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  • il y a 8 heures
Avec Loic Cayron, Délégué général IDF d’EGEE, Jean-Christophe Repon , Président de la CAPEB, Me Nathalie Couzigou-Suhas, notaire
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##LA_VIE_DEVANT_NOUS-2026-04-05##

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News
Transcription
00:00Sofinko, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être.
00:06Sofinko présente Sud Radio, la vie devant nous.
00:11Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de La Vie Devant Nous.
00:15Chaque dimanche, avec nos invités, on vous donne envie justement de bien vivre votre âge avec le sourire.
00:21Alors cette émission, elle est faite pour vous, que vous soyez enfants, parents, grands-parents ou même arrière-grands-parents.
00:27Alors ici, on partage des histoires vraies, des histoires de vie, des témoignages, des conseils concrets, justement, pour mieux vivre
00:34ensemble à tous les âges de la vie.
00:36Et aujourd'hui, on va parler justement d'engagement, de transmission et d'anticipation.
00:40Alors, la grande question, peut-on continuer à partager son expérience, à transmettre pour accompagner des jeunes et des entrepreneurs,
00:46quel que soit son âge ?
00:48Comment bien adapter son logement face au vieillissement de la population ?
00:5130% justement des Français vont avoir plus de 60 ans, c'est un vrai défi de la rénovation.
00:58Et puis en cas de divorce, une question que beaucoup de Français se posent, une prestation compensatoire peut-elle être
01:03transmise et donc payée par ses héritiers ?
01:06Voilà, des questions concrètes, utiles, que nous allons aborder avec nos invités.
01:10Et si l'expérience des seniors devenait une richesse pour accompagner à tout âge des jeunes et des entrepreneurs ?
01:17Sud Radio, la vie devant nous.
01:21Nous recevons Loïc Caron, déléguée régionale d'Île-de-France, d'EGÉ.
01:27Alors, c'est une association qui permet à des seniors bénévoles de transmettre leur expérience aux jeunes, aux entrepreneurs et
01:33aux demandeurs d'emploi.
01:34Bonjour Loïc.
01:35Oui, bonjour.
01:36Alors, pour commencer, qu'est-ce que justement EGÉ ? E-G-E-E. Et quelle est sa mission ?
01:43C'est quoi votre réseau en fait ?
01:44Alors, EGÉ, c'est une association qui existe déjà depuis 44 ans.
01:48Donc c'est une association qui est une assise assez forte, puisqu'on existe à la fois sur la région
01:54parisienne et surtout sur l'ensemble des territoires.
01:56On est présent sur les 13 régions. On est présent sur tous les départements. Il nous manque uniquement la Corse.
02:03C'est un petit peu notre petit point d'interrogation.
02:08On fait un appel aux Corses qui souhaitent justement rejoindre l'association EGÉ pour le transmettre.
02:13On est présent dans le sud énormément. Et on a pour vocation donc d'aider les jeunes de manière, on
02:18va dire, transactionnelle, aussi bien dans le domaine de l'emploi,
02:21de l'éducation et surtout de l'entreprise, puisque initialement c'était d'abord l'entreprise.
02:27Tout simplement, nos bénévoles sont tous des retraités. Initialement et toujours encore, on a essentiellement des chefs d'entreprise, anciens
02:34cadres dirigeants.
02:35Et ils vont, à travers leur expérience, donc aider les jeunes à tout simplement se développer, à aller vers une
02:42dimension qui leur permettra d'avoir une certaine pérennité dans leur entreprise.
02:47Et puis, une expérience en fait qui est donnée. Alors, si on reprend un peu le cadre, très concrètement, en
02:55fait, c'est une association qui propose donc avec un réseau de combien de bénévoles ?
03:00Alors, on est sur la France 1700. On est sur l'île de France en plein développement. On était encore
03:0680 il y a moins de 3 mois. On est maintenant 130.
03:08On est en train vraiment d'avoir un développement très très fort, puisqu'il y a une demande systématique sur
03:14ces fameux 3E.
03:15Donc, énormément de demandes et on a vraiment du mal à répondre.
03:19Donc, j'ai un projet de création d'entreprise, où je souhaite peut-être me positionner sur une autre activité,
03:29parce que je suis demandeur d'emploi. En fait, vous allez, c'est une sorte de mentor en fait.
03:33Alors, on fait du mentorat, on fait du tutorat, on fait de l'accompagnement, on fait énormément de choses. Dans
03:38l'entreprise, ça peut être la création pure de l'entreprise, ça va être le développement de l'entreprise.
03:43Dans l'emploi, ça va être l'aide, l'accession, tout simplement à une insertion professionnelle, qui se fait soit
03:48à travers nos services ou encore en s'appuyant sur des partenaires.
03:52On travaille par exemple avec les missions locales, où on va aider les jeunes. On fait des animations, des ateliers,
03:57la confiance en soi, l'art du pitch, la simulation d'entretien.
04:00On est très présent sur ce créneau-là. Et derrière, c'est un parrainage pour arriver à travers cette expérience,
04:07à travers ce transfert de compétences et à travers cette bienveillance,
04:10parce que ça, c'est un mot très très fort chez nous, cette bienveillance.
04:13Il n'y a pas de jugement, ce sont des personnes qui ont des qualités, de l'expérience. Alors, comment
04:19? En fait, j'ai un projet, je suis entrepreneur ou j'ai besoin d'une aide.
04:25Donc, je contacte l'association, c'est ça ?
04:28Alors, il y a plusieurs aspects. Donc, ça peut être effectivement, je contacte en direct. C'est ce qu'on
04:32appelle une demande d'intervention.
04:34Et donc, directement, il aura une réponse et une proposition de ce qu'on appelle un rendez-vous économique.
04:40Ça peut être à travers les différentes permanences économiques que nous avons, puisque sur l'Île-de-France, on doit
04:45être sur à peu près une quinzaine de collectivités territoriales
04:48avec qui on a des accords, des conventions. Et donc là, vous venez...
04:52C'est par la mairie, c'est ça, le département ? La chambre de commerce ?
04:54C'est un peu plus... L'Île-de-France est particulier, c'est à travers les EPT. Alors, je ne
04:58parlerai trop dans la technique.
04:59Je ne sais pas ce que c'est, mais...
04:59Certainement que le président doit connaître ça. Donc, c'est une structure qui est en fait le bras armé du
05:05Grand Paris
05:05et qui permet à travers, tout simplement, leur action d'avoir un axe économique.
05:12Donc, l'axe économique est souvent développé par l'EPT, qui est l'établissement public territorial.
05:16Donc, concrètement, ça me coûte. Moi, je suis entrepreneur. Enfin, je suis créateur d'entreprise.
05:21J'ai un projet même de rachat. Combien ça me coûte ?
05:26Bon, là, nous, chez nous, on est très équitable. Donc, ça va tout simplement dépendre de la condition du porteur
05:31de projet que nous avons.
05:32Donc, il y a une personne qui est en difficulté.
05:34Si il est demandeur d'emploi, si il est...
05:34Voilà, demandeur d'emploi en difficulté. Donc, il y a une prise en charge totale.
05:38La personne est salariée et elle est en train de se poser des questions sur un développement à venir.
05:43Donc, on va lui demander une participation. On travaille beaucoup en participation financière
05:46qui nous permet de couvrir nos frais fixes et nos deux salariés.
05:50D'accord. Tout le reste, c'est du bénévolat, en fait ? C'est un engagement ? J'imagine des
05:54défraiements ?
05:54Non, il n'y a aucun défraiements. Aucun défraiements.
05:57Nous sommes tous des bénévoles, retraités, ce qu'on appelle vraiment l'excellence du bénévolat de compétence.
06:04D'accord. Alors, peut-être une dernière phrase.
06:06Qu'est-ce que vous souhaitez faire passer comme message pour peut-être inviter à la fois plus de bénévoles,
06:12plus d'anciens chefs d'entreprise, directeurs financiers, directeurs marketing, directeurs commerciaux à rejoindre l'association ?
06:20C'est exactement ça le message que je souhaiterais faire passer.
06:22C'est à la fois tous ces directeurs, mais pas que. De plus en plus, on va vers l'expertise.
06:27On a besoin d'experts. Donc, on adore avoir des notaires, des médecins, des avocats, des responsables aussi de syndicats
06:36professionnels.
06:36Il y en a qui sont aussi des anciens, donc qui ont travaillé.
06:39Donc, ce sont des compétences. À chaque fois, l'expertise est le point fort.
06:42Et cette expertise, ensuite, ça devient tout simplement un partage de connaissances qui va être utilisé toujours dans ces trois
06:49E.
06:49On l'utilise aussi bien, je n'ai pas parlé d'éducation, mais c'est un secteur aussi très très
06:52important pour nous.
06:53Merci beaucoup Loïc Ayron. Vous reviendrez.
06:58Donc, ege.fr ?
07:01Alors, c'est .asso.fr.
07:04Voilà. Allez. Très bien. Merci beaucoup.
07:07Et on comprend, justement, que l'expérience ne s'arrête pas avec la retraite.
07:11C'est une véritable richesse à partager sans modération.
07:15Transmettre, s'engager, c'est essentiel.
07:17Et bien vieillir aussi, c'est pouvoir justement vivre dans un logement adapté.
07:21On en parle avec notre grand invité.
07:28Et si bien vieillir, justement, comment c'est tout simplement chez soi ?
07:32C'est 90% des Français qui souhaitent, justement, rester chez soi pour bien vieillir, en tout cas.
07:37Jean-Christophe Rebon, vous êtes notre grand invité de ce jour.
07:40Vous êtes, ce dimanche, président de la CAPEB, qui représente les artisans du bâtiment partout en France.
07:47Alors, le vieillissement de la population s'accélère.
07:50On en a parlé tout à l'heure.
07:52Pourquoi l'adaptation des logements est-elle devenue, justement, un enjeu majeur de notre société ?
07:58Elle est devenue essentielle.
08:00Elle a été vraiment mise au cœur du débat lors de la période Covid.
08:03Et on a tous pris conscience de l'importance de vivre bien chez soi.
08:07Alors, il y a un seuil de vieillissement de la population qui va s'imposer à nous.
08:12Et donc, du coup, l'ensemble de la population va se poser la question de comment je peux rester le
08:16plus longtemps en qualité de vie, chez moi, et en sécurité.
08:20Puisqu'on a aussi la problématique de la sécurité.
08:22Et donc, nous, artisans, TPE, qui sommes sur l'ensemble du territoire, 500 000 entreprises artisanales sur l'ensemble du
08:28territoire,
08:28nous sommes aussi en première ligne dans la relation à notre clientèle, qui est souvent de génération en génération.
08:34On a souvent la capacité de pouvoir traiter plusieurs générations d'une même famille au sein d'une même maison.
08:41Et on a fait l'erreur dans le passé de construire un peu n'importe comment, je dirais, un peu
08:47vite et n'importe comment,
08:48sans penser à ce vieillissement et sans penser au quotidien et à la difficulté de vieillir dans l'habitat.
08:54Et donc, nous, on est dans l'artisanat à la réflexion de porter comment on améliore au mieux le logement
09:01et comment on améliore au mieux l'habitat.
09:02Alors, justement, parce que beaucoup de logements ne sont pas adaptés, les salles de bain dangereuses, et ça, c'est
09:08à quel que soit son âge.
09:10Je pense notamment aux baignoires, les accès compliqués, les cuisines, le couchage qui est en fait au premier étage avec
09:19des escaliers qui n'ont jamais été bien pensés.
09:22Est-ce qu'on a pris du retard en France, là ?
09:25Oui, on a pris du retard en France, parce qu'on n'a pas...
09:27Vous chiffrez à combien ?
09:28Alors, je serais incapable de vous le chiffrer à l'heure actuelle, mais...
09:30On parle d'un peu plus d'un million de logements, en fait.
09:33Un million de logements.
09:33Alors, si on fait le... J'aime bien faire le parallèle entre le mal-logement, c'est-à-dire l
09:40'insalubrité, le déconfort, le confort d'été, le confort d'hiver,
09:45et en plus, l'accessibilité, on a quasiment 11 millions de logements à mettre à niveau.
09:50Et c'est un défi énorme à relever.
09:54Et c'est pour ça qu'il est important que quand on accède à une rénovation,
09:58et on a voulu, et c'est typiquement français, segmenter les marchés, toujours,
10:04créer des nouveaux métiers, celui de la rénovation énergétique, celui de l'accessibilité.
10:09Il nous semble que nous, quand on fait une rénovation, elle doit être obligatoirement
10:13dans un confort d'été et d'hiver, et aussi dans un cadre de vieillissement et d'accompagnement de la
10:19population.
10:19C'est essentiel pour nous, et c'est la démarche qu'on essaie de faire à la CAPEB avec nos
10:23artisans adhérents.
10:23– Peut-être, vous avez, enfin, c'est intéressant de parler aussi des dispositifs comme Andibat et Silverbat.
10:31En quoi ces démarches, alors ce n'est pas connu, je pense que c'est important d'en parler justement
10:34à Sud Radio,
10:36en quoi ces démarches changent-elles concrètement la qualité des travaux ?
10:38C'est comme l'AFNOR ?
10:40– Alors, c'est pas une...
10:42– C'est un label qu'on connaît, ça.
10:43– C'est un label de compétences, en fait, on s'est posé la question,
10:46et quand vous regardez les enquêtes de confiance qui sont faites dans la profession en France,
10:52les Français font confiance majoritairement à 84% auprès des artisans.
10:56C'est la première profession de confiance en France.
10:59– 84% ?
11:00– 84% de confiance, c'est-à-dire que souvent,
11:02et on fait par contre les 13h et les 20h sur les malfaçons,
11:06mais majoritairement, les clients nous laissent les clés de la maison
11:09et on travaille en confiance dans la maison.
11:11Et donc, nous, on a réfléchi sur le fait qu'il faut accompagner au mieux
11:15nos clients inter-régénérationnels,
11:17et on s'est posé la question de notre approche à nous, artisans,
11:22au départ du handicap et puis après du vieillissement.
11:26Donc, on dit « batte le handicap » et « silver batte le vieillissement ».
11:29Et on a dit, on s'est questionné pour nos artisans
11:33de se mettre en situation de handicap ou en situation de vieillissement
11:36au sein d'un établissement, qu'il soit public ou de l'habitat.
11:40Et donc, l'artisan, c'est au cours d'une formation positionné
11:45en position de handicap et donc, c'est mis à la place du client
11:48qui vient demander ce qu'il attend de lui.
11:51Et donc, une écoute toute particulière.
11:53Donc, c'est un artisan qui a pris le temps d'écouter son client
11:56et de répondre à la demande du client.
11:57– Très intéressant, Jean-Christophe Faurabon.
11:59On revient tout de suite après une courte pause.
12:01On parlera justement des aides financières avec vous.
12:04Et si vous héritiez d'une prestation compensatoire,
12:08avec notre notaire conseil, restez avec nous sur Suite Radio.
12:10– Saufinco, pensez votre logement pour demain.
12:14Travaux, domotique, sécurité, bien-être.
12:17Saufinco présente…
12:19– Sud Radio, la vie devant nous.
12:21– De retour sur Sud Radio, vous êtes dans la vie devant nous.
12:25Ce dimanche, une émission qui casse les clichés sur les seniors.
12:28Et avec notre invité, justement, on va parler toujours d'adapter son logement.
12:32C'est essentiel, mais encore, faut-il pouvoir passer à l'action ?
12:35Nous sommes toujours avec le président de la CAPEB, Jean-Christophe Repon.
12:39Alors, la CAPEB qui représente les artisans du bâtiment partout en France,
12:43il y a combien d'artisans qui sont agréés à la CAPEB ?
12:45– Alors, nous avons la chance d'être la première organisation en nombre d'adhérents.
12:48602 000 artisans adhérents de la CAPEB, mais avec un potentiel de 700 000 artisans adhérents,
12:52donc non adhérents.
12:54Donc, nous faisons un appel aussi aux artisans de rejoindre le collectif CAPEB
12:58pour être mieux défendus.
12:59– Écoutez, je pense qu'ils nous entendent ce dimanche.
13:01Alors, justement, on parle, beaucoup de Français hésitent à engager des travaux,
13:06coûts, complexité, manque d'informations.
13:08Moi, j'ai une question.
13:09On parle de pouvoir d'achat, aujourd'hui, avec l'envolée des énergies.
13:15Pourquoi pas un seul chantier entre la rénovation énergétique
13:19et l'adaptation du logement pour le bienveillir ?
13:21C'est pas possible, ça ?
13:22– Parce que, pour l'instant, en France, on segmente les marchés.
13:25Mais moi, je pense qu'il faudrait qu'on puisse, par des partenaires privés aussi,
13:29engager des financements de rénovation dites globales ou d'ampleur,
13:34qui va de la rénovation thermique, énergétique, sobriété.
13:38On parle beaucoup de transition énergétique,
13:40mais je pense qu'il faut parler de sobriété
13:42quand on voit la crise que l'on a actuellement iranienne
13:44et la précarité que l'on a sur l'énergie.
13:46La souveraineté du particulier, un dimanche, c'est compliqué.
13:52La souveraineté économique d'un particulier est aussi essentiel.
13:54Ce que je ne consommerai pas en énergie me donne du pouvoir d'achat.
13:57– Bien sûr. Alors, on parle de complexité, de manque d'informations.
14:01Il existe des aides financières.
14:03– Il existe MaPrimeAdapte qui commence depuis maintenant un an et demi, deux ans,
14:08à découvrir, 2024, qui commence à naître
14:12et qui commence à être connue de l'ensemble du public.
14:14Mais je pense que ça doit être une prise de conscience
14:18de la capacité d'avoir un cofinancement.
14:20Mais il faut partir sur un financement global avec d'autres éléments.
14:23– Oui, c'est MaPrimeRénov',
14:25l'AprimeCoup de Pouce qu'on peut demander aussi à sa mairie.
14:28Alors, les artisans CAPEB,
14:30– Oui. – Donc, ce que vous mettez en valeur, en fait,
14:33c'est des agréments, des Calibat,
14:37Andibat, c'est ça ? – Andibat et Silverbat.
14:39– Merci beaucoup.
14:41Est-ce qu'ils peuvent, eux, justement,
14:45aider les particuliers,
14:46aider les Français dans les démarches administratives ?
14:49– Bien évidemment.
14:50Ils peuvent accompagner, au moins sur le projet,
14:52la démarche administrative,
14:53mais aussi la démarche de compétence.
14:55Il nous manque un projet de loi.
14:56Je fais un petit appel au ministre Jean Brun
14:58pour qu'au plus vite, on ait la capacité
15:00de pouvoir se regrouper et faire des chantiers par métier.
15:03Nous sommes, nous, à l'ACAPEB,
15:04des artisans de métier,
15:06électriciens, plombiers, chauffagistes, peintres.
15:08Et il nous est important, semble-t-il,
15:10de pouvoir travailler ensemble.
15:11De faire, donc, ce qu'on appelle, nous,
15:13un groupement momental d'entreprise.
15:14Donc, arriver avec nos compétences,
15:17nos assurances aussi, également,
15:19et arriver sur un chantier
15:20et pouvoir rendre une offre globale aux particuliers
15:22et repartir chacun de son côté
15:24après avoir fait le chantier.
15:25– Oui, pour que ça soit beaucoup plus...
15:26– Et là, on a la capacité de pouvoir proposer à des clients...
15:29– C'est une bonne idée, ça.
15:29– Oui, il nous faut une loi pour le faire.
15:31Et donc, nous, on veut essayer d'avoir justement...
15:32– Écoutez, le ministre Jean Brun,
15:33je pense qu'il nous écoute ce midi.
15:35– C'est pour que les artisans continuent à accéder au marché.
15:37Et c'est ça qui est important.
15:38Sinon, on n'aura que des entreprises générales
15:39ou des donneurs d'ordre qui organiseront le marché
15:42avec des poseurs après-derrière.
15:43– Et vous insistez aussi sur un point,
15:45c'est l'anticipation.
15:47J'ai lu quelques interventions que vous faites.
15:49Ne pas attendre qu'une situation soit d'une situation d'urgence.
15:53Souvent, c'est la chute ou autre.
15:56– Il faut se projeter.
15:58Dans le bâtiment et dans l'accompagnement du vieillissement,
16:01il y a 10 000 façons de procéder.
16:03Toute la partie est souvent éloignée
16:05et qu'on ne perçoit pas de l'électricité.
16:07De la partie domotique, de programmation,
16:09d'asservissement des volets roulants,
16:12de veilleuses.
16:13Il y a plein de solutions techniques
16:15qui sont maintenant opérationnelles
16:16avec un simple téléphone
16:18qui permet de pouvoir programmer la maison
16:19et d'habiter mieux la maison.
16:21Ça, ça fait partie de la cibleur économie.
16:22– Alors, justement, votre message pour les auditeurs,
16:25par quoi commencer concrètement
16:27pour adapter son logement ?
16:28Toujours commencer par un bon diagnostic.
16:30Quelle est la priorité de ce que je dois faire
16:32et qu'est-ce que j'attends ?
16:33Un diagnostic audité.
16:34– Si on doit être sur une problématique d'énergie éthique,
16:37de « j'ai froid, j'ai chaud, je ne suis pas bien »,
16:39il faut partir de ce constat-là.
16:41Si j'ai une problématique de…
16:43Vous savez, on a fait beaucoup de maisons
16:44avec des perrons, avec des marches,
16:47c'est joli, c'est joli sur le plan.
16:49Mais après, au quotidien, quand on vieillit,
16:50il nous faut des endroits plans,
16:52il nous faut des plans inclinés,
16:54il nous faut de l'accès facile.
16:55Et donc, c'est évaluer le constat,
16:58le diagnostic,
16:58et puis derrière, s'appuyer sur l'artisan
17:00pour aller sur une démarche
17:02de construire une évaluation
17:03et puis regarder après derrière
17:05le pouvoir d'achat que l'on a
17:06pour pouvoir engager les travaux.
17:07– Merci beaucoup Jean-Christophe Repon.
17:10Donc la CAPEB, un artisan de confiance,
17:12un tiers de confiance,
17:13on comprend que le logement justement
17:15est un enjeu clé pour les années à venir.
17:17Et puis quand on parle de logement
17:19et de parcours de vie,
17:21on aborde aussi des sujets plus personnels,
17:23parfois sensibles.
17:25Sud Radio, la vie devant nous.
17:28– C'est l'heure de la minute notaire
17:31avec maître Nathalie Cousicou-Suas,
17:34notaire et porte-parole
17:35de la Chambre de notaire de Paris.
17:36Alors, divorce et prestations compensatoires,
17:38vos héritiers devront-ils payer à votre place ?
17:42Alors ça, c'est notre sujet du jour.
17:44Beaucoup se posent justement cette question
17:46sans vraiment oser l'aborder.
17:48Alors, qu'est-ce qu'une prestation,
17:49parce que c'est quand même particulier ça,
17:51qu'est-ce qu'une prestation compensatoire déjà ?
17:52– Alors, une prestation compensatoire,
17:54c'est un capital, le plus souvent,
17:57que l'un des époux va être condamné à verser
18:00ou va verser à l'occasion du divorce.
18:03Et en fait, la prestation compensatoire,
18:05comme l'on en a dit,
18:05c'est une compensation qui vise
18:08à compenser la disparité
18:10que va créer le divorce
18:11dans les situations respectives des époux.
18:13Alors, une fois qu'on a dit ça,
18:14qu'est-ce que ça signifie ?
18:15– Eh bien, imaginez qu'il y en ait un
18:16qui soit beaucoup plus riche en sortant
18:18ou qu'il y aura une retraite
18:20beaucoup plus conséquente.
18:21Eh bien, la loi, elle prévoit une compensation
18:23qui est une prestation compensatoire
18:25à verser à l'époux le plus vulnérable.
18:28Alors, on n'est pas aux États-Unis, Laurent.
18:30Donc, c'est que dans 14% des divorces,
18:32et ce n'est absolument pas
18:33les vases communiquants.
18:35Donc, c'est souvent une sorte de viatique.
18:37Ça ne compense pas entièrement,
18:40disons que c'est une aide financière.
18:41– Oui, c'est pour garder le même train de vie,
18:43en quelque sorte, c'est ça ?
18:44– Le même train de vie, en effet.
18:45Sachant que quand on divorce,
18:47il y a toujours une baisse du train de vie,
18:49autant pour l'un que pour l'autre.
18:50– Et avec la longévité de la vie,
18:51il y a beaucoup plus de divorces
18:53et de remariages.
18:53– Exactement, et de remariages.
18:55– Parce que c'est aussi des bonnes nouvelles.
18:56– Et de remariages.
18:56Et parfois, ça peut être le dernier conjoint
18:58qui peut, on l'a vu,
18:59être amené à verser la prestation compensatoire
19:03en partie due au précédent conjoint.
19:05Ça arrive.
19:06– Ah oui, la question directe, justement.
19:07Donc, au décès,
19:08les héritiers doivent-ils continuer à payer ?
19:10– Eh bien, c'est une excellente question, en fait.
19:13Maintenant, ce qu'il faut savoir,
19:15c'est que la prestation compensatoire,
19:16justement, la justice,
19:18elle veut que ça soit réglé,
19:19normalement, une seule fois.
19:20Donc, normalement, on dit que c'est un capital.
19:23Donc, c'est réglé au moment du divorce.
19:25Et si la personne qui doit payer cette prestation,
19:28elle n'a pas assez de sous,
19:29eh bien, elle peut demander au juge
19:30d'être autorisé à verser sur 8 ans.
19:32– D'accord.
19:32– Donc, il faut supposer que le décès
19:35intervienne à l'intérieur de ces 8 ans,
19:37ce qui est un capital.
19:38– Hum.
19:38– OK ?
19:39Donc, dans ce cas-là,
19:40eh bien, si ça arrive,
19:41si la personne qui doit cette prestation,
19:44elle décède avant l'expiration
19:45de ce délai de 8 ans,
19:47eh bien, on considère que les échéances,
19:48elles s'arrêtent
19:49et que le capital,
19:50il est tout de suite exigible,
19:52et effectivement, Laurent,
19:53par la succession.
19:54C'est-à-dire que les héritiers
19:55vont devoir la payer,
19:57mais avec, Laurent,
19:59cette petite particularité
20:01que les héritiers ne vont pas
20:03le devoir la payer
20:03sur leur bien personnel.
20:05Je m'explique.
20:06Quand vous acceptez une succession
20:08en droit,
20:09on dit que vous rentrez,
20:10excusez-moi l'expression,
20:11dans les chaussures du défunt.
20:12– D'accord.
20:13– On peut refuser
20:14de rentrer dans les chaussures ?
20:14– Bien sûr, non.
20:16C'est-à-dire que vous prenez le bon,
20:19mais aussi le moins bon.
20:20C'est ce qu'on appelle
20:21une acceptation pure et simple.
20:24Donc, quand on accepte purement
20:25et simplement une succession,
20:27on est tenu de toutes les dettes,
20:28même sur son patrimoine personnel.
20:30Il y a une exception
20:31pour certaines dettes,
20:32comme la prestation compensatoire,
20:33cher Laurent.
20:34Donc, en fait,
20:35vous ne pourrez pas être tenu,
20:36quand même,
20:36sur votre bien personnel.
20:38Donc, vous voyez,
20:38c'est une dette un peu particulière,
20:40c'est-à-dire qu'elle portera
20:42uniquement que sur ce que le défunt
20:44aura laissé.
20:45Donc, on ne peut pas être poursuivi au-delà.
20:47C'est toujours ça, quand même.
20:49Et alors, si c'est...
20:49– Comment tu l'anticipes, justement ?
20:51– Alors, je vais vous dire
20:51ce que c'est le capital,
20:53mais ce qui empoisonne surtout les héritiers,
20:55parce que le capital,
20:56on sait combien c'est.
20:57Bon, si papa,
20:59il lui est resté encore 4 ans à payer,
21:01on multiplie par 4 qui restent
21:02et puis c'est un capital
21:03qui est prélevé
21:05sur ce que le père a laissé.
21:06Et donc, les héritiers,
21:07ils ont un peu moins, bien sûr,
21:09mais ils ne doivent pas mettre à la poche.
21:10– Mais vous pouvez aussi
21:11avoir le cas plus exceptionnel,
21:13Laurent, de la rente viagère,
21:15mais qui est versé
21:16dans des cas exceptionnels
21:17qui est lié notamment
21:19à l'état de santé
21:20ou à l'âge de la personne
21:22auquel on la doit.
21:23Vous voyez, c'est-à-dire que
21:24le législateur, il considère
21:25que donner un capital,
21:26ça ne va pas être merveilleux,
21:27il vaut mieux donner une rente.
21:29Eh bien, dans ce cas-là,
21:31là encore,
21:32la rente, elle est capitalisée,
21:34on regarde combien il reste dû,
21:35mais on retire aussi
21:37les pensions de réversion,
21:39touchées,
21:39c'est un peu complexe,
21:41touchées par,
21:42c'est souvent l'épouse.
21:43Donc, ça va venir en déduction
21:45de ce qui reste dû.
21:48– Alors, peut-être très vite,
21:49mais vous allez revenir sur ce sujet,
21:51c'est passionnant.
21:52Je pense que les Français découvrent,
21:54avec la longévité de la vie,
21:55on se pose des questions.
21:56C'est quoi le point de vigilance ?
21:59Juste le point de vigilance
22:00avant d'aller voir un notaire,
22:02parce que là, c'est évident.
22:03– Alors, ce qu'il faut savoir,
22:04c'est que la plupart des prestations compensatoires,
22:06on ne le sait pas,
22:07les plus importantes,
22:08elles sont versées conventionnellement.
22:10C'est-à-dire que les épouses se mettent d'accord,
22:11grâce à l'aide de leurs notaires
22:12et de leurs avocats,
22:14pour se dire,
22:15effectivement,
22:15le juge est bien,
22:16mais peut-être qu'il ne pourra pas faire de surmesure,
22:18et on se met d'accord.
22:19Donc, on peut tout à fait prévoir,
22:20Laurent,
22:21que conventionnellement,
22:22que cette prestation,
22:23elle cessera au décès.
22:24Donc, tout est possible
22:25quand on trouve des solutions
22:27amiables et conventionnelles.
22:29– Chez le notaire,
22:30on ne l'oublie pas.
22:31Écoutez, merci beaucoup, maître.
22:34Transmettre et surtout anticiper
22:36autant de clés, justement,
22:37pour bien vivre à son âge,
22:38aujourd'hui,
22:39mais aussi demain,
22:40avec la longévité.
22:41Merci à nos invités.
22:43Merci à vous de nous avoir suivis
22:45dans la vie devant nous,
22:46qui est chaque dimanche.
22:49Je vous laisse en compagnie
22:50de Christophe Debiens
22:51pour La Planète Demain
22:51sur Sud Radio.
22:53Rendez-vous dimanche prochain
22:54de midi à midi trente.
22:56Et pour ceux qui souhaitent
22:57réécouter, partager l'émission,
22:59eh bien,
22:59elle est en podcast
23:00et en replay
23:01sur l'application Sud Radio
23:02et le site sudradio.fr.
23:04Bon dimanche,
23:04bon appétit,
23:05portez-vous bien.
23:07Sud Radio,
23:08la vie devant nous.
23:10Avec Sofinko,
23:11pensez votre logement pour demain.
23:13Travaux, domotique,
23:14sécurité,
23:15bien-être.
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