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Avec Ghislain Benhessa, avocat, auteur de "Nos vrais maîtres" éd. L'Artilleur

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##ACTU_DU_JOUR-2026-03-23##

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News
Transcription
00:02Les résultats des municipales nous donnent-ils une certaine idée de la France de 2027, de son électorat et de
00:07la composition des équipes qui s'aligneront sur la ligne de départ à la présidentielle ?
00:11On en parle avec Guylain Bénessa, avocat et auteur de Nos vrais maîtres, paru aux éditions de l'Artilleur. Bonjour.
00:18Bonjour.
00:18Bonjour Guylain Bénessa, merci d'être avec nous sur Sud Radio aujourd'hui.
00:22Je vais faire appel un petit peu à votre marre de café avec votre boule de...
00:27Alors on ne dit pas voyeuse, on dit voyante, n'est-ce pas ?
00:30Sans revenir sur mon échange avec mon confrère Adrien Matou, donnez-moi juste votre humeur sur ce deuxième tour.
00:36Mais ensuite, il faudra qu'on fasse de la politique fiction.
00:38Mais j'ai quand même envie que vous me disiez, voilà, est-ce que quelque chose s'est passé ?
00:46Alors je vais vous dire, rien du tout.
00:48C'est-à-dire qu'à part l'illisibilité de l'ensemble et des confirmations, honnêtement, je pense qu'il
00:53faut...
00:54Là, je ne suis pas le genre à dire ça, mais il faut raison garder sur les résultats.
00:58Parce que je pense que ce second tour a surtout confirmé la tripartition,
01:01confirmé des zones où l'ERN est très implanté.
01:04Et je vois juste une chose, Péricault, si vous me permettez, une chose qui me paraît importante...
01:07Je vous le demande, je ne vous le permets pas, je vous le demande.
01:10Non, non, mais une chose qui me paraît très importante quand même, c'est que sur les très grandes villes,
01:14alors Lyon et Paris, les écologistes qu'on annonce perdant partout ont une implantation quand même très visible
01:19est très importante dans les grandes villes, ce qui veut dire qu'il faut distinguer, à mon avis,
01:23par échelon de, j'allais dire, de densité de population.
01:26Dans les villes comme Paris, les écolos sont là et bien là,
01:29et je pense que le raz-de-marée 2020 ou 2021 n'était pas un feu de paille.
01:33Et par contre, plus on baisse, plus ça tombe, plus ça résiste,
01:36et plus on retrouve de la droite, voire du RN, lorsqu'on s'éloigne des villes.
01:40À mon avis, ça, ça me paraît un élément fondamental.
01:42Guylain Benessa, nous sommes d'accord, il y a un socle écologiste en France, on le sait,
01:45mais comme le reste de l'électorat en 2020, pour des raisons de santé, n'était pas allé voter,
01:50leur score a été multiplié par l'absence des autres.
01:53Et aujourd'hui, on est revenu à un étiage tout à fait normal.
01:56Pour autant, la consigne de vote du Parti Socialiste,
02:00faites que je fais, faites pas ce que je dis, pas d'accord national,
02:03mais par contre, localement, vous pouvez accorder la solidarité, le soutien de la France insoumise,
02:09les électeurs de gauche, ça, c'est un signe politique.
02:11Les électeurs de gauche ont dit non, on n'y va pas, on n'en veut pas.
02:15Les électeurs de gauche ont dit non, je suis d'accord,
02:18mais je reste circonstruit quant au fait que ce ne soit pas autre chose qu'un coup d'épée,
02:23j'allais dire qu'un coup d'épée dans le haut, en tout cas,
02:25qu'une défaite ou qu'une semi-défaite temporaire, pour une raison simple.
02:29C'est que, qu'on le veuille ou non, les alliances qui ont été fabriquées et faites un peu,
02:34alors les alliances, les fusions techniques, les alliances, etc.,
02:37je pense qu'elles sont quand même le fruit d'un travail de fond et d'un travail de sape
02:41effectué par LFI depuis quelques années,
02:42alors qu'aujourd'hui, finalement, le PS est perdu grâce à des alliances ou à cause des alliances réalisées avec
02:48le LFI,
02:48ne dit pas grand-chose de ce que le PS fera avec LFI en prévision des présidentielles.
02:53Je pense honnêtement qu'il y a encore une résistance locale.
02:56Je pense que certaines personnes ont été échaudées par la position de LFI dans certains endroits
03:00et par les positions, d'ailleurs, nationales.
03:03Je pense à David Guiraud, à certaines de ses phrases, à Jean-Luc Mélenchon,
03:06mais n'oublions pas qu'au second tour des municipales hier,
03:09il y avait des candidats un peu sympathiques, j'allais dire,
03:12des candidats d'hiver droite, des candidats modérés,
03:14qui faisaient office de bouée de sauvetage pour le second tour,
03:17alors qu'à la présidentielle, ce sera clairement un choix pour l'un ou pour l'autre,
03:21à priori au second tour, il n'y aura pas ces bouées de sauvetage modérées
03:24qui permettent de tempérer les alliances.
03:26Je pense que le scrutin des municipales, grâce justement à cette embrouille aménie,
03:31propose des configurations et des situations qui sont beaucoup plus des bouées de sauvetage,
03:36des rattrapages potentiels, que la grande cuisine qui va commencer à la présidentielle
03:40avec un premier tour où ils sont 20 ou 15 et un second tour où il y en a deux.
03:44Vous voyez, ça permet des zones tampons lors des municipales.
03:47Tout à fait. Dernier point sur ce décryptage,
03:50les deux grands succès de la France Insoumise, Roubaix-Saint-Denis et puis ensuite Creil,
03:54est-ce que peut-être qu'une partie du vote, il y a eu un vote communautaire,
03:58c'est-à-dire que les Français issus d'immigration ont été séduits par le discours de Mélenchon
04:02et se sont mobilisés à cette occasion, en partie ?
04:05Exactement. Alors là, c'est le travail de Jean-Luc Mélenchon depuis quelques années.
04:09Je pense que là-dessus, on ne peut pas dire le contraire,
04:11les seules, entre guillemets, vraies victoires de la France Insoumise
04:15auront été des victoires dans des endroits qui sont électoralement travaillés en ce sens.
04:19Vous savez, je pense que le symbole de Saint-Denis dont on parle depuis une semaine,
04:23ce n'est pas rien.
04:24C'est-à-dire qu'il y a quelque chose...
04:26Au premier tour.
04:27Au premier tour, exactement.
04:29Mais il y a quelque chose comme...
04:30Vous savez, je suis désolé d'employer cette expression,
04:32mais cette grande question du grand remplacement dont on parle,
04:35qui fait maintenant l'objet de toutes les attentions,
04:37d'ailleurs autant du côté de Jean-Luc Mélenchon que du côté d'Éric Zemmour,
04:41je pense que cette problématique, elle est à l'œuvre, qu'on le veuille ou non,
04:44elle les sème petit à petit.
04:46Et c'est évident que David Guiraud à Roubaix a travaillé la chose de cette façon-là,
04:50que Saint-Denis a été un laboratoire pour la France Insoumise.
04:55C'est évident que Mélenchon a intérêt à ce qui est de plus en plus de Saint-Denis,
04:59alors que d'autres se révoltent à l'idée qu'il y en a de plus en plus.
05:02Mais c'est, à mon avis, le grand clivage de notre temps.
05:04On l'a un peu évité en partie au second tour.
05:06Quand il n'empêche, cette fameuse France de demain,
05:09ce sera peut-être demain le grand combat qui va commencer.
05:12Guilla Bénessa, avant de faire un peu de projection pour 2027,
05:15nous avons Dominique qui nous appelle du Roussillon.
05:17Bonjour Dominique.
05:18Oui, bonjour.
05:19D'où nous appelez-vous ? C'est grand le Roussillon ?
05:21C'est grand, c'est beau et c'est grand.
05:23Je vous appelle donc du Luberon et je suis...
05:26Ah bon, non, c'est pas...
05:26Ah non, pardon, pardon, c'est péage en Roussillon.
05:29Oui, vous confondez, moi je suis dans le Luberon.
05:37Je vous écoute, Dominique.
05:39Comment avez-vous vécu ce deuxième tour des municipales ?
05:42Alors moi, je l'ai vécu avec énormément d'enthousiasme
05:46parce que j'adore la politique, comme beaucoup de Français.
05:50Mon constat est un petit peu différent de tout ce que j'entends
05:53au niveau commentaires aujourd'hui
05:55parce que moi, je constate avant tout une chose,
05:59c'est que le macronisme n'existe plus du tout.
06:01Pire que ça, c'était même le mistigri.
06:03Je vais prendre pour exemple mon ancien lieu de vie
06:07qui était les Alpes.
06:08Vous avez Antoine Armand, ancien ministre macroniste
06:11qui a été élu, qui n'a eu de cesse
06:13pendant toute sa campagne, écoutez bien,
06:15pendant les deux mois de sa campagne,
06:16de clamer au effort, et je reprends sa phrase mot pour mot,
06:19le prochain qui me dit que je suis un macroniste
06:21ou que j'ai été macroniste, je le fous dans le lac.
06:24Non mais vous vous rendez compte que quand même
06:26un ancien ministre macroniste qui l'a été il y a à peu près un an
06:29est capable aujourd'hui de dire que si on lui rappelle
06:32qu'il a été macroniste, on le fout dans le lac.
06:34Il aime à Chamonix, où un député
06:39donc macroniste s'est présenté,
06:40il a fait un score, il s'est fait ratatiner,
06:43et il n'a eu de cesse pendant toute sa campagne
06:45de dire non, non, non, non, moi je n'étais pas macroniste,
06:47moi j'étais engagé en politique,
06:49j'avais l'étiquette macroniste,
06:50mais je l'ai quitté, je ne suis plus macroniste.
06:52Écoutez, ça démontre une chose,
06:54c'est que si on prend ça
06:55et que l'on le projette au niveau national,
06:57le macronisme est mort.
06:58Regardez Rachida Dati qui a eu cette étiquette macroniste aujourd'hui,
07:01elle s'est fait ratatiner parce qu'en fait
07:03les gens ont besoin de clarté,
07:04ils ont besoin de savoir qui est de droite,
07:06qui est de gauche,
07:07qui a un projet de droite,
07:08qui a un projet de gauche,
07:09et puis qu'on parle des projets,
07:11de la vision,
07:12quelle va être la stratégie,
07:13où on va se trouver dans 5 ans,
07:14où on va se trouver dans 10 ans,
07:15chose qu'on n'a pas vécue.
07:16Vous savez, le en même temps,
07:17je finis là-dessus,
07:19le en même temps,
07:20essayez d'avancer en même temps
07:22votre jambe droite et votre jambe gauche,
07:23vous n'y arriverez pas,
07:24vous ferez du surplace.
07:25C'est ce qui nous a été contraint
07:27pendant 10 ans,
07:28aujourd'hui,
07:29les Français ont besoin d'avancer
07:30sur la droite,
07:31puis alternativement sur la gauche,
07:32mais le en même temps du macronisme,
07:34ça n'est pas possible,
07:35et le en même temps
07:36que veut essayer de faire le socialisme,
07:38c'est-à-dire en même temps socialiste,
07:39mais en même temps extrême-gauchiste,
07:41ils vont avoir la même punition
07:42s'ils continuent.
07:43Bien sûr, Dominique,
07:44on peut même considérer
07:45que le mauvais score
07:46ou la non-victoire
07:48de M. Hollas
07:49est peut-être dû au fait
07:50qu'il a souvent à la télévision
07:52fait allégeance
07:52à Emmanuel Macron.
07:54Guylain Benessa,
07:55le macronisme,
07:56là,
07:56première étape
07:56de notre vision
07:57pour 2027,
07:58le macronisme,
07:59ça y est,
07:59c'est la page est tournée
08:00où il peut encore
08:01un petit peu bouger,
08:02il peut vivoter,
08:03il peut vivoter
08:03à travers d'autres personnalités
08:05comme Édouard Philippe
08:06ou comme Gabriel Natal.
08:07C'est tenté
08:08qu'il soit encore macroniste.
08:11Vous savez,
08:11en fait,
08:11le macronisme,
08:12alors Macron est l'inventeur
08:13formel du macronisme,
08:15naturellement,
08:15mais en réalité,
08:16le macronisme,
08:17c'est une certaine façon
08:18de faire la politique
08:18depuis les années 80.
08:19C'est-à-dire qu'en fait,
08:21depuis qu'en grande partie,
08:22Mitterrand a laissé tomber
08:24les grands idéaux socialistes,
08:25les a-t-il même eus
08:26dans sa vie vraiment ?
08:27Mais c'est un autre débat.
08:29Depuis qu'il s'est rallié
08:30à l'économie de marché,
08:31à l'Europe...
08:32le virage de la trahison de 83.
08:35Exactement,
08:35avec la trahison de 83,
08:37le tournant de la rigueur,
08:38comme on disait tout à l'heure.
08:39Depuis cette période,
08:40en réalité,
08:41droite et gauche confondus
08:42ont exprimé l'idée
08:43qu'il n'y avait qu'une grande direction
08:46qui était globalement l'Europe.
08:47L'Europe avec l'économie de marché,
08:49l'ouverture de la concurrence,
08:51le sans-frontierisme, etc.
08:53En fait, je pense que Macron
08:54est simplement l'espèce de catalyseur
08:57ou de synthèse
08:58de ces deux façons de faire
08:59qui étaient en fait la même,
09:00la droite européenne
09:01et la gauche européenne,
09:02on peut dire,
09:03qui s'est résolue dans le macronisme.
09:05Alors, que le macronisme
09:06sorte de l'histoire aujourd'hui
09:08en qualité de macronisme,
09:09le mot pourquoi pas,
09:10mais je pense très honnêtement
09:11qu'Édouard Philippe,
09:12c'est simplement Emmanuel Macron
09:14avec moins de cheveux,
09:15je veux dire,
09:15ou avec de l'alopécie,
09:16je veux dire,
09:17qui transforme un petit peu
09:17son visage petit à petit,
09:19mais c'est du macronisme
09:21repris au goût du jour
09:22et en réalité,
09:23sa victoire au Havre
09:24confirme qu'à mon avis,
09:25il va être le champion du macronisme.
09:27Est-ce que le macronisme
09:27va sortir de l'histoire
09:29aussi vite qu'il est apparu ?
09:30Je pense que le philippisme,
09:32si je puis dire,
09:32va être un nouveau macronisme,
09:34mais reste à voir,
09:35c'est le gagnant à l'élection.
09:36Alors justement,
09:36est-ce que les résultats d'hier
09:38permettent aujourd'hui
09:39de faire non pas
09:39des projections,
09:41j'allais dire statistiques,
09:42mais des projections politiques
09:45indéniablement,
09:46et d'ailleurs,
09:46il y a même eu des sondages
09:47à la sortie des urnes
09:47qui ont été diffusés,
09:49notamment sur RTL,
09:50annonçant Jordan Bardella.
09:52Alors,
09:52à 35% face à Edouard Philippe,
09:55à 36% face à Gabriel Attal,
09:58suivant Raphaël Glucksmann
10:00et Jean-Luc Mélenchon,
10:01quatrième avec 11%.
10:03C'est un paysage
10:05qui vous semble plausible
10:06ou non,
10:06cette répartition ?
10:07Il reste encore plus d'un an.
10:09Est-ce que pour autant,
10:11ça semble se définir comme ça
10:12au vu des résultats d'hier soir ?
10:15Écoutez,
10:15il y a deux semaines,
10:16je crois,
10:17on en a d'ailleurs parlé
10:18tous les deux,
10:18il me semble pericou,
10:19il y a deux semaines,
10:20un sondage donné
10:21Jean-Luc Mélenchon...
10:21Au deuxième tour.
10:23Voilà,
10:23mais donné Jean-Luc Mélenchon,
10:24exactement,
10:25au deuxième tour.
10:26Alors,
10:26Jean-Luc Mélenchon,
10:27c'est toujours la même histoire.
10:29Il est sous-coté,
10:30il est sous-coté dans les sondages
10:31et au scrutin,
10:33il fait plus.
10:34Exactement,
10:34il a toujours eu
10:35le sprint final
10:37d'un pas à l'aigre,
10:38si je puis dire,
10:38donc il monte,
10:39il monte et il finit
10:40à 14, 15, 16,
10:41voire plus.
10:42Donc,
10:42Jean-Luc Mélenchon,
10:43je ne l'écarterai jamais
10:44dans ce grand tour
10:44et je pense qu'il est
10:45constamment sous-évalué
10:46et on pense même
10:47que sa stratégie du choc,
10:50qui est une stratégie
10:50d'un populiste de gauche assumé,
10:52d'Ernastolac-Lau,
10:53de Chantal Mouffe,
10:54il le travaille,
10:55il l'assume
10:56et il le balance
10:57à la face du monde.
10:58Est-ce que ça marchera ?
10:59Peut-être,
11:00maintenant,
11:00sur la configuration générale.
11:02En fait,
11:03je resterai extrêmement sceptique
11:05quant à l'idée
11:06de savoir qui est le deuxième.
11:07Je pense que Jordan Bardella,
11:08effectivement,
11:10les sondages,
11:11le test à la même hauteur
11:12en quelque sorte
11:13que Marine Le Pen,
11:14je resterai un peu mesuré
11:15parce que Marine est implantée
11:17et si vous lisez,
11:18vous savez,
11:18Jérôme Fourquet et d'autres,
11:19vous vous rendez compte
11:20que souvent,
11:21l'ERN est un marinisme.
11:23C'est-à-dire que
11:24les gens ont besoin,
11:25en France périphérique,
11:26qu'ils attendent Marine Le Pen
11:27comme étant la figure
11:28qui les représente.
11:29Le leader,
11:30le grand leader.
11:31Exactement.
11:31C'est presque,
11:32c'est Maman Le Pen,
11:33j'ai envie de dire,
11:33d'une certaine manière
11:34pour les classes populaires
11:35qui l'attendent.
11:36Donc, Jordan,
11:37au même niveau,
11:38je resterai un peu plus mesuré
11:39et ensuite,
11:39le problème,
11:40c'est qu'Edouard Philippe
11:41va devoir à la fois
11:42se projeter
11:43mais conserver
11:44une espèce de bilan.
11:45Il est le conservateur
11:46ou le représentant
11:48du macronisme,
11:48un peu comme Gabriel Attal.
11:50Est-ce que ceux-là
11:51parviendront à faire la rupture
11:53avec le macronisme
11:54tout en le reprendre
11:55dans leur compte ?
11:56Peut-être.
11:57Moi, je pense simplement
11:57et je finirai avec ça,
11:58Péricault,
11:58que la vraie question,
12:00ça va être de savoir
12:01est-ce que LFI et l'ERN
12:03vont s'auto-annuler
12:04en quelque sorte
12:05dans une stratégie du choc
12:06qui permettra au centre
12:08de conserver
12:09comment dire
12:10quelque chose
12:11comme un socle attirant
12:12si je peux dire
12:13ou est-ce qu'au contraire
12:14les gens n'ont ras-le-bol
12:15du macronisme
12:16à tel point que quelque part
12:17ils vont choisir
12:18leur camp
12:19de façon définitive.
12:20Il y a un trou de souris
12:22pour le centre
12:22mais je reste un peu sceptique.
12:24On aura l'occasion
12:24d'en reparler,
12:25Guilla Benessa,
12:25je ferai appel à vos services
12:26parce que ça va se décanter
12:27petit à petit
12:28d'ici mai 2027
12:30et on aura...
12:30Merci pour ce témoignage
12:31en tout cas,
12:32à très bientôt.
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