
02:07si on doit être en train de réaliser une opération chirurgicale.
02:10C'est bien d'avoir les écrans, mais est-ce que ce n'est pas gênant en fait ?
02:13Non, au contraire, en fait c'est beaucoup plus précis.
02:15On a 23 millions de pixels, donc c'est l'équivalent de 3 écrans 4K au bloc opératoire.
02:20Alors j'ai accès en tant que chirurgien à toutes les informations dont j'ai besoin,
02:25et c'est ça la vraie révolution, c'est qu'avant j'avais 4 écrans dans la salle,
02:28pas la main sur le pilotage de cette information,
02:31j'ai besoin d'accéder à mon dossier patient, je ne pouvais pas le faire moi-même,
02:34je devais demander à l'infirmière qui était non stérile.
02:36Là aujourd'hui j'ai accès à tout dans mon casque.
02:39Et je dis dossier patient, ça s'affiche ?
02:41Vous pilotez au doigt et à l'œil, donc vous regardez, vous cliquez,
02:44vous positionnez vos éléments où vous voulez.
02:46Oui parce qu'avec le Vision Pro en fait on peut piloter effectivement,
02:48il y a une interface gestuelle qui fonctionne, c'est vrai, assez bien.
02:53Gans stérile ou pas gans stérile ? Est-ce qu'en fait c'est ça le sujet ?
02:55Exactement, on pilote au doigt et à l'œil, donc ça fonctionne en stérile.
02:58Et on a opéré à peu près une centaine de patients aujourd'hui avec,
03:01les chirurgiens qu'ils utilisent, les retours sont exceptionnels,
03:04c'est meilleure qualité, meilleure ergonomie,
03:06pour un prix en plus qui est moindre par rapport aux solutions qui sont existantes aujourd'hui.
03:10Il faut rappeler que ça coûte quand même 4 000 euros.
03:12Oui, par rapport à un écran qui coûte 30 000 euros au bloc opératoire
03:15ou une solution de gestion vidéo au bloc qui coûte en moyenne 100 000 euros par salle d'opération,
03:19c'est quand même beaucoup moins cher.
03:21Ça c'est un point qui est hyper intéressant je trouve parce que l'Apple Vision Pro,
03:23alors ça a été plutôt un échec commercial, mais on l'a dit,
03:26c'est parce que justement c'était trop cher, mais sûrement trop cher pour les particuliers,
03:29mais on voit que pour le coup, pour les professionnels,
03:31c'est moins cher que, enfin ça peut faire faire des économies, ce qui est intéressant.
03:34Absolument.
03:34Mais le chirurgien, il a quand même le bistouri dans la main et le casque sur la tête,
03:39et il arrive à opérer quand même sans aucun problème.
03:41Absolument, il ne faut pas oublier qu'on voit l'extérieur, on voit son environnement.
03:45Juste en surimpression de son environnement, on a accès à toutes les données dont on a besoin,
03:49son endoscope, son échographe, ces images radio qui ont été prises 3 semaines avant que le patient place au bloc
03:55opératoire.
03:55C'est vrai qu'il a le masque chirurgical, le casque sur la tête.
03:59Absolument, mais est-ce que c'est mieux d'avoir un casque,
04:01ou est-ce que c'est mieux par exemple d'avoir 4 écrans,
04:04et puis de ne pas savoir trop sur quel écran regarder, d'opérer en regardant à droite ?
04:09Il y a aussi un enjeu qui est majeur, il ne faut pas l'oublier, c'est que dans certaines
04:12spécialités,
04:13il y a plus de 50% de chirurgiens qui ont des troubles musculosquelétiques après 50 ans,
04:17ce qui est un enjeu qui est totalement majeur, et nous on veut adresser aussi ces sujets-là.
04:21Mais qu'est-ce que ça change ? Si le chirurgien a des troubles musculosquelétiques, qu'est-ce que ça
04:25change le casque ?
04:25Là, il est dans la position qu'il veut, il met son endoscope exactement là où il veut,
04:30il n'est pas dépendant des écrans qu'il y a dans la salle d'opération.
04:33Et est-ce que, alors ça va, vous affichez en fait dans le champ de vision,
04:37vous disiez des informations sur le dossier patient, ce genre de choses,
04:40mais est-ce que ça va jusqu'à la réalité augmentée qui va dire au médecin,
04:44là il faut aller à cet endroit-là, en surlignant en rouge,
04:48là, tu dépasses, c'est pas la bonne zone,
04:50est-ce que c'est aussi une sorte de guide et d'accompagnement
04:53avec de la réalité augmentée, ou c'est juste de l'affichage de données contextuelles pendant l'opération ?
04:58Alors c'est le but, c'est l'objectif, aujourd'hui on n'est pas encore là,
05:01déjà on va régler le problème de l'ergonomie de la salle d'opération
05:04et on va faciliter l'accès à l'information chirurgicale,
05:08mais clairement l'objectif c'est de proposer une solution
05:10qui va apporter la bonne information au bon moment
05:13et dans le bon espace au chirurgien, donc clairement c'est notre enjeu.
05:17Et vous vendez le casque avec le logiciel, c'est tout en un ?
05:20On ne vend pas le casque, nous on vend le logiciel,
05:23donc ClearSphere qui est développé là-dessus
05:25et on vend également une brique d'interopérabilité
05:27qui va venir connecter toutes les modalités d'imagerie du bloc opératoire
05:31qui ne sont pas compatibles avec ce casque normalement.
05:35Ça s'appelle ClearSurgery, merci beaucoup Julien Hisman
05:38d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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